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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 16:55
Programme FREMM : portrait de Stéphanie Mest, responsable de production des frégates FREMM

19.09.2013 DCNS

 

A l’occasion de la mise à flot de la FREMM Provence mercredi 18 septembre, rencontre avec Stéphanie Mest, ingénieur responsable de production des frégates FREMM en charge de la supervision des opérations de mise à flot.

 

Stéphanie Mest a 38 ans. Elle a intégré DCNS en 1999 à Lorient comme adjointe du chef de bord du prototype Sawari II, frégate de la classe La Fayette de la Marine royale saoudienne. Forte de ses qualités humaines et professionnelles, elle a connu une évolution rapide au sein du Groupe, devenant dès 2001 chef de bord de la troisième frégate Sawari II et, par la même occasion, la seule femme en France chef de bord dans la construction navale. Stéphanie est aujourd’hui ingénieur responsable de production des frégates FREMM. Elle est à ce titre en charge de la supervision des opérations de mise à flot de la FREMM Provence.

 

Stéphanie, vous qui êtes au centre des opérations pendant la mise à flot, pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste et pourquoi c’est un événement important ?

Une mise à flot, c’est le premier contact du navire avec son élément naturel, c’est un événement particulièrement émouvant ! DCNS construit les frégates FREMM par « anneaux », entités élémentaires qui, une fois assemblées, formeront l’ensemble du navire. Nous effectuons la jonction entre ces anneaux dans notre forme de construction couverte à Lorient. L’opération de mise à flot consiste à mettre en eau cette forme de construction puis, en ouvrant la porte à clapet de la forme, à guider la frégate, qui flotte alors pour la première fois, jusqu’au quai pour poursuivre sa construction : c’est là notamment que seront installés les mâtures et les systèmes électroniques du navire. La mise à flot est une étape majeure dans la construction du navire, bien sûr, mais également un grand moment de fierté pour tous les collaborateurs qui y ont travaillé. C’est donc à la fois un jalon industriel et un « rite de passage » à forte valeur symbolique.

 

Quel est votre rôle le jour de la mise à flot?

Je coordonne l’ensemble des activités techniques en m’assurant du bon déroulement de l’opération. Je suis en charge de donner le « top départ » de la mise en eau de la forme et le « top départ » de la sortie de la frégate. La cérémonie de mise à flot se déroule en deux temps : une fois la marée haute, le bassin de la nef de construction est rempli d’eau. Ensuite, un remorqueur devant, un remorqueur derrière, la frégate franchit la porte pour rejoindre son nouveau poste à quai. C’est une grosse responsabilité et je n’ai pas le droit à l’erreur ! La cérémonie a lieu en présence de tous les acteurs du programme : collaborateurs et clients peuvent voir le navire quitter la forme et prendre la mer pour rejoindre le quai d’armement. Pour être sûre que tout soit prêt le jour J, je supervise en amont la préparation opérationnelle de l’événement : je m’assure notamment avec le chef de bord que la frégate est bien apte pour être mise à flot.

Voir la vidéo de la mise à flot

 

Comment avez-vous accédé à ce poste à responsabilité ?

La construction navale militaire est une tradition familiale. Mon père travaillait à l’arsenal de Brest et j’ai toujours été attirée par l’industrie navale. Après une classe préparatoire Math sup’ Math spé, j’ai intégré une école d’ingénieurs, l’ENSTA Bretagne, spécialité architecture navale. J’ai rejoint DCNS à ma sortie de l’école et j’ai eu la chance de rapidement devenir chef de bord, sur la dernière frégate du programme Sawari II puis sur la deuxième frégate de la série Horizon*, la frégate Chevalier Paul. L’exercice de cette fonction, de 2001 à 2008, m’a beaucoup appris. Le chef de bord, c’est un peu le chef d’orchestre de la construction du navire : il s’assure du pilotage de l’ensemble des opérations de construction ainsi que de la santé et sécurité du travail des collaborateurs sur le chantier. Il faut écouter les gens, faire preuve de bon sens et réussir à faire travailler différents corps de métier ensemble. Diplomatie, humilité et passion : telles sont selon moi les clés de la réussite. Ces qualités me sont aujourd’hui indispensables pour assurer le suivi de la production du programme FREMM.

 

Pour en savoir plus sur la mise à flot de la FREMM Provence : cliquez ici

 

* Le programme Horizon porte sur la réalisation de quatre frégates de défense aérienne de 7 000 tonnes environ (deux pour la Marine nationale et deux pour la Marine italienne). Ce programme est le fruit d’une coopération franco-italienne pour la réalisation des quatre navires. La frégate Chevalier Paul, deuxième frégate de la série, a été réceptionnée par la Marine nationale en décembre 2009.

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 16:55
Loi de programmation : bras de fer entre DCNS et la DGA

La loi de programmation militaire fragilise un millier d\'emplois, selon Patrick Boissier, le patron de DCNS.

 

20.09.2013 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Les grands industriels sont inquiets des conséquences sociales. Les propos de DCNS devant les députés fortement critiqués à la DGA.

 

Auditionnés depuis vendredi par la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, les PDG des grands fournisseurs de l'armée ont dressé un tableau sombre des années à venir, faute d'une marge de manoeuvre financière suffisante dans la prochaine loi de programmation militaire. Mais l'un d'entre eux a visiblement raté son oral, et pas vis-à-vis des députés.

 

Au sein de la DGA, les propos tenus mercredi par Patrick Boissier, le patron de DCNS, ont laissé des traces, au point de tendre sérieusement les relations entre le groupe naval militaire et son client numéro un. Défaut d'anticipation, volonté de créer un rapport de forces, manque d'efficacité à l'exportation, absence de projet d'alliance : les critiques fusent. « Mordre la main de celui qui apporte plus de 70 % du chiffre d'affaires, c'est assez peu élégant, mais on est habitué », résume un responsable, passablement remonté.

 

Diable ! Qu'a dit Patrick Boissier pour mériter un tel retour de bâton ? Il a chiffré les surcoûts financiers et l'impact sur l'emploi des réductions de cadences prévues sur deux gros programmes du groupe, les sous-marins Barracuda et les frégates multimissions FREMM. Au total, la facture peut grimper jusqu'à 1,2 milliard d'euros et menacer un millier d'emplois (« Les Echos » d'hier).

 

Conséquences sociales

 

Avec plus ou moins de détails, les autres PDG auditionnés n'ont pas caché non plus que la loi de programmation aura (où a déjà, dans le cas de Thales) des conséquences sociales. Mais pour DCNS, la pilule ne passe pas à la DGA. Déjà, la séance plénière des universités d'été de la Défense, mardi à Pau, avait été l'occasion d'une passe d'armes entre Patrick Boissier et Laurent-Collet Billon, le délégué général pour l'armement.

 

Même si la LPM préserve les bureaux d'études et entend limiter la casse industrielle, « on a toujours dit que les réductions de programmes entraîneraient des conséquences sur l'emploi. Patrick Boissier aurait dû l'anticiper », poursuit-on au sein de la DGA. En clair, il n'y aura pas un euro de plus. Vouloir défendre son volume d'activité est donc illusoire.

 

La critique porte aussi sur la performance de DCNS à l'export. La corvette Gowind ne s'est vendue qu'une fois, en Malaisie. Même chose pour la FREMM (lire ci-dessous). Le « percolage » avec Thales, actionnaire à 35 %, n'a pas eu lieu. En clair, DCNS ne s'appuie pas assez sur les équipes de son actionnaire dans le monde. Quant au projet de société de location pour aider à vendre des navires à l'étranger, « c'est complètement bidon. Il y a bien une réflexion, mais c'est uniquement pour voir si la France aurait intérêt à louer certains matériels ».

 

Contacté, DCNS n'a pas souhaité commenter..

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 11:55
DCNS va devoir ajuster son organisation

20 septembre 2013 Yann BESSOULE - entreprises.ouest-france.fr

 

Le gouvernement demande au constructeur d'étaler la livraison de frégates et de sous-marins nucléaires.

 

La loi de programmation militaire (LPM) pour les années 2014-2019, présentée en août par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, agite beaucoup les industriels du secteur. Le gouvernement a décidé de consacrer 190 milliards d'euros à la défense pour les six prochaines années. Problème, la défense a toujours servi de variable d'ajustement budgétaire. Et ce sont ses entreprises qui trinquent. Voilà ce que répètent actuellement les PDG concernés aux parlementaires qui devraient examiner le projet de loi à partir de fin octobre.

Deux grands programmes à réviser

 

Mercredi, Patrick Boissier s'est exprimé devant la Commission de la Défense de l'Assemblée nationale. Pour le PDG de DCNS (13 800 salariés) « la loi préserve l'essentiel. Mais après, il n'y a plus aucune marge de manoeuvre ». En clair, si l'exécution de la future LPM est respectée, le groupe d'armement naval ne souffrira pas trop. Le problème, c'est que les LPM sont rarement respectées...

 

D'ores et déjà, DCNS va devoir ajuster l'organisation de ces deux grands programmes : la construction de onze frégates multi-missions (Fremm) à Lorient et de six sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) à Cherbourg. La livraison des bâtiments va être étalée dans le temps. Normalement, six Fremm (600 millions l'unité) doivent être livrées pour 2019 à raison d'une tous les dix mois ; ce sera 14 mois. Surcoût ? Le prix d'une frégate. Et un impact possible sur « 500 personnes le bassin d'emploi de Lorient ». Les six SNA (programme de 8,6 milliards) seront décalés de six mois (pour le premier) à deux ans (pour le dernier). Un surcoût de 300 millions et un impact sur 500 personnes.

 

DCNS estime pouvoir passer ce cap. À condition de trouver des commandes à l'export. Et, surtout, que la LPM soit exécutée au cordeau. D'où la pression qu'a mise Patrick Boissier aux députés.

 

(1) 64 % État, 35 % Thales, 1 % salariés.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 19:55
DCNS touché de plein fouet par la loi de programmation militaire

18/09 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

La remise en cause des programme Barracuda et Fremm coûtera jusqu’a 1,2 milliard d’euros. Plus de 1.000 emplois directs ou indirects sont menacés.

 

On sait gérer, mais pas sans casse. C’est, en substance, le message que Patrick Boissier, le PDG de DCNS, a livré ce mercredi devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale lors d’une session d’examen de la loi de programmation militaire. Et ces conséquences, à en croire le patron du groupe naval militaire, sont plutôt sombres : les remises en causes des programmes de sous-marins Barracuda et de frégates multi-missions Fremm coûteront à l’Etat jusqu’à 1,2 milliard d’euros et fragiliseront un millier d’emplois, directs ou indirects.

 

Compte tenu des contraintes budgétaires qui pèsent sur les finances publiques, DCNS ne pouvait pas échapper à la tempête. S’il a estimé que la loi de programmation préserve l’essentiel, Patrick Boissier n’a pas caché l’ampleur des conséquences sur « ses » grands programmes du groupe naval. Par leur masse financière, ils étaient des candidats naturels aux mesures d’économies.

 

Deux ans de plus pour les Barracuda

 

DCNS touché de plein fouet par la loi de programmation militaire

Pour économiser sa trésorerie, le ministère de la Défense use de la seule recette à sa disposition, à savoir étaler les cadences de livraisons. Ainsi, a détaillé Patrick Boissier, le programme Barracuda va prendre deux ans de plus pour être mené à son terme. La livraison du premier exemplaire va glisser de six mois, de 12 mois et 18 mois respectivement pour les deux suivantes, et de deux ans pour les trois dernières. Surcoût total : 300 millions d’euros, et jusqu’à 500 emplois menacés, à Cherbourg principalement, même si des commandes de sous-marins Scorpène pourraient atténuer les dégâts.

 

En ce qui concerne les Fremm, l’ambiance n’est pas joyeuse non plus. DCNS est liée avec la DGA par un contrat portant sur la construction de 11 frégates, à raison d’une livrée tous les dix mois (la première l’a déjà été). A ce stade, la loi de programmation en prévoit six d’ici à 2019, mais avec quatre mois de plus entre chaque livraison. Facture additionnelle : 450 millions, soit le coût d’une frégate.

 

Trois Fremm à la trappe  ?

 

«  Le passage de 17 à 11 Fremm avait déjà coûté l’équivalent d’une frégate. Le décalage de livraison de sept à dix mois, une frégate supplémentaire. Si l’on passe de 10 à 14 mois, alors tout cela aura coûté le prix de trois frégates », a résumé Patrick Boissier. Côté emploi, ce dernier estime l’impact à 500 postes (1.000 si, comme il se murmure, on passait non pas à 14 mois, mais à 18 mois). Là encore, des commandes à l’exportation seraient bienvenues pour le maintien des emplois.

 

Mais il y a pire, a ajouté Patrick Boissier, devant des députés très sensibles en tant qu’élus locaux aux conséquences sociales dans leurs circonscriptions. Si les trois dernières des 11 Fremm prévues devaient passer à la trappe, alors la facture s’alourdira de 900 millions d’euros. L’annulation de la commande de 3 frégates ne permettrait alors d’économiser que le prix... d’un seul navire !

 

DCNS touché de plein fouet par la loi de programmation militaire

Patrick Boissier  : « L’Etat descendra en dessous de 50 % du capital »

Interrogé sur les conséquences pour la dissuasion nucléaire si, pour engranger des recettes exceptionnelles, l’Etat devait passer de 64 % à moins de 50 % du capital de DCNS, Patrick Boissier a dressé un parallèle avec EADS : la France ne possède que 12 % du groupe aéronautique quand bien même ce dernier fabriques les missiles stratégiques. Indépendamment de la dissuasion, « il faudra que cela se fasse progressivement », a-t-il ajouté. DCNS ne pourra en effet pas « rester tout seul », et devra forger une alliance. Mais aucun partenaire ne jouera le jeu si DCNS reste « sous domination de l’Etat français ».

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 07:55
photo  Marine nationale M PRIGENT

photo Marine nationale M PRIGENT

18 septembre 2013, Portail des Sous-Marins

 

Le 18 septembre, DCNS va mettre à l’eau la 3è frégate FREMM (Frégate Européenne Multi-Missions) destinée à la marine nationale. Baptisée "Provence", la frégate sera livrée en 2015. La DGA (Direction Générale de l´Armement) a commandé, au travers de l’OCCAR (Organisation Conjointe de Coopération en matière d’Armement) un total de 11 frégates FREMM en deux contrats séparés, 9 en version ASM et 2 en version défense anti-aérienne. Ces 2 dernières sont destinées à remplacer progressivement les frégates des types F67 et F70.

 

DCNS construit actuellement sur le site de Lorient, 3 frégates : la Normandie, mise à l’eau en octobre 2012 et devant être livrée en 2014, la Languedoc et l’Auvergne. Elle commencera ce mois-ci la construction de l’Alsace.

 

Le premier de la série, l’Aquitaine, a été officiellement livré en novembre 2012.

 

DCNS termine aussi la construction d’une FREMM destinée à la marine du Maroc, la Mohammed VI, dont la livraison doit intervenir cette année.

 

Référence : Info Defensa (Espagne)

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 16:50
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

La frégate FREMM Aquitaine

 

17/09/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Selon nos informations, Bercy étudie avec des banques, un véhicule ad hoc pour faciliter des exportations d'armements en leasing. Le groupe naval DCNS propose deux frégates FREMM à la Grèce et deux corvettes Gowind à Chypre en leasing.

 

Comment faciliter les exportations d'armements tricolores y compris vers des pays ayant des difficultés financières passagères ? La France a peut être trouvé une solution. Selon plusieurs sources concordantes, Bercy et quelques banques françaises, poussés par les industriels de la défense, travaillent à l'élaboration d'un véhicule financier ad hoc pour faciliter les ventes d'armes des groupes français en leasing. « Le projet avance bien », précise-t-on à La Tribune. L'Elysée serait également attentif à ce dossier. « La France manque d'outils qui lui permette de répondre au cas par cas à la demande de nos clients », explique un bon connaisseur du dossier à La Tribune. Et d'estimer que « l'étude menée par Bercy est utile ». A la direction générale de l'armement, on ne semble en revanche pas trop chaud sur ce type de montage.

 

Depuis l'arrivée de Jean-Yves Le Drian au ministère de la Défense, il y a une nouvelle prise de conscience de l'importance vitale que représente l'exportation pour la pérennité de l'industrie de défense. « Le soutien aux exportations de défense constituera un volet majeur de la politique industrielle du gouvernement », expliquait d'ailleurs le ministère de la Défense lors de la présentation cet été de la loi de programmation militaire (LPM). C'est dans ce cadre que Paris tente de trouver des solutions innovantes. Ces ventes en leasing pourraient, explique-t-on à La Tribune, se réaliser dans le cadre d'une politique de « pooling and  sharing » en Europe. Comment ? « Une partie des missions pourraient être partagés entre la France et le pays client », note un industriel. Du coup, A400M, hélicoptères, frégates FREMM et corvettes de type Gowind pourraient trouver plus facilement preneur.

 

Des FREMM en leasing à la Grèce

 

Le groupe naval DCNS étudie depuis plusieurs mois la vente en leasing de deux frégates multimissions FREMM à la Grèce, qui aujourd'hui ne peut pas se payer un achat sec en raison de ses finances exsangues. D'autant que la marine grecque, qui lorgne depuis longtemps sur les FREMM, voulait initialement s'offre six frégates multimissions françaises (au-delà de 2,5 milliards d'euros). Les frégates seraient à l'identique de celle de la marine française, qui aura elle onze frégates FREMM, dont six auront été livrées fin 2019. Mais le choix de la définition des trois dernières n'interviendra qu'en 2016. D'où un doute pour DCNS qui souhaite se mettre à l'abri d'une éventuelle réduction de cible et propose ainsi à la Grèce des frégates identiques à celle de la Royale. Selon nos informations, le leasing coûterait à Athènes 50 millions d'euros par an et par bâtiment. Une option de rachat serait proposé au bout de dix ans. Et Paris propose à Athènes une coopération opérationnelle en vue de partager les missions des frégates grecques et françaises.

 

De toute façon, Athènes a un besoin urgent de renouveler sa flotte très vieillissante de frégates néerlandaises Elli (10 exemplaires) pour notamment s'opposer à la marine turque, qui entre très régulièrement dans ses eaux territoriales. D'autant que la Grèce espère également beaucoup de ses dernières recherches en pétrole au large de ses côtes. Les Etats-Unis, qui sont en train de décommissionner un certain nombre de frégates de classe OH Perry, sont également sur les rangs pour fournir à la Grèce du matériel d'occasion à bon prix. Ce qui fermerait alors le marché grec à DCNS, qui avait noué une relation de coopération avec le chantier grec Elefsis, pendant au moins vingt ans. Bien sûr, Berlin regarde également ce dossier avec vigilance.

 

Des corvettes Gowind en leasing à Chypre

 

DCNS a également proposé à Chypre la vente en leasing de deux corvettes de type Gowind, qui seraient affectées à la surveillance des champs gaziers et pétrolifères récemment découverts au large de Nicosie. La DGA, en dépit de ses réticences, aurait été mandatée pour trouver un arrangement technique. Le patrouilleur hauturier L'Adroit, développé sur fonds propres par DCNS, a même fait escale à Limassol en janvier 2013 à l'occasion d'une mission d'inspection des pêches durant la campagne annuelle de pêche au thon rouge.

 

Israël, qui a signé un certain nombre d'accords avec les Chypriotes depuis la découverte de champs de gaz et de pétrole dans cette partie de la Méditerranée, sont également sur les rangs pour fournir des bâtiments à la marine chypriote.

 

Exportations françaises

 

Les exportations d'armement représentent en effet plus de 30 % des 15 milliards d'euros de chiffre d'affaires du secteur de l'industrie de défense dans l'économie française et sont donc à la fois un signe et un facteur de sa compétitivité. « Elles passeront de plus en plus par la mise en œuvre de coopérations industrielles et techniques au service de partenariats stratégiques et des relations globales de défense que la France entend développer », avait rappelé en août le ministère de la Défense. En revanche, il a également précisé que les procédures de contrôle des ventes d'armement et de technologie sensibles seront renforcées et adaptées aux évolutions des technologies, le rassemblement des différents instruments de contrôle sous une même autorité fera l'objet d'un prochain rapport au Premier ministre.

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 12:25
Défense : la corvette L'Adroit de DCNS pourrait définitivement accoster en Uruguay

13/09/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'Uruguay serait intéressé par deux corvettes Gowind de DCNS. Le groupe naval lui propose L'Adroit, un patrouilleur hauturier mis actuellement à la disposition de la marine nationale.

 

DCNS, qui a construit sur fonds propres L'Adroit, a désormais acquis la certitude que l'armée française ne pourra pas s'offrir ce patrouilleur hauturier, qui vogue depuis deux ans sous les couleurs de la Marine nationale. Destiné à des missions de sauvegarde maritime, ce navire a été mis à la disposition gracieusement de la Marine nationale pendant trois ans depuis octobre 2011. Ce qui représente un effort sans précédent pour DCNS.

 

« L'objectif était de démontrer sur les océans du monde entier ses qualités opérationnelles », estimait alors DCNS. « Cette coopération va également contribuer à promouvoir à l'international la pertinence et la valeur opérationnelle des navires de la gamme Gowind », précisait également le groupe naval … et pourquoi pas le vendre in fine à la Marine nationale. Ce ne sera pas le cas.

 

L'Uruguay intéressé

 

Du coup, DCNS, qui a déjà vendu le design des Gowind à la Malaisie, cherche un pays qui pourrait être intéressé par un tel navire, qui a fait ses preuves opérationnelles notamment le long des côtes africaines dans une mission de lutte contre la piraterie puis sur l'océan Indien. Cela pourrait être le cas de l'Uruguay, selon des sources concordantes.

 

Ce petit pays d'Amérique latine pourrait s'offrir deux navires de ce type, dont L'Adroit qui pourrait trouver en Uruguay son port d'attache. D'autant que le programme Gowind reflète les ambitions de croissance de DCNS à l'international sur les marchés des navires militaires de petits et moyens tonnages.

 

Equipage réduit

 

Mesurant 87 mètres, le patrouilleur hauturier L'Adroit a une autonomie de 8.000 milles nautiques. Il peut rester plus de trois semaines en haute mer, atteindre une vitesse de 21 nœuds et accueillir un hélicoptère et des drones. Il ne requiert qu'un équipage réduit de 30 personnes et peut transporter en plus une trentaine de passagers. Il dispose d'un large champ de missions grâce à un ensemble de moyens de prévention et d'action nécessaires aux tâches de surveillance et de police en mer : embarcations rapides pour commandos, hélicoptère d'assaut ou de transport, drones de surveillance, intercepteurs de guerre électronique, moyens de communication haut débit et sécurisés, aides au commandement...

 

Le programme Gowind est une famille de corvettes à vocation littorale et de patrouilleur hauturier (Offshore Patrol Vessel ou OPV) développée par DCNS et destinée à des missions telles que surveillance et souveraineté, contre-piraterie, lutte ASM. La famille Gowind inclut des navires de 85 à 100 mètres et d'un déplacement de 1.100 à 2.400 tonnes.

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 07:50
BAE Systems et DCNS coopèrent pour les sous-marins Astute

10/09/2013 DCNS

 

DCNS vient de signer un contrat avec BAE Systems pour la fourniture de 4 échangeurs, équipements destinés aux sous-marins nucléaires n°6 et 7, derniers de série de la classe Astute pour la Royal Navy.

 

Partenaire privilégié de BAE sur la gamme Astute depuis 2001, DCNS se voit confier avec cette commande, la totalité des échangeurs qui équiperont la dernière génération des sous-marins nucléaires de la Grande Bretagne.  La Royal Navy a réceptionné en début d’année son second sous-marin nucléaire d’attaque du type Astute.

 

La conception et la réalisation des échangeurs font appel à un savoir-faire technologique très particulier. DCNS a acquis ces compétences au travers de la réalisation de différents programmes de sous-marins conventionnels ou nucléaires. Avec plus de 500 échangeurs, dont 170 équipant des sous-marins conventionnels et nucléaires de 10 marines dans le monde, DCNS a en effet développé une expertise en conception thermique et mécanique.

 

Les équipes du site DCNS de Nantes-Indret finalisent actuellement la fabrication des 2 échangeurs du 5è sous-marin Astute et poursuivront avec les 4 derniers échangeurs dont les clés de réception s’échelonneront jusqu’à mi 2016.

 

Un équipement sur mesure

 

DCNS apporte son expérience des équipements haute pression en proposant un système sur mesure répondant aux performances d’endurance, de rendement avec un haut degré de discrétion acoustique. Ce système, équipement stratégique assurant le refroidissement de l’ensemble du sous-marin,  a été dimensionné pour une plus grande compacité et une intégration facilitée.

 

Optimiser la fourniture d’équipements 

 

DCNS est un important fournisseur d’équipements pour la Royal Navy : groupes turbo-alternateurs frégates T45, échangeurs pour SNA, lanceurs verticaux de missiles Sylver. La force de DCNS repose sur sa capacité d’adaptation et d’innovation : dimensionner au plus juste pour répondre aux exigences des futures générations de navires armés.

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 12:50
DCNS équipe les nouveaux sous-marins britanniques

SNA du type Astute. crédits : ROYAL NAVY

 

10/09/2013 Mer et Marine

 

On le sait peu, mais le groupe français est, désormais, un fournisseur régulier de l’industrie navale britannique dans le cadre des grands programmes de la Royal Navy. DCNS a, ainsi, travaillé pour les six nouveaux destroyers lance-missiles du type 45, dont la tête de série (HMS Daring) est en service depuis juillet 2009 et le dernier exemplaire (HMS Duncan) sera prochainement livré par BAE Systems. Agissant pour le compte du groupe britannique, DCNS a réalisé sur son site de Nantes-Indret les groupes turbo-alternateurs des T45, ainsi que les lanceurs verticaux Sylver (destinés à accueillir les missiles surface-air Aster), fournis par son établissement charentais de Ruelle.

 

Dans le même temps, le groupe français a discrètement remporté, en 2001, un contrat pour la livraison d’équipements destinés aux nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque du type Astute. Il s’agit, dans ce cas, de la conception et de la réalisation des échangeurs embarqués sur ces bâtiments. Ces échangeurs, chargés d’assurer les fonctions de refroidissement à bord des sous-marins, sont réalisés à raison de deux exemplaires par SNA. Les quatre derniers équipements, destinés aux sixième et septième Astute, dernières unités de la série, viennent d’être commandés par BAE Systems.  Livrables d’ici la mi-2016, ils sont produits par Indret. Le centre ligérien de DCNS, spécialisé dans les systèmes propulsifs, s’appuie sur un long savoir-faire, ayant conçu et réalisé plus de 500 échangeurs, dont 170 équipant des sous-marins conventionnels et nucléaires de 10 marines dans le monde. « La conception et la réalisation des échangeurs font appel à un savoir-faire technologique très particulier. DCNS a acquis ces compétences au travers de la réalisation de différents programmes de sous-marins conventionnels ou nucléaires, (et) apporte son expérience des équipements haute pression en proposant un système sur mesure répondant aux performances d’endurance, de rendement avec un haut degré de discrétion acoustique », précise le groupe naval.

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 14:20
"L'industrie de défense, un atout pour l'économie française qu'il faut préserver"

07.09.2013 Le Monde.fr

 

Par Eric Trappier (Président directeur général Dassault), Patrick Boissier (Président directeur général DCNS), Marwan Lahoud (Président EADS France), Antoine Bouvier (Président directeur général MBDA), Philippe Burtin (Directeur général NEXTER Systems), Jean-Paul Herteman (Président directeur général SAFRAN) et Jean-Bernard Lévy (Président directeur général THALES)

 

A l'occasion de l'Université de la Défense qui se tiendra les 9 et 10 septembre prochains à Pau, et au moment où s'ouvrent les discussions sur le budget alloué à la Défense française, nous souhaitions nous exprimer, tous ensemble, sur les enjeux industriels de la prochaine programmation militaire.   

L'entretien et le perfectionnement du système militaire de premier rang qui est le nôtre est une condition sine qua non de notre capacité à intervenir sur la scène internationale. Ces dernières années, nos armées ont été fortement sollicitées et l'actualité nous montre, chaque jour un peu plus, que le niveau d'équipement de nos forces est un outil indispensable à notre autonomie stratégique.

En soi suffisant, l'argument de la souveraineté n'est pourtant pas le seul à prendre en considération. Les investissements de défense dynamisent une économie et une industrie qui représentent 165 000 emplois industriels à forte valeur ajoutée et peu délocalisables, un réseau riche de plus de 4 000 PME qui irrigue l'économie des territoires, véritable locomotive technologique pour toute l'industrie française. À l'exportation, nos entreprises affichent un solde très largement excédentaire. Elles portent haut le label France synonyme de performance et d'innovation. Le budget de la défense doit, plus que jamais, être appréhendé comme un levier de croissance et d'industrialisation, comme un élément de la solution et non du problème.

Le ministre de la défense et les présidents des commissions de la défense de l'Assemblée nationale et des affaires étrangères et de la défense du Sénat, qui ont fait de l'emploi industriel une priorité, ont eux aussi porté ces arguments. Le président de la République a su les entendre et s'est engagé, malgré la crise et les résistances, sur un volume de crédits qui pourrait permettre de préserver cet acquis industriel et technologique. Mais la mise en œuvre de la prochaine loi de programmation militaire sera déterminante et deux facteurs conditionneront très fortement sa réussite.

Tout d'abord aucune mandature n'a vu l'exécution dans sa totalité d'une loi de programmation militaire. Ces glissements sont responsables des contraintes qui pèsent aujourd'hui sur le budget de la défense, réduisant ses marges de manœuvre. Face au risque réel de décrochage, qui menace nos armées, nos outils industriels, nos emplois et le maintien de compétences souveraines, le défi est immense pour la prochaine programmation, puisqu'elle devra ni plus ni moins être la première à être intégralement exécutée. Elle devra recréer une relation de confiance avec l'industrie qui passera par le respect des engagements pris et par une sincérité budgétaire, corollaire d'une visibilité à moyen et long terme indispensable à la survie de nos outils de production, et des emplois qui y sont associés. Ce défi sera très difficile à relever, mais nous avons la conviction que si nous réussissons, cela se traduira directement par des emplois et de la croissance pour l'économie française.

Le second facteur concerne la France de demain. Certes, la Défense doit participer à l'effort collectif d'économie, ce qu'elle fait depuis de nombreuses années, mais sans pour autant compromettre l'avenir de manière irrémédiable. Or, elle est désormais à un tournant décisif : certaines compétences critiques, indispensables à notre recherche et à nos bureaux d'étude, sont directement menacées ; elles ont besoin d'être nourries par des projets structurants pour assurer leur pérennité. Nous évoluons dans un milieu compétitif de très haute technologie, dans le cadre de programmes qui s'étalent parfois sur plusieurs décennies, un domaine dans lequel les retards ne se rattrapent pas. Aussi, les choix qui seront fait durant la prochaine programmation conditionneront la survie de pans entiers de nos industries, et notre capacité à rester des acteurs majeurs en Europe.

L'industrie de Défense est un pilier de notre économie qui emploie et forme des personnels hautement qualifiés, crée de la valeur en France, innove et exporte. Elle est une richesse collective de la Nation, conséquence de soixante ans de capitalisation de savoirs et de compétences. Mais elle est aujourd'hui confrontée à un impérieux besoin de visibilité et de perspectives d'avenir.

La situation deviendrait délicate si les engagements pris n'étaient pas tenus, provoquant un décrochage irréversible. Nous voulons croire que la France sera capable de relever ce défi.

 

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 07:55
La FREMM Provence à flot mi-septembre

03/09/2013 Mer et Marine

 

Alors que l’Aquitaine sera prochainement admise au service actif et que la Normandie prépare ses premiers essais en mer, la Provence, troisième frégate multi-missions de la Marine nationale, sera mise à flot mi-septembre. C’est en décembre 2010 que la première tôle du bâtiment a été découpée sur le site DCNS de Lorient, qui va produire environ une FREMM par an au cours de la prochaine décennie. En dehors des 11 unités commandées par la Marine nationale, l’établissement morbihannais du groupe naval achève également la première frégate de ce type destinée à l’export. Commandé par le Maroc, le Mohammed VI, qui a débuté ses essais en mer en avril dernier, doit être livré fin novembre.

 

 

La FREMM marocaine Mohammed VI (© : DCNS)

La FREMM marocaine Mohammed VI (© : DCNS)

 

 

Longues de 142 mètres et présentant un déplacement de 6000 tonnes en charge, ces frégates mettent en œuvre 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3, 16 missiles surface-air Aster 15, une tourelle de 76mm, deux canons de 20mm, des torpilles MU90 et un hélicoptère. Les FREMM françaises disposent, en plus, de 16 missiles de croisière navals (MdCN/Scalp Naval). Côté électronique, elles disposent notamment d’un radar multifonctions Herakles, un sonar de coque, un sonar remorqué Captas 4, deux brouilleurs, deux lance-leurres NGDS et des leurres anti-torpille. 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:30
frégate de la classe Al Medinah

frégate de la classe Al Medinah

28/08/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Selon des sources concordantes, la société ODAS, qui représente les intérêts français en Arabie saoudite, a signé un contrat d'Etat à Etat au mois d'août avec Ryad d'un montant de plus de 1 milliard d'euros portant sur la modernisation d'une partie de la flotte militaire du Royaume. DCNS, Thales et MBDA ainsi que ODAS se partagent la commande.

 

C'est un bel été pour l'industrie française de l'armement, qui engrange enfin des gros contrats export. Après les deux contrats gagnés d'une valeur totale de près de 1 milliard d'euros par EADS et Thales aux Emirats arabes unis (deux satellites espions et 17 radars de défense aérienne), c'est au tour de l'Arabie Saoudite de débloquer un contrat longtemps attendu. Selon des sources concordantes, la société ODAS, qui représente dans le royaume les intérêts des industriels français DCNS, Thales et MBDA, a signé en août avec Ryad un contrat d'Etat à Etat (LEX ou Life Extension Sawari 1) de plus d'un milliard d'euros portant sur la modernisation de quatre frégates de classe Al Medinah et de deux pétroliers-ravitailleurs de la classe Boraida mis en service en 1985-1986 (contrat Sawari I).

 

Le contrat pourrait être mis en vigueur dès le 1er septembre. Quatre sociétés se partagent cette commande : DCNS avec son partenaire saoudien Zamil (700 millions d'euros), Thales (moins de 200 millions), MBDA, qui va équiper les pétroliers de son nouveau système surface-air à très courte portée de MBDA Simbad-RC (entre 40 et 50 millions d'euros), et ODAS (infrastructures). ODAS a été créée à la demande de l'État français pour contribuer à développer les exportations dans le domaine de la défense, de la sécurité et des hautes technologies. ODAS intervient essentiellement en Arabie saoudite dans le cadre de contrats d'État à État ou de contrats commerciaux. Son actionnariat rassemble, aux côtés de l'État français, une dizaine de grandes entreprises, dont DCNS, MBDA France et Thales.

 

Plus de cinq ans de négociations

 

DCNS attendait depuis longtemps la signature de ce contrat espéré depuis près de deux ans (les négociations ont commencé il y plus de cinq ans) pour moderniser une partie de la flotte saoudienne. Le contrat LEX sera réalisé en partie par un chantier naval saoudien, le groupe Zamil. Pour DCNS, un contrat de ce type est une première en Arabie Saoudite. Le chantier naval français va devoir créer une structure industrielle à Djeddah sur les bords de la Mer Rouge. En outre, la remise en état des navires peu entretenus sera compliquée. Du coup, l'enjeu pour DCNS sera de maîtriser les coûts de production et les délais dans un environnement peu connu par le groupe... et de satisfaire le client dans ce domaine pour remporter un nouveau contrat de modernisation (Sawari 2).

 

Selon nos informations, DCNS aurait déjà obtenu un autre contrat de 150 millions d'euros pour la modernisation des frégates Sawari 2 dans le cadre d'un accord-cadre global. Soit 850 millions engrangés au total par le chantier naval.

 

Des frégates multimissions Fremm en Arabie saoudite ?

 

Mais surtout DCNS compte à plus long terme beaucoup sur la vente d'au moins six frégates multimissions Fremm (Sawari III). "Le contrat Lex est important pour la vente des Fremm", assurait-on il y a plus d'un an à "latribune.fr". D'autant que DCNS et Paris, via la structure ODAS, proposent une coopération industrielle globale aux Saoudiens avec l'assemblage à terme des Fremm en Arabie saoudite, assorti de transferts de technologies (aussi bien sur la tôle que sur l'électronique) et d'un volet formation. Mais les premières Fremm seraient réalisées à Lorient, expliquait-on à "latribune.fr".

 

François Hollande en Arabie saoudite cet automne

 

Le président François Hollande, qui a déjà effectué une visite express en Arabie Saoudite en novembre 2012, comptait s'y rendre cet été mais le roi était parti se reposer à l'étranger. Les Saoudiens ont donc repoussé cette visite d'Etat, qui est désormais prévue cet automne. La convergence de vue entre Paris et Ryad sur le dossier syrien n'est pas étranger au réchauffement des relations franco-saoudiennes après la période glaciale du quinquennat de Nicolas Sarkozy, comme le démontre la signature de LEX. "Ryad a pris le temps de se faire une idée des nouveaux responsables politiques français", explique un connaisseur du royaume.

 

Désormais, les industriels français, notamment Thales, attendent la signature du mégacontrat Mark 3 portant sur la livraison de nouveaux missiles Crotale (défense aérienne). « Les discussions se sont accélérées », explique-t-on à La Tribune.

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 10:55
photo DCNS

photo DCNS

July 26th, 2013 By DCNS  - defencetalk.com

 

The French Navy’s Fleet Support Service (SSF) signed off on the completion of the intermediate refit of nuclear-powered aircraft carrier Charles de Gaulle after six months’ work by DCNS. From hull to combat system, without forgetting compliance tests to the latest environmental standards, communications suite modernization or the refurbishment of the accommodation and recreation areas, the project involved some 950 people and 1 million person-hours’ work.

 

Maintenance and modernization

 

In addition to scheduled maintenance, the refit was used to undertake significant modernization. The work was performed in the Vauban drydock at the Toulon naval base. The ship was given a complete facelift that included the repainting of a total area of 26,000 square meters and the complete refurbishment of one of the main galleys. Other modernization work included the replacement of the stabilization computer.

 

The propulsion system and other shipboard systems and equipment were inspected, overhauled and tested to ensure optimal performance in operation. Some 35 kilometers of cabling was also installed with a view to the later installation of a state-of-the-art IP network.

 

CVN Charles de Gaulle underwent a thorough overhaul performed by teams assembled by DCNS and its partners, supported day-to-day by the ship’s crew.

 

Major contracting challenge, noteworthy team success

 

“Scheduled refits are essential to return a ship to ‘as new’ condition. This six-month period of intense contract maintenance and modernization is over. Other teams will now resume shore-based day-to-day monitoring of the ship’s systems and equipment,” said Franck Bouffety, the Group’s Charles de Gaulle program manager.

 

With over 1,000 tasks in progress each week, the Vauban drydock was very busy indeed. Despite the huge number of jobs to be performed, everything was completed on time. DCNS completed the 6,000 maintenance and modernisation ‘line tasks’ specified for this scheduled refit. In addition to the ship’s crew, all available staff based at the Toulon naval base were mobilized for the extended pit stop. Virtually every DCNS center contributed in one way or another. In all, the Group assigned almost 500 employees to the project.

 

Technical data for intermediate refit:

 

    Number of people involved: 950

    DCNS employees: 250

    subcontractor employees: 200

    crew: 500

    number of subcontractors: 60

    person-hours worked: 1 million

    tasks in progress each week: 1,000

    number of line tasks: 6,000

    preparatory work for next refit: 20%

    area painted: 26,000 sq.m

    cabling installed: 35 km

    Engine room tasks:

    pipes cleaned and inspected: 25,000

    new pipes installed: 6,000

 

CVN Charles de Gaulle at a glance

 

    Commissioned: 18 May 2001 (12 years’ active service)

    Crew: ≈ 2,000 men & women (women ≈ 15%)

    Displacement, full load: ≈ 42,000 tonnes

    Length overall: 261.50 m

    Beam: 64.36 m

    Height: 75 m (equivalent to a 20-storey building)

    Average daily distance travelled: 1,000 km

    Total distance travelled: 1 million km (≈ 23 circumnavigations)

    Recent operations: Libya (Operation Harmattan), Afghanistan.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 16:40
la poupe du premier porte-hélicoptères russe arrive en France - Photo DCNS

la poupe du premier porte-hélicoptères russe arrive en France - Photo DCNS

PARIS, 24 juillet - RIA Novosti

 

La poupe du premier porte-hélicoptère de classe Mistral destiné à la Marine russe, le Vladivostok, est arrivée mardi à Saint-Nazaire, en France, a appris l'agence RIA Novosti auprès du service de presse du groupe français de construction navale DCNS.

 

Assemblée par l'Usine de la Baltique, la poupe du premier BPC a été expédiée le 7 juillet depuis la ville russe de Saint-Pétersbourg conformément au contrat de construction. En France, le navire de guerre sera mis au point. 

 

Yves Destefanis, directeur du programme BPC russes chez DCNS, avait antérieurement déclaré que le BPC achevé devrait être mis à l'eau en octobre 2013 et partirait pour la Russie pour être équipé d'armements.

 

La cérémonie de mise en cale sèche du premier des deux Mistral commandés par la Russie s'est tenue aux chantiers navals de Saint-Nazaire, en France, le 1er février dernier. La Russie assure 20% des travaux de construction de son premier BPC et 40% des travaux pour le second Mistral. Un responsable du Groupe unifié de construction navale russe (OSK) a annoncé en février que la Russie avait déjà produit les 30 premiers petits blocs de la poupe du BPC, qui seront envoyés en France.

 

D'une longueur maximale de 210 mètres, d'un déplacement de 22.000 tonnes et d'une vitesse supérieure à 18 nœuds, le BPC Mistral est capable de porter 16 hélicoptères, quatre vedettes de débarquement ou deux navires sur coussin d'air de faible tonnage. Son pont d'envol permet la mise en œuvre simultanée de 6 hélicoptères. Sa distance franchissable est de 20.000 milles nautiques. Le navire peut embarquer, outre ses 160 hommes d'équipage, un commando de 450 hommes. 

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 08:55
DCNS termine les travaux d’entretien intermédiaire sur le porte-avions Charles de Gaulle

24/07/2013 DCNS

 

Le service de soutien de la flotte (SSF) a prononcé la fin de l’arrêt technique du porte-avions Charles de Gaulle au terme de 6 mois de travaux réalisés par DCNS. De la coque au système de combat, en passant par le passage aux normes environnementales, la modernisation du réseau de télécommunication ou encore la rénovation des locaux de vie, ce sont 950 personnes et 1 million d’heures de travail qui ont été nécessaires.

 

Entretien et modernisation du navire

 

DCNS - PACDGCet arrêt technique a été l’occasion d’entretenir le navire et de le moderniser. Le porte-avions Charles de Gaulle aura notamment profité d’un passage au bassin Vauban de la base navale de Toulon. Le bâtiment a profité d’un lifting complet avec plus 26 000 m² de surfaces repeintes et la remise à neuf d’une des cuisines. Un certain nombre de modernisations ont été réalisées parmi lesquelles figure le remplacement du calculateur de stabilisation du navire. Toutes les installations à bord et l’ensemble de l’appareil propulsif ont été contrôlés, révisés et testés pour assurer le fonctionnement optimal en opérations. Par ailleurs, dans la perspective de l’installation ultérieure d’un réseau IP (internet protocol) de dernière génération, 35 km de câbles ont été passés.

 

Le porte-avions Charles de Gaulle a ainsi bénéficié d’un entretien minutieux réalisé par les équipes DCNS et leurs partenaires avec l’appui quotidien de l’équipage.

 

Un défi industriel, une réussite collective

 

« Ces six mois de travaux ont été essentiels pour redonner toute sa jeunesse au porte-avions Charles de Gaulle. La période d’intense activité industrielle est désormais terminée. Elle laisse place au début du suivi quotidien du navire depuis la terre », souligne Franck Bouffety, directeur des programmes porte-avions Charles de Gaulle chez DCNS.

 

Avec plus de 1 000 travaux en cours en permanence toutes les semaines, l’activité de ce chantier a été très intense. Malgré la multiplicité des tâches à accomplir, les délais ont été respectés. DCNS a achevé les 6 000 lignes de travaux nécessaires pour moderniser et entretenir le porte-avions Charles de Gaulle durant cet arrêt technique programmé. Outre les membres de l’équipage, la totalité des unités de production du site de Toulon se sont mobilisées pour le succès de cet « arrêt au stand ». De la même manière, la quasi-totalité des sites de DCNS ont participé aux travaux. Au total, près de 500 collaborateurs du Groupe ont travaillé sur cet entretien.

 

Les chiffres clefs de l’entretien

- 950 personnes en moyenne

• 250 collaborateurs DCNS, 200 sous-traitants et 500 membres d’équipage

- 60 entreprises sous-traitantes

- 1 million d’heures de travail

- 1 000 travaux en cours toutes les semaines

- 6 000 lignes de travaux

- 20% de travaux d’anticipation pour le prochain arrêt technique majeur

- 26 000 m² de surfaces peintes

- 35 km de câbles installés

- Dans les machines, ce sont :

• 25 000 tubes contrôlés et nettoyés,

• 6 000 nouveaux tubes installés.

 

Le porte-avions Charles de Gaulle

- En service depuis le18 mai 2001, 12 années d’activité

- Un équipage de près de 2 000 hommes et femmes (15% de féminisation)

- 42 000 tonnes à pleine charge

- 261,50 mètres de long

- 64,36 mètres de large

- 75 mètres de hauteur (un immeuble de plus de 20 étages)

- Une mobilité de 1 000km par jour

- 1 million de km déjà parcourus (23 tours du monde)

- Des opérations récentes en Libye (Harmattan) ou encore en Afghanistan.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 12:55
La FREMM Aquitaine suivant le BPC Dixmude photo DCNS

La FREMM Aquitaine suivant le BPC Dixmude photo DCNS

24/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Au premier semestre 2013, DCNS a vu chuter ses prises de commandes. Mais la possible signature avant la fin de l'année du contrat de rénovation des frégates saoudiennes Sawari 1 (LEX) devrait regonfler les voiles du groupe naval.

 

DCNS peut voir venir. Même si la situation actuelle n'est pas satisfaisante en termes de prises de commandes, elle est loin d'être inquiétante. Le groupe naval a engrangé des commandes représentant un montant total de 578 millions d'euros au premier semestre 2013 (contre 813 millions au premier semestre 2012). Le carnet de commandes de DCNS s'établit à 13,23 milliards d'euros à la fin du premier semestre 2013 (contre 14,2 milliards à la fin du premier semestre 2013). Il représente aujourd'hui "plus de quatre années d'activité", pércise le groupe dans un communiqué publié mardi.

Bref, il n'y a pas le feu au lac. D'autant que l'on reparle avec beaucoup d'insistance du contrat LEX (Life Extension Sawari 1) en Arabie saoudite pour la rénovation des frégates Sawari 1. Selon des sources concordantes, ce contrat d'un montant de 1 milliard d'euros environ pourrait être signé assez rapidement, en tout cas d'ici à la fin de l'année. Mais prudence car plusieurs fois attendu par Paris, il n'a jamais été concrétisé. Un tel contrat embellirait bien sûr le bilan commercial de 2013. Au-delà, DCNS, qui est engagé dans plusieurs campagnes importantes à l'export, devra patienter plutôt en 2014 pour signer ou pas de nouveaux contrats export.

 

>> Lire aussi: DCNS: pourquoi le contrat LEX sur la modernisation des frégates saoudiennes est bloqué

 

Chiffre d'affaires en hausse mais résultat opérationnel en baisse

Le chiffre d'affaires atteint 1,63 milliard d'euros (contre 1,4 milliard au premier semestre 2012). Cette croissance résulte de l'exécution de programmes industriels tant pour la France (frégates FREMM, sous-marins Barracuda et maintenance de la flotte de navires de premier rang de la Marine nationale) que pour l'international (notamment Brésil, Inde et Russie). Le PDG de DCNS, Patrick Boissier, cité dans le communiqué, s'est réjoui d'avoir "au cours du premier semestre 2013, de nouveau enregistré une croissance de notre chiffre d'affaires, ce qui confirme notre potentiel de développement.

Mais, a-t-il ahouté, "notre résultat opérationnel, impacté par certaines difficultés opérationnelles et par l'intensification de nos investissements en R&D, n'a pas connu la même croissance". Le résultat opérationnel courant avant amortissement des écarts d'évaluation s'élève à 95 millions d'euros (soit 5,8 % du chiffre d'affaires) au premier semestre 2013 contre 98 millions (soit 7 % du chiffre d'affaires) l'année passée.

Selon le communiqué de DCNS, le groupe connaît des difficultés opérationnelles sur certains projets industriels, principalement dans le nucléaire civil. Certains contrats signés auraient occasionné des pertes dans cette nouvelle activité pour le groupe (EPR de Flamanville, Chine). C'est le prix à payer de la courbe d'apprentissage, explique-t-on chez DCNS, qui va mettre des équipes dédiées à cette activité et ne plus faire jouer la polyvalence. Le groupe doit également adpater sa façon de travailler aux méthodes en cours dans le nucléaire civil.

 

Des effectifs en hausse

Enfin, DCNS accélère également ses investissements en Recherche et Développement (R&D) par rapport à ceux du premier semestre 2012 pour prendre une longueur d'avance technologique sur ses marchés. Pour autant, le groupe a réagi en engageant un plan d'actions "afin d'améliorer la situation en matière de rentabilité". Le groupe veut notamment réduire les frais fixes et les dépenses courantes, sans pour autant toucher aux effectifs. Fin juin 2013, ils s'établissaient à 13.511 équivalents temps plein (contre 12. 987 à la fin du premier semestre 2012).

 

>> Lire aussi: Défense: quel avenir pour DCNS?

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 07:40
Le BPC Vladivostok a fait une sortie en Loire vendredi

20.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Selon mes camarades du Marin, le BPC russe Vladivostok en cours de construction, pour sa partie avant, au chantier naval nazairien STX, est dans l’attente de la partie arrière. Partie voici quelques semaines d’un chantier russe, elle doit arriver à Saint-Nazaire, mardi 23 ou mercredi 24 juillet. Vendredi 19 juillet, dans l’après-midi, la partie avant du BPC russe est sortie dans la Loire, escortée par quatre remorqueurs, pour effectuer une manœuvre de retournement. Désormais, la proue du BPC pointe vers l’intérieur des terres, ce qui va permettre à l’autre partie de se positionner juste derrière afin de faciliter la jonction des deux. Le navire doit être livré au dernier trimestre 2014.

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 21:55
Bretagne : DCNS Lorient, la frégate du Morbihan

Grâce au programme Fremm, le plan de charge du constructeur est assuré jusqu’en 2022

 

18 juillet 2013 Stanislas du Guerny - L'Usine Nouvelle n°3340

 

Premier employeur industriel du département, le constructeur naval bénéficie d’un plan de charge qui fait les beaux jours de la sous-traitance locale.

 

Lorient vit au rythme de DCNS. Il suffit de se poster à la principale porte d’entrée du chantier pour comprendre que tout va bien. Le ballet des véhicules est incessant. Premier employeur industriel du Morbihan, DCNS occupe une emprise de 46 hectares proche du centre-ville. Le constructeur naval doit y construire, dans le cadre du programme Fremm, 12 frégates multifonction pour le ministère de la Défense. Une commande complétée par celle du Maroc, qui a décidé de se doter de l’un de ces bâtiments. Le plan de charge est assuré jusqu’en… 2022 ! « Nous livrons une frégate tous les dix mois. Cela représente 3 millions d’heures de travail pour le chantier. Cinq navires sont en cours de réalisation », précise Jérôme Hémonet, le directeur de la communication du chantier. À Lorient, DCNS emploie 2 000 salariés : 200 postes supplémentaires ont été créés au cours des deux années écoulées, principalement en production. Ce contrat Fremm fait les beaux jours de la sous-traitance locale. Quelque 800 salariés, répartis entre les entreprises lorientaises de peinture et les ateliers de chaudronnerie et de tôlerie, interviennent tous les jours sur le site.

 

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 16:50
Surveillance maritime : DCNS lance une grande campagne d’expérimentation au large des côtes toulonnaises

 

18/07/2013 DCNS

 

Du 17 au 23 juillet 2013, se déroule en rade de Toulon la première campagne I2C1 pilotée par DCNS et ses partenaires2. Ce projet innovant de sécurité et de surveillance maritime, soutenu par l’Union européenne, rentre dans sa première phase de tests en conditions réelles.

 

DCNS, fort de son expertise dans le développement et l’intégration de systèmes complexes d’information dédiés au domaine naval de défense, applique son savoir-faire dans les domaines de la sécurité maritime et de l’Action de L’Etat en Mer (garde-côtes, police, gendarmerie, douanes…). Le nouveau système Marylin, destiné à améliorer l’efficacité des missions de recherche et de sauvetage en mer vient notamment d’être installé dans tous les Centres Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) de la Direction des Affaires Maritimes.

 

Démarré en octobre 2010 pour une durée de 4 ans et soutenu par l’Union Européenne, le programme I2C est un système innovant conçu et développé par DCNS avec ses partenaires.

 

I2C permet de détecter et d’identifier en temps réel les activités illégales et criminelles menées en mer. Le système permet d’analyser de manière dynamique les trajectoires et activités des navires, d’interroger les bases de données et de lever automatiquement des alertes en fonction de règles établies en concertation avec les autorités opérationnelles.

 

Pour mener à bien ses missions, le système corrèle et exploite, par un puissant logiciel algorithmique, l’ensemble des informations issues de multiples sources telles que radars côtiers, avions et navires (via l’AIS3), satellites d’observation, etc.

 

Il permet, pour chaque alerte, d’émettre des hypothèses précises sur la nature de l’activité illégale. De plus, l’opérateur peut paramétrer lui-même des « règles de détection » afin de repérer des types de situation spécifiques.

 

Le système propose une photographie précise de la situation en temps réel. Ainsi, il s’agit d’un puissant outil d’aide à la décision pour l’opérationnel, puisqu’il dispose d’information fiable pour décider et planifier les interventions nécessaires.

 

La campagne d’expérimentation de juillet 2013, pilotée par DCNS, déploie des moyens importants : ballon dirigeable Zeppelin®, avion de patrouille maritime, drone de surface, stations de surveillance côtières… et requiert des dizaines de spécialistes. Cette opération vise à évaluer le système I2C dans ses performances de surveillance des navires de la zone économique exclusive (ZEE), qui s’étend jusqu’à 370 kilomètres des côtes. Le système doit en effet assurer une veille permanente des activités de près de 50 000 navires de toutes tailles, et par n’importe quelles conditions météorologiques et océanographiques.

 

I2C a vocation à compléter les systèmes nationaux de surveillance déjà existants en proposant d’y corréler en permanence bien d’autres informations maritimes émanant de multiples sources telles que les prévisions météorologiques et océanographies, les identités et historiques des navires, les données géographiques, les mouvements portuaires, le renseignement, etc.

 

Ce projet est soutenu par l’Union européenne dans le cadre du programme de recherche du volet maritime d’EUROSUR (EUROpean SURveillance). Il vise le développement d’un système commun (multinational et interopérable) de surveillance des frontières.

 

1 I2C ” se prononce “Eye to see” et signifie “Integrated System for Interoperable sensors & Information sources for Common abnormal vessel behaviour detection & Collaborative identification of threat”.

2 Partenaires I2C : DCNS, FURUNO, ROCKWELL COLLINS France, SES ASTRA TechCom S.A, KONGSBERG Nortcontrol KONGSBERG Spacetec AS, ECOMER, SOFRESUD, INTUILAB, CLEARPRIORITY, ZEPPELIN, ONERA, ARMINES, IRIT METEOSIM, Eric Van Hooydonk Lawyers, JRC, AJECO, AIRSHIPVISION international

3 AIS : Automatic Identification System (obligatoire à bord des navires commerciaux)

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 16:55
DCNS présente ses systèmes de défense anti-aérienne A3SM pour sous-marins

08/07/2013 DCNS

 

Le groupe DCNS vient de présenter deux solutions innovantes de défense anti-aérienne pour sous-marins, en cours de développement sur son site de Ruelle (Charente). Ces dispositifs conçus par DCNS – en partenariat avec MBDA – modifieront à court terme le rapport de force entre sous-marins et aéronefs.

 

Parmi toutes les menaces auxquelles font face les sous-marins, celles provenant des airs demeurent les plus dangereuses. Aujourd’hui, les hélicoptères équipés de sonar trempé et les avions de patrouille maritime ont en effet la capacité de détecter les sous-marins et de les neutraliser par un tir de torpilles, sans même être menacés.

 

C’est avec l’ambition de réduire cette vulnérabilité que les ingénieurs du Groupe DCNS, en coopération avec leurs partenaires de MBDA, ont travaillé à l’élaboration de solutions dites A3SM (Auto-défense Anti-Aérienne pour Sous-Marin), permettant aux sous-marins de se défendre contre ces aéronefs.

 

Présentée à la presse internationale le 20 juin 2013, cette capacité d’autodéfense se décline en deux solutions distinctes, permettant aux clients de choisir celle qui correspond le mieux à leur concept opérationnel et à leur navire.

 

La première solution à courte portée est constituée d’un conteneur résistant orientable disposé sur un mât hissable. Déployé en immersion périscopique depuis le massif du sous-marin, le dispositif permet de tirer jusqu’à trois missiles Mistral.

 

La seconde solution à moyenne portée est quant à elle constituée d’un missile MICA encapsulé dans un véhicule sous-marin SM39, piloté et guidé depuis le sous-marin. Ce véhicule est lancé en plongée ou à l’immersion périscopique depuis un tube lance-torpilles équipé d’un dispositif de chasse de type refouloir pneumatique.

 

Une fois lancés, les missiles MISTRAL et MICA sont guidés de manière autonome par leur auto-directeur infrarouge. Cette capacité permet au sous-marin de manœuvrer librement après le tir et éventuellement de mettre en œuvre des parades en cas d’attaque de torpille par l’aéronef avant sa destruction.

 

Fruit d’une collaboration entre DCNS et MBDA, ce système innovant modifiera à court terme le rapport de force entre sous-marins et aéronefs, en obligeant ces derniers à demeurer à distance.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 12:45
Moroccan Navy's FREMM ship undergoing sea trials. Photo DCNS

Moroccan Navy's FREMM ship undergoing sea trials. Photo DCNS

12 July 2013 naval-technology.com

 

The Royal Moroccan Navy's DCNS-built frégate Européen multi-mission (FREMM) vessel, to be named Mohammed VI, has successfully completed the third series of sea trials off the Brittany coast, France.

 

During testing, the ship demonstrated its combat system's main sensors performance capabilities by maintaining consistency of the data analysed and displayed, with the results obtained during shore-based simulations.

 

Scheduled to be delivered at the end of 2013, the ship has validated its target engagement sequences using Aster anti-air and MM40 anti-ship missiles, as well as undergoing fire-control tests for the 76mm main gun and exhaustive testing of the multifunction radar.

 

Additional capability trials for the vessel involved helicopter approach control and the various towed devices deployment.

 

DCNS Morocco FREMM programme manager Gilles Raybaud said the recent sea trials have marked a major milestone for the overall FREMM programme, particularly for the vessel's combat system.

 

"Our crews thoroughly tested the full suite of combat system hardware and software that makes FREMM frigates among the most versatile and advanced on the world market," Raybaud said.

 

DCNS is currently under contract to build 11 FREMM ships for the French Navy and one for the Moroccan Navy.

 

The French Navy received the first FREMM vessel, Aquitaine, in November 2012, while the third ship of the class, named Normandie, is scheduled to be commissioned in May 2014.

 

FREMM vessel Provence, the fourth ship of the class, is due to be rolled out of building dock later this year for the French Navy, while the fifth and sixth of type are undergoing construction.

 

The 142m-long FREMM ships have a displacement capacity of 6,000t, a range of 15k, can cruise at a speed of 27k and are each capable of accommodating a crew of 145.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 19:45
FREMM Mohammed VI photo DCNS

FREMM Mohammed VI photo DCNS

July 10, 2013 Source: DCNS

 

DCNS Pursues Sea Trials with FREMM Frigate for Royal Moroccan Navy

 

LORIENT, France --- The FREMM multi-mission frigate on order for the Royal Moroccan Navy is pursuing sea trials off the French coast in preparation for delivery later this year. In June, French naval shipbuilder DCNS successfully completed a third series of trials to test the performance of the ship’s combat system.

 

The crew and DCNS specialists completed the latest trials off the Brittany coast. This series of tests was designed to check the performance of the combat system’s main sensors.

 

Operational scenarios were executed to check the consistency of the data analysed and displayed by the combat system sensors with the results obtained during shore-based simulations. Specific tests included target engagement sequences using Aster anti-air missiles and MM40 anti-ship missiles, fire control tests for the 76-mm main gun and exhaustive testing of the multifunction radar. Other vessel capability tests involved helicopter approach control and the deployment of various towed devices.

 

“This third series of sea trials represents a major milestone for the overall programme and more particularly for the ship’s combat system. Our crews thoroughly tested the full suite of combat system hardware and software that makes FREMM frigates among the most versatile and advanced on the world market”, says Gilles Raybaud, DCNS's FREMM programme manager for Morocco.

 

To acquaint them with shipboard operations, members of the crew that will take over once the vessel enters service with the Royal Moroccan Navy participated in the trials. Working in tandem with the French Navy crew, they took part in activities ranging from bridge and propulsion watchkeeping to safety exercises and platform management. The Moroccan crew members had previously completed simulation-based training at DCNS’s Lorient and Le Mourillon centres to familiarise them with the FREMM platform management systems.

 

Vice-Admiral Laghmari, inspector-general of the Royal Moroccan Navy, toured the future Mohamed VI FREMM at Lorient, meeting members of the Moroccan crew assigned to the trials and congratulating them on the tasks already completed. He encouraged them to continue to familiarise themselves with the new ship prior to delivery, and indicated that he was fully satisfied with the programme’s progress and the results of the sea trials.

 

The first series of sea trials, conducted in April, demonstrated the full compliance of the ship’s propulsion and navigation systems with the relevant performance requirements.

 

FREMM, a major programme for DCNS and partners

 

The French FREMM programme calls for 12 ships – 11 for the French Navy and one for the Royal Moroccan Navy.

 

DCNS delivered the Aquitaine, the first FREMM multimission frigate, to the French Navy in November 2012.

 

In accordance the contractual provisions, the second-of-type is scheduled for delivery to the Royal Moroccan Navy by the end of this year. The ship will be named the Mohammed VI.

 

DCNS is currently working on four FREMM frigates at different stages of completion:

- third-of-type FREMM frigate Normandie will begin sea trials later this year and is scheduled for delivery to the French Navy in 2014

- fourth-of-type FREMM frigate Provence is approaching completion and scheduled to be floated out of her building dock later this year

- the fifth and sixth of type are at earlier stages of construction.

 

FREMM technical data

 

These heavily armed warships are being built under DCNS prime contractorship to deploy state-of-the-art weapon systems and sensors including the Herakles multifunction radar, MdCN cruise missiles, Aster anti-air missiles, Exocet MM40 anti-ship missiles and MU90 torpedoes.

•Length overall: 142 m

•Beam: 20 m

•Displacement (approx.): 6,000 tonnes

•Max. speed: 27 knots

•Complement: 108 (including helicopter crew)

•Accommodation:145 men and women

•Range: 6,000 nm (at 15 knots)

 

 

DCNS designs and builds submarines and surface combatants, develops associated systems and infrastructure, and offers a full range of services to naval bases and shipyards. The Group has also expanded its focus into civil nuclear engineering and marine renewable energy. The DCNS Group employs 13,200 people and generates annual revenues of €2.9 billion

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 17:55
Signature d’une convention Pacte Défense PME entre le ministère de la Défense et DCNS

02/07/2013 ministère de la Défense

 

Jeudi 4 juillet 2013, 15h00, à l’hôtel de Brienne, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, et Patrick Boissier, président-directeur général de DCNS, signeront à l’hôtel de Brienne une convention Pacte Défense PME liant l’entreprise et le ministère à des engagements concrets afin de soutenir le développement des PME.

 

Lancé le 27 novembre 2012, le programme Pacte Défense PME a notamment pour objectif de renforcer les politiques incitatives des grands groupes avec leurs fournisseurs.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 19:55
Agenda de l'industrie / Défense du 1er au 7 juillet

30 juin 2013 Par Astrid Gouzik - Usinenouvelle.com

 

02.07 Défense - Dans le cadre de la XIème université d'été de la Défense, une table-ronde est organisée sur le thème "PME et investissements de défense".

 

03.07 Défense - La commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, présidée par Patricia Adam (SRC, Finistère), doit procèder à l’examen du rapport d’information relatif à une revue capacitaire des armées.

 

04.07 Défense - Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, tient une conférence de presse à l'occasion de la signature d'une convention entre le Ministère de la Défense et DCNS dans le cadre du pacte Défense PME.

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 11:40
Mistral: la Russie met à l'eau la poupe du premier BPC

SAINT-PETERSBOURG, 26 juin - RIA Novosti



L'Usine de la Baltique de Saint-Pétersbourg a mis à l'eau mercredi la poupe du premier porte-hélicoptères de classe Mistral destiné à la Marine russe, a annoncé Alexandre Voznessenski, directeur général des chantiers navals.  

"Aujourd'hui, nous avons mis à l'eau la poupe du premier BPC, le deuxième Mistral sera mis en cale le 4 juillet 2015, en juin de la même année il sera remis au client", a fait savoir M.Voznessenski.  

Yves Destefanis, directeur du programme BPC russes chez DCNS, a de son côté indiqué que le remorquage de la poupe en France débuterait le 8 juillet et s'achèverait le 25 juillet.  

Toujours d'après M.Destefanis, une fois terminé, le BPC sera mis à l'eau le 15 octobre 2013 en France, conformément au calendrier prévu.  

La cérémonie de mise en cale sèche du premier des deux Mistral commandés par la Russie s'est tenue aux chantiers navals de Saint-Nazaire, en France, le 1er février dernier. La Russie assurera 20% des travaux de construction de son premier BPC et 40% des travaux pour le second Mistral. Un responsable du Groupe unifié de construction navale russe (OSK) a annoncé en février que la Russie avait déjà produit les 30 premiers petits blocs de la poupe du BPC, qui seront envoyés en France. 

D'une longueur maximale de 210 mètres, d'un déplacement de 22.000 tonnes et d'une vitesse supérieure à 18 nœuds, le BPC Mistral est capable de porter 16 hélicoptères, quatre vedettes de débarquement ou deux navires sur coussin d'air de faible tonnage. Son pont d'envol permet la mise en œuvre simultanée de 6 hélicoptères. Sa distance franchissable est de 20.000 milles nautiques. Le navire peut embarquer, outre ses 160 hommes d'équipage, un commando de 450 hommes.

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