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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 18:28
photo 45eNord

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OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 20 avril 2013)

 

L'honorable Peter MacKay, ministre de la Défense nationale, et l'honorable Kerry-Lynne D. Findlay, c.r., ministre associée de la Défense nationale et députée de Delta - Richmond Est, ont pris part à une visite guidée de la frégate multimissions française Aquitaine aujourd'hui à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Le navire est actuellement en visite portuaire de courtoisie du 18 au 20 avril au nom de la Marine française et du gouvernement de la France.

 

photo 45eNord

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« Nous sommes très heureux d'accueillir l'Aquitaine et son équipage durant cette escale au Canada, et nous espérons qu'ils adoreront la chaleureuse hospitalité des Maritimes pour laquelle mes concitoyens de la Nouvelle-Écosse sont reconnus, a déclaré l'honorable Peter MacKay, ministre de la Défense nationale. Le Canada et la France collaborent afin de protéger les valeurs et les intérêts communs en plus de promouvoir la paix et la sécurité à l'échelle internationale. »

Le ministre MacKay a eu droit à une visite guidée de l'Aquitaine donnée par le capitaine Benoît Rouvière, commandant du navire, avant de s'adresser aux médias à propos de l'importance du partenariat de défense Canada-France et des relations bilatérales entre les deux pays.

La ministre Findlay a eu la chance de visiter l'Aquitaine vendredi. Lors de sa visite du navire avec le capitaine Rouvière, elle a pu rencontrer des membres de l'équipage qui travaillent dans les services opérationnels et techniques et discuter avec eux.

« L'histoire, la langue et les valeurs que nous avons en commun soulignent le caractère unique de la relation qui unit le Canada et la France, a affirmé la ministre Findlay. Nous possédons également un engagement mutuel envers l'OTAN et bénéficions d'un solide partenariat en matière de défense, comme nous l'avons récemment prouvé avec l'aide apportée aux efforts français au Mali. »

Récemment, le Canada et la France ont encore une fois fait la preuve de l'efficacité de ce partenariat de défense quand les Forces armées canadiennes ont fourni un appui sous forme de transport aérien stratégique aux Forces armées françaises. Le 14 janvier 2013, suite à une demande du gouvernement français, le Canada a autorisé le déploiement, dans un rôle non lié au combat, d'un aéronef de transport CC-177 de l'Aviation royale canadienne afin de transporter de l'équipement de la France jusqu'à Bamako, la capitale du Mali. Cet apport d'une ressource militaire canadienne clé, que nous fournissons dorénavant au besoin, a offert à la France une importante capacité de transport aérien stratégique, et l'a aidée à protéger et à stabiliser la région.

La coopération du Canada en matière de défense avec la France dans le cadre d'opérations internationales est aussi démontrée par nos engagements mutuels envers l'avenir de l'Afghanistan en tant que membres de la Force internationale d'assistance à la sécurité de l'OTAN, et par les opérations en Libye à l'appui de l'opération Unified Protector, dirigée par l'OTAN.

Pour de plus amples informations sur les relation entre le Canada et la France en matière de défense, veuillez visiter http://www.forces.gc.ca/site/news-nouvelles/news-nouvelles-fra.asp?id=4722

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 07:20
La frégate française FREMM Aquitaine ancrée à Halifax - photo 45eNord.ca

La frégate française FREMM Aquitaine ancrée à Halifax - photo 45eNord.ca

 

MONTREAL, 18 avr 2013 marine-oceans.com (AFP)

 

La toute nouvelle frégate française multimissions (FREMM) Aquitaine a jeté l'ancre jeudi à Halifax au Canada, confirmant le succès de son concept révolutionnaire qui a permis de réduire de moitié son équipage, a-t-on appris de source militaire française.

 

Ce concept, lancé en raison de contraintes budgétaires, consiste à laisser au sol environ un tiers de l'équipage --des équipes appelées "reach-back"-- pour assurer à distance la maintenance du navire, ce qui permet de réduire considérablement son coût de possession, a expliqué à l'AFP le colonel Siegfried Usal, attaché de défense français à Ottawa.

 

Le "pacha" du navire lui-même, le capitaine de vaisseau Benoît Rouvière, qui était au départ "prudent" vis-à-vis de ce concept promu par l'état-major, mais traité avec méfiance par les opérateurs de la marine nationale, "a reconnu qu'il était maintenant validé", a ajouté le colonel Usal.

 

Ainsi, l'équipage embarqué de l'Aquitaine se compose de 94 hommes, tandis que ceux des frégates classiques françaises ou européennes en comptent plus du double, a-t-il indiqué.

 

Livrée à la Marine Nationale par l'entreprise de défense française DCNS en novembre 2012, l'Aquitaine, qui emporte notamment le missile anti-aérien Aster et le missile anti-navire Exocet, a accompli une traversée opérationnelle de plus de deux mois et demi. D'abord dans les eaux chaudes jusqu'à Rio de Janeiro, puis dans les eaux de plus en plus froides en remontant l'Atlantique vers le nord le long des côtes des Etats-Unis.

 

Au total, onze de ces frégates furtives seront livrées d'ici 2022 par DCNS à la Marine Nationale, dans le cadre du programme FREMM, mené par la France en coopération avec l'Italie.

 

Outre les frégates livrées à la Marine nationale, la DCNS en livrera une, mi-2013, au Maroc.

 

Le groupe de défense a ouvert un bureau de représentation à Ottawa le 1er avril 2012. "Comme au Brésil, nous cherchons à développer des partenariats avec les industries locales", dont notamment les chantiers navals Irving à Halifax, choisis par Ottawa pour construire de grands navires de guerre, a indiqué à l'AFP le représentant de la DCNS au Canada, Olivier Casenave-Péré.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 18:24
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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 17:45
DCNS begins sea trials with FREMM multimission frigate for Royal Moroccan Navy

2013/04/18 DCNS

FREMM Maroc, PDV Mer, avril 2013 _copyrightéeThe FREMM frigate built for the Royal Moroccan Navy put to sea for the first time on 17 April. This key milestone marks the launch of sea trials, which will be conducted over the next few weeks off the Brittany coast. The ship will be delivered to the Royal Moroccan Navy at the end of this year, in accordance with the contract schedule.

During this first period at sea, the crew made up of French Navy personnel, customer representatives and DCNS employees will focus primarily on the performance of the ship’s propulsion system and navigation system. The exceptional seakeeping qualities of the FREMM frigates have already been demonstrated by the first-of-class Aquitaine, delivered to the French Navy in November 2012.

“This milestone is the culmination of a remarkable team effort by DCNS, our partners and suppliers, the trials crew and customer representatives,” said Anne Bianchi, director of FREMM frigate programmes at DCNS. “The FREMM frigates are designed and built by DCNS to meet the needs of many navies around the world, as demonstrated by this first export sale to Morocco. They are among the most technologically advanced and competitively priced vessels on the world market, and are inherently versatile to provide a response to all types of threats. They offer a range of innovative features and unparalleled levels of interoperability and operational readiness.”

The teams on board will work day and night to conduct a series of tests at a sustained pace. The first three days of the campaign, known as the ‘familiarisation’ phase, will be used to test the vessel’s safety systems and equipment, including fire-fighting, flood control and emergency response systems and evacuation procedures as well as manoeuvrability and mooring performance.

The second phase will focus on the propulsion system. The FREMM’s high-performance hybrid CODLOG (COmbined Diesel eLectric Or Gas) power package combines electric motors for low-speed silent-mode propulsion and a gas turbine for high-speed mechanical propulsion, with a maximum speed in excess of 27 knots.

In addition, the DCNS teams will also test the ship’s navigation systems (log, position, heading) and its inertial platforms for precise positioning anywhere in the world.

In the next few weeks, over 150 people, including 60 French Navy personnel, will spend time on this second FREMM frigate. To save the ship returning to port, people will be ferried out and back on a daily basis

On completing these preliminary trials, the frigate will return to DCNS’s Lorient shipyard for several days of quayside work. A few weeks later, it will put to sea for a second campaign of trials focusing on the combat system.

Royal Moroccan Navy crew training underway

While these first sea trials are taking place, some of the Royal Moroccan Navy personnel who will crew the new vessel are beginning simulator-based training at DCNS’s Lorient facility to familiarise themselves with the vessel and its systems. This training programme will be ramped up over the next few months as further members of the future crew arrive.

FREMM, a major programme for DCNS and its partners

The FREMM programme includes 12 ships, 11 for the French Navy and one for the Royal Moroccan Navy

In November 2012, DCNS successfully delivered the FREMM frigate Aquitaine, the first-in-class of the new FREMM multimission frigates.

The second vessel of the programme will be delivered to the Royal Moroccan Navy before the end of 2013, in line with contractual agreements, and will be named Mohammed VI.

Four other FREMM multimission frigates are at various stages of completion at DCNS’s Lorient shipyard: 4

- Normandie, the third in the series, will begin sea trials at the end of the year and will be delivered to the French Navy in 2014. - Provence is now fully built and will be floated out of the building dock in the fourth quarter of 2013. - The fifth and sixth of the series are under construction.

FREMM technical data

The FREMM frigates are heavily armed warships built under DCNS prime contractorship to carry state-of-the-art weapons and systems including the Herakles multifunction radar, MdCN cruise missiles, Aster anti-air missiles, Exocet MM40 anti-ship missiles and MU90 torpedoes.

• Length overall: 142 metres

• Beam: 20 metres

• Displacement (approx.): 6,000 tonnes

• Max. speed: 27 knots

• Complement: 108 (including helicopter crew)

• Accommodation: 145 men and women

• Range: 6,000 nm (at 15 knots)

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 16:10
DCNS débute les essais en mer de la FREMM destinée à la Marine Royale du Maroc

18/04/2013 DCNSGroup

FREMM Maroc, PDV Mer, avril 2013 _copyrightée_(13)La FREMM destinée à la Marine Royale du Maroc vient d’effectuer le 17 avril sa première sortie à la mer. Cet événement constitue le coup d’envoi des essais en mer qui se dérouleront au cours des prochaines semaines au large des côtes bretonnes. La livraison du navire interviendra à la fin de l’année.

Lors de cette première sortie à la mer, l’équipage, composé de membres de la Marine nationale, de représentants du client et de collaborateurs de DCNS, a pour principal objectif de tester les performances de la propulsion et du système de navigation du navire. Les hautes qualités nautiques des FREMM ont déjà été démontrées par l’Aquitaine, première frégate de la série, livrée en novembre dernier à la Marine nationale.

« Le franchissement de ce jalon industriel est le fruit d’un remarquable effort collectif qui a réuni autour d’un même but les équipes de DCNS, celles de ses partenaires et fournisseurs ainsi que l’équipage de conduite et les représentants du client », indique Anne Bianchi, directrice des programmes FREMM. « Ces navires, conçus et construits par DCNS, sont capables de répondre aux attentes de très nombreuses marines ainsi que le démontre le premier contrat FREMM de DCNS au Maroc. Ce sont les navires les plus avancés technologiquement et les plus compétitifs du marché. Polyvalentes, les FREMM peuvent répondre à tous les types de menaces. Innovantes, elles offrent une interopérabilité et un niveau de disponibilité inégalés. »

De jour comme de nuit, l’ensemble de l’équipage va enchaîner les différents essais en mer, et ce à un rythme soutenu. Durant les trois prochains jours sera ainsi menée la phase dite « d’appropriation » au cours de laquelle les équipes à bord procèderont à la vérification du bon fonctionnement de toutes les installations et dispositions de sécurité, telles que la lutte contre les sinistres (incendie et voie d’eau), l’évacuation du navire, la manœuvrabilité ou encore la tenue au mouillage.

Dans un second temps, les essais se concentreront sur la propulsion et notamment sur le système hybride CODLOG (COmbined Diesel eLectric Or Gas). Très performant, ce système propulsif permet aux FREMM d’évoluer silencieusement à basse vitesse – grâce aux moteurs électriques – ou d’atteindre une vitesse supérieure à 27 nœuds grâce à la turbine à gaz du navire.

En complément des essais de propulsion, les équipes DCNS procéderont aux vérifications des systèmes de navigation (calculs de vitesse, position, cap) ou encore des centrales inertielles qui permettent un positionnement très précis du navire où qu’il soit sur les océans.

Au cours de ces prochaines semaines, ce sont plus de 150 femmes et hommes, dont soixante membres de la Marine nationale, qui sont amenés à évoluer à bord de la deuxième FREMM. Un bateau-taxi assurera quotidiennement la navette jusqu’au navire pour la relève des équipes.

Une fois cette première phase d’essais achevée, la frégate regagnera pour quelques jours le quai du site DCNS de Lorient. Dans les prochaines semaines, une nouvelle campagne d’essais débutera, cette fois-ci axée sur le système de combat.

A noter qu’en parallèle de cette première sortie à la mer, une partie du futur équipage de la Marine Royale du Maroc a entamé au sein du site DCNS de Lorient une formation sur simulateur afin de bien s’approprier les systèmes de conduite des frégates FREMM. Cette démarche de formation va monter en puissance, avec l’arrivée dans les prochains mois de nouveaux membres du futur équipage.

Le programme FREMM : un programme majeur pour DCNS et ses partenaires.

Pour DCNS, le programme FREMM représente douze unités, soit onze pour la Marine Nationale et une pour la Marine Royale Marocaine.

Pour rappel, en novembre 2012, DCNS a livré avec succès la FREMM Aquitaine, première unité de la série des frégates multimissions FREMM.

La deuxième unité du programme sera livrée à la Marine Royale du Maroc avant la fin de l’année 2013, conformément aux accords contractuels. Le navire arborera alors son nom définitif : FREMM Mohammed VI.

DCNS mène actuellement à Lorient la construction de quatre autres frégates multimissions FREMM, à différents stades d’avancement :

- la FREMM Normandie, troisième unité de la série, effectuera ses premiers essais en mer à la fin de l’année, et sera livrée à la Marine nationale en 2014

– la FREMM Provence, actuellement assemblée en forme de construction, sera mise à flot au dernier trimestre 2013.

– les cinquième et sixième frégates de la série sont en cours d’assemblage.

Caractéristiques techniques des FREMM

Fortement armés, les frégates FREMM mettent en œuvre, sous maîtrise d’œuvre DCNS, les systèmes d’armes et équipements les plus performants, tels que le radar multifonction Héraclès, le Missile de Croisière Naval, les missiles Aster et Exocet MM 40 ou encore les torpilles MU 90.

• Longueur hors tout : 142 mètres

• Largeur : 20 mètres

• Déplacement : 6 000 tonnes

• Vitesse maximale : 27 nœuds

• Mise en œuvre : 108 personnes (détachement hélicoptère inclus)

• Capacité de logement : 145 hommes et femmes

• Autonomie : 6 000 nautiques à 15 nœuds

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 13:50

Scorpene source DCNS

 

30/01/2013, Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Norvège souhaite renouveler sa flotte de sous-marins. les groupes allemand TKMS, français DCNS et espagnol Navantia devraient être les favoris de cette future compétition, qui aura des conséquences sur une éventuelle consolidation industrielle.

 

Ce sera l'une des compétitions clé pour l'industrie navale dans le domaine des sous-marins. Elle pourrait effectivement donner un avantage dans le cadre d'une éventuelle future consolidation des chantiers navals en Europe... attendue depruis une dizaine d'années. Une bagarre qui aura pour cadre les eaux glacées de la Norvège, qui a lancé à la fin de l'année dernière une demande d'information (RFI) pour le renouvellement de sa flotte de sous-marins allemands construits par le groupe TKMS au début des années 80. Objectif, acquérir à terme entre quatre et six sous-marins pour remplacer ceux de la classe ULA. En attendant le lancement d'un appel d'offre international vraisemblablement en 2014, trois groupes favoris se détachent : l'allemand TKMS, avec son partenaire suédois Kockums, le français DCNS et l'espagnol Navantia. TKMS devrait proposer l'U214, voire l'A26 de sa filiale suédoise. DCNS devrait concourrir avec le Scorpène tandis que Navantia proposera le S80 avec son système de combat de l'américain Lockheed martin.

 

TKMS, DCNS et Navantia ont des références en Norvège

 

"Les trois groupes ont de références en Norvège mais TKMS joue pratiquement à domicile avec sa flotte de sous-marins en service dans la Marine royale norvégienne", explique un bon connaisseur des affaires de la défense. TKMS a une longueur d'avance puisque non seulement il a vendu les sous-marins de la classe ULA mais il les entretient. D'où une certaine proximité avec l'état-major de la marine norvégienne. Mais DCNS et Navantia ont leurs cartes à jouer. Le groupe naval tricolore a pleinement réussi son premier test avec la marine norvégienne. Il a livré en novembre dernier à la Marine royale norvégienne le cinquième patrouilleur rapide P965-Gnist. Le programme Skjold est piloté par le consortium du même nom (Skjold), regroupant DCNS qui intervient en qualité de co-fournisseur et d'autorité de conception du système de combat, et deux contractants locaux, le chantier naval UMOE Mandal et la société Kongsberg Defence & Aerospace. Le groupe tricolore aspire à passer à la vitesse supérieure. Pour sa part, Navantia a mené à bien le programme des cinq frégates norvégiennes du type F310, notifié en 2000.

 

Le système d'armes, juge de paix

 

L'une des clés de cette future compétition sera le système d'armes. Si DCNS dispose d'un bon missile anti-navire l'Exocet SM39, il pourrait proposer le Scalp naval à condition d'effectuer de (couteux ?) travaux d'intégration sur le Scorpène. TKMS et Navantia proposeront le missile anti-navire américain Harpoon. Mais Oslo pourrait demander d'intégrer dans les offres le missile anti-navire local Naval Strike Missile (NSM) d'une portée de 200 km en vue de favoriser son industriel Kongsberg, qui a développé ce missile en partenariat avec EADS. "L'intégration du missile sera l'un des fils d'Ariane de cette compétition", estime-t-on.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 17:55

La-fregate-Normandie-en-achevement-a-flot-sur-le-site-DC.JPG

La frégate Normandie en achèvement à flot sur le site

DCNS de Lorient crédits : DCNS

 

17/01/2013 Mer et Marine

 

A quelques mois de sa première navigation, la Normandie, troisième frégate multi-missions (FREMM) et seconde unité de ce type réalisée pour la Marine nationale, prend sa forme définitive. Après sa mise à flot le 18 octobre sur le site DCNS de Lorient, le bâtiment a reçu il y a quelques semaines sa mâture. En achèvement à quai, la Normandie doit débuter ses essais en mer au second semestre 2013, en vue d’une admission au service actif l’année suivante au sein de la flotte française. Elle y rejoindra l’Aquitaine, que DCNS a livrée en décembre à la marine et qui va débuter son premier déploiement de longue durée de la cadre de la phase de vérification des capacités militaires, préalable à son admission au service actif, prévue fin 2013.

 

Longues de 142 mètres pour un déplacement de 6000 tonnes en charge, ces frégates sont conçues pour mettre en œuvre 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3, 16 missiles de croisière Scalp Naval (MdCN), 16 missiles surface-air Aster 15, une tourelle de 76mm, deux canons télé-opérés de 20mm, des mitrailleuses, des torpilles MU90 et un hélicoptère NH90 (Caïman Marine).

 

En tout 9 FREMM ont été commandées pour les besoins de la Marine nationale. Deux autres bâtiments supplémentaires s’y ajouteront, cette version dérivée, appelée FREDA, étant optimisée pour la défense aérienne. Une FREMM a, par ailleurs, été commandée par le Maroc. Il s'agit du futur Mohammed VI, seconde frégate de la série dans le planning de DCNS, entre l'Aquitaine et la Normandie.

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 08:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/garde-d-honneur-de-la-fremm-aquitaine-a-brest-c-a.monot_marine_nationale/2112999-1-fre-FR/garde-d-honneur-de-la-fremm-aquitaine-a-brest-c-a.monot_marine_nationale.jpg

Garde d'honneur de la FREMM Aquitaine à Brest

 

18/12/2012 Marine nationale

 

Au terme de trois semaines de stage de mise en condition opérationnelle (MECO), la frégate européenne multi-missions Aquitaine a rejoint Brest le jeudi 13 décembre 2012 et a achevé avec succès la qualification opérationnelle de son équipage (capacité des marins à conduire des opérations militaires à la mer).

 

Afin de saluer cette première étape opérationnelle (dissociée d’une période d’essais à la mer) et de solenniser l’arrivée de l’Aquitaine dans son nouveau port base brestois, des bateaux-pompes et une garde d’honneur arborant l’ensemble des fanions des bâtiments de combat brestois non déployés attendaient l’Aquitaine et ses marins sur le quai.

 

En visite à Brest le lundi 17 décembre, le vice-amiral d’escadre Stéphane Verwaerde, major général de la Marine, s’est rendu à bord de la FREMM Aquitaine où il a félicité et remis le témoignage de satisfaction du chef d'état-major de la Marine à l’ensemble de l’équipage «pour son excellence, sa grande capacité d’adaptation ainsi que sa pugnacité, ayant permis de relever le défi des essais à la mer et de la période d’entraînement».

 

Peu de temps après la réception de l’Aquitaine par la Marine nationale, ce stage MECO concrétise la toute première activité d’entraînement et de préparation au combat d’un équipage de FREMM. Il marque une première étape symbolique dans l’histoire de cette frégate de nouvelle génération. «Ce stage MECO est la première étape vers l’appropriation et la parfaite maîtrise de ce nouveau navire» a ajouté le VAE Verwaerde.

 

Mené en coopération avec l’Italie, le programme FREMM vise à renouveler la composante frégate de la Marine nationale avec 11 bâtiments qui constitueront l’ossature de la flotte de surface. Futurs vecteurs de projection de puissance, les FREMM seront les premières frégates européennes à mettre en œuvre des missiles de croisière naval (MDCN).

 

D’un déplacement de 6000 tonnes pour une longueur de 142 m, pouvant atteindre une vitesse de 27 nœuds, les FREMM disposent d’un large éventail d’armements: missiles mer-mer 40 Exocet, missiles antiaériens Aster, torpilles MU90. Sur un total de 11 unités, 9 frégates réaliseront des missions de lutte anti-sous-marine et 2 seront dédiées à la défense anti-aérienne. Toutes les FREMM de la Marine nationale pourront mettre en œuvre l’hélicoptère NH90 Caïman.

 

Les frégates multi-missions portent le nom d’une région française: après l’Aquitaine, la FREMM Normandie a été mise à l’eau le 18 octobre 2012 à Lorient.

 

La frégate Aquitaine effectuera son déploiement de «vérification des capacités militaires» (VCM) durant l’année 2013. Cette étape sera essentielle dans le processus d’admission au service actif.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/arrivee-de-la-fremm-aquitaine-a-brest-le-13-decembre-2012-c-a.monot_marine_nationale/2112994-1-fre-FR/arrivee-de-la-fremm-aquitaine-a-brest-le-13-decembre-2012-c-a.monot_marine_nationale.jpg

Arrivée de la FREMM Aquitaine à Brest le 13 décembre 2012

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 08:45

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01 Décembre 2012 Par Marine & Océans

 

L'inauguration, le 28 novembre dernier, de la plateforme d'intégration du système de combat du sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) Suffren - première unité de la nouvelle série de SNA de type Barracuda destinée à remplacer entre 2017 et 2027 les SNA de type Rubis "en version Amethyste" actuellement en service dans la marine nationale française - marque l'avancement de ce programme très important pour la Marine qui prévoit la construction de six nouveaux batiments dotés notamment du missile de croisière naval (MdCN).

 

Le système de combat est le centre nerveux du sous-marin. Il engendre toutes les actions de contrôle/commande destinées à la mise en œuvre des armes en temps réel. Cette inauguration marque le passage de la phase de conception à celle de l'intégration fonctionnelle, c'est-à-dire à l'assemblage de l'ensemble des matériels et logiciels du système de combat sur une plateforme à terre. Celle-ci va permettre, pendant les trois ans à venir, de tester et de vérifier l'ensemble des fonctionnalités du système de combat avant leur embarquement sur le sous-marin. Cette mise au point sur plateforme à terre par les équipes de DCNS constitue un gain de temps précieux lors de l'intégration sur le sous-marin, limitant ensuite la durée des essais à bord.

 

Le système de combat des SNA Barracuda bénéficie de nombreuses innovations : une détection sous-marine issue des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), un mât optronique remplaçant les périscopes classiques (optiques), une capacité d'emport d'armes doublée par rapport aux SNA de type Rubis, un CMS (Combat Management System) intégrant l'ensemble des capacités de veille au- dessus et au-dessous de la surface de la mer.

 

Les Barracuda assureront des missions aussi différentes que la collecte du renseignement, les opérations spéciales (avec déploiement de commandos), la lutte contre les navires de surface et la lutte anti-sous-marine, les frappes en direction de la terre, ainsi que la participation à des opérations interarmées, chaque fois que son interopérabilité et ses capacités associées (discrétion des communications, liaisons de données tactiques, etc.) seront requises. Outre le missile de croisère naval, le Barracuda aura la capacité de mettre en œuvre les futures torpilles lourdes F21 et les missiles antinavires SM39.

 

La Direction générale de l'armement (DGA) a notifié, en décembre 2006, le marché global de réalisation du programme Barracuda à DCNS, maître d'œuvre d'ensemble du navire, et à AREVA TA, maître d'œuvre de la chaufferie nucléaire embarquée. La tranche ferme du marché porte sur le développement et la réalisation du Suffren, le premier sous-marin de la série de six. Le contrat comprend également le maintien en condition opérationnelle des sous-marins dans leurs premières années de service. Les deux tranches conditionnelles affermies par la DGA, en 2009 et 2011, portent sur la réalisation des deuxième et troisième de la série, le Duguay-Trouin et le Tourville.

 

Le programme Barracuda, l'un des plus importants pour le renouvellement des forces navales françaises, occupe une place majeure dans le plan industriel de DCNS. Il devrait mobiliser les équipes et les moyens industriels du groupe jusqu'en 2027.

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 18:32

vue-d-artiste-du-sna-barracuda-credit-marine-nationale

 

03/12/2012 DCNS

 

Plus d’une centaine de personnes (DCNS, Direction générale de l’armement, Marine nationale, et partenaires) étaient présentes, le mercredi 28 novembre, sur la base navale de Toulon pour l’inauguration de la plateforme d’intégration du système de combat du Suffren, premier sous- marin nucléaire d’attaque (SNA) de la série des Barracuda. Le système de combat est le centre nerveux du sous-marin. Il engendre toutes les actions de contrôle/commande destinées à la mise en œuvre des armes en temps réel.

 

Cette inauguration marque le passage de la phase de conception du système de combat à celle de l’intégration fonctionnelle, c’est-à-dire à l’assemblage de l’ensemble des matériels et logiciels du système de combat sur une plateforme à terre.

 

Celle-ci va permettre pendant les trois ans à venir de tester et vérifier l’ensemble des fonctionnalités du système de combat avant leur embarquement sur le sous-marin.

 

Cette mise au point sur plateforme à terre par les équipes de DCNS est un gain de temps précieux lors de l’intégration sur le sous-marin, limitant ensuite la durée des essais à bord.

 

Le système de combat des SNA Barracuda bénéficie de nombreuses innovations : une détection sous-marine issue des sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE), un mât optronique remplaçant les périscopes classiques (optiques), une capacité d’emport d’armes doublée par rapport aux SNA de type Rubis, un CMS (Combat Management System) intégrant l’ensemble des capacités de veille au dessus et au dessous de la surface de la mer.

 

Les sous-marins Barracuda sont destinés à succéder entre 2017 et 2027 aux sous-marins du type « Rubis en version Améthyste » actuellement en service. Les capacités de mission du Barracuda couvriront la collecte du renseignement, les opérations spéciales (avec déploiement de commandos et forces spéciales), la lutte contre les navires de surface et la lutte anti-sous-marine, les frappes en direction de la terre, ainsi que la participation à des opérations interarmées, chaque fois que son interopérabilité et ses capacités associées (discrétion des communications, liaisons de données tactiques, etc.) seront requises. Le Barracuda aura la capacité de mettre en œuvre plusieurs types d‘armes : futures torpilles lourdes F21, missiles antinavires SM39 et Missile de Croisière Naval (MdCN).

 

Le programme Barracuda, l’un des plus importants qui soient pour le renouvellement des forces navales françaises, occupe une place majeure dans le plan industriel du Groupe. Il devrait mobiliser les équipes et les moyens industriels de DCNS jusqu’en 2027.

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a notifié en décembre 2006 le marché global de réalisation du programme Barracuda à DCNS, maître d’œuvre d’ensemble du navire, et à AREVA TA, maître d’œuvre de la chaufferie nucléaire embarquée. La tranche ferme du marché porte sur le développement et la réalisation du premier sous-marin de la série de six, le Suffren. Le contrat comprend également le maintien en condition opérationnelle des sous-marins dans leurs premières années de service. Les deux tranches conditionnelles affermies par la DGA en 2009 et 2011 portent sur la réalisation des deuxième et troisième de série, le Duguay-Trouin et le Tourville.

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 13:05

vue-d-artiste-du-sna-barracuda-credit-marine-nationale

 

1er décembre 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Plus de 100 personnes, employés de DCNS ou représentants de la DGA, de la marine nationale ou des partenaires, ont assisté mercredi 28 sur la base navale de Toulon, à l’inauguration du centre d’intégration à terre du système de combat des sous-marins Barracuda, dont le premier exemplaire est destiné au Suffren.

 

Le système de combat est le centre nerveux du sous-marin. Il gère toutes les fonctions de commandement et de contrôle, recevant et traitant en temps réel des informations de tous les senseurs et de toutes les armes.

 

La cérémonie marquait le passage de la phase de conception du système de combat à celle de l’intégration fonctionnelle, c’est-à-dire l’assemblage des composants matériels et logiciels dans un centre d’intégration à terre.

 

Au cours des 3 prochaines années, le centre permettra de tester et vérifier chaque fonction du système de combat, chaque mode de fonctionnement, en préparation de son intégration correcte à bord du sous-marin.

 

Les tests et vérifications effectuées à terre par les équipes de DCNS grâce à ce centre, permettent de gagner un temps précieux lorsque vient l’étape de l’intégration à bord. La campagne d’essai à bord est donc significativement plus courte.

 

Le système de combat destiné aux sous-marins Barracuda combine un système sonar basé sur celui utilisé à bord des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins type Le Triomphant, un mât optronique remplaçant les périscopes traditionnels, un système d’armes dont la capacité d’emport est le double de celle des SNA type Rubis actuels et un système de gestion de combat intégrant les capacités de tous les senseurs du sous-marin.

 

Les sous-marins type Barracuda seront équipés de torpilles lourdes type F21, de missiles anti-navires SM39 et du missile de croisière naval MdCN.

 

Référence :Navy Recognition (Etats-Unis)

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 08:57

BPC-Dixmude-photo-Bruxelles2---NGV.jpg

 

nov 30, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2 à Toulon)

 

J’ai pu découvrir aujourd’hui le Dixmude, le troisième BPC (bâtiment de projection et de commandement) mis en service par la Marine nationale. Un « formidable couteau suisse » comme se plaisent à le souligner les marins fiers de leur bateau tout neuf. Et effectivement, il y a de quoi être séduit.

 

Imposant

 

Long de presque 200 mètres, large de 32 mètres, un BPC reste imposant à quai avec ses ponts superposés. Et son autonomie – 11.000 miles (20.000 km) – lui permet de parcourir différentes missions. La vitesse maximum 18 noeuds est plus que convenable.

Dans ses entrailles, peuvent se loger 16 hélicoptères. Et sur le pont, 6 emplacements sont réservés pour permettre l’atterrissage d’hélicoptères, d’attaque (Caracal, Tigre…) ou de transport (Puma, NH90…) et de 2 autres hélicoptères plus légers (type Gazelle). Un Etat-major de 150 personnes – voire plus – peut prendre place avec les différents standards de connectique en usage au niveau national comme de l’OTAN. Durant l’opération Harmattan en Libye, il a pouvait ainsi parcourir en une nuit une bonne partie de la côte libyenne.

 

 

Un hôpital de bord, avec 2 salles de chirurgie, radio de bord, voire scanner, et une soixantaine de lits. Au besoin il peut être complété par l’arrivée d’éléments chirurgicaux ou de modules médicaux supplémentaires. Un radier permettant l’accueil de plusieurs chalands de débarquement : — 4 s’il s’agit des anciens CTM (chalands de transport de matériel) ou 2 pour les plus modernes EDA-R (Engins de débarquement amphibies rapide) — qui assurent la capacité amphibie du navire. Cela peut paraître facile, a priori. Mais l’arrivée de ces navires dans le navire requiert un certain savoir-faire. Pour « garer » l’EDA-R il n’y a que 40 cms de chaque coté. Avec un peu de houle, et l’effet spécifique des vagues dans le radier, la dextérité et le sang-froid sont requis…

 

 

L'EDA-R a l'entrée dans le radier du Dixmude. Un système de balasts permet de vider l'eau ou de le remplir

Son principal atout reste cependant dans son hangar qui peut se prêter à différents emplois. Au gré des missions, il sert de parking pour le transport de véhicules (80 en tout) ; peut se transformer en hall d’accueil pour l’évacuation de ressortissants (1500 sur une courte durée, 500 si la traversée est plus longue qu’une ou deux journées) avec l’installation de lits picots au besoin ; voire permettre l’extension des salles d’Etat-Major ou de l’hopital de bord, etc. Les salles elles-mêmes sont reconfigurables au besoin à l’aide de cloisons amovibles. Bref le navire s’adapte au gré des circonstances et des missions. Ce qui le rend particulièrement adapté à toutes sortes de missions : évacuation de ressortissants (Liban 2006), secours en cas de catastrophes (Haiti), commandement d’une opération maritime, base d’hélicoptères (Harmattan), transport de troupes et moyens de débarquement, formation (mission Jeanne D’arc) etc.

 

 

Ses couloirs assez larges permettent à de nombreuses personnes de se croiser sans se gêner comme aux brancards de passer. Sa structure de vie est plutôt confortable, pour un navire de guerre. Il n’est pas trop étonnant que les Russes aient été séduits. La raison du succès de cette tient aussi à son mode de conception. Au niveau opérationnel, « il a été conçu par une équipe mixte de marins et de terriens » ; certains détails ont ainsi été étudiés pour permettre l’accueil des troupes, comme ces tiroirs sous les lits permettant d’accueillir les armes personnelles (type Famas).

 

Au niveau industriel, sa conception et sa construction ont été empruntées aux navires civils : notamment la construction par zones et l’assemblage. Ce qui a permis d’avoir un coût relativement modique pour ce type de navires : 400 millions d’euros environ pour les premiers (Mistral entré en service en 2006 et Tonnerre mis en service en 2007), 550 millions d’euros environ pour le Dixmude (entré en service en 2012, doté d’une autre motorisation et de différents aménagements supplémentaires). Revers de la médaille, il n’est pas autoprotégé. Et en zone de crise, a besoin d’être accompagné par des frégates (anti-aériennes ou/et anti-sous-marines…). Seuls deux canons de bord permettent de lutter contre des menaces asymétriques, pas de faire de la guerre navale. Ce n’est d’ailleurs pas son rôle.

Commentaire : Ce type d’équipements très modulaire, adapté à toute une série de conflits actuels ou de menaces futures paraît très bien adapté à la nouvelle donne stratégique. Sans doute mieux que certains autres équipements. On peut même se dire qu’à terme, ce type de bateau pourrait remplacer un porte-avions, si l’utilisation des drones continue à se développer et se perfectionner (nb : certains experts diront sans doute, à plus ou moins juste titre. Mais ce n’est pas du tout la même chose. Simplement, projetons-nous dans 10 ou 20 ans,… ).

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 17:35

http://www.meretmarine.com/sites/default/files/new_objets_drupal/20121127004111_p3.jpg

Patrouilleur du type MOPV 60 développé par Piriou

 

27/11/2012 Mer et marine

 

Créer un leader mondial sur le segment des patrouilleurs. C’est l’objectif de DCNS et Piriou, qui vont  constituer une société commune pour pénétrer ce marché en fort développement. Le projet, qui sera présenté ce matin lors des Comités d’Entreprise des deux groupes, porte sur la création d’une filiale chargée de commercialiser et de réaliser des bâtiments de moins de 95 mètres construits aux normes civiles. Piriou détiendrait la majoritaire du capital mais l’entreprise serait codirigée par les deux partenaires, l’accord de chacun étant indispensable pour chaque décision stratégique, qu’elle soit industrielle ou commerciale. Alors que La Tribune a porté hier ce dossier, dont on parle depuis plusieurs mois en coulisses, sur la place publique, le rapprochement de Piriou et DCNS constitue un développement très logique pour les deux industriels français, qui se refusent pour le moment à commenter ce projet, en attendant qu’il soit présenté à leurs CE respectifs.

 

Le patrouilleur L'Adroit, du type Gowind OPV (© DCNS)

 

DCNS novice sur les navires aux normes civiles

 

Alors, pourquoi un tel rapprochement ? Les deux entreprises sont, en fait, très complémentaires. Leader européen du naval militaire, DCNS cherche à se développer sur le segment des patrouilleurs hauturiers, les fameux OPV (Offshore Patrol Vessel). A ce titre, le groupe a développé un design d’OPV au sein de sa ligne Gowind, qui a donné naissance à L’Adroit. Correspondant à l’entrée de gamme (Gowind OPV) de cette famille, ce bâtiment de 87 mètres, conçu aux normes civiles, a été réalisé sur fonds propres par DCNS et mis à la disposition de la Marine nationale pour trois ans (2012 – 2015) afin d’éprouver le concept à la mer, de l’améliorer et, au passage, de s’en servir de vitrine flottante.  Car, si l’industriel français n’a plus à faire ses preuves dans le domaine des grands bâtiments de combat, les performances de ses produits, frégates et sous-marins par exemple, étant mondialement reconnues, il en va autrement pour les bateaux peu complexes. C’est un marché nouveau pour DCNS, qui développe des designs intéressants, mais dont les moyens industriels ne sont pas forcement les plus optimisés pour réaliser de telles unités. Ainsi, même si L’Adroit a bénéficié d’un chantier dédié à Lorient, permettant de  réduire significativement les coûts sur certains postes, DCNS manque encore de compétitivité sur les bateaux non militaires par rapport aux chantiers civils qui, confrontés à une concurrence exacerbée depuis longtemps, sont allés plus loin dans la compression des coûts et des délais.

 

Le design de patrouilleur hauturier MOPV 80 (© PIRIOU)

 

Piriou veut se diversifier sur le marché des bateaux gris

 

En s’alliant à Piriou, DCNS pourra bénéficier du savoir-faire du constructeur breton, et de son expertise dans le domaine civil. Basé à Concarneau, Piriou s’est remarquablement adapté à l’évolution du marché de la construction navale, adaptant son outil industriel et diversifiantsa clientèle pour compenser la baisse d’activité du secteur de la pêche. Transbordeurs, navires de transport de personnel, offshore, remorqueurs, dragues, thoniers-senneurs et même un très beau navire de voyage, à ranger dans la catégorie des yachts… Piriou réalise aujourd’hui des bateaux très divers et est, en parallèle, parvenu à se développer à l’international. Disposant de chantiers au Vietnam et au Nigéria,  l’industriel s’est  positionné au plus près des marchés porteurs, en Afrique et en Asie, permettant de conquérir des contrats locaux, tout en poursuivant son activité à Concarneau, les bureaux d’études français  bénéficiant au passage des projets engrangés à l’étranger. Récemment, Piriou a également décidé de se lancer sur les bâtiments militaires, un marché sur lequel il débarque après avoir acquis une bonne expérience dans le domaine du maintien en condition opérationnelle (MCO) d’unités de la Marine nationale. Ces contrats lui ont permis de se faire connaître dans ce monde spécifique et d’en appréhender les subtilités. Fort de son expérience dans les navires civils, notamment ceux amenés à durer à la mer, Piriou se positionne désormais sur la construction de patrouilleurs. Fin octobre, à l’occasion d’Euronaval, il a présenté une nouvelle gamme de bateaux gris allant de 25 à 80 mètres, les unités les plus importantes, les MOPV 60 et MOPV 80, s’inspirant des grands navires de services à l’offshore. Dérivé de l’un de ces patrouilleurs, un premier bâtiment de 44 mètres, dédié à la formation maritime (le BFM Almak), est en cours de construction pour une livraison prévue en septembre 2013.

 

Nouvelle gamme de patrouilleurs de Piriou (© PIRIOU)

 

Vue du futur BFM Almak (© PIRIOU)

 

Positionnement en France et à l’international

 

DCNS et Piriou ont donc tout intérêt à se rapprocher pour faire jouer leurs complémentarités. En s’alliant au Concarnois, le premier va pouvoir élargir sa gamme vers de plus petits bâtiments, tout en s’appuyant sur un constructeur très efficient ayant une grande expérience de la navale civile. L’implantation de Piriou en Afrique et en Asie, avec potentiellement de nouveaux chantiers à créer, par exemple au Moyen-Orient, dans la région Asie-Pacifique et en Afrique équatoriale, est également un atout certain. D’autant que, comme son partenaire, DCNS est un habitué des programmes impliquant des transferts de technologie. Quant à Piriou, il va pouvoir bénéficier du « carnet d’adresses » de DCNS et de la force commerciale du groupe en France et à l’étranger afin de placer ses nouveaux produits, en ayant de plus la possibilité de développer de nouveaux designs communs. Alors que de nombreux projets fleurissent aux quatre coins de la planète, la nouvelle société commune, qui doit être opérationnelle en 2013, convoite également le marché français. Elle va, ainsi, pouvoir se positionner sur différents projets des administrations, à commencer par ceux de la Marine nationale, avec les six à huit Bâtiments de soutien et d’assistance hauturiers (BSAH), ainsi que les deux à trois bâtiments multi-missions (BMM), qui seront commandés l’an prochain. DCNS et Piriou seront également alliés dans le cadre du futur programme BATSIMAR (Bâtiments de surveillance et d’intervention maritime), qui pourrait comprendre jusqu’à 18 unités afin de remplacer les avisos et patrouilleurs français actuellement en service.

 

Corvette du type Gowind Combat (© DCNS)

 

DCNS partage les OPV mais garde la main sur les corvettes

 

La nouvelle société commune proposera donc toute une gamme de bâtiments, allant du petit patrouilleur d’intervention pour des services comme les douanes et les forces de police ou de gendarmerie, jusqu’aux grands patrouilleurs destinés aux marines et garde-côtes.  En plus des nouveaux designs dévoilés fin octobre par Piriou, la gamme Gowind OPV, s’appuyant également sur une construction aux normes civiles, sera versée par DCNS à la nouvelle société. Le groupe naval conservera en revanche dans son propre catalogue les corvettes de la gamme Gowind Combat, dont quatre exemplaires vont être réalisés pour la Malaisie. Ces bâtiments sont, en effet, fortement armés et, contrairement aux Gowind OPV, sont comme les frégates conçues aux normes militaires. En dehors des constructions neuves, il conviendra également de voir quelle sera la stratégie des deux partenaires dans le domaine du MCO. Dans un premier temps, chacun devrait garder ses propres marchés mais, à terme, la filiale commune signera sans doute, avec certains clients, des contrats comprenant un package pour la construction de patrouilleurs et leur entretien sur plusieurs années.

 

Le chantier de Lanester (© STX FRANCE - BERNARD BIGER)

 

Vers une reprise de STX Lorient ?

 

Pour les programmes français, mais aussi si cela est possible pour l’export, DCNS et Piriou souhaitent mettre en commun leurs outils industriels dans l’Hexagone, à commencer par les chantiers de Concarneau et Lorient. Concernant le port morbihannais, en plus du site de DCNS, on notera que le groupe réfléchit à une éventuelle reprise de STX Lorient. Cette filiale des chantiers nazairiens, implantée à Lanester, est actuellement en difficulté, son dernier navire ayant été livré le mois dernier. Capable de construire des navires jusqu’à 100 mètres de long, STX Lorient, habitué à travailler en sous-traitance pour son voisin DCNS, pourrait permettre à ce dernier d’accroître ses capacités industrielles. L’éventuelle reprise du chantier de Lanester ne fait, toutefois, pas partie à l’heure actuelle du projet de création de la société commune avec Piriou. « C’est un dossier indépendant », assurent certaines sources.  Reste que si cette acquisition voit le jour, STX Lorient pourrait être amené à travailler sur les programmes décrochés par la coentreprise.  Surtout si DCNS et Piriou remportent les BSAH et BMM, dont la construction dépasserait sans doute les capacités de production des deux partenaires à Concarneau et Lorient. 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 12:55
Défense : DCNS et Piriou veulent devenir les leaders mondiaux de la construction des bâtiments de moins de 95 mètres

L'OPV Gowind "L'Adroit", patrouilleur hauturier destiné à des missions de sauvegarde maritime construit par DCNS

 

27/11/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les deux chantiers navals visent rapidement un chiffre d'affaires d'une centaine de millions d'euros. Ils convoitent notamment les programmes nationaux dédiés à l'action de l'Etat en mer, qui sont en train d'être lancés par le ministère de la Défense.

 

Alors que DCNS et Piriou vont créer une joint-venture en vue de mettre en commun des actifs dédiés à des bâtiments d'entrée de gamme, les deux chantiers naval vont s'attaquer ensemble aux appels d'offre lancés par la France, qui souhaite renouveler une partie de sa flotte de souveraineté. Ils visent notamment les programmes de bâtiments multi-missions (B2M), de bâtiments de souveraineté et d'intervention maritime (Batsimar) et, enfin, de bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers (BSAH). Ils visent également les marchés à l'exportation portant sur les bâtiments de moins de 95 mètres, avec des standards civils et destinés aux gardes-côtes, à la police et gendarmerie, aux douanes... "DCNS et Piriou veulent devenir le leader mondial de la construction des bâtiments de moins de 95 mètres", explique-t-on à "La Tribune". DCNS va ainsi améliorer sa base de coûts en fabriquant des bâtiments aux normes civiles.

 

Cette alliance est complémentaire industrielle avec la création en 2013 d'une joint venture en vue de mettre en commun des actifs dédiés à des bâtiments d'entrée de gamme, que DCNS commercialisera. Nouveau venu dans la construction de bâtiment militaire, Piriou a récemment présenté lors du salon Euronaval toute une gamme de navires multi-missions de la classe OPV (Offshore Patrol Vessel) et M.OPV (Multipurpose Offshore Patrol Vessel) de 25, 35, 50, 60 et 80 mètres. De son côté, DCNS propose son patrouilleur hauturier Gowind type "L'Adroit", qui mesure 87 mètres. Sur le plan commercial, DCNS a également une idée derrière la tête. En vendant un "petit" bâtiment d'entrée de gamme, le groupe naval veut séduire des marines, qu'il n'avait pas comme client jusqu'ici. Et surtout leur proposer des bâtiments plus importants par la suite.

 

Le programme B2M retardé

 

Destinés à opérer dans les territoires d'outre-mer (Polynésie, Nouvelle-Calédonie, Antilles, océan Indien), les B2M, des navires de soutien civils, ont pour objectif de compenser le retrait du service des bâtiments de transport légers (Batral) et des patrouilleurs du type P400. Un programme qui vient d'être retardé en raison des fortes contraintes budgétaires en dépit de leur mission cruciale de surveillance de la zone économique exclusive (ZEE). "On a commandé trois B2M en remplacement - sachant que les Batral, avaient des capacités amphibies, utiles par exemple pour le débarquement de fret humanitaire comme ils l'ont fait à Haïti. Si le contrat est passé l'année prochaine, comme je l'espère, nous pourrons avoir ces navires de soutien en 2015", a récemment expliqué à l'Assemblée nationale le chef d'état-major de la marine, l'amiral Bernard Rogel

 

Le ministère de la Défense tente de "trouver un financement interministériel pour l'acquisition de bâtiments multimissions", a précisé l'amiral Bernard Rogel. Car les B2M seront amenés à remplir des missions très diverses. Le ministère de l'Outre-Mer pourrait ainsi financer une partie de ce programme à hauteur de 20 %, le reste étant à la charge du ministère de la Défense. Selon lui, "on ne peut simultanément considérer la zone économique exclusive comme importante et laisser la situation en l'état". Ces navires, qui sont des bâtiments civils ravitailleurs de plates-formes, auront "un armement léger - au moins en autodéfense - de bâtiments civils", avait-il précisé. Le retard de ce programme n'est pas sans conséquence sur la présence en mer de la marine avec le désarmement de "tous les P 400 - lesquels ne pourront être prolongés - et les Batral, sans les remplacer tout de suite", regrette le chef d'état-major de la marine. D'où un trou capacitaire. "Nous avons déjà redéployé deux patrouilleurs : Le Malin, bateau saisi pour pêche illégale aux Kerguelen que nous avons racheté, vers la Réunion  et l'Arago vers la Polynésie", avait-il expliqué. S'agissant du Malin, ce chalutier a été transformé en garde-côtes

 

L'Adroit de DCNS, les futurs patrouilleurs de haute-mer ?

 

C'est le programme Batsimar qui sera le fer de lance de la surveillance de la ZEE. Compte tenu des contraintes budgétaires, "cette question devra faire l'objet d'une priorité à court terme, avait-il assuré. Mais je ne vais pas demander des FREMM (frégates multimissions, ndlr) pour surveiller la ZEE. Cela étant, on ne peut non plus envoyer n'importe quel bâtiment pour faire de la surveillance de zone dans la mesure où les pêcheurs illégaux, par exemple, autour de l'île de Clipperton emploient des moyens très rapides". La marine compte sur le patrouilleur hauturier Gowind, L'Adroit, construit par DCNS, qui l'a mis à disposition de la marine pendant trois ans. "J'ai été très intéressé par le partenariat avec DCNS : le bateau est mis à disposition pour trois ans, ce qui nous procure un patrouilleur de haute mer supplémentaire ; nous en profitons, nous, marins, pour affiner notre besoin sur les patrouilleurs de haute-mer (Batsimar)", avait expliqué l'amiral Rogel. Car selon lui, "nous avons des adversaires de mieux en mieux équipés : on ne rattrapera pas un go-fast de trafiquant de drogue avec un patrouilleur de 12 noeuds, sachant qu'il est souvent trop tard quand la drogue est arrivée sur la plage. Il en est de même pour l'immigration illégale : il ne faut pas attendre que les bateaux viennent s'échouer dans les bouches de Bonifacio pour réagir !"

 

Les bâtiments du programme Batsimar vont aussi remplacer certains moyens métropolitains, tels que les bâtiments de surveillance des pêches. "Le redéploiement a donc ses limites", avait constaté le chef d'état-major de la marine. Enfin, la marine souhaite que le Maintien en condition opérationnel (MCO) soit confié au secteur civil, "ce qui permettrait de les faire entretenir partout dans le monde", avait estimé le chef d'état-major de la marine.

 

Vers un partenariat public-privé pour le BSAH ?

 

Partenariat public-privé (PPP) ou acquisition ? Le programme BSAH, qui est inscrit au budget, "pourrait faire l'objet d'un partenariat public-privé. Nous comptons étudier la mise en oeuvre de cette initiative singulière", avait de son côté expliqué le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. La notification de ce PPP est prévue en 2013, avec une contractualisation de service pour une flotte de 8 bâtiments et une durée de 15 ans à partir de 2015. En tout cas, la direction générale de l'armement (DGA) s'oriente vers un PPP. "Nous prévoyons l'acquisition par un contrat de service de bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers pour la marine", avait de son côté expliqué le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon. "Pour les BSAH, deux versions concurrentes étaient prévues : l'une, en PPP, l'autre patrimoniale, avec 8 navires aux normes civiles dont 4 à équipage civil et 4 à équipage militaire, ce qui revenait à reconduire le dispositif actuel avec des bâtiments plus modernes et mieux adaptés", avait enfin expliqué le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud.

 

Le PPP va-t-il décaler la livraison des bâtiments ? Non, avait estimé l'amiral Rogel. "Le PPP ne provoquera, je l'espère, pas de décalage car les sociétés intéressées sont déjà bien informées, mais il ne faut pas, en effet, prendre de retard : nous aurons besoin de ce service en 2015. Leur décalage d'un an nous oblige à affréter plus longtemps et à prolonger quelques bateaux, ce qui a aussi un coût", avait-il expliqué. L'objectif de la marine est d'avoir des navires aux normes civiles, armés par des civils ou des militaires. "Nous achèterons un service sur la période 2015-2030, les bâtiments étant financés et entretenus par l'industriel, qui en livrera 4 à équipage militaire et 4 civils. Ils permettront de faire de la lutte anti-pollution ou des missions d'entraînement", avait expliqué l'amiral Bernard Rogel. En 2008, la marine disposait de sept bâtiments de soutien et d'assistance militaires auxquels s'ajoutaient quatre bâtiments civils affrétés (bâtiments de soutien, d'assistance et de dépollution - BSAD).

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 09:25

fremm-aquitaine-1-c-marine-nationale.jpg

photo Marine Nationale

 

26/11/2012 Michel Cabirol - latribune.fr

 

Selon nos informations, les deux chantiers navals vont créer une joint venture en vue de mettre en commun des actifs dédiés à des bâtiments d'entrée de gamme. Le constructeur des frégates multimissions (Fremm) pourrait également racheter le site de Lorient de STX, en très grande difficulté.

 

Après Renault Trucks Défense, qui a racheté Panhard, c'est au tour de l'industrie navale de prendre l'initiative. Le groupe naval DCNS et le chantier Piriou, basé à Concarneau, vont créer, selon des sources concordantes, une joint venture en vue de mettre en commun des actifs dédiés à des bâtiments d'entrée de gamme, que DCNS commercialisera. Nouveau venu dans la construction de bâtiment militaire, Piriou a récemment présenté lors du salon Euronaval toute une gamme de navires multi-missions de la classe OPV (Offshore Patrol Vessel) et M.OPV (Multipurpose Offshore Patrol Vessel) de 25, 35, 50, 60 et 80 mètres. Soit des bâtiments en dessous de l'entrée de gamme de DCNS avec son patrouilleur hauturier Gowind type "L'Adroit", qui mesure 87 mètres. C'est cette gamme qui intéresse DCNS.

 

STX Lorient dans le giron de DCNS

 

Parallèlement à cette opération, DCNS réfléchirait à reprendre le site de Lorient de STX (120 salariés), en très grande difficulté et qui a livré son dernier bâtiment en octobre. DCNS pourrait venir en aide aux salariés du site du Rohu, à Lanester, près de Lorient, une ville chère au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. DCNS fait déjà travailler des salariés de STX Lorient sur le programme Fremm. Enfin, le groupe naval devrait prendre une décision avant la fin de l'année sur une prise de contrôle du fabricant irlandais d'hydroliennes, OpenHydro, dont il détient déjà 11 % du capital. Objectif, prendre au moins 51 % du capital.

 

Un conseil d'administration prévu début décembre

 

Ces trois sujets seront évoqués dans un premier temps lors d'un comité central d'entreprise (CCE), qui va se tenir en début de semaine. Puis, un conseil d'administration prévu début décembre devrait donner son feu vert à ces trois opérations. Il semblerait acquis que Thales donne son accord à la création de la joint-venture avec Piriou.

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 20:10
Scorpene photo DCNS

Scorpene photo DCNS

 

15/11/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Alors que la Pologne se dirigeait vers une procédure de gré à gré avec l'Allemagne pour l'acquisition de deux sous-marins, elle devrait finalement lancer un appel d'offres international. Le groupe naval tricolore DCNS pourrait y participer.

 

La visite du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à Varsovie le 5 octobre dernier, pourrait bien avoir servi les intérêts du groupe naval DCNS. Alors que la Pologne s'apprêtait à réaliser rapidement une procédure de gré à gré avec l'Allemagne pour l'acquisition de deux sous-marins U-214 du chantier naval allemand HDW, elle reviendrait finalement à son option initiale de lancer un appel d'offres international en bonne et due forme. "On peut raisonnablement penser que cette affaire se transforme en appel d'offres", confirme-t-on à "latribune.fr". Car avant le passage de Jean-Yves Le Drian, les dés polonais semblaient être pipés pour DCNS alors que la Pologne avait lancé il y a deux ans environ une demande d'information (RFI) portant sur l'achat de deux sous-marins. Le ministre pourra même faire une piqûre de rappel ce jeudi avec la présence à Paris des ministres des Affaires étrangères et de la Défense polonais dans le cadre de la rencontre Weimar Plus (France, Allemagne, Pologne, Italie et Espagne) organisée par la France en vue de de relancer l'Europe de la défense.

 

La France propose deux Scorpène

 

Dans le cadre du RFI, Paris proposait la livraison deux sous-marins Scorpène fabriqués par DCNS pour 950 millions d'euros ainsi que des investissements dans les chantiers navals publics polonais aujourd'hui en faillite. Ce que les Polonais ne demandaient même pas aux Allemands. "Nous demandons simplement une compétition équitable dans le cadre d'un appel d'offres raisonnable, expliquait-on à Paris avant le passage de Jean-Yves Le Drian à Varsovie. Nous souhaitons simplement concourir et pourquoi pas briser le tropisme allemand de l'armée polonaise, en particulier de la marine". Pour apaiser les réticences de Paris, Varsovie promettait vaguement de favoriser les Français dans une acquisition de patrouilleurs hauturiers... vers 2020.

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 06:34

DCNS Logo et signature

 

Oct. 23, 2012 - By PIERRE TRAN Defense News

 

PARIS — Chief Executive Patrick Boissier, who comes from a civil shipbuilding background, is pushing DCNS further into a lean manufacturing company, seeking a 30 percent improvement in performance.

 

The company’s championship productivity plan, launched in 2009, seeks a doubling of annual sales, from around 2.5 billion euros ($3.25 billion), within 10 years. As part of its growth strategy, DCNS seeks to win export orders with offers of offshore patrol vessels (OPVs) developed with its own funds, and ocean-going and littoral submarines.

 

Back in the domestic market, DCNS is expected to fight for a share of reduced military spending as the government trims the budget deficit.

 

Q. With talk of the French government delaying orders for the FREMM multimission frigate and Barracuda nuclear attack submarine, do you think the defense budget will help DCNS in offering naval assets?

 

A. There is an extraordinary development of the economy of the sea — transport, information circuits, energy and mineral resources. The sea has become more important in geostrategy, with claims such as in the South China Sea. There is the opening of the Northeast and Northwest Passage, possible opening up of the Arctic for commercial exploitation, and widening of the Panama Canal.

 

All that contributes to what we call the “maritimization of the world.” The [defense] white paper is being written and it’s an occasion to emphasize this maritimization, and to influence the multiyear defense budget law to take account of this importance.

 

The defense budgets are obviously constrained in Europe, they are particularly in France, but I have high hopes the multiyear budget will allow the maintenance of a priority for the means to exploit this wealth.

 

Q. What programs are important?

 

A. There are the programs tied to deterrence, which are ringfenced. There are the Navy’s first rank assets, the carrier group, frigates, nuclear attack submarines, etc. There are two major programs — the FREMM and Barracuda — which go beyond 2020. Then there are the assets for security at sea, and that’s what needs developing today. Some assets are coming to the end of their life. French maritime interests require assets for naval presence, surveillance, anti-drug trafficking, anti-piracy and other missions. So, OPVs or corvettes, surveillance frigates and support vessels.

 

Q. Thales has 35 percent in DCNS as industrial shareholder. Is 35 percent too big, or too little?

 

A. I think this is excellent for various reasons. Thales’ entry into DCNS meant DCNS was no longer a 100 percent state-owned company. That opens new horizons, different ways of doing things, widens the board of directors, brings in people with different vision. Secondly, this ended a domestic competition in naval business and helped create a bigger group, which is one of the leaders in Europe, if not the leader in a number of sectors.

 

Third, the merger allowed a mix of different cultures, [brought] together people with different approaches and allowed the company to go forward.

 

Q. Do you compete with Thales for exports?

 

A. It’s true in certain cases we’ll find ourselves in the same market, that’s inevitable. It’s relatively rare we’re in direct competition. We’re generally in more complex combat systems, like the ones we have onboard FREMM and Horizon frigates, and we have combat systems built for French systems with Thales equipment and MBDA missiles, while Thales Netherlands is generally on smaller vessels, equipped with foreign or American equipment.

 

Q. DCNS is active in exports. Can you give an update on prospects?

 

A. The American market is reserved for American producers. We envisage entering the market through an agreement with an American partner, VT Halter, to make a joint offer for the U.S. Coast Guard OPC [offshore patrol cutter]. We’re offering a frigate hull design derived from a design we have already built. The problem is to find a hull that meets needs expressed by the U.S. Coast Guard, which wants a vessel around 3,500-4,000 tons. We’re at the size of a very large OPV. In certain countries it would be a corvette, in others it would be a frigate. It will be a derivative because what the Americans are interested in is a sea-proven design. It won’t be the FREMM — we have other frigates. It will be just the ship design, with American systems.

 

Q. And other export markets?

 

A. The biggest and fastest-growing market is the rest of the world — excluding China. Southeast Asia, India — which has a very large program — Malaysia, Thailand, Singapore, etc. South America, mainly Brazil. The third zone is the Middle East — large programs in Saudi Arabia, UAE, Qatar, Kuwait and, to a lesser extent, Bahrain and Oman. We have deliberately expanded our product range to cover these countries’ needs. DCNS used to build only well-armed frigates, but we have expanded to the Gowind range, which goes from OPV of the Adroit type to the corvette design we have sold to Malaysia.

 

Malaysia signed a letter of award, which is binding, with the Boustead shipyard, and Boustead has signed a letter of award with us for the design, and we’re helping them with combat systems. The next step is transfer of design and building the ship.

 

In Saudi Arabia, there is modernization of four frigates and two tankers bought under the Sawari I contract. It’s a deal that’s been discussed for some time in Saudi Arabia, and I hope it will be concluded in the near future.

 

India has expressed a need for 24 subs. There are six Scorpenes; there will be others behind. India wants the next program to be much more national than the Scorpene. There is a request for a design. We are in competition with others.

 

Canada is a large potential market because the Canadians have requirements to develop and renew their fleet. They have a frigate program, and also interest in ships of the command and projection type and a potential submarine program.

 

In these three areas, DCNS has responses. We are certainly not the only ones.

 

Q. What happened to talk about dividing up export regions between European companies?

 

A. In subs, the number of programs is so limited, each deal is fiercely contested. Neither DCNS nor HDW can afford to say, “I am not interested in this country.” There aren’t 10 deals a year, it’s more like one every two years. Poland? France has excellent relations. There’s no reason we’ll abandon Poland.

 

The real problem is DCNS and HDW had the main submarine export market, with some Russian subs. That’s over. You have the Turks who are beginning to develop, the Indians might export, and after tomorrow perhaps the Brazilians. Today, the Koreans and Chinese are already present in the market.

 

Q. Have you talked to ThyssenKrupp Marine Systems?

 

A. You can’t just look at Germany. We have different strategic positions [in Europe]. DCNS is vertically integrated in defense; we have some civil but not in ships. We don’t do civil shipbuilding. Design, building, integration of systems, development of systems, support and service. We’re integrated in naval. It’s a strength.

 

The most different is Italian. Fincantieri is a platform maker, which builds ferries, offshore platforms and military. Finmeccanica builds systems and equipment, and also works in aeronautics and space, civil and military. An alliance between DCNS and Fincantieri is only an intersection between the two. And it’s a very small intersection between the two. It’s very difficult to do something like that.

 

Navantia? We worked as partners for a number of years on the Scorpene sub, and our interests diverged and we ended our collaboration two years ago. Now we have good relations with Navantia.

 

Q. DCNS used company money to develop the Gowind Adroit OPV and offered technology transfer for local assembly. Is this the business model for exports?

 

A. There is not one model for exports; there are models adapted to clients’ needs. There are countries which don’t have the means or will to build the ships; there you simply export. Then there are countries, which are increasing in number, which want to build a defense industry and want to use orders to acquire technology. When you sell technology, you create a potential future competitor.

 

Q. How about the growth targets?

 

A. We’re on track with these targets. We launched the program in 2009; since then sales have grown regularly. They’ll grow in 2012.

 

Our capacity to satisfy the client has increased. We’re able to build higher quality ships, we have a bigger range. We’re capable of delivering a product at more competitive prices than before. We can design a product 30 percent cheaper compared to three years ago.

 

On existing programs where the design is frozen, we’re working on production. We’ve halved unit costs with suppliers in some areas. We’re working with suppliers, we’re looking to buy for off shelf rather than design specific.

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 06:30
Le premier BPC russe sera mis à l'eau en septembre 2013

 

23 octobre 2012 rusnavyintelligence.com ( Itar-TASS)

 

A l'occasion du salon Euronaval 2012, STX France a annoncé que le premier BPC russe, le Vladivostok, sera mis à l'eau au mois de septembre 2013.

 

Le chantier naval français doit construire 90% des deux bâtiments commandés par la Russie, puis les acheminer vers la base navale de Toulon où leur construction sera complétée. Actuellement, STX France a produit 10 blocs modulaires pour le premier BPC russe, tandis que la construction du premier bloc du second navire a débuté.

 

Les capacités de production russes sont également sollicitées : récemment, le chantier naval de la Baltique (Saint-Pétersbourg) a mis sur cale un élément de la coque du futur BPC russe Vladivostok. Le chantier avait procédé à la découpe du métal pour la première unité le 1er août dernier ; la découpe de la seconde unité, le Sébastopol, doit débuter au mois de mai 2013.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 07:15

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/mise-a-l-eau-de-la-fremm-normandie/2040465-1-fre-FR/mise-a-l-eau-de-la-fremm-normandie.jpg

photo Marine Nationale

 

22/10/2012 Michel Cabirol - latribune.fr

 

Au moment où s'ouvre lundi le salon Euronaval, l'avenir de DCNS reste en suspens. Avec qui et comment le groupe naval, aujourd'hui en pleine forme, doit-il poursuivre son cap ?

 

Et vogue DCNS... Depuis quelques années, le groupe naval (2,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2011) est devenu l'un des fers de lance de l'industrie de défense française après avoir joliment réussi sa mutation passant d'un arsenal vieillot vers une société compétitive. Aussi bien à l'export où il a réalisé ces dernières années les plus beaux coups de l'industrie tricolore (quatre sous-marins Scorpène au Brésil pour un montant de 6,7 milliards d'euros dont 4,1 milliards pour la France, vente de deux BPC à la Russie, design des Gowind à la Malaisie...) que sur la qualité reconnue de ses matériels (BPC, frégates multimissions Fremm, sous-marins Scorpène....) et ses performances financières. Son carnet de commandes affichait au compteur 14,2 milliards d'euros à la fin du premier semestre 2012 et représentait plus de cinq années d'activité. Il ne faut pas non plus oublier l'audacieuse diversification de DCNS dans les énergies renouvelable et dans le nucléaire, en bonne voie mais qui reste toutefois à confirmer dans la durée.

 

Le programme Fremm confirmé

 

Le nouveau ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, natif de Lorient et qui a grandi à quelques mètres des chantiers de DCNS, ne s'y est pas trompé quand il a confirmé jeudi dans sa ville natale à l'occasion de la mise à l'eau de la deuxième Fremm destinée à la marine nationale (Aquitaine) la poursuite de ce programme emblématique pour DCNS. Le ministre le considère comme "le plus grand programme naval européen" dans un contexte où "l'enjeu maritime est majeur au XXIè siècle". "Au terme du programme, la Marine aura ainsi onze frégates performantes permettant d'assurer une partie significative de ses missions", a-t-il assuré. Ce qui va donner une "visibilité à 10 ans" du site de Lorient, qui emploie quelque 2.000 personnes. En outre, la maritimisation, un sujet très à la mode actuellement,  plaide pour le développement de DCNS "L'enjeu maritime est l'enjeu du XXIe siècle", a estimé Jean-Yves Le Drian. Tout comme tout lBref tout irait dans le meilleur des mondes mais...

 

Deux scénarios pour l'avenir de DCNS

 

Mais DCNS doit, pour continuer à grandir, s'adosser à un industriel ou nouer une alliance stratégique avec un partenaire du secteur. "Les deux scénarios sont sur le bureau de Jean-Yves Le Drian", explique-t-on à "latribune.fr". Le ministre refuse de trancher tant qu'il n'a pas plus de visibilité sur le nom du prochain patron de Thales et sur la recomposition de l'actionnariat du groupe d'électronique, précise-t-on. En tout cas, les deux scénarios passent par la vente par Thales de ses actifs navals à DCNS (Thales Underwater systems et Thales Nederland).

 

Premier scénario, soutenu par DCNS, qui a adressé un courrier à Jean-Yves le Drian. Dans le cadre de la recomposition de l'industrie de défense, DCNS hérite des activités navales de Thales pour devenir un groupe naval majeur en Europe ... avant un rapprochement avec le chantier allemand TKMS après les élections législatives allemandes prévues en septembre ou octobre 2013. DCNS vise la majorité du nouvel ensemble, selon nos informations. Une telle opération sera très compliquée à réaliser au regard des leçons du fiasco du mariage EADS-BAE Systems torpillé par Berlin. "Il y a un tel ressenti contre la France en général, et en particulier contre les groupes détenus par l'Etat français", souligne un observateur. Deuxième scénario, soutenu par Thales. Le groupe d'électronique est d'accord pour céder ses activités navales à DCNS... mais pour mieux se renforcer dans son capital, soit autour de 60 à 70 %. "Thales n'est pas complètement vendeur de ses activités navales", explique-t-on au sein du groupe. Un scénario qui est très dépendant de l'avenir même de Thales...

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 07:50
SMX-26 : Le nouveau concept de sous-marin de poche de DCNS

15.10.2012 par Mer et Marine

 

Un bâtiment de 40 mètres de long et 16 mètres de large, spécialement conçu pour s’approcher au plus près des côtes… Un navire pouvant évoluer dans des fonds d’une quinzaine de mètres seulement, avec des roues déployables pour se poser et demeurer une longue période, à l’affût de sa proie ou en mission de renseignement… C’est le nouveau concept de sous-marin conçu par DCNS. Baptisé SMX-26, il sera dévoilé au salon Euronaval, qui ouvrira ses porte le 22 octobre au parc des expositions du Bourget. Cet étonnant sous-marin, baptisé le « Caïman » par les ingénieurs français, fait partie des nombreuses nouveautés à découvrir dans notre second magazine spécial Forces Naval, qui paraitra le 22 octobre et que vous pouvez commander dès à présent sur Mer et Marine.

 

- Cliquez ici pour en savoir plus sur notre nouveau magazine et le commander en ligne

 

Le SMX-26 (© : DCNS)

Le SMX-26 (© : DCNS)

Le SMX-26 (© : DCNS)

Le SMX-26 (© : DCNS)

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 09:50

2011mbst202 006 059 marine nationale

 

07 September 2012 by Dean Wingrin/defenceWeb

 

The French offshore patrol vessel FNS L’Adroit has arrived in Cape Town, where it will be showcased to the South African Navy, which is seeking new offshore patrol vessels under Project Biro.

 

The DCNS built and funded Gowind class offshore patrol vessel (OPV) was made available to the French Navy as part of DCNS's ambition to win a larger share of the markets for small- and medium-displacement surface ships. L’Adroit arrived in Cape Town on Wednesday.

 

L’Adroit was handed over to the French Navy in October 2011 for a three-year trial period. Commissioned on March 19 this year, she is carrying out a wide variety of naval missions such as anti-piracy patrols, fisheries inspection and protection, anti-drugs operations, environmental protection, humanitarian assistance and search and rescue at sea.

 

By demonstrating L’Adroit’s qualities, DCNS said the French Navy would help it win the coveted ‘sea proven’ seal of approval that international customers seek when reviewing a new design’s innovations and efficiency.

 

The importance to DCNS of the visit to Cape Town is highlighted by the South African Navy’s ambition to acquire several offshore and inshore patrol vessels under Project Biro. These are to be built locally to replace the remaining strike craft and mine hunters.

 

DCNS said its presence in South Africa is part of an ongoing partnership with local shipbuilder Nautic Africa (formerly KND) covering promotion, construction and sales of the Gowind class. “This type of arrangement is key to DCNS’s ability to compete in export markets, and an operational presence in South Africa helps the Group understand the needs of the South African Navy and meet its local shipbuilding requirements,” DCNS said. The company earlier signed a memorandum of understanding cementing the cooperation with Nautic Africa. The two companies are promoting the vessel in South Africa and seven other African countries.

 

“The Gowind is the most technologically advanced of all the vessels proposed for the South African OPV programme,” said James Fisher, CEO of Nautic Africa. “We’re convinced that DCNS is the Navy’s ideal partner in this highly competitive marketplace and that the DCNS OPV is the best platform for naval missions in Africa.”

 

Having completed a general and anti-piracy patrol in the Gulf of Guinea, L’Adroit arrived in Cape Town after completing a 19 day, 4 500 nautical mile patrol from Dakar, Senegal, down the west coast of Africa to the Cape.

 

The oceans around the southern tip of Africa are renowned for their rough conditions and high seas. Any vessel purchased under Project Biro will have to take routinely operate in such conditions and the French saw the opportunity to test the ship during the Cape winter.

 

“We have been at sea for three weeks,” Captain Loïc Guyot, commander of FNS L’Adroit, told defenceWeb, “We had calm seas at first, then very rough ones for two days.”

 

These rough seas included a Sea State of 7 that included waves over six meters in height.

 

“The ship handled very well,” was how Guyot described the conditions. Other members of the crew agreed that the ship fared much better in the conditions to what they expected.

 

Innovations of the new patrol ship include a panoramic bridge offering 360° visibility, a single enclosed mast offering 360° sensor visibility, covert deployment of fast commando boats in less than five minutes, a hangar capable of accommodating a helicopter up to the size of a South African Oryx and full provision for unmanned aerial and surface vehicles (UAVs and USVs).

 

The modular construction of the vessel allows for the adaptation of the ship to various missions, from patrol and anti-piracy to mine warfare and the transportation of freight. The ship can carry two 20 ft containers and still accommodate a helicopter such as the Super Lynx. Should no helicopter capability be required for a particular mission, a maximum of 20 containers can be carried on the aft deck.

 

Apart from showcasing the ship to the South African Navy and strengthening the partnership between DCNS and Nautic Africa, the visit will also maintain the South African Navy’s international contact with the French Navy and provide the opportunity for France and South Africa to share lessons learnt about piracy operations and related Offshore Patrol Vessel missions on a Navy to Navy basis.

 

“During previous stopovers, navies around the world have been impressed by L’Adroit and recognised the operational benefits of the Gowind range,” said Marc Maynard, head of Gowind program department. “We’re looking forward to working with South Africa to meet its requirements for offshore patrol vessels.”

 

With a crew of only 32 officers and ratings, the ship is highly automated. The L’Adroit has been at sea for 80% of the time since October last year and this has required two French Navy crews to be rotated every four months. Thus, the crew are looking forward to some rest and relaxation whilst enhance contact between the French Navy and the local South African community.

 

L’Adroit will be in Cape Town’s Table Bay Harbour from September 5 to 9 before docking at Simon’s Town from September 9 to 11.

 

When she departs Simon’s Town for her return to the Gulf of Guinea, the L’Adroit will undertake exercises with members of the SA Navy onboard.

 

The ship will be open to the public on Saturday morning, 8 September 2012 (09:30 to 11:30) in Cape Town harbour where the public will be afforded the opportunity to go onboard and interact with the crew of FNS L’Adroit.

 

DCNS will also exhibit at Africa Aerospace & Defence from 19 to 23 September at Air Force Base Waterkloof outside Pretoria. The DCNS exhibit will feature the L’Adroit, Gowind Combat, Mistral 140, Polaris mission system and F21 torpedo.

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 07:30
Les Mistral russes n’auront pas d’engins de débarquement

 

4 septembre 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

La marine russe et le constructeur français DCNS ne sont pas parvenus à un accord sur une question importante concernant les BPC de la classe Mistral, a indiqué une source informée de l’industrie russe au journal Izvestiya.

 

Le ministère russe de la défense a rejeté la proposition de DCNS d’équiper les Mistral destinés à la marine russe avec des engins de débarquement.

 

« Les Français proposaient de fournir des engins de débarquement type L-CAT (construits par la CNIM). Cependant, la marine russe a rejeté cette idée sans en expliquer la raison, » indique la source. Selon le service de presse de l’état-major de la marine russe, aucune décision définitive n’a été prise pour l’instant sur la configuration des BPC Mistral.

 

« Les choses changent tous les jours. Actuellement, on en est à la définition du calendrier. Mais son contenu est secret, » a expliqué le porte-parole de la marine.

 

Selon la source, néanmoins, la Russie n’a pas d’autres possibilités que la proposition française. Selon lui, peu avant la signature du contrat des 2 premiers Mistral, le ministère de la défense russe a demandé au constructeur français d’adapter le radier pour pouvoir accueillir les engins de débarquement sur coussin d’air du Projet 12061 Murena, développé par Almaz Central Design Bureau. Cependant, les Murena sont plus larges et plus hauts que les L-CAT et que les LCAC américains et ne peuvent entrer dans le radier des BPC Mistral.

 

« Même si le radier est modifié pour pouvoir accueillir le Murena, sa capacité d’emport serait réduite. Actuellement, il peut accueillir le char de combat T-72, » a expliqué Vladimir Scherbakov, un expert naval.

 

L’ingénieur en chef du bureau d’études Almaz, Konstantin Golubev, a précisé que la conception des Murena ne pouvait pas être modifiée en raison du travail nécessaire. Il a rappelé que la construction des Murena était stoppée. Les 3 derniers exemplaires ont été vendus à la Corée du Sud en 2005-2006, rappellent les Izvestiya.

 

Selon Scherbakov, des engins du Projet 11770 Serna (développés par le bureau d’études Alekseyev) pourraient être utilisés. Le Mistral pourrait en accueillir au moins 2.

 

« Mais il faudrait effectuer des essais sérieux pour éviter les problèmes rencontrés avec les hélicoptères russes à bord du Mistral. Le Ka-27 n’entre pas dans le hangar, et le Ka-52 ne tient pas sur l’ascenseur, » rappelle l’expert.

 

Scherbakov a souligné qu’il reste de nombreuses questions en suspend pour la configuration des Mistral russes. Toutes doivent être évoquées lors de la visite à Paris du vice-ministre russe de la défense, Alexander Sukhorukov, à la fin septembre.

 

Référence : RusNavy (Russie)

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 11:25
La frégate Aquitaine tire sa première torpille

Tir de torpille depuis la frégate Aquitaine

crédits : DCNS

 

02/07/2012MER et MARINE

 

Tête de série du programme des Frégates multi-missions (FREMM), l'Aquitaine poursuit ses essais à la mer. Après avoir démontré en mars la capacité du bâtiment à recevoir un hélicoptère de la classe 10 tonnes, l'occurrence le nouveau Caïman (NH90), les équipes de DCNS, de la Marine nationale et de la Direction Générale de l'Armement (DGA) ont poursuivi ces dernières semaines les essais de différentes capacités du système de combat du navire, parmi lesquelles la direction de lancement de tir de torpille. Une fois les installations à bord validées et des tests à vide des tubes de lancement, le premier tir d'une torpille a été réalisé le 22 juin au large de la Bretagne. Une mise à feu en conditions réelles avec un engin embarquant des capteurs, là où se trouve habituellement la charge des torpilles. Ces capteurs avaient pour but de déterminer différentes données, dont la vitesse d'éjection, l'angle de pénétration dans l'eau, le comportement ou encore la trajectoire de la torpille. L'ensemble a permis de valider la conformité de l'installation.


Premier tir de torpille sur l'Aquitaine (© : MARINE NATIONALE)


Premier tir de torpille sur l'Aquitaine (© : MARINE NATIONALE)


Premier tir de torpille sur l'Aquitaine (© : MARINE NATIONALE)

Assoir les fonctions de lutte ASM du bâtiment

« Le bon déroulement de ce premier tir de torpille constitue une étape importante dans le déroulement du programme : il assoit un peu plus les fonctions de lutte anti-sous-marine du navire et démontre les capacités du système de combat conçu et réalisé par DCNS », explique Vincent Martinot-Lagarde, directeur des programmes FREMM au sein de DCNS. Le groupe naval français, qui a conçu cette nouvelle génération de frégates, est également très impliqué dans la mise au point de la torpille, de sa direction de tir et de son tube de lancement, en coopération avec la DGA.
La MU90 sera, en effet, l'une des armes principales de l'Aquitaine et ses sisterships (11 FREMM ont été pour le moment commandées par la France et une par le Maroc). Car c'est avec elle que les frégates pourront attaquer des sous-marins adverses, repérés au moyen de leur sonar d'étrave et de leur sonar remorqué, du sonar trempé et des bouées acoustiques de leur hélicoptère embarqué ou des informations transmises par d'autres unités, comme des avions de patrouille maritime. Produite sur le site DCNS de Saint-Tropez et développée en coopération avec Thales et l'Italien WASS, la MU90 est une torpille légère de nouvelle génération, considérée comme l'une des meilleures, voire la meilleure, de sa catégorie.


MU90 - en orange une torpille d'essais à bord d'une F70 (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)


MU90 - en orange une torpille d'essais à bord d'une F70 (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Une torpille aux performances exceptionnelles

D'une longueur de 2.96 mètres pour une masse de 295 kilos, la MU 90, d'un calibre de 324 mm, dépasse la vitesse de 55 noeuds. Elle est conçue pour mettre hors de combat les sous-marins naviguant à grande profondeur, soit plus de 800 mètres. Elle bénéficie de l'expertise de DCNS dans le domaine des batteries, au travers du système de pile « SYP », qui garantit une vitesse élevée et une excellente endurance, avec une portée de l'ordre de 15 kilomètres. Ces caractéristiques sont d'ailleurs équivalentes aux torpilles lourdes actuellement en service. Succédant dans la Marine nationale aux torpilles L5 embarquées sur les frégates du type F70 et aux Mk 46 mises en oeuvre par les aéronefs (hélicoptères et avions de patrouille maritime), la MU90 équipe désormais les avions Atlantique 2, les hélicoptères Lynx, les frégates Horizon et des F70 ASM (classe Georges Leygues) après modification des installations.
Sur les FREMM, les MU90 seront lancées au moyen de quatre tubes situés sur chaque bord près des niches abritant les embarcations. En tout, chaque bâtiment pourra embarquer 19 torpilles, celles-ci servant à la fois de moyen d'auto-défense pour le bateau, mais également de capacité offensive à grande distance, via leur mise en oeuvre depuis l'hélicoptère embarqué, en l'occurrence un Caïman Marine, capable d'emporter deux munitions.


Caïman Marine (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Le trio FREMM/Caïman/MU90

Ce nouvel appareil, en service depuis le mois de décembre au sein de la flottille 33F, basée à Lanvéoc-Poulmic (Finistère), doit voir ses capacités de lutte anti-sous-marine et antinavire être déclarées opérationnelles dans les prochains mois. Les performances conjuguées des senseurs de la FREMM, du Caïman et de la MU90 feront de l'Aquitaine un redoutable chasseur de sous-marin. En dehors de ses capacités offensives, la frégate sera également dotée des meilleurs moyens de défense contre une attaque venant des abysses. En plus de ses moyens de détection et d'alerte, elle doit disposer du nouveau système de lutte anti-torpille CONTRALTO de DCNS. Actuellement en essais après avoir nécessité 5 ans d'études, ce dispositif, intégré au système de combat, est conçu pour contrer les torpilles de nouvelle génération, contre lesquelles les leurres mobiles ne sont plus efficaces. Couplé à des manoeuvres évasives (différentes tactiques sont proposées suivant les cas), le concept porte sur le lancement de salves de contre-mesures Canto (émetteurs acoustiques large bande) produisant des dizaines de cibles éphémères destinées à saturer la tête chercheuse de la torpille adverse, ce qui laisse le temps au bâtiment de s'éloigner.


Contralto pour bâtiment de surface (© : DCNS)


Contralto pour bâtiment de surface (© : DCNS)

Livraison à la marine d'ici la fin de l'année

Construite par le site DCNS de Lorient, l'Aquitaine a été mise sur cale en décembre 2007 et lancée en mai 2010. Le bâtiment, qui a réalisé sa première sortie en mer le 18 avril 2011, sera livré dans les prochains mois à la Marine nationale. Son admission au service actif doit intervenir d'ici 2014, le temps que les militaires valident l'ensemble de ses capacités. Car la lutte anti-sous-marine, même si elle est prioritaire dans la mesure où les FREMM doivent assurer la protection de la Force océanique stratégique et du porte-avions Charles de Gaulle, ne sera pas, loin s'en faut, la seule corde à l'arc des nouvelles frégates. Très polyvalents, ces bâtiments de 142 mètres et 6000 tonnes de déplacement en charge disposeront également de 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3, de 16 missiles surface-air Aster 15 fournis par MBDA, d'une tourelle de 76mm OTO-Melara, ainsi que de deux canons télé-opérés de 20mm (Narwhal de Nexter). Les FREMM seront également les premiers bâtiments de la Marine nationale (et les premiers navires de surface européens) à mettre en oeuvre des missiles de croisière, en l'occurrence 16 Scalp Naval développés par MBDA et conçus pour la destruction de cibles terrestres, avec une portée de plus de 1000 kilomètres.
Concernant la suite du programme FREMM, la frégate marocaine, nommée Mohammed VI, débutera ses essais mer en septembre, alors que la seconde unité française, la Normandie, sera mise à flot à Lorient le mois suivant.


L'Aquitaine (© : DCNS)

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 07:40

submarines-S304-Uthaug-and-S305-photo-Petr--merkl-Wikipedi.JPG

submarines S304 Uthaug and S305

photo Petr Šmerkl, Wikipedia

 

20/06/2012 MER et MARINE

 

La marine norvégienne a, semble-t-il, émis une demande d'informations dans le cadre du programme de modernisation de sa force sous-marine. Oslo prépare, en effet, le remplacement de ses six bâtiments de la classe Ula (type 210 allemand), qui vont être modernisés pour rester en service jusqu'en 2020.

 

Dans cette perspective, plusieurs groupes européens devraient proposer leurs produits. On pense au Français DCNS, déjà présent en Norvège, où il achève, au travers d'un consortium avec le chantier Umoe Mandal et le groupe Kongsberg Defence & Aerospace le programme des patrouilleurs à effet de surface du type Skjold. Les Allemands sont également bien positionnés puisqu'ils ont non seulement réalisé les Ula, entre 1989 et 1992, mais HDW a également décroché l'an dernier un contrat de soutien pour les sous-marins de cette classe.

 

L'Espagnol Navantia, qui cherche un premier contrat export pour son S-80, devrait également proposer ses services.

 

Longs de 59.4 mètres pour un déplacement de 1150 tonnes en plongée, les Ula sont armés par 21 marins et peuvent mettre en oeuvre 14 torpilles. Ils devaient initialement être remplacés entre 2010 et 2015 par de nouvelles unités étudiées en commun avec la Suède et le Danemark. Mais la Norvège s'est finalement retirée en 2002 de ce projet, baptisé Viking, et a décidé, en attendant qu'une décision soit prise quant à leur succession, de prolonger la durée de vie de ses sous-marins.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 08:00
Les ambitions canadiennes de DCNS

La FREMM Aquitaine suivant le BPC Dixmude

photo DCNS

 

06/06/2012 MER et MARINE

 

Des partenariats industriels, des frégates multi-missions (FREMM) ainsi que des bâtiments de projection et de commandement (BPC) proposés à la marine... DCNS a de grandes ambitions au Canada. Le groupe français vient, d'ailleurs, d'ouvrir un bureau de représentation à Ottawa, la capitale fédérale, où il a pu présenter ses produits à l'occasion du salon CANSEC, qui s'est déroulé les 30 et 31 mai. DCNS estime que les FREMM et BPC, notamment, répondent parfaitement aux besoins de la marine canadienne, qui va bénéficier d'un vaste plan d'investissement de 35 milliards de dollars canadiens (près de 27 milliards d'euros) afin de remplacer sa flotte actuelle. Le groupe français cherche donc à s'implanter sur place, afin de vendre ses designs pour les futurs bâtiments canadiens, qui seront réalisés localement. Dans cette perspective, DCNS doit s'allier à des industriels nationaux.


La FREMM Aquitaine (© : DCNS)

Des frégates avec le chantier d'Halifax

Pour les frégates, des discussions ont débuté avec Halifax Shipyard, filiale du groupe Irving Shipbuilding. En effet, dans le cadre de la Stratégie Nationale d'Approvisionnement en matière de Construction Navale (SNACN), le gouvernement canadien a décidé de confier à ce chantier la réalisation d'une vingtaine de bâtiments de combat, dont une série de frégates (Canadian Surface Combatant - CSC) destinée à remplacer les 12 unités de la classe City et les 3 destroyers du type Iroquois. L'ensemble des contrats que doit signer Halifax Shipyard s'élève à 25 milliards de dollars canadiens (17.8 milliards d'euros). Dans cette perspective, DCNS cherche à placer son design de frégate multi-missions, déjà retenu par la France (11 exemplaires) et le Maroc (1 unité) et dont la tête de série, l'Aquitaine, sera livrée cette année à la Marine nationale. Longue de 142 mètres pour un déplacement de 6000 tonnes en charge, la FREMM a été conçue comme un bâtiment très automatisé (équipage d'une centaine d'hommes seulement), à la maintenance réduite (un grand carénage de six mois que tous les 10 ans) et aux capacités très polyvalentes. Le bâtiment peut, ainsi, mener à bien des missions de lutte anti-sous-marine grâce à un sonar de coque, un sonar remorqué, des torpilles MU90 et un hélicoptère. Dans le domaine de la lutte antinavire, il est doté du MM40 Block3, le dernier-né de la famille Exocet, alors que la FREMM sera le seul bâtiment de surface européen à mettre en oeuvre des missiles de croisière (Scalp Naval), d'une portée de plus de 1000 kilomètres (une capacité que la France devrait pouvoir proposer au canada). En matière de défense aérienne, la frégate française est également solidement pourvue, puisqu'elle peut embarquer des missiles Aster 30, Aster 15 et VL Mica. Enfin, les FREMM peuvent embarquer un hélicoptère de 10 tonnes, des drones à voilure tournante ainsi que des forces spéciales, avec leurs embarcations commando. Côté électronique, la FREMM dispose notamment du radar multifonctions Herakles de Thales, ce dernier étant déjà présent au Canada, où il participe à la modernisation des frégates du type City. Si un accord est conclu entre Français et Canadiens autour des FREMM, les frégates seraient construites à Halifax, en transfert de technologie.


Le BPC Dixmude (© : MARINE NATIONALE)

Les BPC et les besoins de soutien logistique

Dans le même temps, DCNS propose au Canada de se doter de BPC, dont trois exemplaires sont en service dans la marine française et deux autres ont été commandés par la Russie pour une livraison en 2014 et 2015 (deux autres pourraient être construits ultérieurement à Saint-Pétersbourg). Longs de 199 mètres et affichant un déplacement de 21.000 tonnes en charge, ces bâtiments, extrêmement polyvalents, sont à la fois des porte-hélicoptères d'assaut, des transports d'engins de débarquement, des hôpitaux flottants et des bases de commandement pouvant diriger une opération interarmées et interalliés d'envergure. Depuis 2006 et la première mission du Mistral au Liban, avec l'évacuation de milliers de ressortissants, jusqu'à l'intervention en Libye l'an dernier avec la mise en oeuvre d'hélicoptères de combat contre les forces pro-Kadhafi, en passant par des missions humanitaires, les BPC ont démontré leur énorme potentiel. De quoi séduire de nombreuses marines, notamment celle du Canada, qui ne dispose pas encore de ce genre d'outil. La commande de deux à trois BPC pourrait être décidée alors qu'un précédent projet de bâtiments de projection a avorté. Il s'agissait des Joint Support Ships (JSS) étudiés avec les Néerlandais de Damen, qui proposaient des navires hydrides, à la fois pétrolier-ravitailleurs et transporteurs de troupes (concept qui a finalement donné naissance au Karel Doorman, actuellement en construction aux Pays-Bas). Si les Canadiens choisissent finalement de se doter de BPC, il conviendra néanmoins, pour leur marine, de solutionner la problématique du soutien logistique des bâtiments de combat, une capacité indispensable à tout déploiement lointain d'une force navale. En effet, les deux pétroliers-ravitailleurs canadiens, les HMCS Protecteur et HMCS Preserver, qui ont été admis au service actif en 1969 et 1970, doivent être remplacés rapidement. Or, DCNS, pour répondre à ce besoin, peut proposer ses nouveaux bâtiments logistiques du type Brave, qu'elle présente à la Marine nationale pour le remplacement des Durance.


Le concept de bâtiment logistique Brave (© : DCNS)

Enjeux stratégiques et industriels

La SNACN a une double vocation. D'abord redonner au Canada une puissance navale cohérente avec ses ambitions maritimes, notamment protéger et faire respecter sa souveraineté dans les territoires arctiques, dont les richesses seront probablement de plus en plus disputées à l'avenir, mais aussi sa capacité à déployer partout dans le monde des moyens puissants, à même de participer à des opérations internationales. La marine canadienne est, en effet, souvent impliquée dans des déploiements outre-mer, notamment dans le cadre de l'OTAN. Elle a d'ailleurs participé à l'opération Unified Protector en Libye l'an dernier. En dehors de ces aspects stratégiques, il s'agit, également, de relancer la construction navale nationale, avec de grands programmes structurants permettant de moderniser les chantiers canadiens et de développer, autour d'eux, les capacités d'ingénierie et de production les plus modernes, sans oublier les milliers d'emplois générés par la construction de la nouvelle flotte. Dans cette perspective, trois chantiers doivent être impliqués dans le SNACN. Halifax, on l'a vu, a été retenu pour les bâtiments de combat. Vancouver Shipyards, qui appartient au groupe Seaspan Marine, a quant à lui été choisi pour réaliser 8 grands bâtiments destinés à la garde-côtière, ce qui représente un investissement de 8 milliards de dollars (5.7 milliards d'euros). Alors que le plan de renouvellement de la marine canadienne prévoit également la commande de 116 petits navires (pour 2 milliards de dollars, soit 1.5 milliard d'euros), il reste le cas du chantier Davie, situé à Lévis, au Québec.


Le chantier de Lévis (© : CHANTIER DAVIE)

Davie à la recherche d'un investisseur

En difficulté ces dernières années, le constructeur québécois avait été repris, en juillet 2011, par SNC-Lavalin et Upper Lakes. Mais, ces derniers jours, les choses se sont précipitées et les repreneurs, qui avaient pris la barre de Davie dans l'espoir de remporter l'un des deux gros contrats finalement attribués à Halifax et Vancouver, ont, d'après la presse canadienne, décidé de jeter l'éponge. Davie, qui a dans son carnet de commandes trois navires offshores inachevés pour la compagnie norvégienne Cecon et deux ferries pour la société des traversiers du Québec, est donc à la recherche d'un nouvel investisseur. Pourquoi pas DCNS, via la création d'une filiale canadienne ? L'an dernier, son concurrent Fincantieri, déjà implanté aux Etats-Unis où il possède plusieurs chantiers (dont Marinette Marine où sont réalisés les LCS du type Freedom), avait fait part de son intérêt pour Davie. Certes, le groupe italien visait alors, lui-aussi, les gros contrats de la SNACN. Mais le constructeur québécois, s'il n'a pas été retenu, a peut-être encore des cartes à jouer, notamment au niveau de ses infrastructures. Car il dispose de vastes cales sèches suffisamment grandes pour assembler des BPC et pétroliers-ravitailleurs. Par conséquent, il y a peut-être là une opportunité d'implantation pour DCNS, qui pourrait ainsi s'installer au Canada, tout en réalisant un beau coup politique, en solutionnant le « casse-tête » que constitue Davie pour le gouvernement québécois. Pour l'heure, rien n'a été annoncé en ce sens, mais la question peut logiquement se poser.


Le Brésil va construire des Scorpène (© : DCNS)

L'Amérique du sud au nord

Le groupe français joue, en tous cas, une partie très intéressante au Canada, un pays auquel l'industrie tricolore (DCNS mais aussi ses partenaires Thales et MBDA), et derrière elle la France, peut proposer un véritable partenariat stratégique, avec d'importants transferts de technologie, ainsi qu'une autonomie stratégique par rapport aux Américains, tout en conservant des matériels interopérables. C'est d'ailleurs cette aspect qui avait convaincu les Brésiliens, en 2009, de choisir l'offre de DCNS pour développer à Itaguai, en partenariat avec Odebrecht, un chantier de construction et une base navale pour quatre sous-marins conventionnels de type Scorpène et le premier sous-marin nucléaire d'attaque brésilien (conçu avec l'assistance des ingénieurs français sur les parties non nucléaires). Ayant déjà réalisé avec succès plusieurs programmes complexes en transfert de technologie, comme celui des frégates Formidable (classe La Fayette) à Singapour ou des sous-marins Agosta 90B au Pakistan, DCNS peut, clairement, apparaître comme un partenaire crédible aux yeux de l'industrie et du gouvernement canadiens. Après le contrat au Brésil, couronnant une série de succès en Amérique latine (Chili, Colombie, Venezuela...), le leader européen de la navale militaire se verrait bien poser un pied en Amérique du nord, où il pourrait s'installer durablement en proposant non seulement ses services pour la construction de futurs bâtiments, mais aussi pour d'autres prestations, comme le maintien en condition opérationnelle. Sans compter que la marine canadienne devra aussi, d'ici la fin de la décennie, commencer à penser au renouvellement de ses quatre sous-marins du type Upholder, construits en Grande-Bretagne entre 1990 et 1993. D'ailleurs, pour la petite histoire, si le Canada n'est pas jusqu'ici un client de DCNS, c'est avec lui que l'industriel français, du temps de la Direction des Constructions Navales, a failli remporter le plus gros contrat export de l'histoire occidentale. En effet, dans les années 80, avant l'effondrement du bloc soviétique, il avait été sérieusement question que le Canada fasse l'acquisition de 12 sous-marins nucléaires d'attaque du type Rubis... Trente ans plus tard, les Français semblent avoir une nouvelle chance de conclure une coopération historique avec les Canadiens.


La FREMM Aquitaine et le BPC Dixmude (© : DCNS)

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