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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 12:45
photo Armée de Terre / 6e BIMa

photo Armée de Terre / 6e BIMa


03.07.2015  237online.com
 

Assistance en personnel, aide à la formation, assistance matérielle. Trois domaines où excelle la coopération entre le Cameroun en matière de sécurité et de défense.


Le chef de l’Etat cite la France parmi les pays amis qui aident le Cameroun dans sa lutte contre Boko Haram. Il ne saurait en être autrement, s’agissant de deux armées qui se battent à travers le monde pour le maintien de la paix et contre le terrorisme. Et de deux pays dont l’histoire est étroitement liée depuis cent ans. Depuis précisément 1916 lorsque la France et la Grande-Bretagne, pendant la première Guerre mondiale, ont chassé l’Allemagne de son protectorat du Cameroun pour prendre sa place, via un mandat de la Société des nations, l’ancêtre de l’Onu. Les deux pays ont noué en 1960, au moment de l’accession à l’indépendance du Cameroun oriental, des accords de défense qui ont évolué avec le temps.

Contre Boko Haram, le soutien de la France s’opère surtout dans les domaines du renseignement et de la formation des personnels. Le renseignement constitue, depuis l’antiquité, une donnée fondamentale dans la guerre. Pour l’armée camerounaise, il est important d’apprendre, par exemple, que la secte terroriste tient une réunion d’état-major de l’autre côté de la frontière, pour saluer et saler la rencontre par une salve d’obus. La France qui a des troupes basées à N’Djamena au Tchad, et dont les drones survolent l’espace sous-régional, est en mesure de fournir des informations précieuses sur les mouvements de l’ennemi.
Dans le fond, l’accord régissant en ce moment le partenariat dans le domaine de la défense entre le Cameroun et la France, a été signé le 21mai 2009, lors de la visite au Cameroun de François Fillon, alors Premier ministre. Ce document a rénové les précédents accords conclus en 1974. Depuis sa ratification par le Cameroun en 2012, cet accord a donné lieu à un renforcement des capacités de nombreux officiers et militaires camerounais dans des domaines pointus et variés. Il a également ouvert la porte à l’arrivée de coopérants français permanents, à une aide logistique directe, le soutien aux écoles de formation telles l’Ecole supérieure internationale de guerre de Yaoundé (Esig), l’Ecole internationale des forces de sécurité (Eiforces), l’Ecole d’Etat-major (Eem). Ces acquis ont été mis en lumière, le 25 avril 2014 à Yaoundé, lors de la première session des travaux du Comité de suivi de l’accord de défense de mai 2009.
Traditionnellement, la coopération française au Cameroun dans les domaines de la défense et de la sécurité intervient dans trois domaines : assistance en personnel, aide à la formation, assistance matérielle.

A signaler parmi les grands moments du partenariat avec la France en matière de défense, la visite en mai dernier au Cameroun de Bernard Cazeneuve, ministre français de l’Intérieur. Il y a eu en 2006 la tenue au Cameroun des exercices du cycle de Renforcement des capacités de maintien de la Paix (Recamp). L’on pourrait aussi signaler la visite en fin novembre 2011 au Cameroun du général de Corps d’armée français, Bruno Clément Bollee, directeur de la Coopération de Sécurité et de Défense au ministère français des Affaires étrangères et européennes.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 11:45
Ouverture du 16ème Forum international sur le continent africain

Cette 16e édition du FICA a pour thème : « vers une meilleure gestion des espaces frontaliers au bénéfice de la sécurité et du développement ». – photo Jérémie FARO SIRPA Terre Image (centre Cesson Sevigne)

 

28/05/2015 Domenico Morano  - DICoD

 

Jeudi 28 mai, le 16ème Forum international sur le continent africain (FICA), coorganisé par l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) et par la direction de la coopération de sécurité et de défense du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, s’est ouvert à l’École militaire (Paris).

 

Le 16ème Forum international sur le continent africain (FICA) s’est ouvert jeudi 28 mai à l’École militaire (Paris). Organisée par l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) et la direction de la coopération de sécurité et de défense du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, cette édition du FICA a pour thème : « vers une meilleure gestion des espaces frontaliers au bénéfice de la sécurité et du développement ».

 

Des auditeurs provenant de 43 pays africains, de 8 organisations sous-régionales africaines, ainsi que de l’Union africaine et du Service européen d’action extérieure, assisteront aux travaux qui s’achèveront le 4 juin. Les échanges porteront surtout sur les moyens, les instruments et les capacités des États dans la gestion de leurs frontières et de l’implication des populations dans ce processus. Ce forum permet ainsi de montrer les principaux aspects de la coopération menée par la France et l’Europe avec l’Afrique dans les domaines de la sécurité et de la défense.

 

Problématiques abordées :

 

    Les instruments et capacités des États pour le contrôle de leurs territoires et de leurs frontières.

    Le rôle des organisations sous-régionales, régionales et internationales dans la mise en œuvre du contrôle des frontières et des espaces frontaliers.

    L’implication des populations dans la gestion des espaces frontaliers.

    La délimitation des frontières terrestres, maritimes, fluviales ou lacustres.

    La coopération entre États en matière de sécurisation et de gestion des espaces.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 12:45
Séminaire sur la coopération transfrontalière au Sahel

 

11/02/2015 Ministère de la Défense

 

Le 13 février 2015 un séminaire consacré au lancement du projet ACTS, « Appui à la Coopération Transfrontalière au Sahel »,  se tiendra à Paris, dans les salons de l’Hôtel des Invalides. Objectif de cet événement : mettre en avant une stratégie globale de gestion des espaces frontaliers que partagent trois pays du Sahel : le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

 

L’Hôtel des Invalides accueillera ce vendredi 13 février un séminaire consacré au lancement du projet ACTS, « Appui à la Coopération Transfrontalière au Sahel ». Initié par la Direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD) et la Direction générale de la Mondialisation (DGM), le projet ACTS a pour objectif de soutenir l'élaboration d’outils de sécurité légitimes et efficaces, et d’accompagner le développement des zones frontalières que partagent le Burkina Faso, le Mali et le Niger et ce, dans un souci d’approche globale.

 

Ce projet pilote de coopération sera engagé dans la région commune à ces trois pays, le Liptako-Gourma. A ce titre, 140 invités dont les ministres de la sécurité des trois pays africains concernés et de très hauts représentants des Nations Unies et de l’Union Européenne participeront à ce séminaire.

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 17:45
Stabiliser le Sahel: Paris propose un "Appui à la coopération transfrontalière" au profit du Mali, du Niger et du Burkina


29.12.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Le Liptako Gourma? Jusqu'à ce que le doigt de l'amiral Marin Gillier, le patron de la Direction de la coopération de sécurité et de défense, ne se pose sur la carte de l'Afrique, je ne connaissais pas. Il s'agit de la région dite des trois frontières, 370 000 km2 quand même, à cheval sur les frontières du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Et c'est là que va être lancé un projet, plutôt innovant, qui allie sécurité et développement et qui a été baptisé ACTS (pour "Appui à la coopération transfrontalière au Sahel").

ACTS part du principe que quand les financements se tarissent, il faut éviter les doublons et mutualiser efforts et capacités.

 

Projet dual. ACTS, c'est d'une part un volet sécuritaire qui vise le développement de capacités de renseignement (via les populations locales) "sur ce qui se passe, et sur ceux qui passent, dans cette zone", de capacités d'intervention et de capacités de traitement judiciaire pour renforcer l'Etat de droit.

ACTS, c'est d'autre part, un volet développement associant la population ("les communautés" dirait l'amiral), proposant des alternatives aux trafics qui génèrent des revenus, accroissant la sécurité humaine (santé, éducation, alimentation) et permettant de développer des réseaux

L'idée développée par la DCSD, c'est de travailler à 3 niveaux:
- au niveau local, en mettant en synergie les différentes administrations nationales (police, douanes, santé, éducation etc) et en faisant remonter des informations vers les trois capitales concernées
- au niveau régional en multipliant les échanges bi/tri latéraux (pour éviter des doublons et mieux utiliser les ressources financières),
- au niveau international dans le cadre d'un projet collaboratif.

 

Mutualiser les soutiens. L'originalité de ce projet tient aussi dans la coordination des projet existants ou à venir. Si, pour l'heure, la réponse de Bruxelles est en cours d'élaboration, d'autres institutions internationales ont déjà chaleureusement accueilli l'idée; c'est la cas du PNUD, de l'UNDC et de la Banque mondiale (qui mène des produits pastoraux dans cette zone). L'UNCTED (contre-terrorisme) et le Département des opérations de maintien de la paix de l'Onu soutiennent aussi l'ACTS.

Des pays comme le Japon, la Canada, les USA, le Danemark, les Pays-Bas et bien sûr la France vont être associés, tout comme des ONG (on parle du Danish Demining Group) et des fondations (EDF pourrait être associé).

 

Le tempo d'ACTS. Le premier temps fort doit avoir lieu en février à paris, avec un séminaire de lancement.

Puis suivra un trimestre d'audits pour confirmer les besoins, percevoir le ressenti des populations etc. Trois autres mois permettront aux autorités des trois pays frontaliers de juger des priorités et de dresser la liste des projets à lancer dans la zone d'expérimentation initiale (voir la carte ci-dessus). Fin 2015, des microprojets seront mis en œuvre, avant le démarrage des chantiers plus lourds en 2016.

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 13:45
Les FAZSOI accueillent le séminaire « relations internationales » de l’état-major des armées

 

02/12/2014 Sources : État-major des armées

 

L’état-major des armées (EMA) et les forces armées dans la zone Sud de l’océan Indien (FAZSOI) ont organisé, au profit des attachés de défense en poste en Afrique Australe et dans l’océan Indien, un séminaire « relations internationales » sur le site du Détachement Air 181 « Lieutenant Roland Garros » les 26 et 27 novembre 2014.

 

Placé sous la présidence du général de brigade Benoit Houssay, chef de la division Coopérations Bilatérales Sud de l’EMA et du général de brigade Franck Reignier, commandant supérieur des FAZSOI, ce séminaire a réuni de nombreux acteurs du monde de la Défense auxquels se sont joints des personnels des missions diplomatiques et de sécurité économique de la Préfecture. Attachés de défense, coopérants et représentants de la Direction de la coopération de sécurité et de défense du Ministère des affaires étrangères et du développement international (DCSD), de la Direction du renseignement militaire (DRM) et de la Direction des affaires stratégiques du ministère de la Défense (DAS) ont trouvé une occasion unique de se réunir pour aborder les relations militaires internationales appliquées au « théâtre » océan Indien.

 

Après une présentation du chef d’état-major des FAZSOI, relative au rôle et aux missions dans la zone de responsabilité, les attachés de défense ont exposé les problématiques de leur pays de rattachement.

 

L’EMA a conclu en présentant les priorités du chef d’état-major des armées et en rappelant le rôle déterminant joué par les relations internationales militaires (RIM) dans la réalisation des objectifs stratégiques confiés aux armées. Ce séminaire a été l’occasion d’aborder les RIM comme un enjeu opérationnel, en évoquant les évolutions actuelles sous l’angle d’une complémentarité entre la DCSD, la DAS et l’EMA.

 

Le 28 novembre, après s’être fait présenter le plan de coopération 2015 à l’état-major des FAZSOI, la délégation de l’EMA a visité le 2e régiment de parachutistes d’infanterie de Marine (2e RPIMa), puis le centre d’aguerrissement tropical de la Réunion qui accueille actuellement un détachement botswanais dans le cadre d’un détachement d’instruction opérationnelle (DIO).

 

Les FAZSOI garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis La Réunion et Mayotte. Elles constituent le point d’appui principal du théâtre « océan Indien », permettant de lutter contre la piraterie ou l’immigration illégale, d’assurer la surveillance des zones économiques exclusives associées à l’ensemble des îles de la zone de responsabilité et de conserver une capacité régionale d’intervention rapide.

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 08:45
Piraterie : la France aide les pays du golfe de Guinée à élaborer leur propre réponse


28/11/2014  Marine Picat

 

Avouons-le. Nous n’avons pas toujours le temps de parfaire notre culture générale ou d’approfondir nos connaissances géopolitiques … Pas de panique ! La rédaction vous propose de retrouver chaque dernier vendredi du mois la rubrique « Enjeux et réflexions ». Ce mois-ci, la question de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée est abordée à travers l’interview du vice-amiral d’escadre Marin Gillier, directeur de la coopération de sécurité et de défense (DCSD) au ministère des Affaires étrangères et du Développement international. L’article est extrait du numéro de septembre 2014 d’Armées d’aujourd’hui.

 

Depuis quelques années, la piraterie gangrène le golfe de Guinée. L’Union européenne a mis en place un plan d’action, Crimgo – routes maritimes critiques dans le golfe de Guinée –, pour aider les pays de la zone à lutter contre ce fléau. Que propose la France ?

 

Dès l’apparition de la menace, nous avons mis en place des réponses bilatérales grâce au programme Asecmar (Appui à la réforme du secteur de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée). À travers lui, la France aide les pays du golfe qui le désirent à élaborer leur propre réponse face aux menaces auxquelles ils sont confrontés. Aujourd’hui, la France a déjà déployé dans la région treize coopérants, spécialistes de l’action de l’État en mer (AEM). Leur rôle consiste à mettre en synergie toutes les institutions nationales concernées par la sécurité maritime et qui ont des conséquences sur l’action à terre. Cela veut dire qu’il faut coordonner tous les moyens navals impliqués, comme la Marine nationale et la gendarmerie maritime, mais également privilégier une approche multisectorielle suivant l’impact de la crise : l’aviation civile, le ministère de l’écologie, du Développement durable et de l’énergie, qui a notamment en charge le Transport, ou encore celui de la Santé peuvent également intervenir. Il faut organiser ce dispositif afin que, en cas de besoin, toutes ces institutions qui n’ont pas nécessairement l’habitude de travailler ensemble arrivent à une coordination immédiate. Cela nécessite d’utiliser des process identiques et d’accompagner une évolution des mentalités. Depuis maintenant deux ans et demi, nous proposons cette solution à dix-huit pays du golfe de Guinée. Pour le moment, nous développons des coopérations bilatérales avec quinze d’entre eux. Parmi les résultats concrets, la Guinée Conakry a nommé en juin 2012 le premier préfet maritime d’Afrique.

 

En juin 2013, les pays du golfe de Guinée se sont réunis à Yaoundé afin de débattre de la menace grave que fait peser la piraterie maritime dans la zone. Que s’est-il passé depuis ?

 

La conférence de Yaoundé a voulu construire une structure régionale avec des réponses africaines. Elle a donc mis en place un centre interrégional de coordination, le CIC de Yaoundé. Il sera en lien direct avec le Cresmao et le Cresmac, centres régionaux pour la sécurité maritime mis en place respectivement par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao)1 et la Communauté des États économiques de l’Afrique centrale (Ceeac)2. Tout ceci est ensuite décliné dans différentes zones et dans chaque pays à travers des centres opérationnels de la marine. Un an après ce sommet, le CIC a constitué un groupe interministériel de travail destiné à élaborer les textes qui doivent mettre en place toute l’architecture de cette structure. La France a participé en finançant un coopérant, spécialiste de l’AEM, pour aider à la rédaction des textes fondateurs. Notre but n’est pas de dire à ces pays ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire, mais de partager notre expérience pour qu’ils s’en enrichissent. De cette manière, ils élaboreront les réponses africaines aux problèmes africains.

 

Le sommet de l’Élysée, organisé en décembre 2013 et qui rassemblait une quarantaine de chefs d’État, gouverneurs et délégations de pays africains, était consacré à la paix, à la sécurité et au développement d’un certain nombre d’initiatives et d’actions concrètes en Afrique. Quelles avancées ont été mises en place sur le terrain depuis ce sommet ?

 

Lors de ce sommet, il a notamment été décidé de mettre l’accent sur le renforcement de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée. Depuis six mois, nous avons proposé, aussi bien à l’Union africaine qu’à la Cedeao et la Ceeac, de partager notre expérience dans le domaine de l’AEM. Ceci à travers plusieurs actions de courte durée : invitations systématiques à nos cycles de conférences, séances d’information, sessions de formation… Nous leur avons également offert de mettre en place cet été un coopérant de haut niveau, spécialiste de l’AEM, auprès des structures régionales ou sous-régionales. En l’occurrence, l’Union africaine et la Cedeao nous ont répondu qu’elles ne souhaitaient pas accueillir d’étrangers dans leurs structures d’AEM, mais qu’elles aimeraient continuer de bénéficier d’audits et de formations. La Ceeac, elle, a accepté nos propositions et nous avons mis en poste, en août dernier, un coopérant AEM. Nous avons également décidé d’élargir l’action de notre programme Asecmar d’un point de vue thématique et géographique, en le proposant à tous les pays de la Cedeao et de la Ceeac qui le souhaitent.

 

(1) Cedeao : Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte-d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo.

(2) Ceeac : Angola, Burundi, Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, São Tomé-et-Principe, Tchad.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 05:55
Premier vol adaptatif d’un satellite avec la mission Picard

Pour un fonctionnement nominal des trois appareils de mesure constituant sa charge utile, le micro-satellite Picard doit pointer avec précision sur le soleil. Sur cette vue simplifiée, l’angle θ représente l’écart angulaire avec le pointage désiré. L’opérateur K(θ) représente la loi de commande assurant la régulation (le maintien du pointage). Montage réalisé à partir d'une image © Cnes. Détails sur la mission Picard

 

16.06.2014 - Espace - ONERA.fr

 

Janvier 2014, une nouvelle loi de commande, dite adaptative, est téléchargée à bord du satellite scientifique du Cnes "Picard" dédié à l’étude du soleil. Ce satellite, en mission au-delà de son espérance de vie nominale, s'est prêté à la démonstration de ces algorithmes innovants. Enjeux : améliorer les performances et surtout raccourcir les temps de conception.

 

Le satellite Picard doit pointer vers le soleil quelle que soit sa position en orbite ; il doit donc adapter en permanence sa position angulaire malgré des perturbations nombreuses et des signaux de mesure parfois défectueux.

L'innovation concerne la nature du dispositif de ce contrôle d'attitude : les règles de régulation sont adaptées dynamiquement, en fonction de l’écart à la position de pointage (les automaticiens disent que les gains sont adaptés en ligne en fonction de l'erreur mesurée).

En limitant la taille des gains aux « grands angles » (erreur importante)  cette stratégie permet d’économiser les actionneurs* (et l’énergie du satellite), sans recourir aux approches plus classiques fondées sur la commutation de modes (passage avec à-coup du pointage « grossier » au pointage « fin »).

On obtient ainsi une loi de contrôle d’attitude continue pour laquelle une preuve de stabilité (donc de bon fonctionnement) peut être obtenue a priori. En outre, les lois de commande adaptative** ainsi conçues vont aussi pouvoir s’adapter efficacement aux variations de charges utiles. On améliore les performances et surtout, on raccourcit  le temps de conception, pour un cycle de développement plus rapide. 

Ce succès rencontré aujourd’hui dans le domaine spatial a été rendu possible grâce aux travaux de thèse  d’Alexandru-Razvan Luzi, co-encadrés à Toulouse par Jean-Marc Biannic (ONERA/DCSD) et Dimitri Peaucelle (LAAS-CNRS) avec l'aide précieuse de deux ingénieurs experts du CNES-CST: Christelle Pittet et Jean Mignot.

En trois ans d'étude à peine, cette nouvelle architecture de commande est passée de l'idée théorique à la réalisation pratique sur un engin complexe et exigeant.

 

Contact Onera : Jean-Marc Biannic

 

Notes 

* Commande adaptative : Dans le monde aéronautique, la commande adaptive a connu un succès éphémère dans les années 1970 pour céder rapidement la place, suite à des expérimentations malheureuses, aux techniques de commande robuste que nous connaissons encore aujourd’hui et pour lesquelles l’expertise de l’Onera est largement reconnue. On peut cependant s’attendre dans un futur assez proche  à un mariage réussi entre les techniques adaptatives d’une part et les techniques de commande robustes d’autre part. Un tel mariage aurait pour ambition de rendre « certifiables » les lois de commande adaptatives. Nul doute aussi que l’automatisation croissante des drones, secteur dans lequel l’Onera joue un rôle clé, permettra d’accélérer ce processus à moindre risque et à moindre coût. 

** Actionneur de satellite : dispositif capable de créer un couple pour corriger l’attitude ou l’orientation du satellite en fonction des besoins.
En fonction des besoins, quatre types d’actionneurs peuvent être utilisés sur un satellite : les jets de gaz, les roues à inertie, les actionneurs gyroscopiques et les magnéto-coupleurs.  Sur le satellite Picard, on utilise trois roues à inerties pour effectuer les corrections principales sur un horizon court-terme. Cependant, dès leurs vitesses maximales atteintes, ces roues ne produisent plus de couple (saturation en vitesse). Il est donc essentiel, lors de la conception des lois de contrôle, de gérer la capacité d’actionnement des roues. Notons, sur un horizon plus long terme, une désaturation des roues peut être réalisée via un dispositif d’actionnement complémentaire par couplage magnétique. 

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 17:45
EFS : visite du directeur de la coopération de sécurité et de défense

 

18/06/2014 Sources : EMA

 

Le 5 juin 2014, le vice-amiral d’escadre Marin Gillier, directeur de la coopération de sécurité et de défense (DCSD), s’est rendu à Dakar auprès des les éléments français au Sénégal (EFS).

 

L’amiral Gillier s’est entretenu avec son Excellence Monsieur Macky Sall Président de la République du Sénégal, son Excellence Monsieur Jean-Félix Paganon, Ambassadeur de France au Sénégal, son Excellence Monsieur Mankeur Ndiaye, ministre des affaires étrangères et européennes (MAE) et le général de corps d’armée Mamadou Sow, chef d’état-major général des armées (CEMGA). De nombreux sujets ont été abordés lors de ces entretiens, notamment le travail de coopération structurelle effectuée par la Mission de coopération militaire et de défense (MCMD), et le travail de coopération opérationnelle mise en œuvre par les EFS.

 

La coopération de défense en Afrique est mise en œuvre par des actions de coopération d’ordre structurel, relevant du ministère des Affaires étrangères et européennes, et opérationnel relevant du ministère de la Défense. Outre l’action traditionnelle de la France en faveur de la formation des cadres, il s’agit d’accompagner les États africains dans le renforcement de leur sécurité collective. Le volet opérationnel de cette coopération, mise en œuvre par les forces prépositionnées françaises, s’articule autour de trois volets : la formation, l’entraînement et l’aide à l’engagement.

 

Les actions de coopération régionale réalisées par les EFS entrent dans ce cadre. Au sein de leur zone de responsabilité permanente qui couvre les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Mauritanie, les EFS agissent dans plusieurs domaines tels que :

- le soutien à l’engagement des forces africaines dans les opérations de maintien de la paix : formation avant projection ;

- l’assistance militaire opérationnelle (AMO) : formation au TAP, aux techniques de commando, génie de combat… ;

- l’AMO technique : réparation et entretien de moteur hors-bord, techniques basiques de commando marine, protection portuaire, protection de base aérienne…

 

Depuis 2011, les EFS constituent un « pôle opérationnel de coopération à vocation régionale » en Afrique de l’Ouest. A ce titre, ils conduisent des actions de coopération militaire opérationnelle bilatérale et régionale visant à accompagner les États africains dans le renforcement de leur sécurité collective. Majoritairement tournés vers la coopération militaire opérationnelle en Afrique de l’Ouest, les EFS ont par ailleurs la capacité d’accueillir, de soutenir et de commander une force projetée, comme cela a été le cas lors du lancement de l’opération Serval en janvier 2013.

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 11:45
Mission Jeanne d’Arc : Séminaire action de l’État en mer à bord du BPC Mistral

 

14/04/2014 Marine nationale

 

Les 7 et 8 avril 2014, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral, en escale à Abidjan dans le cadre de la mission « Jeanne d’Arc », a accueilli un séminaire de haut niveau sur l’action de l’État en mer (AEM) et les enjeux de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée organisé par la Direction de la coopération  de  sécurité  et  de  défense (DCSD) du ministère des affaires étrangères.

 

Réunissant plus d’une centaine de participants différents, les échanges se sont déroulés en présence de SEM Georges Serre, ambassadeur de France en République de Côte d’Ivoire (RCI) et du vice-amiral d’escadre Jean-Pierre Labonne, préfet maritime de l'Atlantique, commandant la zone maritime Atlantique, commandant la région maritime Atlantique, commandant l'arrondissement maritime Atlantique.

 

Ce séminaire s’inscrit dans le prolongement du sommet de Yaoundé tenu les 24 et 25 juin 2013. Consacré à la sécurité et à la sûreté maritime, ce sommet avait réaffirmé la nécessité pour les États riverains du golfe de Guinée de s’organiser pour lutter contre les actes de violence, de piraterie et les trafics en tous genres.

 

Au cours de la première journée, les travaux se sont concentrés sur l’organisation de l’action de l’État en mer en République de Côte d’Ivoire, organisée et coordonnée par un récent décret de février 2014, en présence de l’ensemble des services et acteurs étatiques ivoiriens concernés et de représentants de l’AEM française qui ont partagé leur expérience.

 

La deuxième journée a été consacrée à l’état des lieux des menaces et des dispositifs de sécurisation maritime mis en place aux niveaux nationaux et régionaux de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (CEDEAO), notamment, en présence des responsables des composantes navales et « coast guards » des Etats riverains du golfe de Guinée et de représentants de la CEDEAO.

 

Ouvert par S.E.M. Ahmed Bakayoko, ministre d’État, ministre de l’Intérieur représentant le Premier ministre, le séminaire a été clôturé par SEM. Paul Kofi Kofi, ministre auprès du Président, chargé de la Défense, qui a salué le franchissement d’une étape fondamentale dans la prise en compte des enjeux inhérents à la sécurité maritime dans la zone.

 

Le BPC Mistral et le FLF La Fayette sont déployés de mars à juillet 2014 dans le cadre de la mission « Jeanne d’Arc » au cours de laquelle 155 officiers-élèves de 18 nationalités différentes complètent leur formation militaire, humaine et navale. Ils participent à la mission Corymbe, une mission de présence quasi permanente des forces armées françaises dans le golfe de Guinée. Ce dispositif est armé au minimum par un bâtiment de la Marine nationale qui peut être ponctuellement renforcé par des moyens terrestres et aéromobiles.

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