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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 17:45
photo EMA

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24/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 20 mars 2015, le général de Villiers a reçu le général de division danois Michael Lollesgaard, futur commandant de la mission intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

 

Cet entretien a été l’occasion, pour le CEMA, de réaffirmer l’importance de l’action multidimensionnelle de la MINUSMA au Mali et de la nécessaire coordination entre les différentes forces engagées  dans la stabilisation du Nord Mali.

 

Le général de Villiers a ainsi rappelé tout l’enjeu d’une approche à la fois globale et régionale pour endiguer la menace terroriste. Il a plus particulièrement salué l’action proactive et dynamique de la MINUSMA, qui permettait de mieux protéger les populations civiles.  Le CEMA a souligné l’excellente coordination de terrain permise par la présence de détachement de liaison et d’appui opérationnels (DLAO) français auprès des bataillons de la MINUSMA, avant d’indiquer que la complémentarité entre les missions conduites par la force Barkhane et le mandat civilo-militaire de la MINUSMA était indispensable au maintien de la paix.

 

Considérant ce qui reste à accomplir, le CEMA a souligné la nécessité de renforcer encore davantage les positions de la MINUSMA, afin qu’elle puisse continuer à jouer pleinement son rôle. Le général de Villiers a salué la coopération étroite mise en œuvre au sein même du commandement de la MINUSMA, dont l’état-major est actuellement sous le commandement d’un général de brigade français. De son côté le général  Lollesgaard a confirmé sa détermination à renforcer l’action de la MINUSMA pour continuer à œuvrer à la stabilisation régionale.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 12:51
Le CEMA rencontre son homologue allemand à Berlin

 

 

20/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 19 mars 2015, le général Pierre de Villiers s’est rendu à Berlin à l’invitation de son homologue allemand, le général d’armée Volker Wieker, inspecteur général (Generalinspekteur) de la Bundeswehr. Cette rencontre entre les deux CEMA a permis de partager leurs approches stratégiques, notamment sur la situation sécuritaire des  flancs Sud et Est de l’Europe, et d’évoquer la coopération entre nos forces armées.

 

Le général de Villiers a tenu à saluer l’apport de l’engagement allemand dans le cadre des missions européennes EUTM Mali et EUCAP Sahel dans la bande saharo-sahélienne (BSS).  A compter d’août 2015, les forces de la Bundeswehr prendront en effet le commandement de ces deux missions.

 

La question de la lutte contre le terrorisme et l’engagement au sein de la coalition contre le groupe Daesh en Irak ont également été au cœur des discussions. Dans ce pays, l’Allemagne participe comme la France à la mission de conseil et de formation des combattants réalisée dans le cadre du Kurdistan Training Coordination Center (KTCC).

 

Enfin, concernant la situation en Ukraine, les deux CEMA se sont félicités de l’initiative franco-allemande en cours visant à renforcer la capacité d’information de l’OSCE afin de vérifier l’application des accords de Minsk.

 

En conclusion de leur entretien, les deux CEMA ont souligné le rôle indispensable de de nos relations militaires bilatérales au service de la sécurité en Afrique, au Levant et en Europe.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 08:55
Premiers pas à Balard…

 

19/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le général de Villiers a réuni pour la première fois ses principaux adjoints à Balard, jeudi 19 mars 2015, leur donnant ainsi un avant-goût de ce qui sera bientôt leur quotidien.

 

Précédant de quelques semaines la bascule de l’EMA dans ses nouveaux locaux, cette réunion a permis de faire le point sur ce déménagement qui sera un des événements marquants de l’année 2015.

 

Le CEMA s’est fait présenter l’état d’avancement des travaux ainsi qui les mesures qui doivent lui garantir la continuité de la conduite des opérations.

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 08:50
Rencontre du CEMA avec le commandant de l’Eurocorps.

 

17/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 16 mars 2015, le CEMA a rencontré le général de corps d’armée BUCHSENSCHMIDT, commandant l’Eurocorps. 

 

Cette rencontre avec le commandant du Corps européen, plus traditionnellement connu sous le nom d’Eurocorps, a été l’occasion de faire le point sur l’avenir de cette formation qui fête ses 20 ans d’opérations en 2015.

Sous l’impulsion du général BUCHSENSCHMIDT, l’Eurocorps s’est recentré vers les missions de l’Union Européenne (UE) et évolue vers une modularité qui le rend plus facilement employable.

Les engagements à venir cet été au Mali au sein d’EUTM en sont une illustration, tout comme le tour d’alerte qu’il prendra en 2016 pour l’UE.

Comme toutes les structures de commandement, l’Eurocorps sera probablement amené à évoluer pour rester au plus près des engagements opérationnels futurs.

Ces évolutions se déroulent dans le cadre des comités communs réunissant les CEMA des nations partenaires.

 

Repères

Créé en 1992 et déclaré opérationnel en 1995, l’Eurocorps est constitué d’unités appartenant à l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France et le Luxembourg. Son quartier général est situé à Strasbourg.

L’état-major de l’Eurocorps peut commander une force terrestre de près de 60 000 hommes.

Officier général belge, le général de corps d’armée BUCHSENSCHMIDT arrivera prochainement au terme de son temps de commandement. Cet été, il sera relevé par le général de corps d’armée RAMIREZ de nationalité espagnole.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 19:55
photo EMA

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17/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 16 mars 2015, le général d’armée Pierre de Villiers a ouvert la session annuelle du  Séminaire interarmées des grandes écoles militaires (SIGEM), dont le thème retenu cette année est celui de « l’officier au service de la Nation dans le monde du XXIe siècle ».

 

S’adressant à ceux qu’il considère comme les « dépositaires de l’âme de nos armées », il a souhaité leur faire part de ses convictions sur le rôle de l’officier et sur les qualités que ce dernier doit développer pour assumer les responsabilités qui lui sont confiées au service de la France.

 

Plaçant le souci des valeurs humaines au-dessus de tout, il les a encouragés à être des hommes et des femmes de réflexion, d’action et surtout de cœur, autant de dimensions qui s’ancrent pour le CEMA dans la volonté et le goût des responsabilités. Dans un monde marqué par une complexité croissante, il les a également appelés à faire preuve de maîtrise technique pour tenir leur rang, tout en manifestant caractère et courage.

 

Face au changement qui sera la marque de leur carrière, il leur a aussi demandé de rejeter « une attitude défensive, guidée par le conservatisme », les exhortant à rester éveillé pour avoir « une  chance d’inventer l’avenir ».

 

Au terme d’une intervention enlevée, le général de Villiers a quitté son auditoire en insistant sur la confiance qu’il place en cette nouvelle génération d’officiers.

 

REPERE

Le SIGEM réunit un panel de près de 600 jeunes élèves officiers provenant des écoles de formation initiale des différentes armées et services, ainsi qu’une quarantaine d’élèves étrangers.

Pendant une semaine, la rencontre avec les plus hautes autorités civiles et militaires, la visite d’institutions de la République (Sénat et Assemblée Nationale), accompagnée d’entretiens avec des parlementaires, est au programme des élèves officiers, afin qu’ils  puissent intégrer le rôle et la place de la défense au sein de la nation.

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 16:55
photo EMA

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16/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 13 mars 2015, le CEMA a  réuni à l’école militaire les officiers généraux à la tête des organismes et structures interarmées. Devenue semestrielle, cette rencontre lui donne l’occasion de faire le point, avec « ses  commandeurs », sur les grands enjeux liés aux opérations et à la transformation des armées.

 

Au cours de cette journée, le général de Villiers a d’abord tenu à saluer l’engagement opérationnel de nos forces qui, tant sur les théâtres d’opération extérieure que sur le territoire national, font chaque jour preuve de leur engagement au service de la sécurité nationale et de la stabilité dans le monde. Il est ainsi revenu sur les opérations Sangaris, Barkhane et Chammal. Concernant la lutte contre le terrorisme menée au Levant, cinq jours après sa rencontre avec le général Dempsey à bord du porte avion Charles de Gaulle, il a souligné que l’excellence de nos relations avec les Américains au sein de la coalition était « à mettre au crédit de notre interopérabilité et de notre crédibilité opérationnelle ». Dans le cadre l’opération Sentinelle, il a salué les efforts réalisés au sein de chaque zone de défense pour être au rendez-vous de la sécurité des Français.

 

Entouré des chefs d’état-major d’armée, des directeurs de service et de son équipe de commandement, le CEMA a également fait un point sur la transformation des armées. Il a notamment échangé avec ses commandeurs sur les travaux conduits dans le cadre de l’actualisation de la LPM et les autres grand sujets auxquels il attache une attention particulière,  notamment l’évolution du modèle RH et la concertation.

 

Dans un contexte sécuritaire qui demeure tendu, les questions liées à l’actualité ont tenu une place importante, notamment celles liées à nos engagements opérationnels. Le CEMA en a profité pour rappeler que l’unique finalité des armées était de garantir, pour notre pays, la meilleure protection possible.

 

Il a conclu la journée en réaffirmant sa confiance en son équipe de commandement dans la mise en œuvre de la réforme et l’importance qu’il accorde aux forces morales, ainsi qu’aux valeurs de cohésion et d’adaptabilité.

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 08:30
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11/03/2015 Sources : Ministère de la défense

 

Lors de sa visite des forces du groupe aéronaval déployées dans le Golfe arabo-persique, le général Pierre de Villiers s’est rendu au Royaume de Bahreïn d’où il a décollé pour rejoindre le porte-avions Charles de Gaulle. A l’occasion de se déplacement, il été reçu en audience par le souverain Hamed Ben Issa Al Khalifa et a rencontré le Field Marshall Al Khalifa, commandant en chef des Bahrein Defense Forces.

 

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des déplacements du CEMA dans la région, aussi bien au contact des forces engagées dans l’opération Chammal que des plus hautes autorités des pays partenaires de la coalition. Elle témoigne de la volonté de partager une analyse de la situation  dans la zone avec les pays en lutte contre le groupe terroriste Daech. C’est le cas du Royaume de Bahreïn qui offre un soutien à la coalition en accueillant l’état-major américain qui conduit actuellement les opérations maritimes (US NAVCENT) et en fournissant un appui logistique au groupe aéronaval (GAN) français engagé aux côtés du GAN américain.

 

REPERE :

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise actuellement 3 200 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la coalition à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D), d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2, et du groupe aéronaval composé notamment du porte-avions Charles de Gaulle avec à bord 12 Rafale Marine et 9 Super Etendard Modernisés et de sa frégate de défense Aérienne Chevalier Paul.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 20:57
photo Ministère de la Défense

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11 mars 2015 Christophe FORCARI - Liberation.fr

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a présenté une mise à jour de la loi de programmation militaire, notamment pour faire face aux menaces terroristes.

 

Face aux menaces terroristes, la loi de programmation militaire a plus que jamais besoin d’une «réactualisation». Celle-ci devrait être débattue à l’Assemblée nationale en juin prochain. Ce mercredi, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a présenté les grands axes stratégiques de cette mise à jour devant le chef d’Etat-major des armées, le général Pierre de Villiers. Avec à la clé, une hausse du budget consacré à la défense. Sans que le locataire de l’hôtel de Brienne ne précise son montant. Le budget de l’année 2015 d’un montant de 31,4 milliards, lui, reste «sanctuarisé».

Le matin même, un conseil de défense s’était tenu à l’Elysée. Le maintien de l’opération «sentinelle» jusqu’à l’été prochain avec la mobilisation d’un peu plus de 10 000 hommes sur le territoire national va entraîner une révision à la baisse de la suppression des 34 000 postes initialement prévue. Lors de sa conférence presse, le 5 février dernier, le président de la République avait déjà annoncé le maintien de 7 500 postes. Mais le chef de l’Etat veut également que les forces armées soient en mesure de déployer 7 000 hommes pour assurer des missions de protection sur le territoire national. Actuellement l’opération «sentinelle» assure la protection de 682 sites en métropole dont 604 à caractère religieux.

 

Suite de l’article

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 17:30
Rencontre des CEMA français et américain sur le porte-avions Charles de Gaulle

 

10/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 8 mars 2015, le chef d’état-major des armées (CEMA), le général Pierre de Villiers, a reçu son homologue américain le général Martin Dempsey à bord du porte-avions Charles de Gaulle qui est déployé, avec le groupe aéronaval, dans le nord du golfe arabo-persique dans le cadre des opérations conduites contre le groupe terroriste Daech en Irak.

 

Le groupe aéronaval est intégré depuis le 31 janvier dernier à la Task Force 50, sous commandement tactique américain. Depuis le 23 février, il participe à l’opération Chammal, aux côtés des moyens déployés dans la région par l’armée de l’air depuis le 19 septembre 2014. Dans quelques jours, il assurera seul la permanence aéronavale dans le golfe arabo-persique, afin de permettre la relève entre l’USS Carl Vinson et l’USSTheodore Roosevelt.

 

Si la présence des deux CEMA américain et français sur le porte-avions Charles de Gaulle  constitue un événement, leur rencontre s’inscrit en revanche dans un cadre beaucoup plus habituel. Les deux hommes s’entretiennent en effet régulièrement pour partager leurs analyses stratégiques.

 

photo Marine Nationalephoto Marine Nationalephoto Marine Nationale
photo Marine Nationale

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Dimanche, leurs échanges ont portés sur la situation en Irak. A cette occasion, le général de Villiers a insisté sur la nécessité d’intégrer le temps long dans cette opération, tout en posant la question des conditions du règlement de la crise, au-delà des seules opérations militaires. Plus largement, les deux CEMA ont confirmé leur détermination à agir contre la menace terroriste qui pèse sur le flanc Sud de l’Europe. Que ce soit dans la bande sahélo-saharienne, avec l’opération Barkhane où la France agit en « leader », ou en Irak où elle intervient en partenaire d’une coalition conduite par les Etats-Unis, ils sont convenus de l’importance à accorder à la coopération interalliée.

 

L’engagement du groupe-aéronaval au sein de la Task Force 50  incarne cette dynamique de coopération et ce haut niveau de confiance atteint par la France et les Etats-Unis. Au-delà du symbole, il vient concrétiser les progrès accomplis en termes d’interopérabilité de nos forces : « Quand je vois derrière moi des marins, des pilotes, américains et français tous ensemble, cela veut bien dire que nous construisons de la confiance mutuelle, à tous niveaux », a ainsi souligné  le général Dempsey.

 

 

photo Marine Nationale

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REPERE

 

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 3 200 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D), d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2, et du groupe aéronaval composé notamment du porte-avions Charles de Gaulle avec à bord 12 Rafale Marine et 9 Super Etendard Modernisés.

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 15:30
Chairman JCS General Dempsey visits the French Aircraft Carrier Charles de Gaulle (R91)

Gen. Martin Dempsey, Chairman Joint Chiefs of Staff, right, and Gen. Pierre de Villiers, French Chief of Defense Staff, pose for a photo prior to boarding a C-2A Greyhound from the Providers of Fleet Logistics Support Squadron (VRC) 30 on the flight deck of the French aircraft carrier Charles de Gaulle (R 91). Charles de Gaulle is operating with the Carl Vinson Carrier Strike Group in the U.S. 5th Fleet area of operations. (U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 2nd Class John Philip Wagner, Jr./Released)


10 mars 2015 US Navy

 

ARABIAN GULF (Mar. 8, 2015) United States Army General Martin E. Dempsey, Chairman of the Joint Chiefs of Staff, met with French General Pierre de Villiers, French Chief of Defense Staff, aboard the French aircraft carrier Charles de Gaulle. During the visit, they toured the ship’s spaces, observed flight operations and met with French and U.S. military service members stationed aboard the ship. (U.S. Navy video by Mass Communication Specialist 3rd Class Hansel Pintos)

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 13:57
"Nous pourrions ne plus être capables de remplir les opérations extérieures" (chef d'état-major des armées)

Avec l'opération Sentinelle dans le cadre de Vigipirate, le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers a "constaté que dans deux ans, nous serions incapables de la mettre en place pour des raisons de rythme et de volume de déflation des effectifs sans toucher aux opérations extérieures". - photo Ministère de la Défense

 

10/03/2015 Michel Cabirol – Latribune.fr

 

Faut-il actualiser ou réviser la loi de programmation militaire (LPM) ? Pour le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, la LPM n'a besoin que d'un ajustement.
 

C'est un aveu qui en dit long sur l'écart de plus en plus flagrant entre les moyens donnés aux armées et les missions qui lui sont confiées par les plus hautes autorités de l'État. Et cet aveu a d'autant plus de poids qu'il a été fait par le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers lors d'une audition à l'assemblée nationale début février. Que dit-il? "Quand nous avons mis cette force de protection sur le terrain (l'opération Sentinelle dans le cadre de Vigipirate, ndlr), j'ai constaté que dans deux ans, nous serions incapables de la mettre en place pour des raisons de rythme et de volume de déflation des effectifs sans toucher aux OPEX", les opérations extérieures, notamment Barkhane (Mali), Sangaris (Centrafrique) et Irak.

"Si nous n'y prenons garde, nous pourrions bientôt ne plus être capables de remplir ces missions, ce qui m'amène à mon second point de vigilance : les moyens, notamment les effectifs et le budget", a expliqué le chef d'état-major des armées.

Une constatation qui l'a conduit "à demander au président de la République, en accord avec le ministre de la Défense, de réduire et lisser la déflation (des effectifs des armées, ndlr) sur la période 2015-2019". La loi de programmation militaire 2014-2019 (LPM) imposait, avant la déclaration de François Hollande du 14 janvier, une déflation de 34.000 postes. "En dépit des 31 chantiers de transformation engagés, 7.000 restaient à identifier", a précisé le général Pierre de Villiers. Ce qui entretient un doute sur la pertinence des moyens données aux armées par rapport aux menaces identifiées par le Livre blanc sur la défense publié en 2013.

Le général de Villiers maintient que "le Livre blanc est pertinent : il a bien anticipé ce qui s'est passé depuis deux ans et demi, notamment sur les flancs est et sud - ce qui nous avait conduits à retenir notre modèle global d'armée".

 

"Importance de pouvoir disposer d'effectifs en nombre suffisant"

Pour le général de Villiers, c'est clair et net, "la mise en œuvre du contrat protection a montré l'importance de pouvoir disposer d'effectifs militaires en nombre suffisant". Et de souligner que cela "solde deux illusions : celle d'une armée « toute technologique » et celle d'une armée limitée à un corps expéditionnaire". Du coup, la décision du président de la République de réduire de 7.500 les déflations d'effectifs du ministère de la Défense sur la période de la LPM apporte "un second souffle, d'autant qu'il s'accompagne d'un lissage de la déflation sur la période 2015-2019, ce qui desserre l'étau des effectifs".

L'opération Sentinelle a jeté dans les rues des grandes villes françaises plus de 10.000 soldats déployés en trois jours à peine. Le Livre blanc de 2013 avait inscrit ce contrat en cas de crise majeure. "Les armées s'y étaient préparées", a rassuré le général de Villiers. Mais pour l'armée d'aujourd'hui, le plus dur c'est de gérer ce type d'opération dans la durée. Et ce qu'a expliqué le chef d'état-major des armées : "Il n'y a plus de gras dans nos armées. L'opération Sentinelle ne saurait rester à ce niveau de déploiement dans la durée sans avoir de sérieuses conséquences en termes de capacités d'intervention, de relèves en opérations extérieures, de préparation opérationnelle et de coûts".

"La capacité à durer repose aussi sur l'adaptation de l'opération Sentinelle à la réalité des menaces, ne serait-ce que pour reconstituer une réserve en mesure d'être réengagée si besoin était. Je peux et dois pouvoir remonter les effectifs à 10 000 hommes avec un très court préavis".

Régulièrement  les armées interviennent en appui et en complément de l'action des forces de sécurité intérieure sur le territoire national. Comme en Guyane où elles participent dans le cadre de la lutte contre l'orpaillage clandestin avec l'opération Harpie et la protection du Centre spatial guyanais avec l'opération Titan. C'est également le cas dans le cadre de sa participation de la protection de grands événements, comme les commémorations du 70e anniversaire du D-Day qui ont mobilisé plus de 2.500 hommes en juin 2014. Enfin, les armées, en appui aux forces de sécurité intérieures, ont participé à la protection des centrales nucléaires contre le survol de drones.

 

Quels risques?

Faute d'effectifs suffisants, il existe, selon le général Pierre de Villiers, "d'ores et déjà des risques. D'abord, pour la préparation opérationnelle. Nos soldats ont besoin de s'entraîner régulièrement. Seul un entraînement continu et à bon niveau leur permet de s'engager sans préavis dans les missions les plus dures. Et il existe un niveau d'entraînement en deçà duquel il est impossible d'aller ; c'est aussi une question de sécurité". Il y a également un risque d'éviction sur la capacité de la France à conduire les OPEX.

"Nous n'en sommes pas là, mais il faut garder à l'esprit que nos troupes sont en permanence dans le tempo opérationnel : lorsqu'elles ne sont pas engagées en opérations extérieures, soit elles se régénèrent, soit elles se préparent à l'engagement suivant".

Enfin, le chef d'état-major des armées souhaite "ne pas tirer sur la corde s'agissant des personnels".  C'est pourquoi il préconise d'adapter "progressivement" le dispositif de l'opération Sentinelle à la menace et les effectifs au nombre de sites sensibles à défendre, en privilégiant des modes d'action diversifiés et plus mobiles.

 

Oui à une actualisation de la LPM, non à une révision

Pour le général de Villiers, il faut affiner la LPM. "Si le costume a en effet été taillé au plus juste, le contrat de protection n'était pas assorti d'un délai de mise en place et de durée, ce qui est maintenant le cas. Mais je ne crois pas que cela modifie en profondeur la LPM", a-t-il expliqué. Pour autant, le ministère de la Défense devra "intégrer les enseignements des opérations de ces deux dernières années et ajuster les capacités sans mettre en cause les équilibres subtils des programmes à effet majeur". Notamment le surcoût de l'opération Sentinelle (1 million d'euros par jour) devra être intégré dans le cadre de cette actualisation.

Il convient d'éviter deux écueils : un « lifting » superficiel ou une analyse en profondeur qui pourrait nous conduire à refaire la LPM - ce qui serait périlleux, car je pense que cette loi sera pleinement efficace pour notre défense jusqu'en 2019.

En revanche, il est contre une révision de cette LPM, qui "imposerait une autre LPM", ce qui n'est "pas le mécanisme prévu". Il estime que ce n'est "pas sain de refaire deux ans après un exercice complet quand on voit le travail que cela représente. Je rappelle qu'un modèle d'armée pour gagner la guerre se calcule avec tous les paramètres, la victoire ou la défaite pouvant dépendre d'un seul petit facteur mal anticipé".

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 20:30
Gen. Martin Dempsey and Gen. Pierre de Villiers aboard the French aircraft carrier Charles de Gaulle, March 8, 2015 - photo French Navy

Gen. Martin Dempsey and Gen. Pierre de Villiers aboard the French aircraft carrier Charles de Gaulle, March 8, 2015 - photo French Navy

 

March 9, 2015 By Missy Ryan, Washington Post

 

When Gen. Martin Dempsey's plane touched down Sunday on the deck of this ship, he became the first chairman of the Joint Chiefs of Staff in recent history — perhaps ever — to set foot on a French aircraft carrier, a sign of the two nations' increasing operational unity in the campaign against the Islamic State.

 

    Since the ship arrived in the Persian Gulf last month, U.S. warplanes have landed on the Charles de Gaulle; French and American jets have carried out joint training missions; and the French ship has operated alongside the USS Carl Vinson, another carrier in the same waters. Both ships are now under American command.

 

    The mission marks the first time that France has placed the Charles de Gaulle, the only non-U.S. nuclear aircraft carrier in the world and a jewel of the French military, under the operational command of a foreign nation, a reflection of the importance Paris has placed on combating the ­Islamic State militant group.

 

    The United States continues to shoulder the bulk of the military burden among members of the coalition assembled against the group, which surged out of Syria last year to capture a third of Iraq. Of the 2,738 ­airstrikes the coalition has conducted in Iraq and Syria since last summer, the Americans have carried out 2,203....

 

    Dempsey visited the Charles de Gaulle along with his French counterpart, Gen. Pierre de ­Villiers, who said the coalition had to balance the desire for quick results with the reality that Iraqi forces need time to prepare for ground offensives. "The Iraqis are the ones who will do this," he said.

 

    Nevertheless, differences remain in Paris's and Washington's approach to the Islamic State, notably France's decision to forgo airstrikes in Syria. The French government has suggested that such strikes could benefit Syrian President Bashar ­al-Assad, whom Western leaders want to see replaced.

 

    France is flying about 12 to 15 sorties a day from the Charles de Gaulle as part of the campaign against the Islamic State. French planes have dropped munitions in only some of those flights. The remainder are surveillance or air support missions that do not result in strikes. French planes are also flying from Jordan and the United Arab Emirates.

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 13:55
Les chefs d’état-major se réunissent à Toulon et saluent le déploiement Jeanne d’Arc

 

06/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 5 mars 2015, le chef d’état-major des armées s’est rendu à Toulon pour présider le comité des chefs d’état-major (COCEM) et assister au départ de la campagne 2015 du groupe amphibie Jeanne d’Arc qui s’achèvera en juillet prochain. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre des visites de terrain voulues par le général de Villiers.

 

Pour cette nouvelle visite au contact des armées, le CEMA a souhaité organiser pour la première fois un comité des chefs d’état-major (COCEM) décentralisé. Cette rencontre, qui traditionnellement a lieu chaque semaine à Paris, rassemble le major général des armées (MGA) et les chefs d’état-major d’armée (CEM) autour du CEMA pour arrêter, selon un ordre du jour spécifique, la politique des armées sur les sujets d’avenir. C’est donc entouré du général Gratien Maire, du général Jean-Pierre Bosser, de l’amiral Bernard Rogel et du général Denis Mercier que le CEMA a embarqué à bord du Dixmude.

 

A travers la tenue de cette réunion, le général de Villiers a voulu réaffirmer l’unité interarmées et la proximité entre le commandement et les unités opérationnelles, facteurs indispensables pour répondre aux défis opérationnels d’aujourd’hui et de demain. Une occasion pour lui de rappeler également la continuité de l’engagement entre les états-majors parisiens et les forces sur le terrain, ainsi que le soutien indéfectible des chefs militaires envers les femmes et les hommes déployés par la France à travers le monde.

 

Articulée autour du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude ainsi que de la frégate Aconit, la mission Jeanne d’Arc 2015 a pour premier objectif de permettre aux élèves sortant de l’Ecole Navale de se confronter à la réalité du monde maritime et d’achever leur formation en les intégrant pleinement à un équipage, loin des bancs d’école et des côtes bretonnes. Par ailleurs, elle intègre des éléments issus des autres armées, comme un groupe aéromobile et près de 150 élèves-officiers provenant de différentes écoles de formation. Parmi eux figurent des officiers élèves de la marine bien sûr, mais aussi l’armée de terre, avec de jeunes Saint-Cyriens, du service de santé des armées, du commissariat des armées, de la direction générale de l’armement, ainsi que des élèves administrateurs des affaires maritimes. Une pluralité qui confère à cette mission une dimension interarmée significative et formatrice pour l’ensemble de ces jeunes cadres. Pour ces derniers, ce déploiement opérationnel constitue un premier aguerrissement. L’équipage du groupe Jeanne d’Arc sera confronté pendant les cinq prochains mois à la réalité des opérations et des exercices dans leurs dimensions interarmées et internationales.

 

Cette dimension internationale s’incarne non seulement dans la composition de l’équipage, qui intègre en son sein une vingtaine d’élèves étrangers, mais aussi par les actions de coopération régionale qui ponctueront la campagne. Parallèlement à sa mission opérationnelle, le groupe amphibie participera ainsi à plusieurs interactions planifiées avec nos partenaires dans les régions traversées, témoignant ainsi du rang de la France, qui demeure un allié fiable et présent auprès de ses alliés.

 

Convaincu que cette mission marquera durablement ces jeunes officiers, le CEMA leur a réitéré sa confiance et sa fierté. Il leur a rappelé qu’ils constituent la richesse de l’armée : une armée jeune, unie, engagée, capable de mener des opérations sur le temps long et en coalition. Il leur a signifié que, dans un monde toujours plus incertain, alors qu’est engagée une phase de transformation et que le rythme des engagements opérationnels ne faiblit pas, leur responsabilité serait grande et qu’ils devraient  maintenir le cap défini par leurs aînés.

 

Peu après 17h30, le Dixmude a finalement appareillé avec le CEMA à son bord. Ce n’est qu’une fois au large que le général de Villiers a quitté les officiers élèves pour regagner Toulon en hélicoptère, non sans leur avoir souhaité bonne mer.

Les chefs d’état-major se réunissent à Toulon et saluent le déploiement Jeanne d’ArcLes chefs d’état-major se réunissent à Toulon et saluent le déploiement Jeanne d’Arc
Les chefs d’état-major se réunissent à Toulon et saluent le déploiement Jeanne d’Arc
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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 13:55
Rencontre avec Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'OTAN

 

03/03/2015 Sources : État-major des armées

 

Le général d’armée Pierre de Villiers a rencontré ce jour à Paris (2 mars 2015), Sir Jens Stoltenberg, nouveau secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN)

 

Au cours d’une réunion de travail qui s’est déroulée au centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), le CEMA a précisé quel est le niveau d’engagement des militaires français dans un contexte sécuritaire mondial très instable. S’adressant au plus haut fonctionnaire international de l’OTAN, il a également rappelé le rôle tenu par la France dans le cadre de la réponse collective à apporter aux risques qui pèsent aujourd’hui sur les flancs Sud (terrorisme) et Est (instabilité régionale) de l’Europe.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 08:55
Visite du CEMA sur la base aérienne d’Orange

 

20/02/2015 Armée de l'air

 

Jeudi 19 février, la base aérienne 115 d’Orange a reçu la visite du chef d’état-major des armées (CEMA) accompagné du chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA).

 

Les généraux Pierre de Villiers (CEMA) et Denis Mercier (CEMAA) se sont rendus sur la base aérienne d’Orange pour découvrir les moyens de mise en œuvre de la posture permanente de sûreté (PPS) aérienne.

 

À cette occasion, ils ont pu visiter la permanence opérationnelle (PO), armée par les Fennec, ainsi que les locaux du futur centre de préparation opérationnelle du combattant de l’armée de l’air (CPOCAA).

 

Lors de cette visite, les deux autorités ont pu également aller à la rencontre des aviateurs présents sur la base aérienne.

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 07:30
Visite du CEMA en Irak dans le cadre de l’opération Chammal

 

17/02/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Les 15 et 16 février 2015, le général d’armée Pierre de Villiers s’est rendu pour la première fois en visite officielle en Irak pour y rencontrer les plus hautes autorités politiques et militaires du pays, ainsi que les éléments français déployés dans le cadre de l’opération CHAMMAL.

 

A Bagdad, le CEMA s’est tout d’abord rendu en « zone verte » où il a été successivement reçu par le Premier ministre Irakien, M. Haïder al-Abadi, le ministre de la Défense, M. Khalid al-Obaidi et son homologue, le général d’armée Babaker Zebari. A chaque fois, il  s’est longuement entretenu sur la situation dans laquelle est plongée l’Irak depuis l’offensive lancée par Daech à l’été, ainsi que sur l’analyse des options stratégiques de résolution de cette crise. Ces rencontres ont également permis d’évoquer le rôle tenu par les forces françaises aux côtés de leur partenaire irakien.

 

La France, qui représente aujourd’hui le deuxième contributeur de la coalition, est tout d’abord engagée dans une logique d’appui aux combats, à travers sa participation aux différentes missions de frappes aériennes et de renseignement, mais aussi à travers le rôle tenu par les officiers insérés au sein des états-majors de la coalition. Elle est par ailleurs engagée dans un processus de formation et de conseil au bénéfice des forces irakiennes. Ce pilier de formation est en cours de développement et sera renforcé au cours des prochaines semaines.

 

Pour « prendre le pouls » du terrain, le général de Villiers a rencontré les officiers présents à Bagdad, qu’ils soient insérés dans les différents états-majors ou chargés de préparer le déploiement à venir des modules de formation. Il s’est en particulier rendu aux sorties ouest de la capitale, sur le camp de l’ICTS (Iraqi Counter Terrorism Service). Dans le cadre de sa remontée en puissance, cette unité d’élite de l’armée irakienne bénéficiera de la formation dispensée par deux détachements d’instruction opérationnelle de l’armée française (l’un lié aux techniques de combat d’infanterie ; l’autre aux techniques de lutte contre les engins explosifs improvisés). Sur place, il a pu mesurer l’excellente intégration des militaires français et la confiance placée par les autorités irakiennes dans la formation dispensée par la France.

 

Dans l’après-midi, après un vol tactique au-dessus du territoire irakien, le CEMA s’est posé à Erbil, au nord-est de l’Irak. Sur place, il a été reçu par M. Massoud Barzani, Président du Gouvernement régional kurde, avant de retrouver les éléments des détachements d’instruction opérationnelle (DIO) français qui participent à la formation des Peshmergas. Là encore, il a pu mesurer la qualité de la formation dispensée, de l’engagement des militaires français et, comme à Bagdad, leur proximité avec ceux dont ils assurent la formation et dont ils partagent la vie.

 

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REPERES

 

Sur demande du gouvernement irakien et dans le cadre de la coalition, les armées françaises se sont engagées à assurer différentes actions de formation au profit des forces irakiennes pour les accompagner dans leur remontée en puissance.

 

Les détachements d’instruction opérationnelle (DIO)

 

Il s’agit de formations dispensées à des combattants par des équipes d’une quinzaine de spécialistes, chargés de leur faire acquérir des savoir-faire dans des domaines spécifiques :

- 2 DIO sont dispensés à Erbil : l’un concerne l’utilisation des canons de 20mm qui ont été livrés aux Peshmergas par la France au cours du mois d’août 2014 ; l’autre concerne la formation aux techniques du génie de combat (lutte contre les engins explosifs improvisés et savoir-faire liés à la valorisation du terrain en défensive, technique appelée de « contre mobilité »). Un troisième DIO, lié aux techniques élémentaires de prise en compte d’un blessé au combat, pourrait voir le jour dans les semaines à venir ;

- à Bagdad, à partir du mois de mars,  2 autres DIO seront conduits au profit de l’ICTS : l’un concerne la formation aux techniques du combat d’infanterie ; l’autre concerne la formation aux techniques du génie de combat.

 

Visite du CEMA en Irak dans le cadre de l’opération Chammal

Advise and Assit

 

Il s’agit d’une mission de conseil et d’assistance qui sera fournie par différents pays de la coalition au profit des forces de sécurité irakiennes.

Dans ce cadre, la France conduira une mission de conseil d’état-major au profit de l’état-major d’une division irakienne. L’objectif est d’aider les forces irakiennes à planifier et conduire leurs propres opérations, depuis les postes de commandement d’une unité d’un volume de 5 à 6000 combattants interarmes.

Cette formation sera dispensée à Bagad par une vingtaine d’officiers français d’état-major qui bénéficieront du soutien d’un détachement national d’une trentaine de militaires.

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 17:30
Rencontre avec le CEMA égyptien en Egypte

 

19/02/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 17 février 2015, le général d’armée Pierre de Villiers a effectué sa première visite en Egypte à l’invitation de son homologue, le général de corps d’armée Mahmoud Hegazy.

 

Réalisé dans la continuité de son déplacement en Irak, cette visite a permis au CEMA d’approfondir sa vision d’une zone placée au cœur des enjeux stratégiques actuels. Reçu par le général de corps d’armée Hegazy, chef d’état-major des armées, et le ministre de la défense égyptien, le général d’armée Sedki Sobhi, le général de Villiers a ainsi pu faire le point sur l’évolution de la situation sécuritaire en Lybie, dans le contexte de la lutte contre le groupe terroriste Daech, au Sinaï et, plus largement, au Levant.

 

Bien que planifiée de longue date, cette visite a été marquée par la conclusion des contrats d’armement du Rafale et  de la frégate européenne multi-missions (FREMM). Le CEMA et ses interlocuteurs ont donc profité de ce contexte pour confirmer la nécessité de poursuivre et d’intensifier les coopérations déjà engagées. Celles-ci concernent plus particulièrement la formation des cadres et des unités opérationnelles dans le cadre des programmes d’échanges notamment, les interactions interarmées et de composante lors d’exercices et d’entraînements conjoints, ainsi que le partage de renseignement.

Rencontre avec le CEMA égyptien en Egypte
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 08:55
 Visite du CEMA à la DIRISI - Maisons-Laffitte


13/02/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 12 février 2015, le général de Villiers s’est rendu à Maisons-Laffitte sur le site de la  Direction Interarmées des Réseaux d’Infrastructures et des Systèmes d’Information de la Défense (DIRISI).

 

Opérateur SIC de la défense, la DIRISI concentre sur le camp militaire « Gallieni » les centres qui constituent son cœur opérationnel, au premier rang desquels figure le COD : centre d’opération de la DIRISI.  Six autres centres nationaux sont également présents sur ce camp. Ils sont chargés de la mise en œuvre des réseaux, des moyens satellitaires, de l’assistance informatique à distance, des intranets, de la gestion des fréquences et du chiffre.

Pour le CEMA, il s’agissait donc d’aller à la rencontre des opérationnels du soutien SIC dont la haute maîtrise technique fait la fierté des armées.

A son arrivée à la DIRISI, il a été accueilli par son directeur central, le général de corps aérien Grégoire Blaire qui l’a invité à participer à la lever des couleurs. La cérémonie à peine achevée, le général de Villiers, fidèle à son habitude, a profité de la proximité de la forêt de Maisons-Laffitte pour entraîner les spécialistes des systèmes d’information dans un footing de cohésion à ses côtés.

 

Plus tard dans la matinée, il a présidé l’inauguration du bâtiment du COD, baptisé du nom du sous-lieutenant Elisabeth Torlet du Corps féminin des Transmissions, dont les soldats furent surnommés  les « Merlinettes ». Capturée lors d’une mission clandestine en France et exécutée par les allemands le 6 septembre 1944, le sous-lieutenant Torlet a fait preuve d’un comportement héroïque. En donnant son nom à un centre, qui supervise « 24/7 » le déploiement et le fonctionnement des SIC, la DIRISI a voulu non seulement honorer sa mémoire, mais surtout s’imposer de suivre son engagement.

A l’issue de sa visite, le CEMA a tenu à féliciter les hommes et les femmes qu’il a rencontrés pour leur maîtrise technique, leur expertise unique et leur disponibilité. S’adressant à eux, il constaté avec fierté que « le soleil ne se couche jamais sur les opérations de la DIRISI : la direction qui relie les hommes et les femmes des armées ».

 

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REPERES

 

La DIRISI, son projet et son centre d’opération :

La DIRISI est l’opérateur des SIC de la défense. Elle assure la direction, l'exploitation et le soutien des réseaux et services de télécommunication au profit de l'ensemble des organismes du ministère.

Dans le cadre de la transformation des armées, son projet de service « Quartz » soutient une dynamique de modernisation permanente. Tout en étant engagée dans une transformation capacitaire de grande ampleur, elle accompagne les évolutions du ministère, notamment le transfert des SIC pour le regroupement du commandement des armées à Balard.

Centre de permanence 24/7 de la DIRISI, le COD assure le suivi de la mise en condition opérationnelle des SIC opérés par la DIRISI et le suivi en temps réel des prestations offertes aux usagers. Il exerce une autorité sur l'ensemble des centres nationaux de mise en œuvre de cette direction.

 

Les centres nationaux de mise en œuvre à Maisons-Laffitte :

Le centre national d’appui à distance des SIC ou service desk (SDK) a pour mission de rétablir le service et de gérer les prestations récurrentes au profit des utilisateurs du ministère de la défense. Le centre national d’appui à distance des SIC est implanté à Maisons-Laffitte, Rennes, Toulon et Metz.

Le centre national de mise en œuvre des réseaux (CNMO R) est responsable de la supervision et de la télé-administration des réseaux de la défense. Le CNMO R est implanté à Maisons-Laffitte et à Toulon.

Le centre national de mise en œuvre des intranets (CNMO I) est responsable de la mise en œuvre des services communs nécessaires au fonctionnement des systèmes d'information. Le CNMO I est implanté à Maisons-Laffitte, Rennes et Toulon.

Le centre national de mise en œuvre des moyens satellitaires (CNMO MS) est responsable de la planification, de la supervision et de l'exploitation de l'ensemble des réseaux satellitaires.

Le centre national de gestion des fréquences (CNGF) assure principalement la gestion nationale des assignations de fréquences, des sites et des servitudes du ministère de la défense. Il effectue la coordination des fréquences avec les entités extérieures au ministère et assiste la direction générale des systèmes d'information et de communication (DGSIC) dans la définition de la politique du ministère.

Le centre national de mise en œuvre du chiffre (CNMO C) est implanté à Maisons-Laffitte.

 

 Visite du CEMA à la DIRISI - Maisons-Laffitte Visite du CEMA à la DIRISI - Maisons-Laffitte
 Visite du CEMA à la DIRISI - Maisons-Laffitte
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 17:55
Une audition inédite du chef d’état-major des armées devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale


13/02/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 10 février, le général de Villiers s’est exprimé devant les membres de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, dont les domaines de compétence recouvrent « la politique étrangère et européenne, les traités et accords internationaux, les organisations internationales, la coopération et le développement, la francophonie et les relations culturelles internationales ».

 

Il s’agissait d’une audition inédite dans la mesure où, traditionnellement, le chef d’état-major des armées s’adresse à la représentation nationale lors de ses rencontres avec les députés de la commission de la défense nationale et des forces armées. 

Au cours de cette audition, le CEMA a livré sa vision des enjeux stratégiques, ainsi qu’un point de situation sur l’actualité de l’engagement opérationnel des forces françaises.

Après avoir donné sa vision du  contexte sécuritaire, qui montre que le lien entre la sécurité extérieure et la sécurité intérieure n'a jamais été aussi fort, le CEMA a décrit l'action des armées françaises en opérations extérieures, soulignant que toutes contribuent à la défense de l'avant de notre pays. 

Insistant sur l’excellence du travail accompli, il a fait part des enseignements qu’il en tire, estimant que ces dernies confortent la pertinence du choix d'un modèle complet d'armée porté par la LPM.

Enfin le CEMA a fait part de ses points de vigilance pour la période à venir.

 

 

REPÈRES 

L’Assemblée nationale compte huit commissions permanentes. Leur rôle est double :

- sauf lorsqu’une commission spéciale est constituée, tout projet ou proposition de loi est envoyé pour examen devant une commission permanente, qui en débat ; depuis la réforme constitutionnelle de juillet 2008, c’est le texte adopté par la commission saisie qui est discuté en séance publique ;

- les commissions permanentes informent l’Assemblée pour lui permettre d’exercer son rôle de contrôle de l’action du Gouvernement.

  •    La commission de la défense nationale et des forces armées

Conformément à l'article 36, alinéa 12, du Règlement de l’Assemblée nationale, les domaines de compétence de la commission de la Défense nationale et des forces armées sont l’organisation générale de la défense, les liens entre l’armée et la Nation, la politique de coopération et d’assistance dans le domaine militaire, les questions stratégiques, les industries de défense, les personnels civils et militaires des armées, la gendarmerie, la justice militaire et les anciens combattants.

  •  La commission des affaires étrangères

Conformément à l’article 36, alinéa 8, du Règlement de l’Assemblée nationale, les domaines de compétence de la commission des Affaires étrangères sont la politique étrangère et européenne, les traités et accords internationaux, les organisations internationales, la coopération et le développement, la francophonie et les relations culturelles internationales.

 

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 19:55
Avec les aumôniers militaires, le CEMA rencontre les soldats de l’op. Sentinelle à Paris

 

12/02/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 10 février 2015, le général de Villiers, chef d’état-major des armées est de nouveau allé à la rencontre des soldats engagés à Paris dans le cadre de l’opération « Sentinelle ».

 

A cette occasion, il était accompagné des quatre aumôniers en chefs des armées ou de leur représentant. Particulièrement symbolique, ce déplacement avec les aumôniers militaires témoigne des valeurs de cohésion, de respect et du sens de l’intérêt général qui caractérisent les armées françaises, au-delà des convictions personnelles qui peuvent animées chacun des militaires.

 

Après un point de situation présenté par un état-major tactique stationné au fort de Vincennes, le CEMA et les aumôniers se sont rendus place de la Nation où patrouille des éléments du 13e bataillon de chasseurs alpins (BCA). Sur place, il a eu la surprise de retrouver une compagnie qu’il avait croisée 7 mois auparavant, à Bambari, en République centrafricaine, au lendemain d’un violent accrochage qui avait opposé la force Sangaris à des bandes armées. Cette rencontre vient là encore rappeler symboliquement le lien qui unit les opérations extérieures et la protection intérieure.

 

REPERE AUMONERIE MILITAIRE

 

Environ 230 aumôniers d’active servent au sein des armées.

Présents en garnison, les aumôniers des cultes catholique, protestant, israélite et musulman accompagnent aussi les militaires en opérations extérieures comme à l’occasion des missions sur le territoire national.

Les missions et les statuts des aumôneries militaires françaises s’inscrivent dans le cadre de la loi de 1905 concernant la séparation des églises et de l’Etat. Cette loi promeut la laïcité tout en garantissant la liberté religieuse. Dans ce cadre, les aumôniers militaires se voient confier la mission d’assurer le soutien religieux du personnel de la défense et de la gendarmerie au sein des armées et formations rattachées, ainsi que le conseil au commandement.

Une stricte équité est appliquée dans les possibilités offertes, au sein des armées, de pratiquer les différents cultes.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 17:56
Le CEMA avec le DICoD - photo Armée d'Aujourd'hui

Le CEMA avec le DICoD - photo Armée d'Aujourd'hui

 

11/02/2015 Sources : Etat-major des armées

 

A la tête des armées depuis un an, le général d’armée Pierre de Villiers fait face à une actualité très dense : intervention sur plusieurs théâtres extérieurs, renforcement spectaculaire de Vigipirate, engagement dans une profonde transformation. Pour préserver la disponibilité opérationnelle, en accord avec le ministre, il a convaincu le président de la République qu’il fallait « desserrer l’étau » des effectifs.    

 

Mon Général, en 2013, les armées françaises ont déployé Serval en quelques semaines, en 2015 elles ont déployé plus de 10 000 hommes en 3 jours pour Vigipirate, les armées françaises ont bien prouvé leur disponibilité ?

 

Vous avez raison. Le récent déploiement de plus de dix mille hommes sur le territoire national montre la formidable réactivité de nos armées et leur grand professionnalisme.

La vitesse est la clef du succès. Le plus grand défi, c’est en fait l’accélération du temps. La dimension temporelle a changé la donne ces dernières années. Elle est au centre de toutes les décisions politiques et militaires. Depuis la rédaction du Livre Blanc, le facteur temps s’impose avec de plus en plus de force. C’est pourquoi, face à la dégradation générale du contexte sécuritaire, nous devons accroître notre capacité à déployer des forces à un endroit donné dans un délai de plus en plus court.

Dans le processus de transformation dans lequel nous sommes engagés, nous devrons veiller à conserver cette capacité.

 

Par rapport au Livre Blanc, avez-vous eu le sentiment que les armées étaient au maximum des hypothèses d’emploi ?

 

Nous sommes aujourd’hui au contrat maximal du Livre Blanc. J’ai dit au président la veille de ses vœux aux armées, en accord avec le ministre : « ce que les armées font aujourd’hui, elles ne seront plus capables de le faire dans deux ans, si nous maintenons les déflations à leur rythme actuel et avec la cible de 34.000 ». Nous sommes heureux, avec le Ministre, d’avoir été entendus. Il a annoncé lors de ses vœux que la trajectoire serait revue, me disant à la fin de son discours : « J’ai été plus vite que prévu…». Le conseil de défense du 21 janvier a confirmé la décision du président, en diminuant le rythme et la cible des déflations.

Car même si toutes les hypothèses étaient envisagées par le Livre Blanc, il n’était pas prévu que les trois armées soient mobilisés à ce niveau-là en cours de LPM. Nos armées sont en RCA, à Barkhane, au Levant, trois théâtres majeurs. Ce sont des théâtres de guerre. Nous sommes aujourd’hui au-delà des scénarios les plus contraignants, dont nous savions que le facteur difficile serait la durée. C’est pour cela que j’ai demandé qu’on desserre l’étau des effectifs et ce travail sera fait dans le cadre de l’actualisation de la LPM avant l’été.

 

Ne sommes-nous pas engagés dans trop d’opérations à la fois ?

 

Non, beaucoup de ces opérations sont liées. Il faut avoir conscience du lien étroit qui existe entre la défense de l’avant, ce que nous faisons en opérations extérieures, et la protection de nos concitoyens sur le territoire national. En agissant au Sahel ou au Levant, en y combattant les groupes terroristes, nous luttons contre le développement de sanctuaires terroristes à partir desquels ils pourraient venir nous frapper. Le lien est fort entre sécurité intérieure et sécurité extérieure ; nous devons frapper l’adversaire avant qu’il ne vienne à nous. Par ailleurs, si nous sommes leader dans la BSS, nous intervenons comme équipier dans une coalition au Levant. Dans ces combats, la coordination et le partage du fardeau sont importants. C’est pour cela que les relations internationales militaires sont primordiales et que je rencontre régulièrement mes homologues africains, européens et nord-américains, sur ces sujets. Nos Alliés et nos partenaires savent qu’ils peuvent compter sur nous.

 

Les armées françaises vont donc se battre sur tous les fronts ?

 

Nos armées sont présentes sur l’ensemble de leurs missions : la dissuasion nucléaire, les missions permanentes de souveraineté, les opérations extérieures, la protection du territoire national. Elles se battent sur différents fronts et dans les trois milieux traditionnels, auxquels il faut désormais rajouter le cyberespace. Nous consacrons des moyens importants à la cyberdéfense pour que la France reste à la pointe de ce combat, car la crédibilité de notre défense est également en jeu dans ce domaine. 

 

Des missions nouvelles, des chantiers nouveaux, comment allez-vous concilier ce surcroît de charge avec la nécessaire transformation des armées ?

 

Je crois qu’il faut d’abord expliquer pourquoi nous nous transformons. La transformation n’a de sens que par le but qu’elle vise.

Pour l’indépendance de notre pays, il est nécessaire de concilier deux impératifs : la réduction de la dépense publique et le maintien d’un outil de défense à même de faire face aux menaces d’un monde instable. Pour tenir compte de ces deux impératifs, un nouveau modèle d’armée et de nouveaux contrats opérationnels ont été fixés dans le Livre Blanc. Ils sont ancrés dans une programmation budgétaire et capacitaire sur la période 2014-2019.

Avec des moyens en diminution, nous avons dû lancer une profonde réforme pour maintenir un modèle d’armée complet, réactif et performant. Nous ne ferons pas mieux avec moins, mais il est possible de faire autrement. C’est l’objet du plan stratégique et du projet que j’ai baptisé « Cap 2020 ». Les décisions du conseil de défense du 21 janvier vont donner la respiration nécessaire à ce projet, dont la feuille de route est l’ordre aux armées, directions et services.

 

Quelles sont les priorités fixées dans l’ordre aux armées, directions et services (OADS) pour 2015-2017 ?

 

La première est de réussir nos opérations, de garantir notre performance opérationnelle. La deuxième, est de réussir la manœuvre des ressources humaines en pensant autrement notre modèle RH. C’est un vrai défi et je suis très attaché à la réussite de cette manœuvre car derrière toute décision, il y a une femme ou un homme et sa famille. C’est une chose que j’ai en permanence en tête. La troisième est de capitaliser sur les bonnes pratiques en donnant du sens aux multiples réformes entreprises. C’est le moral des troupes qui est en jeu. Et pour réussir, outre la pédagogie, nous avons besoin de nous appuyer sur ce qui nous rassemble : nos valeurs par exemple de courage, de cohésion, le sens du bien commun. C’est tous ensemble que nous pourrons réussir à construire l’armée de demain.

J’ajoute que le contexte nouveau demande un effort sur les réserves. Il nous faut pour elles un vrai projet novateur. Nous partageons cette conviction avec le ministre, et le Président nous a entendus puisqu’il en a parlé lors de ses vœux. Il faut que nous réfléchissions ensemble à un projet d’optimisation de l’utilisation des réserves dans le cadre de nos capacités actuelles.

 

Au-delà des structures et des hommes, il y a des moyens financiers. Cette transformation sous forte pression budgétaire est-elle risquée ?

 

Lors de mon audition au Parlement sur le projet de loi de finances 2015, j’ai tenu un discours de vérité en disant qu’il n’y avait « plus de gras » dans nos armées, s’il y en a jamais eu ! En tant que premier des militaires, il est de mon devoir de dire les choses sans minimiser les difficultés, sans dramatiser à l’excès non plus ! Mon discours reste le même quel que soit l’auditoire.

Je vous l’ai dit, la réduction des dépenses publiques est aussi une condition de notre indépendance. Mais la réalité de la menace a confirmé que l’on ne peut pas faire plus en matière de réductions, sans remettre en cause nos capacités opérationnelles. Le chef des armées nous a entendus. Sur le plan des ressources, le Président a réaffirmé la sanctuarisation du budget de la défense. Pour les armées c’est essentiel, les décisions du conseil de défense vont garantir le renouvellement de nos équipements prévu par la LPM, dès cette année. Si les objectifs budgétaires fixés par la LPM sont ainsi respectés ; les risques sont maîtrisables. C’est à cela que nous travaillons avec les chefs d’états-majors d’armées avec lesquels nous formons une équipe extrêmement soudée. La transformation est un défi. Pour y faire face, notre force c’est le collectif !

 

L’Etat-Major des armées a lancé en janvier le site interne « Transformons notre armée ».  La logique de la transformation des armées n’est pas bien perçue ?

 

La transformation n’est pas toujours bien comprise, elle est même parfois anxiogène. Je me rends régulièrement sur le terrain, et je m’en rends compte. J’ai donc décidé la création de ce site pour que tous puissent connaître et comprendre la transformation. Il s’agit d’un outil pour tous, mais aussi pour le commandement de proximité. Sur le terrain, le chef joue un rôle primordial. Oui, il faut un discours de vérité, il ne faut rien cacher, mais il ne faut pas baisser les bras. Ensemble, il faut être convaincus, rester soudés, faire preuve de courage et de volonté, faire au mieux avec les moyens qui nous sont donnés. Le site « Transformons notre armée » contribue à diffuser cet état d’esprit.

 

Vous avez passé Noël avec les soldats de l’opération Sangaris et de Barkhane. Sont-ils confiants ou inquiets de l’évolution des armées ?

 

Je rencontre régulièrement les soldats déployés en opérations. Je ne conçois pas autrement ma fonction de CEMA. Les hommes et les femmes que je rencontre sont remarquables de courage et d’abnégation. Ils sont enthousiastes et leur moral est excellent. Ils montrent un grand sens du service et je peux vous dire que j’ai une grande admiration pour eux. Nous avons une belle jeunesse militaire ! L’engagement opérationnel est la raison d’être de nos armées. C’est pour cela que nous concentrons nos efforts sur les opérations ; les soldats qui y sont engagés ont les moyens de leurs missions. Ces efforts pour les opérations sont assumés, même s’ils ont parfois pour conséquence moins de moyens en métropole. La vie en garnison s’en trouve affectée et le moral s’en ressent parfois, mais tous ceux que je rencontre comprennent cette priorité aux opérations : c’est notre raison d’être.

C’est pourquoi, je veux redire que dans une période marquée par tant de bouleversements, les Français peuvent compter sur leur armée. Nos armées sont craintes par nos adversaires, admirées par nos Alliés : elles sont au rendez-vous ! Par nos engagements sur les théâtres d’opérations comme sur le territoire national, nous défendons notre pays. Je sais que toutes les femmes et les hommes de nos armées, directions et services s’engagent avec détermination dans les opérations les plus dures comme au sein de nos garnisons dans lesquelles nous devons mettre en œuvre une transformation difficile mais nécessaire. Je ne méconnais aucune des difficultés. Ne perdons jamais de vue qu’en ces temps difficiles, il nous appartient d’œuvrer ensemble, pour que ne soit jamais démentie la valeur opérationnelle de nos armées. C’est notre vocation, c’est notre ambition, c’est notre honneur pour le succès des armes de la  France !

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:56
Visite au sein des forces à Saumur

 

10/02/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 5 février 2015, le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), s’est rendu au sein d’une des écoles de l’armée de terre à Saumur, ainsi que sur le camp de Fontevraud où est implanté le 2e régiment de dragons (2e RD).

 

Le CEMA est tout d’abord allé à la rencontre des capitaines de la spécialité « combat éclairage », actuellement en stage au sein du cours des futurs commandants d’unité (CFCU), puis auprès de leurs aînés (+3 années d’ancienneté) qui suivent la scolarité du diplôme d’état-major (DEM). Les premiers se verront confier prochainement le commandement des unités élémentaires qui, demain, seront engagées au combat. Les autres, cette première grande responsabilité révolue, sont formés à l’élaboration et à la conduite de la manœuvre interarmes en vue de leur future affectation en états-majors tactiques.

 

Profitant de ce contact avec les « jeunes chefs », le général de Villiers a rappelé qu’il comptait sur eux pour développer au sein de leurs unités, l’entraînement et l’instruction, gages « d’une armée qui gagne et qui protège ».

 

A Fontevraud, le général de Villiers a retrouvé les soldats en service au sein d’un des plus anciens régiments de France : le 2e RD. Si ce régiment tire ses traditions de la cavalerie, il est aujourd’hui spécialisé dans la défense nucléaire, biologique et chimique (NRBC). Le CEMA a souligné le professionnalisme et la maîtrise des savoir-faire de haute technicité  de ce régiment dont les capacités sont « enviées par nos Alliés ».

Visite au sein des forces à SaumurVisite au sein des forces à Saumur

REPERES

Visite au sein des forces à Saumur

 

Plus ancien régiment de la cavalerie française, le 2e Régiment de Dragons est devenu le régiment de défense NRBC (nucléaire radiologique biologique et chimique) de l’armée de Terre le 1erjuillet 2005.

C’est dans cette unité que sont concentrés aujourd’hui les moyens spécialisés de la défense NRBC.

Ce régiment compte 860 soldats. Certains d’entre eux ont récemment été déployés en Guinée-Conakry. Les spécialistes du 2e RD servent ainsi au sein du centre de traitement pour les soignants (CTS) dans le cadre de l’opération Tamarin de lutte contre le virus Ebola en Guinée Conakry.

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 08:56
Echanges du CEMA avec les auditeurs du CHEM

 

05/02/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 4 février 2015, le général de Villiers a assisté à l’école militaire à la restitution des travaux menés par les auditeurs du centre des hautes études militaires (CHEM).

 

Après avoir lancé le nouveau cycle du CHEM, le 2 septembre 2014, le CEMA a retrouvé les auditeurs à mi-parcours de leur année de formation. Il a profité de la restitution de travaux de groupe sur la stratégie militaire pour débattre avec eux sur le bien-fondé de leurs propositions, tout en les orientant sur les grands enjeux du moment.

Très attentif aux travaux des auditeurs du CHEM, le CEMA apprécie l’indépendance de pensée et de ton de ces officiers qui bénéficient d’une année de réflexion sur les questions de défense. Tout en les incitant à conserver leur audace d’esprit et leur approche interarmées, il leur a fait part de ses préoccupations, afin de les préparer aux problématiques auxquelles ils seront confrontés lorsqu’ils rejoindront, à l’été, les états-majors centraux.

 

REPERES

Lieu de formation, d’échanges et de débats, le CHEM prépare durant une année un vivier d’officiers parmi lesquels seront choisis ceux qui, demain, définiront et mettront en œuvre l’action nationale et internationale de nos armées. Exigeante, cette année de formation politico-militaire entend les préparer à exercer leurs futures responsabilités : adaptation stratégique ; préparation et conduite des opérations ; conduite du changement. 

Ces « CHEMistes » sont également auditeurs de la session nationale politique de défense de l’institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN). Elle comprend un peu moins de 100 auditeurs, militaires, hauts fonctionnaires, cadres dirigeants d’entreprises et personnalités civiles. Ils bénéficient d’un programme aménagé leur permettant sur une année d’appréhender ensemble les enjeux de défense et de sécurité nationale.

Vendredi 6 février, le CEMA retrouvera les auditeurs du CHEM, alors qu’il interviendra devant les sessions nationales de l’IHEDN pour présenter un point sur l’actualité des opérations et d’aborder la transformation des armées.

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 08:55
Patrouille du CEMA avec les soldats de l’opération « Sentinelle » à Paris

 

28/01/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 27 janvier 2015, le général de Villiers, chef d’état-major des armées, est allé à la rencontre des soldats engagés à Paris dans le cadre du plan Vigipirate « niveau attentat ».

 

Au Fort de l’Est, il s’est fait présenter les conditions de déploiement, d’hébergement et de soutien des militaires déployés en renfort pour sécuriser la capitale.

 

Il s’est ensuite rendu sur deux sites pour retrouver des unités en mission de surveillance.  Après une rapide présentation de la mission par les commandants d’unité, il a effectué une patrouille à Montmartre avec un groupe de transmetteurs du 41e régiment de transmission et une patrouille au Trocadéro avec un groupe de légionnaires du 1er régiment étranger de génie.

 

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Depuis le 14 janvier au soir, plus de 10 000 militaires sont déployés dans le cadre du plan VIGIPIRATE dont plus de 6 000 en Ile-de-France et 4 000 en province. Sous les ordres du CEMA, ces militaires agissent dans le cadre d’une opération intérieure sans précédent baptisée « Sentinelle». En appui des forces de l’ordre, les armées concentrent leur action sur des missions de surveillance et de protection de points sensibles.

 

En quelques jours après les attentats du 7 et du 9 janvier, sur décision du président de la République, les armées sont parvenues à multiplier par 10 l’effectif militaire déployé sur le territoire national.

 

En complément du plan VIGIPIRATE, un volume de 1 500 militaires est engagé, quotidiennement dans des missions de sûreté de l’espace aérien et de sauvegarde des approches maritimes, de lutte contre les trafics, de protection de sites sensibles, etc.

La protection des Français est la priorité des armées. Cette mission s’exerce à travers la complémentarité entre les missions intérieures de protection du territoire et les opérations extérieures, qui constituent la défense « de l’avant ».

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 07:55
Les chefs militaires face à la menace terroriste


28/01/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 28 janvier 2015, pour la deuxième fois depuis les attentats du 7 et du 9 janvier, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), a réuni les commandants interarmées (COMIA), à Paris, au centre de planification et de conduite des opérations (CPCO).

 

Deux semaines après avoir engagé les armées dans un déploiement sans précédent, afin de garantir la sécurité du territoire national et des Français, le CEMA a de nouveau rassemblé ses principaux « bras armés territoriaux » pour fixer ses directives, recueillir leur appréciation de situation et étudier les évolutions possibles du dispositif militaire déployé dans le cadre du plan VIGIPIRATE.

Un premier bilan du déclenchement sans précédent du « contrat protection » (engagement en 72h00 de 10 000 militaires sur le territoire national pour faire face à une situation de crise) a permis de mettre en avant le rôle essentiel des structures de commandement territoriales (chaîne des COMIA) et de la chaîne de soutien interarmées, pourtant engagées dans une profonde transformation.

Ce bilan a également montré l’importance pour un militaire, quelle que soit sa fonction, de conserver les savoir-faire liés à sa vocation première : s’engager en opération intérieure ou extérieure pour protéger les Français, le territoire national et les intérêts du pays face à toute forme de menace.

 

Les COMIA

En métropole, les commandants interarmées (COMIA) se répartissent entre les officiers généraux de zone de défense et de sécurité (OGZDS), les commandants de zone militaire (CZM) et le commandant de la défense aérienne et des opérations aériennes CDAOA.

Dans le cadre de l’organisation territoriale interarmées de défense (OTIAD), les sept OGZDS (Nord, Est, Ouest, Sud-Ouest, Paris, Sud et Sud-Est) sont chargés, en liaison avec les préfets de zone de défense, de la préparation et de la gestion des crises sur le territoire national. Ils assurent également le contrôle opérationnel des unités engagées en missions intérieures et sont responsables de la mise en œuvre, sur décision du gouvernement, de tout ou partie des mesures de défense opérationnelle du territoire (DOT) dans leurs zones.

Les commandants de zone maritime (CZM) sont chargés de la défense maritime du territoire au sein de leur zone maritime. Ils agissent depuis les trois bases navales métropolitaines (Brest, Toulon et Cherbourg).

Le COMDAOA est, quant à lui, responsable de la veille permanente et de l’intervention dans l’espace aérien national, ainsi que de la planification, de la conduite et du suivi des opérations aériennes. Le commandement est implanté sur la base aérienne 942 de Lyon Mont-Verdun ; son état-major est basé à Lyon.

Hors territoire métropolitain, les commandants des forces de souveraineté (COMSUP), basés aux Antilles, en Polynésie française, en Nouvelle Calédonie et dans la zone sud de l’océan Indien assurent, entre autre, les missions des COMIA, sous l’autorité du CEMA.

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