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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 13:55
photo Ministère de la Defense

photo Ministère de la Defense


20/11/2015 Ministère de la Défense

 

Le 18 novembre 2015, le Groupe aéronaval (GAN) a appareillé pour la Méditerranée orientale. Il prendra part rapidement aux opérations de la Coalition contre Daech et complètera ainsi le dispositif déjà engagé au Levant. En amont de ce déploiement, courant octobre, le porte-avions a fait appel aux moyens et savoir-faire du 519e groupe de transit maritime.

 

Alors que le porte-avions Charles de Gaulle appareillait à Toulon en octobre, le 519e GTM est intervenu en renfort en fournissant les moyens techniques et humains indispensables au déploiement du GAN. En dotant la Marine nationale d’une grue et du personnel de manutention nécessaire, le groupe a permis le chargement/déchargement de matériels (missiles et munitions), mais également et surtout les opérations de levage nécessaires en cas d’accident ou de crash d’aéronef. La présence d’un tel moyen de levage est un pré-requis opérationnel indispensable à l’appareillage du GAN. Le 519e GTM s’est ainsi trouvé impliqué dans la participation aux exercices en mer pour la qualification des pilotes de l’aéronavale. Equipé de ces moyens, le porte-avions a donc pris la mer mercredi 18 novembre pour une nouvelle mission baptisée Arromanches 2, avec à son bord la grue et deux militaires du 519e GTM. Comme en témoigne le colonel Fontaine, commandant le groupe : « nous avons souhaité contribuer immédiatement au soutien de la mission Arromanches 2 dont la portée stratégique ne pouvait souffrir d’aucun retard ». Par son intervention rapide, le 519e GTM a donc permis au porte-avions d’appareiller dans les temps pour ainsi être rapidement déployé ces derniers jours.

 

Lien vers Dossier de presse Arromanches - GAN (format pdf, 6 MB).

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:55
photo Marine Nationale Armée de Terre ECPAD

photo Marine Nationale Armée de Terre ECPAD

 

19.11.2015 Par Nathalie Guibert - Le Monde.fr

 

C’est du jamais vu. Les jeunes français se ruent à la porte de l’armée, pour s’engager. Depuis les attentats du 13 novembre, les demandes reçues par le site internet sengager.fr de la défense ont triplé. « Je suis sur le c… ! », n’hésite pas à s’exclamer jeudi 19 novembre le colonel Eric de Lapresle, chef du bureau marketing et communication du recrutement pour l’armée de terre, « c’est un phénomène totalement inédit ».

La défense n’a pas voulu communiquer sur ce phénomène durant la période de deuil national, gênée de pouvoir laisser penser qu’elle « surfait sur les morts du 13 novembre ». Aujourd’hui, elle donne ses chiffres : elle reçoit 1 500 demandes par jour contre 500 avant les derniers attentats.

L’armée de terre, qui exprime traditionnellement les plus gros besoins en effectifs, vivait déjà en 2015 une année exceptionnelle. En effet, après les attentats de janvier contre Charlie et l’Hyper Casher, le président de la République avait décidé de sauver une grande partie des postes qui devaient être supprimés dans la défense, et les bureaux de recrutement avaient dû repartir en campagne. Les régiments auront embauché 15 000 jeunes d’ici à la fin 2015, contre 10 000 en 2014.

Suite de l’article

 

Note RP Defense: sites de recrutment du Ministère de la Défense

 

Armée de terre

 

Armée de l'air

 

Marine nationale

 

Concours civils

 

Ingénieur militaire d'infrastructure

 

Commissaire dans les armées

 

Travailleurs handicapés

 

Postes d'enseignement

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:55
MBDA et Thales : le missile Aster 30 sur une bonne trajectoire en France et en Turquie

Le ministère de la Défense a pris la décision de lancer le programme franco-italien d'évolution de l'Aster 30 Block 1, l'Aster 30 Block 1 NT (Nouvelle Technologie) (Crédits : DGA)

 

19/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Deux bonnes nouvelles pour le duo MBDA/Thales concernant l'Aster 30. La France va lancer le programme de modernisation du système de défense Aster 30 Block 1 NT et la Turquie discute avec la France pour se fournir un système de défense anti-aérienne.

 

C'est une très bonne nouvelle pour MBDA (missilier) et Thales (radariste), qui l'attendaient depuis... 2012. Lors d'un comité ministériel d'investissement (CMI), qui s'est tenu mercredi, le ministère de la Défense a pris la décision, selon des sources concordantes, de lancer le programme franco-italien d'évolution de l'Aster 30 Block 1, l'Aster 30 Block 1 NT (Nouvelle Technologie). Soit une commande nationale de l'ordre de 400 millions d'euros à se partager à parts égales entre le missilier et l'électronicien dans le cadre du consortium Eurosam (50-50 entre MBDA et Thales).

En principe, l'Italie, qui attendait une décision française, devrait également passer de son côté une commande de l'ordre de 400 millions d'euros aux deux industriels. Le ministère de la Défense italien a inscrit dans son budget des crédits pour lancer ce programme. Car en France et en Italie, tout le monde a compris la nécessité de relancer le processus de coopération franco-italien dans le domaine de l'armement.

 

Un effort sur les prix

Les industriels auraient fait un effort sur les prix pour arracher un accord au ministère de la Défense, explique-t-on à La Tribune.. Ce programme prévoit un traitement des obsolescences des munitions combiné à une amélioration de performances face aux missiles balistiques de théâtre. En outre, les industriels adapteront le système global, qui devra être apte à tirer les missiles des deux générations.

Ce nouveau missile disposera d'un auto-directeur bénéficiant de la technologie devenue mature en bande Ka qui apportera un potentiel de croissance pour les performances contre les cibles balistiques jusqu'à plus de 1.500 km de portée, sans régression sur les performances contre cibles conventionnelles.

 

Une bonne nouvelle aussi de Turquie

MBDA et Thales ont eu également une bonne nouvelle de Turquie, qui a officiellement rompu la semaine dernière les négociations du programme T-Loramids avec le groupe chinois China Precision Machinery Import and Export Corp (CPMIEC) pour la fourniture d'un système de défense anti-aérienne (3,4 milliards de dollars). Ankara, qui fait partie de l'OTAN, était en négociations exclusives depuis 2013 avec CPMIEC. Ce qui avait provoqué un tollé, aux Etats-Unis notamment.

En Turquie, le consortium Eurosam, qui propose le système SAMP/T, discute actuellement avec Ankara, selon nos informations, sur une commande d'un système de défense aérienne de longue portée (Air Defence) accompagné d'un transfert de technologies (3 à 4 milliards d'euros) dans le cadre d'un nouveau programme (MSAM). La Turquie veut lancer son propre programme de défense anti-aérienne.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:50
Challenger II tanks will be support by the company under the agreement Photo: British Army - Uk MoD

Challenger II tanks will be support by the company under the agreement Photo: British Army - Uk MoD

 

19 Nov 2015 By Alan Tovey, Industry Editor - telegraph.co.uk

 

Cook Defence Systems' contract to support British Army vehicles with tank tracks secures 110 jobs

 

The British Army’s tanks and armoured vehicles will be kept rolling by Cook Defence Systems (CDS) after the privately owned business secured a £70m deal with the Ministry of Defence.

The Country Durham-based business has landed a four-year deal to support vehicles including the Army’s Challenger II main battle tanks, Warrior armoured personnel carriers and Scimitar reconnaissance vehicles with replacement tracks.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 22:30
USS Kearsarge embarked Marine Corps AV-8B Harrier strikes ISIL


19 nov. 2015 by US Navy

 

ARABIAN GULF (Nov. 19, 2015) An AV-8B Harrier assigned to Marine Medium Tiltrotor Squadron (VMM) 162 (Reinforced), 26th Marine Expeditionary Unit (26th MEU), launches from the amphibious assault ship USS Kearsarge (LHD 3) to conduct their first missions over Iraq in support of Operation Inherent Resolve. Kearsarge is deployed to the U.S. 5th Fleet, supporting Operation Inherent Resolve, the effort to degrade and ultimately destroy ISIL; maritime security operations; and regional theater security cooperation efforts. (U.S. Navy video/Released)

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 20:55
Terrorisme : "Nous n'avons jamais sous-estimé notre adversaire" (SGDSN)

 

19/11/2015 Par Michel Cabirol  - LaTribune.fr

 

Selon le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, Louis Gautier, les attentats simultanés de vendredi à Paris sont les "agressions les plus meurtrières depuis la Seconde Guerre Mondiale". Des "événements similaires sont à redouter dans le futur", a-t-il averti.

 

Pour le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, Louis Gautier, le plus dur reste à venir. Lors d'une table ronde organisée dans le cadre du salon sur la sécurité Milipol à Paris, il a expliqué que "des événements similaires" aux "attentats simultanés" de vendredi soir à Paris, "sont à redouter dans le futur". "Nous devons les contrer", a-t-il fait valoir. Car "le drame que nous venons de vivre nous rappelle que la menace terroriste demeure plus que jamais à un niveau extrêmement élevé", a-t-il souligné.

"Nous sommes confrontés à un ennemi qui souhaite détruire les fondements même de notre démocratie, nous nous devons de lui livrer un combat sans merci", a estimé Louis Gautier.

Les événements de vendredi 13 novembre exécutés par des "hommes égarés et remplis de haine", sont "d'une ampleur inédite", a-t-il constaté. "Il s'agit de l'agression la plus meurtrière en France depuis la Seconde Guerre mondiale, a affirmé Louis Gautier. Il s'agit également de la première fois où des terroristes commettent sur notre sol des attentats suicides".

 

"Notre adversaire dispose d'une réelle capacité opérationnelle"

S'agissant des attaques simultanées de vendredi dans Paris et à Saint-Denis, "ce cas de figure, les services de renseignement, les forces de sécurité et le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale le redoutaient", a précisé le secrétaire général. Mais il a eu lieu. "Nous avons travaillé à l'empêcher mais il s'est produit, malgré nos efforts", a-t-il regretté. Pour autant, a assuré Louis Gautier, "nous n'avons jamais sous-estimé notre adversaire. Nous savons depuis longtemps qu'il est déterminé à nous atteindre et qu'il dispose d'une réelle capacité opérationnelle".

Dans ce contexte, Louis Gautier a rappelé que cet adversaire a "été contré à de nombreuses reprises, parfois in extremis comme lors de la récente tentative terroriste du Thalys en août dernier".

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 19:55
Sentinelle - photo Marine Nationale Armée de Terre ECPAD

Sentinelle - photo Marine Nationale Armée de Terre ECPAD

 

19/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Depuis vendredi 13 novembre 2015, l’armée est mobilisée pour protéger les Français. Immédiatement après les attentats, les militaires ont renforcé les dispositifs sécuritaires des forces de sécurité intérieures (FSI). Dans la nuit du 13 novembre, 1500 militaires ont ainsi été engagés - en appui des FSI, pour sécuriser les sites frappés par les terroristes.

 

A partir du samedi 14, un renfort de 1 000 hommes a été déployé dans Paris et son agglomération. Après l’arrivée de ce premier renfort, 2 000 soldats supplémentaires ont été mobilisés. 1 500 d’entre eux sont en cours de déploiement en IDF. Aujourd’hui, la force est constituée de 10 000 militaires - dont 6 500 en Ile-de-France. 50 unités de l’armée de terre ont été mises à contribution pour participer à cet effort.

Le Service de santé des armées (SSA) a également été sollicité pour faire face à l’afflux de blessés. Au total, 58 blessés ont été pris en charge par les hôpitaux militaires.

 

Retour sur le renforcement de Sentinelle en appui des FSI

 

Nuit du vendredi 13 novembre 2015

1 500 soldats dépêchés en renfort des FSI sur les sites frappés par les attentats terroristes.

un poste de commandement tactique, 5 unités et 3 groupes de réaction rapide sont déployés : Bastille, Bataclan, République, Nation, Voltaire, Bichat.

Sécurisation du Sénat, de l’Assemblée Nationale et de Matignon.

Samedi 14 novembre 2015

Arrivée à l’aéroport de Roissy de 300 parachutistes du 3e RPIMa.

Dimanche 15 novembre 2015

700 militaires supplémentaires rejoignent la capitale.

Lundi 16 novembre 2015

2 000 soldats sont mobilisés pour l’opération Sentinelle.

En 72 heures, la force Sentinelle passe de 7 000 à 10 000 militaires déployés en métropole.

Plus de 350 lieux sécurisés dans Paris.

Mardi 17 novembre 2015

Intensification et densification des patrouilles.

Présence accrue dans la capitale.

En province, la vigilance est maintenue avec 3 000 militaires.

Mercredi 18 novembre 2015

240 militaires sont déployés ou placés en réserve d’intervention pour sécuriser la zone d’opération du RAID dans la ville de Saint Denis.

Jeudi 19 novembre 2015

Poursuite de l’arrivée des renforts (1 500 soldats en cours de déploiement) en Île-de-France.

L’arrivée de ces renforts porte à près de 150 le nombre des unités élémentaires présentes en région parisienne (dans le cadre de l’opération Sentinelle, une UE est constituée de 60 militaires).

 

En savoir plus.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 18:50
photo US Army

photo US Army

19.11.2015 par 1e RI - Armée de Terre

Du lundi 19 octobre 2015 au mercredi 21 octobre inclus, un groupe du 1er régiment d’infanterie a participé à l’European BEST SQUAD, organisé par l’US ARMY. Cet événement consiste à évaluer un groupe par nation de l’OTAN. Ce raid de 72 heures comprenait 18 épreuves majeures, sur 60 kilomètres.
Volonté, dépassement de soi, cohésion et condition physique exceptionnelle ont été les mots d’ordres pour relever ce défi.
Chronométré du matin jusqu’au soir chaque épreuve est rejointe en marche commando, casque sur la tête, sac à 20kg. Les épreuves se composaient de parcours d’obstacles, de tirs tactiques au fusil et au pistolet, de diverses évacuations de blessés, d’utilisation de la messagerie OTAN, d’escalade, du franchissement et de nautisme.

Reportage photos

Reportage photos US Army

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 14:55
photo Marine nationale

photo Marine nationale

 

19/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Jusqu'ici la France se battait avec un boulet au pied - le traité de Maastricht - contre le terrorisme. Après l'attaque terroriste de vendredi, les pays européens se disent prêts à aider la France.


Comment la France peut-elle faire la guerre contre des terroristes aussi déterminés avec un boulet financier - le Traité de Maastricht -, qui la contraint sur le plan budgétaire et l'empêche d'assurer pleinement la sécurité des Français ainsi que sa pleine souveraineté? La Commission européenne pourrait néanmoins faire preuve prochainement de souplesse envers la France en matière de déficit pour prendre en compte la hausse des dépenses liées à la sécurité après les attentats de Paris, a déclaré mardi le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Pierre Moscovici.

Ce débat - pacte de stabilité ou pacte de sécurité -, les Français y ont droit. Car ils viennent de payer très chèrement le prix du sang (132 morts selon un bilan encore provisoire), la France ayant choisi de faire la guerre au terrorisme international au Mali, en Irak et en Syrie notamment. Contrairement à beaucoup d'autres pays européens. Mais la guerre a un prix. Pour 2015, le surcoût des opérations extérieures devait s'élever à 1,2 milliard d'euros et celui des opérations intérieures à 180 millions. Des estimations qui ne prenaient pas en compte les attaques du vendredi 13 novembre.

 

"Le pacte de sécurité l'emporte sur le pacte de stabilité"

Dans ce contexte si particulier, François Hollande a annoncé lundi au Congrès un surcroît de dépenses liées à la sécurité en déclarant que "le pacte de sécurité l'emporte sur le pacte de stabilité"... Le président français a également lancé un appel solennel aux autres pays européens, invoquant pour la première fois de l'histoire de l'Union une "clause de solidarité" des traités, l'article 47.2 qui n'a jamais été encore utilisé. Il n'était que temps. Car tous les responsables militaires ont très tôt - et ce, bien avant les attentats de janvier ayant visé notamment le journal satirique Charlie Heddo - averti que la guerre contre Daech serait longue et dure... Donc coûteuse.

Fin 2014 déjà, le chef de l'état-major de l'armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser, affirmait que "l'adversaire n'est plus seulement aux portes de l'Europe, il en a franchi le seuil". Mais, devant cette urgence maximale, certains grands pays ont continué à se voiler la face jusqu'ici, jouant encore et toujours les gardes-chiourmes des critères de Maastricht. Vendredi 13 novembre la France en a payé le prix, le prix du sang. Et jusqu'ici le Traité de Maastricht a prévalu sur la sécurité des Français et des Européens?

 

L'Europe prête à aider la France

Pour aider la France, l'Europe a trois solutions : soit les pays européens acceptent de partager le prix de cette guerre avec la France, soit elle retire certaines dépenses de défense du périmètre maastrichtien, soit, encore plus simple, les critères de Maastricht sont au moins gelés, sinon abolis, pour faire face à l'état d'urgence face à Daech. Car le budget de la défense reste très contraint en dépit d'un nouvel effort budgétaire au printemps dernier lors de la révision de la loi de programmation militaire (LPM).

Quatre jours après les attentats de Paris, l'Union européenne a donc voulu démontrer sa solidarité avec la France, en apportant un soutien "unanime" à sa demande d'assistance militaire, et en lui laissant entrevoir de la bienveillance face à de nouveaux dérapages budgétaires. "Aujourd'hui, l'UE par la voix de tous les États membres, a exprimé unanimement son plus fort soutien", à la France, a affirmé mardi la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, après une réunion des ministres de la Défense des 28 à Bruxelles. Ce "soutien unanime" est "un acte politique de grande ampleur", s'est félicité le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, qui a participé à la réunion ministérielle, a pour sa part précisé que la France n'avait en revanche pas "demandé d'invoquer l'article 5" de l'Alliance atlantique, qui prévoit une riposte commune en cas d'attaque d'un de ses membres. "Mais de nombreux Alliés de l'Otan ont proposé un soutien et de l'aide à la France", notamment sur le partage de renseignements, a-t-il souligné.

 

Quelle aide?

Ce soutien "va nous permettre maintenant, dans les heures qui viennent, d'avoir les (réunions) bilatérales nécessaires" de la France avec chacun des États membres de l'UE, pour établir précisément l'aide que chacun est prêt à apporter concrètement, a expliqué le ministre. Car la France "ne peut pas être partout à la fois", a insisté mardi depuis Bruxelles Jean-Yves Le Drian. Paris ne demande pas une assistance militaire d'autres pays sur son territoire, mais veut pouvoir compter sur davantage d'aide contre l'EI en Syrie et en Irak et "partager le fardeau militaire" sur d'autres théâtres d'intervention, a souligné son entourage.

Les contributions d'autres Etats "peuvent prendre la forme d'avions de transport, de ravitaillement, d'armements" compte tenu de l'intensification des opérations en Syrie, a-t-on  précisé. Paris avait également adressé un appel à la solidarité européenne sur un autre terrain, budgétaire cette fois. Il a été accueilli mardi avec bienveillance à Bruxelles, qui n'a toutefois pas délivré de blanc-seing. Car les engagements budgétaires européens de la France "seront forcément dépassés, nous devons l'assumer et l'Europe doit le comprendre", a lancé mardi le Premier ministre français Manuel Valls.

 

Le retour à moins de 3% de déficit public s'éloigne

Pour la France, il n'est plus question de se focaliser sur l'objectif d'un retour à moins de 3% de déficit public en 2017. D'autant que François Hollande a annoncé la création prochaine de 8.500 postes dans les forces de l'ordre et la justice et a annulé quelque 9.200 suppressions de postes de militaires prévues entre 2017 et 2019. De nouvelles dépenses sont aussi prévues pour renforcer les moyens concrets des forces de l'ordre (véhicules, armes...), après les attentats sans précédent qui ont coûté la vie à 129 personnes vendredi à Paris.

Il est "trop tôt pour dire maintenant comment ça va se traduire sur la trajectoire budgétaire de la France", a commenté mardi le commissaire européen aux Affaires économiques, le Français Pierre Moscovici, mais "nous comprenons ce qu'est la priorité à la sécurité". Le pacte de stabilité n'est "ni rigide, ni stupide", a-t-il dit.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 13:55
Les colis de Noël : un signe d’espérance

Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire :« C’est le moment de témoigner notre soutien et de montrer que nous n’avons pas peur. » - photo  Rym. S  DICOD

 

19/11/2015 EV C. M.  - DICOD

 

Les 16 et 17 novembre, l’association Solidarité Défense et bon nombre de bénévoles ont procédé à la traditionnelle confection des colis de Noël, destinés aux soldats actuellement projetés sur les théâtres d’opérations extérieures. Après les attentats qui ont frappé Paris, le 13 novembre dernier, les autorités politiques et militaires ont souhaité montrer par leur présence leur soutien à cette initiative, symbole du lien Armée-Nation.

 

photo  Rym. S  DICOD

photo Rym. S DICOD

 

« Je souhaite montrer par cet événement que vous incarnez la France d’aujourd’hui, debout, qui ne se laisse pas atteindre par la frappe dont nous avons été victimes. » C’est par ces mots que s’est adressé le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, aux nombreux bénévoles qui se sont réunis, lundi 16 novembre, aux Invalides, pour la confection des traditionnels colis de Noël destinés aux soldats projetés sur les théâtres d’opérations extérieures. « Cette journée est un signe d’espérance, a souligné le chef d’état-major des armées. Avec la force de mes convictions, je souhaite vous dire que nous pouvons être fiers de nos armées et de notre Nation qui ne se laissera pas abattre. On saura surmonter ces moments difficiles, notamment avec des petits gestes comme aujourd’hui. »

 

Rendez-vous annuel avant chaque fête de Noël, la confection des colis destinés aux soldats qui passeront les fêtes de fin d’année en opérations extérieures s’est déroulée les 16 et 17 novembre derniers, à l’Hôtel des Invalides. Près de 11 000 paquets ont été préparés par l’association Solidarité Défense et une soixantaine de bénévoles et sympathisants issus de différentes associations ou entreprises proches de la défense (ANFEM, UNOR, ONAC, IGESA, UNEO, etc). Ces colis comprennent notamment les vœux du président de la République et du président de Solidarité Défense, des cadeaux, des friandises et un dessin d’enfant d’une classe de primaire.

 

Les autorités civiles et militaires étaient présentes auprès des bénévoles afin de leur manifester leur reconnaissance. « Notre présence aujourd’hui souligne encore plus la solidarité pour les forces armées, mais également pour toutes celles mobilisées depuis ce week-end, a déclaré Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire. C’est le moment de témoigner notre soutien et de montrer que nous n’avons pas peur. »

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 13:50
£1.3Bn contract awarded for latest attack submarine

Anson Infographic - credits UK MoD

 

19 November 2015 Ministry of Defence, Defence Equipment and Support and Philip Dunne MP

 

A £1.3 billion contract to build the latest Astute Class attack submarine for the Royal Navy has been awarded by the Ministry of Defence.

 

Both time and money are being saved on the building of Anson, the Royal Navy’s fifth Astute submarine. Savings of £50 million for the taxpayer have been achieved during negotiations with BAE Systems, and the agreed build time is to date the shortest ever for the Astute Class, with a current schedule some nine months ahead of that for Boat 3 (Artful).

Defence Minister Philip Dunne made the announcement as he visited the home of the UK’s submarine manufacturing industry based in Barrow-in-Furness, Cumbria and viewed progress already made on the new submarine.

BAE Systems employs more than 7,600 people in its Submarines business, which includes those that work on the Astute programme, with thousands more working in the 400 suppliers across the UK submarine supply chain.

Defence Minister Philip Dunne said:

This £1.3 billion contract marks an important step in the progress of the Astute programme. This is a key part of our £166 billion plan to ensure that our armed forces have the equipment they need to defend the UK’s interests across the seas, in the skies and on land, both at home and abroad.

This new contract for Anson not only provides significant financial savings of £50 million to the taxpayer but also secures thousands of jobs in Barrow and across the UK supply chain, demonstrating the Government’s commitment to increase defence spending each year for the rest of the decade.

Director Submarines at the MOD’s Defence Equipment and Support organisation, Rear Admiral Mike Wareham, said:

The Astute Class provides the Royal Navy with the most technologically advanced submarines, offering much greater firepower, better communications, and more advanced stealth technology than their predecessors.

The first two of class, HMS Astute and HMS Ambush, are already in service and making a vital contribution to the defence of UK’s interest, both at home and overseas. Third of class Artful is undergoing sea trials and is due to be handed over to the Royal Navy by the end of 2015.

Featuring the latest nuclear-powered technology, the Astute class can circumnavigate the world submerged, manufacturing the crew’s oxygen from seawater as they go.

They also have the ability to operate covertly and remain undetected in almost all circumstances despite being 50 per cent bigger than the Royal Navy’s current Trafalgar Class submarines.

HMS Artful, the third of the Royal Navy’s new Astute Class attack submarines, set sail from Barrow in July.

On his visit, Mr Dunne was also able to see the progress being made on Barrow’s £300 million infrastructure upgrade programme, which is due to be completed by 2022. This will prepare the site for investment in a new fleet of four Successor Ballistic Missile submarines and the renewal of Britain’s nuclear deterrent.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 13:50
photo 110e RI - BFA

photo 110e RI - BFA


30/09/2015  IRSEM

 

Sous format « livre électronique », l’IRSEM publie dans cette collection ses recherches stratégiques principales

 

Defending Europe? A Stocktaking Of French and German Visions for European Defense - by Barbara KUNZ

 

ABSTRACTS

 

Numerous examples seem to illustrate the incompatibility of French and German strategic cultures. The two countries’ very different political choices in concrete situations such as the military intervention in Libya have been the subject of many debates. These differences not only hamper European security policy and thus the establishment of the European Union as a full-fledged world-wide security actor, but also cooperation within the Franco-German tandem. While France and Germany remain the “motor” couple of European integration, their dialog on security matters continues to be difficult (and too infrequent, notably in times of the Euro crisis). Strategic cultures, world views and ideas on the role to play on the international stage, as well as the attention (publicly) devoted to security policy are essentially different. Mutual incomprehension is thus manifest in Paris and Berlin, with obvious difficulties to understand the other’s objectives and motivation.

The aim of this study consists of taking stock of strategic thinking in France and Germany. More concretely, it intends to identify compatible and incompatible aspects, as well as the potential for compromise, in these national considerations on the future of CSDP and NATO. In so doing, it concentrates on five issues: strategic visions, threat perception and military doctrine; the institutional framework for European defense; military interventions; capabilities as well as the industrial dimension.

 

De nombreux exemples semblent illustrer l’incompatibilité des cultures stratégiques en France et en Allemagne. Les choix politiques très différents des deux pays dans des situations concrètes telle que l’intervention militaire en Libye ont été l’objet de nombreux débats. Ces différences entravent non seulement la politique de sécurité européenne et donc l’établissement de l’Union Européenne comme acteur mondial à part entière, mais également la coopération au sein du tandem franco-allemand. Alors que la France et l’Allemagne restent le couple « moteur » de l’intégration européenne, leur dialogue sur les questions de sécurité reste difficile (et trop peu fréquent, notamment en ces temps de crise de l’Euro). Les cultures stratégiques, les visions du monde et du rôle que l’on devrait y jouer ainsi que l’importance que l’on attache (publiquement) à la politique de sécurité sont essentiellement différentes. On constate donc une incompréhension mutuelle manifeste à Paris et à Berlin, un mal évident à comprendre les objectifs et les motivations de l’autre.

Le but de cette étude consiste avant tout à dresser le bilan de la réflexion stratégique en France et en Allemagne. Plus concrètement, elle vise à identifier les aspects compatibles et incompatibles ainsi que le potentiel de compromis dans ces réflexions nationales en vue d’un débat sur l’avenir de la PSDC et de l’OTAN, en se concentrant sur cinq aspects: la vision stratégique, la perception de la menace et la doctrine militaire ; le cadre institutionnel de la défense européenne ; les interventions militaires ; les capacités ainsi que la dimension industrielle.

 

Etude de l'IRSEM n°41 - 2015

 

Parutions précédentes

 

Etude de l'IRSEM n°40 - 2015

Stratégies de mise en place des soft powers européen et russe en Moldavie après la Guerre froide

par Michael LAMBERT

 

Etude de l'IRSEM n°39 - 2015

Parlements et légitimité démocratique de la Politique de sécurité et de défense commune

Général (2S) Maurice de LANGLOIS,
Sara CANTO

 

Etude de l'IRSEM n°38 - 2015

Quelles stratégies face aux mutations de l’économie de défense mondiale ?

sous la direction d’Aude-Emmanuelle FLEURANT

 

Etude de l'IRSEM n°37 - 2015

Les sanctions contre la Russie ont-elles un effet dissuasif ?

par Céline MARANGÉ

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 13:30
" Que retenir de l’opération israélienne « Bordure protectrice » de l’été 2014 contre Gaza ? "


19/11/2015  IRSEM - Notes de Recherche Stratégique

 

Numéro 25 - 2015 (pdf - 390 ko)
" Que retenir de l’opération israélienne « Bordure protectrice » de l’été 2014 contre Gaza ? "
Auteur : Pierre RAZOUX

Il y a un an, l’armée israélienne lançait une opération massive baptisée « Bordure protectrice » contre le Hamas retranché dans la bande de Gaza. Il s’agissait du troisième affrontement entre Tsahal et le Hamas en cinq ans, après les épisodes « Plomb durci » en 2009 et « Pilier de défense » en 2012.

 

 

Parutions précédentes

 

Numéro 24 - 2015 (pdf - 694 ko)
"La professionnalisation des armées arabes face à un nouveau contexte stratégique régional : les cas de l’Algérie, de la Tunisie et de l’Égypte"
Auteur : Flavien BOURRAT

Un nouveau contexte stratégique caractérise le monde arabe, posant avec une acuité particulière la question des capacités des forces armées locales à affronter des défis vis-à-vis desquels elles n’ont pas été préparées. Ce contexte est désormais marqué par la montée en puissance d’un jihadisme armé et territorialisé ...

 

Numéro 23 - 2015 (pdf - 721 ko)
"Les images dans la communication opérationnelle française (2000-2010)"
Auteur : Bénédicte CHERON

Cette note vise à éclairer une question cruciale sur la place des images dans la communication opérationnelle, sur leur captation, leur rôle et leur utilisation à destination des médias. La décennie 2000-2010 marque en effet un moment de forte évolution dans la réflexion et les décisions prises sur ce point

 

Numéro 22 - 2015 (pdf - 721 ko)
La spécificité de l’adaptation des forces aériennes : l’exemple de l’armée de l’air en Afghanistan
Auteur : LCL Jérôme de LESPINOIS

La Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) a officiellement été dissoute à Kaboul en décembre 2014. Cet évènement clôt une phase qui avait débuté en octobre 2001 avec les premiers bombardements aériens américains de l’opération Enduring Freedom (OEF).

 

Numéro 21 - 2015 (pdf - 721 ko)
Une aide militaire à l’Ukraine : Réflexion stratégique
Auteur : Colonel Philippe SIDOS

Le rapport publié par The Atlantic Council en février 2015 a nourri la réflexion stratégique et les débats diplomatiques sur la forme de l’aide militaire à apporter au gouvernement ukrainien alors que Kiev se heurte, après un an de conflit, à une impasse opérationnelle

 

Numéro 20 - 2015 (pdf - 661 ko)
OTAN et PSDC : vers un rapprochement des processus capacitaires
Auteur : Général de division (2S) Maurice de LANGLOIS

Tout État ou organisation s’interroge sur la manière de préparer l’avenir et de faire face aux futurs risques et menaces qu’il aura à affronter. Ainsi l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) et l’Union européenne, à travers la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC), se sont attachées à développer une démarche visant à se doter des moyens capacitaires capables de répondre aux nouveaux enjeux.

 

Numéro 19 - 2015 (pdf - 711 ko)
Le rapprochement de la Russie avec la Chine : le triomphe de la stratégie sur la tactique ?
Auteur : Céline MARANGÉ

Au lendemain de l'annexion de la Crimée, nombreux étaient les responsables politiques russes à plaider en faveur d'une "réorientation stratégique" des intérêts de la Russie en Asie...

 

Numéro 19 (En) - 2015 (pdf - 370 ko)
Russia’s rapprochement with China: does strategy triumph over tactics ?
By Céline MARANGÉ

In the aftermath of Crimea’s annexation, political leaders in Russia were many to call for a reorientation of Russian interests towards Asia...

 

Numéro 18 - 2015 (pdf - 661 ko)
La menace stratégique des États faibles : quand les faits relativisent la théorie
Auteur : Sonia LE GOURIELLEC

Les recherches qui se concentrent sur l’échec de l’État à remplir ses fonctions régaliennes rencontrent un franc succès depuis la fin de la guerre froide et après le 11 septembre 2001. L’une des principales hypothèses est que les États dits faibles ou pire faillis seraient générateurs de conflits : « Most of the security problems of Africa largely hang on the failure of the postcolonial state ».

 

Numéro 18 (En) - 2015 (pdf - 670 ko)
The strategic threat of weak states: when reality calls theory into question
Auteur : Sonia LE GOURRIELLEC

Research that focuses on the failure of a state to fulfil its sovereign duties has met with resounding success since the end of the Cold War and in the aftermath of September 11 2001. One of the main theories proposed is that states deemed weak, or worse, failed, generate conflict. “Most of the security problems of Africa largely hang on the failure of the postcolonial state” (Buzan, Weaver, 2006 : 220).

 

Numéro 17 - 2015 (pdf - 1,9 Mo)
Politiques contre les violences sexuelles dans les armées : le cas des États-Unis
Auteur : LCL Arnaud PLANIOL

Représentant un enjeu pour de nombreuses démocraties occidentales, les questions de harcèlement et violences à caractère sexuel sont prises très au sérieux par le Department of Defense (DoD), qui lutte déjà depuis plusieurs années contre ces comportements déviants, suite notamment à plusieurs affaires emblématiques qui avaient secoué les académies militaires américaines au début des années 2000.

 

Numéro 16 - 2015 (pdf - 1,6 Mo)
La présence de l’histoire dans les relations stratégiques : influence inconsciente ou ressource rhétorique ?
Auteur : Eric SANGAR

La crise en Ukraine semble témoigner d’une réapparition de l’histoire sous plusieurs formes. En effet, dans les tentatives de compréhension des origines de la crise, de nombreux analystes occidentaux se focalisent sur le rôle de l’histoire en parlant d’un « retour » aux conceptions politiques d’expansion territoriale du 19e siècle. Des analogies sont notamment tracées avec les accords de Munich de 1938, ou bien en interprétant la politique russe comme une stratégie de « réparation » de l’humiliation causée par la chute de l’Union soviétique.

 

Numéro 15 - 2015 (pdf - 1,3 Mo)
Oman : future pièce maîtresse de la stratégie américaine dans le Golfe et l’océan Indien
Auteur : Pierre RAZOUX

Si à court terme, l’avenir du sultanat d’Oman est empreint d’incertitudes liées à la crise de succession qu’engendrerait la disparition du sultan Qaboos (malade et sans héritier), la valeur géostratégique d’Oman est indubitablement en forte hausse à moyen et long termes, justifiant une plus grande attention des milieux de la recherche stratégique.

 

Cette collection est identifiée par le n° ISSN 2430-598

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 12:55
photo EMA

photo EMA

 

18/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 13 novembre 2015, le général d’armée Pierre de Villiers s’est rendu à Tours, avec les trois chefs d’état-major d’armée et le major général des armées, pour rencontrer les spécialistes ressources humaines (RH) de nos armées.

 

Au programme de cette journée, un comité des chefs d’état-major (COCEM) à dominante RH et la visite des trois directions rassemblées à Tours : la DRH de l’armée de terre (DRHAT) à la caserne Baraguey, la DRH de l’armée de l’air (DRHAA) sur la base aérienne 705 et la direction du personnel militaire de la Marine (DPMM) au quartier Rannes.

 

La rénovation du modèle de ressources humaines est une des priorités fixées par le chef d’état-major des armées (CEMA) pour 2015 et 2016.

 

Entouré de son « équipe de commandement », il a choisi d’aborder ce sujet lors d’un COCEM élargi aux directeurs des ressources humaines d’armée sur le site de la DPMM à Tours. Cette réunion a eu lieu un mois après la diffusion de sa vision du modèle RH, qui vise à « construire l’armée de nos justes besoins : celle qui répondra aux enjeux de demain ». Il est allé ensuite à la rencontre des experts RH de chacune des armées : « Vous avez en charge ce que nous avons de plus précieux. Les RH constitue notre capital et je compte sur vous pour le faire fructifier au mieux ; pour le modeler sur la courbe de nos besoins : c’est-à-dire les besoins de notre pays, pour le succès des armes de la France ! »

 

Repères

 

COCEM

Chaque semaine, le comité des chefs d’état-major (COCEM), rassemble à Paris, autour du général de Villiers, le major général des armées (MGA) ainsi que les chefs d’état-major des armées de Terre (CEMAT), de l’Air (CEMAA) et de la Marine nationale (CEMM) pour arrêter, selon un ordre du jour spécifique, la politique des armées sur les sujets d’avenir.

 

Le modèle des ressources humaines des armées

Le CEMA a diffusé, le 13 octobre 2015, sa vision du modèle des ressources humaines, en cohérence avec la politique des ressources humaines du ministère de la Défense.

Une vision du modèle des ressources humaines qui

    souhaite fédérer les énergies pour adapter les armées à un monde qui change continument ;

    permet au personnel d’exprimer pleinement tout son potentiel et encourage chacun à être acteur de son parcours professionnel ;

    entend proposer de nouvelles perspectives d’avancement, lisibles et réalistes.

 

Un modèle qui se caractérise à travers quelques principes simples :

    un modèle construit sur la confiance ;

    un modèle attractif ;

    un modèle ouvert et participant à la cohésion nationale ;

    un modèle exigeant, sous-tendu par la finalité opérationnelle ;

    un modèle résilient, sachant anticiper les besoins.

 

Pour réussir ce projet ambitieux en répondant aux attentes du CEMA, un plan d’action conjoint a été lancé par l’EMA et le SGA. Il s’agit d’une démarche exigeante qui concerne tous les domaines des ressources humaines et qui mobilise l’ensemble des acteurs RH du ministère : états-majors, directions centrales, directions des ressources humaines et directions fonctionnelles.

photo EMAphoto EMA

photo EMA

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:55
photo J.Redouane ECPAD

photo J.Redouane ECPAD

 

 

Fin octobre, terriens et aviateurs se sont retrouvés au Centre d’Entraînement à la Survie et au Sauvetage de l’Aéronautique Navale (CESSAN), à Lanvéoc. Objectif : apprendre à survivre à un crash en mer. Après s’être extrait d’une cabine immergée, en apnée, après avoir été hélitreuillés, après avoir appris à se libérer d’un harnais de parachute sous en vent de 100 km/h, ils s’entraînent désormais à l’utilisation des équipements respiratoires subaquatiques aérotransportables (ERSA). Dernier contrôle avant d’obtenir le certificat d’aptitude à la survie en mer.

 

CESSAN : le stress sous apnée [Diaporama]

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:55
PFM - photo 3e RG Armée de Terre

PFM - photo 3e RG Armée de Terre

 

18/11/2015 armée de Terre

 

En cas de crues ou d'inondations, les militaires de l'armée de Terre sont prêts à intervenir en tout lieu et à tout moment. En prévision des risques liés à la saison hivernale, les sapeurs du 3e régiment du génie (3e RG) se sont dernièrement entraînés sur le camp de la Valbonne. Un pont flottant motorisé de 160 mètres de long a même été installé sur le Rhône !

 

Et pour tester le travail des sapeurs, quoi de mieux que le fleuron de la cavalerie française ? Des chars Leclerc ont donc franchi le pont, installé en seulement une heure par les militaires du génie. Un temps record pour une manœuvre ô combien délicate ! C’était l'occasion pour le général de brigade Nicolas Richoux, commandant la 7e brigade blindée, d'apprécier le haut niveau de capacité opérationnelle du 3e RG, rattaché à son commandement depuis le mois d'août.

 

D’un point de vue technique, le pont flottant motorisé (PFM) est destiné à assurer le franchissement de cours d’eau d'une largeur supérieure à 30 mètres. Une capacité dont le 3e RG est l’unique détenteur au sein de l’armée de Terre. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le régiment se tient prêt à porter secours et assistance à la population dans le cadre de l’alerte Neptune (crue centennale de la Seine).

 

En attendant, le 3e RG ne baisse pas le rythme. Après l’environnement humide du Rhône, les sapeurs s’entraîneront la semaine prochaine au combat en zone urbaine. Et pour l’occasion, ils évolueront en plein cœur de Charleville-Mézières, au contact de la population.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:50
Warplanes: Typhoon Was Too Late And Too Much

 

November 15, 2015: Strategy Page

 

Deliveries of Typhoon jet fighters has been delayed for the second time in a year because of manufacturing quality problems. The current delay has to do with assembly of the fuselage and does not cause a short term safety problem but rather a long-term one. If not corrected the aircraft would face a shorter service life (number of flight hours) that could only be corrected with expensive rebuilding.

 

Developed and built by a consortium of the largest European defense firms Typhoon was a replacement for the Cold War era Tornado fighter (a contemporary of the Su-27, F-15 and F-16). Development began in the 1980s and first flight was in 1994, after the Cold War unexpectedly ended. This reduced the urgency to get Typhoon into service, which didn’t happen until 2003. At that point many of the main customers (European NATO members) began to have second thoughts. The huge Russian (Soviet Union) air force faded away in the 1990s and there was no new air threat to replace it. By 2007 most customers for Typhoon were cutting their orders in a major way. For example Britain initially planned to buy 232 (Germany was to get 180, Italy 121, and Spain 87.) Britain already had 144 Eurofighters from the first two batches by 2009 and bought few additional aircraft after that.

 

The Typhoon turned out to be a pretty good warplane. This was discovered early on. By 2008 there were 135 Eurofighter Typhoon fighters in service, and they aircraft have been in the air for a combined 35,000 hours (as of the end of 2007.) Half those hours were flown in 2007, as the Eurofighter entered regular service in several nations. About 20 percent of those flight hours were for flight testing, but the rest were for day-to-day operations. The future looked bright. But since then, competition from American and Russian fighters, for export sales, and lack of European enthusiasm for more purchases, has dimmed sales prospects. Typhoon got into combat in 2011 over Libya and performed well, but the demand from export customers (and local ones) was just not there.

 

Each aircraft costs over $120 million, including development costs. Current estimates indicate that about 600 will eventually be built. The Typhoon is a somewhat stealthy multi-role fighter. It is fast, maneuverable, and carries a lot of weapons. It also can be used for attack missions. This 23 ton aircraft will be the principal fighter in the air forces of Britain, Spain, Germany, and Italy. The Typhoon is closer in capability to the F-15, than the F-22, and is competing with the F-35 for many export sales. The Typhoon was purchased by Saudi Arabia, mainly to provide protection from Iran and some other Persian Gulf states did the same. But this was not enough to make up for the lost sales in Europe.

 

Typhoon has since been modified to operate as a fighter-bomber and can carry up to seven tons of weapons. Normally it carries a combination of smart bombs, missiles and additional fuel tanks and can stay in the air for two to four hours per sorties depending on the mission.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:35
RTA AW-139 helicopter (photo thaifighterclub)

RTA AW-139 helicopter (photo thaifighterclub)

 

November 16, 2015: Strategy Page

 

In early October Thailand ordered another eight AW139 transport helicopters from Anglo-Italian firm AgustaWestland. The Thai army received its first two AW139s in 2014 and was impressed. The military tends to buy a lot more stuff after a coup (which Thailand had in 2014, the 12 th since 1932) because an elected government is much less cooperative about this sort of thing. The first two AW139s cost about $27 million each. These eight ton choppers carry up to 15 passengers and can get by with just one pilot. Cruise speed is 288 kilometers an hour and endurance averages 3.2 hours. The AW149, a military version of the AW139, is also available but is more expensive. The AW139 competes with the U.S. UH-60 and another European helicopter, the slightly larger NH90. AgustaWestland is a division of the Italian firm Finmeccanica.

 

Thailand has been trying to replace its aging force of helicopters for the last decade. This has led to the purchase of new American, European, and Russian helicopters, depending on who is offering the best deal at the moment. Thus Thailand has also ordered Russian Mi-17V5s, American UH-72As and UH-60Ms and European (Airbus) AS500 helicopters.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:30
Saudi Arabia's Multi-Mission Surface Combatant will be based on the US Navy's Freedom-class littoral combat ships, seen here, but will be more heavily armed.(Photo US Navy)

Saudi Arabia's Multi-Mission Surface Combatant will be based on the US Navy's Freedom-class littoral combat ships, seen here, but will be more heavily armed.(Photo US Navy)

 

November 17, 2015: Strategy Page

 

Saudi Arabia has become the first export customer for the U.S. Navy’s new LCS (Littoral Combat Ship) type vessels. The Saudis are buying four modified LCS ships for $11 billion. This includes basing facilities, training and support as well as extensive modifications to the basic LCS design. The Saudi ships are heavily modified Freedom type LCS ships that the Saudis call MMSC (Multi-Mission Surface Combatant) frigates. The Saudis have been considering this purchase since 2005.

 

In early 2015 the U.S. Navy decided to reclassify the LCS as frigates. This was not unexpected as in size and function the LCS ships were very comparable to frigates. This type of ship was created during World War II as “Destroyer Escorts” (or DE, versus DD for destroyer). These were basically destroyers that were slower (smaller engines), smaller (fewer weapons) and meant for escorting convoys and patrolling areas where major warships were not expected. The DEs proved more useful than expected and were retained after the war and eventually renamed as frigates (FF) type ships. The LCS was meant to be much more than a frigate and used a very innovative design. All that did not work out as expected.

 

The Saudi MMSC armament will be heavier, including sixteen VLS cells carrying Evolved Sea Sparrow Missiles (ESSM). These are anti-aircraft weapons with a range of 50 kilometers. There will also be a 76mm gun, eight Harpoon anti-ship missiles, several anti-submarine tubes, a 21 cell SeaRAM anti-missile system, a 20mm remotely controlled autocannon, ten 12.7mm machine-guns and more extensive electronics and defensive systems than the U.S. LCS. This includes a variable depth sonar, a torpedo defense system as well as a more powerful radar, and fire control system. A helicopter will also be carried. The heavier armament means the MMSC will not be able to use the mission modules the LCS was designed to carry. NNSC will probably have a crew of about a hundred.

 

Meanwhile the U.S. Navy continues having problems with the original LCS weapons and mission modules. There have been development delays (largely due to poor management) of three unique weapons systems developed for the LCS. The simplest weapon involved is a surface launched Hellfire missile. This missile was designed to be launched from aircraft but it has been long suggested that it be adapted for use from the surface, specifically from warships. The LCS Hellfire has been named the Surface-to-Surface Missile Module and won’t be ready for service until 2017. This module includes 24 Hellfire missiles. The problems are minor compared to the two other problematic modules; the one for mine hunting and one for ASW (anti-submarine warfare) system. The MCM (Mine CounterMeasures) module has no major problems with any of its sensors or mine destroying systems. The problems are with the “integration” (the hardware and software created to get all components of the MCM module to work efficiently together.) The MCM module was supposed to be operational by now but additional debugging will delay this at least until 2016. The worst problems are with the ASW module. All the components work well and integration is fine but in getting all this done someone lost track of module weight, which was not supposed to exceed 105 tons. The excess weight must be removed before the LCS can safely and reliably use the ASW module. This will prove expensive since most of the ASW components involved have been around for a while and are not easily or cheaply modified.

 

These mission modules (which the Saudis are not going to use) are in addition to the basic armament of the LCS which includes a 57mm gun, four 12.7mm machine-guns, two 30mm autocannons, and a 21 cell SeaRam system for aircraft and missile defense. The RAM (RIM-116 "Rolling Air Frame") missiles replaces the earlier Phalanx autocannon. SeaRAM has a longer range (7.5 kilometers) than the Phalanx (two kilometers).

 

The LCS began development in 2002 and in 2012 the U.S. Navy put it into mass production. Then in 2013 one of the three LCSs in service got its first tour in a combat zone (counter-piracy duty around the Straits of Malacca). There LCSs will take turns serving six month tours of counter-piracy duty and be based in Singapore.

 

All these problems, the new ones and many old ones, caused the navy to decide in early 2014 to cut the number to be built from 52 to 32. Mostly this was about shrinking budgets, but there’s also the fact that the LCS has been, for many admirals and politicians, much more troublesome than expected. This was to be expected because the LCS was a radical new warship design and these always have a lot of problems at first. LCS was basically a replacement for the older frigates as well as several jobs frigates did not handle. The LCS has gone through the usual debugging process for a new design and that has attracted a lot of unwelcome media attention. On a more ominous note the navy has decided to study the possibility of developing a new frigate design, which would incorporate some of the lessons learned with the LCS. Because of the money shortage that is also stalled.

 

Despite all the problems many in the navy still believe that the LCS is worth the effort. Costing less than a quarter what a 9,000 ton destroyer goes for and with only a third of the crew the navy sees many tasks where the LCS can do a job that would otherwise require a destroyer or frigate. The navy could have built a new class of frigates, but the LCS design was a lot more flexible, making it possible for different “mission packages” to be quickly installed so that LCS could do what the navy needed (like assemble a lot of mine clearing ships or anti-submarine vessels) in an emergency. This has not worked out as well as expected.

 

The LCS has many novel features which required a lot of tweaking to get working properly. One much resisted latest tweak was to crew size, with ten personnel being added. That made a big difference, because all LCSs have accommodations for only 75 personnel. Normally, a ship of this size would have a crew of about 200. The basic LCS crew was 40, with the other 35 berths occupied by operators of special equipment or special personnel (SEALs or technical specialists). In practice the original crew was usually 55. That was 40 for running the ship and about 15 for the mission package. From now on the number of personnel running the ship increases to 50.

 

The navy surprised everyone in 2010 by choosing both designs and requesting that the fifty or so LCS ships be split between the two very different looking ships. While both ships look quite different (one is a traditional monohull while the other is a broader trimaran), they both share many common elements. One of the most important of these is the highly automated design and smaller crew. The two different LCS designs are from Lockheed-Martin (monohull) and General Dynamics (trimaran). The first LCS, the monohull USS Freedom, completed its sea trials and acceptance inspections in 2009. The ship did very well, with far fewer (about 90 percent fewer) problems (or "material deficiencies") than is usual with the first warship in a class. USS Independence (LCS-2) was laid down by General Dynamics in late 2005, and commissioned in January 2010.

 

Both LCS designs were supposed to be for ships displacing 2,500 tons, with a full load draft of under 3.3 meters (ten feet), permitting access to very shallow "green" and even "brown" coastal and riverine waters where most naval operations have taken place in the past generation. Top speed was expected to be over 80 kilometers with a range of 2,700 kilometers. Basic endurance is 21 days and final displacement was closer to 3,000 tons. For long deployments the LCS has to resupply at sea or return to port for more fuel, food and other items.

 

The navy originally sought to have between 50 and 60 LCSs by 2014-18, at a cost of $460 million (after the first five) each. The USS Freedom ended up costing nearly $600 million, about twice what the first ship in the class was supposed to have cost. The navy believes it has the cost down to under $500 million each as mass production begins. At this point it looks like the navy will only have 32 LCS ships by the end of the decade and still unsure about exactly what it can use these ships for.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:30
ENIGMA Blindé 8x8 - photo SITTA

ENIGMA Blindé 8x8 - photo SITTA

 

November 15, 2015: Strategy Page

 

In early 2015 the UAE (United Arab Emirates) sent troops into combat for the first time since 1991. This time around the UAE forces had more modern equipment, some of it made by UAE firms. For example there were two locally made armored vehicles sent to Yemen; NIMR and Enigma. The UAE military has bought over 1,500 NIMR military trucks. NIMR is produced by a UAE company with an assembly plant in Jordan. It is a hummer-like vehicle designed to cope with the high heat and abundant sand and dust found in the Middle East. The basic 4x4 NIMR weighs 4.4 tons, can carry 1.5 tons (or up to eight people), and be equipped with a remote control 12.7mm machine-gun turret. Top speed is 140 kilometers an hour on roads. This version costs about $82,000 each. There is a larger 6x6 version for carrying cargo. There is also an anti-aircraft version armed with four Mistral missiles ready-to-fire and four more as reloads. An anti-tank version comes equipped with four Milan ATGM (anti-tank guided missiles) ready to fire and four more as reloads. All NIMRs are equipped to take a variety of armor kits (providing different degrees of protection against bullets and explosions). NIMR development began in the late 1990s and production began in 2005. NIMR was designed with the help of Russian automotive company GAZ, which also helped set up the manufacturing operation and supplies some of the components. There have been several export customers (all Moslem states) for NIMR.

 

Another new UAE armored vehicle sent to Yemen, the Enigma 8x8 IFV (Infantry Fighting Vehicle), which only entered service recently and was still undergoing field testing. Despite that the 25 available Enigmas were sent off to war, where they have performed well. The Enigma is a 28 ton IFV with a V shaped bottom (for protection against mines and roadside bombs). It uses a Russian turret (the one for the BMP 3) and has a crew of three. Eight troops can be carried in the back. The turret is armed with a 100mm gun that fires laser-guided projectiles or several types of shells. In addition there is a 30mm automatic cannon and a 7.62mm machine-gun. Enigma was designed to handle other types of turrets including one with a 155mm howitzer or various missile systems. NIMR (the company that created the NIMR truck) has also developed an MRAP vehicle based on the popular South African RG35 design.

 

UAE troops in Yemen are armed with locally made CAR 816 assault rifles. This is another M-16 clone and has all the latest features and accessories.

 

Since the 1990s the UAE has invested heavily in defense manufacturers inside the UAE and the Middle East. One of these firms is Adcom Systems United which has been around for 25 years and produces a wide range of military equipment. It does this by licensing a lot of technology and forming partnerships with high-tech firms in the West. Adcom has been working on UAVs since 2003 and has delivered several models for both military, police and commercial use.

 

The UAE has been encouraging local companies to develop weapons for use by local forces and export markets. So far this has resulted in UAE firms manufacturing military trucks, guided missiles, and small arms. Despite this since 2008 UAE has become the third largest importer of weapons in the world and the largest in the Middle East. The other two big spenders worldwide are India and China. In the Middle East the UAE imports 50 percent more weapons than Israel.

 

The UAE is a confederation of small Arab states at the southern end of the Persian Gulf. With a population of only 5.5 million, and large oil and gas deposits, the emirates have a per-capita income of $43,000. Thus the UAE has a lot to defend and an increasingly belligerent neighbor just across the Gulf. The UAE controls one side entrance to the Gulf (the Straits of Hormuz). Iran is on the other end, and both nations dispute ownership of some islands in the middle.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:30
Amos-E - credits IAI

Amos-E - credits IAI

 

November 14, 2015: Strategy Page

 

Israel has developed a much cheaper and lighter communications satellite that will do the same job for just as long (about 15 years) as current models. The Amos-E weighs less than two tons and costs a third less than comparable, and nearly twice as heavy, satellite designs. A key technology to make this work is a cheaper and lighter propulsion system to position the satellite (and keep it in position.)

 

Currently over a quarter of the operational satellites are for communications. Most are in a geostationary transfer orbit (GTO). This is one of the more difficult orbits to achieve, because it is 36,000 kilometers out, and exact positioning is required in order to get the satellite to the proper position to be most effective. GTO birds are usually communications satellite, with each one having 18 to 24 transponders. Each transponder is capable of relaying data at speeds of from 45 to 90 Megabits per second. While most communications traffic these days goes by much cheaper fiber optic cables, the satellites are still in demand for mobile communications. This is especially true as portable satellite dishes become smaller and cheaper. Military use of satellite communications got its first big workout during the 2003 Iraq invasion, where American troops used, on average 3,200 Megabits of bandwidth. That tied up a lot of transponders, which rented for over a million dollars a month each. Western militaries expect to rent transponders for troops sent overseas and there is a growing commercial demand for such rentals. Because of constant technical innovation like Amos-E the cost of using communications satellites has kept declining. This has kept this method of communications competitive with cheaper alternatives like fiber cable.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:30
Patriot missile photo emirates247-com

Patriot missile photo emirates247-com

 

November 13, 2015: Strategy Page

 

Satellite photos indicate that the UAE (United Arab Emirates) is withdrawing its Hawk air defense missile batteries (acquired in the 1980s) and replacing them with Patriot batteries. UAE first ordered Patriot in 2001. Six air defense missile sites are now missing there Hawk equipment and appear to have Patriots. Each Patriot battery is manned by about a hundred troops and contains a radar plus four launchers. A battery can fire two types of Patriot missile. The $4 million PAC 3 missile is smaller than the cheaper anti-aircraft version (PAC 2), thus a Patriot launcher can hold sixteen PAC 3 missiles, versus four PAC 2s. A PAC 2 missile weighs about a ton, a PAC 3 weighs about a third of that. The PAC 3 has a shorter range (about 20 kilometers) versus 96 kilometers for the anti-aircraft version. While each Patriot launcher, loaded with PAC 3 missiles, can only defend against ballistic missiles approaching within 20 kilometers, the Patriot radar can detect targets out to a hundred kilometers. Two PAC 3 missiles are fired at each incoming ballistic missile, to increase the probability of a hit. The PAC 3 missile has its own radar, and uses it to track the incoming warhead, and execute a collision course. The UAE apparently sent at least one Patriot battery into Yemen with UAE ground troops helping the government there fight Iran backed Shia rebels. UAE was also seen using at least two S340 airborne radar aircraft in Yemen.

 

The UAE is doing a lot more to upgrade its air defenses. In 2013 the UAE ordered 17 French Ground Master 200 (GM200) portable radars. The system fits in a standard 20 foot shipping container and weighs less than ten tons. It is carried on one 6x6 truck. This is an AESA radar that can be set up by a four man crew in 30 minutes. It can detect aircraft at up to 250 kilometers and locate them accurately enough for targeting at 100 kilometers. Aircraft can be seen at up to 25.8 kilometers (80,000 feet) altitude. The entire system will, on average, operate for several thousand hours before experiencing a failure. The radar can also track incoming mortar shells but not ballistic missiles. The UAE is using the GM200 to better coordinate its several different anti-aircraft systems (Improved Hawk, Rapier, Crotale, Patriot, NASAM, and Avenger) all of which can use real-time data from these radars. Each GM200 system cost about $23 million and will further enhance UAE defenses against Iranian attack.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:25
photo 3e REI

photo 3e REI

 

18-11-2015 3e REI Réf : 255 - 145

 

Du 21 septembre au 06 novembre 2015, c'est tambour battant que se sont enchainées des actions de formations au profit des cadres du 3e REI.

 

La section instruction du BOI, sous la houlette de la cellule tir a organisé un stage directeur de mise en œuvre  et 2 stages moniteurs ISTC. Au résultat, c'est plus 15000 cartouches et 100 pétards d'explosif consommés, dans des conditions géographiques et  climatiques extrêmes, disposant parfois de troupe de manœuvre afin mettre à profit la pédagogie fondamentale dans l'exercice des armes. C'est ainsi que le régiment de la SELVA compte, désormais 16 cadres formés, garant du savoir-faire du légionnaire combattant.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:20
Pike munition - photo Raytheon

Pike munition - photo Raytheon

 

November 14, 2015: Adam Szczepanik – Strategy Page

 

An American firm (Raytheon) has successfully tested a new revolutionary weapon; the Pike 40mm laser guided missile. Pike is another step in the constant shrinking of precision guided munitions, much like the miniaturization of personal electronic devices everyone is familiar with. 40mm Pike is a major step in further miniaturization of laser guided missiles especially for infantry and ground vehicles. Pike will be much cheaper than heavier existing systems like Javelin. The tiny 0.7 kg  (1.5 pound) and 43 centimeter (17 inch) long Pike can reach targets up to two  kilometers distant and come within 4.5 meters (14.5 feet) of the designated target. The major advantage of this missile is that it can be fired from some of the already existing 40mm grenade launchers, like the M320 and FN EGLM. All that is needed is a second soldier with pistol sized laser designator illuminating a target for the missile, and thanks to the semi active laser homing and parabolic trajectory of the missile, the target needs to be illuminated only about 15 seconds after the missile is launched. This allows the missile to be launched from behind cover, and limits the time during which the spotter with laser designator has to be exposed to enemy fire. The Pike is also expected to be integrated with other launch platforms, including small UAVs, boats, and light vehicles. The missile’s 0.3 kg (0.6 pound) blast-fragmentation warhead, slightly larger than that of an ordinary 40mm grenade has 10 meter (32 feet) lethal radius. Further upgrades are also planned for Pike’s electronics, including data link capability and multiple-round simultaneous programming.

 

Pike is part of a trend. Rrecently developed laser guided versions of 70mm rockets, like the Talon, Cirit, DAGR, and APKWS program were the first examples of rapid progress in miniaturization of air launched weapons. Developed since 2002, and first was used in combat in 2012, the APKWS was the first of these missiles to prove the concept worked. These 70mm guided rockets are basically 13.6 kg (30 pound) 70mm missiles, with a laser seeker, a 2.7 kg (six pound) warhead, and a range of about six kilometers. Laser designators on a helicopter, aircraft, or with troops on the ground, are pointed at the target and the laser seeker in the front of the 70mm missile homes in on the reflected laser light. The $28,500 guided 70mm rocket is used against targets that don't require a larger (49 kg/108 pound), and more expensive (over $100,000), Hellfire missile but still needs some targeting precision. In tests the APKWS hit within a meter (a few feet) of the aiming point, about what other 70mm missiles are capable of.

 

The 70mm missile makes an excellent weapon for UAVs, especially since you can carry more of them. The launcher for carrying these missiles is designed to replace the one for Hellfire but can carry four missiles instead of one. Other launchers for 70mm Hydra rockets, like the 7-tube LAU-68 were also adapted for APKWS. However, the APKWS, being based on aircraft carried unguided rockets, have not received a launcher deployable by ground forces.

 

This has forced the infantry to rely on guided anti-tank weapons, like the American Javelin, if no other precision weapons were available. These weapons, designed to fight armored vehicles, are not only challenging for infantry to carry in significant quantity due to their considerable weight of 15.9 kg (35 pound) per 1.2m (4 feet) single missile and launch container, but are also extremely expensive to use, especially in light of the fact that in Afghanistan and Iraq they were generally used against buildings, light fortifications, and trucks. A lot of the cost is due to the advanced, 8.4 kg (18.5 pounds) HEAT (High Explosive Anti Tank) warhead that features a top-attack mode specifically meant for defeating modern main battle tanks. The newest variant of the Javelin, FGM-148F, has a multi-purpose warhead available for enhanced effectiveness against buildings and fortifications, costs $78,000 per shot, in addition to a re-useable $126,000 Command Launch Unit.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:20
Royal Saudi Air Force F-15 Eagle fighter aircraft - photo USAF

Royal Saudi Air Force F-15 Eagle fighter aircraft - photo USAF

 

November 18, 2015: Strategy Page

 

In 2015 American defense firms are having the second highest annual export sales in history; $46.6 billion. In practical terms 2015 was the highest year for sales because the current top year (2012) was $65 billion but 69 percent of that ($45 billion) was two very large sales. One was a large ($35 billion) order from Saudi Arabia for F-15s and the other was a $10 billion order from Japan for F-35s. Normally those orders are made in smaller quantities but the Saudis are concerned about Iran and Japan about China. Both countries are among the few countries that can place such large orders. Without those two orders 2012 sales would have been what was expected; $25 billion in smaller orders from many customers. That’s what all the 2015 orders were.  This was a 31 percent increase from the $34.2 billion in 2014 which was a 23 per increase over 2012.

 

While U.S. defense exports are growing so are those of China, which has become the third largest arms exporter in the world surpassed only by the United States and Russia. Now the top five consists of America, Russia, China, Germany and France. Britain was displaced from the top five in 2012. From 2005-9 China represented three percent of the world arms exports. From 2010-14 China moved up to five percent.

 

Meanwhile sales of the 100 largest weapons and military services firms fell for the third year in a row in 2013 and the situation has not improved since then. While the Russian and Chinese firms are doing very well and the American ones are holding on many European firms are losing ground. Then there’s all the new competition from firms in South Korea, Israel and China. Even the Japanese are changing their laws to allow their arms firms to export.

 

Russian arms sales rose sharply after 2001 because the economies of their two biggest customers (India and China) were increasing rapidly. That and the escalating price of oil (driven largely by increased demand from China and India) have sent international arms sales from $29 billion in 2003 to over $70 billion today. Oil rich countries, particularly those in the Persian Gulf, are eager to buy more weapons with which to defend their assets from an increasingly aggressive Iran.

 

The stall in Russian sales after 2007 arose from a special problem with China, long one of its biggest customers. Since the late 1990s about 40 percent of Russian arms exports went to China. That began to shrink as Russian manufacturers feuded with the Chinese over stolen technology. The Chinese have been quite brazen of late as they copy Russian military equipment and then produce their own versions, without paying for the technology. Worse, the Chinese are now offering to export these copies. The Russians tried to work out licensing deals without much success.

 

Another factor in the sharp growth in arms exports was largely because, after 2001 global defense spending increased nearly 50 percent to over $1.4 trillion. That's about 2.5 percent of global GDP. After the Cold War ended in 1991, defense spending declined for a few years to under a trillion dollars a year. But by the end of the 1990s it was on the rise again. The region with the greatest growth has been the Middle East, where spending has increased 62 percent in the last decade. The region with the lowest growth (six percent) was Western Europe. The 2008 recession led to global defense spending stalled at, or maybe even a little below, $1.4 trillion. But the spending growth has resumed, slowly, now that the recession is over in many parts of the world. China is making the most of that, especially since they will sell to anyone who can pay and are not deterred by demands for bribes and other off-book services.

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