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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 17:45
New Contracts To Boost Denel's Armoured Vehicle Business


10.11.2015 army-guide.com


Denel Vehicle Systems has concluded a contract of more than R900-million with NIMR in the United Arab Emirates for the development and supply of advanced mine-protected vehicles.


This contract for N35 is one of the largest received by Denel Vehicle Systems (DVS) in recent years and will provide work for two of the company’s major divisions for the next 24 months.


Zwelakhe Ntshepe, Group Executive Business Development says the new contract confirms Denel’s leadership role in landward mobility and mine-protected vehicles. It is one of several contracts awarded to DVS since it joined the Denel Group earlier this year.


“We are delighted to work with NIMR, one of world’s leading manufacturers of wheeled armoured vehicles,” says Ntshepe. “There is a strong synergy between our companies and products and we are confident that we can, together, develop and improve the N35 to be among the best in its class.”


The N35 – formerly known as the RG-35 – is an armoured vehicle with superior mine protection and combat capabilities and can be used in command, ambulance and recovery roles.


Ntshepe says the contract with NIMR follows on the awarding of several other contracts to Denel’s landward defence business in recent months amounting to over R1 500m in total. These are

- The OMC division, within Denel Vehicle Systems specialises in wheeled armoured and mine-protected vehicles, received a development contract for the N35 from NIMR.

- A production contract for 24 RG-31 mobile mortar platform (MMP) vehicles.. The contract includes vehicle manufacture and technical support and will be delivered in the next 12 months.

- Contracts from Armscor for maintenance of - and the supply of spares for both combat and support vehicles.

- The Gear Ratio division, within Denel Vehicle Systems is working on a contract from NIMR for the assembly of driveline components.

- A contract was also concluded with Steloy Castings for components used in the new Transnet electric locomotives.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 17:30
L’opération IMPACT se poursuit avec pour l’instant une intensification des frappes

Des techniciens en systèmes d’armement (Air) de l’Aviation royale canadienne déployés au sein de la Force opérationnelle aérienne en Irak préparent des munitions en vue de les charger à bord d’un chasseur CF-18 Hornet, sur l’aire de trafic du camp Patrice Vincent, au Koweït, au cours de l’opération IMPACT, le 1er août 2015. (Archives/Opération IMPACT/MDN)

10.11.2015 par Jacques N. Godbout - 45eNord.ca

Même si le nouveau premier ministre libéral a promis de mettre fin à la mission de combat de la force aérienne canadienne en Irak et en Syrie, les bombardements contre le groupe armé État islamique se sont pour le moment intensifiés.


Depuis la prestation de serment de Justin Trudeau, le 4 novembre, les CF-18 canadiens ont mené cinq raids aériens en seulement trois jours frappant sept cibles du groupe armé État islamique, selon les informations contenues sur le site du ministère de la Défense nationale.

151001-operation-impact-frappesIl y avait eu 14 frappes aériennes en tout en octobre, 10 en septembre et 11 en août. Il faut remonter au mois de juillet dernier, alors qu’il y avait eu six frappes aériennes en cinq jours, pour retrouver une période aussi active que les jours qui ont suivi l’assermentation du nouveau premier ministre.

5 novembre

Le 5 novembre 2015, deux CF-18 Hornets ont frappé deux enceintes du groupe EI au sud-ouest de Sinjar à l’aide de munitions à guidage de précision.

6 novembre

Le 6 novembre 2015, deux CF-18 Hornets ont frappé une position de combat de l’EI dans les environs de Ramadi.

Toujours le 6 novembre 2015, deux CF-18 Hornets ont frappé deux positions de combat de l’EI au nord de Falloujah.

7 novembre

Le 7 novembre 2015, deux CF-18 Hornets ont frappé une position de combat du groupe EI au sud-est de Mossoul à l’aide de munitions à guidage de précision.

Toujours le 7 novembre, deux C-F18 Hornets ont frappé une position de combat de l’EI au sud de Sinjar.


Total des frappes de la mission

En tout, maintenant, en date du dimanche 8 novembre, la Force opérationnelle aérienne canadienne en Irak a effectué 1721 sorties aériennes:

  • Les chasseurs CF-18 ont effectué 1103 sorties;
  • L’aéronef de ravitaillement CC-150T a effectué 300 sorties et a acheminé environ 17 817 000 livres de carburant; et
  • Les aéronefs de patrouille CP-140 ont mené 318 missions de reconnaissance.

En termes de frappes, les CF-18 Hornets de l’opération IMPACT, la contribution canadienne à la lutte contre l’EI, auront effectué un total de 184 frappes aériennes.


Les frappes dictées par des considérations opérationnelles

Le ministère de la Défense nationale a déclaré à ce sujet que la fréquence des frappes aériennes est dictée, non pas par des considérations politiques, mais par des considérations opérationnelles.

«Au cours des dernières semaines, il y a en eu plus (de frappes aériennes, ndlr) dans la dernière semaine, mais si vous regardez l’historique des frappes de l’opération Impact, il y a eu des hauts et des bas. Cela se produit principalement par rapport à ce qui se passe au niveau de la Coalition», a expliqué le Capitaine Kirk Sullivan, officier des affaires publiques au COIC, le commandement des opérations interarmées, cité par le National Post.

Il faut donc examiner la question dans la perspective plus large de la Coalition.

«De nombreux facteurs déterminent la fréquence et la localisation des frappes aériennes dans un cadre de la coalition», de poursuivre le capitaine Sullivan. «Que ce soit en Irak ou en Syrie, les avions sont affectés sur une base quotidienne par la Coalition à des cibles où on sait qu’opère l’EI, avec comme but ultime l’amélioration de la sécurité de l’Irak et des pays de la Coalition».

Le Parlement, d’expliquer le porte-parole du COIC, décide des missions des Forces armées canadiennes, mais ne choisit pas ses sorties opérationnelles. Et la mission doit se poursuivre jusqu’à ce que le gouvernement rappelle le personnel et les aéronefs au pays.

Et, en un mot comme en mille, «C’est pas fini tant que c’est pas terminé», aurait dit Babe Ruth, d,autant plus que, une fois terminées les bombardements canadiens aux côtés des autres membres de la coalition, le Canada poursuivra la lutte contre l’EI en élargissant sa mission de formation de combattants locaux.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 17:30
Saab Receives Order For New Advanced Airborne Surveillance Systems From UAE



Defence and security company Saab has signed a contract with the United Arab Emirates (UAE) to expand and enhance the Emirates’ airborne surveillance capabilities. Saab will deliver a new airborne Swing Role Surveillance System (SRSS) incorporating a new version of the Saab Erieye radar system. The order value amounts to approximately USD1.27 billion.

The new SRSS for the UAE uses the Global 6000 aircraft from Bombardier as a platform. The Swing Role Surveillance System is capable of simultaneous detection and tracking of multiple targets in the air, on land and at sea. It is the latest evolution of the Erieye system that incorporates Saab’s many decades of radar capabilities across all domains.

“The new version of Erieye is without a doubt the most capable airborne early warning and control system on the market. Saab’s capability to develop high technology solutions for customers shows that our focus on research and development is the right way to ensure continued competitiveness on the defence market,” says Håkan Buskhe, President and CEO of Saab.

"Saab understands the vital importance of advanced airborne surveillance and we have a family of products that play a key role in defence and civil security. The UAE’s selection of Saab’s solution confirms our strong position regarding airborne surveillance and systems integration,” says Micael Johansson, head of Saab Business Area Electronic Defence Systems. 

The work will be carried out at Saab's facilities in Gothenburg, Linköping, Järfälla, Arboga, Luleå and Centurion (South Africa).

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 17:30
Russian Airstrikes in Syria: October 31 - November 10, 2015

11.11.2015 By Genevieve Casagrande and Jodi Brignola - ISW


Key Takeaway: Russian airstrikes continued to support regime ground operations in Aleppo, Hama, Homs, Idlib, and Dera’a from November 9 - 10. Pro-regime forces relieved several hundred regime soldiers besieged by ISIS in the Kuweires Airbase east of Aleppo City on November 10 with air support provided by Russian warplanes. Russian airstrikes began to target ISIS’s positions surrounding Kuweires Airbase on October 12, preceding the start of the regime’s ground campaign against Kuweires on October 15. The regime largely relied upon Russian air power as well as reinforcement from hundreds of Iranian-backed proxy forces. The breaking of the siege represents a significant psychological victory for the regime and its allies. Russia will likely use this victory to validate its intervention in Syria and portray itself and the regime as decisive forces against ISIS in Syria. Russian airstrikes also continued to target rebel-held terrain south of Aleppo City as pro-regime forces continue to push southwest towards the town of Hader.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 17:20
L-ATV vehicle Photo Oshkosh Corporation

L-ATV vehicle Photo Oshkosh Corporation


10.11.2015 Oshkosh


For the first time in company history, Oshkosh Defense, LLC, an Oshkosh Corporation (NYSE: OSK) company, will be exhibiting at the Dubai Airshow, November 8 – 12, 2015, in Dubai, United Arab Emirates. Oshkosh offers a full range of leading-edge military, security and airport fire fighting vehicles to serve customers throughout the Middle East Region, including the highly transportable Light Combat Tactical All-Terrain Vehicle (L-ATV), which was recently selected by the U.S. Army and Marine Corps to replace aging up-armored HMMWVs.


Today’s conflicts demand military vehicles with the protection, mobility and transportability to serve a full range of missions and unpredictable environments. The Oshkosh L-ATV combines proven automotive technologies, Mine Resistant Ambush Protected (MRAP)-level protection and extreme mobility in a light-weight, highly-transportable profile. The L-ATV offers armed forces around the globe next-generation capabilities that no other vehicle can match.


In August 2015, after extensive U.S. Government testing and evaluation, the U.S. Army and Marine Corps selected the Oshkosh L-ATV as the winner of its Joint Light Tactical Vehicle (JLTV) program. Under the JLTV contract, Oshkosh will produce and deliver up to 17,000 JLTVs for the U.S. Army and Marine Corps. The JLTV program is scheduled to achieve full rate production within three years.


“As future battlefields generate new, asymmetrical threats, troops will require a scalable, protected all-terrain vehicle to perform their missions – wherever they may be,” said Bill Mooney, regional vice president of Middle East and North Africa for Oshkosh Defense. “The Oshkosh L-ATV provides an entirely new generation of light vehicles with unprecedented levels of off-road mobility, transportability and survivability. The extensive testing and evaluation proves, without a doubt, that it’s the world’s most capable tactical wheeled vehicle.”


Roughly one-third lighter than the Oshkosh MRAP All-Terrain Vehicle (M-ATV), at the same protection level, the L-ATV weighs less than 6,350 kg at curb weight. The Oshkosh L-ATV has the latest in automotive technologies as well as the Oshkosh Core1080™ crew protection system, which is an occupant-centric, comprehensive systems engineering approach that considers every inch of the vehicle with respect to crew protection during blast events.


The L-ATV is equipped with the TAK-4i™ intelligent independent suspension system; the next-generation of Oshkosh’s advanced TAK-4® independent suspension system. The TAK-4i allows the L-ATV to deliver superior ride quality at speeds 70 percent faster than today’s top-performing tactical wheeled vehicles. Additionally, the TAK-4i can be raised and lowered using interior operator controls to meet sea, air and land transportability requirements. The L-ATV can be air transported internally by a C-130, C-5, C-17 or externally by CH-47 and CH-53.


Oshkosh has produced and sustained more than 150,000 tactical wheeled vehicles for the United States and its allies. Oshkosh serves armed forces around the globe by offering a full portfolio of heavy, medium, MRAP, airport rescue fire fighting (ARFF), and light vehicles. Oshkosh provides the full spectrum of vehicle life-cycle sustainment capabilities through its Global Integrated Product Support (GIPS) services.


Oshkosh has been supporting militaries in the Middle East for nearly 30 years and has a well-established presence with program offices in the United Arab Emirates and Kingdom of Saudi Arabia. Countries throughout the region, including the United Arab Emirates, the Kingdom of Saudi Arabia, Egypt, Jordan, Iraq and Oman, rely on Oshkosh vehicles every day for tactical and logistical operations.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 17:20
Counter-Terrorism: Unrecognized Terrorists States


November 10, 2015: Strategy Page


The U.S. has long accused Iran, Sudan, and Syria as being “State Sponsors of Terrorism.” These are countries that have long promoted and supported the use of terrorism (usually Islamic terrorism). But there are some major players in this area who are not on this list, most notably Pakistan, Saudi Arabia and Palestine. Each of these three is a special case and that is apparently enough to keep them off the list. Pakistan got into the Islamic terrorism business just before Russia invaded Afghanistan in 1979 and was soon a major ally of the United States in an effort to support Afghans who were continuing to fight the Russian forces. After the Russians withdrew in 1989 Pakistan increased its support for Islamic terrorism, especially against India. During the Cold War leftist Indian governments was generally hostile to the United States and the West so America felt no pressing need to protect them from Pakistani sponsored Islamic terrorists. But at the same time Pakistan was not trying to inhibit the many Islamic terrorists who had flocked to Afghanistan after the Russians left. Many of these international Islamic terrorists were also able to move through and operate in Pakistan as long as they did not attack Pakistanis. This continued into the 1990s but right after September 11, 2001 the United States told Pakistan to join the fight against Islamic terrorism or be considered at war with America. Pakistan chose to join the War On Terror while continuing to support Islamic terrorists operating in Pakistan. The United States complained but generally did not press Pakistan on the issue. Thus Pakistan continues to be a base for many Islamic terrorists.


Saudi Arabia was a special case as well because the Saudis never officially supported Islamic terrorism but were, at the same time, very much responsible for the increase in Islamic terrorist activity since the 1970s. That’s because in Arabia (where Islam first appeared in the 7th century) the locals believe they are more Islamic than other Moslems. After all, the Koran was written in Arabic and all the founders of Islam were Arabs. Yet for over a thousand years there has been a tradition of different factions in Arabia trying outdo each other to prove who is “more Islamic” than the other. This led to constant fighting and suppression of new ideas. One of those fanatic factions is the Wahhabi form of Sunni Islam in what is now Saudi Arabia. Wahhabis, who first appeared in the 18th century, are very conservative and very hostile to non-Moslems and Moslems who are not Sunni. This meant little to the non-Moslem world until lots of oil wealth appeared in Arabia after World War II. Suddenly it became possible for Saudis to show how pious they were by funding Wahhabi missionaries who went to other Moslem (and many non-Moslem) nations to preach, establish Wahhabi religious schools and mosques and create the current Islamic terrorism problem. Billions were (and still are) spent on this and the policy of getting the young boys into these free religious schools and turning many of them into hateful (towards anyone not like them) Islamic religious fanatics led to a major outbreak of Islamic terrorism in the late 20th century. Yet many Moslem nations resisted this. Saddam kept Wahhabis  out of Iraq until 1991. Many secular rulers of Moslem countries (like Syria and Libya) also resisted the Wahhabi missionaries and money.


The Wahhabi problem is most obvious in Saudi Arabia, which practiced what it preached. Saudis comprise the largest faction of ISIL and al Qaeda recruits because so many Saudis have been educated in Wahhabi run schools. The Saudi rulers control the clergy, to a point, and do not allow public expressions of anti-Saudi Islamic radical ideas. But many Saudis back ISIL goals (which include replacing the Saudi monarchy), even is many of them do not wish to live under ISIL rule. This ideological mess is something Arab rulers, particularly in Saudi Arabia, have been dealing with since Saudi Arabia was formed in the 1920s. Change comes slowly in religious matters but meanwhile religious zealots that Arab oil wealth paid to create threaten us all. After September 11, 2001 the Saudis reluctantly began cracking down on the Islamic terrorist monster they had created. This was difficult to do but the Saudis were largely persuaded by the growing number of Islamic terrorist groups that wanted to kill the Saudi royals and run all of Arabia as a religious dictatorship. Messing with religion is one thing but if you really want to get someone’s attention threaten to take away their wealth and power.


Then there are the Palestinians. The persistent popularity for Islamic terrorism in many Arab countries is largely due to the growing use of anti-Infidel (non-Moslem) propaganda in the local media and the educational system. In the Palestinian territories both Hamas (hard liners running Gaza) and Fatah (the more corrupt "moderates" running the West Bank) have spent the last decade increasing their use of pretty blatant ant-Semitic and anti-Infidel (non-Moslem) propaganda and praise for Palestinian terrorists, even those whose only accomplishment was to kill civilians. While the strident anti-Israel rants of the Iranians gets a lot of media attention in the West, these pronouncements are not much different than those that appear daily in Arab and Pakistani media.


This sort of thing has been going on for decades and now there have been two or three generations raised on this hateful media. Some Moslems see through it all, eventually, but most do not and simply accept it as the way the world is. Some immigrate to the West for the obvious economic opportunities and spend a period of time trying to sort out the stark differences between the propaganda they grew up on and the very different reality they migrated to. Mentioning this dissonance to the folks back home will only get you, and them, in trouble, so the immigrants are forced to keep track of two very different world-views. In the meantime, the children who grew up in this storm of lies and hate are still being encouraged to become suicide bombers.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 17:20
Canada: l'armée confrontée à un taux de suicide élevé


11-11-2015 Par Pascale Guéricolas, correspondante à Montréal - RFI


En ce 11 novembre, les familles de certains anciens combattants canadiens se sentent à l’écart des cérémonies en l’honneur des soldats qui ont sacrifié leur vie dans les conflits auxquels le Canada a participé depuis la Seconde Guerre mondiale. En effet, les proches des vétérans qui se sont suicidés, particulièrement depuis leur retour d’Afghanistan, un pays dans lequel le Canada s’est investi militairement pendant treize ans, se heurtent au silence de l'armée.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 17:20
HIMARS High Mobility Artillery Rocket System - photo Lockheed Martin

HIMARS High Mobility Artillery Rocket System - photo Lockheed Martin


DALLAS, Nov. 9, 2015 – Lockheed Martin


Lockheed Martin’s (NYSE: LMT) Army Tactical Missile System (ATACMS) and Guided Multiple Launch Rocket System (GMLRS) Unitary munitions recently underwent successful stockpile reliability tests. All rockets were launched from a High Mobility Artillery Rocket System (HIMARS) at White Sands Missile Range, New Mexico.


The tests included eight GMLRS rockets that were conditioned at hot and ambient temperatures. The ATACMS Unitary missile, which is the current production configuration, was conditioned hot for the test. The HIMARS launcher can fire ATACMS and GMLRS munitions ranging between 15km and 300km.


The flight tests, which were part of the U.S. Army’s tactical munitions reliability program, were conducted using simulated targets. Soldiers were inside the HIMARS’ Improved Armored Cab, where they initiated the launches.


“Lockheed Martin’s HIMARS, ATACMS and GMLRS precision fire solutions provide critical, quick-strike capabilities to U.S. and allied forces worldwide,” said Ken Musculus, vice president of tactical missiles at Lockheed Martin Missiles and Fire Control.


In service since 2005, HIMARS brings MLRS firepower to a wheeled chassis. It carries a single six-pack of rockets or one ATACMS missile, and can launch the entire MLRS family of munitions. It is C-130-transportable and can be deployed into areas previously inaccessible to heavier launchers.


For additional information, visit our website


About Lockheed Martin

Headquartered in Bethesda, Maryland, Lockheed Martin is a global security and aerospace company that – with the addition of Sikorsky – employs approximately 126,000 people worldwide and is principally engaged in the research, design, development, manufacture, integration and sustainment of advanced technology systems, products and services.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 13:55
Le volontaire étranger de 1914


Par Pascal Bonetti (1920)


Le monde entier disait : la France est en danger ;

Les barbares, demain, camperont dans ses plaines.

Alors, cet homme que nous nommions « l’étranger »

Issu des monts latins ou des rives hellènes


Ou des bords d’outre-mers, s’étant pris à songer

Au sort qui menaçait les libertés humaines,

Vint à nous, et, s’offrant d’un cœur libre et léger,

Dans nos rangs s’élança sur les hordes germaines.


Quatre ans, il a peiné, lutté, saigné, souffert !

Et puis un soir, il est tombé dans cet enfer.

Qui sait si l’Inconnu qui dort sous l’arche immense,


Mêlant sa gloire épique aux orgueils du passé,

N’est pas cet étranger devenu fils de France

Non par le sang reçu mais par le sang versé ?

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 13:50
Servicemen and women around the world have joined the nation in marking two minutes’ silence on Armistice Day.

Servicemen and women around the world have joined the nation in marking two minutes’ silence on Armistice Day.


11 November 2015 Ministry of Defence


Servicemen and women around the world have joined the nation in marking two minutes’ silence at 11.00 on Armistice Day


Armistice Day marks the moment - at the eleventh hour of the eleventh day of the eleventh month - when the First World War Armistice was signed more than 90 years ago in a railway carriage stationed in the Forest of Compiègne in Northern France.


Government Ministers and Defence Chiefs joined members of the Armed Forces, the public and Civil Servants for a service hosted by the Western Front Association at the Cenotaph in Whitehall.


Similar services were held across the nation and the world, from local ceremonies in the UK to events at bases and operational establishments including Cyprus, Germany, the Falkland Islands and the Middle East.


The National Memorial Arboretum also marked Armistice Day with an outdoor Service of Remembrance at the Armed Forces Memorial, which will now close for up to one year for refurbishment work. The event was attended by Her Royal Highness The Princess Royal, members of the Armed Forces and political representatives.


Members of the Armed Forces have taken part in numerous Remembrance activities in the last few weeks.


Many have joined The Royal British Legion’s annual Poppy Appeal, donating their time and effort to sell poppies across the UK in aid of the charity. A handful of Cadets and personnel from the Royal Navy, Army and Royal Air Force also recorded a series of war poems and letters at Westminster tube station, which were played across the London Underground on Remembrance Sunday and are being played again today as part of the poetry on the Underground initiative.


Last Sunday Servicemen and women across the globe came together, including more than 650 troops, on Whitehall as Her Majesty The Queen led the nation in the Act of Remembrance.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 13:50
photos: Patrick Brion – MIL.be

photos: Patrick Brion – MIL.be


11/11/2015 Liesbeth Bardyn – MIL.be


Le 11 novembre 1918 était une date historique : les belligérants de la Première Guerre mondiale déposaient définitivement les armes. Après presque 100 ans, ce jour est devenu un moment de commémoration à l’égard de tous les militaires tués depuis la Grande Guerre.


Dans le centre de Bruxelles, le roi Philippe a déposé une couronne de fleurs au pied de la tombe du Soldat inconnu. En présence de vétérans, d’anciens combattants et de jeunes élèves, il a rendu hommage à tous les militaires belges tués lors des deux guerres ainsi qu’à ceux disparus depuis 1945. Au loin, 21 coups de canon ont retenti. Ils étaient tirés par le Bataillon Artillerie.



photos: Patrick Brion – MIL.bephotos: Patrick Brion – MIL.be

photos: Patrick Brion – MIL.be

Accompagné par l’actuel ainsi que par le précédent ministre de la Défense, le Premier ministre Charles Michel a également déposé des fleurs. Une délégation de militaires étrangers, de jeunes élèves de la ville ainsi que de la police lui ont emboîté le pas. Le roi a, ensuite, pris le temps de s’entretenir avec des vétérans et des anciens combattants.

vidéo: Clint Soete – MIL.be

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 12:50
La frégate Léopold Ier va accomplir une mission d'escorte du porte-avion Charles de Gaulle


11.11.2015 LaLibre.be (AFP)


La frégate multifonctions Léopold Ier, qui croise actuellement en Méditerranée, escortera dès la semaine prochaine le porte-avion français Charles de Gaulle jusque dans le golfe Persique. La mission commencera le 18 novembre et devrait durer jusqu'en janvier prochain. La frégate Léopold Ier participe actuellement à la mission Sophia en mer Méditerranée, une mission navale à laquelle prennent part 22 pays européens. Elle a pour but de "briser le modèle économique du trafic organisé d'êtres humains en Méditerranée, en effectuant des rondes d'observation, en arraisonnant et saisissant les embarcations utilisées pour faire traverser la Méditerranée à des centaines, voire des milliers de candidats à l'asile.


La frégate a d'ailleurs secouru la semaine dernière 258 migrants et permis l'arrestation de trois trafiquants.


Dès le 18 novembre, le Léopold Ier rejoindra Toulon, en France, pour participer à une mission internationale (France, Grande-Bretagne et Belgique) d'escorte du porte-avion Charles de Gaulle jusqu'au golfe Persique, via le canal de Suez et la mer Rouge, ont annoncé mercredi le Premier ministre Charles Michel et le ministre de la Défense Steven Vandeput, à bord du Léopold Ier où ils ont assisté à un exercice de tir de missile.


Les deux ministres ont précisé que la mission du Léopold Ier consistait à escorter, dans une optique défensive, le Charles de Gaulle et qu'il a été demandé aux Français d'informer aussitôt que possible le gouvernement belge si la mission devait évoluer, afin que les décisions éventuellement nécessaires puissant être prises. La mission devrait durer jusqu'au 2 janvier, et la frégate revenir au port le 22 janvier.


L'exercice de tir a été un succès, toutes les cibles ayant été atteintes.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 08:30
Syrian state media says dozens of ISIL fighters were killed in the attack which led to the recapture of Kweires airbase [photo SANA].

Syrian state media says dozens of ISIL fighters were killed in the attack which led to the recapture of Kweires airbase [photo SANA].


10 novembre 2015 Romandie.com (AFP)


Kweires (Syrie) - L'armée syrienne a brisé mardi le siège imposé par le groupe Etat islamique (EI) à l'aéroport militaire de Kweires, près d'Alep, selon un photographe de l'AFP sur place, une information confirmée par la télévision d'Etat.


Des éclaireurs de l'armée sont entrés mardi en fin d'après-midi dans l'aéroport et des soldats tiraient en l'air en signe de célébration, a indiqué le photographe.


Les militaires ont pu entrer dans l'aéroport par l'ouest mais des combattants de l'EI se trouvent toujours dans d'autres secteurs autour de l'aéroport, a-t-il précisé.


L'armée arabe syrienne fait la jonction avec les forces défendant la base aérienne (à) l'aéroport de Kweires, a indiqué de son côté la télévision publique dans un bandeau.


Cet aéroport, à l'est d'Alep, est encerclé par les jihadistes de l'EI depuis le printemps 2014 et avant cette date par les rebelles.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 08:20
Le Briefing de 45eNord.ca avec Wali, parti combattre l'EI en Irak

10 nov. 2015 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca


Deuxième émission avec Wali, parti combattre l'EI en Irak.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 23:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale


10 novembre 2015 Romandie.com (AFP)


Paris - Un homme qui a reconnu avoir voulu attaquer des militaires français à Toulon (sud-est) au nom du jihad a été arrêté fin octobre, mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et écroué, a-t-on appris mardi de sources policière et judiciaire.


Grand port sur la Méditerranée, Toulon abrite la principale base navale française.


Âgé de 25 ans, le suspect était depuis plusieurs mois dans le viseur des services de renseignement français, ont précisé des sources policière et proche du dossier, confirmant une information de la chaîne Canal+.


Alors qu'il était surveillé, il s'est fait livrer un colis par la Poste, qui a éveillé des soupçons car il était éventré. A l'intérieur de ce colis, un couteau de combat et au moins une cagoule, ont rapporté ces sources.


Il est alors interpellé, le 29 octobre.


En garde à vue, il a reconnu avoir été en contact avec un Français parti pour la Syrie dans les rangs du groupe jihadiste Etat islamique qui, par internet, l'a incité à passer à l'acte, selon une des sources proches du dossier. C'est ce jihadiste français qui lui conseille d'acheter une arme, a précisé une autre de ces sources.


Il a fini par admettre un projet d'attaque contre des marins de la base navale de Toulon. Selon une source policière, il n'avait pas encore de plan très précis.


Les attentats islamistes de janvier contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et un supermarché casher à Paris, qui avaient fait 17 morts, ont été suivis de plusieurs autres attaques ou tentatives sur le territoire français.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 17:55
Quelles implications pour la politique de défense ? - Ecole militaire, 14 octobre 2015

10/11/2015 Sources : État-major des armées


Ecole militaire, 14 octobre 2015


Merci madame la Présidente,

Mesdames et messieurs les ministres,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Mesdames et messieurs les officiers généraux,

Mesdames et messieurs,

Je suis particulièrement heureux de participer à cette table ronde. C’est une chance et un honneur de pouvoir m’exprimer devant un auditoire aussi prestigieux et il est important que les militaires, bras armés d’une stratégie politique, puissent s’exprimer sur ce sujet essentiel qu’est l’écologie pour l’avenir du monde et pour témoigner qu’ils sont « climato-conscients ».

Quelles implications du changement climatique pour la politique de défense ?

Pour ma part, en tant que chef militaire, je voudrais en quelques minutes – de façon très synthétique et donc imparfaite – partager avec vous une conviction forte : le facteur environnemental et climatique doit être pris en compte, à sa juste mesure,pour l’emploi et l’efficacité de notre outil militaire. Je m’exprimerai en vérité, avec sincérité, car je crois que les enjeux exigent que nous sortions des convenances, des postures et de la langue de bois.

Pour étayer cette conviction, je procéderai en deux temps, avec : d’abord, un tour d’horizon des différents impacts du changement climatique pour nos armées ; puis, dans un deuxième temps, en partageant avec vous quelques réflexions qui permettront, je l’espère, de nourrir notre débat.



Pour commencer donc : quelles sont les conséquences, potentielles ou avérées, directes ou indirectes, du dérèglement climatique sur nos armées ?

En réalité, nous les observons déjà et, pour le montrer, je veux me placer à deux niveaux : d’abord celui de nos missions, puis celui de notre capacité d’action.

Nos missions : lorsqu’on les passe en revue, on constate que la question climatique est parfois prégnante, souvent sous-jacente, toujours présente.

Elle est prégnantedans nos missions de secours et d’assistance aux populations.Lors des tempêtes, canicules, inondations ou feux de forêt, nos armées s’engagent et agissent en appui ou en complément des forces de sécurité civile : la canicule en 2003, Draguignan et La faute-sur-mer en 2010, les inondations dans le Var en 2014, et plus récemment le drame dans la région cannoise, enfouie sous les eaux.

Pour ces missions, nos concitoyens savent compter sur la réactivité, la compétence des armées, sur leur équipement et leur capacité à mobiliser du personnel en nombre, organisé, enthousiaste et discipliné. Pour ce type de missions, le dérèglement climatique se traduira très probablement par une inflation de l’engagement des armées du fait de la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes. Le tout est que les armées agissant dans l’urgence, passent ensuite la main dans la durée aux organisations étatiques responsables des différents domaines.

La question climatique, elle est sous-jacentedans nos missions de prévention. Vous le savez, nous sommes engagés dans la mission Harpie en Guyane de lutte contre l’orpaillage clandestin ; dans la mission Héphaïstos de surveillance des feux de forêt ; ou encore dans la surveillance de notre zone économique exclusive, la lutte contre la pollution volontaire en mer, ou enfin la police des pêches.

Dans ces missions, nous contribuons à veiller et à surveiller les phénomènes climatiques et leurs effets sur les populations et sur l’environnement.

Il y a enfin les missions d’intervention dans des crises sécuritairesdans lesquelles la question environnementale et climatique, si elle n’est pas première, peut être présente,en constituer une cause ou un facteur aggravant.

La compétition pour les ressources naturelles ou les tensions sur l’approvisionnement énergétique peuvent être cause de conflits ; cela a été évoqué ce matin. De même, les migrations climatiques, la montée des eaux et ses conséquences que sont la perte de territoires ou les litiges frontaliers peuvent également générer des crises. Quoi qu’il en soit, d’un point de vue général, et à court terme, le dérèglement climatique constitue un multiplicateur croissant de menaces à surveiller. D’ailleurs, dans notre méthode de raisonnement tactique, un des premiers facteurs déterminant une opération est constitué par les conditions climatiques, essentielles pour les armées que ce soit dans le ciel, en mer, ou à terre.

Et enfin, le terreau du terrorisme, c’est la pauvreté qui est souvent la résultante directe ou indirecte du changement climatique, notamment par le déplacement des populations.



Après l’impact sur nos missions,je voudrais maintenant vous livrer trois réflexions d’ordre général.


Première réflexion : le responsable militaire partage avec celui qui milite pour un développement durable la même attention au temps long et monsieur Hulot, vous avez eu raison de le mentionner dans votre propos introductif ce matin.

Le militaire sait d’expérience la nécessité d’inscrire son action dans la durée : la résolution des crises demande en moyenne 15 années d’endurance, de constance et de persévérance ; le développement de beaucoup de nos systèmes d’armes s’inscrit dans une échelle de temps encore plus grande, d’ailleurs souvent avec des modules de recherche duale civilo-militaire écoresponsables. Aujourd’hui, la pression pour une réponse immédiate s’applique partout et à tous. Le zapping permanent, au gré de l’émotion populaire, s’oppose à la bonne mise en œuvre de toute stratégie de long terme.

C’est ce même phénomène, cette même vision courtermiste, qui est à l’origine de l’épuisement des ressources naturelles : on ne peut s’intéresser au développement durable sans cette attention au temps long et sans la conscience que les conséquences de nos actions ne sont pas toutes mesurables à l’échelle d’une vie, ou à l’échelle d’un poste ou d’une responsabilité.

Pour l’action militaire, pour la construction de notre outil de défense, comme pour la préservation des ressources naturelles, ne laissons pas l’écume de l’immédiateté se substituer aux actions de fond.


Deuxième réflexion : par son métier, le militaire est naturellement sensibilisé aux problèmes environnementaux.

Le militaire entretient en effet des liens privilégié avec la nature et les éléments naturels ; il vit – et combat – dans son milieu naturel. A l’image des marins pêcheurs ou des agriculteurs, nos marins et soldats sont confrontés aux éléments naturels ; ils aiment profondément la nature et c’est tout naturellement qu’ils la respectent. C’est un lien très direct, empreint d’humilité, quasi charnel. Le respect de la nature, c’est l’ADN du soldat. Dans notre monde urbanisé, nous ne sommes plus si nombreux à vivre aussi proche de la nature.


Troisième et dernière réflexion : les populations ne peuvent adopter un comportement écoresponsable que lorsque leurs besoins de sécurité sont satisfaits.

Au Sahel, au Levant ou en République Centrafricaine, nos armées, par leur engagement, œuvrent pour faire progresser la paix. Sans ce prérequis d’un environnement stable, il n’y a malheureusement pas de place pour le développement durable.

D’ailleurs, pour gagner la paix, si l’action militaire est nécessaire, elle est rarement suffisante. Seule une approche globale le permet, j’en suis un ardent défenseur. Cette approche consiste à prendre en compte tous les aspects d’une crise ; elle vise à agir sur l’ensemble des racines de la violence qui s’ancrent souvent dans des problématiques de culture, d’éducation, de justice, de pauvreté, d’accès aux ressources. Ce sera d’autant plus vrai pour les crises à venir causées ou accentuées par le réchauffement climatique.



Pour conclure, je dirai tout d’abord, qu’il faut désormais considérer la problématique du réchauffement climatique comme un risque croissant pour nos intérêts, du fait de son pouvoir déstabilisateur. Mais j’ajouterai que, dans la durée, très concrètement, les effets du dérèglement climatique risquent d’accroître encore un peu plus le volume des missions confiées aux armées. C’est aussi probablement à prendre en compte dans les projections budgétaires à venir : à missions nouvelles, moyens nouveaux.

Pour bien prendre en compte les problématiques climatiques et de défense dans leur ensemble et dans leur complexité, nous devons inscrire notre réflexion dans le temps long. Sachons garder la bonne focale pour construire « la défense durable » !

J’ai bien conscience que ce très court propos ne permet ni d’épuiser le sujet, ni d’en aborder tous les aspects, j’espère en tout cas qu’il permettra de nourrir nos débats. J’espère aussi que vous serez persuadés de la loyauté et du dévouement de nos soldats dont l’unique mission est bien la protection de la France et des Français, sous toutes ses formes, au service de la paix dans le monde.

Je vous remercie.


151014_CAB_CEMA_TR conséquences changement climatique (format pdf, 30 kB).

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 17:55
photo EMA

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10/11/2015 Sources : État-major des armées


Le 5 novembre, à l’occasion de l’inauguration du ministère de la Défense à Balard, le général d’armée Pierre de Villiers a accueilli le président de la République au centre de planification et de conduite des opérations (le CPCO), véritable centre névralgique où est assurée la veille stratégique et où sont planifiées et conduites H24/7 les opérations.


Moment fort, puisque le président François Hollande, chef des armées, a rencontré ceux qui mettent en œuvre les décisions qu’il arrête en conseil restreint pour protéger la France et les Français. Les capacités de liaison dont dispose le CPCO lui ont également permis de faire un point de situation avec les officiers généraux commandant les opérations Barkhane et Chammal, ainsi que l’officier général commandant la zone de défense et de sécurité sud-ouest sur le territoire national.



Depuis le 19 juin 2015, le commandement des opérations a rejoint Balard.

Après la réorganisation des états-majors d’armée puis celle de l’état-major des armées, ce regroupement constitue une nouvelle étape de la transformation du commandement des armées. Le chef d’état-major des armées (CEMA) voit son équipe de commandement regroupée en un même lieu autour de lui.

Entouré des chefs d’état-major d’armée qui le conseillent et l’assistent, il s’appuie par ailleurs sur les capacités désormais concentrées au sein du nouveau pôle opérationnel construit au cœur de Balard. Organisé autour du Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), le « Pôle ops » regroupe l’ensemble des équipes ou fonctions qui contribuent aux travaux d’anticipation stratégique, ainsi qu’à la planification et la conduite de nos engagements opérationnels (états-majors opérationnels, commandement interarmées de l’espace, cyberdéfense, renseignement, soutiens,…).

Le CPCO, à la fois état-major d’aide à la décision et centre de commandement, est connecté 7 jours sur 7 et 24h sur 24 avec l’ensemble des théâtres d’opération. Il permet au CEMA d’assurer le commandement des opérations militaires, de conseiller le gouvernement dans le champ des opérations et de proposer des options stratégiques au Président de la République, chef des armées.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 17:55
La sécurité au XXIesiècle : quels leaders et quels défis ? (CEMA - 2 Nov 2015)

photo AECP Centraliens


10/11/2015 Sources : État-major des armées


Allocution du général d’armée Pierre de Villiers devant l’association des centraliens à Paris, 2 novembre 2015.


Mesdames et messieurs,

Je voudrais tout d’abord adresser mes plus vifs remerciements à l’association des Centraliens et à son président, monsieur Jean-Georges Malcor, pour son invitation : c’est un privilège et un plaisir de pouvoir m’exprimer devant vous à l’occasion de ce petit déjeuner organisé à un horaire militaire sur le thème : « la sécurité au 21èmesiècle : quels leaders et quels défis ? ».

La sécurité et la défense de notre pays est un sujet qui nous concerne tous, que nous soyons militaires ou dans l’entreprise. Sans sécurité, il n’y a pas de développement économique possible.

Les armées françaises, directement aux ordres du chef des armées, le Président de la République, ont une raison d’être, celle de contribuer à assurer la sécurité de la Nation ; elles ont une vocation, celle de protéger la France et les Français. Je suis heureux de l’occasion qui m’est offerte d’exprimer devant vous quelques-uns des défis de l’armée de la Nation. Ce sont les défis de votre armée ; ceux de notre sécurité collective. Voilà pourquoi je suis heureux d’être là ce matin avec vous.

Le maintien dans la durée de la bonne adéquation entre les missions de nos armées et les moyens dont elles disposent pour les remplir est, vous l’imaginez, au cœur des préoccupations du chef d’état-major des armées. Parmi ces « moyens » au sens large, la ressource humaine tient une place à part. La qualité humaine est en effet la vraie force de nos armées ; elle au cœur de ce que nous sommes et de notre efficacité opérationnelle. Recruter, former et faire grandir les leaders, les chefs militaires de demain, est pour moi un sujet d’importance stratégique.

Vous l’avez compris, le thème que vous avez choisi renvoie à l’une de mes principales préoccupations : préparer les armées, et plus particulièrement ses chefs, à affronter l’avenir incertain.

Ce matin, je voudrais vous livrer un témoignage de chef militaire et pour aborder ces différentes facettes de la problématique de votre sujet, je vous propose un exposé en trois parties :

  • dans la première partie, je voudrais vous parler des principaux enjeux sécuritaires auxquels nous sommes confrontés. C’est le contexte dans lequel s’inscrivent nos missions ; ce sont les défis que nous devons relever, ceux que nous devons anticiper ;
  • dans la deuxième partie de mon exposé, je vous décrirai les grandes lignes de notre stratégie d’action pour maintenir l’efficacité de nos armées et les préparer à affronter l’avenir ;
  • enfin, dans une dernière partie, je vous livrerai ma vision du chef militaire que je préconise et en particulier des qualités qu’il doit développer. Vous y retrouverez sûrement de grandes similitudes avec ce que vous attendez d’un manager dans l’entreprise. Gardez néanmoins à l’esprit que le métier militaire n’est pas un métier comme un autre : un militaire peut être amené à donner et à recevoir la mort. Mourir au combat n’est pas un accident du travail, c’est un sacrifice librement consenti, lorsque la mission l’exige.


Première partie donc, quels sont les défis sécuritaires auxquels nous devons faire face ?

Vous le suivez à travers l’actualité : les risques augmentent. A l’extérieur de notre pays, nous observons chaque jour des menaces qui se durcissent et se rapprochent de nos frontières et de celles de l’Europe. La Syrie et l’Irak avec Daech ; l’ensemble de la bande sahélo-saharienne avec ses groupes armés terroristes ; le Nigeria et les pays riverains du lac Tchad avec Boko-Haram ; s’y ajoutent d’autres menaces de déstabilisation que sont la piraterie maritime, le risque Cyber et les attaques dans les champs de la perception et de l’information. Toutes ces menaces affectent, directement ou indirectement, les grands échanges entre les Nations. Elles affectent notre pays et nos concitoyens.

Les attentats et actes de violence survenus depuis le mois de janvier sur notre propre sol sont une expression dramatique, au cœur même de notre territoire national, de la profonde dégradation de la sécurité du monde. Chaque nouvelle menace s’ajoute aux précédentes.

Pour bien comprendre les ressorts de cette violence, je voudrais commencer par vous donner les quatre lignes de forces qui sont à mes yeux la toile de fond des crises et qui mettent au défi l’efficacité de notre défense.

1èreligne de force : le lien de plus en plus étroit entre sécurité extérieure et sécurité intérieure.

Les connexions matérielles et immatérielles, à l’échelle régionale et mondiale, augmentent la difficulté de circonscrire une crise à un théâtre limité.

Les crises extérieures ont des répercussions directes sur le territoire national et sur l’espace européen : le retour de combattants étrangers et – dans un autre registre – l’ampleur du phénomène des migrants en sont les deux illustrations les plus criantes.

Dans tous les cas, les menaces, les défis, sont transfrontaliers.Je constate qu’aujourd’hui, certains Etats se comportent parfois comme des bandes armées et des bandes armées se prétendent et agissent comme des Etats, à l’image du phénomène Daech.

Il y a donc un lien très fort entre la défense de l’avant – ce que nous faisons en opérations extérieures – et la sécurité de l’arrière : la protection de nos concitoyens sur le théâtre national. En agissant au Sahel ou au Levant, en y combattant les groupes terroristes, en y recueillant des renseignements sur les intentions hostiles des ennemis de notre société, nos forces armées contribuent directement à la défense de la France et des Français.

Deuxième ligne de force : le phénomène du terrorisme international.

Ce phénomène, incarné par Al Qaida, Daech et leurs affiliés, renvoie à la radicalisation djihadiste et répond à une stratégie délibérée : la recherche de la rupture par une surenchère de terreur. Sa propagande, véhiculée par les réseaux sociaux est offensive et de grande « qualité » technique ; elle est au bilan efficace et, ne nous leurrons pas, elle opère une attractivité certaine sur une partie de notre propre population, notamment les jeunes. En cela, elle menace notre société et place la violence au cœur de notre démocratie. La menace est sérieuse ; il suffit de regarder les faits pour s’en convaincre :

  • 2 700 comptes twitter en langue française relaient la propagande djihadiste, avec globalement, quotidiennement, 40 000 tweets pro-Daesh ;
  • environ 20% des combattants étrangers présents aujourd’hui même en Syrie sont francophones et parmi eux on dénombre environ 500 Français.

Troisième ligne de force : l’avance technologique, qui nous donnait d’office l’ascendant, se réduit sous l’effet des modes d’action qui visent à la contourner.

Ces modes d’action limitent les avantages liés à la technologie ; ilssont redoutablement variés :ce sont les cyber-attaques, les engins explosifs improvisés, les snipers, les attaques suicides, les actions dans les champs de l’influence et de la perception. Ces capacités sont d’autant plus dangereuses qu’elles sont peu coûteuses, aisément accessibles, et qu’elles se combinent facilement à l’idéal de mort de ceux qui nous combattent.

Nous les avons affrontés en Afghanistan, au Mali ; maintenant c’est au Levant ; qui peut dire qu’ils ne viendront pas demain jusqu’à nous ? C’est déjà partiellement le cas. Et il nous faut réfléchir pour trouver les parades pour conserver notre supériorité.

Quatrième et dernière ligne de force : la contradiction de plus en plus flagrante entre la gestion du temps court et la nécessité d’inscrire l’action dans le temps long.

Avec l’information instantanée et continue, la pression pour une réponse immédiate s’applique partout et à tous, alors que l’histoire nous montre que la résolution d’une crise demande en moyenne 15 années d’endurance, de constance et de persévérance.

A réagir sous le coup de l’émotion à un événement circonstanciel, nous courrons le risque de la précipitation et du micro-management qui peuvent provoquer des réponses inappropriées au regard des enjeux réels, au regard de nos objectifs stratégiques.

Nous ne devons pas baisser la garde. Nous ne devons pas non plus adapter notre outil de défense aux seuls combats d’aujourd’hui. Gardons le juste recul pour appréhender l’avenir incertainet « penser l’impensable ». L’histoire est parfois cruelle sur ce plan.

Ces quatre lignes de force constituent autant de défis pour nos armées. Leur addition ou leur combinaison a pour conséquence de modifier profondément la physionomie des crises, dont l’intensité et la simultanéité conduisent déjà à un engagement important de nos soldats qui garantissent la sécurité du territoire national et de ses approches, aussi bien en métropole qu’outre-mer, dans les 3 milieux historiques - terre, air, mer - auxquels il faut désormais ajouter le cyberespace et le spatial.

Au total, ce sont actuellement environ 30 000 soldats des 3 armées qui sont déployés 24h sur 24 à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières. Ils arment les forces de présence – c’est-à-dire nos forces prépositionnées à l’étranger – et de souveraineté, c’est-à-dire nos forces dans les DOM-COM ; ils assurent les missions permanentes de sécurité ; ils conduisent les opérations extérieures comme les missions intérieures.

A l’heure où je vous parle, nos armées sont engagées dans 25 opérations extérieures et 7 000 soldats arment la seule opération Sentinelle sur le territoire national. Elles luttent contre le terrorisme maritime, contre les trafics, protègent notre zone économique exclusive et notre espace aérien. Elles tiennent enfin la posture permanente de dissuasion nucléaire, qui sanctuarise nos intérêts vitaux.

Vous le voyez : une situation sécuritaire qui se dégrade, une violence en mutation et en augmentation, tel est le contexte dans lequel nos armées doivent agir. Ce sont autant de défis et nous n’avons pas le droit de faillir, car c’est la protection de notre pays et de nos concitoyens qui est en jeu !

Face à la montée des menaces et à la complexité des situations, il faut fixer des principes suffisamment généraux pour être expliqués, compris et assimilés, et suffisamment précis et adaptables pour servir de lignes directrices.


Pour ma part, je crois que les leviers de l’action résident toujours dans la conjonction et la combinaison de troiséléments : la volonté, les moyens et l’engagement. J’aborde là ma deuxième partie : vouloir – pouvoir – agir, trois dimensions que je souhaite détailler devant vous ; elles forment la matrice de notre stratégie militaire générale pour être au rendez-vous de nos missions.

1erdimension : la volonté. C’est le « vouloir » de l’engagement militaire.

La capacité de vouloir suppose que soient réunis trois impératifs :

  • le premier est la nécessité d’une capacité autonome d’appréciation de situation, au niveau stratégique et tactique, afin de rester dans le club très fermé des armées qui disposent de cette capacité. En clair, il s’agit d’abord de savoir et de comprendre. C’est la vocation de notre Direction du renseignement militaire, de nos capteurs de renseignement, de nos satellites, mais aussi des efforts consentis pour améliorer nos capacités dans le domaine cyber et, plus généralement, dans les champs immatériels ;
  • deuxième impératif : préserver un modèle d’armée complet, est nécessaire pour défendre notre pays. Parce que les menaces sont multiples ; parce qu’elles se présentent chaque jour sous une forme différente ; parce que nous ne savons jamais vraiment de quoi demain sera fait, il nous faut une palette de moyens à « large spectre». Il faut s’adapter à la menace, au plus près comme au plus loin, dans toutes ses dimensions capacitaires.
  • le troisième impératif du « vouloir » est l’aptitude de nos armées à « entrer en premier », c’est-à-dire à planifier et à conduire une opération nationale, en y intégrant, et très vite, des soutiens fournis par d’autres nations. Cette aptitude s’appuie, là encore, sur des capacités souveraines de renseignement et de commandement, mais aussi sur une palette d’équipements capables de faire la différence sur le terrain. Ces capacités doivent être pérennisées : sans elles, rien n’aurait été possible au Mali ou en République Centrafricaine, car, au départ, nous ne pouvions guère compter sur d’autres partenaires.

2èmedimension, après la volonté : ce sont les moyens en tant que tels, c’est-à-dire « pouvoir ».

Ces moyens, ces ressources, elles se conçoivent ; elles se préparent ; elles se façonnent. Un modèle d’armée, cela part de la prospective pour aller jusqu’aux hommes ; cela passe par les aptitudes, les capacités, les équipements, le fonctionnement et le budget. Cette cohérence et cette globalité de modèle, c’est ce que j’ai sans cesse à l’esprit. C’est ce qui guide la transformation de nos armées que nous menons actuellement.

Nous transformons en effet nos armées, car la réalité est que nous sommes confrontés à un vrai challenge. Avec des moyens en constante diminution, depuis une dizaines d’années, tout en menant des opérations exigeantes, il faut faire des choix, mais en gardant le cap de la cohérence globale de notre modèle. Le mot « cohérence » est essentiel, car l’histoire nous enseigne que l’on perd la guerre souvent à cause d’un grain de sable, à cause du maillon faible !

La réforme, cette transformation, nous la mettons donc en œuvre résolument, mais elle n’est pas un but en soi. Elle est un moyen pour préserver au mieux notre outil de défense et le façonner sur les défis de demain.

La transformation, c’est en réalité pour les armées plus qu’un état de fait, c’est un état d’esprit !

Transformer, c’est concilier les contraintes budgétaires avec le maintien de notre excellence opérationnelle ; c’est donner à notre pays l’outil de ses ambitions et de ses besoins. Tout au long de cette manœuvre, alors que les lignes bougent, et tout en continuant à gagner en opérations, nous devons conserver cette essentielle cohérence de nos armées. Pour cela, nous nous sommes organisés avec soin :

  • un plan stratégique a été construit. Il s’appuie sur une cartographie des risques et sur une analyse fonctionnelle. Je pense que vous êtes parfaitement familiers de ces notions ;
  • un projet, que nous avons nommé CAP 2020, a été bâti. Il traduit le plan stratégique en actions à conduire. Nos trois armées et nos six directions et services ont, à leur tour, construit et rédigé leur projet pour leurs propres entités. Chacun d’eux s’inscrit dans le plan d’ensemble de CAP 2020, qui est un projet global, parfaitement cohérent avec la Loi de programmation militaire qui vient d’être actualisée. Cette loi fixe, année après année jusqu’en 2019, les moyens financiers qui sont alloués aux armées. C’était tout l’enjeu de l’actualisation de cette PLM 2014-2019, votée en juillet dernier avec la décision prise par le Président de la République de redresser le budget de la défense au regard du niveau des menaces. C’était l’objectif de notre combat dernière notre ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian ;
  • trente et un chantiers transverses ont été lancés : ils portent par exemple sur les Etats-majors, la formation, le modèle RH, l’organisation logistique,…

Voilà pour la 2èmedimension, le « vouloir ».

3èmeet dernière dimension, après les moyens : l’engagement ; c’est la capacité à « agir ».

Dans les affrontements, qui sont toujours une confrontation entre deux volontés, il faut prendre l’ascendant sur l’adversaire. Là encore, il faut pour cela une philosophie de l’action qui fixe des principes et des impératifs comme conditions de notre efficacité militaire.

Vous connaissez sûrement les principes de la guerre édictés, il y a un siècle, par le maréchal Foch : « l’économie des moyens », « la concentration des efforts » et « la liberté d’action ». A ces principes, toujours vivants, je suis convaincu qu’il faut désormais ajouter « la surprise ». Non celle que l’on subit, mais celle que l’on impose. Dans les affrontements armés d’aujourd’hui, c’est cette surprise, cette incertitude, cette « foudroyance », qu’il faut rechercher à imposer, car l’adversaire fuira toujours le combat, sauf s’il est acculé.

Cela suppose de disposer d’une mobilité suffisante, d’une allonge pour projeter notre puissance et frapper l’adversaire dans la profondeur avant qu’il ne vienne jusqu’à nous.

Cette capacité à agir est permise par de nombreux moyens et équipements militaires, mais elle s’exprime surtout à travers les hommes qui les mettent en œuvre, ce qui m’amène naturellement à vous parler de la richesse humaine de nos armées. J’aborde ici ma troisième et dernière partie.



Je vous l’ai dit, j’apporte une attention toute particulière à la sélection et à la formation des hommes et des femmes de nos armées et en particulier à celle des chefs militaires : ils doivent être capables de commander en opérations avec agilité et leadership.

Dans le brouillard de la guerre, l’intelligence ne suffit pas : il faut du caractère. Dans la fatigue, le danger, le stress des combats, le chef doit être à même de faire face et de dominer l’imprévu ! Il doit agir en homme de pensée et penser en homme d’action.

L’art du commandement militaire rejoint sur ce plan celui du management civil dans la capacité à entraîner en vue d’un objectif commun, dans la capacité à remplir la mission. Le « leader », le chef, est celui qui définit la mission, qui la répartit et qui en assure la responsabilité. Cette mission engage ses subordonnés et, avec eux, il est personnellement engagé : le chef « co-mande ». Ce qui suppose que sa première qualité soit bien sa capacité à entraîner, à expliquer, à écouter. Pour commander, il ordonne : il donne des ordres, il met de l’ordre. C’est vers lui que l’on se tourne pour y voir plus clair. Le chef compose avec l’incertitude. Il assume le risque de se tromper dans ses évaluations et dans ses décisions.

Mais, in fine, sur le champ de bataille, pour le chef militaire, c’est toujours de vies humaines dont il s’agit. Il peut ordonner de donner la mort et en assumer la contrepartie, celle de perdre la vie, la sienne comme celle de ses hommes : c’est cela, fondamentalement, qui distingue le leader militaire du manager d’une équipe ou d’une entreprise civile.

Pour moi, trois chosessont nécessaires pour faire un chef militaire de cette trempe.

Premièrement : l’envie de commander, c’est-à-dire le sens et le goût des responsabilités. C’est une évidence : pour être un chef, il faut être habité par le profond désir et la volonté de le devenir. C’est un choix qui doit être renouvelé tout au long de la carrière militaire ; ce choix doit s’exprimer par la combativité, l’ardeur à servir, l’esprit d’initiative. « Malheur aux gens tièdes, qu’ils rentrent dans leurs familles ! », disait le prince de Ligne.

Deuxième chose : le caractère, un caractère bien trempé fait de volonté, d’énergie, de pugnacité, d’exemplarité et de maîtrise de soi. Il faut être sérieux, sans se prendre au sérieux. Je crois en effet que le chef doit avoir de l’humour. C’est même pour moi une qualité indispensable lorsqu’il n’est pas dérision systématique, car il fait partie des défenses immunitaires essentielles, contre la simplification à l’excès, l’arrivisme ou la prétention. Il donne en plus une certaine distance par rapport aux évènements de la vie quotidienne.

Troisième chose, l’esprit d’équipe. C’est la conscience d’être membre d’un groupe au sein duquel chacun est indispensable à la mission. C’est ce que l’on nomme chez nous l’esprit d’équipage ou l’esprit de corps ; quelque chose comme l’équivalent de « l’esprit d’entreprise ». Je suis persuadé que le chef n’est rien sans ses subordonnés. Il ne vaut qu’avec eux. Toute autorité est un service !

S’il fallait compléter ces trois éléments par quelques qualités à développer pour faire un grand chef militaire, j’en citerais quatre :

  • le courage, physique et intellectuel, qui permet d’affronter la peur. Il donne l’autorité ; il autorise la persévérance. Il est bien la marque des chefs, car il permet d’avoir confiance en soi et, surtout, il donne confiance autour de soi. « Absorbeur de stress », « diffuseur de confiance », voilà le chef militaire ;
  • le discernement qui s’ancre dans le travail personnel, la lecture, la réflexion, la culture générale. Il permet de décider seul dans l’urgence des situations opérationnelles ;
  • le goût de l’effort, qui incite au dépassement de soi et au travail. « S’élever par l’effort », quelle belle devise !
  • l’abnégation, qui peut aller jusqu’au sacrifice ultime, au service de la mission qui est sacrée.


Je crois enfin que tout cela ne relève pas que de l’inné, de l’intuition ou des circonstances : les grands chefs ont toujours été de grands travailleurs, y compris les plus géniaux. Ils ont toujours cherché à cultiver trois domaines.

Premièrement, la compétence technique, autrement dit la connaissance du métier. C’est l’un des premiers critères sur lequel le leader est évalué, par ses supérieurs, ses pairs et aussi ses subordonnés. Sans compétence, pas de crédibilité.

Deuxièmement : l’ouverture d’esprit. C’est pour nous l’ouverture sur le monde en général, et sur la société civile en particulier. « Celui qui n’est que militaire est un mauvais militaire », disait Lyautey. Je ne doute pas que vous ayez cette même attention, y compris en direction du monde militaire. Je vois en tout cas ma présence ici comme une preuve de cela !

Troisième domaine, enfin : l’expérience, la sienne et celle des autres. Quand on a 20 ans et l’avenir devant soi, on est impatient de voler de ses propres ailes ; rien ne remplace l’expérience personnelle, mais celle des autres fait gagner du temps ! La lecture de l’histoire, de la vie des grands chefs, des décideurs politiques, des capitaines d’industrie : tous ont des choses précieuses à nous apprendre sur le leadership et sur le charisme du chef. La plupart de mes idées nouvelles, je les prends chez les autres, en les écoutant.

Voilà ce que je voulais partager avec vous sur les qualités du chef. La richesse humaine de nos armées est notre principal capital et nous nous attachons à la faire fructifier. Elle forge les forces morales qui permettent, dans les moments d’exception, d’être au rendez-vous de l’histoire et de surmonter les difficultés, sans esprit de recul.



Voilà pour les quelques éléments que je souhaitais développer devant vous pour répondre à la question que vous m’avez posée : « quels leaders et quels défis ?». Pour conclure, je dirai que les défis qui sont devant nous, ceux d’un contexte sécuritaire qui se dégrade, nous invitent à ne pas baisser la garde ; ils soulignent l’importance de nos capacités militaires, de notre budget, de notre ressource humaine. Ce n’est pas un discours corporatiste, c’est celui d’un chef militaire soucieux de l’outil militaire dont il a la charge, conscient d’une mission exercée pour l’intérêt supérieur de la Nation. C’est le discours d’un citoyen qui a conscience des enjeux sécuritaires de notre pays.

Vous pouvez compter sur les hommes et les femmes de nos armées, sur leur courage, sur leur sens du service, sur leur dévouement. Comme ils le démontrent tous les jours sur les théâtres d’opérations extérieures et à l’intérieur même de nos frontières ; c’est avec leur enthousiasme qu’ils s’engagent pour vous, pour leur pays, pour le succès des armes de la France.

Je vous remercie et je me tiens maintenant à votre disposition pour répondre à vos questions.



151102_CAB_CEMA_association des centraliens (format pdf, 66 kB).

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 13:55
Une patrouille Rafale et Mirage utlisant les équipements de Rafaut (Crédits : Rafaut)

Une patrouille Rafale et Mirage utlisant les équipements de Rafaut (Crédits : Rafaut)


10/11/2015 Par Michel Cabirol - LaTribune.fr


La Tribune vous propose une série hebdomadaire de cinq success-stories dans le monde de l'aéronautique civile et militaire. Deuxième volet de cette série, Rafaut. A la tête depuis plus de 50 ans de petite PME francilienne, Jacques Rafaut, est en train d'organiser avec réussite sa succession. Ce qui permettra de pérenniser l'entreprise sur le long terme.


Chez Rafaut, il y aura bien un après Jacques Rafaut, l'emblématique mais discret PDG de la PME éponyme qu'il dirige depuis plus de 50 ans. Après avoir repris à 20 ans au pied levé en 1960 la PME de petite mécanique francilienne créée en 1940 par son père décédé brutalement, Jacques Rafaut a entrepris depuis quatre ans déjà et de façon progressive de pérenniser l'avenir de sa société. Ce qui n'est jamais naturel et facile en France pour ce type de chef d'entreprise autodidacte de passer la main au bon moment et dans de bonnes conditions. Jacques Rafaut est quant à lui en train de réussir ce passage de témoin en douceur pour le bien de sa société.

Il a d'abord recruté en 2011 un directeur général en attirant Bruno Berthet, alors directeur adjoint du développement international à la DGA (direction générale de l'armement). Puis, Jacques Rafaut a ouvert en juin dernier le capital de son entreprise à ACE Management. Cette société de gestions de portefeuille spécialisée dans l'aéronautique et la défense va prendre une participation de 30 % dans la PME, basée à Villeneuve-la-Garenne. "Il a considéré qu'il n'y avait pas de solution de transmission familiale, explique Bruno Berthet. L'arrivée d'ACE Management "va faciliter la transmission et pérenniser la société". "Il vont mettre des moyens pour développer l'entreprise, en faisant de la croissance externe", précise-t-il.

"Je suis heureux d'accueillir au capital de Rafaut l'investisseur ACE Management, spécialiste de l'aéronautique civile et militaire. Je sais qu'il sera capable d'accompagner notre stratégie dans la durée. Nous avons trouvé un véritable partenaire, en mesure d'apporter un soutien de poids à Bruno Berthet dans ses fonctions de président, alors même que le Rafale trouve de premiers débouchés significatifs à l'export", avait expliqué Jacques Rafaut en juin dernier.

Rafaut a réalisé en 2015 un chiffre d'affaires proche de 30 millions (exercice du 1er septembre au 31 août), dont 40% dans le militaire, (contre 28 millions d'euros en 2014). Elle compte 115 salariés sur ses deux sites de Villeneuve-la-Garenne et Salbris (Loir-et-Cher), où la société s'est installé en 2003 quand Matra Défense (devenu MBDA) a quitté le site. La société dispose également de son propre bureau d'études orienté plutôt vers le militaire, qui essaime ensuite vers le civil. Enfin, Rafaut a une capacité de production intégrée.


Rafaut de plus en plus à l'international

Depuis son arrivée à la direction générale de Rafaut, Bruno Berthet prospecte de façon très régulière à l'international pour trouver de nouveaux marchés. Il était tout récemment au salon de défense de Séoul (ADEX), où Rafaut est intéressé de participer au programme d'hélicoptère civil (LCH) et militaire (LAH) codéveloppé et coproduit par Korean Aerospace Industries (KAI) et Airbus Helicopters. Bruno Berthet propose des pylônes pour accrocher les missiles de la version militaire du LAH (Light Armed Helicopter).

En début d'année, il était au salon Aero India (18-22 février) à Bangalore pour proposer le pylône universel (lance-missiles et emport de carburant sous voilure) et un adaptateur tri-bombes) développés par Rafaut aux Indiens dans le cadre du marché Rafale en Inde. Au salon du Bourget en juin, la PME francilienne a d'ailleurs signé un accord en vue de créer une société commune avec le groupe indien OIS Aerospace dans le cadre de la politique indienne "Make in India" préconisée par le Premier ministre indien, Narendra Modi.


Une PME devenue incontournable pour Dassault

En plus de 50 ans, Rafaut est devenu, notamment au moment des "30 glorieuses", un acteur incontournable en matière de conception et de fabrication de systèmes d'emport et de largage d'armements, essentiellement dédiés à la famille d'avions de combat Dassault. Car très vite, Jacques Rafaut a lancé en 1961 son entreprise dans la sous-traitance de pièces pour l'aéronautique civile. D'abord en tant que sous-traitant puis il décide de réaliser ses propres produits. Rafaut réalise aujourd'hui entre autre des commandes de vol, dont notamment pour les A320, et des équipements mécaniques spéciaux pour avions civils et hélicoptères (dont des kits de bombardier d'eau).

Puis à partir de 1970, il réussit à entrer dans le cercle de l'aéronautique militaire en se faisant par le ministère de la Défense. Rafaut réalise d'abord pour le compte du ministère un système de sécurité pour bombes (SL F2), qui a progressivement équipé toutes les bombes produites en France, notamment les SAMP de 250 kg et de 400 kg. La PME se frotte alors sur ce marché à Alkan avec qui la compétition est rude. "Puis Rafaut est monté dans la chaine de valeur dans le domaine de l'armement", explique Bruno Berthet.

Rafaut et Alkan ont notamment inventé des systèmes de pompage de crochets des déclencheurs et des éjecteurs. Ce qui permet un calage aussi précis et répétitif des charges qu'auparavant mais beaucoup plus rapide. Rafaut développe des éjecteurs télescopiques pour les avions d'entrainement Alpha Jet et un système de hissage des bombes entièrement nouveau. En 2003, Rafaut met au point pour le Rafale, un pylône universel (lance-missiles et emport de carburant sous voilure) et un adaptateur tri-bombes (AT-730). Il est capable d'éjecter 3 munitions de 250 kg, ou 2 munitions de 500 kg.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 13:25
photo 3e REI

photo 3e REI


10/11/2015 Sources : État-major des armées


Du 21 au 28 octobre 2015, les Forces armées en Guyane (FAG) ont participé à une opération d’envergure conduite par les forces armées brésiliennes le long de leur frontière commune avec la Guyane. Baptisée Agata 10, cette opération qui engage à la fois des moyens militaires et des moyens de police, avait pour objectif de lutter contre les trafics transfrontaliers sur la frange côtière et le long du fleuve Oyapock.


Agata 10 a permis aux FAG de renforcer leur coopération avec les forces brésiliennes dans la lutte contre la pêche et l’orpaillage illégaux, deux domaines considérés comme des enjeux stratégiques et sécuritaires majeurs par nos deux pays.


Pendant toute la durée de la mission, des éléments du 3e Régiment étranger d’infanterie (REI) ont mené des actions conjointes avec leurs homologues du 34e Batalhão de infantaria de Selva (34e BIS), unité binôme du 3e REI stationnée à Macapa, capitale régionale de l’Amapa, mais également avec le 2e BIS, stationné à Belem et déployé dans la région de l’Oyapock pour l’opération Agata 10. Ainsi, les FAG et les forces armées brésiliennes ont conduit conjointement des patrouilles fluviales et des contrôles le long du fleuve Oyapock afin de lutter contre les flux logistiques qui alimentent l’orpaillage illégal en Guyane et dans la région transfrontalière. L’opération a également permis de saisir une importante quantité de matériel dédié au soutien des garimpeiros, chercheurs d’or. Enfin, des patrouilles maritimes conjointes ont abouti à des résultats concrets à mettre au solde de la lutte contre la pêche illégale.


Le 24 octobre 2015, le ministre de la défense brésilienne s’est rendu à la frontière guyanaise accompagné d’une importante délégation d’officiers généraux brésiliens, dont le chef d’état-major des armées et le chef d’état-major de la Marine. La présence des plus hautes autorités de la défense brésilienne confirme l’intérêt porté par notre partenaire à la problématique des trafics transfrontaliers. Elle témoigne également de sa détermination à poursuivre l’action de terrain menée avec les forces françaises pour juguler l’activité des orpailleurs et des pêcheurs illégaux, en lien avec les autres acteurs étatiques.


Le général de division aérienne Dupont, commandant supérieur des FAG, accompagné par colonel Ransan, chef de corps du 3eREI, représentait la France lors de cet évènement. Il s’est entretenu avec les autorités présentes pour évoquer les perspectives de renforcement de la coopération opérationnelle entre les deux pays.


A 7 000 km de la métropole, les FAG garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’État dans des missions au caractère interministériel, les FAG agissent sur un territoire rendu exigeant par son étendue (1 100 km de frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.

photo 3e REI

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 12:50
photo Sedeyn Ritchie - MIL.be

photo Sedeyn Ritchie - MIL.be

10 nov. 2015 par MIL.be


Le camp militaire San Gregorio de Saragosse est l’un des dix quartiers généraux engagés dans l’exercice OTAN Trident Juncture. Nos troupes y sont cantonnées en grande partie. En octobre et novembre, quelque 900 militaires belges sont engagés afin d’obtenir leur certification à la Force de réaction 2016 de l’OTAN.


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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 12:50
Le Haut représentant pour la Bosnie-Herzégovine, Valentin Inzko, devant le Conseil de sécurité. Photo Eskinder Debebe ONU

Le Haut représentant pour la Bosnie-Herzégovine, Valentin Inzko, devant le Conseil de sécurité. Photo Eskinder Debebe ONU


10 novembre 2015 – ONU


Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté mardi une résolution autorisant la prorogation pour un an de la force de l'Union européenne en Bosnie-Herzégovine (EUFOR Althea) chargée de surveiller la mise en œuvre de l'Accord de paix de Dayton qui a mis fin au conflit en 1995.


Dans cette résolution, les membres du Conseil se félicitent « de l'intention manifestée par l'Union européenne de poursuivre son opération militaire (EUFOR Althea) en Bosnie-Herzégovine après novembre 2015 ».


Ils autorisent les Etats membres, agissant par l'intermédiaire de l'Union européenne ou en coopération avec elle, « à créer pour une nouvelle période de douze mois à compter de la date d'adoption de la présente résolution une force multinationale de stabilisation (EUFOR Althea) ».


Le Conseil de sécurité a souligné à nouveau que c'est à l'ensemble des autorités de Bosnie-Herzégovine qu'il incombe au premier chef de continuer à assurer l'application efficace de l'Accord de paix et a constaté que la communauté internationale et les principaux donateurs sont toujours disposés à les y aider.


Il a salué l'adoption par les autorités bosniaques, en juillet 2015, du programme de réforme, « qui sera une étape importante pour mettre en œuvre, de manière crédible, les engagements qu'elles ont pris », et leur a demandé « de conserver cette dynamique positive en matière d'application des réformes ».


Les membres du Conseil ont également demandé à l'ensemble des autorités de Bosnie-Herzégovine « de coopérer pleinement avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, ainsi qu'avec le Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des tribunaux pénaux, pour que le Tribunal puisse achever ses travaux et pour contribuer à ce qu'il ferme le plus rapidement possible ».


À quelques jours du vingtième anniversaire de l'Accord de Dayton, le Haut-Représentant chargé d'assurer le suivi de son application a estimé mercredi devant le Conseil de sécurité que la situation en Bosnie-Herzégovine, « qui a pris depuis une direction regrettable », demeurait préoccupante.


« La Bosnie-Herzégovine a désespérément besoin de faire preuve d'unité et d'œuvrer à la poursuite d'un objectif commun », a déclaré Valentin Inzko aux membres du Conseil.


Pour lui, les solutions aux problèmes « systémiques » auxquels est confrontée la Bosnie-Herzégovine passent par une « volonté politique » de mener d'ambitieuses réformes sur les plans politique, social et économique, et par un « engagement inflexible » à respecter les Accords de paix de Dayton.


Alors que la Bosnie-Herzégovine a adopté le premier train de réformes exigé par l'Accord de stabilisation et d'association avec l'Union européenne, entré en vigueur le 1er juin dernier, M. Inzko a estimé qu'il était difficile de comprendre les agissements de certains politiciens déterminés, selon lui, à déstabiliser la situation dans le pays.


Il a ainsi condamné la décision des autorités de la Republika Srpska de tenir un référendum pour déterminer si cette « entité administrative » devrait « quitter l'espace judiciaire commun de la Bosnie-Herzégovine » et reconnaître l'autorité du Haut-Représentant, « et notamment la validité des lois qu'il a promulguées ».


Cette annonce avait été précédée, le 25 avril, par celle faite « par le parti au pouvoir en Republika Srpska », de son intention d'organiser, en 2018, un autre référendum, celui-ci portant sur l'indépendance même de la Republika Srpska.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 12:45
Chad declares state of emergency in Boko Haram-hit region


10 November 2015 defenceWeb (Reuters)


.Chad has declared a state of emergency in the Lake Chad region after a series of raids and suicide bombings there by militant Islamist group Boko Haram, the government said on Monday.


Chad was instrumental in forcing Boko Haram to cede territory earlier this year, undermining its six-year campaign to carve out a Nigerian caliphate.


But guerrillas have since ramped up attacks in remote border areas around Lake Chad, killing at least three people in a Chadian village on Sunday and three Nigerian refugees in northern Cameroon on Monday.


Chad's Communications Minister Hassan Sylla Bakari said the order, effective immediately, would grant authorities new powers to search and monitor residents in the region.


There has not been a state of emergency in Chad, one of Africa's military heavyweights, since a series of rebellions in the 2000s springing from its volatile east. Neighbouring Niger also has a state of emergency in its border region of Diffa.


A top U.N. official said last month that an 8,700 regional task force will begin joint raids against Boko Haram when the rainy season ends soon.


Vice Admiral Michael Franken, U.S. Africa Command's Deputy for Military Operations, told Reuters on Monday he expected Nigeria-led actions to lead to a "significant degradation" in Boko Haram's activities within six months.


The United States has sent troops to provide intelligence and other assistance to counter Boko Haram

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 12:35
Exercise Southern Katipo 2015 - Welcoming our Pacific Island Bretheren

10 nov. 2015 New Zealand Defence Force


Here is a video of soldiers from Fiji, Papua New Guinea and Tonga in Exercise Southern Katipo 2015. Sharing a common cultural affinity, the soldiers from the pacific nations are keen to exercise with the NZDF and it's coalition partners.

Exercise Southern Katipo (SK15) is the New Zealand Defence Force’s (NZDF) major military exercise and occurs every two years. Personnel from New Zealand and eight other countries - Australia, Canada, Fiji, France, Papua New Guinea, Tonga, the United Kingdom, and the United States will participate in the month-long international exercise in the Buller, Tasman and Marlborough regions of the South Island.

The exercise aims to test and evaluate the NZDF’s ability to plan and conduct joint operations involving a range of naval, land and air assets from various nations.

The training scenario is set in a fictional South Pacific country called Becara, which is fighting for its political survival after being beset for years by rising poverty, massive unemployment and low foreign investor confidence. Two hostile groups are exploiting the government’s vulnerabilities and are jockeying for power. Following a request for assistance from the Becaran government, New Zealand has deployed a military contingent to lead a multinational Combined Joint Task Force that will help restore law and order in the South Pacific country. The multinational task force will be conducting stability, support and humanitarian operations, including the evacuation of internal displaced persons, as they strive to set the conditions for Becara’s economic and social recovery.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 08:55
photo SECDAM

photo SECDAM


09/11/2015 DICOD


Jean-Marc Todeschini,secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire, a signé le vendredi 6 novembre 2015 un partenariat entre la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale et la fédération française de rugby (FFR) à Verdun (Meuse).


Vendredi 6 novembre, Jean-Marc Todeschini, s’est rendu à Verdun (Meuse) pour signer un partenariat entre la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale et la fédération française de rugby (FFR).


A la suite de cette signature, des actions commémoratives destinées à rendre hommage aux nombreux rugbymen professionnels et amateurs morts pendant la Grande Guerre seront mises en place : jusqu’en 2018, le maillot des joueurs français sera notamment orné d’un bleuet lors des rencontres internationales du XV de France, une minute d’hommage aux victimes de la Première Guerre mondiale sera observée et un court reportage audiovisuel ou un diaporama sera diffusé.


Des actions spécifiques seront aussi organisées lors des tests-matchs contre les équipes de l’hémisphère Sud lors de l’année 2016, qui sera marquée par le centenaire des batailles de Verdun et de la Somme. Ce partenariat permettra ainsi d’associer l’ensemble des Français amateurs de rugby aux commémorations du centenaire afin d’en faire un événement véritablement populaire.


La signature du partenariat a été précédée par une cérémonie d’hommage à Léon Larribau, ancien rugbyman mort pour la France en 1916 et dont les restes reposent à la Nécropole nationale de Glorieux.

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