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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:50
Une fois développée, la technologie RADIUS permettra aux militaire d’adapter la puissance d’une munition en fonction de la cible et de l’environnement de combat (Crédit: TDW/MBDA)

Une fois développée, la technologie RADIUS permettra aux militaire d’adapter la puissance d’une munition en fonction de la cible et de l’environnement de combat (Crédit: TDW/MBDA)

 

3 novembre, 2015 Nathan Gain (FOB)

 

Les allemands de TDW GmbH, filiale du missilier MBDA, ont testé avec succès une technologie qui permettra prochainement aux forces armées d’adapter l’explosivité d’une ogive en fonction de la cible et de l’environnement de combat. Réalisé le 21 octobre dernier devant une délégation international au sein du centre d’essais du ministère de la Défense britannique d’Otterburn, ce test a permis de valider la pertinence et la maturité de cette technologie « Scalable Effects through Dial-a-Yield », récemment rebaptisée RADIUS (Range Adaptable Device Incorporating Unique Scaling).

 

Introduite en 2013 par TDW, RADIUS avait alors été l’objet d’une première démonstration publique réussie réalisée au sein du centre technique 91 de la Bundeswehr allemande. Le concept avait déjà prouvé sa pertinence, RADIUS ayant correctement fonctionné et limité l’effet de la déflagration d’une bombe Mk82 à 10% de sa puissance initiale. Seule une portion pré-selectionnée de l’explosif avait donc détoné. Pour effectuer ce nouveau test, TDW a cette fois-ci utilisée deux bombes Mk82, l’une à charge minimale et l’autre à charge maximale afin de permettre une claire comparaison entre les résultats des deux tirs et de confirmer l’efficacité de la technologie.

 

Une fois pleinement développée, la technologie RADIUS permettra d’optimiser l’efficacité opérationnelle d’une frappe. Les forces militaires l’utilisant seraient désormais en mesure de contrôler les effets de la déflagration en choisissant de déclencher de 10 à 100% de la charge du projectile. Le caractère asymétrique récurrent auxquelles sont confrontés les militaires de nos jours nécessite en effet des frappes de haute précision. RADIUS devrait prochainement permettre aux militaires engagés dans ce type de scénario de sélectionner l’effet des munitions utilisées jusqu’au dernier moment, en fonction du type du type de cible, de  son environnement, et de sa localisation ; réduisant par la même occasion la quantité de systèmes nécessaires pour mener à bien leur mission. Dans ce but, RADIUS peut être intégré dans un large spectre d’ogives, allant de l’obus d’artillerie au missile de croisière.

 

« RADIUS pourrait bientôt fournir la réponse aux menaces conventionnelles et asymétriques rencontrées au cours des missions de militaires. Grâce à la possibilité d’adapter les effets en fonction de la cible fournie par notre technologie RADIUS, nous pouvons répondre aux besoins de toutes les branches d’une armée – terrestre, maritime et aérienne. Nous sommes fiers de montrer la grande maturité de cette technologie et heureux de constater l’intérêt montreé par les représentants des diverses forces armées, d’agences et d’industries de défense, » a déclaré Ulrich Störchle, directeur de TDW, en marge de cette démonstration réussie.

 

Une technologie ouvrant des perspectives intéressantes pour les forces armées actuellement engagées sur des théâtres dont la nébulosité mêle dramatiquement civils et forces adverses.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:50
Ateliers de la Citadelle 2015 - photo CRR-FR

Ateliers de la Citadelle 2015 - photo CRR-FR

 

3 nov 2015 par Nicolas Gros-Verheyde – Bruxelles2

 

Réunis à Lille autour des ateliers de la Citadelle, ce jeudi d’octobre, on pouvait avoir l’impression d’être au chevet d’un grand malade, se demandant que faire du gisant. L’optimisme qui prévalait il y a quelques années a cédé la place, même chez les plus fervents défenseurs européens, sinon à du scepticisme, au moins à une interrogation : comment relancer l’Europe de la défense ? Que peut-on faire ensemble ? Alors que de nombreux Etats sont aujourd’hui préoccupés tout d’abord d’assurer leur défense territoriale.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:35
ROKS Kang Gam Chan - photo Marine Nationale

ROKS Kang Gam Chan - photo Marine Nationale

 

2 Novembre 2015 Sources : Marine nationale

 

Du 27 au 30 octobre 2015, le port militaire de Cherbourg a accueilli deux bâtiments de la marine coréenne qui composent la 62eme campagne de formation des 144 cadets du groupe école sud-coréen d’application des officiers élèves.

 

Le destroyer Kang Gam Chan et le pétrolier ravitailleur Dae Chung sont partis depuis le 26 août pour un tour du monde en 131 jours avec 630 marins. Il s’agit d’une escale particulièrement symbolique puisque on célèbre en 2015 le 130èmeanniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Corée mais également le 70eme anniversaire de l’Indépendance de la Corée du Sud.

 

Mercredi, marins et cadets du groupe école de la marine coréenne ont offert à la population cherbourgeoise un spectacle dans le centre-ville. Dès 11h30, 200 marins coréens accompagnés de leur orchestre militaire ont défilé dans les rues piétonnes. L’après-midi, plusieurs centaines de personnes se sont déplacées sur la place centrale du centre-ville pour venir apprécier un spectacle mêlant la culture et les traditions coréennes. Le public a pu y découvrir le samulnori, une musique coréenne à percussion traditionnelle composée de 4 instruments, suivie d’une parade de la garde d’honneur et d’une démonstration de Taekwondo. L’orchestre militaire a clôturé le spectacle en produisant un concert où musiques coréennes et françaises ont été interprétées à la perfection.

 

Le 28 octobre, le contre-amiral Kim Jong-sam, commandant du groupe école a organisé une réception en présence de Son Excellence Monsieur Chui-min MO, ambassadeur de la république de Corée en France, et du vice-amiral d’escadre Pascal Ausseur, préfet maritime. Cette rencontre a été l’occasion de renforcer l’amitié franco-coréenne et d’honorer les anciens combattants français de la guerre de Corée.

 

Cette escale aura également permis de renforcer les liens opérationnels avec la marine coréenne notamment lors d’un entrainement à la mer (PASSEX) avec le patrouilleur de service public Flamant et l’hélicoptère EC-225 de la 32F au large de Cherbourg.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:35
RFS Varyag (011) - photo Vitaliy Ankov - Sputnik

RFS Varyag (011) - photo Vitaliy Ankov - Sputnik

 

02.11.2015 sputniknews.com

 

Les principaux objectifs de la visite seront le renforcement des relations d’amitié entre les deux pays ainsi que la tenue des exercices navals Indra-2015.

 

Un convoi de navires de la Flotte russe du Pacifique comprenant le croiseur lance-missiles Variag, le destroyer Bystri, le navire-citerne Boris Boutoma et le remorqueur de sauvetage Alatau ont pris la mer afin de se rendre au port indien de Visakhapatnam, a annoncé lundi le service de presse de la Flotte dans un communiqué.

"Les objectifs principaux de la visite seront le renforcement ultérieur et le développement  de relations d'amitié entre les deux pays ainsi que la tenue des exercices navals Indra-2015. Au total, les exercices impliqueront près de dix navires et bateaux de ravitaillement. L'aviation maritime et embarquée de la Flotte russe du Pacifique et de la Marine indienne prendront également une part active aux exercices", indique le communiqué.

La visite et les exercices se dérouleront pendant six jours, du 7 au 12 décembre.

Du 7 au 9 décembre, lorsque les navires russes se trouveront au port de  Visakhapatnam, les chefs militaires prépareront la phase active des exercices qui se dérouleront du 10 au 12 décembre dans le golfe du Bengale.

Les navires des deux pays devront procéder à des tirs réels d'artillerie et de missiles sur des cibles maritimes et aériennes.

Le 12 décembre, les exercices prendront fin à bord de la frégate indienne INS Sahyadri avec une cérémonie d'adieux aux navires russes.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:35
MV Seaman Guard Ohio.jpg

MV Seaman Guard Ohio.jpg


31.10.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Qui se souvient du MV Seaman Guard Ohio? Au moins la BBC qui a publié récemment deux articles sur le feuilleton de l'équipage dont le procès devrait bientôt commencé en Inde. 

Le 12 octobre 2013, un navire de la société de sécurité maritime AdvantFort, le MV Seaman Guard Ohio, est arraisonné par les autorités indiennes et conduit à Tuticorin.

L'équipage de 35 marins et agents de sécurité (dont six Britanniques) est arrêté; on leur reproche d'avoir transporté illégalement de l'armement dans les eaux territoriales indiennes.

En mars 2014, la plupart des marins et agents de sécurité sortent de prison mais restent inculpés et doivent donc demeurer à Tuticorin.

En juillet 2014, la rumeur circule que les chefs d'accusation vont être abandonnés. Mais les passeports de l'équipage restent aux mains des autorités.

En octobre 2014, la police indienne fait appel et demande que les marins et agents de sécurité restent inculpés.  

En mars 2015, l'association Human Rights at Sea et The Mission to Seafarers déposent une demande pour le retour des accusés dans leurs pays. Une procédure en appel est toujours envisagée. 

En juillet dernier, la Cour suprême indienne décide que l'équipage va être jugé pour possession illégale d'armes à feu. 

Depuis septembre, l'équipage et leur proches attendaient la début du procès et s'inquiètaient du silence d'AdvantFort qui n'aurait plus payé les salaires des employés retenus en Inde et les frais d'hôtels en Inde. Il est vrai que sur son site web AdvantFort n'a pas parlé de ses employés depuis novembre 2014 (en date de ce 31 octobre 2015), accusant alors les assurances d'ignorer le sort de l'équipage:

Le 25 octobre, le procès a démarré selon The Times of India (lire ici). A suivre donc...

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 14:50
photo Airbus DS

photo Airbus DS


3 nov. 2015 by Airbus DS

 

Airbus Defence and Space has successfully completed certification testing of the A400M new generation airlifter on a grass runway. Tests took place over a three week period at the airfield of Écury-sur-Coole in France in September and examined the aircraft’s behaviour on grass and natural soil runways.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 14:50
Defence Secretary Michael Fallon and French Minister for Defence Monsieur Le Drian. photo UK MoD

Defence Secretary Michael Fallon and French Minister for Defence Monsieur Le Drian. photo UK MoD

 

3 November 2015 Ministry of Defence and The Rt Hon Michael Fallon MP

 

On the fifth anniversary of the Lancaster House Agreement, Defence Secretary Michael Fallon and French Minister for Defence Monsieur Le Drian reaffirm the defence relationship between their countries.

 

Five years ago, on the 2nd of November 2010, our two countries signed two treaties at Lancaster House: on defence and security, and on nuclear cooperation. This was a historic commitment to build a long term partnership in defence and security, reflecting our common history, interests, values and responsibilities, and understanding of the threats we face, and an unprecedented token of our mutual confidence. Tomorrow we meet there again to mark that commitment and continue tackling together our shared security challenges.

 

UK-French defence cooperation is nothing new. For more than a century our Armed Forces have fought side by side. In 2016, we will commemorate the courage and sacrifice of all those who, one hundred years ago served alongside each other in defence of our countries during the Battle of the Somme. World War I claimed more than two million lives in our two countries alone. Since 1945 our two countries have dedicated a substantial proportion of our national wealth to defence, reflecting our responsibilities as permanent members of the United Nations Security Council, willing and able to deploy and sustain armed forces around the world. Since October 1995, as President Jacques Chirac and Prime Minister John Major set out in their Declaration when they met at Chequers, we have recognised the significant convergence of our vital interests. Together, both our defence budgets put together represent almost half of total defence expenditure of the EU Member States, and an even larger proportion of European defence research and development.

 

We have achieved a great deal in the last five years. We have shown that France and the United Kingdom have powerful military capabilities and the political will to use them on the whole spectrum of crisis management missions. Our Armed Forces operated together against the Taliban in Afghanistan and off the Horn of Africa; they remain engaged side-by-side against ISIL, in the Mediterranean and in the EU training and advisory mission in Mali. Together, we are engaged in air-policing duties within NATO. The UK has provided strategic air transport and surveillance support to French operations in Mali and the Central African Republic. France supported the UK Tornado deployment to help the Nigerian Government in its fight against Boko Haram. French Atlantique Maritime Patrol Aircraft have operated from RAF Lossiemouth in Scotland.

 

And since 2010, we have been working steadily to deepen and embed our capacity to deploy and operate jointly at short notice a Combined Joint Expeditionary Force (CJEF) up to 10,000 strong. We expect this to be fully validated next spring, on schedule, in Exercise GRIFFIN STRIKE. And we now have about 50 officers within each other’s Armed Forces. French officers have deployed on UK operations and UK officers on French operations.

 

Our equipment and industrial cooperation has also grown steadily stronger over the last five years, focused on key domains such as our long-standing cooperation on advanced missiles, the Future Combat Air System project launched at the Brize Norton Summit in January 2014, and naval mine warfare. It includes working together to deliver shared efficiencies through greater mutual dependence. Now we are taking this one step further with the signing of an agreement to create within MBDA a number of Centres of Excellence in France and the UK dedicated to common missile systems.

 

In the nuclear field, which more than any other domain reflects the closeness of our bonds and of our mutual confidence, we have developed common tools and facilities to ensure the safety and reliability of the weapons that represent a last resort defence of our vital interests. This includes construction of the joint radiographic and hydrodynamics facility at Valduc in Burgundy, where the British installations will be inaugurated in 2016.

 

These successes encourage us further to deepen, broaden and sustain our cooperation under the Lancaster House agreements. Tomorrow is our ninth meeting in the last year, an unprecedented drumbeat of Ministerial engagement. Defence and security policy teams now engage on a range of issues from strategic and intelligence analysis, non-proliferation and nuclear policy to African security and NATO reform. Only a few weeks ago we jointly opened the first defence cyber conference in Paris. Since the Charlie Hebdo attacks we have been working together over the issue of military contribution to domestic security. We are committed to maintaining this momentum in 2016 and beyond.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 13:55
Le Capitine Pierre Varloteaux, nouveau chef de l’EVAA. Photo EPAA

Le Capitine Pierre Varloteaux, nouveau chef de l’EVAA. Photo EPAA

 

03.11.2015 par Aerobuzz.fr

 

S’il est devenu récemment le "nouveau patron" de l’Equipe de Voltige de l’Armée de l’Air , le Capitaine Pierre Varloteaux connaît bien l’unité ; il l’a rejointe en 2001.

 

Breveté pilote de chasse en 1991, Pierrot de son nom « de guerre », entre à l’Equipe de Voltige en 2001 et, rapidement, se distingue comme compétiteur en remportant la Médaille d’or à la coupe Desavoix, devenant dans le même temps Champion de France biplace.

Sélectionné en 2008 en Equipe de France comme ouvreur aux championnats d’Europe à Hradeck Kralové (République Tchèque) sur Extra 300, il gravit peu à peu les échelons de la voltige internationale en partageant la place de 5ème par équipe aux Championnats du Monde de voltige de Silverstone (UK). Il enchainera ensuite les podiums lors des championnats de France en catégorie Elite de 2009 à 2012 ; à St Yan, Dijon, Castres et Châteauroux et remportera une dernière médaille d’or à l’Aerobatic Freestyle Chalenge à Prague (République Tchèque).

A l’issue des championnats du monde au Texas (USA) en 2013, Pierre Varloteaux quitte la compétition pour se consacrer à la présentation en meeting. Il reste cependant juge national FFA, vice-délégué France à la commission internationale pour la voltige aérienne (CIVA) et membre de la sous-commission jugement FAI. Le nouveau commandant de l’EVAA compte plus de 4000 heures de vol.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 13:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

03.11.2015 Le Télégramme

 

Alors que le bâtiment a mené depuis le 16 octobre des entraînements avec l’aéronautique navale, le groupe aéronaval français se prépare désormais pour son prochain déploiement. Une information exclusive de Mer et Marine

 

Pour l’heure, Paris n’a pas annoncé cette mission, mais le départ rapide du Charles de Gaulle et de son escorte est un secret de Polichinelle.

Les Belges ont involontairement vendu la mèche en faisant savoir que la frégate Léopold I, actuellement déployée en Méditerranée dans le cadre de l’opération européenne Sophia (lutte contre les passeurs de migrants), intégrerait le GAN ce mois-ci à l’occasion de son déploiement dans le golfe Persique.

Selon la presse australienne, la France aurait également proposé à l’Australie de joindre l’une de ses frégates à la Task Force que le Charles de Gaulle va emmener. Celle-ci devrait logiquement, comme ce fut le cas l’hiver dernier, être employée contre le groupe islamiste Daesh.

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 13:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

03/11/2015 SLT J. Beck - Armée de l'air

 

Véritable banc médical volant, le kit « Morphée » est utilisé pour assurer des évacuations aériennes stratégiques médicalisées de malades et blessés militaires. Un apprentissage de terrain est nécessaire et obligatoire pour le personnel de bord. Rencontre.

 

Tarmac de la base aérienne 125 d’Istres. En tenue de vol, les équipes médicales françaises du service de santé des armées et les équipes médicales militaires allemandes se retrouvent au pied du Boeing C135 FR. Face à l’avion, des dizaines de caisses et de tiroirs approvisionnés en matériel médical (brancards, appareils d’assistance respiratoire…). Du 26 au 28 octobre 2015, formateurs et stagiaires se sont retrouvés pour une formation à l’utilisation du kit « Morphée » (Module de réanimation pour patients à haute élongation d’évacuation). Grâce à cet équipement, le Boeing C135 FR rapatrie jusqu’à 12 blessés graves, dans un rayon d’action couvrant la majorité de nos opérations extérieures. L’ensemble « Morphée » assure aux patients une qualité de soins et de surveillance comparable à celle d’un service de soins intensifs.

 

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photo Armée de l'Airphoto Armée de l'Air
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

« Morphée » en chiffres

 

Cinq missions « Morphée » réelles ont été réalisées depuis 2008 :

-       2008 (deux missions) : 11 patients en mars depuis le Kosovo et 11 patients en août après l’embuscade d’Uzbeen en Afghanistan.

-       2011 (deux missions) : 11 patients en avril et 12 patients en septembre depuis l’Afghanistan

-       2012 : 11 patients en janvier depuis l’Afghanistan

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 13:35
USS Lassen - photo US Navy

USS Lassen - photo US Navy

 

03 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Pékin - L'armée américaine poursuivra ses déplacements en mer de Chine méridionale partout où l'y autorise le droit international, a assuré mardi à Pékin un haut responsable du Pentagone, peu après le passage d'un navire de guerre américain près d'îlots dont la Chine revendique la souveraineté.

Les eaux internationales et l'espace aérien international appartiennent à tout le monde et ne peuvent être sous la domination d'une quelconque nation, a prévenu l'amiral Harry Harris, chef des forces américaines dans le Pacifique, en visite en Chine.

Notre armée continuera de voler, de naviguer et d'opérer partout où le droit international nous y autorise. La mer de Chine méridionale n'est pas et ne sera pas une exception, a-t-il martelé, selon le texte d'un discours prononcé à l'Université de Pékin.

Le destroyer lance-missiles USS Lassen avait navigué le 28 octobre à moins de 12 milles d'îlots artificiels construites par Pékin en mer de Chine méridionale, dans l'archipel disputé des Spratleys.

Pékin avait réagi avec colère, dénonçant une incursion illégale, sans la permission de la Chine, et déplorant une menace pour sa souveraineté et ses intérêts sécuritaires.

Cela a créé un climat de discorde pour notre rencontre et cela est très regrettable, a déclaré le chef d'état-major de l'armée chinoise, le général Fang Fenghui, lors de son entretien mardi avec M. Harris.

L'appel lancé par Washington, exhortant Pékin à arrêter la militarisation de la mer de Chine méridionale, tout en envoyant un navire de guerre dans la zone était une tentative de priver la Chine de son droit à la légitime défense en tant qu'Etat souverain, a déclaré mardi la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying.

C'est une expression typique d'hypocrisie et d'hégémonisme, a-t-elle ajouté.

La Chine considère comme ses eaux territoriales la zone des 12 milles autour de ces îlots qui affleurent parfois à peine au-dessus du niveau de la mer, ce que réfute Washington.

Pékin revendique des droits sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, se basant notamment sur une délimitation en pointillés apparue sur les cartes chinoises dans les années 1940 - une source de vifs différends territoriaux avec ses voisins.

Ces revendications, constamment rejetées par les Etats-Unis, ont été qualifiées d'ambiguës par l'amiral Harris, qui a évoqué la soi-disant +ligne en neuf traits pointillés+.

Pour asseoir ses prétentions dans la région, Pékin mène d'énormes opérations de remblaiement des îlots, accélérant depuis un an la transformation des récifs coralliens en ports, pistes d'atterrissage et infrastructures diverses.

 

- 'Pas pessimiste' -

Les Spratleys, qui comprennent une centaine d'îlots et de récifs inhabités, sont également âprement revendiqués par le Vietnam, la Malaisie, Brunei et les Philippines, un allié de Washington.

Les Etats-Unis et des pays d'Asie du Sud-Est redoutent un coup de force du géant chinois qui lui donnerait le contrôle sur l'une des routes maritimes commerciales les plus stratégiques du globe, par laquelle transite notamment un tiers des cargaisons mondiales de pétrole.

L'amiral Harris a néanmoins eu quelques mots conciliants mardi pour vanter le dialogue entre les marines chinoise et américaine et rappeler les visites effectuées par les navires de chaque nation dans des ports de l'autre pays.

Certains experts prédisent un affrontement à venir entre nos nations. Je ne souscris pas à cette vision pessimiste, a observé l'amiral, pointant de nombreux sujets où (les deux pays) trouvent un terrain d'entente.

Pékin a annoncé vendredi son rejet de toute conclusion de la Cour permanente d'arbitrage (CPA), organisation internationale qui s'était déclarée la veille compétente pour juger certains aspects du différend territorial l'opposant à Manille en mer de Chine méridionale.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 12:55
La simulation opérationnelle au profit de l’armée de Terre

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Par M. Henri BUENAVIDA - penseemiliterre.fr

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Apparue dans la dernière décennie du XXème siècle, la simulation opérationnelle est maintenant devenue incontournable, que ce soit à des fins de formation, d’entraînement, ou d’études technico-opérationnelles. Sa valeur ajoutée n’est en effet pas niable, même si, in fine, rien ne remplacera jamais «l’effet terrain»: le virtuel et le réel doivent demeurer complémentaires! Cet article, rédigé par un de nos meilleurs experts nationaux, fait le point de situation sur ce domaine, dans l’armée de Terre actuelle comme dans celle des prochaines années.

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Assimilée aux systèmes d’information opérationnels et de communication (SIOC), la simulation opérationnelle repose sur des technologies, des compétences et des outils dont le développement est dicté par un besoin capacitaire clairement identifié, s’inscrivant dans une finalité opérationnelle dans les trois domaines d’emploi que sont la préparation des forces, l’appui aux opérations et la préparation de l’avenir. La simulation est en outre un instrument de rationalisation des activités opérationnelles dans la mesure où elle permet de les rendre plus efficaces, car plus réalistes et plus attrayantes, à coût égal ou inférieur.

Ainsi, pour l’armée de Terre, la simulation est devenue aujourd’hui un moyen incontournable non seulement pour l’instruction, la formation et l’entraînement des forces, mais également pour aider à la préparation des opérations. Ce caractère stratégique de plus en plus prégnant et la complexité croissante des simulations ont conduit à devoir mieux structurer notre approche des projets.

Ainsi, depuis 2009, le ministère de la Défense s’est doté de structures de gouvernance pour valoriser l'emploi de la simulation, organiser et la structurer.

 

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 12:55
Atlantique 2 de la Marine Nationale - photo V. Daufresne

Atlantique 2 de la Marine Nationale - photo V. Daufresne

 

02.11.2015 Jérôme Gicquel - 20minutes.fr

 

JUSTICE Un étudiant lorientais vient d'écoper de trois mois de prison avec sursis…

 

Un étudiant de 21 ans a été condamné ce lundi par le tribunal de Lorient à trois mois de prison avec sursis et à une amende de 150 euros pour mise en danger de la vie d’autrui, rapporte Ouest-France. Le 8 septembre 2014, le jeune homme, accompagné de deux compères, s’était amusé à diriger un laser vers un avion Atlantique 2 qui décollait de la base aéronautique navale deLann-Bihoué, située près de Lorient (Morbihan)

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 12:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

01.11.2015 Ministère de la Défense

Barkhane - Fin d'une relève, ultimes réglages de l'armement pour tenir compte des contraintes de l'environnement désertique.

 

+ de vidéos sur www.fb.com/armeefrancaise

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 12:30
L'aviation turque bombarde des bases des rebelles kurdes en Irak et en Turquie

 

03 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Ankara - L'aviation turque a pilonné lundi les bases des rebelles kurdes situées dans le nord de l'Irak et dans le sud-est de la Turquie, pour la première fois depuis le triomphe du parti du président Recep Tayyip Erdogan aux législatives, a annoncé mardi l'armée.

 

Les caches et les emplacements d'armes de l'organisation terroriste (le Parti des travailleurs du Kurdistan) (...) ont été anéantis lors d'une opération aérienne lundi, a déclaré l'état-major sur son site internet.

 

Ces frappes ont visé des cibles du PKK dans la province turque d'Hakkari (sud-est), située à la frontière de l'Irak, aussi bien que plusieurs bases du mouvement situés dans les montagnes de l'extrême nord du territoire irakien, selon la déclaration.

 

Ces bombardements sont intervenus au lendemain de la large victoire obtenue par le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) aux législatives, où il a regagné contre tous les pronostics la majorité absolue des sièges au Parlement perdue à peine cinq mois plus tôt.

 

Pendant toute la campagne, le Premier ministre sortant et chef de l'AKP Ahmet Davutoglu et le président Erdogan ont fait campagne sur une ligne très ferme contre le PKK.

 

Les combats meurtriers entre le PKK et les forces de sécurité turques ont repris fin juillet dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie, faisant de nombreuses victimes. Ils ont fait voler en éclat le fragile processus de paix engagé à l'automne 2012 pour mettre un terme à ce conflit, qui a fait plus de 40.000 morts depuis 1984.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 12:20
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

02.11.2015 Marine nationale

 

Durant le mois de septembre, le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) USS Providence a fait escale à Toulon. Son commandant, le Commander Anthony Grayson a accepté de répondre à quelques questions sur la coopération franco-américaine en matière de lutte anti-sous-marine.

 

Cols bleus : Commandant, quelles sont les actions de coopération franco-américaine?

 

Commander Tony Grayson : L'amitié française et américaine a été forgée il y a près de 240 ans. Les américains se souviennent de la contribution du marquis de Lafayette et Comte de Grasse à la naissance de notre nation. Aujourd'hui, nous sommes fiers de poursuivre la coopération avec la marine française pour le renforcement de la sécurité maritime et européenne. À cette fin, les navires français et américains se rendent souvent dans les ports  des Etats-Unis et en France, et notre visite à Toulon nous a donné, à moi et aux marins de l'USS Providence, la chance de profiter de la richesse de la culture française dans l'une des grandes villes historiques de la Méditerranée.

 

Suite de l’entretien

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 08:55
Campagne de tir air-air en Corse pour les escadrons d’hélicoptères 5/67 « Alpilles » et 3/67 « Parisis » - photo Armée de l'Air

Campagne de tir air-air en Corse pour les escadrons d’hélicoptères 5/67 « Alpilles » et 3/67 « Parisis » - photo Armée de l'Air

 

02/11/2015 Armée de l'air

 

Les escadrons d’hélicoptères 5/67 « Alpilles » et 3/67 « Parisis » se sont retrouvés sur la base aérienne de Solenzara du 19 au 30 octobre 2015 pour une campagne de tir air-air.

 

Pendant quinze jours, les tireurs embarqués des commandos parachutistes de l’air (CPA) n°20 et n°30 ainsi que des escadrons de protection d’Orange et de Villacoublay ont pris place à bord des hélicoptères des escadrons d’hélicoptères 5/67 « Alpilles » et 3/67 « Parisis ». Ils se sont requalifiés aux tirs de destruction et de semonce pour les mesures actives de sûreté aérienne (MASA).

 

L’exercice consiste à viser depuis le Fennec une cible tractée par un autre Fennec. Les pilotes se sont également entraînés au vol en montagne, au treuillage sur terre et en mer avec la participation de l’escadron d’hélicoptères 1/44 « Solenzara ». Les équipages se sont aussi entraînés au vol en limite de puissance et aux spécificités du sauvetage maritime.

 

Au total, les quatre Fennec ont effectué plus de 80 heures d’entraînement au-dessus de l’île de Beauté. Le travail assidu des mécaniciens des escadrons de soutien technique aéronautique « Baronnies » et « Yvelines » a contribué à la réussite de cet exercice.

 

Retrouvez un dossier complet sur les hélicoptères de l’armée de l’air  dans le magazine Air actualités du mois de novembre.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 08:45
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

02/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 26 octobre 2015, dans le cadre de l’opération Corymbe, l’équipage du Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral a profité d’une relâche opérationnelle à Tema au Ghana pour poursuivre sa mission de coopération avec les marines riveraines du golfe de Guinée. Il a ainsi réalisé plusieurs instructions au profit de la Marine ghanéenne visant à renforcer ses capacités de surveillance maritime.

 

Une vingtaine de marins ghanéens ont ainsi appris les techniques de base pour effectuer une visite dans le cadre du contrôle des pêches, de la lutte contre le narcotrafic ou la piraterie. Les instructeurs sécurité ont également organisé un exercice incendie après une instruction sur matériel (extincteurs, tenue pompier lourd, manches à incendie) et un rappel des notions de communication et d’interrogations maritimes. Enfin, les plongeurs du Mistral ont réalisé avec leurs homologues ghanéens une reconnaissance de plage à proximité du port de Tema. Un exercice final a permis d’appliquer les connaissances acquises en situation réelle. Cette période d’instruction opérationnelle s’inscrit dans la continuité de l’action menée par les forces de présence françaises au titre de la coopération régionale. Essentiellement mise en œuvre par les États africains pour le renforcement de leur sécurité collective, elle s’appuie sur la présence de bâtiments comme ceux de la mission Corymbe qui complète le volet naval. En 2015, 25 Programmes d’instruction opérationnelle (PIO) « Marine » représentant 120 h de formation ont été réalisés au profit du Ghana. Ces PIO sont complétés par des exercices régionaux (NEMO) et des interactions d’opportunité réalisées à l’occasion d’escales.

Suite de l’article

photo Marine Nationale

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 07:20
65ème édition du salon AUSA (Association of the United State Army) - SITTA


31/10/2015 par SITTA

 

Le salon AUSA 2015 s’est déroulé du 12 au 14 octobre 2015 au Convention Center de Washington. Cette édition a encore une fois permis d’observer de nombreuses nouveautés comme le MATV 6x6, l’ELT (char léger aéro largable) ou encore le véhicule de reconnaissance HELLHOUND. La participation toujours plus importante d’industriels étrangers (Grande-Bretagne, Israël, Allemagne, Belgique, Italie, Grèce, Turquie, Norvège, Suède, Finlande, Corée du Sud, France, et pour la première fois l’Afrique du Sud) dénote de l’importance de ce salon. la présence française fut en revanche modeste.  Le salon AUSA 2015 reste attaché à la présentation de nombreux équipements de haute technologie.

 

Le véhicule de combat MATV 6x6 (OSHKOSH/Etats-Unis)

La firme OSHKOSH DEFENCE LLC dévoilait son démonstrateur technologique MATV 6x6fondé sur les techniques déjà développées pour le MATV 4x4 notamment dans les domaines de la protection et de la mobilité.La version 6x6 transporte jusqu’à 15 soldats suivant la configuration. L’espace intérieur très important du véhicule permet de ranger tous les équipements nécessaires au groupe de combat. Son rayon de braquage est égal à celui de la version 4x4 grâce aux deux essieux arrière directionnels.  À l'arrière, deux portes articulées ont été mises en place.

MATV 6x6 (États-Unis)

Les avantages portent sur une protection de type MRAP et sur une excellente manœuvrabilité en tout-terrain grâce à la suspension TAK 4. Le véhicule particulièrement modulable répond précisément aux besoins des forces en fonction de la mission. Ses dimensions permettent d’intégrer une grande variété de systèmes d’armes et de capteurs embarqués. Le modèle présenté était pourvu d'une tourelle télé-opérée armée d’un canon de 30 mm  et d’un bloc optronique de surveillance longue distance.

A noter qu’OSHKOSH vient de remporter l’appel d’offre liée au programme JLTV,qui rejoindra les autres productions (MATV, MTVR, etc..) déjà en service au sein des forces armées américaines.

MATV 6x6 (États-Unis)

 

Le char ELT aerolargable (BAE Systems/Etats-Unis)

Le char ELT (Expeditionary Light Tank) est destiné à remplacer au sein des unités aéroportées le M 551 SHERIDAN retiré du service dans les années 1980. Ce char léger répond au programme MPF (Mobile Protected Firepower) lancé par les unités aéroportées américaines en 2013 qui demandaient des matériels largables par HERCULES C 130.

ELT (États-Unis)

Basé sur le char M 8 modernisé avec les technologies éprouvées des CV-90 et autre M 2 Bradley, l’ELT reçoit un blindage modulaire qui s’adapte au niveau de la menace. Equipé d’un blindage additionnel, l’ELT pèse environ 25 tonnes. Sa masse a également été réduite par la mise en place de chenilles à patins caoutchoutés. La puissance motrice est transmise au barbotin positionné à l’arrière.

Sa tourelle est armée d’un canon de 105 mm à chargement automatique, d’une mitrailleuse coaxiale M 240 en 7,62 x 51 mm et d’une mitrailleuse M 2 HB ou QCBpour la défense rapprochée. 21 obus sont prêts à être utilisés et neufs autres stockés en supplément.

 

Le char M 1A2 ABRAMS SPE V3 (GENERAL DYNAMICS/Etats-Unis)

Le char de bataille M 1A2 ABRAMS SEP V3 est la dernière évolution de la famille ABRAMS.

M 1 A2 SEP V3 (États-Unis)

Les principales modifications reposent essentiellement sur la partie « Feu » et les accessoires :

Un nouvel ADL (Ammunition Data Link) nécessite le remplacement de la culasse et la mise en place d’un nouveau bloc optronique spécifique à l’envoi de données vers la conduite de tir.

Le char a été équipé du nouveau système thermique IFLIR qui permet d’améliorer la distance de détection et d’identification de la menace. Les écrans de contrôle permettent d’observer jusqu'à quatre champs de vision. L’introduction de ces nouveaux équipements permet notamment de réduire le temps d’engagement.

Une tourelle télé-opérée CROWS permet au chef d’engin de traiter des cibles à courte voire très courte distance tout en restant à l’abri dans le char. De plus cette tourelle améliore la précision du tir par rapport à une circulaire classique. Le bloc optronique permet d’engager des cibles de jour comme de nuit et dans de mauvaises conditions climatiques.

Enfin, un nouveau générateur auxiliaire permet à l’équipage de travailler sans être obligé d’employer le moteur et d’utiliser le circuit électrique principal.

Dans le même temps, de nouveaux obus étaient présentés comme le M 829 A4, équipé d’une flèche en uranium appauvri qui permet d’augmenter le pouvoir de pénétration et l’obus AMP(Advanced Multi Purpose) qui fonctionne en plusieurs modes (impact, avec retard et airburst). Cette nouvelle munition facilite également la gestion des stocks car elle remplacera à elle seule les M 830, M830 A1, M 908 et M 1028.

M 1 A2 SEP V3 (États-Unis)

 

HELLHOUND (Northtrop Grumman/Etats-Unis)

La firme NORTHROP GRUMMAN présentait le véhicule de reconnaissance 4x4 HELLHOUND. Cet engin tout-terrain est destiné à assurer des missions de reconnaissance dans la profondeur. Il est propulsé par un moteur de 250 chevaux avec une boîte de vitesses ALLISON à 6 vitesses. Le HELLHOUND est doté d’un système ABS, d’un module de gonflage centralisé des pneus CTIS (Central Tire inflation System), d’amortisseurs FOX DEFENSEet de pneus HUTCHINSON "RUN-FLAT".

Hellhound (États-Unis)

Le compartiment arrière, de configuration peu courante (les sièges sont placés face à face) transporte jusqu’à six soldats équipés. La version présentée était équipée d'une puissante tourelle télé-opérée EOS R 400 armée d'un canon de 30 mm ATK M 230 LF.

Particularité de cet engin, un générateur JENOPTIK délivrant 120 Kw, permet d'alimenter le véhicule (puissance de 18 Kw en 28 V continu) et notamment les équipements auxiliaires (comme un canon laser) jusqu’à 100 KVa en triphasé. Le canon laser sera utilisé pour détruire des mines ou des EEI, mais également des drones volants (UAV) de petite taille.

Le HELLHOUND peut être facilement aérotransporté en soute dans un CH 47 (tourelle en position rentrée dans le véhicule) ou sous élingues.

Hellhound (États-Unis)

 

Le véhicule blindé STRYKER EPC (GENERAL DYNAMICS/Etats-Unis)

Le véhicule de combat d’infanterie STRYKER EPC (Engineering Change Proposal) possède un châssis « DVH » développé à la suite des retours d’expériences d’Enduring Freedom. Ce châssis, et notamment le plancher, permet de réduire les effets des EEI en mode ventral. Cette configuration a réduit de manière significative le nombre de blessés américains en Afghanistan.

Stryker EPC (États-Unis)

D’autres modifications importantes de la variante EPC ont été effectuées sur la partie mobilité avec une augmentation de la puissance motrice et électrique de l’engin, mais aussi de transmission. Il est a noter que l’armée américaine a réarmé une partie de sa flotte de STRYKER avec un canon de 30 mm. De même la firme norvégienne KONGSBERG propose pour cet engin une nouvelle version de tourelle télé-opérée avec missile antichar JAVELIN.

Stryker EPC (États-Unis)

 

Système de protection active TROPHY LV (RAFAEL/Israël)

Le système de protection active TROPHY HV monté sur les chars MERKAVA IV israéliens a largement éprouvé depuis sa mise en service en août 2009 et a permis de sauver de nombreux équipages. La version LV (Light Vehicle) était présentée pour l’occasion, montée sur un véhicule OSHKOSH MATV.  Le kit peut-être intégré sur tous types de véhicule léger. Le Trophy LV procure un haut niveau de protection, et permet d'effectuer des missions avec un seuil de confiance supérieur.

TROPHY LV (Israël)

Le déroulement de la séquence du système TROPHY LV se décompose en trois étapes, qui sont la détection, l’acquisition et le suivi de la menace avant l’activation des contre mesures et la destruction de la menace. Le système de protection TROPHY LV détecte et protège sur 360°.

TROPHY LV (Israël)

 

Le véhicule 4x4 JEEP GMV (HENDRICK DYNAMICS/Etats-Unis)

La firme HENDRICKS en collaboration avec BAE Systems présentait la JEEP GMV, liée au programme du même nom.

La base du véhicule repose sur un châssis 4x4 JEEP, ce qui réduit les frais d’une recherche R&D et augmente la possibilité de vendre à moindre cout et de trouver facilement des pièces de rechange.

JEEP GMV (États-Unis)

Le véhicule répond aux exigences du cahier des charges. La structure est de type tubulaire avec des arceaux qui protègent l’équipage en cas de retournement. Le véhicule possède neuf places. Du fait de sa faible masse, il est aisément transportable sous élingues.

Les côtés du véhicule sont pourvus de supports qui offrent la possibilité de fixer des équipements à l’extérieur. La garde au sol et les suspensions permettent de rouler en tout-terrain sans difficulté.

JEEP GMV (États-Unis)

 

Le fusil de tireur d’élite FN CSR 20 (FN HERSTAL/Etats-Unis)

La firme FNH USA présentait le CSR 20 qui répond aux diverses demandes des forces américaines qui s’axaient sur un fusil de tireur d’élite de calibre 7,62 x 51 mm, compact, et fonctionnant en mode semi-automatique. 

L’arme possède une crosse rétractable MAGPULL CTR Carbine Stock avec appui-joue, et une poignée pistolet de type MAGPULL MIAD. L’arme fonctionne par emprunt des gaz avec piston court (short stroke). Le fusil mesure 1018 mm crosse déployée et 912 mm crosse rétractée. Le canon de 406 mm est équipé d’un cache-flamme SUREFIRE qui permet le montage rapide d’un modérateur de son. L’emprunt des gaz est réglable en fonction de la présence du modérateur de son afin d’en optimiser le fonctionnement.

FN CSR 20 (États-Unis)

La détente est de type Match. La version présentée était équipée d’un bipied repliable et réglable indépendamment. Les commandes de l’arme sont ambidextres, le levier d’armement peut être placé à droite ou à gauche. Plusieurs rails PICATINNY à 12H, 3H, 6H et 9H permettent le montage d’accessoires. Celui placé sur le dessus de la boîte de culasse permet de monter un système de visée diurne ou nocturne en mode clip-on. La portée pratique est donnée pour 800 mètres.Ce nouveau fusil complète la gamme d'armes sur châssis FN SCAR.

FN CSR 20 (États-Unis)

 

Le lance grenades polyvalent EAGLE (COLT Firearms/États-Unis-Canada)

La firme  Colt Canada proposait le lance grenades de 40 mm basse vélocité EAGLE. Cette arme est la version « lanceur autonome » de la famille EAGLE. Cette même famille dispose d’une version UBGL (Under Barrel Grenade Launcher) qui est montée sous fusil d’assaut.

 

EAGLE (États-Unis/Canada)

L’arme a une crosse rétractable qui est réglable en longueur selon la morphologie du tireur et l’encombrement de ses équipements de combat.

Le dessus de la carcasse intègre un rail « picatinny » de grande longueur acceptant toute une panoplie de systèmes de visée mécanique ou optique. Sur l’image on observera une hausse repliable et un guidon métallique. Mais il est également possible de monter une lunette de visée de type Aimpoint ML 3 pour une prise de visée plus rapide et plus simple. Enfin ce lance grenade peut accueillir une conduite de tir comme la VINGMATE MR 500 pour optimiser le tir. L'ouverture du canon latérale (comme on peut le voir sur l'image) permet de charger toutes les munitions y compris de nouvelles munitions comme le PIKE de chez Raytheon.

EAGLE (États-Unis/Canada)

 

Le lance-roquettes CARL GUSTAV M 4 (SAAB-Suède)

Le lance-roquettes CARL GUSTAV est apprécié depuis plusieurs années et a subi de nombreuses évolutions. La version CARL GUSTAV M 4 les améliorations reposent sur une réduction de la masse (7kg), un encombrement réduit et une architecture largement redessinée. Autre nouveauté,  l’arme possède un compteur qui permet de donner aux services de maintenance le nombre de coups tirés.

Le CARL GUSTAV M 4 est équipé d’un rail PICATINNY qui permet le montage de systèmes de visée optique diurne ou nocturne. La firme suédoise AIMPOINT a par ailleurs développé la conduite de tir FCS 12 qui permet d’optimiser les tirs.

Carl Gustav M 4 (Suède)

L’arme possède maintenant une nouvelle épaulière et une poignée antérieure de préhension réglable en fonction de la morphologie du tireur. La poignée de tir est doté d’une nouvelle arcade de pontet qui permet de tirer avec des gants. Enfin une nouvelle poignée de transport apporte d’avantage de facilité.

Selon le constructeur, le lanceur, une fois la munition chargée, sera en mesure d’apporter des informations à la conduite de tir (type de munitions, température de la poudre…). Ces données permettront d’optimiser la séquence de tir. Le CARL GUSTAV M 4 tire l’ensemble des munitions existantes et de nouvelles munitions de type CS (Confined Space) devraient prochainement être présentées.

Carl Gustav M 3 (en haut) et Carl Gustav M 4 (en bas) (Suède)

 

Le lance-grenades multiple P 540-3 (CSI Combined Systems/Etats-Unis)

La firme CSI Combined Systems mondialement réputée pour ses lanceurs et ses munitions présentait le nouveau lance-grenades à barillet P 540-3

Ce système prévu pour six grenades de 40 mm fonctionne en réarmement manuel comme pour un fusil de calibre 12 : la poignée antérieure de préhension, en coulissant sur un rail fait tourner le barillet pour présenter la munition suivante. Ce type de réarmement manuel aurait un effet psychologique sur les foules lors d’opérations de maintien de l'ordre.

P 540-3 (États-Unis)

Sa crosse de type M 4 rétractable permet de régler l'arme en fonction de la morphologie du tireur. Elle mesure 825 mm mais seulement 723 mm lorsque la crosse est entièrement rétractée. Elle pèse moins de 4 kg à vide. Ce type d’arme permet de délivrer une grande puissance de feu en un temps très court. Les grenades de 40 mm à basse vélocité existent en de nombreuses variantes et permettent de remplir un grand nombre de missions allant du maintien de l'ordre à la destruction d'engins blindés (grenades HEDP).

P 540-3 (États-Unis)

 

Mitrailleuse PF 50 (PROFENSE/Etats-Unis)

La mitrailleuse PF 50 était présentée par la firme américaine PROFENSE, qui avait déjà présenté sa mitrailleuse GATLINGde calibre 7,62 x 51 mm lors du salon DSEI 2013 à Londres. Cette arme de calibre 12,7 x 99 mm est très similaire à la mitrailleuse M 2 HB, cependant elle diffère sur de nombreux points.

Profense PF 50 (États-Unis)

Elle fonctionne avec un moteur électrique comme sur la mitrailleuse BUSHMASTER 0.50. produite par ATK.

Le canon est pourvu d’un frein de bouche limitant le recul de l’arme (moins de 300 kg de recul). Elle mesure 1 524 mm et pèse près de 34 kg. Sa cadence de tir (avec limiteur) est donnée pour 450 à 550 coups par minute. L’arme est disponible en deux variantes : la première peut être montée sur trépied ou sur véhicule et la seconde peut être montée en coaxiale sur engin blindé ou intégrée dans une tourelle télé-opérée. L’arme est compatible avec toutes les munitions de calibre 12,7 x 99 mm.

Profense PF 50 (États-Unis)

 

Conduite de tir VINGMATE MR 500 (RHEINMETALL/Allemagne)

La firme allemande RHEINMETALL présentait la conduite de tir VINGMATE MR 500, destinée initialement aux lance-grenades de 40 mm à basse et à moyenne vélocité. Ce concept répond à  un appel d’offres généré par l’US ARMY. Cependant il peut également être adapté sur lance-roquettes AT-4 ou encore LAWM-72. Cette conduite de tir très légère (environ 300 g) se monte facilement sur rail PICATINNY et fonctionne en mode ambidextre.

Vingmate MR 500 (Allemagne)

Le système est utilisable en 0.18 seconde. Le tireur affiche la distance (affinage au mètre près) sur l’écran digital placé à l’arrière du système, après l’avoir estimée ou télémétrée. La visée s’effectue en mode « point rouge » placé sur le dessus de la conduite de tir, ou à l’aide d’un pointeur laser visible ou infrarouge. L’ordinateur balistique peut contenir les spécificités de 32 modèles de munitions. Alimenté par une batterie de type CR 123, son autonomie est de 96 heures.

Vingmate MR 500 (Allemagne)

 

Le drone MUGV (DRS Technologies/Etats-Unis)

La firme DRS Technologies présentait le drone terrestre MUGV (Modular Unnammed Ground Vehicle).

Malgré ses dimensions réduites au minimum, ce drone terrestre transporte jusqu’à 250 kg d’équipement. Sa vitesse maximale est de 18 km/h et son autonomie en pleine charge est de 7 heures. Il existe quatre modes de fonctionnement :

-        En mode « fantôme », le drone accompagne le soldat où qu’il se trouve dans la bulle de reconnaissance ;

-        En mode « évitement d’obstacle », le drone se déplace en évitant les obstacles grâce à des capteurs positionnés autour de lui ;

-        En mode « GPS », le drone suit le parcours programmé par l’opérateur ;

-        En mode « manuel », le drone est piloté à distance grâce à un OCU(Operator Control Unit).

Le MUGV est déjà prévu en quatre versions : le MUGV Squad Support (MUGV-SS) en mission de transport, le MUGV Medical Evacuation Transport (MUGV-MET) pour la partie soutien médicalisé, le MUGV Mobile Exportable Power (MUGV-MEP) en assistance électrique et le MUGV Intelligence Surveillance et Reconnaissance (MUGV-ISR) pour les missions de surveillance et de transmissions.

MUGV (États-Unis)

 

Le drone Hunter killer HERO 30 (UVISION/Israel)

La firme UVISION présentait le drone volant hunter-killerHERO 30. Ce système simple est destiné à la destruction de cibles ponctuelles de jour comme de nuit. Il est doté d’un bloc optronique avec caméra thermique.

Le HERO 30 mesures 780 mm pour une envergure de 800 mm et pèse 3 kg. Sa voilure comporte quatre ailes et quatre dérives déployables à 90°. Son endurance est de 30 minutes avec une altitude de travail de 333 à 666 mètres. Sa charge militaire est de 500 grammes.

Hero 30 (Israël)

Le drone est conditionné dans un conteneur parallélépipédique de près d’un mètre et pesant cinq kilos équipé d’une poignée de transport et d’un bipied repliable et réglable qui donne l’angle du caisson au départ de coup. Il peut être aussi intégré sur un véhicule ou sur un drone terrestre.

Cet équipement permet à une équipe de reconnaissance dans la profondeur de détruire une cible d’opportunité à une distance supérieure aux portées de tir des armes de bord. De plus l’optronique permet de valider la cible avant la destruction.

 

Les drones terrestres GUARBOT et HARV (GUARBOT/Israël)

La firme GUARBOT présentait les drones terrestres GUARBOT et HARV.

Le GUARBOT est un drone sphérique de 600 millimètres qui pèse 26 kg en configuration standard. Il peut être utilisé sur terre (vitesse d’environ 12 miles par heure) comme sur l'eau (4 miles par heure). Sa charge embarquée varie en fonction des missions : surveillance d'une zone sensible, reconnaissance d'un bâtiment, reconnaissance NRBC. Le système peut être utilisé de jour comme de nuit en modifiant ses capteurs. Sa capacité à traverser des zones humides permet notamment d’assister les unités en charge d’opération de sauvetage.

Guarbot (Israël)

Le HARV est également un drone sphérique plus petit que le GUARBOT (203 mm pour 2,64 kg). Son mode de fonctionnement est identique mais la différence majeure repose sur sa possibilité de transporter une charge explosive. D'autres solutions peuvent être mises en place à la demande de l'acheteur). Les deux systèmes peuvent être dirigés par système GPS ou à vue. La mise en œuvre est extrêmement facile et les délais de mise en œuvre rapides.

HARV (Israël)

 

EARS SWATS système de détection de départ de coup (QINETIQ/Etats-Unis)

La firme QINETIQ présentait son système de détection de départ de coup EARS SWATS. Ce système entre dans la composition de l’équipement du fantassin ou du policier et permet de connaître immédiatement la position d’un tireur.

Les parties électroniques et mécaniques ont été durcies afin de répondre aux besoins des forces armées. La partie principale repose sur un bloc de quatre microphones positionné sur l'épaule de l’utilisateur. En cas de détection, le système déclenche immédiatement (1/4 seconde) une alerte visuelle et sonore.

EARS SWAT (États-Unis)

L'ensemble des éléments qui composent l’EARS SWATS ne pèse que 427 grammes. Les deux batteries de type CR 123 permettent une autonomie de 14 heures.

Le rayon d’action est de 700 mètres en terrain ouvert. La précision est de plus ou moins 7,5° en azimut avec une marge d'erreur de 10% en profondeur.

Près de 17 500 exemplaires sont d’ores et déjà en service aux Etats-Unis au sein de l'US ARMY, de L'USMC, et des forces de police mais également dans 11 autres pays, dont les Pays-Bas.

 

Antenne satellite GATR 2.4 (GATR/États-Unis)

La firme GATR présentait plusieurs antennes satellitaires parmi lesquelles la GATR 2.4.

Son architecture est originale avec son antenne montée dans une sphère en matière synthétique souple, elle même fixée au sol en quatre points. Cette configuration réduit de 80% le volume et la masse d'une antenne classique : pour exemple la version avec antenne de 2,4 mètres de diamètre pèse seulement 100 kg repartis en deux valises. Le cout d’une telle antenne est également beaucoup moins important.

La GATR 2.4 résiste à des vents de 70 km/h et sa mise en œuvre s’effectue en moins de 30 minutes. Le système répond aux normes MIL STD 810 G.

 

Le véhicule de manutention HMRTF (JCB/Grande Bretagne)

Le véhicule de manutention HMRTF (High Mobility Rough Terrain Forklift) était présenté par le groupe britannique JCB.

HMRTF (Grande-Bretagne)

Cet engin agile est destiné en priorité à charger et décharger du matériel dans des camions ou dans des conteneurs. Le HMRTF, malgré sa taille, peut soulever et transporter un conteneur KC 20 vide. Sa charge d’emport est de 2,5 tonnes. Les dents du système de levage sont réglables en largeur, en hauteur et en devers afin de faciliter la manutention en fonction du volume et des éléments à manipuler.Sa taille lui permet de charger des matériels à l’intérieur d'un KC 20.

Le HMRTF pèse 8 tonnes et il est propulsé par un moteur de 165 chevaux. Sa vitesse maximale est de 84 km/h pour une autonomie d'environ 300 kilomètres. Cet engin est facilement aérotransportable sous élingues.

HMRTF (Grande-Bretagne)

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 07:20
Boeing au pied du mur dans le militaire après une défaite cinglante

 

02.11.2015 Romandie.com (AWP)

 

New York (awp/afp) - Après avoir perdu l'énorme contrat du bombardier du futur aux Etats-Unis, Boeing est au pied du mur pour relancer ses activités de défense alors qu'un rebond des dépenses militaires n'est pas attendu avant 2020-2023.

Le constructeur aéronautique se retrouve aujourd'hui exclu des deux plus importants programmes militaires américains de la décennie après la défaite concédée face à Lockheed Martin pour l'avion de combat de nouvelle génération F-35.

Une situation inédite pour un groupe ayant produit les célèbres bombardiers B-17 et B-29 de la Seconde guerre mondiale et le B-52 qui s'est illustré pendant la guerre du Vietnam. Le bombardier B-1 qu'il fabrique aujourd'hui avait été conçu par Rockwell, acquis en 2001 par Boeing.

"Les activités militaires de BDS (Boeing Defense and Space, branche militaire NDLR) ne se portent pas bien", observe Loren Thompson du Lexington Institute.

 l'exception des hélicoptères d'attaque Apache et de transport lourd Chinook, BDS est face à une montagne de difficultés: les retards s'accumulent pour l'avion ravitailleur KC-46 et il est en train de fermer son usine californienne de production de l'avion de transport militaire C-17.

Faute de commandes suffisantes pour son chasseur F/A-18 Super Hornet, l'industriel risque de ne plus jouer les premiers rôles dans le segment des avions de combat, redoute M. Thompson.

 

- Suppressions d'emplois -

Conscient des enjeux, Boeing n'exclut pas de faire appel de la décision du Pentagone d'attribuer à Northrop le contrat estimé à environ 80 milliards de dollars sur le futur bombardier LRS-B (Long range strike bomber).

En attendant, l'avionneur doit trouver une solution d'avenir pour l'activité de production des avions militaires, héritage de l'acquisition de McDonnell Douglas, estime Rob Stallard de RBC Capital.

Si les revenus de BDS sont restés stables à environ 30 milliards de dollars - soit un tiers du chiffre d'affaires total de Boeing - en dix ans, les recettes de la part militaire ont en revanche dégringolé. Le nombre de salariés a fondu de 75.000 à 50.000.

Lors des quatre dernières années, Boeing a vu la valeur de ses contrats auprès du Pentagone passer de 21,5 milliards de dollars à 18,2 milliards, en raison des coupes dans le budget.

"L'ensemble de l'industrie de défense est en train de s'ajuster aux défis budgétaires de nos clients à travers le monde", explique à l'AFP Todd Blecher, un porte-parole de Boeing.

Les observateurs, qui ne s'attendent à une reprise des dépenses militaires qu'à partir de 2020 et 2023, parient sur une réduction de la voilure, une éventualité que le groupe de Chicago n'écarte pas.

Les sites de production de St Louis (Missouri, centre), qui emploient près de 15.000 personnes, vont en faire les frais. Le F/A-18 et le F-15, dont les cadences de production ont été abaissées récemment, y sont assemblés.

Après un geste du Congrès américain, la production du F/A-18 n'est assurée que jusqu'à 2017 et celle du F-15 jusqu'en 2020 grâce à des commandes de l'Arabie saoudite.

Le nombre de suppressions d'emplois pourrait être limité par la décision de Boeing, séduit par d'importantes subventions locales, de construire une usine de production de pièces de son gros porteur 777X dans la région.

 

- Grosse acquisition ? -

Boeing fonde ses espoirs sur les programmes T-X (remplacement des avions d'entrainement de l'Armée de l'Air américaine), Uclass (drone de combat embarqué pour la Marine) et sur les perspectives à l'export du KC-46.

"Le Japon voudrait passer commande", assure Todd Blecher et il est plus que probable que le groupe va participer à l'appel d'offres sur les avions radar de surveillance du sol JStars aux Etats-Unis et celui sur le remplacement du F/A-18C en Finlande.

L'avionneur compte en outre sur les versions militaires de ses avions civils (737 pour l'avion de patrouille maritime P-8A par exemple) et veut être, affirme-t-il, le principal interlocuteur du Pentagone pour les très lucratifs services de maintenance.

Le développement des satellites militaires et civils est également un relais de croissance qu'examine Boeing mais l'industriel doit, estiment les analystes, acquérir un acteur majeur de l'industrie comme Northrop Grumman pour véritablement relancer ses activités militaires. Cela lui permettrait de récupérer le programme de bombardier lourd.

Boeing se refuse à commenter, une réticence sans doute due au fait que le secrétaire américain à la défense Ash Carter a prévenu en septembre qu'il s'opposerait à la consolidation de grands acteurs par souci de concurrence.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 17:50
Airbus à la recherche d’alternatives pour le « cas Atlas »

L’A400M devait contractuellement être en capacité d’assurer le ravitaillement en vol des Caracal français, acheté à l’origine avec les kits de ravitaillement idoines (Photomontage)

 

2 novembre, 2015 Nathan Gain (FOB)

 

Airbus semble avoir pris le « problème A400M » à bras le corps. La capacité de ravitaillement en vol des hélicoptères est maintenant l’objet d’un projet de recherche spécifique, a annoncé le directeur de la division « Military Aircraft » d’Airbus Defense and Space, Fernando Alonso.

 

S’exprimant devant la presse le 26 octobre, Fernando Alonso a confirmé que l’A400M ne pourrait tout simplement pas assurer de mission de ravitaillement d’hélicoptères dans sa configuration actuelle. « C’est physiquement impossible compte tenu de la longueur des tuyaux, étant donné le sillage de l’avion et la puissance des hélicoptères devant être ravitaillés, » a rappelé Alonso. Les moteurs TP400 de l’Atlas occasionnent en effet de trop importantes turbulences à l’arrière de l’appareil. « Les hélicoptères sont en mesure de se placer en pré-position derrière l’avion, mais maintenir cette position pour le ravitaillement est extrêmement difficile pour les équipages d’hélicoptères, » ajoute Eric Isorce, directeur des opérations et des essais en vol chez Airbus Defence and Space.

 

Alonso a en outre rappelé que, une fois en position de ravitaillement à l’arrière de l’appareil, les pilotes d’hélicoptères pourraient ne plus être en mesure de voir l’empennage horizontal de l’A400M, une situation décrite comme « potentiellement dangereuse ».

 

Néanmoins, face à l’intérêt récurrent des pays utilisateurs pour cette capacité, Airbus a affirmé avoir démarré un travail de recherche en collaboration avec des institutions et laboratoires spécialisés. Et l’avionneur de proposer des solutions alternatives basées sur d’autres plateformes de son catalogue. Le ravitaillement en vol est en effet une fonction vitale pour les hélicoptères alloués principalement à des missions spéciales appelées à se dérouler, entre autres, dans le vaste et hostile environnement sub-Saharien. Et ce n’est qu’une des capacités réclamées contractuellement par les utilisateurs dont le développement a pris du retard.

 

Première solution évoquée par Airbus : allonger les tuyaux. Bien qu’ « extrêmement difficile à accomplir » dans l’immédiat, Airbus ne compte pas abandonner cette capacité. L’une des options évoquées serait donc d’utiliser des tuyaux d’une longueur de 36 ou 45 mètres au lieu des 27 mètres actuels, ce qui permettrait aux équipages d’hélicoptères de ravitailler à une distance de sécurité appréciable.

 

Seconde option : piocher dans le panel d’avions existant. Airbus DS pourrait en effet envisager l’installation de systèmes de ravitaillement en vol sur son avion de transport tactique CASA C-295. Ce kit, utilisant un tuyau souple déroulant et permettant le transfert de 6000 litres de carburant, devrait en 2016 être l’objet d’une campagne d’essais en vol afin de confirmer la faisabilité du kit. Une première série d’essais menée sur C-295 en 2015 aurait déjà permis d’éliminer le problème des turbulences liées aux turbopropulseurs. Le système serait également adaptable aux CN-235, malgré une capacité d’emport moindre, précise Airbus Military Aircraft.

 

Ce besoin urgent d’assurer le ravitaillement en vol d’hélicoptères durement éprouvés en OPEX se reflète enfin dans une troisième solution, proposée cette fois par le ministère de la Défense : l’achat de quatre avions de transport Hercules C-130, dont deux devraient être équipés pour ce type de mission. Les autorités françaises responsables auraient déjà contacté l’US Air Force à ce sujet, a récemment rappelé Laurent Collet-Billion, délégué général pour l’armement (DGA), devant la commission parlementaire en charge de la Défense.

 

La DGA envisage également l’achat quatre C-130H de seconde main auprès de pays européens, dont deux seraient destinés au transport et deux, logiquement, au ravitaillement en vol des voilures tournantes françaises et modifiés par une compagnie spécialisée. Le budget de 330 millions d’euros alloué dans ce but au sein de la LPM 2014-2019 révisée serait trop faible pour permettre l’acquisition de modèles KC-130J proposés par Lockheed Martin, mais la DGA pourrait choisir un mix de modèles H et J pour compenser la contrainte budgétaire, précise Laurent Collet-Billion.

 

La balle est donc dans le camp de l’avionneur, qui, malgré les turbulences techniques rencontrées, espère toujours certifier la capacité de ravitaillement en vol de son A400M dans le courant de l’année 2016.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 17:45
Opération Turquoise - photo Ministère de la Défense

Opération Turquoise - photo Ministère de la Défense

 

02.11.2015 45eNord.ca (AFP)

 

L’association Survie a déposé lundi une plainte pour complicité de génocide au Rwanda en 1994 visant des responsables français de l’époque, a appris l’AFP de sources concordantes.

 

Cette plainte contre X vise « des responsables français en lien avec des crimes contre l’humanité commis au Rwanda », a annoncé Survie dans un communiqué.

L’association s’est refusée à tout autre commentaire avant une conférence de presse mardi.

La plainte a été déposée lundi au pôle génocide et crimes de guerre du tribunal de grande instance de Paris, a précisé une source judiciaire.

En une centaine de jours, quelque 800.000 personnes, en immense majorité des tutsi, ont été massacrées à partir d’avril 1994.

Ces tueries avaient été déclenchées après la mort du président hutu Juvénal Habyarimana dans un attentat contre son avion.

L’attitude des autorités françaises, soutiens du pouvoir hutu d’Habyarimana, a été mise en cause. Le président rwandais Paul Kagame, arrivé au pouvoir après le génocide, a notamment accusé Paris d’avoir soutenu le pouvoir hutu et d’avoir été un acteur des tueries.

Paris a toujours catégoriquement démenti toute implication dans les massacres.

Une enquête est déjà en cours sur le rôle de l’armée française pendant les tueries. Elle avait été déclenchée par une plainte déposée en 2005 par des rescapés mettant en cause l’opération militaro-humanitaire Turquoise (2.500 soldats français, de fin juin à fin août 1994).

Etaient notamment ciblés les massacres de la région de Bisesero (ouest), haut lieu de résistance tutsi face aux milices génocidaires.

Les plaignants reprochent à des militaires français de s’être présentés le 27 juin 1994 dans cette zone, d’avoir promis aux réfugiés tutsi de revenir, de ne l’avoir fait que le 30 juin. Un délai de trois jours durant lequel des massacres étaient commis.

L’enquête porte aussi sur Murambi (sud-ouest), un camp où s’étaient réfugiés des Tutsi. Les Français sont accusés par certains plaignants d’avoir laissé des miliciens hutu venir y chercher leurs victimes.

Une autre enquête porte sur un contrat d’assistance militaire et de fournitures d’armement, conclu entre l’ex-officier de gendarmerie Paul Barril, et le gouvernement rwandais (GIR) pendant les tueries de 1994, alors qu’un embargo international avait été imposé par l’ONU.

Dans le cadre d’une autre instruction, celle menée à Paris sur l’attentat contre l’avion de Juvénal Habyarimana, le quotidien Libération avait révélé en 2012 la présence de quinze missiles Mistral, alors interdits à la vente, au sein de l’arsenal de l’armée rwandaise, juste avant le déclenchement du génocide.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 17:45
photo EMA

photo EMA

 

02.11.2015 Noël Ndong - adiac-congo.com

 

La Grande Muette à Paris, a fait le point sur la situation Barkhane au Mali et Sangaris en Centrafrique, le 29 octobre.

 

Selon le ministère,  à la fin du mois d’octobre, la situation dans la Bande sahélo-saharienne (BSS) est restée calme. Au Mali, les discussions en faveur de la paix se poursuivent. Sur le plan opérationnel, les Forces armées des pays du G5 Sahel ( Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad) poursuivent leurs opérations à dominante transfrontalière pour endiguer les capacités d’action des groupes armés terroristes.

 

La force Barkhane conserve un rythme opérationnel soutenu. La semaine, a été marquée par l’achèvement de la montée en puissance de la composante aéromobile. Disposant désormais de 17 hélicoptères (Tigre, Puma, Caïman, Cougar, Gazelle, Caracal ),  cette composante est déployée au Mali, au Niger et au Tchad, où sont respectivement stationnés 2 sous-groupements aéromobiles (Gao et Madama) et un détachement d'hélicoptères de manœuvre à N’Djamena (Tchad).

 

Barkhane dispose ainsi d’un outil lui permettant de s’affranchir des contraintes liées à l’immensité désertique et à l’étendue de la zone d’action, souligne le ministère de la Défense. A cet égard, la composante aéromobile occupe un rôle majeur dans la conduite des opérations.

 

Permettant d’accroître la mobilité et d’inverser le principe d’incertitude, elle confère à la force la capacité de mener, à l’endroit et au moment qu’elle choisit, des actions de feu, de renseignement ou de mouvement, en appui et en complément des troupes déployées au sol. Au total, la composante aéromobile a réalisé 5 000 heures de vol depuis le 1eraoût 2014, date du lancement de Barkhane, explique la Grande Muette.

 

De façon complémentaire, la composante Air a assuré la permanence des actions aériennes. Depuis le 22 octobre, les équipages ont réalisé 73 sorties dont 27 dédiées aux vols de renseignement/surveillance (ISR) et 12 sorties chasses. Le drone Reaper a battu son nouveau record  d’endurance en effectuant près de 25h06 de temps de vol.

 

Leur vitesse de déplacement et la qualité des images prises sont devenues un atout indéniable dans la réalisation des missions d'appui renseignement aux opérations de lutte contre le terrorisme menées par Barkhane, souligne-t-on au ministère.

 

Le précédent record, datant de décembre 2014 était de 24 heures et 30 minutes, a indiqué le lieutenant-colonel Richard qui a participé en tant que pilote à cette mission au profit de la force.  Depuis janvier 2014  dans le cadre des opérations  Serval puis Barkhane,  ces drones opèrent au sein du détachement air de Niamey au Niger pour  renforcer les capacités de surveillance et de renseignement de la force.

 

Afin de s’affranchir de la contrainte géographique liée à l’immensité du théâtre sahélo-saharien, la France a mis en place à Niamey des drones Reaper et Harfang. Leurs capacités « intelligence, surveillance et reconnaissance » s’inscrivent au cœur de la mission aérienne et viennent en appui et en complément des autres capteurs.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 500 militaires dont la mission, avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 12:55
photo Isabelle Helies - Sirpa Terre

photo Isabelle Helies - Sirpa Terre

 

30/10/2015 DICOD

 

Jeudi 29 octobre, François Hollande, président de la République, a inauguré avec Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, le 1er centre du service militaire volontaire (SMV) à Montigny-lès-Metz (Moselle).

 

Accueilli par le général Jean-Louis Paccagnini, gouverneur militaire de Metz, François Hollande accompagné de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a inauguré le premier centre du service militaire volontaire (SMV), à Montigny-lès-Metz (Moselle). Ils ont ensuite visité les structures du SMV et rencontré les jeunes volontaires avant de se rendre à une réunion avec les élus au conseil départemental de Meurthe-et-Moselle.

 

Aux côtés du chef de l’Etat, de nombreuses autorités gouvernementales étaient présentes notamment Myriam El Khomri, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l’Egalité des territoires et de la Ruralité, Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire auprès du ministre de la Défense, Christian Eckert, secrétaire d’Etat au Budget auprès du ministre des Finances et des Comptes publics. Du côté militaire, le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser, et le général Vianney Pillet, commandant le SMV, ont accompagné le chef des armées dans l’inauguration de ce nouveau dispositif.

 

Ce centre accueille depuis le 15 octobre dernier les 90 premiers volontaires (dont près de 30% de filles). Deux autres établissements ouvriront leurs portes dans les mois à venir : celui de Brétigny-sur-Orge (Essonne) le 3 novembre, celui de La Rochelle (Charente-Maritime) le 13 janvier 2016.

 

La montée en puissance rapide du dispositif est une réussite avec 242 candidatures réceptionnées au centre lorrain, plus de 210 au centre d’Ile-de-France et une centaine à celui de Poitou-Charentes.

Les postulants ont entre 18 et 25 ans, sont peu ou pas diplômés, très majoritairement issus de la région d’implantation du centre. Les trois quarts d’entre eux ont été orientés vers le SMV par les missions locales.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 12:55
L'armée de terre française 1978-2015. Bilan de 37 années d'opérations ininterrompues

 

19/06/2015  - CDEF/DREX/COMDIV/Col Esnault

 

Mai 2015. Depuis 1978, l’armée de Terre a participé à 70 opérations extérieures et est intervenue une centaine de fois sur le territoire national.
Ce cahier se propose de survoler ces 37 années d’opérations, en les replaçant dans le contexte des grandes évolutions de la défense et de la physionomie de l’AdT.

 

Depuis 1978, année du déclenchement d’opérations au Liban et de nouvelles opérations au Tchad, l’armée de terre (AdT) a été engagée dans près de 70 opérations extérieures, pour l’essentiel en Afrique.

Au-delà de ses multiples évolutions d’organisation liées au contexte stratégique et économique, elle n’a ainsi jamais cessé de combattre, dans des configurations et des modes d’action d’une très grande variété. Pour remplir ses missions, elle s’est toujours appuyée sur les fondamentaux de la manœuvre aéroterrestre tout en conduisant, dans tous les domaines, les adaptations nécessaires pour accroître son efficacité.

L’AdT est également intervenue une centaine de fois sur le territoire national (TN), en métropole et outremer, lors de missions de sécurisation (Vigipirate, sommets internationaux et grands évènements mémoriels ou sportifs), de secours aux populations (catastrophes naturelles ou épisodes climatiques) ou encore de soutien des services de l’Etat (dépollution côtière, pandémies, transports divers).

Cette période d’opérations continues est scindée en deux phases par la rupture de 1991, marquée par la fin de l’empire soviétique, la guerre du Golfe et le début des conflits balkaniques :

- 1978-1991 : dans un contexte de la Guerre froide et d’armée mixte (Livre blanc de 1972), les forces terrestres (FT) sont projetées dans des opérations extérieures le plus souvent nationales, en Afrique et au Moyen- Orient. Cette période est également l’objet d’une réflexion sur l’emploi des forces sur le territoire national, qui demeure centrée sur la défense opérationnelle du territoire (DOT), laquelle ne sera jamais mise en oeuvre.

 

- 1991-2015 1 : dans un contexte de recomposition stratégique brutale liée à l’effondrement du monde communiste, d’une armée de terre professionnalisée, de trois Livres blancs (1994, 2008, 2013), d’une déflation d’effectif continue et globalement considérable, l’armée de terre est employée dans des opérations extérieures le plus souvent multinationales sur tous les continents, alors que d’importants progrès sont accomplis dans l’emploi des FT sur le territoire national. Il est plus concret, plus visible et il est surtout plus attendu.

Sans prétendre à l’exhaustivité, ce cahier du RETEX se propose de survoler ces 37 années d’opérations, en les replaçant dans le contexte général des grandes évolutions de la défense et de la physionomie de l’armée de terre pour chacune des phases clés de cette période, et de se focaliser ensuite sur les opérations et leurs enseignements majeurs.

 

Sommaire

Introduction

Chapitre I - 1978-1991 : les interventions centrées sur l'Afrique et le Liban d'une armée de terre à deux vitesses

  • 1.1  Physionomie de l'armée de terre
  • 1.2  Physionomie des opérations
  • 1.3  Enseignements majeurs

Chapitre II - 1991-2015 : les opérations tous azimuts d'une armée de terre professionnelle

  • 2.1  Première phase : les opérations de stabilisation d'une armée professionnalisée
  • 2.2  Deuxième phase : 2007-2015  les opérations durcies d'une armée de terre mature

Conclusion

Annexe

Bibliographie succincte

 

L'armée de terre française 1978-2015 . Bilan de 37 années d'opérations ininterrompues (format pdf, 4 MB).

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