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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 10:55
Manurhin en quête de munitions pour grandir

23/07 Christian Lienhardt, Correspondant à Strasbourg – LesEchos.fr

 

Le producteur français de machines à fabriquer les cartouches repart et embauche. Le groupe, sauvé de la faillite l’an dernier, envisage de lancer un emprunt obligataire.

 

Avec 800.000 euros de résultat net au premier semestre et un chiffre d’affaires de 15,5 millions en hausse de 120 %, Manurhin récolte les premiers fruits de sa restructuration. « Nous entrons dans un cercle vertueux », se réjouit le président du conseil de surveillance, Rémy Thannberger, qui avait participé à la reprise en 2011 d’une société au bord du gouffre dont le chiffre d’affaires ne dépassait pas 7 millions d’euros.

 

Depuis janvier, l’homme d’affaires originaire de Mulhouse a cédé la direction opérationnelle à Gabriel Horvath, qui représente l’actionnaire slovaque Delta Defence (34 %). Il reste au capital, à côté de salariés, d’investisseurs divers et des actionnaires publics français Nexter et Sofired, qui détiennent 45 % de l’entreprise.

 

Exportateur à 100 %

 

Au rythme actuel, le groupe coté en Bourse devrait terminer 2013 sur un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros et dégager un résultat proche de 3 millions, estime le dirigeant. Et pour 2014, il table sur 50 à 60 millions d’euros. Les commandes de lignes de production de munitions de petits et moyens calibres affluent devront quasiment doubler cette année. Au total, le carnet d’ordres avoisinnera près de 200 millions.

 

La totalité des ventes est faite aujourd’hui à l’export vers trois zones principales : le Moyen-Orient avec notamment les pays du Golfe, qui prennent le relais de l’Egypte, jusque-là premier client, l’Asie centrale et l’Amérique latine.

 

Coopération européenne

 

Pour faire face à cette montée en puissance, le groupe vient de lancer un plan d’embauche de 40 personnes pour porter les effectifs à 150 salariés. Il crée aussi un réseau d’une demi-douzaine de sous-traitants en France. Rémy Thannberger travaille également sur un projet de consolidation de l’entreprise au dernier trimestre 2013 par le biais d’un emprunt obligataire sur les places de Paris et de Francfort. Il estime les besoins de financement à 10 millions d’euros.

 

Parallèlement, des tractations sont menées au plan européen avec le belge New Lachaussée et l’allemand Fritz Werner en vue d’une consolidation du secteur des industriels de la cartoucherie. « Un tel rapprochement ferait sens sur un marché mondial de plus en plus ­concurrentiel, d’autant que nous avons des offres très complémentaires », reconnaît Rémy Thannberger. Mais il évoque également d’autres pistes avec des acteurs plus importants de l’industrie de la défense, y compris français.

 

A cet égard, on sait que les deux actionnaires publics de Manurhin ont été approchés et que des propositions de rachat auraient même été présentées. Reste à savoir, dans ce secteur forcément sensible de la défense, quelle sera la marge de manœuvre laissée par le gouvernement.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 10:08
Tir raté du Missile M51. Fin des recherches

23 juillet 2013 LeTelegramme.fr

 

La pêche au missile M51 qui a explosé en vol début mai lors d'un tir d'essai, est donc terminée. La Préfecture maritime par arrêté n°2013-098 a décidé de mettre fin aux opérations militaire concernant la recherche d'éléments du missile M51. La zone est donc réouverte à la pêche et à la navigation.

Ce ratage avait entrainé la colère des pêcheurs et l'indignation des écologistes.  Et les recherches avaient surtout fermé à la pêche une large zone maritime. 

Plus récemment, les tentatives pour retrouver les débris avaient également fait l'objet d'une parodie désopilante. Mais pas pour tout le monde car l'enjeu financier et militaire est d'importance.

Rien ne filtrera sur le résultat de la pêche aux débris : l'opération a été classée secret défense

Tous nos articles sur l'explosion et la perte de l'engin militaire

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 12:50
L'industrie européenne de la défense : combien de divisions ?

23/07/2013 Pierre Goudin Conseiller au Bureau des conseillers de politique européenne du Président de la Commission européenne

 

LE CERCLE. - Alors que la Turquie, membre de l'OTAN, subit directement les conséquences des combats en Syrie, l'Europe ne dispose toujours pas de politique de sécurité et de défense, ni d'un marché intérieur des industries de défense. Il est urgent de dépasser les intérêts nationaux pour réaliser ce projet porteur d'indépendance et d'emplois.

 

Depuis plusieurs semaines maintenant, l'intérêt des observateurs se porte avec constance sur les événements qui se déroulent en Turquie. Ce qui frappe, ce sont, premièrement, la porosité de ce pays à ce qui se passe dans la Syrie voisine, qu'il s'agisse de l'afflux de réfugiés que n'arrêtent pas une frontière loin d'être étanche ou des combats sporadiques qui se déroulent de part et d'autre ; ensuite, et plus visiblement encore, l'opposition grandissante d'une partie de la population aux orientations, aux évolutions et aux décisions récentes du pouvoir en place, qui a pourtant longtemps fait figure de précurseur et de laboratoire d'un gouvernement islamique démocratique.

 

Si ces événements sont aujourd'hui pour les Européens un réel motif de surprise, voire d'inquiétude,  c'est certes parce que, comme lors des printemps arabes, personne n'a rien vu venir. C'est aussi parce que jusqu'à présent, dans une aire géographique soumise à une forte instabilité politique et sociale, la Turquie donnait l'image d'un élève modèle, au statut atypique : tant son arrimage à l'Union européenne que ses bonnes performances économiques semblaient la mettre à l'abri des mouvements revendicatifs qui ont éclos un peu partout autour de la Méditerranée au cours des deux dernières années.

 

C'est précisément ce qui frappe aujourd'hui : que même un pays comme la Turquie, membre de l'OTAN (avec tous les enjeux stratégiques qui en découlent), qui s'imagine un destin commun avec l'Europe, et qui se trouve à ses frontières immédiates, puisse connaître des soubresauts dont l'issue ne peut bien sûr être devinée à ce stade, mais dont l'ampleur empêche qu'on les ignore.

 

Or, l'impréparation patente de l'Europe face à une telle situation souligne les limites des instruments actuels de sa politique extérieure, qu'il s'agisse de la politique de voisinage ou même d'un processus de pré-adhésion devenu de plus en plus incertain. Elle montre aussi, cruellement, comme si elle n'avait toujours pas tiré les leçons de l'expérience passée du Kosovo, que l'Union manquerait encore de moyens et d'outils concrets pour garantir une paix réelle à ses frontières, si les intérêts européens en venaient à être menacés en termes de sécurité, stricto sensu.

 

Sans jouer les Cassandre, ce qui se passe actuellement en Turquie devrait inciter l'Union européenne à renoncer à cet angélisme dont elle fait encore trop souvent preuve en matière de relations internationales. Dans un monde parcouru de tensions de toute nature, qui s'expriment dans des zones de plus en plus proches des frontières de l'Union, le moment semble aujourd'hui venu de plaider en faveur d'une véritable politique de sécurité et de défense, assortie d'un non moins véritable marché intérieur des industries de défense, porteur d'indépendance et d'emplois. Sur le fondement de ses compétences, la Commission européenne appelle de ses vœux la création d'un tel marché, depuis 1996. Certes, quelques avancées ont eu lieu depuis lors, dont la création de l'Agence européenne de la défense, ainsi que l'adoption du paquet défense en 2008, sous présidence française. Mais ces mesures demeurent insuffisantes, ne suscitent pas l'unanimité et ne reflètent en aucun cas l'ambition qui devrait être celle de l'Europe en la matière.

 

Les besoins existent, pourtant : l'achat récent de drones américains le prouve, qui souligne a contrario l'incapacité regrettable des Européens à s'entendre sur un modèle qui leur soit propre, les conduisant in fine à se doter d'un équipement qui au fond ne satisfait véritablement personne.

 

Ce cas de figure, parmi d'autres, justifie que le Président de la Commission a souhaité reprendre l'initiative en créant en 2011 une taskforce sur les industries et les marchés de défense, dont les travaux ont donné lieu à l'élaboration d'une communication qui sera adoptée fin juillet et qui jettera les bases des avancées à venir dans ce champ.

 

Alors que le salon du Bourget vient de souligner une nouvelle fois, s'il en était besoin, la vitalité et le succès de l'industrie aéronautique européenne, on se prend à rêver qu'un tel schéma se reproduise en matière d'industrie de défense. Mais faudra-t-il attendre que la menace extérieure se fasse plus forte et plus précise encore pour qu'enfin naisse un vrai marché intérieur? Car dans ce domaine comme dans d'autres, c'est bien parce que les Etats membres privilégient la préservation de leur pré carré que les choses ne tournent pas rond.

 

(Les opinions exprimées dans cet article le sont à titre personnel. Elles n'engagent que son auteur et ne représentent pas la position de l'Institution sur ces sujets.)

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 12:20
Photo Lockheed Martin

Photo Lockheed Martin

22/07/2013 lexpress.fr (Cercle Finance)

 

Saft a signé un contrat de 6,5 millions de dollars pour équiper de la batterie Li-ion l'avion de combat de 5ème génération : le F?35 Lightning II de Lockheed Martin. Le groupe a récemment signé un contrat avec General Electric Aviation, dans le cadre de la phase de production initiale à faible cadence (LRIP 6) du F-35.

 

Les trois variantes distinctes du F-35 remplaceront les avions de chasse A-10 et F-16 de l'U.S. Air Force, le F/A-18 de l'U.S. Navy, le F/A-18 et l'AV-8B Harrier du Corps des Marines, ainsi qu'une variété d'avions de chasse pour au moins dix autres pays ' précise le groupe.

 

Saft produira une batterie haute puissance à la pointe de la technologie qui assurera l'alimentation de secours des actionneurs électromécaniques des gouvernes de vol. La batterie fournira une alimentation de secours en vol aux systèmes critiques de l'appareil.

 

 Travailler sur le programme F-35 donne à Saft une opportunité exceptionnelle de promouvoir les solutions Li-ion dans les avions de combat de dernière génération ', a déclaré Thomas Alcide, directeur général de la division Specialty Battery Group de Saft.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 11:50
Defence Data 2011
Brussels | Jul 22, 2013 European Defence Agency
 

The European Defence Agency (EDA) today published the aggregated defence data for 2011 of the (then) 26 EDA participating Member States.

 

Total defence expenditure down by € 1 bln

In 2011, total defence expenditure of EDA 26 pMS amounted to € 192.5 billion - a reduction of € 1 billion or 0.5% compared to 2010 – representing approximately 1.55% of their total GDP and 3.17% of their total government expenditure, both values being the lowest since 2006. In real terms , total defence expenditure has been decreasing since 2006 and between 2010 and 2011 it dropped by over 2%.

 

Defence investment (procurement and R&D) at its lowest level since 2006

Personnel-related expenditure of € 98.6 billion accounted for 51.1% of total defence spending – virtually unchanged since 2009. The second biggest component – operation and maintenance expenditure – increased by 3.6% and accounted for 23.5% (€ 45.2 bln) of total defence expenditure. However, defence investment, comprising equipment procurement and R&D expenditure, saw a sharp decrease of almost 14% bringing its value down to the lowest level since 2006 (€ 37.0 billion or 19.2% of total expenditure). Both components of investment contributed to the decrease: equipment procurement dropped by 15% (€ 29.2 bln or 15.2% of total expenditure), and R&D expenditure – by 9% (€ 7.8 bln or 4.0% of total expenditure). As for Research and Technology , expenditure increased by 3.5% up to € 2.15 billion reversing a downward trend since 2006.

 

Increase in collaborative procurement and R&T

In 2011, 27,1% or € 7.9 bln of total defence equipment procurement expenditure was spent on collaborative projects – a slight increase compared to 2010. Of this, 92,7% (€ 7.3 bln) were European collaborations. Although the share of European collaborations in total collaborative equipment procurement decreased by 2% from 2010 to 2011, it nevertheless remained higher than in previous years.
As for R&T, expenditure on collaborative projects and programmes increased by 25.6% breaking a downward trend since 2009, and in 2011 it stood at € 331 mln representing 15.4% of total R&T spend. European collaborative R&T expenditure also increased in absolute terms by over 15% reaching € 283 mln (13.2% of total R&T spend), but as a share of total collaborative R&T expenditure it decreased from 93.1% in 2010 to 85.4% in 2011, its lowest value since 2007.

 

Numbers of military and civilian personnel continue to drop while expenditure per soldier increases

In 2011, there was a reduction of both civilian and military personnel for the fifth consecutive year. Military personnel (81% of total staff working in defence) decreased by 4.3% to 1.55 million. Civilian personnel decreased by 3.9% to 374 thousand. Whilst personnel numbers reduced, defence expenditure per soldier increased by almost 4% reaching € 124 thousand. Defence investment per soldier, however, decreased by almost 10% and stood at € 24 thousand in 2011.

 

Reduction in troops deployed, but cost of operations increase

As regards deployed operations outside the EU territory, similarly to the last two years, the average number of troops deployed decreased in 2011 both in absolute terms (from 66 to 54 thousand) and as a share of military personnel (from 4.1% to 3.5%) and is now at its lowest value since 2006. However, costs related to the deployed operations increased substantially (by 12.4% from 2010 to 2011) for the fifth consecutive year, reaching € 11.7 million or 6.1% of total defence expenditure. Operations costs per military deployed have also been steadily increasing, and from 2006 to 2011 it nearly tripled reaching € 218 thousand.

 

Progress made on three out of four collective benchmarks

In 2007, EDA pMS agreed on a set of collective benchmarks for investment. There is no obligation in terms of timeline or adoption of these benchmarks into national targets, but they can assist pMS in spending more on investment.
In 2011, three out of four indicators made progress towards the agreed benchmarks. R&T expenditure broke a downward trend for the first time since 2006 increasing its share in total defence expenditure slightly from its lowest value in 2010 (1.07%) to 1.12%. It, nevertheless, remains well below the agreed 2% benchmark. At the national level, not a single participating Member States reached the 2% target in 2011.
The share of European collaborative R&T expenditure in total defence R&T spend also increased reaching 13.2% but remains below the 20% benchmark. The biggest progress was observed in European collaborative equipment procurement. As a share of total equipment procurement, it increased by 4 percentage points from 21.2% to 25.2%, the highest value since 2006, although still below the 35% benchmark. There was, however, a retrograde step in defence investment (equipment procurement and R&D). Being above the 20% benchmark between 2007 and 2010, in 2011 it dropped to 19.2% of total expenditure on defence, which is lower than the 2006 level.

 

Background

The European Defence Agency collects defence data on an annual basis. The Ministries of Defence of the Agency’s participating Member States provide the data. EDA acts as the custodian of the data and publishes the aggregated figures.

1 In order to measure real growth and ensure a “real” comparison between years, inflation needs to be taken into account. Thus, data from 2006 to 2010 has been inflated to 2011 economic conditions (Source of deflator: European Commission ECFIN – based on weight of EU 27).
2 R&T is a subset of R&D which includes only basic research, applied research and technology demonstration, leaving out expenditure for demonstration or development for which a decision to procure has been taken.

 

Defence Data 2011 Booklet

Read and download the web version of the booklet here.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:55
Le Rafale produit par Dassault est un des fleurons français. photo SGT CONGINI - FFDj

Le Rafale produit par Dassault est un des fleurons français. photo SGT CONGINI - FFDj

23/07/2013 Jean Guisnel / Défense ouverte - Le Point.fr

 

Avec 4,8 milliards de prises de commandes en 2012, l'industrie française de l'armement réalise sa moins bonne année depuis 2006. Et manque de gros contrats.

 

La France a encore vu le montant des prises de commandes pour ses matériels militaires baisser en 2012, à 4,8 milliards d'euros. C'est même sa moins bonne année depuis 2006 (5,8 milliards d'euros), qui avait marqué une rupture avec cinq années de ventes particulièrement basses. Les meilleures prises de commandes récentes demeurent celles de l'année 2009 (7,95 milliards d'euros - ventes de sous-marins et d'hélicoptères au Brésil). La France est aujourd'hui en cinquième position mondiale pour les ventes d'armes, avec 8,6 % de part de marché, derrière les États-Unis (48 %), la Russie (12 %) et le Royaume-Uni (10,8 %). Avec 5 % des ventes mondiales d'armement, Israël arrive en sixième position.

 

Consolidation de l'industrie française

 

Ces chiffres concernant l'année 2012 sont tirés du traditionnel rapport au Parlement sur les exportations d'armes de la France, qui était habituellement publié à l'automne mais dont la parution a été avancée cette année, non pas "avant l'été", comme l'annonce le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian dans sa présentation du document, mais plus tôt que d'habitude... Le ministre présentera le texte officiellement le 11 septembre prochain devant l'Assemblée nationale et le Sénat. Dans le communiqué accompagnant cette publication, le ministère de la Défense précise que les ventes d'armes "participent directement au développement et à la consolidation de la base industrielle et technologique de défense (BITD) française en permettant au tissu industriel de poursuivre ses investissements dans l'outil de production et les efforts de recherche et développement".

 

Moins de gros contrats

 

Ce rapport confirme les grandes tendances déjà connues : les premiers clients des industriels français de l'armement sur la période 2003-2012 demeurent l'Arabie saoudite, suivie de l'Inde, du Brésil, des Émirats, des États-Unis, de la Malaisie et du Royaume-Uni. Mais, sauf au Brésil ou en Inde qui ont acquis des sous-marins, les contrats demeurent marqués par leur relative modicité : ils sont le plus souvent inférieurs à 200 millions d'euros, ce qui illustre une faiblesse française. Car ce sont justement les ventes de ces "plateformes" que sont les navires ou les avions de combat, ou les matériels terrestres lourds, qui garantissent d'énormes contrats de maintenance, de munitions, de formation ou de modernisation pouvant aller jusqu'à multiplier par trois la valeur du contrat initial ! C'est ainsi que les prises de commandes de l'année 2011 avaient intégré la modernisation de 51 Mirage 2000 vendus à l'Inde au début des années 1980. Montant de la rénovation bénéficiant aux industriels Thales et Dassault Aviation : 1,4 milliard d'euros, auxquels se sont ajoutés plus de 950 millions d'euros pour des missiles achetés à MBDA. Trente ans après la vente des avions ! Mais ces temps-là semblent bien compromis : la France n'a toujours pas vendu d'avions de combat depuis 13 ans, ses dernières ventes en la matière remontant à l'an 2000, marqué par la vente de Mirage 2000-5 à la Grèce. Certes, un contrat pour la vente de 126 Rafale à l'Inde est dans les tuyaux depuis janvier 2012, mais la concrétisation tarde...

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:55
Armement : Israël double la France à l'export

23/07/2013 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr


 

En 2012, les exportations d'armement françaises ont nettement reculé à 4,8 milliards d'euros. Conséquence, la France perd sa 4e place mondiale.

 

Depuis le pic historique de 2009 et ses 8,16 milliards d'euros de commandes, les exportations d'armement françaises évoluent en dent de scie. En 2012, elles ont atteint 4,8 milliards d'euros, en fort recul par rapport aux 6,5 milliards de 2011 (et aux 5,1 milliards de 2010), selon l'édition 2012 du rapport au parlement sur les exportations d'armement rendu public lundi 22 juillet. Malgré cela, note le rapport, la France a réussi à se maintenir au sein du club des 5 premiers exportateurs mondiaux avec les États-Unis, loin devant la Russie et la Grande-Bretagne. Mais la France a perdu sa 4e place que lui a ravie Israël. Selon le ministère de la Défense israélien cité par le quotidien Haaretz en début d'année, le pays a vendu pour 7 milliards de dollars soit 5,32 milliards d'euros (+20% sur 2011) de matériels de défense en 2012.

 

Armement : Israël double la France à l'export

Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, doit présenter et commenter le rapport en septembre prochain devant les commissions défense de l'Assemblée nationale et du Sénat. Nul doute qu'il sera interrogé sur les raisons de ce recul français. Le rapport en avance déjà plusieurs. D'abord, «le faible nombre de contrats de plus de 200 millions d'euros». Ces contrats «cœur de gamme» ne peuvent pas prendre le relais en cas d'absence de grandes commandes supérieures à 500-600 millions d'euros - vente de sous-marins au Brésil en 2009 ou encore de bâtiments de projection et de commandement (BPC) à la Russie en 2011... Cela, même si, à l'autre extrémité, le socle des petits contrats de moins de 50 millions d'euros est solide. Tous les ans, il s'en signe entre 2000 et 5000.

 

Les grands contrats sont plus sophistiqués

 

Deuxième explication, la concurrence des pays émergents. Désormais, les industriels français sont mis en compétition avec les matériels militaires de la Turquie, de la Corée du Sud, du Brésil et de la Chine. Ces pays ont investi tous les segments du marché.

 

Enfin, argumente le rapport, «les résultats d'une année isolée ne suffisent pas à tirer des enseignements sur le marché de l'armement (...) car ce dernier fonctionne par cycle et le poids des contrats majeurs est prépondérant». Plus sophistiqués, les grands contrats s'inscrivent dans des échéances de temps plus longues et sont sujets à des délais. Ils induisent des négociations complexes car le client ne se contente plus de signer un chèque, il veut bénéficier de transfert de technologie et/ou de savoir faire. C'est le cas du contrat de fourniture de deux satellites d'optique militaires gagné par Astrium et Thales Alenia Space face à l'américain Lockheed Martin. Un contrat de plus de 700 millions d'euros qui est passé par de nombreuses phases de négociations depuis 2008.

 

Satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios Crédits photo Astrium EADS

Satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios Crédits photo Astrium EADS

L'offre française reste de tout premier niveau, de très haute technologie et compétitive, assure en substance le rapport. Mais la France est loin de son objectif de 10 milliards d'euros à l'export soit l'équivalent de la commande nationale. Or, l'export est crucial pour l'industrie de défense qui doit trouver des relais de croissance face à la baisse des budgets de défense européens. L'enjeu? C'est l'avenir d'une industrie de haute technologie qui emploie 150.000 personnes en France et qui est «un élément clef du développement économique et de la sécurité du pays».

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:50
Le Diamond DA42MPP équipé du radar Thales I-Master – photo Thales

Le Diamond DA42MPP équipé du radar Thales I-Master – photo Thales

22 juillet 2013 Aerobuzz.fr

 

Le radar I-Master de Thales a réalisé avec succès ses vols d’essai à bord d’un avion Diamond DA42MPP Guardian.

 

Réalisé en partenariat avec Diamond Aircraft Industries et Diamond Airborne Sensing sur le site de celui-ci à Wiener Neustadt, en Autriche, cet essai d’une semaine (juin 2013) portait sur différents modes de fonctionnement du radar à diverses altitudes et vitesses. Il consistait notamment à utiliser l’appareil embarqué pour transmettre des images radar à pleine résolution et des images électro-optiques/infrarouges (EO/IR) aux contrôleurs de la station au sol au moyen d’une liaison de données de ligne de visée à large bande.

 

Grâce à sa protection TKS de dégivrage, le DA42MPP NG peut voler par tous les temps, ce qui permet d’utiliser le radar I-Master de Thales pour détecter les cibles. Une fois détectées, les cibles peuvent être identifiées par la tourelle EO/IR, également montée sur la plate-forme, avant d’envoyer les images au quartier général en visibilité directe.

Le système de radar I-Master à hautes performances possède deux modes de fonctionnement : indication de cibles terrestres mouvantes (GMTI) et radar à ouverture synthétique (SAR). Photo Thales

Le système de radar I-Master à hautes performances possède deux modes de fonctionnement : indication de cibles terrestres mouvantes (GMTI) et radar à ouverture synthétique (SAR). Photo Thales

Le radar I-Master est un système tout-temps, léger, facile à installer sur un châssis gyrostabilisé classique de 15 pouces. Son système de radar à hautes performances possède deux modes de fonctionnement : indication de cibles terrestres mouvantes (GMTI) et radar à ouverture synthétique (SAR). L’imagerie GMTI sert à détecter les cibles mouvantes, qu’il s’agisse de véhicules rapides ou de cibles marchant au pas. Son champ de 360° couvre de larges étendues (déserts, savane, frontières, réseaux routiers...) et son utilisation prolongée permet d’obtenir une image des « présences vivantes  ».

 

L’imagerie SAR sert, quant à elle, à l’acquisition d’images fixes à longue portée, aussi bien des images focalisées à haute résolution que des « cartes en bandes  » étendues. Elle peut se substituer à l’acquisition par caméra. Sa longue portée permet aux avions d’éviter les situations dangereuses et son efficacité n’est altérée ni par les intempéries, ni par le manque de lumière.

Le Diamond DA42MPP s’impose comme une plate-forme économique – photo Thales

Le Diamond DA42MPP s’impose comme une plate-forme économique – photo Thales

Le Diamond DA42MPP (Multi-Purpose Platform) Guardian est un bimoteur innovant, spécialement conçu pour être équipé de capteurs multifonctions interchangeables. L’appareil utilisé pour l’essai du I- Master était configuré pour des missions aériennes de 7 à 9 heures avec deux membres d’équipage.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 07:55
4 Questions au LCL T. Valles, Commandant en second du 68ème Régiment d’Artillerie d’Afrique

23/07/2013 Propos recueillis par Alain Establier – SBBR n°88

 

SDBR : Colonel, quelle est la particularité du 68ème RAA ?

 

T V : La particularité de ce régiment est d’être l’héritier des régiments d’artillerie d’Afrique (RAA). A ce titre, il est le dépositaire du patrimoine de ces régiments aujourd’hui disparus, comme le sont d’autres : le 1er régiment de spahis pour l’arme blindée-cavalerie, le 1er régiment de chasseurs d’Afrique pour la cavalerie, le 1er régiment de tirailleurs pour l’infanterie mécanisée…Créé en 1941 à Tlemcen (Algérie), il a participé à l’offensive en Afrique du Nord et notamment à la victoire de Djebel Zaghouan en mai 1943. Grace à l’implication et à la ténacité du colonel Tregou, actuel commandant de l’Ecole d’Artillerie, le régiment a retrouvé son appellation d’origine le 1er juillet 2004. En 2008, six inscriptions supplémentaires, héritées des anciens RAA, sont venues se rajouter dans les plis de son étendard. Après avoir été longtemps rattaché à la Force de Réaction Rapide, depuis 1999 le 68ème RAA fait partie de la 3ème brigade mécanisée, dont le commandement est situé à Clermont-Ferrand ; il est le régiment d’artillerie, d’appui et polyvalent de cette brigade. Le 68ème RAA est basé au camp de La Valbonne (Ain) depuis 1984.

 

Quel est la taille du régiment, après les cures successives d’amaigrissement que l’Armée a subi ?

 

A ce jour, le régiment compte 777 personnels (47 officiers, 233 sous-officiers, 485 militaires du rang et 12 personnels civils), auxquels il faut rajouter une unité de réserve opérationnelle de 133 personnes composant la 5ème batterie. Cette unité de réserve participe à des missions de type Vigipirate dans l’Hexagone. Sinon, le régiment comprend 4 unités de combat : 2 unités d’artillerie sol-sol, qui servent alternativement le canon Caesar ou le mortier de 120 mm, une unité sol-air, qui sert le système d’armes Mistral ou le canon anti-aérien de 20 mm monté sur VAB, et une unité dédiée au renseignement « dans la main » du général commandant la 3ème Brigade mécanisée (batterie de renseignement brigade), qui utilise des moyens de guerre électronique, des radars (systèmes Rasit et Ratac*) et des drones de type Drac** pour faire entre autre du ROIM (renseignement d’origine image). Cette unité dispose également d’une section à capacité ROHUM (renseignement d’origine humaine). Le régiment comporte aussi une unité de soutien, la batterie de commandement et de logistique, qui met en œuvre la chaine de commandement régimentaire avec ses postes de commandement, mais aussi  la mission ravitaillement en munitions, l’approvisionnement en carburant et vivres. Cette unité c’est le « nerf de la guerre », car sans logistique il ne peut y avoir de manœuvre.

 

Vous disposez de 2 unités de Caesar. Quel est le retour d’opérations que vous en faites ?

 

Nous disposons en effet de 2 unités équipées de canons Caesar automoteurs. 10 canons sont suivis au parc de service permanent (PSP). Nous avons une batterie de tir qui est rentrée récemment du Mali, après y avoir passé 3 mois, et en octobre prochain une batterie de 4 pièces mortiers (et d’une soixantaine de personnels) partira au Tchad dans le cadre du dispositif Epervier. Le binôme VBCI / canon Caesar s’est très bien comporté pendant l’opération Serval et, malgré les fortes chaleurs, l’électronique embarquée et la masse artillerie ont très bien résisté. Le Caesar a rempli parfaitement son rôle opérationnel : neutraliser, détruire, aveugler, éclairer. L’unité engagée a effectué des tirs entre 12 kms et 30 kms.

 

Est-ce qu’un régiment d’artillerie attire aujourd’hui des vocations ?

 

Oui, car un régiment d’artillerie est constitué de micro-capacités et micro-parcs humains et matériels.

Nous avons 22 types de matériels spécifiques et métiers différents. Cela se concrétise par 11 types de sections, ce qui laisse un choix varié de parcours professionnels pour nos jeunes. Lorsque vous faites de l’artillerie, vous combinez de la technique, du commandement et une palette de fonctions ou métiers opérationnels, qui peuvent même amener nos jeunes à basculer d’un métier sol-sol vers un métier sol-air. Certains personnels sont à l’avant pour l’observation des coups sur le terrain, d’autres sont à l’arrière et servent la pièce d’artillerie, d’autres encore sont dans la batterie de renseignement brigade et mettent en œuvre des savoir faire particuliers de la fonction renseignement, d’autres encore opèrent au sein de la batterie sol-air avec des emplois qui nécessitent l’acquisition de savoir-faire pointus ; nous avons aussi les métiers du soutien et de la logistique, sans parler des compétences nécessaires à certains de nos Africains dans les domaines de la gestion des personnels et des ressources humaines. En fait, il y a une palette de métiers qui permettent au soldat de « se sentir bien » au sein d'un régiment à fortes traditions, de pouvoir évoluer et progresser selon un cursus de carrière défini, dans un métier qu’il a quasi choisi. Pour un régiment d’artillerie d’Afrique nous sommes, au gré des programmations, effectivement souvent en Afrique, soit dans le cadre de détachement d’instruction opérationnelle au profit des pays africains, soit dans le cadre des opérations de maintien de la paix ou d’accord de défense. Cela nous permet de cultiver et d'entretenir les traditions du régiment, en quelques sortes nos racines…

 

* RATAC : radar d'acquisition des tirs de l'artillerie

* RATAC : radar d'acquisition des tirs de l'artillerie

* RASIT : radar de surveillance des intervalles de terrain - source olivier.carneau.free.fr

* RASIT : radar de surveillance des intervalles de terrain - source olivier.carneau.free.fr

**DRAC : drone de reconnaissance au contact, commercialisé par Cassidian (EADS)

**DRAC : drone de reconnaissance au contact, commercialisé par Cassidian (EADS)

A lire dans le même numéro : Interview du GBA Hubert Trégou, Commandant l’Ecole d’Artillerie de l’armée de Terre de Draguignan

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 07:55
Les annonces de la LPM, possibles victimes des élections municipales

22.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

C'est dans les détails que se cache le diable, on le sait. C'est dans les détails de la LPM que se cacherait un péril politique?

 

Le 2 août, lors de l'ultime conseil des ministres avant la pause estivale, le ministre de la Défense doit présenter la loi de programmation militaire, déclinaison du Livre blanc. Jean-Yves Le Drian maintient que la loi sera présentée au Parlement dès la rentrée.

 

Sous quelle forme? La question est en effet posée puisque des élus de gauche militent pour un report des annonces détaillées de suppressions, fermetures et autres coupes dans les formations militaires. Un report qui leur permettrait d'envisager plus sereinement les élections municipales des 9 et 16 mars et de ne pas devoir prêter le flanc à la critique. L'objectif étant bien d'éviter un contre-coup politique dévastateur.

 

François Hollande avait, devant l'IHEDN, exprimé sa volonté de ne pas dépouiller les territoires et Jean-Yves Le Drian précise toujours qu’aucune décision n’a été prise quant au choix des sites à fermer.

 

Découvrira-t-on, le 2 août, un texte qui détaillera la masse (24 000 postes concernées), les armées concernées, les armes concernées, mais ni les unités ni les sites?

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 07:30
Paris dispose d’une carte maîtresse même si elle doit être maniée avec prudente : la reprise des 60 Mirage 2000-9. Rafale fighter 11 Jul – source Stéphane Fort

Paris dispose d’une carte maîtresse même si elle doit être maniée avec prudente : la reprise des 60 Mirage 2000-9. Rafale fighter 11 Jul – source Stéphane Fort

 

 

23/07 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

La France reste bien décidée à vendre 60 Rafale aux Emirats. Mais pour y arriver, elle devra améliorer son offre sur le plan de la coopération industrielle.

 

Même si elle n’a pas réussi à le faire sous l’ère Sarkozy, la France reste bien décidée à vendre 60 Rafale aux Emirats, en surfant sur la relation de confiance retrouvée entre les deux pays. Face à l’Eurofighter poussé par BAE Systems et Londres, Dassault peut arguer de performances supérieures. Pour ce qui est du prix, là encore, le match apparaît favorable à l’avion tricolore comme l’a démontré sa victoire sur son concurrent européen en finale de l’appel d’offres indien.

 

Sur le plan diplomatique, les jeux sont plus équilibrés. Paris est un allié historique du royaume du golfe au point de d’avoir conclu un accord d’auto défense en 2007 assorti de l’implantation d’une base militaire sur place. Mais Londres n’est pas en reste et négocierait un important accord de défense avec son ancien protectorat.

 

Dernier critère qui permettra de départager les deux camps : la coopération industrielle. Sur ce volet, les Britanniques semblent avoir pris une longueur d’avance. « Ils ont beaucoup proposé », reconnaît-on dans le camp français. Lorsque le Rafale était seul en lice, l’avionneur et la DGA avait mis sur la table la possibilité pour les deux pays de partager le coût de certaines améliorations techniques du Rafale. Il va sans doute falloir aller plus loin en associant les industriels locaux.

 

La reprise des 60 Mirage 2000-9

 

In fine, Paris dispose d’une carte maîtresse même si elle doit être maniée avec prudente : la reprise des 60 Mirage 2000-9. A ce stade, Abou Dhabi a fixé la règle suivante, explique-t-on aux « Echos » : celui qui emportera l’affaire devra se charger de revendre ces appareils, dont la moitié va sur ses 30 ans. Comme il s’agit d’un matériel d’armement français, Paris a un droit de veto sur leur réexportation.

 

Pour satisfaire cette règle, BAE a donc besoin d’informations précises – ne serait-ce que pour évaluer le prix de reprise - que Paris refuse évidemment de fournir pour ne pas favoriser le concurrent de Dassault. C’est de bonne guerre. Mais quid si Abou Dhabi devait in fine trancher en faveur de l’Eurofighter ? La France irait-elle jusqu’à bloquer la revente des Mirage et donc tout l’affaire quitte à casser la relation de confiance patiemment retissée ?

 

Pendant ce temps-là, les Américains ne restent pas inactifs. Ils négocient la vente d’une vingtaine de F-16 pour remplacer une partie des 80 exemplaires hors de service, ainsi que l’installation sur toute cette flotte de la liaison de donnée tactique L16 de l’Otan. Il semble également que tout cela s’accompagne d’un gros paquet de missiles air-sol. Avec le bon espoir, qu’à terme, les Emirats remplacent tous ces appareils par des F-35.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 07:30
Syrie. Londres aurait renoncé à armer les rebelles

18 juillet 2013 Ouest-France

 

La Grande-Bretagne a renoncé à armer les rebelles syriens et n’exclut pas que le président Bachar al Assad puisse rester au pouvoir pendant encore plusieurs années, a-t-on appris, ce jeudi, de sources informées à Londres.

 

« Il est clair que la Grande-Bretagne ne va pas armer les rebelles, de quelque manière que ce soit », a dit une des sources interrogées en rappelant que le Parlement de Londres avait exigé la semaine dernière d’être consulté au préalable sur cette question.

 

Des armes qui pourraient tomber dans de mauvaises mains

 

L’évolution de la position britannique s’explique notamment par l’hostilité de l’opinion publique à un quelconque engagement aux côtés des rebelles syriens et par la crainte de voir les armes envoyées aux insurgés tomber entre les mains de groupes islamistes farouchement anti-occidentaux.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 19:55
Défense : l'A400M va bientôt atterrir dans l'armée de l'air française

20/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'A400M a obtenu sa certification militaire, une étape à la livraison du premier A400M à l'armée de l'Air française. Aucune date n'a été en revanche précisée pour la remise du premier appareil de transport militaire à la France.

 

La première livraison de l'A400M à la France vient de franchir un jalon important. Le comité d'experts rassemblant les sept pays du programme, le CQC (certification and qualification committee), a recommandé ce jour la certification militaire de l'avion de transport militaire, qui vient de participer à son premier défilé du 14-Juillet. "L'autorité technique, c'est-à-dire la Direction générale de l'armement (DGA), sera donc en mesure dans les jours prochains d'établir un certificat de type militaire", a précisé le ministère de la Défense dans un communiqué publié vendredi soir. Le comité d'experts, qui comprend un représentant de chaque nation, est présidé par une ingénieure en chef de l'armement de la DGA. "Ce comité a pour mission principale de vérifier la tenue des exigences de sécurité militaire et les performances de l'avion présentées par Airbus Military", a expliqué le ministère. Il s'appuie sur 15 groupes de travail dans tous les domaines concernés : avionique, facteurs humains, guerre électronique, etc...

 

La certification militaire est une des étapes préalables à la livraison du premier A400M à l'armée de l'Air française. Elle s'inscrit dans un processus comprenant également la certification civile qui a été délivrée par l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), la qualification militaire qui sera prononcée par l'Organisation conjointe de coopération en matière d'armement (OCCAR), avec l'aval de tous les pays partenaires, et les opérations de réception du premier appareil de série réalisées par la DGA. Pour EADS, c'est la fin d'un long chemin de croix pour ce programme très coûteux (6,2 milliards de dépassements de coûts). « Ce programme ne sera jamais rentable », reconnaît-on au sein du groupe EADS. Mais, en excluant les provisions supportées par EADS (plus de 4 milliards d'euros), les commandes des sept pays membres du programme vont permettre au programme d'être à l'équilibre vers la fin de 2022, explique-t-on dans le groupe. Avec les premières livraisons, en principe entre trois et quatre appareils seront remis en 2013 - trois à la France (juillet, mi-août et peut-être fin décembre, voire début janvier) et un à la Turquie (fin septembre-début octobre) -, l'A400M devrait avoir le potentiel de séduire de nouveaux clients à l'export. « Nous avons déjà un avion mature, assure le président d'Airbus Military, Domingo Urena. Il est prêt, ce n'est plus un projet de papier. Nous avons le bon avion au bon moment ».

 

Entre 50 et 100 appareils vendus dans les dix prochaines années

 

L'avionneur européen compte montrer d'ici à la fin 2013 l'A400M dans le Golfe et en Asie-Pacifique, où l'Australie notamment a exprimé un intérêt. Le patron d'Airbus Military, qui prévoit la vente de 400 d'A400M sur 30 ans, évaluent dans les dix années à venir, entre 50 et 100 appareils vendus sur les marchés export. « Entre 30 et 40 pays pourraient être intéressés par cet appareil », estime-t-il. Mais, auparavant, l'avionneur doit encore développer une version export moins sophistiquée que celle configurée OTAN, qui par exemple des communications cryptées par satellite. "Cet appareil n'a pas été pensé pour l'export, explique-t-il. Nous devons développer des équipements pour le rendre exportable". Seule véritable ombre, le nouveau programme brésilien d'Embraer le KC-390, bien qu'il soit limité par sa charge d'emport (payload), pourrait lui voler une partie du marché en entrée de gamme.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 18:55
Le MSN7, premier exemplaire de l'A400M livré à l'armée de l'air lors de son vol inaugural en mars 2013

Le MSN7, premier exemplaire de l'A400M livré à l'armée de l'air lors de son vol inaugural en mars 2013

22/07/2013 Sources : DICOD

 

Le CQC (Certification and Dualification Committee), comité d'experts rassemblant les sept pays partenaires du programme, a recommandé ce jour la certification militaire de l'avion de transport militaire A400M. L'autorité technique, c'est-à-dire la direction générale de l'armement (DGA), sera donc en mesure dans les jours prochains d'établir un certificat de type militaire.

 

Le comité d'experts comprend un représentant de chaque nation, il est présidé par une ingénieure en chef de l'armement de la DGA. Ce comité a pour mission principale de vérifier la tenue des exigences de sécurité militaire et les performances de l'avion présentées par Airbus Military. Il s'appuie sur 15 groupes de travail, dans tous les domaines concernés (avionique, facteurs humains, guerre électronique, etc.)

 

La certification militaire est une des étapes préalables à la livraison du premier A400M à l'armée de l'air française. Elle s'inscrit dans un processus comprenant également la certification civile qui a été délivrée par l'agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), la qualification militaire qui sera prononcée par l'organisation conjointe de coopération en matière d'armement (OCCAR), avec l'aval de tous les pays partenaires, et les opérations de réception du premier appareil de série réalisées par la DGA.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 18:55
La Fasm Georges Leygues et le BPC Tonnerre arrivent à Toulon après 5 mois de mission

La Fasm Georges Leygues et le BPC Tonnerre arrivent à Toulon après 5 mois de mission

22/07/2013 Marine Nationale

 

Le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et la frégate anti-sous-marine Georges Leygues ont accosté à Toulon lundi 22 juillet. La mission Jeanne d’Arc 2013 s’achève après cinq mois de déploiement opérationnel. Les familles ont accueilli les marins en fin d’après-midi.

Exemple de projection de forces en mars 2013, sur les plages du Liban, à l’occasion de l’exercice amphibie Cèdre Bleu - SM Chenal MN

Exemple de projection de forces en mars 2013, sur les plages du Liban, à l’occasion de l’exercice amphibie Cèdre Bleu - SM Chenal MN

Parti de Brest le 6 mars dernier, le groupe a parcouru près de 25400 nautiques et navigué pendant 103 jours. Le groupe a ainsi commencé son déploiement par une série d’entraînements à la projection de forces, durant laquelle il a conduit plusieurs exercices interarmées et interalliés.

Un détachement de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT) du 3ème Régiment d’Hélicoptères de Combat (RHC) est venu compléter le dispositif aérien du groupe amphibie. - S Pedot MN

Un détachement de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT) du 3ème Régiment d’Hélicoptères de Combat (RHC) est venu compléter le dispositif aérien du groupe amphibie. - S Pedot MN

Il a ensuite poursuivi ses activités en participant aux opérations de lutte contre la piraterie maritime, dans le cadre de l’opération européenne « Atalante » en océan Indien. Plus à l’Est, les deux bâtiments de la mission Jeanne d’Arc 2013 ont apporté leur soutien à la diplomatie navale et à l’industrie française, ainsi qu’à des actions de coopération régionale avec l’Inde, Singapour, le Vietnam et la Malaisie.

Retour de la mission Jeanne d’Arc à Toulon

Enfin, avant son retour à Toulon, le groupe a soutenu des opérations de lutte contre le terrorisme de la mer Rouge au golfe d’Oman (Opération Enduring Freedom) puis en Mer

Un officier-élève mis en situation dans le rôle de directeur d’intervention à l’occasion d’un exercice de sécurité (incendie ou voie d’eau) - P Ghigou MN

Un officier-élève mis en situation dans le rôle de directeur d’intervention à l’occasion d’un exercice de sécurité (incendie ou voie d’eau) - P Ghigou MN

Aux activités opérationnelles de ce déploiement longue durée, vient se superposer la formation d’officiers-élèves. La mission Jeanne d’Arc donne ainsi l’occasion aux futurs officiers d’être confrontés à des situations réelles et à être responsabilisés. Tout au long de cette mission, 133 officiers-élèves issus de différents corps d’officiers étaient intégrés à cette mission afin d’y achever leur formation par un stage d’application à la mer. Ils étaient mis en situation et intégrés au plus près des réalités opérationnelles, diplomatiques et maritimes, dans la perspective des responsabilités qu’ils auront à honorer d’ici quelques semaines pour leur première affectation dans les forces.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 18:35
EADS: 15.000 heures de vol en Afghanistan pour Heron 1

22/07/2013 (CercleFinance.com)

 

EADS annonce que début juillet, le système de drone Heron 1 a dépassé la barre des 15.000 heures de vol en mission.

 

Les trois systèmes exploités pour le compte de l'armée de l'Air allemande par Cassidian Airborne Solutions, une filiale de Cassidian, sont stationnés à Mazār-é Charīf, une ville du nord de l'Afghanistan.

 

Sur place, une équipe expérimentée composée d'ingénieurs, pilotes et spécialistes de drones se charge de leur entretien.

 

Les capteurs du drone de reconnaissance Heron 1 fournissent en continu de précieuses informations pour la préparation et l'exécution d'opérations militaires.

 

La liaison de données satellites intégrée permet à la Bundeswehr et ses partenaires de l'OTAN de surveiller toute la moitié nord de l'Afghanistan qui, avec plus de 300.000 km², affiche une superficie comparable à celle de l'Allemagne.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 18:30
L’opération CHEVESNE (1984) : une opération de projection de puissance aérienne

15.07.2013 LTT Patricia Golfier Chargée d’étude

Le général de Gaulle déclarait en 1941 : « Les Libanais ont été le seul peuple dont jamais aucun jour le coeur n’a cessé de battre au rythme du coeur de la France ». La France et le Liban partagent une histoire multiséculaire et à travers cet article nous mettrons en lumière une journée très peu évoquée au coeur de la guerre au Liban où la France a su démontrer toute la puissance de son arme aérienne.

Télécharger l’intégralité de l’article au format pdf

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 16:55
Publication du rapport au parlement sur les exportations d’armement 2013

22/07/2013 DICoD

 

Le 19 juillet dernier, députés et sénateurs ont reçu le rapport au parlement sur les exportations d’armement pour l’année 2012. Une publication qui intervient avant la fin de la session parlementaire, conformément à l’engagement du ministre de la Défense et qui confirme la place de la France parmi les cinq premiers exportateurs mondiaux de matériel de Défense.

 

"Une démarche de transparence prolongée et renforcée". C'est à la rentrée, en 11 septembre que Jean-Yves Le Drian présentera personnellement à la Représentation nationale, les conclusions de ce rapport. A cette occasion, le ministre réunira pour la première fois, les membres de la commission des Affaires étrangères et de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale ainsi que ceux de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.
Au menu de cette édition rénovée et enrichie : la généralisation de la présentation des données sur une base pluriannuelle ou encore la création de deux nouvelles annexes avec une synthèse par pays des commandes et livraisons des vingt principaux clients de la France et un récapitulatif des autorisations de réexportation délivrées en 2012. 

 

Une offre française très compétitive

Malgré une baisse des prises de commandes qui s’élèvent à 4,8 milliards en 2012, la France figure parmi les cinq premiers exportateurs mondiaux de matériels de Défense. Ces exportations doivent s’apprécier dans la durée : au-delà d’un socle consolidé de contrats inférieurs à 200 millions d’euros, le poids des contrats majeurs est prépondérant d’une année sur l’autre. L’offre française reste très présente et compétitive sur une grande partie des segments de marché de l’industrie d’armement.

 

Vers un dispositif de contrôle moderne

Ces exportations sont une base fondamentale pour le développement de notre outil de défense et pour l’équipement de nos forces qui assurent en France ou à l’étranger la protection de la Nation. Elles participent directement au développement et à la consolidation de la Base industrielle et technologique de défense (BITD) française en permettant au tissu industriel de poursuivre ses investissements dans l’outil de production et les efforts de recherche et développement. La France doit en retour en assurer un contrôle rigoureux : la transition vers un dispositif de contrôle moderne, simplifié et préventif se poursuit. Ainsi, les dispositions instaurant la licence unique de transfert et d’exportation entreront en vigueur en 2014.

----> Lire le rapport sur calaméo< ----

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 13:55
Un nouveau chef de corps pour les Hussards du 3e régiment de Hussards

17/07/2013 republicain-lorrain.fr

 

Le colonel Cyril Bourdeau de Fontenay a pris le commandement du 3e régiment de Hussards, le 16 juillet, à la caserne Séré-de-Rivières de Metz

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 12:55
le système Caesar (Nexter) est un automoteur à roues au gabarit routier, qui transporte son équipe de pièce ainsi que 16 coups complets - photo US Army

le système Caesar (Nexter) est un automoteur à roues au gabarit routier, qui transporte son équipe de pièce ainsi que 16 coups complets - photo US Army

16/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les deux groupes se ressemblent beaucoup. Mêmes usines, mêmes produits, mêmes compétences. Beaucoup de doublons qui augurent d'une casse industrielle et sociale importante. Pour autant, ne pas se rapprocher pourrait condamner à longue échéance Nexter face à l'arrivée de nouveaux acteurs venus des pays émergents.

 

C'est un véritable serpent de mer... même si cela concerne l'industrie de l'armement terrestre. Quoi donc ? Le dossier de la restructuration européenne que l'ancien patron de Nexter, Luc Vigneron, avait vendu en 2004 à l'opinion publique pour justifier les restructurations sévères en vue de redresser le groupe. Aujourd'hui Nexter va bien même s'il poursuit sa route tout seul. Mais cela fait près de dix ans qu'une opération avec le groupe allemand Krauss Maffei Wegmann (KMW) est envisagée selon les humeurs des uns et des autres.

 

Aujourd'hui, les deux entreprises reparlent de mariage. Il faut toutefois rester prudent car cela fait quand même deux-trois ans, selon nos informations, que les discussions sont commencées et ont traversé des hauts et des bas. Les négociations avaient d'ailleurs été interrompues avec l'arrivée de la gauche au pouvoir en France. Elles ont ensuite sérieusement repris depuis le début de l'année. Cela reste toutefois une opération à très haut risque sur le plan industriel et social. Sans compter qu'il faudra passer par une loi de privatisation.

 

L'Aravis face au Dingo allemand

 

Pourquoi une telle opération est-elle très risquée ? Parce que, comme le notent tous les observateurs, la fabricant du char de combat Leclerc et celui du Leopard sont en concurrence sur l'ensemble de la gamme des blindés. Ce qui n'est pas le cas dans les munitions, un domaine où n'est pas présent KMW contrairement à Nexter, et dans l'artillerie, à l'exception notable du PzH 2000 allemand, le redoutable rival du Caesar. La grand majorité des produits de Nexter doit néanmoins se battre sur tous les marchés export contre ceux de Krauss Maffei.

 

C'est notamment vrai pour le véhicule blindé de combat d'infanterie VBCI, sur lequel fonde beaucoup d'espoir Nexter au Canada, au Danemark, au Qatar et aux Emirats Arabes Unis notamment. Mais le Boxer de KMW se dresse très souvent sur sa route. C'est le cas aussi pour le véhicule de transport de troupes tout-terrain à quatre roues motrices hautement protégé, l'Aravis, qui doit convaincre les éventuels pays clients face au Dingo allemand. L'Aravis a d'ailleurs été choisi en 2011 par l'Arabie Saoudite.

 

Les deux groupes se ressemblent beaucoup (trop ?)

 

Les deux groupes se ressemblent beaucoup. Trop ? Mêmes usines, mêmes produits et mêmes compétence, rappelle un bon connaisseur des deux groupes. Jusqu'aux chiffres d'affaires qui sont quasi identiques. Si Nexter a bouclé l'année 2011 à 851 millions d'euros (1,07 milliard en 2010), Le groupe public emploie 2.700 salariés sur neuf sites de production. KMW (3.500 personnes, sept sites en Allemagne, dont le siège social à Munich) a quant à lui enregistré un chiffre d'affaire de 1 milliard en 2011, le dernier chiffre connu pour l'entreprise familiale, qui ne publie pas ses comptes (915 millions en 2010).

 

Seule différence notable, les prises de commandes de KMW surfent sur le succès actuel du char Lepoard à l'exportation en dépit de la claque subie en Arabie saoudite. Une telle opération ne se fera pas sans une casse industrielle et sociale si les deux groupes se rapprochaient. Comme le notent certains observateurs, l'idéal pour créer le troisième acteur européen (derrière General Dynamics et BAE Systems) serait de passer par une étape nationale pour renforcer Nexter. Pas sûr que les Allemands voient d'un bon oeil ce tour de passe-passe pour muscler le groupe public.

 

Plus question de faire entrer Thales au capital de Nexter

 

Que peut espérer Nexter en France ? Deux projets, dont l'un est très avancé, restent possibles. L'acquisition du fabricant de poudres et explosifs pour munitions, obus et petits missiles, Eurenco, qui a réalisé 248 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2012 (plus de 1.000 salariés), est en très bonne voie. Elle suit son cours dans le cadre des modalités classiques pour une telle opération. Elle devrait se concrétiser avant la fin de l'année. Cette opération va notamment permettre à Nexter d'internaliser la fourniture des composants essentiels pour ses munitions.

 

Le dossier est en revanche beaucoup plus difficile avec TDA, filiale à 100 % du groupe Thales spécialisée dans les mortiers et les roquettes. Si en 2011, l'Etat avait retenu le schéma de confier TDA et sa filiale FZ à Nexter, et en contrepartie de faire entrer Thales dans le capital de Nexter, cela ne semble plus être le cas. Le nouveau PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, n'a pas l'air très intéressé. "Je n'ai pas en tête qu'il y ait des synergies technologiques et industrielles entre les deux groupes", avait-il expliqué en juin dans une interview accordée à La Tribune.

 

Et si Nexter reste seul ?

 

Si Nexter reste seul, pour certains observateurs, il est voué à disparaitre lentement face à la montée en puissance sur les marchés de l'armement terrestre des nouveaux entrants, qui sont très compétitifs. Pour Nexter, ils constituent « la vraie menace », selon le PDG de Nexter, Philippe Burtin. « Ces pays montent progressivement en gamme en capitalisant sur leurs domaines de compétences - camions, engins spéciaux, autobus. Grâce aux transferts de technologies - ils se constituent une industrie puissante fondée sur des besoins nationaux d'équipements - ils produisent de grandes séries - et une structure de coûts que nous ne pouvons pas atteindre », avait-il expliqué en début d'année. C'est notamment le cas de la Turquie, de l'Afrique du sud, de la Corée du sud, de la Chine... Dans le secteur de la défense terrestre, Nexter doit faire face à la concurrence où les produits se comptent par dizaines dans certains créneaux.

 

Une opération qui  peut délivrer "beaucoup de valeurs"

 

Nexter doit donc choisir... entre la peste et le choléra. Se rapprocher de KMW ou s'exposer à un lent déclin. Ce qui vaut également pour KMW, qui peut choisir son compatriote et rival Rheinmetall - une opération qui n'a jamais pu se faire... "Les Etats vont avoir de plus en plus de difficultés à justifier une préférence nationale pour acheter des blindés", explique un bon connaisseur du dossier, qui estime que l'opération Nexter/KMW a "potentiellement pas mal de sens". A condition, précise-t-il, que cela aille au-delà d'un simple rapprochement capitalistique.

 

Car cette opération peut délivrer "beaucoup de valeurs". Surtout un rapprochement permettra de "disposer de la capacité financière adéquate et c'est là que la question de la taille se pose, avait expliqué Philippe Burtin. A moyen terme, elle nous permettra de financer le développement de nos produits, en parallèle du retrait de l'Etat, qui déjà demande le cofinancement. (...) A moyen terme c'est la taille qui nous permettra, dans la structure rassemblée et agrandie d'un groupe européen de faire face à ces nouveaux enjeux ».

 

Nexter majoritaire ?

 

Derrière General Dynamics et BAE Systems, dont le portefeuille va des systèmes d'armes jusqu'aux services en passant par les équipements et les munitions, Nexter voudrait se frayer un chemin pour devenir le troisième acteur global de la défense terrestre européen "permettant l'autonomie des choix et des actions" de nos clients européens, notamment l'armée française. Car, selon Philippe Burtin, "l'objectif de Nexter est de maintenir l'unité des activités systèmes et des munitions du groupe" et de "préserver sa liberté de systémier". Enfin, l'ambition de Nexter "vise à la formation d'une entreprise intégrée dans laquelle les intérêts français seraient préservés : majoritaires ou à égalité de droits, tout en pérennisant en France les compétences nécessaires au maintien de l'autonomie d'approvisionnement des forces".

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 12:45
French general says EU Mali mission should be extended

18 July 2013 defenceWeb (Reuters)

 

The French commander of a European Union mission to train Mali's army, routed by rebels last year, said he believed the mission should be expanded and go on for at least a year longer than planned.

 

The EU trainers, dispatched to Mali in the wake of a French-led military intervention in January that drove al Qaeda-allied Islamist insurgents out of the main northern towns, face a big challenge in turning Mali's rag-tag army into a capable force.

 

Years of corruption and neglect led the army to a string of defeats against the militants last year and then a military coup by disgruntled officers in the capital, Bamako, Reuters reports.

 

The EU mission, given the task of training four battalions each consisting of 700 soldiers, is scheduled to end by March next year.

 

But Brigadier-General Francois Lecointre, the commander of the EU mission, in Brussels to brief ambassadors and EU officials, said he thought more time would be needed.

 

"I think that clearly we shouldn't stop at the training of half the Malian army but that we should be able to train the other half - not four battalions which today make up half the Malian army, but more," he told a news conference.

 

Training four extra battalions would mean the mission would have to be extended by at least a year, he said.

 

Lecointre, who is due to step down from his post at the start of August, stressed that these were his personal views.

 

EU planners will carry out a strategic review from September that will look at the future of the mission.

 

"We can't claim to help a nation to rebuild its army in a lasting way in one year, knowing how long it takes to do that and knowing the trauma that Mali has experienced and the extent of the collapse of its army," Lecointre said.

 

He said the equipment most urgently needed by the Malian army was trucks.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 12:10
L'adjudant-chef Laurent Garin lors de la remise de la Légion d'honneur - Crédits ESCC

L'adjudant-chef Laurent Garin lors de la remise de la Légion d'honneur - Crédits ESCC

21/07/2013 Armée de Terre 2013

 

Semaine clef dans la carrière du lieutenant Laurent Garin, chef d’une section d’élèves au 3e bataillon de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr (première année de scolarité). Jeudi 18 juillet 2013, il a été élevé à la dignité de chevalier de la Légion d’honneur. Samedi 20, il a reçu son galon d’officier.

 

Bel exemple pour nos jeunes officiers, mais aussi pour les sous-officiers qui souhaitent devenir officier, quelle que soit la voie de recrutement choisie ! Le colonel Francis Chanson, directeur des formations d’élèves, a remis les insignes de chevalier de la Légion d’honneur lors de la répétition générale du Triomphe des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan (ESCC).

 

Samedi 20 juillet, lors des cérémonies nocturnes du Triomphe 2013, l’adjudant-chef Garin est devenu officiellement lieutenant : il a reçu son galon d’officier lors de la remise des galons à l’ensemble du recrutement officier de l’année 2013.

 

L’adjudant-chef Garin revient sur sa remise de Légion d’honneur : « J’ai pensé à tous les hommes que j’ai commandés lors de mes deux temps de commandement de chef de section : c’est un peu grâce à eux si j’en suis arrivé là. J’ai pensé aussi à un camarade mort en Afghanistan à mes côtés. J’ai pensé enfin à ma famille et à son abnégation.»

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 11:55
Le livre blanc sur la défense 2013 : consolidation et contradiction (2/3)

17/07/2013 Par François CHARLES, Economiste, conseil en stratégie et management, ancien responsable d’affaires industrielles Europe et Asie à la DGA, DESS Défense, Président de l’IRCE.

 

LE CERCLE. Le livre blanc sur la défense est sorti. Au lendemain d’un séminaire européen de haut niveau où j’ai entendu des militaires européens demander des directives politiques, à l’heure où le Président de la République ne parle que d’Europe, je m’attendais à un livre nouveau, même si le drapeau allemand ne s’est pas baissé, traditionnellement, devant le chef de l’Etat français le jour du 14 juillet.

 

Suite de la partie I

 

V : L’engagement de la France dans l’Alliance atlantique et dans l’UE.

 

« Non au replis sur soi pour nos seuls intérêts vitaux, non à la sécurité déléguée à l’OTAN, non à la défense européenne intégrée ». Au moins c’est dit clairement. Mais avec peut-être trop de force et sans méthode apparente de pensée raisonnée. Le livre blanc ne fait apparaitre l’OTAN que politico-militaire alors qu’elle est également économique avec des  montants financés par les membres pour l’acquisition et la maintenance, voire qu’elle est diplomatique quand sa force elle-même peut dissuader. Tout le monde reconnait par contre que l’OTAN sert à « développer en temps de paix des procédures et des standards communs ». Mais cet aspect est essentiel pour l’interopérabilité des forces et cette normalisation est une arme commerciale dont nous aussi pouvons profiter face désormais à la Chine ; la Corée et le Japon étant déjà aux normes étasuniennes. L’Union Européenne (UE) y apparait  commerciale, économique et diplomatique. Là il s’agit sans doute d’un souhait car beaucoup de monde en France  attend cette affirmation diplomatique.

 

Il est fait état de  défense intelligente, « smart defence », par optimisation des dépenses militaires alliées par le biais de mutualisation, d’acquisitions internationales et par le financement en commun de capacités alliées. On ne parle évidemment pas de l’effet fédérateur négatif  du F-35 pour ne pas heurter nos alliés mais cet exemple devrait vraiment être traité avec courage entre européens, ce qui n’est pas encore le cas. « L’OTAN et l’UE ne sont pas concurrentes ». Elles sont donc complémentaires  mais je ne vois ni ne lis les différences. Je ne lis pas non plus qu’il faut savoir profiter de l’OTAN comme d’un effet de levier pour valoriser la coopération européenne et investir en Europe avec l’aide notamment des Etats-Unis et du Canada. Nous sommes finalement peu à avoir voulu et compris l’intégration globale car peu ont vu, surtout des militaires, comment nous pouvions manœuvrer en faveur de l’Europe comme nous avons réussi à le faire pour l’ACCS. « La France dans l’UE » rappelle qu’il faut faire face ensemble et que « la construction européenne en matière de défense est une priorité » (…) mais sans donner la clé qui est de travailler sur des documents uniques mais en communiquant ensuite avec l’identité de chaque nation.

 

Oui, il faut donc faire un livre blanc de l’UE, et oui, la PESC doit être un instrument et non une fin en soi. Oui, l’analyse des risques et des menaces et les conjonctions d’expériences d’actions extérieures doivent être partagées mais il n’est pas fait état de la méthode individuelle et collective. Oui il faut une augmentation de la capacité d’action extérieure mais sans vraie segmentation au-delà de l’accord naval franco-britannique, la notion de défense restera de permanence ou de circonstance. Il fallait bien un paragraphe sur l’OCCAR (organisation conjointe en matière d’armement qui gère les programmes généralement trop franco-ci, franco-ça), sur la consolidation de la Base Industrielle Technologique de Défense (BITD), sur l’Agence Européenne de Défense, et sur la stratégie intégrée. Mais si le fait d’en parler ne résout rien, cela réaffirme certes une notion de politique industrielle parfois abandonnée puis remise en avant mais sans parler d’Europe intégrée ni d’en donner les clés. Nous y reviendrons plus tard.

 

VI – la mise en œuvre de la stratégie

 

Le livre blanc de 1972 parlait de dissuasion, celui de 1994 de l’armée de métier, celui de 2008 de l’extension stratégique de sécurité nationale et enfin celui de 2013 réaffirme la connaissance et l’anticipation, la dissuasion, la protection, la prévention et l’intervention notamment à travers le renseignement d’origines multiples, à savoir humaine, électronique et informatique. L’aire toute puissante des drones est arrivée pour l’organisation du renseignement. Mais les avions et les navires sont encore là pour emporter les missiles nucléaires en espérant un désarmement total et son contrôle. On y parle rapidement des problèmes d’eau en Afrique mais n’oublions pas non plus qu’elle est une source de tension réelle à nos portes entre notamment la Turquie et ses voisins arabes. Il est enfin réaffirmé que la France doit et veut se doter des capacités à s’engager dans les zones prioritaires définies que sont la Méditerranée, l’Afrique, le golfe arabo-persique et l’océan indien pour des interventions « seul ou avec alliés » dans tous les domaines ainsi qu’en gestion de crise  civile et militaire. J’y rajouterais « dans les limites de certaines réalités et désormais d’options réalistes et réalisables » pour contraster avec notre ancienne politique d’indépendance et du coûte que coûte qui est par ailleurs toujours développée au Japon qui se « réveille » peu à peu militairement.

 

VII – les moyens de la stratégie

 

La période 2014 – 2025 se verra allouer 364 Md€ dont 179 pour la loi de programmation militaire 2014 – 2019 qui n’est pas encore sortie et qui empêche certains responsables de la DGA d’intervenir en colloques. Comme je l’écrivais dans un précédent article, il s’agit d’un budget de sagesse qui de toute façon servira comme toujours de variable d’ajustement. Je pense que le salut de consolidation pourra en partie venir de l’Europe avec la création d’une direction générale avec un budget dédié par règlement au-delà d’un service extérieur relié à la DG Relex. La position française revient au premier plan quand on lit qu’il faut « pouvoir entrer les premiers sur un théâtre d’opération ». On parle désormais DU porte-avions, mais sans rappeler que nous ne pouvons plus nous payer un second assurant la continuité du premier et des missions quand il est en entretien de longue durée.

 

Nous devons donc espérer qu’il fera bon ménage dans une  force intégrée franco-britannique des deux grandes nations navales européennes où s’affrontent cependant historiquement deux logiques d’interventions différentes. Il est fait état de la rédaction annoncée du format des forces mais sans aucune piste sur l’imbrication qualitative européenne alors que le début de l’ouvrage parle d’ouverture vers la segmentation. La France veut donc une intégration mais ne parle que d’elle, ce qui ne reflète pas le discours politique européen. Le sujet A400M qui n’a toujours pas été vraiment résolu de façon satisfaisante dans sa globalité est LE vrai sujet fédérateur européen du moment. Il semble pourtant être mis sous silence, comme s’il était réglé, notamment sur la maintenance qui doit rester l’élément clé pour une vraie approche européenne afin de ne pas revivre les dérives du TRANSALL. Par contre, la dimension européenne et de sécurité nationale est bien affirmée pour lutter contre le terrorisme, pour la gestion de crise, la continuité d’activité (incluse théoriquement dans la gestion de crise…), la vigilance  NRBC et la cyber-sécurité en activant la réserve citoyenne mais sans mettre en avant l’académie de gendarmerie européenne. Enfin, on aborde le domaine des satellites avec Galiléo, vrai autre projet européen qui devrait davantage être mis en porte étendard pour rappeler que la coopération européenne est possible et nécessaire.

 

A Suivre : partie VIII sur l’industrie de défense et de sécurité

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 11:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

17.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Lu au détour d'une réponse du ministre de la Défense à une question du député François Cornut-Gentille, question qui portait sur l'EPC (ensemble de parachutage du combattant):

"le fret d'une compagnie de parachutistes équipée du FELIN (8,4 tonnes) est supérieur à celui d'une compagnie non équipée de ce système (5,4 tonnes), ce qui peut conduire à limiter à 40 le nombre de parachutistes prenant place à bord d'un aéronef de type TRANSALL C160".

Conséquence: pour projeter 120 paras sur un théâtre d’opérations, là où 2 Transall étaient nécessaires, il en faut désormais 3 ! Mais heureusement que l'A400 arrive...

 

Félinisée, une compagnie de paras pèse 8,4 tonnes

Autre information contenue dans la réponse ministérielle sur l’équipement FELIN-EPC: « la charge et l’encombrement des parachutistes ralentissent les phases d’équipement et de vérification dans l’avion et au sol, rendant indispensable une préparation physique spécifique ».

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 11:40
La Russie préoccupée par les activités biologiques du Pentagone à sa frontière

MOSCOU, 19 juillet - RIA Novosti

 

Moscou est préoccupé par les activités militaires biologiques que les Etats-Unis mènent près de la frontière russe, a déclaré vendredi le ministère russe des Affaires étrangères.

 

"Nous sommes sérieusement préoccupés par les activités biologiques lancées par le ministère américain de la Défense à proximité des frontières russes", a indiqué le ministère commentant un rapport du Département d'Etat américain sur le respect des accords en matière de contrôle des armements, de non-prolifération et de désarmement pour 2012.

 

Les auteurs du rapport américain "expriment de nouveau des doutes quant au respect par la Russie de la Convention d'interdiction des armes biologiques et à toxines, sans fournir aucune preuve, comme toujours. Or, on aurait pu lever la préoccupation américaine depuis longtemps, si les Etats-Unis n'avaient pas bloqué la création d'un mécanisme de vérification dans le cadre de ladite Convention. Ce mécanisme permettrait également de clarifier de nombreuses questions concernant les Etats-Unis. Plusieurs organisations américaines participent à des activités biologiques d'envergure. Les résultats de ces activités peuvent servir à accomplir des missions interdites par l'article I de la Convention", a ajouté le ministère.

 

"Qui plus est, aucun document n'atteste que tous les sites américains ou contrôlés par les Etats-Unis, qui participaient à des programmes biologiques militaires, ont été démantelés ou reconvertis, ce qui est requis par l'article II de la Convention", a conclu le ministère.

 

Ouverte à la signature en avril 1972 à Moscou, la Convention sur l'interdiction des armes biologiques est en vigueur depuis le 26 mars 1975. Les pourparlers sur la création d'un mécanisme de contrôle dans le cadre de la Convention ont commencé en 1995, mais en 2001, les Etats-Unis ont refusé de continuer l'élaboration du protocole en bloquant ainsi un travail de six ans.

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