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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 10:55
Le Livre blanc va avoir des "dommages irréparables" sur les armées

11-07-2013 Le Nouvel Observateur (AFP)

 

Des députés UMP ont signé une lettre ouverte à François Hollande pour dénoncer les coupes dans le budget de la défense

 

Les députés UMP de la Commission de la défense dénoncent "l'impact psychologique désastreux" que le nouveau Livre blanc a, selon eux, sur les forces armées et les "dommages irréparables" que sa mise en oeuvre va causer à la défense nationale.

Dans une lettre ouverte au président François Hollande, les 18 élus UMP affirment que le Livre blanc présenté fin avril n'avait pour but que d'"habiller de considérations présentables" des coupes déjà programmées dans le budget défense.

"Inopportune, l'initiative du Livre blanc l'est encore et surtout par l'impact psychologique désastreux sur nos forces armées de l'annonce des nouveaux et très lourds sacrifices que vous allez leur imposer", écrivent-ils.

Le Livre blanc 2013 prévoit notamment la suppression de 24.000 postes supplémentaires dans les armées en cinq ans, après les 54.000 suppressions déjà décidées en 2009.

"Modèle de survie" 

Les signataires estiment "extrêmement fragile" la construction budgétaire qui intègre "environ 6 milliards de ressources extra-budgétaires non identifiées" sur la période 2014-2019.

Vos décisions auront pour effet de ramener nos forces armées à un 'modèle de survie', selon l'expression du chef d'état-major des armées", l'amiral Edouard Guillaud, poursuivent-ils.

Ils évoquent également une "grave menace" pour l'industrie française de défense, qui "sans un niveau de commandes suffisant" ne pourra plus produire de nouveaux matériels à la pointe de la technologie et exporter des équipements.

La préparation de la Loi de programmation militaire (LPM, 2014-2019), qui doit être présentée prochainement en Conseil des ministres, sera selon eux "déterminante". Le Livre blanc prévoit un budget défense de 179,2 milliards d'euros pour la durée de la LPM, avec un budget annuel de 31,4 milliards jusqu'en 2016, soit le même montant que pour l'année 2013.

La LPM doit être discutée à l'automne au Parlement.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:55
Concarneau. Piriou met à l'eau l'Almak, son premier «bateau gris»

11 juillet 2013 Ouest-France

 

Jour important que ce jeudi pour les chantiers Piriou. Après des mois de construction, leur tout premier «bateau gris», destiné à la formation de militaires des marines étrangères, vient d'être mis à l'eau.

 

Pour Pascal Piriou, «ce 313e bateau est le symbole de l'évolution de l'entreprise. Un premier pas dans le secteur de la défense... Cela ne signifie toutefois pas que ce secteur remplacera celui de la pêche, même si ce dernier ne va pas bien.»

 

Avec ses 44 mètres de long et 9,60 m de large, le bâtiment sera exploité par Nav'Océan (filiale de DCI et de Piriou) dès que l'armement sera terminé et que les essais à quai et en mer auront été effectué. Les premiers cadets devraient embarquer fin octobre.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:55
Opération Serval - Toulon le 20 janvier 2013 AMX 10RC BPC Dixmude

Opération Serval - Toulon le 20 janvier 2013 AMX 10RC BPC Dixmude

11/07/2013 Par lefigaro.fr (AFP)

 

Fret SNCF, la branche transport de marchandises de la compagnie publique, a signé un contrat de quatre ans avec le ministère de la Défense, pour prendre en charge l'ensemble de son trafic ferroviaire, selon la SNCF.

 

Ce contrat renouvelé court "de juillet 2013 à juin 2017" et "concerne plus de 105 sites militaires", précise la SNCF. Dans le cadre de l'accord, Fret SNCF transportera le matériel du ministère de la Défense mais aussi des militaires, grâce à la mise à disposition de 18 voitures Corail rénovées. Les armées pourront également s'appuyer sur des trafics de proximité entre sites militaires et auront recours à des wagons porte-conteneurs.

 

La coopération a déjà commencé, note la SNCF dans son communiqué. La compagnie ferroviaire a mobilisé 200 wagons pour transporter divers matériels des armées en vue du défilé du 14 juillet.

 

Fret SNCF appartient à SNCF Geodis, la branche logistique et transports de marchandises de la SNCF.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:55
La frégate de surveillance Vendémiaire célèbre ses 20 ans de mise en service

11/07/2013 Marine nationale

 

La frégate de surveillance (FS) Vendémiaire vient de fêter deux décennies d’une activité riche et dense.

 

Pour marquer l’événement, le bâtiment a ouvert ses portes au grand public le 27 juin dernier. Il s’est également associé aux festivités liées à la réouverture du musée maritime de Nouvelle-Calédonie, fermé pour travaux pendant plus de 3 ans.

 

En service depuis 1993 et affecté depuis 1996 à Nouméa, le Vendémiaire est l'une des 6 frégates de surveillance de classe "Floréal". Destinés à servir outre-mer, ces bâtiments répondent à un besoin opérationnel visant notamment à contrôler les espaces maritimes éloignés de la métropole.

La frégate de surveillance Vendémiaire

La frégate de surveillance Vendémiaire

En 20 ans de carrière, le bâtiment a mené les missions les plus diverses concourant à l’affirmation de la présence de la France dans le Pacifique et en Asie, espace régional aux enjeux économiques et stratégiques en pleine expansion. Outre l’escorte de navires ou l’assistance aux populations touchées par des catastrophes naturelles, le Vendémiaire a contribué à la protection des ressources de nos zones économiques, à la restauration des marques de souveraineté sur les possessions françaises éloignées ou encore au développement de la coopération militaire dans la région.

L'hélicoptère Alouette III sur le pont du Rappahannock

L'hélicoptère Alouette III sur le pont du Rappahannock

La frégate de surveillance Vendémiaire est rentrée le 6 juin dernier d’un déploiement en Asie. 108 jours de mission au cours desquels elle aura parcouru 14 000 nautiques, de l’Australie à la Russie. Ce déploiement illustre le rôle joué depuis 17 ans par le bâtiment, en appui des autorités diplomatiques et consulaires de notre pays.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:50
Where are the world's major military bases?

11 Jul 2013 By Harriet Alexander - telegraph.co.uk

 

As the British government examines whether it could maintain Trident's base in an independent Scotland, here is a look at some of the major military bases on foreign soil - excluding Afghanistan - around the world.

 

UK:

 

1) Scotland

The Faslane base, on Gare Loch, is home to the UK's Trident nuclear submarine base.

 

2) Cyprus

Two bases, at Akrotiri and Dhekelia, were retained as British sovereign territory with independence in 1960. The bases are home to army, navy and RAF personnel.

 

3) Germany

British forces will have all left Germany by 2020. However, there remains a significant presence, with the Rhine Garrison as the head quarters.

The US also has 48,000 soldiers in Germany.

 

4) Gibraltar

The army has had a presence on the Rock for over 300 years, although the last UK-based infantry battalion left in 1991. It is now home to the Royal Gibraltar Regiment, and acts as a Joint Operating Base for UK operations in the region.

 

5) Kenya

An army training unit in Nanyuki, 200km north of Nairobi, has 56 permanent staff and 110 rotating staff members, who work with the troops coming in to train.

Britain also has a peace support team in Kenya, working on security sector reform and mine removal.

 

6) Sierra Leone

Established in 2002 at the end of the civil war, Britain has a military advisory and training centre on the outskirts of Freetown.

 

7) Falklands

A combined force of army, navy and RAF is based on the islands.

 

8) Brunei

An infantry battalion and a Bell 212 helicopter flight are based in Brunei, which is used as a centre for jungle warfare training.

 

9) Canada

The training area in Alberta is equivalent in size to all the main training areas used by the British forces in the UK and Europe. Around 1000 tanks and armoured vehicles are kept there to train 7000 troops each year.

 

USA:

 

10) South Korea

There are 28,500 American troops based in Seoul, at the Yongsan Garrison. They will move to Camp Humphreys, 40 miles south of the capital, later this year.

 

11) Japan

Okinawa is home to about half of America's 50,000 troops stationed in Japan.

 

12) Guam

Andersen Air Force base is home to bomber crews, while nuclear submarines are also housed here.

 

13) UK

America operates out of six RAF bases in the UK. RAF Croughton is one of the largest military communications centres in Europe, and handles 30pc of all US military traffic within Europe.

 

14) Diego Garcia

A British overseas territory, the island was home to the Chagossians – who were expelled by the British between 1968 and 1973 to make way for the American base. It is now uninhabited, except for military personnel.

 

15) Guantánamo Bay, Cuba

Cuba granted America complete jurisdiction and control over this remote part of the island in 1903, although Cuba retains sovereignty. It is home to the Guantánamo Bay detention camp, opened in 2002 to hold prisoners from the "War on Terror".

 

16) Qatar

Approximately 5,000 troops are stationed between three bases and the US Combined Air Operations Centre. Most American troops left Saudi Arabia in 2003, at the end of the Gulf War, and Qatar is now one of their main centres. They also have troops stationed in Bahrain (home to the Fifth Fleet), Kuwait, Oman, UAE and Yemen. Overall in the Arabian Gulf region there are reportedly 40,000 American servicemen.

 

RUSSIA:

 

17) Ukraine

Sevastopol is home to Russia's Black Sea Fleet – the largest subunit of the navy.

 

18) Syria

Russia maintains a navy logistics centre in Tartus, with 16 ships. It is the only base outside of the former USSR. In January Russia was forced to deny that it was withdrawing its personnel from the base, and emphasise that the centre was staffed by civilians, not military staff.

 

19) Tajikistan

Over 7,000 Russian troops are based in Tajikistan, making it their largest base in Central Asia. The present contract between Russia and Tajikistan ends in 2014, but a new agreement has been signed which remains in force until 2042.

 

FRANCE:

 

20) Abu Dhabi

France opened its first military base in the Gulf in 2009 – the first foreign military installation built by the French for 50 years, and its first centre in a country which was not a colony. It is home to 500 troops.

 

21) Djibouti

Home to France's largest base in Africa, plus a major US base.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:50
Hélicos : les procédures de vente pourraient changer en Belgique

11 juillet 2013 Damien Spleeters - lalibre.be

 

Belgique - Le ministre a été interpellé à la Chambre sur la vente d’Agusta de l’armée

 

Le ministre de la Défense et vice-Premier ministre Pieter De Crem (CD&V) a une nouvelle fois été interpellé mardi en Commission de la Défense du Parlement au sujet des ventes publiques de matériel de l’armée.

 

Pour rappel, entre 2009 et 2012, la Défense belge a vendu trente-cinq hélicoptères et deux Airbus à une firme bruxelloise dont le directeur était soupçonné en 2003 par la police fédérale et les services de renseignements de l’armée de blanchiment d’argent, trafic d’armes et trafic de véhicules (voir LLB 27/4). "La Défense ignorait, au moment de ces ventes, que le directeur [de la firme] était soupçonné de certains actes illégaux", avait déclaré l’armée. Le ministre, quant à lui, soulignait qu’"il n’y avait aucun fondement légal pour exclure la firme MAD Africa Distribution de la procédure de vente publique", puisque son directeur n’avait jamais fait l’objet d’une condamnation.

 

Rassurant les parlementaires en séance plénière le 8 mai, M. De Crem affirmait que la procédure avait été respectée et que tous les documents nécessaires à la vente avaient été obtenus. Le ministre avait insisté sur un point de cette procédure, concernant douze hélicoptères Agusta attribués à la firme bruxelloise MAD Africa Distribution : "En ce qui concerne les A109, le contrat d’achat, par le biais duquel la Défense a acheté en son temps les appareils, mentionnait une obligation supplémentaire; cette obligation a été reprise dans le ‘End User Certificate’, à savoir qu’un ‘Third Party Transfer’ devait être demandé au ministre italien des Affaires étrangères si le matériel venait à quitter le territoire belge à l’occasion d’une réexportation, d’une revente ou d’un transfert de propriété."

 

Le contrat de vente et le ‘End User Certificate’ type, disponibles publiquement avec l’avis d’adjudication, sont plus restrictifs que ce qu’en dit le ministre, puisqu’ils ne mentionnent nullement que l’autorisation italienne de transfert ne devait être obtenue qu’au cas où le matériel venait à quitter le territoire belge. C’est pourtant comme cela que le Vice-Premier l’entend, invoquant en Commission de la Défense "la loi et les législations", sans plus de spécifications.

 

Assurant d’abord à la presse, par la voix de son porte-parole Didier Deweerdt, que les documents nécessaires, dont les Third Party Transfer, avaient été obtenus, mais qu’il n’était pas possible de les montrer car ceux-ci étaient confidentiels (voir LL 25/06), le ministère affirme désormais que ces documents n’ont jamais existé car ils n’étaient en fait pas requis pour une vente à l’intérieur du territoire national.

 

La faute aux Italiens

 

En outre, M. De Crem a ajouté ce mardi que "la Défense n’est pas responsable pour le contrôle de la destination finale" du matériel qu’elle vend. "C’est une compétence du gouvernement italien lorsque celui-ci octroie un Third Party Transfer."

 

Pour plusieurs experts en transferts d’armes et de matériel militaire obsolète, l’interprétation de la Défense belge, et son rejet de toute responsabilité, ne tiennent pas la route au vu des documents scellant officiellement la vente. Et si la Défense a, comme elle continue de l’affirmer, respecté les procédures, ces dernières semblent offrir d’importantes lacunes qui pourraient facilement être exploitées, le contrôle du matériel sensible échappant totalement aux autorités concernées. Les membres du Parlement insistent en tout cas pour que la procédure de vente soit modifiée. Pour l’instant, cependant, la forme que prendrait d’éventuels changements n’est pas claire. Les vacances parlementaires approchant, la question de savoir si cette affaire aura des conséquences reste ouverte.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:50
Discours de L. Fabius : « Comment relancer l’Europe de la défense ? »

11 juillet 2013 Laurent Fabius - Conférence parlementaire – Assemblée nationale

 

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Mesdames et Messieurs,

 

La défense concerne le cœur de la souveraineté des Etats. C’est pourquoi il est apparu nécessaire depuis longtemps d’ancrer la construction européenne dans une approche commune, voire un partage de notre défense. C’est aussi la raison pour laquelle cet objectif est particulièrement difficile à mettre en œuvre – je n’ai pas besoin d’évoquer longuement la CED.

 

Plus d’un demi-siècle après, les paramètres ont beaucoup changé. L’Europe de la défense apparaît comme une nécessité pour la défense de l’Europe. C’est ainsi que nous abordons le sujet : non pas de manière théorique ou théologique, mais de manière pragmatique. L’Europe de la défense est une réponse nécessaire à des défis qui s’imposent à nous.

 

* *

 

Les défis, ce sont d’abord les menaces ou, plus modestement, les risques qui peuvent exister pour la sécurité de l’Europe et de la France. J’en évoquerai quelques uns.

 

La politique de puissance et de souveraineté de la Russie peut aboutir à des tensions. L’affirmation économique de la Chine et l’augmentation de son budget de défense, comme celle d’autres pays asiatiques, conjuguées à de nombreux conflits territoriaux s’accompagne d’un surcroit d’instabilité en Asie. Le développement des crises et des risques dans le voisinage immédiat de l ’Europe est susceptible d’affecter notre sécurité. A l’est demeurent des fragilités dans des Etats issus de l’ex-URSS et de l’ex-Yougoslavie. Dans notre voisinage méditerranéen, de nombreux pays traversent une transition démocratique au prix d’une grande instabilité, de tragédies et d’incertitudes, comme la Syrie, l’Egypte, la Libye et d’autres. En Afrique, en dépit du potentiel de croissance, on trouve toute la palette des risques pour la sécurité résultant de l’absence d’Etat dans certains pays, des inégalités, des trafics, de la corruption… S’ajoutent des menaces plus diffuses, mais non moins redoutables : prolifération, cyberguerre, terrorisme… Face à ces risques, l’évolution des priorités stratégiques américaines avec un certain désengagement du champ européen au profit de l’Asie laisse l’Europe, pour la première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale, davantage seule face à ses responsabilités.

 

Or, dans le même temps, les pays européens doivent faire face à des contraintes budgétaires qui ne sont pas compatibles avec une augmentation de nos budgets de défense. Nos pays sont confrontés à des limitations de développements capacitaires, certains à des coupes significatives.

 

Vous connaissez l’équation – persistance ou augmentation des menaces contre limitation ou diminution des moyens. Face à elle, l’Europe de la défense constitue une réponse évidente. Nous sommes dans l’obligation de mutualiser, de partager, de trouver des points de cohérence si nous voulons conserver notre crédibilité, éviter un déclassement stratégique et rester capables d’assurer la sécurité de notre continent et de nos ressortissants.

 

Les opinions publiques ont d’ailleurs compris cette situation. Il faut le noter, parce que ce n’est pas le cas dans tous les domaines de la coopération européenne. Nos concitoyens sont demandeurs d’Europe de la défense, perçue comme un facteur d’efficacité et d’économies.

 

* *

 

Pour avancer, nous pouvons nous appuyer sur certains acquis significatifs et peu connus.

 

Avec le temps, les Européens ont développé une conception mieux partagée des intérêts de sécurité. Même si des différences demeurent, les perceptions des enjeux de sécurité se rapprochent. La stratégie européenne de sécurité adoptée en 2003 y a contribué.

 

L’Union a commencé à avancer autour d’une politique étrangère et de sécurité commune dont nous voyons aujourd’hui certains résultats en termes de solidarité et de force d’entrainement, notamment en matière d’action civile sur certains grands enjeux de sécurité - positions communes, régimes de sanctions, aide économique et financière. En termes de gestion de crise et de prévention des conflits, l’Europe s’est dotée d’outils qu’il était difficile d’imaginer quand les bases du projet de défense commune ont été posées à Saint-Malo en 1998. En une décennie, l’Union a réussi à mettre en place des structures politico-militaires, un mécanisme de financement des opérations militaires et une force de réaction rapide avec des Groupements tactiques et un centre opérationnel, embryon de quartier-général européen. Sur cette base, l’Union a lancé 27 opérations civiles et militaires sur 3 continents : 11 sont achevées, 14 sont actuellement en cours (3 en Europe - Balkans et Caucase -, 4 en Asie, au Moyen Orient et en Asie centrale, 7 en Afrique) et 2 sont en cours de planification.

Infographie : les opérations civiles et militaires de l'Union européenne

 

Le traité de Lisbonne peut permettre des avancées, en renforçant la cohérence de l’action extérieure autour du SEAE au profit de l’affirmation d’un rôle mondial de l’UE, en élargissant le champ des missions de l’Union, en améliorant la solidarité entre les Etats européens pour assurer leur défense et leur sécurité.

 

* *

 

Mais il y a encore énormément à faire et des divergences demeurent. Les outils et les structures de gestion de crise existent mais leur mise en œuvre et leur mobilisation sont lentes et la réactivité des Européens dans la réponse à une crise est encore insatisfaisante.

 

Les Européens souffrent souvent d’une absence d’évaluation commune des problèmes ou des situations sur le terrain et d’une insuffisante définition des priorités qui devraient les unir dans l’action.

 

Aujourd’hui, en grande partie en raison des lacunes européennes en termes de capacité – en matière de transport stratégique, de ravitaillement aérien, d’observations aérienne et spatiale, on l’a vu au Mali -, le moteur opérationnel de la politique de sécurité et de défense commune n’est pas suffisant. L’Europe se cantonne trop souvent à des missions civiles de formation au détriment d’opérations militaires de stabilisation. Pour donner corps et crédibilité à l’action extérieure européenne, celle-ci doit pouvoir s’appuyer sur tous les moyens d’action couvrant les différents aspects d’une crise.

 

La coopération en matière d’armement est faible et les sources de malentendus et d’incompréhensions existent. Or, l’Europe de la défense ne saurait se limiter à une ossature purement institutionnelle et procédurale ; sa substance doit être ce que l’industrie de défense sait produire. Il est illusoire de penser que nous pourrons relever les défis industriels individuellement : les contraintes budgétaires et le renforcement de la concurrence internationale, notamment en Asie, nous imposent des partenariats, des regroupements et des partages de taches.

 

* *

 

Pour relever tous ces défis, le Conseil européen de décembre prochain est un moment majeur. Le Conseil européen ne s’est plus exprimé sur les enjeux de sécurité et sur le rôle de l’Union dans le monde depuis 2008, alors même que ces sujets sont au cœur de son mandat. Il faut donc une nouvelle impulsion et nous voulons pour cela utiliser pleinement ce rendez-vous.

 

Ce ne sera pas aisé : des différences demeurent entre Européens sur l’appréciation de l’intérêt d’une Europe de la défense. Malgré les déclarations d’intention, la volonté concrète de coopérer et de coordonner les programmes est restée assez limitée ces dernières années.

 

Pour avancer, la meilleure approche me semble une démarche pragmatique, fondée sur un constat et une méthode :

 

- Le constat, c’est celui de la situation existante, que nous devons, avec nos partenaires, établir de manière objective. Si nous n’y prenons garde, l’Europe, placée face à ses responsabilités, risque de se trouver dans l’incapacité d’assurer sa propre sécurité et de peser face aux défis stratégiques du monde. Le Conseil européen peut et doit faire cette analyse, de manière transparente et lucide. Si l’on en tire les conséquences, une véritable relance de l’Europe de la défense apparaîtra nécessaire.

 

- La méthode, c’est celle des avancées concrètes, en partant de l’amélioration des outils et des structures en place. Evitons les débats trop institutionnels ou de doctrine qui ne débouchent au mieux qu’à très long terme et appuyons nous sur les possibilités de coopération que nous offrent les traités, et notamment Lisbonne, sans nous interdire d’avancer à quelques-uns, une fois les objectifs clairement définis. A ce stade, nous souhaitons porter un débat à 28, définir des axes pour l’Union européenne. En fonction de la mise en œuvre – après l’installation des nouvelles institutions post-2014 -, nous examinerons tous les moyens d’avancer efficacement.

 

Ce Conseil européen devrait donc être l’occasion de donner une impulsion à une industrie de défense européenne compétitive, facteur de croissance et d’autonomie stratégique. Si les Européens ne coopèrent pas, ce sont des pans entiers de capacités industrielles, de savoir faire, et donc d’emplois qui risquent de disparaitre. Les industriels attendent de signaux des autorités publiques : par exemple, le moment est sans doute venu de promouvoir une coopération industrielle en matière de drones, dont la visibilité pour les opinions publiques serait marquante.

 

La mutualisation et la coopération sont également les voies réalistes en matière de développement capacitaire. Les Européens doivent relancer quelques grands programmes structurants en s’appuyant davantage sur l’Agence européenne de défense, outil utile mais encore sous-employé et insuffisamment doté. A cet égard, il est essentiel de tirer les enseignements des opérations récentes en Libye et au Mali, qui ont montré des atouts mais aussi mis en évidence des lacunes, par exemple en matière de transport stratégique et tactique ou de l’observation aérienne et spatiale.

 

Les actions de long terme ne peuvent être menées à bien si l’on ne peut pas assurer en même temps la sécurité des personnes et des biens. La aussi, l’exemple du Mali doit nous inspirer. L’approche globale de l’Union, la plus-value de son action sur la scène internationale, doit pouvoir se matérialiser en articulant mieux les actions de développement et le volet de sécurité. Le Conseil européen pourrait insister sur la nécessité de réduire la distance entre développement et sécurité, par exemple en prévoyant dans les programmes d’aide au développement des actions qui concourent au renforcement de la sécurité.

 

En parallèle de ces coopérations et avancées concrètes, il nous faut progresser dans l’approche commune des priorités. Les rapprochements dans la perception de notre voisinage sont encourageants. Mais il faut aller au-delà. Plus qu’une actualisation des menaces, les Européens ont besoin d’une définition des priorités de l’Union en matière de défense. Il nous faut une approche plus stratégique du traitement des menaces et des enjeux de sécurité. Evidemment, les intérêts spécifiques des Nations demeurent. Mais, au fil des crises, une conscience commune apparaît. D’un point de vue thématique (cyber sécurité, sécurité maritime, surveillance des frontières, stabilisation post-conflit notamment) ou géographique (Balkans, Méditerranée, Sahel, Proche-Orient), les priorités communes apparaissent. C’est sur ces constats qu’il nous faut construire, y compris par de nouvelles opérations et de nouvelles actions communes.

 

Ces orientations ne sont évidemment pas exhaustives. Mon ami Jean-Yves Le Drian y reviendra et les complètera en conclusion de cette conférence. Elles constituent la base de ce que la France pourrait proposer à ses partenaires afin de réussir le rendez-vous de décembre. Pour être efficace, je le répète, nous devons nous concentrer sur quelques domaines clefs plutôt que nous disperser.

 

La France a depuis longtemps considéré la coopération européenne en matière de défense et de sécurité comme une ambition majeure. Aujourd’hui, il y a urgence. Le gouvernement compte sur vous pour l’appuyer et l’aider. Vous pouvez compter sur nous pour agir de manière déterminée sur ce dossier décisif. Merci.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:50
UH-72A Lakota, U.S. Army – the basis for the EC145 T2” (photo Eurocopter Jerome Deulin).

UH-72A Lakota, U.S. Army – the basis for the EC145 T2” (photo Eurocopter Jerome Deulin).

Donauwörth,  11 July 2013 eads.com

 

Eurocopter and the German Federal Ministry of Defense today signed a contract for 15 EC645 T2 Light Utility Helicopters (LUH) to be used by Kommando Spezialkräfte (KSK), Germany’s Special Forces Command. With this order, the Bundeswehr has now joined the customer list for the most powerful model in Eurocopter’s proven EC145 family.

 

The contract, worth a total of 194 million euros, includes not just the helicopters but also the related equipment packages to allow KSK to carry out its special operations missions. Deliveries of the 15 aircraft begin in late 2015 and will be completed by mid-2017.

 

“By selecting the EC645 T2, the Bundeswehr is setting an international benchmark,” explained Wolfgang Schoder, CEO of Eurocopter Germany, during the contract signing. “They are putting their faith in proven technologies from missions around the world. Among others, the U.S. Army successfully operates a fleet of more than 270 EC145s, the aircraft on which the EC645 T2 is based. This helicopter is an economical, low-risk and quickly available solution to carry out missions for special forces that has already won out several times against international competition.”

 

The LUH contract enhances the Special Forces Command’s operational capability. The day and night missions that these helicopters will perform include insertion and extraction of special ops, fire support and reconnaissance.

 

The EC645 T2 LUH features a modern digital cockpit with full night vision and a 4-axis autopilot. Its communication equipment including tactical radios enables interoperability among NATO forces. Special ops teams can quickly access the aircraft thanks to its spacious cabin, which has two large sliding side doors and double doors at the rear. The helicopter’s maximum take-off weight is 3.7 tons. Troop safety is improved by the Fenestron shrouded tail rotor, particularly for flight operations in confined landing sites and whenever the rotor is turning on ground.

 

In addition, the mission equipment packages include fast rope system, cargo hooks and hoists. The aircraft are also equipped with pintle armament and electro-optical sensors. A self-protection system and ballistic protection further increase crew safety and aircraft survivability. The EC645 T2 is powered by two Turbomeca Arriel 2E engines and is equipped with dual-channel full authority digital engine control (FADEC).

 

The helicopter can be strategically airlifted in an Airbus A400M and quickly prepared for the mission upon arrival in a theater of operations.

 

In opting for a helicopter from Eurocopter’s EC145 family, the Bundeswehr has selected a model based on one that already performs a wide variety of missions around the world, with some 600 aircraft having been delivered to more than 40 countries. One international reference for the EC145 family’s capabilities and efficiency is the U.S. Army’s LUH program, in which the EC145, designated UH-72A Lakota, has effectively performed light utility helicopter duties since 2006. Of a total order for 322 units, more than 270 aircraft have already been delivered on time and on budget. The U.S. Army has repeatedly held the UH-72A up as an example of a successful procurement program. The EC145 has also been in operation for many years by renowned customers such as France’s Sécurité Civile and Gendarmerie Nationale, Germany’s DRF air rescue organization and the German Automobile Club (ADAC), along with many armed forces and police helicopter units around the world.

 

In addition, the EC645 T2 offers the Bundeswehr the potential for increased synergies: given that the German Army Aviation School in Bückeburg has for many years been using the EC135 for pilot training, Eurocopter’s family concept opens up additional benefits in training, operations and logistics for these aircraft.

 

About Eurocopter

 

Established in 1992, the Franco-German-Spanish Eurocopter Group is a division of EADS, a world leader in aerospace and defense-related services. The Eurocopter Group employs approximately 22,000 people. In 2012, Eurocopter confirmed its position as the world’s No. 1 helicopter manufacturer with a turnover of 6.3 billion Euros, orders for 469 new helicopters and a 44 percent market share in the civil and parapublic sectors. Overall, the Group’s helicopters account for 33 percent of the worldwide civil and parapublic fleet. Eurocopter’s strong international presence is ensured by its subsidiaries and participations in 21 countries. Eurocopter’s worldwide network of service centers, training facilities, distributors and certified agents supports more than 2,900 customers. There are currently more than 11,780 Eurocopter helicopters in service in 148 countries. Eurocopter offers the most comprehensive civil and military helicopter range in the world and is fully committed to safety as the most important aspect of its business.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:50
EC645 T2  Crédit Eurocopter

EC645 T2 Crédit Eurocopter

11/07/2013 Par Guillaume Steuer - Air & Cosmos

 

Les premières machines seront livrées fin 2015.

 

Eurocopter a signé aujourd'hui un contrat avec le ministère de la défense allemand pour l'achat de quinze hélicoptères EC645 T2 destinés à équiper les forces spéciales de la Bundeswehr. Le Kommando Spezialkräfte (KSK), unité placée sous le commandement de la division des opérations spéciales allemandes, devrait prendre réception de ces machines entre fin 2015 et mi-2017. Le montant du contrat s'élève à 194 millions d'euros, équipements de mission compris.

 

Ces appareils serviront à remplacer les anciens MBB Bo 105 dont une partie avait été convertie pour mener des opérations au profit du KSK. Ces hélicoptères devaient initialement quitter le service en 2012, mais ils seront probablement maintenus jusqu'à l'arrivée des nouveaux EC645. En revanche, le KSK devrait bénéficier pour la première fois avec ceux-ci d'un moyen héliporté dédié, les Bo 105 étant jusqu'à alors mutualisés avec l'armée de terre conventionnelle.

 

Pour satisfaire aux besoins des forces spéciales, ces EC645 T2 seront notamment équipés d'un dispositif de descente sur corde, d'un crochet de charge externe, d'un treuil, d'un armement de bord et d'une boule optronique. Ils seront également dotés d'un système d'autoprotection et de kits de blindage.

 

Version militaire de l'EC145 T2, l'EC645 T2 est une évolution de l'UH-72A Lakota déjà livré à l'US Army au titre du programme LUH (Light Utility Helicopter) ; par rapport à ce dernier, il est notamment doté d'une motorisation plus puissante avec deux turbines Arriel 2E censées offrir 50% de puissance supplémentaire pour les décollages en conditions "temps chaud".

 

Si les forces spéciales allemandes deviennent le client de lancement de l'appareil, d'autres prospects sont également dans le radar d'Eurocopter. C'est le cas des Etats-Unis, où la machine est proposée sous l'appelation AAS-72X+ dans le cadre du programme Armed Aerial Scout. L'EC645 T2 est également candidat au remplacement d'une partie des hélicoptères légers de l'armée française au titre du futur programme HIL (hélicoptère interarmées léger) dont les contours devront être précisés par la prochaine loi de programmation militaire.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:50
Galileo Spreads its Wings

Jul 11, 2013 ASDNews Source : European Space Agency (ESA)

 

Deployment of the solar wings on the latest Galileo satellite is shown being checked at ESA’s technical hub in the Netherlands. The navigation satellite’s pair of 1 x 5 m solar wings, carrying more than 2500 state-of-the-art gallium arsenide solar cells, will power the satellite during its 12-year working life.

 

A counterweighted rig supports the deployment, otherwise the delicate fold-out wings – designed for the weightlessness of space – would crumple under the pull of Earth gravity.

 

With the first four Galileo ‘In-Orbit Validation’ satellites already in orbit, this is the first of the rest of Europe’s satnav constellation.

 

These ‘Full Operational Capability’ satellites provide the same operational services as their predecessors, but they are built by a new industrial team: OHB in Bremen, Germany build the satellites with Surrey Satellite Technology Ltd in Guildford, UK contributing the navigation payloads.

 

There are also a lot more of them: this satellite is only the first of 22 ordered from OHB. It arrived at ESA’s ESTEC research and technical centre in Noordwijk in mid-May to begin a rigorous campaign of testing in simulated launch and space conditions, guaranteeing its readiness for launch.

 

The very first test performed on the satellite once it came out of its container was a System Compatibility Test Campaign, linking it up with the Galileo Control Centres in Germany and Italy and ground user receivers as if it was already in orbit.

 

Galileo’s wings with 30%-efficient solar cells were fitted at the end of June, supplied by Dutch Space in nearby Leiden.

 

Future satellites will have their wings fitted at OHB before coming to ESTEC, but this first satellite offered an opportunity for Dutch Space engineers to train their OHB counterparts in the procedure.

 

“The 22 Galileo FOC satellites are being produced and tested on a batch production basis, which is a new way of working for ESA,” explained Jean-Claude Chiarini, overseeing FOC satellite procurement for the Agency.

 

“The concept is really to set up a steady flow of satellites from OHB to ESTEC and then Kourou for launch over the next few years.

 

“The first four will undergo full validation testing, checking the underlying design is correct, in order to support the formal ground qualification of the design, with subsequent FOC satellites then going through acceptance testing, concentrating on checking workmanship.”

 

The FOC satellites, while resembling their predecessors, are designed with this production concept in mind. Hinged modules offer easy access to internal subsystems for rapid repair or potential replacement of units.

 

The next satellite is due to arrive around the start of August. The battery of simulations includes vibration and acoustic testing, as well as thermal–vacuum testing – submitting them to the airlessness and temperature extremes of space for weeks at a time.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:45
Un officier-marinier français en mission d'instruction en Guinée Équatoriale

11/07/2013 Marine nationale

 

En Guinée équatoriale, le maître breveté supérieur Alan Lemenven a effectué une mission d’instruction auprès des futurs officiers-mariniers guinéens. Témoignage :

 

« Dans le cadre de la coopération structurelle de défense, trois marins français sont en poste permanent à l’École nationale à vocation régionale (ENVR) pour accompagner leurs homologues équato-guinéens dans ce projet. Afin d'assurer la continuité de l'enseignement, ils reçoivent régulièrement l'appui de formateurs pour des missions de renfort temporaire.

 

C'est à ce titre que j'ai été déployé du 14 mai au 27 juin derniers à Bata ; j’ai apporté l’expertise de la Marine Nationale aux marins africains au travers d'enseignements techniques et professionnels. En tant que guetteur de la Flotte, j'ai tout naturellement été affecté à l'instruction des officiers-mariniers de cette spécialité, auprès d’une classe de quinze élèves stagiaieres– huit équato-guinéens et sept stagiaires étrangers – très motivés et enthousiastes d’accroître leurs connaissances. »

 

Un expert à Bata

 

« Ayant terminé la partie de leur programme consacrée à la navigation dispensée par mon prédécesseur navigateur/timonier, ils considéraient comme une chance l'arrivée d’un expert guetteur pour leur apprendre le métier. C'est pour eux une réelle fierté que de bénéficier de l'expérience d'un marin français. »

 

Une pédagogie adaptée

 

« Assisté de deux instructeurs nationaux, je les ai donc formés aux techniques de surveillance maritime, aux communications radio et initiés au droit de la mer.

 

Les échanges avec mes élèves se sont révélés très enrichissants. Le regard différent qu'ils portent sur le monde maritime les amenait à me poser des questions qui ne m'étaient jamais venues à l'esprit. Il m'a fallu aborder sous un jour nouveau les sujets que je traite habituellement en France aux Cours des métiers du marin à Lanvéoc. J'ai trouvé particulièrement attractif cet aspect de ma mission. Il est en effet toujours bénéfique à un formateur de remettre en cause ses méthodes pédagogiques !

 

La scolarité à l'ENVR de Bata se déroule exclusivement en français. Cela s'inscrit à la fois dans le contexte international de l'école et dans une démarche de valorisation de la francophonie dans ce pays majoritairement hispanophone. Les élèves suivent dès leur incorporation, et tout au long de leur cursus, des cours de français dispensés par un étudiant de master 2 en français langue étrangère (FLE). J'ai donc dû, là encore, m'adapter à la contrainte qu'a parfois été la barrière de la langue. Mais j'ai pu compter sur l'aide des stagiaires francophones qui, dans l'esprit d'équipage propre aux marins, ont toujours su créer l'émulation dans la classe. »

 

Un officier-marinier français en mission d'instruction en Guinée Équatoriale

Ils sont prêts

 

Au dernier jour de ma mission, avant de prendre congé de mes élèves, je leur ai fait part de ma grande satisfaction d'avoir participé à leur formation, et par là même à la sécurisation de leurs côtes. Ils m'ont à leur tour exprimé de sincères remerciements pour les cours que je leur ai dispensés, mais aussi pour l'intérêt que leur porte la France. Je laisse derrière moi, non seulement des jeunes marins attachants, mais aussi des guetteurs aptes à remplir leur rôle dans la surveillance des approches maritimes.

 

Un officier-marinier français en mission d'instruction en Guinée Équatoriale

La nouvelle école navale de Bata :

Destinée à former des marins à la surveillance et à la sécurisation des espaces maritimes dans cette zone particulièrement sensible qu'est le Golfe de Guinée, l'école navale de Bata (Guinée Équatoriale) a été créée en 2010 avec le soutien de la direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD) du Ministère des Affaires Étrangères.

 

Cette école rejoint un réseau de 17 écoles nationales à vocations régionales réparties dans dix pays d'Afrique de l'Ouest et Centrale. Elle accueille désormais des marins de différents pays africains qui y suivent des cours d'officiers chef du quart, de navigateur/timonier, de manœuvrier et de guetteur de la flotte. Implantée pour le moment sur le site d'une école interarmées, elle devrait intégrer ses locaux définitifs à Tika, plus au nord du pays à l'horizon 2015.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:40
Russie : L’armée se lance à la chasse aux informaticiens

11 juillet, 2013 Iouri Gavrilov, Rossiyskaya Gazeta

 

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a fait une annonce assez inattendue lors d’une rencontre avec les recteurs des plus grandes universités russes.

 

« Nous avons entamé une « grande chasse » aux informaticiens ». C’est avec cette annoncé surprenante que le ministre a stupéfait ses invités.

 

Sergueï Choïgou a toutefois rapidement précisé qu’il fallait comprendre le mot « chasse » dans le bon sens du terme. Durant les cinq prochaines années, l’armée aura en effet besoin de plus en plus de logiciels et les soldats des départements de recherche participeront à leur développement.

 

Selon le ministre, les formules mathématiques deviennent de plus en plus compliquées et il faut les traduire en « concepts, données accessibles et chiffrées grâce à des indicateurs informatifs et rapides, comme dans le secteur financier ». De plus, les forces armées doivent effectuer un grand nombre de tâches dans des délais très courts.

 

« Il nous faut surmonter cette sorte d’immobilisme, tout en formant une nouvelle génération de personnes qui feront avancer la recherche militaire au sein des départements scientifiques », a souligné Choïgou.

 

Le ministre de la Défense a choisi un moment très opportun pour faire passer ses idées. En effet, la sélection des étudiants bénévoles qui travailleront au département scientifique de l’Académie d’aéronautique Joukovski et Gagarine s’est terminée vendredi. Et la participation a été élevée avec trois personnes par poste.

 

Sur les 90 candidats, l’armée a envoyé à Voronej 35 conscrits dont les recherches universitaires concernent le domaine de la défense. Leurs dossiers ont été étudiés dans neuf bureaux militaires régionaux ou de républiques.

 

Pour Choïgou, le département de recherche ne compte pas de « pistonnés », et il n’en comptera jamais. Ceux qui n’ont pas été repris dans la première liste de conscrits ont été repêchés parmi les réserves. Leurs services seront probablement nécessaires lorsque les généraux commenceront à former des départements scientifiques pour la marine et les forces de défense aérienne et spatiale.

 

Choïgou a précisé aux recteurs des universités que les structures et organigrammes des services de recherche étaient déjà définis. Des étudiants-soldats ont été choisis pour des postes de commandants haut-placés et de directeurs de recherche.

 

C’est par exemple le commandant Viktor Merzlov, 30 ans, qui dirige ce département peu ordinaire à l’Académie des forces aériennes, dont il a récemment été diplômé. Les sections seront dirigées par les ingénieurs en aéronautique et lieutenants chefs Oleg Strachko et Alexeï Louzguine, ainsi que par le lieutenant Maxim Stadnikov.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:40
L'explosion de la fusée russe provoquée par des capteurs montés à l'envers

11/07/2013 Par Cyrille Vanlerberghe – LeFigaro.fr

 

Un lanceur russe Proton-M s'est écrasé au sol la semaine dernière à cause d'une erreur grossière d'assemblage dans une usine à Moscou.

 

Le 2 juillet dernier sur le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, le vol de la fusée Proton-M qui emportait trois satellites Glonass, le «GPS» des forces armées russes, a été de très courte durée. Quelques secondes après son décollage, le lanceur a commencé à dévier de sa trajectoire verticale, s'est élevé en s'inclinant sur le côté avant de plonger vers le sol et d'exploser en une immense boule de feu à un kilomètre du pas de tir. Le coût cumulé du lanceur et des trois satellites militaires est estimé à 200 millions de dollars, d'après l'agence Reuters.

 

L'enquête menée par les experts de l'agence spatiale russe Roskosmos a rapidement trouvé les causes de l'accident, révèle le site Russian Space Web. À partir de l'analyse de la télémétrie du vol, ils ont pu établir que la fusée avait décollé quatre dixièmes de seconde avant l'instant prévu, ce qui fait qu'elle avait quitté le pas de tir avec des moteurs qui ne fonctionnaient pas encore à pleine puissance. Cette anomalie a déclenché un programme de vol qui a poussé les moteurs à fond pour tenter d'éloigner le lanceur du pas de tir. L'augmentation brutale de la puissance a provoqué un début d'incendie sur l'un des six moteurs du premier étage, qui a été arrêté automatiquement au bout de quatre secondes. Le décollage prématuré a apparemment été provoqué par la rupture accidentelle des câbles reliant les équipements au sol au bas du lanceur.

 

L'arrêt d'un des moteurs a pu déséquilibrer le lanceur dans sa phase d'ascension, mais cela ne suffit pas à expliquer pourquoi il est parti violemment dans tous les sens avant de foncer vers le sol. Le 9 juillet, les enquêteurs ont finalement résolu le mystère en retrouvant près du cratère laissé par l'impact des capteurs d'accélération montés dans le mauvais sens.

 

Une erreur d'assemblage grossière

 

Des flèches sont inscrites sur les boîtiers pour indiquer le haut du véhicule, mais trois d'entre eux, contrôlant la direction de la trajectoire, étaient montés avec la flèche vers le bas. Le système de contrôle du Proton recevait donc des informations fausses lui indiquant qu'il fonçait vers le bas, et a donc tenté d'inverser brutalement sa trajectoire.

 

Cette erreur d'assemblage est d'autant plus incroyable qu'il faut fournir «une force physique considérable» pour réussir à installer les capteurs sens dessus dessous, explique Anatoly Zak, expert du spatial russe et auteur du site Russian Space Web. La faute n'a pas été détectée lors des tests à l'usine d'assemblage de Khrounitchev à Moscou, qui se vante pourtant d'un label de contrôle qualité ISO 9001, mais elle est également passée inaperçue dans le bâtiment d'assemblage de Baïkonour.

 

Les lancements de fusées Proton sont suspendus jusqu'à nouvel ordre, ce qui retardera inévitablement la mise en orbite de plusieurs satellites commerciaux de télécommunications, secteur sur lequel Proton est l'un des plus sérieux concurrents des Ariane 5 européennes.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:35
India, China to Hold Air Force & Navy Exercises

July 12, 2013 By  Zachary Keck  - Flashpoints

 

Amid more frequent military drills in the region, China and India have agreed to hold exercises between their air forces and navies for the first time.

According to Indian media outlets, India and China’s navies and air forces will hold joint exercises in the near future, although the specific date of the drills will be decided by military officials at a later date.

The exercises will be “elementary” in nature at first, with the expectation that larger drills would follow.

The drills would be the first between the navies and air forces of China and India. Starting in 2007, their armies began holding drills, the third edition of which has been scheduled for October in Chengdu in southwestern China.

The announcement comes after a series of diplomatic meetings between the two sides. In May, Chinese Premier Li Keqiang made India the destination for his first overseas trip since taking over his new position. Then, last week, Indian Defense Minister A.K. Antony became the first defense chief to visit China in seven years.

That being said, there has also been heightened tensions between China and India over the last year. Last year, Delhi took offense to China issuing visas that featured a map in which their disputed border region was included as part of China.

Then, in April of this year Chinese troops crossed over onto the Indian side of the border and set up camp for weeks about six miles inside India.

While that border incursion was ended when Indian and Chinese military leaders reached an agreement in early May, it was learned earlier this week that a second border incursion had occurred in June. In this incident, Chinese troops reportedly crossed the de facto border— referred to as the Line of Actual Control— and destroyed observation posts and cameras belonging to the Indian military.

A new camera supposedly appeared immediately prior to Antony’s visit to China.

More generally, India has been unnerved by the vast infrastructure improvements China has made to the regions surrounding the LoAC, fearing that these could allow Beijing to more quickly mobilize troops for attacks inside India.

In response, Delhi has sought to strengthen its position on the LoAC, including by deploying an additional 40,000 troops.

That being said, civilian leaders from both sides have been downplaying the tension over the border since Premier Li’s May visit to India.

“We need to improve border related mechanisms and make them more efficient,” Premier Li said at the time.

“Both Mr. [Manmohan] Singh and I believe there are far more interests than differences between our two sides. We need to confront issues with a broad mind, and tackle them in a mature way.”

Following Li’s visit, the two sides held another round of border talks aimed at resolving the dispute.

Both sides also expressed optimism about their ability to resolve the border row during Defense Minister Antony’s visit last week as well.

“There is real forward movement on the Border Defense Cooperation Agreement (BDCA)" Antony’s said while in China over the weekend.

“On most of the provisions of the BDCA there is already real consensus. There are some more discussions needed on some of the areas. The discussions will continue and will arrive at a final conclusion within a reasonable time limit. There is really forward movement on that.”

Along with the joint naval and air exercises, India and China said their navies and air forces would enhance education exchanges particularly among young officers.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:35
La Chine et la Russie achèvent leurs exercices militaires navals

11-07-2013 French.china.org.cn- Source: Agence de presse Xinhua

 

Les forces navales chinoises et russes ont achevé jeudi leur exercices militaires baptisés "Coopération maritime 2013".

 

Les deux nations ont pratiqué un ensemble de manoeuvres militaires conjointes, et ont échangé leurs avis sur l'approfondissement de la coopération entre leurs forces navales.

 

Ding Yiping, commandement adjoint de la marine chinoise, a exprimé ses remerciements aux officiers et soldats de Chine et de Russie pour leurs efforts conjoints, et a déclaré que les exercices navals conjoints ont atteint leurs objectifs, et ont été un grand succès.

 

Les deux pays ont discuté en profondeur du renforcement de la coopération mutuelle, qui revêt une grande importance pour leur développement et amélioration, selon le vice-amiral Ding.

 

Il a noté que les deux pays pourraient faire avancer la coopération entre leurs forces navales et pourraient renforcer leur amitié mutuelle.

 

Leonid Sukhanov, chef d'état-major adjoint de la marine russe, a déclaré que les exercices conjoints ont renforcé la coopération entre les forces navales chinoises et russes.

 

Il a souligné que les deux parties pourraient élargir les domaines et enrichir le contenu de leurs manoeuvres conjointes, qui comprend la formation d'officiers et la coopération entre les forces navales des deux pays.

 

Les manoeuvres militaires conjointes ont débuté samedi. Il s'agit de la neuvième série d'exercices militaires conjoints bilatéraux et multilatéraux menés par les armées chinoise et russe.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:30
A S-200 missile model mounted on its launcher. Photo Nvinen

A S-200 missile model mounted on its launcher. Photo Nvinen

11 July 2013 airforce-technology.com/

 

Iran has upgraded its S-200 long-range air defence missile system in an effort to improve its operational capability, Khatam ol-Anbia Air Defense Base commander brigadier general Farzad Esmayeeli has announced.

 

Esmayeeli was quoted by Fars News Agency as saying that a mobile launcher had been developed for the system, in addition to a sharp reduction in its detection-firing-tracing time.

 

''We have given mobility to the S-200 missile system, and the same plan to give mobility to all artillery and missile systems is on the agenda of the Air Defense Force," he said.

 

Working both online and in real-time, the upgraded system can also be employed for pinpoint targeting missions, and has successfully proved its capabilities in different tests.

 

"In the missile part of the system, we should say that S-200 is not only used against strategic and collective targets, but it can now be used for pinpoint targeting and can be guided to a very specific point," Esmayeeli added.

 

The optimised S-200 system is expected to be unveiled during the forthcoming military exercise, code-named Modafe'an-e Aseman-e Velayat 5, which is scheduled to be held in the next six months.

 

Designed by Almaz/Antei Concern of Air Defence in the 1960s, S-200 Angara is a long-range, medium-to-high altitude surface-to-air missile (SAM) system used to protect large areas from bomber attacks or other strategic aircraft between a 200km-350km range, depending on the variant used.

 

Also known as SA-5 Gammon, the single-stage missile features four jettisonable, wraparound solid propellant boosters, and utilises a radio illumination mid-course correction to move towards the target with a terminal semi-active radar homing phase.

 

Each battalion comprises six single-rail missile launchers and fire control radar, and can also be linked to other longer-range radar systems.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:30
Assad Expected to Receive S-300 Systems

9/7/2013 IsraelDefense

 

According to various reports, Syria will receive the first of the advanced S-300 antiaircraft missile systems in the coming weeks

 

The first of the advanced S-300 antiaircraft missile systems are expected to arrive from Russia to Syria over the course of the next few weeks. The systems will be accompanied by Russian technicians and experts who are meant to turn them operational as soon as possible.

 

Israel is presently preparing for a last diplomatic effort to prevent the arrival of the missiles, which could severely limit the activity of the Israeli Air Force in the region, and may also reach the hands of Iran and Hezbollah.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:30
Assad Expected to Receive S-300 Systems

9/7/2013 IsraelDefense

 

According to various reports, Syria will receive the first of the advanced S-300 antiaircraft missile systems in the coming weeks

 

The first of the advanced S-300 antiaircraft missile systems are expected to arrive from Russia to Syria over the course of the next few weeks. The systems will be accompanied by Russian technicians and experts who are meant to turn them operational as soon as possible.

 

Israel is presently preparing for a last diplomatic effort to prevent the arrival of the missiles, which could severely limit the activity of the Israeli Air Force in the region, and may also reach the hands of Iran and Hezbollah.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:30
New Missiles for Antitank Brigades

8/7/2013 IsraelDefense

 

IDF antitank brigades to soon part with the TOW ('Orev') missile, and a new advanced missile will enter use in the coming years

 

The TOW antitank missiles, named Orev by the IDF, will soon stop being used by regular IDF forces, and will be replaced by newer missiles in the coming years.

 

Work has been underway at the bureau of the IDF's Chief Infantry Officer to examine replacement weaponry since the Second Lebanon War, when TOW missiles were not used and the need arose for more relevant battlefield weaponry.

 

The IDF Ground Forces antitank battalion layout consists of four teams: three teams utilizing the Orev missile and named for it, and one team that uses the Rafael-produced Gil missile. The three Orev teams will now begin using Gil missiles, and will later be equipped with a new light missile that is currently being examined and tested.

 

In the meanwhile, the antitank battalion layout fighters will be equipped with a new launcher, which will give them better observation capabilities, and helping the fighters aim in an improved manner.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:30
Des avions F16 américains pour l'Egypte

11 juillet, 2013 – BBC Afrique

 

Selon de hauts responsables américains, les Etats Unis vont maintenir leurs plans de fournir à l'Egyte des avions de combats F-16, malgré l'instabilité dans le pays.

 

Washington évalue toujours les tenants et les aboutissants du renversement la semaine dernière du président islamiste Mohammed Morsi.

 

Conformément au droit américain, les Etats Unis devraient suspendre leur importante aide militaire octroyée à l'Egypte si Washington parvenait à la conclusion que les événements du 3 juillet constituent un coup d'Etat.

 

Les Frères Musulmans, le mouvement auquel est affilié Morsi, demandent que le président déchu soit rétabli dans ses fonctions.

 

Et tandis qu'ils continuent de manifester, le Procureur de la république a lancé mercredi un mandat d'arrêt contre leur guide spirituel, Mohammed Badié.

 

Au moins, neuf autres hauts responsables de la Fraternité sont également sous le coup de mandats d'arrêt.

 

Mohammed Badié est accusé d'avoir incité aux violences de lundi qui se sont soldées par la mort de plus de 50 personnes.

 

De nombreux membres des Frères Musulmans ont déjà été arrêtés et des mandats auraient été émis pour l'arrestation d'une centaine d'autres militants du mouvement.

 

Par ailleurs, un porte-parole du Ministère des affaires étrangères a déclaré que le président déchu Mohammed Morsi est 'détenu en lieu sûr'.

 

Badr Abdul Atti, le Procureur de la république, a cependant déclaré lors d'une conférence de presse qu'il ignorait où est détenu Morsi, tout en indiquant que le sexagénaire est traité avec grand égard pour sa dignité.

 

Les responsables américains qui ont donné l'information soulignent que les avions de chasse seront livrés dans les prochaines semaines.

 

La livraison des F-16 entre dans le cadre d'une commande de vingt appareils, dont huit avaient déjà été livrés en janvier. Le réliquat de la commande devrait être honnoré cette avant la fin de l'année.

 

Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a réitéré mercredi qu'il n'était pas de l'intérêt des Etats Unis de procéder à des modifications immédiates de leur programme d'assistance militaire à l'Egypte.

 

Il a ajouté que l'Administration Obama se donne le temps de cerner toutes les implications du renversement de Morsi.

 

Les Etats Unis apportent chaque annéeà l'Egypte une aide militaire estimée à $1,3 milliards.

 

Le président Obama a évité soigneusement d'utiliser le mot "coup d'état" pour qualifier la mise à l'écart de Mohammed Morsi, puisque reconnaître qu'il s'agit d'un putsch entraînerait la supension de l'aide.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:30
Armes chimiques: Moscou accuse les occidentaux de monter des scénarios bizarres

11 juillet 2013 Romandie.com (AFP)

 

NEW YORK (Nations unies) - La Russie a accusé jeudi les occidentaux de propager des accusations peu crédibles et des scénarios bizarres à propos de l'utilisation d'armes chimiques en Syrie.

 

L'ambassadeur russe auprès de l'ONU Vitali Tchourkine a réaffirmé devant la presse que Moscou avait la preuve d'une utilisation de gaz sarin par l'opposition armée en mars à Khan al-Assal. Cette attaque a tué 16 soldats syriens, selon Damas qui a demandé une enquête de l'ONU.

 

La Maison Blanche a immédiatement rejeté cette thèse, affirmant n'avoir encore vu aucune preuve qui appuie cette affirmation.

 

La Russie a transmis ses preuves à l'ONU ainsi qu'aux puissances occidentales (Etats-Unis, France, Royaume-Uni).

 

Celles-ci ont de leur côté accusé l'armée syrienne d'avoir eu recours à plusieurs reprises à des armes chimiques contre l'opposition, notamment à Homs (centre) en décembre 2012, et demandent que les experts de l'ONU se penchent aussi sur ces incidents.

 

Tout en admettant que les experts devaient pouvoir enquêter sur toutes les accusations crédibles, M. Tchourkine a vivement critiqué ses collègues occidentaux. Nos collègues occidentaux, a-t-il dit, essaient de produire le maximum d'accusations (contre Damas) avec le minimum de crédibilité afin, semble-t-il, de créer le maximum de problèmes.

 

Il a aussi accusé des diplomates occidentaux, qu'il n'a pas nommés, de vouloir accréditer l'idée que l'incident de Khan al-Assal était dû à une erreur de tir de l'armée syrienne qui aurait touché ses propres soldats, parlant de théorie naïve et de scénario bizarre.

 

Il a répété que selon les experts russes qui ont relevé des échantillons à Khan al-Assal, le projectile et le gaz sarin qu'il contenait n'étaient pas de fabrication industrielle, ce qui tend à prouver selon lui que l'attaque avait été menée par l'opposition et non par l'armée syrienne.

 

Le gouvernement syrien insiste pour que les enquêteurs onusiens se concentrent sur l'attaque de Khan al-Assal, attribuée par Damas à l'opposition, au détriment des autres incidents attribués par Londres, Paris et Washington à l'armée syrienne et qui ont eu lieu à Khan al-Assal ainsi qu'à Homs (centre), le 23 décembre 2012.

 

Cette divergence a empêché jusqu'à présent la mission d'enquête mise en place en mars par l'ONU, et dirigée par le suédois Ake Sellstrom, de se rendre sur place. Pour M. Tchourkine, on a voulu imposer à Damas une formule d'enquête à l'Irakienne, une référence aux accusations sur les armes de destruction massive portées contre l'Irak de Saddam Hussein.

 

L'ONU a accepté mercredi une invitation adressée par le gouvernement syrien au Dr Sellstrom et à Angela Kane, haute représentante de l'ONU pour le désarmement, à venir à Damas pour des discussions sur l'utilisation présumée d'armes chimiques dans le conflit.

 

M. Tchourkine a souligné que Moscou avait joué un rôle dans cette initiative.

 

Selon le porte-parole des Nations unies, Martin Nesirky, l'ONU espère que cette visite aura lieu dès que possible. Il a réaffirmé qu'elle n'avait pas pour objectif d'enquêter mais de mener des consultations sur les modalités d'une éventuelle enquête. Il n'y a pas d'autre solution qu'une enquête sur place pour prouver l'utilisation d'armes chimiques, a-t-il répété.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:20
iRobot Awarded $30 M Army Contract

Jul 11, 2013 ASDNews Source : iRobot Corporation

 

    Initial order valued at $3 million

 

As previously announced by the Army, iRobot Corp. (NASDAQ: IRBT), a leader in delivering robotic technology-based solutions, has been awarded a $30 million indefinite delivery/indefinite quantity (IDIQ) contract by the U.S. Army’s Robotic Systems Joint Program Office (RSJPO). The four-year contract, which replaces an expiring IDIQ, allows for the delivery of iRobot PackBot FasTac robotic systems and associated spares.

 

An initial $3 million order under the contract for spares has also been placed. Deliveries under this order will be completed by the end of Q4 2013.

 

“iRobot is proud to provide robotic capabilities that help our warfighters accomplish their mission,” said Frank Wilson, senior vice president and general manager of iRobot’s Defense & Security business unit. “The Army recognizes the value of the PackBot FasTac robotic system on the battlefield, and we look forward to continuing our work with RSJPO to ensure the Army is well equipped to maintain its fleet of PackBot FasTac robots in the years ahead.”

 

The iRobot PackBot allows military and public safety personnel to investigate dangerous objects and environments from a safe distance. The robot is used in a wide variety of operations, including neutralizing roadside bombs and other improvised explosive devices, screening vehicles, and searching buildings, bunkers, caves and tunnels.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:20
DARPA Robotics Challenge

DARPA Robotics Challenge

July 10, 2013 Source: US Department of Defense

 

WASHINGTON --- Leaps forward in simulation technology and cloud computing are making it possible for challengers from around the world to compete for support from the Defense Advanced Research Projects Agency to create robots that can help people during natural and other kinds of disasters.

 

During a recent media roundtable, Dr. Gill Pratt, DARPA program manager, and Dr. Brian Gerkey, chief executive officer for the Open Source Robotics Foundation, told reporters about the ongoing DARPA Robotics Challenge, which launched in October 2012 and will end after the final event in December 2014.

 

The Open Source Robotics Foundation is an independent nonprofit organization in Mountain View, Calif., founded by members of the global robotics community to support open-source software development and distribution for robotics research, education and product development.

 

“DARPA is focused on the defense mission for DOD,” Pratt said. “Our primary reason for [creating the robotics challenge] is about the security of our citizens in situations of natural and manmade disasters. [But] the technology DARPA develops often finds its way into all sorts of other parts of life.”

 

The Internet is the best example, he observed, adding, “I expect that the robots we develop will be used very soon, at least in some form, … within people’s homes,” possibly as helpers for aging populations in nations like the United States and Japan.

 

The goal of DARPA’s Robotics Challenge, or DRC, is to generate groundbreaking research and development in hardware and software, according to the DRC website, helping future robots perform the most hazardous jobs in disaster-response operations, along with human supervisors, to reduce casualties and save lives.

 

Pratt calls this a way to make societies worldwide more resilient to natural and other disasters.

 

“We believe it’s important to develop robots that can go into areas that are too dangerous for people and that can be supervised by human beings despite the fact that communications might be quite difficult [during a disaster] both between human beings and between people and robots,” he added.

 

Through the DRC project, DARPA is helping create robots with three basic features. The first is that the robots should be compatible with environments engineered for people, Pratt said.

 

“That’s true even if those environments have been degraded. This gives the robots a certain size [and] it says exactly what their capabilities must be in order to interface for instance with doors and stairs and other things that human beings have engineered into the environment,” the DARPA program manager said.

 

The second feature is that the robots have to be able to use tools that were designed for people.

 

“This ranges all the way from a screwdriver to a fire truck,” he added, “so you’ll see in the different parts of the DARPA challenge that we are testing the ability of these machines to do that.”

 

Third is that the robots must be able to be supervised by people who aren’t necessarily trained to operate robots.

 

“Typically in a disaster there’s no time for training [and] there’s no time to acquire specialized tools. You have to use what you have on hand,” Pratt explained.

 

“If you want the robot to respond immediately,” he added, “the important thing is for the interface between that person and the robot to be intuitive to the people on the disaster response team who have the most expertise about what needs to be done … not the people who designed the machine.”

 

Overriding all the robot technology, though, is an assumption that communications between people -- and between people and the robot -- will be degraded by the effects of the disaster on infrastructure, Pratt said.

 

“So in the challenge itself,” he explained, “we will purposefully lower the bandwidth -- the number of bits per second -- that can go between the robot and the supervisors, and we will also increase the latency -- the amount of time delay -- in the communication between the people and the robots.”

 

The DRC has two kinds of events -- one for teams whose focus is software alone and that don’t have their own robots, and one for teams whose focus is both hardware and software and therefore have their own robots.

 

The first event, whose seven winners were announced June 27, was a software competition among 26 teams from eight countries.

 

The teams competed against each other using a virtual robot called Atlas inside the DARPA Robotics Challenge Simulator, an open-source tool created for DARPA by the Open Source Robotics Foundation.

 

A company called Boston Dynamics is using DARPA funding to build real Atlas robots that the winning teams have been awarded to use in upcoming DARPA challenges.

 

“Our reason for having this virtual challenge is that we wanted to open the contest to teams that were strong not just in building hardware for robots and programming them with software,” Pratt said, “but for a wider variety of teams, including those who had little expertise or experience with robot hardware.”

 

Pratt said work done by the Open Source Robotics Foundation with DARPA funding had advanced the simulation technology enough that the simulator could run in real time and a person could interact with the simulation to supervise the virtual robots.

 

The Foundation’s approach to simulation is to do the best possible job of reproducing the way physics works in the world inside a computer, Gerkey said.

 

Thanks to the increase in performance that allows the simulation to run in real time and the increased computational power available through advances in cloud computing resources, the seven teams who won the DARPA virtual challenge should be able to take the software they designed for the DARPA simulation and run it on the real Atlas robots.

 

“Our goal,” Gerkey said, “is always to have the simulator behave as close as possible to the physical system … so it should be the case that teams who … are awarded an Atlas robot from Boston Dynamics should be able to take the software that they develop for simulation and run it almost unchanged on the physical robot.”

 

He added, “That will actually be the test of how well we’ve done here in terms of building a simulation as a stand-in for the physical robot.”

 

All of what DARPA and the Open Source Robotics Foundation are building is open source, Gerkey noted, “so anyone in the world can do anything they want with this software.”

 

The next DRC live competition will be held in December 2013.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:20
US Navy details X-47B navigation system malfunction on 3rd carrier landing attempt

July 11, 2013 by Zach Rosenberg – FG

 

Washington DC - The Northrop Grumman X-47B landed twice aboard the USS George H.W. Bush aircraft carrier, but a malfunction with one of its three navigation computers prevented a third landing. The aircraft subsequently diverted to Wallops Field, Virginia, as programmed, for a safe recovery.

 

"There are three redundant navigation computers on the X-47," says Capt Jaime Engdahl, the US Navy's programme manager for unmanned systems. "We saw an issue on one of those computers and decided we had done enough for the day, flew the aircraft back and landed it."

 

The aircraft makes its approaches autonomously, without human interference. The computers onboard the aircraft noted the anomaly affecting one of the three precision GPS computers, and though capable of landing using only one, the aircraft is coded to abort landing under those circumstances. After the automatic abort, the human controller elected to divert the aircraft instead of continuing.

 

"They're working through the data right now," says Carl Johnson, Northrop Grumman's programme manager. "In terms of a malfunction it's probably a minor issue, that when we reset the computers everything will be up and running and we'll have a fully functional aircraft."

 

Two X-47Bs are flying. The aircraft used for the test has the tail number 502. An identical aircraft, tail number 501, will likely be used for the next aircraft carrier test series on 15 July. If all goes well in the second series, the X-47B's tests will be completed and the aircraft retired. A manned Learjet using X-47B's software will conduct autonomous air-to-air refueling trials in 2014.

 

The lessons learned from the X-47B demonstrations will be used to address the Unmanned Carrier-Launched Airborne Surveillance and Strike (UCLASS) programme, meant to essentially create an operational production UAV for aircraft carriers. Four companies - Northrop, Lockheed Martin, Boeing and General Atomics Aeronautical Systems - have been selected to perform design work.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:20
ITT Exelis, SAIC Team to Counter Future Radar Threats

July 10, 2013 Source: ITT Exelis

 

ITT Exelis Teams With SAIC To Counter Future Radar Threats

 

CLIFTON, N.J. --- ITT Exelis has been selected by Science Applications International Corporation (SAIC) to provide engineering support for the Adaptive Radar Countermeasures (ARC) program. The five-year contract could be worth $15.6 million if all options are exercised.

 

Administered by DARPA (the Defense Advanced Research Projects Agency), the ARC program will enable U.S. airborne electronic warfare (EW) systems to detect and counter digitally programmable radar systems whose waveforms and behaviors are new, unknown or ambiguous.

 

“With radio frequency threats evolving, we need a capability that will anticipate and meet these threats as they emerge,” said Joe Rambala, vice president and general manager of the Exelis integrated electronic warfare systems business. “SAIC and Exelis are teaming to ensure our warfighters can perform their missions safely and securely.”

 

The ARC program consists of two major elements: the SAIC-led development of new processing techniques and algorithms in a software environment and the Exelis-managed implementation of these techniques with a prototype module within a target system. This process may lead to a new, adaptive EW protection system for airborne platforms within the next five years.

 

“We look forward to producing a comprehensive ARC solution that will potentially mitigate future advanced radio frequency threats to airborne platforms,” said John Fratamico, SAIC senior vice president and group general manager. “This technology represents the future of electronic warfare systems.”

 

 

Exelis is a diversified, top-tier global aerospace, defense, information and technical services company. Headquartered in McLean, Va., the company employs about 19,900 people and generated 2012 sales of $5.5 billion.

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