Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:45
Joseph Beti Assomo, Ministre de la Défense du Cameroun

Joseph Beti Assomo, Ministre de la Défense du Cameroun

 

03-10-2015 French.china.org.cn

 

Le président camerounais Paul Biya a procédé vendredi à un remaniement de son gouvernement, avec parmi les principaux faits marquants la nomination d'un nouveau ministre en charge de la Défense, en la personne de Joseph Beti Assomo, gouverneur de région en remplacement d'Egard Alain Mebe Ngo'o, et une dizaine de départs.

 

Le nouveau ministre en charge de la Défense est un homme d'expérience dans le commandement territorial, qui a fait ses preuves en tant que gouverneur de la région de l'Extrême-Nord où sévit Boko Haram, puis du Littoral où il exerçait jusqu'à sa nomination par le décret présidentiel de ce vendredi portant réaménagement du gouvernement.

 

Nommé en 2009, Edgard Alain Mebe Ngo'o est muté aux Transports, après l'affaire des primes non payées qui a poussé un millier et demi de soldats à descendre récemment dans les rues de Yaoundé pour une marche de protestation, à leur retour de la République centrafricaine (RCA) où certains d'entre aux ont participé pendant plus de deux ans aux opérations de restauration de la paix.

 

Cet administrateur civil de formation est un proche du chef de l'Etat, tout comme Louis Paul Motaze, qui retrouve le ministère de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire, dont il avait été débarqué en 2011 pour servir avec rang de ministre comme secrétaire général des services du Premier ministre, mais tout en conservant la gestion d'importants dossiers.

 

C'est le cas du projet de construction du complexe industrialo-portuaire de Kribi (Sud) dont cet ancien dirigeant de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) et de la défunte compagnie aérienne nationale Cameroon Airlines (CAMAIR) a continué de piloter, au détriment d'Emmanuel Nganou Djoumessi, son remplaçant à la tête de ce ministère clé, muté pour sa part aux Travaux publics.

 

Au ministère des Transports, Edgard Alain Ngo'o, qui était également critiqué pour la gestion de la guerre que le Cameroun mène contre la secte islamiste nigériane Boko Haram dans la région de l'Extrême-Nord, remplace l'enseignant Robert Nkili, frère cadet de la première épouse du président, feue Jeanne Irène Biya.

 

A l'inverse, ce dernier, lui, est simplement viré du gouvernement dirigé par le magistrat de formation et ex-ambassadeur du Cameroun au Canada Philemon Yang, au même titre que près d'une dizaine d'autres ministres parmi lesquels Pierre Moukoko Mbonjo, qui laisse sa place au ministère des Relations extérieures à Lejeune Mbella Mella, qui était jusque-là ambassadeur du Cameroun en France.

 

Aux Postes et Télécommunications, Jean-Pierre Biyiti bi Essam cède lui aussi sa place à Mme Libom Li Likeng née Mendomo Minette, directeur général des douanes, Emmanuel Bondé à Ernest Ngwaboubou au ministère des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique, Louis Bapès Bapès, poursuivi en justice pour détournement de fonds publics, à Jean Ernets Ngalè Bibéhè.

 

Dans ce jeu de chaises musicales, Henri Eyebe Ayissi troque ses fonctions de ministre délégué à la présidence chargé du Contrôle supérieur de l'Etat, désormais confiées à Rose Mbah Acha, de celles de ministre de l'Agriculture et du Développement rural, occupées par l'ex-ministre des Finances Essimi Menye, limogé.

 

Autre départ du gouvernement, Ama Tutu Muna, emportée par l'imbroglio dans la gestion du droit d'auteur, transmet le portefeuille des Arts et de la Culture à Narcisse Mouelle Kombi, ex-directeur de l'Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC), précédemment conseiller spécial du président de la République.

 

Aux Sports et à l'Education physique, au détriment d'Adoum Garoua, également écarté du gouvernement, Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt signe lui aussi son retour après avoir été remercié en 2006 et rappelé en 2011 pour le portefeuille de la Jeunesse et de l'Education civique, qui revient aujourd'hui à l'ex-secrétaire d'Etat aux Enseignements secondaires, Mounouna Foutsou.

 

Secrétaire adjoint de la présidence, l'économiste Séraphin Magloire Fouda succède à Louis Paul Motaze au secrétariat général des services du Premier ministre.

 

Ce remaniement était attendu depuis la tenue des élections législatives de 30 septembre 2013, où certains ministres avaient essuyé un revers dans leurs circonscriptions électorales qui, sous d'autres cieux, donnaient automatiquement lieu à leur mise à l'écart du gouvernement.

 

Très peu d'entrées sont enregistrées dans ce cabinet qui demeure pléthorique avec plus d'une soixantaine postes attribués dont une grande majorité de leurs titulaires sont maintenus

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:40
Ukraine: Kiev et séparatistes prorusses assurent avoir commencé à retirer les chars de la ligne du front


03.10.2015 45eNord.ca (AFP)
 

L’armée ukrainienne et les séparatistes prorusses ont annoncé samedi le début du retrait des chars dans l’Est rebelle pour consolider la trêve, mais la paix négociée avec la médiation franco-allemande semble encore bien loin.

 

L’annonce intervient au lendemain d’un sommet à Paris entre les dirigeants ukrainien, russe, français et allemand qui ont reconnu l’impossibilité de mener à bien le processus de paix d’ici la fin de l’année, ce qui est pourtant prévu par les accords signés à Minsk en février avec leur médiation.

Les rebelles de la république autoproclamée de Lougansk ont annoncé dans la matinée avoir entamé le retrait des chars, qui doit être suivi de celui des pièces d’artillerie de calibre inférieur à 100 mm.

« Un convoi de chars vient de prendre la direction d’un nouveau lieu de déploiement à 15 km de la ligne du front », a annoncé l’agence officielle de la république séparatiste de Lougansk.

Il était impossible dans l’immédiat de confirmer cette information de source indépendance.

« Le processus a commencé », a pour sa part déclaré à l’AFP un porte-parole de l’armée ukrainienne, Vladislav Seleznev. Il a indiqué que la première étape était « l’établissement de listes des armes qui vont être soumises aux observateurs internationaux ».

Le retrait des chars et des pièces d’artillerie de calibre inférieur à 100 mm dans une zone de 15 km de part et d’autre de la ligne de front a été convenu cette semaine entre les belligérants comme un geste de bonne volonté afin de préserver les vies alors que le conflit a fait plus de 8.000 morts, principalement des civils, depuis avril 2014.

Aux termes de cet accord, le retrait des armes légères va prendre une quarantaine de jours.

Les rebelles de l’autre république séparatiste voisine, celle de Donetsk, vont commencer à retirer leurs armes « après le 18 octobre » si la trêve qui règne depuis peu « est respectée », a annoncé un haut responsable de la république Edouard Bassourine.

Le « ministre de la Défense » de la république autoproclamée de Donetsk Vladimir Kononov, cité sur le site officiel séparatiste, a précisé la veille que le retrait commencerait après la fin du processus dans la république de Lougansk.

 

La paix prend ‘du retard’

Les accords de paix fondamentaux dits Minsk 2 ne prévoyaient que le retrait des armes de plus de 100 mm, mais cette clause avait été régulièrement violée, provoquant la mort de plus de mille personnes, selon les observateurs internationaux.

Réunis vendredi à Paris pour faire le point sur la mise en oeuvre des accords de paix, Petro Porochenko, Vladimir Poutine, François Hollande et Angela Merkel ont reconnu en substance que le règlement dans l’Est de l’Ukraine serait retardé.

A l’issue de négociations qui ont duré quatre heures et demie à l’Elysée, le président français a annoncé le report « au-delà du calendrier de 2015 » des élections locales prévues dans l’Est séparatiste selon les accords de paix de Minsk 2.

Une nouvelle loi électorale devra être adoptée pour rendre ce scrutin « incontestable », sous observation de l’OSCE, a souligné M. Hollande dans une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Un autre point clé des accords de Minsk- la reprise du contrôle par Kiev de 400 km de frontière avec la Russie, accusée d’envoyer troupes et armes dans le Donbass – va aussi prendre du retard.

« Il faudra encore du temps pour aboutir à la dernière étape (…) l’étape essentielle du point de vue du retour de l’intégrité de l’Ukraine, c’est-à-dire le contrôle total des frontières et le retrait des unités étrangères (…) ça prendra plus de temps qu’il n’était prévu, nous en avons acté le principe et finalement les modalités aujourd’hui », a souligné le chef de l’Etat français.

En commentant les résultats de ce sommet, l’analyste politique ukrainien indépendant Olexandre Souchko estime qu’il ne s’agit ni d’une victoire, ni d’une défaite, mais d' »un match nul pour l’Ukraine » qui va « inévitablement entraîner des décisions contraires aux intérêts nationaux, mais impossibles à éviter ».

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:35
AC-130 flying gunship - photo USAF

AC-130 flying gunship - photo USAF

 

03 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Washington - Les autorités militaires américaines ont lancé une enquête sur l'implication potentielle d'un avion américain dans le bombardement d'un hôpital à Kunduz (Afghanistan), qui a fait 19 morts, ont-elles annoncé samedi.

 

Le secrétaire à la Défense Ashton Carter a annoncé samedi matin une enquête exhaustive sur le bombardement, dont les Etats-Unis ne reconnaissent pas pour l'instant la responsabilité.

 

Le chef du Pentagone n'a donné aucun détail sur les circonstances du bombardement.

 

Mais selon un responsable américain, l'enquête va porter sur le rôle joué par un avion américain AC 130, un appareil dérivé de l'avion de transport C-130 équipé de plusieurs canons pour mener des opérations d'appui au sol.

 

Le général John Campbell, le chef de la mission de l'Otan en Afghanistan et le commandant des troupes américaines sur place, envoie un général à Kunduz pour mener ces investigations, a déclaré un responsable américain à l'AFP.

 

Selon ce responsable, l'avion AC-130 a ouvert le feu pour défendre des forces spéciales américaines qui accompagnent les forces spéciales afghanes au combat, dans le cadre d'une mission de conseil et d'assistance.

 

Ils étaient pris sous le feu de plusieurs positions des talibans et l'avion a retourné le feu, a indiqué cette source.

 

Mais pour l'instant, nous ne sommes pas sûrs de ce qui s'est passé, a-t-elle précisé.

 

Les rebelles talibans avaient provoqué la consternation lundi en occupant Kunduz, la grande ville du nord de l'Afghanistan. Une victoire à l'impact psychologique majeur, même si elle a été de courte durée.

 

C'est la première fois que les talibans ont réussi à prendre le contrôle d'un site de cette importance depuis qu'ils ont été défaits par l'invasion américaine de 2001.

 

Jeudi, l'armée afghane appuyée par des forces américaines a repris le contrôle de la ville mais les combats se poursuivaient dans certains quartiers.

 

Le bombardement de l'hôpital de MSF a été qualifié par l'ONU d'inexcusable et de potentiellement criminel.

 

Cette frappe aérienne pourrait relever du crime de guerre si elle était jugée délibérée par la justice, a déclaré le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Al Hussein, qui a appelé à une enquête approfondie et transparente.

 

A Kaboul, le palais présidentiel a assuré que le général américain John Campbell, avait présenté ses excuses au président Ashraf Ghani dans une conversation téléphonique.

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:30
De moins en moins de frappes canadiennes durant la campagne électorale

Un technicien de l’Aviation royale canadienne près d’un CF-188 Hornet lors des contrôles pré-vol au Camp Patrice Vincent, au Koweït lors de l’opération IMPACT le 11 juin 2015 (Op IMPACT/MDN)


02.10.2015 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca
 

Alors que la Russie est de plus en plus engagée en Syrie en menant ses propres frappes aériennes, le Canada a vu ses avions de chasse CF-18 en mener de moins en moins depuis le début de la campagne électorale.

 

151001-operation-impact-frappesAu cours des mois d’août et de septembre 2015, la force aérienne canadienne Irak a mené respectivement 12 et 10 frappes, soit son plus bas niveau depuis le mois de février (9 frappes) et alors que les peshmergas ont mené plusieurs opérations d’envergure soutenus par la Coalition. Il y a même un hiatus de presque deux semaines en septembre (du 10 au 23).

Plusieurs raisons peuvent expliquer cette chute de ciblages au cours des derniers mois.

Comme 45eNord.ca vous l’avait révélé mi-septembre, le nombre de frappes canadiennes rapporté à celles de toute la Coalition est relativement faible: 2,31%. Ceci s’expliquerait notamment par un budget serré et un nombre d’heures de vols autorisées limité.

De plus, les règles d’engagement canadiennes sont plus strictes que celles d’autres membres de la Coalition, ce qui limite donc le nombre de cibles «légitimes».

À plusieurs reprises lors des séances d’information sur l’Opération IMPACT, les porte-paroles des Forces armées canadiennes avaient mis de l’avant que la météo était un facteur important. Or, il n’y a eu que peu de tempêtes de sable au cours de ces deux derniers mois.

Une autre raison pourrait être le fait du lancement, le 2 août, de la campagne électorale. Plusieurs commentateurs estiment que le gouvernement sortant n’a en effet pas intérêt à ce qu’il y ait de potentiels dommages collatéraux durant la campagne. Cependant, un gouvernement sortant ne peut demander, en pleine campagne, de ralentir les opérations pour son propre bénéfice.

Rappelons que lors de la campagne électorale actuelle, les libéraux ont promis de mettre fin aux frappes, mais de poursuivre et augmenter la formation des troupes kurdes, tandis que les néo-démocrates veulent retirer toutes les troupes. Les Conservateurs n’ont fait aucune annonce supplémentaire.

La mission Opération IMPACT est pour le moment autorisée jusqu’au 31 mars 2016.

En réponse à une question posée par 45eNord.ca, les Forces armées canadiennes nous ont déclaré que: «De nombreux facteurs déterminent la fréquence des frappes aériennes dans le contexte d’une coalition, y compris la disponibilité des cibles. Que ce soit en Irak ou en Syrie, les cibles sont sélectionnées et identifiées en coordination avec les partenaires de la coalition dans le but ultime d’affaiblir les capacités du groupe EIIS.»

Si les Forces armées canadiennes mettent donc en avant le «manque de disponibilité» de cibles. Or, les cibles ne manquent pas, vu que la Coalition continue elle de frapper régulièrement et allègrement des cibles. Au cours du mois de septembre, il y a eu en effet pas moins de 542 frappes en Irak et en Syrie. Le Canada a donc contribuait à hauteur de 1,85%.

 

dossier_op-impact

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:30
Hawaiian F-22 Raptors deploying to UAE to join air war on ISIS


03.10.2015 By David Cenciotti

 

Six Hawaii Air National Guard F-22 Raptors are enroute from Joint Base Pearl Harbor-Hickam, to Al Dhafra, UAE, to join the CENTCOM area of responsibility.

Once there, the aircraft will replace the U.S. Air Force Raptors already there for a 6-month rotational deployment that will see the aircraft take part in Operation Inherent Resolve in the airspaces of Iraq and Syria: although they can attack their own targets using Precision Guided Munitions (two 1,000-lb GBU-32 JDAMs or 8 GBU-39 small diameter bombs) while covering other aircraft in a typical swing role mission, the F-22 have proved to be useful in the air war against ISIS by making other aircraft more survivable, acting as electronic warfare enabled sensor-rich multi-role aircraft that provide “kinetic situational awareness” to other aircraft involved in the air strikes.

 

Read more

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:30
Patriot in Turkey photo Nato

Patriot in Turkey photo Nato


02.10.2015 45eNord.ca (AFP)
 

Les missiles Patriot américains déployés en Turquie depuis 2013 pour protéger ce pays de missiles venant de Syrie seront retirés comme prévus en octobre, malgré l’évolution de la situation en Syrie, a-t-on appris auprès du Pentagone.

 

« Nous prévoyons toujours d’achever » le retrait de ces missiles anti-aérien « en octobre », a indiqué la porte-parole du Pentagone Laura Seal.

Les Etats-Unis et la Turquie avaient annoncé en août le retrait de ces missiles, déployés sous l’autorité de l’Otan en 2013 pour protéger la Turquie d’éventuels tirs de missiles venus de Syrie.

Les Etats-Unis avaient justifié ce retrait par la nécessité de moderniser les deux batteries de missiles concernées.

L’Allemagne a aussi annoncé son intention de retirer de Turquie ses deux batteries de missiles Patriot.

L’Otan peut toujours compter sur une batterie espagnole déployée depuis janvier 2015 à Adana, au sud de la Turquie.

Selon le Pentagone, les Patriots américains pourront être redéployés en Turquie « sous une semaine » en cas de besoin.

Les Etats-Unis maintiennent également en permanence en Méditerranée des navires militaires équipés de système anti-missile Aegis, capable de fournir à l’Otan des capacités de défense aérienne dans la région, rappelle le Pentagone.

Les Etats-Unis et la Turquie « consulteront leurs alliés de l’Otan sur les moyens de répondre aux préoccupation de la Turquie sur sa sécurité », a également indiqué Laura Seal.

La situation militaire en Syrie a rapidement évolué ces dernières semaines, avec le déploiement d’avions de combat par la Russie qui ont commencé mercredi des missions de bombardements dans le pays.

Les missiles Patriot peuvent détruire en vol des missiles balistiques tactiques, des missiles de croisière ou des avions.

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:30
A Syrian Army T-72M1 during the battle of quseir, May 2013

A Syrian Army T-72M1 during the battle of quseir, May 2013

 

October 2, 2015: Strategy Page

 

The Lebanese terrorist group Hezbollah has been promised 75 Soviet-era tanks by the Syrian government. The gift consists of T-55 and T-72 tanks and comes as a thank you for Hezbollah not complaining about the presence of Russian forces in Syria. Apparently more such gifts are forthcoming if Hezbollah works with the Russians against Syrian rebels. Russia deployed a mix of Su-24 and Su-25 ground attack planes, plus four Su-30 fighters since early September.

 

 Hezbollah has been a long-running client of Syria and Iran, who use the group as a proxy in Lebanon to battle Christians, Sunni Moslems, and the Israelis. The group fought Israel in the 2006 Lebanon War and came out second-best, losing as many as 800 fighters. Hezbollah has access to a number of heavy weapons, notably Russian-designed ATGMs like the AT-14 (9M133 Kornet), and Chinese C-802 missiles. Hezbollah has not been seen operating these tanks yet and it is unlikely that Israel would allow these vehicles to be moved into Lebanon. Israel and Russia have apparently negotiated an “understanding” to cover situations like this and the Israeli air strikes that would be involved.

 

 The T-72s and T-55s will not be much help in a major battle – Israel’s Merkava tanks clearly outclass them – and their combat record against Western tank designs has been spotty at best. Still, when facing the Islamic State or al-Qaeda, the tanks will be fighting on better terms. It is believed that Hezbollah will be trained to use these tanks in western Syria against Syrian rebels.

 

 The T-55 entered service in the 1950s, and features a 100mm main gun with 45 rounds, along with a 12.7mm machine gun and a 7.62mm machine gun. The T-72 main battle tank entered service in the 1970s, and features a 125mm main gun with 39 rounds, along with a 12.7mm machine gun and a 7.62mm machine gun. – Harold C. Hutchison

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:30
Sukhoi Su-34 in flight

Sukhoi Su-34 in flight

 

03 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - La Russie a affirmé samedi que ses frappes aériennes en Syrie entamées mercredi avaient semé la panique chez le groupe Etat islamique (EI), en forçant 600 de ses membres à abandonner leurs positions.

 

Nous avons réussi à réduire significativement le potentiel militaire des terroristes (...). La panique et la désertion ont commencé dans leurs rangs, a affirmé un haut responsable de l'état-major russe, le général Andreï Kartapolov.

 

Selon lui, environ 600 militants de l'EI ont abandonné leurs positions et tentent de s'enfuir vers l'Europe.

 

Depuis mercredi, l'aviation russe a effectué plus de 60 frappes en Syrie visant plus de 50 sites d'infrastructure de l'organisation terroriste Etat islamique, parmi lesquels des entrepôts de munitions et d'explosifs et des camps d'entraînement de l'EI, a précisé M. Kartapolov, cité dans un communiqué de l'état-major.

 

Compte tenu des premiers résultats, non seulement nous allons poursuivre les frappes aériennes, mais aussi les intensifier, a souligné le responsable.

 

Il a également répété que les frappes russes ne visaient que les terroristes en Syrie.

 

La Russie a prévenu à l'avance notamment la partie américaine qu'elle allait mener des frappes sur les sites de l'EI, selon M. Kartapolov.

 

Les Américains nous ont informés alors qu'il n'y avait personne d'autre sauf des terroristes dans cette région, a-t-il affirmé.

 

La Russie a commencé mercredi à mener des frappes en Syrie, dans sa première intervention militaire d'envergure hors de l'ex-URSS depuis l'occupation de l'Afghanistan en 1979.

 

L'Occident et les pays arabes ont critiqué la stratégie russe en Syrie, disant soupçonner Moscou de concentrer ses attaques non sur l'EI mais sur les opposants au régime considérés comme des modérés par les Etats-Unis et leurs alliés.

 

Le président américain Barack Obama a estimé vendredi que la stratégie de la Russie en Syrie était une catastrophe assurée.

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:30
Russian Su-30SM

Russian Su-30SM

 

03.10.2015 Romandie.com (ats)

 

Les avions de combat russes ont bombardé samedi des cibles du groupe djihadiste Etat islamique (EI) au quatrième jour de leur intervention en Syrie. Washington et Londres ont continué à dénoncer la stratégie de Moscou visant à défendre le régime de Bachar al-Assad.

L'aviation russe a mené plus de 20 sorties en 24 heures en Syrie et neuf raids ont visé des cibles de l'EI, annonce samedi à la mi-journée le ministère russe de la Défense. Il a précisé que ces frappes ont détruit un poste de commandement et un bunker de l'EI près de la ville de Raqa, la "capitale" de l'organisation extrémiste située dans le nord-est du pays en guerre.

Les avions russes ont en outre détruit un entrepôt de munitions et visé un camp d'entraînement du groupe djihadiste dans la province d'Idleb (nord-ouest), selon le ministère.

La Russie a affirmé que ses frappes ont semé la "panique" chez le groupe EI, en forçant 600 de ses membres à abandonner leurs positions. "La panique et la désertion ont commencé dans leurs rangs", a affirmé un haut responsable de l'état-major russe, le général Andreï Kartapolov.

 

Civils et enfants tués

Selon un nouveau bilan de L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les frappes russes ont coûté la vie depuis mercredi à 39 civils dont huit enfants et à 14 djihadistes, 12 de l'EI et deux d'Al-Nosra.

Déclenché en 2011 par une révolte populaire brutalement réprimée, le conflit déjà très complexe, a pris un nouveau tournant avec l'implication des Russes, alliés du régime qui a perdu les deux tiers du territoire dans les combats. Or, Moscou considère le régime d'Assad comme un rempart face à l'EI.

C'est pourquoi la Russie vise l'EI mais aussi le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, et ses alliés rebelles islamistes, selon des sources syriennes et l'OSDH. Elle a également frappé des petits groupes rebelles soutenus par les Etats-Unis.

 

Critiques occidentales

Les Occidentaux ont critiqué la stratégie russe, estimant que les raids devraient épargner les groupes rebelles qu'ils soutiennent. Les Russes "ne font pas la différence" et "de leur point de vue, ce sont tous des terroristes. Et c'est une catastrophe assurée", a dit le président américain Barack Obama vendredi.

Le premier ministre britannique David Cameron a pour sa part affirmé samedi que l'intervention militaire russe ne faisait qu'aider le président Bachar al-Assad. "Il est évident que la Russie ne fait aucune distinction entre le groupe EI et les groupes syriens d'opposition légitimes. En conséquence, il aide le boucher Assad et ne fait qu'aggraver la situation", a souligné M. Cameron.

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:25
Le 3REI défile lors de la fête nationale du Brésil

 

15-09-2015 par 3e REI Réf : 250 | 571

 

A l'occasion de la fête de l'indépendance, obtenue sur le Portugal le 7 septembre 1822, le 3e régiment étranger d'infanterie (REI) a participé, les 6 et 7 septembre 2015, aux cérémonies militaires s'inscrivant dans le cadre de la fête nationale du Brésil.

 

Un élément du 3e REI a accompagné le général de division aérienne (GDA) DUPONT, commandant supérieur (COMSUP) des Forces Armées en Guyane (FAG) à Belém, siège du commandement - Nord en charge de toute la région amazonienne.

 

A cette occasion, la Légion étrangère a été mise à l'honneur lorsqu'un détachement de pionniers du 3e REI a ouvert le défilé militaire.

 

Simultanément, dans la ville de Macapa, capitale de l'Etat de l'Amapa, le colonel ALEXANDRE, commandant le 34e Batalhão de Infanteria de Selva (BIS) a reçu son homologue français, le colonel RANSAN.

 

Un détachement de la 3e compagnie du 3e REI a également eu l'honneur d'ouvrir, seul, le défilé militaire, au son d'un " boudin " parfaitement joué par la musique du 34e BIS.

 

Le 34e Batalhão de Infanteria de Selva, bataillon spécialisé pour opérer en milieu équatorial et unité binôme du 3e REI, est à l'origine de cette invitation.

 

La présence du 3e REI, représentant les forces armées françaises en Guyane, illustre la coopération Franco-Brésilienne dans l'action commune de lutte contre l'orpaillage illégal de l'opération " Harpie " notamment le long du fleuve Oyapock où des opérations conjointes seront très prochainement menées par le 3e REI et le 34e BIS

 

Reportage photos

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:20
Special Operations: JSOC In The Shadows

 

October 3, 2015: Strategy Page

 

One of the least publicized organizations active in counter-terror operations is the U.S. Joint Special Operations Command (JSOC). Formed in 1980 in the aftermath of a failed mission into Iran to rescue American embassy personnel being held captive there, JSOC was meant to eliminate the coordination problems between the services that were found to be the main reason the Iran rescue mission failed. But until the 1990s JSOC didn’t have much to do and was pretty much a headquarters with no combat troops to command. That changed in the 1990s as the CIA began to suffer from the 1980s move (demanded by Congress and media driven public opinion) to get out of the spying (using people on the ground) business. The CIA found that relying on satellite and aircraft surveillance did not get the job done. It was found that using Delta Force and SEAL commandos for CIA and other intelligence operations worked. This makes sense, because there were still situations overseas, often unanticipated ones, where you really, really needed to get an American in there to look around or make contact with local agents.

 

By the late 1980s there was another big changes, SOCOM (Special Operations Command), which did have control of SEALs, Special Forces and other special operations forces. That made it easier for JSOC to easily obtain the use of Delta Force and Seal Team Six operators for jobs like espionage. While many of these operators look like pro football players (kinda makes them stand out, even in civilian clothes), many do not. Turning one of these guys into a secret agent is apparently not difficult. And they already have a license to kill and are very good at handling emergencies and desperate situations.

 

During the 1990s SOCOM, Delta Force and the SEALs were already prepared to collect intel on the ground themselves simply because they could no longer rely on the CIA to do it for them. That changed after September 11, 2001 but during the 1990s the commandos got experience doing espionage and demonstrated they were very good at it. Despite some new gadgets (drones and information analyzing software) there is still a need to put people on the ground (CIA or SOCOM) to collect information needed before commandos can plan and execute a successful mission.

 

For a long time no one has said much, officially, about the use of American commandos as spies and intelligence agents. This was in large part because few people outside SOCOM, JSOC and the CIA knew this was going on. Moreover these lads were very effective because they were trained to be flexible, think fast, and operate under any conditions. While they normally train wearing camouflage uniforms and carrying an assault rifle, they have no problem going on a recon mission in a suit, armed with a 9mm pistol, or no weapon at all.

 

Delta continues to learn from British SAS, who have long made good use of close working relationships with British diplomats. Thus it was no surprise when it became known that after 2001 JSOC operators (Delta and Seal Team Six) began performing secret operations (that stayed secret) involving anti-terrorism activities or nastier forms of diplomacy. Some of these missions did get a lot of publicity, like the capture of Saddam Hussein or the killing of Osama Bin Laden. But JSOC largely stayed in the shadows.

 

JSOC also stayed small, growing from about a thousand personnel in 2001 to about 4,000 today (compared to 80,000 for all of SOCOM). JSOC can also call on just about any American military personnel they need for individual missions. But to keep JSOC effective it was found that keeping the organization small was essential.

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 17:45
Crédits : EMA

Crédits : EMA


03.10.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Il m'avait échappé (merci F.), l'arrêté du 25 septembre 2015 dont la durée de vie est de deux ans.

Son objet: "garantir aux militaires participant à l'opération extérieure Barkhane, ainsi qu'à leurs ayants cause, le bénéfice de la couverture majorée des risques invalidité et décès prévue à l'article L. 4123-4 du code de la défense."

Il est à voir ici.

Ce qui est passionnant dans ce texte, c'est la liste des pays concernés. Sans surprise, on y trouve:
- la République islamique de Mauritanie, 
- la République du Sénégal (quoi que...),
- la République du Mali,
- la République de Côte d'Ivoire,
- le Burkina Faso,
- la République du Niger,
- la République du Tchad,
- la République du Cameroun,
- la République centrafricaine

mais aussi:
- la République algérienne démocratique et populaire,
- la Libye,
- la République fédérale du Nigeria

Bref, comme le dit l'arrêté, c'est la liste des pays où "les services (sont) effectués dans le cadre de l'opération Barkhane". La BSS est comme l'univers: en extension permanente.

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:55
photo EMA / SID

photo EMA / SID

 

01/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Mardi 29 septembre 2015, le général Pierre de Villiers s’est rendu à Versailles, où le Service d’infrastructure de la défense (SID) avait choisi le cadre somptueux de l’Orangerie pour célébrer son 10e anniversaire. Jeune service qui puise ses traditions dans la longue histoire des fortifications et des travaux maritimes, le SID est aujourd’hui composé de spécialistes de haut niveau, à l’image des jeunes ingénieurs militaires (les IMI) dont le baptême de promotion a été célébré lors de cette journée d’anniversaire.

 

Pour le chef d’état-major des armées, l’infrastructure est une dimension essentielle de la réussite du modèle d’armée à l’horizon 2020. Qu’il s’agisse de la condition du personnel, du maintien en condition des équipements, de la protection des emprises ou, plus conjoncturellement, de la capacité à réaliser un plan d’hébergement d’urgence comme celui déclenché au profit de l’opération SENTINELLE, l’infrastructure est au cœur des enjeux de la réforme. C’est pourquoi le CEMA a tenu à participer, aux côtés du ministre de la Défense, à cette cérémonie et comme toujours, à y rencontrer les plus jeunes, ceux qui incarnent l’avenir des armées et qui doivent comprendre et mesurer les enjeux auxquels ils seront confrontés.

 

photo EMA / SIDphoto EMA / SID

photo EMA / SID

Repères

 

SID

Le Service d’infrastructure de la Défense (SID), rattaché au SGA, est le référent ministériel dans les domaines de la construction, de la maintenance immobilière, de la gestion domaniale et de l’énergie aussi bien sur le sol national qu’à l’étranger. Héritier d’une longue histoire, le SID puise ses racines de la fusion en 1691 de l'administration des Fortifications terrestres et des Travaux maritimes.

 

IMI

Le corps des ingénieurs militaires de l’infrastructure (IMI) a été créé en 2010. Ces ingénieurs sont formés au sein de l’école nationale supérieure des ingénieurs de l’infrastructure militaire (ENSIM). Au cours de la cérémonie, la 4e promotion d’IMI, intégrée en 2014 a été baptisée du nom de « Marquis d’Asfeld ».

 

ENSIM

Cette école, créée en 2011, est adossée, pour la formation académique d’ingénieur, au campus d’Angers de "Arts et Métiers ParisTech" (nom de marque adopté par l'Ecole Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM) en 2007). La formation à l’ENSIM dure quatre années.

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:45
U.S., Senegal train on sea-to-land tactics

Compagnie Fusilier de Marin Commandos depart after raiding a simulated enemy position during the final exercise with U.S. service members in Dakar, Senegal, Sept. 17, 2015. The Marines and Coast Guardsmen with Special-Purpose Marine Air-Ground Task Force Crisis Response-Africa spent four weeks training the COFUMACO on basic infantry tactics and small-boat operations as a part of a Maritime Security Force Assistance mission to increase interoperability with Senegal’s and strengthen the bond between the partner nations. (U.S. Marine Corps photo by Cpl. Olivia McDonald/Released)

 

01 October 2015 by Africom - defenceWeb

 

U.S. Marines, Coast Guardsmen and Senegalese Compagnie Fusilier de Marin Commando completed a monthlong security cooperation exercise in Dakar, Sept. 17.

 

U.S. service members with Special Purpose Marine Air Ground Task Force Crisis Response-Africa trained with Senegalese forces focusing on infantry tactics and small boat operations. This is the final “train-the-trainer” iteration of the maritime security force assistance mission in Senegal.

 

The sea-to-land tactics exchanged over the four weeks of training are essential to the Senegalese commandos maintaining stability in the region.

 

“Most of our missions are very much like the training we’ve done," said Senegal 1st Lt. Goumalo Sall, a company commander with the commando unit. “Most of the time they are patrolling in the south Casamance region or throughout the river.”

 

The unit's leaders received training on the Marine Corps planning process to expand upon the French military system for planning that they’re familiar with. Although many of the commandos are experienced, the Marines still brought a lot to the table and helped to refine skills such as field craft and tactical site exploitation on land and formations and communication on small boats.

 

They conducted their final exercise, a beach raid, encompassing all the skills covered over the four weeks the Marines and Coast Guardsmen were in the country. After hitting the beach by boat, the commandos conducted reconnaissance and ambushed an enemy position before extracting via boats in another location.

 

“They were quick, discrete and aggressive,” Sall said. “At the end, they executed their mission just as we expected.”

 

The performance and improvement throughout the training is what makes the partnership with the Marines is so important, added Sall, who has worked with U.S. Marine Corps security cooperation teams since 2012.

 

“The work they did everyday went beyond our expectations,” said Sall. “That’s why we need the training with the Marines.”

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:30
Septembre rouge

 

3 octobre 2015 par Michel Goya  - La Voie de l’Epée

 

Pendant la guerre froide on appelait cela la stratégie du « piéton imprudent » par analogie avec l’individu qui s’engage soudainement sur la route en ne laissant au conducteur que le choix entre l’arrêt brutal et l’accident catastrophique. La Russie, et avant elle l’URSS, est coutumière de cette méthode depuis l’intervention éclair en Tchécoslovaquie en 1968 jusqu’à l’annexion de la Crimée en 2014 en passant par la prise des points clés de Kaboul en 1979 ou même simplement l’envoi d’un régiment sur l'aéroport de Pristina en juin 1999 interdisant l’usage de celui-ci aux forces de l’OTAN. Il nous, est arrivé, à nous Français, de le faire aussi, au Tchad par exemple, en 1968 ou en 1983, profitant nous aussi de cette capacité de pouvoir engager la force sans débat interne et vote préalable (ou du moins non-acquis d'avance).

Cette intervention surprise peut être « blanche », c’est-à-dire permettant d’obtenir des gains stratégiques sans avoir à combattre, simplement en se positionnant au bon endroit et/ou en établissant un rapport de forces suffisant pour dissuader de tout affrontement. Elle peut être aussi « rouge » et impliquer le combat selon trois méthodes, discrète (en Ukraine depuis 2014), au contraire écrasante (Hongrie, 1956) ou enfin visible et limitée. L’engagement actuel de la Syrie relève de la troisième posture, avec cette faculté de changer la situation stratégique initiale tout en gardant la possibilité, en fonction des changements observés, de se retirer relativement facilement ou au contraire de déployer de nouveaux moyens, dans ce cas le plus souvent écrasants. Dans l’art opérationnel russe, les engagements sont des coups calculés qui se succèdent soudainement et par paliers. On n'y goûte ni l'engagement comme fin en soi, ni les stratégies américaines de pression et d'escalade de type poker.

 

Suite de l’article

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 15:50
photo EDA

photo EDA

 

Brussels - 02 October, 2015 European Defence Agency

 

On 2 October 2015, the last out of fourteen chemical, biological, radiological and nuclear (CBRN) protection projects within the Joint Investment Programme CBRN (JIP CBRN) was signed by Henk Geveke, Director TNO Defence and Security, on behalf of the consortium, and Rini Goos, Deputy Chief Executive of the European Defence Agency (EDA).

 

The signatures give way to the project “RACED”, which aims at enhancement of decontamination (DECON) procedures of material or equipment exposed to chemical or biological warfare agents. It will focus on a scientific and technological consideration of the complex question of “how clean is clean enough?

The “RACED" project will assess DECON procedures and, finally, will result in a prototype of a tool that shall assist operational commanders in minimizing the after-decontamination exposure risk, and assist them in making decisions on the assessment of the sufficient level of DECON, remaining hazards in terms of exposure to human beings and necessity of taking additional steps. 

“RACED” will be conducted by a consortium led by TNO from the Netherlands with partners coming from four more Member States and Norway: FFI (Norway), ITQB (Portugal) LBDB (Portugal), ACMIT (Austria), ADL (Austria), RMA (Belgium) and SUJCHBO (Czech Republic). The project is one of fourteen projects under the EDA Joint Investment Programme CBRN protection (JIP-CBRN), set up as Category A programme and funded by twelve Member States plus Norway with almost 12 million euro budget. It serves as an EDA contribution for the European Framework Cooperation, a joint effort of the European Commission and the EDA on maximising synergies between civilian and defence-related research activities.

The JIP-CBRN Programme Arrangement was signed in March 2012 on the ministerial level and two calls for proposals were conducted in 2012 and 2013, covering various Research &Technology projects within the CBRN area, such as: stand-off detection for chemical agents, point detection of biological agents, unknown samples handling, modelling & simulation of CBRN architectures, decontamination, protection equipment and sensor networking. With seven projects initiated within the first call frame, one has already been accomplished. This year, the “Biotype” project successfully ended with a demonstrator device with an integrated biosensor for point detection of airborne bio-threats based on anti-body lab on a chip technology.

 

More information:

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 14:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air



3 oct. 2015 par Armée de l'Air

 

Grâce à sa capacité d'être ravitaillé en vol, l'E-3F est capable de réaliser des missions pouvant atteindre 17 heures de vol. Engagé dans toutes les opérations extérieures majeures, l'AWACS est tout simplement incontournable. Un dossier complet à retrouver dans le prochain numéro d'Air actualités.

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 12:45
Gabon: SGF peut (enfin) lancer sa mission de formation


01.10.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Après des mois d'incertitude politico-bancaire du côté gabonais, Sovereign Global France (SGF) démarre la préparation opérationnelle et la mise à niveau des 450 hommes du contingent gabonais pour la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA). Voir mon post d'octobre 2014 sur la signature de l'accord franco-gabonais ici.

Une équipe SGF dirigée par Jean-­Luc Cuny est présente à Libreville pour lancer le programme qui va mobiliser une vingtaine d'employés de l'ESSD française au Gabon, à Bangui et à New York.

En vue de la mise à niveau Onu du bataillon déployé au sein de la MINUSCA, SGF assurera : 
- pour fin 2015, l'instruction du personnel déployé en Centrafrique et la fourniture des équipements en soutien de l’homme ; 
- le suivi des inspections Onu en Centrafrique et l’assistance aux relations avec l’Onu à New York ;
- la préparation des relèves du bataillon prévues en 2016 et 2017.

Selon SGF, la société de Jérôme Paolini et Peer de Jong  appuiera également le ministère de la Défense gabonaise lors de "la perception des matériels livrés par les industriels français de la Défense: transports de troupe blindés Aravis (Nexter), véhicules et matériels roulants (Renault Truck Défense et Sofema), système de télécommunications (Thales)."

Reste Piriou. Le chantier de Concarneau a toujours sur les bras l'ex P400 La Tapageuse et attend de pouvoir le livrer à la marine gabonaise.

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 12:20
Des Casques bleus de la FINUL au sud du Liban. Photo FINUL/Pasqual Gorriz

Des Casques bleus de la FINUL au sud du Liban. Photo FINUL/Pasqual Gorriz

 

1 octobre 2015 – source ONU

 

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé jeudi les Etats membres à prendre les mesures nécessaires pour renforcer les opérations de paix des Nations Unies et à contribuer davantage à leur financement.

« Malgré les progrès rendus possibles par les Nations Unies, nous savons que beaucoup trop de gens continuent de souffrir de la guerre, de l'oppression politique et des violations des droits de l'homme », a déclaré M. Ban lors d'un débat thématique de haut niveau organisé au siège de l'ONU, à New York, en marge du débat général de la 70ème Assemblée générale de l'Organisation.

« Les disputes qui couvaient depuis longtemps ont éclaté au grand jour ; les conflits armés sont d'une durée de plus en plus longue ; la violence fait son apparition dans des endroits considérés pendant longtemps comme stables ; et des extrémistes non étatiques et groupes terroristes ont étendu leur portée », a-t-il regretté.

Le Secrétaire général a rappelé que plus de 128.000 personnes sont actuellement déployées au sein de missions de maintien de la paix ou de missions politiques spéciales de l'ONU, soit plus que jamais auparavant.

« Nos mécanismes pour répondre à l'instabilité et à la fragilité ont atteint leurs limites », a constaté le chef de l'ONU lors de l'évènement, qui portait sur la décision de l'Assemblée générale de commémorer le 70ème anniversaire de l'Organisation sur le thème du maintien de la paix et de la sécurité internationale.

M. Ban a rappelé que des examens fondamentaux sont en cours afin d'évaluer les opérations de maintien de la paix de l'ONU, mais aussi l'architecture de consolidation de la paix de l'Organisation et la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l'ONU sur la participation des femmes dans les processus de paix.

« Dans les mois à venir, je présenterai à l'Assemblée générale un plan pour renforcer nos efforts pour prévenir l'extrémisme violent. Le Sommet humanitaire mondiale à Istanbul en mai 2016 sera l'occasion essentielle de renforcer notre effort commun pour sauver des vies et soulager la souffrance.

 

« Et le Programme de développement durable à l'horizon 2030 récemment adopté a des liens étroits avec la paix et la sécurité, y compris son Objectif 16 sur la construction de sociétés inclusives avec des institutions responsables et un accès à la justice », a rappelé le Secrétaire général.

M. Ban a noté l'existence de quatre éléments communs à ces différents évènements : une plus grande importance accordée à la prévention, la médiation et la résolution pacifique des différends et des griefs ; le renforcement de consolidation de la paix, afin de maintenir la paix et prévenir le cycle de la violence dans les sociétés sortant d'un conflit ; la prise en compte des causes des conflits, y compris par une attention accrue accordée aux violations des droits de l'homme, qui sont souvent des signes avant-coureurs d'un conflit à venir ; et l'apport de ressources adaptées.

En conséquence, le Secrétaire général a demandé à la communauté internationale de contribuer financièrement à la prévention des conflits et au financement du Fonds pour la consolidation de la paix.

« Les deux sont chroniquement sous-financés, mais un investissement modeste aujourd'hui peut épargner des interventions beaucoup plus coûteuses demain », a affirmé M. Ban, tout en demandant à l'Assemblée générale de prendre rapidement des mesures en réponse au rapport qu'il lui a remis sur l'avenir des opérations de paix des Nations Unies.

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 11:55
photo ASP Paguiel Kohler / Marine nationale

photo ASP Paguiel Kohler / Marine nationale

 

2 Octobre 2015 Marine Nationale

 

Préserver la libre circulation en mer, garantir la sûreté des sous-marins de la Force océanique stratégique et contribuer à la sécurité en neutralisant les munitions historiques sont les principales missions des plongeurs démineurs. Placés sous l’autorité organique de l’amiral commandant la Force d’action navale (ALFAN), ils sont répartis sur les trois façades maritimes métropolitaines : Toulon, Brest et Cherbourg.

 

Les GPD effectuent tous types d'opérations de lutte contre les mines, en complément des autres moyens de guerre des mines. Chaque GPD dispose en propre de deux vedettes, d’embarcations pneumatiques et de moyens routiers. Un bâtiment base de plongeurs démineurs, unité complémentaire, permet d’étendre son rayon d’action et agit comme démultiplicateur d’effets : le Vulcain à Cherbourg, le Styx à Brest, et le Pluton à Toulon. Un quatrième bâtiment, l’Achéron, sert à la formation des plongeurs et à l’expérimentation et développement de nouveaux matériels de plongée et peut remplacer le Pluton.

 

Guerre des mines

En janvier 2015, les GPD ont été déployés au sein d’un groupe de guerre des mines (GGDM) durant quatre mois en océan Indien et dans le golfe arabo-persique (GAP). Ce groupe comprenait deux chasseurs de mines tripartites (CMT), l’Aigle et l’Andromède, un détachement de plongeurs démineurs et un état-major de conduite. Le déploiement bisannuel du GGDM dans le GAP contribue à la sécurisation des voies maritimes et des accès aux ports dans une zone d’intérêt stratégique. Ils ont également participé à des entraînements opérationnels avec leurs homologues britanniques et américains.

 

Bilan chiffré

Les GPD assurent une activité permanente sur toutes les façades maritimes métropolitaines. Chaque année, la Marine traite entre 10 et 30 tonnes d’explosifs.  En 2014, près de 2800 engins ont été neutralisés, 2000 munitions sous-marines et 769 mines terrestres ; soit 32 tonnes de munitions.

 

Suite de l’article

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 11:35
« Le Pacifique est stratégique ! »

 

1 Octobre 2015 Marine Nationale - Cols Bleus

 

 

Depuis août 2014, le contre-amiral Bernard-Antoine Morio de l’Isle est à la fois commandant des zones maritimes de Polynésie française et de l’océan Pacifique et commandant supérieur des Forces armées en Polynésie française. L’amiral commandant la zone Pacifique (ALPACI) nous parle de sa zone de responsabilités et d’influence qui représente 62 % de la ZEE française.

 

COLS BLEUS : Amiral, en quoi la région Asie-Pacifique est-elle aujourd’hui devenue stratégique ?

- ALPACI : Le développement de la région Asie-Pacifique ainsi que le maintien de la puissance des États-Unis sont à l’origine du basculement du centre de gravité économique du monde, de l’océan Atlantique au XXe siècle vers l’océan Pacifique au XXIe siècle. Au cœur d’enjeux internationaux extrêmement sensibles, cette région représente d’abord une part importante de la croissance économique mondiale. À ce titre, elle est naturellement traversée par des flux d’échanges essentiels à nos économies. La liberté des voies d’approvisionnement y est primordiale. Les enjeux sont également géopolitiques avec des ressources océaniques incommensurables, des menaces qui prolifèrent et des frictions régionales exacerbées par une montée des nationalismes. Ces enjeux sont aussi environnementaux, car la géographie locale démultiplie la gravité des phénomènes naturels déjà dévastateurs. Zone de tensions, zone de transits et zone de ressources, la région Pacifique est donc stratégique.

 

 

Suite de l'entretien

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 11:35
The Long March-6 carrier rocket lifts off from Taiyuan Satellite Launch Centre in north China's Shanxi Province at 7 a.m. Beijing time on September 20, 2015. Photo Xinhua

The Long March-6 carrier rocket lifts off from Taiyuan Satellite Launch Centre in north China's Shanxi Province at 7 a.m. Beijing time on September 20, 2015. Photo Xinhua

 

October 1, 2015: Strategy Page

 

On September 20 2015 China successfully tested the latest version of its Long March satellite launcher; Long March 6 (LM 6). This version is optimized for putting multiple small satellites in orbit on the same mission and on short notice. The test launch put twenty small scientific satellites into orbit. LM 6 is a 103 ton liquid fueled rocket that can put a ton of payload into a 700 kilometers high orbit. LM 6 can operate from a standard satellite launch facility or from a TEL (transporter erector launcher) vehicle (which is basically a slightly larger trailer similar to those used for hauling tanks). LM 6 was also designed to be made ready for launch quickly (six days or so) giving it a military capability. That means if China has to get a surveillance or communications satellite in orbit quickly, LM 6 is the solution. China is also developing small surveillance and communications satellites for such emergencies.

 

China's main satellite launcher, the "Long March" rocket, is based on Russian designs, meaning it is simple, cheap and reliable. This has made China a major player in the satellite launching business. China competes on price. The U.S. Space Shuttle was retired because it was the most expensive way to get stuff into orbit. Satellites sent up via the Space Shuttle cost $25 million a ton. The Russians and Chinese will do it for under $10 million a ton. But insurance can more than double that cost if there have been a number of recent failures with Russian and Chinese boosters. This keeps more reliable American and European boosters in business. The Long March has a failure rate of about five percent, which was a little higher than twice the rate for the most used Russian launcher. The Space Shuttle failure rate was two percent, as were most Western satellite launchers.

 

 The Long March 3 and 4 have been doing most of the Chinese commercial launches since the 1980s. Currently the largest Long March 3 model weighs over 400 tons and can put 12 tons in low earth orbit and 5.5 tons in a high one (geostationary transfer orbit). The Chinese took their time to perfect Long March, requiring 28 years to make the first fifty launches, and nine years for the next fifty. So far, Long March has carried out 202 successful launches.

 

While military satellites get more media attention, the real business of space, and where the Chinese put most of their efforts, is in commercial satellites. The Chinese have noted that since the 1980s space satellites have become big business. By 2012 there were about 1,000 active satellites in orbit, and nearly half of them were American. The number of satellites has been going down a bit since then because individual satellites last longer and can do more. It is expected that the number of satellites will now start to rise rapidly because of the popularity of mini-satellites (under 100 kg/220 pounds). Some of these mini-sats are much smaller (under ten kg) and still useful. In some cases dozens of mini-sats are put into orbit by one launcher.

 

About 75 percent of all satellites are non-military. Most of them are commercial, the rest government non-military birds. Since 2001 satellite industry revenues more than doubled, from $86 billion (in 2014 dollars) a year to over $200 billion now. The cost of the satellites is less than ten percent of annual satellite revenues. About four percent of the money comes from launching all those satellites and 36 percent of those launches are military. The U.S. has about a third of the launch business, mainly because of the requirement that U.S. classified satellites be launched by American rockets. About half the satellite launches (and two-thirds of the satellites) were for communications, which generates the most income (mostly for TV, followed by data). The U.S. remains the major manufacturer of commercial satellites, with over half of the market. China sees opportunity in all this and has come a long way in a short time to take advantage of it.

 

In 1957 the Russian Sputnik was the first satellite ever put in orbit. The U.S. followed in 1958. Since then, ten other nations have done the same. France launched its first satellite in 1965, Japan and China in 1970, Britain in 1971, and India in 1980. Israel launched its first satellite in 1988. Ukraine did so in 1995. Iran claims to have put a satellite in orbit recently, but there is no conclusive proof. North Korea put a dead (non-responsive) satellite up in December 2012 and South Korea followed with a successful launch of a very active satellite a month later.

 

Since 2010 China has launched about 20 satellites a year and by the end of the decade expect to have 200 satellites in orbit. This is about a fifth of the total and nearly half as many as the United States. At that point China expects to be launching 30 satellites a year and accounting for over a quarter of the worldwide launch capability. All this momentum has been the result of three decades of effort and an enormous spurt of activity since 2010. In the two decades after 1990 China carried out 30 commercial satellite launches, putting 36 satellites in orbit. Now China puts that many satellites up in 18 months.

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 18:55
Un colloque international sur le thème : « Le combat numérique au cœur des opérations »

 

01/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le jeudi 24 septembre 2015, s’est tenu à l’école militaire le premier colloque international de CyberDefense. L’EMA et la DGA ont préparé ces rencontres, organisées par le ministère de la Défense et réunissant près de 30 nationalités différentes, autour du thème « le combat numérique au cœur des opérations ».

 

Ouvert par le ministre de la Défense et son homologue britannique Michael Fallon, ce colloque a montré toute l’importance de la coopération avec nos alliés pour faire face à une menace qui ne connait pas de frontière. L’évolution des menaces, la place du combat numérique dans le cadre d’opérations militaires, l’interopérabilité entre partenaires, la formation et l’entraînement à la gestion de crise, autant de sujets qui ont permis des échanges nourris entre experts civils et militaires, entre opérationnels et universitaires.

 

Composante essentielle de l’efficacité opérationnelle, la formation initiale n’a pas été oubliée. Un challenge a été organisé sur deux jours, dont l’objectif était d’évaluer, parmi un panel international d’écoles militaires, le niveau de connaissance de futurs experts, de tester leurs aptitudes à participer au combat numérique et de commencer à fédérer un réseau cyber multinational. L’École Navale a remporté cette confrontation entre six écoles, sur un scénario cyber autour d’un système de contrôle de niveau de cuves, installées pour cette occasion à l’Ecole militaire.

 

Parce que l’espace numérique est devenu un champ d’affrontement, la cyberdéfense est intégrée en France à la planification et la conduite des opérations, sous l’autorité du CEMA. L’état-major des armées s’est en effet doté d’une chaîne de commandement opérationnel de cyberdéfense, placée au sein du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO).

 

Le combat numérique représente un véritable défi. Compte-tenu des menaces, du champ de manœuvre et du tempo, les armées ont compris que pour le relever il fallait plus que jamais inscrire leur stratégie dans l’inter : l’interarmées, l’inter-service, l’interministériel et l’interalliés. Ce colloque aura permis de consolider ces liens et d’accompagner ainsi la montée en puissance de la cyberdéfense au sein du ministère.

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 18:30
photo Russian Defence Ministry

photo Russian Defence Ministry

 

2 Oct, 2015 RT.com

 

On Thursday, Russian warplanes stationed in Syria attacked a terrorist training camp and a command center, taking it out with a precision strike launched form an altitude of over 5,000 meters, the Russian Defense Ministry reported.

 

Read more

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 18:30
Des théories françaises reprises par les stratèges de Daesh

 

29/09/2015 Jean Guisnel – Défense Ouverte / Le Point.fr

 

Du hezbollah libanais à Daesh, les praticiens des guerres "hybrides" ont apparemment retenu les leçons... du stratège français Guy Brossolet ! Interview.

 

Joseph Henrotin revient sur l'apport du penseur militaire français Guy Brossollet aux guerres des armées modernes, parfois mises à mal par des forces bien moins puissantes. Docteur ès sciences politiques, chargé de recherche au CAPRI (Centre d'analyse et de prévention des risques internationaux) et à l'ISC (Institut de stratégie comparée), Joseph Henrotin fut directeur de séminaire à l'École de guerre de Paris et enseigne dans les écoles de guerre de Bruxelles et Yaoundé. Rédacteur en chef de la revue stratégie DSI, il est membre du Réseau multidisciplinaire d'études stratégiques. Il a publié récemment un ouvrage remarqué, Techno-guérilla et guerre hybride : le pire des deux mondes (Nuvis, 2014).

 

Le Point : Pourquoi Guy Brossollet, auteur du livre Essai sur la non-bataille, fut-il un stratège novateur ?

Joseph Henrotin : C'était un officier sinisant, c'est essentiel. Il fut le premier à traduire en français les poèmes de Mao Zedong (L'Herne, 1969). Cela ne veut pas dire qu'il adhérait à sa vision politique, mais qu'il était ouvert à une vision « indirecte » du monde. Son Essai sur la non-bataille, publié en 1975, est le premier ouvrage sur la guerre hybride, partant d'un certain nombre de constats et d'abord du renforcement des forces du pacte de Varsovie. Il s'interroge aussi sur le rôle de l'arme nucléaire tactique française, dont l'emploi paraissait alors inéluctable, tant l'URSS et ses alliés paraissaient dominants en matière conventionnelle. Il fait le postulat que la stratégie française uniquement fondée sur des moyens lourds (chars de combat, hélicoptères antichars, artillerie) est fort coûteuse et pourrait ne pas être efficace.

 

Des observateurs ont discerné des similitudes entre les principes de « non-bataille » de Brossollet et les tactiques du hezbollah libanais. Qu'en pensez-vous ?

On ne peut qu'être frappé par les analogies entre les vues de Brossollet et les actions du Hezbollah libanais en 2006 dans la guerre contre Israël. Du point de vue de la tactique terrestre, on se trouve clairement dans les lignes qu'il avait définies, avec de petites unités autonomes déployées sur le terrain, avec des systèmes complexes de communication hors de la vue des Israéliens. La puissance de feu antichars a eu de réels effets sur l'armée israélienne, qui avait oublié nombre de principes fondamentaux, par exemple en déployant des chars sans infanterie, comme Michel Goya l'a très bien montré. Si on y ajoute la guerre de l'information, les roquettes à longue portée, les missiles antinavires, on voit bien que les technologies nouvelles valident le modèle de Brossollet. Le Hezbollah est d'ailleurs souvent cité mais ce n'est qu'un exemple parmi d'autres : le « système Brossollet », repris, adapté, amélioré, permet de mieux comprendre les modes d'action des Tigres tamouls ou même de Daesh.

 

Guy Brossollet a été accusé d'être opposé à la dissuasion nucléaire. Est-ce exact ?

Joseph Henrotin : Pas du tout, la lecture de son ouvrage est convaincante sur ce point. Il est vrai qu'il met en question l'emploi de l'arme nucléaire tactique sur le champ de bataille, tout en estimant qu'une arme de faible puissance pourrait être affectée au test des intentions de l'adversaire. Il préfigure ainsi la doctrine pré-stratégique en proposant que les Mirage IV soient utilisés à cette fin. Mais le cœur de ses idées est ailleurs, dans l'emploi des forces conventionnelles.

 

Il propose des forces plus légères, plus mobiles ?

Joseph Henrotin : À l'époque, on imaginait des combats d'anéantissement, opposant de grandes unités. Il propose qu'on opte plutôt pour l'attrition des forces adverses suivant un mode alternatif, ce qui est révolutionnaire : personne dans l'Otan ne pense alors de cette façon, ni en France d'ailleurs… Ce qui lui posera de sérieux problèmes, car c'est une rebuffade à la doctrine ! Il imagine d'établir un maillage territorial avec deux fonctions : identifier la progression adverse et lui donner des coups d'épingle, afin de dégrader son potentiel notamment grâce à l'emploi des nouveaux missiles antichars comme le Milan. À ces coups d'épingle, il ajoute bien entendu des coups de poing, infligés par des modules de chars de bataille et d'artillerie et d'autres formés d'hélicoptères. Le nucléaire vient ensuite… Il n'oublie pas les interventions outre-mer et les théâtres africains. À la fin des années 1990, dans le cadre de mes travaux universitaires, j'ai pu tester le modèle de Brossollet appliqué à une attaque biélorusse contre la Pologne. Il s'est avéré d'une efficacité extrême, confirmant des travaux allemands des années 1980.

 

Où peut-on voir aujourd'hui la suite des idées de Guy Brossollet ?

Joseph Henrotin : Combien de centaines de pages me proposez-vous ? Dès le début des années 1980, Essai sur la non-bataille est traduit en allemand, avec une préface du général Emil Spannocchi, chef d'état-major de l'armée autrichienne, qui appliquera d'ailleurs, en partie, ses conceptions. En Allemagne, de nombreux officiers de la Bundeswehr ont travaillé sur ses concepts, en les raffinant – c'est là d'ailleurs qu'est forgé le terme « techno-guérilla ». C'est ce qu'a fait aussi le Suédois W. Agrell dans les années 1980, pour faire évoluer le modèle de conscription et envisager d'armer la population pour bloquer une invasion soviétique.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories