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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 11:20
14 juillet 2013 - Déroulement du défilé en détails

 

Message du ministre de la Défense

 

Aujourd’hui comme chaque année, à l’occasion de la fête nationale, il y a de la fierté dans le regard des Français rassemblés autour de nos soldats.

 

Fierté pour chacune des actions conduites par nos armées tout au long de l’année, au plus loin de nos frontières ou au plus près de nos foyers. Le plus souvent, leur éloignement les dissimule à nos regards ; mais en ce jour de fête, où la Nation contemple ceux-là même qui veillent au quotidien sur sa tranquillité, nous leur témoignons toute notre reconnaissance.

 

Fierté pour le désengagement de nos forces combattantes d’Afghanistan, après onze années d’une action courageuse, exemplaire, qui a permis de porter des coups décisifs contre le terrorisme international et de contribuer à restaurer la souveraineté de l’État afghan.

 

Aujourd’hui, d’autres soldats français ont pris la relève, pour assumer des activités de formation, mais aussi prendre en charge l’hôpital et l’aéroport international de Kaboul, et faire vivre ainsi dans la durée la solidarité et l’amitié qui nous lient désormais au peuple afghan.

 

Fierté bien sûr pour notre intervention militaire au Mali. Avec un courage qui impose le respect, avec une détermination qui force l’admiration, nos soldats sont intervenus au Mali le 11 janvier dernier parce que des groupes terroristes s’en prenaient à des populations entières, mettaient en péril l’existence même d’un État ami, et faisaient peser sur notre propre sécurité, celle de la France et celle de l’Europe, des menaces qui n’étaient pas acceptables.

 

Par cette action déterminante, nos armées ont une fois de plus fait la preuve de leur immense valeur, au service de la France et de tous nos concitoyens.

 

La fête nationale est un moment de fierté collective. C’est un moment de recueillement aussi. À l’instant où leurs camarades dé filent, nous pensons à nos soldats tombés cette année. Ils sont morts pour la France. Nous pensons aussi à leurs familles, qui sentent la chaleur d’un pays rassemblé autour d’elles. Le 14 Juillet est ainsi l’occasion d’un hommage, inscrit dans tous les cœurs, aux hommes et aux femmes qui veillent sur notre sécurité commune et garantissent, parfois au péril de leur vie, le respect de notre souveraineté.

 

Plus que jamais, leur mission continue. Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, que le Président de la République a approuvé au printemps, permet de conforter notre Défense dans un contexte difficile. Les mois qui viennent vont permettre de préciser ces orientations, dans l’intérêt de la France et le respect de tous ceux qui la servent.

 

Aujourd’hui, nous nous retrouvons donc pour célébrer un destin commun autour de nos armées. À leurs côtés, défilent cette année des soldats africains et européens, mais aussi des casques bleus des Nations unies. Leur présence est davantage qu’un symbole. C’est la marque d’une solidarité concrète, qui s’est exprimée au Mali, et d’une communauté de destin, au-delà même des continents, dont nous avons toutes les raisons d’être fiers.

 

Bravo à nos soldats. Ils méritent toute la confiance que les Français placent en eux.

 

Jean-Yves Le Drian

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 06:55
un VBCI sur la piste d’essais de Nexter à Roanne. (photo Frédéric Lert)

un VBCI sur la piste d’essais de Nexter à Roanne. (photo Frédéric Lert)

05.07.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

La DGA annonce la livraison, la semaine dernière, du 500ème VBCI destiné à l’armée de Terre. Le 8×8 a été commandé par la France à 630 exemplaires en deux versions : poste de commandement (VPC) pour 110 exemplaires et combat d’infanterie (VCI) avec un canon de 25mm en tourelle pour les 520 autres. Après l’Afghanistan et le Liban, le VBCI a connu son engagement le plus dur cette année avec l’opération Serval au Mali. Toute la palette de ses capacités ont été rudement mises à contribution : déplacements routiers rapides, tout-terrain dans les zones les plus dures, protection des fantassins, puissance de feu, moyens d’observation etc. Le tout sous une chaleur accablante, à 4000 km des bases françaises… Les 34 véhicules engagés s’en sont sortis haut la main, recueillant des avis unanimes de la part de leurs utilisateurs.  Après l’épreuve malienne, les évaluations techniques à venir dans le cadre des compétitions internationales paraitront sans doute bien fades.

 

L’international justement…

 

Il ne reste donc à ce jour que 130 véhicules à construire pour l’usine de Roanne avant la fin du contrat français. Au rythme de production actuel, une dizaine de véhicules par mois, la chaîne devra donc être mise en sommeil en fin d’année 2014 si aucun contrat export n’est décroché d’ici là. Certes, le contrat de production actuel sera prolongé par quelques travaux complémentaires permettant notamment le passage à un tonnage supérieur (sans doute 32 tonnes pour faire face à l’augmentation des charges emportées en opération) et le développement de nouveaux aménagements. Mais il ne s’agirait bien là que de lots de consolation, l’objectif principal et indépassable de Nexter étant bien de placer le VBCI à l’exportation. Dans la mesure où l’engin représente 50% du business plan de l’industriel pour les années à venir, il en va tout simplement de sa survie…

 

Nexter se veut toutefois confiant : le VBCI a très largement fait la preuve de ses capacités au combat et la ligne de production tient son rythme de croisière avec un portfolio de fournisseurs stable. « Le VBCI est techniquement fiable et éprouvé, sans risque technologique ni industriel » martèle-t-on à Roanne.

 

Face à lui, la concurrence la plus sérieuse vient du Boxer de KMW et du Piranha V de General Dynamics. Le premier est déjà en production et offre de belles performances sur le papier. Mais sa conception modulaire, sur laquelle communique volontiers KMW, serait aussi son talon d’Achille : la présence de différents modules interchangeables (un concept dont l’intérêt reste à démontrer en opération) impose sur le véhicule des interfaces complexes, lourdes et coûteuses. C’est d’ailleurs son coût élevé qui aurait valu au Boxer d’être éliminé de la compétition danoise, où le VBCI reste seul en lice face au Piranha V. Le défaut de ce dernier est de ne pas encore être en production. Or on sait que tout autant que la conception du véhicule, le passage à l’industrialisation constitue un écueil redoutable pour ce type de programme complexe.

 

Le Danemark, qui annonce un besoin pour 260 véhicules est donc le premier contrat sur lequel compte fortement Nexter. Une annonce est attendue avant la fin de l’année. Le Canada est également dans le viseur, avec un besoin exprimé pour 138 véhicules. Mais à court et moyen terme, le véritable pays de cocagne se situe au Moyen-Orient, où Nexter chiffre à 15 milliards de dollars son marché potentiel (toutes activités confondues) pour les cinq ou six ans à venir. Pour ce qui est des VCI, le Qatar a exprimé un besoin pour 446 véhicules et le Koweït pour une centaine. Mais c’est bien aux Emirats Arabes Unis que se focalisent tous les efforts actuels, avec un marché annoncé pour 700 véhicules. La France et Nexter n’ont pas ménagé leurs efforts pour décrocher ce contrat, avec notamment le déploiement dans le pays de deux pelotons de VBCI de l’armée de Terre (8 VCI accompagnés de 3 VPC) depuis novembre 2011. Jean Yves le Drian sera par ailleurs présent aux Emirats ce week-end, et rien n’indique que sa venue soit motivée par les courses de dromadaires…

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 06:35
Mission Jeanne d’Arc 2013 : interactions inédites avec les forces armées malaisiennes

05/07/2013 Sources Marine nationale

 

À l’occasion de l’escale à Port-Kelang (port de Kuala Lumpur) du 25 au 28 juin, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues ont mené différentes activités de coopération avec les forces armées malaisiennes.

Du 16 au 24 juin, un détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) composé d’un PUMA et de deux GAZELLE, a participé à un exercice bilatéral intitulé Helang Gagah.

Organisé par le 881ème régiment d'hélicoptères de combat de l'armée de Terre malaisienne dans la région de Kluang, il a commencé par la projection du détachement parti du BPC Tonnerre pour rallier la base des Malaisiens, aux abords de la jungle.

Deux phases distinctes ont rythmé l’exercice. Du 17 au 19 juin 2013, les aéronefs de l’ALAT ont participé à des entraînements et à des vols de reconnaissance à partir de la base de Kluang. Le détachement ALAT a ensuite participé à une phase tactique du 20 au 24 juin 2013 aux côtés de leurs homologues.

Parallèlement le 22 juin, la FASM Georges Leygues a procédé à un entrainement de lutte anti-sous-marine avec la frégate malaisienne Leiku en mer de Chine méridionale, au nord de Kota Kinabalu (Malaisie). Cet exercice marquait ainsi la qualité de la coopération dans ce domaine entre nos deux pays.

Enfin, le 23 juin, les deux bâtiments déployés dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2013 ont réalisé une interaction amphibie sur la côte orientale de la Malaisie. Dans le même temps, cinq officiers du 9ème Royal Malaisian Regiment ont été accueillis à bord du «Tonnerre». Après avoir visité le bâtiment, les militaires malaisiens ont présenté les spécificités du combat dans la jungle aux officiers-élèves avant de rester à bord jusqu’à l’accostage.

Quelques actions ont du être annulées en raison de la réduction de la visibilité sur zone. En effet, la Malaisie souffre en cette période de l’année du phénomène du « Haze », forte pollution atmosphérique dû aux brulis pratiqués sur l’île indonésienne de Sumatra. L’épais brouillard qui en résulte affecte, outre la santé et l’environnement, les conditions de mise en œuvre des hélicoptères.

Ces différentes coopérations avec les forces armées malaisiennes ont suscité l’intérêt des médias locaux qui sont venus à bord du BPC Tonnerre. A cette occasion, l’officier-élève malaisien Muammar Bin Yakuub a été mis à l’honneur en étant de quart lors du chenalage vers Port Kelang et répondu par la suite aux questions des journalistes sur son parcours de formation au sein des armées françaises et son intégration parmi les officiers-élèves.

 

Ces activités s’inscrivent dans le sillage de la venue récente en Malaisie du chef d’état-major de la marine (CEMM), l’amiral Bernard Rogel, à l’occasion de laquelle il a évoqué avec son homologue malaisien l’importance de la coopération navale franco-malaisienne, ainsi que les enjeux maritimes de cette région stratégique d’Asie du Sud Est.

Le passage du groupe a ainsi permis de concrétiser la force d’une des coopérations bilatérales de premier plan dans cette région.

 

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 05:55
Challenge national pour les tireurs d’élite

06/07/2013 Sources : EI Armée de Terre

 

Du 24 au 27 juin 2013, l’école de l’infanterie, en partenariat avec le CEITO (Centre d’Entraînement de l’Infanterie au Tir Opérationnel), a organisé pour la première fois un challenge national de tireur d’élite longue distance (TELD) du niveau groupe.

 

L’objectif de ce challenge tactique était d’évaluer les groupes TELD de différentes unités dans un environnement tactique, dans des conditions proches du combat. 9 ateliers de jour et 3 ateliers de nuit ont permis aux groupes de se mesurer les uns aux autres dans une saine émulation : tirs longues distances après effort entre 600 et 1650m, course d’orientation avec tirs entre 250 et 950m, tir aux points à 500m, déplacement tactique avec tirs entre 600 et 1800m, test d’identification, etc. Au terme de ces 4 jours et 3 nuits, le 126erégiment d’infanterie (126eRI) s’est distingué en remportant la 1eplace.

 

Ce premier challenge a été un franc succès, grâce à la motivation et au bon esprit qui animaient les 17 groupes issus de 15 régiments d’infanterie, mais aussi grâce à l’implication du personnel du CEITO et à la disponibilité de ses infrastructures de tir (le camp dans son intégralité était dédié au challenge).

 

Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour l’année prochaine.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 05:55
Inondations dans le sud-ouest : un pont Bailey installé

07/07/2013 Sources : EMA

 

Le 7 juillet 2013, suite aux reconnaissances effectuées dès les premiers jours qui ont suivi les intempéries, une section de sapeurs parachutistes du 17e RGP a terminé l’installation d’un pont Bailey dans les environs de la ville de Cauterets (Hautes-Pyrennées). En coordination avec les autorités civiles de Cauterets, l’équipement et le Centre National des Ponts de Secours (CNPS), les sapeurs parachutistes ont construit un pont de type Bailey à la place d’une précédente passerelle, emportée par les eaux.

 

Arrivés le 4 juillet, les sapeurs du 17e régiment du génie parachutiste (17e RGP) ont participé au déchargement et à la préparation du chantier en étroite collaboration avec un responsable du Centre national des ponts de secours (CNPS). L'assemblage, démarré le vendredi 5 juillet, s’est poursuivi le samedi 6 juillet avec en particulier le passage du pont au dessus du gave de Cauterets. Dans la matinée du dimanche 7 juillet, il ne restait plus que quelques finitions à effectuer : l’ancrage du pont sur la culée et la pose du platelage de bois. Reste à la DDE et au CNPS de raccorder ce pont au réseau routier pour terminer définitivement le chantier.

 

Depuis le 18 juin, sous la houlette de l’Organisation Territoriale Inter-Armées de Défense (OTIAD), les armées ont mis au fil des jours leurs moyens et 150 soldats à disposition des préfets des départements de Haute-Garonne (31) et de Hautes-Pyrénées (65) pour venir en aide aux populations touchées par les inondations qui ont frappé le sud-ouest de la France. Tout d’abord comme mesures d’urgence, puis comme aides à la reconstruction, cet appui des armées s’est matérialisé par plusieurs types d’interventions :

 

Missions d'appui au secours. Les aéronefs des armées ont été utilisés pour effectuer diverses rotations. Des équipes de secours ont été héliportées depuis Saint-Gaudens à bord d’un hélicoptère de type Cougar du 5e régiment d’hélicoptères de combat (5e RHC) de Pau vers deux villages isolés en vue d’évaluer les travaux d’aide à la population nécessaires. Ces interventions ont été effectuées dans  l'urgence et dans des conditions météorologiques difficiles

 

Missions d’aide matérielle. Déclinées en plusieurs actions, elles se caractérisent principalement par les interventions du 3e régiment du matériel de l’armée de terre (3e RMAT) de Muret pour acheminer des lits par camion dans trois villages isolés, ainsi que par l’aide d’un hélicoptère Caracal de l’escadron d’hélicoptères « Pyrénées » de la base aérienne 120 de Cazaux, qui a héliporté deux groupes électrogènes de 2,5 tonnes chacun dans les villages de Barèges et de Sers. Ces missions ont été effectuées dans des conditions techniques difficiles.

 

Missions d’appui en essence. Elément clef des dispositifs mis en place, le détachement du service des essences des armées (SEA) de Pau a été fortement sollicité. Outre le camion-citerne de carburant pour improviser un plot de ravitaillement carburant à Saint-Gaudens au profit des hélicoptères du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) et de la gendarmerie, il a également mis en place un camion citerne de carburant de 10m3 sur la commune de Pierrefitte-Nespalas pour assurer le soutien de l’aéronef de l’armée de l’air. Enfin, le service des essences devrait être à nouveau mis à disposition pour étudier la mise en place d'un « mini pipeline » qui permettrait le ravitaillement de Cauterets en carburant, solution finalement non mise en oeuvre.

 

Inondations dans le sud-ouest : un pont Bailey installé

Missions d’expertise. Au vu des dégâts occasionnés par les crues destructrices, des études ont été réalisées en plusieurs temps sur le réseau routier accédant aux villages de Barèges et de Cauterets, ce dernier fortement endommagé en trois points. Le 31e régiment du génie (31e RG) de Castelsarrasin a ainsi été mobilisé pour une expertise en relation avec les services du conseil général, de l’équipement et des entreprises civiles, renforcé par le 17e RGP, puis avec le centre national des ponts de secours et enfin, avec la compagnie opérationnelle du génie de l’air de Mont-de-Marsan. L’objectif était de définir les solutions potentielles pour rétablir des itinéraires, trouver des axes de contournement (particulièrement pour Cauterets) et ainsi désenclaver des villages isolés de part et d’autre de la route menant à Barèges. D'autres reconnaissances ont également été effectuées dans le département des Pyrénées-Atlantiques.

Inondations dans le sud-ouest : un pont Bailey installé

Mission de solidarité. Le personnel des armées s’est également spontanément mobilisé pour venir en aide aux populations en détresse. Le détachement du 1er régiment du train parachutiste (1er RTP) de Toulouse et du groupement de soutien de la base de défense de Pau Bayonne Tarbes, présent au centre militaire de Barèges pendant les inondations, s’est immédiatement mis à la disposition du maire pour aider à évacuer et mettre en sécurité les habitants. D'autres actions de solidarité ont également été menées par les militaires du 35e régiment d’artillerie parachutiste (RAP) de Tarbes, ou encore bénévolement par du personnel civil du 3e RMAT.

Inondations dans le sud-ouest : un pont Bailey installé

Mission d'appui au rétablissement d'itinéraire. Un détachement du 17e RGP de Montauban a renforcé le centre national des ponts de secours pour décharger, assembler, positionner et poser un pont Bailey de 15 mètres de long. Le pont aura été livré 3 jours de chantier

La chaîne OTIAD est un acteur majeur dans la coordination des moyens mis en œuvre en collaboration avec les préfectures, les conseils généraux, les services d'équipement ou encore les entreprises mais également les services de secours : état-major interarmées de la zone de défense sud ouest (EMIAZD SO), délégués militaires départementaux (DMD) de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrennées et des Pyrennées-Atlantiques.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 05:50
Espionnage économique : EADS lancé dans une course de vitesse

07.07.2013 Le Monde.fr avec AFP

 

Le directeur des opérations d'Airbus, filiale d'EADS, a estimé que le groupe européen d'aéronautique se trouvait lancé dans une course de vitesse contre l'espionnage économique dont il dit être une cible privilégiée, dans un entretien à paraître dimanche 7 juillet dans Welt am Sonntag.

 

"Nous sommes une cible de choix", a déclaré à propos de l'espionnage économique, Günter Butschek, rappelant que le groupe se trouvait dans ce domaine aux premières loges, bien avant les révélations de l'ex-consultant Edward Snowden de l'Agence américaine de sécurité nationale (NSA) sur le programme de surveillance des communications mondiales par les Etats-Unis. Face à la menace, le groupe européen a fait de la sécurité informatique l'un de ses principaux chantiers, selon M. Butschek. "Presque une réunion de la direction sur deux discute de la question de la sécurité informatique", a expliqué le dirigeant allemand.

 

Le groupe européen se voit lancé dans une course pour ériger une barrière capable de rendre les réseaux informatiques internes hermétiques. "Nous nous sommes entourés d'un grillage", a expliqué M. Butschek, mais "à la vitesse à laquelle nous construisons ce grillage, d'autres y cherchent les failles".

 

Selon Welt am Sonntag, en matière de sécurité informatique, EADS profite de sa branche de défense Cassidian qui dispose de ses propres prestataires pour parer aux cyberattaques. Dans les divisions à haut risque, notamment dans le département en charge de la conception de fusées porteuses pour armes atomiques, les salariés ne disposent d'aucun accès à l'Internet, affirme le journal.

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 11:45
Côte d’Ivoire : la force Licorne appuie le désengagement de Serval

06/07/2013 Sources : EMA

 

Du 22 au 28 juin 2013, la force Licorne a appuyé la manœuvre logistique de l’opération Serval en assurant le stockage et l’embarquement de matériels à destination de la France tout en réceptionnant du matériel destiné à être engagé au Mali.

 

Le pôle ASIA (Adjoint Soutien Interarmées) de la force Licorne a participé à une nouvelle opération de soutien aux flux logistiques de l’opération Serval. Renforcé du peloton portuaire du 519e GTM (Groupe de Transit Maritime) et de conducteurs spécialisés, il s’est chargé de réceptionner quelques 200 véhicules et 65 containers désengagés du Mali à destination de la France. Après avoir été déconditionnés, désinfectés par les dragons du 2eRD, acheminés vers le port d’Abidjan par le peloton de circulation du 516e RT (Régiment du Train) sous escorte de la gendarmerie ivoirienne, les véhicules et containers ont pu être embarqués à bord d’un navire affrété.

 

Côte d’Ivoire : la force Licorne appuie le désengagement de Serval

De cet affrété avaient été préalablement débarqués une cinquante de véhicules provenant de France (AMX10RC, PVP, véhicules de transport logistique, engins du génie et moyens de levage) et plusieurs containers venant de Dakar, à destination du Mali. Les logisticiens de la force Licorne ont effectué la manœuvre inverse : acheminement vers le camp de Port Bouët, conditionnement des véhicules et formation des rames en vue d’un mouvement vers le Mali.

Côte d’Ivoire : la force Licorne appuie le désengagement de Serval

Dès les premières heures du déploiement au Mali, la force Licorne a apporté une contribution opérationnelle et logistique conséquente au profit de Serval. Aujourd’hui, tout en poursuivant les missions qui lui sont normalement dévolues, elle poursuit ce soutien en mettant à disposition de l’opération Serval une base opérationnelle avancée facilitant l’acheminement et le désengagement des hommes et des matériels depuis Bamako.

Côte d’Ivoire : la force Licorne appuie le désengagement de Serval

La force Licorne comprend 450 hommes qui accompagnent la réforme de l’armée ivoirienne, en soutien de l’ONUCI. Elle organise notamment des formations pour les militaires ivoiriens, des aides à la dépollution ou à la destruction de munitions, ainsi que des actions civilo-militaires. Elle est par ailleurs en mesure d’assurer la protection des ressortissants français si besoin.

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 11:45
Opération Serval : intervention du Casa "Nurse"

 

06/07/2013 Sources : EMA

 

Le 2 juillet 2013, l’avion Casa médicalisé stationné sur l’aéroport de Gao est intervenu au profit d’un militaire français souffrant d’une appendicite sur le camp de Tessalit. L’équipage du « Casa nurse » revient sur cette évacuation sanitaire.

 

« J’ai été contacté à 13h40 par le PECC (Patient Evacuation Coordination Cell) pour une demande d’évacuation sanitaire à Tessalit. Il s’agissait d’aller récupérer un patient souffrant d’une appendicite aigue. 30 minutes plus tard nous avons décollé de Gao, emmenant pour l’occasion du fret destiné aux soldats installés dans le nord du Mali ». Le « Casa nurse » profite en effet de ses missions ponctuelles pour acheminer du matériel, rationalisant ainsi les flux logistiques caractérisés par des élongations importantes entre les différentes emprises de Serval.

 

Opération Serval : intervention du Casa "Nurse"

« Après 1h25 de vol, nous avons atterri à Tessalit, dans l’Adrar des Ifoghas. Nous avons immédiatement pris en charge le patient qui était en bon état général, avec un peu de température mais une bonne tension, un bon pouls et une bonne tolérance à la douleur ».

Une fois le patient installé le plus confortablement possible sur sa couchette, « ce qui dans l’avion n’est finalement pas une évidence » avoue le médecin, l’équipe médicale composée de ce dernier, d’un infirmier et d’une convoyeuse de l’air, assure une surveillance et un relevé des paramètres de l’état du malade. Dans ce cas précis toutes les 30 minutes, un diagnostic est réalisé.

Opération Serval : intervention du Casa "Nurse"

« La plus-value du « Casa nurse » est d’apporter le maximum de confort possible à l’évacuation sanitaire. Mais surtout, sur le plan médical, cela nous permet de bien surveiller le patient et éventuellement d’ajouter un traitement à la douleur si cela s’avère nécessaire » précise le médecin principal Isabelle.

Opération Serval : intervention du Casa "Nurse"

A 17h30, l’avion a atterri à l’aéroport de Gao, soit un peu moins de 4 heures après le déclenchement de l’intervention : « Le fait de gagner des délais au départ est très important car cela conditionne l’arrivée du patient au bloc opératoire. Plus nous partons rapidement et plus nous sommes utiles et efficaces. Le contrat est d’être prêt en moins d’une heure, donc un départ en 30 minutes c’est plutôt bien » note le médecin Isabelle avant de conclure : « Je suis allée voir le patient ce matin, il va très bien. L’opération réalisée à l’antenne chirurgical avancée (ACA) une heure après l’atterrissage s’est parfaitement déroulée. Un peu triste de laisser ses camarades derrière lui mais en bonne santé, il prépare désormais son retour en France dans les jours à venir ».

 

Seul avion médicalisé de ce type déployé sur un théâtre d’opérations, le « Casa Nurse » de Gao a effectué 18 missions médicales depuis le 20 mai, dont 4 en moins d’une heure. A l’équipe médicale s’ajoute un pilote, un co-pilote, un mécanicien navigant et un mécanicien.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MINUSMA.

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 11:24
14 juillet : une armée d’avant-garde, fière de son histoire

05/07/2013 Capitaine Flora Cantin

 

« Une armée d’avant-garde, fière de son histoire » est le thème du défilé du 14 juillet 2013. Fête nationale, c’est aussi un grand rendez-vous entre les français et leur armée.

« Pour moi, le défilé du 14 juillet représente une tradition. Il est aussi un moment unique pour approcher de près le matériel militaire qu’on ne croise pas tous les jours », explique Paul, 26 ans. Eléonore, 38 ans, reprend : « c’est un hymne aux armées, une reconnaissance du travail effectué. En plus, ils sont beaux à regarder ! » conclut-elle.

Aujourd’hui, le défilé du 14 juillet revêt une dimension internationale. « Il mettra en avant l’engagement opérationnel et la modernité de notre défense.  Cette année est aussi riche en anniversaires  d’unités qui seront mises à l’honneur», indique le colonel Brulon, conseiller communication du gouverneur militaire de Paris.

Dès janvier 2013, la France a montré sa capacité à réagir efficacement sur le territoire malien face à l’avancé des islamistes. Les soldats français ont mené des opérations de lutte contre le terrorisme aux côtés des soldats maliens permettant le déploiement de la mission internationale de soutien au Mali (MISMA) et de la mission de formation de l’union Européenne au Mali (EUTM).

De la place de l’Etoile à la celle de la Concorde, des détachements africains de la MISMA et de la mission des nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ouvriront le défilé à pied, suivis par près de 400 militaires français engagés dans l’opération Serval. 

Pour le 50ème anniversaire du traité de l’Elysée, la brigade franco-allemande, qui œuvre pour la défense européenne, sera mise à l’honneur.

Depuis le 1er juillet 2013, la Croatie est le 28ème état membre de l’Union Européenne (UE). La France, membre fondateur de l’UE, a souhaité célébrer cet événement avec la présence de militaires croates dans le défilé.

L’accent sera également mis sur les nouveaux matériels comme l’A400M et la part considérable accordée à la préparation opérationnelle des forces, avant projection.

A partir du lundi 8 juillet 2013, retrouvez les actualités autour du 14 juillet dans notre dossier.

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 11:09
Liban : coopération avec le bataillon coréen

06/07/2013 Sources : EMA

 

Du 25 au 28 juin2013, une section de la Force Commander Reserve (FCR) était intégrée ausein du bataillon coréen, déployé dans le secteur Ouest de la zone d’opérationde la FINUL (ForcesIntérimaires des Nations Unies au Liban).

 

Une section d’infanterie de la FCR armée par les fantassins du 152e régiment d’infanterie de Colmar, a vécu pendant plus de 72 heures aux côtés des soldats corréens du ROKBATT (Republic of Korea Batallion) déployés dans la région de Tyr, dans l’Ouest de la zone d’action de la FINUL.

Liban : coopération avec le bataillon coréen

Cette coopération fut l’occasion pour la section de parfaire sa connaissance de la zone d’opération en effectuant des patrouilles conjointes avec les soldats coréens. Cette immersion dans le bataillon a également permis de renforcer leurs connaissances mutuelles en cas d’engagement de la FCR dans cette zone. Dans le même temps, les diables rouges ont effectué des instructions techniques, des activités sportives conjointes, et des présentations de matériel aux forces coréennes.

Liban : coopération avec le bataillon coréen

Cet échange, tant opérationnel que culturel, a permis de renforcer l’autonomie, la réactivité et l’expérience des unités de la FCR, tout en développant l’interopérabilité avec les bataillons du secteur.

Liban : coopération avec le bataillon coréen

Placée directement sous les ordres du général commandant la FINUL, la FCR est l’élément d’intervention d’urgence de la force. Basée à Dayr Kifa, elle est en mesure d’intervenir sur court préavis (moins de trois heures) dans tout le Sud Liban, dans le cadre de la résolution 1701.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 16:55
Armées : les chefs d'état-major en réflexion et au combat (et surtout, bonnes vacances !)

05/07/2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Au moment de prendre de menus congés estivaux mais néanmoins réparateurs, je n'allais pas placer ce blog sous cloche durant un mois (reprise des activités le lundi 5 août) sans m'atteler à des projections capacitaires, alors que de sourdes négociations et d'intenses batailles en coulisses s'opèrent. Je n'allais pas non plus vous abandonner un mois sans provoquer un abîme de réflexions contradictoires.

Ministres, élus, conseillers, états-majors sont en pleine réflexion sur une revue capacitaire complète des armées et un nouvelle déflation de 24 000 personnels en plus des 10 000 restant à accomplir.

Nous profitons des auditions en juin de tous les chefs des états-majors, devant la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, pour tirer des constats et des enseignements en attendant le juge de paix (si elle est enfin réaliste), la Loi de programmation militaire (LPM) de l'automne...

Par ordre d'entrée en scène avant le défilé du 14-Juillet, le CEMA, l'amiral Edouard Guillaud, le CEMAT, le général Bertrand Ract-Madoux, le CEMAA, le général Denis Mercier, et pour finir, le CEMM, l'amiral Bernard Rogel.

 

CEMAGuillaud.jpgLe chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud (photo AFP), a lancé les hostilités. Ou disons plus poliment, a sonné le tocsin. " Les travaux, qui se conduisent sous forte contrainte budgétaire, suscitent dans les armées des inquiétudes majeures dans le domaine des ressources humaines, de l'équipement et de l'activité des forces. " Il martèle le maître-mot des chefs d'état-major : " Le fondement de l'efficacité opérationnelle, c'est la cohérence. "

Le CEMA convient que le Livre blanc est enfin un exercice de vérité mais reste lucide : " Notre capacité à agir en masse, dans la durée et la simultanéité, ne sera plus la même. Il faudra faire des choix et parfois se résoudre à intervenir plus modestement. "

Conséquence : " Nous devrons donc revoir nos concepts d'emploi, dans le sens d'une plus grande porosité des capacités entre les fonctions stratégiques, entre les missions, entre les théâtres. C'est ce que je traduis sous le vocable " gestion dynamique des efforts " en fonction des besoins. "

L'inquiétude majeure de l'amiral Guillaud se situe autour de la sécurisation du budget de la Défense... L'enveloppe identifiée pour la LPM 2014-2019 (179,2 milliards d'euros en valeur 2013) et 31,4 milliards pour le budget 2014 (c'est-à-dire 30,9 milliards d'euros avec l'inflation) reste " à un seuil suffisant ". Mais les 6 milliards d'euros prévus en recettes exceptionnelles doivent intégrer un mécanisme de sauvegarde pour éviter le crash. " Ce sont les fameux « 20% des investissements » qui peuvent avoir un impact sur « 80% du modèle » ! "

Voyons ça dans le détail...

TERRE

VBMRNexter.jpgLe constat est rude mais clair. De 2008 à 2019, l'armée de Terre aura subi 35 000 suppressions de postes et 22 000 transferts. Au-delà de cette colossale déflation humaine, le général Ract-Madoux regrette aussi des reports d'opérations de rénovations des infrastructures. Le plan de réhabilitation de l'hébergement, lancé il y a quinze ans, ne concerne que la moitié des régiments. La diminution des cibles et les reports de livraisons (environ 20 % de 2008 à 2013) amène le CEMAT à ne prendre aucun gant : " Contrairement, à ce qui est écrit dans le Livre blanc de 2008, l'armée de Terre n'a bénéficié d'aucune priorité. "

- Réductions. La force projetable va passer de huit à sept brigades, perdre entre 5 et 6 000 hommes et de six à huit régiments, nous disait récemment le commandant de la force terrestre, le général Clément-Bollée. Cela implique " un resserrement de la force terrestre projetable de 71 000 à 66 000 hommes ". " Je préfère des dissolutions à des saupoudrages ", affirme le CEMAT. En tout, la brigade comprise, l'armée de Terre doit supprimer près de 10 000 postes supplémentaires.

CEMATGalRact-Madoux.jpg- Limites. Le général Ract-Madoux (photo ministère de la Défense) discerne des fragilités : " Avec une brigade interarmes en moins, le modèle à 66 000 conditionne à un seuil de stricte suffisance la faisabilité de ce nouveau contrat. " L'armée de Terre a également grand besoin de nouveaux camions et de véhicules légers tactiques. " Le contrat opérationnel et la préparation pourraient être obérés dès 2018 ", s'alarme le CEMAT. Il manque en 2013 23 millions d'euros pour l'entretien du matériel terrestre et 19 millions d'euros pour l'aéronautique.

- Projections. Le nouveau contrat opérationnel passe pour une opération de coercition majeure de 30 000 à 15 000 soldats, plus 10 000 hommes pour intervenir sur le territoire national et un échelon national d'urgence en alerte de 5 000 hommes. Les perspectives de JPO (journées de préparation opérationnelle) en 2013 sont mauvaises, 83 jours au lieu de 90.  " Le niveau de 120 jours d'engagement opérationnel ne pourra être atteint qu'avec 30 jours d'OPEX. "

Sur le plan du matériel, le programme Scorpion est préservé par le Livre blanc. Mais l'arrivée du VBMR (véhicule blindé multirôle, photo Nexter) à partir de 2018 et celle de l'EBRC (engin blindé de reconnaissance et de combat) en 2020 va entraîner la prolongation des AMX-10 RC et des VAB jusqu'en 2030... La livraison du véhicule blindé d'aide à l'engagement (VBAE), repoussé de 2025 à 2030, implique également la prolongation de la durée de vie des VBL (véhicules blindés légers), non budgetée à ce jour selon le CEMAT.

" L'armée de Terre, aux côtés des autres armées, a démontré son efficience, bâtie sur un niveau de ressources devenu " juste insuffisant " et dont l'excellent ratio coût-efficacité demeure un atout incomparable pour notre pays. " Le CEMAT considère que l'armée de Terre est à " un seuil plancher pour un pays de 65 millions d'habitants ".

AIR

air_a330-mrtt.jpgComme les autres chefs d'état-major, le général Denis Mercier entend surtout préserver " le maintien de notre cohérence ". L'armée de l'Air, avec ses deux missions permanentes, la défense aérienne et la dissuasion, reste une arme de poids : "Aujourd'hui, sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, nous disposons d'au moins un millier d'aviateurs qui sont en permanence en train d'armer des postes nous permettant de basculer instantanément du temps de paix au temps de crise. " Derniers exemples éclatants des atouts et des fragilités : la Libye et le Mali.

- Réductions. Passage à 225 avions de chasse, marine comprise (320 en 2008), plus une cinquantaine d'avions de transport tactique, sept avions de détection et de surveillance aérienne, douze ravitailleurs multirôles (MRTT, photo ministère de la Défense) et douze drones MALE (moyenne altitude longue endurance). Ajoutons des avions légers de surveillance et de reconnaissance et huit systèmes sol-air de moyenne portée SAMP/T. Après la perte de 16 000 aviateurs, la fermeture de douze bases aériennes et une contraction globale de 30 %, l'armée de l'Air devrait perdre encore 2 400 hommes.

- Fragilités. 

1. La protection réclame une rénovation des radars. Le système ACCS (Air Command and Control System) doit se trouver dans la LPM. Le programme SCCOA (Système de Commandement et de Conduite des Opérations Aériennes) accuse un retard de trois ans avec le décalage d'une quatrième étape.

2. Nécessité de l'amélioration du réseau des systèmes d'information et de communication.

3. L'arrivée " maintes fois décalée " des MRTT implique que le ravitaillement est en déficit et en coûteuse surmaintenance après cinquante ans de service (les éternels C-135). " Si cette flotte reste clouée au sol, la composante aéroportée serait inutilisable et nous ne disposerions plus de capacités à intervenir à distance. C'est-à-dire qu'en fait, nous ne ferions plus grande-chose. " Voilà au moins une priorité claire.

CEMAAGalMercier.jpg- Projections. Si l'armée de l'Air ne pratiquait pas la différenciation du matériel, en pérennisant des Mirage 2000, pendant la montée en puissance du Rafale, elle n'atteindrait pas le contrat de 225 avions de chasse. Le même esprit prédomine du côté des hommes. Les aviateurs ont adopté " une nouvelle organisation de notre capacité à durer ", indique le général Mercier (photo ministère de la Défense). En clair, deux cercles sont mis en place : un s'entraînant sur tout le spectre et un second pratiquant sur les avions de complément comme les avions d'instruction. Figurez-vous que le tableau de bord du petit Pilatus PC-21 peut être configuré comme celui d'un Rafale. Ce qui permet à ce second cercle de s'entraîner 40 h sur Rafale et 140 h sur d'autres moyens pour atteindre les 180 h annuelles... Pire, il s'agit désormais de maintenir un entraînement diminué de 20 %.

L'armée de l'Air se débrouille. Les Mirage 2000-5 vont passer de 7 000 h à 9 000 heures de vol, " une première " glisse le général Mercier. Les Mirage 2000 D seront rénovés (obsolescence des radars et des calculateurs de missiles). " Nous avons besoin d'une nouvelle tranche Rafale... dans un volume à définir ", s'inquiète le CEMAA. Les douze MRTT prévus au lieu de quatorze impliqueront le maintien de C-135.

MER

fremm-aquitaine.jpgAvec 11 millions de km² de zone économique exclusive et sa mission majeure d'instrument de la dissuasion nucléaire, la France ne peut décemment pas trop tirer sur sa Marine et ses coûteux équipements... Le chef d'état-major de la marine, l'amiral Bernard Rogel,  assure : " Il est essentiel que la notion de déploiement naval permanent soit reprise (dans le Livre blanc) car elle constitue le fondement de notre action et une des clefs de notre réactivité. " Du coup, " je considère que le résultat pour la Marine est acceptable au vu des données d'entrée. "

- Réductions. Abandon d'un deuxième porte-avions au moins jusqu'en 2025 ; suppression d'un BPC (bâtiment de projection et de commandement) sur quatre ; suppression de trois frégates sur dix-huit (en plus des sept de la LPM précédente). Les décisions vont entraîner la suppression de la permanence de la Marine nationale dans une zone d'opération extérieure

- Tensions. Quatre fragilités apparaissent aux yeux de l'amiral Rogel.

1. Tension sur les effectifs (limite organisationnelle et une limite de gestion, la Marine comptant plus de mille qualifications différentes) ;

2. Tension sur le volume d'activités des forces (l'emploi opérationnel permanent réduit les crédits OPEX pour la Marine) ;

3. Fragilité liée au renouvellement des équipements à l'horizon 2025. Le Livre blanc reste flou sur les patrouilleurs, les avions de chasse marine et n'évoque pas le cas des bâtiments logistiques, la patrouille maritime et les hélicoptères. Un impératif pour le CEMM : " La réduction du format doit s'accompagner du respect strict du calendrier de livraison des équipements. "

4. Tension sur le soutien et le maintien en condition opérationnel.

CEMMAmiralRogel.jpeg- Projections.  Le déploiement permanent d'une frégate ne pourra plus se faire en Atalanta (l'opération européenne anti-piraterie dans l'océan indien) et en Méditerranée orientale " mais en Atalanta ou en Méditerranée orientale ". Même conséquence pour la force d'avions de patrouille maritime " non plus en Atlantique et en Afrique mais en Atlantique ou en Afrique ". L'Atlantique reste " une zone naturelle " et la sécurité dans le golfe de Guinée (mission Corymbe) est appelée à prendre de l'importance.

Les frégates sont réduites de 18 à 15, dont quatre de défense aérienne. Le reste sera un panachage entre les FREMM (photo Marine nationale de la FREMM Aquitaine) et les frégates type Lafayette. En outre-mer, la Marine maintient six bâtiments (deux à la Réunion, deux aux Antilles, un en Nouvelle-Calédonie et un dans le Pacifique). Elle travaille toujours sur la construction des B2M (bâtiments multimissions) faiblement armés pour remplacer les bateaux de transports légers (BATRA). Les patrouilleurs P400 devront être prolongés puisque le programme BATSIMAR (patrouilleur littoraux) a déjà été repoussé une fois.

"Il ne faudra pas être surpris dans dix ans que le chef d'état-major de la Marine réponde qu'il ne peut que remplir imparfaitement l'une ou l'autre de ses missions ", évalue le CEMM (photo ministère de la Défense).

Fermez le ban.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 16:50
Saab Starts Assembly of 1st Pre-Production Gripen E

Jul 4, 2013 ASDNews Source : Saab AB

 

Defence and security company Saab has started the assembly of  the next generation Gripen, the Gripen E. First to be constructed is the front fuselage of the first pre-production test aircraft 39-8.

 

Following a short and intense period of design using the latest tools and methods, through so called ‘Model Based Design’, the construction of the Gripen E begins with the manufacturing and assembly of all parts of the fuselage; the largest and most time consuming part of the airframe. These parts will then be joined together and assembled into a complete airframe. This is followed by an intensive construction period to install cables, mount systems, the outer shell and other equipment. More than 1,000 people at Saab are now working solely with the development and production of the Gripen E.

 

“What we are experiencing now is a leap in technology for Saab and the global aeronautical industry as we can see the latest and most modern fighter being constructed using the latest processes, methods and tools. This allows us to bring forward an even more capable fighter at an even more favourable life cycle cost,” says Lennart Sindahl, Head of Business Area Aeronautics at Saab. “Following years of R&D investments in aeronautical design, we can offer unique opportunities for transfer of knowledge and technology by inviting customer countries’ industries into the work on Gripen E. The Gripen E programme will also continue to drive technological development as well as the creation of jobs, both in Sweden and in other countries.”

 

Based on the design of previous versions of the Gripen system, the Gripen E offers a next generation sensor suite, new communication links, revolutionary avionics architecture, more thrust, increased flight time, more weapon stations and load capability, a fully digital cockpit including HUD (Head-Up Display) and a brand new electronic warfare system.

 

The test aircraft 39-8 will be the first complete pre-production version of the Gripen E and will be used to demonstrate new features and capabilites. The technological leaps in the Gripen E have been proven in the Gripen demonstrator programme with the Gripen E/F demo aircraft that has flown over 250 hours in countries such as Sweden, the UK, India and Switzerland (in Emmen in October 2012, January and April 2013) since 2008.

 

On February 15, Saab signed an agreement with the Swedish Defence Materiel Administration (FMV) regarding development and modification of 60 Gripen E for Sweden during the period 2013-2026 as well as a possible order for new production of Gripen E for Switzerland.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 16:40
Russie : les fusées Proton-M clouées au sol

04/07 Par Claude Fouquet – LesEchos.fr

 

Selon l’agence Interfax, la Russie a suspendu les prochains lancements de fusées Proton-M après l’explosion de mardi. De son côté, Ria-Novosti estime que l’accident que vient de connaître le lanceur occasionnera un préjudice d’au moins 140 millions d’euros.

 

La Russie a suspendu les fusées Proton après l’explosion mardi au décollage d’un lanceur de type Proton-M sur le cosmodrome de Baïkonour. « Une commission d’enquête a décidé hier (mercredi) soir de suspendre tous les préparatifs de lancement de fusées Proton depuis Baïkonour », a expliqué une source du secteur spatial à l’agence de presse russe.

 

Conséquence directe de cette décisions, la mise en orbite d’au moins trois satellites est compromise. Le lancement d’un Proton avec un satellite de télévision européen Astra 2E construit pour l’opérateur luxembourgeois SES par la société française Astrium était en effet prévu le 20 juillet. Il devait être suivi de ceux du satellite de radio nord-américain Sirius FM-6 le 14 août, du satellite militaire russe Kosmos le 5 septembre, du satellite de communication russe Express AM-5 fin octobre et du satellite de télévision Turksat 4A fin novembre.

 

« Ces lancements seront reportés et ne reprendront que lorsque seront mises en oeuvre les propositions de la commission d’enquête pour augmenter la fiabilité des Proton » explique encore l’agence Interfax.

 

Un préjudice de 140 millions d’euros

 

Ces reports risquent donc de faire monter la facture déjà sévère de l’explosion mardi au décollage de la fusée Proton-M qui transportait trois satellites du système Glonass -- équivalent russe du système américain GPS _ Selon une autre agence russe le préjudice causé par cet accident « atteindra au moins 6 milliards de roubles » soit environ 140 millions d’euros (140 millions d’euros).

 

RIA Novosti qu cite une source anonyme au sein de l’industrie aérospatiale russe, le précédent accident avait occasionné 5,4 milliards de roubles (125,8 millions d’euros) de préjudice. « Cette fois, les pertes seront plus importantes. Le prix des satellites a augmenté et celui du Proton-M aussi » explique la source citée par Ria-Novosti

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 16:35
Russie-Chine: 20 navires participeront aux exercices "Coopération en mer"

VLADIVOSTOK, 3 juillet - RIA Novosti

 

Les exercices russo-chinois "Coopération en mer", impliquant près de 20 navires, se dérouleront du 8 au 10 juillet dans le golfe de Pierre-le-Grand en mer du Japon, a annoncé à RIA Novosti le porte-parole de la Flotte russe du Pacifique, le capitaine de vaisseau Roman Martov.

 

"Un convoi de sept vaisseaux de la Marine chinoise arrive vendredi à Vladivostok (…). Les deux parties mobiliseront près de 20 navires et vaisseaux différents, ainsi que plus de dix avions et hélicoptères", a indiqué le porte-parole.

 

Selon M. Martov, lors des manœuvres, les marins des deux pays devront "libérer un navire détourné par les pirates". Les exercices  se concentreront  également sur la défense aérienne conjointe, sur les escortes conjointes ainsi que sur les opérations de recherche et de sauvetage en mer.

 

Les navires des deux pays participeront en outre à des exercices de tir réel et les manœuvres se termineront par un défilé, selon le porte-parole.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 16:20
Close-In Power

7/2/2013 Strategy Page

 

ARABIAN GULF (June 27, 2013) The guided-missile cruiser USS Monterey (CG 61) fires a Close-In Weapons System (CIWS) during a live-fire exercise. Monterey is deployed in support of maritime security operations and theater security cooperation efforts in the U.S. 5th Fleet area of responsibility. (U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 3rd Class Billy Ho)

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 16:20
Royal Canadian Navy HMCS Victoria SSK 876 source Strategy Page

Royal Canadian Navy HMCS Victoria SSK 876 source Strategy Page

04/07/2013 par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

Le gouvernement du Canada a exercé une option lui permettant de prolonger de cinq ans le contrat qui le lie à Babcock Canada Inc. pour la remise en état et l’entretien des quatre sous-marins de classe Victoria de la Marine royale canadienne.

 

Après une première période de cinq ans (2008-2013), cette prolongation d’une valeur de 531 millions $ est la première qu’exerce le Canada et la durée du contrat pourrait aller jusqu’à 15 ans, pour une valeur maximale d’environ 1,5 milliard $.

«La prolongation de ce contrat constitue un investissement important visant à soutenir une capacité opérationnelle majeure pour nos Forces armées canadiennes, a déclaré la ministre associée de la Défense nationale, Kerry-Lynne D. Findlay. Il s’agit d’un autre investissement important qui stimulera la création d’emplois qualifiés dans l’industrie navale canadienne. En effet, cet investissement permettra de créer et de maintenir plus de 400 emplois hautement qualifiés à l’échelle du Canada, dont plus de 200 dans la seule région d’Esquimalt.»

Tous les travaux d’entretien de grande envergure compris dans le contrat de soutien en service seront effectués sur les chantiers de Victoria Shipyards Co. Ltd, à Esquimalt (Colombie-Britannique). Les travaux couverts par le contrat comprennent la planification et la gestion des périodes de remise en état des sous-marins; l’acquisition de matériel; toutes les activités de maintenance, y compris des périodes de grand carénage, et des services techniques. Le grand carénage comprend l’entretien complet, la réparation, la remise en état et la modernisation de chacun des quelque 200 systèmes que compte le sous-marin.

Au moment de l’attribution du contrat, deux sous‑marins faisaient déjà l’objet de grands travaux de modernisation et d’entretien, le NCSM Victoria et le NCSM Windsor.

Canadian Submarine Management Group, maintenant connu, depuis 2011, sous le nom de Babcock Canada Inc., a commencé à exécuter la première période de grand carénage sur le NCSM Chicoutimi en 2010, dans les installations de son principal sous-traitant, Victoria Shipyards, à Esquimalt (Colombie-Britannique). Les travaux exécutés sur le NCSM Chicoutimi devraient prendre fin en 2013, et Babcock Canada Inc. prévoit entreprendre les travaux sur le NCSM Corner Brook en 2014.

À la fin de travaux de remise en état du NCSM Corner Brook, l’entreprise continuera de procéder aux grands carénages des quatre sous‑marins de la classe Victoria, de façon cyclique.

À l’heure actuelle, les NCSM Victoria et Windsor sont fonctionnels. Le NCSM Chicoutimi achèvera sa période de carénage plus tard cette année et entreprendra ses essais en mer par la suite. Ce contrat de soutien en service vise à s’assurer que la flotte a, en tout temps, trois sous-marins entièrement fonctionnels d’ici 2014.

- – -

Babcock International Group PLC est une société cotée au FTSE 250 affichant un revenu de 3,1 milliards de livres sterling (4,91 milliards $) et un bénéfice avant impôts de 329 millions de livres sterling (521 millions $) en 2012, et comptant plus de 25 000 employés répartis dans le monde entier.

Babcock Canada inc. est la société de capitaux numéro un en matière de fourniture de soutien en service aux quatre sous-marins de classe Victoria pour le compte de la Marine royale canadienne. Le projet repose sur un contrat de 15 ans conclu avec le gouvernement canadien relativement à la prestation de services de gestion et de soutien dans les domaines de la gestion de projets, de la gestion de configuration, de la logistique, de l’ingénierie et de la maintenance de ces équipements hautement spécialisés.

Babcock Canada inc. compte 175 employés situés à Ottawa, Victoria, et Halifax.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 12:55
La base d'essais laser LIMA au Fauga-Mauzac , vue par imagerie laser 3D - photo ONERA

La base d'essais laser LIMA au Fauga-Mauzac , vue par imagerie laser 3D - photo ONERA



 

Le 4 juillet 2013 - ONERA

 

Aujourd’hui, au centre ONERA du Fauga-Mauzac, est inaugurée LIMA, une plateforme qui offre aux laboratoires et entreprises des services pour développer l’utilisation des nouvelles technologies d'imagerie aéroportée et faciliter l’innovation dans le traitement de l’information. Cette inauguration a lieu en présence des partenaires notamment institutionnels qui ont permis cet investissement clé pour la région Midi-Pyrénées : Henri-Michel Comet, Préfet de la Région Midi-Pyrénées et de la Haute-Garonne, Jean Tkaczuk, représentant Martin Malvy, ancien ministre, Président de la Région Midi-Pyrénées et Thierry Cotelle, représentant Pierre Cohen, Maire de Toulouse, Président de Toulouse Métropole. Ils étaient accueillis par le Président de l’ONERA, Denis Maugars. « L’ONERA est heureux d’inaugurer aujourd’hui la plateforme régionale LIMA en présence de l’ensemble des acteurs de ce projet. Je tiens tout particulièrement à remercier la Préfecture de la Haute-Garonne, la Région Midi-Pyrénées et Toulouse Métropole de leur confiance et de leur engagement dans ce projet, et de permettre ainsi à l’ONERA de démontrer son aptitude à mettre la science et l’innovation au service de l’industrie, des grands groupes comme des PME», a déclaré Denis Maugars, Président Directeur Général de l’ONERA.

LIMA, le Laboratoire d’ Imagerie Multicapteurs Aéroportée, est une plateforme de moyens de mesure multicapteurs – aéroportés et au sol – et de moyens informatiques d’exploitation associés. LIMA est financé à hauteur de 6,85 millions d’euros dont 4,12 millions par le Fonds européen de développement régional (FEDER), le Contrat de Projets Etat Région Midi-Pyrénées, Toulouse Métropole et 2.7 millions d’euros par l’ONERA.


La plateforme LIMA est appelée à jouer un rôle structurant dans la région, à travers un double objectif.

Celui de faciliter l’accès aux nouvelles technologies d'imagerie aéroportée, en particulier l’imagerie spectrale ou 3D à très haute résolution spatiale (décimétrique), par des actions de formation et la mise en place de partenariats avec d’autres acteurs de la recherche ou des industriels. Mais également de développer les usages de ces nouvelles technologies d'imagerie aéroportée  et favoriser ainsi le passage de la recherche amont au niveau applicatif.


Un vecteur d’innovation pour les PME régionales

Plusieurs PME régionales, dont Magellium et Leosphere, présentes lors de l’inauguration, sont déjà intéressées par ces domaines à fort potentiel technologique.

Cette plateforme s’adresse à de nombreux secteurs d’activité, comme :
 

  • l’agriculture, la foresterie, la gestion de l’eau
  • le développement durable (efficacité énergétique des bâtiments, impact anthropique)
  • le développement urbain (cartographies thématiques, optimisation du trafic ou de l’éclairage urbain, biodiversité)
  • l’environnement (qualité de l'air et des eaux, caractérisation des émissions polluantes)
  • les risques (accidents industriels, inondations, feux de forêt)
  • la défense et la sécurité (surveillance de site, de frontières, renseignement...)
  • les sciences de l'univers, la météorologie.
     

La plateforme LIMA : une offre complète et cohérente de télédétection aéroportée

LIMA et ses partenaires du monde de la recherche et de l'industrie mettent à disposition une offre complète et cohérente de télédétection aéroportée, de la définition amont d'une application au transfert industriel, en passant par les étapes de démonstration théorique et expérimentale.

  • Campagnes de télédétection : mesures aéroportées, mesures de validation sur le terrain, fourniture des produits et aide à l'exploitation des résultats.
  • Aide au développement et à la validation théorique et expérimentale d’outils d’exploitation de l’imagerie aéroportée.
  • Support à l'industrialisation de chaînes d'exploitation et développement de services.
  • Formation et expertise en imagerie embarquée hyperspectrale et Infrarouge, imagerie laser 3D, lidar atmosphériques.


A propos de LIMA

LIMA est une plateforme de recherche qui comprend :

  • une infrastructure mobile de moyens de mesure de terrain pour la validation expérimentale. Elle intègre un sondeur micro-onde et trois lidars à balayage 3D - pour la mesure des champs de vent, d’humidité, d’aérosols, de température- des capteurs pour caractériser les propriétés optiques et thermiques des surfaces, des outils de relevé 3D d’un site. A LIMA, l’ONERA adjoint des capacités aéroportées de mesure hyperspectrale à la pointe de la technologie, allant du visible à l’infrarouge thermique.
  • Un centre informatique d’exploitation des données pour constituer un catalogue de bases de données de mesures, une base de traitements de références et des outils de modélisation.
  • Un site expérimental de 70 hectares, instrumenté pour la télédétection aéroportée, et localisé sur le centre Onera du Fauga-Mauzac.

 

À propos de l’ONERA

L’ONERA est le premier acteur français de la R&T aéronautique, spatiale et de défense (ASD). Etablissement public (EPIC), créé en 1946, sous tutelle du Ministère de la Défense, L’ONERA compte 2 109 salariés dont 263 doctorants. Il est le seul acteur en France à s’être doté des compétences scientifiques nécessaires pour traiter des problématiques complexes propres au secteur ASD. Avec un parc de moyens d’expérimentation unique en Europe, il met ses compétences au service des agences de programmes, des institutionnels, des grands industriels et des PME-PMI. Son modèle atypique de recherche partenariale, labellisé Carnot, lui a permis de réaliser un volume d’activités de 243 millions d’euros en 2012 dont 53% d’activités sur contrat. Force d’innovation, d’expertise et de prospective, l’ONERA a contribué aux plus grands succès de l’aérospatial : Ariane5, gammes Airbus et Eurocopter, Rafale, Falcon 7X, le radar de veille spatiale Graves, le Very Large Telescope, etc. www.onera.fr

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 12:45
FFDj : un nouveau COMFOR

05/07/2013 Sources : EMA

 

Le 30 juin 2013, la cérémonie de prise de commandement du nouveau commandant des forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) s’est déroulée sur la base aérienne 188 de Djibouti. Le général de brigade aérienne Joël Rode succède ainsi au général de brigade aérienne William Kurtz.

 

Cette prise d’armes a rassemblé de nombreux invités sous la présidence du général de corps aérien Thierry Caspar-Fille-Lambie représentant à cette occasion l’amiral Edouard Guillaud chef d’état-major des armées (CEMA) (et aussi COMFOR FFDj de2009 à 2011),. Son Excellence Monsieur René Forceville, ambassadeur de France,des membres du gouvernement djiboutien, ainsi que des autorités civiles et militaires djiboutiennes étaient également présents.

 

FFDj : un nouveau COMFOR

Lors de son ordre du jour, le nouveau commandant des forces françaises stationnées à Djibouti a souhaité rendre hommage au fort engagement de son prédécesseur sur le territoire djiboutien et plus largement au sein de la corne de l’Afrique, et a indiqué que son action se placerait dans la continuité des efforts déjà menés.

 

Le général de brigade aérienne Rode a été breveté pilote de chasse en 1986. En 2001, il a occupé les fonctions d’aide de camp du Président de la République Jacques Chirac. En 2005, il était attaché de l’air auprès de l’ambassade de France à Washington. De 2008 à 2011, il a tenu successivement les fonctions de chef du bureau « plans » à l’état-major de l’armée de l’Air ; d’inspecteur Emploi à l’inspection de l’armée de l’Air puis de chef du détachement de conduite des opérations aériennes françaises en Libye. Jusqu’à ce jour, il commandait le centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) à Mont de Marsan (2011 à 2013).

FFDj : un nouveau COMFOR

La prise d’armes de passation de commandement fut également celle de l’adieu aux armes du général Kurtz. Il quitte l’institution militaire après 31 ans au service des armées de la France.

FFDj : un nouveau COMFOR

Les Forces Françaises stationnées à Djibouti (FFDJ) dans le cadre des accords de défense entre la République de Djibouti et la France, constituent depuis 2011 la base opérationnelle avancée française sur la côte Est de l’Afrique. Les FFDj participent au dispositif militaire français prépositionné, permettant de disposer de réservoirs de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. Parmi leurs missions, les FFDj apportent un soutien logistique essentiel au profit des bâtiments français et étrangers engagés dans les opérations de lutte contre la piraterie, notamment l’opération Atalante (soutien des bâtiments de guerre et des actions de patrouille maritime, soutien santé), ainsi qu’à la République de Djibouti dans le cadre desa mobilisation contre la piraterie. Les FFDj bénéficient également d’une capacité d’entrainement permanente avec le centre d’entrainement au combat et d’aguerrissement de Djibouti (CECAD). Régulièrement, le CECAD accueille des unités permanents ou en mission de courte durée des FFDj, les unités ou écoles de métropole ainsi que les forces armées djiboutiennes et étrangères.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 12:45
Mali : transfert de la MISMA à la MINUSMA

05/07/2013 Sources : EMA

 

Le 1er  juillet 2013, la cérémonie de transfert d’autorité entre les forces de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) s’est déroulée à Bamako.

 

C’est au cours d’une cérémonie présidée par le Ministre malien de la Défense que les unités militaires et de police de la MISMA ont symboliquement échangé leur béret pour porter le béret bleu des Nations Unies.

 

Placée sous l’autorité de M. Bert Koenders, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de la mission, ainsi que du général rwandais Kazura, la MINUSMA a notamment pour mission de contribuer à stabiliser le pays et d’accompagner les autorités maliennes dans le processus de transition politique. Ceci inclut l’appui de la mise en œuvre de l’accord intérimaire signé à Ouagadougou le 18 juin ainsi que l’appui à l’organisation et à la conduite d’élections présidentielles et législatives.

 

Comme l’a décidé le Conseil de sécurité, dans sa résolution 2100 du 25 avril 2013, la MINUSMA comptera au maximum 11200 militaires et 1440 policiers ainsi qu’une structure civile adéquate. La montée en puissance de la MINUSMA se poursuivra au cours des prochains mois.

 

Mali : transfert de la MISMA à la MINUSMA

La MINUSMA compte aujourd’hui près de 6200 casques bleus d’ores et déjà déployés au Mali, y compris dans toutes les grandes villes du Nord, de Tombouctou à Tessalit.

 

La France participe à la MINUSMA à hauteur d’une quinzaine de militaires déployés dans son état-major, dont le général Vianney Pillet assure la fonction de chef d’état-major.

 

La force Serval a mis en place des détachements de liaison et d’appui au sein de ces bataillons. Ils sont sous commandement français et ont pour mission de veiller à la coordination tactique des forces engagées dans une même zone. Ils appuient également les forces africaines dans le domaine du commandement, de la logistique, du renseignement, des appuis feux.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains relevant désormais de la MINUSMA.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:50
Un ancien espion à la tête du groupe italien de défense Finmeccanica

04/07/2013 M.C. avec agences

 

L'ancien chef de la police et des services secrets italiens et ex-sous-secrétaire d'Etat, Gianni de Gennaro, a été nommé jeudi président du conseil d'administration du groupe italien d'aéronautique et de défense, Finmeccanica.

 

L'ancien chef de la police et des services secrets italiens et ex-sous-secrétaire d'Etat, Gianni de Gennaro, a été nommé jeudi président du conseil d'administration du groupe italien d'aéronautique et de défense Finmeccanica. Gianni de Gennaro se voit confier "des attributions liées aux relations institutionnelles, aux relations externes et à la communication, à la sécurité du groupe et à l'audit interne", a précisé un communiqué publié ce jeudi par Finmeccanica. Le ministère de l'Economie, qui détient 30,2 % du capital du groupe, avait annoncé mercredi soir sa désignation comme candidat à ce poste prestigieux à la tête de l'un des fleurons technologiques du pays.

 

Il remplacera Giuseppe Orsi, mis en cause dans une affaire de pots-de-vin dans un contrat signé avec le gouvernement indien. Ce dernier avait dû renoncer au début de l'année à sa double casquette de président et d'administrateur de Finmeccanica. Giuseppe Orsi, dont le procès pour corruption a débuté en juin, a été remplacé en février au poste d'administrateur délégué par Alessandro Pansa, mais le poste de président était resté vacant jusqu'ici.

 

Surnommé le "requin"

 

Agé de 64 ans et surnommé "le requin", Gianni de Gennaro a dirigé pendant sept ans la police, quatre ans les services secrets et a fait partie du gouvernement technique de Mario Monti avec le portefeuille de sous-secrétaire d'Etat aux services secrets. Il arrive à la tête d'un groupe fragilisé par ses déboires judiciaires et financiers liés à la mauvaise conjoncture économique et à plusieurs affaires de corruption. Ont également fait leur entrée au conseil d'administration le diplomate Alessandro Minuto Rizzo, également proposé par le Trésor, et Dario Frigerio, à l'initiative d'un autre actionnaire du groupe italien. La presse italienne note cependant que la "guerre des nominations" pourrait reprendre dans quelques mois à peine au sein de Finmeccanica, le mandat triennal du conseil d'administration arrivant à échéance au printemps 2014.

 

Finmeccanica se restructure en vue de recentrer sur ses métiers de base de la défense et de l'aéronautique/espace. Les investisseurs voulaient un président qui ne fasse pas obstacle aux ventes d'actifs préconisées par Alessandro Pansa, chargé de la stratégie au sein du groupe.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:50
Saab commence l'assemblage du premier Gripen E pré-production

03.07.2013 Romandie.com

 

Suite à une période de conception intense et brève, qui a tiré parti d'outils et de méthodes à la pointe par l'utilisation du 'Model-Based Design' (conception basée sur modèle), la construction du Gripen E débute avec la fabrication et l'assemblage de tous les éléments du fuselage, l'élément le plus grand de la cellule et celui qui nécessite le plus de temps pour sa fabrication. Ces parties seront ensuite réunies et assemblées pour former une cellule d'avion complète. Une période intensive de construction s'ensuivra au cours de laquelle les câbles, les systèmes, le revêtement externe et d'autres équipements seront montés. Plus de 1'000 personnes chez Saab travaillent à l'heure actuelle exclusivement sur le développement et la production du Gripen E.

 

L'expérience que nous vivons actuellement représente un saut technologique pour Saab et pour l'industrie aéronautique dans son ensemble, puisque l'on observe la construction de l'avion de chasse le plus récent et le plus moderne par l'utilisation des procédures, des méthodes et des outils les plus récents. Cette approche nous permet de produire un avion aux capacités encore plus développées, à un coût de cycle de vie encore plus avantageux », explique Lennart Sindahl, responsable de la division aéronautique de Saab. Après des années d'investissements en R&D liés à la conception aéronautique, nous pouvons offrir des opportunités uniques pour le transfert du savoir-faire et de la technologie, en invitant les industries des pays de nos clients à participer au travail sur le Gripen. Le programme Gripen E continuera à être un moteur de développement technologique ainsi que de création d'emplois, aussi bien en Suède que dans d'autres pays.

 

Le Gripen E représente une suite logique, puisqu'il se fonde sur les mêmes principes que ceux que Saab a toujours défendu : amener sur le marché des capacités de niveau mondial par l'utilisation de design intelligent et de solutions techniques innovantes, mais en réduisant les coûts de production et les frais opérationnels à un niveau bien inférieur à ceux de plate-formes concurrentes. Développé sur la base du design des versions précédentes du système Gripen, le Gripen E offre une série de capteurs de la prochaine génération, de nouvelles liaisons de communication, une architecture avionique révolutionnaire, une poussée accrue, un temps de vol plus long, davantage de stations d'armes et de capacité de charge, un cockpit entièrement digital y compris un HUD (Head-Up Display - Affichage tête haute) et un système de guerre électronique entièrement nouveau.

 

L'avion test 39-8 sera la première version complète pré-production du Gripen E et servira à implementer de nouvelles caractéristiques et de nouvelles capacités. Les sauts technologiques du Gripen E ont déjà fait leurs preuves au cours du programme de démonstration du Gripen, avec l'avion démo Gripen E/F qui a cumulé depuis 2008 plus de 250 heures de vol à son actif dans des pays tels que la Suède, le Royaume-Uni, l'Inde et la Suisse (à Emmen en Octobre 2012 puis en janvier et avril 2013).

 

Le 24 août 2012, la Swedish Defence and Security Export Agency (FXM) et sa contrepartie suisse armasuisse ont signé un accord-cadre sur l'acquisition de 22 avion Gripen E par la Suisse. Selon cet accord, les avions devraient être livrés entre 2018 et 2021.

 

Le 15 février 2013, Saab a signé un accord avec le Swedish Defence Materiel Administration (FMV) portant sur le développement et la modification de 60 Gripen E pour la Suède au cours de la période 2013-2026 ainsi que sur une commande possible d'une production supplémentaire de Gripen E pour la Suisse.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:50
LAVOSAR: Workshop Results

Brussels | Jul 04, 2013 by Elisabeth.SCHOEFFMANN - European Defence Agency

 

The industry workshop on Open System Architecture Standardisation for Vehicle Mission Systems (LAVOSAR) successfully took place on 25 June 2013. Forty participants from ten countries and 35 organisations (industry and government) attended and discussed the presented approach to an Open System Architecture for military vehicle mission systems. The workshop was a deliverable of the LAVOSAR study funded by the EDA.

 

The LAVOSAR study team introduced the currently ongoing study which started in February 2013 and which will finish in November 2013. Intermediate work results on “Standardisation and Business Case”, “Technologies” and first results on the “Architecture” were presented and discussed. Extracts from the presentations can be downloaded below.

 

The topic generated substantial interest and is regarded as key for a comprehensive implementation of information technology in military vehicles resulting in drastic increase in performance and flexibility whilst, at the same time, achieving cost savings for procurement and especially for maintenance and logistics.

 

The lively and fruitful discussions provided important feedback to the LAVOSAR study and will be integrated into the ongoing work. The minutes of the workshop are accessible here below.

 

More information:

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:40
Russie: les troupes stratégiques se dotent de systèmes de 5ème génération

MOSCOU, 4 juillet - RIA Novosti

 

Les troupes russes de missiles stratégiques (RVSN) équipent leurs postes de commandements par des systèmes automatisés de gestion de combat de cinquième génération, a annoncé aux journalistes le porte-parole des troupes, le colonel Igor Egorov.

"Lors de leur modernisation, les postes de commandements seront équipés d'éléments intégrés du système automatisé de gestion de combat de cinquième génération", a indiqué le colonel.

Selon lui, le système permettra non seulement de s'acquitter de tâches quotidiennes comme donner les ordres, recueillir des informations concernant chaque pas de tir, mais il rendra également possible une réorientation rapide de missiles.

Actuellement, les divisions de RVSN sont en train de se doter de missiles modernisés Topol-M et Iars-M. Auparavant, le commandant en chef des Troupes de missiles stratégiques Sergueï Karakaïev a annoncé à RIA Novosti, que les missiles balistiques intercontinentaux modernisés Iars-M devraient équiper l'armée russe en cours de cette année.

Russie: les troupes stratégiques se dotent de systèmes de 5ème génération
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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:40
Le CEMM sur le croiseur historique Aurore

Le CEMM sur le croiseur historique Aurore

05/07/2013 Marine nationale

 

L’amiral Bernard Rogel s’est rendu en Russie, à Saint-Pétersbourg, du 1er au 4 juillet dernier. Il s’est entretenu avec son homologue, l’amiral Viktor Viktorovich Tchirkof, sur les actions de coopération en cours.

 

Le CEMM a d’ailleurs évoqué avec l’amiral Maksimov, directeur de l’Académie navale Kuznetsov, l’accueil par cette école d’un lieutenant de vaisseau français en septembre prochain.

 

L’amiral Rogel a également visité des bâtiments russes et des entreprises exposantes dans le cadre du salon naval russe International Maritime Defence Show(IMDS).

Le CEMM sur le croiseur historique Aurore

Le CEMM sur le croiseur historique Aurore

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:40
Su-30SM Fighter source Ria Novisti

Su-30SM Fighter source Ria Novisti

MOSCOU, 4 juillet - RIA Novosti

 

L'usine d'optique et de mécanique de l'Oural a conçu un nouveau capteur de précision pour les avions, muni d'une caméra thermique, d'un télémètre laser et d'une optique de haute définition qui assure la détection des cibles le jour et la nuit même dans des conditions météorologiques défavorables. Cet équipement est suspendu sous le fuselage ou une aile de l'avion et transmet l'image directement dans le cockpit. Selon les experts ce capteur pourrait non seulement devenir une sorte de lunette de précision pour les pilotes mais aussi rétablir la position de la Russie sur le marché international des armements, écrit jeudi le quotidien Izvestia.

 

"L'usine d'optique et de mécanique de l'Oural en est aujourd’hui au stade des essais. Les travaux devraient s'achever d'ici la fin de l'année, après quoi cet équipement sera transmis aux forces aériennes qui lanceront leur propres tests", rapporte une source bien informée du complexe militaro-industriel.

 

Selon lui, ce dispositif sera fourni non seulement aux forces aériennes russes mais aussi aux pays dont les armées sont équipées d'avions russes. Auparavant, l'absence de cette technologie obligeait les producteurs à fournir aux clients étrangers des avions munis de systèmes français.

 

Une source des forces aériennes russes indique que cet équipement permettra au pilote de frapper des cibles terrestres avec une précision au centimètre.

 

"Il s'agit de fait d'une lunette de précision capable de fonctionner dans n'importe quelles conditions météorologique. En plus de l’optique et de la caméra thermique, le capteur est muni d'un laser qui projette un point de lumière sur la cible choisie par le pilote. Les systèmes de guidage des bombes et des missiles utilisent ensuite ce point pour corriger leur trajectoire de vol", explique cet officier des forces aériennes russes.

 

Selon lui ce capteur pourrait équiper le Su-30 car ce dernier est le seul chasseur russe muni d’écrans liés au système électronique conjoint du capteur et de l'avion. Cet appareil biplace permet aux pilotes d'utiliser ce capteur tout en pilotant l'avion de manière efficace.

 

"C’est la deuxième tentative de créer des lunettes de tir suspendues pour les forces aériennes. L'usine d'optique et de mécanique de l'Oural a déjà conçu il y a quelques années le Sapsan pour les Su-27 et les Su-25. Des problèmes techniques ont cependant empêché sa production en série", souligne-t-il.

 

Les représentants de l'usine d'optique et de mécanique de l'Oural se sont abstenus de tout commentaire, mettant en avant le caractère secret des travaux.

 

Anton Lavrov, expert militaire indépendant et coauteur du livre La Nouvelle armée russe, a indiqué à Izvestia que les avions modernes d’attaque, sont en grande majorité, équipés de tels systèmes.

 

"C'est le moyen le plus économique de transformer un chasseur possédant des capacités limitées de frappe sur terre en chasseur-bombardier polyvalent dans toutes les conditions météorologiques. Un bon exemple est l'américain F-15E Strike Eagle. La guerre du Golfe a démontré que sans son capteur Lantirn il s'agissait simplement d'un chasseur biplace tout à fait ordinaire et même, pas très performant. Toutefois, cet outil de précision a fait de lui l'appareil le plus demandé des forces aériennes américaines en matière de frappe sur des cibles terrestres", raconte-t-il.

 

Selon lui, la Russie cède actuellement du terrain sur le marché de la modernisation du matériel militaire.

 

"Partout dans le monde il y a beaucoup d'avions soviétiques obsolètes tels que Su-25, Su-22, MiG-21, MiG-23 etc. Les pays qui possèdent ces appareils n'ont pas de fonds pour acquérir de nouveaux avions et ils donc s'adressent à d'autres Etats pour les moderniser. Par exemple, Israël a modernisé les Su-25 géorgiens. Les Français le font également. Le nouveau capteur permettra à l'industrie russe de concurrencer Israël et la France car elle sera en mesure de moderniser efficacement des avions obsolètes pour une somme relativement peu importante", conclut Anton Lavrov.

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