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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:40
Su-30SM Fighter source Ria Novisti

Su-30SM Fighter source Ria Novisti

MOSCOU, 4 juillet - RIA Novosti

 

L'usine d'optique et de mécanique de l'Oural a conçu un nouveau capteur de précision pour les avions, muni d'une caméra thermique, d'un télémètre laser et d'une optique de haute définition qui assure la détection des cibles le jour et la nuit même dans des conditions météorologiques défavorables. Cet équipement est suspendu sous le fuselage ou une aile de l'avion et transmet l'image directement dans le cockpit. Selon les experts ce capteur pourrait non seulement devenir une sorte de lunette de précision pour les pilotes mais aussi rétablir la position de la Russie sur le marché international des armements, écrit jeudi le quotidien Izvestia.

 

"L'usine d'optique et de mécanique de l'Oural en est aujourd’hui au stade des essais. Les travaux devraient s'achever d'ici la fin de l'année, après quoi cet équipement sera transmis aux forces aériennes qui lanceront leur propres tests", rapporte une source bien informée du complexe militaro-industriel.

 

Selon lui, ce dispositif sera fourni non seulement aux forces aériennes russes mais aussi aux pays dont les armées sont équipées d'avions russes. Auparavant, l'absence de cette technologie obligeait les producteurs à fournir aux clients étrangers des avions munis de systèmes français.

 

Une source des forces aériennes russes indique que cet équipement permettra au pilote de frapper des cibles terrestres avec une précision au centimètre.

 

"Il s'agit de fait d'une lunette de précision capable de fonctionner dans n'importe quelles conditions météorologique. En plus de l’optique et de la caméra thermique, le capteur est muni d'un laser qui projette un point de lumière sur la cible choisie par le pilote. Les systèmes de guidage des bombes et des missiles utilisent ensuite ce point pour corriger leur trajectoire de vol", explique cet officier des forces aériennes russes.

 

Selon lui ce capteur pourrait équiper le Su-30 car ce dernier est le seul chasseur russe muni d’écrans liés au système électronique conjoint du capteur et de l'avion. Cet appareil biplace permet aux pilotes d'utiliser ce capteur tout en pilotant l'avion de manière efficace.

 

"C’est la deuxième tentative de créer des lunettes de tir suspendues pour les forces aériennes. L'usine d'optique et de mécanique de l'Oural a déjà conçu il y a quelques années le Sapsan pour les Su-27 et les Su-25. Des problèmes techniques ont cependant empêché sa production en série", souligne-t-il.

 

Les représentants de l'usine d'optique et de mécanique de l'Oural se sont abstenus de tout commentaire, mettant en avant le caractère secret des travaux.

 

Anton Lavrov, expert militaire indépendant et coauteur du livre La Nouvelle armée russe, a indiqué à Izvestia que les avions modernes d’attaque, sont en grande majorité, équipés de tels systèmes.

 

"C'est le moyen le plus économique de transformer un chasseur possédant des capacités limitées de frappe sur terre en chasseur-bombardier polyvalent dans toutes les conditions météorologiques. Un bon exemple est l'américain F-15E Strike Eagle. La guerre du Golfe a démontré que sans son capteur Lantirn il s'agissait simplement d'un chasseur biplace tout à fait ordinaire et même, pas très performant. Toutefois, cet outil de précision a fait de lui l'appareil le plus demandé des forces aériennes américaines en matière de frappe sur des cibles terrestres", raconte-t-il.

 

Selon lui, la Russie cède actuellement du terrain sur le marché de la modernisation du matériel militaire.

 

"Partout dans le monde il y a beaucoup d'avions soviétiques obsolètes tels que Su-25, Su-22, MiG-21, MiG-23 etc. Les pays qui possèdent ces appareils n'ont pas de fonds pour acquérir de nouveaux avions et ils donc s'adressent à d'autres Etats pour les moderniser. Par exemple, Israël a modernisé les Su-25 géorgiens. Les Français le font également. Le nouveau capteur permettra à l'industrie russe de concurrencer Israël et la France car elle sera en mesure de moderniser efficacement des avions obsolètes pour une somme relativement peu importante", conclut Anton Lavrov.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:35
Les premiers pilotes de l’aéronavale chinoise qualifiés sur porte-avions

04.07.2013 Helen Chachaty - journal-aviation.com

 

Selon une information du site internet du ministère chinois de la Défense, cinq pilotes et des officiers d’appontage ont reçu leur certification à la suite d’une campagne de qualification en mer du premier porte-avions de la marine chinoise, le Liaoning. Les pilotes ont effectué plusieurs manœuvres de décollage et d’appontage à bord des Shenyang J-15 de l’aéronavale durant les 25 jours qu’a duré l’entraînement.

 

Les premiers pilotes de l’aéronavale chinoise qualifiés sur porte-avions

Fin novembre 2012, la Chine annonçait que le premier appontage avait été avec succès sur le Liaoning, deux mois après avoir réceptionné le porte-avions, l’ex-Varyag racheté à l’Ukraine en 2000. En avril, le CEMM adjoint Song Xue avait laissé entendre que la Chine se doterait certainement d’un second porte-avions.

Les premiers pilotes de l’aéronavale chinoise qualifiés sur porte-avions
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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:35
Agni V Launch - photo DRDO

Agni V Launch - photo DRDO

July 05, 2013 by Shiv Aroor - Livefist

 

With Defence Minister AK Antony in China, the first by a Defence Minister in seven years, new facts about the direction India's nuclear missile programme is taking could send out an unprecedented message. In details revealed for the first time in an exclusive interview to me for Headlines Today, the new chief of the Defence R&D Organisation (DRDO) Dr Avinash Chander has revealed that one of his key mandates as the head of the country's military research complex, is to drastically reduce the time India will take for a potential nuclear counter-strike.
 
Unlike China, India has been typically timid about its strategic programmes. The DRDO chief's revelations make for a rare, bold message about the goings on within the country's most advanced weapons laboratories.
 
"In the second strike capability, the most important thing is how fast we can react. We are working on cannisterised systems that can launch from anywhere at anytime," said Dr Chander. "We are making much more agile, fast-reacting, stable missiles so response can be within minutes." India has a no first use policy for nuclear weapons, and its current response time for a retaliatory strike is classified. The DRDO chief's task is to whittle it down by a substantial degree to provide the Strategic Forces Command (SFC) with a literally 'anywhere-anytime' ability.
 
Dr Chander, formerly director with the Advanced Systems Laboratory (ASL) in Hyderabad and renowned as the spearhead of the Agni family of missiles, was made chief of the DRDO last month.
 
India's current land-based nuclear weapon delivery systems include the 1,250-km range Agni-I, 2,000-km range Agni-II and 3,500-km range Agni-III. The DRDO chief has expressed confidence that 2 of India's two most ambitious nuclear missiles under test, the 4,000-km range Agni-IV and 6,000+ km range Agni-V, will both be inducted into the strategic arsenal within two years.
 
"We'll induct the Agni IV and V inducted in the next two years. It's the first time we will be inducting strategic missiles with such long ranges together. Agni III, IV and V are going to be the thrust areas. They give us the reach which we need, and are our highest priority now. Within two years we have to make sure that it happens," said Dr Chander.
 
Currently, the ASL is steeped in researching futuristic missile technologies. "In the future, the country will require much more precise warheads which are able to counter anti-ballistic missile defences. A manoeuvring warhead is going to be a key challenge. That's the next strategic capability which will become essential. That in turn will be followed by multiple warheads, with decoys, warheads, and other combination," said Dr Chander.
 
Asked about whether India needed an inter-continental ballistic missile (ICBM), with ranges in excess of 10,000-km like China's DF-31 and other in-development weapons, Dr Chander said his missile laboratories could develop and deploy an ICBM in as little as three-five years. "As we see today, we don't find the need for ranges more than 5,000-6,000 km. The technology building blocks required to build a longer range missile already exist. We are in a position to activate any such system at very short notice," said Dr Chander.
 
Asked about how India's missile programme squared off against China's, he said, "Comparisons are odious, always difficult, and many times taken out of context. If you see at the capability level, our missiles, radars are comparable with the Chinese and other friends around us."
 
On India's ballistic missile defence (BMD) system, Dr Chander said, "Ballistic missile defence capabilities of our adversaries will also grow in the years to come. As far as our BMD is concerned, we are now poised for take-off. We've done a lot of tests, need to do perhaps a few more tests. With that, we will be ready to intercept missiles upto a range of 2,000km. That system we will be able to start deploying. At the same time, our effort to develop a system to intercept missiles with a range of 5,000km is underway. Testing of those missiles is one of the limitations we have by virtue of the geometry of the country. We are working on the development of new ranges, so we can fire for a longer distance."
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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:35
Raytheon Mk 54 Torpedoes For Australia

04/07/2013 by Paul Fiddian - Armed Forces International's Lead Reporter

 

The US DSCA (Defense Security Cooperation Agency) has advised US Congress of plans to supply Australia with a maximum of 100 Mk 54 torpedoes in a deal valued at $83 million.

 

The planned Mk 54 LHT (Lightweight Hybrid Torpedo) contract would encompass the weapons themselves, along with 13 mock torpedoes (for training purposes), test and support equipment, training and technical support.

 

If the deal is approved, the torpedoes will be manufactured by US defence contractor Raytheon.

 

Australian Mk 54 Torpedoes Sale

 

In a statement on the proposed Australian Mk 54 torpedoes sale, the DSCA describes Australia as 'an important ally in the Western Pacific that contributes significantly to ensuring peace and stability in the region'. It adds: 'The proposed sale of this equipment and support will not alter the basic military balance in the region.'

 

It is Australia's intention to fit these torpedoes to its in-service Sikorsky MH-60R Seahawk helicopters, along with its yet-to-be-acquired Boeing P-8A Poseidons.

 

It now falls to US Congress to consider the proposition and give its approval, all being well.

 

Raytheon Mk 54 Torpedoes For Australia

Mark 54 Lightweight Hybrid Torpedo

 

The Mark 54 Lightweight Hybrid Torpedo is the product of a Raytheon and US Navy partnership established to produce a Mk 46 and Mk 50 torpedoes replacement.

 

The Mk 54 combines elements of both its predecessors - namely the Mk 46's power system and the Mk 50's warhead. Development got underway in 1999 and, five years later, the design entered series production.

 

The Mk 54 Lightweight Hybrid Torpedo is compatible with the majority of anti-submarine warfare (ASW) aircraft and, when deployed on ships, can be launched in two ways: either from vertical launchers or torpedo tubes

 

Using what Raytheon terms 'sophisticated processing algorithms to analyse the information, edit out false targets or countermeasures, and then pursue identified threats', the Mk 54 is a 'low-cost weapon that meets all performance requirements for littoral warfare'.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:20
Philippe Duhamel nommé CEO de ThalesRaytheonSystems

5 juillet Aerobuzz.fr

 

A compter du 17 juillet 2013, Philippe Duhamel (51 ans) est nommé Chief Executive Officer de ThalesRaytheonSystems. Il succède à Jack Harrington à la tête de l’entreprise (1.400 salariés) détenue à parts égales par Thales et Raytheon.

 

Diplômé de l’Institut National Polytechnique de Grenoble, Philippe Duhamel a rejoint Thales en 1987, en tant que responsable de l’ingénierie d’un système de défense anti-aérienne. En 2010, il a été nommé Président de Thales Raytheon Systems SAS, entité française de la société commune entre Thales et Raytheon dédiée aux systèmes de défense aérienne pour les armées dans tous les pays.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 08:32
Les Puma de l’escadron d’hélicoptères «Pyrénées» rentrent du Mali

05/07/2013 Armée de l'air

 

Mardi 2 juillet 2013, deux hélicoptères Puma et leurs équipages de l’escadron d’hélicoptères (EH) 1/67 «Pyrénées», sont rentrés sur la base aérienne 120 de Cazaux après plusieurs mois d’opération au Mali.

 

Une quarantaine d'aviateurs de l’escadron girondin ont été déployés au profit de l’opération Serval depuis le 11 janvier 2013. Travaillant en étroite collaboration avec les aviateurs du commando parachutiste de l’air n°30 (CPA 30), les équipages avaient pour mission d’armer le plot de recherche et sauvetage au combat (RESCO). Au total, près de 60 évacuations médicalisées (Medevac) ont été réalisées au profit de 190 militaires (français et africains) déployés dans les  zones de combat. Du matériel de première nécessité a également été livré par les équipages des Puma.

 

Les Puma de l’escadron d’hélicoptères «Pyrénées» rentrent du Mali

Pour rappel, l’EH 1/67 «Pyrénées» était engagé il y a encore quelques mois en Afghanistan dans le cadre de l’opération Pamir. Présents du 29 novembre 2006 au 15 mars 2013, les Caracal de l’escadron ont été les premiers hélicoptères français engagés dans la lutte contre les talibans au profit de la coalition. Au total, plus de 3300 heures de vol et 3400 missions de guerre ont été réalisées, permettant de procéder à 229 évacuations médicalisées pour 300 blessés pris en charge.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:55
Premier tir de développement du MdCN à la DGA (crédit DGA Essais de missiles)

Premier tir de développement du MdCN à la DGA (crédit DGA Essais de missiles)

04/07/2013 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a réalisé avec succès le premier tir de qualification du missile de croisière naval (MDCN), le 1er juillet 2013. Ce tir, effectué sur le site de Biscarrosse (Landes) du centre DGA Essais de missiles, est représentatif d’un tir à partir d’une frégate.

 

Le thème de tir retenu était particulièrement exigeant puisque, outre les objectifs de portée, il a contribué à valider les performances de navigation autonome et de guidage terminal par reconnaissance infrarouge. Cette réussite est le fruit d’un travail intense et coordonné de nombreux acteurs étatiques (les centres d’expertise et d’essais de la DGA, le service de la qualité de la DGA et la Marine Nationale notamment) et industriels (MBDA France).

 

Le MDCN équipera à terme les frégates multi-missions (FREMM) et les sous-marins Barracuda.

 

Doté d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres, le MdCN est destiné à frapper des objectifs situés dans la profondeur du territoire adverse. Il est complémentaire du missile de croisière aéroporté Scalp dont il est dérivé. Embarqué sur des bâtiments de combat positionnés, de façon prolongée, à distance de sécurité dans les eaux internationales, ostensiblement (frégates) ou discrètement (sous-marins), le MdCN est adapté à des missions de destruction d’infrastructures de haute valeur stratégique.

 

La DGA a notifié le marché MDCN à la société MBDA fin 2006.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:55
La DGA réceptionne le 500e VBCI

04/07/2013 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné le 28 juin 2013 le 500e véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI). Produit par le groupement d’entreprises constitué par les sociétés Nexter Systems et Renault Trucks Defense, le VBCI a été commandé par la DGA à 630 exemplaires.

 

Véhicule blindé tout-terrain à 8 roues motrices, successeur de l’AMX 10 P, il existe en version poste de commandement (VPC) et en version de combat d’infanterie (VCI). La version VCI, commandée à 520 exemplaires, est armée d'une tourelle de 25 mm et permet l'emport de onze soldats Félin. La version VPC, commandée à 110 exemplaires, dont le dernier vient d’être livré à l’armée de terre en mai 2013, est équipée du système d’informations régimentaire (SIR).

 

Le VBCI est un véhicule de la classe des 30 tonnes qui atteint une vitesse de pointe de 90 km/h. Véritable "base vie" pour le fantassin, il offre un haut niveau de protection face aux différentes menaces des théâtres et amène d’excellentes capacités d’observation et de feu.

 

Le VBCI a été projeté en Afghanistan et au Liban en 2010 puis au Mali en début d’année 2013 où il a à chaque fois parfaitement rempli les missions qui lui étaient assignées à la grande satisfaction des troupes engagées.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:55
Jacques Desclaux named Chief Executive Officer of Roxel

03/07/2013 MBDA

 

Jacques Desclaux was named Chief Executive Officer of Roxel at the Board of Directors meeting held yesterday. He replaces David Quancard, who is moving to a new position within Safran.

 

Jacques Desclaux, 57, graduated from the Ecole Centrale de Paris engineering school.

 

He started his career with Alsthom-Atlantique, working on industrial turbomachinery, then joined Snecma in 1984, taking part in the development of the Vulcain cryogenic engine (which powers the main stage of Ariane 5) at the Vernon plant west of Paris. In 1993 he moved to Snecma Propulsion Solide in Bordeaux, where he was first head of the MPS program (solid rocket booster for Ariane 5), then head of the M51 program (solid propulsion systems for France's strategic ballistic missile). In 1999 he was named Vice President, Production and Engineering at G2P (joint venture between Snecma and SNPE).

 

Jacques Desclaux moved to Snecma's Military Engine division in 2000 as director of operations for the M88, powerplant of the Dassault Aviation Rafale multirole fighter, leading to the engine's qualification. He joined Europrop International (EPI)* in October 2003 as Vice president, Programs and Operations, and was then named Executive Vice President, a position he held until the certification of the TP400.

 

From February 2011 until this latest appointment, he was Chairman and CEO of PowerJet, the joint venture between Snecma (Safran, France) and NPO Saturn (Russia) in charge of the production and marketing of the SaM146 regional jet engine.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:55
Cyberdéfense : les Rafale, Tigre, Leclerc sont-ils vulnérables aux cyber-attaques ?

05/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Bourrés de systèmes d'information, les systèmes d'armes modernes - avions de combat Rafale, hélicoptères Tigre et NH90, chars Leclerc, porte-avions Charles-de-Gaulle - pourraient être vulnérables aux cyber-attaques. C'est ce que laissent supposer les déclarations du patron de la cyberdéfense du ministère de la défense.

 

La guerre dans la guerre. La montée en puissance des dispositifs de cyberdéfense oblige toutes les armées du monde à réfléchir sur les nouvelles menaces et de trouver comment les contrer et les maîtriser. Comme par exemple comment protéger un système d'arme bourré de technologies reliées à un ou plusieurs systèmes de communications. C'est d'ailleurs l'une des craintes actuelles du ministère de la Défense. "Actuellement, les exigences de la protection des réseaux sont bien perçues et l'on sait comment renforcer très rapidement leur sécurité. Ce que l'on connaît moins bien réside davantage dans les systèmes d'armes et les automatismes embarqués dans les systèmes automatisés", explique le contre-amiral Arnaud Coustillière, patron en charge de la cyberdéfense au ministère.

 

Car, comme le rappelle le contre-amiral, une frégate mutlmissions FREMM "rassemble 2.400 systèmes d'information", qui pourraient faire l'objet de cyber-attaques avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer. "Comment encapsuler ces systèmes ?", s'interroge le patron de la cyberdéfense au ministère. Ce sera l'un des objectifs des années 2014-2015, selon lui. Selon nos informations, l'armée de Terre a déjà réagi en nommant un responsable chargé de vérifier si les systèmes d'armes sont sains et hors d'atteinte. Une mission vitale car après avoir développé des logiciels libres, les industriels tricolores ont ensuite modernisé les matériels avec des logiciels... fournis par des groupes américains.

 

Retard de la France

 

Pour autant, la France a pris conscience, certes tardivement, des problématiques de cyberdéfense. "Nous avions constaté au cours d'incidents en 2009 que nous ne disposions pas d'une structure capable de gérer la défense réactive face à des infections informatiques de grande ampleur, chaque grande direction agissant de façon pas assez coordonnée", explique le contre-amiral Arnaud Coustillière. "Il faut bien convenir que nous avons encore du retard sur nos partenaires anglo-saxons", reconnaît-il. Après les cyberattaques subies par Bercy,  l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) a fait intervenir, dans un premier temps un groupe d'intervention rapide composé de quelques spécialistes et ingénieurs de très haut niveau pour l'audit et le diagnostic. Puis, dans un deuxième temps, elle a envoyé une trentaine d'ingénieurs de haut niveau pour mettre en place les plans de reprise et de reconquête du réseau. Cette dernière a mobilisé environ 300 administrateurs de réseau.

 

En dépit des contraintes budgétaires actuelles, le ministère de la Défense tente donc de rattraper son retard aussi bien dans son organisation que dans ses moyens en personnels. L'ANSSI est l'autorité gouvernementale sur l'ensemble des ministères et des 200 opérateurs d'importance vitale (OIV) publics et privés. Pour sa part, le contre-amiral Arnaud Coustillière cumule deux casquettes. Il est l'officier général en charge de la montée en puissance des capacités de cyberdéfense des armées françaises et il est chef cyber du Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO). Le ministère de la Défense entretient par ailleurs "une relation particulièrement étroite avec l'ANSSI, dans le cadre d'un protocole qui nous lie à l'agence. Elle nous alimente en renseignement d'alerte et nous l'appuyons notamment dans son travail de sensibilisation".

 

Montée en puissance des effectifs

 

Le plan de montée en puissance des capacités cyber se poursuit, précise le contre-amiral. Le ministère compte actuellement 1.600 personnels investis dans cette mission, dont 1.200 relevant de l'Etat-major des armées (EMA) : 300 personnes en charge des équipements de chiffrement et 900 du seul périmètre cyber, pour la chaine de protection/prévention et à présent celle plus récente de défense des systèmes. Sur ces 900 personnes, environ 60 s'occupent des métiers très pointus de l'expertise et de l'audit, 70 de la lutte informatique défensive et tous les autres s'occupent de prévention, de l'exploitation, ou de l'architecture des systèmes.

 

"Aujourd'hui au sein des armées, le vivier d'ingénieurs de très haut niveau capables d'intervenir en premier est de l'ordre de 200 personnes, sur les 6.000 personnels des SIC (systèmes d'informations et de communciations) que comprend la DIRISI (Direction Interarmées des Réseaux d'Infrastructure et des Systèmes d'Information)", précise le patron cyber des armées. Et de rappeler que "c'est une compétence rare, que seul l'État et quelques grandes entreprises sont capables de posséder, et surtout de mobiliser rapidement en les faisant rapidement basculer de priorité d'emploi. Au deuxième niveau de l'intervention, nous avons besoin d'un personnel très nombreux pour redéployer un réseau. Le vivier est là de l'ordre de 700 à 800 personnes". La prochaine loi de programmation militaire (LPM) devrait confirmer le plan d'augmentation des effectifs à hauteur de 350 personnels, notamment pour assurer des missions de prévention et de défense.

 

Enfin, s'agissant des crédits de Rercherche & Développement (R&D), une progression très significative a été annoncée par le ministre, les crédits devant tripler, pour atteindre un montant total de 30 millions d'euros... contre 3 millions en 2009.

 

Problème de recrutement

 

Pour autant, le ministère rencontre des difficultés de recrutement. "Les insuffisances sont davantage liées à un problème général de disponibilité de la ressource humaine au bon niveau de compétence, précise le contre-amiral. On observe qu'il est difficile d'attirer des étudiants vers les formations sur ce sujet et que de surcroît, une bonne part des élèves qui y sont formés sont de nationalité étrangère, ce qui limite les possibilités ultérieures de recrutement par des intervenants dans les domaines régaliens, tandis qu'environ 15 % des diplômés d'écoles spécialisées sont très rapidement recrutés par des sociétés américaines. La ressource reste en conséquence nettement inférieure aux besoins et un effort d'ampleur doit être organisé".

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:50
Pour en finir avec "l'Europe de la défense" - Vers une défense européenne

3 juillet 2013 Sénat.fr

 

Rapport d'information de MM. Daniel REINER, Jacques GAUTIER, André VALLINI et Xavier PINTAT, fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées n° 713 (2012-2013) - 3 juillet 2013

 

« L'Europe de la défense » est morte. Il faut cesser d'en prononcer le nom. L'expression était destinée à nous permettre de contourner l'obstacle de la souveraineté et à nous dispenser d'une clarification des relations entre l'Union européenne et l'OTAN. Mais c'était une « chimère » qui a conduit la défense européenne dans l'impasse où elle se trouve.

 

Lors du Conseil européen de décembre 2013, il est essentiel que les chefs d'Etat et de gouvernement adoptent une « feuille de route » dans les domaines opérationnel, capacitaire et industriel, voire institutionnel. Ce rapport leur propose des mesures concrètes. Mais nous savons que cela ne suffira pas. Des mesures pragmatiques ne remplaceront pas une vision et une ambition. Il faut aujourd'hui relancer le projet politique européen et réconcilier l'Europe avec ses citoyens. L'Europe ne peut pas se résumer à un grand marché. Elle doit pouvoir compter sur une défense autonome si elle souhaite devenir une puissance et rester dans l'histoire.

 

Sans attendre cette relance, les sénateurs proposent la création d'un groupe pionnier, un « Eurogroupe de défense », ouvert à tous les pays européens qui le souhaitent et le peuvent désirant d'aller plus vite et plus loin vers une défense commune européenne. Ce groupe pionnier, destiné à permettre à l'Europe d'intervenir militairement hors de ses frontières de manière autonome et à prendre sa part à la défense collective de son territoire, serait formé du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne, et de l'ensemble de ceux qui veulent y participer. Il servirait de passerelle pour franchir le fossé entre « l'Europe de la défense » et la « défense européenne », entre la souveraineté des nations et le projet fédéral, comme l'ont fait jadis l'euro pour la monnaie unique ou Schengen pour l'abolition des contrôles aux frontières.

 

télécharger le Rapport

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:45
Opération Serval : point de situation du 4 juillet 2013

04/07/2013 21:06 Sources : EMA

 

Point de situation sur les opérations de la force Serval au Mali depuis le 27 juin 18h00 jusqu’au 4 juillet 18h00

 

Opération Serval : point de situation du 4 juillet 2013

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec environ 90 sorties, principalement consacrées à l’appui feu des opérations terrestres avec 40 sorties des Mirage 2000 D stationnés à Bamako ou des Rafale depuis N’Djamena au Tchad. Une vingtaine de sorties ont été dédiées aux missions de ravitaillement et de renseignement et 30 autres consacrées aux missions de transport

Opération Serval : point de situation du 4 juillet 2013

Au sol, la force Serval poursuit les opérations dans la boucle du Niger et dans le Nord du pays, principalement dans la région Est de Gao et dans les environs de Tessalit. Le 28 juin, la force a réalisé un chantier d’aide à la population dans la ville de Tessalit en réparant une pompe à eau. Les militaires français accomplissent ces missions de reconnaissance et de sécurisation dans des conditions météorologiques très contraignantes : les tempêtes de sable réduisent considérablement la visibilité. Par ailleurs, des orages violents rendent impraticables certaines pistes : les itinéraires sont inondés ou coupés par des « waddis » (rivières éphémères créées par les pluies). En outre, la température est très élevée et atteint régulièrement 60°C dans les VAB.

 

Opération Serval : point de situation du 4 juillet 2013
Opération Serval : point de situation du 4 juillet 2013

Le 1er juillet, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a pris le relais de la MISMA, conformément à la résolution 2 100 adoptée par les Nations Unies le 25 avril 2013. La cérémonie de transfert d’autorité donnant les pleines prérogatives à la mission de l’ONU et mettant fin à la MISMA s’est déroulée à Bamako. Cette étape confirme le soutien de la communauté internationale à la stabilisation du Mali.

Opération Serval : point de situation du 4 juillet 2013

L’état-major de la MINUSMA est stationné à Bamako. Il est commandé par le général rwandais Jean-Bosco Kazura. Son chef d’état-major, le général français Vianney Pillet compte parmi la dizaine de français déjà insérés au sein de cet état-major. La MINUSMA représente actuellement une vingtaine de contingents africains déployés sur l’ensemble du territoire soit près de 6200 soldats répartis dans l’ensemble du Mali. Elle a pour mission de contribuer à stabiliser le pays et d’accompagner les autorités maliennes dans le processus de transition politique. Ceci inclut l’appui de la mise en œuvre de l’accord intérimaire signé à Ouagadougou le 18 juin ainsi que l’appui à l’organisation et à la conduite d’élections présidentielles et législatives. A terme, la MINUSMA doit comprendre près de 12000 militaires.

Opération Serval : point de situation du 4 juillet 2013

La force Serval conserve ses 7 détachements de liaison et d’appui (DLA) insérés au sein des bataillons africains de la MINUSMA. Ils contribuent à la bonne coordination entre les forces françaises et celles de la MINUSMA opérant dans une même zone, mais sont également en mesure de mettre en place un appui au profit des forces africaines dans différents domaines : renseignement, logistique, appui feu, et appuis spécialisés éventuellement.

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MINUSMA.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 17:55
Un battlelab à l'Onera. Avec R. Cuisinier, expert simulation de défense

03.07.2013 Podcasts ONERA

 

Pour s'assurer qu'un système de défense sera efficace sur les théâtres d'opérations, il existe une solution: le battlelab. C'est un moyen informatique capable de simuler le champ de bataille avec le réalisme le plus poussé qu'on puisse imaginer.

 

à écouter ICI

 

Conception et évaluation des performances des systèmes - DCPS

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 17:45
Deux POC, trois BOA et des nénuphars: les sénateurs détaillent la stratégie en Afrique

04.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
 

On lira en cliquant sur  ce lien le "Rapport d'information de MM. Jean-Pierre CHEVÈNEMENT et Gérard LARCHER, fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées n° 720 (2012-2013) - 3 juillet 2013".

Je suggère de lire les pages consacrées à notre positionnement en Afrique (de la page 164 à la page 177). Une Afrique qui, finalement, se limite aux anciennes AOF et AEF et qui lorgne vers l'océan Indien (nos bases de l'océan Indien ne sont même pas mentionnées!).

Les rédacteurs du rapport suggère que la présence militaire française en Afrique pourrait s’articuler autour de
- 2 pôles opérationnels de coopération (désignés POC sur la carte ci-dessus) spécifiquement dédiés à la coopération avec les organisations régionales africaines (CEEAC1 et CEDEAO), à, respectivement, Libreville (allégé) et Dakar (renforcé).

- 3 bases opérationnelles avancées: Abidjan, Djibouti et les Émirats.
Côte d’Ivoire. Abidjan, port en eaux profondes stratégiquement situé, pourrait être un point d’appui (commandement- logistique- réservoir de forces) permettant de concourir à la sécurité de l’Afrique de l’Ouest et de la bande sahélo saharienne.
Émirats Arabes Unis. Cette base participerait à la défense du golfe arabo-persique et à la protection de nos ressortissants. Le niveau de forces serait redimensionné pour permettre un strict maintien en condition opérationnelle des matériels. Elle pourrait être renforcée le cas échéant par les moyens de Djibouti.
Djibouti. Cette base serait un point d’appui pour des opérations dans le golfe et l’océan Indien, ainsi qu’un pôle d’influence et coopération avec l’Afrique de l’Est. Les moyens terrestres et aériens conserveraient un niveau suffisant compte tenu de nos accords de défense et pour pouvoir renforcer rapidement le dispositif des Émirats Arabes Unis.

- Un réseau de « nénuphars » (en vert sur la carte ci-de"ssus) autour de la zone de crise que constitue aujourd’hui la bande sahélo-saharienne (reposant sur les dispositifs Épervier, Sabre et Serval).

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 16:55
SNA crédits Marine nationale - Emmanuel Rathelot

SNA crédits Marine nationale - Emmanuel Rathelot

04/07/2013 Marine nationale

 

Le vice amiral d’escadre (VAE) Charles-Edouard de Coriolis, amiral commandant les forces sous marines et la force océanique stratégique (Alfost), a fait reconnaître le jeudi 4 juillet le capitaine de vaisseau (CV) Stéphan Meunier comme nouveau commandant de l’Escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque.

 

 

Biographie du Capitaine de vaisseau Stephan Meunier

 

Entré à l’ École navale en 1988, le capitaine de vaisseau Stephan Meunier rejoint les forces sous-marines en 1992 après une affectation de chef de service à bord de l’aviso Commandant Blaison à Brest. Il navigue ensuite sur les sous-marins nucléaires d’attaque Saphir et Casabianca basés à Toulon.

 

Diplômé de l’école des systèmes de combat et armes navales, il occupe de 1996 à 1999 les fonctions d’officier chargé des opérations à bord du sous-marin nucléaire d’attaque Émeraude puis d’expert du système de combat tactique à bord du sous-marin nucléaire lanceur d’engins L’Indomptable.

 

En juillet 1999, il prend le commandement du patrouilleur La Boudeuse à la Réunion. Au cours de cette affectation, il participe à la surveillance maritime de la zone sud de l’océan Indien et à des actions de coopération en Afrique australe et à Madagascar.

 

De retour en métropole, il est chargé des opérations à bord du sous-marin nucléaire d’attaque Améthyste. Breveté atomicien en 2001, il est nommé commandant en second du sous-marin Saphir en 2002 et participe aux missions Héraclès et Enduring Freedom en Océan Indien.

 

Il dirige ensuite le bureau «Systèmes en Expérimentation» de l’escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque, responsable de l’intégration et du suivi de nouveaux équipements. De mai 2004 à juin 2006, le capitaine de frégate Stephan Meunier commande l’équipage rouge du sous-marin nucléaire d’attaque Rubis.

 

Admis au Collège Interarmées de Défense (École de Guerre), il se perfectionne dans les domaines de la préparation de l’avenir et de la prolifération des armes de destruction massives. En 2007, il est affecté au secrétariat permanent du conseil des systèmes de force au sein de l’état-major des armées en charge de l’arbitrage capacitaire des grands programmes d’armement. De 2008 à 2011, le capitaine de vaisseau Stephan Meunier est officier de programme du sous-marin nucléaire d’attaque de type Barracuda destiné à remplacer les sous-marins de la classe «Rubis».

 

Depuis l’été 2011, le capitaine de vaisseau Stephan Meunier est le chef d’état-major de l’escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque basés à Toulon.

 

Chevalier de la légion d’honneur et titulaire de la médaille d’or de la défense nationale, il est marié et père de trois enfants.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 12:55
Révélations sur le Big Brother français

04.07.2013 Par Le Monde.fr

 

La France dispose, comme les Etats-Unis avec le système Prism, d'un dispositif d'espionnage à grande échelle des télécommunications. Le Monde est en mesure de révéler que la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services spéciaux) collecte systématiquement les signaux électromagnétiques émis par les ordinateurs ou les téléphones en France, tout comme les flux entre les Français et l'étranger : la totalité de nos communications sont espionnées. Les politiques le savent, mais le secret est la règle : ce Big Brother français est clandestin. Il échappe à tout contrôle.

 

Ce que cherchent les services de renseignement, ce sont les "métadonnées" : non pas le contenu des messages, mais leur contenant. Le but est de savoir qui parle à qui pour reconstituer les liens entre les cibles, identifier des "cellules". La DGSE collecte ainsi les relevés téléphoniques de millions d'abonnés, les mails, les SMS, les fax... Et toute l'activité Internet, qui passe par Google, Facebook, Microsoft, Apple, Yahoo... Le dispositif est précieux pour lutter contre le terrorisme. Mais il permet d'espionner n'importe qui, n'importe quand.

 

"AUTORISATION VIRTUELLE"

 

La DGSE collecte ainsi des milliards de milliards de données, compressées et stockées, à Paris, sur trois niveaux, boulevard Mortier, dans les sous-sols du siège de la DGSE. Le service de renseignement dispose d'un supercalculateur capable de gérer des dizaines de millions de gigaoctets.

Les autres services de renseignement français ont accès en toute discrétion à cette gigantesque base de données, sobrement baptisée "infrastructure de mutualisation". Certaines informations peuvent même être utilisées par la police judiciaire sous couvert de "renseignements anonymes".

Le dispositif est pourtant parfaitement illégal – "a-légal", corrige l'un des patrons d'une des agences de renseignement. "Le régime juridique des interceptions de sécurité interdit la mise en œuvre par les services de renseignement d'une procédure telle que Prism", assure la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).

La loi n'a en rien prévu un stockage massif de données techniques par les services secrets. "Voilà des années que nous sommes dans l'autorisation virtuelle, confie l'un des anciens patrons des services. Et chaque agence s'en satisfait." Un parlementaire confirme "qu'une grande part des connexions électroniques en France est effectivement interceptée et stockée par la DGSE".

Mais officiellement, "l'infrastructure de mutualisation" n'existe pas.

Lire l'intégralité de notre enquête en zone Abonnés

Regarder nos explications en vidéo

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 12:20
Un C-18 lors de la mission en Libye en mars 2012 Photo PC

Un C-18 lors de la mission en Libye en mars 2012 Photo PC

03 juillet 2013 Daniel Proussalidis - .journaldemontreal.com(QMI)

 

Les fabricants de chasseurs doivent soumettre une évaluation des avantages industriels comme remplaçants potentiels des CF-18 des Forces canadiennes.

 

OTTAWA – Les manufacturiers d’avions de combat ont jusqu’à vendredi pour terminer leurs devoirs et présenter les coûts de leurs appareils comme remplaçants potentiels des CF-18 des Forces canadiennes.

 

En outre, d’ici au 2 août 2013, les fabricants de chasseurs doivent soumettre au gouvernement fédéral une évaluation des avantages industriels que leur avion procurerait au Canada.

 

Un rapport de la firme KPMG avait évalué à 46 milliards $ sur 42 ans les coûts associés à l’achat, à l’exploitation et à l’entretien d’une flotte de F-35 de Lockheed Martin.

 

Ottawa veut obtenir des manufacturiers, incluant Lockheed Martin, les coûts d’acquisition et d’exploitation sur une base horaire et une évaluation des coûts d’entretien de leur flotte d'avions entre 2020 et 2050.

 

Boeing doit remplir un formulaire pour son appareil Super Hornet tandis que Dassault Aviation, de la France, répond au nom de son Rafale et le consortium Eurofighter au nom de son Typhoon.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 12:20
The second satellite of the Mobile User Objective System will enable mobile users to communicate securely using smartphone-like features

The second satellite of the Mobile User Objective System will enable mobile users to communicate securely using smartphone-like features

Jul 03, 2013 (SPX)

 

Cape Canaveral AFS FL - . The second Mobile User Objective System (MUOS) satellite built by Lockheed Martin for the U.S. Navy was encapsulated into its payload fairing yesterday. It is scheduled to launch July 19 aboard a United Launch Alliance Atlas V launch vehicle.

 

The MUOS constellation replaces the legacy Ultra High Frequency (UHF) Follow-On system and delivers secure, prioritized voice and data communications, a first for mobile users who need high-speed mission data on the go.

 

The first MUOS satellite, launched in 2012, has been providing high quality legacy voice communications for users, and terminals are already testing using the advanced payload that enables data exchanges.

 

More than 20,000 existing terminals are compatible with and can access the MUOS legacy UHF payload, and with the release of the new waveform developed for increased data-handling capacity, many of these terminals could be retro-fitted to access the Wideband Code Division Multiple Access (WCDMA) payload.

 

This advanced WCDMA payload incorporates commercial technology designed to provide 16 times the number of accesses as the legacy UHF Follow-On system that it replaces.

 

The geosynchronous constellation consists of four satellites and one on-orbit spare, which are expected to achieve full operational capability in 2015, extending UHF narrowband communications availability well past 2025.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 12:20
Raytheon awarded NAVAIR contract to build and deploy cross-domain surveillance system

Jul 03, 2013 (SPX)

 

Dulles VA - Raytheon has been awarded a contract with the U.S. Naval Air Systems Command (NAVAIR) to build an integrated multi-INT system to safeguard forward deployed forces.

 

The Persistent Surveillance System Cross Domain Solution (PSS CDS) gives warfighters an advantage by providing a complete picture of impending threats, from both classified and unclassified sources. The contract was awarded in Raytheon's second quarter of 2013.

 

"The PSS CDS is a proven solution and one that offers protection to our warfighters in hostile, remote environments by granting them real-time access to secure, multi-domain intelligence, surveillance and reconnaissance data," said Mark Kipphut, Tactical Intelligence Systems director for Raytheon's Intelligence, Information and Services business.

 

"What makes this system unique is its game-changing capability to quickly share data between classified and unclassified environments."

 

The PSS CDS, a software package small enough to mount onboard an aircraft, transfers sensor data, high-definition surveillance video, and traditional and non-traditional ISR imagery, as well as situational awareness data, to give warfighters a complete picture of impending local threats, including an improvised explosive device or a group of insurgents.

 

Additionally, the system protects U.S. forces by gathering intelligence from hundreds of miles away using sensors on aerostats, towers and unmanned aerial vehicles, allowing warfighters to make confident and informed decisions in real-time.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 11:55
Le Rapport Urvoas : quel contrôle des services de renseignement ? Mercredi 10 Juillet 2013

Source HCFDC

 

 

Le Rapport Urvoas : quel contrôle des services de renseignement ? Mercredi 10 Juillet 2013
IMG10/07 Intervenant : Jean-Jacques URVOAS Député du Finistère, Président de la Commission des lois de l'Assemblée Nationale Clôture des inscriptions : 8 Juillet 2013 • Téléchargez le bulletin d'inscription • S'inscrire en ligne à ce petit-déjeuner • S'inscrire au cycle des petits-déjeuners

 

 

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 11:55
photo DDM

photo DDM

 

 

3 juillet 2013 par Henri Weill - Ainsi va le monde !

 

Il s'agit du colonel Jean-Luc Mercury, jusqu'ici commandant de la base de défense de Toulouse. Il  remplace le colonel Vincent Le Cour Grandmaison qui devient adjoint interarmées des Forces françaises aux Emirats arabes unis (FFEAU). Le nouveau colonel adjoint, a dans son parcours d'officier servant à la Légion étrangère, effectué plusieurs passages au 2ème REP.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 11:50
Xavier Tardy nommé Directeur financier d’Airbus Military

3 juillet Aerobuzz.fr

 

Xavier Tardy, actuellement Directeur financier (Chief Financial Officer – CFO) d’EADS North America et Airbus Americas, a été nommé au poste de Directeur financier d’Airbus Military. Il succède ainsi à Christian Pechmann, qui assumera désormais le rôle de Directeur financier et commercial d’Eurofighter GmbH.

 

Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, qu’il occupera dès le 15 juillet, Xavier Tardy sera placé sous l’autorité directe de Harald Wilhelm, Directeur financier d’EADS/Airbus, et rattaché fonctionnellement à Domingo Ureña Raso, CEO d’Airbus Military.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 11:35
Polynésie française : ALPACI participe au Transnational Security Cooperation Course

04/07/2013 Sources : EMA

 

Le Contre-amiral Anne Cullerre, commandant la zone maritime de l’océan Pacifique (ALPACI) et commandant supérieur des forces armées en Polynésie française (COMSUP FAPF), s’est rendue du 17 au 20 juin 2013 à Hawaï, aux Etats-Unis, afin de participer au séminaire de réflexion stratégique Transnational Security Cooperation Course, organisé par l’Asia Pacific Center for Security Studies (APCSS).

 

Organisé deux fois par an,  ce séminaire s’adresse aux décideurs de haut niveau, civils et militaires, de la zone Asie-Pacifique. Cette session a réuni 26 participants représentant 25 pays de la zone Asie-Pacifique pour aborder les questions relatives à l’évolution de la situation sécuritaire et à ses impacts dans la région. A cette occasion, les pays partenaires de la zone ont étudié les réponses collectives apportées dans le cadre de la coopération régionale et ses perspectives d’évolution.

 

Initié en 1995 par PACOM (le commandement américain interarmées de la zone Pacifique), l’APCSS est spécialisé dans les études de sécurité appliquées à la zone Asie-Pacifique. Il a pour vocation de former les décideurs militaires et civils des différentes instances de sécurité de la région et de participer au rapprochement entre les Etats en organisant des activités multilatérales relatives à la sécurité régionale. Depuis son ouverture en 1995, l’APCSS a formé plus de 7500 militaires et civils représentants une centaine de pays et de territoires.

 

Depuis 2009, les forces armées en Polynésie française (FAPF) et les forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC) participent à ces formations afin d’entretenir le rapprochement mis en œuvre dans le cadre de la coopération régionale. Engagées de longue date dans des opérations relevant de la sécurité des espaces maritimes, de l’assistance humanitaire et du secours aux populations victimes de catastrophes naturelles, les FANC et les FAPF interviennent régulièrement en coordination étroite avec les autorités civiles et les organisations compétentes de la région ainsi qu’avec les forces armées des pays partenaires.

 

La France est le seul pays d’Europe à maintenir un niveau de forces significatif dans le Pacifique pour assurer la protection de ses communautés et la préservation de ses intérêts outre-mer. Cette présence s’inscrit dans la dynamique de ré-articulation des forces pré-positionnées conformément à une logique de « théâtre ». Ainsi, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie Française constituent nos principaux points d’appui militaires dans cette région du monde. Dans ce cadre, les FANC et les FAPF contribuent à la défense et à la sécurité sur le « théâtre » Pacifique et constituent des acteurs à part entière de la coopération militaire et de défense régionale. En temps qu’ALPACI, le COMSUP FAPF a pour mission de garantir la souveraineté nationale dans les zones maritimes de  la Polynésie française et du Pacifique. Sa zone de compétence s’étend sur tout l’océan Pacifique, les détroits indonésiens et du méridien du cap sud de la Tasmanie à l’ouest, à la côte américaine à l’est, à l’exception de la zone entourant la Nouvelle-Calédonie sous la responsabilité du COMSUP Nouméa.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 07:55
L'Etat revient au capital de Dassault Aviation grâce à un pacte d'actionnaire avec EADS

03 juillet 2013 Usinenouvelle.com (avec Reuters)

 

Grâce à son acquisition d'une action de Dassault Aviation, l'Etat français va peser plus directement sur les décisions stratégiques de l'avionneur, et ce en vertu d'un pacte d'actionnaires conclu avec le groupe EADS.

 

Ce pacte d'actionnaires, révélé par un avis de l'Autorité des marchés financiers (AMF), a été conclu le 21 juin avec EADS, qui détient 46,32 % du constructeur du Rafale.

 

L'Etat était déjà indirectement actionnaire de Dassault Aviation, puisqu'il détient 12 % d'EADS, la maison-mère d'Airbus. Il avait déjà obtenu un droit de préemption sur la participation d'EADS dans Dassault Aviation lors de la réorganisation de la gouvernance du groupe européen entrée en vigueur début avril.

 

Dans son avis publié le 2 juillet, l'AMF souligne que l'Etat n'envisage pas de prendre le contrôle de Dassault Aviation, ni même d'acquérir des actions supplémentaires du groupe ou d'obtenir des changements dans la stratégie de l'avionneur.

 

Dassault Aviation n'a fait aucun commentaire sur cette opération.

 

La Cour des Comptes avait estimé en avril que l'Etat devait réfléchir au rôle que doit jouer Dassault Aviation, dont le poids dans le secteur français de la défense s'est renforcé au fil des ans.

 

Dassault Aviation, dont l'actionnaire majoritaire est la holding familiale Groupe industriel Marcel Dassault (GIMD), avec 50,55 % du capital, est le premier actionnaire industriel de l'équipementier aéronautique Thales, qui détient lui-même 35 % du constructeur naval DCNS.

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 07:55
FREMM Aquitaine à NY - photo frenchmorning.com

FREMM Aquitaine à NY - photo frenchmorning.com

02.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Lues dans le JO du 2 juillet une question de François Cornut-Gentille et la réponse du ministre de la Défense sur le coût des escales des navires français dans des ports étrangers et sur l'externalisation de la gestion de ces escales.

Le coût:
cout escale.jpg

Pour 2013, le montant maximal des dépenses prévues pour les escales à l'étranger sur le budget opérationnel de programme (BOP) "marine" a été fixé à 9,8 M€.

L'externalisation:
Ainsi que le répond le ministre, "afin d'assurer l'accueil logistique de ses bâtiments en escale dans les ports étrangers, la marine nationale s'appuie sur le réseau des missions militaires françaises à l'étranger placées sous la responsabilité d'attachés de défense et d'attachés navals qui externalisent déjà plus de 90 % de la fonction auprès des fournisseurs portuaires locaux."

Aller plus loin? Le ministère estime, sur la base d'une étude de 2008, "d'une part, que l'hypothèse d'une externalisation de cette activité par recours à un agent maritime régional risquait d'aboutir à de nombreux surcoûts, d'autre part, que les approvisionnements en combustibles (service des essences des armées) et en devises (autorités consulaires) devaient stratégiquement demeurer hors marché.
Par conséquent, à l'aune de la complexité que pourrait revêtir la mise en oeuvre de ce type de marché et des risques de déboucher sur une prestation insatisfaisante, l'état-major de la marine n'a pas donné suite à ce projet en considérant que ses bâtiments devaient conserver une marge d'initiative quant au choix de ses prestataires parmi l'ensemble des offres disponibles, incluant celles des fournisseurs locaux."
"Néanmoins, poursuit le ministre, ce projet de marché pourrait éventuellement être relancé dans l'hypothèse où le système actuel ne donnerait plus satisfaction."

Pour lire l'intégralité de la réponse, cliquer ici.

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