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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 07:20
CV 22 Osprey photo USAF

CV 22 Osprey photo USAF

19/06 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Boeing fait feu de tout bois à l'international pour compenser les coupes de budget du Pentagone.

 

Boeing se prépare à des temps plus difficiles. Pour Dennis Muilenburg, le responsable des activités défense, espace et sécurité, il ne fait aucun doute que la loi dite « sequestration act », qui prévoit 500 milliards de dollars de coupes supplémentaires dans le budget du Pentagone sur les dix années à venir, sera votée. « Entre la baisse des budgets et l'augmentation des menaces, nous vivons une époque très difficile », expliquait récemment le dirigeant de Boeing.

 

En attendant, tous les regards sont tournés vers l'international pour aller chercher la croissance qui fait déjà défaut aux Etats-Unis. Bien aidé par le rouleau compresseur diplomatique de Washington, Boeing fait feu de tout bois avec un leitmotiv : baisser sans cesse le coût de ses grands systèmes d'armement, tout en les modernisant avec des technologies éprouvées.

 

Les commandes suivent comme en Inde (avions de transport stratégique C17, avions de patrouille maritime P8) ou en Arabie saoudite (F15). Au Brésil, le F18 semble avoir devancé le Rafale et le Gripen suédois. Sans compter Israël, bien parti pour acheter un lot de V22, ces appareils mi-hélicoptères, mi-avion. L'espace n'est pas en reste. Cela fait des mois que Thales Alenia Space et Astrium font état du retour de Boeing sur le marché des satellites commerciaux. La crainte est avérée d'autant que l'américain a pris une avance certaine dans la propulsion électrique, le nouveau graal des étoiles.

 

Restructurations

 

« Le fait que Boeing soit un groupe global nous donne un avantage, particulièrement au Moyen-Orient et en Asie », affirme son PDG, Jim McNerney. Avec la branche civile en appui, le groupe dispose, il est vrai, d'un avantage certain pour satisfaire aux demandes de compensations industrielles des pays émergents. Et pourtant, sur les dix ans à venir, tous ces succès à l'export compenseront la baisse des revenus aux Etats-Unis, mais pas beaucoup plus, reconnaît Dennis Muilenburg.

 

Dans ce contexte, Boeing est prêt à poursuivre les restructurations. Le dernier plan d'économies de 2,2 milliards de dollars sur deux ans a été atteint plutôt que prévu. A ce jour, ce sont 3 milliards d'économies qui ont été faits, à coups de fermeture d'usines et de suppressions de centaines de postes. Les cadres, dont les effectifs ont baissé de 30 %, ont été particulièrement touchés.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 06:55
Le chef de la Mission d'Aide au Pilotage du ministère de la Défense invité de la Lettre Entreprises & Défense

19.06.2013 Entreprises & Défense

Le contrôleur général des armées Arnauld Chéreil de la Rivière, chef de la Mission d'Aide au Pilotage (MAP) du ministère de la Défense, est l'invité du dernier numéro d'Entreprises & Défense, la Lettre trimestrielle de l'Association des entreprises partenaires de la Défense.

Pour télécharger ce numéro d' Entreprises & Défense : LIEN

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 05:00
photo RP Defense

photo RP Defense

Le drone neuron, placé sous une bulle, sur le stand Dassault au salon du Bourget. Photo RP Defense

 

19/06/2013 Ludovic BASSAND - estrepublicain.fr

 

La France peut-elle rattraper son retard en matière de drones militaires ? Dassault Aviation, maître d’œuvre du programme européen Neuron, prépare l’avion sans pilote des guerres du futur.

 

Exposé en première mondiale au salon du Bourget, le premier démonstrateur de drone de combat européen issu du programme Neuron, représente un concentré de toutes les technologies les plus novatrices en matière d’aviation sans pilote. Il ne s’agit plus d’une maquette, pas encore tout à fait d’un engin opérationnel mais on s’en approche. Cet appareil au faux air de soucoupe volante est le fruit d’une alliance industrielle européenne, sous l’égide de Dassault Aviation. Ce programme a déjà coûté 450 millions d’euros. Il devrait déboucher sur la production, à la fin de l’année, de drones de combat opérationnels.

 

Gros dégâts collatéraux

 

En attendant, la France a décidé de commander 12 drones américains Reaper pour la bagatelle de 670 millions d’euros. Il s’agit de rattraper l’énorme retard hexagonal. Notre pays ne dispose que de 4 vieux Harfang, des drones dérivés de modèles israéliens. L’opération Serval, dans le désert malien, a montré le manque de moyens de l’armée dans ce domaine.

 

La guerre, aujourd’hui, se mène de plus en plus à distance, grâce à des avions sans pilote capables de surveiller et de frapper à des milliers de kilomètres de leur base. Sont-ils pour autant l’unique horizon de la guerre ? Pour Frédéric Lert, spécialiste de l’aviation de combat, auteur de plusieurs ouvrages sur la question (La guerre vue du ciel), « les drones ne sont qu’une partie de l’avenir de la guerre car la solution n’est jamais unique ». Selon lui, le programme Neuron marque un changement d’époque, « une étape nouvelle » pour la France et l’Europe dont le retard s’explique « par des bisbilles politico-industrielles ».

 

Jusqu’à maintenant, les drones ne constituaient pas une priorité française. Ils ne figuraient pas dans la précédente loi de programmation militaire. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian veut combler le retard pris durant des décennies. Il était temps. Historiquement, après l’utilisation par les Américains de quelques ancêtres des drones au Vietnam, Israël a repris le flambeau, développant des appareils de surveillance efficaces. Les États-Unis ont ensuite investi des milliards pour se doter d‘une flotte de drones susceptibles de frapper partout dans le monde, principalement en Afghanistan et au Pakistan. Seul problème, pointé par les défenseurs des droits de l’homme : les tirs de drones font de gros dégâts « collatéraux ». Les civils tués en même temps qu’une « cible militaire identifiée » se comptent par centaines dans les zones tribales pakistano-afghane. Guerre du futur ne rime pas forcément avec guerre propre.

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 22:55
Le Drian signe un contrat de performance avec l’Aerospace Valley

juin 18, 2013 par Christophe Cavailles

 

En marge de sa visite au Salon du Bourget, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a signé trois contrats de performance avec les pôles de compétitivité spécialisés dans l’aéronautique et l’espace : Astech Paris Région, Pôle Pégase et Aerospace Valley. L’objectif : soutenir par l’innovation la compétitivité de cette industrie stratégique.

 

Aerospace Valley – A travers la signature de ces contrats de performance, les trois pôles de compétitivité français dédiés à l’aéronautique et à l’espace s’engagent à mener les actions nécessaires pour renforcer leur position sur le marché international – telle que la conduite de programmes innovants -, sur une période s’étalant de 2013 à 2018.

 

Parmi les priorités qui ont été définies :

 

- initier des innovations dans les produits, les services et les procédés, par la recherche en coopération entre entreprises, laboratoires et établissements de formation ;

- préparer l’avenir des entreprises par le développement des compétences et en favorisant l’émergence, la croissance et la compétitivité nationale et internationale des PME ;

- être partenaire des pouvoirs publics pour le développement des territoires, de l’économie et de l’emploi ;

- animer les filières du pôle, en concertation avec les autres pôles de l’aéronautique et de l’espace, les comités de filières, les groupements professionnels, etc. ;

- instituer notamment avec d’autres pôles et clusters des partenariats techniques pour enrichir les innovations, et des partenariats à même de diffuser les technologies vers de nouveaux marchés ;

- inscrire les projets et les initiatives dans une approche responsable du développement durable.

 

En contrepartie, l’État, représenté par le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, et les responsables des collectivités locales des régions concernées (présidents des conseils régionaux d’Ile-de-France, d’Aquitaine, de Midi-Pyrénées, de Provence-Alpes-Côte-d’Azur, et des conseils généraux de Seine-et-Marne, de Seine-Saint-Denis, du Val-d’Oise, ainsi que le préfet de Provence-Alpes-Côte-d’Azur, la Mairie de Paris, Toulouse Métropole et la communauté urbaine de Bordeaux), se sont engagés à participer au renforcement de ce secteur industriel, tant d’un point de vue technologique, qu’économique et commercial, grâce à un soutien financier et à la mise en œuvre d’un suivi des résultats.

 

L’industrie française dédiée à l’aéronautique et à l’espace est en effet une filière stratégique, non seulement parce qu’elle se situe dans un environnement fortement concurrentiel, mais aussi parce qu’elle représente un secteur d’excellence scientifique, tout autant qu’un garant de notre indépendance technologique.

 

« Par cette démarche qui vise à intégrer la recherche, le développement technologique et les territoires industriels les plus dynamiques, le ministère de la Défense assume son rôle d’impulsion industrielle. L’impératif industriel, présent dans le dernier Livre blanc et dans la prochaine loi de programmation militaire, prend son sens avec l’ensemble des acteurs publics et privés du secteur », a déclaré Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

 

Astech Paris Région, Aerospace Valley et Pôle Pégase sont les trois pôles de compétitivité regroupant les organismes qui constituent la filière française dédiée à l’aéronautique et à l’espace.

 

Astech Paris région, en région Île-de-France: ce pôle constitue le premier bassin d’emplois dans le domaine de l’aéronautique, de l’espace et des systèmes embarqués en France, et regroupe la majorité des emplois de R&D. Il affiche notamment l’objectif de renforcer ses positions de leader européen de l’industrie du transport spatial, de l’aviation d’affaire et du secteur propulsion et équipement, grâce à l’innovation technologique.

 

Aerospace Valley, en régions Midi-Pyrénées et Aquitaine: ce pôle associe deux régions qui représentent ensemble le premier bassin d’emplois du secteur en Europe. Depuis sa création, ils’attache en particulier à mettre en place des projets visant à consolider la filière, à travers le développement de zones industrielles, de centres de formation, ou encore de plateformes d’innovation.

 

Pôle Pégase, en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur: ce pôle ambitionne en particulier de devenir le leader mondial des nouveaux usages aérospatiaux, en se positionnant notamment sur de nouvelles filières porteuses, où l’industrie française est encore peu présente.

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 07:55
L’armée recrute au-delà de son cœur de métier

17/06 Par Alexia Eychenne – LesEchos.fr

 

La défense aérienne maintient ses volumes d’embauche malgré la baisse des budgets militaires, et embauche dans des domaines où les civils ne l’attendent pas toujours.

 

Parmi plus de 2.000 recrues qui intégreront l’armée de l’air en 2013, un grand nombre se dirigeront vers les postes clefs de la défense aérienne. « Mécanicien aéronautique, pilote de chasse, experts de l’avionique, mais aussi spécialistes des systèmes au sol, des radars ou du contrôle aérien par exemple », énumère le lieutenant-colonel Bernard Ernst, chef du bureau recrutement de la direction des ressources humaines de l’armée de l’air.

 

D’autres profils sont plus inattendus. « Nous avons aussi pour priorité de recruter dans des domaines que les civils n’associent pas à l’armée de l’air et qui lui sont pourtant indispensables », poursuit-il. C’est le cas de l’informatique au sens large – systèmes d’information, pose de lignes, entretien du matériel et des serveurs – ou encore du renseignement humain, électromagnétique et radio, qui sert à préparer les opérations.

 

Les embauchés reçoivent tous une formation militaire et professionnelle. Autour de 1.000 recrutements par an se font au grade de sous-officiers, pour des postes d’encadrement intermédiaire. 700 concernent les militaires du rang et 250 à 300 les officiers, à des fonctions de management de haut niveau.

 

D’après Bernard Ernst, le nouvel effort budgétaire demandé par le dernier Livre blanc de la défense ne devrait pas menacer les volumes d’embauches. « Nous avons déjà connu des réductions drastiques d’effectifs depuis 2010, tout en continuant à recruter plus de 2.000 personnes par an, observe-t-il. Même si les arbitrages n’ont pas encore été rendus, rien ne dit pour le moment que ce ne sera plus le cas. »

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 07:55
Le Drian: Dassault Aviation "ne doit pas tomber dans la rente"

Le 17/06/2013 BFM Business

 

Le ministre de la Défense était l'invité de BFM Business, lundi 17 juin. Évoquant le cas de Dassault Aviation, il a réaffirmé sa volonté de voir le groupe de défense exporter davantage.

 

Alors qu'a débuté le Salon du Bourget -dont BFM Business est partenaire-  lundi 17 juin, Jean-Yves Le Drian s'est réjoui de cet "évènement exceptionnel". Notamment car il "rend compte de la force de l'industrie française".

 

Invité du Grand journal, le ministre de la Défense a ensuite abordé le dossier qui fâche: la vente (toujours pas conclue) du Rafale à l'Inde. Comme Eric Trappier (Dassault Aviation) à la même place, vendredi 14 juin, Jean-Yves Le Drian a jugé les signaux "positifs" pour une première vente hors des frontières françasies de l'appareil.

 

Mais il est surtout revenu sur des propos qui n'ont pas manqué d'inquiéter le dirigeant de Dassault Aviation. Le ministre avait en effet évoqué le concept de "rente", évoquant le fait que l'armée française commande régulièrement des Rafale.

 

La France va commander une cinquantaine d'A400M

 

Jean-Yves Le Drian a donc tenu à mettre les choses au clair: "dès qu'on est dans un marché captif, quelque soit l’industrie, on peut rapidement tomber dans la léthargie, c’est-à-dire dans la rente", a-t-il affirmé. "Ce n’est pas la logique que nous devons avoir, nous devons avoir une agressivité à l’exportation. C’est vrai pour Dassault, mais aussi pour les autres groupes industriels de défense."

 

Flying display validation of the second A400M Le Bourget 2013- photo EADS

Flying display validation of the second A400M Le Bourget 2013- photo EADS

En outre, le ministre a confirmé que l'armée française allait commander "une cinquantaine" d'A400M, le nouvel avion militaire d'Airbus. Et dans ce cas précis, il n'est en aucune question de "rente"...

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 07:35
Beijing débute son recrutement militaire auprès des étudiants universitaires

2013-06-17  xinhua

 

Plus de 1.000 représentants venus d'une trentaine d'universités de Beijing ont assisté lundi à une cérémonie organisée pour marquer le début du recrutement militaire auprès des étudiants.

 

Des brochures présentant les politiques de recrutement ont été distribuées, et des responsables ont répondu aux questions des étudiants lors de cet événement conjointement organisé par le ministère de la Défense nationale (MDN) et le ministère de l'Education.

 

Les étudiants ont également eu l'occasion de parler avec Mme Liu Yang, la première femme astronaute du pays. Cette dernière avait participé à la mission spatiale Shenzhou-9 en juin 2012.

 

Les responsables du MDN ont indiqué que les étudiants universitaires profiteraient d'avantages dans les domaines de l'inscription, des examens physiques, de l'admission et des arrangements pour le recrutement militaire.

 

Un service de recrutement en ligne géré par le MDN est prêt à recevoir les candidatures, et le processus de recrutement débutera le 1er août, selon un communiqué publié vendredi à l'issue d'une téléconférence nationale sur le recrutement.

 

Le communiqué indique que la période de recrutement, qui suit la saison de remise des diplômes, encouragera davantage de jeunes diplômés à s'enrôler dans l'armée.

 

L'armée chinoise a commencé à recruter des diplômés universitaires en 2001

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 05:27
EATT 2013 à Saragosse : interview du général Pascal Valentin

Le général Valentin est à la tête du commandement aérien du transport européen (EATC)

 

17/06/2013 Adjudant Jean-Laurent Nijean - Armée de l'air

 

Du 9 au 21 juin 2013, la base aérienne de Saragosse (Espagne) accueille la deuxième édition de l’EATT (European Air Transport Training – entraînement du transport aérien européen). Cette année, près de 350 participants de huit nations se sont rassemblés pour cet entraînement de haut vol. Éclairage avec le général Pascal Valentin, à la tête du commandement aérien du transport européen (EATC).

 

Mon général, comment un entraînement d’une telle ampleur a-t-il été organisé sur la base aérienne de Saragosse?

 

Cet entraînement est une initiative de l’agence européenne de Défense mais la maîtrise d’œuvre et la préparation ont été réalisées par le commandement aérien du transport européen. À l’EATC, nous assurons quotidiennement deux volets en particulier: le volet opérationnel et le volet interopérabilité. C’est pour cette raison que nous œuvrons pour trouver des solutions afin que les pays participants puissent améliorer leur capacité à travailler ensemble sur des missions de transport complexes dans un environnement hostile. Ce travail a été entamé dès l’an dernier lors de la première édition.

EATT 2013 à Saragosse : interview du général Pascal Valentin

Cette année, par exemple, avec quatre équipages, un Casa et un Hercules, la France a doublé sa participation par rapport à l’an dernier. Assistons-nous à une évolution de la dimension de l’EATT?

 

Oui, nous sommes en pleine montée en puissance. Nous avons plus de nations participantes et d’autres sont déjà intéressées pour l’an prochain. C’est le seul exercice de cette ampleur, purement dédié au transport  tactique. L’intérêt est que chaque nation peut faire valoir ses propres objectifs d’entraînement. Nous nous arrangeons pour faire en sorte que tous les participants trouvent leur compte. L’idée est d’harmoniser, mais chacun à les moyens de travailler à son niveau et de progresser.

 

Quels sont les avantages pour les pays concernés d’un tel entraînement?

 

Ici, les pays participants disposent d’une météo leur permettant de s’entraîner dans les meilleures conditions et de travailler avec les autres. Ils obtiennent à la fois un gain opérationnel et une économie de moyens. Nous avons pu mettre en place une définition commune des qualifications tactiques. Ainsi selon notre définition, un pilote opérationnel doit avoir un nombre défini de qualification. Tout le monde s’est mis d’accord. Dans un exercice comme l’EATT, nous utilisons cette définition de capacités pour planifier et distribuer les missions entre les équipages des différentes nations pour un entraînement «à la carte».

 

EATT 2013 à Saragosse : interview du général Pascal Valentin

Cet entraînement est donc amené à évoluer dans les prochaines années?

 

C’est toute l’originalité du concept. Il va continuer à évoluer sur l’aspect environnement, la menace sol-air, la menace air-air, la couverture radar des aspects comme le renseignement. Il va également évoluer sur un aspect que l’on voit moins : l’interopérabilité au sol. Dans l’avenir, il faut faire en sorte qu’un mécanicien d’Hercules français soit capable de travailler sur un C130 belge, et que l’empreinte logistique d’un déploiement soit moins couteux en homme, en pièces détachées… Grâce à cette  interopérabilité, nous tendons vers une réduction de l’empreinte logistique. Par exemple, au lieu d’avoir un stock de pièces détaché par nation, il pourrait y avoir un stock de rechange commun à toutes les nations. Comme le démontre un exercice concret que nous réalisons ici à Saragosse : un mécanicien belge peut changer une roue du C130 français. C’est compliqué mais c’est le travail que nous étudions à l’EATC et que nous mettons en pratique lors de l’EATT.

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 21:50
CVS soldat©Master Image

CVS soldat©Master Image

 17/06/2013 Par Guillaume Steuer -  air-cosmos.com

 

C'est désormais devenu une tradition : chaque année, à l'occasion des salons de Farnborough ou du Bourget, le missilier européen MBDA présente un nouveau projet "Concept Visions", réfléchissant ainsi aux systèmes de missiles de demain, voire d'après-demain.

 

Cette année, pour la troisième édition de cette initiative innovante, les ingénieurs de la société ont travaillé sur le thème suivant : comment offrir une solution de tir au-delà de la vue directe aux forces terrestres et navales à l'horizon 2035 ? Elaborée en six mois, la réponse de MBDA à cette problématique porte un nom : CVS302 Hoplite.

 

Un système qui se compose de deux missiles différents, mais partageant certaines communalités : le Hoplite-S, version "low-cost" qui dispose d'un unique autodirecteur ladar et semi-actif laser, et le Hoplite-L, une version plus sophistiquée qui peut ralentir sa course avant de frapper l'objectif (concept "homme dans la boucle") et qui incorpore également des voies de guidage actives (électromagnétique) et passive (infrarouge).

 

CVS HOPLITE S ©Master Image

CVS HOPLITE S ©Master Image

Le Hoplite-S pèserait environ 120 kg, contre 135 kg pour le Hoplite-L Les deux missiles partagent un calibre de 180 mm, qui permet d'en emmener quatre dans un lanceur type Sylver A43, et ceux-ci seraient éjectés par un système "soft-launch" comparable à celui utilisé pour le Camm pour ne pas abîmer le pont d'un navire avec les gaz propulsifs.

Ils bénéficieraient tous deux d'un mode de propulsion très innovant, imaginé par Bayern-Chemie : un système "Air Turbo Rocket" qui, non content d'avoir un nom aguicheur, combine un générateur de gaz à alimenté par propergol solide et une fonction aérobie. Les gaz de combustion sont détendus dans une turbine qui joue également le rôle de compresseur. Une solution qui permet de réduire le nombre de parties mobiles tout en facilitant la mise en oeuvre de l'armement, notamment à bord de navires.

CVS counter-battery target©Master Image

CVS counter-battery target©Master Image

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 21:30
Bell sélectionné pour la suite du programme JMR

17/06/2013 Par Gabrielle Carpel - air-cosmos.com

 

Keith Flail, directeur de programme VLT militaire chez Bell, est confiant quant à la suite de son V-280, récemment sélectionné pour la première phase du programme JMR (Joint Multi-Role).

 

« En terme de coût total, nous faisons une énorme différence par rapport aux concurrents. Quand on parle de prix, il y a bien sûr le coût de l’appareil mais aussi les coûts d’opération. Notre V280 peut par exemple couvrir deux fois plus de champ de bataille que la flotte actuelle »

 

Avec ce programme, l’armée américaine cherche des hélicoptère de classe moyenne, capable d’atteindre une vitesse d’au moins 426km/h tout en gardant une grande manœuvrabilité. Le V280 de Bell a été sélectionné pour la suite en « offre de catégorie 1 », tout comme Boeing et Sikorsky qui ont présenté un dérivé du démonstrateur X2, un appareil avec rotors contrarotatifs.

 

Bell propose lui un titlrotor, la troisième génération de ce type d’appareil. Coté financement, l’hélicoptériste annonce être en discussion avec l’armée américaine pour diviser les frais d’investissement.

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 20:55
photo VDaufresne

photo VDaufresne

17.06.2013 by Helen Chachaty - journal-aviation.com

 

La Structure Intégrée du Maintien en condition opérationnelle des Matériels Aéronautiques de la Défense (SIMMAD) a notifié à Thales le marché MOREAT (Maintien Opérationnel des Radars et Equipements Aéronautiques de Thales) pour une durée de cinq années.

 

Ce marché comprend notamment le soutien logistique et technique ainsi que le MCO des équipements de guerre électronique et des radars de pointe avant. Sont concernés les Mirage 2000, les ATL2, les C-130 et C-160 ainsi que les hélicoptères Puma.

 

Ce contrat devrait permettre « une simplification de la gestion du MCO » tout en offrant une « flexibilité » concernant les besoins opérationnels des appareils et des équipages concernés.

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 20:55

15 nov. 2012 Salon du Bourget

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 20:55
Maquette du leurre actif LEA développé par MBDA pour équiper le Rafale.- photo  air-cosmos.com

Maquette du leurre actif LEA développé par MBDA pour équiper le Rafale.- photo air-cosmos.com

17/06/2013 Par Guillaume Steuer - air-cosmos.com

 

L'impératif de soutien export a triomphé du culte de la confidentialité qui entoure habituellement les évolutions programmées pour le Rafale. Au salon du Bourget, la Direction générale de l'armement présentait ainsi sur son stand deux programmes d'études amont (PEA) actuellement financés pour améliorer les performances de l'avion de combat de français en matière de détection et de guerre électronique.

 

Inédit, le projet LEA (leurre électromagnétique actif) était ainsi présenté pour la première fois à l'occasion du Bourget. Celui-ci porte sur le développement d'un leurre actif largable, qui permettrait de brouiller l'autodirecteur de certaines missiles air-air dans leur phase de guidage terminale. Au moins quatre leurres pourraient ainsi être emportés par un Rafale, au même endroit que les actuels lance-paillettes situés à l'arrière du fuselage. Contrairement à celui qui équipe par exemple l'Eurofighter, ce leurre ne serait pas tracté par l'avion, mais bien largué ; il ne disposerait pas non plus de propulseur.

 

"Un tel système permettrait de compléter efficacement le système Spectra déjà intégré à l'avion pour déjouer certaines menaces très particulières, par exemple des autodirecteurs de missiles air-air fonctionnant en bande Ka", explique un ingénieur de l'armement présent au salon. Le "véhicule" servant de base au LEA est en cours d'étude chez MBDA, et des essais au tunnel de tir ont eu lieu il y a un mois pour vérifier le système de séparation. Des essais en soufflerie du leurre largable devraient avoir lieu à la fin de l'année. Ce programme est mené dans le cadre du PEA Incas (Intégration de Nouvelles Capacités à Spectra), dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises dans nos colonnes.

 

La DGA présentait également pour la première fois un PEA baptisé Tragedac. Notifié en 2010, celui-ci vise à doter le Rafale d'une capacité de localisation passive de cibles grâce à une mise en réseau des appareils d'une même patrouille. Concrètement, deux Rafale détectant une cible grâce à leur optronique secteur frontal (OSF) ou leur Spectra pourrait améliorer la précision de localisation de leur objectif en échangeant leurs données via liaison 16. Une modification purement logicielle mais qui, selon la DGA, serait surtout complexe à mettre en oeuvre du point de la vue de la synchronisation des données entre les appareils. De premiers vols d'essais devraient commencer en fin d'année afin de collecter des données.

 

Plus de détails sur ces programmes dans la prochaine édition d'Air&Cosmos, à paraître vendredi prochain en kiosques.

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 20:55
photo RP Defense

photo RP Defense

17.06.2013 20minutes.fr

 

L'avionneur présente au Bourget, sous bulle, le premier drone de combat européen...

Ses airs d’Ovni se devinent derrière la bulle qui protège ses secrets de fabrication des regards trop curieux. Le nEUROn, premier démonstrateur technologique d’avion de combat sans pilote développé en Europe, est l’une des stars du cinquantième Salon de l’aéronautique du Bourget qui a ouvert ses portes lundi. Tel un VIP, il est impossible de s’en approcher, des barrières et des gendarmes veillant à tenir le public à une distance raisonnable.

Développé par Dassault, Saab (Suède), Ruag (Suisse), EADS Casa (Espagne), EAB (Grèce) et Alenia Aermacchi (Italie) pour 400 millions d’euros, son rôle est de tester les technologies de demain, notamment en termes de furtivité et d’automatisme de très haut niveau. Le nEUROn a effectué son premier vol à la fin de l’année dernière et poursuivra ses campagnes d’essai pendant une année en France, sur la base d’Istres, puis en Suède.

Un retard industriel à rattraper

«C’est le projet les plus avancé technologiquement», indique-t-on chez Dassault Aviation, où l’on prend soin de préciser que les drones en série ne voleront pas «avant 10 ou 25 ans». Si tant est qu’un programme industriel soit bel et bien lancé. Car en matière d’avion sans pilote, la France a pris un sacré retard, au point que le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian vient de commander 12 Reaper américains pour des missions d’observation, dont deux doivent être utilisés dès cette année au Mali.

Un vrai drone de combat

Mais, pour Dassault, le Reaper américain, même dans sa version armée tel qu’il est utilisé au Pakistan ou au Yémen, n’a rien d’un vrai drone de combat. «Il n’intervient pas dans une zone hostile, équipée de défense aérienne, explique-t-on chez l’avionneur français. Un vrai drone de combat doit se déplacer très vite dans une zone défendue et trouver lui-même sa cible, sans intervention humaine.» Et sans même émettre d’images auprès d’un centre de commandement car cela atténuerait sa furtivité. «Un des points essentiels est donc de déterminer à quel point le drone est autonome dans sa prise de décision.»

S’il correspond aux besoins de la guerre du futur, le drone de combat est-il adapté aux budgets fragilisés des Etats européens? Car un prototype coûterait beaucoup plus cher que le simple démonstrateur industriel. «C’est pour le rendre abordable que plusieurs partenaires européens se sont justement associés», répond-on chez Dassault.

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 20:50
Le groupe EADS présent en force au Salon du Bourget

17/06 Par Bruno Trevidic – LesEchos.fr

 

EADS, avec ses filiales Airbus, Cassidian, Eurocopter et Astrium, sera une fois encore le plus important exposant du Salon. Entre le chalet et le stand du hall du 2A, toutes ses activités seront représentées, avec un accent particulier mis sur le recrutement. Le groupe, qui prévoit d'embaucher 5.000 personnes cette année, participera à l'animation de 21 ateliers, destinés à faire mieux connaître les filières de l'aéronautique et de l'espace aux jeunes. Le groupe fera également le spectacle avec, pour la première fois au Bourget, des démonstrations en vol de l'avion de transport militaire A400M, ainsi que du premier A380 aux couleurs de British Airways. Les hélicoptères Tigre et NH90 seront aussi de la partie. Sur son stand, EADS présentera une section grandeur nature de la cabine et du poste de pilotage de l'Airbus A350, dont le premier exemplaire pourrait faire un passage au-dessus du Salon. Par ailleurs, le Salon devrait être ponctué d'annonces d'Airbus, qui espère engranger plusieurs centaines de commandes.

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 20:50
Les travailleurs civils du SHAPE ont bloqué la base militaire de Casteau lundi matin

17 juin 2013 levif.be (Belga)

 

Les travailleurs civils du SHAPE ont marqué leur inquiétude quant à leurs emplois en perturbant le fonctionnement de la base militaire de l'OTAN à Casteau, lundi, de 6 à 13 heures.

 

Les travailleurs du SHAPE sont inquiets quant à l'incertitude qui pèse toujours sur le dossier de la reprise de leurs contrats de travail par l'Etat belge dès janvier 2014. Une cinquantaine de travailleurs ont bloqué les différentes entrées du SHAPE lundi dès 6 heures pour marquer leur mécontentement quant à la position du ministère de la Défense, jugée insatisfaisante. "Notre récente visite au ministère de la Défense à Bruxelles a au moins permis de reprendre contact avec le ministère", a indiqué Patrick Salvi (Setca) pour le front commun syndical. "Nous sentons cependant que la période transitoire de 5 ans à partir du 1er janvier 2014 sera utilisée pour opérer un dégraissage progressif du personnel civil et passer à la sous-traitance dans certains services. Il semblerait qu'une cinquantaine des 250 travailleurs affectés notamment au bunker du SHAPE seraient conservés sur le payroll du SHAPE. Le plan du Ministre De Crem ne conserverait que 30 pc des 200 autres, ce que nous n'acceptons pas." Une réunion inter-cabinets sur le dossier est programmée mardi dans l'après-midi. "Nous espérons qu'elle sera positive, sinon des actions pourraient être prévues dès jeudi", a conclu Patrick Salvi. (Belga)

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 20:50
Thierry Baril : « Chez EADS, 2013 sera encore un bon cru »

17/06 Par Alexia Eychenne – LesEchos.fr

 

Stimulé par les récentes commandes d'Airbus, le groupe EADS recrutera 5.000 salariés cette année. Les précisions de Thierry Baril, directeur des ressources humaines du groupe.

 

Combien de personnes espérez-vous recruter chez EADS cette année ?

 

2012 avait été une année record avec quelque 7.000 embauches dans le groupe, dont 5.000 chez Airbus, pour faire face à une croissance significative de nos activités. 2013 sera encore un bon cru, avec autour de 5.000 recrutements, dont 3.000 pour Airbus. Eurocopter et Astrium sont les deux autres contributeurs à notre effort de recrutement. Il y en aura, en revanche, très peu chez Cassidian, en réorganisation cette année.

 

S'agit-il de créations de postes ou de remplacements ? Et où iront ces emplois ?

 

Une partie des 5.000 embauches compensera des départs, puisque notre taux de turnover tourne autour de 3 % par an. Mais nous sommes aussi dans une dynamique de créations d'emplois. Environ 2.300 seront localisés en France, dont quelque 1.300 chez Airbus, à Toulouse pour la plupart. 1.500 recrutements seront effectués en Allemagne, les autres en Espagne, au Royaume-Uni et dans le reste du monde.

 

Quels sont les domaines d'expertise que vous recherchez en priorité ?

 

Pour nous, les postes clefs se situent dans les domaines de l'analyse des structures et de la résistance des matériaux, de l'ingénierie et de l'installation des systèmes embarqués, ou de l'avionique, avec des spécialistes des systèmes électriques et électroniques. Nous investissons aussi beaucoup sur les compétences liées à la chaîne logistique, aux achats, au management de projet, ou sur des domaines innovants comme la cybersécurité. Mais la liste n'est pas exhaustive.

 

Misez-vous toujours sur les écoles d'ingénieurs ou cherchez-vous à élargir vos recrutements ?

 

Nous recrutons dans les grandes écoles mais aussi à l'université et ne cherchons pas à attirer seulement les passionnés d'aéronautique. Nous embauchons aussi beaucoup de profils internationaux et intégrons proportionnellement plus de femmes que n'en produisent les formations d'ingénieurs. Mais nous continuons à entretenir des relations étroites avec les grandes écoles en formalisant le plus possible de partenariats. Même si la notoriété d'EADS est déjà forte, nous nous battons pour devenir l'entreprise réflexe des jeunes diplômés. Cette proximité nous permet aussi d'influencer le contenu des enseignements et d'être sûrs que les compétences des diplômés sont adaptées à nos besoins. Il est primordial pour nous qu'ils soient déjà à la pointe sur les technologies très innovantes, les nouvelles énergies adaptées aux futurs engins volants par exemple.

 

Quels arguments avancez-vous pour attirer les meilleurs ?

 

Les 145.000 personnes qui travaillent chez nous bénéficient d'une offre très large de métiers. Nous avons comme objectif de faire changer chaque année de fonction, de division ou de pays, 10 % des effectifs. Les salariés qui nous rejoignent ont la chance d'accéder à de nouvelles responsabilités entre trois et cinq ans après leur entrée en fonction.

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 20:19
un bel aperçu des matériels nouveaux ou futurs, Caïman, A400M (en vol), Meteor,

17.06.2013 photo Pierre Bayle

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 19:50
photo RP Defense

photo RP Defense

 

 

16/06/2013 Par Véronique Guillermard

 

Après l'achat de 12 drones de ce type aux Etats-Unis en mai, Dassault aviation, EADS et Finmeccanica se sont déclarés prêts à se coordonner pour mettre au point un appareil européen.

 

La réplique des industriels européens n'a pas tardé. Ils avaient accusé le coup lorsque la France a annoncé, en mai 2013, l'achat de 12 drones de surveillance (MALE) américains Reaper pour 670 millions d'euros. Le gouvernement français les avait accusé de ne pas avoir mis de projets sur la table alors qu'ils font des propositions depuis plus de dix ans. Les industriels passent à l'offensive. Et en force puisque le français Dassault Aviation*, l'allemand Cassidian, filiale défense d'EADS, et l'italien Alenia Aermacchi, filiale de Finmeccanica, ont décidé de parler d'une seule voix. Dimanche 16 juin, ils ont publié un manifeste en faveur d'un futur drone MALE et mis les politiques face à leurs responsabilités. «Partageant une même vue sur la situation actuelle des drones MALE en Europe, EADS Cassidian, Dassault Aviation et Finmeccanica Alenia Aermacchi appellent au lancement d'un programme MALE européen», écrivent-ils dans un communiqué.

 

En mutualisant l'effort d'investissement, ce programme ferait d'une pierre deux coups: il pèserait moins lourd sur les budgets de la défense nationaux et satisferait aux besoins de plusieurs forces armées. Les trois industriels se déclarent «prêts à se coordonner autour d'un tel programme» qui permettrait de créer une nouvelle filière de haute technologie et des emplois à forte valeur ajoutée sur le Vieux Continent. Le trio pourrait s'élargir: «Si le gouvernement britannique exprime un besoin, BAE Systems, avec lequel nous menons des études en amont sur le futur drone de combat européen, pourrait nous rejoindre», souligne un porte-parole de Dassault Aviation.

 

«Cette déclaration d'intention va dans le bon sens. Nous sommes contraints d'acheter américain car il n'y a pas de solution française ou européenne immédiate car les précédents gouvernements n'ont pas pris de décision. Or, il y a une urgence opérationnelle immédiate. Si chacun fait son travail, nous aurons une solution européenne prête en 2020-2022. Dans l'intervalle, l'européanisation du Reaper doit permettre aux industriels de mettre le pied à l'étrier», souligne-t-on de source proche du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

Accès souverain

 

L'union des Européens est nécessaire car le marché des drones est trop étroit (30 à 40 exemplaires) sur le Vieux Continent pour justifier un investissement (1 milliard, selon plusieurs experts) sur une base nationale.

 

L'Europe ne peut continuer à dépendre des États-Unis ou d'Israël, les deux nations leaders sur ce marché. D'autant que «la technologie des drones militaires aura des retombées pour l'aéronautique civile», affirme Tom Enders, PDG d'EADS. Surtout, les drones sont indispensables pour collecter des renseignements et surveiller de vastes étendues pendant de très longues périodes comme dans la région Sahélienne au Mali. Les armées européennes doivent avoir un accès souverain au renseignement. Ce que garantirait le futur drone européen «tout en offrant un système robuste, capable de résister aux cyberattaques», soulignent les trois industriels.

 

Afin de pouvoir faire voler son futur drone dans son espace aérien, l'Europe doit intégrer, dès la conception, les contraintes de leur insertion dans le trafic aérien civil. Ce qui n'est pas le cas du Reaper. Du coup, l'engin doit être reprogrammé. Il faut donc avoir accès à ses «codes source». Or, le Pentagone a toujours refusé d'ouvrir la «boîte noire». C'est pour cette raison que Cassidian qui travaillait à l'européanisation du GlobalHawk a jeté l'éponge. Mettant une croix sur plus de 500 millions d'investissement. «Ce sera pareil avec le Reaper vendu à la France», lâche un expert. Jean-Yves Le Drian assure que l'achat des Reaper est conditionné pour 10 d'entre eux (les 2 premiers seront stationnés au-dessus du Sahel) au feu vert préliminaire du Pentagone sur l'accès «aux codes source». À défaut, la France se tournerait vers Israël.

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 19:50
Drones : EADS, Dassault et Finmeccanica unissent leurs forces

Avec un tel programme, "la souveraineté et l'indépendance européenne en matière de gestion de l'information et du renseignement seraient garanties, tout en offrant un système robuste, capable de résister aux cyber-attaques", soulignent les industriels.

 

16-06-2013 Par Vincent Lamigeon - Challenges

 

Les trois constructeurs aéronautiques européens demandent à leurs gouvernements de lancer un programme de drone de surveillance pour rattraper d'ici 2020 leurs concurrents israéliens et américains. Grand absent : le britannique BAE.

 

Le communiqué a sidéré les observateurs, en pleine effervescence dominicale pré-Bourget : Cassidian (EADS), Finmeccanica et Dassault Aviation ont décrété dimanche matin l’union sacrée sur le segment des drones de surveillance. Dans un communiqué commun, les trois industriels demandent aux gouvernements européens le lancement d’un programme de drone MALE (moyenne altitude longue endurance) 100% européen, se déclarant prêts à s’entendre sur le sujet. Un moyen de sortir enfin de la dépendance aux appareils américains et israéliens, l’Europe étant contrainte d’acheter ses drones sur étagère, comme la France va le faire en s’offrant 12 Reaper américains pour 670 millions d’euros.

 

Où est passé BAE ?

 

Sur le papier, l’initiative est forte : Cassidian et Dassault avaient longtemps présenté des projets de drones de troisième génération concurrents (Talarion pour le premier, Telemos pour le second, en partenariat avec BAE Systems). Ils s’étaient aussi affrontés sur le créneau des drones actuels, EADS se rangeant derrière l’américain General Atomics pour franciser le Reaper, et Dassault proposant une version francisée du Heron TP de l’israélien IAI. L’alliance des deux groupes, couplée à la présence de l’italien Finmeccanica, est un signe positif sur la volonté des industriels de mettre en veilleuse leurs différends pour développer une vraie filière drone en Europe.

 

Drones : EADS, Dassault et Finmeccanica unissent leurs forces

Sur le terrain, la bonne volonté risque cependant de se confronter à quelques obstacles. D’abord, l’union sacrée n’est pas totale : le britannique BAE, pourtant partenaire de Dassault sur le projet avorté Telemos, est aux abonnés absents, pour des raisons qu’il conviendra d’élucider. Sans BAE dans le jeu, une commande britannique du nouvel appareil risque de rester longtemps hypothétique.

 

Un maître d'oeuvre à définir

 

Autre question: sur quelle base se baserait un futur drone MALE européen ? Le Telemos mort-né de Dassault? Celui-ci était largement inspiré du Mantis de BAE, qui, on l’a vu, n’est pas dans la partie. Le Talarion d’EADS, lui aussi dans le grand carton des projets jamais lancés ? Cassidian, la filiale défense du groupe européen, ne s’est pas privée de communiquer à la presse une vue d’artiste de sa vision du futur drone européen… qui ressemble étrangement au Talarion.

 

Ce projet présente l’avantage d’avoir fait l’objet d’une étude de réduction des risques financée par la France, l’Allemagne, et l’Espagne. EADS avait finalement dû abandonner le programme, après l’avoir maintenu sous perfusion un bout de temps, en l’absence de financement des trois pays pour la suite du projet. Dassault accepterait-il de se ranger derrière cette solution ? Même question pour Finmeccanica, dont la filiale électronique Selex présente au Bourget un porjet de drone MALE baptisé Hammerhead, basé sur le turbopropulseur italien Piaggio Avanti. Les industriels risquent de débattre durement sur le nom du futur maître d'oeuvre du drone européen.

 

L'Europe a-t-elle les moyens de lancer ce programme ?

 

Le dernier point d’interrogation est celui de la bonne volonté des Etats européens. Si le ministre de la défense français Jean-Yves Le Drian, a confirmé la semaine dernière être favorable au projet de drone MALE européen, le soutien des autres pays est loin d’être évident. L’Allemagne est en plein psychodrame après avoir décidé d’arrêter le programme de drone HALE (haute altitude longue endurance) Euro Hawk, et semble échaudée sur le sujet des drones. Le Royaume-Uni et l’Italie ont déjà acheté des drones américains Reaper, et ils seront peut-être bientôt suivis par la France et l’Allemagne : restera-t-il des moyens pour financer un nouveau programme européen ?

 

L’Europe n’a pourtant guère le choix : si elle veut continuer à exister sur le segment, elle devra y investir massivement, à la fois sur les drones de surveillance, et sur les engins armés de type UCAV, dont le projet nEUROn est une préfiguration. La place du Vieux Continent sur l’échiquier mondial de la défense est à ce prix.

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 23:26
RP Defense at Paris Air Show - Salon du Bourget

Next weeK, RP Defense will be at Paris Air Show 2013.

Defence and aerospace industries web review will be lighter.

You can follow me on twitter : @RPDefense

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 21:50
Flying display validation of the...second A400M !

photio EADS - Le Bourget - Paris Air Show 2013

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 07:35
Australia Launches Review of Arms Buying Agency

June 14, 2013 defense-aerospace.com

(Source: Australian Department of Defence; issued June 14, 2013)

 

Review into Land Systems Division – DMO


Minister for Defence Stephen Smith and Minister for Defence Materiel Mike Kelly today announced the key findings of a review into the Defence Materiel Organisation’s (DMO) Land System Division (LSD).

The review into Land System Division is the first of a series of reviews into the structure and functions of the Divisions within DMO which manage capability projects to establish the optimal structure for these Divisions to drive improved performance, accountability and reporting in relation to projects.

This program of reviews was announced by Minister Smith and then Minister for Defence Materiel Jason Clare in October 2012 and is part of the Government’s ongoing program of reform in Defence procurement.

The reviews were commissioned following the identification by the Government of a number of projects that have not been managed as effectively as they should have been.

The reviews commenced with a structural review into Land Systems Division, which has responsibility for a number of problem projects, including:

-- LAND 106, the upgrade of the M113 armoured vehicle fleet;
-- LAND 112, upgrade of the ASLAV armoured vehicle fleet;
-- Land 144 Phase 1 – Countermine Capability;
-- Land 134 Phase 1– Combat Training Centre – Live Instrumented System; and
-- Land 40 Phase 2 – (Direct Fire Support Weapon – Lightweight Automatic Grenade Launcher).

Ernst & Young undertook the review which assessed Land Systems Division across the areas of structure, resource, capability, roles, process, governance, infrastructure, culture, performance and talent management.

The Ernst & Young review made 41 recommendations with key findings being the need to enhance accountability within Land Systems Division by improving performance reporting, empowering decision making at the delegated levels and strengthening performance reviews.

The review also found a need to increase staff capability to provide accurate, complete, timely and well supported advice to Government by improving training programs.

Other findings include a requirement for all senior leadership group positions to be contestable to ensure the most suitable candidate is appointed to leadership roles whether that candidate is an ADF member or a civilian.

The review acknowledged that Land Systems Division has been proactive in instigating a range of improvement initiatives, particularly since the appointment of a new Division Head in January 2013.

The review also noted the positive and often unrecognised role Land Systems Division has played over the past decade in providing support to Australia’s operations overseas and the preparation of forces to deploy.

Defence agrees with the recommendations of the report. An implementation plan to address and action the 41 recommendations is currently being developed.

Ernst & Young will soon be engaged to undertake a review of the Explosive Ordnance Division with a report to be prepared over the next few months.

The executive summary and recommendations of the Ernst & Young review into Land Systems Division will be available at http://www.defence.gov.au/dmo/Newsitems/14June13_LSD_Review.cfm

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 07:20
Oshkosh Defense Receives EMD Contract to Develop JLTV - the Future of Light Tactical Vehicles

15.06.2013 Oshkosh - army-guide.com

 

OSHKOSH, Wis. -- The U.S. Department of Defense has awarded Oshkosh Defense, a division of Oshkosh Corporation, a contract for the Joint Light Tactical Vehicle (JLTV) program’s Engineering, Manufacturing and Development (EMD) phase. The JLTV program aims to replace many of the U.S. military’s aged HMMWVs with a lightweight vehicle that offers greater protection, mobility and transportability.

 

“The JLTV program is critical to supporting our troops who stand in harm’s way and deserve the best equipment that industry can provide,” said John Urias, Oshkosh Corporation executive vice president and president, Oshkosh Defense. “The Oshkosh JLTV solution will allow the Army and Marine Corps to provide unprecedented levels of protection and off-road mobility in a light vehicle – so that their troops can accomplish their missions and return home safely.”

 

JLTV is managed by the Joint U.S. Army and U.S. Marine Corps program, under the leadership of the U.S. Army's Program Executive Office for Combat Support and Combat Service Support (PEO CS&CSS). Under the contract, Oshkosh will deliver 22 Oshkosh-designed and manufactured JLTV prototypes within 365 days of contract award, and support government testing and evaluation of the prototypes.

 

Since 2006, Oshkosh has invested significantly in independent R&D to develop its JLTV solution. Oshkosh employed a generational product development approach that aligned to rapidly evolving technical requirements. As a result, the Oshkosh JLTV delivers the latest automotive technologies, an advanced crew protection system, and a next generation TAK-4i™ independent suspension system to achieve JLTV performance at an affordable price. The Oshkosh JLTV is fully tested, ready for initial production, and meets or exceeds the requirements of the JLTV program.

 

“The Oshkosh JLTV solution was designed with a purpose – to keep Warfighters safe on future battlefields with unpredictable terrain, tactics, and threats,” said John Bryant, vice president and general manager of Joint and Marine Corps Programs for Oshkosh Defense. “Oshkosh has a 90-year history of delivering high quality military vehicle programs on-time and on-budget, and our JLTV program is no exception. We understand how critical this light, protected, off-road vehicle will be to Warfighters.”

 

The Oshkosh JLTV solution, called the Light Combat Tactical All-Terrain Vehicle, or L-ATV, offers an advanced crew protection system that has been extensively tested and is proven to optimize crew survivability. The L-ATV can accept multiple armor configurations, which allows the vehicle to adapt easily to changing operational requirements. The L-ATV also applies the Oshkosh TAK-4i™ intelligent independent-suspension system to provide significantly faster speeds when operating off-road, which can be critical to troops’ safety.

 

Oshkosh Defense has an unwavering commitment to the men and women who serve our nation. Notably, Oshkosh was awarded the M-ATV contract in June 2009 on an urgent needs basis. Oshkosh ramped up production at a historical pace – delivering 1,000 vehicles per month within six months. Oshkosh delivered more than 8,700 M-ATVs, most of which were deployed in Afghanistan and are credited for saving thousands of troops’ lives.

 

“Oshkosh’s M-ATV is the only vehicle in the combat theater in Afghanistan performing the JLTV’s mission profile,” said Bryant. “We delivered more than 8,700 M-ATV’s on-time and on-budget, and Oshkosh will bring the same level of commitment to the JLTV program.”

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 07:20
Does Competitive Defense Contracting Make Sense?

June 14, 2013 defense-aerospace.com

(Source: Lexington Institute; issued June 13, 2013)

 

Competitive Defense Contracting: When It Makes Sense (and When It Doesn't)


Competition has become the mantra of the Department of Defense’s (DoD) acquisition corps. The Under Secretary of Defense for Acquisition, Technology & Logistics, Mr. Frank Kendall has gone on record saying “I think that nothing, nothing, works better than competition to drive cost down.” DoD has established metrics for competition, sort of like a quota system. Many more prime contracts are being competed. The idea is to the greatest extent possible to replicate the commercial marketplace.

Unfortunately, the defense marketplace does not resemble the ideal free market where competition produces optimal market efficiency. Indeed, there are reasons to believe that the competition goals set by DoD and the policies implemented to encourage competition are not contributing to acquisition cost savings. A recent study of the defense industrial base by the Center for Strategic and Budgetary Assessments concluded that efforts to increase competition based on the presumption “that the defense industry operates like a normal free market is not only unlikely to improve efficiency, but have often made things worse.”

The defense sector is really a state monopoly and should be treated as such. There are approaches to improving performance and reducing costs such as performance-based contracts. But to pretend that this sector can be a mirror of the commercial marketplace is wrong and ultimately counterproductive to the goals of reducing costs for defense goods.

There is a natural place for competition in the defense marketplace. In the early phases of a major program – concept definition, technology development and risk reduction – there is value in competition. DoD has experimented with continuing a second contractor through later program stages, including into full-rate production, with mixed results. Also, there are a range of goods and services that are commoditized and can be treated the same in the defense market as they are in the commercial world. Hence, the defense customer can use competition to achieve reduced price for a specified level of performance. This kind of competition is inherent in the products themselves and in their use. It is natural.

But for platforms, major weapons systems and networks, products that are likely to be in the force for decades and undergo repeated upgrades, certainty, reliability, quality and effectiveness must be the considered. Beyond a rather obvious point, competition for this set of goods and services is not natural but forced.

Click here to download the full study as PDF (24 pages)

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