Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 16:55
"Thales est en ordre de marche" (Jean-Bernard Lévy, PDG de Thales)

14/06/2013 Propos recueillis par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

A la tête de Thales depuis près de six mois, Jean-Bernard Lévy a rapidement refermé la parenthèse du malaise, qui affectait la vie du groupe. Tout en poursuivant l'optimisation de l'entreprise, le PDG fixe également un ambitieux objectif de croissance, qui passe notamment par la conquête de contrats dans les pays émergents et la multiplication des implantations et des partenariats locaux. Quand Thales redevient multidomestique...

 

Vous êtes à la tête de Thales depuis maintenant près de six mois. Avez-vous terminé votre première phase de reconstruction avec la constitution de votre équipe et la mise en place de votre organisation ?

A mon arrivée, je me suis attaché à la réalisation de deux objectifs immédiats : rétablir le dialogue social et mettre en place une nouvelle organisation une équipe. Ces objectifs ont été atteints. Sur le plan social, le contact avec les organisations syndicales a été très rapidement renoué dans la confiance et le respect mutuel. Nous avons d'ailleurs signé fin avril deux accords - un sur le télétravail, l'autre sur la gestion anticipée de l'emploi - avec les quatre organisations syndicales représentatives de Thales. Il y a eu unanimité.

 

Mission accomplie également en matière d'organisation ?

J'ai annoncé dès le début du mois de février la constitution d'un nouveau comité exécutif, qui est maintenant au complet. Il rassemble douze personnes, dont dix étaient déjà chez Thales à mon arrivée. Il y a deux nouveaux venus : le secrétaire général Philippe Logak, et le directeur général des ressources humaines, David Tournadre. En matière d'organisation, j'ai modifié assez profondément la précédente. Pourquoi ? La situation n'était pas satisfaisant avec une fracture génératrice de divisions entre les responsables des produits et les responsables des clients. La nouvelle organisation rétablit une solidarité dans la responsabilité du produit vers le client.. Deuxième changement : structurer notre organisation à l'international en fonction des enjeux commerciaux de Thales dans les différents pays. Cette spécialisation de l'organisation en fonction des potentiels de croissance a été annoncée en février et mise en place le 1er avril.

 

Peut-on aujourd'hui dire que Thales est un groupe apaisé ?

La parenthèse du malaise est désormais refermée. Thales est en ordre de marche et nous nous concentrons sur notre développement.

 

Vous avez annoncé en début d'année un plan stratégique pour cet été. Comment allez-vous procéder pour trouver l'équilibre entre une amélioration de la rentabilité du groupe et son développement, qui impose des investissements ?

Je crois qu'il ne faut pas opposer mais concilier croissance et rentabilité. La croissance est l'un des deux grands moteurs de la rentabilité, l'autre étant la productivité. Thales s'est jusqu'ici beaucoup concentré sur sa productivité et a donc réalisé des progrès, qui se sont traduits par une amélioration des résultats en 2011, puis en 2012. Ils devraient encore s'améliorer en 2013. Une amélioration réalisée par des économies mais avec un chiffre d'affaires qui stagne. Il y a des limites à la rentabilité lorsqu'il n'y a pas de croissance. Ce qui est notre cas. De plus, nous devons rendre une partie de ces gains de productivité à nos clients parce que Thales est dans un monde très concurrentiel. C'est pour cela qu'il faut un relais pour les profits à venir : la croissance. Tout comme pour les efforts de productivité, Thales doit avoir la même énergie pour retrouver le chemin de la croissance. C'est le nouveau souffle dont nous avons besoin.

 

Quand comptez-vous tirer les fruits de cette nouvelle organisation ?

Ces efforts peuvent prendre un peu de temps avant de porter leurs fruits. Thales est dans une industrie de projets à cycle long. Dès à présent, nous recherchons toutes les opportunités de croissance. Notre effort pour aller chercher la croissance - je ne parle que de croissance organique - devra s'orienter vers les pays émergents. Il n'y a pas d'avenir pour Thales si nous n'arrivons pas à faire croître d'abord nos prises de commandes, et notre chiffre d'affaires dans les pays dont les économies sont elles-mêmes en croissance.

 

Les pays émergents sont-ils la nouvelle martingale de Thales ?

Ces dernières années, le chiffre d'affaires réalisé dans les pays émergents tourne autour de20 % à 22 %. Nous pouvons faire mieux. Comment? En allant au-delà du modèle traditionnel de l'exportation. Thales devra investir dans des implantations et nouer des partenariats, pour travailler, s'implanter dans et tisser des liens de confiance avec les clients, dans la durée. C'est l'un des objectifs de l'organisation qu'anime Pascale Sourisse, la directrice générale en charge de l'international.

 

Le Moyen Orient était une région où Thales détenait de positions fortes. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui alors que le groupe a actuellement des campagnes cruciales. Qu'est-ce qui s'est passé ?

Thales a eu, par le passé, des positions commerciales fortes au Moyen-Orient qui se sont érodées. Notamment par manque d'implantation durable. De toute évidence, le Moyen-Orient est aujourd'hui une région à reconquérir pour Thales. Il faut effectuer un travail de fond à tous les niveaux : politique, commercial, partenarial et technique. Et quand je vois les succès d'Airbus au Moyen-Orient, je suis optimiste.

 

Quels sont les objectifs chiffrés de votre stratégie dans les pays émergents ?

Nous allons travailler sur des perspectives ambitieuses. Notamment parce que nous souhaitons aussi miser sur les activités civiles, qui est le second moteur de la croissance du Groupe. Assez vite, nous devrions voir nos activités civiles équilibrer, voire dépasser les activités militaires.

 

C'est une révolution chez Thales... Ce renversement est-il dû à la baisse des budgets militaires dans les pays occidentaux ?

Nous allons subir dans le domaine de la défense la baisse des budgets militaires dans les pays occidentaux. Mais nous avons des atouts pour résister. Nous sommes un systémier, un intégrateur de technologies dans les domaines électroniques, des systèmes d'armes, des systèmes de commandement, où il y a un renouvellement plus rapide des produits que dans les plateformes. Quoi qu'il en soit, nous nous devons d'être plus présents sur les marchés de défense en croissance. Nous avons identifié une quinzaine de pays dans le monde, qui ont à la fois une croissance économique et la volonté d'avoir une armée bien équipée.

 

Avec la publication du Livre blanc, êtes-vous rassuré sur le maintien de toutes les filières industrielles existantes en France ?

Nous nous interrogeons sur la compatibilité entre les engagements qui seront inscrit dans la Loi de programmation militaire (LPM) et le maintien de toutes les filières au sein de l'industrie de défense et de sécurité française. Nous cherchons à obtenir toutes les garanties sur un maintien des capacités technologiques existantes. Nous avons été rassurés par la volonté exprimée par le président de la République et les chiffres qu'il a annoncés. Mais bien sûr, nous restons dans l'attente de la programmation détaillée.

 

On évoque beaucoup une nouvelle phase de consolidation en Europe. Préparez-vous Thales à ce mouvement ?

Les restructurations de périmètre ne sont pas au cœur de la démarche stratégique de Thales. Le groupe a les moyens de son développement sans croissance externe. Mais si un jour, une initiative remplissait les conditions suffisantes en matières de cohérence stratégique, de prix, de compétitivité des filières concernées, elle serait bien entendu mise à l'ordre du jour.

 

Mais une opération du type EADS/BAE Systems pourrait-il mettre Thales en danger ?

Il faut être prêt à tous les scénarios possibles. Dans le cas que vous citez, EADS comme BAE Systems sont pour nous de grands partenaires et de grands clients dans plusieurs domaines d'activités. Je crois qu'en toutes circonstances, c'est la qualité et la compétitivité de nos produits, qui nous permettra de maintenir ces partenariats.

 

Donc Thales n'est en rien concerné par un mouvement de consolidation.

Dans de très nombreux domaines, Thales agit déjà dans une filière qui a été largement concentrée, et souvent à notre initiative. Nous serons des spectateurs attentifs s'il y a des consolidations qui voient le jour, et peut-être des acteurs si cela fait sens.

 

Pourtant on vous prête des envies. Voulez-vous monter dans le capital de DCNS ?

Rappelons juste deux vérités indiscutables : Thales possède 35 % de DCNS et une opération de concentration n'a de sens que si elle améliore la compétitivité des filières industrielles concernées et les perspectives d'exportation.

 

Mais j'imagine que vous avez déjà réfléchi à cet élément du dossier...

En tout cas, il faudrait que le conseil d'administration de Thales soit persuadé de la création de valeur. Pour cela, il faudrait que plusieurs éléments soient rassemblés : un acheteur, un vendeur, un prix, un régulateur qui soit d'accord.

 

Mais Thales est-il intéressé ou pas ?

Si l'Etat le moment venu déclare ses intentions, il est évident que le conseil d'administration de Thales regardera quelles sont les intentions de l'Etat.

 

Et sur Nexter, Safran et Finmeccanica ?

Sur le dossier Nexter, Thales n'a pas 35 % du capital. Et je n'ai pas en tête qu'il y ait des synergies technologiques et industrielles entre les deux groupes. Avec Safran, Thales a eu de longues discussions, désormais closes. J'en conclus que les différentes opérations évoquées entre les deux groupes ne présentaient pas de sens industriel. Enfin, sur Finmecanicca, nous sommes partenaires dans le spatial, avec un grand degré de confiance réciproque.

 

Quels sont les moteurs de croissance de Thales dans le civil ?

Thales a plusieurs moteurs de croissance dans le civil : sécurité, spatial, transport ferroviaire, transport aérien. Dans quelques années les activités civiles, de façon assez naturelle, représenteront plus de 50 % du chiffre d'affaires de Thales.

 

Et le transport ferroviaire ?

Le transport ferroviaire marche bien en ce moment avec une réelle présence mondiale. Au cours des six derniers mois, Thales a gagné de nombreuses affaires de métros. C'est le cas en Chine, au Brésil et au Canada. Le groupe a également gagné des contrats pour fournir des systèmes ferroviaires modernes en Egypte et en Afrique du Sud.

 

Quelles sont vos relations avec Dassault Aviation ?

Thales a deux grands actionnaires qui s'inscrivent dans la durée, l'Etat et Dassault Aviation. Ils sont liés par un pacte. Thales travaille avec ces deux grands actionnaires selon les dispositions contenues dans le pacte. Et nous sommes bien sûr le partenaire industriel fidèle de Dassault dans plusieurs programmes très importants, en particulier le Rafale.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 16:35

14.06.2013 Defense Studies

 
A computer-generated animation has been released today which highlights the multi-mission capability of the three naval destroyers being built as part of the Air Warfare Destroyer Project.


AWD Alliance CEO Rod Equid said the animation will increase understanding of the exceptional capabilities available in the Hobart Class and provide an insight into how the ships can be used in-service.

“The destroyers will provide the Royal Australian Navy with the most capable warships they have ever operated, with a sophisticated range of both offensive and defensive weapons,” Mr Equid said. 

“They will be able to assume a leading Command and Control role with Australian and Coalition forces.”

“The animation will be shown to defence personnel and is also expected to be used for recruiting purposes to help attract people interested in joining the forces and serving on the ships in the future.”

Each AWD will be crewed by 180 men and women from the Royal Australian Navy, with initial training scheduled to start in early 2014.

The AWD Project is progressing well with the first destroyer, Hobart, now almost 50 per cent consolidated at Techport in Adelaide.  Since September last year, 15 of 31 blocks have been joined or are in the process of being joined to form the rapidly growing structure. 

It is expected that the consolidation of the entire hull will be complete early in 2014 with the launch planned for the second half of 2014.

The AWD project is the most complex naval ship construction program ever undertaken in Australia and is currently Australia’s largest defence procurement project.  It is building Australia’s industry capability and skills in the naval shipbuilding sector for future naval shipbuilding projects.

The Alliance is made up of the Defence Materiel Organisation (DMO) representing the Australian Government, ASC as the lead shipbuilder and Raytheon Australia as the mission systems integrator.

(AWD Alliance)

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 15:50
e-Quip the On-Line Defence Market

e-Quip the On-Line Defence Market

Jun. 14, 2013 - By JULIAN HALE  - Defense News

 

BRUSSELS — The European Defence Agency (EDA) on June 14 launched e-Quip, an online government-to-government surplus equipment information exchange tool. Through e-Quip, national governments from 13 of the EDA’s participating member states are able to post information about equipment they are buying or selling.

 

The tool is open for the other 13 EDA member states to join, as well as countries with an administrative agreement with the EDA.

 

For now, the marketplace is dominated by bilateral point-to-point contacts between governments.

 

“This is an unclear marketplace in terms of who is selling and who wants to buy,” said EDA e-Quip project manager Daniel Klein. “It is cost free and brings together buyers and sellers,” said Klein, who stressed that “you can’t order anything on e-Quip.”

 

The equipment could be land, air, space or naval equipment and may cover areas such as logistics and maintenance, too. Examples are helicopters, combat aircraft, small arms, assault rifles and ammunition.

 

Users can run detailed searches and find information about the unit price of the item (or it may say “to be negotiated”), the number of items available, a description and pictures of the item. They can then send a message to the government that is selling the equipment either publicly or anonymously. National procedures then kick in as regards the buying process.

 

“We’re open to looking at the [searchable] categories. The tool can be adapted to member states’ needs,” said Klein. The portal is protected with encryption and security codes.

 

“I am sure that e-Quip will be a helpful tool for both pooling and sharing and for a better functioning market. We welcome and support EDA’s initiative and will certainly make use of e-Quip from a national perspective,” said Ulf Hammarström, director general of Sweden’s Defence and Security Export Agency.

 

“With national armed forces across Europe undergoing changes, a surplus of in-service or new military equipment is expected. This trend might increase as European nations gradually withdraw from operations around the globe over the coming years. In the current financial climate, European nations need to make best use of military surplus equipment,” said an EDA press release.

 

In a separate but related development, the EDA will open a new section on its website on June 28, which will be dedicated to procurement for the defense community. The new section will serve as a one-shop gateway for users looking for procurement-related information (at EU, EDA and national level) and business opportunities. Besides access to a wide variety of information, industry will be able to register in the new and unique European Defence Directory, a Yellow Page-like section of the gateway.

 

To appear in the directory, European companies need to send in a completed “Yellow page registration request form” to yellowpage.gateway(a)eda.europa.eu.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 13:55
L’avantage technologique assure en général un avantage qui permet de positionner et de répartir les pièces sur plusieurs niveaux de profondeur. ©Marine corps / Cpl. Ryan Carpenter

L’avantage technologique assure en général un avantage qui permet de positionner et de répartir les pièces sur plusieurs niveaux de profondeur. ©Marine corps / Cpl. Ryan Carpenter

14 juin 2013 par Julien Derouetteau - ActuDéfense

 

Les raisonnements stratégiques modernes amènent à penser que la destruction n’est pas toujours génératrice d’effets positifs sur le long terme. Dans cette logique, l’artillerie peut être utilisée pour contraindre plutôt que pour détruire.

 

    Suite de la première partie, publiée ici : L’artillerie pour dissuader plutôt que pour détruire (1/2)

 

Contraindre l’ennemi requiert notamment de faire peser sur lui une menace de cloisonnement tout en contrant sa capacité à créer la surprise. Dans ce cadre, le rôle de l’artillerie doit être de restreindre la liberté d’action de l’adversaire en créant une menace diffuse dans la profondeur de son dispositif.

 

A cet effet, l’artillerie doit en premier lieu réduire la réactivité des unités de l’adversaire en influant sur l’échelonnement de son dispositif avant même l’ouverture du feu. L’objectif à atteindre est de faire reculer la réserve d’intervention ennemie en profitant au maximum de la portée des vecteurs déployés. Du fait du haut degré de perfectionnement technique nécessaire à l’efficacité des tirs de contre batterie, la supériorité technologique des interventions actuelles garantit une faible vulnérabilité face à ces menaces. Ainsi au cours de l’engagement russe en Ossétie, l’artillerie géorgienne a subi de très faibles pertes par des tirs de contrebatterie en raison des délais trop importants entre l’acquisition du renseignement et le traitement par les feux d’artillerie. Dès lors, dans un contexte de supériorité aérienne, le déploiement des pièces amies au plus près de la ligne de contact, sans s’exposer au tir direct, présente un risque très limité. Ce principe de déploiement au plus près se traduit par des délais supplémentaires pour l’intervention des renforts ennemis ainsi que des opportunités nouvelles pour générer de l’attrition sur les unités en réaction.

 

En outre, les moyens de l’artillerie contribuent à limiter la liberté d’action de l’ennemi par la connaissance de son dispositif. En effet, la capacité à délivrer des feux sur le deuxième échelon et au delà précédemment évoquée implique que la force dispose d’une capacité à observer dans la profondeur. De ce fait, après un premier déploiement en arrière des positions amies, un redéploiement des effecteurs au plus près de la ligne de contact sera interprété par les services de renseignement adverses comme le signe de la mise en place d’équipes infiltrées en profondeur dans son dispositif. Ceci signifie pour l’ennemi une incapacité à créer la surprise tactique, à protéger son axe d’effort ou à dissimuler certains de ses moyens à moins de redéployer plus en arrière ces unités. Un autre effet induit est l’augmentation du volume des forces consacrées à la sécurisation de la zone de déploiement, donc une consommation et une usure accrue du potentiel ennemi. Dans ce contexte, la mise en service du lance roquette unitaire constituera une plus value importante à condition de disposer des moyens et des équipes pour observer dans la profondeur.

 

Enfin, dans le cadre de la manœuvre défensive, la contrainte pour l’adversaire peut être créée par une plus grande dispersion des pièces d’artillerie. Cette «dilution» des pièces est rendue possible par un emploi optimisé des nouvelles capacités de mobilité et des portées accrues des effecteurs. Ces nouvelles caractéristiques des vecteurs d’artillerie permettent de conserver la capacité à concentrer des feux, donc les efforts, pour faire basculer un rapport de force local tout en rendant plus difficile la neutralisation de l’unité en appliquant le principe d’une «dispersion justement calculée» prôné par le lieutenant général Bourcet.

 

La déconcentration des sections de tir rend beaucoup plus incertaine la conquête de la supériorité des feux par l’adversaire ce qui affaiblit son effort artillerie. De plus, l’acquisition de cet avantage ne réduit en rien la menace qui pèse sur l’adversaire puisque le système ATLAS (Automatisation des tirs et des liaisons de l’artillerie sol-sol) et les compétences acquises en trajectographie permettent de frapper un objectif à un instant donné à partir d’effecteurs de différents types et appartenant à différentes unités. Outre la sécurité accrue des moyens amis, la dispersion des effecteurs rend les rapports de force locaux beaucoup plus difficiles à estimer. L’ubiquité de la menace crée un brouillard supplémentaire pour le commandement adverse contraint de gérer davantage d’imprévisibilité et donc d’augmenter ses réserves.

 

Par une prise de risque modérée dans les dispositifs d’artillerie, il est donc possible de contraindre l’adversaire par des effets immatériels ciblés sur le commandement ennemi. Outre cette gestion de l’incertitude par le risque, l’appui artillerie contribue à la prise d’ascendant non seulement par l’usure mais aussi par la manœuvre.

 

Accroître la liberté d’action amie

 

Les moyens de l'artillerie, ici une équipe sur Martha, peuvent permettre d'augmenter la connaissance du terrain, notamment dans la troisième dimension. ©Commandement des forces terrestres.

Les moyens de l’artillerie, ici une équipe sur Martha, peuvent permettre d’augmenter la connaissance du terrain, notamment dans la troisième dimension. ©Commandement des forces terrestres.

 

Sans attendre de délivrer des feux, l’artillerie peut faciliter la conception et la conduite de la manœuvre interarmes, voire interarmées. En effet, ses systèmes de commandement numérisé et la mobilité accrue des «effecteurs» facilitent l’initiative et la saisie d’opportunités par l’ensemble de la force.

 

Tout d’abord, l’artillerie peut apporter une meilleure connaissance de la situation tactique dans le cadre de la protection de la force. Le déploiement d’un CMD3D5 en appui d’un poste de commandement interarmes permet à ce PC de disposer d’une situation aérienne en temps réel. Ainsi, le chef interarmes dispose d’une capacité unique à appréhender l’ensemble de ses zones de responsabilité et d’intérêt en visualisant les détections de l’ensemble des capteurs interarmées de défense aérienne. Dès lors, les forces terrestres disposent en premier lieu des délais suffisants pour diffuser les alertes aériennes, ce qui réduit d’autant les effets des raids ennemis. En second lieu, cette visualisation de l’activité aérienne facilite le travail de la cellule renseignement puisque la concentration des vecteurs aériens sur une zone ou une direction révèle l’effort adverse. La mise en œuvre d’un CMD3D permet donc une véritable lecture en trois dimensions de la manœuvre aéroterrestre adverse. Le PC interarmes dispose ainsi d’une capacité unique pour conserver ou reprendre au plus vite l‘ascendant.

 

L’artillerie est aussi en mesure de renforcer la liberté d’action amie en contribuant à l’autonomie de décision du chef interarmes. En effet, une structure comme le détachement de liaison d’observation et de coordination et des équipements de la chaîne MARTHA apporte de nouvelles connaissances et de nouvelles compétences au sein du poste de commandement «terre» pour optimiser l’emploi de la 3e dimension.

 

Il en résulte tout d’abord pour le PC «terre» la possibilité de réorienter rapidement ses moyens évoluant dans la 3e dimension face à l’action ennemie, soit par délégation de gestion de l’espace aérien local, soit par les liaisons avec les organismes de contrôle aérien ainsi mises en œuvre. Par ailleurs, ces capacités améliorent la réactivité dans l’emploi des intervenants dans la troisième dimension en permettant le déclenchement de missions inopinées en réaction à la surprise ennemie, tout en préservant la sûreté des aéronefs et drones en vol dans la zone de responsabilité. Cette meilleure gestion de la 3e dimension associée à la numérisation de l’artillerie améliore la capacité à produire un effort et délivrer des feux indirects ou air-sol rapidement et sans compromettre la sécurité des unités amies.

 

Enfin, les futurs moyens de l’artillerie vont contribuer à faire basculer un rapport de force par la saisie d’opportunités, tant au contact qu’en profondeur du champ de bataille ou de la zone de responsabilité. En premier lieu, l’acquisition de moyens particulièrement mobiles tels que le MEPAC permet de créer une réserve d’intervention particulièrement rapide. Cette réserve de feux mobiles et protégée peut également avantageusement appuyer une manœuvre d’exploitation, tel qu’un raid, en lui apportant un outil pour compenser un rapport de force défavorable par des feux indirects. Cette capacité est également utile dans les engagements en contre rébellion par la grande réactivité et la protection des équipages face aux actions d’insurgés. D’autre part, la bascule du rapport de force pourra être atteinte par la paralysie du système de commandement. En effet, la mise en service du lance roquette unitaire offrira la possibilité de détruire un objectif jusqu’à 70 kilomètres et de percer jusqu’à 30 centimètres de béton. Dès lors, dans un contexte d’intervention, il sera possible de détruire des postes de commandement de niveau opératif pour annihiler toute capacité de coordination des actions ennemies.

 

Conclusion

 

Si l’artillerie est caractérisée par la puissance et la précision des feux, elle doit désormais adapter ses déploiements et sa manœuvre afin de créer davantage de brouillard et de friction contre le commandement adverse. La complémentarité des effets cinétiques et non cinétiques doit être une préoccupation permanente en exploitant au maximum le binôme concentration des feux et dispersion des feux pour produire une dissociation matérielle et morale. Cette transformation sera facilitée par la mise en service de nouveaux matériels et de nouvelles munitions.

 

Pour autant, les équipements actuels permettent d’ores et déjà d’obtenir un réel effet dissuasif et de contraindre la manœuvre ennemie par une prise de risque mesurée. La crédibilité de ces dispositifs repose cependant sur une ferme volonté politique et un effort de communication sur les capacités des équipements en dotation dès le temps de paix. Le rapprochement stratégique franco-britannique devrait d’ailleurs ouvrir de nouvelles pistes de réflexion du fait des études menées actuellement outre-manche sur des concepts tel que la munition planante.

 

Article initialement publié dans la revue Doctrine tactique du CDEF.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 13:19
Dassault - Le Rafale sur les starting blocks en Malaisie

14/06 LesEchos.fr (Reuters)

 

Dassault Aviation s'est dit prêt vendredi à installer une ligne d'assemblage de Rafale en Malaisie et à renforcer ses partenariats industriels dans le pays afin de remporter le contrat très disputé pour 18 avions de combat, estimé par des sources industrielles à plusieurs milliards de dollars.

 

Le constructeur tricolore espère déjà boucler d'ici la fin de l'année un contrat de 126 avions en Inde et 63 options potentielles, évalué à quelque 15 milliards de dollars.

 

La Malaisie, qui souhaite remplacer d'ici 2015 sa flotte de MIG-29 russes, a pré-sélectionné les trois concurrents européens - le Rafale, l'Eurofighter, fabriqué par EADS, BAE Systems et Finmeccanica ) et le Gripen du suédois Saab ) - ainsi que le F18 de Boeing et le Sukhoi russe.

 

"Nous sommes très actifs en Malaisie, nous y avons envoyé notre Rafale à plusieurs reprises pour des évaluations par des pilotes", a déclaré Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, dont EADS détient 46%, lors d'une conférence de presse à l'occasion du salon aéronautique du Bourget qui ouvrira ses portes lundi.

 

"S'ils veulent payer pour une ligne d'assemblage, ils l'auront", a ajouté celui qui à succédé en janvier à Charles Edelstenne à la tête de Dassault Aviation, dont EADS détient 46%.

 

Les ventes d'avion de combat en Asie et au Proche-Orient devraient plus que compenser les réductions budgétaires aux Etats-Unis et en Europe, a estimé de son côté mardi BAE Systems.

 

NÉGOCIATIONS EN FRANCE SUR LE RAFALE

 

En France, la loi de programmation militaire (LPM) qui doit être votée à l'automne doit réduire de 300 à 225 le besoin des forces françaises en avions de combat, en incluant les Mirage 2000-D de Dassault Aviation encore en activité.

 

"D'ici 10 ou 20 ans, nous nous attendons à ce que le Rafale ait remplacé tous les types d'avions" au sein des forces françaises, a estimé Eric Trappier.

 

L'avionneur négocie actuellement avec le gouvernement français une tranche conditionnelle de Rafale, en plus de la commande ferme de 180 unités dont l'avionneur a déjà livré 119 à ce jour.

 

"A cause des contraintes budgétaires, le calendrier de livraisons n'est pas aussi rapide que nous l'aurions souhaité", a noté Eric Trappier.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a indiqué mardi que la France devrait en principe continuer à prendre livraison de 11 unités par an jusqu'en 2016, en deçà duquel Dassault Aviation estime que la production du programme relèverait de la mission impossible.

 

Jean-Yves Le Drian, qui multiplie les déplacements dans les pays potentiellement clients, comme le Qatar ou les Emirats arabes unis, a dit espérer que l'exportation du Rafale prendrait à partir de 2017 le relais de la commande française.

 

Paris cherche ainsi depuis des années à vendre au moins 36 Rafale au Brésil, qui a réaffirmé lundi que l'avion français faisait toujours partie de ses choix potentiels.

 

Des responsables brésiliens avaient toutefois déclaré début juin à Reuters que Brasilia, qui reporte régulièrement le lancement de son appel d'offres, s'orientait désormais davantage vers le F-18 de Boeing que le Rafale ou le Gripen suédois.

 

"Il est nécessaire d'avoir un avion qui restera en production pendant encore des années, ce qui est notre cas", a dit Eric Trappier. "Je pense que nous avons intérêt à attendre, donc cela ne nous dérange pas d'attendre".

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 12:56
Le ministre de la Défense présente le nouveau Livre blanc aux aviateurs

14/06/2013 CNE Karim DJEMAI

 

M. Jean Yves Le Drian, ministre de la Défense, s’est rendu, jeudi 13 juin 2013, sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier (Haute Marne), afin de présenter aux aviateurs le nouveau Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale.

 

«Le 29 avril 2013, je dévoilais officiellement le Livre blanc aux grands responsables du ministère de la Défense, a déclaré M. Le Drian lors d’un discours devant le personnel de la base. En venant aujourd’hui sur cette base dont je connais l’excellence de longue date, j’ai souhaité, à travers vous, m’adresser à l’ensemble de l’armée de l’air.»

 

Comment maintenir et adapter l’outil de Défense dans un contexte marqué par des contraintes économiques et financières sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale ? C’est la principale problématique à laquelle a dû répondre le nouveau Livre blanc.

 

«Nous nous sommes engagés à un niveau maintenu, a détaillé le ministre de la Défense. L’effort budgétaire est important, à hauteur de 1,76% du PIB. Ce nouveau projet de Défense est ambitieux. La France ne baissera pas la garde. Certes, il y aura des efforts, mais il s’agit d’un projet cohérent, stimulant et porteur.»

 

Après une présentation des principales évolutions concernant l’ensemble des armées, M. Le Drian est revenu sur les volets portant directement sur l’armée de l’air. Son nouveau format sera ainsi articulé autour de 225 avions de chasse, d’une cinquantaine d’avions de transport, de quatre avions de surveillance aérienne, de huit systèmes sol-air moyenne portée (SAMP), d’environ douze avions ravitailleurs multirôles et autant de drones de surveillance. La modernisation des capacités aériennes militaires sera également maintenue, avec la poursuite de la montée en puissance de la flotte Rafale et de la rénovation des Mirage 2000D. L’arrivée prochaine de l’A400M doit également faire évoluer en profondeur le transport aérien militaire.

 

«Le maintien de l’activité opérationnelle est une priorité à mes yeux, a détaillé le ministre. Les capacités de l’armée de l’air seront maintenues, comme par exemple la faculté remarquable de basculer instantanément du temps de paix au temps de guerre. Vous l’avez démontré lors des raids aériens lancés vers le Mali depuis votre base, dans la nuit du 12 au 13 janvier. L’ensemble du personnel a œuvré pour ce résultat, du pilote au personnel du groupement de soutien de la base de Défense (GSBDD).»

 

Au cours de son déplacement, M. Le Drian a pu s’entretenir avec une grande partie du personnel civil et militaire de la base. Le ministre a également visité les installations de l’escadron de soutien technique aéronautique (ESTA) 15/007 «Haute-Marne».

 

«Nous sommes sur une base emblématique de la modernisation de l’armée de l’air, a estimé le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, présent aux côtés de M. Le Drian durant cette journée. Cette année, le terrain sur lequel est installé la base aérienne fête ses 100 ans. C’est une base historique qui a continué à évoluer. Elle est aujourd’hui équipée de bâtiments ultra-modernes, coïncidant avec l’évolution des systèmes Rafale, des systèmes de défense sol-air Mamba, ou encore la rénovation de la tour de contrôle. À cette image, le nouveau projet de Défense doit entraîner une modernisation des capacités aériennes.»

 

En savoir plus: cliquez-ici

 

Télécharger  le Livre blanc 2013.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 12:55
La DGA au 50e Salon du Bourget
14/06/2013 DGA
 

La 50e édition du salon international de l'aéronautique et de l'espace ouvre ses portes au Bourget du 17 au 23 juin 2013. La DGA sera présente sur le stand de la Défense. Avec notamment un espace dédié à l’innovation.

 

Accélérateur d’innovation. La DGA investit chaque année quelques 700 millions d’euros dans des contrats de recherche et d’études. Objectif : maintenir les l’industrie et les équipements français au meilleur niveau technologique et  garantir ainsi la supériorité de nos forces. Quelques-uns de ces travaux et leurs résultats seront exposés au 50esalon du Bourget. Parmi les plus significatifs :

 

Les programmes d'études amont (PEA) Incas et Tragedac pour Rafale

 

Le programme d'études amont (PEA) Incas vise à développer un leurre électromagnétique actif (LEA) largué pour traiter les futurs missiles à guidage radar. Véritable défi technologique, il aboutira à la conception d'un produit compact qui sera efficace face aux menaces de demain et préservera les capacités manouvrantes du Rafale auquel il est destiné en priorité.

Dédié lui aussi au Rafale, le PEA Tragedac permettra d'établir en temps réel une situation tactique amis/ennemis et d'obtenir des conduites de tir encore plus réactives, mieux coordonnées dans la patrouille. Tragedac sera en outre mis à profit pour les futurs drones de combat.

 

ChronoMEMs

 

Directement issus des travaux de la « libellule », les capteurs ChronoMEMs sont la première application concrète des innovations du nanodrone. Brevetés en copropriété par la DGA et la PME SilMach, ces compteurs d'évènements permettent de détecter et de comptabiliser tous les événements subits par une structure (ex : train d'atterrissage, bateau soumis à la houle, matériel de franchissement). Ils fonctionnent sans câblage et sans électronique. C’est donc un témoin passif, inviolable et autonome qui détecte et mémorise l'évènement pour lequel il a été conçu.. Il a été développé dans le cadre d'une recherche exploratoire et innovation (REI) qui s'est achevée en février 2009.

 

L'exosquelette Hercule

 

Son papa l’a baptisé « Hercule » en hommage au demi-dieu romain, célèbre pour sa force. Mais Hercule n’a rien d’un être de chair et d’os. C’est un exosquelette. Un robot collaboratif ou « cobot ». Une fois enfilé comme un simple bleu ou un treillis, il permet à son utilisateur de décupler ses forces. Développé par la PME française RB3D grâce à un financement Rapid (régime d’appui pour l’innovation duale) cette innovation permettra d’assister le soldat pour le port et la manipulation de charges lourdes, décuplant ainsi son endurance. Des applications civiles sont aussi prévues pour cette première européenne.

 

Asap

 

« ASAP » signifie « Alternative aux Systèmes d’Actionnement Pyrotechniques ».  Ce projet a été financé par la DGA. et développé par SOTEREM, une PME implantée près de Toulouse.

 

Concrètement, ASAP remplace les actionneurs pyrotechniques utilisés dans les équipements militaires (ex éjection de verrière ou dans le civil libération de toboggan d’évacuation) . Ses principaux atouts : il se déclenche à volonté ; il n’utilise pas de dispositif pyrotechnique ce qui permet d’effectuer des séparations de très fortes charges avec un très faible niveau de choc sans risque d’endommagement ou de perturbation générés par une charge explosive. Il est aussi réarmable immédiatement. Enfin, il est plus simple et facile à entretenir  

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 12:55
Débarquement des Commandos marine

Débarquement des Commandos marine

10/06/2013 Sources : Marine nationale

 

Les festivités en l’honneur du 69èmeanniversaire du Débarquement de 1944 ont débuté pour l’école des fusiliers marins et la force maritime des fusiliers marins et commandos, le mardi 4 juin. Une marche était organisée, de Colleville-Montgoméry à Amfreville, en l’honneur de cette « fameuse » route qu’ont empruntée les 177 commandos Marine, seuls militaires français à avoir débarqué sur les plages normandes en 1944.

 

Cet anniversaire fut comme à son habitude un fort moment de recueillement et de devoir de mémoire. Il a servi aussi à poser les bases d’un soixante-dixième anniversaire qui honorera plus que jamais l’action des commandos marine.

Mémorial drapeau - © Marine nationale

Mémorial drapeau - © Marine nationale

En présence de Jean Morel, Léon Gautier et René Rossey, survivants de cet assaut maritime du 6 juin 1944, monsieur Kader Arif, secrétaire d’État aux anciens combattants, est venu annoncer officiellement que la plage de Ouistreham serait le point de giration et de rassemblement des activités autour des 70 ans du débarquement, au mois de juin 2014. Une fierté et une reconnaissance pour ces hommes qui se sont donnés corps et âmes il y a près de 70 ans.

Discours de monsieur Kader Arif - © Marine nationale

Discours de monsieur Kader Arif - © Marine nationale

Entre les enfants des classes de CM1 et CM2, collégiens de Ouistreham et militaires, près de 1000 personnes s’étaient rassemblées pour ce moment de rencontre et d’échange. Le mercredi 5 juin, des cérémonies et célébrations ont eu lieu toute la journée, notamment au cimetière britannique et au mémorial Commando de Bénouville, en présence des autorités militaires et civiles locales.

69ème anniversaire du Débarquement à Ouistreham

A partir de 10h, le jeudi 6 juin une cérémonie de dépôt de gerbe à la mer était organisée à Colleville. Puis la cérémonie de tradition de l’école des fusiliers marins s’est tenue sur la plage de Ouistreham. Les traditionnels baptêmes de cours de fusiliers marins, ainsi que la remise de bérets verts d’une promotion de commandos marine (arrivés par la mer) ont été mis à l’honneur sur cette mythique plage, creuset de l’histoire des commandos marine. Une remise de décorations ainsi que la remise d’insigne de la préparation militaire Kiefferde Paris ont complété la matinée.

Revue des troupes

Revue des troupes

177 commandos se sont illustrés pendant le débarquement de Normandie, seuls représentants de la France à débarquer par voie maritime le jour J, puis dans les combats qui ont suivi. Ils faisaient partie du 1er bataillon de fusiliers marins commandos fort de deux Troops (unité militaire) de combat et d’une 1/2 Troop d’appui (K-Guns). Les commandos marine français coiffent le fameux béret vert, l'insigne porté à gauche dont le bord est relevé. Ils sont les seuls dans l'armée française à porter le béret « à l'anglaise ». Les commandos marine de la Marine nationale d’aujourd’hui sont les héritiers des commandos dirigés par le commandant Kieffer.

Remise de fourragères - © Marine nationale

Remise de fourragères - © Marine nationale

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 12:40
Baltic 2013 Contrôles d’aéronefs russes. De G à D bombardiers Tupolev 22M3 Backfire et Mirage F1 CR. Crédits photo EMA armée de l’Air.

Baltic 2013 Contrôles d’aéronefs russes. De G à D bombardiers Tupolev 22M3 Backfire et Mirage F1 CR. Crédits photo EMA armée de l’Air.

MOSCOU, 14 juin – RIA Novosti

 

L'armée de l’air russe a lancé la mise en œuvre d’un nouveau système de contrôle et de transmissions à long rayon d'action, qui transmettra les ordres aux bombardiers stratégiques Tu-160, Tu-95 et Tu-22M3. Ces derniers peuvent atteindre une cible au sol avec un missile nucléaire, écrit le quotidien Izvestia du 14 juin 2013.

 

Ce système fonctionne selon le principe du télégraphe ou des SMS: des messages texte codés transmettent l’ordre de porter une attaque nucléaire et les coordonnées de l'objectif.

 

Une source de l'état-major de l'armée de l'air a déclaré que les modules du système seraient installés lors de la maintenance régulière que subissent plusieurs appareils chaque année en fonction de leur usure.

 

Avec l'ancien système les pilotes devaient entrer manuellement les coordonnées de la cible dans le système de contrôle du missile. Le nouveau permettra de les intégrer automatiquement sans intervention de l'équipage, explique la source.

 

"Au poste de commandement un opérateur tape le texte du message sur le clavier de l'émetteur. Le système attribue à chaque symbole un code crypté et le transmet sur les ondes. En quelques secondes le message parvient jusqu'à l'avion, où il est décrypté", décrit la source de l'armée de l'air.

 

Le système utilise les canaux radio classiques et le surchiffrement pour transmettre les messages. Avantage: il permet d'éviter d'utiliser les satellites pour communiquer avec l'avion et en cas d'interruption de la liaison avec l'appareil, le système pourrait reconstituer l'ensemble du message à partir de ses fragments. Le signal est envoyé uniquement du QG à l'avion.

 

"Les anciens systèmes de transmission tels que le R-099 Tchaïka sont très sensibles aux interférences radio, sachant que la transmission, le décryptage et l'entrée des données demandent plusieurs minutes. Le nouveau système accélère considérablement le processus de redirection de la visée des forces stratégiques aériennes et exclut le facteur "erreur humaine", explique la source.

 

Le nouvel algorithme de transmission des données, qui fonctionne sur le principe du surchiffrement, rend le système pratiquement invulnérable aux interférences. Ainsi l'ennemi ne pourra empêcher l'activation et la redirection de la visée des bombardiers stratégiques avant une frappe nucléaire.

 

L'expert militaire Anton Lavrov explique ce passage au nouveau système par l'obsolescence physique de l'ancien.

 

"La modernisation du système de gestion des bombardiers à long rayon d'action n’a aucune autre explication. Simplement personne ne produit aujourd'hui les composants utilisés pour les modules de liaison existants et c'est pourquoi il a été décidé d'utiliser une nouvelle base élémentaire pour les remplacer. Par ailleurs, cela rend le système plus résistant aux interférences radio", remarque Anton Lavrov.

 

Il ajoute que le système de réception de l'ordre de lancement fait partie des points les plus faibles des bombardiers stratégiques.

 

"Les bombardiers stratégiques patrouillent pendant plusieurs dizaines d'heures loin de leurs bases. Pendant ce temps la situation peut changer radicalement et il est donc primordial pour le commandement des forces nucléaires de transmettre rapidement et clairement l'ordre d'attaquer, ainsi que les coordonnées de la cible. Il est crucial pour l'équipage de recevoir cet ordre et de ne pas se tromper dans le choix de la cible. Evidemment, l'ennemi fait tout pour empêcher cet ordre d'arriver jusqu'à l'avion ou qu'il parvienne de manière altérée. Grâce au nouveau système il est pratiquement impossible d'empêcher la réception de l'ordre", explique Anton Lavrov.

 

L'expert ajoute qu'à l'heure actuelle, seule l'armée de l'air américaine dispose de systèmes numériques d'envoi de l'information aux bombardiers stratégiques.

 

Le ministère de la Défense russe a publié sur le site dédié aux achats d’Etat l’information sur la commande des éléments du nouveau système de contrôle et de transmissions pour un montant de 11 millions de roubles, soit près de 275 000 euros. Elle concerne, entre autres, les transmetteurs de messages cryptés R-097M. L'Institut de recherche de Kalouga est l'unique producteur de ces systèmes.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 12:35
photo S. Fort

photo S. Fort

14 juin 2013 Romandie.com (AFP)

 

PARIS - Dassault Aviation s'est dit convaincu vendredi de signer le contrat de vente de l'avion de combat Rafale avec l'Inde, les deux parties souhaitant selon lui conclure cette année.

 

Le PDG de Dassault, Eric Trappier, a également révélé qu'il discutait depuis plusieurs mois avec le groupe européen EADS et l'italien Finmeccanica sur ce que pourrait être un drone de surveillance européen de type MALE (moyenne altitude, longue endurance).

 

L'Inde a été le premier client export de Dassault dans les années 50, elle sera sûrement aussi le premier à signer le (contrat du) Rafale, a déclaré le PDG de Dassault, Eric Trappier, lors d'une conférence de presse à Paris.

 

On espère aller le plus vite possible. Si on écoute nos amis indiens et si on s'écoute nous-mêmes, on aimerait bien finir en 2013, finir c'est signer un contrat, a précisé le nouveau patron qui a pris les commandes de l'avionneur au début de l'année.

 

L'Inde a choisi le Rafale en janvier 2012 après un appel d'offres portant sur 126 appareils et une option de 63 avions supplémentaires. Des discussions sont en cours sur cette option, a déclaré M. Trappier.

 

Refusant d'entrer dans le détail des négociations, M. Trappier a simplement indiqué qu'elles se poursuivaient dans la très bonne humeur, notamment sur le partage des responsabilités entre la France et l'Inde d'une part, et industriels français et indiens d'autre part. Il n'y a jamais eu de blocage, a-t-il dit.

 

Abordant la question des drones MALE (Moyenne altitude longue endurance) que les nations européennes achètent actuellement en Israël et aux Etats-Unis, M. Trappier a déclaré que les industriels européens ne pourraient pas en développer sans commandes des Etats mais qu'ils étaient prêts à coopérer.

 

Depuis quelques mois on échange en particulier avec EADS et Finmeccanica pour savoir comment on pourrait s'organiser s'il y avait un programme (gouvernemental) européen. S'il y avait un programme européen, il n'y aurait pas de problème pour ces sociétés là à s'entendre, a-t-il assuré.

 

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé cette semaine qu'il allait acheter douze drones Reaper américains mais invité les industriels européens à travailler sur le successeur de cet appareil.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 12:30
source online.wsj

source online.wsj

WASHINGTON, 14 juin - RIA Novosti

 

Les Etats-Unis ont fourni à la Russie des preuves de l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, a déclaré jeudi soir aux journalistes le conseiller adjoint à la sécurité nationale du président américain, Ben Rhodes.

 

"La Russie n'a pas encore accepté le fait que Bachar el-Assad doit partir. Nous avons fourni aux Russes les données dont nous disposons. Nous leur avons déjà transmis nos estimations sur l'usage d'armes chimiques en Syrie. Nous estimons que la Russie ainsi que tous les membres de la communauté internationale doivent être au courant de l'usage d'armes chimiques où que ce soit", a indiqué le conseiller adjoint.

 

La Maison Blanche a déclaré jeudi avoir obtenu de nouvelles preuves de l'usage d'armes chimiques en Syrie par les troupes gouvernementales. Les services américains estiment qu'entre 100 et 150 personnes ont été tuées par de telles armes.

 

A la suite de ces informations, le président américain Barack Obama a inclus certains types d'armes dans la liste de l'aide militaire destinée à l'opposition syrienne.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 12:30
L'Otan demande à Damas de laisser l'ONU enquêter sur l'usage d'armes chimiques

14 juin 2013 Romandie.com (AFP)

 

BRUXELLES - Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a demandé vendredi aux autorités syriennes de laisser l'ONU enquêter sur le terrain sur l'usage d'armes chimiques alors que Washington a accusé le régime de Bachar al-Assad d'avoir eu recours à des armes chimiques.

 

Il est urgent que le régime syrien laisse l'ONU enquêter sur toutes les allégations faisant état de l'usage d'armes chimiques, a affirmé M. Rasmussen à l'occasion d'une réunion au siège de l'Otan à Bruxelles avec le Premier ministre moldave, Iurie Leanca.

 

La communauté internationale a clairement fait savoir que toute utilisation d'armes chimiques est totalement inacceptable et constitue une violation flagrante du droit international, a affirmé M. Rasmussen, ajoutant que cela était un motif de grande préoccupation. Il salué la déclaration très claire des Etats-Unis à ce sujet.

 

Concernant le rôle de l'Otan, il a indiqué que les missiles Patriot déployés à la frontière syro-turque assureront une protection efficace de la Turquie contre toute attaque de missiles syriens, que le missile transporte des armes chimiques ou non.

 

Quant à une solution à ce problème, je crois toujours que la bonne façon d'avancer est une solution politique, a souligné M. Rasmussen, en réitérant son appel à toutes les parties concernées, le gouvernement et l'opposition syrienne, à assister à la conférence internationale Genève 2.

 

Depuis le début du conflit syrien, l'Otan a toujours affirmé qu'elle n'avait pas l'intention d'intervenir, contrairement à ce qu'elle avait fait en Libye en 2011.

 

La Maison Blanche a déclaré jeudi que le régime syrien avait eu recours à son stock d'armes chimiques dans des attaques qui ont fait jusqu'à 150 morts, et affirmé que ce développement signifiait que des lignes rouges avaient été franchies. Washington a annoncé un soutien militaire, sans autres précisions, aux rebelles syriens.

 

Selon le renseignement américain, des armes chimiques, dont du gaz sarin, auraient été employées à échelle réduite contre l'opposition à de multiples reprises dans l'année écoulée.

 

Face aux récentes victoires de l'armée syrienne sur les rebelles, une rencontre est prévue vendredi en Turquie entre des représentants de pays soutenant l'opposition et le chef du Conseil militaire suprême de l'armée syrienne libre, Sélim Idriss, pour discuter d'une mise en oeuvre concrète de l'aide à la rébellion.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 12:30
Syrie: Londres partage l'analyse des USA sur l'usage d'armes chimiques par le régime

14 juin 2013 Romandie.com (AFP)

 

LONDRES - Londres partage l'analyse des Etats-Unis sur l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien, a déclaré vendredi le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague, soulignant que le prochain sommet du G8 débattrait de la réponse forte et déterminée à apporter.

 

Nous partageons l'analyse américaine sur le fait que des armes chimiques, dont du gaz sarin, ont été utilisées en Syrie par le régime d'Assad, a indiqué le ministre dans un communiqué.

 

Comme je l'ai dit à Washington mercredi, la crise (syrienne) demande une réponse forte, déterminée et coordonnée de la part de la communauté internationale, a poursuivi M. Hague. Nous devons nous préparer à faire plus pour sauver des vies, pour pousser le régime d'Assad à négocier sérieusement, pour prévenir le développement de l'extrémisme et pour empêcher le régime d'utiliser des armes chimiques contre son peuple.

 

Nous allons discuter urgemment de cette réponse avec les Etats-Unis, la France et d'autres pays, notamment lors du G8 convoqué lundi et mardi en Ulster, a ajouté le chef de la diplomatie britannique.

 

La Maison Blanche a déclaré jeudi que le régime syrien avait eu recours à des armes chimiques lors d'attaques qui ont fait jusqu'à 150 morts et a affirmé que ce développement signifiait que des lignes rouges avaient été franchies.

 

Washington a annoncé un soutien militaire aux rebelles syriens, sans préciser sa nature.

 

Moscou a pour sa part jugé ces accusations pas convaincantes.

 

La question syrienne sera l'un des principaux sujets au menu des dirigeants du G8.

 

Paris et Londres ont poussé l'Union européenne à lever son embargo sur la livraison d'armes aux rebelles. Mais M. Cameron a affirmé dernièrement que Londres n'avait pas encore pris de décision sur la fourniture éventuelle d'armements à l'opposition syrienne.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:55
Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:50
Arctique: Moscou en retard sur l'Otan

MOSCOU, 13 juin - RIA Novosti

 

Les chefs d'états-majors interarmées des pays membres du Conseil de l’Arctique se sont réunis mercredi au Danemark. Pendant ce temps l'armée de l'air russe menait une activité intensive au nord et au nord-ouest du pays, écrit le quotidien Nezavissimaïa gazeta du 14 juin 2013.

 

Helsinki – principal initiateur de la réunion du Conseil de l'Arctique – a reproché à Moscou d'avoir envoyé deux avions au-dessus des eaux territoriales finlandaises dans le golfe de Finlande. Le ministère de la Défense russe a réfuté ces accusations. Ce n'est pas le premier incident du genre entre les deux pays: le 13 mai dernier la Finlande annonçait également que des avions russes avaient violé son espace aérien et côté russe, le ministère avait déclaré que son avion était passé à 15 kilomètres de la frontière finlandaise.

Baltic 2013 Contrôles d’aéronefs russes. Sukhoi-27 Flanker et Mirage F1 CR. Crédits photo EMA armée de l’Air.

Baltic 2013 Contrôles d’aéronefs russes. Sukhoi-27 Flanker et Mirage F1 CR. Crédits photo EMA armée de l’Air.

La situation est tendue, d’autant que la Russie ne cache pas l’intensification de son activité militaire dans la zone circumpolaire et en Arctique. A la veille du sommet de l'Arctique, où la Russie était représentée par le général Valeri Guerassimov, chef de l'état-major général, le ministère de la Défense russe a officiellement déclaré avoir procédé le 11 juin à la "vérification de l'état opérationnel des bases aériennes déployées en Carélie, ainsi que dans les régions de Saint-Pétersbourg et de Mourmansk". Près de 20 avions et hélicoptères du 1er Commandement de l'armée de l'air et de la défense antiaérienne du District militaire Ouest ont participé à cette vérification inopinée ordonnée par le chef de l'état-major. Ce dernier a précisé que cette pratique allait se poursuivre dans les forces armées. Ajoutons à cela les déclarations des dirigeants russes sur les projets de formation d’unités arctiques dans la région, de mise en place d'une infrastructure militaire développée et de renforcement des frontières, ainsi que d'autres mesures en matière de défense et de sécurité prévues dans les "Principes de la politique nationale de la Russie en Arctique d'ici 2020 et à terme".

 

Les activités militaires intensives de la Russie au nord ne sont toutefois pas encore d'une grande ampleur par rapport à ses voisins régionaux. Pour l'instant ces opérations sont plutôt des "mesures de rétorsion". D'autre part, si le territoire de l'Arctique n'a encore aucune frontière officielle, la Russie a déjà d'énormes intérêts géopolitiques et économiques dans la région. D'après le Conseil de sécurité du pays, l'Arctique assure aujourd’hui près de 11% des revenus nationaux et on y produit 22% de l'ensemble des exportations russes. Au-delà du cercle polaire la Russie exploite et produit plus de 90% de nickel et de cobalt, 60% de cuivre, 96% de métaux du groupe du platine, ainsi que 100% de barytine et d'apatite. Cette région abrite près d'un quart des ressources mondiales d'hydrocarbures. Des gisements de gaz uniques en leur genre ont été découverts sur le plateau des mers de Barents et de Kara. Près de 15% des produits poissonniers et d'autres ressources biologiques maritimes proviennent d'Arctique. Enfin, la Route maritime du Nord passe par cette région – il s'agit de l'itinéraire le plus court reliant l'Europe à la Sibérie et à l'Extrême-Orient.

 

La Russie n'est pas seule: d'autres pays témoignent d’un fort intérêt pour la région, dont certains se trouvent à des milliers de kilomètres du cercle polaire. La région doit donc être protégée et défendue - c'est précisément ce que font les voisins arctiques de la Russie, à une échelle largement supérieure. D'après l'Institut russe d'études stratégiques, les Etats-Unis et leurs alliés de l'Otan sont les principaux adversaires de la Russie dans la région. Les experts se réfèrent à la directive de l'ex-président George W. Bush, du 9 janvier 2009: "Les Etats-Unis ont des intérêts de sécurité larges et fondamentaux dans la région arctique et sont prêts à y agir soit individuellement, soit en coopération avec d'autres Etats afin de protéger ces intérêts".

 

Cette présence est assurée en permanence par des exercices de grande envergure. Le Canada a notamment annoncé son projet de créer pour 2012 des forces navales arctiques comprenant 6 à 8 navires de combat adaptés aux conditions glaciaires. La Norvège compte changer le statut démilitarisé de Spitzberg et termine de mettre au point son concept d'exploitation des forces armées nationales en Arctique. La Russie pourra difficilement s'opposer à une telle militarisation.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:50
Workshop: Doing Business with European Security and Defence Bodies
Vienna | Jun 14, 2013 European Defence Agency
 

On 12 June 2012, the European Defence Agency together with the Austrian Ministry of Defence and Sports and the Austrian Defence and Security Industry Association was hosting a workshop on Doing Business with European Security and Defence Bodies in Vienna.

 
The workshop targeting governmental and industrial representatives from Austria and the Visegrad countries brought together European customers and suppliers in the field of security and defence and provided specific guidance to industries on how to successfully engage with defence and security related entities in Europe. Speakers included the Austrian Armaments Director, LtGen Freyo Apfalter, the EDA’s Armaments Director, Giampaolo Lillo and NSPA’s Director of Procurement, Patrick Fesquet, as well as high-level representatives of the European Commission, Frontex, Athena and OCCAr.
 
The workshop tackled different fields of the European Security and Defence Market, including Security Research, Defence R&T, European Development Programmes and Off-the-Shelf Purchases of both goods and services, which are increasingly conducted through common or centralised procurement by or through EU bodies.
 

Co-organiser Karl-Heinz Dernoschegg from the Austrian Defence and Security Industry Association stated at the end of the event that this was a perfect way to bridge the gap between supply and demand in the area of defence and security. He continued by saying that his association would be happy to host events of this kind on a more regular basis and considers this a very good model for other countries and associations to follow.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:50
“Blue Force Tracking” Demonstration at EDA
Brussels | Jun 14, 2013 European Defence Agency
 

On 13 June, the European Defence Agency (EDA) invited representatives of Member States to attend a "Blue Force Tracking" demonstration of the EU Distributed Experimentation Laboratory (EU-DEL) concept. The experimentation linked ten different locations from three Member States (Germany, France and Italy) to EDA and provided a unique European virtual platform for debate, networking, and future planning.

 
EU-DEL is a tool to support information-sharing in the development of capabilities for EU crisis management operations. The objective is to improve information exchange on national experimentations, research facilities, industries and organisations to meet short- to long-term capability development goals. 
 

The Blue Force Tracking experiment is the first pilot case to demonstrate the concept of this affordable and distributed tool. The experiment, organised by the European Defence Agency and supported by the EU Military Staff, offers perspectives for an agile and dynamic approach to research and experimentation and stimulate further EU distributed projects. 

 

More information:
Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:50
European Defence Agency Launches e-Quip, the On-Line Defence Market
Brussels | Jun 14, 2013 European Defence Agency.
 

The European Defence Agency (EDA) today officially launched e-Quip, its government to government electronic market place for surplus defence equipment. Through e-Quip national governments can exchange information on available assets ranging from Defence Systems and equipment, ammunition, or even space systems to services such as logistics and maintenance.

 

With national armed forces across Europe undergoing changes, a surplus of in-service or new military equipment is expected. This trend might increase as European nations gradually withdraw from operations around the globe over the coming years. In the current financial climate European nations need to make best use of military surplus equipment.

In March 2012 the European Defence Agency proposed and Defence Ministers supported the set-up of a government to government (G2G) electronic on-line market place to sell or transfer this equipment. Consequently, EDA developed, with the support of Member States’ experts, EDA’s new G2G online defence market tool, called e-QUIP. “E-Quip is a concrete and practical tool to foster cooperation among Member States. By exchanging information on available surplus equipment and services, it will help Member States not only to get best value for money but also to maintain and develop military capabilities in an environment of shrinking defence budgets”, says Giampaolo Lillo, Armaments Director of the European Defence Agency.

 

“We see the launch of e-Quip both as a follow-up to the Ghent-initiative on enhancing national capabilities with decreasing defence budgets and as another element in the efforts towards a better functioning European defence equipment market, ensuring cost efficiency and value for money for the tax payers. EDA’s work on both dimensions is crucial. I am sure that e-Quip will be a helpful tool for both Pooling & Sharing and for a better functioning market. We welcome and support EDA’s initiative and will certainly make use of e-Quip from a national perspective”, confirms Ulf Hammarström, Director General of the Swedish Defence and Security Export Agency.

 

Features

E-Quip allows contributing Member States to exchange information on available assets. Currently, thirteen Member States have access to the platform which is open for all EDA participating Member States as well as states with which the Agency has an administrative agreement. E-Quip is designed as a cost-free, non-commercial market platform that brings together potential buyers and sellers.

 

E-Quip allows Member States to exchange information on land, air and space as well as  naval equipment but also on cross-cutting issues such as, logistics, maintenance or other services (CBRN, training, etc.). Items under the land systems category for example can cover ammunition, protected vehicles or radar; air and space contains e.g. transport aircraft or space systems; while naval equipment can include for example sub-surface vessels.

 

Development Process

It was developed in close cooperation with the Member States to ensure meeting their exact needs. EDA does not form part of any transaction process between sellers and buyers; the Agency puts the tool at the disposal of Member States who then bilaterally finalise the transaction process. E-Quip will not be open to the public for reason of sensitivity of the offered equipment.

 

More information

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:50

14 juin 2013 belgiandefence

 

Les avions militaires de transport décollent un à un de la base aérienne de Saragosse le mardi 11 juin 2013. Ils reconnaissent l'espace aérien dans ses moindres détails avant d'entamer l'entraînement réel. L'European Air Transport Training 2013 représente cependant bien plus qu'un exercice tactique de vols. Il se veut le point de départ d'un cours visant à en standardiser les procédures.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:50
Exercice de mise en situation opérationnelle du Tigre - Crédits SIRPA Terre ADC J-C Thorel

Exercice de mise en situation opérationnelle du Tigre - Crédits SIRPA Terre ADC J-C Thorel

13.06.2013 Par: Frédéric Lert

 

C’est officiel : la commission interministérielle de contrôle, qui regroupe tous les intervenants de la sécurité aérienne du salon du Bourget, vient de valider la présentation en vol quotidienne de deux Tigre pendant le salon qui débutera lundi prochain. On verra donc simultanément en vol dans le ciel du Bourget un appareil français et un allemand, les deux en provenance de l’école franco-allemande (EFA) du Cannet des Maures. Les deux appareils se livreront à une présentation combinée simulant un combat aérien.

Deux Tigre pour le prix d’un…

C’est une belle satisfaction pour l’Alat et l’EFA, cette dernière fêtant cette année son dixième anniversaire. S’il fallait un symbole de plus, on pourrait également rappeler que 2013 est l’année du cinquantenaire du traité d’amitié franco-allemand, dit « traité de l’Elysée »…

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:50
Armour Plate Experts Unveil SMARTbend at DVD 2013

13.06.2013 MTL Group - army-guide.com

 

MTL Group today announced the launch of a new technology called SMARTbend. This technology developed by Europe’s leading specialist in cold forming ultra-high-hard armoured materials allows intricate shapes to be formed without the need for expensive tooling.

 

Following on from the success of its IMPAS Armour solution for add-on protection up to STANAG 4569 Level IV, MTL Group has invested significantly in SMARTbend giving armoured vehicle manufacturers a lower cost cold formed solution as an alternative to hot formed armour.

 

Due to the nature of SMARTbend, no heat is introduced into the material so the original mechanical properties of the steel are maintained unlike other processes that rely on heat and expensive, bespoke tooling to bend this type of material.

 

Simon Hurst, Sales Manager for Defence at MTL Group said

 

“Our customers are always challenging us to offer new options for their current vehicle protection systems. We work with them to manufacture an armoured structure in fewer pieces giving a stronger, lighter and more cost effective product together with increased protection levels to the end user”.

 

With all processing under one roof at its 30,000 sq. m. facility in Rotherham, UK, MTL Group has already demonstrated its capability in the design, development and manufacture of fully fabricated armoured structures to its global customer based. MTL Group is recognised as one of the leading manufacturers in the world to offer this complete service.

 

This SMARTbend technology, together with MTL Group’s already successful DFM (Design for Manufacture) service is giving global vehicle manufacturers new opportunities and they are already seeing the benefits of SMARTbend to reduce cost and weight and to seriously think “outside the box” at the design stage.

 

Simon Hurst said "It is an exciting and busy time for MTL Group at the moment with more customers bringing their challenges to the table ranging from hull optimisation projects to weight and cost reduction programmes and they are seeing excellent results.”

 

MTL Group will exhibit its SMARTbend and DFM in Concept 3 at DVD 2013, Millbrook Proving Ground in June.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:50
Hawk T2 jets pictured during a flight over North Wales (library image) [Picture: Corporal Paul Oldfield RAF, Crown copyright]

Hawk T2 jets pictured during a flight over North Wales (library image) [Picture: Corporal Paul Oldfield RAF, Crown copyright]

 

 

13 June 2013 Ministry of Defence

 

The first pilots have graduated from the UK's new advanced fast jet training course.

 

 

Four RAF pilots have completed the Hawk T2 training at RAF Valley, learning using the latest simulator technology as well as live flying.

Chief of the Air Staff, Air Chief Marshal Sir Stephen Dalton, praised the efforts of the 4 Royal Air Force pilots of Advanced Fast Jet Training Course 001.

Sir Stephen said:

The pilots who graduated today can be proud of what they have achieved as the pioneers of this new advanced training system, the Hawk T2, and can look forward with confidence that, following their conversion to operational aircraft, they will very soon take on their roles on Royal Air Force front line squadrons.

Having completed the course on the new Hawk they are some of the best trained pilots to graduate from UK fast jet training. Royal Air Force Valley delivers the most advanced fast jet training programme in the world. At the core of it, the Hawk’s advanced cockpit closely resembles that of our current and future combat aircraft, which will reduce the time required to convert to flying an operational aircraft, be that Typhoon, Tornado or the Lightning II.

The live flying at RAF Valley, on the Hawk T2, is supported by an increasing range of synthetic training on the ground. This makes every flying hour more productive and makes this entire programme even more cost effective for the UK.

A pilot demonstrates a Hawk fast jet simulator
A pilot demonstrates a Hawk fast jet simulator (library image) [Picture: Corporal Mark Dixon, Crown copyright]

While the previous Hawk T1 had a traditional cockpit with dials and instruments, the Hawk T2’s ‘glass’ cockpit is equipped with multi-function display screens, making it able to simulate a modern combat aircraft like the Typhoon or Lightning II.

Training on the ground is also ahead of that offered anywhere else. So called ‘synthetic’ training, using a range of simulators, means that each student covers a wider syllabus than before delivering a more proficient fast jet pilot to the front line operational conversion units (OCU) where they complete further training before they move to an operational role.

The course is 11 months long, with around 120 hours of live flying and a similar number of synthetic hours. There is no final examination as such, but the last trip on the course involves evading airborne and surface-to-air threats at medium and low level. The students then have to fly a Paveway IV bomb attack against a designated target whilst trying to evade a low-level airborne threat. They then have to lead their wingman home in a simulated emergency.

Formal graduation photo
Back Row: The 4 graduating pilots: Flying Officer David Wild, Flight Lieutenant Victoria Lyle, Flight Lieutenant Steven Moore and Flying Officer Thomas Wallington [Picture: Corporal Andy Ferguson RAF, Crown copyright]

In a statement, the 4 students said:

Being on the first T2 course has proved to be an exciting and rewarding opportunity. Whilst there have undoubtedly been both pros and cons to being the T2 ‘Test Pilots’, we have been privileged to have the chance to be the very first students to receive this world-leading training.

The structure of the course has allowed us to learn entirely new skill sets which will hopefully stand us in good stead on both the OCU and beyond. The final sortie was a fitting culmination of the different phases and involved a mission that required detailed planning, leading to the employment of medium and low level evasion tactics, whilst reacting to an evolving intelligence scenario and a variety of surface to air threats.

Pilot using a fast jet simulator
A pilot demonstrates one of the simulators used on the UK's advanced fast jet programme (library image) [Picture: Crown copyright]

The Station Commander at RAF Valley, Group Captain Adrian Hill, said:

This is the first graduation under the newly developed UK Military Flying Training System, in partnership with Ascent Flight Training. Royal Air Force Valley can produce a pilot who is now, more than ever before, able to master platforms of the future and deliver air power effects for the RAF which directly supports our success on operations. We take great pride in the quality of our training, which is reflected in the achievements of these high caliber officers, and their families can feel justifiably proud of their achievement.

The next course, with 2 Royal Navy and 4 Royal Air Force pilots, will graduate in August.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:45
Mali : Le Drian évoque deux blessés et des incidents

14.06.2013 Le Monde.fr

 

Jean-Yves Le Drian a souligné vendredi 14 mai que l'opération militaire au Mali avait été marquée par des incidents dans lesquels il y a eu deux blessés français cette semaine, et d'incessantes découvertes de tonnes d'armes.

 

Sur RFI, le ministre de la défense a observé : "On parle beaucoup moins d'incidents, d'action militaire, mais elle se poursuit et nos forces travaillent là dans des conditions extrêmes, très difficiles. (...) On s'habitue, il y a moins d'événements, mais tous les jours on trouve des caches d'armes, par tonnes." Et sans plus donner d'éléments sur les incidents, il a également observé : "Il y a encore quelques incidents puisqu'il y a eu cette semaine deux blessés parmi les forces spéciales françaises."

 

"LA SÉCURISATION SE POURSUIT"

 

"La sécurisation se poursuit, elle est largement gagnée, le sanctuaire djihadiste a disparu, mais il faut être extrêmement vigilants par rapport à des éléments sporadiques qui peuvent remettre en cause la stabilisation du pays", a averti M. Le Drian. "Il faut poursuivre la recherche de caches d'armes [qui] montrent qu'il y avait une organisation considérable destinée à remettre en cause la sécurité en France et en Europe." Elles étaient destinées "pas seulement à Bamako mais à des actions terroristes dans le monde entier", a assuré le ministre de la défense.

 

Il a expliqué que le retrait des forces françaises se poursuivrait mais qu'il y aurait "un plateau" pendant l'été. Les effectifs, "de 3 500-3 600 aujourd'hui", seront "de l'ordre de 2 000" comme prévu à la fin de l'été, a indiqué le proche du président François Hollande. Fin 2013, il y aura "1 000 militaires" pour "effectuer des missions de contre-terrorisme en bonne articulation avec la mission des casques bleus" qui va s'installer à partir du 1er juillet, a-t-il dit aussi.

 

Le ministre s'est dit par ailleurs optimiste sur l'issue des discussions entre le pouvoir malien et les rebelles touareg qui tiennent toujours Kidal, dans le nord du pays. "Il y aura un accord", a-t-il tranchéI, alors que les négociations, qui se déroulent à Ouagadougou depuis le 8 juin, n'ont pas abouti pour l'heure. "Il serait d'ailleurs invraisemblable que l'ensemble de ces acteurs ne trouvent pas un point de consensus pour la garantie de l'unité de ce pays, y compris par rapport à ce qu'a fait la France pour ce pays", a observé M. Le Drian.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:35
During 12 (Bomber) Squadron's War Week Squadron personnel are exposed to the potential situations they might encounter during their deployment to Afghanistan [Picture: Corporal Neil Bryden RAF, Crown copyright]

During 12 (Bomber) Squadron's War Week Squadron personnel are exposed to the potential situations they might encounter during their deployment to Afghanistan [Picture: Corporal Neil Bryden RAF, Crown copyright]

 

 

14 June 2013 Ministry of Defence

 

An RAF Tornado Squadron is being put through its paces at RAF Lossiemouth in Scotland this week as it makes final preparations for a deployment to Afghanistan.

 

Dubbed ‘War Week’, the exercise is the culmination of months of training for 12 (Bomber) Squadron who will soon depart for a 4-month tour at Kandahar Airfield. The RAF Tornados provide vital support to ground forces in Afghanistan including the gathering of reconnaissance imagery using sensors carried aboard the aircraft.

 

Challenges have come thick and fast for all personnel involved. Insurgent rocket attacks, unexploded bombs, road accidents and other events are carefully stage managed to test the reactions of airmen. Each event is closely monitored and participants receive a full debrief on their performance after each training serial.

 

Despite these challenges the Squadron has maintained its flying programme, launching several Tornado GR4 strike aircraft each day to fly training sorties identical to those they will conduct in Afghanistan. Once airborne the Tornado crew work closely with RAF Regiment Forward Air Controllers, deployed at various locations in Scotland, to hone their skills.

12 (Bomber) Squadron Tornado GR4s
12 (Bomber) Squadron Tornado GR4's are prepared for a training sortie identical to those they will conduct in Afghanistan [Picture: Corporal Neil Bryden RAF, Crown copyright]

Officer Commanding 12(B) Squadron is Wing Commander Simon Strasdin who said:

What we’ve achieved has been quite remarkable in terms of our readiness and capability to go to theatre. We’re ready to go.

Leading the team providing the training is Squadron Leader Simon Reade who said:

War Week is the final confidence building exercise that provides a safe environment to practice the skills they’ve been instructed in prior to the deployment to Afghanistan.

It unifies the squadron in their preparations for Afghanistan and ensures they deploy with a sound understanding of what they might be required to do in support of ISAF [International Security Assistance Force]. War Week is very much about the team and how the team performs and the Squadron have engaged fully.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:35
Pakistan Increases Defence Budget by 10 Percent

13/06/2013 by Victoria Knowles - Armed Forces International Reporter

 

Pakistan is increasing its annual defence budget by 10 percent, the country's new government announced, only a week after taking office.

 

This is despite a disabling budget scarcity of 8.8 percent. For the 2013-14 fiscal year, commencing July 1, the budget comes in opposition to a climate of feeble economic growth, unprecedented power cuts, diminishing reserves of foreign exchange and high inflation.

 

But the new budget, announced Wednesday, allocated 627 billion rupees ($6.3 billion) for defence: this is a 10 percent increase from the 570 billion rupees earmarked for the year outgoing June 30.

 

Nawaz Sharif took office as Prime Minister last week following the May 11 elections, representing a historic shift in democratic power in a nation where the military ruled half of its life.

 

Increased Military Budget in First Week of Office

 

Pakistan's most powerful institution is the military. Sharif has had unfavourable relations with the army in the past, which deposed him in 1999 in a bloodless takeover.

 

Ishaq Dar, finance minister, informed the national assembly that the government would dispel the energy sector of $5 billion worth of circular debt, within the next two months.

 

"This will greatly help minimize power cuts in the country," said Dar. He provided no further particulars on how the government would actually come up with the money to foot these bills.

 

Years of corruption, under-investment and mismanagement have lead to blackouts spanning up to 20 hours each day, nearly the entire day, when outside temperatures are hitting up to 50c.

 

Pakistan continues to pay an International Monetary Fund loan amounting to $11.3 billion from five years ago.

 

Dar said they have drawn out a comprehensive reforms programme targeting economic development, but again provided no exact details.

 

Dar's government promised to cut the budget deficit during the forthcoming year by 2.5 percent to 6.3 percent, and within three years down to four percent.

 

"The key point of our budget this year is to reduce the fiscal deficit and prevent the national economy from being adversely affected," said the minister.

 

GDP for the concluding fiscal year was 3.6 percent, just short of a four percent target, said Dar. For the forthcoming fiscal year, the government has set the bar higher at a 4.4 percent target.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories