Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 11:50
photo NATO

photo NATO

 

22/01/2016 Sources : Etat-major des armées

 

Le 21 janvier 2016, le général d’armée Pierre de Villiers a assisté au comité militaire de l’OTAN (MCCS - Military Committee in Chiefs of Staff Session) qui réunit trois fois par an à Bruxelles les chefs d’état-major des pays membres de l’Alliance atlantique.

 

A moins de six mois du sommet de Varsovie, l’objet de ce comité militaire était de faire le point sur les grands projets de la feuille de route établie à Newport deux ans plus tôt. Le  « plan d’action pour la réactivité » (Readiness action plan – RAP) et l’adaptation de l’Alliance à l’évolution des menaces sur les flancs Est et Sud de l’Europe ont ainsi été au cœur des discussions.

 

Lors de son intervention, le général de Villiers a fait le point sur le niveau d’engagement inégalé des forces françaises au Sahel, au Levant et sur le territoire national en soulignant les risques liés à la menace terroriste sur la sécurité internationale. Il a notamment pu développer ce point lors de ses entretiens bilatéraux avec ses partenaires, notamment italiens, australiens et lettons. Lors du MCCS, le CEMA a salué les avancées réalisées au titre du « plan d’action pour la réactivité » (RAP) avant de rappeler que l’ensemble des projets de Newport, déterminant pour l’adaptation de l’OTAN, devait être atteint en optimisant les ressources de l’alliance.

Repost 0
22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 08:50
Air Chief Marshal Sir Stuart Peach - photo UK MoD

Air Chief Marshal Sir Stuart Peach - photo UK MoD

 

 

Her Majesty the Queen has approved the appointment of Air Chief Marshal Sir Stuart Peach GBE KCB ADC DL to take over from General Sir Nicholas Houghton GCB CBE ADC as the next Chief of the Defence Staff this summer.

 

Michael Fallon, Secretary of State for Defence, said:

I am delighted to announce that Air Chief Marshal Sir Stuart Peach will assume the role of Chief of the Defence Staff this summer when General Sir Nicholas Houghton retires.

Sir Stuart has been an outstanding VCDS and I look forward to working closely with him in taking the fight to Daesh and ensuring we have the best Armed Forces to keep Britain safe.

A biography for Air Chief Marshal Sir Stuart Peach can be found on the here.

Repost 0
22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 08:20
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

 

21.01.2016 Actu Défense

 

Les sept ministres de la Défense des pays les plus actifs de la coalition se sont réunis à Paris, mercredi 20 (Australie, Italie, Allemagne, France, États-Unis, Royaume-Uni et Pays-Bas). Co-présidée par MM. Le Drian et Carter, elle a donné lieu à un communiqué commun.

 

En conférence de presse, ces derniers ont souligné l’étroitesse des liens franco-américains, qualifiés par M. Le Drian de remarquables et à un niveau inédit. Cette coopération s’est manifestée, par exemple, par le commandement de la Task Force 50, dans le Golfe, par un français pendant plusieurs semaines.

Ils ont également dressé un bilan de la réunion et ont faire part de la volonté commune d’accélérer l’effort de lutte contre Daech, avec comme priorité la reprise de Raqqa en Syrie, et Mossoul en Irak. Cet objectif ne peut être atteint qu’en soutenant les forces armées irakiennes et les forces démocratiques syriennes qui combattent Daech au sol. L’effort militaire est par ailleurs indissociable des processus diplomatiques.

Cette première rencontre a permis, par ailleurs, de déterminer les capacités de chacun des pays à contribuer à la lutte contre Daech.

Les ministres ont par ailleurs annoncé une nouvelle réunion de ministres de la Défense à Bruxelles dans trois semaines, dans un format plus large, puisqu’elle réunira 26 pays de la coalition.

 

photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

M. Carter a souligné le rôle important de certains pays du Golfe dans cet effort global. M. Le Drian, de son côté, a tenu à redire les efforts récents des pays européens, comme le Royaume-Uni, l’Allemagne ou la Belgique.

Interrogé sur la lutte anti-terroriste dans le Sahel, M. Le Drian a confirmé la cohérence, l’efficacité et la pérennité du dispositif Barkhane au Sahel, ainsi que la coopération étroite avec les pays du G5 Sahel et les Etats-Unis.

Enfin, les deux ministres se sont félicités de l’annonce de la création d’un gouvernement d’unité nationale en Libye, première étape vers le rétablissement de la paix et de la sécurité.

Au terme de leur conférence de presse, MM. Le Drian et Carter se sont rendus au centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), où le chef d’état-major des armées a fait un point sur les opérations.

Repost 0
22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 08:20
Lockheed S-3B Viking - photo US Navy

Lockheed S-3B Viking - photo US Navy

 

20.01.2016 par Frederic Lert - Aerobuzz.fr
 

L’US Navy annonce le retrait de service de ses derniers Lockheed S-3B Viking. Un avion discret et pourtant remarquablement polyvalent, qui reste pour l’heure sans véritable remplaçant.

L’appareil avait quitté les unités de combat et le pont des porte-avions depuis 2009. Mais trois exemplaires volaient encore depuis cette date au sein du VX30 Air Test and Evaluation Squadron de Point Mugu en Californie. Leur mission, sans gloire, consistait à « blanchir » [1] les zones d’essais en mer. Sur ces trois avions, un premier avait été retiré du service en novembre dernier et les deux autres viennent à leur tour de quitter l’uniforme. La NASA, toujours à l’affut de bonnes affaires, en a toutefois récupéré un. L’autre est parti pour un stockage longue durée. Il ne va pas s’y ennuyer, puisqu’il y va retrouver environ 90 de ses petits camarades...

Après celle des Tomcat, Intruder et autres Prowler [2] , la mise à la retraite du Viking est une étape de plus dans la mutation de l’aviation embarquée américaine. Tous les avions spécialisés qui assurèrent son hégémonie dès la fin des années 70 sont à présent remplacés sur les ponts d’envol par un cortège uniformément gris et déprimant de F/A-18 Hornet et Super Hornet.

Site de l'article

Repost 0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 21:55
Photo Olivier Lapy Sagem

Photo Olivier Lapy Sagem


21.01.2016 Jean-Dominique Merchet

 

Le ministère de la Défense a tranché : le prochain drone tactique de l’armée de terre sera le Patroller de Safran. Longtemps favori, le Watchkeeper de Thales (dérivé d’un appareil israélien) est donc recalé à la suite d’un long appel d’offres.  14 « vecteurs » seront acquis : cela représente deux systèmes avec cinq appareils chacun, plus quatre appareils pour la formation. Le contrat est de l’ordre de 300 millions d’euros (350 étaient prévus dans la loi de programmation militaire). En termes économiques, il présente l’avantage d’être fabriqué en France à hauteur de 80%.

Le Patroller a séduit les opérationnels autant pour son endurance, jusqu’à 14 heures, avec un rayon d’action de 150 km que pour les qualités de sa boule optronique de recueil d’images. Dès 2010, nous avions évoqué les qualités de cet engin sur le blog secret défense

Avion « dronisé », le Patroller pourra voler sur le territoire national, assurent les proches du dossier. 

L’abandon du Watchkeeper sonne en revanche l’échec de la coopération franco-britannique, un temps évoquée, autour de cet engin qui équipe la British Army.

Le Patroller équipera le 61e régiment d’artillerie, spécialiste des drones tactiques, où il remplacera les SDTI, en fin de vie.

photo Sagem

photo Sagem

Repost 0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 17:55
Éric Normand, directeur général, et Laurence Ladurée-Cantet, DRH, près d'un radar fabriqué pour les avions Rafale. photo Ouest-France

Éric Normand, directeur général, et Laurence Ladurée-Cantet, DRH, près d'un radar fabriqué pour les avions Rafale. photo Ouest-France

 

20.01.2016 Rose-Marie DUGUEN - Ouest-France

 

À Étrelles, Thales Microelectronics emploie 500 salariés. L'entreprise forme ses futurs collaborateurs en interne et envisage une centaine de recrutements.

 

Que fait Thales Microelectronics à Étrelles, près de Vitré ?

Le centre de compétences en microélectronique de Thalès « développe et produit des technologies qui peuvent évoluer dans des environnements dits sévères en températures, vibrations, chocs », explique Éric Normand, directeur général de Thales Microelectronics.

 

Comment se porte le site ?

L'activité du site, qui emploie 500 personnes, a été stable entre 2010 et 2014. Il enregistre une croissante intéressante en 2015, qui se poursuivra en 2016. Le fruit de plusieurs facteurs, estime Laurence Ladurée-Cantet, directrice des ressources humaines : « Une stratégie de diversification dans le domaine civil, automobile, transports, spatial, pétrole, le secteur de la défense (70 % de l'activité) qui se porte bien et une volonté d'anticiper l'intégration et la formation de nouveaux salariés en vue de futurs départs en retraites. »

 

Suite de l’article

Repost 0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 17:55
photo Marine nationale

photo Marine nationale


21/01/2016 Sources : Marine nationale

 

Le 28 janvier 2016, un exercice national  de sécurité nucléaire se déroulera sur le port militaire de Cherbourg et dans la commune de Cherbourg-en-Cotentin. Le scénario, tenu secret, vise à tester le fonctionnement de l’ensemble de la chaine de décision des pouvoirs publics et de l’exploitant face à un événement à caractère radiologique, afin d’assurer la protection des personnes, des biens et de l’environnement. Il permettra également d’entrainer les équipes d’intervention amenées à intervenir sur un incident de ce type sur la base navale de Cherbourg. 34 établissements scolaires publics et privés, de la maternelle à l’IUT, seront sensibilisés et impliqués le 28 janvier. 

Plus généralement, cet exercice à dominante sécurité civile a pour objectif d’informer et de sensibiliser la population sur les mesures réflexes de. Dans ce cadre, une réunion publique d’information et d’échanges, présidée par le directeur de cabinet de la préfecture de la Manche et par l’adjoint territorial du commandant de la Marine à Cherbourg, s’est déroulée lundi 18 janvier dans la salle des fêtes de Cherbourg.

Au total, plus de 70 personnes (directeurs d’établissements scolaires ou d’entreprises, riverains ...) se sont déplacées pour s’informer et poser leurs questions aux autorités présentes. Jeudi 28 janvier, dès le retentissement de l’alarme spécifique du plan particulier d’intervention (PPI)(3 coups de sirène d’1 minute 41 secondes chacune entrecoupées d’une pause de 5 secondes), la population de Cherbourg-en-Cotentin sera invitée à jouer le jeu en se mettant à l’abri puis en écoutant les informations délivrées par la préfecture de la Manchesur les radios France Bleu Cotentin et Tendance Ouest. 

Repost 0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 17:50
Defence Secretary Michael Fallon visiting HMNB Clyde.  Photo UK MoD

Defence Secretary Michael Fallon visiting HMNB Clyde. Photo UK MoD

 

21 January 2016 Ministry of Defence and The Rt Hon Michael Fallon MP

 

Defence Secretary has visited the home of the Royal Navy’s submarine service to make clear the Government’s commitment to the nuclear deterrent.

 

Michael Fallon met submariners today (Thursday) and visited the Vanguard class submarine HMS Vigilant at HM Naval Base Clyde, at Faslane near Glasgow.

Vigilant is one of the four 16,000-tonne vessels which patrol the oceans and make up the UK’s independent strategic nuclear deterrent, which the Royal Navy has operated for more than 40 years.

Mr Fallon was briefed on the submarine’s operations by Vigilant’s commanding officer, Commander Dan Martyn, who guided him through the boat’s control room, missile compartment and missile control centre.

Defence Secretary Michael Fallon said:

Around the clock nuclear deterrent is as crucial to Britain’s defence now as it has ever been. It is the ultimate guarantee of the nation’s security.

We use our nuclear deterrent every day to deter a nuclear attack, nuclear blackmail and extreme threats that cannot be countered by any other means.

The Defence Secretary also had a chance to take in some of the infrastructure and world-class training facilities at the base.

Rear Admiral John Weale, Rear Admiral Submarines, said:

As a highly professional Service, the Royal Navy is entrusted with safely delivering continuous at sea deterrence. Since 1969 we have ensured at least one submarine was deployed at all times, as the nation’s ultimate security insurance policy.

We are now witnessing a resurgence in the Submarine Service; new submarines and driven personnel. Within the next four years all the UK’s submarines will be based in Scotland. This will lead to the creation of 1,400 new jobs taking the total number employed at HM Naval Base Clyde to 8,200 by 2022.

Commander Dan Martyn, Captain of HMS Vigilant, said:

The men and women of the Vanguard class submarines fully understand their role and responsibility in ultimately protecting the people of the United Kingdom.

The Submarine Service’s absolute professionalism ensures that the country’s nuclear deterrent provides safety and security for us all every hour of every day.

Vanguard Submarine infographic Photo UK MoD

Vanguard Submarine infographic Photo UK MoD

Repost 0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 17:50
La Norvège pourrait être amenée à commander dix F-35 de moins que prévu. photo Lockheed Martin

La Norvège pourrait être amenée à commander dix F-35 de moins que prévu. photo Lockheed Martin

 

20/01/2016 par Antony Angrand – Air & Cosmos

 

La Norvège va devoir très certainement revoir le nombre de F-35 commandés. Avec un prix du baril de pétrole toujours au plus bas et une monnaie nationale qui rend les JSF encore plus coûteux une fois leur prix converti en dollars américains, la ministre de la défense Ine Eriksen Søreide travaille actuellement sur un plan à long terme afin d'enrayer le sous-financement chronique des forces armées norvégiennes. Ce plan pourrait être révélé ce printemps.

Si le nombre de F-35 commandés n'est pas revu à la baisse, la Norvège se verra très certainement obligée de procéder à des coupes claires dans le budget de la défense ou de faire appel de manière beaucoup plus importante à l'Otan.

Suite de l’article

Repost 0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 16:55
Drone Patroller - photo RP Defense

Drone Patroller - photo RP Defense

 

21/01/2016 par Guillaume Belan – Air & Cosmos

 

Surprise ! Alors qu'il y a plusieurs mois, le Watchkeeper était donné gagnant à la faveur de la coopération britannique, c'est le Patroller qui vient finalement de ressortir vainqueur de la procédure menée conjointement par la DGA (Direction générale de l'Armement) et la STAT (Section Technique de l'armée de terre) indique une source proche du dossier. La décision doit être validée en CMI (Comité interministériel d'investissement) début février. Le marché remporté par Sagem d'un montant de 300 millions d'euros couvre la livraison d'ici 2019 de 14 vecteurs aérien Patroller, soit 2 systèmes (un système étant composé de 5 vecteurs et d'une station sol) et de 4 autres vecteurs pour l'entrainement et la formation des forces, associé à 10 ans de maintien en condition opérationnelle (MCO). Les Lettre aux industriels sont parties hier.

Suite de l’article

Sagem - Euroflir 410 - Essais Patroller - Juin 2014 - Ph Ph Wodka-Gallien - Sagem

Sagem - Euroflir 410 - Essais Patroller - Juin 2014 - Ph Ph Wodka-Gallien - Sagem

Repost 0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 16:55
[Teaser] Quand le terrain est le premier ennemi (2/2)


21 janv. 2016 par JDEF

 

Les légionnaires avec qui nous avions vécu au cœur de la forêt amazonienne, au Brésil, sont aujourd’hui spécialistes du combat en jungle. Quant aux unités de l’armée de Terre que nous avions suivie en Picardie, elles peuvent désormais, à tout moment, intervenir en zone urbaine.

Dans cette seconde partie du Journal de la Défense (#JDef), nous vous emmenons en Afrique où les forces françaises sont formées aux opérations dans le désert, milieu de tous les extrêmes. Puis retour en France où les nageurs de combat s’entraînent à mener des missions sous-marines. Ils font du monde du silence leur théâtre d’opérations.

Repost 0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 13:55
photo DGA Marine nationale

photo DGA Marine nationale


21 janv. 2016 Marine nationale

 

Le 13 janvier 2015, la DGA et la Marine ont réalisé avec succès le premier aérolargage d’une ECUME (Embarcation commando à usage multiple et embarquable) au large de Brest. Cette première s’inscrit dans le cadre du processus de validation du largage à la mer de l’ECUME. Cette opération a mobilisé au total environ 80 personnes, dans les airs et sur le plan d’eau dont environ 50 membres de la FORFUSCO, principalement de l’état-major et du commando Ponchardier, avec une quinzaine d’embarcations sur l’eau, du personnel de CECLANT et de la base navale de Brest et, évidemment, du personnel de la DGA, qui pilote la qualification aérolargage de l’ECUME, un BSAD (batiment de soutien, d’assistance et de dépollution), et un C130 de l’armée de l’air

Repost 0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 12:55
Mutuelle référencée par le ministère de la Défense, Unéo comptait en 2014 près de 1,2 million de personnes protégées pour 578 millions d’euros de cotisations

Mutuelle référencée par le ministère de la Défense, Unéo comptait en 2014 près de 1,2 million de personnes protégées pour 578 millions d’euros de cotisations

 

20/01 Laurent Thevenin / Journaliste - lesechos.fr

 

Unéo, la mutuelle des forces armées référencée par le ministère de la Défense, entre en négociations exclusives avec Covéa (GMF, MAAF, MMA). Les deux groupes veulent construire un pôle mutualiste de protection sociale « Défense et sécurité ».

 

C’était le grand dossier de ce début d’année dans un monde mutualiste en recomposition permanente. A la recherche d’un partenariat stratégique, la mutuelle Unéo a annoncé mercredi qu’elle entrait en négociation exclusive avec le groupe d’assurances Covéa (GMF, MMA et MAAF). L’objectif affiché est de créer « un pôle mutualiste de protection sociale défense et sécurité ». La mutuelle des militaires référencée par le ministère de la Défense ne donne aucune indication sur le calendrier envisagé.

Unéo s’était laissé le choix entre trois partenaires possibles : Covéa, AG2R La Mondiale et Allianz. Le 11 janvier, son conseil d’administration s’était prononcé en faveur du premier. L’assemblée générale réunie mercredi a entériné ce choix et « donné délégation au président du conseil d’administration » pour engager des discussions exclusives avec Covéa.

Suite de l’article

 

Repost 0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 11:55
 Le général Soubelet publie un livre en mars

 

20.01.2016 source lessor.org

 

Le 24 mars, le général de corps d’armée Bertrand Soubelet publiera, chez Plon, un ouvrage intitulé "Tout ce qu’il ne faut pas dire". Si le titre annonce la couleur, le sous-titre est encore plus clair: "Insécurité, justice, un général de Gendarmerie ose la vérité".

Nous n’avons pu prendre connaissance du contenu de ce livre, mais il doit être sensible, surtout si l’on se rappelle que le franc-parler du général lui avait valu, le 1er septembre 2014, de perdre sa place de Directeur des opérations et de l’emploi, c’est à dire de numéro 3 de la Gendarmerie.

D'autant qu'il est extrêmement rare, en France, de voir des généraux en activité s'exprimer sur des sujets d'actualité.

Cette publication aurait dû rester secrète jusqu’au dernier moment. Mais, suite à une maladresse de la société de distribution de Plon, la parution a brièvement été annoncée en ligne. Vite retirée, l’information n’a pourtant pas échappé à la veille du ministère de l’Intérieur et de la Direction générale de la Gendarmerie, où les esprits sont désormais en ébullition en attendant de savoir ce qu’a pu écrire le "général Courage", comme il avait été surnommé lors de son éviction.

suite de l'article

Repost 0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 11:50
credits Parlement Européen

credits Parlement Européen

 

21.01.2016 Sécurité et défense REF. : 20160119STO10518

 

 

À la suite des attaques terroristes qui se sont déroulées à Paris en novembre 2015, la France a demandé l'aide des autres États membres en activant pour la première fois la clause « d'aide et d'assistance » prévue par les traités européens. Cette procédure soulève de nombreuses questions concernant la marche à suivre ainsi que le rôle de l'Union européenne. Mercredi 20 janvier, les députés réunis en plénière débattront d'une résolution à ce sujet. Celle-ci sera soumise à un vote le lendemain.

 

L'article 42 paragraphe 7 du traité sur l'Union européenne

La clause de défense mutuelle, ou article 42 paragraphe 7 du Traité sur l'Union européenne, a été introduite en 2009 avec le traité de Lisbonne. Elle stipule que les pays de l'Union européenne sont obligés d'aider un État membre si celui-ci est l'objet « d'une agression armée sur son territoire ». Ce soutien doit demeurer conforme aux possibles engagements souscrits au sein de l'OTAN (l'Organisation du traité de l'Atlantique nord).
Pourtant, aucune procédure formelle n'a été prévue. L'article ne requiert pas expressément une assistance de nature militaire. Les pays qui mènent une politique de neutralité, comme l'Australie, la Finlande, l'Irlande et la Suède, peuvent donc également coopérer s'ils le souhaitent.

 

Quel type d'assistance cet article prévoit-il ?

Depuis sa demande d'assistance invoquée le 17 novembre 2015, la France organise des pourparlers bilatéraux avec les autres États membres afin de savoir quel type d'assistance est possible. Certains pays ont exprimé leur volonté de rejoindre les opérations menées en Syrie et en Irak. D'autres sont prêts à renforcer leur présence dans le cadre de missions internationales, ce qui permettrait aux troupes françaises d'être transférées ailleurs.

 

Le rôle de l'Union européenne

Le type d'assistance requis étant convenu entre les États à un niveau bilatéral, le rôle de l'Union européenne est plutôt limité. Pourtant, l'Union pourrait faciliter et coordonner le processus.

Dans une résolution datant de novembre 2012, les députés ont invité la Haute Représentante de l'Union pour les Affaires étrangères, à cette époque Catherine Ashton, à proposer des modalités pratiques ainsi que des lignes directrices au sujet de la clause de défense mutuelle.

 

Débat et vote en plénière 

Les députés réunis en session plénière à Strasbourg débattront aujourd'hui de la clause de défense mutuelle. Ils se demanderont notamment si un plus fort engagement de l'Union européenne pourrait être utile.

Le débat aura lieu mercredi 20 janvier au soir. La résolution sera votée jeudi 21 janvier un peu après 12 heures (heure de Paris).

 

Pour suivre la session plénière en direct, cliquez ici.

 

 

credits Parlement Européen

credits Parlement Européen

credits Parlement Européen

credits Parlement Européen

Repost 0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 11:30
photo US Navy

photo US Navy


20.01.2016 Ministère de la Défense
 

The text of the following statement was released by the defense ministers of Australia, France, Germany, Italy, the Netherlands, the United Kingdom and the United States following a meeting co-hosted by France and the United States in Paris on counter-ISIL cooperation.

Australian Minister of Defence Marise Payne, French Minister of Defense Jean-Yves Le Drian, German Minister of Defense Ursula vonder Leyen, Italian Minister of Defense Roberta Pinotti, Dutch Minister of Defense Jeanine Hennis-Plasschaert, British Secretary of State for Defence Michael Fallon, and American Secretary of Defense Ash Carterled their respective delegations.

 

Today in Paris – at the invitation of French Minister of Defense Jean-Yves Le Drian and U.S. Secretary of Defense Ash Carter– we discussed opportunities to intensify and accelerate the counter-ISIL/Daesh military campaign in Iraq and Syria, our shared approach to defend against its global ambitions, and to ensure the protection of our citizens. ISIL/Daeshare on the back foot.But there is more we need to do.

We reaffirmed our governments’ continuing substantial commitment to work together with the entire C-ISIL/Daesh Coalition to accelerate and intensify the campaign against ISIL/Daesh, in order to deliver a lasting defeat to this barbaric organization. We expressed our broad support for the campaign plan objectives, and the need to continue gathering momentum in our campaign, as it moves into its next phase targeting ISIL/Daesh's vulnerabilities. We discussed military campaign requirements to expand efforts against ISIL/Daesh and committed to work together with other military and non-military contributors to fill these requirements.  We agreed to review regularly the coalition’s campaign plan and the progress in its implementation.

The military campaign is an essential part of our overall effort to defeat and destroy ISIL/Daesh, but it is not sufficient. We are committed to ensuring the coherence of our military actions with the comprehensive efforts to set the conditions for sustainable political stability in the region.

We thank all of our partners are helping us advance the military campaign against ISIL/Daesh and its infrastructure. We recognize in particular the dedication and stead fastness of local partner forces.

We endorsed Secretary Carter’s proposal for defense ministers ofthe C-ISIL/Daesh Coalition force contributing nations to convene their first Defense Ministerial, in February.

 

Repost 0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 08:56
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

19/01/2016 Propos recueillis par le capitaine Karim DJEMAI - Armée de l'air

 

13,5 hectares, 290 000 m2 de bureaux, 9300 militaires et civils de la Défense, plus de 1500 visiteurs quotidiens… Le site de l’Hexagone Balard affiche des statistiques impressionnantes, inédites en France. À la tête de son commandement militaire se trouve un aviateur, le colonel Laurent Boïté. Rencontre.

 

Mon colonel, dans quelles circonstances le commandement militaire (COMILI) de Balard a-t-il été créé ?

 

Dans le cadre du « projet Balard », un échelon précurseur du COMILI a été mis en place dès le mois de septembre 2014. Cette entité était placée sous l’autorité du colonel Jean-Pascal Ruvira, également commandant de la cité de l’air et de la base aérienne (CABA) 117. La montée en puissance et les déménagements se sont enchaînés à compter du printemps 2015. L’essentiel des effectifs est arrivé en mai et juin 2015, avec notamment l’installation du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO). Aujourd’hui, les déménagements sont globalement terminés et le site a quasiment atteint la totalité de ses capacités d’accueil. Après la cérémonie de dissolution de la CABA 117, le 25 juin 2015, le COMILI a hérité de ses traditions. Nous avons ainsi reçu avec fierté la garde du drapeau de la 34e escadre aérienne de bombardement, une escadre à l’histoire très fournie.

 

Comment est organisée la gestion de l’Hexagone Balard ?

 

Le fonctionnement quotidien du site est articulé autour d’un « triumvirat » réunissant le COMILI et le service parisien de soutien de l’administration centrale (SPAC) côté ministère de la Défense, et le partenaire privé OPALE Défense. Les périmètres d’actions de chacun sont clairement définis. Ce « triumvirat » dialogue en permanence pour assurer le bon fonctionnement de l’Hexagone Balard. Étant à la tête du COMILI, je suis garant du caractère militaire du site. Pour sa part, le SPAC est chargé de la gestion financière du partenariat public-privé, avec la société OPALE Défense, responsable du soutien. Cette dernière est elle-même articulée autour des trois grands groupes industriels que sont Thales, Bouygues et Sodexo. Enfin, je tiens aussi à souligner l’action majeure, au travers de son centre de Balard, de la direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information de la Défense (DIRISI) dans l’exploitation et la mise en œuvre des systèmes de communications spécifiques du ministère de la Défense.

 

Quelles sont les missions confiées au COMILI ?

 

Le COMILI est un organisme interarmées subordonné à l’état-major des armées. Trois grandes missions lui sont confiées : la sécurité incendie et la protection de l’Hexagone Balard ; l’administration du personnel militaire ; une mission « appui-finances ». Pour cela, je m’appuie sur un effectif d’environ 300 personnes aux profils très variés : plus d’une centaine de militaires de tous horizons (dont une soixantaine d’aviateurs), du personnel civil, ainsi que des pompiers de Paris et un groupement de gendarmes de l’air.

 

Pourriez-vous nous détailler ces missions ?

 

Tout d’abord, je suis délégué local en termes de sécurité. Pour exercer cette fonction, je suis placé sous l’autorité du chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA). Cela s’explique par le fait que, historiquement, l’implantation géographique de Balard dépend du CEMAA, notamment lorsque le site hébergeait la CABA 117. Pour la protection, je m’en remets essentiellement aux gendarmes de l’air, dont c’est la mission essentielle. Avec l’opération Cuirasse lancée pour faire face à la menace terroriste, nous disposons aussi d’un renfort de personnel militaire, composé d’aviateurs et de marins. Cela requiert de gros efforts, puisqu’en parallèle nous accueillons chaque jour jusqu’à 2000 visiteurs sur le site. Nous devons donc conserver une certaine fluidité d’accès. Une partie de la mission de protection incombe également à des sociétés privées de gardiennage. Ces dernières sont notamment chargées des fonctions de filtrage et d’accueil, ainsi que de la supervision des dispositifs de surveillance à distance. À titre d’exemple, les systèmes d’alarme ne comptent pas moins de 25 000 capteurs.

 

Le COMILI assure aussi l’administration d’environ 5000 militaires, quelle que soit leur affectation : état-major, inspection, direction générale de l’armement… Cette mission est complexe, car chaque organisme ou armée administre son personnel selon des procédures différentes. Nous assurons notamment un volume considérable de travaux de chancellerie. Par exemple, le COMILI a rédigé pas moins d’une centaine de mémoires de propositions au cours de la dernière campagne d’attribution de la Légion d’honneur…

 

Le COMILI gère également tout ce qui a trait à la vie militaire du site. Nous sommes ainsi responsables de la préparation opérationnelle individuelle du combattant, du cérémonial militaire, des services de garnison... Pour la préparation physique des militaires du site, nous disposons d’infrastructures admirables, avec l’un des services des sports les mieux dotés de la Défense.

 

Enfin, un bureau « budget » est chargé de suivre et de valider les dépenses de certains organismes du site, notamment l’état-major des armées. Y figure aussi l’échelon liquidateur de la CABA 117.

 

D’un point de vue personnel, quelles sont vos impressions en tant que premier commandant militaire de Balard ?

 

C’est une responsabilité très enrichissante. J’ai la chance d’avoir un point de vue très intéressant sur l’Hexagone Balard et de pouvoir dialoguer avec l’ensemble des états-majors et des échelons de direction du ministère. Une telle concentration présente de nombreux avantages. Au cours de mes précédentes affectations, j’ai pu tisser un solide réseau interarmées. Cela s’avère précieux dans l’exercice quotidien de mes fonctions. Mais j’ai surtout la chance d’être à la tête d’un personnel passionnés venant de formations interarmées. Cela permet de tirer le meilleur de chaque armée et de s’inspirer des bonnes pratiques, là où elles se trouvent. Dans cette phase de création d’un nouveau commandement, c’est un atout inestimable.

 

L’Hexagone Balard en quelques chiffres :

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

- 16,5 ha de superficie totale,

- 87 200 m² de façades,

- 5 600 m² de panneaux photovoltaïques,

- 2 espaces de restauration de 3 500 places pour 7 200 repas par jour,

- 3 135 bureaux, dont 1 521 bureaux individuels,

- 15 200 ordinateurs,

- 400 salles de réunion,

- 700 chambres,

- 108 ascenseurs,

- une piscine de 25 mètres,

- un pôle d’activités sportives.

Repost 0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 08:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

20/01/2016 Sources : État-major des armées

 

La semaine du 11 au 17 janvier 2016, les pompiers des forces terrestres françaises du camp de Port-Bouët en Côte d’Ivoire ont délivré aux soldats ivoiriens un monitorat de sauvetage au combat de niveau 1.

 

Les Forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI) organisent régulièrement des séances d’instruction au profit des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Ces périodes d’échange contribuent au renforcement des liens qui unissent les soldats français avec leurs homologues ivoiriens.

 

Cours théoriques et cas concrets sont les facteurs-clés du succès de l’instruction afin de transmettre dans les meilleures conditions le savoir-faire des soldats français au FRCI. Les deux armées ont ainsi pu échanger leurs points de vue et leur méthodologie vis-à-vis de la formation dispensée.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

Repost 0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 08:35
Séoul officialise le développement du chasseur coréen KF-X

 

SEOUL, 21 jan. (Yonhap)

 

La feuille de route pour le développement de l’avion de chasse coréen, KF-X, a été officialisée ce jeudi pour produire six prototypes d’ici à 2021 et les soumettre à quatre années d’essais afin de fournir quelque 120 avions de chasse de la nouvelle génération de conception coréenne à l’horizon de 2032.

 

L’Administration du programme d’acquisition de défense (DAPA) a organisé aujourd’hui une réunion de lancement du projet de développement du KF-X au siège de Korea Aerospace Industries (KAI) situé à Sacheon, dans le sud-est du pays, avec la participation du président de la DAPA, Chang Myoung-jin, du PDG de KAI, Ha Sung-yong, et de membres du gouvernement indonésien, le pays coproducteur du KF-X.

 

D’après cette feuille de route, le plan architectural du chasseur sera achevé en septembre 2019 pour produire les six prototypes jusqu’en 2021 pour des vols d’essai durant les quatre années suivantes. Le développement prendra fin en juin 2026 pour une production de masse afin de fournir 120 chasseurs KF-X à l’armée de l’air en 2032.

 

Afin de réaliser ce projet, la DAPA a présenté son objectif concernant la proportion de la fabrication locale, jusqu’à 65% pour 90 pièces détachées, notamment le radar à antenne actif AESA (Active Electronically Scanned Array, AESA), l’ordinateur des missions (MC) et le pod de ciblage optique (Electronic Optics Targeting Pod, EO TGP).

 

En particulier, une équipe de conception sera créée pour le radar AESA pour lequel les Etats-Unis ont refusé le transfert de technologies à l’Agence pour le développement de la défense (ADD) et cette équipe sera chargée de concevoir le radar AESA et de l’intégrer dans le système du chasseur KF-X.

 

Le président de la DAPA a noté dans son discours d’ouverture que «le projet KF-X jouera un rôle initiateur pour le développement de l’industrie aéronautique». «Nous allons développer ces avions de chasse coréens pour qu’ils soient déployés à temps.»

 

Pour ce projet KF-X, un budget total de 18.100 milliards de wons (environ 13,74 milliards d’euros) sera débloqué, dont 8.500 milliards pour le développement et la conception, puis 96.000 milliards pour la production de masse. Cet avion de chasse sera l’équivalent du KF-16 pour la manœuvre aérienne mais les dispositifs comme le radar et les équipements électroniques seront bien plus performants.

Repost 0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 08:30
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

20/01/2016 Sources : État-major des armées

 

Du 15 au 26 janvier 2016, l’équipe EOD (Explosive Ordnance Disposal) de la Force Commander Reserve (FCR) a conduit deux entraînements conjoints avec une vingtaine de sapeurs spécialistes génie et EOD des forces armées libanaises.

 

L’équipe EOD – en français « Neutralisation, enlèvement et destruction des explosifs » (NEDEX) – a partagé avec les militaires libanais ses connaissances techniques en matière d’investigation, de sécurisation de munitions et de dépollution de zone, ainsi que les techniques de neutralisation d’engins explosifs improvisés (IED).

 

Les spécialistes français ont axé leurs échanges sur les méthodes d’intervention sur les IED et leur neutralisation. Ils ont ainsi été conduits des exercices de destruction de colis piégés dans le cas fictif d’une alerte à la bombe, de neutralisation d’une munition non-explosée et de dépollution d’une zone.

 

En parallèle, d’autres situations ont été étudiées par les stagiaires libanais comme l’investigation, la prise de vue et leur analyse sur une zone de départ de roquettes. Les protocoles de déshabillage sur les tenues imposantes et spécifiques des EOD en cas d’incident grave ont également été présentés et mis en pratique, en coordination avec les équipes médicales de la FCR.

 

En alerte permanente, l’équipe EOD de la FCR a pour mission d’intervenir au profit des forces françaises, aussi bien sur les emprises militaires françaises qu’au cours de missions particulières. En outre, elle peut être amenée à intervenir à l’ambassade de France au Liban ou sur les navires français accostant en territoire libanais.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est l’un des principaux pays contributeurs de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), avec près de 900 soldats déployés en permanence. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action, dans le cadre de la résolution 1701. Le volet naval de cette mission comporte en permanence plusieurs frégates déployées en force constituée (la Task Force 448). Leur mission : surveiller les approches maritimes du Liban et empêcher l’introduction d’armes par la mer.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

Repost 0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 08:30
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

20/01/2016 Sources : État-major des armées

 

Du 15 au 26 janvier 2016, les équipes cynotechniques de la Force Commander Reserve (FCR) se sont entraînées avec leurs homologues des Forces armées libanaises (FAL) sur le camp de Dayr Kifa.

 

Par équipe de trois maîtres-chiens, les soldats libanais ont partagé leur expérience et leurs savoir-faire avec les équipes cynotechniques de la FCR. Les entraînements à la recherche d’explosifs se sont enchaînés et des stages conjoints ont été menés à Dayr Kifa avec les FAL par la section génie combat et les EOD (Explosive Ordnance Disposal) de la FCR.

 

Venus avec des chiens spécialisés dans la recherche d’explosifs, mais également avec des chiens de recherche de mines, les maîtres-chiens libanais ont partagé avec leurs homologues français leur compétence spécifique pour les interventions en zone minée. Leurs chiens spécialisés sont capables de détecter des munitions en matière plastique, ce qui ne peut être réalisé avec un détecteur de métaux.

 

Les maîtres-chiens de la FCR, issus du 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre de Suippes, possèdent des chiens spécialisés dans la recherche d’explosifs mais également des chiens d’intervention. Ils contribuent à la sécurité du personnel et des infrastructures en assurant le contrôle des véhicules entrant dans le camp, la détection d’objet suspect, la fouille de locaux ou encore l’intervention en soutien d’une opération en coordination avec les éléments du génie.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL, avec près de 900 soldats déployés en permanence. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action, dans le cadre de la résolution 1701. Le volet naval de cette mission comporte en permanence plusieurs frégates déployées en force constituée (la Task Force 448). Leur mission : surveiller les approches maritimes du Liban et empêcher l’introduction d’armes par la mer.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

Repost 0
20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 21:55
La trame des compétences - armée de Terre EMHM

La trame des compétences - armée de Terre EMHM


20 janvier 2016 EMHM - Armée de Terre

 

Organisation du commandement et de la formation en montagne dans les troupes spécialisées montagne

 

L’accident dramatique survenu le 18 janvier au 2e régiment étranger de Génie a mis en évidence la méconnaissance par le grand public de la pratique de la montagne au sein des Armées. Dans le cadre des missions spécifiques confiées et d’une pratique collective avec des détachements parfois importants, elles disposent d’un dispositif de formation permettant d’armé une trame de compétences, et d’une procédure adaptée, la chaine fonctionnelle.

 

La formation montagne militaire vise à donner une véritable capacité opérationnelle dans les terrains et les conditions climatiques difficiles, en particulier les zones montagneuses, en donnant aux chefs la capacité d’exercer leur commandement avec une réelle autonomie de décision et à la troupe les capacités techniques d’évoluer et in fine de combattre dans ce milieu. La finalité opérationnelle implique que la formation ainsi que la pratique de la montagne soient organisées différemment de ce qui existe dans le milieu civil. Toutefois, toutes les formations sont conçues et mises e œuvre par des experts militaires, guides de haute montagne, qui ont été formés par l’école nationale de ski et d’alpinisme (ENSA).

 

Pour atteindre cet objectif opérationnel, une trame de compétence ainsi qu’une chaine fonctionnelle ont été définies.

Les compétences sont obtenues après une longue formation qui s’appuie d’une part sur des stages suivi à l’école militaire de haute montagne et d’autre part sur des périodes d’acquisition d’expérience individuelles et collectives, en été comme en hiver. Cette formation vise à donner progressivement de l’expérience et de l’autonomie.

• Instruction et formation

Il existe cinq niveaux de prérogatives et de responsabilités en fonction des stages suivis :

Niveau initial

Le niveau initial, acquis au sein des unités spécialisées montagne, qui est sanctionné par le brevet d’alpiniste et de skieur militaire (BASM). La formation d’adaptation montagne initiale (FAMI), d’une durée totale de 6 semaines, vise à délivrer les capacités individuelles à stationner, se déplacer et utiliser ses armes au sein d’un détachement engagé en montagne.

Niveau complémentaire

Le niveau complémentaire, acquis au sein des unités spécialisées montagne, qui est sanctionné par le brevet de chef d’équipe de haute montagne (BCEHM). La formation d’adaptation montagne complémentaire (FAMC), d’une durée totale de 6 semaines, vise à délivrer les capacités à conduire une cordée ou une équipe au sein d’un détachement engagé en montagne et à tenir les fonctions d’aide moniteur dans les domaines de la formation reçue.

Niveau de qualification

Le niveau de qualification, acquis à l’école militaire de haute montagne (EMHM), qui est sanctionné par le brevet de qualification des troupes de montagne (BQTM). La formation de qualification, d’une durée totale de 12 semaines, s’inscrit dans une démarche d’autonomie progressive, dans le domaine technique comme dans celui du commandement en montagne. Elle vise à délivrer les capacités de seconder le chef de détachement dans toutes ses tâches et de diriger certaines activités d’instruction montagne. Ce niveau constitue le prérequis pour accéder au niveau de perfectionnement.

Niveau de perfectionnement

Le niveau de perfectionnement, acquis à l’EMHM, qui est sanctionné par le brevet de chef de détachement de haute montagne (BCDHM) soumis à recyclage. La formation de perfectionnement, d’une durée totale de 12 semaines, vise à donner la capacité à un cadre d’assumer en autonomie le commandement en haute montagne d’un détachement correspondant à sa fonction ou à son grade, ou d’un niveau supérieur en présence du chef organique, ainsi que la direction des séances d’instruction et d’entrainement montagne. Recyclé tous les 5 ans, ce niveau constitue le cœur de la formation montagne car il conditionne la capacité des unités spécialisées montagne à s’instruire, à s’entrainer et à s’engager dans ce milieu spécifique.

Niveau de l’expertise

Le niveau d’expertise qui se compose de la formation de moniteur guide militaire (MGM), soumise à recyclage, dispensée par l’EMHM et des formations d’Etat et professionnelles d’éducateur sportif option alpinisme (guide de haute montagne), de ski alpin (moniteur du ski), de ski nordique de fond, d’escalade et de parapente. Celles-ci sont externalisées auprès d’organismes dépendant du ministère de la ville, de la jeunesse et des sports, hormis leur préparation qui s’effectue à l’EMHM. Ces formations d’expertise, qui permettent de disposer de conseillers montagne pour le commandement et de formateurs dans les domaines considérés, sont un élément essentiel de la sécurité des activités.

• Chaîne fonctionnelle de contrôle des activités à caractère montagne

Dans toutes les unités de l’armée de terre, la pratique de la montagne est règlementée par une procédure, la chaine fonctionnelle. Toute activité de montagne initiée par le chef du détachement est formalisée par une « fiche d’activité à caractère montagne ». Elle est soumise à l’approbation des experts de la cellule de sécurité montagne de l’unité (Guide de Haute Montagne, ou moniteur guide militaire) qui valident et donnent les conseils techniques nécessaires. Le chef de corps en dernier lieu ordonne l’activité qui peut alors être conduite sur le terrain.

Au cours de la conduite de course, le chef du détachement s’appuie sur la trame de compétence à sa disposition : les cadres et militaires du rang titulaires des brevets de qualification (BQTM) et du chef d’équipe de haute montagne (BCEHM). Il dirige le déplacement en menant les réflexions nécessaires, prend les décisions adaptées et donne les ordres à ces subordonnés qualifiés.

 

La chaîne fonctionnelle - armée de Terre EMHM

La chaîne fonctionnelle - armée de Terre EMHM

La chaîne fonctionnelle ainsi constituée assure la conception, la décision, la préparation, la conduite, le suivi, la surveillance et l’exploitation de toute activité montagne.

Outre l’organisation de la formation qui alterne des stages et de l’acquisition d’expérience continue en unités, il existe une organisation du suivi, du conseil et du contrôle des activités montagne (carnets alpins individuels, programmation et cahiers d’ordres, fiches d’activité montagne, informations et rappels sur la sécurité…). De la même manière le matériel utilisé est adapté, normé et parfaitement suivi.
Par ailleurs, les activités militaires en montagne sont encadrées par des textes règlementaires :
Pour la formation la référence est l’Instruction Ministérielle n°273/DEF/RH-AT/PMF/DS de 2015 relative aux actions de formation d’adaptation de l’interdomaine montagne.
Pour l’organisation des activités, la référence est le règlement sur la pratique de la montagne dans l’armée de Terre qui a été actualisée en octobre 2015.

Repost 0
20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 17:55
photo C. Lebertre / DICOD

photo C. Lebertre / DICOD


20/01/2016  DICOD

 

Le ministre de la Défense s’est rendu vendredi 15 janvier 2016 à Balard (Paris, 15e) afin de rencontrer le groupe utilisateurs et les équipes en charge du projet Source Solde, successeur du logiciel de paye Louvois. L’occasion pour Jean-Yves Le Drian de faire un point sur le déploiement du programme.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a rencontré les membres du groupe utilisateurs (GU) et les équipes en charge du projet Source Solde, nouveau logiciel de solde interarmées,le vendredi 15 janvier 2016 à Balard (Paris 15e).

Créé à la demande du ministre en octobre 2012 dès le début de la crise Louvois, pour permettre à l’administration de mieux mesurer les difficultés des administrés et de les maintenir informés des mesures prises pour y répondre, le GU, présidé par le directeur des ressources humaines du ministère, est devenu  un lieu privilégié d’échanges entre des représentants de l’administration et des représentants  du personnel et des familles, ainsi qu'une source de propositions d’évolutions.
Le groupe utilisateurs a exprimé devant le ministre et  devant Anne-Sophie Avé, nouvelle directrice des ressources humaines du ministère,  les résultats positifs de la mobilisation de l’administration et des travaux menés en commun conduisant à des améliorations sensibles du fonctionnement de la solde avec Louvois. Le groupe a également fait part des difficultés encore rencontrées par les militaires et les familles. Le ministre  a renouvelé  sa volonté et son engagement à être très attentif à la situation de celles et ceux touchés par ces dysfonctionnements. Il a salué la mobilisation des armées, directions et services, ainsi que le travail collectif mené au sein du GU qui se verra présenter  très en détail le futur portail Source Solde  le 27 janvier prochain.

Le ministre a ensuite fait un point d’étape sur le déploiement de ce nouveau logiciel avec les équipes dédiées à ce projet et a assisté à une présentation du  portail. Se déclarant « particulièrement impressionné » par ce qui lui a été présenté, Jean-Yves Le Drian a jugé que « la solde semble devenir particulièrement lisible ; les usagers peuvent avoir accès très rapidement à l’ensemble de leurs données personnelles ; le dialogue administré/gestionnaire semble d’une efficacité redoutable, le système paraît nettement plus robuste ». A ce titre, il a jugé Source Solde « en très bonne voie », grâce« à la qualité des équipes de programme, au travail préalable effectué par les futurs utilisateurs, enfin à l’équipe industrielle qui, pour l’instant – mais elle sait que je serai particulièrement vigilant –, tient ses engagements ».

Choisi en avril 2015 à l’issue d’un appel d’offres mené par la Direction générale de l’armement, le nouveau logiciel de solde interarmées Source Solde est actuellement dans sa phase de réalisation. La phase de test débutera courant 2016 avant une première mise en service pour la Marine nationale prévue pour le second semestre 2017. Pour l’armée de Terre, la mise en service est prévue en 2018. Pour l’armée de l’Air et le service de santé des armées, elle aura lieu en 2019. Ce calendrier est très ambitieux, mais il est aussi réaliste et permet de prendre des précautions importantes.

 

La solde des militaires, un système complexe

Le calcul de la solde des militaires obéit à des règles particulières, nombreuses, parfois anciennes. Il  doit correspondre à la grande diversité des compétences, des situations personnelles et des missions confiées. Pour chaque militaire, il évolue donc selon des paramètres tels que l’ancienneté de service, les qualifications détenues, l’affectation, l’emploi tenu, les activités effectuées ou encore la situation familiale.

 

Discours MINDEF Source solde (format pdf, 396 kB).

Dossier de presse Source Solde (format pdf, 936 kB).

Repost 0
20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 17:55
La BA 118 de Mont-de-Marsan a accueilli l’ensemble des staffs des équipes masculines et féminines de jeunes de rugby à VII et à XV le jeudi 14 janvier. - photo Armée de l'air

La BA 118 de Mont-de-Marsan a accueilli l’ensemble des staffs des équipes masculines et féminines de jeunes de rugby à VII et à XV le jeudi 14 janvier. - photo Armée de l'air

 

1 9/01/2016 Armée de l'air

 

À l'invitation du comité départemental de rugby des Landes, la direction technique nationale de la fédération française de rugby (FFR) a organisé du 12 au 15 janvier 2016 sur la base aérienne (BA) 118 de Mont-de Marsan un séminaire de travail.

 

La BA 118 de Mont-de Marsan, sur laquelle avait eu lieu le dernier stage de préparation du XV de France militaire  avant la coupe du monde militaire de rugby en septembre dernier, a accueilli l’ensemble des staffs des équipes masculines et féminines de jeunes de rugby à VII et à XV le jeudi 14 janvier. Mené par Didier Retière, directeur technique national, le séminaire de travail avait pour objet le renouvellement des projets de jeu des équipes de France de rugby.

 

Ces séances de réflexion ont été suivies d’une conférence du colonel Daniel, pilote de chasse et rugbyman, qui a comparé les exigences du métier de pilote de chasse à celles du métier de joueur de rugby de haut niveau.

 

Enfin, le régiment de chasse 2/30 « Normandie-Niémen » et l’escadron de soutien technique aéronautique 15.030 « Chalosse » avaient préparé la visite d’un Rafale, qui a ravi l’assistance.

Conférence du colonel Daniel, qui compare les exigences du métier de pilote de chasse, à celles du métier de joueur de rugby de haut niveau - photo Armée de l'air

Conférence du colonel Daniel, qui compare les exigences du métier de pilote de chasse, à celles du métier de joueur de rugby de haut niveau - photo Armée de l'air

Didier Retière, directeur technique national de rugby.- photo Armée de l'air

Didier Retière, directeur technique national de rugby.- photo Armée de l'air

Repost 0
20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 17:55
Les défis du « Cyber » pour les armées

Ainsi, face à l'émergence du cyberespace, les armées doivent comprendre et appréhender ces nouvelles menaces, adapter leurs ressources et surtout révolutionner leur processus de décision et de coordination.

 

07/01/2016 Par Nicolas Pierson, chef de bataillon* - LaTribune.fr

 

L'armée française a pris la mesure des enjeux du cyberespace, lieu de conflit à part entière. Mais comment organiser la défense face à ce risque?

 

Alors que la France et son armée ont compris que le cyberespace est devenu un lieu de conflits à part entière, se pose aujourd'hui la question de la conception et de la mise en œuvre d'une cyberdéfense adaptée aux besoins et aux ambitions.
Il est évident que face aux menaces diffuses, polymorphes et évolutives issues de cet espace, les défis pour les armées sont nombreux. Ils concernent bien sûr les ressources mais aussi et surtout les processus. L'auteur de ces quelques lignes tentera d'éclairer le lecteur sur les conséquences de la révolution numérique pour la défense de la France et notamment pour ses armées.

 

Le « cyberespace », un milieu particulièrement complexe

C'est bien la rapidité qui caractérise cet espace : non seulement rapidité des échanges, mais aussi, rapidité des évolutions. Les acteurs qui veulent se positionner dans ce milieu sont engagés dans une course contre la montre. Trouver la parade, élaborer un mode d'action, prendre l'ascendant face à une menace complexe et extrêmement volatile sont autant de défis pour les armées. Les adversaires sont multiples : État, organisation, particuliers ou criminels. Ils sont également très versatiles.

On se souvient d'Anonymous qui, en janvier 2015, s'en prenait aux sites institutionnels français, avant de se retourner contre les auteurs des attaques terroristes au lendemain des attaques du 7 janvier. Une grande partie de ces pirates ou hackers sont de véritables mercenaires, prêts à offrir leur service aux plus offrants voire à servir la cause du moment. L'allié d'un jour peut-être l'ennemi de demain. Il n'est plus question d'État mais de cause, de tendance.

 

La fin des frontières

Il n'y a plus de frontières, plus de barrières. Des réseaux d'ordinateurs sont loués pour quelques centaines de dollars aux quatre coins du monde pour conduire des attaques complexes rendant la détection et l'imputation difficiles.
Enfin, techniquement, les points d'implications sont multiples. Dans un monde totalement connecté, tous les maillons de la chaine peuvent être touchés, tous les services, tous les réseaux. D'une simple attaque sur une page institutionnelle à des attaques plus élaborées sur des réseaux entiers. Ce n'est pas toujours le système qui est visé mais l'effet ou l'impact de cette attaque dans l'opinion publique.

 

Des ressources extrêmement sollicitées

La cyberdéfense, ce sont d'abord des hommes. Des hommes qu'il faut attirer, recruter, former, protéger et fidéliser. Dans un contexte particulièrement concurrentiel et hautement sensible, les armées tentent de créer de véritables filières pour offrir des parcours intéressants et cohérents. Néanmoins, ces filières n'ont pas encore atteint la maturité nécessaire et souffrent parfois d'un tropisme trop technique. Aussi, faut-il avoir recours à des acteurs externes à qui la Défense n'a d'autre choix que d'accorder sa confiance.

 

Une quatrième armée?

Ces filières ne sont pas interarmées, c'est à dire communes à toutes les composantes (Terre, Mer, Air). La question de créer une quatrième armée s'est déjà posée. Pour l'instant cette quatrième armée est davantage un réservoir de ressources des différentes armées doté d'une gouvernance, qu'une armée dans le sens organisationnel du terme. C'est aussi le choix qu'ont fait les américains mais avec une gouvernance particulièrement robuste puisque le chef du cybercommand a le même rang que les autres chefs d'état-major d'armées et dirige également la national security agency NSA.

Au passage, La conception américaine montre bien que le cyberespace arrive au même rang que les milieux traditionnels : Terre, Mer et Air. Elle traduit également la transversalité de ce milieu y compris dans les paradigmes de sécurité et de défense.
Les ressources matérielles et logicielles sont elles aussi très sollicitées. Il s'agit, on le sait, de réagir rapidement, de trouver des outils et des réponses en boucle très courte. C'est une véritable révolution quand on connait la nécessaire lenteur d'une procédure conforme au code des marchés publics. Heureusement, des procédures d'exception existent pour accélérer les démarches. Néanmoins, ces procédures d'acquisition semblent aujourd'hui devoir être adaptées au contexte pour faire face à de nouveaux besoins.

 

Une révolution pour le fonctionnement des armées

Les principes de la guerre restent certes valides. Néanmoins, on voit bien qu'avec le cyberespace, les armées changent véritablement de paradigme
Dans cette lutte permanente contre des menaces nombreuses et évolutives, le renseignement est essentiel. Il arrive par de multiples canaux, par de multiples sources. Il est transverse et doit être filtré, recoupé, vérifié, exploité.
Si la loi sur le renseignement a levé certains verrous, il n'en demeure pas moins que les aspects juridiques sont toujours délicats à aborder. Dans un milieu où la plupart des acteurs tentent d'évoluer discrètement, le risque de « cyber-dommage collatéral » est assez élevé.

 

Coordination des acteurs

Dans le renseignement comme dans la conduite d'opérations, la coordination des acteurs devient alors le maître mot. Cette coordination doit se faire entre les armées, entre les agences, entre les services. Cette coordination et le partage de l'information représentent certainement les plus grands défis que les armées ont à relever aujourd'hui. Les difficultés sont nombreuses. Elles sont culturelles, juridiques, matérielles. Elles portent sur la confidentialité des données, sur les réseaux utilisés, sur le partage de l'information, sur la protection des agents. Elles portent également sur la gouvernance. Dans la lutte contre l'État islamique, par exemple, la multiplicité des renseignements, des acteurs est une réalité quotidienne pour l'état major des armées. On comprend assez facilement la nécessité mais aussi la complexité que peut représenter la coordination avec des acteurs extérieurs à la défense et a fortiori avec des services étrangers.

Ainsi, face à l'émergence du cyberespace, les armées doivent comprendre et appréhender ces nouvelles menaces, adapter leurs ressources et surtout révolutionner leur processus de décision et de coordination. Cette révolution a déjà commencé. Il reste à poursuivre dans cette voie en développant une approche globale et en renforçant la gouvernance en matière de cyberdéfense.

 

*Breveté de l'école de guerre, l'auteur de cet article poursuit actuellement une formation en mastère spécialisé en cybersécurité et cyberdéfense à Télécom ParisTech.

Repost 0

Présentation

  • : RP Defense
  • RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories