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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 21:50
L’Europe de la défense à l’heure de la crise budgétaire : une opportunité pour davantage de coopération ?

 

26 novembre 2012 Claude-France Arnould  (EDA) - Question d’Europe POLICY PAPER n°259 Fondation R. Schuman

 

Résumé : Confrontés à une crise budgétaire sans précédent, les Etats membres font le choix de la coopération pour maintenir l’efficacité de leur outil de défense – comme en atteste l’adoption le 19 novembre dernier [1] d’un code de conduite sur le partage et la coopération capacitaire. Les défis sont nombreux pour traduire en actes une impulsion politique, mais l’Agence européenne de défense apporte des solutions pragmatiques aux Etats membres.

 

1. LA RELANCE DE LA COOPÉRATION : DE L’IMPULSION À LA MISE EN OEUVRE

 

En décembre 2010, les ministres de la Défense de l’Union européenne, réunis à Gand, ont lancé une initiative majeure de partage et de mutualisation capacitaire.

 

A400M C160 refueling simulation

 

Certes, la coopération dans le domaine capacitaire n’est pas une innovation. Les Etats membres ont dans le passé engagé des programmes de coopération qui ont conduit à des capacités significatives comme l’A400M. Depuis 2010, les ministres de la défense ont toutefois intégré de nouvelles contraintes qui font de la coopération une nécessité :

 

- La contrainte budgétaire. Les budgets se resserrant dans l’ensemble des Etats membres, la coopération capacitaire est perçue comme une solution permettant de maintenir – à l’échelle européenne – la performance de l’outil de défense. Plutôt que de développer sur une base nationale l’ensemble du spectre capacitaire, les Etats membres devraient pouvoir davantage répartir l’effort capacitaire. Ce qui ne signifie nullement que la « mutualisation et le partage des capacités » puisse être un alibi pour faire moins. Certaines capacités nous manquent ou risquent de nous manquer : pour les partager et les mutualiser, il faut les avoir ;

 

- La réorientation stratégique américaine. Le choix des Américains de porter leur attention davantage vers l’Asie doit conduire les Européens à davantage assumer leurs responsabilités. Et qui dit capacité d’intervention autonome dit capacités militaires autonomes en Europe. L’opération en Libye a rappelé une nouvelle fois aux Européens leur dépendance à l’égard des Américains, dans des domaines aussi essentiels que le ravitaillement en vol, la surveillance ou les munitions. Le message de Washington est très clair : ne prenez pas pour acquis que nous mettons à disposition ces moyens, soyez capables d’agir par vous-mêmes.

 

Avec le soutien des ministres de la Défense, l’Agence européenne de défense a ainsi proposé une série de projets capacitaires, visant à :

- assurer la capacité d’action européenne, en améliorant nos moyens de ravitaillement en vol, de reconnaissance et de surveillance, etc. ;

- combler certaines lacunes récurrentes empêchant le déploiement rapide des opérations de l’Union européenne, notamment les hôpitaux de campagne ;

- améliorer la déployabilité des capacités européennes – notamment grâce au volet de la formation (pilotes de transport aérien, pilotes d’hélicoptères, entraînement maritime).

 

Chacun de ces projets réunit plusieurs Etats membres, à la carte.

 

En parallèle, l’Agence a engagé des travaux permettant de faciliter la coopération entre les Etats membres, notamment dans le domaine de la certification et de la qualification, qui nous permettront de faire en sorte que les Etats membres puissent reconnaître des tests de qualification et de certification des munitions effectués chez leurs voisins (1,7 milliard € chaque année). Ou encore de faire en sorte qu’un A400M français puisse effectuer sa maintenance en Allemagne.

 

l-a400m-2

 

Enfin, les ministres de la Défense ont adopté le 19 novembre 2012 un code de conduite sur le partage et la mutualisation capacitaire (cf. annexe 2), proposé par l’Agence européenne de défense. C’est une première en Europe : ce code de conduite, qui propose par exemple de considérer de manière systématique la coopération dans le développement de toute nouvelle capacité, de protéger d’éventuelles coupes les budgets alloués à des programmes menés en coopération, ou encore de garantir les échanges entre les différentes formes de coopération régionale, devrait permettre de structurer la coopération sur le long terme, et de l’ancrer dans les planifications de défense nationale.

 

Des contraintes pèsent sur la coopération capacitaire. Mais des solutions existent. En particulier, la souveraineté des Etats membres est préservée si les arrangements juridiques ou quasi-juridiques permettent de garantir l’accès aux capacités partagées, comme dans le cas du commandement aérien d’Eindhoven (European Air Transport Command - EATC).

 

 

2. L’ENJEU DE LA COOPÉRATION : OPTIMISER LA RESSOURCE EXISTANTE

 

La coopération ne peut pas servir d’alibi pour des coupes budgétaires additionnelles. Les Européens doivent à présent tout faire pour maintenir l’effort de la défense au risque d’obérer durablement leur outil de défense.

 

N’oublions pas que les ministères de la Défense sont considérablement affectés par le contexte financier et par un sentiment diffus que la guerre en Europe n’est plus probable, et par conséquent que l’outil de défense n’est plus essentiel à notre sécurité. Les Européens dépensent actuellement près de 200 milliards € à la défense, contre 500 milliards aux Etats-Unis, et contre des dépenses en forte croissance dans certaines régions du monde. Nous ne pouvons pas prendre le risque d’un déclassement stratégique.

 

Au-delà de l’analyse ponctuelle, c’est la tendance qui est la plus inquiétante : par comparaison avec 2006, les Européens ont diminué leur niveau d’investissement annuel de près de 20 milliards €, alors que Washington a augmenté son effort de 100 milliards € ! Et on observe le décrochage progressif des budgets de défense consacrés à la R&T. Alors que le Conseil européen avait endossé un objectif d’investissement dans la R&T de 2% en 2008, la moyenne est de 1,2% actuellement. La tendance est négative. Et la coopération européenne reste également très limitée, seuls 12% des efforts de R&T sont menés en coopération.

 

Or, sauf à considérer la crise financière comme une maladie chronique dont, malgré nos efforts, nous ne nous remettrions pas, il faut assurer l’avenir, et un avenir qui n’est pas dénué de menaces (marquées par des risques de nature plus diffus, type cyber-attaques, en parallèle de crises de nature plus classique exigeant des interventions militaires), c’est le moins que l’on puisse dire. Maintenir l’effort de défense existant et optimiser l’impact opérationnel de cet investissement est donc vital : à court terme, nous n’aurons pas davantage de moyens, nous devons donc faire mieux avec ce que nous avons.

 

A condition de maintenir cet investissement, la coopération peut être une source d’optimisation de l’effort de défense entre Européens. A cet égard, l’Agence européenne de défense propose :

 

- D’harmoniser les besoins militaires, pour éviter de multiplier les variantes et donc les surcoûts. Aucun Etat membre ne souhaite répéter l’expérience du NH90, qui a abouti à la production de 23 versions différentes. C’est un besoin opérationnel, autant qu’une demande constante de nos industriels ;

Caïman (NH90 TTH) – photo GAMSTAT P.Gillis

- D’aligner les calendriers d’acquisition afin de faire jouer les économies d’échelle auprès des industriels ;

- D’étendre la coopération, non pas seulement à la phase d’acquisition, mais à la totalité du cycle de vie d’une capacité (certification, maintenance, formation, soutien logistique, etc.) qui recouvre près des 2/3 du coût de la capacité.

 

Par ailleurs, l’Agence recherche toutes les synergies possibles avec les autres politiques de l’Union européenne, y compris en termes de financement. Quelques exemples : dans le domaine de la recherche et le développement, alors que la Commission projette allouer près de 6 milliards € aux technologies clés, il nous paraît essentiel que puissent être éligibles, dans le cadre du programme-cadre pour la recherche et le développement, des projets de R&D à applications duales. De même pour les fonds structurels européens, qui permettent de financer recherche, innovation et reconversion industrielles : nous examinons actuellement les conditions dans lesquelles les acteurs de la défense pourrait tirer avantage de ce financement. Et d’autres opportunités existent dans le domaine du ciel unique européen ou dans le domaine des drones, toujours au titre des activités à double usage.

 

3. LE RÔLE DE L’INDUSTRIE DE DÉFENSE EN EUROPE

 

Une coopération efficace dans le domaine des capacités repose sur une forte impulsion politique, une communauté d’intérêts stratégiques entre certains Etats membres et enfin un socle industriel. C’est la raison pour laquelle l’Agence prête une attention particulière à la base industrielle et technologique de défense en Europe.

 

Le contexte est plus contraint que jamais pour l'industrie de défense européenne : contraction des marchés en Europe, marché à l'export marqué par une concurrence américaine accrue (baisse annoncée de 450 milliards sur 10 ans du budget de défense et assouplissement des règles ITAR [2] visant à faciliter les conditions d'exportation du matériel américain), conditions d'exportation de plus en plus exigeantes (transfert de savoir-faire et de technologie), modification de l’actionnariat qui fait peser de manière croissante sur le secteur industriel le financement des bureaux d’étude, baisse des investissements consacrés à la recherche et au développement.

 

Dans ces conditions, le soutien à l’industrie européenne, qui est dans les missions de l’Agence, revêt une importance particulière. Si nous ne disposons ni du mandat ni des moyens pour nous ingérer dans la restructuration du paysage industriel en Europe, nous pouvons agir sur certains leviers.

 

Notre dialogue avec les industriels européens permet d’articuler au mieux l’offre et la demande, tant au profit des gouvernements (avoir accès à de meilleurs prix) qu’au profit des industriels (davantage anticiper les attentes des Européens).

 

- Nous consacrons une partie de notre budget au financement d’études menés pour la plupart par des industries européennes. Et ce budget opérationnel permet d’obtenir un effet de levier sur les Etats membres, puisqu’il permet de susciter des investissements plus importants des gouvernements, notamment dans le domaine de la recherche et le développement ;

- Nous consolidons la demande en harmonisant les besoins militaires. Cela permet aux industriels de cibler leurs efforts de R&D et d’éviter d’avoir à développer un trop grand nombre de variantes d’un équipement pour de petits volumes ;

- Nous identifions enfin des domaines technologiques prioritaires (non-dépendance technologique), par exemple dans le domaine de nouveaux matériaux visant à améliorer la performance des radars européens, et encourageons les investissements des Européens dans ces domaines prioritaires ;

- Nous cherchons enfin à structurer un environnement aussi favorable que possible pour l’industrie de défense en Europe. A titre d’exemple, nous étudions dans quelle mesure nous pouvons articuler la directive « Marché public de défense et de sécurité » et la coopération. Le caractère tout à fait spécifique du marché européen des équipements de défense fait qu’il ne peut pas être soumis aux mêmes critères d’appréciation qu’un marché classique. Il y a des considérations de souveraineté opérationnelle, de sécurité d’approvisionnement et de maintien de capacités technologiques et industrielles clés à prendre impérativement en compte. Et il ne faut pas oublier que le marché européen s’inscrit dans un marché plus global dont le fonctionnement est également bien spécifique.

 

4. LE POSITIONNEMENT DE LA FRANCE

 

france-europe.jpg

 

La France a joué un rôle essentiel de soutien à l’Agence européenne de défense. Elle a été largement à l’origine de sa création, a porté à l’Agence des projets majeurs tant dans le domaine de la R&T que dans le domaine capacitaire, et a toujours soutenu une augmentation des ressources. Elle a enfin toujours détaché du personnel de qualité.

 

L’engagement de la France reste décisif : pour le succès de la politique de partage et de mutualisation capacitaire qui dépendra en grande partie de quelques projets structurants. Pour l’effet d’entraînement sur ses partenaires européens, qu’il s’agisse des plus grands Etats ou des Etats plus modestes ; et pour la crédibilité de l’Agence, qui doit être effectivement utilisée au maximum de son potentiel.

 

Beaucoup est attendu de la France, à commencer par le projet phare du ravitaillement en vol, tant outre atlantique que de la part de nos partenaires européens. Le dossier est l’un des plus importants que l’Agence ait jamais traité, compte tenu des enjeux stratégiques, opérationnels et industriels. Et la France est dans une situation particulière du fait de son projet de renouvellement de sa flotte de ravitailleurs en vol. C’est pourquoi nous devons porter une attention particulière à ce dossier et nous appuyer sur le savoir-faire et l’expertise française pour mettre sur pied une flotte européenne de ravitailleurs en vol.

 

Three Airbus Military A330 MRTTs fly in formation photo Air

 

Nous attendons également de la France qu’elle ait plus systématiquement recours à l’Agence. L’Agence n’est pas soumise à la recherche laborieuse d’un accord à 26. Elle peut, car c’est essentiel pour l’avenir de la coopération, soutenir des projets à quelques uns. Elle est le réceptacle pour assurer la cohérence des initiatives de mutualisation et de partage des capacités. Elle doit harmoniser les besoins avant que des programmes ne soient conduits, notamment par l’OCCAR avec qui nous venons enfin de conclure l’accord qui nous donne pleinement les moyens de coopérer. Elle doit jouer un rôle essentiel dans la certification des équipements.

 

Le Traité de Lisbonne prévoit un rôle très ambitieux pour l’Agence. Il doit être préparé par l’aboutissement concret des activités pragmatiques en cours. Et sur cette base de crédibilité et de confiance, l’Agence peut être prête à venir en soutien de toute évolution qui pourrait être souhaitée par les Etats.

 

CONCLUSION

 

L’association de l’Agence au Livre Blanc français est une excellente nouvelle, qui devrait servir de précédent pour des exercices similaires en Europe. Nous apportons une analyse du paysage capacitaire européen, les opportunités de coopération, un retour d’expérience en matière de coopération. Mais il est également important que l’Agence ne manque pas le virage de la coopération bilatérale et multinationale. Nous pouvons y injecter notre valeur ajoutée – mais aussi assurer qu’une cohérence soit maintenue en Europe entre les différents îlots de coopération. Sans quoi nous aboutirons certainement à de nouvelles formes de duplication, ou à des trous capacitaires toujours plus importants.

 

Claude-France Arnould

Directeur exécutif de l’Agence européenne de défense

 

Lien vers le curriculum vitae

 

 


Notes :

 

 

1. http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/FR/foraff/133658.pdf

2. International Traffic in Arms Regulation : ensemble de règlements du gouvernement fédéral américain visant à contrôler les importations et exportations des objets et services liés à la défense nationale.

 

 


ANNEXE 1 L’AGENCE EUROPÉENNE DE LA DÉFENSE – QUELQUES CONTRE-VÉRITÉS :

 

 

L’Agence est au cœur de la coopération sur les capacités de défense en Europe. Il convient toutefois de corriger certaines contre-vérités.

 

L’Agence est-elle un instrument communautaire ?

Non. L’Agence est une Agence du Conseil. Son comité directeur réunit une fois par semestre, les ministres de la Défense des 26 Etats membres (le Danemark ayant un « opt-out »). Ce sont eux qui orientent les travaux, qui votent le budget de l’Agence et nomment le directeur exécutif et son adjoint. L’Agence est donc un instrument intergouvernemental, au service des Etats membres.

 

Tous les projets menés à l’Agence doivent-il l’être à 26 ?

Non. L’Agence soutient des projets menés en coopération à partir de deux Etats membres. Par exemple, en matière de R&T, près d’un tiers des projets sont menés en bilatéral. En revanche, pour certains sujets, la participation du plus grand nombre d’Etats membres est souhaitable, par exemple dans le domaine de la certification ou de la qualification, afin notamment de faciliter l’interopérabilité. La géométrie variable est essentielle et consubstantielle à l’Agence : les Etats membres se regroupent en fonction des intérêts, des calendriers capacitaires ou de la proximité stratégique, souvent régionale.

 

Le budget de l’Agence est-il trop limité pour avoir un impact ?

Non. Le budget de l’Agence est de 30 millions € par an, ce qui est en effet très modeste. Mais c’est l’effet de levier qui importe le plus : l’Agence a suscité l’investissement de 600 millions € des Etats membres dans la R&T ces 4 dernières années. Cela dit, le jour où tout le potentiel prévu par le Traité sera mis en oeuvre, un budget accru se justifiera pleinement au titre de la valeur ajoutée et de l’efficacité de l’Agence.

 


ANNEXE 2 CODE OF CONDUCT ON POOLING & SHARING

 

 

INTRODUCTION

The objective of this Code of Conduct is to support cooperative efforts of EU Member States to develop defence capabilities. The actions herein are aimed at mainstreaming Pooling & Sharing in Member States’ planning and decision-making processes. They are to be implemented on a national and voluntary basis, in line with defence policies of Member States.

 

POOLING & SHARING

1) Systematically consider cooperation from the outset in national defence planning of Member States.

2) Consider Pooling & Sharing for the whole life-cycle of a capability, including cooperation in R&T, minimizing the number of variants of the same equipment, to optimise potential savings, improve interoperability, and rationalise demand.

3) Promote where possible the expansion of national programmes to other Member States to encourage the cooperative development of increased capabilities and facilitate operational deployment.

4) Share opportunities that could be open to Pooling & Sharing.

5) Consider the joint use of existing capabilities by Member States to optimise available resources and improve overall effectiveness.

 

INVESTMENT

In accordance with national decision-making processes:

6) When a Pooling & Sharing project is agreed, endeavour to accord it a higher degree of protection from potential cuts.

7) Harness efficiencies generated through Pooling & Sharing in order to support further capability development.

8) Endeavour to allocate the necessary investment to support the development of future capabilities, including R&T, taking advantage of synergies with wider European policies, including regulatory frameworks, standards and certification.

 

COHERENCE

9) Pursue coherence between regional clusters of cooperation, including bilateral and ongoing multinational initiatives, to avoid major gaps or possible duplication and to share best practice, using EDA as a platform for information exchange.

10) Increase transparency, share expertise and best practice on cooperative capability development and capability priorities among Member States to enhance the opportunities for cooperation and greater interoperability. Mapping of projects open to cooperation would be supported by EDA tools, such as the Capability Development Plan and the database of collaborative opportunities (CoDaBa).

11) Benefit from information through EDA when conducting national defence reviews, for example on Pooling & Sharing opportunities and the impact of budget cuts (an assessment of possible consequences on the European capability landscape).

 

ASSESSMENT

 EDA to submit to Defence Ministers an annual state of play of Pooling & Sharing, on the basis inter alia of inputs/reports from Member States and the EUMC, focusing on new Pooling & Sharing opportunities and also comprising: an analysis of the capability situation in Europe; progress achieved; obstacles; the impact of defence cuts and possible solutions.

 

 


 

LA FONDATION ROBERT SCHUMAN

 

Directeur de la publication : Pascale JOANNIN

 

LA FONDATION ROBERT SCHUMAN, créée en 1991 et reconnue d’utilité publique, est le principal centre de recherches français sur l’Europe. Elle développe des études sur l’Union européenne et ses politiques et en promeut le contenu en France, en Europe et à l’étranger. Elle provoque, enrichit et stimule le débat européen par ses recherches, ses publications et l’organisation de conférences. La Fondation est présidée par M. Jean-Dominique GIULIANI.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 13:51
Sunday Interview: BAE boss Nigel Whitehead : relations with EADS have strengthened

25 Nov 2012By Angela Monaghan - telegraph.co.uk

 

Ahead of the decision on whether to close one of BAE's main British yards, Nigel Whitehead, the defence giant's UK CEO reveals his future plans.

 

Without any degree of understatement, this has certainly been a pretty significant year for the British defence giant BAE Systems and the drama is not over yet.

 

As the company tries to draw a line under its failure to merge with the Franco-German civil aviation giant, EADS, there are pressing matters closer to home. And there, as the head of BAE's

UK business, Nigel Whitehead is in charge.

 

On a cold and blustery day at BAE's training centre in Preston, Lancashire, Mr Whitehead calmly runs off the list of just some of the challenges his business is facing.

 

These include the Ministry of Defence's shrinking budget as George Osborne presses ahead with austerity measures; attempts to snatch back from France's Dassault Aviation a $10bn (£6bn) contract to provide India with Eurofighter Typhoon jets; and last but definitely not least is BAE's imminent decision on which dockyard it will close as part of a plan to consolidate British shipbuilding.

 

The latter process is a hugely contentious and emotive subject, putting thousands of jobs at risk. It boils down to a decision about whether to close BAE's Portsmouth shipyard, or one of its two Glasgow shipyards, located in Govan and Scotstoun.

 

Mr Whitehead says BAE is working closely with the MoD on the matter, with the decision predicated on future workloads once the two Queen Elizabeth class aircraft carriers at present being built are completed. Industry insiders expect the ultimate blow will be dealt to Portsmouth, which has naval roots dating back to the 13th century, and is where the Mary Rose was built between 1509 and 1511. "We will be making decisions this year, so we have a number of weeks in which to do that," says Mr Whitehead.

 

The challenge facing the MoD and BAE is to be realistic about the flow of work required to sustain Britain's shipyards, as well as preserving crucial defence skills within this country over the long term.

 

"The issue is how do we consolidate but make sure that we've preserved the capability to design and manufacture complex warships," says Mr Whitehead.

 

"We all understand that what we're dealing with is industrial capability which has to be maintained if we're going to make the next generation of ship. It's a mature way of looking at it."

 

He won't be drawn on what the future might hold for Portsmouth, Govan and Scotstoun, nor does he shy away from the reality that ending shipbuilding at one of the sites will almost certainly be part of the story.

 

"We anticipate that there will be a reduction in footprint and we anticipate that part of that might actually be the cessation of manufacturing at one of the sites."

 

A few miles down the road from the Preston training centre is BAE's sprawling military air facility at Warton, where around 6,000 staff are engaged on a number of programmes, including the Typhoon, Tornado and the high-security development of unmanned aircraft prototypes for the future of British defence.

 

The Typhoon programme was one of the driving forces behind BAE's desire to merge with Airbus owner EADS, in what would have created a £30bn European defence and aerospace giant to rival America's Boeing.

 

After losing out to Dassault's Rafale aircraft in the latest stage of negotiations with India, the Typhoon joint-venture partners decided a more formal partnership would help their cause on future bids.

 

Mr Whitehead says that although the collapse of talks – which the companies were forced to abandon when Angela Merkel personally intervened to block the deal – would slow BAE's international ambitions, something constructive had been gained for the Typhoon programme.

 

"The relationship with EADS has been strengthened. The mutual trust has grown as a result of the fact we were very authentic and honest with each other, and there was no sense of trying to outdo each other. So from that perspective there is a warmth between the two companies, and a willingness to focus our attention on jointly working to win export opportunities. It's positive."

 

As well as trying to snatch back the Indian contract from the jaws of defeat, BAE is also hoping to win a lucrative contract to provide the United Arab Emirates with 60 of its Typhoon fighter jets.

 

On that project, BAE and its partners have had considerable help from David Cameron, who travelled to the Middle East earlier this month to strengthen relationships with the UAE and other countries, and to smooth the path for future Typhoon orders.

 

The significance of the Prime Minister's personal intervention is not lost on Mr Whitehead: "It makes a huge, huge difference. First of all, it sends a very strong message to our customers. BAE Systems tends to sell to nation states rather than to individuals, and those nation states look for the nature of the relationships they have with the UK.

 

"It also sends a message internally within government, that this is something the Government wants to do. It is an active leadership and it is one that has had a big ripple effect through government and through industry.

 

"The onus is now on me to come up with compelling propositions and proposals within the export market. But I'd rather be in that position than trying to persuade others to help me."

 

He says the support given by the Government to British manufacturing is "very real", and suggests this is a major change compared with pre-crisis times.

 

"As recently as six years ago, I gave a public speech where a government official stood up and said: 'Why doesn't your company decide what it wants to be when it grows up? Why don't you just get out of manufacturing and do some high-level intellectual stuff instead?' I would not hear that today.

 

"Manufacturing is actually on the up in the UK. It still provides 10pc of all the employment in the UK, and we're still the sixth-biggest manufacturer in the world as a nation."

 

Of course, BAE is also involved in the "high-level intellectual stuff" too, including its cyber security and intelligence business, Detica, which employs around 2,500 people in the UK.

 

Back at the training centre though, it is building and preserving defence and manufacturing skills in the UK that has brought Mr Whitehead to Preston on a cold Monday morning, and he is clear on the need to catch people at a young age.

 

"Although we design and produce some of the most complex machines conceived by human beings anywhere on the planet, the reality is that the organisation rests very heavily on those who are employed post their GCSEs, and we grab them at that stage and mould them into the sorts of people that can make a contribution in the type of workplace that we need to create these complex machines.

 

"It is by no accident that we end up in a position in a meritocracy where our organisation is run by ex-apprentices."

 

Mr Whitehead is critical of some fellow manufacturers, accusing them of being "lazy" when it comes to training skilled workers. "Only 8pc of companies have apprentice-ships, and only 11pc of manufacturing companies in the UK have apprenticeships and that's a concern. And a number of companies have taken advantage of the downturn and assumed that they can employ people with skills and experience without having to train."

 

He says it is left to companies such as BAE to try to bridge the gap in the employment market, which has left more than 1m 16- to 24-year-olds out of work in what Mr Whitehead describes as "a national tragedy".

 

But he recognises that paying for training is not easy for many smaller companies, so he is helping some of BAE's UK suppliers by establishing a scheme to train 50 apprentices.

 

If BAE and others do not take responsibility for training young people, Britain will miss out in "the global economic race", says Mr Whitehead. The country has been warned.

 


Nigel Whitehead CV

 

 

Age 49

Born Aberdeen

Family Married to Heather, two daughters

Career Joined Rolls-Royce as an engineering apprentice. Aerodynamicist with British Aerospace, later group MD of BAE's military air solutions unit. In 2008, became UK head of BAE Systems

Not a lot of people know... he is passionate about painting and harbours an ambition to be a professional artist

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 20:35

Nato Russia source natomission.ru

 

BRUXELLES, 23 novembre - RIA Novosti

 

Le nouveau représentant permanent de la Russie auprès de l'Otan Alexandre Grouchko arrivera à Bruxelles avant la fin novembre, a confié vendredi à RIA Novosti un porte-parole de la représentation russe auprès de l'Alliance.

 

"La date exacte n'est pas encore fixée, mais nous attendons son arrivée d'ici la fin du mois", a déclaré l'interlocuteur de l'agence.

 

Le 4 décembre, Bruxelles doit accueillir une réunion informelle du Conseil Russie-Otan (CRO) au niveau des ministres des Affaires étrangères. M. Grouchko, nommé le 24 octobre représentant permanent de la Russie auprès de l'Alliance, participera pour la première fois à une réunion du CRO en sa nouvelle qualité.

 

"Il s'agit d'une rencontre informelle. Les ministres se réuniront pour un déjeuner de travail", a indiqué le diplomate.

 

Le Conseil Russie-Otan a été institué le 28 mai 2002 lors du sommet Russie-Otan à Rome. Il a remplacé le Conseil conjoint permanent mis en place en vue de promouvoir la coopération entre Moscou et les 28 pays alliés.

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 19:21

http://postmediaottawacitizen.files.wordpress.com/2012/11/140454_1.jpg

 

November 23, 2012. David Pugliese - Defence Watch

 

From JSC Irkut:

 

JSC Irkut Corporation (part of JSC United Aircraft Corporation) handed over the first 2 Su-30SM fighters to the Russian Air Force. The delivery-acceptance act was signed on November 22 at the Irkutsk aviation plant – branch of JSC IRKUT Corporation.

 

Oleg Demchenko, President of JSC IRKUT Corporation, at the signing ceremony said: “We’ve been working for export for many years, and now started to deliver aircraft to the Motherland. 9 of our new Yak-130s are flying at the Borisoglebsk training center to date, and now we are delivering the first 2 Su-30SM fighters to the Russian Air Force. This is a historic event for our team, for the Sukhoi company and for the whole United Aircraft Corporation”.

 

Alexander Harchevsky, Chief of the Military research and training center named after N. Zhukovski and Y. Gagarin said at the event: “Su-30SM will improve combat capabilities of the Russian Air Force”. The famous military pilot, who headed the Center of retraining pilots named after V. Chkalov for many years, having experience in piloting the type of fighters mentioned such capabilities of the Su-30SM as simultaneously engage and destroy multiple targets as well as super-maneuverability. “It’s very important that the aircraft is in serial production and will be supplied to the Air Force not by units, but squadrons” – stressed Maj. Gen Harchevsky.

 

Su-30SM multirole super-maneuverable fighter is the further development of the Su-30MK combat aircraft family. JSC Sukhoi Design Bureau’ specialists designed the fighter in accordance with the requirements of the Russian Air Force in terms of radar system, radio and recognition system, ejection seats and a number of support systems. The weaponry configuration was changed as well.

 

The contract on 30 multirole fighter delivery by 2015 was signed between the Russian Ministry of Defence and JSC IRKUT Corporation in March 2012.

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 17:45

http://2.bp.blogspot.com/-agSeD0s4qpw/UK9r3uUe2DI/AAAAAAAARqQ/Ov0pIz-KMaQ/s1600/AAD%2BLAUNCHED%2B%25282%2529-794430.JPG

 

November 23, 2012 by Shiv Aroor - LIVEFIST

 

DRDO Statement: The Interceptor Missile AAD launched by the Scientists of DRDO from Wheeler's Island, Odisha successfully destroyed the incoming Ballistic Missile at an altitude of 15 Kms. The interception took place at 12.52hrs. The target missile, a modified version of Prithvi, mimicking the enemy's ballistic missile, was launched from Launch Complex III, Chandipur. Long Range Radar and MFC Radar located far away could detect the Missile from take-off and tracked it through its entire path. The total trajectory of the incoming Missile was continuously estimated by the guidance computer and subsequently the AAD Missile was launched at an appropriate time to counter and kill the ballistic missile.

 

The Ring Laser Gyro based Navigation System in Target, Fibre Optic Gyro based INS in Interceptor, Onboard computers, Guidance systems, Actuation Systems and the critical RF Seekers used for the terminal phase have performed excellently. The AAD Missile system initially guided by Inertial Navigation system was continuously getting update of the target position by the Radar through a data link.  The Radio Frequency (RF) seeker tracked the Missile & Onboard computer guided the Missile towards the Target Missile and hit the target. The Radio Proximity Fuse (RPF) exploded the warhead thereby destroying the target missile completely.

 

In this mission, a special feature of intercepting multiple target with multiple interceptor was demonstrated successfully. An electronic target with a range of 1500 Kms was launched and the Radars picked up the target missile, tracked the target missile subsequently & launched an electronic interceptor missile. This electronic interceptor missile destroyed the electronic target missile at an altitude of 120 Kms. All the four missiles were tracked by the Radars and all the guidance and launch computers operated in full operational mode for handling multiple targets with multiple interceptor.  All the four missiles were in the sky simultaneously and both the interceptions took place near simultaneously.  This has proved the capability of DRDO to handle multiple targets with multiple interceptors simultaneously. The complete Radar Systems, Communication Networks, Launch Computers, Target update Systems and state of the art Avionics have been completely proven in this Mission.

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 12:42

Advanced Air Defense (AAD) interceptor

 

November 23, 2012, zeenews.india.com

 

Balasore (Odisha): India on Friday successfully test-fired an indigenously developed supersonic interceptor missile, capable of destroying a hostile ballistic missile, from a test range off the Odisha coast.

 

"At around 12.52 hours, the interceptor hit the target missile successfully at an altitude of about 15 kilometres," DRDO spokesman Ravi Kumar Gupta said.

 

India is working towards development of a multi-layer Ballistic Missile Defence system.

 

The test was conducted to validate various parameters of the interceptor in flight mode, said a defence source.

 

The hostile ballistic missile, a modified surface- to-surface 'Prithvi', mimicking an incoming enemy weapon, first lifted off from a mobile launcher at around 12.52 hours from the launch complex-3 of integrated test range (ITR) at Chandipur-on-Sea, about 15 km from here.

 

Within about four minutes, the interceptor, Advanced Air Defence (AAD) missile positioned at Wheeler Island, about 70 km from Chandipur, after getting signals from tracking radars, roared through its trajectory to destroy the incoming missile mid-air, in an "endo-atmospheric" altitude, defence sources said.

 

"The 'kill' effect of the interceptor is being ascertained by analysing data from multiple tracking sources," a Defence Research Development Organisation (DRDO) scientist said soon after the test was carried out.

 

The interceptor is a 7.5-metre-long single-stage solid rocket propelled guided missile equipped with a navigation system, a hi-tech computer and an electro-mechanical activator, the sources said.

 

The interceptor missile had its own mobile launcher, secure data link for interception, independent tracking and homing capabilities, besides sophisticated radars, the sources added.

 

The previous trial conducted on February 10, 2012 from the same base was successful.

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 12:00

Stryker photo US Army

 

Nov. 22, 2012 - By PAUL McLEARY Defense News

 

More than 100 civilian employees at the Anniston Army Depot in Alabama are facing layoffs in January unless the U.S. Army decides before the start of the year to refurbish more than the 47 Stryker vehicles it has already contracted for as part of the upgrade program.

 

On Nov. 8, General Dynamics Land Systems issued notices under the Worker Adjustment and Retraining Notification Act to 139 employees working on the Stryker exchange program, in which parts from old vehicles are used to complete new-build Strykers.

 

The move follows recent announcements by vehicle makers Oshkosh Defense and BAE Systems that they are letting go of 450 and 145 employees, respectively, as a result of a slowdown on Army ground combat vehicle programs.

 

While General Dynamics is waiting until January to begin the layoffs, it does not appear any new Stryker work will come in by then — if it ever does — according to Scott Davis, the head of the Army’s Ground Combat Systems office.

 

Davis told Defense News the Army “is thinking through and prioritizing whether we want to continue” with its Stryker exchange program, part of a public-private partnership between General Dynamics Land Systems and Anniston.

 

The Army and General Dynamics will finish producing the 47 Strykers under contract early in 2013, but “I don’t hold an active requirement or the dollars to continue it” after that, Davis said. He added that his shop is preparing to brief Army leadership on the cost and benefit of modernizing Strykers in December, while a decision on which platforms and which capabilities might be upgraded is expected in February.

 

The Stryker exchange program harvests usable parts from older, flat-bottomed Strykers and uses them to complete builds on new double-V-hull Strykers (DVH) at Anniston. Company officials say the exchange program will not only give the Army more durable combat vehicles but also drive the cost down from $2.4 million for a new DVH to $1.6 million for an exchange vehicle.

 

Without new DVH contracts, operations at the facility will drop to 13 vehicles a month, well below the minimum requirement of 20 vehicles per month needed to keep the workforce at current levels.

 

The Army has ordered 789 DVH Strykers, and about 500 new DVH vehicles have been delivered from the Anniston facility.

 

The Stryker program is not the only one Army leadership is fretting over.

 

When it comes to overall budget pressure, Davis said, “we cut through the skin and we’re down to the bone” on development activities, and “any additional pressure will make it extremely difficult” to continue to modernize and upgrade all variants of combat vehicles on schedule.

 

One of Davis’ chief priorities is to identify ways to protect both the manufacturing and the intellectual industrial base in the face of budget cuts, he said. The number of companies that can design and build ground combat vehicles is limited, he added, saying, “the intellectual industrial base is mostly BAE and GD — it’s those engineers and logisticians who provide the design improvement skills” that he is looking to retain.

 

One of the big points of contention when it comes to the service’s ground vehicle industrial base is the battle over the Abrams tank line in Lima, Ohio. The Army doesn’t want to begin the next major round of Abrams modernization until 2017, and on Sept. 27, it awarded General Dynamics an eight-year, $395 million contract to study what capabilities it can add to the platform when those upgrades begin.

 

Davis said the Army and General Dynamics are studying the critical skill sets that need to be preserved at Lima and how much workflow will have to go through the line to sustain it at the minimum level of 33 tanks a month. The Army is conducting a four-month industrial base study to flesh out those issues.

 

One thing Davis said might help is foreign military sales (FMS).

 

“We’re very, very much in support of putting FMS in Lima,” he said. “We’ve got active cases in Saudi Arabia, Egypt and Morocco [for Abrams tanks], and to a large degree, that will help span that gap of U.S. production.”

 

The Saudi and Moroccan deals have not been fully approved by the U.S. government, but Davis said “if things go the way we anticipate it with FMS, we feel good about” the Lima Abrams line being able to meet its minimum production rate.

 

Because the Army and industry face the quandary of Abrams, Stryker and Bradley production ending in 2014, other new programs — such as the Armored Multi-Purpose Vehicle (AMPV), the M113 replacement — have taken on added importance. The service has said it plans to buy up to 3,800 AMPVs, making the program “pretty critical” for the overall health of the industrial base.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 22:42

le-rafale photo source india-defence

 

22 novembre 2012 Usine Nouvelle (Reuters)

 

Les négociations exclusives entre l'Inde et Dassault Aviation pourraient aboutir d'ici à la fin avril. Le ministre de la Défense français ne s'y immisce pas, mais souhaite garder sa fonction d'encadrement et d'arbitrage en la matière.

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a déclaré le 22 novembre espérer que les négociations de Dassault Aviation avec l'Inde pour un contrat de 126 avions de combat aboutiraient en 2013, consolidant ainsi le partenariat stratégique noué depuis 1998 entre Paris et New Delhi.

 

Les négociations exclusives avec le constructeur du Rafale, annoncées fin janvier, pourraient aboutir d'ici la fin de l'exercice budgétaire qui court en Inde jusqu'à fin avril, selon des propos de l'ambassadeur indien à Paris rapportés par la presse début novembre.

 

La campagne des élections législatives indiennes de 2014, qui devrait démarrer l'été prochain, pourrait compliquer les négociations sur un contrat aussi sensible que celui d'avions de combat.

 

Jean-Yves Le Drian a précisé que son rôle se limitait à créer un terrain propice à l'export.

 

"Si un ministre s'immisce dans le détail d'une négociation commerciale, il y a confusion des genres", a-t-il noté, lors d'une audition par les commissions de Défense et des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale pour la présentation au Parlement du rapport sur les exportations d'armement en 2011.

 

"Par contre l'Etat est dans son rôle lorsqu'il encadre, lorsqu'il garantit et lorsqu'il arbitre", a-t-il ajouté. "C'est bien souvent sur la base de relations étroites que j'appelle partenariats stratégiques que nous pouvons bâtir une relation à l'export".

 

La France a exporté pour 6,5 milliards d'euros d'armes en 2011 contre 5,1 milliards en 2010. Sur la période 2002-2011, l'Arabie saoudite, le Brésil, l'Inde et les Emirats arabes unis ont été ses quatre premiers clients.

 

Jean-Yves Le Drian a déclaré avoir déjà travaillé récemment à la consolidation d'une telle relation avec les Emirats arabes unis et le Brésil et qu'il comptait le faire prochainement avec l'Inde et l'Arabie saoudite.

 

L'appel d'offres du Brésil pour 36 avions de combat ne cesse d'être reporté et les négociations avec les Emirats arabes unis semblent dans l'impasse depuis un an.

 

Concernant les recompositions industrielles en France, le ministre de la Défense a estimé que le champ était ouvert.

 

"On a dû avoir une période de pause pendant que se développait pour aboutir à un échec de l'opération EADS-BAE, elle est terminée au moins pour un certain temps", a-t-il noté. "Les questions se reposent, le jeu est totalement ouvert".

 

Jean-Yves Le Drian a déclaré à la mi-octobre qu'il regrettait l'échec de la fusion entre le groupe européen d'aérospatiale et de défense et le britannique, estimant toutefois que cet échec ne contrariait pas les efforts de la France pour bâtir une Europe de la Défense.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 22:01

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/actualites/images-actu/le-rapport-2012-sur-les-exportations-d-armement-au-parlement/2078790-1-fre-FR/le-rapport-2012-sur-les-exportations-d-armement-au-parlement.jpg

 

22/11/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le rapport au Parlement des exportations d'armement sur les exportations de la France en 2011 a été présenté ce jeudi par le ministre de la Défense. En 2011, la France, quatrième exportateur mondial d'armements, a engrangé 6,5 milliards d'euros de prises de commandes et a livré pour 3,7 milliards de matériels militaires.

 

Le ministre de la Défense a décidé de mettre fin à une anomalie sur la publication du rapport annuel au Parlement des exportations d'armement. Jean-Yves le Drian a convenu jeudi matin à l'Assemblée nationale lors de son audition devant les commissions réunies des affaires étrangères et de la défense de l'assemblée nationale. Pour lui, il est surprenant de présenter ce rapport sur les exportations d'armement de 2011... seulement en novembre 2012. Il a promis que celui de 2012 serait présenté au début de 2013. C'est sûr les chiffres sont connus depuis longtemps. En 2011, la France, qui s'est classée au quatrième rang mondial des pays exportateurs d'armements, a engrangé 6,5 milliards d'euros de prises de commandes (contre 5,1 milliards en 2010) et a livré pour 3,7 milliards de matériels militaires (3,7 milliards en 2010). En revanche, le ministre, qui souhaite aller vers plus de transparence dans ce rapport, a supprimé quelques données statistiques intéressantes, qui étaient jusqu'ici présentées dans les rapports précédents. Notamment la répartition par matériel air, mer, terre achetés par les clients de la France. Dommage.

 

Un tiercé de tête surprenant

 

Quels enseignements tirés sur les exportations 2011 ? Que le tiercé de tête de l'an dernier est très surprenant. Outre l'Inde (1,696 milliard d'euros) - un client habituel des industriels français -, qui a notamment signé un contrat de rénovation de 49 Mirage 2000 (1,4 milliard d'euros à partager entre Thales et Dassault Aviation), on retrouve... la Russie (946,9 millions) et les Etats-Unis (926,3 millions), deux pays, qui ont une industrie de la défense performante et une politique en la matière protectionniste. C'est tout à l'honneur des industriels français, qui ont des matériels de qualité. DCNS a notamment vendu à la marine russe deux porte-hélicoptères BPC de la classe Mistral et les Etats-Unis ont acheté, entre autre, 32 hélicoptères UH-72A Lakota à la filiale d'EADS, Eurocopter (52 millions de dollars). L'Arabie saoudite ne vient qu'en quatrième position (854,8 millions) et les Emirats arabes unis, en froid avec la France en cinquième position (275,1 millions). Enfin, à noter que la Malaisie reste un bon client des industriels français avec 268,9 millions d'acquisitions de matériels militaires "Made in France".

 

180 autorisations d'exportations pour la Chine

 

Enfin, dernier point, 180 autorisations d'exportation de matériels de guerre (AEMG) ont été octroyées en 2011 à la Chine pour un montant de 283,6 millions d'euros. Principalement pour des matériels duals à destination de l'aéronautique chinoise (150 millions). La direction générale de l'armement précise que cela concerne également des caméras infrarouges et des radars de surveillance aérienne.

 

Sur ce point, Jean-Yves Le Drian souhaite plus de clarté sur les matériels duals. Veut-il légiférer ? Pas impossible. En tout cas, le ministère va travailler en 2013 sur une "clarification pour les matériels qui relèvent du double usage (civil et militaire, ndlr)". Ce qui a de certain, c'est que Jean-Yves Le Drian veut interdire la vente libre de matériels (notamment de logiciels) liés à la surveillance électronique. C'est l'une des leçons tirés des printemps arabes avec l'affaire de la société française Amesys, une filiale de Bull, qui est mise en cause pour avoir installé un système de surveillance du Web en Libye.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 08:20

Australian Collins-class submarines, HMAS Dechaineux and HM

 

MELBOURNE, Nov. 21 (UPI)

 

The Australian navy said it wants 12 new non-nuclear attack submarines.

 

The Australian government said it wants boats to be either an evolved Collins class vessels or a new submarine designed and built at Techport in Adelaide.

 

The government reached its decision about expanding the Australian navy's submarine fleet after a $214 million future options study outlined four options, which will be whittled down to two next year.

 

The current class of Collins boats has exhibited problems such as excessive noise, mechanical and combat systems problems. Defense officials have orders a major land-based "test bed" facility to be constructed in Adelaide to evaluate crucial aspects of the submarines, including propulsion systems, before they are launched, The Herald Sun reported.

 

The projected 12 submarines will cost more than $30 billion and will represent the country's biggest defense project, creating thousands of jobs and work for hundreds of companies.

 

It is expected that the boats will be built by the ASC, formerly the Australian Submarine Corp., a government-owned Australian naval defense company based at Osborne in Adelaide, South Australia.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 19:15

Kongyu_2000-early-waring-aircraft.jpg

 

November 21, 2012 china-defense-mashup.com

 

2012-11-21 — China’s locally made early-warning aircraft have proven their operational capabilities in drills and can now direct different forces to respond more effectively to aerial threats, the People’s Liberation Army Daily reported yesterday.

 

Analysts said the report could be seen as a response to Western reports that downplay the effectiveness of China’s military modernisation effort.

 

The PLA Daily report, which appeared in an inside page, did not identify the aircraft that took part in the drills, but it was accompanied by an illustration of a KJ-2000 early waring aircraft in flight. It said the plane had become an air operational centre to command land, air and naval forces in several drills this year.

 

The aircraft is larger than ordinary fighter jets and can detect threats such as enemy airplanes.

 

“It is a historic leap for our army’s combat ability on the modern battlefield … as the combat information transport system successfully connected with our advanced fighter jets during the drills,” the report said, adding that China had spent more than five decades developing its early-warning aircraft systems.

 

“The new achievement also indicates our army has overcome some critical bottlenecks in multi-unit command.”

 

In June, a report by Japan’s Kyodo news agency quoted American and Taiwanese sources as saying the PLA had only nine such aircraft, including five small KJ-200s and four large KJ-2000s, and that they were at least 20 years behind the planes operated by the United States and Japan in terms of operational capability.

 

Andrei Chang, editor-in-chief of the Canada-based Kanwa Asian Defence Monthly, said China’s options were limited because it “doesn’t have enough advanced, big aircraft” suitable for the installation of early-warning systems.

 

“But it’s difficult to estimate how many years the PLA’s early-warning operation lags behind the Western countries because Beijing is trying to narrow the gap,” Chang said.

 

Lin Chong-pin, a former deputy defence minister in Taiwan, said the PLA Daily report was not propaganda, but further evidence of Beijing’s breakthroughs in the field.

 

“[The mainland] faced a developing bottleneck of military technologies in the 1990s, but it has made many breakthroughs in the 21st century, including the debuts of the J-21 and J-31 [stealth fighters] and the batch production of 052-D guided missile destroyers early this year,” Lin said.

 

He credited the rapid development to former president Jiang Zemin’s efforts to accelerate the army’s modernisation, including a funding boost and the unprecedented promotion of many officers with engineering backgrounds to decision-making positions.

 

The KJ series of early-warning aircraft debuted in the 2009 National Day parade, but the PLA Daily said the army had set up its first early-warning force five years earlier.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 17:35

iranarsenal 280909 source khaleejtimes.com

 

21.11.2012 Romandie.com

 

TEHERAN (Sipa-AP) -- L'Iran a fourni aux combattants du Hamas à Gaza la technologie nécessaire à la production propre de missiles à longue portée, sans livraisons directes, a déclaré le général Mohammad Ali Jafari, à la tête des Gardiens de la révolution.

 

D'après ses propos rapportés mercredi par l'agence de presse semi-officielle ISNA, l'Iran a offert ces capacités à Gaza pour que les missiles soient produits "rapidement".

 

Jusqu'à présent, l'Iran niait avoir livré directement des missiles Fajr-5 au Hamas. Ce sont ces missiles qui ont été envoyés près de Tel Aviv et de Jérusalem.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 17:35

SU-30MKI India photo USAF

 

November 21st, 2012 By Voice of Russia - defencetalk.com

 

The total number of the Su-30 fighter jets in the Indian air forces will reach 270, one of the chiefs of the Rosoboronexport Agency, Sergei Kornev, said.

 

Kornev will lead the Rosoboronexport delegation at the China International Aviation and Aerospace Exhibition, also known as Airshow China -2012 that will open in Zhuhai on November 13th.

 

The draft contract has already been submitted to the Indian side for approval. The first shipment of the Su-30 fighter jets arrived in India in 1996.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 18:40

http://www.45enord.ca/wp-content/uploads/2012/08/ISX2012-0022-642x432.jpg

 

Le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) VICTORIA (SSK 876) quitte la base interarmées Pearl Harbor-Hickam, à Honolulu (Hawaï), le 16 juillet 2012 (Photo des Forces canadiennes : Jacek Szymanski, Marine royale canadienne)

 

20 novembre 2012 par Nicolas Laffont - 45enord.ca

 

45eNord.ca a appris que la période de grand carénage du sous-marin de classe Victoria NCSM Windsor, qui a été effectuée à l’arsenal canadien de Sa Majesté, à Halifax (Nouvelle-Écosse), touche à sa fin.

 

Le sous-marin a subi une série de tests et son équipage a suivi un entraînement. À l’heure actuelle, la Marine royale canadienne prévoit que le NCSM Windsor sera pleinement opérationnel en 2013.

 

Dans le cadre des tests effectués sur le NCSM Windsor, la marine a procédé à une plongée en darse au port d’Halifax au début du mois de novembre.

 

Cette opération est appelée «plongée en darse» parce qu’elle a lieu dans une zone protégée et peu profonde dans un port qui possède ces caractéristiques. Il s’agit d’une étape clé de la série de tests, lors de laquelle la marine vérifie l’étanchéité à l’eau du sous-marin et le fonctionnement du système de communication et d’autres systèmes importants. D’autres tests devraient avoir lieu au cours de l’hiver 2013.

 

Le sous-marin a navigué de juin 2005 à décembre 2006 et a passé près de 150 jours en mer.

 

Il a participé à plusieurs exercices canado-américains de grande envergure et développé ses capacités de forces d’opérations spéciales tout en s’entraînant avec des navires canadiens à perfectionner des techniques de guerre essentielles.

 

Le NCSM Windsor a participé au tout premier exercice de parachutisme en mer avec des éclaireurs-patrouilleurs canadiens (des parachutistes de l’Armée canadienne). Le navire a également effectué plusieurs patrouilles de souveraineté au large de la côte Est du Canada à des fins de renseignement, de surveillance et de reconnaissance.

 

Le Victoria

 

Le NCSM Victoria est sur le point d’être déclaré pleinement opérationnel. Sorti du bassin le 18 avril 2011 pour subir une série de tests et d’essais menés dans le port, l’équipage du sous-marin a participé à de l’instruction et à des exercices.

 

En novembre 2011, le Victoria a officiellement terminé son grand carénage, ce qui en a fait le premier sous-marin de sa classe à faire l’objet de travaux de carénage et de maintenance de ce type et de cette envergure.

 

Une bosse, qui avait été découverte dans la coque du Victoria, a pu être réparée pendant le grand carénage.

Après plusieurs étapes de certification de l’équipage, d’essais d’équipement, de plongée et de tests de tirs de torpilles, en juillet 2012, le Victoria est sorti pour la première fois dans le cadre d’un exercice international, RIMPAC, auquel 45eNord.ca a pris part et lors duquel nous avons pu visiter le sous-marin.

 

Le sous-marin a au cours de l’exercice torpillé et coulé un navire hors service de la marine américaine au large de l’île Kauai à Hawaï.

 

Le Chicoutimi

 

Le Chicoutimi est actuellement en grand carénage. Ces travaux sont effectués dans le cadre du contrat de soutien en service des sous-marins de la classe Victoria (CSSSV) au chantier maritime de la Victoria Shipyards Co. Ltd, à Esquimalt.

 

La marine prévoit que les travaux seront complétés à temps et que le sous-marin sera disponible pour les opérations en 2013.

 

Lors de son transfert au Canada en octobre 2004, il subit le pire accident qu’il puisse se produire à bord d’un sous-marin: un incendie d’origine électrique suite à une inondation partielle. Le lieutenant Chris Saunders, décéda de ses blessures.

 

Le Corner Brook

 

Le NCSM Corner Brook a passé 463 jours en mer, d’octobre 2006 à la mi-juin 2011 et a participé à divers exercices OTAN et CANUS et a été déployé dans la région arctique, dans le cadre de l’opération Nanook, d’abord en août 2007, puis en août 2009.

 

En mars 2008 et 2011, le navire a été déployé dans le cadre de l’opération Caribbe, un effort multinational dirigé par les États-Unis visant à mettre fin au trafic de stupéfiants dans les eaux du bassin des Caraïbes et du Pacifique Est.

Le 4 juin 2011, le Corner Brook a heurté le fond de l’océan alors qu’il faisait des manœuvres en plongée pour l’instruction d’officiers sous-mariniers dans la baie Nootka, sur la côte Ouest de l’île de Vancouver.

 

Dans une interview accordée un peu plus tôt cette année à 45eNord.ca, le capitaine de vaisseau Luc Cassivi, commandant adjoint de la Flotte canadienne du Pacifique et directeur du service canadien des sous-marins, expliquait que les dégâts subits par le sous-marin ne sont pas aussi critiques comme on pourrait le croire. «On ne peut jurer de rien, mais le Corner Brook est à priori tout à fait réparable et pourra reprendre la mer. En achetant les sous-marins, le gouvernement britannique a également fourni une coque de fibre de verre de remplacement.»

 

C’est le dôme du sonar à l’avant du sous-marin qui a été endommagé. La coque épaisse situé sous la coque externe n’aurait pas eu de problème: «L’intégrité de l’étanchéité du sous-marin et plus particulièrement de la coque sous pression, demeure intacte. L’équipage n’a jamais été en danger suivant l’incident», est-il ainsi écrit dans le rapport de la commission d’enquête qui a suivie l’accident.

 

D’après l’échéancier mis en place par la Marine royale canadienne, le Corner Brook devrait être prêt aux opérations pour 2016, date à laquelle le Victoria reprendra la direction du chantier naval pour une nouvelle période de grand carénage.

 

Dès 2013 ou 2014 au plus tard, il devrait donc y avoir trois sous-marins de disponibles en permanence sur les quatre. Et à compter de 2016, un retournera en grand carénage tous les deux ans en rotation.

 

En février dernier, le vice-amiral Paul Maddison, commandant de la marine, affirmé devant des membres d’un comité du Sénat que les sous-marins à propulsion diesel-électrique du Canada, resteront en activité au sein de la flotte de la marine au moins jusqu’en 2030.

 

Il avait également déclaré que la perte de la capacité de surveillance et d’attaque sous-marines serait désastreuse pour le Canada. C’est pourquoi, des planificateurs du ministère de la Défense nationale commenceront à établir un programme de remplacement d’ici à 2016.

 

À lire aussi:

Le Victoria prend part à un exercice international de guerre navale >>

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 14:03

ISAF-Logo

 

20/11/2012 Sources : EMA

 

Le 20 novembre 2012 à 10h, a eu lieu la cérémonie officialisant le transfert de la base opérationnelle avancée (FOB) de Nijrab au 201ème corps de l’armée nationale afghane. Le départ des soldats français de Nijrab marque la fin des opérations françaises en Kapisa et le retrait des troupes participant directement aux actions de combat en Afghanistan.

 

Jusqu’à cette date, 500 militaires étaient encore présents sur la FOB de Nijrab : les derniers soldats du Battle Group Acier, des conseillers (advisory team) du kandak 33 et des éléments de la Task Force (TF) La Fayette.

 

A l’issue de la cérémonie de transfert, entre le général Hautecloque, commandant la TF La Fayette,  et le général Waziri, commandant le 201ème corps de l’armée nationale afghane, les militaires français présents ont rejoint le camp de Warehouse à Kaboul, avant de rentrer en France d’ici la fin de l’année. Il s’agit principalement de soldats du 16èmebataillon de chasseurs de Bitche (16ème BC), du 13ème régiment du génie (13èmeRG) de Valdahon et du 19ème régiment du génie (19ème RG) de Besançon.

 

Le désengagement de la FOB de Nijrab s’est parfaitement déroulé. L’ensemble du matériel présent sur la FOB a fait l’objet de plusieurs convois logistiques vers Kaboul. Il sera rapatrié vers la France dans les mois à venir.

 

Les derniers éléments français encore présents à Naghlu et à Mahmud E Raqi seront désengagés dans les prochains jours. Il s’agit des AT des kandak 34 et 35 et d’un détachement de liaison.

 

Les militaires français opèrent en Kapisa depuis l’été 2008, lorsqu’un groupement tactique interarmes (GTIA) a été déployé afin de permettre l’implantation de la 3ème brigade du 201èmecorps de l’armée nationale afghane (ANA) et des OMLT (Operationnal Mentor and Liaison team) chargées d’accompagner sa montée en puissance.

 

Le premier GTIA a été déployé sur les bases de Tagab et de Nijrab, succédant à un contingent américain. Durant l’hiver 2008 et au printemps 2009, des opérations d’envergure ont permis la construction de trois postes avancés en vallée d’Alasay et l’installation de postes de combat et de contrôle le long de l’axe Vermont, permettant aux forces de sécurité afghanes (ANSF) de reprendre pied dans ce sanctuaire des insurgés.

 

Le 1er  novembre 2009  a été créée la brigade française Task Force La Fayette,  placée sous les ordres du commandement régional Est (RC-E). Les unités françaises déployées en Surobi et Kapisa ont alors été rassemblées sous un même commandement. Les OMLT françaises déployées dans les provinces du Wardak et du Logar, ont été redéployées en Surobi et Kapisa, permettant ainsi le mentoring de la totalité de la 3ème brigade afghane.

 

Au printemps 2010, les militaires français ont concentré leurs efforts avec l’armée afghane (ANA), dans le Sud de la Kapisa, pour repousser les forces insurgées et renforcer les postes et bases de l’ANA. Les opérations Synapse (lien vers la brève) et Hope 4 Reaction (lien vers la brève) ont permis de renforcer le contrôle le long de l’axe Vermont. Fin 2010, une OMLT supplémentaire est mise en place par la France pour mentorer les unités supplémentaires de la 3ème  brigade qui poursuit sa montée en puissance.

 

Fin 2010 et début 2011, les militaires français ont conduit une campagne d’opérations, avec en particulier la jonction entre les éléments du Nord de la Kapisa et du Sud, qui se fait le 15 février 2011 lors de l’opération Storm Rumbling (lien vers la brève). Les progrès réalisés par les soldats afghans ont permis aux militaires français d’adapter leur mode d’accompagnement. Ainsi, à la mi 2011, la brigade afghane et la brigade française établissent un partenariat entre leurs unités pour opérer conjointement.

 

Dorénavant, les militaires français se placent en appui des soldats de l’ANA qui opèrent en première ligne.

 

Le désengagement du dispositif français a commencé à l’automne 2011, avec le transfert des premières emprises aux ANSF. Aujourd’hui, sur 6 000 hommes des forces afghanes déployés en Kapisa et Surobi, environ 4 000 le sont en Kapisa dont 2 200 militaires et 1 800 policiers (nationaux et locaux). Aujourd’hui, les forces afghanes sont capables de planifier et de conduire les opérations de sécurisation de façon autonome.

 

Tous ces progrès ont permis d’aboutir à l’inscription de la province de Kapisa au processus de transition et à la cérémonie officielle le 4 juillet 2012.

 

Intervenant après le désengagement de la FOB de Tagab, le 30 septembre dernier (lien vers la brève), le transfert officiel de la FOB Nijrab marque le départ des derniers éléments du BG Acier et de la TF La Fayette. Cette cérémonie marque la fin de l’appui direct aux opérations des ANSF et donc une autonomie renforcée de celle-ci dans la province.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 08:56

f-16 photo IDF

 

Nov. 19, 2012 - By BARBARA OPALL-ROME  Defense News

 

TEL AVIV — With some 70,000 Israeli troops poised for prospective ground war in Gaza, political leaders here are again grappling with the costs versus benefits of supplementing standoff strikes with boots on the ground.

 

The old argument of “F-16 versus M16” — coined by retired Lt. Gen. Gabi Ashkenazi, former Israeli military chief of staff— will likely be settled in the coming days, if not sooner.

 

But unlike Israel’s last combined air-sea and ground campaign to protect the homefront from Gaza-launched rockets, this time proponents of standoff-only attack have a new arrow in their quiver: the nearly 85 percent effective rate of Iron Dome intercepting batteries.

 

Commanders from Israel’s 2008-2009 Cast Lead operation surmise that had then-Prime Minister Ehud Olmert been able to protect the homefront with an active defense system like Iron Dome, he would not have opted to supplement eight days of largely precision standoff strikes with a grueling, two-week ground war.

 

“In Cast Lead, we didn’t have the breathing space provided by Iron Dome. We didn’t have the full benefits of precise and selective early warning and we didn’t have a disciplined homefront,” a former top Israeli military commander told Defense News.

 

“Then they didn’t have a choice. The political echelon determined that the only way to take care of the rockets, impose quiet and bolster deterrence was through a combination of F-16s and M16s. But now, it’s a different story,” he said.

 

According to the former commander, Israel has not yet realized the maximum effect of airstrikes.

 

“We haven’t yet squeezed out the full effectiveness. If conditions allow us another two or three days of intensified and punishing standoff attacks, we should be able to end this without getting back into Gaza.”

 

1,400 Targets Destroyed

 

At the end of day six of Israel’s so-called Operation Pillar of Defense, the Israeli military says it attacked some 1,400 targets throughout Gaza, most of them from the air, with support from Israel Navy missile boats.

 

Attack operations started with the aerial assassination of Hamas Military Commander Ahmed al-Jabari, followed by strategic assaults on most of the 60-kilometer range Fajr-5 missiles smuggled into the Gaza Strip from Iran. By late last week, after hundreds of attacks on weapon storage sites, including underground stockpiles of 40-kilometer-range Grad rockets, Israel stepped up targeting operations against command posts, communications centers and public buildings viewed as symbols of the Hamas government.

 

In the past few days, in parallel with continued attacks on weapon sites and hunter-killer operations against rocket-launching squads and other so-called targets of opportunity, Israel began making phone calls to residents of specific buildings, warning them to evacuate before striking private homes of Hamas leaders.

 

As of late Nov. 19, Gaza’s Ministry of Health had reported 95 killed, 26 of them children, in the standoff attacks. And while the ministry does not differentiate among militant fighters targeted by Israel and uninvolved innocents, the death toll from 1,400 attacks appears to mark a new record for precision strike operations.

 

In comparison to the previous air war in Gaza, in which precision munitions were used in 81 percent of aerial attacks, 140 militants along with another 37 innocents were killed in just the first day of airstrikes.

 

In a Nov. 19 interview, Mazin Qumsiyeh, a Palestinian professor at Bethlehem and Birzeit universities in the West Bank, acknowledged that casualties thus far appear to be much lower than Israel’s last war in Gaza.

 

“Yes, the casualties are lower than ever before. But even if it’s true that Israel has changed its tactics — which I don’t believe — most Palestinians will not appreciate it. They’ll judge from their prior experiences with Israeli brutality,” said Qumsiyeh.

 

“What we’re seeing is a historic precedent for precision-strike operations, and it proves that the strategy of maximum damage with minimum victims is working,” said retired Israel Air Force Brig. Gen. Assaf Agmon, director of the Fisher Institute for Strategic Air & Space Studies.

 

“Each target is checked multiple times, the weaponry is carefully selected and the intelligence is persistent and precise. If they’re able to keep this up, it appears that operational objectives can be secured with our legitimacy intact without the need for ground forces,” said Agmon.

 

Nevertheless, experts and analysts warn that the option for ground invasion remains very much alive, and could be triggered if just one Hamas-launched missile manages to leak through the Iron Dome and extract heavy Israeli casualties.

 

“We can’t get addicted to Iron Dome and we also need to remember that a 70,000-strong ground force cannot remain waiting at the border indefinitely,” another former Israeli commander warned.

 

According to the retired major general, Israel’s ground option will remain viable for only a few more days before economic and other pressures force either a political green light for a ground invasion or cancellation of reserve call-up orders.

 

“Several things can still happen that will drag this into a much bloodier story,” he said.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 08:10

MQ-4C BAMS Unmanned Aircraft

 

SAN DIEGO, Nov. 19, 2012 (GLOBE NEWSWIRE)

 

Team Checking Control Software, Subsystems Prior to Flight Operations

 

Northrop Grumman Corporation and the U.S. Navy have added a second Triton unmanned aircraft to ground testing efforts in late September – part of an initial step in preparation for flight operations.

 

Two Triton unmanned aircraft systems are being used to flight test and mature the system for operational use. Ground testing allows the team to further reduce risks associated with control software and subsystems prior to flight.

 

The first Triton entered ground testing in July after production concluded in June.

 

"Ground testing signifies our steady progress toward conducting Triton's first flight," said Steve Enewold, Northrop Grumman's vice president and program manager for Triton. "Through numerous engine runs and checks with communications systems between the aircraft and ground controllers, we can ensure that everything is working properly before entering taxi testing as the next step in our efforts."

 

Northrop Grumman is the prime contractor to the Navy's MQ-4C Triton Broad Area Maritime Surveillance program. In 2008, the company was awarded a systems development and demonstration contract to build two aircraft and test them in preparation for operational missions by late 2015.

 

The Navy's program of record calls for 68 Tritons to be built.

 

Triton provides a detailed picture of surface vessels to identify threats across vast areas of ocean and littoral areas. With its ability to fly missions up to 24 hours, Triton complements many manned surveillance and reconnaissance aircraft.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 08:45

DRDO-logo

 

16 November 2012 DEBDAS KUNDU - dailypioneer.com

 

Hectic preparations for an interception exercise, Advance Air Defence (AAD), involving two ballistic missiles are underway at the Integrated Test Range (ITR), Chandipur.

 

The exercise is likely to be carried out by the ITR DRDO unit next week between November 19 and 22 in the endo-atmospheric region within an altitude of around 15 km, sources said. This would be the eighth interceptor missile test and the sixth endo-atmospheric, below 20 km of altitude. A modified Prithvi missile acting would take off from the ITR while the killer supersonic interceptor missile would blast off from the Wheeler Island, Dhamra and destroy it.

 

The exercise under the Ballistic Missile Defence (BMD) programme is being undertaken to protect India’s major installations from being targeted by hostile neighbours. Meanwhile the maiden launch of the sub-sonic cruise missile, Nirbhay, which was to be conducted  this month is delayed due to modifications brought in the launcher and likely to be carried out in next year January, said sources.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 08:05

Mali slodiers 400x300

 

nov 19, 2012 Damien Kerlouet (BRUXELLES2)

 

Format, budget, durée, objectif… B2 a pu en savoir plus sur le contenu de l’opération future de l’Union européenne au Mali et du concept de gestion de crises (CMC) dont les ministres de la Défense et des Affaires étrangères doivent approuver le principe ce lundi (19 novembre). C’est la première étape du processus politico-militaire préalable au lancement d’une opération militaire au Mali, centrée sur la formation de l’armée malienne. Une sorte d’EUTM Mali comme il y a eu une EUTM Somalie. Démarrage prévu : « le plus rapidement possible au début de l’année prochaine » selon un haut responsable européen.

 

Une équipe de formateurs de haut niveau

 

L’effectif européen sera de 250 personnes, des formateurs essentiellement avec un petit personnel de soutien. Et il ne devrait pas être difficile à rassembler selon les premiers éléments parvenus à l’Etat-Major européen à Bruxelles. La France – qui pourrait assurer le rôle de nation-cadre et fournir le chef de mission – et l’Espagne – qui devrait aussi faire une contribution importante (jusqu’à 50 personnes) – pourraient être les principaux contributeurs. Mais ce ne seront pas les seuls. L’Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique ainsi que la Suède et la Finlande ont déjà exprimé leur volonté d’envoyer du personnel, selon les informations parvenues à B2. La Pologne « n’a pas encore pris de décision. On réfléchit. » nous a confirmé le ministre de la Défense Tomasz Siemoniak, au sortir d’une réunion avec ses collègues européens à Paris. Personne ne semble donc vraiment inquiet pour la génération de forces qui « ne devrait pas poser de problèmes », selon une source proche du dossier.

 

Le Canada pourrait être aussi associé à la mission si une telle décision est prise à Ottawa. C’est un des pays avec la France, l’Allemagne, les Etats-Unis et la Libye qui ont eu jusqu’à très récemment une coopération militaire avec le Mali. Il a notamment formé (avec la Libye) les commandos parachutistes du régiment de Djicoroni.

 

Budget modeste

 

Le budget sera modeste. Il devrait être compris entre 4,5 et 7,5 millions d’euros (pour le financement commun supporté par le mécanisme Athena, donc au prorata du PIB), selon les options retenues, pour une durée de 15 mois (renouvelable). Ce budget ne comprend pas le salaire des différents personnels fournis par les Etats.

Quelques questions restent en suspens, par exemple en matière de soutien médical et d’autoprotection. Le premier pourrait être sous-traité à une société spécialisée (comme c’est le cas pour EUTM Somalie en Ouganda ou pour EUMM Georgia). Pour le second, il y aurait trois options : l’armée malienne (peu évident), la CEDEAO (pas automatique), des forces privées. Pour les deux aspects, les Etats pourraient préférer fournir du personnel ; ce qui augmenterait alors le nombre de personnes (400 au lieu de 250) mais diminuerait le budget commun.

Le démarrage de l’opération de formation étant prévue vers janvier (si possible).

 

Objectif : former 2600 hommes

 

La mission européenne aurait trois objectifs essentiels : 1° assurer la formation de 4 bataillons soit environ 2600 personnes, qui seraient structurés en GTIA à la française (groupement tactique interarmes) ou en battlegroup à l’européenne. 2° assurer le bon fonctionnement de la chaine de commandement et de contrôle (C2). Officiellement il ne s’agit que d’assistance mais en réalité c’est tout un C2 qu’il faut reprendre et réorganiser de façon moderne afin que les opérations et la logistique soient combinés dans un seul effet. 3° soutenir le système de ressources humaines de l’armée : formation des cadres, sélection et recrutement, voire paiement de la solde.

 

La formation pourrait se dérouler essentiellement à l’école interarmes de formation des officiers de Koulikoro, près du fleuve, face à la forêt de Kaya et Markala au nord de Segou (200 km au nord de Bamako). Cette localisation est essentielle – selon des officiers qui connaissent le terrain – car pour mener des opérations dans le nord, il faut savoir bien gérer le franchissement du fleuve. Certaines villes, notamment Tombouctou, au nord, sont situées de l’autre coté du fleuve, et à moins de les atteindre par le désert et la Mauritanie, elle est à l’abri de toute incursion. Dans d’autres villes existent des ponts mais qui ne permettent pas vraiment d’incursion rapide et importante. Le Mali dispose d’éléments de franchissement de fleuves fournis par la coopération allemande.

 

La mission ne disposera normalement pas d’un OHQ (quartier général opérationnel). Pour 250 personnes il n’y en a pas besoin. C’est au sein du FHQ (quartier général de forces), établi à Bamako que sera fait ce travail directement en liaison avec l’Etat-Major de Bruxelles. Cela a l’avantage de la simplicité des structures

 

Le problème de l’armée malienne

 

L’armée malienne dispose de « bons éléments » selon une source de B2. Elle a toujours été dans la région une force certes petite mais « vaillante » qui n’a pas hésité à se défendre bec et ongles face à des voisins, un peu envahissants. Chacun a encore en mémoire la défaite infligée aux Burkinabais en 1984. On a tendance à l’oublier un peu dans certaines capitales européens où on considère avec beaucoup de condescendance certaines armées.

Mais aujourd’hui cette armée pêche par manque d’organisation, de confiance en soi et d’équipements. Une partie des équipements disponibles ont été abandonnés au nord lors de sa retraite (débandade). On a pu voir ainsi des forces de Ansar Dine à bord de pick up neufs… fournis par la coopération canadienne. Quant au commandement, il reste souvent lié à des nominations « plus politiques » qu’opérationnelles, précise-t-on côté européen. « Nous avons une nouvelle génération d’officiers, formés aux écoles de guerre du Cameroun, de France, d’Allemagne, parfaitement à même de prendre le commandement » m’a précisé un militaire. Un constat fait également dans le pays et relaté par la presse locale (lire ici notamment).

 

Une armée en cours de rééquipement

 

L’armée malienne est cependant en passe de se rééquiper. Elle a commandé certains matériels. Mais ceux-ci ont été bloqués, en juillet, à Conakry (Guinée) ; la CEDEAO ayant décidé de bloquer toute livraison après le coup d’Etat des militaires. Le principe du déblocage est acquis désormais par la CEDEAO, qui s’en est servie un peu comme un moyen de pression à l’acceptation par le gouvernement malien, mais c’est lent. Il « manque toujours un papier » pour les débloquer.

 

L’armée locale dispose encore de quelques matériels par la coopération française, allemande et canadienne. Et en acquiert d’autres. Certains anciens stocks d’armes restent « zone protégée » et les « yeux étrangers » en restent suffisamment éloignés, pour ne pas attester de cette (re)montée en puissance. Le Qatar notamment pourrait être un de ces financeurs et fournisseurs d’armes. Il y a toujours un « manque de munitions et de carburant ». Le Mali ne dispose ou plus également de forces aériennes : les quelque Mig21 qu’il avait dans les années 1980 sont obsolètes et depuis longtemps cloués au sol.

 

L’exemple d’EUTM Somalie et de l’AMISOM

 

L’opération de formation des soldats somaliens (EUTM Somalia) – menée en Ouganda – sert sinon de « modèle » au moins d’exemple à l’opération menée au Mali. Si aujourd’hui, elle révèle un succès, les réticences étaient nombreuses au départ (pour ne pas dire plus). Il faut dire que la mise en place d’une telle opération n’est pas inopinée. Cela fait 4 ans environ que certains Etats (la France et l’Espagne particulièrement) poussent à une action importante dans la zone du Sahel, pour renforcer la capacité des Etats de la région en matière de sécurité et d’Etat de droit. La mission n’avait, jusqu’à présent, débouché que dans un pays au Niger (avec Eucap Niger).

 

(Nb : cet article est paru en primeur pour les adhérents du Club de B2)

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 12:45

Sukhoi T-50 (PAK-FA) source Ria Novisti

 

November 15, 2012 Andrei Kislyakov, specially for RIR - indrus.in

 

Modern Russo-Indian military and technical cooperation is focussed on research-intensive areas like aviation and missile manufacturing.

 

The hallmark of cooperation between Russia and India in the aviation sector is the joint development and manufacturing programme of fifth generation fighter aircraft (FGFA) for the Indian Air Force. According to the Centre for Analysis of World Arms Trade’s latest estimates made in late October, the countries intend to start serial production of the FGFA in 2020. The plane – an Indian version of the Russian T-50 fighter – will be built at the Hindustan Aeronautics Limited (HAL) production facilities. The Russian fifth generation fighter, code-named T-50, should be deployed in the Russian Air Force after 2017.

 

India’s Chief of the Air Staff, Air Chief Marshal Norman Anil Kumar Browne has stated that it will be a single-seat plane equipped with practically the same components as its Russian twin. Some of the equipment, however, such as onboard computers, will be different, as is the case with the Sukhoi Su-30MKI fighter upgraded for use by India.

 

According to Russia’s United Aircraft Corporation, the Russian side will supply 117C engines, as well as stealth technology for the Indian planes. India plans to manufacture onboard computers, software, a targeting system, and other onboard systems for its fifth generation fighter.  This is keeping in line with Indian participation in the programme for the India-licensed manufacture of the Russian multi-purpose Sukhoi 30MKI fighters at Indian factories. As a result, Russian-made components in the serial model should make up 60 percent, compared with India’s 40 percent.

 

Official data estimates the total cost of joint Russo-Indian FGFA development to be $12 billion. According to Marshal Browne, “the project will be carried out on a parity basis. It includes financing for detailed design, a full battery of tests, and the production of prototypes.” He added that they are currently at the preliminary design stage, estimated to cost $295 million.

 

Meanwhile, the contract for developing the aircraft for India has undergone considerable modifications. The Indian Air Force originally planned to buy 214 fifth generation planes (166 one-seaters and 48 two-seaters). That number has since been reduced to 144. The original number would have been built if the plane had been ready for deployment by 2017, and if Russian factories had been able to deliver the first batch of the machines. However, because of delays with the production of the T-50, India has decided to expand its participation in FGFA development, pushing the starting date for the production of its Indian version back to 2020.

 

India is in the process of a large-scale upgrade of its Air Force. Around 130 Russian-made multi-purpose Sukhoi Su-30MKI fighters (which should increase to 270) and around 70 MiG-29s form the backbone of the country’s fighter fleet.

 

Besides modern equipment, the Indian Air Force also has 51 French Mirage 2000 fighters and around 200 MiG-21s, almost half of which will be decommissioned within the next two or three years, while the rest will be upgraded.

 

India recently held a tender for supplying its Air Force with at least 126 multi-purpose fighters for a total of more than $10 billion. The French Dassault Rafale fighter won the tender.

 

In addition to modern military aircraft, Russia and India continue close cooperation in missile building, including the BrahMos supersonic cruise missile.

 

Russia and India are working with BrahMos Aerospace to promote a family of all-purpose supersonic BrahMos land-launched and ship-launched versions of the missile based on the Russian medium-range P-800 Onyx anti-ship missile, which some experts believe is unrivalled in the global marketplace.

 

According to Russia’s deputy prime minister in charge of the defence industry, Dmitry Rogozin, BrahMos Aerospace is not only a successful Russo-Indian joint venture, but it also represents an optimal model for bilateral cooperation that has tremendous political importance for both countries.

 

In early October 2012, the missile was test-fired from the Teg frigate built in Russia to India’s order. A contract for the construction of three frigates of this type was signed in 2006. India said the test was successful, with the cruise missile hitting its target at a distance of 290km.

 

One thousand land-launched and ship-launched versions of the missile are scheduled for production by 2016, with half of this number intended for sale to third countries.

 

The joint venture BrahMos Aerospace is working overtime to create the hypersonic BrahMos-2 missile. With a speed of more than five times the speed of sound, it will be practically impossible to intercept.

 

First Deputy General Director of Russia’s NPO Mashinostroenia Aleksandr Dergachev announced in mid-October that air tests for the BrahMos-2 would begin next year.

 

During Dmitry Rogozin’s visit to India in mid-October, BrahMos Aerospace CEO Dr Sivathanu Pillai presented the Russian delegation with a strategic plan for the joint venture development through 2050, which includes the design and implementation of innovation technologies for the BrahMos missile family, allowing the company to remain a global market leader in this area. Dr Pillai pointed out the importance of deploying the BrahMos missiles in the Russian Navy, as well as the need to develop new systems as soon as possible to maintain a technological edge over other countries

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 08:55

CH-3-drone.jpg

 

Nov. 17, 2012 washingtonpost.com (AP)

 

Pakistan’s largest drone, the Shahpur, has a wingspan of about seven meters (22 feet) and can carry 50 kilograms (110 pounds). The U.S. Predator, which can be equipped with two Hellfire missiles, has a wingspan more than twice that and a payload capacity over four times as great.

 

Pakistani drones also have much more limited range than those produced in the U.S. because they are operated based on “line of sight” using radio waves, rather than military satellites. The Shahpur has a maximum range of 250 kilometers (150 miles), while the Predator can fly over five times that distance.

 

The British newspaper The Guardian reported Tuesday that Pakistan was working on an armed drone but did not provide details.

 

The market for drones has exploded in Pakistan and other countries around the world in recent years, as shown by the array of aircraft on display at the defense exhibition in Karachi. Hoping to tap into a worldwide market worth billions of dollars a year, public and private companies wheeled out over a dozen drones that ranged in size from hand-held models meant to be carried in a backpack to larger aircraft like the Shahpur.

 

All the Pakistani drones on display were advertised as unarmed and meant for surveillance only. One private company, Integrated Dynamics, even promotes its aircraft under the slogan “Drones for Peace.” But several models developed by the Chinese government were marketed as capable of carrying precision missiles and bombs.

 

The Chinese government has offered to sell Pakistan an armed drone it has produced, the CH-3, which can carry two laser-guided missiles or bombs, industry insiders said.

 

Also being offered to Pakistan is a more advanced drone, the CH-4, which closely resembles a U.S. Reaper and can carry four laser-guided missiles or bombs, according to Li Xiaoli, a representative of the Chinese state-owned company that produces both the CH-3 and CH-4, Aerospace Long-march International Trade Co., Ltd.

 

Pakistan has yet to purchase any armed Chinese drones because their capabilities have yet to be proven, but is likely to do so in the future, said the civilian with knowledge of the Pakistani military’s drone program.

 

Only a few countries, including the U.S., Britain and Israel, are known to have actually used armed drones in military operations.

 

“China is a bit of a tough nut to crack as you’d expect,” said Huw Williams, a drone expert at Jane’s International Defense Review. “They frequently wheel out exciting looking aircraft but are yet to really demonstrate anything earthshattering.”

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 22:35

iron dome photo IDF

 

Nov. 17, 2012 - By BARBARA OPALL-ROME  Defense News

 

Simulations Meet Reality Amid Cross-Border Escalations

 

TEL AVIV — The largest Israel-U.S. air defense drill concluded last week under combat conditions as simulations and preplanned live fire were conducted amid actual rocket salvos from Gaza and escalation along Israel’s long-dormant border with Syria.

 

Multifront engagement scenarios designed for the thousands of U.S. and Israeli forces participating in Austere Challenge 2012 grew exceedingly realistic in the closing days of the biennial drill, as operators and joint task force commanders from U.S. European Command (EUCOM) witnessed at least four operational intercepts by the Israeli Iron Dome.

 

By the time the drill culminated Nov. 12 with live fire from U.S. Patriot Advanced Capability-3 (Pac-3) missiles, more than 120 rockets — including extended-range Grads — had been fired at the Israeli homefront, forcing hundreds of thousands of residents within 40 kilometers of the border into shelters. On Nov. 14, a day after the drill officially concluded, the Israeli military launched “Operation Pillar of Defense,” a widespread aerial campaign aimed at reducing the rocket and missile threat from Gaza.

 

In parallel, Israeli forces last week fired their first shots into Syria since the 1973 war in response to stray shells from the ongoing Syrian civil war that landed in the Israeli-annexed Golan Heights.

 

Israeli military spokesman Brig. Gen. Yoav Mordechai said the two separate engagements with Syria — warning shots Nov. 11 and a direct hit on a Syrian artillery launcher Nov. 12 — offered a clear message to Syrian President Bashar Assad that Israel would not tolerate spillover from internal Syrian clashes into Israeli territory.

 

At week’s end, as most of the 1,000 or so U.S. military personnel stationed in Israel for the drill were making their way back to Germany, Israel’s Northern Command remained on high alert for threats from Syria. Down south, Iron Dome batteries were activated against the rocket threat while the Israel Air Force intensified airstrikes against weapon storage sites, smuggling tunnels and other targets throughout the Hamas-administered Gaza Strip.

 

“These are very difficult days [which require] further bilateral cooperation in defense against future missile threats, as well as persistent operations against Hamas and the Iranian terror threat in Gaza, which is likely to intensify and expand,” Israeli Defense Minister Ehud Barak told reporters.

 

Barak hailed the Austere Challenge drill for underscoring the deep cooperation between the two militaries and for bolstering Israeli deterrence.

 

In a press call before the drill, U.S. Air Force Lt. Gen. Craig Franklin, commander of the Third Air Force and regional air defense commander for EUCOM, said the $30 million drill, known as AC12, marked the largest in the history of U.S.-Israeli strategic cooperation. It involved Pac-3 batteries, an Aegis cruiser, the U.S.-operated AN/TPY-2 X-band radar deployed here and advanced communications links enabling simulated joint task force operations.

 

Overall, more than 3,500 U.S. military personnel, from multiple locations across Europe and the Mediterranean and in Israel, took part in the drill, which involved a logistics-centric deployment phase, extensive simulated joint task force operations against salvos on multiple fronts and Patriot live fire against simulated targets.

 

The Israeli contribution was estimated at 30 million shekels ($76.4 million). It involved nearly 2,000 personnel and all layers of Israel’s planned multitiered active defense intercepting network, including the Arrow, Iron Dome, Patriot and Pac-2, used against air-breathing targets, and command-and-control elements of the developmental David’s Sling.

 

Franklin insisted the scenarios simulating salvo attacks on multiple fronts were notional and “not related to any particular recent world event.”

 

Nevertheless, representatives from both countries said last week’s barrage of Gaza-launched rockets, combined with fire across the Syrian border, injected real-life urgency to simulated joint operations.

 

“AC12 took place in a realistic threat environment, to say the least. Many of us will remember it as the nexus between simulation and actual combat,” an Israel Air Force officer said.

 

In the coming weeks, U.S. and Israeli officers will conduct post-drill evaluations and apply key lessons to the planning of the next major bilateral drill, scheduled for 2014.

 

Israel Air Force Brig. Gen. Doron Gavish, recently retired air defense commander, said the drill and ongoing exercises between drills were strategically significant in honing the ability of both countries to operate jointly against evolving threats.

 

“We’re not waiting for every other year to exercise together. Today we have a standing relationship with all the commanders, and we conduct a lot of small-scale training on a regular basis,” Gavish said.

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 12:50

Europe Flag

 

nov 16, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2 à Paris)

 

On pourrait dire « voici une déclaration de plus », « encore du blabla », « c’est de la gesticulation politique »… La déclaration de Paris adoptée, jeudi (15 novembre), par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense français, allemands, italiens, espagnols et polonais… tient sans doute de cela effectivement.

 

Mais il faudrait se garder de tout amalgame, une réunion des ministres en tandem, des cinq pays les plus importants au plan européen en matière de défense (exceptée le Royaume-Uni qui ne souhaite pas le développement de cette politique européenne) n’est pas anodine en soi. Le fait qu’elle se déroule avant un conseil des ministres, et alors que la discussion budgétaire au plan européen comme au plan national s’avère très difficile.

 

Le message est donc un clair signal politique, à portée tout autant interne qu’européen. Il est aussi l’occasion pour les Cinq de faire des recommandations en matière de renforcement des structures, de développement d’opérations et de coordination des capacités. Voici une lecture commentée de cette déclaration que l’on peut télécharger ici.

 

Le message politique d’une ambition renouvelée

 

L’Europe veut être adulte

 

Cette déclaration est donc, avant tout, une marque de « volonté« . Le mot figure dans la déclaration. Et il a été répété à plusieurs reprises par les ministres du « club des Cinq » lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion, et sur tous les tons. L’UE devrait être « apte et résolue à prendre ses responsabilités dans des régions où ses intérêts de sécurité et ses valeurs sont en jeu ». Elle doit « se donner les moyens de leurs ambitions dans le domaine de la sécurité et de la défense » précise ainsi le texte. Ce que le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a résumé par une formule : « Nous, Européens, devons être davantage responsables de notre politique de sécurité et de politique étrangère».

 

Les circonstances ont changé, la crise est passée par là

 

C’est un constat fait partagé par tous les ministres comme l’a résumé Laurent Fabius, l’hôte de la réunion. « Le tournant américain vers le Pacifique, les menaces qui demeurent et la crise budgétaire » ont marqué les esprits. L’impératif de réalité a frappé. Il oblige à « avoir davantage d’Europe », comme le souligne Guido Westerwelle, non pas vraiment pour le plaisir mais par nécessité. « Nous avons moins de moyens à disposition et des moyens budgétaires plus limités. Dans l’intérêt du contribuable et de la politique étrangère, il est judicieux de pouvoir se concerter, de créer des synergies ».

 

L’heure est au pragmatisme

 

Les Cinq ne cachent pas qu’ils n’ont pas été parfaits dans le passé, entassant des déclarations plus ambitieuses que les autres non suivies d’effet et qui n’étaient plus en rapport avec les réelles capacités des Européens. Dans le passé, « la divergence entre objectifs fixés et réalisations concrètes était trop importante, aujourd’hui il faut être sans doute moins ambitieux mais plus pragmatique et faire des réalisations communes » a expliqué le ministre allemande des Affaires étrangères Guido Westerwelle.

 

Une politique industrielle

 

Il faut donner « travailler sur un marché commun de défense plus intégré avec des synergies et des économies budgétaires » à la clé a ainsi plaidé le ministre italien Giulio Terzi. Cette notion de politique industrielle était aussi très présente chez les ministres allemand et français de la Défense. De Maizière défendant « une politique industrielle de l’armement, le renforcement en commun de l’agence et la coordination des projets d’équipement » tandis que son homologue français Le Drian confirme. « Nous nous inscrivons totalement dans l’Agence de défense » allant faire jusqu’à s’interroger s’il ne fallait pas lui confier la réflexion sur « l‘acquisition nécessaire pour la défense anti-missiles ».

 

Agir à l’extérieur

 

Malgré tout les Européens veulent continuer à peser sur le monde.« Il y a un consensus sur la partie la plus difficile : l’engagement des forces armées, et la contribution de tous à la sécurité et à la stabilité du monde » a ajouté Pedro Morenes le ministre espagnol de la Défense. Notre dénominateur commun, a conclu Radek Sikorski, le ministre polonais des Affaires étrangères. « C’est de pouvoir agir à l’extérieur. Il ne faut pas avoir une Union européenne qui se referme mais réfléchit et s’ouvre sur l’extérieur. » Et a-t-il ajouté « nous devrons être capable de renforcer notre diplomatie par notre force militaire. De même qu’on intervient dans la Corne de l’Afrique, on devrait sécuriser notre voisinage ». Un propos qui rappelle aux intervenants que pour de nombreux pays de l’Est, la menace reste toujours à Moscou (les derniers chars russes n’ont quitté le territoire qui est celui de l’Union européenne qu’il y a 15 ans).

 

Les recommandations des Cinq à l’UE

 

La déclaration comprend une série de recommandations à la fois sur les structures, les opérations et les capacités, qui n’est pas tout à fait anodine

 

Le cap et les moyens

 

Les ministres placent également une ambition à cette politique européenne servie aujourd’hui par un Service européen d’action extérieure (SEAE).

 

Le cap. L’Union européenne doit agir « rapidement » et « efficacement » sur « tout le spectre » des mesures de gestion des crises , « en étroite coopération avec les organisations internationales et régionales ». Nb : il ne peut être question de faire uniquement des opérations « gentilles » mais être capable de faire du maintien de force. L’axiome d’intégration de l’action de l’Union européenne dans un cadre international et régional est répété et amplifier…

 

Les Structures politico-militaires. « Des structures véritablement civilo-militaires pour planifier et conduire des missions et opérations et créer une plus grande synergie entre le Service européen d’action extérieure et la Commission ». Nb : le dispositif du Traité de Lisbonne n’est pas vraiment efficace, du moins pas encore. La présence d’un haut représentant qui est aussi vice-président de la Commission européenne n’a pas produit l’effet escompté. Entre la Commission et le SEAE, il y a plus qu’une « différence de cultures », une différence d’approche, que masque mal le concept d’approche globale qui est souvent un peu la « tarte à la crème » du SEAE. Les incompréhensions et les « gaps » de financement existent encore. On peut remarquer également qu’il n’est plus question uniquement d’un centre de conduite des opérations militaires mais d’une structure civilo-militaire de conduite des opérations. Ce qui donnerait effectivement à l’Union européenne une structure originale, correspondant à son « logiciel de pensée » et qui ne pourrait se voir reprocher l’idée de doublon avec d’autres structures existantes (nationales ou OTAN). Intelligent.

 

Battlegroups.

 

563px-EU Battlegroup.svg

 

Il faut « être prêts à les tenir à disposition, les entraîner, les déployer et les maintenir sur le terrain ». Nb : les Cinq répètent leur « foi » dans ces groupements tactiques qui n’ont jamais servi, et surtout où on ne voit pas vraiment où ils peuvent servir. L’idée de les maintenir en réserve par exemple pour les Balkans pourrait être une idée à travailler. Au-delà du principe de « déploiement », on peut aussi remarquer que réapparait la notion de « maintien » sur le terrain. Autrement dit des Battlegroups qui ne sont pas uniquement une « force d’entrée en premier » mais une « force de présence ».

 

Commandement européen de transport aérien (EATC). Il doit « adapté et étendu à d’autres États membres, pourrait constituer un véritable pas en avant vers des capacités rapides et partagées de transport aérien et de ravitaillement en vol ». Nb : ce blog a été un des premiers à visiter le QG d’Eindhoven d’EATC. Et ce commandement est certainement la première capacité réellement partagée au plan européen, de façon concertée. les Cinq s’accordent ainsi sur son extension géographique (d’abord aux trois qui n’en sont pas membres : Espagne, Italie, Pologne) et matérielle (seul le transport aérien est concerné aujourd’hui, l’extension aux ravitailleurs en vol est donc attendue).

 

Conforter cinq terrains d’opérations

 

• Mali : Les Cinq encouragent tous les partenaires « à contribuer à une éventuelle mission de formation en soutien aux forces armées maliennes ». Nb : Mis à part la Pologne, les 4 autres pays présents ont affirmé leur disposition à envoyer des forces dans le cadre d’EUTM Mali. Ils invitent chacun à faire un geste identique.

 

• Libye : « se tenir prête » à « assister et soutenir les nouvelles autorités libyennes ». Nb : sur cette mission, il y a hésitation tant au sein des Etats membres que du service européenne d’action extérieure ou de la Commission. L’hésitation n’est plus permise disent les Cinq.

 

Balkans : « réfléchir à la façon dont l’Union européenne pourrait mieux agir sur le terrain et contribuer davantage à la normalisation de la région ». Nb : Concrètement, comme l’a rappelé le ministre italien, il faut réfléchir à ce que les Européens prennent en charge la KFOR, qui passerait ainsi du giron de l’OTAN à celui de l’UE. Avec un avantage essentiel, disposer sous une même autorité politique à la fois du renforcement de l’Etat de droit (EULEX) et des forces militaires.

 

Géorgie : « demeurer engagée et impliquée dans les efforts pour stabiliser et apporter une solution au conflit ».

 

Afghanistan : « maintenir l’engagement de l’Union européenne en faveur d’une police nationale afghane forte et efficace ».

 

La présence de cinq théâtres mentionnée dans la déclaration ne tient pas tout à fait au hasard : elle correspond à des zones où un ou deux Etats auteurs de la déclaration de Paris sont « pousseurs » : la France et l’Espagne pour le Mali, l’Italie pour la Libye, l’Italie (et la France) pour les Balkans, la Pologne pour la Géorgie, l’Allemagne pour l’Afghanistan.

 

Coordination des capacités

 

Les cinq plaident pour :

 

- une capacité de « déployer et de soutenir des opérations militaires sur des théâtres lointains et de longues périodes ». Nb : alors que le retrait d’Afghanistan s’amorce, ce qui va permettre une diminution de la charge financière et matérielle, on voit mal comment les Européens pourraient supporter un nouvel effort à court terme. Cet engagement se situe donc plutôt à moyen terme.

 

- mieux équilibrer le « partage du fardeau au sein de la communauté transatlantique ». Nb: on verra si cet engagement est tenu

 

- assurer une « meilleure coordination entre les processus nationaux de planification » des Etats membres. Nb : Ce qui représenterait une vraie valeur ajoutée par rapport aux systèmes actuels où chacun planifie, achète, et dépense sans concertation, et explique sans nul doute l’affaiblissement des armées européennes qui multiplient doublons et lacunes.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 17:35

Yi Long UAV pic1

 

November 16, 2012 China Military News

 

2012-11-16 — China is flexing its muscles as an arms exporter with a growing array of indigenous weaponry, offering something for most budgets in the global arms bazaar and revealing its wider ambitions to strategic rivals and watchful neighbours.

 

As a new leadership was anointed in Beijing and the world looked on to see what direction it might take over the next decade, military officials from Africa to Southeast Asia were shopping for Chinese weapons in the country’s south.

 

Change has come fast in China, now the world’s second-largest economy, and with its rise has come a new sense of military assertiveness with a growing budget to develop modern warfare equipment including aircraft carriers and drones.

 

All the signs point to newly named Communist Party chief Xi Jinping, who is slated to become president next March, continuing China’s aggressive military modernisation.

 

Now the world’s fourth-largest arms exporter, China laid out its wares this week at an air show in Zhuhai, a palm-lined port between Macau and Hong Kong that becomes a heavily armed industry showcase every other November.

 

In the 10 years to 2011, China’s foreign military sales have increased 95 percent, according to the Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).

 

Among dozens of items shown publicly for the first time this week were Chinese attack helicopters, missiles, unmanned aerial vehicles and air defences. As usual, the exhibit halls contained everything from shoulder-fired weapons to cruise missiles.

 

“China is getting more aggressive in the export market as its own industrial base develops,” said Doug Barrie, senior fellow for Military Aerospace at the London-based International Institute for Strategic Studies.

 

“It looks at Russia and the U.S. as examples of how you can use the export arena to help develop your own industries.”

 

Between them, Washington and Moscow account for more than half of the world’s $410 billion in arms sales, but opportunities abound for China as the United States looks to cut its military spending to manage its mounting debt.

 

Still, U.S. spending dwarfs that of China. In its annual report on the Chinese military, the Pentagon in May estimated Beijing’s total 2012 spending would be between $120 billion and $180 billion. Washington will spend $614 billion on its military this year.

 

Most of Beijing’s trade is done with small states outside of the European Union, which like the United States, put China under an arms embargo after the crackdown on Tiananmen Square protests in 1989.

 

Pakistan, Bangladesh, Iran and Myanmar are among China’s biggest clients, with aircraft at the top of their shopping lists, SIPRI data shows.

 

Beijing does not release official figures for arms sales. Foreign estimates put the figure at about $2 billion in 2011.

 

STAR OF SHOW: STEALTH FIGHTER

 

Shenyang J-31 photo Greg Waldron Flightglobal

 

The undisputed star of the show this week was a sleek, quarter-sized model of China’s second stealth fighter, dubbed the J-31 by most Western analysts.

 

Although officially a concept plane, it bore what industry bible Aviation Week called a “striking resemblance” to a mystery jet that flew briefly at the end of October.

 

Photographs of the jet leaked, or orchestrated to look like a leak, and emerged on the Internet days before this week’s Communist Party Congress and leadership handover, and confirmed China’s place in a select club of stealth-capable nations.

 

“China has stood up,” said John Pike, director of Virginia-based GlobalSecurity.org, an expert on industry strategy.

 

Only the United States has successfully produced more than one stealth jet and the challenges facing China’s less experienced developers are undoubtedly immense.

 

The unveiling also served as a reminder to its neighbours of China’s growing clout as tensions rise over rival claims for territory in the East China Sea and South China Sea.

 

“China is doing this as part of a political equation,” said Robert Hewson, editor of IHS Jane’s Air-Launched Weapons. “It has had a rapidly staged coming out but I am surprised to see it here so soon.”

 

By mixing domestic and international messages, the model also filled a void left by the absence of top Chinese government officials distracted by the transition in Beijing.

 

BASIC BUT RELIABLE

 

The business end of the show is about present-day realities.

 

After relying heavily on Russian and to a lesser extent Israeli technology in the 1990s, China is pushing exports of home-grown equipment to expand its influence in areas like Africa where it is busy buying land and forging new allies.

 

“The Chinese used to simply produce cheap knockoffs of their basic Russian equipment. They have made very considerable advances, but still have problems, particularly with engines,” said Simon Wezeman, senior researcher at the Stockholm International Peace Research Institute.

 

“On some technology, they are now competitive on technology with European arms exports and very competitive on price.”

 

China has sold defence systems and co-developed a derivative of a Russian fighter with Pakistan and done smaller deals with African countries. There is also interest from Latin America.

 

Western analysts say China has a reputation for selling basic but reliable equipment with relatively few questions asked about its use, a key selling point.

 

But the range of products on display in Zhuhai is both increasing and gradually moving up in value, while remaining a decade or two behind the most advanced U.S. equipment.

 

COPYCAT APPROACH

 

For the first time at Zhuhai, China showed an export version of a long-range surface-to-air missile, the truck-mounted FD-2000, and a Predator-style UAV called the Wing Loong.

 

There was also a focus on systems that build relationships such as the L-15 trainer, which won its first export deal to an unidentified country at the show.

 

Admittedly, China’s other reputation for copying what it cannot make is unlikely to disappear any time soon.

 

A parlour game among delegates is to tick off the similarities between Chinese systems and foreign platforms.

 

“When you come and see these aircraft you relate them to what you have seen before. The K-8 is a Hawk, the J-10 a Eurofighter, the L-15 an Aermacchi M-346,” said an officer with an African air force delegation, asking not to be identified.

 

“That is why some people don’t want to send their planes here. You come back in five years and it’s called a J-something.”

 

Organisers said a record 650 companies from 38 countries showed up to present exhibits at the ninth Zhuhai show.

 

A few yards and a Chinese wall separate the military part of the show and Western aerospace suppliers striking deals with China’s fledgling civil aerospace industry.

 

This week’s flying displays included a surprise debut of the Z-10 months after U.S. company United Technologies admitted selling software that helped Beijing develop its first modern military attack helicopter.

 

“China’s aviation industry is turning out reasonably decent products,” said Pike in a telephone interview. “They are not there yet and they have a long way to go. But they are open for business.”

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 12:30

Defense.gov News Adm. Mullen departs the PLA Navy submarine

 

November 14, 2012 China Military News

 

2012-11-13 ( from popularmechanics.com and by Joe Pappalardo)  — The U.S. government is reporting that China, after decades of trying, is on the verge of fielding a true underwater leg of its nuclear deterrent, with new long-range missiles tipped with nuclear weapons on board its fleet of new long-range submarines. And that could transform the Pacific into a tense militarized zone reminiscent of the Atlantic during the Cold War.

 

On November 14 the U.S.-China Economic and Security Review Commission will release its annual report to Congress, and that report will contain some sobering language about new Julang-2 missiles China plans to field in two years. (Drafts of the report, created by a Congressional mandate, have already been leaked.)

 

According to the report, JIN-class submarines, two of which have already been put to sea, would carry nuclear tipped missiles. Naval intelligence documents estimate five such submarines will be ready for service. The submarines and the JL-2 missile combination will give Chinese forces “a near-continuous at-sea strategic deterrent,” according to the report, and Beijing is “on the cusp of attaining a credible nuclear triad of land-based intercontinental ballistic missiles, submarine-launched ballistic missiles, and air-dropped nuclear bombs.”

 

The Pentagon has watched warily as China has ramped up its submarine fleet, which helps the nation secure its economically vital sea lanes and protect its coastlines from incursion. China has quiet, diesel–electric submarines to lay mines and shoot missiles during combat close to their shores. But the larger, nuclear-powered subs are a newer acquisition, and arming them with nukes poses a different kind of threat to the United States and global powers such as Russia and India.

 

Sub-launched ballistic missiles (SLBMs) are hard to spot until they shoot, making them the ideal second-strike weapon in a nuclear exchange. The Pentagon knows where all of China’s ICBM silos are and could wipe them out in a preemptive nuke strike if the nations came to blows. But subs need to be identified, tracked, and sunk. So, having submarines with nukes in their firing tubes makes China a more credible nuclear threat. That threat backs up every diplomatic, geopolitical, and military action of the government—a government whose goals are often at odds with those of the U.S. government.

 

What will the U.S. do about this new threat?

 

There will be some underwater cat-and-mouse games played in the Pacific. U.S. submarines will likely be waiting when American satellites spot a Chinese sub leaving the port. (Those subs will be visible in the shallows between Yulin Naval Base and deep water.) “Some U.S. attack submarines probably will follow the Chinese submarines if and when they deploy,” says Hans Kristensen, an analyst with the Federation of American Scientists. “Part of those operations will be to learn more about noise level and operational patterns.”

 

The range of the JL-2 is about 4500 miles. That means the sub’s missiles can’t target the continental United States from the Chinese coast. They could hit Los Angeles from a position 1000 miles west of Hawaii, while Washington, D.C., would be in range only if the submarine could sneak its way to a position about 1500 miles from the West Coast.

 

That’s the trick for these subs: surviving outside Chinese waters. Japan and America have assets in the Pacific that could detect submarines; a Chinese skipper would have to hide from them to get close enough to take a shot at the continental United States. And Christensen cites Office of Naval Intelligence reports that say the JIN submarines are less stealthy than Russian submarines built two decades ago. “They are too noisy to slip through U.S. antisubmarine networks,” he says. “The U.S. submarine community trained for more than 60 years to track nuclear-powered ballistic submarines . . . Given that record, I’d be surprise if China’s would live for long in a war. To me, they would be sitting ducks.”

 

However, American antisubmarine capabilities have waned since the Cold War. The United States will be decreasing its number of attack submarines, but those that remain will be operating in the Pacific—the Pentagon has already deployed more attack subs to Guam and Hawaii. The Littoral Combat Ship, a troubled Navy program, is expected to have antisubmarine capabilities, but those ships (as the name implies) are made to dominate shallow water.

 

Furthermore, last week news leaked that the Navy plans to cut nearly one-quarter of its highly specialized multi-intelligence aircraft in the next few years, including the P3C Orion sub-hunting airplane. It does have sub-tracking replacements coming online, such as the P-8A Poseidon, a converted 747 that can drop sonobuoys to detect subs, and torpedoes to sink them. But coverage may be thin. The Navy will have only about 50 P-8As to do the job formerly done by 200 P-3Cs.

 

During the Cold War, the Navy tracked Soviet subs using a network of underwater microphones called the Sound Surveillance System (SOSUS). This is still functioning, albeit with fewer sensors, in the Pacific. The Pentagon is working on next-generation tracking technology that could help mitigate the China sub threat. The Distributed Agile Submarine Hunting program, run by DARPA, is creating a maritime version of a satellite. These robotic listening posts could operate in shallow or deep water, and possibly follow enemy subs once they’d been detected.

 

The last-ditch defense against these missile threats are ground-based interceptors in Alaska, built to thwart an ICBM launch from North Korea. They could target the warheads fired from a submarine, Kristensen says, if the warheads were launched from far enough away.

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