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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 16:55
DGSE: quand les espions cherchent des ingénieurs

 

12 juillet 2010 Par RÉMY MAUCOURT - Usinenouvelle.com


Jusqu’en 2014, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) va recruter entre 100 et 150 ingénieurs par an. Les services secrets français renforcent leurs capacités techniques, et cherchent donc à attirer de nouvelles candidatures.

Quel métier ?

"Il faut le reconnaître, on intercepte." Celui qui s’exprime aussi directement, c’est Thomas, un jeune ingénieur qui travaille précisément sur l’interception des télécommunications. Récolter des renseignements par des moyens technologiques, c’est la principale mission de la direction technique (DT) de la DGSE. 2000 personnes travaillent pour la DT, sur les 4500 de la maison. Un autre de ses collègues, Olivier, a des occupations plus… romanesques. Il conçoit des systèmes télécoms miniaturisés et sécurisés, pour équiper les agents sur le terrain. Le Q de James Bond, c’est lui.

Ces deux jeunes ingénieurs (trois ans et un an d’expérience) ne regrettent pas d’avoir tourné le dos au secteur privé. Dans leurs laboratoires, ils disposent d’un matériel de pointe, de moyens impressionnants. Olivier parle de "conditions idéales", mais également d’un état d’esprit qui permet de les utiliser au mieux : "Ici, on se donne les moyens de faire ce qu’on veut." Une culture du résultat confirmée par Thomas : "Tant que les résultats suivent, on ne regarde pas trop la méthode".

La plupart des membres de la direction technique effectuent les mêmes tâches que dans le privé. On pourrait presque croire qu'ils travaillent pour une société comme une autre, mais les enjeux restent fondamentalement différents. La pression est importante, venant de la hiérarchie mais surtout de la nature des missions. Les contraintes de confidentialité sont extrêmes: un agent ne parle pas de ses activités, ni à ses proches ni à sa famille. Au public, il ne donne que son prénom. Il ne consulte pas ses mails personnels au bureau: pour des raisons de sécurité, son réseau est fermé.

Thomas et Olivier se sont habitués à ces contraintes. Selon eux, il existe deux catégories d’ingénieurs à la DGSE: les techniciens purs, et ceux qui s’intéressent au monde du renseignement. Ils se placent clairement dans la deuxième catégorie. "On est régulièrement au contact des analystes, c’est très intéressant et gratifiant". Olivier lâche le mot "ego", "c’est valorisant de travailler pour la nation." Les deux apprécient de voir le résultat de leurs travaux rapidement, de suivre les projets. Certains épisodes particulièrement tendus leur ont fait prendre conscience de leur importance : "Des pirates somaliens ont pris des otages, il faut savoir où ils sont et ce qu’ils se disent…" La nature gratifiante de son emploi, Olivier la résume en une phrase : "C’est rare de pouvoir sauver des vies quand on est ingénieur".

 


Comment ?

Le processus de recrutement est assez long : cinq mois en moyenne entre la candidature et l’arrivée du nouvel agent. Après une série d’entretiens (futurs supérieurs hiérarchiques, DRH…), le postulant est soumis à une enquête de sécurité. Un officier de sécurité cherche à connaître les faiblesses du candidat, à détecter ce qui pourrait poser problème ultérieurement. Relations, amis, familles sont étudiés, pour évaluer les possibilités que le futur agent soit recruté par des services étrangers. Il reste encore au postulant à passer des tests psychotechniques, et au service à justifier son embauche auprès d’un contrôleur budgétaire. Deux à trois mois de délai sont nécessaires avant l’accord final, avant que le futur agent ne puisse démissionner de son ancien emploi.

Les ingénieurs sont généralement recrutés en CDD, pour des durées allant de un à trois ans. Ces contrats sont renouvelables une fois, après six ans se pose la question d’un éventuel CDI. Il est également possible d’intégrer la DGSE en tant que fonctionnaire, via un concours de catégorie A. Les conditions salariales sont avantageuses pour les jeunes (2650 euros nets par mois pour Thomas, 2600 pour Olivier par exemple), mais sont beaucoup moins alléchantes pour les profils expérimentés. "La difficulté, c’est de trouver de bons profils entre six et dix ans d’expérience" explique Patrice, le chef du service recrutement de la DGSE.

Le type de personnalité recherchée est assez clair : la DGSE cherche avant tout des caractères stables, équilibré. Et qui soient près à s’adapter à la culture de la maison. "Si vous étouffez dans un milieu secret, vous n’êtes pas fait pour la DGSE" prévient Patrice. Il affirme que le patriotisme n’entre pas en ligne de compte dans le recrutement, mais que la nature des missions ne convient pas à tous. "Certains candidats réalisent que la finalité ne leur convient pas. C’est assez rare."

Dans la DT, l'ambiance sociale semble être au beau fixe. Pour Patrice, "l’indicateur social, c’est le turnover. Dans la direction technique, il n’y en a pas." Cette situation va jusqu'à poser problème : "si on ne veut pas que l’organisation se sclérose, nous allons devoir organiser ce turnover." Des conditions avantageuses (23 jours de RTT), viennent compenser l'interdiction de se syndiquer ou de faire grève.

Quel besoin ?

Le Directeur Technique, Bernard Barbier, voit son service s’agrandir. Une nécessité pour suivre l’évolution des communications. Ceux qui cherchent à obtenir des renseignements sur internet font face à un problème: "absorber cette quantité d’information". Bernard Barbier rappelle un élément essentiel, de son point de vue : "Internet n’a pas été conçu pour être sécurisé". Les possibilités techniques sont établies : "La technologie nous permet de trouver une aiguille dans un champs de foin", mais les moyens mis en œuvre sont insuffisants.

La France a pris du retard dans ce domaine. "Dans le renseignement technique, il existe une première division des pays occidentaux, dont les Etats-Unis sont le chef de file. Ces pays ont investi suffisamment pour obtenir des renseignements utiles par ces méthodes. Notre objectif : entrer en première division."  Pour y parvenir, le Directeur Technique compte sur la structure même de la DGSE: une agence intégrée, plus petite et donc plus réactive que ses homologues américaines. Outre le renseignement, les nouvelles recrues vont venir renforcer les moyens défensifs et offensifs de la DGSE.

Aujourd'hui, la défense des intérêts de la nation n'est plus le principal argument pour attirer les candidats vers les services secrets. Bernard Barbier présente les choses différement: "c'est un bon début de carrière". Les vocations ne suffisent plus à assurer les besoins.

Si travailler dans le secret ne vous dérange pas, que vous adhérez aux actions et à la culture de la DGSE, les services secrets seront peut-être intéressés par votre CV. Vous trouverez au bas de cette page, une adresse (postale) où vous pourrez envoyer votre candidature.

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 16:30
photo EMA

photo EMA

 

28/06/2010 source EMA

 

La première base militaire française dans le Golfe a été inaugurée, mardi 26 mai 2009, à Abu Dhabi, capitale des Émirats Arabes Unis (EAU), par M. Nicolas Sarkozy, président de la République. La cérémonie s'est déroulée en présence du vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur des Émirats, cheik Seïf ben Zayed al-Nahyane, du ministre de la Défense, du Chef d'État major des armées, le général d'armée Jean-Louis Georgelin, et du chef d'état-major de la Marine, l'amiral Pierre-François Forissier.

À cette occasion, les frégates Forbin et Aconit et le Dupuy de Lôme étaient accostés dans le port de Mina Zayed sur quai de 300 mètres de long de la base navale.

 

L'implantation militaire française aux Émirats Arabes Unis (IMFEAU), nom officiel de la base, également baptisée «le Camp de la Paix», a été crée dans le cadre de l'accord de défense qui lie la France et les Émirats depuis 1995. Sa décision de lancement a été annoncée en janvier 2008, lors d'une précédente visite de M. Sarkozy à Abu Dhabi. L'IMFEAU est composée d'une base navale et de soutien logistique installée dans la zone de Mina Zayed, d'une base aérienne à Al-Dhafra et d'un camp d'entraînement au combat urbain en zone désertique. Les missions de ce dispositif sont le soutien général et la mise en condition opérationnelle des forces stationnées dans la zone et la contribution au renforcement et au développement de la coopération militaire bilatérale avec nos partenaires émiriens. Il s'agit de la première base militaire crée par la France hors de son territoire depuis 50 ans.

Situé à proximité du Détroit d'Ormuz, où transitent, le long de l'Iran, quelques 40% de la production pétrolière mondiale, la base navale et de soutien d'Abu Dhabi sera le point d‘appui privilégié des navires de la Marine nationale dans le Golfe Arabo Persique, apportant plus d'autonomie au dispositif déployé dans la région.

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 16:55
L'armée de terre a reçu le tiers de ses VBCI

 

15/06/2010 Jean Guisnel Défense ouverte - Le Point.fr

 

Les sociétés Nexter Systems et Renault Trucks Defense (groupe Volvo) viennent de livrer à l'armée de terre le 200e véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI). Le dernier des 630 exemplaires commandés par la Direction générale pour l'armement sera livré en 2015. Cet énorme engin (30 tonnes, 8 roues motrices, 100 km/h de vitesse de pointe) est livré en diverses versions. La plus nombreuse, avec 520 exemplaires, est la VCI (véhicule de combat d'infanterie), qui peut emporter 11 combattants équipés et est dotée d'un canon de 25 mm. L'autre version est la VPC (véhicule poste de commandement). Y compris le développement et l'industrialisation, le programme a coûté 2,86 milliards d'euros, soit 4,53 millions d'euros pièce. Belle bête ! À ce stade, le VBCI n'a pas trouvé de client à l'exportation, la compétition au Royaume-Uni ayant été perdue contre le Piranha, de Mowag.

 

Opérationnel depuis septembre 2008 au 35e régiment d'infanterie de Belfort, le VBCI sera en Afghanistan dans les prochaines semaines avec cette unité. Selon plusieurs experts militaires consultés par Le Point, ce gros véhicule est peu adapté aux conditions difficiles du terrain afghan, dont les voies sont souvent très étroites. Mais l'engin devrait apporter un sentiment de sécurité aux soldats de la brigade La Fayette, à tout le moins tant qu'ils seront à l'abri de sa caisse. Le second régiment doté du VBCI est le 92e régiment d'infanterie de Clermont-Ferrand, qui aura reçu à l'été la totalité de ses 64 véhicules de dotation. Ensuite, les régiments seront dotés au rythme d'un par année scolaire, le prochain devant être le 1er régiment de tirailleurs d'Épinal.

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 16:35
Sergent Konrad Rygiel en Afghanistan - Crédit photo 2e REP

Sergent Konrad Rygiel en Afghanistan - Crédit photo 2e REP

 

09-06-2010 Source DCILE Réf : 106 - 13089

 

Lundi 7 juin 2010, au cours d’un accrochage particulièrement violent avec des insurgés dans la région de TAGAB, le sergent Konrad Rygiel du 2e REP a été mortellement blessé et trois de ses camarades ont également été touchés.

 

Lundi 7 juin 2010, au cours d’un accrochage particulièrement violent avec des insurgés dans la région de TAGAB, le sergent Konrad Rygiel du 2e REP a été mortellement blessé et trois de ses camarades ont également été touchés. Cet accrochage s’est produit dans le cadre d’une opération de sécurisation d’une action civilo-militaire réalisée au profit de la population aux côtés de l’armée nationale afghane.

 

Le général commandant la Légion étrangère  souhaite assurer de son indéfectible soutien la famille et les proches de ce sous-officier mort en effectuant son devoir aux côtés de ses camarades. Il tient également à renouveler sa confiance aux légionnaires actuellement déployés en Afghanistan et rend hommage à la qualité du travail qu’ils effectuent quotidiennement et qui honore toute la Légion étrangère.

 

La Légion étrangère est endeuillée par la mort d’un de ses sous-officiers au combat.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 17:00
Trois canons Caesar renforcent les Français en Afghanistan

 

03/08/2009 Par Jean Guisnel - Lepoint.fr

 

Les trois premiers canons Caesar de 155 mm montés sur camion, qui seront prochainement suivis par cinq autres, sont arrivés à Kaboul samedi, nous apprend l'état-major des armées sur son site Web , en expliquant : "Ces pièces d'artillerie sont destinées à fournir un appui feu depuis les bases opérationnelles avancées lors d'opérations menées par le GTIA (groupement tactique interarmes) Kapisa et le BATFRA (Bataillon français) en Surobi. Elles sont armées par le 3e régiment d'artillerie de marine de Canjuers, et sont engagées pour la première fois sur un théâtre d'opérations".

 

Nos lecteurs connaissent ces engins , qui sont destinés à renforcer la puissance de feu des troupes françaises du GTIA Kapisa et du Batfra, qui ne disposent pour l'instant que de mortiers de 120 mm. Ces engins fabriqués par la société Nexter seront armés par les "bigors" (artilleurs de l'artillerie de marine). Le 11e Régiment d'artillerie de marine (11e RAMA) de la Lande d'Ouée, près de Rennes, utilisera quatre de ces engins au sein du GTIA Kapisa. Une centaine d'artilleurs de cette unité se trouvent actuellement sur les bases de Tagab et de Nijrab, et dans des OMLT. D'autres artilleurs du 3e RAMA sont actuellement en Afghanistan, sur la base Warehouse de Kaboul, pour réceptionner ces engins et ceux qui les suivront, et participer ensuite à leur mise en place. Par la suite, ils armeront deux Caesar au sein du Batfra. Les deux derniers engins resteront en réserve à Kaboul. Les deux unités de "bigors" appartiennent à deux brigades différentes : le 11e RAMA à la 9e brigade légère blindée de marine (9e BLBMa) de Nantes, et le 3e RAMA à la 6e brigade légère blindée (6e BLB) de Nîmes. Depuis le mois de janvier 2009, ces deux régiments travaillaient ensemble à préparer le déploiement des Caesar en Afghanistan. La puissance de feu des forces françaises s'accroît donc, puisque le week-end précédent un autre Antonov avait livré les trois premiers hélicoptères de combat Tigre mis en oeuvre par la France. Ce sera la première mission de combat pour cet appareil franco-allemand dont la conception remonte au début des années 1980.

Trois canons Caesar renforcent les Français en AfghanistanTrois canons Caesar renforcent les Français en Afghanistan
Trois canons Caesar renforcent les Français en Afghanistan
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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 11:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/ema/le-general-benoit-puga/286302-1-fre-FR/le-general-benoit-puga.jpg

 

Mise à jour 28/06/2010 05:09 Sources : EMA

 

Intervention du général de corps d'armée Benoît Puga, sous-chef opérations de l'Etat-major des armées, au point de presse hebdomadaire du ministère de la Défense le 28 août 2008. Cette intervention avait pour but de présenter le déroulement des combats des 18 et 19 août en Afghanistan.

 

 

1. Organisation générale

 

Actuellement, à l'issue des déploiements et des relèves qui se sont opérées au cours de l'été, 3300 soldats français sont engagés en Afghanistan.

 

- Au sein de l'opération Enduring Freedom : en mer d'Arabie des bâtiments de la Marine nationale; l'opération Epidote consacrée à la formation de l'Armée national afghane et des éléments de liaison auprès d'US CENTCOM ( US Central Command) à Tampa en Floride.

 

- Un dispositif aérien composé de 2 C160 et 1 C130 à Douchanbé et d'un détachement aérien à Kandahar (3 Super Etendard modernisés - 3 Mirages 2000), représentant un volume total de 500 militaires.

 

- Un dispositif terrestre interarmées, au sein de l'ISAF, de 2500 militaires : une cinquantaine au quartier général de la FIAS, 300 au sein des 6 OMLT ( Operational Mentoring and Liaison Teams - 5 dans la région de Kaboul et 1 dans la région sud sous commandement néerlandais), 1450 au sein du Regional Command Capital de Kaboul et 700 dans le commandement régional Est.

 

2. Cadre des opérations :

 

Il s'agit d'une opération de maintien de la paix sous mandat de l'Organisation des nations-unies (chapitre VII) et dirigée par l'OTAN.

 

La direction politique appartient au Conseil de l'Atlantique Nord (CAN) à Bruxelles, où siègent les ambassadeurs de tous les états membres. Le commandement des opérations de l'Alliance est exercé par le SACEUR à Mons ( Supreme Allied Commander Operations), le commandement de l'opération en Afghanistan par le Joint Force Command de Brunssum et le commandement de la force sur le terrain par le général McKiernan, commandant la FIAS.

 

La FIAS (Force internationale d'assistance et de sécurité) comprend 5 commandements régionaux : Capital, Nord, Sud, Est Et Ouest.

 

3. Déroulement des combats.

 

L'action de combat du 18 août a eu lieu en commandement régional -Capital, commandé depuis le 6 août par la France et dont une compagnie est installée dans la région de Surobi pour assurer le contrôle du terrain.

 

Dans ce cadre et selon les directives de l'ISAF, le commandant du RC-C a confié au bataillon français (BATFRA) la mission de reconnaître l'ensemble de la zone. Ces opérations ont débuté le 15 août.

 

L'action de combat a eu lieu au cours de l'une de ces reconnaissances. La mission reçue était de reconnaître les points importants du terrain et de prendre contact avec la population.

 

En tête, la section du 8e RPIMa est accompagnée d'une section de l'ANA et suivie par une section du RMT, elle-même accompagnée d'une section de l'ANA renforcée d'un détachement de forces spéciales américaines.

 

Il est 13H15 lorsque la section du 8 RPIMa (CARMIN 2) aborde en véhicules blindés le village de SPER KUNDAY. Plus en arrière, la section du RMT (ROUGE 4) s'est installée en observation au niveau du col précédent, prête à intervenir à son profit. La section de l'ANA qui accompagne CARMIN 2 rejoint le village.

 

Le col est distant de 1500m et relié au village par une piste en lacet non carrossable.

 

Ne voulant pas perdre de temps pour être sûr de réaliser sa mission avant la tombée de la nuit, le chef de section fait débarquer sa section et place ses 4 véhicules blindés en appui face au col et la section de l'ANA s'installe en lisère de village, prête à intervenir.

 

En ce début d'après midi, la chaleur est élevée, il fait 30 degrés. La section progresse lentement et en sureté. Les marsouins portent casque et gilet pare balle. Cette progression est éprouvante.

 

Il est 15H45 lorsque les parachutistes de tête arrivent au dernier lacet, à environ 50 mètres du col. Le feu se déclenche à partir de la crête Nord, un feu précis et nourri sur l'ensemble du dispositif de la section. Les hommes ripostent et se postent comme ils peuvent derrière les rochers, ils ne peuvent pas bouger car sont pris chacun à partie par plusieurs tireurs insurgés. Ils ripostent chaque fois que possible.

 

Les 12,7 des VAB restés en appui commencent leur tir sur la crête, réglé par le chef de section.

 

Au déclenchement du tir, ROUGE 4 se déplace rapidement avec ses véhicules blindés vers le village pour porter secours à CARMIN 2. La section arrive au village 8 minutes après et se fait prendre à partie par un groupe d'insurgés à partir d'une ligne de crête au Nord du village, elle est prise sous un tir nourri.

 

Les deux sections sont au contact lorsqu'un nouveau groupe d'insurgés se dévoile sur la ligne de crête SUD du col. Le tir est toujours dense et la section CARMIN 2 est prise sous un tir croisé ; il sait qu'il ne peut plus manoeuvrer, qu'il est bloqué sur place et que pour se désengager, il devra bénéficier d'appuis et de la manoeuvre des réserves.

 

A 16 H 10 le chef de section demande un appui aérien, les avions A10 arrivent 10 minutes plus tard mais ne peuvent tirer car les insurgés sont trop près du groupe de tête.

 

Simultanément, la section de réserve de la FOB TORA renforcée d'appuis et le CDU quittent la FOB moins de 25 minutes après les premiers tirs.

 

Rouge 4 tente de se dégager en débordant par la gauche du village, il tombe face à une tentative d'encerclement qu'il bloque, mais il ne peut plus manoeuvrer. L'ensemble du dispositif est fixé. Seul l'engagement des moyens d'alerte permettront de renverser le rapport de force et de rétablir la situation.

 

La section de l'ANA tente bien une contre attaque par la droite du village. Elle est stoppée par un tir nourri.

 

La section venant de TORA est engagée à 17H05, soit 1H20 après le contact initial. Elle est tout de suite prise à partie aux abords village, mais résiste et applique des tirs d'appui, mortier, milan et canon de 20 au profit de CARMIN 2 et Rouge 4.

 

Il est 17H50, l'ensemble de la zone est sous un feu nourri des insurgés qui commencent à s'approcher dangereusement de ses positions. La situation est très critique pour CARMIN 2 qui subit toujours des tirs croisés. Il faut coûte que coûte qu'il tente de se replier pour sauver ce qu'il reste de ses hommes. Il est appuyé pour cela par des tirs aériens A 10 et hélicoptères américains qui tireront pendant plus d'une heure.

 

La section parvient péniblement à se dégager grâce aux appuis, il faut parfois une à deux heures pour bondir de 20 mètres et les pertes augmentent sous un feu qui ne faiblit pas.

 

Lorsque la nuit tombe vers 19H30, la situation est toujours critique et le repli de CARMIN 2 se fait à proximité immédiate des insurgés qui exploitent la situation pour tenter de le devancer sur SPER KUNDAY et refermer ainsi la nasse.

 

A 20H00 l'arrivée des renforts en provenance de KABOUL (1 SGTIA renforcé d'appuis dont des mortiers lourds) permet d'améliorer la situation.

 

Les 4 premiers blessés, dont le chef de section, arrivent au village. Les tirs y sont toujours nourris. Ils sont tout de suite évacués par hélicoptère.

 

Le SGTIA du RMT, tout juste arrivé, se déploie sans attendre pendant qu'un drone PREDATOR est mis en place pour renseigner et guider les tirs d'appui de nuit. Le rapport de force a changé, et les insurgés sont toujours là, des petits groupes et des isolés de CARMIN 2 parviennent à se faire recueillir au niveau du village.

 

Il est 22H00 quand le SGTIA lance la reprise des abords Est du village, le C130 GUNSHIP commence ses tirs d'appuis dans la profondeur. En 2 Heures, toute la zone du village est sous contrôle et les tirs cessent définitivement dans SPER KUNDAY. Le BATFRA peut reprendre l'initiative en lançant la reconquête du terrain perdu en direction du col.

 

Il est 1H40, lorsqu'arrivé à mi pente, les premiers corps sont relevés, et les derniers blessés recueillis.

 

Au lever du jour, le col est repris, et les derniers corps sont relevés. Quelques insurgés harcèlent une dernière fois les unités ratissant la crête et tirent quelques obus de mortiers à proximité de la base d'appuis. Ils seront tus par un tir de contre batterie et un appui aérien.

 

A 12H00, la vallée de l'UZBEEN est totalement contrôlée, les insurgés ont fui. L'ordre de désengagement est donné pour qu'il soit achevé en sureté avant la nuit.

 

Le bilan confirmé ultérieurement fait état d'une quarantaine d'insurgés mis hors de combat dont deux chefs rebelles.

 

En conclusion, à l'issue de cette opération de combat difficile et coûteuse en vie humaine, la mission a été remplie, l'adversaire repoussé et durement touché. Le comportement de nos soldats a été exemplaire sous le feu et les actes d'héroïsme individuel et collectif nombreux.

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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 16:35
Afghanistan : Première mission des Rafale

 

12/08/2008 Sources : EMA

 

Le 11 février 2008, trois jours après leur arrivée, sur la base OTAN de Kandahar, deux Rafale de l'escadron de chasse 1/7 " Provence " en patrouille avec 2 Mirage 2000D de l'escadron de chasse 3/3 " Ardennes " ont effectué leur première mission d'appui au profit des troupes de l'ISAF.

 

Avec le détachement de trois Rafale de l'escadron 1/7 " Provence ", ce sont 55 techniciens, mécaniciens, informaticiens, logisticiens et pilotes qui sont venus s'intégrer au sein du détachement air de la base de Kandahar. Au total, le détachement Air compte maintenant 165 militaires français.

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28 juin 201 7 28 /06 /juin /201 07:55
Le Centre Interarmées de Coordination de la Logistique des Opérations (CICLO)

 

28/06/2010 Sources : CFLT

 

Le Centre Interarmées de Coordination de la Logistique des Opérations (CICLO) est opérationnel depuis le 29 septembre 2008.

 

Organisme à vocation interarmées dépendant de l'armée de Terre, le CICLO est stationné à MONTHLERY, il est armé par 31 officiers, sous-officiers et militaires du rang issus des trois armées et de services interarmées.

 

Subordonné à l'état major des armées/Centre de Préparation et de Conduite des Opérations (EMA/ CPCO) et principal interlocuteur des théâtres d'opération, le CICLO est chargé de coordonner les actions des armées et des services interarmées afin de rationaliser le soutien des forces projetées en opération extérieure.

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