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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:55
La collaboration entre le CEAM et l’institut polytechnique de Bordeaux officiellement lancée


05/11/2014 Armée de l'Air

 

Le 31 octobre 2014, le centre d’expériences aériennes militaires (CEAM), implanté sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan, a reçu une délégation bordelaise. La venue des membres de l’institut polytechnique (INP) de Bordeaux, de l’école nationale supérieure de cognitique (ENSC) et de la région Aquitaine a ainsi officialisé une coopération débutée à l’été 2013.

 

À cette occasion, le général Richard Reboul, commandant du CEAM, a signé la convention de collaboration avec M. François Cansell, directeur général de Bordeaux INP et M. Bernard Claverie, directeur de l’ENSC. Entité experte en ergonomie et disciplines du futur de l’homme dans les systèmes complexes, « l’ENSC est la seule école enseignant dans le créneau du facteur humain, confie M. Claverie. Cette collaboration est une opportunité pour irriguer nos expertises et nos recherches. Et ce n’est qu’un commencement.» 

La coopération entre les deux entités a pour premier objectif le renforcement du développement de la problématique « facteur humain » dans le cadre des expérimentations et des études exploratoires conduites au sein du CEAM. Depuis 2013, l’ENSC, la société AKIANI et le centre d’expériences aériennes militaires analysent par exemple l’activité et la répartition de la charge de travail des équipages de l’A400M. Pour la première fois dans le domaine aéronautique, le dispositif Eyetracker (oculométrie) a été utilisé et permet, de façon conjointe et scientifique, la mise en place des procédures d’emploi et des fiches de postes correspondantes.

« Je vois ce projet comme un concentrateur de compétences », se félicite le directeur général de Bordeaux INP, M. Cansell. Ce rapprochement avec l’armée de l’air pourra prochainement se traduire par la conduite d’expérimentations aériennes conjointes, l’organisation de manifestations scientifiques et techniques, la participation commune à des actions de formation complémentaires ou encore par un soutien réciproque à des équipes d’expérimentation.

 

À lire aussi : "A400M : expérimentation en facteur humain (Vidéo)" 

La collaboration entre le CEAM et l’institut polytechnique de Bordeaux officiellement lancée

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:55
Bilan Euronaval

 

06/11/2014 Economie et Technologie

 

Le salon Euronaval 2014 a fermé ses portes avec  un bilan extrêmement positif pour l’ensemble des quelques 30 000 acteurs de l’événement.

 

Pour la 24e édition du salon Euronaval, près de 90 délégations de très haut niveau venant de 78 pays et des 5 continents ont répondu à l’invitation de la France. 300 hautes autorités politiques et militaires ont ainsi pu rencontrer les 350 exposants venus de 28 pays qui leur ont présenté les savoir-faire les plus sophistiqués et performants du marché. « Même si le marché intérieur européen se contracte, le marché mondial naval des acquisitions se développe globalement, porté par un certain nombre de pays qui veulent augmenter la capacité de leur flotte, soit pour faire face à des menaces, soit pour protéger les ressources de leurs zones économiques exclusives maritimes, a rappelé le président d’Euronaval, Patrick Boissier. On assiste à une montée en puissance de la demande pour tous types de navires liés à la surveillance, non plus seulement pour les zones côtières, mais de plus en plus pour la haute mer, avec les actes de piraterie. »

 

« L’édition Euronaval 2014 a montré que les industriels du secteur avaient franchi un nouveau palier technologique, a souligné Jean-Marie Carnet, directeur d’Euronaval. Ce foisonnement d’innovations high tech, souvent présentées en avant-première à Euronaval, est soutenu par les financements privés ou d’état, pour accompagner une demande mondiale croissante d’équipements performants, fiables et évolutifs pour des produits dont la durée de vie est souvent de l’ordre de 30 à 40 ans. »

 

Sur le stand du ministère de la Défense, près de 70 délégations se sont succédé pour découvrir les équipements et matériels présentés.

 

Le prochain salon Euronaval se tiendra à Paris, du 24 au 28 octobre 2016.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:55
Claire Dubois-Berger, nommée DAF du groupe Spherea

 

3 novembre Aerobuzz.fr

 

Un peu plus de 3 mois après l’annonce officielle de la cession de son activité par Airbus Group (alors EADS), Spherea, ex-Cassidian Test & Services, vient de nommer sa nouvelle Directrice Administrative et Financière, Claire Dubois-Berger (49 ans). Chargée en priorité de l’intégration et de la consolidation financières du nouveau groupe suite à l’entrée au capital d’ACE Management et de l’IRDI, la nouvelle DAF apportera son expertise pointue en matière de fusion-acquisition et d’intégration d’activités. Claire Dubois Berger a notamment copiloté en 1997 la cession à Thales de la branche Défense d’Alcatel Radio, Space & Defense.

 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:50
La Pologne commande un simulateur FFS de C295

 

3 novembre Aerobuzz.fr

 

Airbus Defence and Space a signé avec le ministère de la Défense polonais la commande d’un simulateur de vol « Full Flight » de C295. Ce nouvel équipement qui sera livré en 2017 sera installé sur la base aérienne Balice à Cracovie, là où sont basés les 16 C295 des forces aériennes polonaises. La Pologne est le plus important opérateur de ce type d’avion dans le monde. Le futur simulateur sera utilisé pour la formation d’une quarantaine d’équipages par an.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:45
Notes de veille "Afrique" de l'IRSEM


05/11/2014 IRSEM

 

Les notes de veille « Afrique » de l’IRSEM proposent une sélection des analyses de chercheurs sur l’actualité africaine du mois écoulé en matière de sécurité et de défense. Elles sont réalisées par Sonia le Gouriellec, chargée d’études Afrique à l’IRSEM.

 

Note de veille "Afrique" n°2 - 2014

- Relations bilatérales
- Violence, conflits et terrorisme
- Enjeux du secteur de la sécurité

 

Note de veille "Afrique" n°1 - 2014

- Maintien de la paix
- Violence, conflits et terrorisme
- Transition politique
- Virus Ebola

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:35
NH90 TTH des forces aériennes neozélandaises – photo A. Pecchi NHIndustries

NH90 TTH des forces aériennes neozélandaises – photo A. Pecchi NHIndustries

 

31 octobre Aerobuzz.fr

 

NHIndustries annonce avoir livré à la Nouvelle Zélande son neuvième NH90 TTH. La Royal New Zealand Air Force qui opère désormais 8 NH90 TTH dans leur configuration opérationnelle définitive devient à l’occasion de cette livraison le premier client du consortium à disposer de l’intégralité des appareils commandés.

 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:30
photo EMA - Armée de l'Air

photo EMA - Armée de l'Air


06/11/2014 Sources : EMA

 

Lancée le 19 septembre 2014, Chammal est une opération conduite par les armées françaises en coordination avec nos alliés présents dans la région, pour assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

 

Ces actions sont réalisées à la demande du gouvernement de l’Irak et dans le cadre des décisions du Conseil de sécurité des Nations unies, en particulier sa Résolution 2170 du 15 août dernier.

Commandée par le chef d’état-major des armées (CEMA) à partir du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), cette opération est réalisée sous le contrôle opérationnel du contre-amiral Beaussant, amiral commandant la zone océan Indien (ALINDIEN).

 

Missions

L’objectif de l’opération Chammal et des forces alliées est dans un premier temps de mettre les éléments de Daech à la portée des forces armées irakiennes, c’est-à-dire de renverser le rapport de force.

  • Pour ce faire, l’action des forces françaises consiste à fournir un appui aérien aux forces armées irakiennes.
  • Cet appui aérien comporte deux volets : des missions de renseignement, et des missions de frappes, qu’elles soient planifiées à l’avance ou non
  • Ces opérations s’inscrivent dans le temps long

 

Dispositif

Le 13 septembre, un premier renfort en capacités de renseignement avait été acheminé par avion A400M. Une quarantaine de militaires et du matériel de renseignement ont ainsi été projetés depuis la base aérienne (BA) 123 d’Orléans-Bricy. Le lendemain, dimanche 14 septembre, un avion ravitailleur C135 ralliait également la région depuis la BA 125 d’Istres.

Actuellement, neuf Rafale, un avion de patrouille maritime de la Marine nationale (Atlantique 2), un avion ravitailleur C135-FR , une frégate anti-aérienne et un avion de guet aérien E3F sont engagés dans cette opération.

Une trentaine de militaires sont également insérés dans la structure de commandement et de coordination alliée dans la région, pour coordoner l’emploi des moyens français dans le cadre de la coalition.

A ces moyens sont associés environ 700 militaires français, en incluant les effectifs pré-positionnés en permanence dans la région, dont une trentaine dans les structures de commandement alliées dans le golfe arabo-persique.

Ce volume de moyens découle du renforcement décidé par le président de la République à l’issue du conseil restreint de défense du mercredi 1er octobre 2014, dont l’objectif était de :

  • densifier le soutien aérien apporté aux forces irakiennes, en termes de renseignement et reconnaissance armée,
  • disposer d’un moyen naval capable de participer, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l’ensemble des moyens présents sur zone,
  • renforcer la participation des officiers de liaison français au sein des structures de commandement alliées dans le golfe arabo-persique.

 

Le 28 octobre, la frégate anti-aérienne (FAA) Jean Bart a rejoint la Vème flotte américaine déployée dans le golfe arabo-persique, se plaçant sous le commandement tactique de l’amiral commandant la « task force 50» du porte-avions USS Carl Vinson (Carrier Strike Group 1). La frégate française y assure les fonctions de :

  • commandant d’une zone de défense aérienne au profit du centre de coordination des opérations aériennes (CAOC) d’Al Udeid, situé au Qatar ;
  • commandant de la défense aérienne du groupe du porte-avions américain.

 

Les avions de chasse Rafale de l’armée de l’Air sont équipés de :

  • bombes air-sol guidées laser GBU 12
  • bombes AASM (Armement Air-Sol Modulaire) ; famille d’armements guidés air-sol intelligents de nouvelle génération. Tiré à distance de sécurité et autonome, l’AASM atteint une cible fixe ou mobile avec une très haute précision, de jour comme de nuit et par tous les temps.
  • Pod Damocles  
  • Pod Reco NG 

 

L’ATL2 agit de façon complémentaire au Rafale dans le recueil du renseignement dans la profondeur, permettant aux armées de renforcer leur capacité d’appréciation autonome de situation.

La mission principale de l’ATL2 consiste à collecter du renseignement image (IMINT) et électromagnétique (ELINT) au profit des échelons stratégique (CEMA), opératif (ALINDIEN) et tactique (Coordination Air Operation Center – CAOC d’Al Ubeid).

 

Les forces françaises sous commandement d’Alindien participent au dispositif des forces de présence des armées françaises. Elles sont constituées d’un état-major de niveau opératif, d’une base navale, d’une base aérienne et de la 13e demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE). Elles assurent une présence permanente dans la région dans le cadre des accords de défense et animent les relations bilatérales de défense de la France avec ses partenaires régionaux. Elles ont également pour mission de soutenir les moyens militaires déployés dans le golfe arabo-persique et le nord de l’océan Indien, et de permettre l’entrainement et l’aguerrissement des forces en milieu urbain et désertique.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:30
Opération Chammal : Le Jean Bart ravitaillé par l'USNS Charles Drew

 

05/11/2014 Sources : Marine nationale

 

Déployée dans le golfe arabo-persique depuis le 22 octobre 2014, dans le cadre de l’opération Chammal, la frégate anti aérienne Jean Bart est intégrée à la Task Force 50 (TF50) constituée autour du porte-avions USS Carl Vinson (CSG 1).

 

Le 4 novembre 2014, le Jean Bart a été ravitaillé à la mer par un pétrolier-ravitailleur américain de 18 000 tonnes, l’USNS Charles Drew de la classe Lewis & Clark. Telle une station service se déplaçant dans le golfe arabo-persique au gré des besoins des bâtiments de la Task force, ce bâtiment ravitailleur polyvalent permet d’augmenter de manière significative l’autonomie et la mobilité des navires de combat.

 

Les procédures de nos marines sont parfaitement standardisées et maîtrisées. C’est donc en moins d’une heure que le Jean Bart a ravitaillé 135 m3(135 000 L) de combustible de navigation et 5 m3 de TR5 (combustible pour hélicoptère embarqué) pouvant ainsi poursuivre sa mission au sein de la coalition.

 

Ces activités s’inscrivent dans le cadre d’une coopération solidement établie entre la Marine nationale et l’US Navy. Elles participent au renforcement de l’interopérabilité entre les bâtiments français et américains, engagés dans cette opération commune de grande envergure.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 16:45
Sangaris : point de situation du 6 novembre 2014

 

06/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Point de situation sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, du 30 octobre au 6 novembre 2014.

 

Les relèves de la force Sangaris se poursuivent. Le 4 novembre, le colonel Hervé Pierre, chef de corps du 3ème régiment d’infanterie de marine, a pris le commandement du GTIA Korrigan, groupement tactique qui assure la relève du GTIA Magenta. Déployé en RCA depuis quatre mois, le GTIA Magenta était commandé par le colonel Valéry Putz, chef de corps du 2ème régiment étranger d’infanterie. Comme Magenta, Korrigan est chargé d’opérer la partie Est et dans le couloir central, c’est-à-dire la zone couvrant les localités de Bambari, Sibut, Dékoa et Batangafo.

 

A Bangui, la situation sécuritaire s’est dégradée en fin de semaine dernière, avec des affrontements les 31 octobre et 1ernovembre suite à une opération d’arrestation d’un chef de réseau criminel et de saisie d’armes et munitions dans le quartier de Boy Rabe par les FSI, appuyées par la MINUSCA et Sangaris.

 

Les forces internationales ont été prises à partie par des tirs et des jets de grenades. La neutralisation des individus armés a permis de mettre fin à ces tensions.

 

Sangaris : point de situation du 6 novembre 2014

Dans la soirée du 5 novembre, le caporal-chef HEIARII, servant au sein d’EUFOR RCA avec une partie de son régiment, le 126ème régiment d’infanterie stationné à Brive-la Gaillarde, est décédé d’une forme grave de paludisme dans un hôpital militaire parisien. Il avait été évacué de Bangui vers Paris la veille au matin.

 

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 700 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 16:45
 Décès du caporal-chef Heiarii Moana


06/11/2014 Armée de Terre

 

Le 4 novembre 2014 au matin, un soldat français projeté en République centrafricaine au sein de la force européenne EUFOR RCA a été rapatrié de Bangui vers Paris. Atteint d’une forme très grave de paludisme, il a été pris en charge dans un hôpital militaire parisien où il est malheureusement décédé dans la soirée du mercredi 5 novembre. Il s’agit du caporal-chef Moana Heiarii, affecté au 126ème régiment d’infanterie de Brive la Gaillarde.

 

Né le 10 janvier 1988 à Anaa (Polynésie française), le caporal-chef Heiarii MOANA aura servi la France durant plus de cinq ans.


Le 4 août 2009, à l’âge de 21 ans, il intègre l’institution militaire comme engagé volontaire de l’armée de Terre au titre du 126e régiment d’infanterie. Le 2 septembre 2013, le caporal-chef signe un nouveau contrat pour quatre années supplémentaires.
Dès le début de son engagement, il est formé tireur MINIMI (mini-mitrailleuse). Soldat sérieux et motivé, il présente d’excellentes qualités professionnelles. Il est élevé à la distinction de 1re classe le 1er mars 2010.


Volontaire et faisant preuve d’une disponibilité sans faille, le caporal-chef MOANA poursuit son cursus militaire en passant le certificat pratique de l’infanterie qu’il obtient brillamment. A l’issue de sa formation initiale, il part pour la première fois en opération extérieure en Afghanistan dans le cadre de l’opération PAMIR de juillet à décembre 2010, en qualité de tireur appui direct au sein du groupement tactique interarmes de Surobi.


Durant cette mission, le caporal-chef MOANA se distingue particulièrement le 31 juillet 2010 lors de l’opération GREEN DROP GOAL, en participant à la riposte face à un nombre important d’insurgés qui venaient de prendre à parti sa section. Ce fait de guerre lui vaut l’attribution de la citation à l’ordre de la brigade, avec attribution de la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze le 22 avril 2013.


Reconnu pour ses grandes qualités humaines et professionnelles, il est unanimement estimé de ses camarades et de ses chefs. Ses capacités et ses états de service sont ainsi récompensés par une promotion au grade de caporal le 1er décembre 2011. Quelques mois plus tard, de février à juin 2012, il est projeté avec sa compagnie pour une mission de courte durée en Nouvelle-Calédonie, toujours dans sa spécialité de tireur appui direct.

De nouveau déployé de février à juin 2013 dans le cadre de l’opération SERVAL au Mali, il démontre des qualités indéniables de chef d’équipe. Au cours de l’opération ADADA dans le secteur de Tombouctou, il n’a pas hésité à faire face au danger et s’est révélé force de proposition envers son chef de groupe. Il s’est également illustré lors de l’opération AMETETTAI dans l’Adrar des Ifoghas par son sens de l’observation, son professionnalisme et ses compétences techniques et tactiques (analyse des situations, fiabilité des comptes-rendus, rusticité, polyvalence). Pour tous ces faits d’armes, il se voit attribuer un témoignage de satisfaction par le chef d’état-major des armées le 21 janvier 2014.

Le 1er juillet 2014, il est promu au grade de caporal-chef et est projeté le 22 septembre au sein de la force européenne EUFOR RCA en République centrafricaine en qualité de chef d’équipe et radio tireur. Reconnu comme un soldat physique et polyvalent, sa fiabilité, sa loyauté et son exemplarité lui permettent de s’imposer comme un gradé respecté des plus jeunes et estimé de ses chefs.

Le mardi 4 novembre au matin, il est rapatrié de Bangui vers Paris. Atteint d’une forme très grave de paludisme, il a été pris en charge dans un hôpital militaire parisien où il est malheureusement décédé dans la soirée du mercredi 5 novembre.

Le caporal-chef MOANA était titulaire des médailles d’outre-mer avec agrafes SAHEL et REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, de la médaille de bronze de la défense nationale avec agrafe INFANTERIE et MISSION D’ASSISTANCE EXTERIEURE, de la médaille commémorative, d’une citation à l’ordre de la croix de la valeur militaire et d’un témoignage de satisfaction.

 

Agé de 26 ans, célibataire, le caporal-chef Heiarii MOANA est mort pour la France.
C’est avec émotion que nous adressons nos plus sincères condoléances à tous ses proches et à ses camarades du  126e régiment d’infanterie.

 

Biographie du caporal-chef Heiarii Moana (format pdf, 191 kB).

 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 15:45
Barkhane : point de situation du 6 novembre 2014

 

 

06/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Point de situation sur les opérations de la force Barkhane, engagée dans la bande sahélo-saharienne (BSS), du 30 octobre au 6 novembre 2014

 

Dans le Nord du Mali, la force Barkhane vient d’achever l’opération de lutte contre les terroristes lancée le 28 octobre. Dénommée Tudelle, cette opération majeure a engagé environ 400 militaires et une centaine de véhicules. Elle a mobilisé des moyens aériens et d’ISR(1).

 

Elle a principalement consisté en des actions de contrôle de zone dans la durée et des fouilles de caches potentielles.

 

Elle a permis la neutralisation de 24 terroristes et la capture de deux autres. A cette occasion, plusieurs véhicules adverses ont été détruits et d’importantes quantités d’armement ont été saisies, ainsi que du matériel destiné à fabriquer des bombes pour mener des attentats (IED et vestes suicide bomber).

 

Cette opération a permis d’affaiblir les réseaux terroristes opérant dans le Nord Mali et desserrer l’étreinte qu’ils exercent sur la population de cette région.

 

Barkhane : point de situation du 6 novembre 2014

C’est lors de cette opération que, le 29 octobre, l’adjudant Thomas DUPUY est mort au combat.

 

Le 3 novembre 2014, deux hélicoptères NH90 Caïman sont arrivés à Gao, au Mali. Partis le 28 octobre du 1er régiment d’hélicoptères de combat (1erRHC) de Phalsbourg, ces hélicoptères relèvent deux PUMA du sous-groupement aéromobile (SGAM) du fuseau ouest de la force, lui permettant ainsi de bénéficier du matériel de dernière génération en opérations.

 

Ces deux hélicoptères Caïman seront pleinement opérationnels après qu’ils auront bénéficié de quelques adaptations nécessaires à leur fonctionnement sur le théâtre sahélien. Les PUMA quant à eux rentreront en France à la fin du mois.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

 

(1) Intelligence, surveillance and reconnaissance

Barkhane : point de situation du 6 novembre 2014

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 12:55
Intégration du AASM sur le C-130 par AA-ROK. photo ARINC

Intégration du AASM sur le C-130 par AA-ROK. photo ARINC

 

Jean-Dominiqu Merchet

 

Transformer les C-130 Hercules de l'armée de l'air en bombardiers : c'est le projet d'une petite société française AA/ROK, créée par un (jeune) ancien de la DRM Patrick Gaillard. 

 

Il s'en explique pour Secret-Défense

 

 

 

C-130 Hercules équipé du SSA-1101 Gerfaut au salon du Bourget 2013

C-130 Hercules équipé du SSA-1101 Gerfaut au salon du Bourget 2013

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 12:45
Barkhane : Arrivée de deux NH90 « Caïman »

 

05/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Le 3 novembre 2014, deux hélicoptères NH90 Caïman du 1er régiment d’hélicoptères de combat (1erRHC) sont arrivés à Gao, au Mali.

 

Ce déploiement vise à faire bénéficier à la force Barkhane du matériel de dernière génération en opérations. Déployé dans sa version TTH (transport tactique), il peut transporter jusqu’à 20 combattants ou 2,5 tonnes de fret. Le Caïman offre une autonomie deux fois plus importante que le Puma et assure une meilleure protection en cas de crash ou de tir, à l’équipage comme aux passagers.

 

Premier appareil doté en série de commandes de vol électriques, il possède une manœuvrabilité et une agilité lui permettant d’assurer des missions de jour et de nuit dans des conditions aussi éprouvantes que le désert.

 

Les deux appareils remplaceront deux Puma qui rentreront en France à la fin du mois de novembre. Ils viennent ainsi renforcer les capacités du sous-groupement aéromobile (SGAM) du groupement tactique désert Ouest (GTD-O) de la force Barkhane.

 

Les deux appareils ont décollé de Phalsbourg le 28 octobre et ont fait étape à Malaga, Gran Canaria et Dakar avant de rejoindre Gao. Dans le même temps, le fret technique et les 15 personnes en charge de la maintenance ont été acheminés sur le théâtre par avion. Une fois posés à Gao, les hélicoptères effectueront des opérations de maintenance, puis les équipages réaliseront leurs premiers vols, de jour comme de nuit, pour être déclarés pleinement opérationnels et être engagés dans les missions de lutte contre les groupes armés terroristes.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes qui agissent dans la bande sahélo-saharienne (BSS).

Barkhane : Arrivée de deux NH90 « Caïman »

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 12:35
Hélicoptères : joli coup d’Airbus à Jakarta

Les 11 Panther de lutte anti-sous-marine vendus à Jakarta complètent une flotte déjà bien garnie - photo Airbus HC

 

05/11 Alain Ruello - lesechos.fr

 

Airbus Helicopters a vendu 11 Panther de lutte anti-sous-marine à l’Indonésie. Une poire pour la soif car l’industriel européen a absolument besoin d’un gros contrat militaire dans les six mois.

 

C’est toujours ça de pris. Airbus Helicopters a annoncé ce mercredi la vente de 11 AS565 MBe Panther, la version anti-sous-marine du Panther, à l’Indonésie. Le montant du contrat n’a pas été communiqué mais il avoisinerait les 150 millions d’euros, selon nos informations.

Les appareils seront livrés à la marine de Jakarta dans les trois prochaines années, après être passés par les hangars de PT Dirgantara Indonesia, charge au partenaire local d’Airbus Helicopters d’installer un sonar et le système de lancement des torpilles. Une fois en service, les 11 Panther compléteront la flotte, déjà bien garnie, des hélicoptères de l’ex-Eurocopter au sein de l’armée indonésienne qui comprend des Colibris pour l’entraînement, des Fennec (attaque) ou encore des EC725 (pour les missions de sauvetage).

 

La Pologne dans le radar

Avec ce succès, les commerciaux d’Airbus Helicopters ne vont pas bouder leur plaisir. Mais l’essentiel est ailleurs. Le marché des hélicoptères militaires est déprimé dans les pays occidentaux à cause de la baisse des budgets de défense. L’industriel européen, comme tous ses grands concurrents, se bat férocement pour arracher les quelques grosses affaires dans les pays émergents. « Nous devons conclure une vente significative dans les six mois », confirme un de ses responsables.

Au Mexique, la conclusion de la vente de 10 Panther attend les autorisations budgétaires. Au Qatar, qui a choisi d’acheter 22 NH90 de gré à gré, les discussions avancent au rythme habituel des pays du Golfe. Comme cela sera le cas au Koweït qui vient de lancer un appel d’offres portant sur 24 hélicoptères de transport pour lequel Airbus propose son EC 725.

Mais « LA » grosse affaire sur le radar, c’est la Pologne , toujours sur le segment du transport. Airbus Helicopters, Agusta et Sikorsky remettront à la fin du mois leurs propositions finales pour l’appel d’offres portant sur 70 appareils. A ceci près que le troisième larron a menacé de retirer son Black Hawk si les termes de la compétition n’étaient pas modifiés. Varsovie a répliqué sèchement qu’il n’en était pas question, mais depuis chacun s’interroge sur les motivations de l’Américain.

 

L’ombre des Mistral russes...

L’autre incertitude en Pologne concerne le projet d’achat de 32 hélicoptères d’attaque. La consultation a été lancée avec retard sur le calendrier initial mais le ministère de la défense semble vouloir aller plus vite que prévu. Au point de rassembler dans un même appel d’offres hélicoptères de transport et d’attaque ? Si c’était le cas, ce serait un avantage pour Airbus qui alignerait son EC725 et son Tigre.

Appel d’offres globalisé ou non, Airbus Group jette toutes ses forces dans la bataille, bien décidé, pour emporter la mise, à faire de la Pologne un de ses pays de référence à grands renforts de transferts de technologie et de partenariat industriel. L’enjeu est stratégique car outre les hélicoptères, l’ex-EADS est en lice sur un important contrat de défense anti-missiles via sa filiale MBDA. Mais tout cela pourrait ne pas peser grand chose si Paris décide entre temps de livrer les Mistral russes à Moscou ...

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 12:35
FAZSOI : coopération militaire franco-indienne à l’occasion d’un passex entre la FS Floreal et l’INS Talwar

 

05/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Du 27 au 30 octobre 2014, trois bâtiments indiens, le destroyer Mumbaï, le pétrolier Deepak et la frégate Talwar, ont fait escale à La Réunion. Le passage de cette flotte commandée par l’amiral Hari Kumar, commandant de la flotte indienne de l’Ouest, a été l’occasion de resserrer nos liens avec une marine étrangère régionale de premier rang.

 

Après une conférence suivie d’échanges sur le thème de l’action de l’Etat en mer en océan Indien, puis quelques célébrations à bord de la frégate de surveillance (FS) Floréal et à bord du Mumbaï, la FS et le Talwar ont eu l’occasion de s’entrainer ensemble à la mer au large de La Réunion.

 

Le programme très complet du PASSEX comportait un ravitaillement à la mer, un traditionnel PHOTEX, deux passes de tir au canon de 20 mm et à la mitrailleuse de 12.7 mm, un VISITEX, un exercice de manœuvre en formation resserrée ainsi que plusieurs manœuvres hélicoptères. Les activités prévues ont pu être effectuées dans leur quasi-totalité et se sont très bien déroulées. La présence pour la journée d’un officier d’échange a par ailleurs permis d’observer et de mieux comprendre le fonctionnement opérationnel de chaque frégate.

 

Cet événement illustre la volonté indienne de renforcer la coopération militaire avec les différentes puissances étrangères dans l’océan Indien et notamment la France. L’interopérabilité des marines est en effet un enjeu majeur pour la réussite des missions internationales en haute mer.

 

Il convient enfin de noter l’atmosphère particulièrement cordiale dans laquelle s’est déroulée l’escale de ces trois navires à La Réunion.

 

Les FAZSOI garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis La Réunion et Mayotte. Elles constituent le point d’appui principal du théâtre « océan Indien » pour lutter contre de nouvelles menaces comme la piraterie ou l’immigration illégale, assurer la surveillance des zones économiques exclusives (ZEE) associées à l’ensemble des îles de la zone de responsabilité et conserver une capacité régionale d’intervention rapide.

FAZSOI : coopération militaire franco-indienne à l’occasion d’un passex entre la FS Floreal et l’INS TalwarFAZSOI : coopération militaire franco-indienne à l’occasion d’un passex entre la FS Floreal et l’INS Talwar

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 12:35
Will Vietnam's 6 new submarines deter China?

 

11/05/2014 Defence IQ Press

 

Vietnam’s Navy is evolving into a robust, effective maritime force in South East Asia with the delivery of a third Kilo-class submarine from Russia expected this month. A Vietnamese crew is currently training in waters off St Petersburg aboard the submarine ahead of the handover.

 

In 2009 the country signed its largest ever defence contract with a $2.6 billion deal agreed with Moscow for the Kilo-class submarines. A fourth is undergoing sea trials ahead of its delivery while the remaining two are being built.

The Kilo-class possesses short-range torpedoes and can launch sea-skimming anti-ship missiles while submerged.

Known to have strong – and remarkably resilient – land forces, Vietnam is now bolstering its naval forces to establish a reputation as a sea power nation too. The Chinese Navy has considerably more maritime clout holding over 70 submarines but the emergence of a Vietnamese presence at sea will transform the balance of power in the region.

 

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 12:30
L’armée libanaise notamment récupérer d’une trentaine canons d’artillerie Caesar Nexter.

L’armée libanaise notamment récupérer d’une trentaine canons d’artillerie Caesar Nexter.

 

05/11 Alain Ruello -  lesechos.fr

 

Le contrat, de trois milliards de dollars, assure dix ans d’activité à la France.

 

Les détails commencent à filtrer sur le méga contrat français d’armement financé par l’Arabie Saoudite au profit de l’armée libanaise qui vient de faire l’objet d'un engagement formel de la part de Ryiad . D’un montant de 3 milliards de dollars, ce contrat nécessite encore quelques calages, mais cela ne traînera pas : Odas, l’entité publique-privée chargée d’exportations de défense qui agit au nom de la France, et l’armée libanaise se sont donnés 30 jours ouvrables à compter de mardi pour y parvenir.

Il y a donc de bonnes chances pour que le paiement de l’acompte, qui marquera la mise en œuvre du contrat, intervienne d’ici à la fin de l’année, gonflant de 2,4 milliards d’euros les statistiques 2014 des exportations militaires de la France. Bel exploit en vérité, à mettre au crédit des équipes du ministère de la défense, d’Odas, et des industriels concernés, car il ne se sera pas écoulé un an depuis l’annonce de l’accord, fin 2013, lors de la visite de François Hollande en Arabie Saoudite.

« Un contrat tri-partite ce n’est pas courant. Un contrat de 3 milliards de dollars non plus. Et un contrat qui fait intervenir autant d’armements, encore moins. Alors un contrat qui combine le tout, c’est franchement rare », confirme une source proche. Jean-Yves Le Drian, le ministre de la défense, va d’ailleurs se rendre à Riyad ce mois-ci pour marquer le coup politiquement.

 

Un contrat éléphant blanc

Sous-entraînée et sous-équipée, l’armée libanaise va donc pouvoir se refaire une beauté face aux jihadistes qui menacent la stabilité du pays du cèdre. Dans le domaine terrestre, ils vont récupérer des véhicules blindés d’infanterie VAB Mark III de Renault Trucks Defense (une centaine au maximum), des missiles anti-aériens Mistral montés sur des véhicules blindés légers (de Renault Trucks Defense également), des canons d’artillerie Caesar de Nexter (moins d’une trentaine), ou encore des mortiers.

Côté aéromobilité, l’accord inclut des hélicoptères d’attaque Gazelle d’occasion armés de missiles Hot et de transport Cougar (probablement neufs). Sur mer, les Constructions mécanique de Normandie (CMN) vont livrer trois, voire quatre, patrouilleurs. Le dernier volet porte sur le renseignement et les communications, avec des drones tactiques notamment.

Les livraisons démarreront en début d’année prochaine et s’étaleront jusqu’au milieu de 2018 (Cougar en dernier). Il est prévu 5 ans de maintenance et une formation opérationnelle à la charge de l’armée française. Véritable éléphant blanc, ce contrat assure une dizaine d’années de présence et d’activité pour la France au Liban

VAB Mk3 en essais (photo RTD)

VAB Mk3 en essais (photo RTD)

VBL Mistral (photo RTD)

VBL Mistral (photo RTD)

Cougar as 532

Cougar as 532

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 12:25
Guyane : les FAG suivent un stage de remise à niveau opérationnelle (RANO)

 

05/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Du 20 au 24 octobre 2014, les patrouilleurs de la Marine nationale servant au sein des forces armées en Guyane (FAG) ont été évalués par la division entrainement d'ALFAN venue spécialement de métropole.

 

Dénommé « remise à niveau opérationnelle (RANO) », ce stage avait pour ambition de contrôler et parfaire les savoir-faire des deux équipages des patrouilleurs de 400 tonnes (P400) La Gracieuse et La Capricieuse.

 

Après plusieurs manœuvres en mer, cette semaine d'évaluation s'est clôturée par un exercice d'évacuation de ressortissants, mission attribuée à la Marine nationale sous la direction du ministère des Affaires étrangères. Ce type d'opération est dans le spectre des missions qui pourraient être confiées aux FAG.

 

Un scénario de circonstance, assorti de plastrons spécifiques, a été mis en place. L'île St- Joseph, une des trois Îles du Salut, lieu chargé d'histoire ayant servi de bagne jusque dans les années 50, a été choisie comme État fictif, baptisé Safran.

 

Ce dernier connaît des troubles qui pourraient mettre en danger les français expatriés vivant et travaillant sur le territoire. Le dispositif déployé a donc reçu pour mission de sécuriser une zone permettant la mise en sûreté des ressortissants avant leur embarquement sur des bâtiments de la Marine nationale. Avant leur évacuation, les équipages ont procédé à un recensement et une identification rigoureuse de ces personnes, tout en veillant à disposer d’une capacité de premiers soins pour les ressortissants les plus faibles.

 

A 7 000 km de la métropole, les forces armées en Guyane (FAG) garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’Etat dans des missions au caractère interministériel, les FAG agissent dans un cadre exigeant par son étendue (1 100 km de frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.

Guyane : les FAG suivent un stage de remise à niveau opérationnelle (RANO)

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 08:30
Le Canada prendra en décembre le commandement de la Force opérationnelle multinationale 150

Région de la mer Rouge; 28 juin 2013 – L'équipe d'arraisonnement du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) TORONTO fouille un boutre dans la mer Rouge dans le cadre de l'opération Artemis (Photo par le caporal Malcolm Byers)

 

3 novembre 2014 par Jacques N. Godbout - 45eNord.ca

 

Le Canada assumera le commandement de la Force opérationnelle multinationale 150 et déploiera bientôt pour ce faire 24 membres des Forces armées canadiennes et employés civils du ministère de la Défense nationale à Bahreïn pour mener la force navale multinationale opérant dans la région de la mer Rouge.

 

Ce déploiement représente la plus récente contribution du Canada à l’opération ARTEMIS, la participation des Forces armées canadiennes aux opérations de lutte contre le terrorisme et de sécurité maritime dans la mer Rouge, dans le golfe d’Aden, dans la mer d’Oman, dans le golfe d’Oman et le quadrant nord-ouest de l’océan Indien.

Le commandement de la Force opérationnelle multinationale 150 est assumé à tour de rôle par les pays participants selon un cycle de quatre à six mois. À l’heure actuelle, c’est le Pakistan qui est à sa tête.

«Le Canada est honoré d’avoir été sélectionné pour commander la Force opérationnelle multinationale 150 et de partager cette responsabilité avec l’Australian Defence Force. Notre gouvernement reconnaît la menace que fait peser le terrorisme dans le monde entier, et nous allons travailler avec nos alliés pour décourager le terrorisme, renforcer la sécurité mondiale et dégrader les organisations terroristes partout où ils peuvent intervenir.», a déclaré à ce propos le ministre de la Défense nationale, Rob Nicholson.

La force opérationnelle canadienne sera ainsi à la tête de la prochaine rotation de la Force opérationnelle multinationale 150 de décembre 2014 à avril 2015.

Le commodore Brian Santarpia, de la Marine royale canadienne, prendra donc le commandement de la Force opérationnelle multinationale 150 pour cette période de décembre 2014 à avril 2015.

 

 

L’Australian Defence Force affectera également sept officiers de la Royal Australian Navy (RAN) à la mission. Le capitaine Nicholas Stoker, de la RAN, jouera le rôle de commandant adjoint et de chef d’état‑major.

Par l’entremise d’opérations de sécurité maritime et d’engagements régionaux, souligne le communiqué de la Défense canadienne qui annonce que le Canada prendra la tête de la force, la CT-150 travaille en vue de dissuader et d’empêcher les organisations terroristes d’utiliser les voies de navigation commerciales pour le trafic d’armes, de marchandises illicites et de stupéfiants tout en veillant à ce que les navires marchands puissent sans crainte emprunter ces voies, qui comptent parmi les plus achalandées du monde.

«Les Forces armées canadiennes aident à surveiller et à protéger les eaux continentales et internationales, veillant ainsi à ce que le commerce mondial dont le Canada et le monde dépendent puisse se poursuivre sans obstruction et sans être affecté par le terrorisme ou les activités criminelles. Le partenariat avec d’autres pays qui partagent notre vision, comme l’Australie, représente une occasion, pour le Canada, de prendre part à des opérations multilatérales qui permettent d’améliorer davantage l’interopérabilité au sein de la coalition.», a déclaré pour sa part le lieutenant-général Jonathan Vance, commandant du Commandement des opérations interarmées du Canada.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 20:45
photo APS

photo APS

 

05 Novembre 2014 Par Wahib AïT OUAKLI - lexpressiondz.com

 

«L'Algérie abritera la plate-forme technologique de fabrication des moteurs de ce type d'appareil à usage tactique innovant», a affirmé Hafid Aouragh.

 

Le Salon international sur les véhicules aériens, drones, a été clôturé dimanche. Chez les étudiants et les scientifiques un sentiment particulier: développer, vaille que vaille, cette nouvelle technologie que l'on ne voyait auparavant que dans les films de science-fiction. Le véhicule aérien, appelé communément drone, est ce petit appareil qui peut survoler des espaces entiers pour différents objectifs et dans des missions scientifiques, militaires et autres. En Algérie, l'utilisation du drone dans les différents domaines s'avère incontournable. D'autant qu'il permettra de rendre plus agissante toutes les opérations comme la lutte antiterroriste dans le Grand Sud et percer le confinement de certaines zones fortement boisées. Le drone permet d'assurer une bonne surveillance continue de l'ensemble des sites sensibles et des installations industrielles et pétrolières et de rationaliser les coûts de surveillance aérienne des autoroutes. «Avec le drone, on peut intervenir efficacement et à temps dans n'importe quel domaine comme lors de la sécurisation des unités industrielles», a affirmé Nadia Bennaceur du réseau des ingénieurs-consultants et experts franco-algériens. Militairement parlant, le drone peut assurer la possibilité d'intervenir au-delà des frontières et de manière à la fois forte et discrète. L'Algérie est-elle en train de négocier un virage décisif dans son élan de développement de son industrie aéronautique?

 

L'université pense drone

 

Ambitionnant de se mettre au diapason avec les nouvelles technologies, l'Algérie s'est mise en plein bain de construction de drone. Deux nouveaux drones de conception algérienne sont en cours de réalisation à l'université des sciences et de la technologie Mohamed-Boudiaf d'Oran, Ustomb.

 

«L'expérimentation des deux modèles par simulation numérique a été accomplie avec succès et les prototypes seront bientôt réalisés», a précisé le professeur Bachir Imine, directeur du Laboratoire d'aéronautique et des systèmes propulsifs, LASP de l'Ustomb, ajoutant que «les deux drones présentent des performances aérodynamiques intéressantes pour divers domaines d'application civile comme la cartographie urbaine et la surveillance des forêts». Le laboratoire figure parmi les structures de recherche algériennes qui ont pris part au Salon international des UAV qui s'est tenu à Oran de vendredi à dimanche dernier. «Le premier drone, dit à «aile ventilée» est également appelé aussi «fanwing».

 

Il fait partie de la catégorie d'engins volants «capables de rester dans l'air sur une zone limitée et pour une période de temps prolongée», a expliqué le professeur tout en faisant valoir l'avantage de leur vitesse réduite permettant des prises de vue de grande netteté via l'appareil-photo embarqué. Le deuxième drone, dit «à silhouette d'hirondelle», présente quant à lui des performances liées à sa capacité à embarquer des systèmes plus lourds.

 

Le professeur a indiqué que «le Laboratoire a déjà à son actif la réalisation, en avril dernier, d'un drone à usage environnemental». Le tabou est donc brisé dès lors que l'université a pris les devants dans sa recherche. En effet, le premier drone supersonique africain verra le jour en 2016 en Algérie dans le cadre de la coopération scientifique avec l'Afrique du Sud. Une telle annonce a été faite par le directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique, Hafid Aouragh qui a déclaré que «l'Algérie abritera la plate-forme technologique de fabrication des moteurs de ce type d'appareil à usage tactique innovant».

 

Pour ce faire, l'Institut d'aéronautique de l'université de Blida a été choisi à ce titre pour accueillir le site d'implantation de la plate-forme de production où la mise en place des équipes mixtes est prévue le 1er janvier 2015 pour un délai de réalisation de 18 mois. Cette opération sera concrétisée à la faveur de la mise en commun des compétences et des savoir-faire algériens et sud-africains. Une convention de coopération scientifique entre les deux pays a été signée vendredi dernier à Oran. Cet accord, conclu en présence du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed Mebarki, met en partenariat l'université de Blida et le Conseil pour la recherche scientifique et industrielle (Csir) d'Afrique du Sud, pays invité d'honneur du Salon.

 

Les drones supersoniques se distinguent des autres types de véhicules aériens autonomes par leurs turbo-réacteurs qui leur permettent d'atteindre une vitesse importante.

 

La conception et la fabrication des autres catégories de drones est déjà parfaitement maîtrisée en Algérie. Une autre convention de coopération avait été également signée, à l'inauguration du Salon, entre le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et l'Agence allemande d'aéronautique et du spatial. L'accord algéro-allemand a pour objectif de consolider la formation dans un large spectre de domaines technologiques dont l'aéronautique, le spatial, la robotique et les énergies renouvelables. Les organisateurs, dont le directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique, se sont félicités de l'engouement qu'a suscité le Salon dédié aux UAV chez le public. Le directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique a mis en évidence «l'importance du réservoir des compétences algériennes à même de contribuer à la mise en place de la stratégie nationale axée sur la sécurité et souveraineté du pays». Le Salon international des UAV a été organisé avec la participation des universités, des centres de recherche algériens et des institutions nationales telles que le ministère de la Défense nationale et la Compagnie nationale Air Algérie. Ont également pris part à cette rencontre des universités et des établissements scientifiques étrangers spécialisés dans le domaine de l'aéronautique, représentant plusieurs pays comme l'Allemagne, le Brésil, l'Espagne, la France, le Royaume-Uni, la Russie et la Tunisie.

 

L'histoire du drone avec l'Algérie est récente lorsque des essais inauguraux du drone algérien, baptisé Amel, ont été entamés le mois de juin de 2013 par l'équipe d'ingénieurs du Centre de recherche en soudage et de contrôle (CSC) de Bou Ismaïl. Les essais ont été effectués dans l'aérodrome de l'ex-Alat, à l'est de la ville de Sidi Bel Abbès. Malgré un petit contretemps, les chercheurs du CSC n'ont été nullement affectés puisque effectuant des essais de roulage au sol (accélérations et freinages) après une mise en marche du drone doté d'un moteur à deux temps et deux cylindres. Selon ses concepteurs, le drone aura une autonomie de vol de 6 heures sur une distance de 200 km et une altitude de 3500 m à partir de son point de guidage et de contrôle terrestre. Les essais se feront en plusieurs phases et devront durer plusieurs semaines.

 

Rétrospective

 

«Notre objectif est atteint, en ce sens que nous avons pu mettre en place une équipe pluridisciplinaire formée de compétences nationales pour la concrétisation de ce projet», a affirmé le directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique.

Ce prototype d'avion sans pilote dont la construction a débuté au mois d'octobre 2010, pour un échéancier de réalisation de 36 mois, comporte des composantes embarquées, électroniques et informatiques, de conception entièrement algérienne. L'idée de ce prototype d'avion sans pilote a été lancée en 2010, lors de la visite du président de la République à l'université de Ouargla. Elle s'est ensuite poursuivie par la réalisation des divers matériaux et équipements au niveau du Centre de soudage et contrôle de Bou Ismaïl.

 

3 drones confisqués à l’aéroport de Carthage

 

«Nous avons essuyé un refus catégorique de la part de la douane tunisienne quant à transporter notre matériel en vue de prendre part au Salon international du drone qui se tient à Oran», a déploré le gérant de la boîte tunisienne Pixel Drone Technologies, Zoubeir Bensassi. Dans son argument, explique le gérant de Pixel Drone, les douaniers de laéroport de Carthage nont trouvé rien de mieux à dire que de nous signifier que « nous ne sommes pas en droit de voyager avec un tel matériel sans passer par le service fret». «Cet acte nhonore nullement les Tunisiens ni encore moins la Tunisie dautant que notre participation à Oran porte dans ses dimensions la représentation de la Tunisie vu les enjeux économiques», a déploré Bensassi Zoubeir.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 17:50
Polish Ministry of Defence Presents the Procurement Plans. UCAV’s and Reconnaissance UAV’s to Be Purchased Soon

 

Nov 05, 2014  defense-aerospace.com

(Source: Defence24.com Poland; published Nov 05, 2014)

(Edited for style)

Agreements regarding procurement of the JASSM missiles and the NSM rocket system for the 2nd Coastal Missile Squadron will be signed in December next year, the Polish MoD Secretary of State, Czesław Mroczek, said during a Nov 4 conference updating the Armed Forces’ 2013-2022 modernisation program.

The price of the JASSM missile package, comprising the missiles and the related F-16 modernisation, will cost at most half as much as the 500 million US dollars indicated in the FMS notification, Mroczek said.

The meeting was also attended by the Chief of Polish Army’s General Staff, General Mieczysław Gocuł, the head of the Armament Inspectorate, Brig. General Sławomir Szczepaniak, the director of the Arms Policy Department, Brig. Gen. Włodzimierz Nowak, and the chief of the P8 Planning Board, Brig. Gen. Sławomir Pączek.

Deputy Minister Czesław Mroczek reported on this year’s equipment deliveries, including inter alia new Rosomak wheeled APCs, Leopard 2 tanks and new trucks. He also addressed the implementation of modernisation scheduled for 2014 – PLN 8 billion have been allocated to that purpose, and PLN 6.5 billion had been spent by the end of October.

MoD plans assume that negotiations regarding Konsberg NSM missiles will be completed in the coming months. The system will be supplied to the 2nd Coastal Missile Squadron. The JASSM missiles contract is to be signed in December, and the missiles will be used by F-16 fighters. Along with Homar land-based missiles and submarine-launched cruise missiles, these weapons will create Poland’s conventional deterrent.

When it comes to the controversial multi-purpose helicopter deal, the Deputy Minister of Defence clearly stated that neither the deadline nor the conditions will be changed. Offers will be accepted until 28th November and MoD hopes to receive three compliant bids to choose from, according to the requirements specified in the tender.

Among the programmes to be finalised in the near future, the officials listed:

- Procurement of the multi-purpose helicopters and realisation of the technical dialogue regarding the “Kruk” assault helicopter programme;

- Delivery of mini-UAVs called “Wizjer” and short range “Orlik” tactical UAVs;

- Acquisition of new type of submarines within the “Orka” programme, along with “Czapla” patrol minehunters and “Miecznik” coastal defence vessels;

- Procurement of Wisła medium range anti-aircraft missiles and technical dialogue regarding the “Narew” short range system.

Deputy Minister Mroczek said that when it comes to anti-aircraft systems, due to production capabilities, delivery of the planned quantity of the “Wisła” batteries may be difficult. It is one of the issues which is part of negotiation process.

Mroczek also denied that the Mistral deal that France concluded with Russia might have an impact on the chances of the French offers in the air-defence and multi-purpose helicopter competitions.

“Mistrals are an element of the NATO and EU stance related to the sanctions against Russia. This should not be treated as a problematic issue in our bilateral relationship with France. Poland of course is not in favor of selling Mistrals to the Russian due to the situation in our region of Europe. Nevertheless, Mistrals are not the key issue in Poland’s relationship with France,” Deputy Minister Czesław Mroczek said.


(EDITOR’S NOTE: Four companies have so far expressed interest in the “Kruk” competition to supply 30 attack helicopters, Reuters reported Nov 4 from Warsaw. They are Airbus Helicopters (teamed with Heli Invest Services), Turkish Aerospace Industries, Bell Helicopter and Polish company BIT SA. As the list of potential bidders is still open, other bidders such as Boeing could still join the competition.)

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 17:45
Des soldats français, sur la base de Bouaké, en 2004. Photo Philippe Desmazes (AFP)

Des soldats français, sur la base de Bouaké, en 2004. Photo Philippe Desmazes (AFP)

 

05.11.2014 Par Thomas Hofnung — Libération.fr

 

L’investigation sur le bombardement de la base de Bouaké piétine. Retour, avec des éléments nouveaux récoltés par «Libération», sur un épisode très trouble des relations franco-ivoiriennes.

 

Le 6 novembre 2004, un avion de l’armée ivoirienne bombardait un camp de la force Licorne à Bouaké, dans le centre de la Côte- d’Ivoire, entraînant la mort de neuf soldats français, d’un civil américain réfugié sur cette base, et faisant 38 blessés, dont certains grièvement. La perte la plus massive pour l’armée française depuis l’attentat contre l’immeuble Drakkar à Beyrouth, en 1983. Dix ans plus tard, jour pour jour, l’enquête ouverte à Paris pour «assassinats et tentatives d’assassinats» - au cours de laquelle plusieurs anciens ministres, les chefs militaires de l’époque, et même l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo (détenu à La Haye, aux Pays-Bas) ont été entendus - n’a toujours pas permis de déterminer qui a donné l’ordre de viser les Français. Ni pourquoi Paris a sciemment laissé filer les pilotes, des mercenaires biélorusses. Libération, en association avec France Inter, verse de nouveaux éléments au dossier pour tenter de comprendre ce crime resté impuni.

 

Le coup de tonnerre du 6 novembre

 

Depuis septembre 2002, les soldats français de la force Licorne tentent de maintenir un cessez-le-feu précaire dans une Côte-d’Ivoire coupée en deux : le Nord tenu par des rebelles pro-Ouattara et le Sud par le régime du président Gbagbo. Paris a tenté - via les accords de Marcoussis (signés en région parisienne en janvier 2003) - d’enclencher un processus de réconciliation, dont les acteurs locaux ne veulent pas. C’est dans ce contexte que l’armée ivoirienne décide, début novembre 2004, de lancer une offensive pour reprendre le Nord. Alors président, Jacques Chirac tente de dissuader son homologue ivoirien de passer à l’attaque. «L’entretien est épouvantable, Chirac lui aurait dit que s’il bougeait, il ferait quelque chose, d’arrêter de faire le con», a raconté à la justice l’ambassadeur de France à Abidjan en 2004, Gildas Le Lidec, rapportant des propos tenus par Gbagbo. Résultat : Abidjan déclenche les bombardements qui visent des positions rebelles à Bouaké et dans l’Ouest. Dans les faits, au-delà de la mise en garde de Chirac, Paris et l’ONU observent sans broncher cette offensive qui viole un accord de cessez-le-feu. «On était dans une impasse, les Français étaient pris en tenaille et on s’est dit que, finalement, c’était peut-être de là que viendrait la solution», raconte aujourd’hui un haut responsable à Paris. Quand survient, le 6 novembre, peu après 13 heures, le bombardement des soldats français installés dans le lycée Descartes, à Bouaké, fief des rebelles du Nord.

 

La France détruit l’ensemble de la flotte militaire ivoirienne

 

Le bombardement a été effectué par un avion de l’armée ivoirienne, un Sukhoï-25 (de fabrication russe), piloté par un mercenaire biélorusse flanqué d’un copilote ivoirien. L’avion a fait une première passe au-dessus du camp, avant de lâcher, lors d’un second passage, une salve de roquettes. Un carnage. Pour le général Poncet, qui commande la force Licorne à Abidjan, c’est un acte délibéré. Sans plus attendre, il procède à la destruction des deux Sukhoï venus se poser sur l’aéroport de Yamoussoukro, plus au sud. Dans les heures qui suivent, l’armée française détruit l’ensemble de la flotte militaire ivoirienne, y compris les hélicoptères stationnés dans l’enceinte de la présidence, et s’empare de l’aéroport d’Abidjan au terme de combats violents avec l’armée ivoirienne. Qui a donné cet ordre de destruction ? D’après plusieurs sources proches du dossier, le général Poncet en a pris l’initiative, probablement en concertation avec son chef d’état-major, le général Henri Bentégeat. Le président de la République, pourtant chef des armées, n’aurait été prévenu qu’a posteriori. Informé vers 14 h 20 par Michel de Bonnecorse, le conseiller Afrique de Chirac, que le président de la République a donné l’ordre de détruire les deux Sukhoï, l’ambassadeur Le Lidec se montre dubitatif : «Je me demandais comment, un samedi, il peut réagir ainsi aussi vite, et ma deuxième réaction est de dire : "Vous êtes complètement fous à Paris, ils vont tous s’en prendre à la population française."»

 

Le général Poncet ne répond plus

 

De fait, la situation dégénère aussitôt à Abidjan. Les partisans de Gbagbo prennent la rue, s’attaquant aux intérêts et à la communauté française. En quelques jours, près de 8 000 personnes sont évacuées en urgence de Côte- d’Ivoire. L’exode le plus massif depuis la fin de la guerre d’Algérie. Les «patriotes» pro-Gbagbo tentent de traverser les deux ponts au-dessus de la lagune qui conduisent à la base française adossée à l’aéroport. Le général Poncet, un ancien des forces spéciales, ordonne à ses hommes de prendre leur arme de poing : il craint que la base ne soit rapidement submergée par la foule. Dans la nuit, des hélicoptères de Licorne tirent durant plusieurs heures devant la foule sur les ponts pour en bloquer l’accès. «On est passé à deux doigts de l’humiliation de l’armée française», dit Poncet à la juge Sabine Khéris chargée de l’enquête à Paris.

 

Révolté par la mort de ses hommes à Bouaké, débordé à Abidjan, Poncet prend les choses en main, et rend compte après coup à Paris. Le pouvoir politique est dans le bleu, la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, hors jeu. «Poncet est dans son bunker, et il ne communique avec personne», témoigne l’ambassadeur Le Lidec. C’est à ce moment qu’intervient un épisode clé : une colonne de blindés français, descendue de Bouaké dans la nuit du 6 au 7 novembre, se retrouve face à la résidence de Gbagbo. Une erreur de guidage, plaident les militaires qui devaient se rendre à l’hôtel Ivoire voisin, lieu de regroupement pour les ressortissants français. Sa tour est pourtant visible plusieurs kilomètres à la ronde. «Ce n’est pas possible», tranche Le Lidec. Se croyant encerclés et paniqués, Gbagbo et ses proches sont prêts à se rendre. Ils appellent l’Elysée qui dément qu’un assaut soit en cours. «A Paris, ils se sont dégonflés», aurait lancé quelques jours plus tard le général Poncet, selon une source bien informée.

 

Qui a donné l’ordre de viser les Français à Bouaké ?

 

Tous les acteurs de l’époque (militaires et politiques) dédouanent Gbagbo, totalement effondré quand il apprit ce qu’il appelle le «coup fourré» de Bouaké. Paris a rapidement incriminé les radicaux dans l’entourage du président ivoirien qui, dit par exemple Poncet, auraient voulu maquiller l’échec de l’offensive dans le Nord en frappant les Français. D’autres, comme l’avocat de nombreuses parties civiles, Me Jean Balan, penchent pour la thèse d’une manipulation qui aurait mal tourné. Entendu en avril à La Haye, où il attend son procès devant la Cour pénale internationale (pour son rôle dans la crise post-électorale de 2010-2011), Gbagbo évoque encore une «manipulation», sans plus de précision. Pour certains, le bombardement aurait dû viser un bâtiment censé être vide, mais où des soldats s’étaient réfugiés, donnant ainsi un prétexte à Paris pour châtier Gbagbo.

 

A l’appui de cette thèse, plusieurs faits troublants : aucune autopsie des victimes n’a été pratiquée comme le veut la règle, les prévôts (gendarmes) ont été bloqués dans leur enquête sur place. Surtout, la France a eu à sa disposition les pilotes et techniciens slaves (biélorusses, russes et ukrainiens) chargés des Sukhoï, fournis clés en main à Gbagbo par une entreprise biélorusse, via un intermédiaire français : Robert Montoya - un ancien gendarme de l’Elysée sous Mitterrand. Capturés sur l’aéroport d’Abidjan, une quinzaine d’entre eux ont été détenus durant quatre jours et «débriefés» par les services français. Mais leur interrogatoire est toujours classé «secret défense».

 

Dûment identifiés par les forces françaises déployées en Côte-d’Ivoire, les pilotes, eux, ont été interpellés au Togo par la police, quelques jours après leur fuite de Côte-d’Ivoire. Prévenues, les autorités françaises ont pourtant détourné le regard, refusant d’en informer la justice. Relâchés, les mercenaires se sont volatilisés. Michèle Alliot-Marie a déclaré, à plusieurs reprises, qu’aucun cadre juridique ne permettait de les entendre, ni de les poursuivre. Elle a, depuis, été formellement démentie devant la juge par son conseiller juridique de l’époque, David Sénat. Quant à Dominique de Villepin, alors ministre de l’Intérieur, mais toujours très proche des affaires ivoiriennes, il dit à la juge ne pas avoir été prévenu par ses services de l’interpellation des mercenaires slaves au Togo. Me Balan, qui accuse les deux ministres de mensonge, a demandé la saisine de la Cour de justice de la République. Il a été débouté.

 

Tout se passe comme si Paris avait quelque chose à se reprocher, donc à cacher. Une autre thèse circule : le Sukhoï-25, un avion peu sophistiqué, aurait commis une bavure. Sans attendre, les chefs militaires ont surréagi, plongeant Abidjan dans le chaos. «Durant cette crise de Bouaké, c’était le bordel partout : à l’Elysée, à la Défense, à l’état-major !» avoue un haut responsable français. Juger les pilotes slaves et leurs copilotes ivoiriens conduirait à raconter par le menu les turpitudes politico-militaires de cette Françafrique qui ne veut pas mourir. Et entre la justice, synonyme de cruelle vérité, et la raison d’Etat, le pouvoir à Paris a fait son choix

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 17:30
Israël inaugure la ligne de production des avions F-35

 

05.11.2014 i24news.tv

 

Le ministre de la Défense Yaalon salue la coopération américano-israélienne sur un projet de 2,5 milliards $

 

Israel Aerospace Industries (IAI) a inauguré sa ligne de production des ailes de l'avion de combat F-35.

 

La ligne automatisée devrait produire environ quatre paires d'ailes par mois qui seront ensuite fixées au fuselage du F-35 aux États-Unis.

 

IAI devrait fournir plus de 800 paires d'ailes de F-35 au cours de la prochaine décennie.

 

La première paire d'ailes sera prête pour la livraison à la mi-2015.

 

Les ventes potentielles sont estimées à 2,5 milliards de dollars.

 

Lors de la cérémonie de lancement du fabricant israélien, le ministre de la Défense Moshe Ya'alon a décrit la participation de son pays dans le projet comme une preuve que les relations bilatérales étaient bonnes, en dépit des revers.

 

"La relation spéciale entre les Etats-Unis et Israël est plus forte que tout désaccord", a déclaré Ya'alon.

 

"Et il n'y a pas de différend sur la reconnaissance que le peuple d'Israël a besoin des États-Unis pour soutenir notre force et notre sécurité", a déclaré Ya'alon.

 

Une autre société israélienne, Elbit Systems Ltd, va produire des casques pour les pilotes. Susan Ouzts, vice-président des programmes internationaux à Lockheed, place la valeur de la contribution d'Israël au projet F-35 à 4 milliards de dollars.

 

Israël a par ailleurs acheté 19 F-35 à 2,75 milliards de dollars, et les livraisons devraient commencer en 2016, et pourrait bientôt commander entre 25 et 31 avions en plus, selon des sources militaires.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 17:30
VBL Mistral - photo RTD

VBL Mistral - photo RTD

 

5 novembre, 2014 Guillaume Belan

 

Selon l’agence de presse Lebanese National News, le contrat entre la France, via son agence ODAS, et l’Arabie Saoudite, vient d’être signé à Riyad après près d’un an de négociations. Ce contrat vise à doter l’armée libanaise de moyens militaires pour sa lutte contres les djihadistes, pour plus de 3 milliards de dollars.

 

C’est le volet financier qui a été signé hier par le ministre des finances saoudien. Jean-Yves Le Drian se rendra courant novembre en Arabie Saoudite pour signer le plan d’équipement tripartite.

 

Au total 20 sociétés françaises sont concernées par ce contrat. 5% de ce montant concerne le volet formation, impliquant DCI (Défense Conseil International) et l’armée française pour la partie opérationnelle. Pour l’équipement, le gros concerne la partie terrestre pour 45% de la valeur du contrat

 

Ce contrat acte la première vente du dernier développement du VAB français de Renault Trucks Defense, le VAB Mark3. Mais il y aura également des véhicules de transport de troupes (TRM2000…)  d’occasion du stock armée de terre. Mais aussi des radars de Thales, des missiles Milan antichar ainsi que des armes légères pour l’infanterie. Le contrat prévoirait également l’acquisition de canons d’artillerie Caesar de Nexter.

 

La partie aéromobilité compte pour 30% de la valeur des 3 milliards de dollars. Les équipements  incluent des Gazelle d’occasion retrofitées avec des missile HOT filo-guidés; des hélicoptères de transport Cougar ou encore des systèmes de drones SDTI Sperwer.

 

Notons enfin pour le volet marine, l’achat d’OPV de CMN équipés de missiles Mistral et de canons.

 

Les livraisons doivent débuter d’ici un mois et s’achever à l’horizon 2018.

 

A noter également que ce plan saoudien de réarmement libanais comporte un second volet: l’État Libanais va disposer d’un milliard supplémentaire pour acheter, mais cette fois-ci à son choix, des équipements militaires, là où il le voudra…

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 12:55
« Memoria Corse. Les combattants de la liberté »

 

04.11.2014 ECPAD

 

Le musée de l’histoire de l’immigration vous invite à une exposition photographique inédite consacrée aux tirailleurs et aux goumiers débarqués d’Algérie en 1943 pour libérer la Corse, puis l’Europe, de l’occupant nazi.

 

 

Partenaire de cette manifestation, dans le cadre du mois de la photographie à Paris, l’ECPAD y présente des films réalisés par les reporters du service cinématographique de l’armée lors du débarquement en Corse et pendant la bataille de Monte Cassino.

 

 « Memoria Corse – Les combattants de la liberté » rend hommage à ces héros anonymes à travers les portraits récents des « anciens » du régiment, ceux qui ont survécu aux terribles combats de la Seconde Guerre mondiale en Corse, en Tunisie, à l’île d’Elbe, en Italie, en France, ou en Allemagne. Depuis trois ans, Roberto Battistini les a recherché et est allé à leur rencontre. Dans son objectif, les regards racontent pour ceux qui ne sont plus et témoignent du traumatisme de la guerre. Des images qui bouleversent, tel ce goumier qui marche seul dans le cimetière marin de Saint-Florent en Corse où ses camarades reposent.

 

 

 

Informations pratiques :

Du samedi 1er au dimanche 30 novembre 2014

Entrée libre et gratuite

Tous les jours (sauf lundi) 10h-17h30, samedi et dimanche 10h-19h.

Palais de la Porte Dorée

Musée de l’histoire de l’immigration

Hall Marie Curie

293 avenue Dausmesnil

75012 Paris

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