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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 12:55
La Défense paie encore les errances de Louvois

 

24.10.2014 Par Guillaume Serries  - ZDNet.fr

 

Business : Retard de paie, versements indus, le ministère n'en a pas fini avec cet échec cinglant. 40 personnes travaillent sur le futur outil de remplacement, et trois candidats sont en lice.

 

L’affaire Louvois reste une épine dans le talon de l’armée, et ce dix mois après son abandon. Le versement de la solde des militaires reste toujours perturbé et le déploiement du nouveau système qui doit remplacer cet outil de paiement des salaires pourrait prendre du retard.

 

Auditionné le 8 octobre dernier par une commission de l'Assemblée nationale, Jean-Paul Bodin, secrétaire général pour l’administration, a fait le point sur cet échec et ses conséquences.
D'une part, un plan d’urgence a été décrété de manière à compenser au plus vite les errements de gestion entraînés par cet outil, qualifié de « fou » par beaucoup. « Au cours du mois de septembre, les dépenses au titre du plan d’urgence ont été plus faibles qu’antérieurement – 500.000 euros contre un million en début d’année » a expliqué Jean-Paul Bodin.

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 12:55
Bâtiments de combat : la DGA prépare une rupture technologique

 

28/10/2014 DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ARMEMENT

 

La Direction générale de l’armement (DGA) présente « Topside intégré » sur le stand du ministère de la Défense au salon Euronaval du 27 au 31 octobre 2014, une étude amont sur un concept innovant d’architecture physique et fonctionnelle des superstructures d’un bâtiment de combat permettant une répartition optimale de ses senseurs, de ses équipements de transmission et de ses brouilleurs. Les bénéfices attendus concernent la discrétion du bâtiment et l’amélioration de la performance globale de son système de combat. Ce concept, développé par DCNS et Thales pour la DGA, vise des premières applications pratiques au cours de la prochaine décennie.

 

L’idée de «Topside intégré» est de penser l’installation des appendices extérieurs des équipements du système de combat dès la conception de la superstructure d’un nouveau bâtiment, afin d’éviter de devoir les disposer sur des mâts qui nuisent à la furtivité du bâtiment, même lorsqu’ils sont dits « intégrés ». Par ailleurs l’utilisation de la totalité de la superstructure permettra un meilleur positionnement relatif des équipements, améliorant ainsi leur compatibilité électromagnétique. L’objectif est de garantir le fonctionnement nominal et simultané de tous les équipements du système de combat.

 

Dans le cadre de l’étude « Topside intégré », un certain nombre de concepts seront explorés, comme des nouveaux modes de coopération entre équipements, le partage d’antennes et de fonctions (méta capteurs) ou l’impact de l’emploi prochain du nitrure de gallium sur le fonctionnement des radars multifonctions à panneaux fixes. Enfin l’expérimentation de matériaux composites dans le but de réduire les interférences électriques devra permettre d’optimiser leur future utilisation. La mise au point de méthodologies de prototypage dans tous ces domaines préparera la suite de « Topside intégré » qui passera par la mise au point d’un démonstrateur technologique.

 

La DGA investit dans l’industrie de Défense en moyenne 730 M€ par an en études amont pendant la loi de programmation militaire 2014-2019.

 

« Topside intégré » est présenté sur l’espace institutionnel Défense, Hall 2 stand E4-F7pendant Euronaval 2014.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 12:55
De Kieffer à Kieffer - Innovation dans l’action


21 Mai 2014  Source: Marine nationale

 

Le 6 juin 1944, parmi les 132 715 soldats alliés qui débarquent sur les plages normandes autour de la localité d’Ouistreham il y a 70 ans exactement, 177 seulement sont français. Il s’agit des fusiliers marins commandos emmenés par Philippe Kieffer. Suivant l’appel du général de Gaulle, ce sont les premiers étrangers admis  au stage commando des « bérets verts » britanniques. Volonté, courage physique et moral exceptionnels, exemplarité, humilité… L’esprit des commandos de Kieffer perdure aujourd’hui dans une unité des commandos qui porte le nom de ce glorieux ancien. Kieffer d’hier et d’aujourd’hui. 

 

HISTOIRE
La mémoire de nos pairs

 

KIEFFER
Esprit et résilience

 

COMMANDO KIEFFER
Une affaire de spécialistes

 

PROFILS
Des commandos pas comme les autres

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 12:40
L'Artique, un nouvel "Or Blanc" ?


27 Octobre 2014 Aspirant David Aubron, Centre d'études stratégiques de la Marine

 

Alors que l’intérêt pour l’Arctique grandit et que les projets les plus divers voient le jour, l’homme est encore bien loin de maîtriser cet univers, la banquise et ses glaces dérivantes. Tout reste à faire.

 

Durant la guerre froide, l’océan Arctique revêt un intérêt avant tout stratégique. États-Unis et Union Soviétique s’y font face, séparés par les 92 kilomètres du détroit de Béring et les 30 minutes qu’un missile balistique intercontinental - passant au plus court par le pôle nord - pourrait mettre à atteindre sa cible. Dès 1959, un sous-marin américain perce la glace au pôle, rendant plus concret la menace d’un « hiver nucléaire ». L’Arctique devient alors le témoin du ballet aérien des « ours » soviétiques[1] tandis que ses fonds abritent un réseau d’écoute sous-marine américain (Sound Surveillance System : SOSUS) s’étendant du Groenland à l’Écosse.

La fin de la guerre froide marque un désintérêt pour la zone. Il faudra attendre 2007 et une expédition plantant un drapeau russe au fond de l’océan pour que le monde se souvienne de son Grand Nord. La publication du rapport de l’US Geological Survey[2] en 2008 change la donne : un cinquième des réserves mondiales de pétrole à découvrir y serait caché ! Si ces chiffres sont aujourd’hui revus à la baisse, la course est néanmoins lancée.

Avec la fonte des glaces, sol, pergélisol (couche de sol gelé en permanence) et sous-sol laissent entrevoir de nombreuses ressources (pétrole, gaz, minerais). Le réchauffement climatique joue aussi sur des réserves halieutiques en croissance du simple fait de la migration d’un certain nombre d’espèces vers les eaux plus froides de l’Arctique. La disparition progressive de la banquise offre, quant à elle, la possibilité de naviguer dans la région l’été, par le passage du Nord‑Ouest le long du Canada, mais surtout par la Route du Nord le long de la Russie (Cf. encadré).

 

L'Artique, un nouvel "Or Blanc" ?

 

IMBROGLIOS POLAIRES ? Long d'environ 1 500 km, le passage du Nord-Ouest relie l'océan Atlantique à l'océan Pacifique en passant entre les îles arctiques du grand Nord Canadien. Quant au passage du Nord-Est (ou « route maritime du nord » pour les Russes), il relie l'Atlantique au Pacifique en longeant la côte nord de la Sibérie. Considéré  comme le plus court chemin de l'Europe à l'Asie, il n'est cependant navigable qu’une partie de l’été. Chevauchements de ZEE, extension du plateau continental, statut juridique du passage du Nord-Ouest[3] (le Canada considère ces eaux comme une mer intérieure tandis que d’autres pays, États-Unis en tête, estiment que c’est un détroit international) ou du passage du Nord-Est (la même question se pose entre la Russie et les États-Unis)… Autant de défis à relever pour les acteurs étatiques de la zone.

 

UN MONDE EN MUTATION

Ces possibles exploitations sont prometteuses mais rencontrent un certain nombre de difficultés. L’océan Arctique reste un milieu hostile : naviguer dans ses eaux nécessite des matériels et une connaissance spécifiques. Les cartes marines de la zone étant encore peu fiables, les riverains de l’Arctique ou encore la Chine se sont lancés dans la réalisation de programmes de cartographie. La Marine nationale elle-même envoie régulièrement des navires dans ces eaux, à l’instar du remorqueur de haute mer Tenace, déployé dans le cadre de la mission Grand Nord, d’aout à octobre 2014. De plus, son intérêt économique réel est à relativiser : la zone est libre de glace pendant une courte période de l’année seulement et le gain de temps est relatif, tant la navigation est contrainte par les glaces dérivantes ou la brume, pièges pouvant être mortels. D’autre part, la réduction des distances n’est pas forcément le facteur décisif dans le choix d’une route maritime : les armateurs préfèrent le plus souvent disposer de nombreux ports sur une seule route, afin de rentabiliser le transit. Le commerce maritime dans l’Arctique pourrait donc se limiter au transfert des ressources provenant de cette région. Enfin, installer des plates-formes d’exploitation pétrolière capables de résister au mouvement de la banquise requiert une expertise poussée.

 

QUEL AVENIR POUR L'ARCTIQUE

Milieu hostile mais mieux maîtrisé par l’homme, l’exploitation des ressources de l’Arctique déstabilise l’équilibre établi. L’augmentation de la présence humaine multiplie les risques qu’un incident se transforme en catastrophe dans une région où les secours ne peuvent parvenir rapidement.

Le futur de l’Arctique reste à construire entre les rivalités des acteurs, l’impact environnemental et le défi technologique. Au final, le Grand Nord apparaît comme une promesse qu’il convient de continuellement relativiser.

 

[1] Le bombardier stratégique Tu-95 a pour nom de code Bear, « ours » en anglais et dans la nomenclature de l’OTAN.

[2] L’US Geological Survey est un organisme gouvernemental américain qui se consacre aux sciences de la Terre et fournit des informations concernant la santé de notre écosystème et de notre environnement.

[3] Le Canada, la Russie et le Danemark devraient tous déposer, au plus tard fin 2015, leur dossier à la Commission on the Limits of the Continental Shelf (CLCS).

 Pour info

 

 

 

 

L'Artique, un nouvel "Or Blanc" ?

Le centre d'études stratégiques de la Marine organise le 12 novembre 2014 un colloque sur le thème "L'Arctique : un enjeu global", avec la participation de Michel Rocard et d'Hubert Védrine.

Pour tout renseignement et inscription, vous pouvez contacter le CESM à l'adresse suivante : colloques@cesm.fr.

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 12:35
Warplanes: K-8Ws In Bangladesh

 

October 28, 2014: Strategy Page

 

In September Bangladesh received the first four of twelve Chinese K-8W jet trainers. These are upgraded versions of the basic PL-8 trainer. The K-8W has better electronics and is equipped for ground attack missions. The K-8 uses Ukrainian Motor Sich AI-25TLK (3,300 pounds of thrust) jet engines, to power the 4.3 ton, two seat aircraft. Originally, China was going to use 3,600 pound thrust American engines, but after the 1989 Chinese crackdown on pro-democracy groups, the United States cut off the supply of engines. This encouraged China to design and build a similar engine (the WS-11). But China has had a hard time mastering the precise technologies and manufacturing techniques needed to build jet engines. So it has been buying the AI-25TLK instead.

 

The K-8 entered service in 1994, and over 500 have been built. The aircraft can be fitted with a 23mm cannon, and carry nearly a ton of missiles and bombs. Venezuela, Egypt and Pakistan also use the K-8. The aircraft sell for $4-5 million each

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 12:30
31e anniversaire de l’attentat du Drakkar

 

27/10/2014 A. Herlin - Armée de Terre

 

Il y a 31 ans, le 23 octobre 1983, avait lieu l’attentat du Drakkar au Liban. Au cours de cette journée, 55 parachutistes français du 1er régiment de chasseurs parachutistes et 3 du 9e régiment de chasseurs parachutistes ont trouvé la mort.

 

Pour commémorer cette tragédie, le ministre de la Défense, monsieur Jean-Yves Le Drian, monsieur Kader Arif, secrétaire d’Etat chargé des Anciens combattants et de la mémoire, et  le chef d’Etat-major de, l’armée de Terre, le général d’armée  Jean-Pierre Bosser, ont reçu les militaires survivants et les familles de décédés le jeudi 23 octobre 2014. Un diplôme et la médaille des blessés ont été remis à tous les rescapés. Ce nouveau statut de « blessé de guerre » leur offre un suivi adapté dans les mêmes conditions que les blessés d’Afghanistan ou du Mali.

 

Ce jour-là, vers 6 heures du matin, un premier attentat touche le contingent américain, causant la mort de 241 personnes. Deux minutes plus tard, un camion piégé entraîne la destruction du quartier général français, surnommé « le poste Drakkar ». 15 autres parachutistes sont blessés et 26 en sortent physiquement indemnes.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 12:20
Vente des semi-conducteurs IBM : une menace pour la Défense américaine ?

 

24.10.2014 Jacques Cheminat - silicon.fr

 

La vente de l’activité de fabrication de semi-conducteurs d’IBM à GlobalFoundries soulève des interrogations sur la sécurité nationale au sein du gouvernement américain.

 

En début de semaine, IBM a annoncé qu’il cédait son activité de fabrication de semi-conducteurs à GlobalFoundries. Big Blue va payer 1,5 milliard de dollars à GlobalFoundries pour que ce dernier accepte de reprendre ses usines. Mais cette opération ne fait pas que des heureux, notamment le gouvernement américain qui s’inquiète des conséquences sur la sécurité nationale. En effet, IBM est un fournisseur important en matière de Défense.

GlobalFoundries est certes basée aux Etats-Unis, mais la firme est détenue par des investisseurs d’Abu Dhabi (membre des Emirats Arabes Unis). IBM a indiqué qu’il gardait la R&D et le design des semi-conducteurs et que l’accord ne concernait que la fabrication. Ce dernier point comprend notamment la réalisation de composants pour les systèmes de défense américains. Interrogé par nos confrères de Computerworld, Jason Gorss, porte-parole de GlobalFoundries a expliqué : « nous sommes en pourparlers avec le gouvernement américain sur les questions liées à la sécurité et nous pensons qu’il existe des solutions pour répondre aux questions de sécurité nationale ». Il rappelle que la société avait passé avec succès un examen lié à ces questions et mené par le gouvernement lors du rachat des actifs d’AMD en 2008 : « nous sommes familiers avec ce processus ».

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 11:55
PIRIOU selects iXBlue's QUADRANS as reference gyrocompass for the B2M ship program

 

27 October 2014 iXBlue

 

PIRIOU selects iXBlue’s QUADRANS as reference gyrocompass for the French Navy B2M multi-mission ship program as iXBlue QUADRANS sales tops 400 units since launch. For each vessel, iXBlue will supply the complete navigation suite, including QUADRANS gyrocompass, NETANS data distribution and processing unit, and the warfare navigation software.

 

Marly-le-roi, France, October 27, 2014, iXBlue is a leading global provider of navigation, positioning, and imaging solutions and services for civil and defense applications. PIRIOU is a leader in shipbuilding and marine repairs, specializing in the design, construction, and repair of high value-added ships. In 2013, PIRIOU and DCNS jointly won the contract for the supply of three multi-mission ocean-going vessels and the associated maintenance services. This contract, awarded by French defense procurement agency DGA, with PIRIOU as lead contractor, is part of the B2M multi-mission ship program. It covers the design and construction of three 65-meter multi-purpose ocean-going ships, to be delivered in 2015 and 2016. The ships are intended for the overseas operation. Seeking the best navigation solution available in the market for these vessels, PIRIOU has selected iXBlue solutions. PIRIOU chose the iXBlue navigation product suite over competitor products for its superior performance, total-cost-of-ownership advantage, and iXBlue’s comprehensive navigation solution offerings and expertise. For each of the three new French navy multi-mission vessels built at its shipyard, PIRIOU will be fitting the complete iXBlue navigation suite. For each vessel, iXBlue will deliver two advanced Fiber Optic Gyrocompass and motion sensor QUADRANS, one NETANS data distribution and processing unit, a number of navigation sensors, and two independent warfare navigation software suites.

 

Xavier Montazel, head of iXBlue navigation system business unit says, “We are proud to be selected for the French navy B2M program. Concurrent with this success, iXBlue is also proud to mark the important milestone for the sales of 400 QUADRANS, our smallest FOG-based gyrocompass, delivered since the launch of QUADRANS. The QUADRANS FOG is now carving a significant share among iXBlue’s 4500 FOG products shipped.”

 

The FOG technology within all iXBlue gyros represents the only solid state gyro technology available today. As with other iXBlue gyros, the QUADRANS gyrocompass requires zero maintenance, bringing distinct advantages in reduced cost and operational impact in support, in both naval and mission-critical commercial civil applications. The compass is approved for the high-speed crafts and is available as a stand-alone sensor or as a system with peripheral components tailored to any requirement. iXBlue is also recognized as the supplier of complete integrated navigation solutions and services, from need assessment to design to installation and compliance.

 

iXBlue’s revolutionary fiber-optic gyro technology is available in a range of inertial navigation and attitude and heading reference systems in service with more than 30 navies, aboard a full range of naval platforms.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 11:55
Désignation du Bureau de la commission d’enquête du Sénat sur la lutte contre les réseaux djihadistes

 

23 octobre 2014 Sénat

 

Lors de sa réunion constitutive du 22 octobre 2014, la commission d'enquête sur l’organisation et les moyens de la lutte contre les réseaux djihadistes en France et en Europe a désigné les membres de son Bureau.

 

Celui-ci est ainsi composé :

 

    Présidente : Mme Nathalie GOULET (UDI-UC - Orne) ;

    Rapporteur : M. Jean-Pierre SUEUR (Soc - Loiret) ;

    Vice-présidents :

    - Mme Éliane ASSASSI (CRC - Seine Saint-Denis),

    - Mme Esther BENBASSA (Écolo - Val-de-Marne),

    - M. Philippe ESNOL (RDSE - Yvelines),

    - M. André REICHARDT (UMP - Bas-Rhin).

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 11:50
XP2 (Nexter) - IFV Puma (KMW)

XP2 (Nexter) - IFV Puma (KMW)

 

23 octobre 2014, Par Hassan Meddah – Usine Nouvelle

 

Malgré les restrictions en matière d’exportation d’armes imposées aux fabricants outre-Rhin, le spécialiste français des véhicules blindés Nexter réaffirme l’intérêt de son rapprochement avec l’allemand Krauss Maffei Wegmann. La constitution d’une force commerciale unique à l’international serait le premier chantier du nouvel ensemble. Un premier blindé pourrait voir le jour dans l’année qui suivra le rapprochement.

 

Le rapprochement de Nexter avec Krauss Maffei Wegmann (KMW), annoncé en juillet, peut-il souffrir de la nouvelle volonté allemande de mieux encadrer, voire limiter, les livraisons d’armes par ses champions industriels du secteur de la défense ? La question se pose depuis que le gouvernement d'outre-Rhin a empêché plusieurs contrats d’exportation d’aller à leur terme. Le missilier européen MBDA n’a pu livrer des missiles antichars vers un pays du Golf, Berlin refusant de donner l’autorisation pour la vente des postes de tirs fabriqués en Allemagne. Alors que sa filiale Helicopters pourrait voir son action entravée pour des ventes de machines en Ouzbekistan, le patron du groupe Airbus, Tom Enders, est monté au créneau pour dénoncer "les états d’âmes nationaux" de son pays dans ce domaine.

 

Le fabricant du char Leclerc espère que le gouvernement allemand trouvera une réponse politique et pragmatique. Les récentes autorisations délivrées à Krauss Maffei Wegmann pour la livraison de matériel militaire roulant au Qatar et le feu vert pour négocier un important contrat en Inde montrent que Berlin sait tenir compte des impératifs de cette industrie qui emploie des milliers de personnes dans le pays et occupe le troisième rang mondial en terme d’exportation d’armes. La direction de Nexter réaffirme le calendrier du rapprochement envisagé. "Nous nous sommes engagés à une période d’exclusivité de neuf mois pour étudier et négocier de façon à conclure l’opération début avril 2015", rappelle Philippe Burtin, le PDG.

 

Le troisième acteur en Europe

 

Le nouveau champion européen, baptisé provisoirement Newco, pèserait 1,8 milliard d’euros de chiffre d’affaires et constituerait le troisième acteur présent en Europe derrière les divisions de défense terrestre du britannique BAE (3,6 milliards d’euros) et de l’Américain General Dynamics (6,1 milliards d'euros). Côté français, l’État actionnaire devrait apporter 100% des actions de Nexter Systems détenue à 100% par l’entité publique Giat Industries. La famille Wegmann, propriétaire à 100% de KMW, en ferait autant. En échange, chaque partie disposera ainsi de 50% du capital de la nouvelle entité. "Chaque groupe garde son autonomie industrielle, sa marque, son siège, ses usines...", rappelle Philippe Burtin.

 

La société holding donnera des objectifs aux sociétés opérationnelles, reportera aux actionnaires, définira les stratégies produits et industrielle et sera en charge du marketing vers l’export. "Les marchés domestiques seront adressés par les équipes en place. A l'exportation, très rapidement après la création de la nouvelle entité, la volonté est de créer une équipe commune pour la commercialisation en amont. L’important c’est d’avoir une seule tête par rapport aux clients et d’éviter les redondances et les répétitions", souligne le dirigeant.

 

Le pacte d’actionnaires stipule que les deux sociétés s’engagent à conserver leur participation durant cinq ans et que toute décision d’évolution doit être prise d’un commun accord. "S’il y a des discussions pour des cessions d’actifs stratégiques dans le domaine des armes et des munitions en France, l’État français a son mot à dire", précise-t-on du côté Français.

 

Concernant la gamme des produits, tous les véhicules blindés seront conservés au portefeuille quitte à en faire évoluer certains, comme l’Aravis de Nexter, en véhicule ultra blindé, pour mieux le démarquer du Dingo de KMW. Dans le domaine des chars lourds de bataille, Nexter ne capitule pas malgré le succès commercial du Leopard allemand, toujours en production face à son Leclerc qui ne bénéficie plus que d’un programme de rénovation à mi-vie. Pour une raison bien simple. "Nexter entend conserver sa compétence dans le domaine des chars lourds. Dans les années 2020-2025, il faudra sûrement un nouveau char franco-allemand. Pour cela, il faudra deux clients, les deux pays mais également deux industriels en capacité de faire", pronostique le dirigeant français.

Les deux fabricants veulent matérialiser rapidement leur union et lancer un nouveau véhicule blindé dès leur première année de vie commune. "Dans l’industrie, le vecteur de rapprochement, ce sont les produits. Notre vision, c’est d’avoir des nouveaux produits développés à 50/50 avec KMW", précise Philippe Burtin.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 10:55
BORA : Système unique au monde pour prévenir les accidents de plongée

 

28/10/2014 DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ARMEMENT

 

La DGA présente un système unique au monde pour prévenir les accidents de plongée

 

La Direction générale de l’armement (DGA) présente BORA, le premier système de prévention des accidents de désaturation grâce à la mesure instantanée du phénomène de dégazage dans l’organisme du plongeur à l’issue de sa remontée à la surface. Cette innovation, dévoilée sur le stand du ministère de la Défense au salon Euronaval du 27 au 31 octobre 2014, a été développée par la PME BF SYSTEMES en partenariat avec l’institut Langevin, le laboratoire I3S du CNRS et le laboratoire de mécanique et d’acoustique de Marseille. Elle bénéficie du soutien de la DGA dans le cadre du dispositif RAPID (1) .

 

BORA est un système de mesure des bulles de gaz diluants (azote ou hélium) contenues dans les tissus de l’organisme à l’issue d’une plongée, premier facteur de risque des accidents de désaturation. C’est un système global « 3 en 1 » qui va de la prise de mesure jusqu'à l’analyse de risque et l’émission d’une solution. Concrètement, il s’agit d’un capteur à déposer sur le cœur, utilisable en tout lieu, non invasif, connecté et sécurisé. Les signaux enregistrés sont transmis vers une plateforme d'interprétation des résultats. Si les procédures de décompression génèrent trop de bulles, ce qui signifie qu'elles présentent un risque, le système va alors proposer de faire évoluer ces procédures sous forme de recommandations (niveau de recompression et durée des paliers).

 

BORA connait déjà des applications pratiques. Dans le domaine militaire il a permis d’établir la nouvelle norme OTAN pour les procédures de décompression. Dans le domaine civil, le système est utilisé depuis déjà 2 ans par un acteur phare de la plongée professionnelle aux États-Unis et son adoption est actuellement étudiée par l’industrie pétrolière du golfe du Mexique.

 

(1) RAPID (Régime d’appui pour l’innovation duale),  doté d’une enveloppe annuelle de 50 M€ en 2015, concerne les projets de recherche industrielle ou de développement expérimental à fort potentiel technologique portés par des PME et ETI, présentant des applications militaires et ayant aussi des retombées pour les marchés civils.

 

BORA est présenté sur l’espace institutionnel Défense, Hall 2 stand E4-F7  pendant Euronaval 2014.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 10:55
Euronaval a ouvert ses portes

 

28/10/2014 Paul Hessenbruch - Economie et technologie

 

Euronaval, le plus grand salon mondial du naval de défense a ouvert ses portes lundi 27 octobre 2014 au Bourget.  Durant toute une semaine, cette manifestation met sur le devant de la scène le savoir-faire opérationnel de l’armée française et les nouveautés technologiques.

 

Avec près de 30 000 visiteurs professionnels et une centaine de délégations attendue, le stand du ministère de la Défense ne devrait pas désemplir.

 

Ainsi du Rafale Marine, au missile Exocet en passant par les PME et ETI françaises soutenues par le ministère,  la Défense affiche ses réussites. Sur les 170 M2 du stand Défense, ingénieurs de l’armement et opérationnels se succèdent pour présenter aux délégations officielles les missions et la technologie des armées.

 

Une partie du stand est aussi dédiée aux futurs équipements. A ce titre, le Bâtiment multimissions (B2M), le patrouilleur du futur, est présenté aux visiteurs. Ce navire, dont le premier exemplaire devrait être livré fin 2015 assurera les missions de surveillance et protection des intérêts français dans les Zones économiques exclusives (ZEE). Il servira aussi à la lutte contre l’immigration illégale, le narcotrafic et la piraterie.

 

Est également présenté « Topside intégré », une étude amont sur un concept innovant d'architecture physique et fonctionnelle des superstructures d'un bâtiment de combat. Ce concept permet une répartition optimale des senseurs, des équipements de transmission et des brouilleurs du navire. Les bénéfices attendus concernent la discrétion du bâtiment et l'amélioration de la performance globale de son système de combat. Ce concept, développé par DCNS et Thales pour la DGA, vise des premières applications pratiques au cours de la prochaine décennie.

 

L'idée de «Topside intégré» est de penser l'installation des appendices extérieurs des équipements du système de combat dès la conception de la superstructure d'un nouveau bâtiment afin d'éviter de devoir les disposer sur des mâts qui nuisent à la furtivité du bâtiment, même lorsqu'ils sont dits « intégrés ».

 

Mardi 28 octobre 2014, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, inaugure le salon afin d’apporter son soutien aux entreprises du secteur de l’industrie de défense navale. Il doit échanger avec les industriels présentant les matériels en dotation ou à venir dans notre armée.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 10:55
La DGA présente le premier sonar 3D compact de navigation multi-missions pour navires militaires ou civils

 

28/10/2014 DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ARMEMENT

 

La Direction générale de l’armement (DGA) présente MUSE, le premier sonar 3D compact de navigation multi-missions à usage dual, sur le stand du ministère de la Défense au salon Euronaval du 27 au 31 octobre 2014. Cette innovation, utilisable par des navires de surface militaires comme civils, est développée par la société IXBLUE, en collaboration avec l'École nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA), grâce au soutien de la DGA dans le cadre du dispositif RAPID (1).

 

Le sonar 3D MUSE est un assistant à la navigation. Il réalise la cartographie du fond en haute résolution, mesure la vitesse par rapport au fond, représente l’environnement en 3D et détecte tout objet situé entre la surface et le fond, dans un rayon allant jusqu’à 1 km: iceberg, mine, conteneur, etc. Enfin, il peut identifier les objets immergés en temps différé grâce à l’utilisation d’algorithmes spécifiques et l’éclairage de l’objet observé sous différents angles.

 

Les premiers essais, réalisés en 2013 avec la DGA et la marine nationale, ont permis d’aborder l’application sous l’angle de la détection des mines de surface et dérivantes. Début 2015, de nouveaux essais permettront de vérifier la qualité de la mesure de vitesse par rapport au fond et le recalage géographique sur les caractéristiques des fonds marins. Puis des tests en conditions quasi-opérationnelles auront pour objet la détection à très grande distance (+ de 500m) de différents types d’objets.

 

(1) RAPID (Régime d’appui pour l’innovation duale),  doté d’une enveloppe annuelle de 50 M€ en 2015, concerne les projets de recherche industrielle ou de développement expérimental à fort potentiel technologique portés par des PME et ETI, présentant des applications militaires et ayant aussi des retombées pour les marchés civils.

 

MUSE est présenté sur l’espace institutionnel Défense, Hall 2 stand E4-F7pendant Euronaval 2014.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 09:55
Réussite du dernier tir de qualification MdCN

 

27/10/2014 DGA

 

La DGA a réalisé avec succès le dernier tir de qualification système MdCN (missile de croisière naval) le 27 octobre 2014. Ce tir, effectué sur le site de Biscarrosse (Landes) du centre DGA Essais de missiles est représentatif d’un tir à partir d’une frégate.

 

Le tir a permis de satisfaire l’ensemble des objectifs du vol, notamment la démonstration des performances de portée. Cette réussite est le fruit d’un travail intense et coordonné de nombreux acteurs étatiques (les centres d’expertise et d’essais de la DGA, le service de la qualité et la marine nationale notamment) et industriels (MBDA France).

 

Le MdCN équipera à partir de 2015 les frégates multi-missions (FREMM) et les sous-marins Barracuda à l’horizon 2018.

 

Doté d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres, le MdCN est destiné à frapper des objectifs situés dans la profondeur du territoire adverse. Il est complémentaire du missile de croisière aéroporté Scalp dont il est dérivé. Embarqué sur des bâtiments de combat positionnés, de façon prolongée, à distance de sécurité dans les eaux internationales, ostensiblement (frégates) ou discrètement (sous-marins), le MdCN est adapté à des missions de destruction d’infrastructures de haute valeur stratégique.

 

La DGA a notifié le marché MdCN à la société MBDA fin 2006.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 09:40
Pourquoi la bataille fait rage autour des navires de guerre

C'est en 2009, que le Kremlin a décidé d'acheter des Mistral français. Le premier, le "Vladivostok" doit être livré en octobre 2014; le "Sébastopol", à la mi-2015. (photo Marine Nationale)

 

25-10-2014 Par Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

Euronaval, le grand raout bisannuel du secteur ouvre ses portes au Bourget lundi sur fond de tensions au sujet de la livraison des deux porte-hélicoptères Mistral commandés par la Russie.

 

Le salon du Bourget des navires de guerre va-t-il virer à la bataille navale? Euronaval, le grand raout bisannuel du secteur, ouvre ses portes lundi 27 octobre sur fond de tensions au sujet de la livraison des deux porte-hélicoptères Mistral commandés par la Russie. Moscou n’a d’ailleurs pas attendu l’inauguration du salon pour dégainer les premières torpilles: le directeur de l’administration du président Vladimir Poutine, Sergueï Ivanov, assurait jeudi 23 octobre que "la Russie portera plainte contre la France pour demander des indemnités" au cas où Paris ne respecterait pas son contrat. De quoi animer encore un peu plus un salon pour lequel Moscou a maintenu sa participation, avec une vingtaine d’exposants, et où devraient défiler jusqu’au 31 octobre 90 délégations officielles venues de 65 pays.

 

Carnets remplis

 

Pourquoi cette effervescence? Le naval militaire a acquis ses dernières années un poids croissant dans les budgets de défense: l’industrie navale mondiale affiche un carnet de commandes de 150 milliards de dollars. La France n’est pas en reste: sur les cinq dernières années, le secteur représente plus de 30% des ventes d’armement français (6,9 milliards d’euros au total en 2013), une part qui a doublé en une quinzaine d’années. Les champions français, DCNS et Thales en tête, affichent une part de marché de 5 à 7%, grâce à des commandes de sous-marins Scorpène (Brésil, Inde, Malaisie, Chili), de frégates Fremm (Maroc), de porte-hélicoptères Mistral (Russie) ou de patrouilleurs et corvettes (Malaisie, Egypte).

Tout n’est pas rose sur la Grande bleue pour autant. Si DCNS a réalisé de jolis coups commerciaux récents avec son "entrée de gamme", les corvettes et patrouilleurs Gowind, le champion français peine sur les navires plus lourds, son cœur de métier historique: la Fremm n’affiche qu’une seule référence hors de France –le Maroc–, et le groupe n’a plus vendu de sous-marins à l’export depuis la commande brésilienne de 2009, l’allemand TKMS lui grillant même la politesse à Singapour fin 2013.

 

Offre aux émergents

 

Nommé cet été à la tête de DCNS, le nouveau patron Hervé Guillou, ancien de la branche défense d’Airbus, a donc fait du renouvellement de la gamme une priorité : "La défaite à Singapour a sonné comme un rappel, assurait-il à Challenges début octobre. Notre gamme Scorpène n'est pas assez largeet modulaire. Elle intègre désormais des sous-marins allant de 1.000 à 3.000 tonnes." Même extension du portefeuille côté navires de surface: DCNS va compléter la Fremm, sophistiquée mais onéreuse, par une frégate de taille plus modeste, la FTI (frégate de taille intermédiaire), plus rustique, donc mieux calibrée pour les pays émergents.

L’objectif est clair: accélérer à l’international face à une concurrence redoutable, à la fois américaine, européenne (BAE, TKMS, Navantia, Fincantieri) et issue des pays émergents (Corée du Sud). Le camp français regarde notamment avec intérêt l’avancée des projets d’acquisition de sous-marins en Australie et en Pologne. Mais le gros morceau est ailleurs: l’équipe de France vise un contrat historique estimé à 15 milliards d’euros en Arabie Saoudite, dit Sawari 3, qui pourrait concerner six frégates, cinq à six sous-marins, mais aussi des hélicoptères d’Airbus Helicopters et des missiles de MBDA. L’autre "contrat du siècle" à côté de celui, toujours en négociation, du Rafale en Inde.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 08:55
photo Benjamin Rupin - Marine Nationale

photo Benjamin Rupin - Marine Nationale


27.10.2014 EV2 Pauline Franco -  Marine nationale  
 

Interview du contre-amiral Stéphane Boivin, Directeur adjoint du Service de soutien de la Flotte

 

Relevant du chef d’état-major de la Marine et s’appuyant sur l’expertise technique de la Direction générale de l’armement (DGA), le Service de soutien de la flotte assure, dans une structure unique, la maîtrise d'ouvrage déléguée du maintien en condition opérationnelle des matériels navals. Il est le garant de la disponibilité technique des bâtiments de surface et sous-marins.

 

COLS BLEUS : Amiral, pourriez-vous nous expliquer ce qu’est le Service de soutien de la flotte ? Quelles sont ses missions ?

CA STÉPHANE BOIVIN : Le Service du soutien de la flotte (SSF) est un service de la Marine, créé en 2000, pour améliorer la disponibilité technique des bâtiments et équipements de la flotte. Il permet notamment de disposer d’un correspondant unique pour toutes les questions relatives au maintien en condition naval (MCO). 

Présent sur tout le cycle de vie des unités navales, c’est-à-dire de leur conception jusqu’à leur déconstruction, le SSF propose et met en œuvre la politique de MCO des matériels navals en service c'est-à-dire qu’il « fait faire », notamment grâce à des contrats de MCO passés auprès d’industriels. Le SSF possède en outre une capacité autonome d’analyse technique avec le soutien de la direction technique de la Direction générale de l’armement (DGA). Il participe donc à la mission de « préparation opérationnelle » et contribue à tenir le contrat opérationnel fixé par le chef d’état-major des armées (CEMA). 

Le SSF est armé par du personnel mixte de la Marine et de la DGA. Il comprend environ 800 personnes, 60 % de civils et 40 % de militaires,  parmi lesquelles 84% relèvent de la Marine et 16% de la DGA. La DGA apporte son expertise métier dans les domaines technique, financier et des achats ; les marins leur connaissance du milieu et de la mise en œuvre des matériels. Implanté aussi bien en métropole qu’outremer, le SSF est présent là où les bâtiments de la Marine sont basés afin de garantir la meilleure disponibilité au meilleur coût.

 
COLS BLEUS : Comment le MCO est-il organisé ?

CA S. B. : Le MCO est constitué d’interventions à titre préventif et si nécessaire à titre correctif. La maintenance préventive est régulière et vise à éviter la panne ou la perte de performances d’une installation. La maintenance corrective permet de réparer une installation tombée en avarie. La nécessité d'entretien est dictée par la vie du bâtiment à la mer, milieu d'emploi fortement agressif, mais surtout par l’activité opérationnelle car le SSF doit garantir aux autorités organiques le potentiel d’emploi des bâtiments déployés. 

Le MCO naval s’articule ainsi autour de périodes d’arrêt technique programmé qui immobilisent les bâtiments à intervalles réguliers. Au cours de ces arrêts techniques, sont réalisées les opérations de maintenance majeure nécessitant la mise en œuvre de moyens industriels lourds à quai ou au bassin. Ils sont planifiés, au sein de chantiers industriels, plusieurs années à l’avance, afin de lisser les variations de charge, d’optimiser l’utilisation des infrastructures portuaires, de prendre en compte les prévisions d’activité des forces, de garantir la sécurité d’emploi du navire, de préserver le patrimoine et de maintenir le niveau opérationnel dans la durée [1]. Ces chantiers sont répartis en arrêts techniques d’une durée de quelques semaines tous les ans et arrêts techniques intermédiaires ou majeurs (ATI ou ATM) d’une durée de plusieurs mois tous les trois à dix ans selon le type de navire. 

 

COLS BLEUS : En quoi le MCO constitue-t-il un enjeu majeur pour la Marine ?

CA S. B. : De l’efficience du MCO dépend la capacité de la Marine à honorer ses missions. Cette efficience, c’est la maîtrise des prestations, des coûts et des délais qui sont évidemment très contraints car les parcs et les budgets, dimensionnés à la juste suffisance, imposent anticipation pour planifier l’entretien préventif et réactivité pour traiter les aléas. Il faut noter que ces objectifs s’appliquent non seulement aux quelques 70 bâtiments de combats de la Marine, dont 11 à propulsion nucléaire, mais aussi à tous les éléments de forces maritimes. 

 

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

COLS BLEUS :Comment concilier le double objectif de disponibilité des moyens et de baisse des coûts d’entretien, dans un environnement budgétaire toujours plus contraint ? 

CA S. B. : A l’exception du MCO des sous-marins nucléaires, du porte-avions et des frégates, qui reste confié à DCNS en raison de sa capacité unique à maîtriser leur complexité, le MCO de tous les autres navires est mis en concurrence. Cette mise en concurrence est très significative en nombre (plus de 80% des marchés), la tendance s’inversant en coût. 

Pour réaliser des économies d’échelle, les marchés de MCO sont multi-navires (par familles de navires) et pluriannuels. Ils intègrent à la fois l’entretien lourd (les arrêts techniques majeurs et intermédiaires) et la maintenance préventive ou corrective. En outre, lorsque nous passons les marchés d’entretien, c’est l’équilibre entre qualité, coût et délais qui est systématiquement recherché. Les marchés sont ainsi négociés  et prévoient des modalités permettant de partager les risques avec l’industriel en cas d’indisponibilité technique des matériels.

Cependant, baisse des coûts ne signifie pas baisse de la performance de la part des industriels ! En effet, des clauses contractuelles d’obligations de résultats et de paiement en fonction de la disponibilité constatée incitent l’industriel à un MCO durable au-delà des arrêts techniques.

 

COLS BLEUS : Comment le SSF s’adapte-t-il à l’arrivée des nouveaux équipements ?

CA S. B. : Avant même leur admission au service actif, le SSF participe à la définition et à la mise en place du MCO en liaison avec les équipes de programme intégrées et prépare ainsi le MCO des futurs équipements de la Marine. En relation avec l’EMM et la DGA, il s’agit donc d’être capable d’assurer dès à présent le MCO naval des FREMM et à terme des SNA Barracuda, des bâtiments multi-missions (B2M),… L’enjeu pour le SSF et la Marine est d’éviter une discontinuité entre la réception et le soutien à l’exploitation des navires neufs.

 

COLS BLEUS : Quelles ont-été les évolutions majeures du SSF ces dernières années ? Quels sont les défis à venir ?

CA. S. B : Les projets de MCO ont été réorganisés en 2007 avec la création d’opérations, ensembles cohérents de navires et de moyens à terre, attribués à un responsable d’opérations. Ce fonctionnement en mode « projet », participe directement à l’atteinte de l’objectif de disponibilité technique des bâtiments de la flotte au meilleur coût.

Depuis 2011, le SSF est chargé du MCO du milieu naval, c’est-à-dire que sous l’autorité du CEMM, il est aussi responsable du MCO des moyens nautiques de l’armée de Terre et de l’armée de l’Air.

Enfin, ces prochaines années seront marquées par d’importants arrêts techniques, comme l’arrêt technique majeur du porte-avions Charles de Gaulle, et par le renouvellement des principaux  les contrats d’entretien des bâtiments de premier rang, dans un contexte budgétaire contraint.

 

Les acteurs du MCO

 

Le SSF qui assure la maîtrise d’ouvrage déléguée du MCO, et donc l’EMM qui la lui délègue, en fixe les grandes orientations et lui alloue le budget associé.

Les autorités organiques, qui expriment leur besoin et envers lesquelles le SSF est garant de la disponibilité techniques des matériels.

Les industriels qui assument la maîtrise d’œuvre et assurent la prestation.

Le Service logistique de la Marine (SLM) qui, au travers de ses ateliers, a une capacité de réparation navale étatique de niveau industriel.  Le SLM est aussi chargé du stockage et de la délivrance des pièces de rechanges selon une politique de gestion des flux pilotée par le SSF. Il permet enfin de disposer d’une capacité de réaction rapide et projetable pour traiter des avaries en mer.

L’équipage est chargé des opérations de maintenance courante mais est également capable, en relation avec le SSF et l’industriel, de réaliser des maintenances plus complexes à quai ou en déploiement.

[1]Inclus le traitement des obsolescences

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 08:45
Sénégal : Les ministres de la Défense français et espagnol en visite aux EFS



27/10/2014 Sources : État-major des armées

 

Du 23 au 24 octobre 2014, le ministre de la Défense, monsieur Jean-Yves Le Drian, a fait escale à Dakar avant de se rendre au Mali.

 

Arrivé le 23 octobre dans la soirée, accompagné de l’ambassadeur de France au Sénégal et du général de brigade Louis Duhau, commandant les éléments français au Sénégal (EFS), le ministre a accueilli, le 24 octobre en début de matinée, son homologue, monsieur Pedro Morenes-Eulate à l’escale aérienne des EFS sur l’aéroport Léopold Sédar Senghor.

Après un bref entretien, en vue de préparer leurs rendez-vous communs chez le ministre de la Défense sénégalais, monsieur Augustin Tine et chez le président de la République du Sénégal, monsieur Macky Sall, les deux ministres ont entamé leur visite sur l’escale aéronautique, visite qui comprenait notamment des présentations du détachement Falcon 50 de la marine nationale et du détachement aérien espagnol MARFIL (mission espagnole de soutien à Barkhane).

La visite s’est achevée par une adresse des deux ministres aux personnels des EFS et aux personnels de la mission MARFIL. Monsieur Jean-Yves Le Drian a souligné la qualité du partenariat entre la France et l’Espagne, notamment dans le cadre de l’opération Serval. Monsieur Pedro Morenes-Eulate a quant à lui souligné l’excellent soutien fourni quotidiennement par les EFS à la mission MARFIL.

Après leurs entretiens avec les autorités sénégalaises, les deux ministres ont rejoint Bamako où ils ont présidé la cérémonie de passation de commandement de la mission européenne d’entraînement au Mali (EUTM) entre un général français et un général espagnol.

Depuis 2011, les EFS constituent un « pôle opérationnel de coopération à vocation régionale » en Afrique de l’Ouest. A ce titre, ils conduisent des actions bilatérales et régionales de coopération militaire opérationnelle visant à accompagner les États africains dans le renforcement de leur sécurité collective. Majoritairement tournés vers la coopération militaire opérationnelle en Afrique de l’Ouest, les EFS ont par ailleurs la capacité d’accueillir, de soutenir et de commander une force projetée, comme cela a été le cas lors du lancement de l’opération Serval en janvier 2013.

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Sénégal : Les ministres de la Défense français et espagnol en visite aux EFS

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 08:30
La FLF Courbet en exercice avec la marine égyptienne

 

27/10/2014 Sources : État-major des armées

 

Le 16 octobre 2014, peu après son appareillage d’Alexandrie où elle a relâché quelques jours, la frégate légère furtive (FLF) Courbet a effectué un entraînement avec la marine égyptienne. Cet entrainement a permis d’entretenir le très bon niveau de coopération entre les deux marines dans la lignée du dernier exercice Cleopatra2014.

 

Après un exercice d’évolutions tactiques (EVOLEX), des manœuvres de présentation au ravitaillement à la mer avec la frégate égyptienne Sharm el Cheick se sont déroulées au large des côtes égyptiennes.

 

Par la suite, l’équipe de visite du Courbet est montée à bord de la frégate égyptienne dans le cadre d’un exercice de visite (VISITEX). Cet entraînement a débuté par des phases d’interrogation de la part de l’équipe du Courbet. S’en sont suivies l’arrivée de l’équipe de visite à bord et la prise en compte des membres de l’équipage.

 

Dix militaires égyptiens habillés en civil participaient au scénario de ce VISITEX. Le contrôle de la documentation ayant montré des incohérences une fouille du bâtiment a été effectuée et des armes ont été retrouvées. L’ensemble de l’exercice, très proche de la réalité, a constitué un solide entraînement pour l’équipe de visite.

 

La frégate Courbet poursuit désormais sa mission en Méditerranée orientale après avoir intégré, pendant plus de deux mois, le volet maritime de l’opération Enduring Freedom en océan Indien.

La FLF Courbet en exercice avec la marine égyptienneLa FLF Courbet en exercice avec la marine égyptienne

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:56
CATAMARAN, déploiement des troupes terrestres

 

23/10/2014 A. Herlin - Armée de Terre

 

L’exercice CATAMARAN se poursuit sur terre dans la région de Fréjus. Dans le cadre d’un scénario, la force débarquée a pour mission de rétablir l’intégrité territoriale d’un pays ami.

 

Après le débarquement de la force dans la nuit du 19 au 20 octobre sur les plages de Fréjus, environ 900 militaires issus de la 9e brigade d’infanterie de marine (9e BIMa), des 3e et 5e régiments d’hélicoptère de combat (RHC) et du 515e régiment du train (515e RT) participent à la manœuvre interarmes. Du 20 au 23 octobre 2014, différents objectifs tactiques ont été remplis : prise d’assaut d’une centrale électrique,  sécurisation d’axes routiers et saisie d’un aérodrome… Le raid blindé atteindra le camp de Fréjus le 26 octobre 2014.

 

Ces missions, menées dans le cadre d’un assaut amphibie réalisé avec le concours de la marine Nationale, permettent aux unités de s’entraîner dans un environnement opérationnel interarmées et interarmes de grande ampleur. 

 

Retrouvez nos reportages vidéo sur l’exercice la semaine prochaine sur tous nos supports.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:55
Bora : le remède anti-bulle du plongeur de demain

Bora est un système de détection de bulles contre les accidents de décompression

 

27/10/2014 DGA

 

La PME BF Systèmes a développé dans le cadre du dispositif de subvention Rapid de la DGA un système de détection de bulles dont l’objectif est de prévenir les accidents de décompression des plongeurs militaires et civils.

 

Tous les plongeurs vous le diront, en plongée, on ne fait pas ce qu’on veut quand on veut et surtout, on ne sort jamais sans ces bonnes vieilles tables de plongée. À quoi servent-elles ? À calculer la durée à respecter pour remonter à la surface, en fonction de la profondeur et du temps passé au fond. Objectif : éviter les accidents de décompression qui surviennent en général dans l’heure qui suit la plongée. C’est-à-dire éviter que les gaz présents dans l’organisme ne se transforment en bulles lors de la remontée entrainant un accident certain, suivant le principe physique de la loi de Henry. Oui mais voilà… avec encore près de 1 accident de décompression sur 15 000 plongées, il semblerait que ces tables, calculées il y a 50 ans, aient fait leur temps ! « Ce chiffre peut sembler dérisoire, mais lorsqu’on le transpose à l’échelle du ministère de la Défense qui réalise près de 150 000 plongées par an, c’est encore trop ! », explique Axel Barbaud, PDG de la société BF Systèmes.

 

Une sonde acoustique de quelques centimètres

 

Partant de ce constat, l’entrepreneur a imaginé un appareil permettant de détecter en temps réel la moindre anomalie et de permettre au plongeur de prendre la bonne décision. Comment ça marche ? Ce petit capteur, placé à même la peau, près du cœur, mesure après la plongée le taux de bulles présent dans l’organisme. Sa sonde acoustique, à la façon d'un doppler, envoie les signaux enregistrés vers notre plate-forme d'interprétation des résultats. Si les procédures de plongée génèrent trop de bulles, ce qui signifie qu'elles présentent un risque, le système va proposer des recommandations. Il s'agit donc d'un système global qui va de la prise de mesure jusqu'à l’analyse de risque et la recommandation. « Grâce à nos observations, nous sommes aujourd’hui capable de déterminer des profils de plongeurs. L’idée est de faire évaluer les procédures et de réinventer ces fameuses tables car le corps d’un plongeur australien aguerri ne réagit forcément pas de la même façon que celui d’un débutant en mer Baltique. Pourtant, les tables de plongées ne prennent pas en compte ces facteurs. » In fine, l’objectif de cette PME ambitieuse est que chaque plongeur puisse utiliser ce petit capteur afin de détecter en temps réel la moindre anomalie et le cas échéant se rendre au caisson hyperbare le plus proche comme c’est le cas lors d’un accident de décompression. « Cela concerne bien évidemment les plongeurs de la marine nationale mais également ceux de l’industrie pétrolière ou encore les plongeurs loisirs. » Les tunneliers et astronautes, subissant également des variations de pression, pourraient aussi profiter de cette technologie.

 

Rapid & prometteur !

 

« Ce projet a commencé en 2009 lorsque j’ai soumis mon dossier à la DGA par une simple candidature en ligne au programme Rapid qui venait tout juste d’être créé. » Plus qu’une belle opportunité, c’est toute l’entreprise qui s’est structurée avec l’obtention du Rapid. Recrutement des ingénieurs, qualification et réalisation de prototypes… « Nous sommes même allés tester le système Bora au Groenland avec les plongeurs de l’expédition Under the Pole. Bien sûr, nous nous sommes appuyés sur l’expertise des instituts Langevin et I3S du CNRS et sur l’IRBA du ministère de la Défense » Actuellement, BF Systèmes livre une présérie de dix capteurs à ses partenaires avant une prochaine commercialisation.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:55
Neutralisation d'une mine de type pressure plate (déclenchement par pression)

Neutralisation d'une mine de type pressure plate (déclenchement par pression)

 

27/10/2014 Sources :  Marine nationale

 

Mines à orin, «manta», «rockan», engins immergés ou à terre, le risque «mine» est important sur les théâtres de guerre et les zones de crise. Un volet dédié à la guerre des mines a été intégré à l’entraînement Catamaran. Cette partie de l’exercice s’est déroulée à Port-Vendres, dans les Pyrénées orientales, du 17 au 24 octobre 2014, en même temps que les opérations amphibies au large de Fréjus.

 

Dans le scénario de l’exercice, les marins français des groupes de plongeurs démineurs de la Manche, de l’Atlantique, de la Méditerranée, des Italiens et des Slovènes ont du faire face à un port et une zone terrestre désertés par l’ennemi mais entièrement minés. Cette mission a donc été de sécuriser les voies d’accès en mer et à terre afin de permettre l’accès au fort où ce dernier s’est retranché et d’assurer la sécurité des habitants et des utilisateurs de ce port marchand.

 

Le drone sous-marin Alister est utilisé pour détecter la présence d’engins possiblement explosifs dans le port. Chaque relevé est ensuite soigneusement investigué par des plongeurs démineurs chargés d’identifier l’objet détecté. Dans les eaux du port, ils doivent alors distinguer les blocs de béton des débris métalliques et les casiers des engins explosifs. Rendant compte à l’état-major constitué pour l’exercice, ils procèdent ainsi à préciser la cartographie de l’Alister en donnant la catégorie de l’engin, sa nationalité et la charge d’explosif qu’il contient. Vient ensuite le contre minage de ces engins, qui s’adapte aux spécificités de l’objet et neutralise la menace qu’il constituait.

 

Outre l’entraînement des plongeurs démineurs, cette phase de Catamaran a permis aussi aux  fusiliers marins et à une section du 3ème RPIMa de déployer leur savoir-faire dans la protection d’une force de guerre des mines et dans le combat contre un ennemi retranché. L’ennemi harcèle les forces déployées, menant contre elle, attaques aériennes, envoi d’un otage ceinturé d’explosifs, minage de la coque des bâtiments à quai, autant de cas qui permettent aux plongeurs démineurs, aux fusiliers marins, aux soldats de l’armée de Terre et à la chaîne médicale du Service de santé des armées (SSA) de vérifier leur capacité à coordonner leur action dans un large spectre de configurations.

 

Installation d'un diarmer (désarmeur) sur une bombe

Installation d'un diarmer (désarmeur) sur une bombe

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:50
Coopération franco-portugaise : le Dixmude en entraînement avec la marine portugaise

 

27 Octobre 2014 Sources :  Marine nationale  

 

Le Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude a quitté Toulon le 29 septembre 2014. Après avoir fait escale à Lorient, Zeebrugge et Brest pour participer aux commémorations du centenaire de la bataille de Dixmude, l’équipage a profité d’une dernière étape à Lisbonne pour mener un entraînement amphibie baptisé Resposta Comum avec les fusiliers portugais.

 

Le 24 octobre, un groupe amphibie composé de cent quatre fusiliers, dix commandos, douze Zodiacs et douze véhicules (dont deux véhicules de débarquement amphibie) est embarqué à bord du BPC, peu avant son appareillage de Lisbonne.

 

À 14h, alors que le Dixmude est positionné au large des côtes de Setubal, les opérations débutent par la mise à l’eau des douze Zodiacs. Les chalands de débarquement sont déradiés tour à tour, chargés de véhicules blindés et de troupes, et les débarquent sur les côtes portugaises. Dix véhicules et cent trente-neuf militaires rejoignent ainsi rapidement la terre ferme.

 

 

Coopération franco-portugaise : le Dixmude en entraînement avec la marine portugaise

 

Parallèlement à ces opérations amphibies, des hélicoptères Lynx et Merlin, des forces armées portugaises, effectuaient des appontages et manœuvres d’aérocordage et de treuillage sur le pont d’envol.

 

De nombreuses autorités, notamment son Excellence monsieur l’ambassadeur de France, le général  Pina Monteiro, chef d’état-major des armées portugaise et l’amiral Macieira Fragoso, chef d’état-major de la marine portugaise, ont assisté aux manœuvres et ont visité le bord.

 

Cet entraînement, enchaînant toutes les phases élémentaires d’une opération amphibie, a donné l’occasion aux forces françaises et portugaises de travailler de concert. Il a également permis de confirmer l’interopérabilité entre les deux pays, tout en favorisant une préparation opérationnelle commune dans un cadre réaliste.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:45
Barkhane : cérémonie de transfert d’autorité de l’EUTM au Mali

 

27/10/2014 Sources : État-major des armées

 

Le 24 octobre 2014, s’est déroulée la cérémonie marquant le transfert d’autorité de la mission de formation de l’Union Européenne au Mali (EUTM Mali– European Union Training Mission in Mali) entre le général français Marc Rudkiewicz et le général espagnol Alfonso Garcia-Vaquero Pradal, à l’Ecole de Maintien de la Paix « Alioune Blondin Béye », à Bamako.

 

Cette cérémonie était marquée par la présence des ministres de la Défense malien, espagnol et français, MM. Bah N’daw, Pedro Morenes Eulate et Jean-Yves Le Drian. Le général Rudkiewicz, commandant la brigade franco-allemande (BFA) dont l’état-major est basé à Mülheim en Allemagne, était à la tête de la mission depuis le 1eravril 2014.

 

Lancée en février 2013, EUTM Mali aide à former et à réorganiser les forces armées maliennes. Elle vise à contribuer à améliorer leurs capacités militaires, dans le but de leur permettre de rétablir l'intégrité territoriale du pays, sous le contrôle des autorités civiles. Son mandat court actuellement jusqu'au 18 mai 2016.

 

La mission compte un effectif de 560 militaires européens répartis entre l’état-major de la mission à Bamako et le camp d'entraînement de Koulikoro. Plus de vingt nations participent à cette mission. Environ 60 militaires français, issus de la 1rebrigade logistique et de la brigade du renseignement, y servent actuellement.

Barkhane : cérémonie de transfert d’autorité de l’EUTM au MaliBarkhane : cérémonie de transfert d’autorité de l’EUTM au Mali

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:45
Corymbe : bilan du mandat 126 par la frégate Ventôse

 

27/10/2014 Sources : État-major des armées

 

Le 24 octobre 2014, au terme de trois mois de déploiement dans le golfe de Guinée, la frégate de surveillance Ventôse a accosté à Fort-de-France en Martinique, son port base. Le mandat 126 de la mission Corymbe aura été extrêmement riche en enseignements.

 

Les sept États où le Ventôse s’est arrêté (Cap Vert, Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Bénin, Togo, Gabon) furent autant d’occasions d’échanges avec les différentes forces armées et les populations locales. Ces échanges ont notamment consisté en la réalisation de très nombreuses périodes d’instructions opérationnelles au profit des marines riveraines du golfe de Guinée, sur des domaines extrêmement variés : lutte contre les incendies et sécurité à bord des navires, techniques et savoir-faire de navigation, opérations de visite d’un bâtiment, maintenance des systèmes d’armes, ou encore différentes techniques de plongées employées au sein de la Marine nationale. Au final plus de 350 marins africains auront bénéficié de formations délivrées à bord de « l’université flottante » Ventôse. Ces périodes d’instruction ont parfois été l’occasion pour certains membres d’équipage de renouer des liens avec des camarades africains formés en France dans les différents centres d’instruction de la Marine.

 

A la mer, le Ventôse aura eu l’opportunité de naviguer avec des patrouilleurs camerounais, béninois, togolais, gabonais, ivoiriens et nigérians. Point d’orgue de cette coopération régionale maritime, l’exercice naval international NEMO 14.4, au début du mois de septembre 2014, aura rassemblé des navires des différentes marines d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest, mais également les centres régionaux de commandement et de coordination à terre, le tout sous un pilotage politico-stratégique exercé depuis la préfecture maritime de l’Atlantique par des officiers africains.

 

L’équipage a aussi mené des chantiers de rénovation dans deux orphelinats, au Togo et au Gabon.

 

La présence d’un bâtiment de la Marine nationale dans la zone fut également l’opportunité d’échanges avec les différentes composantes de la présence française en Afrique de l’Ouest : expatriés, compagnies françaises implantées localement et, bien évidemment, forces françaises déployées dans la zone. Il en est allé ainsi en République de Côte d’Ivoire (RCI), où les marins ont pu s’entraîner avec les soldats et aviateurs déployés au sein de la force Licorne. Au Gabon, c’est la coopération avec la Marine marchande qui fut mise à l’honneur ; le Ventôse ayant pu effectuer un exercice de protection maritime avec le navire ravitailleur de plate-forme Bourbon Liberty, affrété par le groupe TOTAL. 

 

Le mandat 126 de la mission Corymbe est maintenant achevé. Le Ventôse, comme ses 125 prédécesseurs, aura apporté sa modeste contribution au renforcement de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée. Alors que la permanence Corymbe est désormais assurée par l’aviso Enseigne de vaisseau  Jacoubet, les marins du Ventôse remettent le cap à l’Ouest pour retrouver la mer des Caraïbes et renouer avec leur mission habituelle : la chasse aux narcotrafiquants dans la mer des Caraïbes.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:45
FFDj : retour du Falcon 50 déployé à Djibouti en mission de surveillance et renseignement

 

27/10/2014 Sources : État-major des armées

 

Le 26 octobre 2014, le Falcon 50 de la flottille 24F de la Marine nationale déployé à Djibouti afin de participer aux missions de surveillance planifiées au profit de la mission européenne de lutte contre la piraterie Atalante, est rentré en France.

 

Au cours de son déploiement sur la base aérienne 188 à Djibouti, le Falcon 50 a effectué une quinzaine de missions de surveillance et de renseignement au large des côtes somaliennes au profit de la lutte contre la piraterie menée dans le cadre de l’opération Atalante.

 

Lors d’une mission de surveillance, les cinq membres d’équipage occupent chacun une fonction bien définie. Le pilote, secondé de son chef de bord, ajuste le vol en fonction des paramètres et des besoins fournis par l’équipage. Le radariste signale les objectifs et intercepte les signaux. L’opérateur de vol suit le positionnement des navires, et le radiographiste effectue les prises de vues et échange en direct avec le commandement d’Atalante.

 

Polyvalent, l’équipage assure également l’exploitation technique et l’analyse des images des objectifs terrestres et maritimes après le vol. L’équipage avec son Falcon contribue pleinement à la lutte contre la piraterie aux côtés des alliés européens dans une zone dont la superficie est aussi vaste que l’Europe. Son action s’inscrit dans un dispositif plus large. D’autres avions de patrouille maritime basés à Djibouti et aux Seychelles patrouillent dans la corne de l’Afrique ainsi que dans l’océan Indien tout au long de l’année.

 

En conformité avec le traité de coopération de défense signé en 2011 avec la république de Djibouti, les FFDj constituent une base opérationnelle avancée en Afrique de l’Est. Elles participent ainsi au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer d’un réservoir de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. Par ailleurs, les FFDj bénéficient d'une capacité d’entraînement permanente, avec comme principal « outil » le centre d’entraînement au combat et d’aguerrissement au désert de Djibouti (CECAD) qui accueille des unités permanentes ou en mission de courte durée des FFDj, des unités ou écoles de métropole, ainsi que les forces armées djiboutiennes et étrangères.

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