Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 17:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

02/12/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le lundi 30 novembre 2015 en début de soirée, les chasseurs français de l’opération Chammal ont participé à un raid au-dessus de l’Irak. Situé dans la région d’Al Qaim, l’objectif visé était un site industriel utilisé par Daech pour le stockage d’explosifs et l’assemblage d’engins explosifs improvisés (IED).

 

Des Mirage 2000 de la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie et des Super Etendard du porte-avions Charles de Gaulle, ont été engagés dans ce raid mené conjointement avec des aéronefs de la coalition. La mission a duré près d’1 heure.

 

L’installation visée était utilisée par Daech comme lieu de stockage de matières explosives et de fabrication à grande échelle d’IED et de voitures piégées (VBIED). Ce sont de tels engins explosifs qui permettent à Daech de conduire notamment des attaques kamikazes et des attentats à la voiture piégée. En frappant ce type d’objectif, la coalition cherche donc à détruire les capacités militaires du groupe terroriste.

 

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise actuellement 3500 militaires. Aux côtés de la coalition, elle combat le groupe terroriste Daech en Irak et en Syrie. La force Chammal assure la formation des forces irakiennes qui combattent Daech en Irak ; elle frappe l’organisation terroriste avec ses moyens aériens en Irak et en Syrie. La force est composée de douze chasseurs de l’armée de l’Air (six Rafale, trois Mirage 2000D et trois Mirage 2000N), d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2, et depuis le 23 novembre 2015, du groupe aéronaval (GAN) - PA Charles de Gaulle, FDA Chevalier Paul, FASM La Motte Piquet, PR Marne, frégate Belge Léopold Ier - dont le groupe aérien embarqué est composé de 18 Rafale Marine, 8 Super étendard modernisés, 2 Hawkeye, et d’hélicoptères. Le 26 novembre 2015, la frégate légère furtive (FLF) Courbet a rejoint le dispositif Chammal en Méditerranée orientale. Si nécessaire, le dispositif Chammal peut être soutenu par des moyens de ravitaillement (C135-FR) ou de contrôle aérien (E3F).

Partager cet article

Repost0
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 12:55
Saint Eloi. Détail d'un vitrail de l'eglise d'Hainneville en Normandie

Saint Eloi. Détail d'un vitrail de l'eglise d'Hainneville en Normandie

 

02/12/2015 armée de Terre

 

Tous les enfants connaissent la chanson sur le bon roi Dagobert qui a mis sa culotte à l’envers et le grand saint Éloi qui le lui fait remarquer. Ce que l’on sait moins, c’est que saint Éloi est également le patron de l’arme du matériel de l’armée de Terre fêté tous les 1er décembre.

 

Saint Eloi est né vers 588 à Chaptelat, en Limousin. Il est placé en apprentissage auprès d’Abbon, orfèvre réputé de Limoges, qui fabrique de la monnaie. Éloi part ensuite à Paris où il entre au service de l’orfèvre Bobbon. Il est alors choisi pour la réalisation du trône royal de Clotaire II, incrusté d’or et de pierreries.

 

Utilisant au mieux la quantité d’or qui lui avait été confiée pour ce travail, Éloi réalise non pas un, mais deux trônes ! La qualité de son art et son honnêteté séduisent le roi qui le nomme ministre-conseiller et lui confie la frappe des monnaies royales. Éloi continue également son travail d’orfèvre et réalise un grand nombre de chefs-d’œuvre d’art sacré et funéraire. À la mort de Dagobert 1er, fils de Clotaire II, Éloi entre dans les ordres. Nommé évêque de Noyon en 641, il consacre le reste de sa vie à l’évangélisation des païens dans les Flandres.

 

Son honnêteté et son intégrité font d’Éloi un saint très populaire. Il devient très vite le saint patron des orfèvres, des joailliers et des maréchaux-ferrants. Son habileté et son dévouement sans faille le désignent également comme saint patron de l’arme du matériel de l’armée de Terre.

Partager cet article

Repost0
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 05:30
L'armée de Terre a reçu ses premiers 4x4 Ford Ranger XL

L'armée de Terre a reçu ses premiers 4x4 Ford Ranger XL

 

2 décembre, 2015 Nathan Gain (FOB)

 

La saga de l’achat de véhicules « américains » par l’armée française entre enfin dans son ultime phase, alors que les premiers véhicules 4×4 Ford Ranger sont sur le point d’entrer en service dans l’armée de Terre. En effet, après avoir passé les vérifications d’usage, les neuf Ford Ranger XL récemment livrés rejoindront prochainement leur première affectation au sein du 1er régiment de chasseurs (1er RCh), basé à Verdun.

 

Petit rappel.

 

En avril dernier, le ministère de la Défense français achetait 1000 véhicules 4×4 Ford Ranger, destinés à accomplir des tâches diverses sur le territoire métropolitain, et capable d’emporter cinq soldats et une tonne d’équipements. Ils ne sont par ailleurs pas destinés à être déployés en opération extérieure. Le Ford Ranger fut choisi parmi trois véhicules présentés « sur étagère » dans le catalogue de l’Union des Groupements d’Achats Publics (UGAP). Les deux autres véhicules proposés, davantage « made in France », étaient le Duster de Dacia (Renault) et le Berlingo de Citroën  (le premier étant en fait majoritairement fabriqué en Roumanie, le second en Espagne). Les trois véhicules présentant tous le même prix unitaire, mais « Seul le Ford Ranger permettait une charge utile satisfaisante, et le tout-terrain a été préféré au tout-chemin », expliquait alors le porte-parole du ministère Pierre Bayle, justifiant un choix lourdement critiqué par la suite par certains industriels et élus locaux français.

 

L’achat de ces 1000 Ford Ranger ne répondait finalement qu’à une demande urgente et à court terme de la part du ministère de la Défense, dont le parc de véhicules disponibles est fortement amputé par les nombreuses OPEX dans lesquelles sont actuellement impliquées les forces françaises. Il n’était donc nullement question d’éclipser les Peugeot P4 de l’armée française, en service depuis 1982 et usées au point que la France en retire 600 du service actif chaque année. Son remplaçant fera prochainement l’objet d’un appel d’offres ouvert aux industriels français pour la livraison de 4450 véhicules légers tactiques polyvalents » (VLTP). Un appel d’offres qui sera divisé en deux phases: un premier lot de 2450 véhicules suivi d’un second de 2000 VLTP. Le véhicule sélectionné commencera à remplacer les P4 restantes à partir de 2020.

 

L’industrie française a donc encore toutes les cartes en main pour envisager sereinement un marché autrement plus important que celui remporté par Ford. Enfin, le Duster de Dacia pourrait entamer prochainement une carrière à l’export, les français de MagForce ayant annoncé, durant le salon Milipol 2015 à Paris, leur intention de le promouvoir sur le marché africain.

 

Exit la polémique, place aux premières livraisons. Après leur passage au sein du 8e régiment du Matériel (8e RMAT) à Mourmelon et Woippy, les premiers véhicules Ford Ranger XL, assemblés en Afrique du Sud, viennent maintenant renforcer les capacités opérationnelles du 1er RCh. Une trentaine de véhicules supplémentaires devraient rejoindre Verdun en janvier 2016.

 

Le dernier chapitre de cette saga se clôture enfin, à l’heure où les premiers véhicules intègrent une armée française qui a, plus que jamais, davantage besoin de matériel performant que de polémiques.

Partager cet article

Repost0
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 20:55
Cérémonie d’honneurs militaires au SCH Alexis Guarato mort pour la France

 

01.12.2015 source GMP

 

Le général de corps d’armée Bruno Le Ray, gouverneur militaire de Paris, vous informe des honneurs militaires qui seront rendus au sergent-chef Alexis Guarato, le jeudi 03 décembre 2015 en l’Hôtel national des Invalides, Paris 7e.

 

Le 13 octobre 2014, engagé au nord du Mali près de Tessalit, le véhicule à bord duquel le sergent-chef Guarato se trouvait a sauté sur une mine. Grièvement blessé, il a aussitôt été rapatrié vers l’hôpital d’instruction des armées (HIA) Percy de Clamart où il a succombé à ses blessures dans la nuit du 25 au 26 novembre 2015.

Il appartenait du commando parachutiste de l’air n°10 basé à Orléans-Bricy (Loiret).

Une cérémonie intime d’honneurs militaires réservée à la famille et aux proches sera présidée par le général d’armée aérienne André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air, à l’Hôtel national des Invalides à 10h00.

 

Auparavant, le cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III entre 09h45 et 09h55 le jeudi 03 décembre.

En cette circonstance, le général de corps d’armée Bruno Le Ray invite le plus grand nombre de nos concitoyens à manifester leur hommage et leur solidarité avec le sergent-chef Alexis Guarato, par une présence digne, silencieuse et fraternelle sur le pont Alexandre III à partir de 09h30.

Partager cet article

Repost0
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 19:55
Crédit Marine nationale -  FORFUSCO

Crédit Marine nationale - FORFUSCO

 

27.11.2015 FORFUSCO
 

Ce vendredi 27 novembre 2015, la cérémonie de tradition de l'école des fusiliers marins a rassemblé, sur la place d'armes de l'école, élèves, nouveaux brevetés commandos marine et familles.

Sous la présidence du capitaine de vaisseau Philippe Vauterin, commandant l'école des fusiliers marins, deux cours de fusiliers marins ont été baptisés : la promotion de matelots fusiliers "quartier maître Lopez" et la promotion de fusiliers brevet d'aptitude technique "aspirant Le Bourbac'h", d'après les noms de membres du 1er Régiment de fusiliers marins, morts au combat en Alsace en janvier 1945.
Les matelots fusiliers marins se sont vus remettre les fourragères de l'école qui marque leur intégration à la spécialité de fusiliers marins.

Et 20 stagiaires ayant réussi le stage commando marine se sont vus remettre leur béret vert et leur badge commando marine des mains de leurs anciens

 

Reportage photos

Crédit Marine nationale -  FORFUSCO

Crédit Marine nationale - FORFUSCO

Partager cet article

Repost0
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 19:55
Le général Patrick de Rousiers - photo Armée de l'Air

Le général Patrick de Rousiers - photo Armée de l'Air

 

30/11/2015 Armée de l'air

 

Le 27 novembre 2015, le général Patrick de Rousiers a fait ses adieux aux armes dans la cour d’honneur de l’École militaire, mettant fin à une carrière prestigieuse de plus de quarante  années consacrées au service de la France. La cérémonie d’adieu était présidée par le chef d’état-major des armées (CEMA), le général Pierre de Villiers.

 

Suite aux évènements tragiques survenus dernièrement dans la capitale et dans les rangs de l’armée de l’air, le général de Rousiers a souhaité observer une minute de silence, renonçant du même coup à la lecture de l’ordre du jour relatant sa carrière. Un geste d’une grande humilité de la part de ce pilote « de grande classe, reconnu pour son esprit empreint de dignité et de droiture. »

 

Admis à l’École de l’air le 8 septembre 1975 et breveté pilote de chasse le 30 janvier 1979, le général de Rousiers débute sa carrière opérationnelle au sein de l’escadron de reconnaissance 1/33 « Belfort » de la base aérienne 124 de Strasbourg. « Enthousiaste, il révèle pleinement de belles aptitudes au commandement, servies par une autorité naturelle bien maîtrisée », pouvait-on lire dans l’ordre du jour.

 

Alors qu’il est désigné à l’été 1986 pour effectuer un des premiers détachements au Tchad sur Mirage F1-CR, ses qualités de pilote et son action à la tête de son unité lui valent les félicitations du commandant des éléments français au Tchad. À son retour d’Afrique, il est nommé commandant en second de l’escadron de chasse « La Fayette » sur la base aérienne de Luxeuil, dont le commandement lui est confié en 1988. En 1990, il rejoint la 33e escadre de reconnaissance de Strasbourg, dont il devient le comandant en titre en 1992. « Il y joue un rôle déterminant (…), déployant notamment le premier détachement aérien de l ‘opération Aconit.»

 

Après un passage réussi au collège interarmées de défense, il est choisi en septembre 1999 pour diriger la base aérienne emblématique 133 de Nancy-Ochey. « Commandant charismatique, ayant le sens du devoir, il sait commander, coordonner et fédérer. Homme de contact, négociateur habile et efficace, il obtient d’emblée l’adhésion totale de ses subordonnés et s’attache à donner au facteur humain toute son importance. »

 

Nommé général de brigade aérienne le 1er septembre 2002, il se voit confier les fonctions de chef du bureau « études et stratégie militaire générale »  de l’état-major des armées. Sa riche expérience du milieu opérationnel le désigne tout naturellement, en juillet 2006, pour prendre le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes à Taverny. En juin 2008, il accède aux fonctions de chef de la représentation militaire française auprès du comité militaire de l’Union européenne à Bruxelles et se voit adjoindre, l’année suivante, celle de chef de la représentation militaire française auprès du comité militaire du conseil de l’Otan.

 

Destiné à poursuivre une ascension au plus haut niveau de la hiérarchie militaire, il est nommé inspecteur général des armées le 1er septembre 2010. Pour couronner une carrière hors du commun, il est appelé en 2012 à servir les plus hautes instances européennes, auprès de madame Catherine Ashton, puis de madame Federica Mogherini, en qualité de président du comité militaire de l’Union européenne.

 

Grand officier de la Légion d’honneur, commandeur de l’ordre national du Mérite, titulaire de la médaille de l’aéronautique, totalisant plus de 3 200 heures de vol et 76 missions de guerre, le général Patrick de Rousiers s’est vu rendre un hommage national. « Officier animé par un idéal élevé, d’une ardeur jamais démentie et d’un dévouement absolu au service de l’État, je vous exprime la reconnaissance de la Nation et des armées pour les services éminents que vous avez rendus à la France », peut-on lire dans l’ordre du jour signé de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

Cérémonie en présence du CEMA et du CEMAA  - photo Armée de l'Air

Cérémonie en présence du CEMA et du CEMAA - photo Armée de l'Air

Partager cet article

Repost0
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 19:45
photo EMA / ECPAD

photo EMA / ECPAD

 

26/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

La situation sécuritaire dans la bande sahélo-saharienne (BSS) n’a pas connu d’évolution majeure, en dépit de l’attaque terroriste qui a frappé la capitale malienne le vendredi 20 octobre 2015. L’action combinée des forces du G5 Sahel, de la MINUSMA et de la force Barkhane permet de contenir la menace que fait peser les groupes armés terroristes (GAT) sur cette zone qui fait 9 fois la France.

 

Après avoir chassé les GAT de leurs zones refuges, l’objectif de la force Barkhane est de leur dénier la possibilité de reconstituer des sanctuaires et d’assécher leurs flux logistiques. Dans ce cadre, à partir de la fin du mois d’octobre 2015, la force Barkhane a engagé plus de 1000 soldat dans une opération baptisée « Vignemale »dont l’objectif était d’épuiser les capacités de manœuvre des GAT au nord du Mali et du Niger. Au terme de cette opération, une vingtaine de caches ont été découvertes : 2 mortiers, une dizaine d’armes automatiques, plusieurs dizaines de kilos de matière explosive et des munitions ont été détruits. Six pick-up ont été interceptés. Par ailleurs, deux terroristes ont été tués au cours d’un accrochage et plusieurs individus ont été appréhendés par les autorités locales. La simultanéité et à la coordination des actions menées au sol et dans l’espace aérien malien et nigérien ont permis d’obtenir ces résultats.

 

Vendredi 20 novembre 2015 en fin de matinée, les forces maliennes sont intervenues dans le cadre d’une prise d’otages à l’hôtel « Radisson Blu » de Bamako. A la demande du gouvernement malien, un groupe d’une quarantaine d’opérateurs des forces spéciales françaises a été déployé en urgence auprès des forces malienne, afin d’appuyer leur intervention. Vers 16h30, les militaires français sont passés à l’assaut aux côtés des forces de sécurité maliennes, contribuant à la réduction des points de résistance et accompagnant la reprise du contrôle de l’hôtel. Cette action a permis la neutralisation des deux terroristes et la libération des otages encore retenus dans l’hôtel.

 

Faisant preuve d’une très grande réactivité, les forces spéciales françaises ont confirmé leur aptitude à intervenir dans le contexte toujours critique d’une prise d’otage.

Partager cet article

Repost0
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 19:45
photo EMA

photo EMA

 

30/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 28 novembre 2015, le Poste de commandement interarmées de théâtre (PCIAT) a été relevé après six mois de mission à N’Djaména. Le mandat 4 de la force Barkhane vient succéder au mandat 3 et prend la main sur l’opération  pour les six prochains mois.

 

Fort de 200 militaires issus des trois armées, le PCIAT est le commandement de niveau opératif (*), en charge de la conception, de la planification et de la conduite des opérations sur l’ensemble de la bande sahélo-saharienne.

Le mandat 3 de la force Barkhane a ainsi été marqué par une activité opérationnelle dense. Parmi les nombreuses opérations menées pendant ses six mois de mandat, le PCIAT a conduit en coordination avec nos partenaires africains, plus de 20 opérations multipartites. Le mandat 3 a notamment planifié et conduit l’opération Vignemale, durant laquelle un tiers de la force a été déployé sur le terrain. Cette dernière est inédite de par sa durée, la taille de la zone d’action et la simultanéité de l’opération sur le Nord-Mali et le Nord-Niger.

Au cours de ce mandat, un sous groupement aéromobile au Nord Niger a été mis en place et la base avancée temporaire de Madama a terminé sa montée en puissance.

Le PCIAT mandat 4 va poursuivre les mêmes objectifs : interdire la résurgence de sanctuaires des groupes armés terroristes ; perturber les flux logistiques qui les alimentent et appuyer les forces armées partenaires dans la lutte contre le terrorisme.

L’opération Barkhane regroupe 3 500 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

(*) Le niveau opératif est le niveau intermédiaire entre le niveau stratégique, qui décline l’intention politique en stratégie militaire, et le niveau tactique, qui traite de la manœuvre militaire de détail sur terrain. Le niveau opératif conçoit et conduit la manœuvre militaire à l’échelle du théâtre d’opération.

Partager cet article

Repost0
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 19:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

26/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

En soutien des forces irakiennes, la coalition poursuit ses efforts visant à affaiblir les capacités militaires de Daech, appuyer les forces engagées au sol contre ce groupe terroriste et tarir leurs sources de financement.

 

En Irak, après les avancées de la semaine dernière, les lignes de front se sont stabilisées. À Sinjar, après avoir pris le contrôle de l’axe logistique principal entre Mossoul et la frontière syrienne la semaine dernière, les forces irakiennes se sont attachées à renforcer leurs positions. Les troupes irakiennes tiennent fermement la ville de Baïji et continuent d’encercler Daech à Ramadi où la coalition concentre ses frappes aériennes. À Mossoul, le groupe terroriste se maintient en position défensive.

 

En Syrie, la coalition continue d’affaiblir les structures de commandement, de formation et de financement de Daech. L’effort est porté sur la région de Raqqah.

 

Concernant l’appui apporté par l’armée française, la semaine a été marquée par les premières frappes du Groupe aéronaval (GAN) contre Daech en Syrie et en Irak. Cinq jours après son appareillage, et après une phase de montée en puissance accélérée, l’engagement des aéronefs du GAN depuis la Méditerranée orientale a permis d’intensifier les frappes menées par la force Chammal contre Daech depuis le 15 novembre 2015. Les capacités d’action de l’armée française au Levant ont été triplées. En une seule journée, le 23 novembre, 22 sorties ont ainsi été réalisées, multipliant par quatre l’activité aérienne moyenne réalisée dans le cadre de l’opération Chammal. Cette journée est également symbolique car la force Chammal a effectué sa 300efrappe en Irak à Ramadi.

 

Depuis le 15 novembre, 106 sorties aériennes ont été réalisées dont 15 vols de renseignement (ISR), 5 missions de contrôle et coordination aérienne (C2), 86 reconnaissances armées. Au bilan, la force Chammal a délivré 20 frappes contre Daech dont 7 en Syrie sur les postions que les combattants terroristes contrôlent.

Partager cet article

Repost0
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 19:30
Mirage 2000N équipés de quatre GBU-12 - photo EMA / Armée de l'Air

Mirage 2000N équipés de quatre GBU-12 - photo EMA / Armée de l'Air

 

30/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 23 novembre 2015, la force Chammal a réalisé sa 300e frappe sur Daech.

 

Les objectifs visés étaient à Ramadi, une ville située à 100 km à l’Ouest de Bagdad qui fait l’objet de combats appuyés depuis plusieurs semaines. Elle a permis de détruire des bâtiments, des positions de tirs et des plots de ravitaillement, soit un spectre assez large des capacités de Daech. Ordonnée pour soutenir les troupes irakiennes qui étaient prises sous le feu ennemi, cette frappe leur a permis de poursuivre l’encerclement de la ville.

 

Les objectifs ont été détruits par un Mirage 2000N (M2000N), avion de combat jusqu’alors exclusivement réservé à la dissuasion nucléaire et utilisé pour la première fois en opération extérieure. Le déploiement de ce type d’avions pour Chammal est un signe fort de l’engagement de la France dans la lutte contre Daech. Il s’agissait seulement du 2e vol d’un M2000N avec une configuration emportant simultanément quatre bombes guidées laser GBU 12. Jusqu’alors, il ne pouvait emporter que deux GBU 12. Cette configuration autorisée depuis moins d’un mois permet de doubler les capacités du chasseur.

 

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale, trois Mirage 2000Det trois Mirage 2000N) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens. Depuis le 24 septembre 2015, la frégate anti-aérienne (FAA) Cassard a rejoint les forces françaises engagées au Levant.

Partager cet article

Repost0
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 19:30
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

30/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Observer, détecter, dissuader et protéger, telles sont les missions quotidiennes des artilleurs de l’opération Daman. Ils assurent une surveillance constante, 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, de l’espace aérien de la zone d’opération de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).

 

La section sol-air très courte portée, armée par la batterie du 35erégiment d’artillerie parachutiste, a pour mission de surveiller l’espace aérien du Sud-Liban en coordination avec la Task Force448, composante maritime de la FINUL.

 

Grâce à ses radars de détection sol-air, les artilleurs de la Force commander reserve (FCR) sont ainsi en mesure de détecter et d’identifier tout aéronef, qui survolerait la zone d’opération. Ses missiles Mistral assurent la protection des emprises françaises situées au Sud-Liban face à d’éventuelles menaces aériennes.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL, avec près de 900 soldats déployés en permanence dans le cadre de l’opération Daman. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action, dans le cadre de la résolution 1701. Le volet naval de cette mission comporte en permanence plusieurs frégates déployées en force constituée (la Task Force 448). Leur mission : surveiller les approches maritimes du Liban et empêcher l’introduction d’armes par la mer.

photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

Partager cet article

Repost0
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 17:55
La présidente Anne-Charlotte Fredenucci a remis sur les rails de la croissance la PME familiale Deroure (Crédits : Groupe Deroure)

La présidente Anne-Charlotte Fredenucci a remis sur les rails de la croissance la PME familiale Deroure (Crédits : Groupe Deroure)

 

01/12/2015 Par Michel Cabirol  - LaTribune.fr

 

La Tribune vous propose une série hebdomadaire de cinq success-stories dans le monde de l'aéronautique civile et militaire. Deuxième volet de cette série, le groupe Deroure. En 2009, cette PME familiale allait droit dans le mur. En 2015, après quatre ans de croissance ininterrompue, elle va à nouveau connaître le meilleur exercice de son histoire. Un redressement express signé Anne-Charlotte Fredenucci, présidente et héritière.


Moribond en 2009, le groupe familial Deroure a finalement vite retrouvé une très belle santé économique. Basée dans le 9e arrondissement de Paris, cette PME, qui réalise environ 55% de son chiffre d'affaires dans l'aéronautique et la défense, bat depuis 2011, à chacun de ses exercices, des records en termes de résultats, de chiffres d'affaires et de nombre de salariés, souligne la présidente de Deroure, Anne-Charlotte Fredenucci, qui a succédé en 2009 à son père et fondateur du groupe éponyme, Claude Deroure. Et 2015 ne fera pas exception à cette règle grâce aux récentes prises de commandes de ses deux principales filiales, Anjou Electronique et Ametra Ingénierie, créées en 1978.

Spécialisée dans les câblages filaires et dans l'ingénierie, la PME va à nouveau connaître le meilleur exercice de son histoire en réalisant un chiffre d'affaires de 35 millions d'euros environ pour 520 salariés (contre 32 millions en 2014 et 29 millions en 2013). Dans ce contexte, elle a quasi doublé son chiffre d'affaires depuis 2009 (19 millions d'euros). Très exactement un bond de 84,2%. "C'est une croissance raisonnable, saine et consolidée", juge la présidente de Deroure, qui a séduit "une trentaine de nouveaux clients significatifs" depuis son arrivée aux commandes.

Interrogée par "La Tribune" sur les bénéfices réalisés par son groupe, Anne-Charlotte Fredenucci a simplement tenu à préciser que le groupe était bénéficiaire depuis 2011, après un retour à l'équilibre en 2010.

 

Quatre bonnes nouvelles à venir pour Deroure

Signe que les mauvais jours sont désormais loin, le groupe Deroure va bientôt clore cette période tourmentée en sortant enfin de la procédure de sauvegarde. "Début 2016, presque trois ans avant son terme", souffle la présidente, ravie par le redressement de son groupe plombé par un passif de plus de 2 millions d'euros fin 2009. "Nous avons déposé une requête au tribunal de commerce pour sortir de la procédure de sauvegarde, et elle est en train d'être examinée", précise-t-elle. Une initiative lancée grâce en partie à l'opération de financement signée récemment avec BpiFrance, qui était "destinée à apurer notre situation financière", explique Anne-Charlotte Fredenucci.

En outre, Deroure, qui souhaitait se lancer dans la croissance externe depuis plusieurs mois, va très prochainement signer sa première acquisition à l'étranger. Le groupe est sur le point de racheter une petite PME allemande, qui réalise entre 7 et 8 millions d'euros de chiffre d'affaires en Allemagne et en République tchèque pour 80 salariés. La finalisation de cette opération (closing) est attendue fin 2015, voire début 2016. Et pourquoi pas franchir un jour l'Atlantique? Les grands donneurs d'ordres (Airbus, Dassault Aviation, Safran, Thales, Zodiac...) demandent de façon récurrente à leurs sous-traitants de "dollariser leurs coûts", signale-t-elle.

Enfin, en 2016, le groupe va poursuivre sa croissance en frôlant les 40 millions d'euros de chiffre d'affaires (hors croissance externe), estime Anne-Charlotte Fredenucci. Une croissance en grande partie liée aux contrats export Rafale gagnés par Dassault Aviation. La filiale Anjou Electronique réalise des câblages d'ensembles électroniques sur six systèmes de l'avion de combat tricolore (commandes de vol, cœurs électriques, structure et boitier de calcul du radar RBE2, missiles air-air...).

Le groupe Deroure pourrait en outre obtenir une bonne nouvelle d'ici à la fin de l'année avec le programme de drone tactique Watchkeeper proposé par Thales à l'armée de Terre et auquel il participe. La direction générale de l'armement (DGA) doit choisir d'ici à la fin de l'année le Watchkeeper ou le Patroller de Sagem (groupe Safran).

 

2009, une année noire

Le groupe revient pourtant de loin, de très loin. En 2009, quand Anne-Charlotte Fredenucci, qui avait rejoint le groupe en 2001, prend le pouvoir, la petite PME familiale est au bord du précipice. Touché de plein fouet par la crise, le groupe Deroure perd 100.000 euros par mois. Inquiets, les maîtres d'œuvre se détournent de la PME, qui voit alors ses prises de commandes chuter de 35% en quinze jours. Une inquiétude fortement accentuée par l'âge du capitaine (84 ans) et par l'imminence du départ à la retraite du directeur général. "Et nos clients ne voyaient pas de relève arriver", se rappelle-t-elle.

A 33 ans, Anne-Charlotte Fredenucci se décide pourtant à relever le défi pour sauver la PME familiale en cessation de paiements et ses emplois. Une décision qu'elle a prise une fois assurée du soutien des salariés. "Sachant la société en réelle difficulté, le comité d'entreprise m'a accordé sa confiance, se souvient-elle. Fort de cette confiance, j'ai eu envie de me battre et je n'ai pas lâché. C'est ce qui fait que nous sommes encore là". Six ans plus tard, le groupe est effectivement toujours sur une phase ascendante.

Pour sauver l'entreprise familiale placée sous la procédure de sauvegarde - ce qui permet de geler un passif de 2 millions d'euros -, elle fait la tournée des clients pour leur expliquer que le groupe Deroure a une nouvelle gouvernance... et surtout un avenir. Résultat, elle récupère des commandes que la PME avait perdues en quinze jours. "On est passé de 35% à 25% de commandes perdues", précise-t-elle. Surtout, les maîtres d'oeuvre la soutiennent dans sa démarche pour redresser l'entreprise, qui fait partie des fournisseurs de rang 1 pour certains d'entre eux.

"Certains groupes comme Dassault Aviation, Thales et Zodiac ont passé des commandes supplémentaires dont ils n'avaient pas forcément besoin tout de suite pour soutenir le groupe", explique-t-elle. Pourquoi? "La filière aéronautique, dont les programmes sont sur le long terme, est vertueuse par nécessité, souligne-t-elle. Certains clients ne voulaient pas voir disparaître un sous-traitant important dans leur supply chain".

Le groupe Deroure travaille sur la plupart des programmes français et européens majeurs comme le Rafale, le Falcon 7X, l'A380, l'A320, l'A400M, Ariane 5...

 

Un redressement express...

Pendant la période d'observation, tout le passé de Deroure est "mis de côté" pour lui permettre de préparer l'avenir, notamment de reconstituer sa trésorerie et se réorganiser. Pour gagner son défi, Anne-Charlotte Fredenucci travaille sur trois pistes de redressement basés sur deux axes conjoints (économies et croissance). Classiquement, elle lance un plan d'économies sévère assorti d'un plan social douloureux qui touche 30 salariés. Tous les frais généraux sont également passés au crible (restauration, fournitures de bureau, entretien des espaces verts...).

Concomitamment, elle analyse avec son équipe de direction les affaires rentables et prend rendez-vous chez ces clients... qui s'entendent dire que les prix sont révisés à la hausse. Et ça marche... Dès 2010, le chiffre d'affaires est en forte croissance. A la fin de l'exercice, le groupe enregistre des ventes de 26 millions d'euros (+ 36%). Elle entreprend en outre une étude de circulation des flux pour dégager de façon urgente de la trésorerie. Et finit par réduire les stocks. Ce qui lui permet de trouver 300.000 euros de trésorerie et de payer les salaires... Les problèmes urgents réglés, elle passe au deuxième étage de son plan, le volet croissance.

 

... Et une croissance express

La nouvelle présidente veut notamment muscler les offres commerciales de la PME familiale. Comment? "En montant en gamme, en étant force de proposition et donc en augmentant notre valeur ajoutée auprès de nos clients, au travers des work-packages (lots, ndlr) alliant études et réalisation", explique-t-elle. Elle demande alors aux deux filiales, Anjou Electronique et Ametra Ingénierie, qui travaillaient jusqu'ici de façon cloisonnée, de développer des synergies entre elles. Elle en profite également pour optimiser les cycles de production tout en renforçant le niveau de qualité des produits, à travers une nouvelle politique de "lean".

Et en peu de temps, le groupe Deroure passe, sous l'impulsion de sa nouvelle présidente, à l'ère du numérique et se lance dans l'innovation. Anne-Charlotte Fredenucci décide de mettre en œuvre une stratégie de produits et services innovants. Ametra a notamment développé des centres de services innovants pour ses clients. Résultats : jusqu'à 15% de réduction des coûts de développement. Au final, Anne-Charlotte Fredenucci ne s'est pas beaucoup trompé jusqu'ici pour redresser la PME familiale même si sa devise est : "Le courage de se tromper".

Partager cet article

Repost0
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 11:55
photo 1e REC - Légion Etrangère

photo 1e REC - Légion Etrangère

30.11.2015 source Légion Etrangère

Le 20 novembre dernier, avait lieu la naissance officielle des nouvelles unités élémentaires de la Légion étrangère. La 4ème compagnie du 1er REG et le 5ème escadron du 1er REC nouvellement récréés dans le cadre du nouveau modèle de l’Armée de Terre « au contact »

La création rapide de nouvelles unités opérationnelles a été possible grâce au dispositif de recrutement, en flux continu toute l’année et a une formation initiale dispensé au 4e RE qui a su faire ses preuves au fils des ans. L’effort de la Légion ne s’arrête pas là puisque deux nouvelles compagnies seront également opérationnelles dans un avenir proche.

Création de la 4e Cie du 1e REG - photo Légion Etrangère

Création de la 4e Cie du 1e REG - photo Légion Etrangère

 

Depuis plusieurs mois déjà l’Armée de Terre et la Légion étrangère ont augmenté leur recrutement. La Légion remplit ses engagements. En  juin dernier la 5ème Compagnie de combat du 2ème REI actuellement engagée dans l’opération Sentinelle, était la 1ère unité élémentaire créée dans le cadre du nouveau modèle.

Celui-ci, en rupture avec le schéma précédent est très novateur et répond à la double nécessité de s’adapter aux évolutions du monde et des menaces.

Partager cet article

Repost0
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 08:55
La Marine nationale vous donne rendez-vous au Salon Nautique


 30/11/2015 source Marine Nationale

 

Du 4 au 13 décembre 2015, la Marine nationale sera présente au Salon Nautique au parc des expositions de Paris, porte de Versailles, pour faire découvrir ses missions et ses métiers.

 

Le chef d’état-major de la Marine (CEMM), l’amiral Bernard Rogel, inaugurera officiellement le stand avant le lancement de la Nuit nautique du 4 décembre à 18h. Des sonneurs du Bagad de Lann-Bihoué joueront spécialement pour cette occasion.

Acteur majeur de la protection de l’écosystème marin, la Marine dédie son stand à la préservation des océans. Tout au long du Salon et particulièrement lors de la journée COP 21 du 9 décembre, le centre d’expertise pratique de lutte antipollution (CEPPOL) et la gendarmerie maritime présenteront leurs actions.

Le public de la zone « Glisse » pourra rencontrer des marins et découvrir la diversité de leurs métiers et de leurs parcours. L’École navale et le centre d’entraînement au sauvetage et à la survie de l’aéronautique navale (CESSAN) seront également présents.

Le 6 décembre, la Marine lancera officiellement le grand prix de l’École navale 2016, une compétition de voiliers dans la rade de Brest.

 

Programme des évènements de la Marine nationale au Salon Nautique :

 

  • Vendredi 4 décembre :

18h00 : Inauguration du stand par l’amiral Bernard Rogel chef d’état-major de la Marine avec la participation du Bagad de Lann-Bihoué

 

  • Samedi 5 décembre :

11h00 : Démonstration du centre d’entraînement au sauvetage et à la survie de l’aéronautique navale (CESSAN) sur le bassin nautique

14h00 : Présentation du centre d’expertise pratique de lutte antipollution (CEPPOL)

 

  • Dimanche 6 décembre :

11h00 : Lancement du Grand Prix École Navale 2016

13h00 : Démonstration du centre d’entraînement au sauvetage et à la survie de l’aéronautique navale (CESSAN) sur le bassin nautique

14h00 : Présentation du centre d’expertise pratique de lutte antipollution (CEPPOL)

 

  • Lundi 7 décembre :

11h00 : Démonstration du centre d’entraînement au sauvetage et à la survie de l’aéronautique navale (CESSAN) sur le bassin nautique

14h00 : Présentation du centre d’expertise pratique de lutte antipollution (CEPPOL)

 

  • Mardi 8 décembre :

11h00 : Démonstration du centre d’entraînement au sauvetage et à la survie de l’aéronautique navale (CESSAN) sur le bassin nautique

14h00 : Présentation du centre d’expertise pratique de lutte antipollution (CEPPOL)

 

  • Mercredi 9 décembre, journée dédiée à la COP21 :

11h00 : Démonstration du centre d’entraînement au sauvetage et à la survie de l’aéronautique navale (CESSAN) sur le bassin nautique

14h00 : Présentation du centre d’expertise pratique de lutte antipollution (CEPPOL)

 

  • Jeudi 10 décembre :

11h00 : Démonstration du centre d’entraînement au sauvetage et à la survie de l’aéronautique navale (CESSAN) sur le bassin nautique

14h00 : Présentation du centre d’expertise pratique de lutte antipollution (CEPPOL)

 

  • Vendredi 11 décembre :

11h00 : Démonstration du centre d’entraînement au sauvetage et à la survie de l’aéronautique navale (CESSAN) sur le bassin nautique

14h00 : Présentation du centre d’expertise pratique de lutte antipollution (CEPPOL)

 

  • Samedi 12 décembre :

11h00 : Démonstration du centre d’entraînement au sauvetage et à la survie de l’aéronautique navale (CESSAN) sur le bassin nautique

14h00 : Présentation du centre d’expertise pratique de lutte antipollution (CEPPOL)

 

  • Dimanche 13 décembre :

11h00 : Démonstration du centre d’entraînement au sauvetage et à la survie de l’aéronautique navale (CESSAN) sur le bassin nautique

14h00 :Présentation du centre d’expertise pratique de lutte antipollution (CEPPOL)

Partager cet article

Repost0
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 08:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

30/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Du 16 au 20 novembre 2015, le vice-amiral d’escadre Emmanuel Carlier, Inspecteur des armées (IDA) s’est rendu à Libreville, au sein des Éléments français au Gabon (EFG), accompagné de représentants de l’inspection technique de l’infrastructure de défense et de l’inspection de l’armée de Terre.

 

Au cours de cette inspection, l’amiral Carlier a pu constater la qualité d’organisation et de structuration des EFG. En effet, depuis septembre 2014, les EFG, devenus Pôle opérationnel de coopération (POC), se sont reconfigurés pour recentrer leur mission sur la coopération opérationnelle régionale, tout en restant un point d’appui en mesure de soutenir les forces françaises déployées dans la région. L’IDA a ainsi pu évaluer les actions mises en œuvre par les EFG dans le domaine de la coopération opérationnelle envers les forces des pays partenaires relevant de leur zone de responsabilité permanente (la communauté économique des États d’Afrique centrale).

 

En tant que POC, les EFG ont pour mission de répondre aux besoins opérationnels des pays partenaires pour consolider leurs capacités dans différents domaines (commandement, renseignements, logistique, actions spéciales). Cette coopération est le plus souvent mise en œuvre par des détachements d’instruction opérationnelle ou technique et des entraînements conjoints. Décidées avec les chefs d’état-major des armées des pays partenaires, ces formations visent à répondre de façon ciblée aux besoins de chacun, à partir d’un catalogue de plus de 180 formations. L’objectif est d’accompagner les États africains dans le renforcement de leur sécurité collective et de contribuer à leur préparation opérationnelle, en vue de leur déploiement au sein de missions de maintien de la paix. L’amiral Carlier a notamment pu évaluer la qualité des instructeurs et des stages effectués au centre d’aguerrissement outre-mer et étranger et en forêt gabonaise, au cours d’une visite in situ menée dans des conditions météo typique à cet environnement hostile.

 

Les EFG constituent l’une des quatre bases militaires permanentes prépositionnées en Afrique avec Dakar, Djibouti et la Réunion. Ils constituent un réservoir de forces à dominante aéroterrestre projetable dans la sous-région dans le cadre des opérations conduites par les armées françaises. Si nécessaire, elles sont également en mesure d’assurer la sécurité des ressortissants français. Par ailleurs, dans le cadre des accords de partenariats rénovés conclus depuis 2008 avec huit de nos partenaires africains (Centrafrique, Cameroun, Togo, Comores, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Sénégal), les EFG contribuent aux coopérations opérationnelles bilatérales.

photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

Partager cet article

Repost0
30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 17:55
Hommage National aux victimes des attentats

 

30/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

« La France mettra tout en œuvre pour détruire l’armée des fanatiques qui ont commis ces crimes, elle agira sans répit pour protéger ses enfants », François Hollande.

 

Le 27 novembre, le général d'armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, était présent aux Invalides à l’occasion de l’hommage national rendu par le président de la République aux victimes des attentats du 13 novembre 2015.

Hommage National aux victimes des attentats
Hommage National aux victimes des attentats

Partager cet article

Repost0
30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 11:55
Retour des cendres de Napoléon - transbordement en rade de Cherbourg (tableau de Morel-Fatio).

Retour des cendres de Napoléon - transbordement en rade de Cherbourg (tableau de Morel-Fatio).


30.11.2015 source SHD

 

30 novembre 1700 : bataille de Narva (Estonie actuelle). Les Suédois, bien qu’en infériorité numérique, écrasent les Russes en profitant d’une tempête de neige soufflant par chance dans l’axe de leur attaque.

 

30 novembre 1750 : mort du maréchal de Saxe (Chambord). Le chef de guerre le plus habile de Louis XV.

 

30 novembre 1807 : la Grande Armée entre dans Lisbonne

 

30 novembre 1808 : combat de Somosierra (Espagne). En route vers Madrid pour effacer l'affront de la capitulation de Baylen, l'armée française est arrêtée dans le défilé de Somosierra par le tir de quatre batteries de canons que défendent quelques 8 000 hommes. Après plusieurs tentatives de débordement infructueuses, Napoléon envoie les 150 chevau-légers Polonais qui constituent ce jour-là son escadron de service. Pour leur baptême du feu, les lanciers forcent le passage jusqu'au col, bientôt soutenus par un deuxième escadron de lanciers et les chasseurs à cheval de la Garde, au prix de 57 des leurs. La route de Madrid est ouverte. En 1936, durant la guerre civile espagnole, une autre bataille aura lieu au même endroit : Somosierra est un des rares passages dans le massif de Guadarrama (culminant à 2430 mètres) qui barre dans son centre l’Espagne, juste au Nord de Madrid. C’est une des principales défenses naturelles de la capitale.

 

30 novembre 1840 : la Belle poule accoste à Cherbourg. Le Prince de Joinville, fils du roi Louis-Philippe, est de retour de l’ile de Sainte Hélène où il est parti cherché les restes de l'empereur.

 

30 novembre 1853 : bataille de Sinope (actuelle Turquie). Bataille navale russo-turque durant la guerre de Crimée qui voit la victoire de la flotte russe venue bombarder les Ottomans à l'intérieur du port de Sinope. C'est l'une des dernières batailles navales de la marine à voile.

 

30 novembre 1870 : combat du plateau de Villiers. Le général Trochu afin de rompre l'encerclement de Paris par les Prussiens et de redonner courage aux Parisiens ordonne une sortie en direction de Champigny et Villiers. Le général Ducrot sort avec 80 000 hommes, franchit la Marne mais ne parvient pas à percer les lignes de la division du Wurtemberg solidement installée en défensive sur les hauteurs.

 

30 novembre 1939 : l'armée rouge attaque la Finlande. Des tirs d'artillerie sur le village de Mainila tuent 4 soldats soviétiques le 26 novembre. Moscou accuse immédiatement la Finlande et réclame un retrait de ses troupes de l'isthme de Carélie (à portée de canon de Leningrad). La Finlande propose le lendemain un retrait mutuel des troupes, mais l’URSS maintient ses accusations et dénonce unilatéralement le traité de non-agression russo-finnois de 1932. Le 30 novembre, 400 000 soviétiques envahissent la Finlande ; la guerre d'hiver débute. L’armée rouge va essuyer de nombreux revers face à la valeureuse petite armée finlandaise (250 000 hommes), bien préparée. La loi du nombre l’emportant, la Finlande finit par être vaincue, le 12 mars 1940.

Partager cet article

Repost0
27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 17:25
photo EMA

photo EMA

 

27/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 17 novembre 2015, à Miami, le contre-amiral Olivier Coupry - Commandant supérieur (COMSUP) des Forces armées aux Antilles (FAA), a rencontré le contre-amiral Scott Buschman - commandant du District Sevendes United States Coast Guards(USCG)*, dont la zone de responsabilité couvre la zone Caraïbe.

 

Le COMSUP a tout d’abord assisté au briefing opérationnel quotidien du District Sevendes USCG. Il était accompagné du chef du centre opérationnel des FAA, capitaine de vaisseau Xavier Larreur, de l’officier de liaison français intégré à la Joint Interagency Task Force South, du capitaine de frégate Jérôme Navarro et d’un représentant de la division de l’action de l’Etat en mer aux Antilles et du commissaire Pierre-Luc Duranson. Puis la délégation française et ses homologues américains des USCG ont évoqué les projets de renforcement de la coopération bilatérale franco-américaine dans la Caraïbe. Celle-ci porte sur la lutte contre l’ensemble des trafics illicites par voie maritime mais aussi sur la coordination des moyens en réponse aux incidents majeurs qui pourraient survenir en mer dans cette zone.

 

À l’issue de ces entretiens et après une visite de la station de Fort Lauderdale des USCG à Miami, plusieurs orientations ont été proposées afin d’améliorer la coopération opérationnelle entre les USCG et les FAA :

- l’intensification de la surveillance maritime et aérienne grâce aux nouveaux patrouilleurs des USCG affectés dans la zone et au soutien accru des aéronefs américains ;

- la coordination des programmes d’activité opérationnelle de nos unités pour optimiser la présence sur zone ;

-le renforcement du partage d’informations et d’expérience en amont et en aval des opérations de lutte contre le narcotrafic.

 

Les FAA garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Elles constituent un dispositif interarmées à dominante aéromaritime de premier plan sur le Théâtre Antilles-Guyane, en coordination avec les forces armées en Guyane (FAG). Les FAA conduisent trois missions principales : l’action de l’Etat en mer sous l’autorité du délégué du Gouvernement pour l’action de l’Etat en mer(DDG AEM) afin de combattre efficacement le narcotrafic en mer et de coordonner la mise en œuvre des plans d’urgence en mer, l’assistance aux populations en cas de catastrophe naturelle et la coopération internationale et inter-administration.

 

* L’United States Coast Guard (USCG) est un organisme fédéral américain dépendant du département de la sécurité intérieur, chargé d’assurer la surveillance, la protection et le sauvetage des personnes en détresse dans les eaux territoriales américaines. Les USCG ont trois missions principales dans la zone Caraïbes : la lutte contre l’immigration clandestine, la recherche et le sauvetage de personnes et la lutte contre le trafic de stupéfiants en mer.

photo EMA
photo EMA
photo EMA
photo EMA

photo EMA

Partager cet article

Repost0
27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 13:55
Logistique militaire : la Défense se réinvente une supply chain

Dans sa démarche, le projet militaire n’est pas différent des problématiques actuelles d’optimisation logistique de bout en bout des entreprises civiles, dont l’élément fondamental est le désilotage. photo MinDefFR

 

26.11.2015 Par Luc Battais wk-transport-logistique.fr

 

L’État-major des armées françaises s'est engagé dans une vaste refonte de la supply chain militaire. Un chantier colossal qui doit répondre aux nouveaux besoins des armées, très sollicitées sur tous les fronts. Décryptage.

 

Le chantier de refonte de la supply chain militaire mené l’État-major des armées françaises (EMA) depuis plusieurs mois couvre l’armée de l’Air, de Terre, la Marine nationale, les directions et les services. Les militaires, eux aussi, "désilotent".

Ce chantier mobilise une équipe projet de soixante spécialistes des armées, pilotée par le général de division Richard Bienfait (lire l'interview du général Bienfait : "Le projet supply chain est en réalité une refonte complète de la logistique des armées" - accès abonnés), assisté du lieutenant-colonel Stéphane Gauthier, avec l’appui du cabinet EY.


La fin de l'organisation en silo

Dans sa démarche, le projet militaire n’est pas différent des problématiques actuelles d’optimisation logistique de bout en bout des entreprises civiles, dont l’élément fondamental est le désilotage. Mais c’est une révolution copernicienne pour les trois armées françaises, longtemps habituées à disposer chacune de leur propre organisation, de leur territoire d’influence au sein du ministère de la Défense, sur la base de leur culture interne.

Plus précisément, s’agissant du chantier supply chain, c’est la continuation d’un mouvement de désilotage engagé au début des années 2000, notamment avec la création de la Structure intégrée de maintien en condition opérationnelle (MCO) des matériels aéronautiques du ministère de la Défense (Simmad), qui permet de mutualiser un certain nombre de fonctions de maintenance de tous les aéronefs de la Défense.


Pourquoi un changement de modèle ?

Le changement de modèle est guidé par la nécessité d'adapter l'organisation des armées à des missions qui ont évolué avec le nouvel état du monde et les nouvelles contraintes budgétaires. Les armées font la guerre plus souvent et plus loin, avec des matériels de plus en plus coûteux. Parallèlement, elles réinvestissent aussi le territoire national en réponse, notamment, aux attentats sur le sol français.


De multiples défis logistiques

Les questions de mise à niveau et d’harmonisation des process, des référentiels et des outils constituent partout ailleurs un corpus impressionnant de défis logistiques. Mais s’agissant des armées, les conditions actuelles de soutien à la préparation opérationnelle et à l’engagement lié aux cadres d’action des forces françaises créent un niveau de complexité sans égal dans l’organisation.

Le général Richard Bienfait explique : "Dans le domaine de la logistique, le ministre de la Défense a demandé au chef d’État-major des armées de lui proposer et de mettre en œuvre une nouvelle organisation permettant d’améliorer la disponibilité des parcs, de contenir la hausse des coûts de maintien en condition opérationnelle, de diminuer les coûts logistiques et d’optimiser la gestion des stocks tant dans le flux de rechanges que dans leurs modes d’entreposage. Bref, de repenser, selon une logique de bout en bout et de cohérence fonctionnelle, l’ensemble des chaînes de soutien des forces armées".

Le lieutenant-colonel Stéphane Gauthier, référent supply chain à l’État-major des armées, précise : "Au moins pour la logistique physique, tous les types de soutien sont concernés : maintenance des matériels (MCO), soutien du combattant, carburants, munitions, santé… Le projet couvre les processus de supply chain management et l’ensemble des problématiques liées à la logistique physique d’entreposage et d’acheminement, en métropole et hors des frontières nationales". (...)
 

Lire l'intégralité de cet article dans Logistiques Magazine n° 304 de novembre 2015 : "La Défense se réinvente une supply chain" (accès abonnés)

 

Consulter les autres articles du dossier "Supply chain militaire" (accès abonnés) :

> L'interview du Général Richard Bienfait : "Le projet supply chain est en réalité une refonte complète de la logistique des armées"

> Supply chain des matériels aéronautiques : "La Simmad: une mutation en plein décollage"

> La chaîne de distribution du fret banalisé : "Réforme du plan de transport terrestre"

> Reportage : "Moulins, fer de lance de l’armée de Terre"

> Métiers : "La formation, enjeu majeur pour la supply chain"

Partager cet article

Repost0
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 17:55
Sergent-chef Alexis Guarato - photo Armée de l'Air

Sergent-chef Alexis Guarato - photo Armée de l'Air

 

26/11/2015 Armée de l'air

 

Jeudi 26 novembre 2015, à Paris, le sergent-chef Alexis Guarato, membre du commando parachutiste de l’air n°10 (CPA 10) d’Orléans, est décédé des suites de ses blessures.

 

Le 13 octobre dernier, le véhicule des forces spéciales à bord duquel il se trouvait a sauté sur une mine dans une zone située au nord du Mali.

Grièvement blessé, il a immédiatement été pris en charge par les équipes médicales de premier secours avant d’être évacué vers Gao. Il a ensuite été rapatrié vers la France dans la nuit du 14 au 15 octobre 2015, pour recevoir des soins dans un hôpital militaire parisien.

Membre du CPA 10, il combattait, au sein des forces spéciales, les groupes armés terroristes qui cherchent à déstabiliser la bande sahélo-saharienne (BSS) et dont les actions menacent directement la sécurité de la France et des Français.

Il s’agit du quatrième militaire français mort en opération dans la BSS depuis le 1er août 2014.

 

L’armée de l’air adresse ses plus sincères condoléances à ses proches et s'associe à la peine de sa famille et de ses frères d'armes.

 

Biographie du sergent-chef Alexis Guarato (format pdf, 2 MB).

Partager cet article

Repost0
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 17:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

26/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

La situation sécuritaire tend à l’accalmie, y compris en province. Les opérations de sécurisation de la MINUSCA contribuent à contenir des pics de violence, en particulier dans les 3eet 5earrondissements de la capitale, où des tensions liées au banditisme perduraient cependant depuis plusieurs semaines. Les forces internationales restent particulièrement vigilantes sur l’évolution de la situation sécuritaire dans ces arrondissements.

 

Les 29 et 30 novembre prochains, le Pape François se rendra dans la capitale centrafricaine. La MINUSCA participera au dispositif de sécurité mis en place à l’occasion de la visite du Pape aux côtés des forces de sécurité intérieures. En qualité de force de réserve, la force Sangarisest associée à la planification de cet évènement sur le plan sécuritaire. Elle reste en mesure d’appuyer la MINUSCA – si nécessaire et en fonction des capacités dont elle dispose.

 

Rappels :

La force Sangaris est forte de 900 soldats.

Les composantes militaire et police de la MINUSACA permet à l’ONU de disposer d’un volume de près de 11 000 hommes en armes.

Partager cet article

Repost0
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 17:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

26/11/2015 Armée l'air

 

Les 21 et 22 novembre 2015, le général André Lanata, chef d'état-major de l'armée de l'air (CEMAA), s'est déplacé sur la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie pour rendre visite aux militaires déployés au profit l'opération Chammal. Il était accompagné du général de corps aérien Jean-Jacques Borel, commandant la défense aérienne et les opérations aériennes (COMDAOA).

 

À cette occasion le CEMAA est allé à la rencontre du personnel dans les différents services et ateliers de travail. Il s’est alors entretenu avec un grand nombre d’aviateurs, prenant le temps de les écouter et d'échanger avec eux. Les infrastructures, les missions aériennes, les capacités opérationnelles et humaines lui ont ensuite été présentées. À l’occasion d’une table ronde, le CEMAA a répondu aux interrogations des aviateurs. Sur le tarmac, il est allé accueillir les équipages d'une patrouille de Mirage 2000 qui venaient de délivrer une frappe, quelques minutes plus tôt, en appui aérien aux forces irakiennes.

 

Le général Lanata a salué le travail remarquable de l’ensemble du personnel, notamment depuis les attentats funestes du vendredi 13 novembre à Paris. En effet, la BAP a participé, avec ses six Mirage 2000, à l’intensification des raids contre Daech en Syrie. En parallèle, les équipages continuent de réaliser des missions de soutien aérien aux forces irakiennes engagées au contact direct de l’ennemi.

 

Le CEMAA est venu apporter tout son soutien et celui de l'armée de l'air aux militaires projetés qui constituent la première ligne de défense, le bras armé de la nation, face au groupe terroriste Daech. Il a d’ailleurs salué le niveau exceptionnel de performance et d'engagement des aviateurs dans l'opération Chammal. À la fin de son discours, la Marseillaise a été entonnée par l’ensemble des militaires avec une résonance toute particulière au lendemain des attentats parisiens.

photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

Partager cet article

Repost0
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 13:55
photo Assemblée nationale

photo Assemblée nationale


 

18.11.2015 Commission de la défense nationale et des forces armées - Compte rendu n° 17

 

Mme la présidente Patricia Adam. Monsieur le ministre, nous vous remercions pour votre présence à cette audition, qui se déroulera à huis-clos. Compte tenu de l’actualité, notre réunion sera écourtée, mais vous reviendrez vous exprimer devant la commission de la Défense.

 

Mme la présidente Élisabeth Guigou. Je vous remercie, monsieur le ministre, d’être à nouveau devant nous ce matin pour cette audition fermée à la presse.

Où en est-on de nos frappes sur Daech et de l’intensification de ces frappes, en Syrie comme en Irak – le cœur de l’organisation de l’État islamique ? Quelles cibles privilégions-nous ? Nos forces ont visé Raqqa, mais également, à la fin de la semaine dernière, les installations pétrolières et gazières.

Comment évolue la situation en Irak ? Daech a perdu Sinjar, qui constituait un verrou sur un axe de communication très important.

Le groupe aéronaval Charles de Gaulle est en route vers la région ; comment évoluera l’ensemble de notre dispositif militaire ?

Comment progresseront nos alliances avec les Américains et avec les Russes ? Par quelles voies essaie-t-on de renforcer la coopération pour arriver à organiser cette grande coalition que le Président de la République a appelée de ses vœux en s’exprimant devant le Congrès ?

Enfin, qu’avez-vous demandé aux Européens, mardi matin, à Bruxelles ? Que sont-ils disposés à nous donner ?

 

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Compte tenu des événements qui ont lieu en ce moment même, je serai bref.

Je voudrais tout d’abord saluer l’effort du personnel médical de la défense. Hier, je me suis rendu à l’hôpital Bégin ; tout à l’heure, j’irai à Percy. Les hôpitaux militaires, et le service de santé des armées (SSA) dans son ensemble, sont extrêmement mobilisés pendant cette période. Ils ont reçu une soixantaine de blessés, dont dix-huit en urgence absolue, et ont fait preuve d’un grand sang-froid et d’une parfaite complémentarité avec l’ensemble des services publics. Ils ont également déployé un soutien médico-psychologique d’une grande qualité. Le personnel médical que j’ai rencontré à Bégin – et il en ira certainement de même à Percy – a le sentiment de se retrouver sur un théâtre d’opérations et de pratiquer la chirurgie de guerre. L’expérience que nos équipes de santé ont acquise sur les théâtres extérieurs a donc été mise à profit, y compris en matière de soutien médico-psychologique. Cette action de la défense ne doit pas être passée sous silence.

Ce sont également les services de la défense qui ont mis en place le lieu unique d’accueil des familles des victimes à l’École militaire, dédié entre autres à l’accompagnement psychologique et aux mesures d’urgence. J’ai eu l’occasion de m’y rendre pour remercier ceux qui y travaillent et qui tiennent une posture difficile, dans la tourmente qui suivit immédiatement les attaques.

Enfin, le ministère de la Défense sera directement concerné par l’organisation du soutien aux victimes et à leurs proches dans la durée, par le biais de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG), qui traitera la reconnaissance du statut de « victime du terrorisme ». Il est important que vos deux commissions en soient informées.

Quelques mots maintenant sur le théâtre intérieur. Les mesures de protection du territoire national liées à l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) obligent les armées à mobiliser en permanence 7 000 hommes – c’était le cas avant les événements du vendredi dernier – et à monter jusqu’à 10 000 sur demande du président de la République. Depuis hier soir, ce sont bien 10 000 militaires qui sont déployés sur le territoire national : 5 000 à Paris, qui seront renforcés d’ici samedi par 1 500 supplémentaires, les autres à la disposition des préfets et du ministère de l’Intérieur sur le reste du territoire. C’est une mobilisation majeure, qui se déroule dans les meilleures conditions possibles, les forces armées faisant preuve d’une grande disponibilité, d’un véritable professionnalisme et d’un sang-froid exemplaire. C’est au sang-froid et à l’attention que le commandement et moi-même appelons avant tout nos soldats. Ils les manifestent en ce moment même, puisque des militaires, à la demande de la préfecture de police, sécurisent et appuient l’opération contre une cellule terroriste qui est en cours à Saint-Denis. Cette mobilisation se poursuivra dans la durée.

En matière d’opérations extérieures, nous poursuivons nos frappes aériennes. Cette nuit, dix chasseurs ont été mobilisés. Les installations pétrolières avaient été visées antérieurement ; les trois séries de frappes que nous avons effectuées ces trois dernières nuits visaient toutes Raqqa, ciblant essentiellement les centres d’entraînement et de commandement. Nous avons concentré notre action avec des frappes massives ; chaque raid aérien avait deux cibles, et dans chaque cas, les cibles ont été touchées. Nous poursuivrons cette action. Le porte-avions Charles de Gaulle, qui part aujourd’hui pour la Méditerranée orientale, nous permettra de disposer de vingt-quatre chasseurs de plus. Dans quelques jours, nous aurons donc une force d’intervention de trente-six avions de chasse, ce qui commence à être significatif.

Depuis quelques jours – avant même les attentats –, la situation en Irak évolue dans un sens favorable à la coalition. Deux événements majeurs y contribuent : la prise de Baïji, jusqu’à présent occupée par Daech, et celle, symbolique, de Sinjar – ville marquée par la tragédie des Yézidis, il y a dix-huit mois. Sinjar a été reprise par les forces kurdes et irakiennes, et Baïji par les forces irakiennes. La prise de Sinjar se traduit aussi par la rupture de la voie de communication entre Mossoul et Raqqa, essentielle à la circulation interne de Daech ; elle est donc potentiellement préjudiciable à la logistique de l’organisation. Ces actions ont été menées au sol par les troupes kurdes et irakiennes avec l’appui aérien des forces de la coalition, y compris françaises.

Nous avons constaté une évolution significative de la position américaine dans sa relation avec nos armées. Lundi matin, j’ai reçu James R. Clapper, le directeur du renseignement national américain ; sur ordre du président Obama, nous sommes maintenant, avec les Américains, à livre ouvert en matière de renseignement militaire ; pour la première fois, sur l’Irak et la Syrie, nous atteignons un niveau d’échange de renseignement avec les américains équivalent à celui des Five Eyes. L’accord que nous avons signé se concrétise immédiatement par une augmentation de notre capacité d’action. Il faut également noter l’assouplissement de certaines règles d’engagement américaines qui rend possible l’activation de cibles auparavant négligées. Je vous avais parlé, en commission de la Défense, des files de camions attendant de se charger en pétrole pour aller le vendre au marché noir, que personne n’était autorisé à frapper en raison du risque de dégâts collatéraux. On pouvait pourtant suivre des principes de bon sens : par exemple, envoyer des tracts prévenant la population, puis frapper. Les nouvelles règles autorisent désormais l’armée américaine à le faire. Soulignons donc cette évolution vers davantage de transparence dans l’échange de renseignements militaires et une inflexion significative de la détermination des États-Unis.

S’agissant des Russes, il faut distinguer deux informations. Premièrement, dans la mesure où notre groupe aéronaval va se positionner en Méditerranée orientale où stationne déjà un groupe naval russe, nous avons un contact pour éviter les frictions dans l’espace aérien. Pris au plus haut niveau, ce contact va maintenant se décliner pratiquement en mer. Deuxièmement, le président de la République a souhaité rencontrer le président Poutine pour envisager une approche commune contre Daech ; mais à l’heure actuelle, rien n’est encore décidé.

En ce qui concerne la relation avec l’Union européenne, à la réunion des ministres de la Défense qui s’est tenue hier matin, conformément à l’annonce faite par le président de la République dans son discours au Congrès, j’ai fait activer l’article 42-7 du traité de Lisbonne qui stipule : « Au cas où un État membre serait l’objet d’une agression armée sur son territoire, les autres États membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir, conformément à l’article 51 de la charte des Nations unies. Cela n’affecte pas le caractère spécifique de la politique de sécurité et de défense de certains États membres. Les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, qui reste, pour les États qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en œuvre. » La mise en jeu de cet article, sujet central de la réunion, a été approuvée par l’ensemble des États membres ; nous entrons donc en discussion avec chacun d’entre eux pour envisager leur participation à nos opérations, au Levant ou sur d’autres théâtres, pour soulager l’effort de la France. Tous les pays ont pris l’engagement solennel de le faire, et nous ne doutons pas qu’ils le tiendront.

Enfin, s’agissant de notre potentiel militaire, le président de la République a annoncé l’annulation de toute déflation, d’ici 2019, au profit des unités opérationnelles, du renseignement et de la cyberdéfense. Nous avons commencé le travail pour traduire ces décisions dans les faits. Il a également annoncé qu’il fallait développer les réserves comme socle d’une future garde nationale ; nous allons immédiatement engager ce chantier. J’avais déjà déclaré, dans le cadre de l’actualisation de la LPM, qu’il nous fallait passer de vingt-huit à quarante mille hommes ; à partir des orientations données hier par le président de la République, nous mettrons ce processus en œuvre le plus rapidement possible.

 

M. Philippe Nauche. Monsieur le ministre, merci pour ce point sur la situation. Comment, selon vos services, pourrons-nous coopérer avec les Russes en matière de frappes ? Aujourd’hui, les alliés – groupés autour de la France et des États-Unis – coordonnent leur action ; le ferons-nous demain avec la Russie, on bien nous contenterons-nous d’éviter les interférences fâcheuses ?

S’agissant de l’opération Sentinelle, le commandant des forces terrestres nous a confié hier en audition que les militaires souhaitaient – pour travailler davantage comme des militaires – que la posture statique aujourd’hui employée fasse place à une posture dynamique permettant de mieux couvrir le terrain et d’obtenir de meilleurs résultats. Une telle évolution des modalités opérationnelles de l’opération Sentinelle est-elle envisagée dans les discussions entre le ministère de la Défense et le ministère de l’Intérieur ?

 

Mme Valérie Fourneyron. Monsieur le ministre, je m’associe à vos propos sur la qualité du personnel médical de nos hôpitaux militaires, qui dispose malheureusement d’une grande expérience professionnelle en matière de blessures de guerre.

Aujourd’hui, les trente à quarante mille terroristes de Daech viennent de subir d’importants revers, à Raqqa, à Sinjar et à Baïji ; mais quelle est la situation de Daech en Libye ?

Pouvez-vous expliciter les engagements sollicités de la part de nos partenaires européens dans le cadre de l’article 42-7, qui n’avait jamais été utilisé ?

 

M. Philippe Vitel. La zone kurde est très proche de nos zones d’intervention. La Turquie tient une position ambiguë dans cette crise ; où en sont nos relations avec les Turcs, et quelle coopération militaire développons-nous avec eux ?

Le groupe aéronaval parti en Méditerrané orientale permettra de tripler nos capacités militaires ; il représente, de surcroît, un outil diplomatique important. Malheureusement, ce porte-avions sera indisponible pendant dix-huit mois en 2017 et 2018. Compte tenu de l’actualité, envisagez-vous de reporter l’indisponibilité périodique pour entretien et réparations (IPER) du Charles de Gaulle ? N’est-ce pas le bon moment pour vraiment envisager, à long terme, la construction de son petit frère ?

 

M. Meyer Habib. Alors que nous menons une guerre absolue contre Daech et les islamistes, le président de la République, dans son discours, n’a évoqué que les frappes aériennes. Or le chef d’état-major que nous avons auditionné il y a quelques mois, tout comme beaucoup d’experts israéliens, estiment que seules des forces terrestres permettraient de gagner cette bataille. Il ne s’agit pas forcément d’envoyer sur place des milliers d’hommes, mais au moins quelques-uns, ponctuellement. Cette idée semble pourtant exclue ; qu’en est-il ?

C’est une excellente nouvelle que nous soyons en contact avec la Russie et nous préparions à collaborer avec elle ; mais je fais une immense différence entre ce pays et l’Iran. Dans nos attaques, nous cantonnerons-nous uniquement à Daech ? Qu’en est-il des zones occupées par l’armée syrienne d’Assad ?

 

M. le ministre. En ce qui concerne la Russie, Monsieur Nauche, seuls les faits – même s’ils sont aujourd’hui sinistres – doivent parler. À la suite de l’attentat, commandité par Daech, dont a été victime l’avion russe, ce pays a paru se livrer à une longue interrogation. Hier, des missiles de croisière russes ont frappé Daech à Raqqa. Il s’agit peut-être d’une nouvelle posture militaire ; en effet, contrairement à certains propos, nos services de renseignement – notamment la direction du renseignement militaire (DRM) – montraient très bien que depuis le début de l’intervention russe, 80 % des frappes étaient orientées contre les insurgés qui se battaient contre Bachar el-Assad, l’espace territorial occupé par l’armée terroriste restant, pour sa part, relativement préservé. Ce n’est plus le cas désormais. Pour le reste, la discussion aura lieu au plus haut niveau dans les jours qui viennent. Pour l’instant, nous échangeons les informations sur le positionnement de nos deux groupes navals et aéronavals pour éviter toute complication ou interférence.

Pour ce qui est de la posture statique ou dynamique des militaires engagés dans l’opération Sentinelle, nous sommes conscients de la situation. Après les attentats de janvier, nous avons dû adopter des postures statiques afin de protéger des sites sensibles et particulièrement visés. Désormais, il s’agit d’allier le statique au dynamique. Les forces nouvelles de la défense qui viennent d’arriver hier seront donc davantage orientées vers la patrouille, la présence et la mobilité ; mais, dans certains cas, le stationnement fixe reste nécessaire. La posture mobile est d’ores et déjà active dans plusieurs arrondissements parisiens.

Madame Fourneyron, Daech dispose actuellement de quelque trente-cinq ou quarante mille combattants, parmi lesquels entre dix et quinze mille – vraisemblablement treize mille – combattants étrangers : Français, Tchétchènes, Tunisiens, Saoudiens… Ce chiffre est énorme. La vocation de ces recrues n’est manifestement pas que d’assurer la sécurité de l’État islamique en constitution, mais aussi de former des acteurs visant à provoquer des attentats. Daech a opéré contre la France – on le sait douloureusement –, mais également contre la Russie, l’Égypte, la Turquie, la Tunisie et le Liban. Il a failli opérer contre la Belgique. Face à cet adversaire immonde, il est nécessaire de créer une grande coalition. Selon nos estimations, il y a aujourd’hui en Syrie environ dix mille insurgés « verts », auxquels on peut fournir de l’armement en toute sécurité ; ils se concentrent essentiellement dans la région d’Alep et au sud du pays. Jabhat al-Nosra représente entre quinze et vingt mille combattants. À côté, il y a une masse d’insurgés – quelque soixante-dix mille – groupés en katibas réparties sur le territoire, qui se parlent entre eux, dont quelques-uns sont radicalisés, mais qui peuvent demain servir d’éléments de reconstitution d’une force. Cette masse peut un jour être utile, mais pour l’instant nous constatons la division de ces groupes, ce qui rend diffcile la discussion.

En Libye, après avoir pris Syrte, Daech tente de progresser vers le sud, grâce au ralliement de certaines tribus prises dans le conflit entre Tobrouk et Tripoli, mais aussi grâce à la présence de combattants étrangers – notamment Tunisiens – venus de Syrie. Leur nombre est aujourd’hui relativement limité ; on ne compte pas de Français dans leurs rangs. Au-delà de ce que la communauté internationale fait en Syrie, il est extrêmement important que le processus politique en Libye progresse très rapidement. Sa lenteur – que le remplacement de M. Bernardino Leon par M. Martin Kobler au poste d’émissaire de l’ONU ne fait qu’accentuer – me préoccupe depuis longtemps. C’est le sujet important de demain.

Comment s’appliquera l’article 42-7 ? Pour chaque pays, je regarde ce qu’il peut nous apporter, en fonction de ses moyens et de ses contraintes juridiques et politiques. Ainsi, l’Allemagne pourrait nous aider à alléger certains de nos engagements vis-à-vis des missions de l’ONU. La Slovaquie ne pourra pas faire un effort de cette ampleur, mais apportera une aide en matière de logistique ou de transport tactique. C’est une avancée considérable, et vu la solennité avec laquelle tous les ministres se sont exprimés hier – beaucoup l’ont d’ailleurs fait en français, en signe de solidarité –, je pense que les promesses seront honorées. Après, il faudra en tirer les conclusions qui s’imposeront, mais pour l’instant, j’attends les engagements concrets.

Monsieur Habib, dans le cadre de notre combat contre Daech, il nous faut établir une stratégie globale. L’envoi des forces aériennes françaises en est une composante importante, mais il est clair que cette stratégie doit intégrer une présence au sol. Cependant, il ne s’agit pas automatiquement d’une présence au sol française. Le bon chemin est celui que nous empruntons en Irak : ce sont les forces locales qui reconquièrent leur patrie avec l’appui aérien de la coalition, qui détruit les bastions essentiels de Daech et fournit une aide en matière de formation et de renseignement. Les combats au sol sont déjà une réalité : les Kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) se sont battus pour préserver Kobané et sont maintenant à l’offensive. C’est dans cette stratégie globale qu’il faut appréhender l’indispensable intervention au sol, qui pourra d’ailleurs impliquer des acteurs autres que ceux aujourd’hui présents sur le territoire syrien. Des pays voisins peuvent ainsi y contribuer dans le cadre d’une approche commune internationale.

Pour ce qui est de votre deuxième question, la Russie n’est en effet pas l’Iran. La présence iranienne est réelle en Syrie ; il est délicat d’avancer des chiffres car il faudrait mesurer la part du Hezbollah et celle des autres combattants. Nous n’avons pas encore traité ce problème. La situation nécessitera une solution politique, et nous avons toujours dit que l’Iran devait au final être présent à la table des négociations. Mais aujourd’hui, c’est le changement de la posture russe qui constitue l’élément nouveau. La position de ce pays évoluera, j’espère, au fur et à mesure des contacts, notamment à l’occasion de la rencontre entre le président Hollande et le président Poutine.

Monsieur Vitel, nous avons déjà reporté l’IPER du Charles de Gaulle aux dates que vous avez indiquées. On verra plus tard s’il faut ou non, et si l’on peut prolonger ce report. Le groupe aéronaval part ce matin et sera en posture sur zone en Méditerranée orientale dans quelques jours ; ensuite, il ira dans le Golfe où il restera jusqu’au mois de mars 2016. Il s’agit donc d’une présence particulièrement longue. L’idée de construire un deuxième porte-avions n’est pas à l’ordre du jour, concentrons-nous sur l’effort présent, il sera toujours temps de voir la suite le moment venu. Notre collaboration future avec les Britanniques peut également apporter des solutions dans ce domaine.

Enfin, avec la Turquie, nous avons pour l’instant des relations de coopération militaire classique, assez développées puisque ce pays est membre de l’Alliance. Nous collaborons notamment de manière étroite dans le domaine des renseignements ; mais à ce jour, nous n’avons pas de coordination militaire. Je ne peux pas en parler aujourd’hui, mais la question de la position turque se posera très prochainement, en rapport avec l’évolution des combats en Syrie.

 

M. Pierre Lellouche. Nous sommes satisfaits de voir que depuis le drame de ce week-end, la diplomatie de la France a quitté l’impasse de la position « ni ni » – ni Daech ni Assad – où elle se trouvait, et que notre pays commence à réunir une coalition pour travailler sérieusement sur un plan militaire dans la région.

Prévoyez-vous d’entamer des discussions en matière de renseignement avec le gouvernement de Bachar el-Assad ? Il est fondamental de remédier à ce point aveugle si l’on veut réduire le risque terroriste en France.

Sur le terrain, ce sont surtout les Kurdes syriens et irakiens qui se battent contre Daech. Nous avons un début de présence au Kurdistan ; pouvez-vous nous dire si vous comptez la renforcer ? En effet, ces combattants ont besoin de tout.

Enfin, au risque de déplaire à Meyer Habib, envisagez-vous de travailler avec d’autres acteurs qui se battent sur le terrain, à savoir les forces du Hezbollah, alliées de l’Iran ? Les Iraniens, les Syriens et les Kurdes affrontent aujourd’hui Daech au sol ; il est bon de renforcer nos bombardements, mais nous ne pourrons pas nettoyer le secteur sans soutenir les opérations terrestres.

 

Mme Marie Récalde. Monsieur le ministre, merci de vous exprimer devant la représentation nationale jusque dans les moments les plus tendus.

Dans son intervention devant le Congrès, le président de la République a annoncé des mesures fortes, à la hauteur du défi qui attend notre pays dans la lutte contre l’obscurantisme. Le combat sera long, la menace va durer, et la lutte également. Dans un contexte où l’action se mène sur tous les fronts – la défense de l’avant et celle de l’arrière –, nos armées sont et seront de plus en plus sollicitées. En conséquence, le président de la République a annoncé qu’il n’y aurait aucune diminution d’effectifs dans la défense d’ici 2019 ; vous l’avez confirmé. Ces décisions engendreront des dépenses supplémentaires, mais – le président l’a dit – le pacte de sécurité l’emporte sur le pacte de stabilité. Vous avez affirmé avoir obtenu, pour la première fois, l’engagement de nos partenaires européens. Des efforts sans précédent ont déjà été consentis dans le cadre de la trajectoire initiale de la LPM, puis de son actualisation votée il y a peu. Les décisions annoncées nécessiteront-elles une nouvelle actualisation de la LPM ?

 

M. le ministre. Madame Récalde, oui, bien sûr. A priori, je n’ai pas l’intention de modifier la trajectoire d’effectifs globale en 2016, sauf pour la réserve, car les recrutements de l’armée de terre montent en puissance et il ne faut pas étouffer notre capacité d’intégration. En revanche, pour 2017, 2018 et 2019, il faut nous préparer aux conséquences de la non-déflation des effectifs. Pour acter les engagements financiers consécutifs à cette décision, il faudra évidemment actualiser la LPM ; on verra à quel moment nous le ferons.

Monsieur Lellouche, la coopération avec les Kurdes représente un des axes de notre politique. Nous la menons avec succès à Erbil, dans le Kurdistan irakien, où nos forces spéciales forment les combattants, permettant les victoires remportées contre Daech, y compris à Sinjar.

 

M. Pierre Lellouche. On parle de missiles antichars…

 

M. le ministre. Nous armons les Kurdes irakiens. Nous avons également une attitude positive à l’égard des Kurdes de l’YPG qui sont en première ligne, et nous poursuivrons sur cette voie.

Nous ne voulons pas parler avec Bachar el-Assad ; cette posture est maintenue.

 

M. Jacques Myard. C’est donc une posture !

 

M. le ministre. C’est une position. La posture est un terme militaire ; la position renvoie à la politique et à la diplomatie. Nous sommes ouverts à une discussion avec les Russes sur ce sujet, mais elle doit être précédée de pourparlers politiques, d’ores et déjà prévus. Quant au Hezbollah, pour l’instant, nous n’envisageons pas de coopérer avec ce mouvement qui mène aussi des actions terroristes à l’extérieur.

 

Mme la présidente Patricia Adam. Monsieur le ministre, nous vous remercions.

 

Mme la présidente Élisabeth Guigou. Merci.

La séance est levée à neuf heures trente.

*

* *

Membres présents ou excusés

Présents. - Mme Patricia Adam, Mme Sylvie Andrieux, M. Olivier Audibert Troin, M. Nicolas Bays, M. Daniel Boisserie, M. Malek Boutih, M. Jean-Jacques Bridey, Mme Isabelle Bruneau, M. Jean-Jacques Candelier, Mme Nathalie Chabanne, M. Guy Chambefort, M. Jean-David Ciot, M. David Comet, Mme Catherine Coutelle, M. Guy Delcourt, Mme Marianne Dubois, Mme Geneviève Fioraso, M. Yves Foulon, M. Sauveur Gandolfi-Scheit, Mme Geneviève Gosselin-Fleury, M. Serge Grouard, Mme Edith Gueugneau, M. Christophe Guilloteau, M. Francis Hillmeyer, M. Laurent Kalinowski, M. Patrick Labaune, M. Marc Laffineur, M. Jacques Lamblin, M. François Lamy, M. Charles de La Verpillière, M. Gilbert Le Bris, M. Jean-Yves Le Déaut, M. Christophe Léonard, M. Jean-Pierre Maggi, M. Alain Marleix, M. Alain Marty, M. Damien Meslot, M. Philippe Meunier, M. Jacques Moignard, M. Alain Moyne-Bressand, M. Philippe Nauche, Mme Nathalie Nieson, M. Joaquim Pueyo, Mme Marie Récalde, M. Eduardo Rihan Cypel, M. Thierry Solère, M. Jean-Michel Villaumé, M. Philippe Vitel, M. Michel Voisin

Excusés. - Mme Danielle Auroi, M. Claude Bartolone, M. Philippe Briand, M. Laurent Cathala, M. Lucien Degauchy, Mme Carole Delga, M. Philippe Folliot, M. Éric Jalton, M. Frédéric Lefebvre, M. Bruno Le Roux, M. Alain Rousset

Assistaient également à la réunion. - Mme Geneviève Gaillard, M. Jean-François Lamour

 

Télécharger Audition, commune avec la commission des Affaires étrangères, de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense

Partager cet article

Repost0
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 13:55
La caméra sur puce infrarouge cryogénique à la fin de la thèse - credits : ONERA

La caméra sur puce infrarouge cryogénique à la fin de la thèse - credits : ONERA

 

 

25.11.2015 - ONERA - Photonique

 

Florence de la Barrière, ex-doctorante de l'Onera, a développé lors de sa thèse une caméra sur puce infrarouge extrêmement compacte, à très grand champ d'observation. Elle vient de recevoir le prix du Triangle de la Physique pour ses travaux.

 

Florence de la Barrière a reçu le 20 novembre 2015  l’un des douze prix du Triangle de la Physique*. La jeune chercheuse, qui a soutenu sa thèse** sur un sujet de photonique en 2012 avait reçu le prix des doctorants 2012 de l’Onera, puis le prix ParisTech  2013.

Les travaux de Florence de la Barrière ont été poursuivis à l'Onera dans le cadre d'un programme financé par la Direction générale de l'armement. Le concept de caméra sur puce a été ainsi adapté à un détecteur infrarouge cryogénique commercialisé par Sofradir pour aboutir à un prototype à un stade pré-industriel.

Réduire le volume des imageurs permettra, à terme, de les embarquer sur des drones pour l'imagerie aéroportée. De plus, l'architecture optique de ce démonstrateur ouvre la voie à de nouvelles générations de caméras infrarouges avec fonctions optiques intégrées, telles que l’imagerie multispectrale ou l’imagerie 3D.

 

* Le Triangle de la Physique est un réseau thématique en sciences physiques. Il rassemble des équipes de recherche du triangle Palaiseau-Orsay-Saclay. 

** Titre de la thèse : Vers l'intégration de fonctions d'imagerie sur le plan focal infrarouge. Application à la conception et à la réalisation d'une caméra sur puce infrarouge cryogénique.

 

Voir aussi :

Partager cet article

Repost0
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 13:55
« Haussons la garde à la hauteur de l’adversaire »

 

26/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le général d’armée Pierre de Villiers était auditionné mercredi par les membres de la commission de la Défense et des forces armées de l’Assemblée Nationale.

 

Cette audition portait sur l’engagement des armées dans la protection du territoire national, ainsi que sur le combat mené en Syrie contre Daech dans le cadre de « la Défense de l’avant ». Elle donc permis de mettre en avant le lien étroit qui existe entre la sécurité intérieure  et la sécurité extérieure.

 

Après avoir décrit la réalité de la menace, le chef d’état-major des armées  a souligné toute la pertinence du choix de disposer d’un modèle d’armée complet qui permet aujourd’hui de répondre à des menaces multiformes. Après avoir demandé de « rester unis derrière les hommes et les femmes qui risquent leur vie, sous l’uniforme, pour défendre la France et les Français », il  a insisté sur la nécessaire adéquation entre missions et moyens.

 

« Haussons la garde à la hauteur de l’adversaire. Restons vigilants quant aux moyens qui sont donnés à nos armées. Restons unis derrière les hommes et les femmes qui risquent leur vie, sous l’uniforme de nos armées, pour défendre la France et les Français. »

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories