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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 12:55
Biomédecine : 100e ouverture de terrain militaire

 

20/11/2015 Armée de l'air

 

C’est cette semaine qu’a eu lieu la centième demande d’ouverture de terrain militaire dans le cadre de la mission de biomédecine. Forte du succès de cette mission au profit du ministère de la Santé, l’armée de l’air a doublé sa contribution par rapport à l’année 2014

 

L’agence de biomédecine sollicite régulièrement des ouvertures de terrains militaires dans le cadre de transports de greffons par voie aérienne. Ces derniers sont acheminés par des compagnies d’aviation privées mandatées par l’agence de biomédecine.

 

Parmi les acteurs de cette chaîne vitale, deux unités du commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes: le centre opérationnel de l’armée de l’air et le centre national des opérations aériennes. Elles travaillent ensemble pour ouvrir le terrain militaire adéquat et faire en sorte que l’appareil transportant le greffon puisse se poser dans les délais impartis.

 

En constante augmentation cette année, le nombre de missions au profit de l’agence de biomédecine a dépassé le nombre de 100. Ce chiffre record est en partie dû à la fermeture de l’activité civile en heures non ouvrables sur l’aéroport de Tours Val de Loire, terrain préférentiel (avec Villacoublay) pour les transferts d’organes depuis la fermeture de la base aérienne de Dijon.

 

Du prélèvement du greffon à sa transplantation, l’ensemble des acteurs de cette chaîne de vie n’a que quelques heures pour procéder à la greffe des organes prélevés. En effet, la durée maximale de vie d’un cœur est de seulement quatre heures, celle  d’un poumon de huit heures.

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 12:55
Remise du carnet d’inspection du général Delfino au régiment de chasse 2/30 "Normandie-Niemen"

Remise du carnet d’inspection du général Delfino au régiment de chasse 2/30 "Normandie-Niemen"

 

20/11/2015 Armée de l'air

 

Le « Normandie-Niemen » reçoit le carnet d’inspection du général Louis Delfino.

 

Vendredi 13 novembre 2015. Salle traditions du régiment de chasse 2/30 « Normandie-Niemen ». L’instant est solennel. Mme Catherine Delfino, fille du général Louis Delfino, a remis le carnet d’inspection de son père au lieutenant-colonel Patrick Bryant, commandant le régiment de chasse 2/30 « Normandie-Niemen ». Elle était accompagnée de M. Jean-Marc Giaume, conseiller municipal de la ville de Nice.

 

« C’est un livre empreint d’émotions pour les proches du général Delfino. Il retrace des moments très forts de sa carrière. Au fil des pages, nous apercevons des témoignages de hautes autorités militaires ou encore des photos », confie le capitaine François, de la cellule traditions. Ce livre a désormais sa place sur l’ancien bureau du général Delfino, dans la salle traditions du « Normandie-Niemen ».

 

Note RP Defense: voir Biographie de Louis Delfino

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 12:20
Le Conseil de sécurité (photo Amanda Voisard - archives ONU)

Le Conseil de sécurité (photo Amanda Voisard - archives ONU)

 

20 novembre 2015 – source ONU

 

A la suite de récents attentats sanglants à Paris et à Beyrouth notamment, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté vendredi une résolution dans laquelle il appelle tous les Etats qui le peuvent à lutter contre l'Etat islamique d'Iraq et du Levant (EIIL), aussi appelé Daech.

Dans cette résolution, proposée par la France et adoptée à l'unanimité de ses 15 membres, le Conseil « demande aux Etats qui ont la capacité de le faire de prendre toutes les mesures nécessaires, (…) sur le territoire se trouvant sous le contrôle de l'EIIL, également connu sous le nom de Daech, en Syrie et en Iraq, (…) pour redoubler d'efforts et coordonner leur action en vue de prévenir et de mettre un terme aux actes de terrorisme commis en particulier » par ce groupe, « ainsi que par le Front el-Nosra et tous les autres individus, groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaïda ».

Il les invite également à « éliminer le sanctuaire qu'ils ont créé sur une grande partie des territoires de l'Iraq et de la Syrie ».

Il engage les Etats membres à « intensifier leurs efforts pour endiguer le flux de combattants terroristes étrangers qui se rendent en Iraq et en Syrie et empêcher et éliminer le financement du terrorisme ».

Le Conseil « condamne sans équivoque dans les termes les plus forts les épouvantables attentats terroristes commis qui ont été commis par l'EIIL (…) le 26 juin 2015 à Sousse, le 10 octobre 2015 à Ankara, le 31 octobre 2015 au-dessus du Sinaï, le 12 novembre 2015 à Beyrouth et le 13 novembre 2015 à Paris, et tous les autres attentats commis par l'EIIL, y compris les prises d'otages et les assassinats ».

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 11:55
 photo ECPAD

photo ECPAD

 

20/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Aujourd’hui, la force Sentinelle est constituée de 10 000 soldats - dont 6 500 en Ile-de-France et 3 500 en province. Au total, 50 unités de l’armée de terre ont été mises à contribution pour participer à cet effort. Retour sur cette montée en puissance.

 

Dans la nuit du 13 novembre 2015, l’armée a immédiatement renforcé les dispositifs sécuritaires des forces de sécurité intérieure (FSI) sur les sites frappés par les attentats terroristes. Dans les 48 heures qui ont suivi les attentats, 1000 hommes sont venus renforcer le dispositif Sentinelle d’Ile de France. Puis en 72 heures, 2000 hommes supplémentaires portent les effectifs déployés en France à 10 000 hommes. En région parisienne, l’arrivée de ces renforts porte à 150 le nombre d’unités militaires déployées. Elles sécurisent plus de 350 lieux – en appui des FSI. En province, la vigilance reste maintenue et le 20 novembre, 500 hommes ont renforcé les 3 000 soldats déjà en place. Lancée à la suite des attentats survenus à Paris les 7, 8 et 9 janvier 2015, l’opération Sentinelle vise à protéger les Français et sécuriser, en appui des FSI, les sites les plus sensibles à Paris et en province.

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 11:55
Les Malouins de Tecknisolar jettent un coup de froid avec leur "absorbeur thermique"


.11.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Un de mes coups de cœur du salon Minipol 2015 va aux ingénieux Malouins de Tecknisolar, la société de Pascal Barguirdjian.

Cette année, Tecknisolar présente un « absorbeur thermique » qui devrait faire un tabac chez les militaires et dans les unités d’intervention. Ce produit est l’aboutissement de deux ans de recherche ; il a été finalisé il y a deux mois.

Réalisé en résines végétales, ce tissu atténue les émissions de chaleur émise par les corps et les moteurs. Il permet d’échapper aux appareils de vision infra-rouge (lunettes et caméras thermiques). La photo ci-dessus montre une l'image prise par une caméra thermique et l'occultation par un carré d''absorbeur de la tête du collaborateur de la société au second plan. Plusieurs vidéos prises lors de tests (certains réalisés par le 13e RDP) attestent des qualités du produit.

Selon Pascal Barguirdjian, cette matière permet de réaliser des treillis et combinaisons pour les militaires et forces spéciales, des couvertures, de la toile pour des tentes, des housses capables de recouvrir un véhicule.

Le recours aux résines végétales a aussi permis à Tecknisolar de produire un tissu qui protège des contaminations bactériologiques et qui pourrait donc devenir indispensable aux personnels soignants opérant dans des zones touchées par des épidémies virulentes.

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 11:50
Circaète 2015 : exercice international de défense aérienne

 

20/11/2015 Armée de l'air

 

Le 11 novembre 2015 la Tunisie a accueilli l’exercice international de défense aérienne.

 

Pour cette édition 2015, la Tunisie a conduit l’exercice international de défense aérienne « Circaète » depuis la base aérienne « El Aouina » (Tunis). Cet exercice de sûreté aérienne de l’Initiative 5+5 de défense (voir encadré) a pour objectif de coordonner les actions contre une menace aérienne non militaire de type « Renegade » dans l’espace de la Méditerranée occidentale. Pour ce faire, les pays de l’initiative mènent des interceptions de l’avion classifié « Renegade » dans leurs espaces aériens respectifs ; les nations européennes, quant à elles, mettent en application leurs accords transfrontaliers.

 

Scénario

Un C130 tunisien a joué le rôle de plastron. Les patrouilles opérationnelles des différents pays survolés (Tunisie, Algérie, France, et Italie) se sont ainsi entraînées à son interception. Lors du survol de la France, la permanence opérationnelle de la base aérienne 115 d’Orange a fait décoller un Mirage 2000. Le chasseur français a été relevé par un Eurofighter italien au-dessus de l’Italie.

L’exercice « Circaète » a, une fois de plus, permis de conforter la confiance mutuelle entre les pays participants et de démontrer l’existence d’un réseau pérenne de surveillance et d’alerte avancée en Méditerranée.

 

L’initiative 5+5 de Défense késaco ?

L’initiative 5+5 de Défense, créée en 2004 par les ministres de la Défense de cinq pays du Maghreb (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie) et de cinq pays de l’Union européenne (Espagne, France, Italie, Malte et Portugal), vise à renforcer le dialogue, la sécurité et la stabilité en Méditerranée occidentale.

L’exercice « Circaète » est la concrétisation de cette initiative et met plus particulièrement en œuvre les coordinations et les procédures en matière de lutte contre une menace aérienne terroriste.

 

Quelques évolutions

Cet exercice multinational a été mis en place en 2007 sous le nom de « AIR 2007 ». Il porte aujourd’hui le nom de « Circaète ». Organisé pour la première fois par la France en 2007, il est reconduit annuellement par un des dix pays de l’initiative selon un calendrier prédéfini.

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 11:45
BSS : libération d’otages à Bamako

 

20/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Le vendredi 20 novembre 2015 au Mali, les forces spéciales françaises engagées en appui des forces maliennes ont contribué à la libération de 170 personnes prises en otage par 2 terroristes dans l’hôtel Radisson Blu à Bamako. Les terroristes ont été tués et les otages ont été libérés.

 

Vers 09h30 (heure de Paris), des terroristes lourdement armés de fusil d’assaut AK47 pénètrent enforce dans l’hôtel. Ils prennent en otage 170 personnes (dont une quinzaine de français – 12 membres de l’équipage d’Air France et du personnel de Thales) et exécutent certains d’entre eux. A la demande de gouvernement malien, l’ordre est donné aux forces spéciales françaises prépositionnées dans la bande sahélo-saharienne (BSS) de rejoindre la zone d’action pour appuyerles forces maliennes. Un groupe d’une quarantaine d’hommes des forces spéciales (FS) se pose à Bamako vers 15h00. Entre temps, les forces de sécurité maliennes investissent l’hôtel et font face à un point de résistance très dur au 3e étage où les terroristes se sont retranchés. Vers 16h30, les militaires français, renforçant les forces maliennes, passent à l’assaut. Ensemble, ils parviennent à réduire le point de résistance et progressent ensuite pièce par pièce et étage par étagepour débusquer les terroristes. Au cours de la progression, 2 terroristes sont tués et les otages libérés. Les otages sont ensuite évacués de l’hôtel et mis en sécurité. Au cours de cette action, particulièrement dangereuse, deux opérateurs des forces spéciales françaises ont été très légèrement blessés.

 

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 18:55
Bernard Squarcini : “Nous sommes entrés dans la terreur et le terrorisme de masse”

Pour l'ancien patron de la DCRI, devenue DGSI, "rien n'a été fait" pour coordonner les services de renseignements.

 

 

Bernard Squarcini. Directeur central du renseignement intérieur de 2008 à 2012, l’ancien préfet se livre sur l’état actuel de la menace terroriste. Pour lui, des décisions immédiates doivent être prises après les attentats.

 

Les services de renseignements français étaient-ils prêts ?

Clairement, oui. Il était prévu depuis les attentats de Bombay, en 2008, que de telles actions coordonnées et déterminées se produisent sur le territoire français et que la menace s’installe dans la durée. Nous savions que nous allions devoir monter en puissance pour faire face à ce type d’attentat. Il n’y a eu aucune surprise. En revanche, les services français paient les conséquences de certaines décisions politiques. Comme M. Hollande traite Bachar al-Assad de tous les adjectifs, les services syriens ne veulent plus coopérer avec les services français.

 

Comment travaillent nos services, alors ?

Nous sommes contraints de faire appel à des partenaires étrangers qui nous donnent les informations qu’ils souhaitent. Sans ces errements idéologiques, peut-être pourrions-nous éviter que des drames se produisent.

 

Vous avez proposé à votre ancien service il y a deux ans de lui transmettre une liste des Français qui combattent en Syrie. Pourquoi a-t-il refusé ?

Il y a déjà deux ans, les services syriens m’avaient effectivement proposé une liste des Français combattant en Syrie. J’en avais parlé à mon ancien service qui en a rendu compte à Manuel Valls. La condition des Syriens était que la France accepte de coopérer à nouveau avec leurs services de renseignements. On m’a opposé un refus pour des raisons idéologiques. C’est dommage car la proposition était une bonne amorce pour renouer nos relations et surtout, pour connaître, identifier et surveiller tous ces Français qui transitent entre notre pays et la Syrie. Résultat : on ne sait rien d’eux et on perd beaucoup de temps en demandant des informations aux agences allemandes, qui sont toujours restées sur place, mais aussi jordaniennes, russes, américaines et turques. On n’est absolument plus dans le concret.

 

Vous considérez que nous venons d’en payer les conséquences ?

Conscients de ces erreurs politiques et diplomatiques, les islamistes de Dae’ch ont commis un attentat remarquable. Parce qu’il se passe à Paris dans une région ultraprotégée, juste avant la Cop21, avec des cibles travaillées et à l’occasion du concert d’un groupe américain qui revient tout juste d’Israël. Les djihadistes ont frappé monsieur Tout-le-monde. Face à de telles attaques et compte tenu des prises de position du gouvernement, il est difficile pour les services de renseignements d’anticiper de manière précise le passage à l’acte. Des attentats sont déjoués. Mais qui sait si les commanditaires souhaitaient véritablement passer à l’acte ?

 

Lors des attentats de Paris, n’y a-t-il pas eu des dysfonctionnements entre la DGSI et la DGSE ?

L’enquête révèle qu’on est bien sur la piste d’une filière francobelge, connectée à la Syrie, qui a frappé méthodiquement la France. Pour la DGSI, que je connais bien pour en avoir été le directeur central, je sais qu’entre les renseignements intérieurs français et belge, les relations sont étroites. Mais je m’interroge : quel a été le travail de la DGSE sur les filières syriennes composées de Français en Europe ? Certains acteurs français du renseignement ne l’ont pas encore compris : il n’y a plus de différence aujourd’hui entre la menace intérieure et celle qui vient de l’extérieur. Il faut impérativement renforcer la coopération entre ces deux services. Il y a plusieurs mois, nous avions identifié le formateur de Mohamed Merah qui avait séjourné en Belgique. Nous savions qu’il formait tous les commandos européens et avions demandé à la DGSE de le “neutraliser” mais rien n’a été fait… Heureusement, il a finalement été “droné” par les Américains, mais bien après.

 

Suite de l'entretien

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 18:45
photo EMA

photo EMA

 

19/11/2015 Sources : Ministère de la Défense

 

 

Du 3 au 30 octobre 2015, un détachement d’une vingtaine de militaires appartenant au 5e régiment interarmes d’outre-mer et au service de santé des armées, renforcé de sous-officiers américains du camp Lemonnier de Djibouti et de sous-officiers britanniques du 4th Yorkshire, a été projeté en Ouganda dans le cadre du programme Africa contingency operation training and assistance ().

 

Participant depuis plusieurs années à la préparation des forces ougandaises, les Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) projettent régulièrement des détachements d’instruction opérationnelle d’une trentaine de personnes chargées de la formation initiale des soldats de chaque «  UGABAG » (Uganda Battle Group).

 

Le détachement avait pour mission de participer à la formation d’environ 2 000 soldats ougandais appartenant au Battle-group XVIII qui sera projeté en Somalie début 2016 dans le cadre de la mission de l’Union africaine pour la Somalie (AMISOM - African union mission for Somalia). L’instruction dispensée aux stagiaires ougandais s’est déroulée sur quatre semaines au camp de Singo ainsi que sur le complexe d’instruction et de tirs de Kalama.

 

La particularité de cet entraînement résidait dans la formation pour la première fois des cadres de l’Ugandan People Defense Forces (UPDF) et en particulier dans la participation à un parcours de tirs interarmes de grande envergure à Kalama. Dénommé opération Snake Killer, ce parcours à tirs réels a vu la participation d’environ 450 soldats, ainsi que la mise en œuvre d’un armement varié combinant mitrailleuses légères, anti-aériennes, mortiers légers, lourds et chars T-55. L’objectif était de préparer les UPDF aux situations qu’ils pourraient être amenés à rencontrer sur leur futur théâtre d’opérations à Mogadiscio, en Somalie.

 

Enfin, le renfort de compagnons d’armes américains et britanniques dès les premières semaines du programme ACOTA, a permis de donner une dimension interalliée à cette formation, favorisant ainsi une participation continue de toutes les nations investies au soutien du programme ACOTA (France, États-Unis, Royaume-Uni, Pays-Bas) à l’ensemble des rendez-vous majeurs de la préparation des bataillons de l’UPDF.

 

En conformité avec le traité de coopération de défense signé en 2011 avec la République de Djibouti, les FFDj constituent une base opérationnelle avancée en Afrique de l’Est. À ce titre, elles participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer d’un réservoir de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. De plus, les forces françaises stationnées à Djibouti soutiennent l’armée Djiboutienne dans ses efforts pour renforcer ces capacités militaires en général, dont en particulier la capacité à participer aux opérations de maintien de la paix. Plusieurs fois par an, les FFDj contribuent ainsi à la formation de militaires africains dont les pays ont des accords bilatéraux avec la France.

photo EMA

photo EMA

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 17:55
Vol au-dessus de la côte basque sur le simulateur Caïman du 1er RHC à Phalsbourg. photo C.Lebertre DICoD

Vol au-dessus de la côte basque sur le simulateur Caïman du 1er RHC à Phalsbourg. photo C.Lebertre DICoD


 20/11/2015 C. B. - DICOD
 

L’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) a depuis longtemps recours à la simulation pour former et entrainer ses équipages. Le 1er Régiment de combat d’hélicoptère de Phalsbourg possède des simulateurs de nouvelle génération. Associé aux vols de substitution, ces simulateurs permettent aux équipages de perfectionner leur entrainement opérationnel.

 

Voir Simuler n’est pas jouer (JDef)

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 17:55
photo ECPAD

photo ECPAD


20/11/2015 Armée de Terre

 

L’Assemblée nationale a approuvé ce jour une prolongation de trois mois de l'état d'urgence en France. En effet, vendredi 13 novembre, alors que Paris et les abords du Stade de France à Saint-Denis subissaient plusieurs attaques simultanées, le président de la République a décrété cette mesure exceptionnelle qui restreint la circulation des personnes et des véhicules.

 

Créé par la loi du 3 avril 1955, l’état d’urgence a été institué au moment de la guerre d’Algérie. Il peut être déclaré sur tout ou partie du territoire en cas de péril imminent résultant d’un trouble à l’ordre public ou d’une situation de calamité publique. C’est le Parlement qui, initialement, avait le pouvoir de le décréter, mais une ordonnance de 1960 l’a également confié au gouvernement.

 

Qu’elle est sa durée ? 

La durée initiale de l’état d’urgence est de douze jours. Cette durée peut cependant être prorogée par une loi qui doit en fixer la durée définitive. Dans le cas des événements récents, le Parlement devra donc se prononcer sur une éventuelle prolongation de l’état d’urgence après le 26 novembre.

 

En quoi ça consiste ?

L’état d’urgence, dont les mesures sont appliquées dans les départements par les préfets,  permet aux autorités de limiter diverses libertés fondamentales comme la restriction de la circulation des personnes et des véhicules par le biais d’un couvre-feu, l’assignation à résidence, l’interdiction de séjour, l’institution de zones de sécurité au sein du pays, la fermeture de salles de spectacles ou l’interdiction de tout type de réunion.

 

Qu’elle est la place de l’armée de Terre ? 

Depuis les attentats de janvier 2015, l’armée de Terre participe activement à la protection du territoire national dans le cadre de l’opération SENTINELLE. Une opération renforcée par des effectifs supplémentaires venus, depuis ce week-end, de toute la France. Au total, ce sont donc 50 formations de l’armée de Terre qui ont été mises à contribution pour participer à cet effort. A noter que l’échelon supérieur est l’état de siège. Codifié dans le Code de la Défense, l’état  de siège permet le transfert des pouvoirs des autorités civiles aux autorités militaires.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 17:55
Drone Patroller - photo RP Defense

Drone Patroller - photo RP Defense

 

20 novembre 2015 Usine Nouvelle (Reuters)

 

Safran et Thales devraient savoir à la fin de l'année laquelle de leurs solutions a été sélectionnées par l'armée française. Le Watchkeeper ou le Patroller de Sagem devrait donc équiper l'armée de terre française entre 2017 et 2019.

 

Les deux champions français de l'électronique de défense, Safran et Thales, sauront à la fin de l'année lequel de leurs drones tactiques sera choisi pour accompagner les interventions au sol de l'armée française, en particulier en Afrique où progresse Daech.

Pour le Patroller de Sagem (groupe Safran), cet appel d'offres à 500 millions d'euros pour fournir 28 drones tactiques, est celui de la dernière chance.

Confrontée à l'urgence opérationnelle, la France aurait bien voulu a priori se baser sur le traité franco-britannique de Lancaster House, signé il y a tout juste cinq ans et choisir sans plus attendre le drone Watchkeeper développé par Thales dans les deux pays.

Mais c'était sans compter sur la législation européenne sur les marchés publics de défense européenne qui requiert un appel d'offres.

"On ne savait pas justifier un achat de gré à gré d'un drone Watchkeeper alors qu'il y avait plusieurs offres européennes qui répondaient au besoin", a-t-on reconnu au ministère de la Défense, signalant que la décision attendue initialement courant novembre était désormais prévue fin 2015.

Le Watchkeeper ou le Patroller de Sagem devrait donc équiper l'armée de terre française entre 2017 et 2019, tandis qu'Airbus Group n'a pas présenté de dossier dans les délais.

 

Des "boules optroniques"

Le déploiement de l'armée française en Afrique, en particulier dans la bande sahélo-saharienne, où elle traque des groupes armés comme Boko Haram, rallié à Daech, rend crucial le remplacement des drones Sperwer de Sagem, vieillissants.

"En Afrique, les distances sont encore plus grandes et il faut donc des moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance encore plus performants", résume-t-on au ministère français de la Défense.

Mais le fait que Daech tende à se mêler à la population rend très utile les "boules optroniques" des drones comme celle du Patroller de Sagem, un équipement de détection sophistiqué qui permet de distinguer à plusieurs kilomètres si un individu porte une kalachnikov ou un simple panier à provisions.

"Cet équipement est très utile (...), en particulier en environnement urbain pour éviter tout dommage collatéral. Les combattants sont sur des pick-ups et les cibles sont éphémères", explique Hervé Bouaziz, responsable de la stratégie et du développement commercial chez Sagem.

Les drones tactiques, réservés aux interventions au sol, peuvent voler jusqu'à 15 heures d'affilée à 3.000 mètres d'altitude, après avoir décollé de quasiment n'importe où, voire être catapultés, et ne nécessitent que deux heures pour être activés.

Ils complètent les drones de surveillance MALE (Moyenne altitude longue endurance) qui peuvent rester en l'air entre 24h et 48h à 10.000 mètres. Ces drones sont de véritables petits avions, pesant jusqu'à 1,5 tonne, soit trois fois plus qu'un drone tactique, et nécessitant une piste préparée.

La maîtrise des technologies des drones tactiques de bout en bout est cruciale pour éviter de faire monter la facture.

"Le problème des drones est qu'ils génèrent d'autres besoins. Du coup, l'idée qu'ils sont plus économiques (..) est fausse", résume Alix Leboulanger, analyste chez Frost & Sullivan, faisant la comparaison avec un avion piloté.

Les équipes opérant le drone peuvent totaliser plusieurs dizaines de personnes et les pertes de drones tactiques, qui volent très bas, sont plus fréquentes que celles de drones MALE.

 

De l’autre côté de la colline

L'embuscade de la vallée d'Uzbin, en Afghanistan, qui avait coûté la vie à 10 soldats français en août 2008, est souvent citée comme l'élément déclencheur du besoin de renouvellement des drones tactiques.

"Si vous êtes dans une vallée, vous avez souvent besoin de savoir ce qui se passe de l'autre côté de la colline. Le drone tactique vole relativement bas, au plus près du champ de bataille", souligne Massi Begous, spécialiste de l'aérospatiale et de la défense au sein du cabinet Roland Berger.

 

Watchkeeper - photo Thales Group

Watchkeeper - photo Thales Group

L'armée de terre britannique avait de son côté largement utilisé en Afghanistan le Watchkeeper de Thales.

"En Afghanistan, il n'y avait pas un convoi, pas une base de soldats britanniques qui n'étaient pas surveillés par des drones tactiques", rappelle Pierre Eric Pommelet, chargé des systèmes de mission de défense chez Thales.

Mais ce que la France veut éviter par dessus tout, c'est le fiasco des drones MALE qui a conduit, après des années d'atermoiements, à l'achat "sur étagère" de 12 drones américains Reaper que l'armée française ne peut pas faire ni décoller, ni atterrir, n'ayant la main que pendant la phase de vol.

Les drones tactiques représentent environ 38% de la flotte mondiale de drones, estime Frost & Sullivan. Au total, le marché du drone militaire, tous types confondus, pourrait rapporter 2,4 milliards de dollars d'ici 2020 contre 1,6 milliard actuellement.

Dans un marché du drone tactique largement dominé par les Etats-Unis et Israël, l'industrie européenne a du mal à proposer une technologie mature, exportable et accessible financièrement, soulignent des analystes.

"Le marché du drone tactique en général à l'export n'est pas totalement mature", reconnaît un industriel.

Il existe toutefois des prospects comme la Pologne, ou des pays du Moyen-Orient et d'Asie du Sud-Est, pour des utilisations souvent plus civiles que militaires, comme la surveillance de la piraterie et de l'immigration illégale le long des côtes.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 17:50
La Royal Air Force s’entraîne en Corse

 

19/11/2015 Armée de l'air

 

Du lundi 2 au jeudi 12 novembre 2015, la base aérienne 126 de Solenzara a accueilli un détachement du 208 SQN de la Royal Air Force.

 

Cinq avions d’entraînement Hawk T1, 21 militaires pilotes, agents d’opérations et 16 mécaniciens civils se sont déplacés sur la base corse. L’objectif était de former les équipages aux vols à l’étranger et d'initier les élèves britanniques au combat aérien à vue.

 

L’escadron du 208 SQN forme les futurs pilotes de chasse britanniques de la Royal Air Force et de la marine britannique.

La Royal Air Force s’entraîne en Corse

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 14:30
L’armée française a intensifié ses opérations contre Daech en Irak et en Syrie - photo EMA / Armée de l'air

L’armée française a intensifié ses opérations contre Daech en Irak et en Syrie - photo EMA / Armée de l'air



20/11/2015 source EMA

 

Depuis le 15 novembre 2015, l’armée française a intensifié ses opérations contre Daech en Irak et en Syrie.

 

En Syrie, la semaine a été marquée par une intensification des frappes contre le fief de Daech basé à Raqqah. En 48 heures, deux centres d’entraînement et quatre centres de commandement ont été frappés. Au total, 35 objectifs ont été détruits.

En Irak, les dernières semaines ont été marquées par des offensives menées par les forces irakiennes contre Daech. Des succès ont été enregistrés et les lignes de front ont évolué au bénéfice des forces irakiennes dans les régions de Sinjar, Tall Afar, Mossoul, Bayji et Ramadi. La ville de Bayji a été reprise par les forces irakiennes ; à Ramadi, les troupes irakiennes exercent une pression continue sur Daech ; dans la région de Sinjar, une opération de grande envergure a permis de reprendre l’axe logistique entre Mossoul (Irak) et la Syrie.
Ces avancées sont les conséquences des choix stratégiques de la coalition.

Les succès opérationnels ont ainsi été rendus possibles grâce aux appuis de la coalition : opérations aériennes et entraînement dispensé aux forces irakiennes et peshmergas.

 

Pour en savoir plus sur l'opération Chammal, cliquez ici.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 13:55
photo Ministère de la Defense

photo Ministère de la Defense


20/11/2015 Ministère de la Défense

 

Le 18 novembre 2015, le Groupe aéronaval (GAN) a appareillé pour la Méditerranée orientale. Il prendra part rapidement aux opérations de la Coalition contre Daech et complètera ainsi le dispositif déjà engagé au Levant. En amont de ce déploiement, courant octobre, le porte-avions a fait appel aux moyens et savoir-faire du 519e groupe de transit maritime.

 

Alors que le porte-avions Charles de Gaulle appareillait à Toulon en octobre, le 519e GTM est intervenu en renfort en fournissant les moyens techniques et humains indispensables au déploiement du GAN. En dotant la Marine nationale d’une grue et du personnel de manutention nécessaire, le groupe a permis le chargement/déchargement de matériels (missiles et munitions), mais également et surtout les opérations de levage nécessaires en cas d’accident ou de crash d’aéronef. La présence d’un tel moyen de levage est un pré-requis opérationnel indispensable à l’appareillage du GAN. Le 519e GTM s’est ainsi trouvé impliqué dans la participation aux exercices en mer pour la qualification des pilotes de l’aéronavale. Equipé de ces moyens, le porte-avions a donc pris la mer mercredi 18 novembre pour une nouvelle mission baptisée Arromanches 2, avec à son bord la grue et deux militaires du 519e GTM. Comme en témoigne le colonel Fontaine, commandant le groupe : « nous avons souhaité contribuer immédiatement au soutien de la mission Arromanches 2 dont la portée stratégique ne pouvait souffrir d’aucun retard ». Par son intervention rapide, le 519e GTM a donc permis au porte-avions d’appareiller dans les temps pour ainsi être rapidement déployé ces derniers jours.

 

Lien vers Dossier de presse Arromanches - GAN (format pdf, 6 MB).

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:55
Chronique culturelle 20 Novembre 2015 - SHD

Le général de brigade Jean Gilles, commandant les TAP (Troupes Aéroportées) en Indochine, s'avance vers le point de regroupement après son saut sur Diên Biên Phu lors de l'opération "Castor". Photo Camus Daniel SCA - ECPAD


20.11.2015 source SHD
 

20 novembre 1942 : l’armée rouge contre-attaque (Stalingrad). Le général Joukov encercle en trois jours la VIème armée du général Paulus.

 

20 novembre 1952 : élection du maréchal Juin à l'Académie Française.

Note RP Defense : Discours de réception du maréchal Juin

 

20 novembre 1953 : début de l’opération Castor (Dien Bien Phu – Indochine). « Opération aéroportée ordonnée par le général Navarre et conduite par le général Gilles, elle consiste à s’emparer de la plaine de Dien Bien Phu pour couper l’offensive du Viet Minh en direction du Laos. Un groupement composé du 6e bataillon de parachutistes coloniaux, du 1er bataillon de parachutistes coloniaux et du 2e bataillon du 1er régiment de chasseurs parachutistes est largué, appuyés par deux batteries du groupement de marche du 35e régiment d’artillerie légère parachutistes et les sapeurs de la 17e compagnie du génie parachutiste. Au total 2 650  hommes. A l’issue des combats contre le 910e bataillon (appartenant au 148e régiment autonome) viêt-minh, l’objectif est conquis ». CDT Ivan Cadeau (SHD/DREE).

Note RP Defense :

lire LA BATAILLE DE DIEN BIEN PHU 13 mars-7 mai 1954

voir Opération «Castor» à Diên Biên Phu, 20 – 24 novembre 1953 (photos ECPAD).

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:55
photo Marine Nationale Armée de Terre ECPAD

photo Marine Nationale Armée de Terre ECPAD

 

19.11.2015 Par Nathalie Guibert - Le Monde.fr

 

C’est du jamais vu. Les jeunes français se ruent à la porte de l’armée, pour s’engager. Depuis les attentats du 13 novembre, les demandes reçues par le site internet sengager.fr de la défense ont triplé. « Je suis sur le c… ! », n’hésite pas à s’exclamer jeudi 19 novembre le colonel Eric de Lapresle, chef du bureau marketing et communication du recrutement pour l’armée de terre, « c’est un phénomène totalement inédit ».

La défense n’a pas voulu communiquer sur ce phénomène durant la période de deuil national, gênée de pouvoir laisser penser qu’elle « surfait sur les morts du 13 novembre ». Aujourd’hui, elle donne ses chiffres : elle reçoit 1 500 demandes par jour contre 500 avant les derniers attentats.

L’armée de terre, qui exprime traditionnellement les plus gros besoins en effectifs, vivait déjà en 2015 une année exceptionnelle. En effet, après les attentats de janvier contre Charlie et l’Hyper Casher, le président de la République avait décidé de sauver une grande partie des postes qui devaient être supprimés dans la défense, et les bureaux de recrutement avaient dû repartir en campagne. Les régiments auront embauché 15 000 jeunes d’ici à la fin 2015, contre 10 000 en 2014.

Suite de l’article

 

Note RP Defense: sites de recrutment du Ministère de la Défense

 

Armée de terre

 

Armée de l'air

 

Marine nationale

 

Concours civils

 

Ingénieur militaire d'infrastructure

 

Commissaire dans les armées

 

Travailleurs handicapés

 

Postes d'enseignement

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:55
photo Marine Nationale Armée de Terre ECPAD

photo Marine Nationale Armée de Terre ECPAD

 

nov 19, 2015 notes-geopolitiques.com

 

Les enjeux géopolitiques d’une sanglante attaque

 

Le carnage du 13 novembre 2015 dans les rues de Paris, aux abords du Stade de France et dans une salle de spectacle, est une première, par son ampleur, dans l’histoire de notre pays. C’est la première fois en effet qu’une attaque terroriste de cette nature et de cette envergure – à la fois rustique et visiblement très bien organisée – provoque de tels dommages sur le territoire national. Le bilan est extrêmement lourd, cruel. Il a conduit le chef de l’État à décréter l’état d’urgence et la situation politique n’est pas à « l’union nationale » observée après les attentats du mois de janvier.

Le climat aussi est lourd, notamment parce que tous les spécialistes avaient annoncé le risque d’une telle action, et prédisent que ce n’est sans doute pas la dernière. Loin d’être strictement « sécuritaire », le problème est de nature géopolitique. Les réponses devront donc l’être également.

« Nous sommes en guerre, a déclaré le Premier ministre à la télévision le lendemain des attentats. Annonçant vouloir répliquer « coup pour coup pour anéantir Daesh »: « Nous frapperons cet ennemi pour le détruire, bien sûr en France mais aussi en Syrie et en Irak. Et nous répondrons au même niveau que cette attaque. [...] Et nous gagnerons cette guerre. »

L’intensification des frappes françaises en Syrie constitue l’une des premières conséquences de cette attaque terroriste sur le sol national. Mais l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin met en garde : « Ces attentats sont en grande partie liés à un processus historique qui s’est accru avec les interventions en Afghanistan, en Irak, en Libye, et ailleurs et qui ont toutes rajouté de l’huile sur le feu. [...] Depuis 10 ans, les choses n’ont jamais cessé de s’aggraver et nous n’avons jamais gagné aucune de ces guerres. Cette approche-là, de guerre contre le terrorisme, n’est pas la bonne approche » (Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, 15/11/2015).

Derrière l’expression d’une opinion, il y a un fait : « déclarer la guerre » à l’État islamique exige de savoir qui il est, et ce que nous voulons. Sachant que le « front » est également intérieur: comme l’a rappelé l’islamologue Gilles Kepel (France 2, 14/11/2015), la France est « le plus gros fournisseur » de jeunes candidats au djihad, le pouvoir n’ayant pas vu ou anticipé l’émergence de ces terroristes « de 3e génération ».

 

Aux racines du mal : un « pourrissement » local et international

« L’État islamique est la résurgence d’un rêve médiéval qui va bouleverser durablement le Moyen Orient », écrivaient Olivier Hanne et Thomas Flichy de la Neuville dans l’édition revue et augmentée de leur ouvrage L’État islamique, primé par le Festival de géopolitique de Grenoble au début de l’année 2015.

Des causes immédiates sont à l’origine de son apparition, puis de son développement. L’invasion américaine de 2003, bien sûr, qui a directement provoqué une résistance armée « du faible au fort », matrice du terrorisme, tout en aggravant les failles ethno-religieuses de la société irakienne.

Mais aussi la compétition énergétique, les erreurs politiques du Premier ministre chiite Nûri al-Maliki (2006-2014), l’embrasement de la Syrie voisine à partir de 2011, ou encore l’opportunisme des clans et tribus sunnites, aux allégeances fragiles. L’avènement du Califat islamique répond aussi à des causes plus profondes, souterraines, de nature identitaire.

« Une grande partie du succès de l’EI tient en effet à sa référence à un passé glorieux, lorsque Damas (avec la suprématie de la dynastie des Omeyyades,VIIe-VIIIe siècles) puis Bagdad (califat abbasside,VIIIe-XIIIe siècles) étaient capitales de l’Oumma » (note CLES n°163, « L’État islamique, laboratoire du siècle ? », 11/06/2015).

C’est ce qui explique, au-delà de moyens de propagande redoutablement efficaces, son attractivité au sein de communautés en voie de réislamisation – notamment en Europe. L’EI ne propose pas seulement « un sunnisme débarrassé du laïcisme et du baassisme » : il entend imposer territorialement un islam « pur », rigoriste, capable de « concurrencer les chiites irakiens pour le scrupule religieux ».

Et ce, dans une région où « la présence des mosquées, de l’histoire et des symboles musulmans imprègne la population et suscite le rappel du culte, même auprès des croyants tièdes voire éloignés ».

Le renforcement de Daesh, et désormais son expansion hors de ses bases territoriales, doivent beaucoup à la dégradation de la situation en Syrie. Il convient ici de souligner la part de responsabilité qui incombe aux chancelleries occidentales – et en particulier française.

Par le choix de soutenir et armer, dans le cadre d’une guerre civile, des rebelles « islamistes modérés » qui ont été naturellement, et rapidement, subjugués par plus radicaux qu’eux (État islamique mais aussi bon nombre d’autres factions islamistes telles que le Front al-Nosra, soit la branche syrienne d’Al Qaida, ou les djihadistes d’Ahrar Cham).

Par l’illisibilité de certains choix diplomatiques aussi, américains puis français, Paris persistant à faire du départ d’Assad le préalable à toute solution politique, tout en se résignant à une « adaptation stratégique » au mois de septembre 2015, en décidant de frappes aériennes en Syrie.

Mais si la France est aujourd’hui directement visée, c’est aussi parce qu’elle symbolise, au-delà de ses choix diplomatiques et de ses engagements militaires (y compris au Sahel), la quintessence du pays « impie », en raison de sa civilisation et en particulier de la revendication de sa laïcité.

Car « le terme de laïcité renvoie pour beaucoup de musulmans aux heures sombres des répressions antireligieuses d’Ataturk abolissant le Califat, de Nasser emprisonnant les Frères musulmans, de Hafez el Assad les massacrant en Syrie ou de Saddam Hussein » (Pierre Conessa, rapport pour la Fondation d’aide aux victimes du terrorisme, décembre 2014, Diploweb.com).

 

S’il y a « guerre », qui est « l’ennemi » ?

L’État islamique est aujourd’hui une puissance politico-militaire, comptant sans doute plus de 10 000 combattants, dont l’ossature est fournie par d’anciens officiers de Saddam et des milices armées. C’est pourquoi il ne peut être vaincu par une simple campagne de frappes aériennes, même appuyée par des opérations spéciales. Seule une armée de puissance au moins comparable serait à même d’en venir à bout.

C’est la conclusion à laquelle sont arrivés récemment les Russes. Mais c’est aussi le calcul des puissances occidentales et de leurs alliés, qui ont choisi depuis plusieurs mois de renforcer les moyens et la formation des peshmergas kurdes et de l’armée irakienne, en charge des combats au sol.

Car ce qui fait la force de l’État islamique, son emprise territoriale, est également une faiblesse face à un adversaire déterminé, qui sait dès lors où frapper. Mais, comme le rappelle Dominique Moïsi dans Les Echos (16/11/2015), « il nous faut comprendre sa stratégie et pour cela le reconnaître pour ce qu’il est, c’est-à-dire un adversaire intelligent et à sa manière parfaitement rationnel. »

A l’instar d’Al Qaida dont il est pour partie issu, et conformément aux préceptes de l’islam, l’EI entend assurer l’avènement d’un califat mondial. Mais en s’assurant au préalable le contrôle d’une base territoriale sûre.

Ce qui fait dire à Alain Bauer, par comparaison avec le communisme, que l’EI suit « la voie stalinienne » de la révolution mondiale. « Outre un dispositif structuré et internationalisé, l’EI semble avoir pris comme modèle une synthèse entre le Hezbollah, le Baas et le parti bolchevik. Organisation véritable et pyramidale, faisant régner la terreur en interne et en externe, rassemblant des brigades aguerries (Libyens, tchétchènes, occidentaux,…), la structure est surtout connue pour sa brutalité, notamment contre ses ennemis les plus proches, les militants restés fidèles au dernier carré de dirigeants de ce qui reste d’Al Qaida » (« Les enfants de Zarqaoui », www.huffingtonpost.fr, 13/06/2014).

 

L’arme terroriste

Dans ce contexte, le terrorisme n’est pas une différence de nature, mais de degré avec les autres actions de l’État islamique, qui utilise déjà la terreur et l’effroi en Syrie, en Irak ou en Libye.

Sa particularité est de viser un effet médiatique davantage qu’opérationnel: c’est une « action de groupes clandestins non étatiques commettant des attentats dans un but idéologique sur des cibles symboliques », rappelle le chercheur François-Bernard Huyghe (Terrorisme, violence et propagande, Gallimard, 2011).

Les objectifs, comme les solutions d’ailleurs, une fois le rapport de force rétabli favorablement par l’État visé, sont toujours politiques, sur le long terme. Le problème ici est que l’objectif est le Jihad puis l’application de la Charia sur le continent européen, ce que les gouvernements ne peuvent accepter.

D’où la perspective d’un long et douloureux conflit, où le renseignement est primordial. Comme le rappelle le juge antiterroriste Marc Trévidic (Le Dauphiné, 16/11/2015) : « Nous avons besoin de bras, dans le renseignement, la justice, la police. [...] Quand vous avez un tel potentiel de personnes radicalisées, il faut se mettre à niveau ».

Il est désormais attesté que l’État islamique avait donné pour instruction aux candidats jihadistes français et européens de ne plus venir en Irak ou en Syrie, mais d’agir en France et en Europe. L’EI a également menacé d’infiltrer des combattants parmi les nombreux migrants atteignant les côtes européennes.

Depuis le mois de janvier 2015, « les autorités françaises n’ont eu de cesse de déjouer des projets à visée terroriste plus ou moins aboutis » (Le Monde, 14/11/2015) – certains n’échouant « que par miracle » quand d’autres n’ont atteint qu’une partie de leurs objectifs, comme à Saint-Quentin-Fallavier le 26 juin avec l’assassinat et la décapitation de l’entrepreneur Hervé Cornara.

« J’ai acquis la conviction que les hommes de Daesh ont l’ambition et les moyens de nous atteindre beaucoup plus durement en organisant des actions d’ampleur, incomparables à celles menées jusqu’ici, annonçait de façon prémonitoire Marc Trévidic dans un entretien à Paris Match (30/09/2015). Les jours les plus sombres sont devant nous ». Nous y sommes.

 

Télécharger Attentats de Paris et « guerre à Daesh »

 

Pour aller plus loin:

  • L’État islamique.Anatomie du nouveau Califat, par Olivier Hanne et Thomas Flichy de la Neuville, Bernard Giovanangeli Editeur, 191 p., 15 € ;
  • « Terrorisme: l’Irak, l’origine de tout. Le laboratoire du siècle », supplément au n°5 de la revue Conflits dirigé par Xavier Raufer, 27 p., avril-mai-juin 2015 ;
  • Géopolitiques des terrorismes, sous la direction de Pierre Verluise, Diploweb.com, 24/01/2015.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:55
MBDA et Thales : le missile Aster 30 sur une bonne trajectoire en France et en Turquie

Le ministère de la Défense a pris la décision de lancer le programme franco-italien d'évolution de l'Aster 30 Block 1, l'Aster 30 Block 1 NT (Nouvelle Technologie) (Crédits : DGA)

 

19/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Deux bonnes nouvelles pour le duo MBDA/Thales concernant l'Aster 30. La France va lancer le programme de modernisation du système de défense Aster 30 Block 1 NT et la Turquie discute avec la France pour se fournir un système de défense anti-aérienne.

 

C'est une très bonne nouvelle pour MBDA (missilier) et Thales (radariste), qui l'attendaient depuis... 2012. Lors d'un comité ministériel d'investissement (CMI), qui s'est tenu mercredi, le ministère de la Défense a pris la décision, selon des sources concordantes, de lancer le programme franco-italien d'évolution de l'Aster 30 Block 1, l'Aster 30 Block 1 NT (Nouvelle Technologie). Soit une commande nationale de l'ordre de 400 millions d'euros à se partager à parts égales entre le missilier et l'électronicien dans le cadre du consortium Eurosam (50-50 entre MBDA et Thales).

En principe, l'Italie, qui attendait une décision française, devrait également passer de son côté une commande de l'ordre de 400 millions d'euros aux deux industriels. Le ministère de la Défense italien a inscrit dans son budget des crédits pour lancer ce programme. Car en France et en Italie, tout le monde a compris la nécessité de relancer le processus de coopération franco-italien dans le domaine de l'armement.

 

Un effort sur les prix

Les industriels auraient fait un effort sur les prix pour arracher un accord au ministère de la Défense, explique-t-on à La Tribune.. Ce programme prévoit un traitement des obsolescences des munitions combiné à une amélioration de performances face aux missiles balistiques de théâtre. En outre, les industriels adapteront le système global, qui devra être apte à tirer les missiles des deux générations.

Ce nouveau missile disposera d'un auto-directeur bénéficiant de la technologie devenue mature en bande Ka qui apportera un potentiel de croissance pour les performances contre les cibles balistiques jusqu'à plus de 1.500 km de portée, sans régression sur les performances contre cibles conventionnelles.

 

Une bonne nouvelle aussi de Turquie

MBDA et Thales ont eu également une bonne nouvelle de Turquie, qui a officiellement rompu la semaine dernière les négociations du programme T-Loramids avec le groupe chinois China Precision Machinery Import and Export Corp (CPMIEC) pour la fourniture d'un système de défense anti-aérienne (3,4 milliards de dollars). Ankara, qui fait partie de l'OTAN, était en négociations exclusives depuis 2013 avec CPMIEC. Ce qui avait provoqué un tollé, aux Etats-Unis notamment.

En Turquie, le consortium Eurosam, qui propose le système SAMP/T, discute actuellement avec Ankara, selon nos informations, sur une commande d'un système de défense aérienne de longue portée (Air Defence) accompagné d'un transfert de technologies (3 à 4 milliards d'euros) dans le cadre d'un nouveau programme (MSAM). La Turquie veut lancer son propre programme de défense anti-aérienne.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:50
Challenger II tanks will be support by the company under the agreement Photo: British Army - Uk MoD

Challenger II tanks will be support by the company under the agreement Photo: British Army - Uk MoD

 

19 Nov 2015 By Alan Tovey, Industry Editor - telegraph.co.uk

 

Cook Defence Systems' contract to support British Army vehicles with tank tracks secures 110 jobs

 

The British Army’s tanks and armoured vehicles will be kept rolling by Cook Defence Systems (CDS) after the privately owned business secured a £70m deal with the Ministry of Defence.

The Country Durham-based business has landed a four-year deal to support vehicles including the Army’s Challenger II main battle tanks, Warrior armoured personnel carriers and Scimitar reconnaissance vehicles with replacement tracks.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 21:45
Aide du Maroc pour trouver le Belgo-Marocain Abaaoud, le roi reçu à l'Elysée

 

19 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Un renseignement marocain a contribué à mettre les enquêteurs français sur la piste du Belgo-Marocain Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attentats de Paris tué mercredi, et le président François Hollande recevra vendredi le roi du Maroc à l'Elysée, selon les autorités françaises.

 

C'est notamment un renseignement marocain, mais pas seulement, qui a mis les enquêteurs sur la piste du jihadiste, abattu lors d'un assaut mercredi à Saint-Denis dans la banlieue parisienne, a-t-on appris jeudi de source proche de l'enquête.

 

Les autorités françaises avaient aussi indiqué cette semaine avoir bénéficié d'une information de la Turquie pour localiser Abdelhamid Abaaoud, le situant en Grèce.

 

L'Elysée a annoncé jeudi que le président français recevrait vendredi après-midi le roi du Maroc Mohammed VI, une semaine après les attentats de Paris et au Stade de France.

 

Le roi du Maroc se trouvait en visite privée en France et a souhaité s'entretenir avec le président, a-t-on précisé auprès de l'entourage présidentiel.

 

Les deux chefs d'Etat devraient notamment s'entretenir de la lutte contre le terrorisme et le coopération en matière de sécurité.

 

Après un an de brouille sérieuse en 2014 à la suite d'un conflit judiciaire, la coopération franco-marocaine, notamment dans l'échange de renseignements, avait repris en janvier dernier avec l'adoption d'un accord judiciaire prévoyant notamment d'instruire prioritairement au Maroc les plaintes des binationaux franco-marocains.

 

Les attentats de Paris ont fait 129 morts et plus de 350 blessés. Les attaques se sont produites dans la salle de spectacles du Bataclan, dans des restaurants et aux abords du Stade de France où se trouvait François Hollande.

 

La visite du roi du Maroc à l'Elysée sera la deuxième d'un dirigeant d'un pays du Maghreb depuis les attentats. Samedi, à sa demande également, le président tunisien Béji Caïd Essebsi avait été le premier chef d'Etat à rencontrer son homologue français. Il avait alors condamné les attentats barbares perpétrés la veille à Paris.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 20:55
Terrorisme : "Nous n'avons jamais sous-estimé notre adversaire" (SGDSN)

 

19/11/2015 Par Michel Cabirol  - LaTribune.fr

 

Selon le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, Louis Gautier, les attentats simultanés de vendredi à Paris sont les "agressions les plus meurtrières depuis la Seconde Guerre Mondiale". Des "événements similaires sont à redouter dans le futur", a-t-il averti.

 

Pour le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, Louis Gautier, le plus dur reste à venir. Lors d'une table ronde organisée dans le cadre du salon sur la sécurité Milipol à Paris, il a expliqué que "des événements similaires" aux "attentats simultanés" de vendredi soir à Paris, "sont à redouter dans le futur". "Nous devons les contrer", a-t-il fait valoir. Car "le drame que nous venons de vivre nous rappelle que la menace terroriste demeure plus que jamais à un niveau extrêmement élevé", a-t-il souligné.

"Nous sommes confrontés à un ennemi qui souhaite détruire les fondements même de notre démocratie, nous nous devons de lui livrer un combat sans merci", a estimé Louis Gautier.

Les événements de vendredi 13 novembre exécutés par des "hommes égarés et remplis de haine", sont "d'une ampleur inédite", a-t-il constaté. "Il s'agit de l'agression la plus meurtrière en France depuis la Seconde Guerre mondiale, a affirmé Louis Gautier. Il s'agit également de la première fois où des terroristes commettent sur notre sol des attentats suicides".

 

"Notre adversaire dispose d'une réelle capacité opérationnelle"

S'agissant des attaques simultanées de vendredi dans Paris et à Saint-Denis, "ce cas de figure, les services de renseignement, les forces de sécurité et le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale le redoutaient", a précisé le secrétaire général. Mais il a eu lieu. "Nous avons travaillé à l'empêcher mais il s'est produit, malgré nos efforts", a-t-il regretté. Pour autant, a assuré Louis Gautier, "nous n'avons jamais sous-estimé notre adversaire. Nous savons depuis longtemps qu'il est déterminé à nous atteindre et qu'il dispose d'une réelle capacité opérationnelle".

Dans ce contexte, Louis Gautier a rappelé que cet adversaire a "été contré à de nombreuses reprises, parfois in extremis comme lors de la récente tentative terroriste du Thalys en août dernier".

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 20:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

19/11/2015 Sources : État-major des armées

 

La situation sécuritaire dans la Bande sahélo-saharienne (BSS) n’a pas connu d’évolution particulière. Face à une menace transfrontalière et transnationale, les forces partenaires sont particulièrement mobilisées. Barkhane et les alliés internationaux poursuivent leur appui aux forces partenaires. Leader au sein de cet engagement, Barkhane maintient la pression sur les Groupes armés terroristes (GAT).

En permanence, Barkhane prolonge son action de harcèlement des GAT dans les zones où les terroristes tentent de se réfugier. Surprendre l’adversaire, c’est lui interdire toute liberté d’action à moins de 3 000 km de nos frontières. Du 12 au 19 novembre 2015, les aéronefs de la force Barkhane ont réalisé 82 sorties.

Du 18 au 20 novembre 2015, à N’Djamena au Tchad, se déroule le sommet du G5 Sahel réunissant l’ensemble des acteurs politiques et militaires engagés contre le terrorisme dans la BSS. La charte du partenariat militaire de coopération transfrontalière sera présentée à cette occasion.

 

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 19:55
Sentinelle - photo Marine Nationale Armée de Terre ECPAD

Sentinelle - photo Marine Nationale Armée de Terre ECPAD

 

19/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Depuis vendredi 13 novembre 2015, l’armée est mobilisée pour protéger les Français. Immédiatement après les attentats, les militaires ont renforcé les dispositifs sécuritaires des forces de sécurité intérieures (FSI). Dans la nuit du 13 novembre, 1500 militaires ont ainsi été engagés - en appui des FSI, pour sécuriser les sites frappés par les terroristes.

 

A partir du samedi 14, un renfort de 1 000 hommes a été déployé dans Paris et son agglomération. Après l’arrivée de ce premier renfort, 2 000 soldats supplémentaires ont été mobilisés. 1 500 d’entre eux sont en cours de déploiement en IDF. Aujourd’hui, la force est constituée de 10 000 militaires - dont 6 500 en Ile-de-France. 50 unités de l’armée de terre ont été mises à contribution pour participer à cet effort.

Le Service de santé des armées (SSA) a également été sollicité pour faire face à l’afflux de blessés. Au total, 58 blessés ont été pris en charge par les hôpitaux militaires.

 

Retour sur le renforcement de Sentinelle en appui des FSI

 

Nuit du vendredi 13 novembre 2015

1 500 soldats dépêchés en renfort des FSI sur les sites frappés par les attentats terroristes.

un poste de commandement tactique, 5 unités et 3 groupes de réaction rapide sont déployés : Bastille, Bataclan, République, Nation, Voltaire, Bichat.

Sécurisation du Sénat, de l’Assemblée Nationale et de Matignon.

Samedi 14 novembre 2015

Arrivée à l’aéroport de Roissy de 300 parachutistes du 3e RPIMa.

Dimanche 15 novembre 2015

700 militaires supplémentaires rejoignent la capitale.

Lundi 16 novembre 2015

2 000 soldats sont mobilisés pour l’opération Sentinelle.

En 72 heures, la force Sentinelle passe de 7 000 à 10 000 militaires déployés en métropole.

Plus de 350 lieux sécurisés dans Paris.

Mardi 17 novembre 2015

Intensification et densification des patrouilles.

Présence accrue dans la capitale.

En province, la vigilance est maintenue avec 3 000 militaires.

Mercredi 18 novembre 2015

240 militaires sont déployés ou placés en réserve d’intervention pour sécuriser la zone d’opération du RAID dans la ville de Saint Denis.

Jeudi 19 novembre 2015

Poursuite de l’arrivée des renforts (1 500 soldats en cours de déploiement) en Île-de-France.

L’arrivée de ces renforts porte à près de 150 le nombre des unités élémentaires présentes en région parisienne (dans le cadre de l’opération Sentinelle, une UE est constituée de 60 militaires).

 

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 19:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

19/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Depuis le 15 novembre 2015, l’armée française a intensifié ses opérations contre Daech en Irak et en Syrie. En complément des raids menés à partir des bases du golfe Arabo-Persique et de Jordanie, le groupe aéronaval (GAN) sera rapidement déployé en Méditerranée orientale (MEDOR). Avec au total 38 chasseurs, le GAN triplera les capacités d’action aérienne de l’opération Chammal.

 

Raqqah : intensification des raids contre Daech en Syrie

En Syrie, la semaine a été marquée par une intensification des frappes contre le fief de Daech basé à Raqqah. En 48 heures, deux centres d’entraînement et quatre centres de commandement ont été frappés. Au total, 35 objectifs ont été détruits.

 

Situation en Irak

En Irak, les dernières semaines ont été marquées par des offensives menées par les forces irakiennes contre Daech. Des succès ont été enregistrés et les lignes de front ont évolué au bénéfice des forces irakiennes dans les régions de Sinjar, Tall Afar, Mossoul, Bayji et Ramadi. La ville de Bayji a été reprise par les forces irakiennes ; à Ramadi, les troupes irakiennes exercent une pression continue sur Daech ; dans la région de Sinjar, une opération de grande envergure a permis de reprendre l’axe logistique entre Mossoul (Irak) et la Syrie.

 

Ces avancées sont les conséquences des choix stratégiques de la coalition.

Les succès opérationnels ont ainsi été rendus possibles grâce aux appuis de la coalition : opérations aériennes et entraînement dispensé aux forces irakiennes et peshmergas.

 

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