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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 12:55
Audition de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, sur les opérations en cours (3 Nov.)

Note RP Defense: mise en gras du texte par mes soins.
 

03.11.2015 Commission de la défense nationale et des forces armées Compte rendu n° 15

 

Mme la présidente Patricia Adam. Je vous remercie, Monsieur le ministre, d’être une nouvelle fois présent devant notre commission, pour évoquer les opérations extérieures (OPEX). Vous venez d’ailleurs de conclure, à Balard, un colloque fort intéressant de deux jours intitulé « droit et OPEX ».

 

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Je souhaite faire le point sur nos différentes opérations extérieures. Je ferai aussi quelques remarques sur l’Europe de la défense, compte tenu d’un certain nombre de progrès significatifs avec nos amis allemands. Je dirai enfin deux mots de nos exportations d’armement, ainsi que de notre coopération avec le Royaume-Uni. À l’issue de cette réunion, je me rendrai d’ailleurs à Londres pour célébrer le cinquième anniversaire du traité de Lancaster House. À cette occasion, je décorerai plusieurs soldats britanniques et j’aurai un échange avec mon homologue, Michael Fallon.

Je commence par la situation dans la bande sahélo-saharienne. S’agissant du Mali, lors de la visite d’État du président Ibrahim Boubacar Keïta en France, il y a quelques jours, nous avons constaté avec lui qu’il y avait une stabilisation politique, un retour de la croissance – elle devrait se situer autour de 4 % cette année – et une amélioration considérable de la situation sécuritaire depuis le début de l’année 2013, en particulier depuis la signature de l’accord d’Alger.

Cela étant, nous devons rester très vigilants dans la lutte contre les groupes armés terroristes (GAT). Même s’ils sont beaucoup moins nombreux et actifs, ils n’ont pas renoncé à faire dérailler le processus politique ni à agresser les forces internationales, celles de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) comme celles de l’opération Barkhane. Ainsi, le groupe Al-Mourabitoune continue à mener des actions au Sud, de même que le mouvement Ansar Eddine, dirigé par Iyad Ag Ghali, et les restes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), au Nord, dans l’Adrar des Ifoghas. Un nouveau groupe, le Front de libération du Macina, issu d’autres groupes à dominante arabe, est apparu au sud de Tombouctou, à la frontière avec le Burkina Faso. Il a provoqué à quelques reprises nos forces et, surtout, les forces maliennes. Il ne s’agit pas d’un mouvement majeur, mais il convient d’y faire très attention.

Dans ce contexte, les militaires de Barkhane continuent d’assurer une présence très forte et de mener régulièrement des opérations. En ce moment, il s’agit d’une opération très intense d’une durée de un mois, baptisée « Vignemale », qui vise à repérer des caches, à neutraliser des acteurs et à poursuivre la stabilisation et la sécurisation du pays. Les effectifs de Barkhane varient entre 3 500 et 3 800 hommes en fonction des opérations. Actuellement, ils s’établissent à 3 800 hommes, compte tenu de la phase opérationnelle forte que je viens de mentionner. Notre organisation reste la même : un état-major central situé à N’Djamena et quatre pôles, avec des positions avancées à Faya Largeau, Tessalit et Madama. Cohérente et fonctionnelle, elle donne de bons résultats.

 

D’autre part, depuis l’accord d’Alger – signé en fait à Bamako le 20 juin dernier –, le Mali est engagé dans un processus vertueux de rétablissement de la paix intérieure entre les autorités de Bamako et les différents groupes qui perturbaient la situation et se battaient souvent entre eux, à savoir, d’un côté, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) – qui regroupe le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et la branche pro-Azawad du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) – et, de l’autre, la Plateforme – qui comprend les mouvements favorables à Bamako, notamment le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA), dirigé par El Hadj Ag Gamou, et la branche arabe du MAA. Malgré quelques accrochages, nous sommes globalement dans une phase de stabilisation. Des missions et des patrouilles communes sont même envisagées au Nord entre les forces armées maliennes, le GATIA et la CMA, ce qui serait sans précédent.

Je rappelle que l’accord d’Alger comprend trois volets : un volet militaire, avec la démobilisation, le désarmement et la réinsertion (DDR) des groupes armés, ainsi qu’une réforme du secteur de la sécurité (RSS), mise en œuvre de manière concomitante ; un volet institutionnel, avec un processus de décentralisation donnant plus d’autonomie aux territoires du Nord ; un volet économique qui vise à favoriser les investissements dans ces territoires. Sur ce dernier point, la conférence internationale pour la relance et le développement du Mali, qui s’est tenue le 22 octobre à Paris au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a produit des résultats plutôt positifs.

Par ailleurs, j’ai pris quelques décisions concernant notre présence au Mali. Premièrement, ayant considéré que le commandement de la MINUSMA était sous-dimensionné, nous contribuons au renforcement de son état-major, aux côtés des Belges, des Canadiens et des Autrichiens, en réponse à l’appel du secrétaire général adjoint des Nations unies, Hervé Ladsous.

Deuxièmement, nous constatons que les Européens sont de plus en plus présents au sein des effectifs de combat et de logistique de la MINUSMA : aux Néerlandais et aux Suédois vont se joindre des Allemands et des Danois. Cette montée en puissance est peut-être un peu tardive, mais c’est une bonne chose.

Troisièmement, nous souhaitons qu’une orientation complémentaire soit donnée à la mission de formation de l’Union européenne au Mali, EUTM Mali, lorsque son mandat arrivera à échéance au printemps prochain : il s’agira de l’articuler avec le processus de DDR des groupes armés signataires (GAS) de l’accord d’Alger. Je soulèverai cette question lors de la réunion des ministres de la Défense de l’Union européenne le 18 novembre prochain à Bruxelles. Je pense obtenir le soutien de mes collègues. Je solliciterai celui de mon homologue britannique dès ce soir, le Royaume-Uni étant présent au sein de la mission EUTM Mali. Rappelons que celle-ci a déjà formé environ 4 000 militaires de l’armée malienne et qu’elle assure un suivi dans les unités. Ce processus est, selon moi, positif.

 

En ce qui concerne la République centrafricaine, je suis pessimiste pour le court terme, mais plutôt optimiste pour le moyen terme. À court terme, la situation reste tendue et préoccupante. Les derniers chiffres font état de quinze morts et d’une centaine de blessés à Bangui depuis le 28 octobre. Cette recrudescence des violences, à laquelle nous assistons depuis environ un mois, tient notamment à l’approche des échéances électorales. Un certain nombre d’acteurs refusent le processus électoral et veulent en découdre : d’une part, les éléments les plus radicaux de l’ex-Séléka, emmenés en particulier par Noureddine Adam ; d’autre part, les plus extrêmes des anti-balaka, activés en partie par l’ancien président François Bozizé. Ces groupes s’affrontent pour le moindre prétexte : tout récemment, le vol d’une moto s’est soldé par la mort de trois personnes. Les forces de Sangaris sont obligées d’intervenir, notamment en faisant voler les hélicoptères Tigre, afin d’éviter que la situation ne s’enflamme. Compte tenu de l’aggravation des tensions, j’ai proposé au président de la République de maintenir l’effectif de Sangaris à environ 1 000 hommes jusqu’à la fin du processus électoral, alors que nous envisagions de le faire descendre à 600 à la fin de l’année.

De plus, l’environnement des pays voisins est moins stimulant qu’auparavant, car les leaders de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), qui jouissaient d’une certaine autorité sur la zone, sont actuellement repliés sur leur propre territoire : le président tchadien Idriss Déby est confronté à la menace de Boko Haram ; le président gabonais Omar Bongo et son collègue congolais Denis Sassou-Nguesso sont en période préélectorale.

Il existe néanmoins des perspectives à moyen terme. Premièrement, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) est désormais au complet : elle compte 10 000 hommes bien répartis sur l’ensemble du territoire, à la différence de la MINUSMA, qui était restée concentrée sur Bamako à ses débuts. À mesure que la MINUSCA s’est déployée, nous avons retiré les forces de Sangaris, qui ne sont plus présentes, aujourd’hui, qu’à Sibut et à Bangui.

Deuxièmement, la MINUSCA a revu son organisation et fonctionne, selon moi, plus efficacement. La coordination avec l’opération Sangaris se passe bien.

Troisièmement, nous allons demander à l’Union européenne d’envoyer en République centrafricaine une mission de formation du type d’EUTM Mali mais de moindre dimension, pour succéder à la mission de conseil militaire EUMAM RCA. Il convient en effet de reconstituer les forces armées centrafricaines (FACA), aujourd’hui faibles et disparates, afin que le nouveau président dispose d’un un outil militaire suffisamment cohérent, structuré et indépendant des groupes de pression qui s’affrontent actuellement.

En tout cas, les conditions sont réunies pour que les élections se tiennent. Si le dernier calendrier connu est respecté, le premier tour aura lieu avant Noël. La proportion d’électeurs recensés, encore très faible il y a six mois, atteint aujourd’hui 91 %. Une quarantaine de candidats se sont déclarés. Le processus politique est donc en cours, et c’est assez encourageant.

 

Pour ce qui est de la situation autour du lac Tchad, après avoir subi un certain nombre d’échecs, le mouvement Boko Haram, que l’on considérait auparavant comme une armée bien organisée, s’est rabattu sur des actions de type terroriste – certaines perpétrées tout récemment. En revanche, aucun élément ne nous permet de confirmer à ce stade l’information selon laquelle le chef de Boko Haram Abubakar Shekau aurait été neutralisé. Quant au ralliement de Boko Haram à Daech, il semble être uniquement de façade, car rien ne prouve l’existence de liens militaires entre les deux mouvements, même si Daech est aujourd’hui présent en Libye.

La France n’intervient pas directement dans la lutte contre Boko Haram : elle s’en tient à un appui logistique, médical ou en termes de renseignement aux armées alliées concernées, en particulier à celles du Niger et du Tchad. Le fait nouveau, c’est que les pays de la zone, notamment le Niger, le Tchad, le Cameroun et le Nigeria, ont constitué une force multinationale mixte (FMM), dont l’état-major est basé à N’Djamena, à proximité de celui de Barkhane. Dans le prolongement du sommet organisé à l’Élysée en mai 2014, nous avons mis en place, à N’Djamena, une cellule de coordination et de liaison (CCL) qui comprend des représentants des pays concernés, ainsi que du Royaume-Uni et des États-Unis.

Le nouveau président nigérian, Muhammadi Buhari, que j’ai rencontré lors de sa visite à Paris à la mi-septembre, se montre beaucoup plus allant que son prédécesseur pour sécuriser le Nord du pays et semble déterminé à rendre la FMM pleinement opératoire. Le poste de commandement tactique de la FMM, situé à Maiduguri, est dirigé par un général nigérian. Quoi qu’il en soit, nous devrons continuer à apporter notre appui à la structuration de la FMM. Les Britanniques ont annoncé qu’ils enverraient une soixantaine de formateurs pour aider l’armée nigériane à se préparer au combat – ce que mon homologue devrait me confirmer ce soir –, et les Américains ont décidé d’installer 300 militaires et quatre drones au nord du Cameroun dans les jours qui viennent. Les renseignements fournis par ces drones seront très utiles à la FMM pour lutter contre Boko Haram.

La montée en puissance de la FMM est lente, mais en bonne voie. Elle participe de l’appropriation par les Africains de leurs problématiques de sécurité, avec le soutien d’un certain nombre de pays volontaires.

 

J’en viens à la situation au Moyen-Orient. En Irak, depuis que nous avions arrêté la progression de Daech vers Bagdad et Erbil l’année dernière, la ligne de front s’était stabilisée. Or, pour la première fois, les forces irakiennes enregistrent quelques succès contre Daech, qui recule : Baïji a été reprise après plusieurs mois d’affrontement ; les combats se poursuivent à Ramadi, que l’on considérait jusqu’à présent comme entièrement sous l’emprise de Daech. D’autre part, des otages ont été libérés. Un mouvement positif semble donc à l’œuvre, qui demande à être confirmé. Les forces de la coalition continuent à bombarder pour appuyer les forces irakiennes ou kurdes.

Le gouvernement de Bagdad est apparemment traversé par des tensions, les différents groupes chiites s’opposant sur la stratégie à mener. Certains d’entre eux veulent jouer le jeu de la reconstitution de l’Irak. Le Premier ministre, Haïder Al-Abadi, renforce ses positions malgré les difficultés qu’il rencontre avec son prédécesseur, Nouri Al-Maliki. Je rappelle que le président irakien est kurde.

En Syrie, les frappes russes sont dirigées à 25 % contre Daech, notamment à Palmyre. Pour le reste, elles visent les groupes d’insurgés dans les zones où ils sont en conflit avec les forces syriennes loyales au régime de Bachar el-Assad. Il s’agit aussi bien de l’Armée syrienne libre (ASL) – la 1re brigade côtière, unité modérée encadrée par d’anciens officiers syriens, est l’une des principales cibles de ces frappes – que d’autres groupes, dont certains, tel Jabhat Al-Nosra, sont plutôt liés à Al-Qaïda. Notons que la frontière entre ces groupes est parfois poreuse.

Selon mon analyse personnelle, les Russes – qui disposent d’une trentaine de chasseurs et d’une trentaine d’hélicoptères basés à Lattaquié, ainsi que de quelques navires en Méditerranée orientale – ont sans doute pensé que leur appui aérien permettrait aux forces syriennes loyalistes de reprendre du terrain sur les groupes d’insurgés. Or, après un mois de frappes russes pourtant intenses, ce scénario ne s’est pas concrétisé : à Alep notamment, l’ASL résiste bien et les forces de Bachar el-Assad ne parviennent pas, à ce jour, à progresser. C’est peut-être ce qui explique l’accélération du processus diplomatique. D’autre part, ni l’armée syrienne loyaliste ni Daech ne semblent en mesure de déstabiliser les forces kurdes de l’YPG – Unités de protection du peuple –, qui tiennent un territoire allant de Kobané au Sinjar. D’une manière générale, la situation n’est donc pas nécessairement celle que l’on pouvait imaginer.

D’autre part, les bombardements russes provoquent des mouvements migratoires, en particulier vers la Jordanie. L’arrivée massive de réfugiés dans le nord du pays suscite une vive inquiétude de la part des autorités jordaniennes, notamment du roi, ainsi que j’ai pu le constater lors de ma récente visite à Amman. Pour une grande part, les réfugiés sont non pas installés dans des camps, mais intégrés au sein de la population. Il s’agit d’un geste d’ouverture très fort de la part des Jordaniens, mais cela peut aussi être source de complications, voire de risques majeurs.

 

En Libye, la situation demeure préoccupante. Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, Bernardino León, qui achèvera sa mission dans quelques jours, a proposé la constitution d’un gouvernement d’unité nationale avec un premier ministre et trois vice-premiers ministres, mais ce compromis est rejeté par certains éléments tant des autorités de Tobrouk que de celles de Tripoli. Son successeur, Martin Kobler, devra reprendre le dossier. Je suis très pessimiste : tant que nous n’aboutirons pas à une solution politique, les métastases de Daech continueront à se développer, avec un soutien depuis l’Irak et la Syrie. Avec 3 000 combattants, le mouvement contrôle déjà 250 kilomètres de côtes autour de Syrte et progresse très sensiblement vers le Sud. Certains groupes s’y rallient parce qu’il leur apporte, disent-ils, une forme de sécurité. Les antagonismes et les coalitions entre les différents groupes libyens varient, de manière parfois surprenante, selon un fonctionnement clanique. Il faut tout faire pour que les deux parties principales prennent conscience du danger et dépassent leur rivalité.

Face à cette aggravation de la situation, la Tunisie est en première ligne. Je m’y suis rendu il y a quelques jours et me suis entretenu avec le Premier ministre et le ministre de la Défense. La France va apporter une aide de 20 millions d’euros à la Tunisie pour équiper et former ses forces spéciales, et contribuer ainsi à la sécurisation de ses frontières. D’autre part, nous allons travailler étroitement avec les Britanniques, qui sont très sensibilisés à la situation en Libye, pour les raisons que vous connaissez.

Le 22 juin dernier, l’Union européenne a pris la décision de mener une lutte armée contre les trafiquants de migrants en Méditerranée centrale, et lancé, à cette fin, l’opération EUNAVFOR MED Sophia. Les trafics de migrants opérés à partir de la Libye sont bien évidemment concernés au premier chef. Nous sommes très présents dans le dispositif, en partenariat notamment avec les Italiens, les Espagnols, les Allemands et les Britanniques. L’état-major de l’opération, situé à Rome, est commandé par un amiral italien, le numéro 2 est un amiral français. L’opération mobilise plusieurs navires européens, dont une frégate porte-hélicoptères française, le Courbet. Nous participons aussi aux vols de surveillance maritime.

L’opération Sophia comporte trois phases. La première, qui a consisté à collecter et échanger des renseignements, est terminée. L’opération est aujourd’hui entrée dans sa deuxième phase : nous sommes en mesure d’intercepter, dans les eaux internationales, des navires transportant des migrants, voire de faire usage de la force dans certains cas face aux passeurs. Nous avons déjà sauvé un certain nombre de vies dans ce cadre. À ce stade, nous ne pouvons pas passer à la phase 3, qui consisterait à intervenir dans les eaux territoriales libyennes, car il faut soit une décision du Conseil de sécurité des Nations unies en ce sens, soit une demande émanant d’un gouvernement libyen reconnu internationalement.

 

Nous avons enregistré quelques avancées lors du Conseil européen des 25 et 26 juin 2015 – même si nous aurions aimé en obtenir davantage –, dont la décision fondamentale de conduire une action préparatoire à la recherche intéressant la défense. Le budget de l’UE contribuera à des projets militaires en matière de recherche ; le financement, encore modeste puisqu’il ne dépasse pas 50 millions d’euros, soutiendra très en amont des plans qui pourront déboucher sur une production européenne. La réunion des ministres de la Défense du 17 novembre prochain sera l’occasion de renforcer cette initiative. Les premiers programmes concerneront probablement des hélicoptères dronisants, c’est-à-dire à voilure tournante, et des composants électroniques. Ce premier acte, très significatif, se déploiera dans le cadre de l’Agence européenne de défense.

Le Conseil européen de juin dernier a également abouti au lancement de l’initiative « former et équiper » – ou « train and equip » –, dont l’objectif vise, au-delà de l’accompagnement de l’EUTM, à fournir de l’équipement non létal aux forces armées formées dans le cadre des missions de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC). Il s’agira donc de procurer à ces forces des matériels de communication, de logistique et des vêtements.

Il a par ailleurs été décidé de mandater la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité pour élaborer la stratégie globale de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), qui n’a pas été modifiée depuis 2003. En outre, nous avons avancé, lors de ce Conseil européen, sur la stratégie maritime, les menaces hybrides et la cybersécurité. Un mouvement a donc été amorcé, même s’il ne va pas aussi loin que nous le souhaitions en termes financiers.

 

Le rapprochement bilatéral franco-allemand a, quant à lui, beaucoup progressé au cours de ces derniers mois. Ainsi, l’Allemagne a décidé d’investir dans le programme du système multinational d’imagerie spatiale pour la surveillance, la reconnaissance et l’observation (MUSIS) comprenant les satellites de la composante spatiale optique (CSO), en contribuant à 80 % du financement du troisième satellite, les deux premiers ayant été élaborés par la France. Cette coopération comprend un accord sur l’échange d’images radars dans la constellation SAR-Lupe allemande, compétence pour laquelle il n’existe pas de programme français. En outre, nous avons trouvé un accord le 31 juillet dernier pour le projet KANT de rapprochement des industries de défense terrestre, qui reposera sur la fusion, entérinée avant la fin de l’année, du groupe français Nexter et de l’industriel allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW). Enfin, nous travaillons avec l’Allemagne à la constitution d’un drone européen, dossier dans lequel je me suis fortement engagé car il est essentiel de faire émerger une génération européenne pour succéder au drone MALE Reaper. L’Allemagne mène en collaboration avec la France, l’Italie et l’Espagne les études de définition et de faisabilité de cet Eurodrone. L’Allemagne est prête à assumer une part majeure du financement. Les études seront contractualisées via l’OCCAr dans le courant du premier semestre 2016. Elles devraient démarrer avec une équipe multinationale sous pilotage allemand, à Bonn.

Nous fêterons ce soir à Londres le cinquième anniversaire des accords de Lancaster House. Les relations avec le Royaume-Uni s’avèrent très pragmatiques et elles progressent puisque nous pourrons déployer dès 2016 la Force expéditionnaire interalliée et interarmées – ou combined joint expeditionary force (CJEF). En outre, nous collaborons dans la logique du projet One MBDA pour les missiles de croisière futurs et le missile anti-navire léger (ANL). Enfin, nous coopérons dans le nucléaire, en mettant en commun les installations permettant de tester la fiabilité de nos armes dans le cadre du programme « EPURE ». Ce dernier, créé par le traité de Lancaster House, est très important et se déroule normalement. Nous avons également lancé avec les Britanniques l’opération devant aboutir au drone de combat du futur (SCAF).

Il y a quelques jours, nous avons signé un contrat portant sur des hélicoptères avec le Koweït qui devrait nous permettre d’atteindre le montant de 16 milliards d’euros d’exportations dans le domaine de la défense en 2016.

 

M. Joaquim Pueyo. Les Russes effectuent des frappes en Syrie depuis plusieurs semaines ; la France participe aux côtés des États-Unis à une coalition internationale, et le ministère de la Défense américain a indiqué avoir renoncé à quelques frappes pour éviter une trop grande proximité avec les avions russes. À la mi-octobre, on avait évoqué l’élaboration d’un protocole aérien qui paraissait indispensable. Monsieur le ministre, ne serait-il pas judicieux que l’ensemble des puissances intervenant en Syrie se coordonnent par le biais d’un protocole ? L’opinion publique ne comprend pas ce manque de coopération, alors que tout le monde reconnaît en Daech l’ennemi numéro un.

 

M. Yves Fromion. Monsieur le ministre, comment a évolué la situation des chrétiens en Syrie et en Irak ?

Envisagez-vous une réduction des effectifs de l’opération Barkhane, puisque, même si rien n’est jamais acquis, vous estimez que les positions sont stabilisées ?

Le versement des premiers acomptes des contrats d’exportation déclenche le processus industriel ; or il semblerait que ces paiements n’aient pas été effectués pour certaines commandes : pouvons-nous espérer qu’ils le soient rapidement ?

 

M. Jean-Jacques Candelier. Monsieur le ministre, l’article 35 de la Constitution, disposant que, lorsque la durée d’une intervention atteint quatre mois, le Gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement, n’a pas été respecté pour l’opération Barkhane. Je vous ai écrit à ce sujet le 22 janvier 2015, et vous m’avez adressé le 11 mai une réponse qui me paraît contestable. Selon vous, cette opération en poursuit d’autres – Serval au Mali et Épervier au Tchad –, déjà autorisées par le Parlement. Certes, mais les opérations armées conduites au Niger, en Mauritanie et au Burkina Faso n’ont jamais été soumises à l’approbation de l’Assemblée nationale et du Sénat. À vos yeux, Barkhane entre dans le champ des exceptions à l’application de l’article 35 de la Constitution. Celles-ci – qui concernent les opérations humanitaires et des forces spéciales, les actions ne poursuivant pas de but opérationnel et les prépositionnements dans le cadre d’un accord de défense – ne me semblent pas concerner Barkhane ; d’ailleurs, vous avez vous-même reconnu que l’envoi de forces s’appuie uniquement sur des accords de coopération opérationnelle ou technique. Dans le cadre de Barkhane, des militaires mènent des actions opérationnelles en situation de crise dans des territoires étrangers, ce qui nécessite une autorisation du Parlement au titre de l’article 35. Pouvez-vous me démontrer le contraire, monsieur le ministre ?

 

M. Damien Meslot. Monsieur le ministre, dans le cadre de l’opération Sentinelle, beaucoup de militaires sont mobilisés dans notre pays ; cela rassure la population, mais nous ne pouvons pas prévenir toutes les tentatives d’attentat. Ne devrions-nous pas réduire la voilure de ce dispositif ?

Avec le maire de la commune, nous étions venus vous voir pour évoquer le cas de la réduction des effectifs du 1er régiment d’artillerie stationné à Bourogne et nous attendons une réponse de votre part dans ce dossier.

 

M. Alain Marty. Monsieur le ministre, vous aviez admis, lors d’une précédente réunion, que la France était intervenue en Syrie pour armer des insurgés se battant contre M. Bachar el-Assad. Quels sont les groupes que nous avons soutenus ? Jabhat al-Nosra ? Ahrar al-Sham ? L’Armée syrienne libre, qui semble aujourd’hui en déclin ?

 

M. Philippe Folliot. Monsieur le ministre, vous vous rendrez dans quelques jours au deuxième Forum sur la paix et la sécurité à Dakar. Quel message y ferez-vous passer ? Quel rôle les parlementaires français et africains pourraient-ils y jouer ? Comment pourrait-on contribuer à l’élaboration d’une réflexion stratégique africaine ?

Il y a deux ans, deux journalistes français, Mme Ghislaine Dupont et M. Claude Verlon, étaient assassinés au Niger, et certains éléments relatifs à ce meurtre ont été classés secret-défense. Un déclassement est-il envisageable ?

Un militaire du 35e régiment d’artillerie parachutiste (RAP) de Tarbes a été assassiné et un autre blessé à Cayenne, en Guyane, suite à une altercation nocturne. Disposez-vous d’éléments relatifs à ce meurtre ?

 

M. Michel Voisin. Nos forces sont envoyées dans des théâtres toujours plus nombreux et importants ; j’ai lu récemment que l’essoufflement voire l’asphyxie nous guettaient compte tenu des conditions dans lesquelles nos militaires sont employés. Pouvez-vous nous apporter des précisions à ce sujet ?

 

M. Alain Moyne-Bressand. Un accident ou un attentat a touché un avion russe il y a trois jours en Égypte ; ce pays, ami de la France, est-il exposé à un risque terroriste que représenteraient des groupes djihadistes bien organisés dans une partie de son territoire ? Avez-vous des informations en la matière ? Comment pouvons-nous aider nos amis égyptiens ?

 

M. le ministre. Monsieur Pueyo, nos interventions en Syrie sont ciblées : elles touchent Daech, ses infrastructures et ses centres d’entraînement, et elles reposent sur des renseignements que nous avons acquis nous-mêmes et recoupé avec nos Alliés. En revanche, si nous avons maintenu notre autonomie d’action, la maîtrise du ciel est américaine. Nous agissons donc en articulation avec les États-Unis qui, de leur côté, ont développé des accords de « déconfliction » avec les Russes. Nous n’entretenons pas nous-mêmes de rapports directs avec la Russie sur l’utilisation du ciel syrien.

Monsieur Fromion, ne vous inquiétez pas pour les versements des acomptes, y compris pour ceux dus par le pays auquel vous pensez. Les interrogations ont été levées.

Je ne suis pas favorable à la diminution du nombre de militaires engagés dans l’opération Barkhane pour l’instant. Il s’avère nécessaire, pour ce dispositif complet et articulé, de compter sur les effectifs actuels quand, comme actuellement, nous menons des opérations d’envergure. Le chef d’état-major des armées pense également que le moment de réduire la voilure humaine de Barkhane n’est pas encore venu, car nous devons toujours faire face à des actions « asymétriques de harcèlement, recourant par exemple à des engins explosifs improvisés – ou improvised explosive devices (IED) – et à des attentats. En outre, la situation en Libye reste dangereuse et instable.

Les chrétiens au Levant sont largement dans la zone kurde autour d’Erbil dans le Nord de l’Irak, et la situation apparaît stabilisée dans cette région après une phase marquée par des départs massifs. En revanche, il convient d’agir dans le Sinjar et de reprendre des lieux où la population chrétienne s’avère très menacée. Davantage d’opérations sont menées actuellement, et il y a lieu de maintenir cet effort. De nombreux chrétiens se trouvent parmi les réfugiés, et j’en ai d’ailleurs vu beaucoup en Jordanie. Dans le Nord de la Syrie, une partie de la population chrétienne soutient Bachar el-Assad. Les interrogations relatives à la stabilité du Liban subsistent, mais Daech n’est pas parvenu à rompre les digues existantes à proximité de la frontière syro-libanaise. L’axe reliant Damas à Homs se révèle essentiel pour assurer la sécurité du Liban, ce pays connaissant une situation politique toujours incertaine.

Monsieur Candelier, je maintiens ma position : Barkhane ne constitue pas une opération nouvelle entrant dans le champ de l’article 35 de la Constitution, car elle s’inscrit dans la suite d’Épervier et de Serval, qui ont été autorisées par le Parlement. Les missions de contre-terrorisme sont identiques, et le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso ont signé des accords de défense avec la France. En revanche, la prolongation de l’intervention engagée en Syrie nécessitera dans quelque temps l’approbation du Parlement.

Monsieur Meslot, la loi de programmation militaire (LPM) précise que l’on doit pouvoir en permanence mobiliser, dans le cadre de Sentinelle, de 7 000 à 10 000 hommes. Le président de la République a souhaité que 7 000 militaires soient déployés depuis les attentats de janvier dernier, et nous voulons conserver un dispositif de cette ampleur car il assure, en plus d’une fonction dissuasive, la sécurité des lieux de culte et des transports. Le risque d’attentat reste significatif et nous recevons des informations sensibles presque toutes les semaines. Nous devons donc rester vigilants, et tout signe de désengagement pourrait être perçu comme une opportunité par les groupes terroristes.

Comme je m’y suis engagé, je vous ferai parvenir cette semaine un courrier sur la situation à Bourogne et me rendrai peut-être dans cette commune.

Monsieur Marty, nous n’avons jamais soutenu Jabhat al-Nosra et Ahrar al-Sham, et n’aidons que l’ASL. Nous suivons très précisément la situation avec nos alliés qui livrent des armes dans cette zone. Je pensais que l’ASL était beaucoup plus faible que ce qu’elle n’est en réalité ; elle apporte en ce moment la preuve qu’elle est capable de résister, même si la situation peut bien entendu évoluer.

Monsieur Folliot, le Forum sur la paix et la sécurité se réunira à Dakar pour la deuxième fois la semaine prochaine ; l’objectif principal réside dans l’émergence chez les leaders africains d’une culture de la sécurité et de défense. Les Africains doivent en effet être capables d’assurer eux-mêmes leur sécurité. Il convient d’entreprendre ce travail de longue durée, afin d’aboutir à l’émergence d’une communauté stratégique africaine qui dépasse le simple stade des mots et entre en action. La lutte contre Boko Haram représente un exemple positif, même si la tâche s’avère dure et qu’elle n’aboutira que lentement. Plusieurs chefs d’État et ministres de la Défense se rendront à ce Forum, qui prendra donc de l’ampleur par rapport à la première réunion que nous avons initiée l’année dernière. Reste maintenant à obtenir des succès de fond, qui découleront d’une réelle prise de conscience. Des opérations comme EUTM au Mali et en République centrafricaine (RCA) ont permis de reconstruire les armées nationales de ces pays qui ont remplacé les forces claniques. Étendre ce modèle assurerait la sécurité en Afrique dans la durée.

J’ai bien reçu les lettres, largement diffusées, demandant la déclassification d’éléments concernant l’assassinat de Mme Ghislaine Dupont et de M. Claude Verlon ; une procédure est en cours afin de déclassifier l’ensemble de ce dossier, mais elle se révèle lente. Seuls les juges peuvent réclamer cette opération : M. Marc Trévidic nous a sollicités en ce sens en mai dernier, mais nous avons effectivement un peu tardé à lui répondre. Néanmoins, tout sera déclassifié d’ici à la fin de l’année, une fois rendu l’avis de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN).

L’incident à Cayenne que vous avez évoqué date d’octobre 2014, et je ne dispose pas d’éléments particuliers sur cette affaire.

Monsieur Moyne-Bressand, les Égyptiens ont du mal à faire face aux groupes terroristes opérant dans le Sinaï et ralliés à Daech. Il s’agit d’une zone de non-droit peuplée de tribus bédouines, et l’armée égyptienne ne possède pas les outils militaires permettant de lutter contre le groupe Ansar Baït al-Maqdis, indépendant et labellisé récemment sous l’étendard de Daech. J’ai évoqué ce sujet avec mon homologue égyptien, qui dispose d’une armée dont l’équipement, la stratégie et la formation restent de type soviétique ; en effet, le tank ne constitue pas le meilleur outil de lutte contre ces organisations ! La France et l’Égypte ont décidé d’engager une collaboration dans le domaine des forces spéciales, afin de lutter contre Ansar Baït al-Maqdis qui représente un vrai danger aux yeux du président Abdel Fattah al-Sissi – des militaires égyptiens ont d’ailleurs été récemment tués.

Nous n’avons aucune information à ce stade sur le récent crash de l’avion russe. Le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) intervient sur place à la demande des autorités égyptiennes.

Monsieur Voisin, l’année 2015 s’avère difficile pour l’armée de terre : les nouveaux recrutements ne sont pas encore opérationnels, et de fortes rotations ont lieu pour l’opération Sentinelle et celles conduites à l’extérieur. La situation devrait s’améliorer en 2016, puisque les nouvelles recrues seront formées ; en outre, les aménagements logistiques et des logements en région parisienne seront achevés, et de nouveaux personnels seront engagés. Tout cela permettra de fluidifier la mobilisation des effectifs qui, aujourd’hui, se trouvent en effet particulièrement exposés.

 

*

* *

 

Informations relatives à la commission

La commission a procédé à la désignation des membres des missions d’information suivantes :

 

Mission d’information sur la présence et l’emploi des forces armées sur le territoire national :

– MM. Olivier Audibert Troin et Christophe Léonard.

 

Mission d’information sur le rôle de la marine nationale en Méditerranée :

– MM. Jean-David Ciot et Alain Marleix.

 

La séance est levée à dix-sept heures quarante-cinq.

 

*

* *

 

Membres présents ou excusés

 

Présents. - Mme Patricia Adam, M. Jean-Jacques Bridey, Mme Isabelle Bruneau, M. Jean-Jacques Candelier, M. Guy Chambefort, M. David Comet, Mme Catherine Coutelle, Mme Marianne Dubois, M. Philippe Folliot, M. Yves Fromion, M. Sauveur Gandolfi-Scheit, Mme Geneviève Gosselin-Fleury, Mme Edith Gueugneau, M. Christophe Guilloteau, M. Laurent Kalinowski, M. Charles de La Verpillière, M. Gilbert Le Bris, M. Alain Marleix, M. Alain Marty, M. Damien Meslot, M. Philippe Meunier, M. Jacques Moignard, M. Alain Moyne-Bressand, M. Jean-Claude Perez, M. Joaquim Pueyo, Mme Marie Récalde, M. Eduardo Rihan Cypel, M. Gwendal Rouillard, M. Stéphane Saint-André, M. Jean-Michel Villaumé, M. Michel Voisin

 

Excusés. - M. Olivier Audibert Troin, Mme Danielle Auroi, M. Claude Bartolone, M. Philippe Briand, M. Jean-David Ciot, M. Lucien Degauchy, M. Guy Delcourt, Mme Carole Delga, Mme Geneviève Fioraso, M. Yves Foulon, M. Claude de Ganay, M. Serge Grouard, M. Éric Jalton, M. Jean-Yves Le Déaut, M. Frédéric Lefebvre, M. Bruno Le Roux, M. Maurice Leroy, M. Alain Rousset, M. François de Rugy, M. Philippe Vitel

 

Assistait également à la réunion. - M. Jean-François Lamour

 

Commission de la défense nationale et des forces armées Compte rendu n° 15

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 12:55
Le général d'armée Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées, au contact d’une patrouille de l’opération « Sentinelle » mobilisée au service de la sécurité des Français - photo EMA

Le général d'armée Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées, au contact d’une patrouille de l’opération « Sentinelle » mobilisée au service de la sécurité des Français - photo EMA

 

17 Novembre 2015 Par Direct Matin

 

Au cœur des opérations militaires depuis les attentats, le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, a rendu visite lundi aux soldats déployés à Paris capitale. Un soutien sans faille à ses équipes, alors que le combat est mené à l’intérieur qu’à l’extérieur de nos frontières.

 

Les attentats ont eu lieu malgré le plan Vigipirate. A-t-on sous-estimé la menace ?

On ne peut pas mettre des militaires à chaque coin de rue, c’est un fait. Mais face à une violence aveugle, il y a des modes d’action à adapter. Il faut plus de mobilité, notamment. C’est ce que nous avons montré avec le déploiement de 10 000 hommes sur le territoire, ces quatre derniers jours. Nous ne baissons pas la garde : en plus de l’opération Sentinelle au sol, nous avons renforcé la sécurité aérienne, la défense du littoral et la cyberdéfense.

 

Comment les soldats vivent-ils le drame ?

Ce qui est arrivé les a profondément touchés. Ils comprennent les victimes et leurs proches, car ils sont confrontés à la mort dans le cadre de leurs missions au Mali, au Sahel ou en Irak. Et cette compassion se traduit en action. L’humanité est notre moteur. Je tiens d’ailleurs à souligner la qualité de cette armée, qui est le reflet de la nation et de sa jeunesse, dans ce qu’elle a de plus noble. Les jeunes ne deviennent pas militaires seulement pour l’aventure. Ils sont déterminés à défendre nos valeurs. C’est ce qui rend notre institution aussi solide.

 

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 12:30
photo EMA

photo EMA

 

17/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Depuis le début de l’année 2015 et dans le cadre de l’opération Chammal, les militaires français participent à la formation des forces irakiennes, en particulier celle de l’état-major de la 6e division d’infanterie (DAA6 de Bagdad) régulièrement engagées au combat contre les éléments de Daech à l’ouest de Bagdad.

 

Le détachement français a pour mission d’améliorer les capacités de commandement et la formation des militaires de cette unité expérimentée d’environ 10 000 hommes. Le Colonel Eric, chef du premier détachement de formation auprès de l’état-major de la 6° division d’infanterie, témoigne. Retour sur cette mission exigeante.

 

Mon colonel, quelle a été votre mission pendant les 4 mois de votre déploiement ?

Placée sous le commandement de la coalition, dans le cadre de l’opération Inherent Resolve, cette mission consiste à améliorer les capacités de commandement des forces irakiennes et de fournir un appui plus efficace dans les combats que la 6° division d’infanterie mène actuellement contre Daech. Il s’agissait bien d’améliorer les capacités existantes et non de bâtir une nouvelle armée ou même de la réformer.  La mission première est d’apporter un appui en termes de formation. Il ne s’agit pas d’accompagner les troupes irakiennes au combat.

 

Comment était organisé votre détachement ?

D’un volume d’une soixantaine de militaires français, mon détachement comprenait une vingtaine de conseillers d’état-major (majoritairement des officiers supérieurs) dans les domaines des opérations, du renseignement et de la logistique. Je disposais également de différents spécialistes (transmissions, Santé et combat d’infanterie). Chacun exerçant à la fois son rôle de conseil ou de formation auprès des Irakiens et assurant la sûreté de notre détachement.

 

De quelle manière avez-vous pu prodiguer vos conseils auprès des Irakiens ?

Le détachement français a procédé pas à pas, en tenant compte des contraintes liées au rythme opérationnel soutenu de nos homologues irakiens. Des unités de la 6° division d’infanterie sont quotidiennement engagées sur la ligne de front. Il importait donc de faire preuve  d’une grande adaptabilité afin de ne pas imposer des programmes rigides mais bien de faire évoluer les existants.

 

Quelles ont alors été vos actions ?

Le détachement français a conseillé le FSI sous la forme de « travaux aux techniques d'état-major » (suivi de situation tactique sur une carte, création d’une liste d’événements, amélioration des processus de planification dans l’urgence). Les militaires français ont également apporté une assistance dans le fonctionnement de la chaîne logistique depuis l’arrière jusqu’au front (suivi des commandes, gestion des stocks pour les munitions, pièces de rechange et piles). Ces rouages administratifs étaient soit manquants, soit simplement grippés. Enfin, nous avons réalisé des formations pratiques sur des terrains d’exercice.

 

Comment avez-vous pu programmer la formation de 10 000 soldats dont un bon nombre est engagé quotidiennement dans les combats contre Daech ?

L’effort a porté sur le sauvetage au combat et la lutte contre les engins explosifs (CIED).  Ces domaines sont prioritaires pour les irakiens, compte-tenu des combats actuels et des modes d’action de Daech. La formation complémentaire de tous les soldats était irréaliste compte tenu de leur grand nombre et de leur fort engagement opérationnel. Nous avons donc choisi de privilégier ce qui présentait le plus de valeur ajoutée : la formation de formateur. L’objectif était de former plus de personnes tout en préservant ceux qui jusqu’alors dispensaient l’instruction alors que leur présence dans les opérations de combat est indispensable. Je veux parler des infirmiers, des spécialistes du déminage, etc... Toutes les spécialités rares et difficiles à former au sein d’une armée.

 

Quel bilan peut-on tirer de votre mandat ?

Notre premier mandat (de mars à juillet 2015) a permis de former 150 instructeurs au cours de 17 stages d’une durée de 15 jours. Chaque instructeur étant capable de former à son tour 10 combattants en deux semaines, la 6° division sera en mesure d’assurer par elle-même la formation de  1500 soldats par mois dans les domaines de la lutte contre les engins explosifs improvisés et le secourisme de combat.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste Daesh. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale, trois Mirage 2000D et trois Mirage 2000N) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens. Depuis le 24 septembre 2015, la frégate anti-aérienne (FAA) Cassard a rejoint les forces françaises engagées au Levant.

photo EMAphoto EMA
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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 11:55
Ce que contient le «pacte de sécurité» présenté par Hollande devant le Congrès
 

Par

 

LE SCAN POLITIQUE - Intervenant devant les parlementaires, le chef de l'État a fait une série d'annonces sur le plan intérieur et extérieur. Il souhaite notamment la prolongation de l'état d'urgence et réclame une coalition unique contre Daech. Retrouvez l'essentiel de son discours.

Redonner confiance tout en affichant une fermeté implacable. Intervenant pendant 45 minutes devant les députés et les sénateurs réunis en Congrès à Versailles, François Hollande a voulu apporter une réponse à la hauteur des attentats de vendredi 13 novembre. Voici ses principales déclarations:

 

SUR LE PLAN INTÉRIEUR

» L'état d'urgence prolongé

François Hollande a demandé au Parlement de prolonger l'état d'urgence en France «pour trois mois». Il souhaite le vote d'une loi «adaptant son contenu à l'évolution des technologies et des menaces» d'ici la fin de la semaine. «La loi du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence prévoit en particulier deux mesures exceptionnelles, l'assignation à résidence et les perquisitions administratives, qui offrent des moyens utiles pour prévenir la commission de nouveaux actes terroristes. Je veux leur donner immédiatement toute leur portée et les consolider. Il sera donc proposé au Parlement d'adopter un régime juridique complet pour chacune de ces dispositions».

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 11:30
Chammal : nouveau raid contre Daech à Raqqah

 

17/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Dans la nuit du 16 au 17 novembre 2015 à 1h30 (heure française), l’armée française a de nouveau mené un raid contre Daech - à Raqqah en Syrie. La force Chammal a détruit deux sites opérationnels de combattants terroristes.

 

Le raid était constitué de dix avions. Les équipages ont décollé à partir des bases situées en Jordanie et dans le Golfe arabo-persique (GAP) pour se rejoindre au-dessus de la Syrie. Réalisé en coordination avec la coalition, le raid aérien composé de six Mirage 2000 et quatre Rafale a frappé simultanément un centre de commandement qui abrite l’un des quartiers généraux de Daech, et un centre d’entraînement. Au total 16 bombes ont été délivrées.

Au bilan, depuis le dimanche 15 novembre, quatre objectifs préalablement identifiés par des missions de renseignement ont été frappés en 24 heures.

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale, trois Mirage 2000D et trois Mirage 2000N) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens. Depuis le 24 septembre 2015, la frégate anti-aérienne (FAA) Cassard a rejoint les forces françaises engagées au Levant.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 18:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

16.11.2015 par Fauteuil de Colbert

 

Les bruits de coursives entourant la très prochaine projection du Groupe Aéronaval (GAn) laissent entrevoir un format du groupe aérien embarqué, manifestement, inédit depuis l'entrée eu service du Charles de Gaulle en 2001. La prochaine mission du GAn sera révélatrice des ambitions françaises dans l'évolution de la mission Chammal au-dessus de l'Irak et de la Syrie. Les configurations, tant du groupe naval lui-même que du Groupe aérien embarqué (Gaé) démontreront le niveau d'engagement retenu.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 18:30
Inherent Resolve – Chammal sit rep 16 Nov – CJTF-OIR

 

November 16, 2015 by CJTF-OIR Release # 20151116-01

 

Military Strikes Continue Against ISIL Terrorists in Syria and Iraq

 

SOUTHWEST ASIA- On Nov. 15, coalition military forces continued to attack ISIL terrorists in Syria and Iraq. In Syria, coalition military forces conducted 10 strikes using attack, fighter, and remotely piloted aircraft. Separately in Iraq, coalition military forces conducted 13 strikes coordinated with and in support of the Government of Iraq using bomber, fighter, remotely piloted aircraft, and rocket artillery against ISIL targets.

 

The following is a summary of the strikes conducted against ISIL since the last press release:

 

Syria

• Near Abu Kamal, one strike destroyed 116 ISIL fuel trucks.

• Near Al Hasakah, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed two ISIL fighting positions.

• Near Al Hawl, two strikes struck two separate ISIL tactical units and destroyed five ISIL buildings and an ISIL vehicle.

• Ar Raqqah, one strike struck an ISIL storage depot.

• Near Ayn Isa, three strikes struck three separate ISIL tactical units and destroyed an ISIL tactical vehicle, an ISIL vehicle, two ISIL fighting positions, and wounded an ISIL fighter.

• Near Mar’a, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed two ISIL fighting positions.

• Near Palmyra, one strike struck an ISIL staging area.

 

Iraq

• Near Al Baghdadi, two strikes struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL heavy machine gun and an ISIL home-made explosives cache.

• Near Albu Hayat, one strike struck an ISIL tactical unit.

• Near Fallujah, one strike destroyed an ISIL building.

• Near Kisik, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL fighting position.

• Near Qayyarah, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL weapons cache.

• Near Ramadi, five strikes destroyed six separate ISIL command and control nodes, damaged an ISIL building, and denied ISIL access to terrain.

• Near Sinjar, two strikes struck a large ISIL tactical unit and destroyed four ISIL vehicles.

 

Strike assessments are based on initial reports. All aircraft returned to base safely.

 

The strikes were conducted as part of Operation Inherent Resolve, the operation to eliminate the ISIL terrorist group and the threat they pose to Iraq, Syria, and the wider international community.

 

The destruction of ISIL targets in Syria and Iraq further limits the group's ability to project terror and conduct operations. Coalition nations which have conducted strikes in Iraq include Australia, Belgium, Canada, Denmark, France, Jordan, Netherlands, United Kingdom, and the United States. Coalition nations which have conducted strikes in Syria include Australia, Bahrain, Canada, France, Jordan, Saudi Arabia, Turkey, United Arab Emirates, and the U.S.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:55
Une équipe de douze drones et robots en mission autonome

Architecture décisionnelle multidrone développée dans le projet et intégrée dans chaque véhicule  (AAV = Autonomous Aerial Vehicle, AGV = Autonomous Ground Vehicle). © ONERA

 

06.11.2015 ONERA

 

La sixième et dernière démonstration de l'Étude amont Action* a mis en œuvre 12 drones aériens et terrestres dans un environnement rurbain. Objectif : valider une architecture logicielle distribuée « décisionnelle » pour la coopération de drones évoluant dans une mission commune.

 

La démonstration  a eu lieu les 19 et 20 octobre 2015 sur le village de combat du camp militaire de Caylus (82), en présence de la Direction générale de l'armement (DGA), ainsi que des personnels de l’ONERA et du CNRS/LAAS** acteurs de la démonstration.

 

L'objectif était de mettre en avant la capacité d’une architecture logicielle décisionnelle, embarquée sur une équipe hétérogène de douze véhicules autonomes, à réaliser en s’entraidant une mission « patrouille, localisation, suivi de cible » dans un environnement mixte urbain/campagne.

 

L'équipe de drones était constituée de deux drones aériens Vario Benzin/ReSSAC de l'ONERA, de trois robots terrestres du CNRS/LAAS, de trois robots terrestres Effibot de DGA Techniques terrestres mis en oeuvre par l'ONERA et de quatre véhicules simulés dont un drone aérien de type Ressac, un robot terrestre de type LAAS et deux robots terrestres de type Effibot.

 

Rendez-vous planifié entre les robots Mana (LAAS) et Effibot (DGA) photo ONERA

Rendez-vous planifié entre les robots Mana (LAAS) et Effibot (DGA) photo ONERA

Suivi de la cible par un Vario -Ressac  (drone aérien ONERA) photo ONERA

Suivi de la cible par un Vario -Ressac (drone aérien ONERA) photo ONERA

Cette démonstration a été la plus complexe de la série des six expérimentations terrain du projet Action, qui se sont déroulées de 2012 à 2015 dans des contextes aéroterrestre ou aéromaritime. De nombreux aléas ont été introduits dans cette dernière mission, comme des pannes de véhicules, des retards, des défauts de communication, l’apparition d’une deuxième cible…  Il s’agissait bien de valider l’architecture décisionnelle embarquée qui donne à l'équipe de drones son autonomie pour la réalisation de la mission.

 

Cette démonstration a été un succès, ainsi que le projet dans son ensemble, tous les scénarios joués ayant montré la capacité de l'équipe de drones à réaliser la patrouille de la zone, y compris en présence d'événements perturbateurs. La robustesse de l’architecture multidrone embarquée sur chaque véhicule a été démontrée.

 

 

Le mot de la cheffe de projet, Magali Barbier (ONERA)

 

"Ce projet qui a duré 9 années a permis de faire avancer l'état de la recherche sur la problématique de coopération de drones autonomes hétérogènes. Plus de 30 publications et 5 thèses sont actuellement disponibles sur le site du projet.

L'architecture décisionnelle générique conserve les capacités individuelles d'autonomie de chaque véhicule ; elle planifie et répare les plans en utilisant de l'expertise humaine ; elle prévoit des tâches de rendez-vous entre véhicules pour garantir la synchronisation des actions dans un environnement où les communications ne sont ni continues ni parfaites hormis en ces points ; elle est connectée à un haut niveau sémantique avec un opérateur mission lui permettant d'intervenir pour aider la mission.

Au cours de ces années, le projet a vu avancer les progrès sur les drones : sur les engins eux-mêmes, les batteries, les charges utiles, les processus embarqués, les interfaces logicielles, les moyens de communication, les interfaces homme-machine...

La recherche doit continuer dans les laboratoires sur la thématique de la coopération de drones autonomes. Le projet Action a posé des bases solides notamment sur les fonctions de planification et de supervision, mais de nombreux verrous technologiques doivent encore être étudiés ; on peut citer sans être exhaustif les stratégies de suivi coopératif, la localisation coopérative, la formalisation des communications (quelles informations à qui et quand), le suivi de situation global, une réflexion sur le rôle et la charge de travail des opérateurs mission...

Et si le choix dans le projet Action a été de distribuer totalement l'architecture décisionnelle sur les drones (drones au sens large, air-terre-mer), certaines fonctions peuvent se partager entre l'embarqué et le sol en fonction des contraintes de communication ; des stratégies de maintien de la communication par un réseau de drones sont aussi à l'étude."

 

Notes

Action – coopération de véhicules hétérogènes autonomes

L'objectif de l'étude amont Action est de développer et d'implémenter sur des véhicules hétérogènes autonomes une architecture logicielle multidrone permettant de les faire coopérer pour la réalisation de leur mission. Le projet est centré sur l'amélioration de la fonction localisation des cibles et des véhicules amis sous contraintes de communication. Les travaux de recherche poursuivis par l'équipe projet s'organisent autour du développement des briques de l'architecture décisionnelle multidrone pour la réalisation des fonctions de fusion de données et de décision (planification et supervision de la mission).

 

** LAAS : Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes (CNRS)

 

En savoir plus

 

Qui dit autonomie dit capacité de décision, dans "Les pépites de l'ONERA"

Le jour où les drones travailleront ensemble (à propos du projet Action)

action.onera.fr, le site web du projet

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:50
Tough Safety Tests For Artillery In Germany

16.11.2015 by Forces TV

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:50
This is How AK-47s Get to Paris

 

16.11.2015 by David Axe - .thedailybeast.com

 

France bans most guns. So where did the Paris attackers get their assault weapons?

Late Friday night in Paris, multiple gunmen opened fire on diners and concert-goers as part of what appears to have been a coordinated, city-wide terror attack that also included several apparent bomb blasts—and which killed at least 129 people.

As bombs exploded and panic spread, one witness described assailants firing Kalashnikov-style assault weapons through the plate-glass windows of the Petit Cambodge restaurant in the north-central part of the city.

France outlaws most gun ownership and it’s almost impossible to legally acquire a high-powered rifle such as an AK-47, so where did the weapons in the Nov. 13 terror attack—not to mention the bloody January assault by Islamic terrorists on the Paris office of Charlie Hebdo magazine and the 2012 shootings by a militant in Toulouse—come from?

The answer: Eastern Europe, most likely, where the trafficking of deadly small arms is big, shady business. And where local authorities find it difficult to intervene.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:30
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

16/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Déployée du 19 octobre au 2 novembre 2015 dans le golfe Arabo-Persique dans le cadre de l’opération Chammal, la frégate anti-aérienne Cassard a effectué son escale logistique de mi-déploiement à Abou Dhabi, aux Émirats Arabes Unis.

 

Après plusieurs mois d’activité intense dans des conditions climatiques éprouvantes pour le matériel et pour le personnel, notamment au sein de la Ve flotte américaine, le Cassard avait besoin d’une pause logistique pour effectuer des maintenances indispensables avant d’entamer sa deuxième partie de mission. L’équipage a conduit des visites périodiques de moteurs ainsi que de nombreux travaux d’entretien préventifs et correctifs, avec le concours de la base navale d’Abou Dhabi et des services de soutien des Forces Françaises aux Emirats Arabes Unis (FFEAU). Dans un hangar de la base navale, l’équipe technique du détachement 36 F a redonné un plein potentiel technique à l’hélicoptère Panther.

 

Enfin, le Cassard a mené des actions de coopération avec les forces émiriennes : deux entraînements avec les marins pompiers locaux ont notamment été conduits à quai et en mer ; un passex (entraînement commun en mer) avec la frégate Abu Dhabi a permis d’entretenir la coopération entre les marines émiriennes et françaises.

 

Après 14 jours de régénération organique, le Cassard est prêt à repartir en mission.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale, trois Mirage 2000D et trois Mirage 2000N), d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et de la FAA Cassard.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:30
Chinese S-300 (HongQi 9 [HQ-9]) launcher during China's 60th anniversary parade, 2009. photo Jian Kang

Chinese S-300 (HongQi 9 [HQ-9]) launcher during China's 60th anniversary parade, 2009. photo Jian Kang


15.11.2015 45eNord.ca (AFP)
 

La Turquie a annulé un mégacontrat d’un montant de 3 milliards d’euros (4,29 milliards $ CAD) remporté il y a deux ans par la Chine pour équiper son armée de missiles sol-air, a indiqué dimanche à l’AFP une source proche du gouvernement turc.

 

« Cette décision a été récemment prise par le gouvernement », a déclaré cette source. Ce contrat attribué en 2013, à la surprise générale, à la firme China Precision Machinery Export-Import Corporation (CPMIEC), avait suscité l’ire des États-Unis.

L’information survient alors que la Turquie accueille dimanche et lundi à Antalya (sud) les dirigeants des pays du G-20, les plus riches de la planète, dont le président chinois Xi Jinping.

La Turquie a décidé d’annuler le projet, à la traîne notamment en raison de la réticence de la partie chinoise de partager une grande partie de sa technologie durant plusieurs mois de longues discussions, a rapporté la chaîne d’information CNN-Türk.

Pour l’heure, « Ankara projette de produire ses propres missiles avec le soutien d’un système d’armement mondialement reconnu », a affirmé la chaîne.

Ankara ne devra donc pas lancer un nouvel appel d’offres, un processus qui risque encore de prendre de longs mois, a-t-on précisé de source informée.

En 2013, sa décision de retenir une entreprise d’État chinoise avait provoqué la levée de boucliers des alliés de la Turquie au sein de l’Otan. Tous ont regretté l’absence de compatibilité du matériel chinois avec leurs propres systèmes et rappelé que CPMIEC faisait l’objet de sanctions de Washington pour avoir livré des armes à la Syrie et à l’Iran sous embargo.

Sous pression, Ankara a donc été contraint de revoir à plusieurs reprises sa position en repêchant les deux autres candidats de l’appel d’offres (les américains Raytheon et Lockheed Martin, et le consortium franco-italien Eurosam), priés de reformuler leurs propositions.

Au début de l’année 2014, la Turquie située dans une position géostratégique particulièrement instable et dangereuse, avait fait finalement savoir que son choix pour les missiles chinois n’est pas définitif et étendu à deux reprises le délai de soumission pour favoriser, semble-t-il, de nouvelles offres.

La Turquie envisage à la fois de renforcer sa protection contre des attaques aériennes ou de missiles, de diversifier ses fournitures d’équipements et de trouver des partenaires en vue de la coproduction d’armements.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:20
Artist’s Concept courtesy of DARPA

Artist’s Concept courtesy of DARPA

 

November 9, 2015 by Richard A. Burgess,Managing Editor, Seapower Magazine

 

The unmanned surface vessel designed to track and trail submarines is expected to begin builder’s trials in January or February.

The Anti-Submarine Warfare Continuous Trail Unmanned Vessel (ACTUCV), under development by the Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), also is being eyed for other tasks, Scott Littlefield, program manager of its DARPA’s Tactical Technology Office, said Oct. 27 during the Association of Unmanned Vehicle Systems International conference.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:20
Deux CF18 Hornet escortent un CC150 Polaris après avoir été ravitaillés pendant l’opération Impact, le 4 février 2015. (Photo Caméra de combat des Forces canadiennes, MDN)

Deux CF18 Hornet escortent un CC150 Polaris après avoir été ravitaillés pendant l’opération Impact, le 4 février 2015. (Photo Caméra de combat des Forces canadiennes, MDN)


15 novembre 2015 par - 45e Nord.ca

 

Après les attaques terroristes de vendredi soir à Paris, des leaders politiques canadiens ont appelé à poursuivre de la mission de combat et les bombardements (opération IMPACT) contre les positions du groupe armé islamiste État islamique qui a revendiqué les attaques qui ont fait au moins 129 morts et 352 blessés, dont une centaine dans un état très critique.

 

Ces attaques terroristes devraient amener le premier ministre Justin Trudeau à revoir l’engagement de son gouvernement à ramener au pays les avions canadiens participant aux frappes aériennes de la coalition contre l’ÉI, a déclaré samedi la chef de l’Opposition officielle à Ottawa, Rona Ambrose. S’adressant à la presse, la chef conservatrice intérimaire a dit juger «imprudent» le signal envoyé par ce retrait, disant que cela ne démontrait pas le soutien absolu du Canada envers ses alliés à un moment crucial de démonstration de solidarité.

De son côté, le premier ministre libéral québécois Philippe Couillard s’est également montré favorable, samedi, à une participation militaire canadienne à la lutte contre l’État islamique, plaidant pour une action forte et concertée du Canada.

Le premier ministre de centre-droite de la Saskatchewan, Brad Wall, a aussi affirmé qu’il n’y avait pas d’«autre choix» que de «vaincre» ces gens prêts à tout pour «imposer leur idéologie démoniaque et tordue par la violence, la destruction et la mort». le premier ministre de cette province de l’Ouest s’est aussi déclaré clairement en faveur de la poursuite de la participation canadienne dans les frappes aériennes contre l’ÉI.

 

La fin de la mission de bombardement plusieurs fois annoncées

Lors de la campagne électorale précédant sa victoire au scrutin du 19 octobre, le chef libéral Justin Trudeau, devenu depuis le 23e premier ministre du canada, avait promis de mettre fin à la participation du Canada aux bombardements de la coalition en Irak et en Syrie et en avait même avisé le président américain dès après son assermentation. Il entendait, par contre, mettre l’action sur la formation par des conseillers militaires canadiens des troupes locales qui luttent contre l’EI. Le Canada a déjà sur place environ 70 conseillers qui forment et assistent les forces kurdes en Irak.

Et, dans la lettre de mandat à son ministre de la Défense Harjit Sajjan qu’il a rendu publique le 13 novembre en début de journée (donc, avant les attaques terroristes de Paris), le nouveau chef du gouvernement canadien enjoignait le ministre de « Travailler de concert avec le ministre des Affaires étrangères pour mettre fin aux missions de combat en Iraq et en Syrie et revoir les efforts déployés par le Canada dans ces régions afin de les orienter vers la formation des forces locales et le soutien humanitaire ».

 

Mais pour l’instant, l’opération continue

Toutefois, même si le nouveau premier ministre libéral a promis de mettre fin à la mission de combat de la force aérienne canadienne en Irak et en Syrie, cela ne se fera pas du jour au lendemain et, pour le moment, les bombardements contre le groupe armé État islamique se se poursuivent et s’étaient même intensifiés au début du mois de novembre..

Au 11 novembre 2015, la Force opérationnelle aérienne en Irak a effectué 1731 sorties aériennes:

  • Les chasseurs CF188 ont effectué 1109 sorties;
  • L’aéronef de ravitaillement CC150T a effectué 302 sorties et a acheminé environ 17 888 000 livres de carburant; et
  • Les aéronefs de patrouille CP140 ont mené 320 missions de reconnaissance.

Le 12 novembre 2015, alors qu’ils participaient à des frappes aériennes de la coalition en soutien aux opérations des forces de sécurité irakiennes visant à expulser le groupe EI de Sinjar et à prendre possession de parties d’une route de ravitaillement importante du groupe entre Raqa, la capitale autoproclamée de l’EI en Syrie, et Mossoul, la deuxième ville en importance d’Irak, occupée depuis un an par le groupe ultra-radical, deux CF18 Hornets ont frappé une cache de munitions du groupe islamiste dans les environs de Sinjar, ainsi qu’une position de combat dans les environs de Tal Afar à l’aide de munitions à guidage de précision.

Et le 13 novembre 2015, jour des attaques de Paris, alors qu’ils participaient à des frappes aériennes de la coalition en soutien aux opérations des forces de sécurité irakiennes visant à expulser l’EI de Ramadi, deux CF18 Hornets ont frappé une enceinte et deux positions de combat du groupe dans les environs de Ramadi, toujours à l’aide de munitions à guidage de précision.

Par ailleurs, sur le front domestique, le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a tenu pour sa part à rassurer les canadiens par voie de communiqué, déclarant que «Le Canada continuera de collaborer avec ses alliés afin de lutter contre cette plaie qu’est le terrorisme», a-t-il déclaré. Le niveau de menace au Canada n’est pas haussé, a-t-il mentionné. Mais il ajoute qu’«au cours des prochains jours, nous continuerons de prendre les mesures qui s’imposent pour garder les Canadiens en sécurité et protéger les valeurs de notre pays».

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 16:55
photo DCSSA

photo DCSSA


16/11/2015 DCSSA

 

Dans une quinzaine de  jours, vous pourrez faire une promesse de don de sang datée en appelant les sites de collecte du CTSA (01 41 46 72 26 pour le site de Clamart et 04 83 16 22 60 pour le site de Toulon) en heures et jours ouvrables.

L'exceptionnelle mobilisation des donneurs de sang en Ile-de-France depuis samedi 14 novembre a permis de compléter la banque de sang militaire (CTSA). Nous vous remercions pour votre générosité.

En dehors des collectes déjà programmées, tous ceux qui voudraient s'engager dans le soutien du service de santé des armées doivent réserver leur don pour les semaines à venir et particulièrement pour les fêtes de fin d'année qui sont toujours des périodes en manque de donneurs.

Il est important de respecter cette consigne d'étalement des dons car tous ceux qui donnent aujourd'hui ne pourront plus donner en sang total pendant deux mois.

Pour votre promesse de don, dans une quinzaine de jours, appelez au 01 41 46 72 26 pour le site de Percy/Clamart et 04 83 16 22 60 pour le site de Sainte-Anne/Toulon du centre de transfusion sanguine des armées

 Pour en savoir plus sur le don du sang et le centre de transfusion sanguine des armées

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 16:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air


16.11.2015 45eNord.ca (AFP)

 

Des avions français et américains de la coalition anti-djihadistes ont mené une série de raids en Syrie en visant des infrastructures du groupe État islamique (EI) à Raqa et une centaine de camions-citernes servant au trafic de pétrole.

 

Ces nouveaux raids interviennent alors que la France a prévenu ce weekend qu’elle serait « impitoyable » dans la « guerre » contre l’EI, qui a revendiqué les attentats sanglants ayant frappé Paris vendredi.

Le ministère français de la Défense a annoncé que dix chasseurs-bombardiers Rafale et Mirage 2000 avaient largué 20 bombes dimanche soir dans le nord de la Syrie, détruisant un poste de commandement et un camp d’entraînement de l’EI.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), « il y a eu au moins 36 explosions dans la nuit à Raqa, certaines causées par des frappes aériennes, d’autres par des explosifs ».

« Les explosions ont secoué la cité entière. Il y a eu des raids au nord et au sud de Raqa », a précisé Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’OSDH, qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie. Parmi les cibles visées, figure la « brigade 17 », un camp d’entraînement incluant des dépôts d’armes.

L’état-major français a précisé que le premier objectif était un site situé à 6 km au sud de Raqa et « utilisé par l’EI comme poste de commandement, centre de recrutement djihadiste et dépôt d’armes et de munitions ».

L’objectif est « nécessaire au fonctionnement de Daech (acronyme en arabe de l’EI) et l’un des lieux à partir duquel des attaques contre notre pays sont susceptibles d’être organisées », a ajouté l’armée.

La deuxième cible, située à l’ouest, est une « infrastructure industrielle inachevée » qui « abritait un camp d’entraînement terroriste et des cellules de recrutement ». « Les deux sites ont fait l’objet d’une longue observation préalable », a-t-on ajouté de même source.

Aucun bilan humain des frappes n’a été communiqué.

 

Interdiction de circuler

Mais selon Abou Mohamed, du groupe d’activistes anti-EI « Raqa est massacré en silence », il n’y a « pas eu de civils tués ».

Il a précisé que les raids avaient visé 10 sites utilisés comme bases de l’EI ainsi que des points de contrôle du groupe djihadiste dans Raqa et à l’entrée sud, citant notamment le stade municipal et le musée.

En réaction aux raids, l’EI a interdit la circulation et coupé l’électricité dans la ville, a-t-il ajouté.

Les avions de la coalition ont par ailleurs détruit 116 camions-citernes utilisés par le groupe EI dans l’est de la Syrie, a affirmé le Pentagone.

« Ce n’est pas la première fois que des camions-citernes sont attaqués mais c’est la première fois qu’il y en a autant de touchés », a précisé un porte-parole de la coalition.

Ces camions ont été détruits dimanche près de Boukamal, dans un parc de stationnement de cette localité tenue par l’EI à la frontière avec l’Irak, où les camions attendent de remplir leur réservoir.

La coalition a récemment annoncé qu’elle allait davantage frapper au portefeuille l’EI, qui contrôle la majorité des champs pétroliers de Syrie, notamment dans la province de Deir Ezzor. Cette contrebande lui rapporterait 1,5 million de dollars par jour lorsque le prix moyen s’établit à 45 dollars le baril, selon une enquête publiée en octobre par le Financial Times.

 

‘Victimisation’

Pour Charlie Winter, un expert basé à Londres des mouvements djihadistes, il est « difficile de croire que de hauts dirigeants (de l’EI) soient à Raqa » où ils seraient une cible facile. « Cela serait une chose ridicule et stupide », selon lui.

Mais si des victimes civiles tombent, « elles seront sûrement transportées devant les caméras », estime-t-il, ajoutant que l’EI jouera sans doute la carte de la « victimisation (…) pour justifier les brutalités futures ». On rentrera ainsi dans un « cercle vicieux ».

Éviter des victimes civiles semble en effet une tâche difficile, souligne Hachem al-Chami, un autre expert des mouvements jihadistes. Car l’EI installe souvent ses camps d’entraînement et ses dépôts d’armes auprès des hôpitaux et d’autres établissements civils.

Il ajoute que l’EI répartit ses forces sur trois zones: ses fiefs qui ne risquent pas d’attaque terrestre, des « zones mixtes » qui pourraient être sous la menace d’attaques ennemies et les « zones » de guerre où le groupe combat d’autres forces. Ses dirigeants se trouvent souvent dans les « zones mixtes », selon M. al-Chami.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 15:55
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le porte-avions Charles de Gaulle

 

12 nov. 2015 par Chasse Embarquée / RMC Découverte


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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 15:30
Syrie: la coalition menée par les Etats-Unis détruit 116 camions-citernes de l'EI

 

16 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Beyrouth - La coalition antijihadistes conduite par les Etats-Unis a détruit 116 camions-citernes utilisés par le groupe Etat islamique (EI) dans l'est de la Syrie, a affirmé lundi le Pentagone.

 

Ces camions ont été détruits dimanche près de Boukamal, une localité tenue par l'EI à la frontière avec l'Irak, selon le communiqué.

 

L'EI contrôle la majorité des champs pétroliers de Syrie, notamment dans la province de Deir Ezzor. Selon une enquête publiée en octobre par le Financial Times, la contrebande de pétrole rapporte aux jihadistes 1,5 million de dollars par jour lorsque le prix moyen s'établit à 45 dollars le baril.

 

Selon le site du New York Times, deux avions F-15 ont lâché des tracts une heure avant l'attaque appelant les chauffeurs à quitter leur véhicule.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 13:50
Les Européens réunis à Bruxelles appellent à l'unité contre le terrorisme

 

16 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Bruxelles - Les pays européens et des responsables de l'UE ont lancé lundi des appels à l'unité pour combattre le terrorisme après les attentats meurtriers de Paris, lors d'une réunion des 28 ministres des Affaires étrangères réunis à Bruxelles.

 

Ils veulent nous diviser, nous sommes encore plus unis, a lancé la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, à son arrivée lundi à un conseil des Affaires étrangères, réunissant des ministres des Etats membres.

 

Mme Mogherini a notamment appelé les Européens à unir leurs forces, à partager de l'information, un agenda politique, et à faire converger leurs efforts diplomatiques, économiques, et parfois militaires, face à la menace terroriste.

 

Ce n'est pas une attaque contre un seul pays, ce n'est pas une attaque seulement contre l'Europe, c'est une attaque contre la civilisation, a-t-elle souligné avant la réunion européenne largement consacrée au dossier syrien.

 

De son côté, le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Harlem Désir, a également souligné que si c'est la France qui a été attaquée, c'est toute l'Europe qui a été touchée.

 

Nous avons été frappés ensemble, nous répondrons ensemble et nous vaincrons ensemble le terrorisme et l'armée terroriste de Daech (acronyme de l'Etat islamique), a-t-il insisté, appelant à prendre des décisions dans le domaine notamment de la coopération judiciaire et policière contre le terrorisme.

 

Il a notamment cité la nécessité d'établir un fichier européen des passagers aériens (PNR) et de discuter de la possibilité de renforcer les contrôles aux frontières.

 

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a estimé qu'il fallait partager de plus en plus de renseignements entre pays. Nous avons une très bonne coopération avec les autorités françaises, s'est-il félicité.

 

L'Europe doit être solidaire en ce moment, a estimé le commissaire européen Johannes Hahn. Nous ne devons pas faire actuellement l'amalgame entre notre problème migratoire et ces attaques terroristes violentes, a-t-il ajouté.

 

Il faut se garder en Europe de faire l'amalgame entre terrorisme et migration, a également insisté le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, dont le pays préside le Conseil de l'UE.

 

Il y a un ennemi commun, c'est Daech, a-t-il ajouté, assurant qu'il n'y aurait aucune dissonnance en ce qui concerne l'apport de l'UE dans cette lutte.

 

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier a estimé qu'il était du devoir des Européens d'être aux côtés de la France.

 

Il faut chercher des solutions pour résoudre enfin le conflit clé, la guerre civile en Syrie qui entre dans sa cinquième année, a-t-il dit, espérant qu'une dynamique de négociation ait été enclenchée au niveau international sur ce dossier.

 

Il faut être plus efficaces et en finir avec cette barbarie qui est probablement la barbarie la plus grave que l'humanité ait connue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, a déclaré le ministre espagnol José Manuel Garcia Margallo.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 12:55
Engagement opérationnel du 3RPIMa - SENTINELLE



16 nov. 2015 Armée de Terre

 

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 12:55
Rafale - Mirage 2000D (Armée de l’Air) – Rafale Marine (Marine Nationale)

Rafale - Mirage 2000D (Armée de l’Air) – Rafale Marine (Marine Nationale)

 

November 15, 2015 Robert Beckhusen - War is Boring

 

How the republic can strike back

 

Here’s how to put the scale of Islamic State’s attacks into perspective. Within a span of few weeks, the radical Islamist group carried out the deadliest terror attack in modern French history, killing 129 people, and the deadliest attack in modern Turkish history — the Oct. 10 Ankara bombing, which killed 102.

Between the two, I.S. blew up a Russian passenger jet over the Sinai, killing 224. Another 44 people died in suicide blasts in a Hezbollah-controlled Beirut neighborhood, the worst terror attack in the city since the end of the Lebanese civil war. A drumbeat of suicide bombings in Baghdad killed dozens.

In other words, Islamic State has launched a war on the civilian populations of all its major adversaries — NATO, Russia, Iraq and an Iranian ally.

A day after the Paris bloodbath, French Pres. François Hollande called the murders “an act of war that was committed by a terrorist army, a jihadist army, Daesh, against France.” French Prime Minister Manuel Valls vowed to “annihilate the enemies of the republic.”

All of Islamic State’s enemies will likely strike back hard. But don’t underestimate France. Its military has been one of the most aggressive in battling Islamist groups from Mali to Afghanistan.

France has been at war with Islamic State since September 2014 under the name Operation Chammal. Paris can call on the aircraft carrier Charles de Gaulle — due to arrive Nov. 18 near the Middle East to support the war — and her assortment of Rafale and Super Etendard strike aircraft. A French two-star general is also attached to U.S. Central Command.

The French war in Iraq and Syria — the latter which France began bombing in September 2015 — includes six Rafales flying from the United Arab Emirates, and three Mirage 2000Ds and three Mirage 2000Ns based in Jordan, according to IHS Jane’s.

Charles de Gaulle served a previous combat deployment near Iraq in February, March and April.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 12:55
Saft dévoile une nouvelle stratégie et des objectifs à moyen terme plus prudents

 

16 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Saft a dévoilé lundi un nouveau plan stratégique à horizon 2020, tourné vers une réduction de ses coûts de fabrication et une plus grande efficacité commerciale mais se montre désormais plus prudent sur ses ambitions à moyen terme.

 

Le fabricant de batteries de haute technologie, qui connait un tassement de ses ventes depuis cet été, vise désormais pour 2019 un chiffre d'affaires supérieur à 900 millions d'euros et une marge d'excédent brut d'exploitation (marge d'ebitda) supérieure à 16%, a détaillé le groupe dans un communiqué.

 

En 2014, le chiffre d'affaires de Saft avait atteint près de 680 millions d'euros pour un bénéfice net de 48,1 millions d'euros, en progression de près de 32% par rapport à l'année précédente.

 

Le groupe table également sur des investissements industriels stables représentant environ 5 à 6% du chiffres d'affaires et une distribution de dividendes annuels à hauteur de 40 à 50% du résultat net.

 

Un programme de rachat d'actions doté de jusqu'à 60 millions d'euros sera aussi lancé au cours des 12 prochains mois.

 

Ces annonces seront détaillées lundi lors d'une journée investisseurs par le président du directoire Ghislain Lescuyer, arrivé à la tête du groupe en mars, après le décès de l'ancien patron John Searle en septembre 2014.

 

Elles sont toutefois en retrait par rapport aux ambitions affichées par Saft en fin d'année dernière. Le groupe visait alors une croissance organique annuelle de 8 à 10% qui aurait amené le chiffre d'affaires près du milliard d'euros en 2018 et une marge d'ebitda au dessus de 17% à moyen terme.

 

Le plan de transformation Power 2020 dévoilé lundi confirme le positionnement du groupe sur les batteries de technologies, notamment lithium-ion, mais Saft veut désormais se concentrer davantage sur les sous-segments et les applications à croissance rapide et les zones géographiques les plus dynamiques.

 

Mais le groupe veut aussi améliorer sa performance opérationnelle en réduisant le coût d'achat des matières premières de 4 à 5% et en abaissant les coûts totaux de fabrication de 5 à 6%.

 

Affichant sa volonté d'être plus orienté vers ses clients, le groupe revoit également son organisation. Les anciennes divisions Batteries industrielles et Batteries de spécialité sont remplacées par quatre nouvelles branches: Electronique civile, Stationnaire industriel, Espace & Defense, Transports, Télécom et réseaux électriques.

 

Elle permettra la mise en oeuvre d'économies d'échelle entre divisions et une plus grande culture du résultat selon le communiqué du groupe.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 12:50
photo Airbus HC

photo Airbus HC

 

16/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le constructeur de Marignane va annoncer cette semaine l'implantation d'une nouvelle chaîne d'assemblage (FAL) à Brasov en Roumanie. Ce sera la quatrième FAL d'Airbus Helicopters à l'international, en attendant celle de Qingdao en Chine.


Brisbane (Australie), Itajuba (Brésil), Colombus (Mississippi aux États-Unis) et maintenant Brasov (Roumanie) et Qingdao (Chine)... Cinq villes dans lesquelles Airbus Helicopters a installé des chaines d'assemblage ou va le faire en plus de celles de Marignane, de Donauwörth en Allemagne et d'Albacete en Espagne. Sans compter enfin celle du partenaire du constructeur européen en Corée du Sud, Korean Aerospace Industries (KAI), qui assemble le Surion, un hélicoptère de transport co-développé en coopération entre les deux groupes.

Et ce n'est peut-être pas fini. La filiale hélicoptériste d'Airbus Group prévoit d'en implanter une nouvelle à Lodz si le nouveau gouvernement polonais confirme le choix du Caracal. Et pourquoi pas aussi à Queretaro au Mexique et en Inde si le constructeur de Marignane gagne de grosses campagnes commerciales en cours. Une chaîne d'assemblage "est emblématique pour un pays qui l'accueille sur son sol, c'est la garantie d'un investissement local durable", estime le vice-président exécutif en charge des ventes et des services au niveau mondial, Dominique Maudet.

 

"On veille à la cohérence de nos capacités industrielles"

Finalement y a-t-il une cohérence industrielle de multiplier les chaines d'assemblage? "On y veille, assure Dominique Maudet. Nous ne mettons pas à risques nos capacités industrielles en multipliant les chaines d'assemblage. Pour autant, Airbus Helicopters souhaite être au plus près des clients pour gagner de nouvelles commandes. Enfin, nous devons faire de la place pour les nouveaux programmes à Marignane et à Donauwörth". Très clairement, le projet d'une implantation d'une nouvelle chaîne d'assemblage doit répondre à au moins une des quatre exigences du constructeur européen : le marché du pays, le volume de la commande, les coopérations et, enfin, les pays à meilleurs coûts, les fameux pays "best cost".

Dominique Maudet planche d'ailleurs sur un projet d'organisation pour les régions au niveau mondial. "Comment optimiser au niveau mondial nos capacités industrielles et de MRO, explique-t-il. Les sites de production doivent-ils produire pour un marché local ou un marché global? Par exemple, l'Espagne fabrique des poutres de queue de l'ensemble de la gamme pour le marché mondial et le site mexicain de Queretaro produit des éléments de structure pour les besoins globaux".

 

La Roumanie, tête de pont pour concurrencer les Russes

C'est décidé Airbus Helicopters, qui avait signé l'a dernier un protocole d'accord avec Bucarest, installe en Roumanie une chaine d'assemblage du Puma C1e, la nouvelle version du Super Puma qui offre une configuration standardisée visant à réduire les délais de livraison et les coûts d'exploitation et de maintenance. Cette version a déjà été vendue à l'Afrique du Sud, l'Albanie et la Bolivie.

Le constructeur doit faire cette semaine l'annonce de l'implantation de cette nouvelle chaine d'assemblage en Roumanie, un pays à meilleurs coûts, qui monte dans la chaine de valeur. Brasov était jusqu'ici un centre de MRO doté d'une main d'oeuvre qualifiée, de bonne qualité et compétitive. "Cette chaine va nous permettre d'attaquer le marché utilitaire avec un produit fiable et sûr‎ face à la concurrence russe", assure Dominique Maudet.

Assemblé à Brasov, cet appareil, propulsé par un moteur Makila 1A, doit permettre à Airbus Helicopters de mieux rivaliser face aux hélicoptères russes de Mil, le Mi-8 et le Mi-17, dont les flottes civiles et militaires sont très vieillissantes. Des flottes qui doivent être au fil des ans renouvelées comme en Europe de l'Est (600 appareils environ), Amérique latine (400) et dans d'autres pays asiatiques (une centaine). Le marché est évalué à 2,7 milliards d'euros par an par Airbus Helicopters, selon les syndicats. "Ce partenariat devrait entraîner une baisse du prix de vente de notre appareil", estime FO

Les syndicats ne sont d'ailleurs pas contre ce projet. "Cette stratégie sur le marché à bas coût doit être favorable également pour les emplois à Marignane", explique FO. La CGC rappelle de son côté que sur le marché visé, "les produits de très hautes technologies ne sont pas en adéquation avec les capacités financières des clients". Et de faire valoir que "l'allongement de la durée de vie du Puma, programme éprouvé, serait ainsi au bénéfice de nos investissements, comme cela a été fait avec l'ancienne gamme, telle l'Alouette".

La CGC considère "sans tabou toute initiative propre à générer de la charge supplémentaire, y compris dans le cadre d'une implantation chez nos partenaires et à des transferts de production si les gains engendrés par ce type d'opération sont réinjectés et dédiés au développement de nouveaux programmes, sources de création d'emplois en France".

 

Des chaines dans des pays au marché très porteur

Aux États-Unis, la division hélicoptères d'Airbus Group a décidé en 2013 d'installer en 2014 une chaine d'assemblage d'Écureuil (H125) au Mississippi, en vue de compenser la fin du contrat des UH-72A Lakota destinés à l'armée de terre américaine et des autres agences fédérales. Le site de Colombus continuera à fabriquer des H125 et à faire le support et à moderniser les Lakota.

Pourquoi avoir implanté une chaine d'Écureuil dans le Mississippi? "Les États-Unis sont le premier marché pour l'Écureuil, souligne Dominique Maudet. Airbus Helicopters en vend en moyenne 150 Écureuil par an ces dernières années, dont la moitié aux États-Unis". Le constructeur détient d'ailleurs "près de 50% du marché mondial civil et parapublic" sur ce segment, estime-t-il. Au total, il vend entre 60 et 80 machines par an aux États-Unis. "Nous sommes bien contents d'avoir une chaîne d'assemblage locale", note-t-il. Un hélicoptère avec le label "Made in USA"...

Pour gagner le marché militaire des Lakota, Airbus Helicopters avait décidé de créer une chaine de H145 aux États-Unis, qui d'ailleurs demandait aux constructeurs qu'au moins 50% de la valeur du contrat soit fabriqué localement. En outre, le constructeur européen peut bénéficier du programme FMS (Foreign Military Sales), une procédure de vente d'état à état de matériels, services et programmes d'entraînement militaires américains, pour vendre le Lakota à l'international. C'est d'ailleurs pour cela que Airbus Helicopters avait installé une chaine d'assemblage aux États-Unis.

C'est aussi le cas avec la Chine où le constructeur a prochainement prévu d'installer une nouvelle chaine de H135. Il va assembler au moins 100 H135 à Qingdao dans la province de Shandong (sud de Pékin) lors des dix prochaines années. Le H135 est, selon Dominique Maudet, l'un des hélicoptères légers biturbine les plus appréciés en Chine, notamment pour des missions médicales d'urgence et de police. "Le potentiel en Chine, entre autres pour les besoins EMS (services médicaux d'urgence, ndlr), est gigantesque. Elle est également désireuse d'acquérir un savoir-faire industriel", affirme-t-il.

 

Des chaines pour des méga-commandes

Pour gagner des compétitions, Airbus Helicopters peut proposer d'implanter des chaines d'assemblages locales dans le cadre de campagnes militaires. Cela a été le cas avec l'Australie (47 NH90 en 2005 et 9 NH90 néo-zélandais en 2006) et le Brésil (39 H225M fabriqués à Itajuba sur 50). Ce sera le cas pour la Pologne (50 Caracal), voire au Mexique (50 Caracal) si ces deux pays confirment leur expression d'intérêt.

Les pays en font aussi souvent la demande pour bénéficier de transferts de technologies. "Nous ne le faisons pas pour moins de 40-50 appareils", explique Dominique Maudet. Une fois la production terminée, ces chaines peuvent être reconvertie dans le MRO et le support.

 

Des coopérations dans des pays clés

Que ce soit en Chine (H175), en Corée du Sud avec Korean Aerospace Industries (Surion et maintenant LCH/LAH) et en Roumanie avec IAR Brasov, et prochainement en Inde avec l'industriel Mahindra, Airbus Helicopters travaille à mettre en œuvre des partenariats en vue de développer des hélicoptères, qui compléteront le portefeuille du constructeur européen. "Ces pays ont appris à travailler avec nous, rappelle Dominique Maudet. Ils savent que nous disons ce que nous faisons et nous faisons ce qu'on a dit".

En Corée du Sud, le programme LCH/LAH offre une seconde vie au Dauphin (H155), qui sera commercialisé à partir de l'usine Sacheon. Ce partenariat va aider Airbus Helicopters à vendre un Dauphin modernisé dans le monde entier. Et le départ de la chaine vers la Corée du Sud va libérer de la place pour industrialiser le tout nouveau programme H160.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 12:50
Suite des perquisitions en France et en Belgique

 

16.11.2015 Romandie.com (ats)

 

Près de 170 perquisitions ont été menées dans la nuit de dimanche à lundi en France. La chasse aux djihadistes se poursuit également dans le quartier de Molenbeek à Bruxelles. François Hollande doit prononcer un discours à Versailles dans l'après-midi. Vingt-trois personnes ont été interpellées lors des 168 perquisitions administratives effectuées dans la nuit dans de nombreuses villes françaises et des armes ont été saisies, a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Dans le même temps, la France a décrété 104 assignations à résidence de personnes faisant l'objet de "l'attention particulière" des services spécialisés, a-t-il précisé dans la matinée lors d'une déclaration à la presse. Les perquisitions autorisées en pleine nuit par l'état d'urgence ont permis la saisie de 31 armes, dont quatre de guerre, ainsi que d'un lance-roquettes et de vêtements militaires. Les opérations se sont déroulées au total dans 19 départements et de nombreuses villes, principalement à Lille, Strasbourg, Lyon, Grenoble, Marseille et Toulouse, a encore précisé Bernard Cazeneuve.

 

Moleenbeek dans le viseur

Parallèlement, la police belge effectuait une nouvelle perquisition à Molenbeek, un des quartiers pauvres de Bruxelles. L'information a été confirmée par la radio-TV belge sur son site internet. "Des policiers rassemblés en nombre lancent des sommations devant un immeuble de la rue Delaunoy", a indiqué la RTBF. Des interpellations liées aux attentats ont déjà eu lieu ce week-end en Belgique. Reste que les services antiterroristes restaient toujours sans nouvelle de l'un des kamikazes qui serait toujours en fuite. La justice belge a émis un mandat d'arrêt international et la police française a lancé un appel à témoin à l'encontre de cet "individu dangereux". Celui-ci a été identifié comme ayant loué une Polo noire immatriculée en Belgique et retrouvée garée devant le Bataclan.

 

Cinq exécutants identifiés

Les enquêteurs poursuivaient leurs investigations sur les "trois équipes de terroristes" qui auraient, selon la justice, mené ces attaques coordonnées à Paris. Deux nouveaux "terroristes tués" ont été identifiés, a annoncé le procureur de Paris François Molins. L'un d'eux, assaillant vendredi soir de la salle de spectacles du Bataclan, faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international dans un dossier de terrorisme, a-t-il détaillé. Samy Amimour, 28 ans, était originaire de Drancy (Seine-Saint-Denis). "Il est connu de la justice anti-terroriste pour avoir été mis en examen en 2012 pour association de malfaiteurs terroriste (projet de départ avorté vers le Yémen) et placé sous contrôle judiciaire", a précisé le parquet. Il est apparu en violation de son contrôle judiciaire à l'automne 2013 et un mandat d'arrêt international a alors été délivré, a ajouté le parquet. Trois personnes de son entourage familial ont été placées lundi matin en garde à vue. Un autre des kamikazes a été identifié lundi. Ce dernier s'était fait exploser près du Stade de France. Un passeport syrien a été retrouvé près de son cadavre. Les trois premiers kamikazes morts dans les attaques avaient été identifiés précédemment. Il s'agit d'un Français de Courcouronnes, dans le département de l'Essonne, ainsi que deux autres Français résidant en Belgique.

 

"Planifié depuis la Syrie"

A 16h00, le président François Hollande s'adressera aux députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles pour "rassembler la Nation". La France va "vivre longtemps" avec la menace du terrorisme et doit se préparer à la possibilité de "nouvelles répliques" dans "les jours qui viennent, dans les semaines qui viennent", a d'ores et déjà prévenu Manuel Valls. "Cet attentat a été organisé, pensé, planifié depuis la Syrie", a encore affirmé le Premier ministre.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 12:30
Ankara affirme avoir averti la France deux fois au sujet d'un des kamikazes de Paris

 

16 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Antalya (Turquie) - La Turquie a mis en garde à deux reprises en un an la France au sujet d'un des militants jihadistes qui s'est fait exploser vendredi soir lors des attentats de Paris, mais assure n'avoir reçu aucune réponse, a déclaré à l'AFP un responsable gouvernemental turc.

 

La police turque a informé la police française deux fois, en décembre 2014 et juin 2015 au sujet d'Omar Ismaïl Mostefaï, un des assaillants de la salle de concert parisienne du Bataclan, a précisé ce responsable sous couvert de l'anonymat.

 

Nous n'avons toutefois jamais eu de retour de la France sur cette question, a-t-il poursuivi.

 

En octobre 2014, la Turquie a reçu une demande d'information de la France au sujet de quatre jihadistes présumés qui ne comprenait pas le nom du kamikaze présumé de Paris, selon cette source. La Turquie avait toutefois enquêté à son sujet car il était lié au groupe visé par les services français, a-t-elle ajouté.

 

Né dans la banlieue parisienne, Omar Ismaïl Mostefaï a participé à la prise d'otages sanglante du Bataclan avant de se faire exploser. Il a été identifié par son empreinte retrouvée sur un doigt sectionné.

 

Selon le procureur de Paris François Molins, il avait été condamné à plusieurs reprises pour des délits de droit commun et fiché pour sa radicalisation islamiste depuis 2010 mais n'avait jamais été impliqué dans un dossier terroriste.

 

Le responsable turc a indiqué que ce suspect était entré sur le territoire turc en 2013 par la province d'Edirne (nord-ouest), aux confins des frontières bulgare et grecque. Nous n'avons aucune trace de son départ du pays, a-t-il également indiqué.

 

Selon la même source, les autorités turques n'ont été sollicitées par la France sur le cas d'Omar Ismaïl Mostefaï qu'après la vague d'attaques, revendiquées par le groupe Etat islamique (EI), qui a fait au moins 129 morts vendredi soir à Paris.

 

Ce n'est qu'après les attaques de Paris que les autorités turques ont reçu une demande d'information de la France au sujet de Omar Ismaïl Mostefaï, a-t-il assuré.

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