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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 17:20
Rolls-Royce Builds on C-130 Engine Business

Roaring Business: A US airman inspects the turboprop engines on a C-130H transport. Rolls-Royce believes its Series 3.5 engine enhancement could expand the life of the aging C-130H to 2040. (US Air Force)

 

Feb. 17, 2014 - By AARON MEHTA – Defense news

 

WASHINGTON — With few new-engine opportunities available in the US, Rolls-Royce is focusing on maintaining and improving its C-130 engine base through the rest of the decade.

 

The company took a major step in that direction last week, when it announced a decadelong agreement with Lockheed Martin, the producer of the popular cargo plane, to deliver 588 engines for the C-130J Super Hercules.

 

The nearly $1 billion agreement covers procurement of new AE 2100 turboprop engines through 2018 for all customers, including the US Air Force.

 

Each Super Hercules requires four AE 2100 engines, so the 588 purchased could represent up to 147 new planes built during this time period. However, that number could be lower, as contracts often include spare engines. The purchase is roughly split in half between US planes and international customers.

 

The purchase is part of a larger agreement that secures Rolls-Royce and the AE 2100 as the engine of choice for the C-130J through 2025.

 

“This agreement is a very important step in providing our customers the most affordable airlifter in the world,” George Shultz, Lockheed’s vice president and general manager for C-130 programs, said in a company statement.

 

Tom Hartmann, Rolls’ senior vice president for customer business, said the British-based company hopes for another engine block purchase after the conclusion of this order to cover the remaining years of the agreement.

 

The deal ensures Rolls will dominate the engine field for the C-130J, which is expected to remain popular around the globe over the next decade. Lockheed, in turn, locks in low engine prices.

 

The US National Defense Authorization Act of 2014, signed into law by President Barack Obama in December, contained language authorizing a multiyear buy of C-130J aircraft for the Air Force; funding for that group was included in the appropriations bill passed last month. This contract would cover the 78 planes included in that multiyear agreement.

 

Hartmann declined to go into detail on the AE 2100’s cost per unit, but noted that the engines covered in the multiyear agreement are cheaper than those that would be sold internationally, a direct result of buying them in bulk.

 

There are more than 300 C-130J models in service in 15 countries, according to company figures. The J model is the most modernized version.

 

Meanwhile, Rolls continues to move forward with its Series 3.5 engine enhancement program for the T56 engines used in older C-130 models.

 

In the Series 3.5 engine enhancement, Rolls retrofits parts from newer engines into the Series 3 T56 engine casing, replacing aging and inefficient components. These include compressor seals from Rolls’ Series 4 engine and uncooled turbine blades from the Rolls AE-1107C design. The retrofit can occur during regular maintenance of the older engines.

 

Rolls estimates the engine upgrades will extend the life of the C-130H fleet to 2040, and an Air Force study has found it could save the service as much as $2 billion.

 

Hal Chrisman, vice president with services firm ICF International, said he sees a potential market for upgrades to the T56, which also powers the P-3 Orion maritime patrol plane flown by the US Navy. According to ICF figures, there are 1,363 planes that use the T56, although that number will drop over the next decade.

 

“Overall, the fleet of C-130s and P-3s stays relatively flat over the next five years,” Chrisman said. “You’re getting deliveries of C-130Js, but starting to lose the older B through H models, However, the fleet of T56-powered aircraft drops by about 250 over the next eight to 10 years, or at about -2.4 percent annually. If you look at it, some of these are kind of getting long in the tooth.”

 

As part of the fiscal 2014 appropriations bill passed in January, the Air Force was given $15.7 million toward exploring the 3.5 program. Hartmann estimates that the money will be enough to outfit “a handful” of older C-130 models, perhaps four to six, with the enhanced engines.

 

Those kits could be delivered to the Air Force in 2015. While the service will have the final decision on which aircraft get the first upgrades, the Air National Guard would make sense, given its reliance on the older C-130H.

 

Getting in as a program of record was a huge step forward, according to Hartmann, who noted that “every battle is a tough battle when you’re looking to add something.

 

“We’re cautiously optimistic” about getting further funding, likely a small increase, in the fiscal 2015 budget, he said.

 

“I think the budget situation will make modifications like this more attractive,” Chrisman said. “With the current [US federal] budget constraints, it’s a whole lot cheaper to upgrade airplanes than buy new ones. The success of a lot of these things depends on the support they get in Congress.”

 

While the Air Force may be the first customer, Hartmann said Rolls has recently talked to “quite a number” of potential international partners.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 16:45
RCA: vers un déploiement de soldats géorgiens pour soutenir la Misca

 

 

18-02-2014 par Régis Genté correspondant à Tbilissi - RFI

 

L’ancienne République soviétique de la Géorgie pourrait envoyer une centaine de ses soldats en Centrafrique. Elle étudie une demande récemment formulée par l’Union européenne. Pour la Géorgie, c’est une façon de se rapprocher davantage de l’UE avec qui elle doit signer cette année un accord d'association.

 

Tbilissi a une belle carte à jouer. A l’heure où la Centrafrique risque de sombrer dans le nettoyage ethnique et la partition, Bruxelles devrait finalement envoyer 1 000 soldats pour épauler les missions française et africaine déployées sur place.

Toutes les contributions sont les bienvenues. « Nous discutons actuellement de la demande formulée par l’Union européenne », affirme Irakli Alassania, le ministre géorgien de la Défense. « Il est important que la Géorgie rejoigne cette mission », expliquait de son côté, ce dimanche, le vice-ministre des Affaires étrangères, Davit Zalkaliani.

Tbilissi pourrait ainsi continuer à apporter un précieux soutien aux opérations militaires internationales. Plus de 1 500 soldats géorgiens sont actuellement en Afghanistan, aux côtés des forces de l’Otan. Pour l’ex-République soviétique, ces opérations sont un moyen de se rapprocher de l’Occident pour échapper à la politique agressive que son voisin russe conduit à son égard, depuis son indépendance en 1991.

→ à (re)lire : « La Géorgie a fait beaucoup de concessions à la Russie, mais n'a rien reçu en échange » explique Thorniké Gordazé, professeur associé à Sciences-Po et au Céri, spécialiste du Caucause

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 13:56
Mission Bois Belleau : le CEMA effectue sa première visite officielle au sein du groupe aéronaval

 

 

18/02/2014 Sources : EMA

 

Nommé chef d’état-major des armées (CEMA) le 15 février 2014, le général d’armée Pierre de Villiers s’est rendu dès le 17 février à bord du porte-avions Charles de Gaulle, navire amiral du groupe aéronaval (GAN) français. Accompagné de l’amiral Rogel, chef d’état-major de la Marine (CEMM), il a tenu à rendre hommage aux marins de la Task Force 473 de retour à Toulon après trois mois de déploiement opérationnel, et au-delà à l’ensemble de la marine. Ce déplacement était sa première visite auprès des forces.

 

Parti le 20 novembre 2013, le groupe aéronaval, constitué du porte-avions Charles de Gaulle, de la frégate de défense aérienne Forbin, de la frégate anti sous-marine Jean de Vienne, du pétrolier ravitailleur Meuse, d’un sous-marin nucléaire d’attaque et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 a assuré une mission de sécurisation et de stabilisation d’une région d’intérêt stratégique pour la France.  En Mer Rouge, dans le nord de l’océan Indien ou dans le golfe Arabo-persique, les hommes et femmes de la Task Force 473 ont conduit des opérations et des entraînements aux côtés de l’US Navy et mené plusieurs entrainements bilatéraux avec les forces armées de l’Arabie Saoudite, du Qatar et des Emirats Arabes Unis.

 

S’adressant aux marins du Charles de Gaulle, le général Pierre de Villiers leur a dit toute sa fierté à l’égard du travail accompli. « J’ai vu toute la cohérence et la puissance d’un groupe aéronaval. J’ai vu des hommes et des femmes engagés et passionnés. J’ai enfin vu des marins maitrisant parfaitement leurs partitions pour la réalisation de leurs missions ». Il a finalement conclu en faisant part du regard qu’il porte sur cet outil de puissance que constitue le porte-avions. « Le porte-avions Charles de Gaulle et son groupe aéronaval donnent à la France une capacité précieuse et enviée de beaucoup de Nations. Son action durant la mission Bois Belleau a permis à notre pays d’affirmer sa présence dans une zone stratégique et je voudrais vous féliciter pour avoir été au rendez-vous de tous les objectifs fixés ».

 

Au cours de sa visite, le CEMA s’est naturellement entretenu longuement avec le contre-amiral Chaperon, commandant de la TF 473, pour dresser le bilan de la mission Bois Belleau et en tirer les enseignements pour les futures opérations aéromaritimes.

 

Le déploiement du groupe aéronaval permet à la France d’entretenir ses connaissances d’une zone d’intérêt stratégique et de développer ses relations avec les différents partenaires qui y sont présents, au premier rang desquels les forces navales américaines.

Mission Bois Belleau : le CEMA effectue sa première visite officielle au sein du groupe aéronaval
Mission Bois Belleau : le CEMA effectue sa première visite officielle au sein du groupe aéronaval
Mission Bois Belleau : le CEMA effectue sa première visite officielle au sein du groupe aéronaval
Mission Bois Belleau : le CEMA effectue sa première visite officielle au sein du groupe aéronaval
Mission Bois Belleau : le CEMA effectue sa première visite officielle au sein du groupe aéronaval
Mission Bois Belleau : le CEMA effectue sa première visite officielle au sein du groupe aéronaval

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 13:55
Nexter Systems et DCI concluent un accord stratégique fondé sur la logique capacitaire

 

Versailles, 18 Février 2014 – Nexter Systems

 

Les présidents de Nexter Systems et Défense Conseil International (DCI) ont signé un protocole d’accord relatif à la promotion conjointe d’offres capacitaires au bénéfice des Forces, en France et à l’international. Cette démarche favorise des projets communs construits autour des systèmes de Nexter associés à des prestations de services de formation, de conseil et d’assistance opérationnelle que DCI peut apporter. Le cas échéant, les prestations de services intégreront le domaine de la simulation et de la simulation embarquée.

Le Groupe Nexter et DCI envisagent également d’étudier des solutions de sous-traitance partenariale au profit de l’armée de Terre française. Les deux sociétés proposent ainsi de renforcer en outil de formation et d’entraînement, tel que Generic Virtual Training (GVT), les structures de DCI intégrées aux écoles militaires de Draguignan (EMD) et de les partager en synergie avec ces derniers. Nexter et DCI ont déjà démontré la complémentarité de leur offre dans le cadre d’un projet de formation concluant auprès d’un pays du Moyen-Orient.

« Dans la continuité de notre politique forte de partenariats, Nexter a souhaité renforcer son offre avec DCI et offrir ainsi des services plus adaptés pour répondre aux demandes des Forces. Cet accord va permettre notamment de proposer des offres complètes avec le label de l’excellence française » commente Philippe Burtin, Président-Directeur Général de Nexter Systems.

« Nous partageons avec Nexter et l’ensemble de ses équipes une vision commune et nous sommes confiants dans notre approche : proposer ensemble des offres capacitaires construites autour de la double excellence française opérationnelle et technologique » commente Jean-Michel Palagos, le Président-Directeur Général de DCI. « Je suis sûr que cette approche originale apportera une réponse complète et durable aux attentes de nos clients et donne un sens fort à l’offre intégrée. »

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 12:55
Nouveau Vigipirate : plus simple, plus explicite, plus efficace

 

18/02/2014 Asp. Camille Martin  - DICOD

 

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé le 13 février la mise en place d’un nouveau plan Vigipirate qui entrera en vigueur le 20. Plus simple et plus explicite, ce nouveau code renforce la protection de la population face à la menace terroriste.

 

Un nouveau logo, seulement deux niveaux d’alerte et une meilleure communication envers le public : le nouveau plan Vigipirate annoncé le 13 février 2014 par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, entrera en vigueur jeudi 20 février. Ce modèle novateur a pour objectif de développer et maintenir une vigilance permanente et de permettre une réaction rapide et coordonnée en cas de menace. Concrètement, ce code est à la fois plus simple et plus explicite.

 

Plus simple. Le système de couleur est supprimé et le nouveau plan distingue deux niveaux de mobilisation. Un niveau « vigilance » qui correspond à la posture permanente de sécurité et se traduit par la mise en œuvre de moyens adaptés, visant à garantir la sécurité de tous, comme l’interdiction de stationner devant certains édifices ouverts au public ou encore le contrôle des bagages dans les aéroports. Face à une augmentation ponctuelle de la menace, la posture « vigilance » peut-être renforcée par des mesures plus contraignantes, temporaires et ciblées géographiquement (restriction de la circulation, contrôle d’accès, etc). Le second niveau, niveau « alerte attentat », s’applique lorsque des projets d’actions terroristes sont détectés par les services de renseignement ou lorsqu’un ou plusieurs actes terroristes ont été commis sur le territoire national. Des mesures exceptionnelles sont alors mises en œuvre telles les restrictions aux grands rassemblements de personnes, la mise en alerte immédiate de défense aérienne et maritime, etc.

 

Nouveau Vigipirate : plus simple, plus explicite, plus efficace

Plus explicite. Le nouveau logo, un triangle rouge à large bord noir, sera visible dans l’espace public où un appel à la vigilance s’impose et là où des contraintes sont temporairement imposées. Toutes les informations utiles sur le plan Vigipirate sont disponibles sur le site www.risques.gouv.fr et les actualités importantes liées au plan sont mises en ligne sur le portail du gouvernement www.gouvernement.fr.

Le nouveau plan Vigipirate agit dans onze domaines d’action sur le territoire national et un domaine à l’étranger. Il s’agit de secteurs qui pourraient être visés pas une menace terroriste et dont la protection est indispensable : la sécurité des systèmes d’information, la santé, l’alimentation, les réseaux d’énergie, les communications électroniques, les transports terrestres, aériens et maritimes, etc. A l’étranger, le plan Vigipirate peut-être activé si la menace à l’encontre des ressortissants français, ou d’intérêts français, est avérée. Pour prendre connaissance des conseils qui sont régulièrement actualisés, les voyageurs à l’étranger sont invités à consulter le site diplomatie.gouv.fr.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 12:55
Lettre d’orientations aux associations d’auditeurs de l’Union-IHEDN

18.02.2013 IHEDN

 

Le général de corps d’armée Jean-Marc Duquesne, directeur de l’IHEDN et de l’EMS et Gérard Folhen-Weill, président de l’Union-IHEDN ont signé, conjointement, la Lette d’orientations 2014 à l’attention des « dirigeants » et présidents des associations d’auditeurs de l’Union-IHEDN le jeudi 6 février dans le salon des Maréchaux

 

Lettre d’orientations et annexes

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 12:50
Brimstone missile picture MBDA

Brimstone missile picture MBDA

 

February 14, 2014 Peter Westmacott * - defenseone.com

 

During the Second World War, the U.S. gave Britain some aging destroyers in exchange for the use of British bases overseas. When the first American ships arrived, Winston Churchill went to inspect them, along with Franklin Roosevelt’s right-hand man, Harry Hopkins. When he saw the ships, Churchill muttered under his breath: “Cheap and nasty.”

Hopkins heard him and, somewhat taken aback, asked what he meant. “Cheap for us,” the prime minister said. “And nasty for them!”

Destroyers for Bases was soon succeeded by the much broader and more effective Lend Lease program. Since then, we have shared intelligence, equipment and expertise more and more closely.

At a test facility in California, the U.S. military has just finished testing a British-designed missile, the Dual-Mode Brimstone. The tests successfully proved that the Brimstone is compatible with one of America’s main unmanned aerial vehicles, the Reaper, and is a more accurate weapon than anything comparable on the market.

It makes sense to buy equipment that your allies have already developed, rather than invest millions or billions of dollars of taxpayers’ money to duplicate what’s already available. This more cost-effective approach to procurement is especially important when budgets are tight.  I’m tempted to say it’s not rocket science—but in this case that’s not strictly true!

It’s an approach that’s worked well for the United Kingdom. For example, we have invested in C-17 transport aircraft, made in the U.S. by Boeing, in Boeing’s Chinook and Apache helicopters, and of course in Lockheed Martin’s F-35. I hope the U.S. will consider doing likewise with the Brimstone, and with other world-class products like BAE’s Hawk trainer jet.

Defense cooperation of a slightly different sort was on the agenda when I spoke recently at the Center for Strategic and International Studies in Washington, D.C. The panellists came at the issue from different angles, but they all shared a determination that the U.S. and its allies should work more closely together, both on and off the battlefield.

As you might expect, Britain and America lead the way. We have cooperated for decades to improve the effectiveness of our nuclear deterrents. The intelligence we share proves it’s worth every day in military operations and in our efforts against terrorism. And we are planning to take our cooperation even further.

In November 2013, for example, the U.K. received its first U.S.-built Rivet Joint surveillance aircraft. Eventually, we will run three; the United States will run 17. All 20 have been built to a common standard, so they can be used interchangeably to provide support to British and American troops whenever they operate together. We will also share training, maintenance and facilities.

New technology is changing the face of warfare. In the future, air missions will increasingly be remotely piloted, and battles will increasingly have a space or cyber component. With these emerging technologies, we have a golden opportunity to build cooperation into our strategies right from the beginning—an opportunity we should be sure to take.

We look forward to September, when the U.K. will host the 2014 NATO Summit in South Wales. Cooperation between NATO nations—including, of course, its European members—is in everyone’s best interests.  We’ll make sure it’s at the top of the agenda in September.

 

* Peter Westmacott is the British Ambassador to the United States. Full Bio

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 12:50
Détourné en dehors des heures de bureau, l'avion a dû être escorté par des forces étrangères

 

 

17.02.2014 RTS.ch

 

Le détournement d'avion de lundi à Genève ayant eu lieu hors des heures de bureau, les forces aériennes suisses n'ont pu l'escorter vers Cointrin et ce sont des forces étrangères qui ont dû oeuvrer.

L'avion éthiopien qui a été détourné lundi matin par son copilote a été escorté par des appareils militaires italiens puis français jusqu'à son atterrissage à Genève, car les forces aérienne suisses n'étaient pas en service à cette heure-là.

L'aéroport de Cointrin a été fermé durant plus de 2 heures après l'arrivée de l'avion, détourné par le copilote de l'appareil, qui souhaitait demander l'asile à la Suisse  (lire le compte-rendu détaillé des faits: L'auteur du détournement d'avion à Genève-Cointrin était le copilote). L'homme a été maîtrisé et personne n'a été blessé.

 

Intervention française et italienne

Le Boeing d'Ethiopian Airlines a été accompagné par deux Eurofighter de l'armée italienne dans l'espace aérien italien, a indiqué lundi le porte-parole des forces aériennes suisses, Laurent Savary. Deux Mirages 2000 de l'armée française ont ensuite pris le relais dans l'espace aérien français, jusqu'à Genève, où l'appareil détourné a atterri à 6h02.

Les forces aériennes suisses ne sont pas intervenues, car elles ne sont opérationnelles que dans les heures de bureau, entre 8h et 12h et de 13h30 et 17h.

Cette limitation des interventions de l'armée aux heures de bureau est surtout due à des questions financières: un service de piquet et l'engagement de pilotes seraient nécessaires pour assurer des opérations en tout temps. Lancé par le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports, le projet Ilana devrait remédier à cette situation, mais pas avant 2020.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 12:45
Les défis de la politique de défense du Niger

 

17/02/2014 Par Laurent Touchard *

 

Dans un contexte régional miné par le terrorisme et confronté aux conséquences sociales de la quasi absence de développement économique, le Niger est aujourd'hui confronté à d'immenses défis dont la réussite à pour enjeu le maintien de la paix sur le territoire.  

 

Au cours de l'opération Serval, les troupes françaises et africaines anéantissent l'essentiel du potentiel militaire des islamistes et des jihadistes qui tenaient le Nord-Mali depuis la mi-mai. Pour autant, cette victoire ne signifie pas la fin de l'insécurité au Sahel. En effet, la capacité de nuisance des groupes armés divers est résiliente. Elle se nourrit des moindres problèmes des pays dans lesquels elle survit. Défaut de structures administratives, déshérence(s) de la jeunesse sans avenir, méfiance vis-à-vis d'autorités peu ou pas (ou plus) reconnues, sentiment de rejet de certaines communautés, lenteurs ou inexistence du développement économique, peur des forces de sécurité locales en raison d'exactions commises par le passé, jalousies intercommunautaires et, bien sûr, insécurité...

 

>> Lire aussi : Défense africaine : dernières nouvelles du front

 

Autant de vulnérabilités qui existent au Niger. Certes, leur réalité est parfois sans fondement. Ou du moins, à des degrés divers. Cependant, ce qui importe au final, c'est la perception qu'ont les populations locales : ce qu'elles considèrent comme leur réalité de vie. Quels que soient lesdits efforts, si cette perception est mauvaise, alors les failles deviennent des gouffres. De fait, l'État nigérien livre un difficile combat contre les fragilités du pays. Conscient que l'approche globale est indispensable, en dépit de ressources limitées, le Niger s'applique à promouvoir le développement économique et social sur un territoire en paix. Contexte dont la pérennité tient à la qualité des Forces de défense et de sécurité (FDS) et à la politique qui préside à leur mis en œuvre.

Cette brève étude se propose de présenter cette politique et les défis auxquels elle est confrontée.

 

Tumultes et remous

 

Le Niger se tient aujourd'hui sur des terres sahéliennes où fourmillent les dangers. Ainsi, au Nord, le sud-libyen représente-il une zone dont le gris s'assombrit de plus en plus. De là, les terrobandits rayonnent sur toute la région sahélienne. À l'ouest, au Mali, les ombres d'Aqmi et du Mujao tardent à s'estomper. Au Sud, Boko Haram met à feu et à sang toute une partie du Nigéria. Des périls multiples pour une stabilité péniblement acquise pendant cinquante-quatre ans. Pour ne rien arranger, malgré quelques avancées, les conditions de vie des Nigériens sont mauvaises. Selon la Banque mondiale, le salaire brut moyen est de 31 dollars par mois... Plus de 80 % de la population vit avec moins de deux dollars par jour.

 

>> Lire aussi : Serval a-t-elle piégé les jihadistes en janvier 2013 ?

 

La recrudescence du terrorisme entre 2003 et 2011, le conflit malien en 2012, tarissent l'argent qu'amenaient les activités touristiques. Ces crises accentuent la pauvreté des communautés nomades qui bénéficiaient auparavant de cette ressource. L'arrivée d'environ 200 000 Nigériens qui travaillaient en Libye et contraints à "l'exil chez eux", après la chute de Kaddafi, déséquilibre un peu plus l'économie nationale. Ces civils ne sont pas les seuls à avoir regagné le Niger. Quelques centaines d'hommes qui combattaient au profit du "guide" libyen ont fait de même. Si les plus lourdement équipés ont été désarmés, quelques-uns sont nécessairement passés à travers les mailles du filet. Ils ont rejoint les ex-combattants des rébellions de 1990 et 2007 (jusqu'à 4 000 hommes selon les sources) toujours armés. S'ajoutent des jeunes désabusés. Ceux-ci rêvent de retrouver une fierté qu'ils croient volée par un État qui les mépriserait. Une fierté qu'ils croient volée par des représentants communautaires qui seraient tous plus intéressés par leurs intérêts personnels, achetés à coups de billets et de postes à responsabilités, par l'État qu'ils affrontaient autrefois.

 

L'approche globale de l'État malien

Malgré tout, le risque d'une insurrection nomade est moins prégnant qu'au Mali. Si, au sein des Forces armées nigériennes (FAN) l'intégration de ces nomades est complexe, dans les autres institutions, aussi bien nationales que locales, elle est globalement réussie. Cette philosophie, le Président Mahamadou la met en œuvre avec détermination. Il s'y est attaché aux premiers jours de son mandat, en nommant Brigi Rafini, un Touareg, au poste de  Premier ministre. Il est vrai que la répartition des nomades sur le territoire, bien plus prononcée qu'au Mali, facilite les choses. Les tentations indépendantistes en sont d'autant plus affaiblies que les deux insurrections ont profondément meurtri les populations du Nord, désormais peu enclines à soutenir une éventuelle aventure armée.

L'enjeu consiste notamment à restaurer une sécurité totale dans le Nord afin d'y permettre à très long terme le retour des touristes

Cela n'est pas un hasard si l'un des grands programmes dans la logique de l'approche globale est justement mené par la Primature. Il s'agit d'en confier la responsabilité à celui qui représente les populations nomades, à savoir Brigi Rafini. Ce programme, la Stratégie de développement et de sécurité (SDS), est lancé le 1er octobre 2012. Axé, comme son nom l'indique, sur le développement et la sécurité, il bénéficie d'un budget non négligeable de 2,6 milliards de dollars sur cinq ans. Grâce à lui, 3 810 agents de police ont été recrutés et six nouvelles unités mobiles de surveillance des frontières (garde nationale) ont été organisées. L'enjeu consiste notamment à restaurer une sécurité totale dans le Nord afin d'y permettre à très long terme le retour des touristes et de la manne financière qu'ils représentent. Un travail de longue haleine, oui. Mais l'avoir entamé, c'est lui donner une chance d'aboutir un jour.

Fort de cet état d'esprit volontaire, le Niger se dote également d'une loi anti-terroriste le 27 janvier 2011. Mais avant cela, après quelques atermoiements au cours de l'année 2010, les autorités acceptent finalement l'implantation de militaires étrangers (nous reviendrons sur la coopération en matière de défense dans un futur billet) dans le pays. Sur ce point plus que sur n'importe quel autre, le Président Mahamadou Issoufou se montre courageux. En autorisant l'installation durable d'Américains et de Français, il prête le flanc à ses détracteurs les plus virulents. Ceux-ci comptent d'une part des représentants politiques qui lui reprochent d'agir de manière non-constitutionnelle. D'autre part, certains militaires considèrent que la souveraineté nationale est bafouée. À leurs critiques se greffe le discours – non sans fondement – de ceux qui redoutent que le Niger paie au prix du sang son engagement contre le terrorisme, devenant une cible toute désignée. Les attentats du 23 mai 2013, à Agadez et à Arlit, confirment leurs craintes.

Face à ces préoccupations, Issoufou se veut pragmatique : sans aide extérieure importante, la souveraineté du Niger n'est qu'un mot. L'exemple du Mali lui donne raison. Par ailleurs, contrairement aux allégations des Zoïles, il ne brade pas non plus la sécurité de son pays, en augmentant les crédits alloués aux FDS.Le poids des dépenses de défense

En 2010, le budget de la défense est d'environ 46 millions de dollars. Un an plus tard, il passe timidement à 50 millions de dollars. Mais, tout change en 2012 ; il bondit à 72 millions de dollars pour 2012-2013. Le 06 mai 2013, une loi rectificative l'augmente encore d'au moins 37 millions de dollars. Il grimpe alors à plus de 100 millions de dollars. Cette somme s'explique par la nécessité de couvrir les frais du déploiement au Mali. Pour 2014, le budget est estimé à... 200 millions de dollars. C'est-à-dire qu'il a quadruplé en l'espace de quatre ans. Ce bond des dépenses s'explique aussi : il permet  l'achat et l'entretien des deux avions d'attaque Su-25, la modernisation et le maintien en bonne condition opérationnelle des forces (acquisition de pièces de rechange, d'équipements divers, de munitions, de carburant). Il permet également la revalorisation des salaires des personnels des FDS...

Même si elle se justifie, il s'agit d'une somme énorme par rapport au budget global d'environ 3,8 milliards de dollars. Pour mémoire, le chiffre d'affaire d'Areva en 2012 est de 9,7 milliards de dollars ; en dollar constant 2014 – avec, toutefois, une dette de 4,5 milliards de dollars à l'été 2013. Mentionner ces chiffres n'est pas anodin : nous le constaterons plus loin. Dans l'immédiat, revenons à ces crédits de défense. Ils représentent autant d'argent que ne reçoivent pas les autres ministères. D'où un déséquilibre qui s'accentue depuis 2012. Cette année-là, il était prévu de consacrer 25 % du budget à l'Éducation, 10 % à la Santé. Évidemment, l'accroissement des crédits de défense l'empêchera.

 

>> Lire aussi : "Oui à une solution politique pour Areva au Niger" (Mohamed Bazoum)

>> Lire aussi : Nucléaire : révélations sur les retombées radioactives de la bombe A française en Afrique

 

Ces dépenses, elles sont indispensables. Certes, elles grèvent le développement économique. Cependant, sans la sécurité, point de développement économique non plus. Or, les menaces pour la paix du Niger sont nombreuses. Nous l'avons évoqué plus haut : terrobandits au Mali et dans le sud de la Libye, Boko Haram au nord du Nigeria, bandits et trafiquants à l'intérieur des frontières,  nomades revenus de Libye après la chute de Kaddafi, ex-rebelles ou héritiers de rebelles de 1990 et 2007... C'est dans cette atmosphère pesante que se déroule la renégociation des accords financiers quant à l'extraction de l'uranium national par la société française Areva (via ses filiales locales).

 

Intérêts et responsabilité géopolitique

Les discussions à propos de la convention d'extraction du minerai commencent en 2013. Elles engageront les partenaires pour dix nouvelles années. Prévue pour le 31 décembre 2013, la signature n'est toujours pas apposée sur le papier un mois plus tard. Elle le sera probablement fin février 2014, non sans mal. Pourquoi la machine des négociations s'est-elle grippée à ce point ? Tout simplement parce qu'Areva refuse de se plier à une loi nigérienne de 2006, selon laquelle les taxes sur le minerai d'uranium augmentent de 5,5 % à 12 %. Omar Hamidou Tchiana, ministre des Mines, explique à Reuters qu'en 2012, les bénéfices de l'uranium ne constituent que 5 % du budget national. Or, le Niger souhaite que ceux-ci augmentent à 20 %. Cet apport contribuerait évidemment beaucoup à financer les dépenses de sécurité.

Areva rejette l'idée de cette taxe, estimant que le coût d'extraction serait alors trop élevé. Elle argue, en outre, qu'elle investit beaucoup dans des projets locaux : développement économique, santé, éducation, à hauteur de 8 millions de dollars annuels. Il n'en reste pas moins qu'à Arlit, en-dehors des installations ultra-sécurisées du groupe, la misère règne. Cela, c'est une des réalités perçues par les Nigériens... De plus, la société est accusée d'utiliser les infrastructures routières sans contribuer à leur coûteux entretien...

La signature de la convention d'extraction fin février 2014 devrait enfin remettre les choses en ordre.

Dès lors, ceux (dont les jihadistes) qui désignent Areva – et par extension, la France - comme le mal absolu ont beau jeu. Areva pollue le sol nigérien tout en exploitant sans vergogne des ressources dont les bénéfices échappent au pays... Le poids financier de l'exploitation repose sur le Niger qui n'en retire rien... La protection des installations, où vivent des Français avec l'air conditionné, saigne l'économie du pays... Le Niger doit payer la guerre qu'il mène à des Musulmans pour que les Français pillent ses richesses... Autant de propos sans nuance, mais qui reposent sur une réalité perçue, trouvant facilement écho auprès d'une population écrasée par la pauvreté. Intérêts économiques privés et responsabilité géopolitique ne feraient-ils pas toujours bon ménage ? Quoi qu'il en soit, l'État français, actionnaire à plus de 80 % d'Areva a finalement pris position sur ce dossier. Par la voix de Pascal Canfin, ministre délégué au Développement, a été déclaré devant l'Assemblée nationale française que les attentes de Niamey sont "(…) considérées par ce gouvernement (…) comme légitimes." Il était temps.

La signature de la convention d'extraction fin février 2014 devrait enfin remettre les choses en ordre. Cet accord sera d'une importance considérable. Contrairement à ce qu'affirment de nombreux observateurs, l'enjeu n'est pas uniquement la réélection du Président Issoufou en 2016. Le problème est beaucoup plus vaste. Dans tous les cas, il ne s'agit pas de soutenir un Président devant ses électeurs, mais de soutenir le Niger face aux dangers actuels et futurs. De soutenir sa politique de sécurité responsable, dans laquelle s'inscrit la coopération avec la France et les États-Unis. Démarche qui ne se résume pas à l'implantation de bases, à la traque de terrobandits avec la technologie "à distance", ou à la fourniture de 4x4, de GPS et de gilets pare-balles, mais qui passe aussi par le respect de la dignité de cet État, de ses citoyens. D'autant que cette politique de sécurité intelligente peut, de bien des manières, servir d'exemple à suivre pour le Sahel.

 

NB : Une fois n'est pas coutume, j'attire l'attention des lecteurs sur le numéro 5 du magazine Air Combat, à paraître. Vincent Bernard y aborde la question des différents incidents aériens survenus tout au long des années 1970 et 1980 dans le Golfe de Syrte entre d'une part, les Etats-Unis et la France, d'autre part, la Libye. Cette page de l'histoire militaire africaine est relativement oubliée et l'article de notre confrère apporte un éclairage intéressant (et fort compréhensible pour le profane).

 

* Laurent Touchard travaille depuis de nombreuses années sur le terrorisme et l'histoire militaire. Il a collaboré à plusieurs ouvrages et certains de ses travaux sont utilisés par l'université Johns-Hopkins, aux États-Unis.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 12:40
Arctique russe: un nouveau commandement stratégique bientôt créé (état-major)

 

MOSCOU, 17 février RIA Novosti

 

Une structure militaire réunissant la Flotte du Nord, les brigades arctiques, des unités d'aviation et de DCA ainsi que des organismes de commandement sera créée en 2014 dans l'Arctique russe, a confié lundi à RIA Novosti un représentant haut placé de l'Etat-major général des Forces armées du pays.

 

Baptisée Flotte du Nord-Commandement stratégique unifié, la nouvelle structure sera commandée par l'amiral Vladimir Korolev, commandant de la Flotte du Nord. Elle sera directement subordonnée au ministre de la Défense Sergueï Choïgou.

 

"Une nouvelle structure sera bientôt créée dans l'armée russe grâce au renforcement de la Flotte du Nord. Cette dernière recevra en son sein les brigades arctiques relevant des Troupes terrestres, des unités d'aviation et de DCA, ainsi que des organismes de commandement supplémentaires", a déclaré le représentant de l'Etat-major.

 

Il a souligné que la protection des intérêts de la Russie dans la région arctique constituerait le principal objectif de la nouvelle formation.

 

"Il s'agit de protéger la Voie maritime du nord, les ressources poissonnières et les gisements d'hydrocarbures, mais aussi - et c'est cela l'essentiel - d'assurer la sécurité des régions septentrionales du pays", a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

 

Selon lui, la mise au point de la nouvelle structure est en cours afin de la rendre opérationnelle d'ici la fin de l'année.

 

Longue de 3.000 milles nautiques, la Voie maritime du nord est la principale voie de navigation en Arctique passant le long des côtes nord de la Russie et reliant les ports européens à ceux de l'Extrême-Orient.

Arctique russe: un nouveau commandement stratégique bientôt créé (état-major)

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 12:30
 Israel Aerospace Industries dévoile son nouveau bateau drone

 

17.02.2014 actunautique.com

 

Le Katana se destine à des missions de sécurité du littoral. C'est à New Delhi, lors du salon Defexpo, qu'il a été dévoilé, qui porte le nom du sabre des samouraïs japonais pour mettre en avant sa vitesse, sa fiabilité et la létalité de son système (sic !).

 

Ce drone naval (véhicules marins de surface sans pilote ou USV), d'une douzaine de mètres de long, motorisé par deux Z-Drive, intègre un système de navigation autonome, notamment anti-collisions, des systèmes de caméras, optiques et infra-rouges, des radars, des systèmes de communication ainsi... que de l'armement ! Outre son rôle de drone, le KATANA peut être transformé en quelques minutes à peine, en un intercepteur pouvant accueillir 4 membres d'équipage.

 

Les missions auxquelles se destine le Katana consistent dans la protection des Zones d'Exclusivité Economiques (ZEE), des frontières maritimes, des plateformes de forage, des gazoducs offshore.

 

Il serait également particulièrement adapté à la sécurité portuaire et à la guerre électronique (l'espionnage), ainsi qu'au renseignement...

 

Il est à noter que la marine israélienne utilise déjà des bateaux drones dénommés Protector, fabriqués par la société Rafael.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 11:55
Boeing et AFI achèvent les modifications du premier AWACS français

Le premier AWACS modifié salué par les pompiers de l’aéroport du Bourget avant son décollage. - photo AFI KLM E&M / Guillaume Grandin

 

17 février Aerobuzz.fr

 

Boeing et Air France Industries KLM Engineering & Maintenance (AFI KLM E&M) annoncent (17 février 2014) qu’ils ont achevé le chantier de modification du premier des quatre avions-radar AWACS (Airborne Warning and Control System ou systèmes de détection et commandement aéroportés : SDCA) E-3F français. La Direction Générale de l’Armement (DGA) a commandé en 2010 à Boeing et AFI KLM E&M la modernisation à mi-vie de ces quatre avions opérés par l’armée de l’air.

 

En juin 2013, AFI KLM E&M, sous-traitant de Boeing, a entamé la modernisation des systèmes électriques, mécaniques et structurels, ainsi que du matériel de mission de cet avion. Elle permettra à ces avions de disposer d’une vision plus complète de l’espace de combat, ainsi que d’informations davantage exploitables, tout en réduisant la charge de travail imposée à l’équipage.

 

L’achèvement du chantier ne marque pas complètement la fin de la modernisation. L’avion doit encore être soumis à une campagne d’essais au sol et en vol sur la base aérienne d’Avord dans le département du Cher, avant d’être livré à l’armée de l’air dans le courant de l’année après le prononcé de sa qualification par la DGA.

 

Si le premier avion AWACS a été pris en charge par les installations d’AFI KLM E&M situées à l’aéroport du Bourget (Seine-Saint-Denis), les trois autres appareils seront modernisés dans un site entièrement neuf dont dispose Air France Industries à l’aéroport de Paris-Charles De Gaulle. Une équipe dédiée de Boeing continuera d’assurer sur place les prestations de direction du programme, d’ingénierie, d’assistance technique et d’assurance de la qualité, ainsi que la fourniture des équipements matériels et logiciels, tout en collaborant avec l’équipe chargée des modifications chez AFI KLM E&M.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 08:55
Centrafrique: l'opération «Sangaris» en quête d'un second souffle

 

17/02/2014 Par Alain Barluet, Service infographie du Figaro

 

INFOGRAPHIE - Le renforcement du dispositif français, porté à 2000 hommes, doit faciliter un déploiement accru en province.

 

«Sangaris», phase 2: plus qu'une simple hausse d'effectifs, le passage du dispositif français de 1600 à 2000 hommes doit coïncider avec un nouveau chapitre de l'intervention française en Centrafrique, en articulation avec les forces africaines et européennes. Une montée en puissance militaire accompagnée d'un soutien financier et politique à la transition conduite par Catherine Samba-Panza. Telle est l'analyse qui est faite dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian où l'on pointe deux axes prioritaires de cette seconde séquence: renforcement du déploiement militaire en province, retour de la sécurité et de la justice à Bangui.

À Paris, on estime que la situation dans la capitale, surtout depuis le départ des ex-Séléka, ne relève plus d'un contexte «strictement militaire» mais d'une «insécurité généralisée», où se succèdent des périodes de calme et d'éruption de violences «liées à une criminalité endémique». Dans cette perspective, le constat fait par Le Drian lors de sa visite sur place, mercredi dernier, l'a conduit à proposer au chef de l'État l'envoi d'un contingent de gendarmes. Cinquante-cinq vont être dépêchés en Centrafrique, en préfiguration, espère-t-on, de 150 autres issus des pays de l'UE. Un soutien devant contribuer à la remise sur pied d'un système judiciaire et péniten­tiaire en déréliction. «Actuellement, si on arrête des Anti-Balaka, qu'en fait-on?» s'interroge une source à la Défense. Ces gendarmes seront aussi chargés de mener des missions conjointes avec leurs homologues centrafricains, avec pour objectif de les faire revenir progressivement sur le terrain.

Quant à la mission africaine en Centrafrique (Misca), si on se félicite à Paris qu'elle ait atteint son format attendu (6 000 hommes, dont 600 policiers et gendarmes issus de huit pays), on déplore que sa montée en puissance soit actuellement limitée par son manque de mobilité, carence qui concerne également «Sangaris». Plusieurs pays, dont les États-Unis, pourraient fournir des véhicules à la Misca. Avec la sécurisation de Bangui, le déploiement en province sera l'autre grand défi. Six semaines après leur arrivée en Centrafrique, les 1 600 militaires français, initialement concentrés à Bangui, sont actuellement déployés «pour moitié à Bangui, pour moitié en province», a précisé dimanche le général Soriano, qui commande «Sangaris».

L'envoi de 350 Français supplémentaires doit permettre de «gagner en marges de manœuvre», souligne-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense. Vendredi, le porte-parole de l'état-major des armées, le colonel Gilles Jaron, avait indiqué que les renforts se concrétiseraient «dans les jours à venir» par l'engagement d'unités prépositionnées en Afrique  - au Tchad et à Djibouti, a indiqué par la suite le général Soriano. Ces renforts comprendront une compagnie de combat (environ 150 hommes), des hélicoptères de transport et des moyens logistiques et de commandement. Selon le «patron» de l'opération «Sangaris», la priorité est d'accélérer le déploiement vers l'ouest et le nord du pays, où le départ des ex-Séléka a été suivi par des affrontements intercommunautaires, comme à Berberati, la deuxième ville du pays, à 450 km au sud-ouest de Bangui.

Autre nécessité, la sécurisation de la route entre le Cameroun et Bangui, un axe clé permettant l'approvisionnement de la capitale et qui reste problématique. L'urgence est d'autant plus grande qu'en avril, l'arrivée de la saison des pluies rendra tout déploiement beaucoup plus complexe. Les dispositifs français et africains devront s'agencer avec les militaires qu'enverront les pays européens (Pologne, Roumanie, Estonie, Lettonie…). Des renforts qui restent à préciser mais qui pourraient s'orienter au total vers le millier d'hommes.

Reste un paramètre majeur, le temps. Devant la dizaine de députés français en visite à Bangui, dont Élisabeth Guigou, la présidente Samba-Panza a plaidé pour le maintien de «Sangaris» jusqu'aux élections, prévues en février 2015. Le temps où on parlait d'une opération «coup de poing» est bien loin. À Bangui, Pierre Lellouche faisait part lundi de son soutien sceptique. «Quand et comment sortir? s'interrogeait le député UMP, déplorant la «solitude de la France» et soulignant la nécessité de «fixer des limites» à l'intervention française

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 08:50
Les armées de l’air française et italienne interviennent lors du détournement du vol ETH 702c

 

17/02/2014 Sources : EMA

 

Lundi 17 février 2014, l’armée de l’air française, en coopération avec les forces aériennes italiennes et suisses, a réalisé l’interception en vol d’un Boeing 767 de la compagnie Ethiopian Airlines.

 

Il est environ 04h10, lorsque le centre interallié de conduite des opérations aériennes de Torrejon (Espagne) informe le centre national des opérations aériennes (CNOA) de Lyon Mont-Verdun du détournement de l’avion de ligne éthiopien vers la Suisse.

 

L’avion, en provenance d’Addis Abeba en Éthiopie, a été détourné de sa destination d’origine, Rome, pour se diriger vers l’aéroport de Genève.

 

Après analyse de la situation depuis le CNOA, la haute autorité de défense aérienne (HADA) ordonne le décollage de la permanence opérationnelle (police du ciel) de la base aérienne 115 d’Orange pour intercepter l’appareil et place également d’autres avions en alerte.

 

05h07 : le 767 est intercepté par 2 Eurofighter italiens, relayés à 05h12 par un Mirage 2000 C français. À 05h17, la reconnaissance à distance réalisée par l’avion de chasse confirme que le vol d’Ethiopian Airlines met le cap sur la Suisse. Un négociateur dépêché sur l’aéroport de Genève par les autorités suisses est en contact avec le pirate de l’air qui refuse de poser l’avion tant que ses exigences ne sont pas acceptées.

 

05h56 : la HADA ordonne le décollage d’un second Mirage 2000 C d’Orange pour relever le premier. Les négociations aboutissent et le vol ETH 702 d’Ethiopian Airlinesentame sa phase d’approche sur Genève et se pose à 06h02. Le pirate de l’air a immédiatement été arrêté par la police suisse. Quant aux deux Mirage 2000 français, ils regagneront la base d’Orange.

 

Ce cas de détournement réel d’un avion de ligne a permis de mettre à l’épreuve les chaînes de commandement de sûreté aérienne suisse, italienne et française, conjointement à la coordination avec les autorités suisses qui a eu un rôle déterminant. La mobilisation dans un délai très bref de tous ces acteurs a contribué à secourir les quelque 200 passagers et membres d’équipage à bord de l’appareil.

 

Ces aéronefs de l’armée de l’air ont décollé dans le cadre de la posture permanente de sûreté aérienne, dispositif de sûreté participant à la protection du territoire national et visant à faire respecter la souveraineté nationale.

 

Le 21 janvier dernier, APEX, exercice transfrontalier mené entre la France et l’Italie, déroulait le scenario d’un détournement d’avion de ligne, permettant de tester la mise en œuvre des procédures de sûreté aérienne des deux pays. Cet exercice a porté ses fruits comme les deux armées de l’air l’ont démontré aujourd’hui. Les exercices transfrontaliers organisés régulièrement demeurent une garantie du bon déroulement des procédures et des transmissions d’informations, ayant pour but d’assurer, 24h/24 et 7 jours sur 7, la mission de sûreté aérienne confiée à l’armée de l’air.

Les armées de l’air française et italienne interviennent lors du détournement du vol ETH 702c
Les armées de l’air française et italienne interviennent lors du détournement du vol ETH 702c

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 08:50
Kosovo : fin d’activité opérationnelle de l’EEI



14/02/2014 Sources EMA

 

Le 8 février 2014, l’escadron d’éclairage et d’investigation (EEI) du Battle Group Est de la KFOR a achevé sa mission au Kosovo. Ce désengagement met un terme à 15 années de présence opérationnelle de la France dans le pays.

 

Pendant 15 années, les militaires français ont activement participé à la restauration et au maintien d’un environnement sécurisé au profit de l’ensemble de la population du Kosovo. Cet engagement, dans le cadre de la résolution 1244 du Conseil de Sécurité de l’ONU, a couté la vie de 9 militaires français.

6 000 soldats français ont été déployés en 1999 au plus fort de la crise, dans la zone nord du Kosovo considérée comme la plus difficile du point de vue sécuritaire. En tenant compte de l’évolution favorable de la situation et des réorganisations successives de la KFOR, le contingent français a progressivement diminué pour atteindre 320 soldats en 2011.

La présence française au Kosovo se limite désormais à la dizaine d’officiers insérés au sein de l’état-major de la KFOR stationné à Pristina ainsi qu’un détachement chargé de transférer l’ensemble des responsabilités de soutien que les militaires français assumaient en tant de « lead nation » du camp de Novo Selo : les infrastructures (hébergement, alimentation, stockage), la sécurité, les finances…

 

Kosovo : fin d’activité opérationnelle de l’EEIKosovo : fin d’activité opérationnelle de l’EEIKosovo : fin d’activité opérationnelle de l’EEI
Kosovo : fin d’activité opérationnelle de l’EEIKosovo : fin d’activité opérationnelle de l’EEI

Au cours d’une cérémonie présidée par le général Farina, commandant la KFOR, et le contre-amiral Dupuis, adjoint au sous-chef opération de l’Etat-major des armées, les différentes étapes de la présence française au Kosovo ont été évoquées. Une tranche de l’histoire des armées françaises se tourne donc à cette occasion. Une évocation de ces 15 années est consultable dans un « webdoc » dédié, accessible sur le site des opérations du Ministère de la Défense.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 20:50
« L’Allemagne doit s’investir davantage dans la résolution de crises et de conflits » (extraits)

 

17 Février 2014 Entretien d’Europe – Fondation Robert SCHUMAN

 

A l'occasion du 16ème conseil des ministres franco-allemand le 19 février 2014, la Fondation Robert Schuman publie un entretien avec Andreas Schockenhoff, vice-président du groupe CDU/CSU et président du groupe d'amitié France-Allemagne au Bundestag. Interrogé notamment sur les questions de politique étrangère, Andreas Schockenhoff plaide pour une nouvelle stratégie allemande de la défense : l'Allemagne doit s'investir davantage dans la résolution des conflits et préférer "une culture de la responsabilité et de l'aide" plutôt qu'"une culture de la retenue".

 

[...]

 

5. Lors de son discours devant le Bundestag, la chancelière allemande Angela Merkel a plaidé pour un engagement renforcé de l’armée allemande au Mali. Le président allemand et les ministres allemands de la Défense et des Affaires étrangères ont également plaidé pour un engagement renforcé de l’armée allemande à l’étranger. La majorité des Allemands semble réticente à un plus grand engagement de la Bundeswehr à l’étranger. A quelle évolution peut-on s’attendre ?

 

Andreas Schockenhoff  - Tout d’abord, très clairement : le discours du Président allemand à l’occasion de la conférence de Munich sur la sécurité était courageux, encourageant et ouvrant des perspectives pour une responsabilité plus importante de l’Allemagne en matière de politique étrangère.

 

Il faut désormais l’appliquer progressivement dans la vie politique. En ce sens, le slogan doit être : « Culture de la responsabilité et de l’aide » plutôt que « Culture de la retenue ». En d’autres termes, l’Allemagne doit s’engager plus tôt, plus résolument et de manière plus substantielle. Comme nous n’avons pas beaucoup progressé au cours des quatre dernières années, nous devons recommencer le débat depuis le début et gagner la confiance de nos alliés. Le principe pour une politique de plus grande responsabilité est le suivant : l’engagement militaire est le dernier recours, mais il ne doit pas être exclu quand des intérêts européens et allemands sont en jeu. Nous avons repris ce principe dans notre contrat de coalition : « L’Union européenne a plus que jamais besoin d’un dialogue stratégique, objectif qu’elle peut et veut atteindre avant tout par des moyens civils mais le cas échéant aussi par des moyens militaires.». En ce sens, l’Allemagne doit s’investir davantage dans la résolution de crises et de conflits – pas seulement quand il s’agit de problématiques diplomatiques, humanitaires, économiques et de politique de développement, mais aussi quand il s’agit du renforcement de la politique de sécurité et de défense commune. Mais avoir de plus grandes responsabilités nécessite également des représentations plus claires sur les plans conceptuel et stratégique. Pour cette raison, mon groupe parlementaire se penchera plus particulièrement sur les moyens politiques, humanitaires, économiques et de développement pour surmonter les défis du continent voisin africain. Mais il est aussi nécessaire que nous parvenions au niveau européen à mettre enfin en place un dialogue stratégique pour atteindre un accord politique afin d’identifier ensemble les dangers qui se présentent à nous et de travailler ensemble pour y répondre et garantir la sûreté de l’espace européen. A mon avis, nous avons justement besoin d’une politique européenne de sécurité et de défense claire concernant l’Afrique. Nous avons moins besoin d’une telle politique pour l’Asie ou d’autres régions du monde. Le fait que les missions européennes Atalante, EUTM [1] Somalie, EUTM Mali et EUFOR RCA [2] mais aussi que la plupart des Etats en déliquescence se trouvent sur le continent africain montre que les plus grands défis auxquels l’Europe doit faire face viennent d’Afrique. Mais je n’ai pas l’impression qu’il y ait un consensus au niveau européen là-dessus.

 

Vous avez raison d’évoquer l’opinion publique allemande. Cela montre que la politique étrangère et de sécurité allemande et particulièrement sa nouvelle orientation doit être plus intelligible et acceptable pour un plus large public. Nous avons besoin d’un débat pour qu’à l’avenir, les attentes de la population ne soient plus marquées par la « culture de la retenue » mais par la « culture de la responsabilité et de l’aide ». Cela nécessite aussi que nous organisions régulièrement au Bundestag des débats de principe sur la politique étrangère et de sécurité et pas seulement des débats sur la création ou le renouvellement de mandats d’intervention pour l’armée allemande. Le Président allemand a très justement dit que le débat sur la politique étrangère et de sécurité doit s’ancrer au coeur de la société civile. Je suis persuadé que mener ce débat sera une tâche à accomplir sur le long terme. Mais nous avons déjà une bonne base à travers les contributions et les discussions récentes sur lesquelles nous devons construire ce débat

 

1. EUTM : European Union Training Mission / mission de formation de l’Union européenne

2. EUFOR : European Union Force / Force de l’Union européenne pour la République centrafricaine (RCA)

 

Télécharger l’entretien (pdf)

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 19:00
Pour le nouveau chef d'état-major des armées, « tout est en chantier »

 

15.02.2014 Par Nathalie Guibert LE MONDE

 

« Bon courage » sont les mots que le nouveau chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, dit avoir le plus entendus ces jours derniers. Ce cavalier de 57 ans prend officiellement son commandement samedi 15 février. Il succède à l'amiral Edouard Guillaud, dans une période difficile pour les armées. Car dans les coulisses des opérations extérieures, vendues comme des succès par le pouvoir exécutif, « tout est en chantier », rappelle le général.

 

Son premier souci est donc l'état de cohésion d'une institution secouée depuis 2008 par des réformes brutales et tous azimuts. Leur pertinence n'est pas démontrée sur le terrain. Les nouvelles « bases de défense » qui assurent le soutien des troupes sont vues comme des usines à gaz. Le plan social en cours semble inatteignable – 80 000 suppressions d'emplois prévues de 2009 à 2019. Et le scandale du logiciel défectueux de la paie militaire, Louvois, « un cancer », selon Pierre de Villiers, a entamé durablement la confiance dans l'institution.

 

Lire aussi : L’état-major de l’armée de terre fait part d’une dégradation continue du moral

 

« Il faut retrouver un projet fédérateur, pour que les gens aient une lumière au bout du tunnel, explique-t-il. Nous avons besoin d'une union sacrée, pour regrouper nos forces et mieux prendre en compte la dimension humaine. Et nous n'avons pas d'autre choix que de faire autrement. Le modèle des armées issu de la fin de la conscription en 1996 est à bout de souffle. »

 

« UN DÉFI COLOSSAL »

 

Le choix du général de Villiers est celui de la continuité, fait valoir le ministère de la défense. Contrairement à son prédécesseur, l'homme n'est pas issu de l'état-major particulier du président de la République. Après avoir occupé ce poste auprès du premier ministre François Fillon, celui de l'Elysée lui avait pourtant été promis. Mais en février 2010, il lui a été soufflé au dernier moment par le général Benoît Puga, choisi finalement par Nicolas Sarkozy et prolongé à son poste par François Hollande.

 

Mais devenu major général des armées, autrement dit le numéro deux, Pierre de Villiers a depuis quatre ans accompagné l'élaboration de la nouvelle loi de programmation militaire 2014-2019. Sa mise en oeuvre, sous haute contrainte budgétaire, sera de l'avis même de ses promoteurs un défi.

 

Les nouvelles suppressions d'effectifs prévues sur la période, 34 000, sont « un défi colossal », dit le général. « Pendant que le train roule à toute vitesse, on me demande d'accrocher un nouveau wagon », résume-t-il. Le contrat de l'institution est de faire mieux avec moins : « On fera au mieux, corrige-t-il, avec les ressources qui nous sont données. »

 

Son « ordre aux armées », un document de trente pages présentant les projets en cours dans la marine, l'armée de terre et l'armée de l'air, tentera de montrer qu'il y a une « cohérence » dans les réformes à venir. « Nous n'avons pas été bons pour communiquer sur la réforme 2008-2013 », estime-t-il.

 

La priorité du nouveau chef d'état-major ira donc aux messages internes, en direction des troupes et des soldats déployés en opérations extérieures en Centrafrique, au Mali, au Liban et en Afghanistan. « Je suis un homme de bureau par effraction, confiait-il récemment. Je veux voir les choses concrètes. »

 

Le général de Villiers sera toutefois un chef d'état-major aux pouvoirs diminués par rapport à ses prédécesseurs. La dernière « réforme de la gouvernance », voulue par le ministère de Jean-Yves Le Drian, prive le chef militaire de prérogatives en matière de ressources humaines, de relations internationales et de gestion, au profit des grands adjoints civils du ministre.

 

Cette nouvelle répartition du pouvoir ne passe pas dans les rangs des officiers supérieurs et généraux, qui dénoncent l'état d'esprit « anti-militaire » de l'exécutif actuel. Le nouveau patron des armées porte dans son paquetage le fait d'avoir avalisé ces changements contestés.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 18:55
Un outil de premier plan pour le décideur politique : la projection de puissance

February 17, 2014 CESA

 

Dans un contexte budgétaire de plus en plus contraint, les décideurs politiques français sont amenés à effectuer des choix dans la politique d’équipement des forces armées. Le maintien de certaines capacités devrait ainsi dépendre de la plus-value qu’elles procurent aux décideurs politiques, en particulier, dans la défense des intérêts de la France. Les dernières interventions extérieures en Libye et au Mali ont démontré l’intérêt de disposer d’une capacité à réagir promptement dans le cadre de situation de crise pouvant évoluer rapidement. La puissance aérospatiale constitue dans ce cadre l’outil adéquat.

 

Retrouvez l’intégralité de cet article extrait du dernier numéro de Penser les ailes françaises au format PDF

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 18:55
Pôle aéro-défense : des outils pour des objectifs

 

15/02/2014 Vanina Le Gall -Loir-et-Cher - Romorantin-Lanthenay – Économie - lanouvellerepublique.fr

 

Le projet de pôle romorantinais aéro-défense continue de mobiliser. Hier, le préfet de région a rencontré les entreprises et leurs partenaires.


 

La clé du projet, ce sont les ressources nécessaires, a d'emblée insisté Michel Lombard, directeur du site MBDA à Selles-Saint-Denis et président du Groupement des entreprises de l'arrondissement de Romorantin-Lanthenay (Gear) devant Pierre-Etienne Bisch, préfet de région, le préfet Gilles Lagarde, le sous-préfet Alain Gueydan, le sénateur-maire de Romorantin Jeanny Lorgeoux, le député Patrice Martin-Lalande et les partenaires du Gear que sont notamment la Maison de l'emploi.

Hier, il s'agissait pour les porteurs du Pôle aéro-défense, c'est-à-dire les chefs d'entreprise qui, déjà, travaillent pour la défense et l'aéronautique civile, de montrer l'étendue de leurs savoir-faire et leurs potentiels. Un travail de communication qui va de pair avec la mise en place d'outils, qu'ils concernent la prospective et les formations mais également une démarche de certification (lire ci-dessous).
Trois entreprises, EMKA Electronique à Pruniers mais aussi Mécanique de Sologne et G2 MegaConcept à Romorantin ont ainsi ouvert leurs portes. Tout comme MBDA, dans l'après-midi. L'occasion pour les élus et les partenaires de percevoir concrètement les attentes des chefs d'entreprise qui, depuis l'an dernier, se donnent les moyens de voir ce pôle exister au quotidien. En agissant ensemble. Une démarche que le préfet de région Pierre-Etienne Bisch a saluée. « Il y a une logique de territoire. Et cette attitude de fédération des énergies, est exemplaire. » Reste donc à développer les marchés, à attirer les entreprises.
Une enquête est actuellement menée par la Maison de l'emploi auprès de 300 entreprises d'Ile-de-France, d'Aquitaine et du Midi-Pyrénées impliquées dans ce secteur d'activité pour savoir si « les carnets de commandes débordent. On vise 300 entreprises et sur 25, nous avons déjà des pistes », indique Gaëlle Corfec. Les implantations, si elles voyaient le jour, seraient possibles sur la zone des Grandes-Bruyères. Le vice-président du conseil général Patrice Martin-Lalande voudrait aussi y associer l'ancien site Giat, à Salbris. Le sénateur-maire Jeanny Lorgeoux a, pour sa part, rencontré un conseiller industriel du ministre de la Défense pour faire connaître le projet.

 

Repères

 

Un projet à long terme

> Dans le sud du département, une trentaine d'entreprises travaillent déjà peu ou prou pour les secteurs de la Défense et de l'aéronautique civile. Soit quelque 600 personnes. Parmi ces entités, les deux plus conséquentes sont le détachement Air 273 et MBDA.
> Aujourd'hui, la région Centre ne compte que pour 3 % dans ce type d'activités, à la différence de la région Midi-Pyrénées (28 %), l'Ile-de-France (28 %) et l'Aquitaine (11 %).
> Courant 2013, des diagnostics et études ont été menés.
> Les années 2014 et 2015 viseront à développer le projet. Puis, sur la période 2016-2018, le pôle romorantinais aéro-défense a programmé la « consolidation transversale sur la vallée du Cher et le reste du département ».
> En juin prochain, une journée de rencontres sera programmée entre les entreprises du Pôle et les entreprises clientes et/ou candidates à l'implantation.

 

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 18:50
Au Portugal, les militaires manifestent contre les restrictions budgétaires

Les protestataires ont notamment dénoncé "les coupes budgétaires dangereuses" qui ont "selon eux" un impact "très négatif" sur leur capacité à remplir leur mission

 

14/02/2014 latribune.fr 

 

Partout ou presque en Europe, les gouvernements diminuent les budgets de la Défense alors que l'Asie se réarme de façon massive. Au Portugal, environ 200 militaires se sont rassemblés afin de protester contre les restrictions budgétaires imposées aux forces armées dans le cadre de la politique de rigueur menée par le gouvernement.

 

 

Cela pourrait donner des idées... en France ou ailleurs. Environ 200 militaires portugais se sont rassemblés jeudi à Lisbonne afin de protester contre les restrictions budgétaires imposées aux forces armées dans le cadre de la politique de rigueur menée par le gouvernement. Les trois associations représentatives des personnels militaires avaient lancé ensemble un appel à manifester en fin de journée pour exprimer "le sentiment d'indignation croissante que ressentent la plupart des militaires" face aux mesures inscrites au budget de l'Etat pour 2014.

 

Les protestataires ont notamment dénoncé les réductions salariales appliquées à la fonction publique, jugées "injustes et dramatiques", et "les coupes budgétaires dangereuses" qui ont "selon eux" un impact "très négatif" sur la motivation des militaires et leur capacité à remplir leur mission. "Les militaires sont dans la rue car l'heure est arrivée de mettre fin à ces politiques qui provoquent la détresse de tous les Portugais, pas seulement des militaires", a témoigné Rogério dos Santos, un fusilier marin à la retraite qui manifestait sous la pluie dans le centre de Lisbonne.

 

Au tour des forces de l'ordre ?

 

Sous assistance internationale depuis 2011, le Portugal s'est engagé à mettre en oeuvre un programme d'économies drastique afin d'assainir ses finances publiques. La politique de rigueur défendue par le gouvernement de centre droit est farouchement critiquée par les syndicats, qui peinent toutefois à accroître la mobilisation malgré les manifestations et les grèves organisées régulièrement.

 

Après les militaires jeudi, les forces de l'ordre organiseront une manifestation nationale le 6 mars prochain à Lisbonne.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 18:50
EUTM Mali - photo Bundeswehr

EUTM Mali - photo Bundeswehr

 

15.02.2014 Le Monde.fr (AFP)

 

La chancelière Angela Merkel a annoncé samedi 15 février que l'Allemagne voulait renforcer sa coopération avec la France dans le domaine de la défense. « J'ai convenu avec le président français François Hollande que nous voulions profiter de ce conseil des ministres franco-allemand pour parler de nouveaux projets communs (...) notamment dans le domaine de la sécurité, en particulier en Afrique », a souligné la chancelière, qui se rendra à Paris, mercredi, avec son gouvernement pour un conseil des ministres franco-allemand.

 

« Plus de convergences sont possibles », notamment dans la coopération militaire au Mali et en République centrafricaine, a ajouté la chancelière dans son podcast hebdomadaire.

 

L'armée allemande participe au Mali à une mission d'instruction de soldats maliens initiée par l'Union européenne. Berlin a décidé au début du mois d'augmenter son contingent au Mali de 180 à 250 militaires. La Bundeswehr va également fournir un Airbus médicalisé en République centrafricaine en soutien à la mission militaire française Sangaris.

 

La rencontre entre les deux dirigeants européens portera aussi sur le changement climatique et la protection des données personnelles sur Internet.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 18:50
Le PDC renonce à diriger la campagne pour les Gripen

Le PDC reproche au ministre de la défense Ueli Maurer un manque de clarté dans sa stratégie.

 

15.02.2014 24heures.ch

 

Le PDC renonce à diriger la campagne en faveur de l'achat des Gripen, en votation le 18 mai. L'ingérence de la Suède, du constructeur Saab et d'Ueli Maurer dans la campagne sont en cause.

 

Dans un communiqué diffusé samedi, le PDC évoque aussi «le manque de clarté qui subsiste au sujet du financement de la campagne». La campagne référendaire est gérée par l'Association pour une Suisse en sécurité (ASeS). Le PDC, en accord avec les présidents des autres partis bourgeois, s'était déclaré d'accord d'en assumer la conduite.

 

Le PDC reproche au ministre de la défense Ueli Maurer un manque de clarté dans sa stratégie. Le Département fédéral de la défense (DDPS) et l'ambassade de Suède à Berne ont collaboré étroitement pour préparer la votation sur l'achat des avions de combat Gripen, selon la radio publique suédoise.

 

Actions promotionnelles

 

Les documents publiés par Radio Sweden sont accompagnés de listes d'activités prévues avant la votation. Parmi les actions promotionnelles envisagées figurait le survol de la course de ski du Lauberhorn (BE) ou même une visite en Suisse de la princesse Victoria. Le survol du Lauberhorn avait été abandonné car l'armée de l'air suisse s'y était opposée.

 

La parade aérienne sera rattrapée à la mi-mars lors de la finale de Coupe du monde de ski alpin à Lenzerheide (GR). Selon le département de la défense, elle aura lieu dans le cadre d'un entraînement commun des armées de l'air des deux pays, prévu de longue date.

 

Contacté par l'ats, le ministre suédois des affaires étrangères Carl Bildt avait réagi mercredi en affirmant que le gouvernement suédois ne participait pas à la campagne, mais qu'une «coordination entre la Suède et la Suisse sur un sujet aussi important était tout à fait normale».

 

Mardi, en lançant sa campagne, Ueli Maurer avait annoncé que le constructeur Saab se tiendra en retrait et ne versera plus un centime d'ici la votation. Les pro-Gripen ont rendu les 200'000 francs versés par l'entreprise suédoise.

 

Surprise et incompréhension

 

La décision du PDC a fortement surpris Denis Froidevaux, vice-président de l'Association pour une Suisse en sécurité (ASeS) et président de l'Association suisse des officiers (SOG), qui n'était pas au courant de l'information. Il juge la décision «ni responsable, ni très courageuse».

 

«Les arguments invoqués ne se fondent sur aucun fait établi», a décalré à l'ats Denis Froidevaux, après lecture des arguments du PDC. Le vice-président de l'ASeS n'a pas eu connaissance d'une quelconque ingérence de la Suède.

 

Quant à la critique des démocrates-chrétiens sur le manque de clarté du financement de la campagne, elle «étonne doublement» le brigadier vaudois. Au départ, il avait certes été question que Saab participe à son financement. «Cette option a été très rapidement écartée et il n'en est maintenant plus question», a-t-il assuré.

 

Pour lui, cette décision cache une autre raison, estime-t-il, sans savoir vraiment quoi.

 

Discussion avec les autres partis

 

A présent, la conduite politique de la campagne pourrait être assumée par le PLR ou le PBD. Ou par l'UDC si on accepte de changer les règles, car il n'est en principe pas autorisé que ce soit le parti du ministre de la défense qui assume aussi la campagne politique.

 

Le président de l'association, le conseiller national Jakob Büchler (PDC/SG), contactera la semaine prochaine les partis pour régler cette question. Il a pris connaissance de la décision du PDC «avec regrets», a-t-il dit à l'ats. Il ignore à ce stade si un autre parti prendra le relais.

 

Le 18 mai, le peuple se prononcera sur les 3,126 milliards de francs destinés à l'acquisition de 22 Gripen, qui remplaceront les 54 Tiger vieux de plus de 30 ans. La votation ne portera pas sur l'achat lui-même, mais sur la loi instituant un fonds qui sera alimenté via une ponction moyenne de 300 millions de francs chaque année et pendant dix ans dans le budget de l'armée. (ats/Newsnet)

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 18:30
Le satellite Pléiades proposé à l'exportation

Le satellite Pléiades proposé à l'exportation

 

 

14/02/2014 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Selon le PDG d'Airbus Defence & Space France, François Auque, "le contrat Falcon Eye sera mis en œuvre dans quelques jours".

 

Le dossier de la vente des deux satellites espions (Falcon Eye) aux Émirats Arabes Unis (EAU) est réglé depuis plusieurs semaines. Interrogée fin janvier, une source proche du dossier avait expliqué à "La Tribune" qu'il "n'y avait pas de problème spécifique" sur la vente de ces deux satellites aux Emirats Arabes Unis. Plus précisément les États-Unis, en dépit de la perte de ce marché par les industriels américains (Raytheon puis Lockheed Martin), estimaient de leur "intérêt" que la France soit sélectionnée plutôt qu'un autre pays, comme la Russie, voire la Chine. "C'est de la réalpolitik", avait alors conclu cette même source. Enfin, le dossier a été évoqué lors de la visite d'état de François Hollande aux États-Unis mais il était débloqué depuis quelques semaines.

 

De quoi parle-t-on au juste ? Washington, appliquant sa réglementation Itar (international traffic in arms regulations) a refusé, puis accepté l'exportation de certains composants sur les satellites Falcon Eye, avant de revenir en arrière puis de l'autoriser in extremis avant l'expiration fin janvier de la validité du contrat. Mais une clause inscrite dans le contrat prorogeait de deux mois sa validité en cas d'aléa. Ce qui a permis au PDG d'Airbus Defence & Space France (ADS), François Auque, lors du séminaire Perspectives spatiales organisé par le cabinet Euroconsult à Paris, jeudi 13 février; d'assurer que "le contrat Falcon Eye sera mis en œuvre dans quelques jours, ces licences ayant été obtenues".

 

Au Maroc, les États-Unis ont donné leur accord

 

Le journal "Le Monde" écrivait déjà le 29 janvier qu'au lendemain d'une visite de Jean-Yves Le Drian à Washington, une source ministérielle a déclaré le 27 janvier qu'une "solution technique" avait été trouvée, sans plus de détails.

 

Pour exemple, au Maroc, où la France a vendu deux satellites espions, les États-Unis ne se sont pas opposés à ce contrat mis en vigueur en 2013. Un contrat secret qui n'est pour le moment confirmé par aucun des groupes concernés (TAS et ADS).

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 17:56
Tir de 2 torpilles MU90 à partir du Caïman du CEPA10S au large de Porquerolles le 6 février 2014

Tir de 2 torpilles MU90 à partir du Caïman du CEPA10S au large de Porquerolles le 6 février 2014

 

10/02/2014 Sources : Marine nationale

 

Le 6 février 2014, le CEPA/10Sa procédé aux premiers tirs d’une torpille d’entraînement MU90 par un Caïman Marine. Un tir en stationnaire suivi d’un second en translation qui se sont déroulés de façon nominale. Ces tirs marquent le début de l’expérimentation technico-opérationnelle qui consiste à vérifier la conformité du système et de son soutien, ainsi qu’à préciser le concept d’emploi de l’arme.

 

Le détachement NH90 du CEPA/10Spoursuit par ailleurs ses expérimentations sur le système de bouées acoustiques pour renforcer les capacités opérationnelles ASM du Caïman Marine d’ici à la fin de l’année.

photo Marine Nationale
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 17:56
Biographie du CEMA, général d'armée Pierre de Villiers

Chef d'état-major, général d'armée Pierre de Villiers

 

17/02/2014 Source EMA

 

Biographie du Général d’armée Pierre de VILLIERS, chef d'état-major des armées.

 

Admis à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint Cyr en 1975, il choisit à l’issue de sa scolarité de servir dans l’Arme Blindée Cavalerie et rejoint l’école d’application de son arme à Saumur.

 

Entre 1978 et 2003, il alterne les responsabilités en régiment : chef de peloton de chars AMX30 au 2ème Régiment de dragons à Haguenau dans le Bas-Rhin, capitaine commandant l’escadron d’éclairage de la 7ème Division blindée à Valdahon dans le Doubs, chef de corps du 501ème-503ème Régiment de chars de combat à Mourmelon-le-Grand dans la Marne.

 

En juin 1999, il commande pendant 5 mois le bataillon d’infanterie mécanisée de la Brigade Leclerc, entrée en premier au Kosovo (dans le cadre de la KFOR).

 

A trois reprises, il est instructeur des sous-officiers et des lieutenants à Saumur dans le Maine-et-Loire.

 

Enfin, il sert une douzaine d’années (en deux séjours) à Paris à l’état-major de l’armée de Terre, à l’inspection de l’armée de Terre, mais aussi à la direction des affaires financières du ministère de la Défense.

 

De septembre 2003 à juin 2004, il est retenu comme auditeur à la 53ème session du Centre des Hautes Etudes Militaires (CHEM) / 56ème session de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN).

 

Adjoint au chef de cabinet militaire du Premier ministre le 1er juillet 2004, il est promu général de brigade le 1er décembre 2005. Il est nommé commandant de la 2ème Brigade blindée et commandant d’armes de la Place d’Orléans le 1er août 2006.

 

Entre décembre 2006 et avril 2007, il commande le Regional Command Capital en Afghanistan, une des cinq zones d’action de l’OTAN dans le cadre de la force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS). Il commande 2500 soldats provenant de 15 pays.

 

Il est nommé chef du cabinet militaire du Premier ministre à compter du 15 septembre 2008. Il occupe cette fonction de conseiller du chef du gouvernement en matière de défense jusqu’au 11 mars 2010, date à laquelle il est nommé major général des Armées.

 

Il prend les fonctions de chef d’état-major des Armées le 15 février 2014.

 

Le général Pierre de VILLIERS est grand officier de l’Ordre de la Légion d’Honneur et officier de l’Ordre National du Mérite. Il est titulaire de la croix de la Valeur Militaire avec une citation.

 

Il est marié et père de six enfants. Passionné par le football, il a pratiqué ce sport dans toutes ses affectations précédentes.

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