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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 13:55
Le CEMM à bord du BPC Tonnerre - photos Marine Nationale

Le CEMM à bord du BPC Tonnerre - photos Marine Nationale

 

 

05/12/2013 Marine nationale  

 

L’édition 2013 des assises maritimes se tenait du 3 au 4 décembre 2013 à Montpellier et à Sète sous la présidence du premier ministre Jean - Marc Ayrault. Le chef d’état-major de la Marine y participait, la Marine étant un acteur incontournable de l’économie maritime et le Cluster maritime un vecteur essentiel de soutien de la stratégie maritime de la France.

 

Les  enjeux maritimes sont en effet clairement intégrés dans la stratégie de défense de la France. L’ensemble des missions de la marine nationale, permanentes ou ponctuelles y ont été aussi réaffirmées. Cette importance confère donc une responsabilité supplémentaire au monde maritime qui réfléchit et prépare les réponses à ces enjeux. Au-delà de l’action de sécurisation des  espaces maritimes, la marine est un véritable réservoir de compétence et  fait vivre de nombreuses entreprises du monde maritime.

 

Pendant deux jours, les débats ont portés à la fois sur le contexte maritime mondial actuel et sur  les nouveaux horizons de l’économie maritime à travers les ressources humaines et technologiques.

 

Au cours de cet évènement,  l’amiral Rogel a remis le prix du chef d’état-major de la Marine au professeur Tristan Lecoq, inspecteur général de l’Éducation nationale pour distinguer son action de  rayonnement au service de la mer à travers les ouvrages qu’il a consacré à la Marine dans le cadre de ses enseignements ainsi qu’à Francis Vallat, président du Cluster maritime. Ce prix est remis à des personnes qui agissent en faveur de la connaissance des enjeux maritimes.

 

Les 800 invités ont ensuite franchi la coupée du BPC Tonnerre pour la soirée de prestige présidée par l’amiral Bernard Rogel. Ce moment de convivialité a permis de rappeler le rôle central de la Marine dans l’économie maritime et dans la stratégie de défense de la France. Cette manifestation à bord du BPC, était également l’occasion pour le CEMM, arrivé en fin d’après-midi à bord, de s’entretenir et d’échanger avec l’équipage.

 

 

Le CEMM aux 9èmes assises de la mer

Le CEMM aux 9èmes assises de la mer

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 13:55
French Army commissions Thales' commander training system

 

5 December 2013 army-technology.com

 

The French Army has inducted Thales-built new-generation commander training system into its service during a ceremony at Mailly-le-Camp in France.

 

Ordered by the French defence procurement agency (DGA), the OPOSIA system is currently deployed at the army's CENTAC combat training centre in Mailly-le-Camp, to train combined-arms task forces.

 

A latest addition to Thales' individual, collective, command-level and live training systems suite, the OPOSIA system is designed to instruct and train commanders of company-level combined-arms task forces, as well as section and platoon leaders.

 

Specifically, the system can train up to 45 personnel, including three digitised task force commanders, along with their subordinates, including section and platoon leaders and leaders of support units, such as engineering, artillery and logistics in a virtual theatre of operations.

 

The system uses Thales-built tactical simulation software to immerse trainees in a highly-realistic virtual 3D universe, comprising terrain features, weather conditions, weapon systems, allied and opposing force deployment doctrines.

 

In addition, the system, which can be coupled with the "live" training on the CENTAURE system, supplied by Thales under a separate contract with DGA, enables personnel to use their own operational communication and information systems to add more realism to the exercises.

 

Apart from reproducing current training and deployment areas, the system also features support tools to facilitate rapid uploading of other terrains, thereby ensuring consistency with evolving operational requirements.

 

The OPOSIA system represents a key component in the army personnel training that ensures effective coordination of support units in the field, allowing unit commanders, section leaders and platoon leaders to develop and apply their tactical reasoning skills in combined-arms missions.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 13:45
RCA 04.12.2013 Service infographie du Figaro

RCA 04.12.2013 Service infographie du Figaro

 

 

05 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

PARIS - Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a appelé jeudi au déploiement des soldats français immédiatement après le vote de la résolution de l'ONU jeudi, qui doit autoriser une intervention française pour rétablir l'ordre en Centrafrique en soutien à la force africaine déjà présente.

 

Vu l'urgence, mon souhait est que l'intervention se fasse dans les meilleurs délais, immédiatement après la résolution, a déclaré à l'AFP M. Tiangaye, qui se trouve à Paris pour le sommet de l'Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique.

 

Cet appel intervient alors que la situation s'est encore dégradée dans le pays, avec plusieurs morts et blessés dans des tirs jeudi matin à Bangui, et un massacre de civils peuls ayant fait au moins douze morts en début de semaine près de Boali, au nord-ouest de la capitale.

 

Jeudi matin, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a indiqué que quelque 1.200 soldats français (dont plus de la moitié sont déjà sur place) allaient intervenir entre le vote de la résolution à l'ONU ce soir et la date que choisira le président François Hollande.

 

Dès que le président de la République aura donné le top, les choses vont aller très vite, a assuré M. Fabius, évoquant les jours qui viennent. Les 1.200 soldats viendront en appui de la Misca, la force africaine déjà présente en RCA, qui compte 2.500 hommes et devrait à terme être constituée de 3.600 soldats.

 

La sécurisation de Bangui peut se faire très rapidement mais il faudra aller en province, où se déroulent les massacres sans témoin, a estimé M. Tiangaye, jugeant les effectifs militaires étrangers insuffisants au regard de nos besoins de sécurisation.

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait lui même préconisé l'envoi d'au moins 6.000 hommes, dans la perspective d'une future opération de maintien de la paix, a rappelé M. Tiangaye.

 

L'intervention française est déjà un élément très important, et sur le moyen et long terme, le nombre de troupes (étrangères) peut augmenter, a-t-il cependant estimé.

 

J'ai trois messages pour la communauté internationale: il faut tout mettre en oeuvre pour que le pays soit pacifié, il faut une aide humanitaire pour venir en aide aux populations en détresse, il faut enfin un soutien économique et financier pour appuyer le gouvernement afin de gérer la période de la transition devant aboutir à des élections en février 2015, a poursuivi M. Tiangaye.

 

La Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite, la Séléka.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 13:45
photo Olivier Fourt

photo Olivier Fourt

 

05 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

PARIS - Quelque 1.200 soldats français participeront à l'intervention en République centrafricaine pour aider au rétablissement de la sécurité dans ce pays en proie au chaos, après le vote d'une résolution à l'ONU prévu jeudi, a déclaré le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius.

 

Autour de 1.200 soldats seront déployés en Centrafrique, et l'intervention débutera entre le vote de la résolution à l'ONU ce soir et la date que choisira le président de la République, a déclaré M. Fabius aux médias BFM TV/RMC, précisant que ce serait dans les jours qui viennent.

 

Dès que le président de la République aura donné le top, les choses vont aller très vite, a ajouté M. Fabius. Ca tombe bien puisque nous avons entre aujourd'hui et samedi à Paris à la fois tous les Etats africains, plus le secrétaire général des Nations unies, plus le président de l'Union européenne, a-t-il rappelé.

 

Un sommet franco-africain sur la paix et la sécurité en Afrique s'ouvre vendredi à Paris.

 

Tout le monde est là et nous avons prévu une réunion samedi après-midi autour de la Centrafrique, a souligné M. Fabius.

 

Il a répété que la France allait intervenir en appui de la force africaine Misca, qui compte 2.500 hommes et doit à terme arriver à 3.600 soldats. La France compte déjà plus de 450 militaires sur le terrain et les autorités françaises avaient jusqu'à présent parlé d'une force française d'un millier de militaires, une fois les renforts prévus déployés.

 

Le but de l'intervention est d'éviter les drames humanitaires épouvantables et de rétablir la sécurité. Dans un deuxième temps ce sera de favoriser une transition démocratique parce qu'il va falloir organiser des élections, théoriquement début 2015, a ajouté Laurent Fabius.

 

L'intervention française a le soutien de l'ensemble de la communauté internationale, a-t-il souligné. L'Union européenne va nous aider, la France ne sera pas toute seule, a-t-il affirmé, indiquant que des avions vont être mis à disposition par d'autres pays, sans plus de précisions.

 

L'UE a déjà débloqué 50 millions d'euros et les Etats-Unis entre 30 et 40 millions, pour financer la force de la MISCA, a-t-il ajouté.

 

La Centrafrique est en proie à l'anarchie et aux violences de bandes armées depuis le renversement en mars du président François Bozizé par la coalition rebelle Séléka.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:55
Le Drian: "Le chaos s'est installé en Centrafrique"

 

 

05 décembre 2013 par Didier Chalumeau- varmatin.com

 

Le ministre de la Défense est à Toulon aujourd’hui pour une visite à la Marine nationale. Il répond à nos questions sur les dossiers chauds du moment et notamment la République centrafricaine

 

En visite aujourd'hui sur la frégate Guépratte, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian fait en particulier le point sur la situation en Centrafrique, l'abandon du système de paye Louvois, les suppressions d'emploi, l'arrêt technique majeur du Charles-de-Gaulle.

 

Que venez-vous faire et dire à Toulon aujourd'hui ?

 

Chaque semaine, je rends visite à nos militaires sur le terrain. Je souhaite autant que possible m'immerger dans leur quotidien et dialoguer librement avec eux pour mieux comprendre leurs projets et leurs attentes. J'ai besoin de voir, d'écouter et de parler à celles et ceux qui font vivre notre Défense, en France comme dans le reste du monde. Aujourd'hui, c'est au tour des marins qui m'accueillent à bord du Guépratte. Je vais visiter leurs lieux de vie et de travail, dialoguer avec eux à l'occasion de plusieurs tables rondes et déjeuner en leur compagnie. Je vais aussi leur passer quelques messages. Leur dire que la Défense a un projet et un avenir. Mardi, les députés ont adopté la programmation militaire qui prépare nos armées aux menaces des années 2020. La France aura besoin de ses marins pour maintenir la libre circulation maritime, protéger nos côtes, assurer des missions de sécurité ou de lutte contre les trafics.

 

Pouvez-vous détailler les 34 000 suppressions d'emplois découlant de la loi de programmation militaire ? Et le Var sera-t-il impacté ?

 

Notre armée aura les moyens d'assurer, demain, ses trois missions : protéger le pays, intervenir à l'extérieur, dissuader toute agression ennemie par l'arme nucléaire. C'est le choix qu'a fait le président de la République en sanctuarisant le budget de nos armées. En 2020, la France aura la première armée d'Europe, y compris en effectifs. Notre Défense comptera 242.000 personnels, dont 187.000 militaires. Pour assurer un niveau d'équipement et d'entraînement de haut niveau à nos militaires, pour assurer toutes nos missions et pour acquérir de nouvelles capacités (des drones, des avions de transport ultramodernes ou des avions ravitailleurs), nous devons faire un effort sur les effectifs. D'ici 2020, il est prévu une réduction de 23 500 postes en priorité dans l'administration, le soutien et les états-majors. Nos forces opérationnelles ne doivent subir qu'un tiers de cette réduction d'effectifs pour maintenir notre niveau d'excellence et d'intervention. Je travaillerai chaque année de manière pragmatique pour préserver la cohérence de nos armées et je ne donnerai de détails sur nos décisions qu'au fur et à mesure.

 

Vous avez annoncé la fin de Louvois mardi à Varces dans l'Isère. Que souhaitez-vous dire aux militaires du Var et à leurs familles à ce sujet ? Seront-ils payés normalement ? Avez-vous des précisions quant au nouveau système qui sera choisi ?

 

Ce que j'ai dit à Varces mardi vaut pour tous les militaires de notre pays. Louvois, ce système de paie des militaires décidé en 2010, correspond à ce qu'il ne faut pas faire dans un système aussi complexe que celui de nos armées. Sa mise en place a été précipitée, confuse, et n'a pas été pilotée correctement. Face au chaos qu'il a généré, j'ai mis en place un dispositif d'urgence pour réparer le tort qui est fait aux militaires qui subissent ces dysfonctionnements : un centre d'appel pour qu'ils signalent leurs problèmes de paie et l'embauche d'experts de la solde. Nous avons audité le système Louvois : il n'est pas réparable. Nous devrons le remplacer et doter nos armées d'un nouveau système de paie. Mais nous prendrons toutes les précautions nécessaires pour trouver le bon système informatique, pour le développer et l'expérimenter. Un appel d'offres robuste sera lancé. Ce projet sera géré comme un programme d'armement tel que le Rafale. Cela sera long, mais il est de ma responsabilité de trouver une solution à cette crise sans nom. C'est bien le moins que nous devons aux hommes et aux femmes de la Défense : qu'ils soient payés, correctement, et à temps.

 

La présence de l'armée française en Centrafrique se renforce. Se dirige-t-on vers une intervention ? Et si oui, de quel type?

 

Le chaos s'est installé en Centrafrique. Les populations civiles en sont les victimes et les exactions nombreuses prennent désormais une forme confessionnelle, entre chrétiens et musulmans. Cette crise menace de dégénérer. Les Africains, soutenus par la France, doivent tout tenter pour l'empêcher. L'autre risque, c'est celui de l'instabilité régionale. Si la Centrafrique s'effondre, et que la sécurité minimale n'est pas assurée, c'est une « zone grise » qui s'installera au cœur du continent, propice aux réseaux et aux trafiquants divers. Partout où le désordre règne, le terrorisme peut s'installer et prendre de l'ampleur. C'est pourquoi la communauté internationale doit aider les États africains à se protéger. Le président de la République a souhaité que la communauté internationale se saisisse de la question. Que ferons-nous lorsque les Nations Unies en donneront le mandat aux Africains, soutenus par la France ? Nous rétablirons une sécurité minimale en Centrafrique pour enrayer la spirale d'exactions et la dérive confessionnelle et permettre le retour des humanitaires et des structures étatiques de base. Et nous favoriserons la montée en puissance rapide des forces africaines afin qu'elles assurent le contrôle sécuritaire de la situation et facilitent la transition politique.

 

Vous avez annoncé que le porte-avions Charles-de-Gaulle allait connaître un arrêt technique majeur (ATM). À quelle date ? Le chiffre d'1,3 milliard pour la prochaine révision complète du bâtiment est avancé. Est-il juste ? Combien d'emplois cela représente-t-il au niveau de ce chantier ?

 

À échéance régulière, les navires doivent être entretenus au cours de carénages parfois appelés arrêts techniques. Pour le cas particulier du Charles-de-Gaulle, le deuxième «arrêt technique majeur» est programmé à partir de septembre 2016 pour une durée de 15 à 18 mois. La vie opérationnelle prévue pour le Charles-de-Gaulle est supérieure à 40 ans. Les coûts sont budgétés et votre information est exacte. Pour maintenir disponible plus de 40 ans cette capacité militaire, pour l'heure unique en Europe et n'ayant d'équivalent qu'aux États-Unis, il faut l'entretenir convenablement et régulièrement.

 

Cette opération industrielle d'ampleur est prévue dans un peu moins de 3 ans ; il est donc un peu prématuré de la traduire en nombre emplois. Le premier chantier de cette ampleur, en 2007, avait représenté 2,5 millions d'heures de travail.

 

Concernant l'entretien des futurs sous-marins nucléaires d'attaque (SNA), à l'horizon 2025), la balance penche-t-elle actuellement en faveur de Toulon ou Brest ?

 

La Marine recevra le premier SNA type Suffren, pour essais, en 2016. La réflexion sur la localisation de leur entretien est une question toujours à l'étude et nous avons un peu de temps pour résoudre cette équation. Elle prend en compte les aspects techniques et industriels, les disponibilités de bassins, les travaux d'infrastructure nécessaires, et naturellement les impacts opérationnels et humains. Je prendrai ma décision en tenant compte de l'ensemble des paramètres dans les prochains mois.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:55
Quand les forces spéciales forment les cadres

 

05/12 Par Massimo Prandi – LesEchos.fr

 

L'armée s'ouvre à l'entreprise. En matière de management, elle a des choses à apprendre aux cadres dirigeants, qui ont été 2.000, cette année, à suivre les formations de Saint-Cyr.

 

Six heures. Un lundi matin sombre et humide d'automne. En silence, une quarantaine d'hommes et de femmes en vert de travail de l'armée de terre sortent de leurs chambrées pour rejoindre leur lieu d'entraînement. Une scène banale au sein du camp militaire breton de Saint-Cyr-Coëtquidan. Ce qui l'est beaucoup moins, c'est que ces ombres matinales ne sont pas des militaires. Tous sont arrivés sur le camp la veille et sont des cadres dirigeants d'entreprises du secteur civil, entamant leurs dix-huit mois de cours à l'Essec dans le cadre du programme « Executive MBA » (Emba). Age moyen : 38 ans ; expérience moyenne en entreprise : treize ans, environ. Issus de plusieurs pays, tous, sans exception, dirigent déjà des équipes. Ce stage de 36 heures exclusivement en anglais est censé accroître leurs « capacités de leadership » et de « construction d'équipes ». Au sein du petit groupe, l'appréhension est palpable avant d'entrer dans le vif du sujet : « Je craignais de retomber dans les affres du service militaire : exercices stupides et engueulades sans fin », commentera après coup un ingénieur allemand lors du débriefing effectué dans les locaux de l'Essec à la Défense, près de Paris. Des craintes pas totalement injustifées… Pas plus de six heures de sommeil entre le lundi et le mardi, deux repas dont le premier à l'extérieur, à base de rations de combat, et le reste du temps passé dans les bois de l'immense camp de Coët (5.500 hectares en pleine forêt de Brocéliande). A l'évidence, les chambres spartiates de six lits chacune, les douches sans chichi et l'ambiance générale du camp impressionnent les élèves, dont la très grande majorité n'a jamais eu de contact avec l'armée. Pendant le briefing initial, le dimanche soir, le lieutenant-colonel de réserve Romain de Bondy, directeur du centre de formation continue (Scyfco) de la Fondation Saint-Cyr, explique la finalité du stage. « Ce n'est pas une formation militaire. Vous n'allez pas passer un test d'aptitude à l'armée », débute-t-il. Il en faudra plus pour convaincre complètement ceux qui, parmi les stagiaires s'interrogent encore sur l'utilité de leur séjour à Coëtquidan. Bon point : les moniteurs, qui sont tous des réservistes ayant servi au sein des forces spéciales, inspirent confiance. Loin des clichés, ils cassent leur image de baroudeurs et font preuve d'une excellente connaissance des problématiques de gestion des entreprises. Xavier, lieutenant-colonel parachutiste, Bruno, lieutenant-colonel des troupes de marine, Francis, officier réserviste des troupes de montagne, et Jane, capitaine réserviste de l'armée britannique, n'aiment pas parler de leurs faits d'armes. Ici, les formateurs s'emploient avant tout à transmettre les méthodes et les valeurs militaires transposables au monde de l'entreprise.

 

Apprendre à jouer l'effet groupe

 

Mais place aux travaux pratiques. La mission : construire un radeau avec des sortes de gros jerricans et des cordes pour transporter un malade nécessitant des soins de l'autre côté d'un lac. Temps imparti : une heure. Xavier, le moniteur de ce groupe, désigne un leader. Ce sera Rajiv, un ingénieur aéronautique indien très actif et volontaire. Un choix qui ne doit rien au hasard : l'ardeur du jeune manager doit être tempérée, pense-t-il, par la dynamique de groupe. « Un leader n'est rien sans le groupe. Son rôle est d'écouter tout le monde, y compris les plus effacés, et de faire siennes les meilleures solutions proposées », décrypte le moniteur. En l'occurrence, Rajiv pense cette fois avoir trouvé la solution technique sans avoir consulté les autres. Il se lance dans l'assemblage du radeau. Plusieurs membres de l'équipe s'isolent, désoeuvrés. D'autres suivent les consignes du jeune Indien sans broncher. Le radeau finit par ressembler à quelque chose… Mais il est branlant. Un tronc d'arbre pourtant disponible a été négligé et, du coup, sa structure n'est pas assez solide. Les cordes encombrent par ailleurs sa surface. On en a utilisé trois fois trop. Les équipes de trois qui vont faire la traversée du lac sont mal assorties. Les unes sont trop lourdes, les autres trop légères. Finalement, tout le monde parviendra sur l'autre rive, mais l'opération n'est clairement pas une réussite, et le bilan est sévère : « Le leader n'a pas écouté les solutions proposées par les autres, notamment celles, pourtant appropriées, qui ont été formulées par les femmes de l'équipe. Il n'a pas non plus expliqué suffisamment le but de la mission. Rajiv n'a pas pris le champ nécessaire pendant la construction du radeau pour rectifier les erreurs et pour donner du travail à tout le monde, entraînant la démobilisation d'une partie de l'équipe…  »

 

Une leçon qui sera très utile lors du dernier exercice du jour : la construction d'un pont sur une rivière, avec pour seuls outils un piquet, un marteau, des cordes et des troncs. Le sergent-chef Sigrid explique aux élèves la technique. Les stagiaires ont une heure et demie pour accomplir leur mission. Cette fois, Xavier donne le leadership à David, un jeune cadre spécialisé dans le « lean management », chez un opérateur français de télécommunications. Tout aussi motivé que Rajiv, il a, semble-t-il, tiré les enseignements des erreurs précédentes. Il commence par former des sous-groupes, dédiés à des tâches bien définies ; l'un des participants chronomètre les opérations et contrôle la qualité ; d'autres se relaient pour placer les piles du pont ; chacun trouve sa place. David, lui, est partout. Il rassure ses collaborateurs dans les moments les plus difficiles. La pluie n'arrange rien, on serre les dents… Mais la mission sera remplie. Dans la sueur et la douleur.

 

Le stage n'est pas fini pour autant. Quelques heures de sommeil plus tard, la partie la plus éprouvante va commencer avec le « parcours de l'audace ». Plus physique, plus militaire, il est censé souder les groupes de dix stagiaires dans des conditions extrêmes. La météo est détestable : pluie et boue partout. Au programme, marche sur une poutre en hauteur ; escalade d'une paroi métallique glissante ; saut dans le vide avec une corde ; transport de bâtons de dynamite (fictifs, évidemment) sous des barbelés, tyrolienne... Autant de défis éreintants pour la plupart des stagiaires. Mais le groupe tient le choc. Les moins vaillants sont soutenus, encouragés. Les militaires sont présents, bien sûr, soucieux d'éviter tout accident. Le gong retentit à 12 h 30 précises. Les souffrances sont enfin terminées...

 

Changement de décor le lendemain, dans les locaux parisiens de l'Essec. Pour les participants, c'est l'heure du retour d'expérience : « Nous sommes devenus une équipe à la dure. Nous avions l'impression de faire partie d'une expérimentation. C'était comme du théâtre, surtout le premier jour. Le second a été plus dur à vivre et des tensions ont émergé au sein du groupe », résume le plus âgé des stagiaires. Le professeur Alan Jenkins, le directeur académique du MBA, est visiblement satisfait : « Les équipes se sont engagées à fond dans les exercices proposés. Ca ne va pas changer vos vies mais vous avez appris combien il est important de compter sur les autres », commente-t-il. Les élèves, quant à eux, semblent avoir apprécié la dépense physique, et le concentré de sensations fortes, plutôt rares dans un monde riche en stress, mais pas toujours en expériences intenses. « Ce stage m'a rendu plus confiant et démontré que ce qui est impossible quand on est seuls devient possible à plusieurs », résume une jeune manager portugaise. Un ingénieur allemand reconnaît avoir « appris à déléguer », et ce cadre suisse retiendra, lui, « que lorsque l'on passe à la phase de l'exécution, il faut cesser de discuter »... A quelques exceptions près, tous se sépareront avec le sentiment d'avoir suivi une formation utile pour la vie en entreprise.

 

« Management années 1980 »

 

Elle est pourtant loin de faire l'unanimité dans l'univers de l'enseignement et du coaching. « Le message implicite est très masculin, guerrier, regrette Isabelle Barth, qui dirige l'Ecole de management de Strasbourg. Cela fait management années 1980, quand on exaltait les analogies entre monde des affaires et guerre. Aujourd'hui, on a envie d'autre chose, comme la reconnaissance de soi, le lien entre individus, la sérénité, la créativité. » « L'institution militaire ne sait pas se remettre en cause. Or la remise en cause est la base du management », renchérit Thierry Grange, président de l'Ecole de management de Grenoble.

 

Des critiques évidemment contestées par les intéressés : « Notre formation, c'est de la pédagogie pratique. Dans l'entreprise comme dans l'armée, il faut susciter l'effort chez les collaborateurs par la pédagogie, pas par la force, qui n'est jamais très efficace », répond le colonel réserviste Cyril Barth, qui dirige la Fondation Saint-Cyr. La formule séduit, en tout cas. Preuve du succès croissant de ces immersions dans l'univers militaire, Saint-Cyr a déjà scellé des partenariats stratégiques de formation avec l'Essec, HEC et Sciences po. « Nous, militaires, travaillons sur la pâte humaine, sur la personnalité et le groupe », précise le général Antoine Windeck, commandant des écoles de Saint-Cyr-Coëtquidan. « Ces formations permettent de renforcer les liens entre la nation et l'armée », insiste-t-il. Une armée qui a abandonné depuis longtemps les méthodes de commandement trop autoritaires. « Nous aussi, avons évolué et sommes amenés à adopter de nouvelles formes de gouvernance », reconnaît ce haut gradé.

 

En outre, en ces temps de disette budgétaire, les stages proposés aux cadres dirigeants constituent des sources de revenus appréciables. A eux seuls ils financent déjà près de 10% du budget de recherche et formation des écoles de Saint-Cyr. Au total, Coëtquidan aura accueilli cette année environ 2.000 élèves civils. Ils n'étaient que 800 lors du lancement de la formule en 2011. Le tarif : 300 euros jour et par stagiaire pour l'Essec et HEC ; le double pour les entreprises, qui semblent de plus en plus séduites par ces formations. Veolia, Vinci, Thales, Decathlon, Safran, Doux, Total et autre Kering ont déjà envoyé leurs cadres crapahuter à Coët.

 

Les points à retenir

Lancés en 2011, les stages de formation proposés par l'Armée à Saint-Cyr-Coëtquidan attirent de plus en plus de cadres dirigeants désireux d'accroître leurs « capacités de leadership ».

Dans le même esprit, des partenariats ont été noués avec l'Essec, HEC et Sciences po.

Des sources de revenus bienvenues, en ces temps de disette budgétaire : à elles seules, ces sessions de coaching financent déjà près de 10 % du budget de recherche et formation des écoles de Saint-Cyr.

Quand les forces spéciales forment les cadres

Note RP Defense : les Anciens de la Marine Nationale exercent également dans le même domaine. Dans un environnement business de moins en moins prévisible, Pégasus Leadership aide les équipes commerciales et managériales à améliorer l’agilité de leur organisation, à accélérer la mise en œuvre de leurs projets et atteindre plus rapidement leurs objectifs.

 

 

 

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:55
(archives BCR Var - Marine Nationale)

(archives BCR Var - Marine Nationale)

5 déc. 2013 FORCESFRANCAISES

 

Au cœur du déploiement opérationnel du groupe aéronaval "Bois Belleau"

Ravitaillement à la mer du porte-avions Charles De Gaulle avec le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Marne.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:54
360 membres de la communauté des "chasseurs" étaient présents

360 membres de la communauté des "chasseurs" étaient présents

 

05/12/2013 Armée de l'air

 

Le traditionnel «dîner de la chasse» s’est déroulé, vendredi 29 novembre 2013, à Paris sur le site de l’École militaire. Au total, 360 membres de la communauté des «chasseurs», anciens et d'active, étaient présents : pilotes de l’armée de l’air et de l’aéronavale, pilotes de chasse étrangers en échange, navigateurs opérateurs systèmes d’armes ou encore opérateurs de drone.

 

Le dîner s’est ouvert par une allocution du général (2S) Jean-Pierre Martin, président de l’association des pilotes de chasse (APC), suivie d’une intervention du général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA). Le général Claude Van de Voorde, CEMAA belge, a également assisté à cette soirée, en qualité d’invité d’honneur.

 

Plus tôt dans l’après-midi, l’assemblée générale de l’APC a dressé le bilan des actions menées lors de l’année écoulée et a permis aux adhérents d’assister à deux présentations autour du thème des drones. En effet, le lieutenant-colonel Christophe Fontaine, commandant l’escadron de drones 1/33 «Belfort», a présenté l’activité de son unité, notamment à travers son engagement sur les théâtres d’opérations extérieures actuels. Le lieutenant-colonel Pierre Pougheon, de l'état-major de l'armée de l'air, a pour sa part évoqué l’évolution future des systèmes pilotés à distance.

 

Avec près de 1200 membres, pilotes en activité ou «grands anciens», l’association des pilotes de chasse a pour objectif de consolider la transmission des traditions entre les générations successives d’aviateurs.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:50
Defence IQ publie son Rapport sur le marché des véhicules blindés pour 2014 et au-delà

 

LONDRES, December 4, 2013 /PRNewswire - Air & Cosmos

 

À la veille de la conférence et exposition International Armoured Vehicles qui se dérouleront du 3 au 6 février 2014, le portail d'actualités et d'analyses en ligne Defence IQ a publié son troisième Rapport annuel sur le marché des véhicules blindés (Armoured Vehicles Market Report) pour 2014 et au-delà, dans le cadre duquel on examine l'évolution du marché mondial des véhicules blindés.

Vous pouvez télécharger ce rapport sur http://www.internationalarmouredvehicles.com/report. Dans le cadre du rapport, on suggère que malgré les incertitudes sur le marché, il devrait demeurer stable pour les sept prochaines années et que les pays d'Asie-Pacifique et du Moyen-Orient seront majoritairement à l'origine de sa croissance, tout comme les pays qui doivent remplacer leurs systèmes datant de l'époque de la guerre froide.

Les dépenses continueront dans des régions plus établies, principalement en Afrique du Nord et en Europe, afin de soutenir les capacités existantes, mais la taille des flottes sera réduite et les nouveaux programmes se verront limiter. Toutefois, les contraintes budgétaires laisseront plus de possibilités pour les multinationales et les produits commerciaux.

Selon le sondage inclus dans le rapport, mené auprès de centaines de membres du personnel militaire et professionnels du secteur, la majorité des forces armées internationales se montrent « confiantes » quant à leur croissance et amélioration régionales, et estiment que leurs flottes de véhicules blindés gagneront en puissance d'ici 2023. L'Inde, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Brésil et la Turquie sont considérés comme les principales zones de croissance.

Entre-temps, la protection contre l'effet de souffle et les mesures de lutte contre les engins explosifs improvisés sont toujours considérées comme les capacités les plus importantes et passent avant la protection balistique ou la mobilité. Les véhicules MRAP (renforcés contre les mines et les embuscades) arrivent en tête des véhicules les plus sollicités par les forces armées dans  un futur proche, suivis de près par les véhicules blindés de transport de troupes et les véhicules de patrouille blindés.

L'événement International Armoured Vehicles 2014 aura de nouveau lieu à Farnborough (Royaume-Uni) et comptera parmi les principaux intervenants le général Sir Peter Wall, chef de l'armée britannique, et Philip Dunne, général et ministre des Équipements de défense, du soutien et de la technologie. Cet événement mettra l'accent en première sur les véhicules Blue Light en plus de ses objectifs militaires traditionnels.

Pour en savoir plus : http://www.internationalarmouredvehicles.com

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:45
Défense : DCNS se lance à l'abordage de l'Afrique

DCNS table en moyenne sur des marchés de "200 millions d'euros maximum" dans les pays africains ciblés, soit deux à trois patrouilleurs Adroit (photo DCNS)

 

05/12/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le groupe naval nourrit quelques ambitions en Afrique au moment où s’ouvre à Paris un sommet pour la Paix et la Sécurité sur le continent africain. Objectif de DCNS : vendre des bâtiments pour lutter contre la piraterie.

 

DCNS a en ce moment les yeux de Chimène pour le marché africain d'où il était jusqu'ici complètement absent. Et plus particulièrement pour les pays producteurs de pétrole off-shore, qui ont besoin de renforcer leur marine afin de protéger leurs plates-formes et leurs bateaux contre la piraterie. Le groupe naval, qui propose quatre modèles de bâtiments différents à partir du patrouilleur "L'Adroit" pour des missions de surveillance et de police, a donc mis le cap vers ces pays en bâtissant une stratégie pour pénétrer ces marchés. DCNS est également prêt à fournir des systèmes de communications C3I ou C4I

 

DCNS table en moyenne sur des marchés de "200 millions d'euros maximum" dans les pays ciblés, soit deux à trois patrouilleurs Adroit, explique-t-on à "La Tribune". A l'exception du Nigéria, qui souhaite renforcer fortement sa marine (800 à 900 millions d'euros). Les offres de DCNS prévoient en général une charge de travail locale.

 

Piriou et le sud-africain Paramount pour gagner en Afrique

 

Le groupe naval va s'appuyer sur deux partenariats, l'un avec le chantier Piriou à travers la société Kership (55 % Piriou et 45 % DCNS),  l'autre avec le sud-africain Paramount, propriétaire depuis peu du chantier naval Nautic Africa. Kership a pour mission de s'adresser à l'Afrique plutôt francophone (mais pas que) et, plus précisément aux pays du Golfe de Guinée : Gabon, qui veut des OPV (Offshore Patrol Vessels), Congo Brazzaville, Guinée équatoriale et Cameroun.

 

"Ces pays font un énorme effort pour moderniser leur marine", précise-t-on à "La Tribune". Kership est également en première ligne au Nigéria intéressé par des patrouilleurs de type Adroit, qui seront fabriqué en France.

 

De son côté, Paramount vise a priori les pays anglophones. DCNS est notamment allié depuis de longues années à Nautic Africa, bien avant son rachat par Paramount, pour remporter le programme Biro de la marine sud-africaine. Les Sud-Africains veulent acquérir huit navires, quatre OPV de 85 mètres et quatre IPV (Inshore Patrol Vessels) de 60 mètres. Outre l'Afrique du sud, Paramount, qui a obtenu une licence de production, prospecte au Ghana, Tanzanie, Namibie, Angola, Mozambique et… Sénégal.

 

Les Chinois bien positionnés en Afrique

 

Pour DCNS, la partie sera loin d'être facile en Afrique :  peu de pays ont une planification d'acquisitions à l'occidentale et la concurrence fait très souvent du low cost. C'est le cas des Chinois, qui sont par exemple très bien implantés au Nigéria. Ils y ont déjà vendu des OPV. Les Israéliens sont également au Nigeria pour des raisons commerciales - ils ont vendu des patrouilleurs Shaldag - mais aussi pour surveiller les islamistes locaux. Sans oublier la concurrence coréenne et brésilienne. Brasilia a récemment envoyé des OPV faire le tour de l'Afrique.

 

Outre la concurrence féroce, les banques sont également assez réticentes à financer les opérations en Afrique. Enfin, "les marchés africains peuvent être parfois compliqués", rappelle-t-on. Sous-entendu, la corruption y est endémique.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:40
Russie: le ministère de la Défense se dotera d'une agence d'information en 2014

 

 

MOSCOU, 5 décembre – RIA Novosti

 

La direction du ministère russe de la Défense a pris la décision de créer en 2014 une agence d'information sous contrôle du ministère, a annoncé à RIA Novosti jeudi une source au sein de la Défense russe.

 

"La direction du ministère de la Défense a fixé une tâche: créer une agence d'information, cet objectif sera atteint début 2014. Selon les projets préliminaires, elle sera en premier lieu orientée vers le public Internet", a déclaré l'interlocuteur de l'agence.

 

Selon lui, l'activité de la nouvelle agence sera centrée sur la thématique militaire, mais elle ne "fera pas l'impasse sur les thèmes sociaux et politiques, ainsi que les événements ayant une grande résonnance en Russie et dans le monde".

 

La source a rappelé que le ministre Sergueï Choïgou avait également chargé de travailler sur la création d'un studio cinématographique avant la fin de l'année. "Cette partie du travail est d'ores et déjà terminée", a-t-il souligné.

 

Selon lui, l'agence d'information et le studio cinématographique fonctionneront au sein du holding Etoile rouge, dont Alexeï Pimaov est récemment devenu directeur.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:35
Le Japon lance un Conseil de sécurité nationale à l'américaine

 

 

2013-12-04 xinhua

 

Le Japon a lancé mercredi un Conseil de sécurité nationale (NSC) suivant le modèle américain, destiné à renforcer le leadership du bureau du Premier ministre dans le pilotage des politiques étrangères et de la défense, ont rapporté les médias locaux.

 

Le lancement de l'organisation est considéré comme l'un des principaux piliers du rétablissement de la posture de la défense nationale et du renforcement des capacités de défense des Forces d'auto-défense, a indiqué l'agence de presse japonaise Kyodo.

 

Le NSC réunira deux fois par mois le Premier ministre, le secrétaire en chef du Cabinet ainsi que les ministres des Affaires étrangères et de la Défense pour discuter des questions de sécurité.

 

Shotaro Yachi, conseiller de M. Abe en matière de politique étrangère, devrait diriger le groupe.

 

Le siège central, qui comporte 60 responsables, principalement venus des ministères des Affaires étrangères et de la Défense, sera créé le mois prochain au sein du Cabinet. Selon le reportage, il recueillera de l'information des ministères et d'agences afin d'éviter la sectorisation.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:35
Zone d'identification de défense aérienne en Mer de Chine orientale: La déclaration du MAE du Japon

 

 

 4 décembre 2013 fasozine.com

 

1.    Le 23 novembre 2013, le Ministère de la Défense Nationale de la République Populaire de Chine a annoncé avoir établi la «Zone d'identification de défense aérienne en mer de Chine orientale » et que les avions volant dans ladite zone doivent se conformer aux règles fixées par le Ministère.

 

2.    Le Gouvernement du Japon exprime sa profonde préoccupation au sujet de la mise en place par la Chine de cette zone, et à y imposer ses propres règles. Ces actes sont profondément dangereux, changent unilatéralement le statu quo dans la mer de Chine orientale, aggravent la situation et peuvent avoir des conséquences inattendues.

 

3.    Le communiqué publié par le Ministère chinois de la Défense Nationale oblige les aéronefs volant dans l'espace aérien international à se conformer à ses procédures nationales, et fait référence au recours à des "mesures d'urgence de défense" par les forces armées de Chine au cas où ces aéronefs ne respecteraient pas les procédures exigées. Les mesures annoncées violent indûment la liberté de vol dans l'espace aérien international, qui est le principe général du droit international, et auront de graves répercussions sur l'ordre de l'aviation internationale. Etant donné que de nombreux itinéraires de vol d'avions civils traversent l'espace aérien au-dessus de la Mer de Chine Orientale, le Japon est profondément préoccupé par ces mesures du point de vue de leurs impacts sur l'ordre et la sécurité de l'aviation civile.

 

4.    Les mesures annoncées n’ont aucune validité au Japon, et le Japon exige de retirer ces mesures qui pourraient porter atteinte à la liberté de vol dans l'espace aérien international.

 

5.    De plus, la "zone" définie par le Ministère chinois de la Défense Nationale décrit réellement l'espace aérien des îles Senkaku, partie intégrante du territoire du Japon, comme s'il s'agissait d'une partie de "l'espace territorial» de la Chine. Le Japon ne peut en aucun cas accepter pareille description.

 

6.    Le Gouvernement du Japon a déjà adressé une vive protestation à la Chine, en exprimant les préoccupations susmentionnées, et exigé le retrait de ces mesures. Concernant les actes annoncés par la Chine, le Japon travaille en étroite collaboration et en consultation avec son allié, les Etats-Unis, et coordonnera avec d'autres pays et partenaires concernés qui ont des intérêts communs liés à la stabilité et la sécurité de la région. Le Japon, en partenariat avec la communauté internationale, exhortera fortement la Chine à faire preuve de retenue.

 

7.    Le Japon continuera à répondre fermement, mais d’une manière calme, aux tentatives de la Chine de modifier unilatéralement le statu quo par des mesures coercitives, et avec détermination pour défendre résolument sa terre, sa mer et son espace aérien territoriaux.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:30
Yémen : explosion au ministère de la Défense

 

05/12/2013 - 07:48 JDD

 

Une forte explosion a secoué jeudi matin le siège du ministère de la Défense au coeur de Sanaa, selon un correspondant de l'AFP dans la capitale yéménite. Des colonnes de fumée se sont élevées au-dessus du complexe situé près de Bab al-Yaman, à l'entrée de la vieille ville. La déflagration, dont on ignorait dans l'immédiat l'origine, a été suivie par des échanges de tirs.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 10:45
Les militaires français de «Sangaris» à pied d'œuvre

 

 

04/12/2013 à 20:35 Par Alain Barluet, Service infographie du Figaro

 

INFOGRAPHIE - La phase active de l'intervention en Centrafrique ne débutera vraisemblablement pas avant la fin du sommet sur la paix et la sécurité en Afrique, vendredi et samedi à Paris.

 

«Sangaris», ce papillon exotique qui prête son nom à l'intervention militaire française en Centrafrique, est sur le point de prendre son envol. «Tout est fin prêt, à Paris et à Bangui. On n'a plus qu'à appuyer sur le bouton», résume un haut chef militaire en expliquant que le millier d'hommes engagés dans l'opération n'attendent plus que le feu vert, jeudi, du Conseil de sécurité de l'ONU. Ou plus exactement celui de François Hollande, qui, en tant que chef des armées, donnera le top départ.

 

Car les Français, qui soutiendront la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) - laquelle reprendra le flambeau de troupes africaines, le 19 décembre -, resteront sous commandement national. Dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian, on indiquait, mercredi, que la dernière phase de la planification était en cours. L'accent est mis sur la collecte du renseignement. La phase active de l'intervention ne débutera vraisemblablement pas avant la fin du sommet sur la paix et la sécurité en Afrique, qui se tiendra vendredi et samedi à Paris. L'opération «Sangaris» pourrait durer de quatre à six mois.

 

Mission d'ordre sécuritaire et non de guerre

 

À Bangui, les ultimes préparatifs se déroulaient aussi, notamment autour des pistes de l'aéroport international de M'Poko, «préparées» par les spécialistes du génie de l'air pour les rotations de gros-porteur Antonov. La logistique et les transmissions ont été «calées». Des éléments du 2e régiment d'infanterie de marine (Rima), débarqués à Douala du bâtiment Dixmude, ont été acheminés par train du Cameroun. Deux compagnies du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (Rpima), appartenant au détachement Boali présent en Centrafrique depuis 2003, constituent le socle des effectifs. Les 400 soldats stationnés à M'Poko avaient été rejoints, le week-end dernier à Bangui, par un peu plus de 200 militaires français supplémentaires.

 

Mission d'ordre sécuritaire et non de guerre à proprement parler, «Sangaris» devrait «faire l'effet d'un électrochoc et avoir des conséquences dissuasives», commente un officier général qui connaît bien la Centrafrique. La priorité demeure la sécurisation de Bangui, de ses alentours ainsi que des deux axes essentiels, vers la Cameroun et vers le Tchad. Au-delà du pays «utile», une large partie du territoire centrafricain restera hors du champ d'intervention des militaires français. Les ex-rebelles de la Séléka se sont peu aventurés au sud d'une ligne joignant les villes de Bossangoa, Bambari et Bria. À l'extrême est, aux confins du Soudan, entre Birao, au nord, et Obo, en pays pygmée, au sud, un vaste territoire a toujours été une zone de non-droit. Au sud du pays, autour de Bangassou, un contingent tchadien et un camerounais sont déjà présents. Les militaires français de «Sangaris» vont s'efforcer d'accompagner le déploiement de la Misca, à laquelle reviendra la tâche de contrôler une assez large partie du pays. Une forme de pari? «Tout dépendra de la façon dont les forces africaines vont pouvoir prendre en compte leur mission de sécurisation», commente une source militaire proche du terrain.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 08:55
Programmation militaire 2014-2019

source Sénat
 

Première lecture
1ère lecture
Sénat
  • Texte n° 822 (2012-2013) de M. Jean-Yves LE DRIAN, ministre de la défense, déposé au Sénat le 2 août 2013
1ère lecture
  • Texte n° 1473 transmis à l'Assemblée nationale le 22 octobre 2013
  • Rapport n° 1551 de Mmes Geneviève GOSSELIN-FLEURY et Patricia ADAM, fait au nom de la commission de la défense, déposé le 14 novembre 2013
  • Texte de la commission n° 1551 déposé le 14 novembre 2013
  • Avis n° 1531 de M. Patrice VERCHÈRE, fait au nom de la commission des lois, déposé le 6 novembre 2013
  • Avis n° 1537 de M. Jean LAUNAY, fait au nom de la commission des finances, déposé le 12 novembre 2013
  • Avis n° 1540 de M. Gwenegan BUI, fait au nom de la commission des affaires étrangères, déposé le 12 novembre 2013
  • Texte n° 251 modifié par l'Assemblée nationale le 3 décembre 2013
Deuxième lecture
2ème lecture
Sénat
  • Texte n° 188 (2013-2014) transmis au Sénat le 4 décembre 2013
  • Travaux de commission
    • Rapport n° 195 (2013-2014) de M. Jean-Louis CARRÈRE, fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, déposé le 4 décembre 2013 (ce document sera consultable en ligne prochainement)
    • Texte de la commission n° 196 (2013-2014) déposé le 4 décembre 2013
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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 08:55
Conférence « Comment surveille-t-on l’espace ? »

 

04.12.2013 ANAJ-IHEDN
 

Le comité Aéronautique et Espace de l’ANAJ-IHEDN est heureux de vous inviter à sa prochaine conférence sur le thème :

 

Comment surveille-t-on l’espace ?

Général de Division Aérienne Yves ARNAUD,
Commandant du Commandement Interarmées de l’Espace

Mardi 17 décembre 19h30 à 21h00

Ecole Militaire Amphithéâtre Louis
 

« L’espace est l’un des enjeux majeurs du 21ème siècle et plus que jamais un facteur structurant de la puissance » Amiral GUILLAUD, 2010.

 

Les moyens spatiaux sont aujourd’hui essentiels pour la conduite des activités humaines tant militaires que civiles, que ce soit pour voir, communiquer, se synchroniser ou encore se localiser à l’échelle mondiale. L’utilisation de l’espace continue à se renforcer et à se démocratiser davantage dans l’ensemble des pays du Monde, un nombre croissant d’entre eux possédant également des moyens de lancement.

 

La dimension stratégique du milieu extra-atmosphérique s’en trouve renforcée en conséquence. 7000 engins ont déjà été lancés depuis la Terre, 1200 satellites sont actifs et plusieurs dizaines de milliers de débris susceptibles de les endommager ont été identifiés. Le nombre d’objets en orbite (satellites, débris, …) augmentant chaque année, les risques de collision deviennent plus importants. Par ailleurs, notre connaissance sans cesse plus précise de l’environnement dans lequel évolue la Terre nous a fait prendre conscience de notre vulnérabilité face aux objets susceptibles de rentrer dans l’atmosphère et d’atteindre le sol. Ceci a amené divers pays (Etats-Unis, Russie, France, …) à se doter de moyens et de structures leur permettant à la fois de surveiller l’espace et d’assurer la sécurité comme l’intégrité de leurs satellites. L’action de la France dans ce domaine s’inscrit dans un cadre national (obtention de certaines capacités en propre,…), européen (mutualisation des moyens de différents pays, …) et international (échanges de données, etc.).

 

Le Général de Division Aérienne Yves ARNAUD est le commandant du Commandement Interarmées de l’Espace (CIE), une structure qui relève du Chef d’Etat-Major des Armées. Le CIE est le point d’entrée unique pour toute question spatiale militaire et assure des missions à caractère transverse dans 4 grands domaines : politique et coopération, préparation de l’avenir, emploi et coordination, maîtrise de l’environnement spatial. Il a été pilote de Mirage 2000, pilote d’essais, officier de cohérence de programme Rafale, adjoint « force » de la base aérienne de Dijon, adjoint « air » au Chef du Centre de Planification et de Conduite des Opérations au sein de l’Etat-Major des Armées ou encore chef du bureau enquête accident « Défense » ; il a participé à la création du CIE à partir de septembre 2009 avant d’en prendre le commandement à l’été 2010.

 

Informations : aeronautique-et-espace@anaj-ihedn.org

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 08:55
Laboratoire de l'IRSEM


05/12/2013 IRSEM

Le Laboratoire de l'IRSEM accueille des productions ayant pour finalité une perspective d’innovation. On y trouvera également des actes de colloques ou de la matière première pour des recherches futures.

 

Nouveaux Concepts

Laboratoire de l'IRSEM n°20

Laboratoire n°20

Sociologie d’une autre bataille :
La couverture médiatique de l’intervention militaire en Lybie
Analyse comparée : France, Royaume-Uni, Allemagne.

David DELFOLIE
Présentation


 

2013 - Laboratoire de l'IRSEM

Laboratoire n°19
Penser le sentiment de confiance dans l’armée : pour un programme de recherche Olivia LEBOYER Présentation

Laboratoire n°18
La réforme des systèmes de sécurité : quel différentiel français ? Sophie DAGAND et Frédéric RAMEL(dir.) Présentation
  

2012 - Laboratoire de l'IRSEM

Laboratoire n°13
Médiation régionale : le cas israélo-palestinien. Patrick Cazin (dir.)
Présentation

Laboratoire n°12
Le Rôle social des armées. Perspectives comparatives et actualité. Irène Eulriet (dir.) Présentation

Laboratoire n°11
La gestion de la crise libyenne par l’Union africaine: chronique d’une impuissance annoncée. Delphine Lecoûtre  Présentation

Laboratoire n°10 
L’Académie de la boue. Regards croisés sur l’apprentissage des forces armées. Colonel Michel Goya et Camille Sicourmat(dir.) avec Sophie Dagand, Simon Galli, Alicia Paya Y Pastor, Éric Sangar, Olivier Schmitt, Élie Tenenbaum, Mathias Thura.  Présentation 

Laboratoire n° 9
La formation des armées étrangères. Évolution des politiques et des pratiques des années 1950 à 2010. Georges-Henri Bricet des Vallons, Florent de Saint-Victor, Nicolas Mazucchi. Présentation

Laboratoire n° 8
Réflexion sociétale sur les interfaces cerveau-machine pour l'Homme et implications pour la Défense. Sous la direction de Agnès Colin. Présentation

Laboratoire n° 7
The Role of Greenland in the Arctic. Damien Degeorges
Présentation

Laboratoire n° 6
Atelier de réflexion portant sur des propositions d’évolution des modalités de contractualisation et de conduite des programmes d’armement. Sous la direction d'Aude Fleurant.   

Laboratoire n° 5
An unprecedented power shift and the revival of East Asia. Antoine Bondaz Présentation

Laboratoire n° 4
La « reconstruction post-conflit », implications et limites d’un concept multidimensionnel. Mehdi Belaid Présentation

Laboratoire n° 3
L’armée australienne dans la guerre du Viet-Nam. Antonin Tisseron
Présentation

Laboratoire n° 2
L’impact du partenariat entre les BRIC et les pays africains sur l’évolution du régionalisme sécuritaire. Patrick Ferras Présentation

Laboratoire n° 1
L’Asie du nord-est face à la montée en puissance de la Chine. Pierre Grosser Présentation

2011 - Laboratoire de l'IRSEM

Laboratoire n° 6
Egmont Paper 2011 : Europe Deploys Towards a Civil-Military Strategy for CSDP. Sven Biscop & Jo Coelmont.

Laboratoire n° 5
Réflexion stratégique sur le changement climatique et les implications pour la défense. Sous la direction de Agnès Colin. 

Laboratoire n° 4
Les opérations d’influence britanniques, de l’Empire à l’Afghanistan. Jennifer Dybman Présentation

Laboratoire n° 3
Les puissances tierces dans la zone arctique : posture stratégique et diplomatique de la France. Joël Plouffe Présentation

Laboratoire n° 2
Les Engagements stratégiques français : nouveaux regards. Eléments de réflexion pour l’actualisation du Livre Blanc sur la défense et lasécurité nationale, Recueil de la "Journée des jeunes chercheurs de l’IRSEM" du 24 -11 - 2011.
Présentation

Laboratoire n° 1
Les différentiels stratégiques français en Océanie. Clémence Mallatrait Présentation

2010 - Laboratoire de l'IRSEM

Laboratoire n° 2
Augmentation des performances humaines avec les nouvelles technologies : quelles implications pour la défense et la sécurité ? Jean-Didier Vincent (dir.).

Laboratoire n° 1
Impact des exigences environnementales sur l’industrie de défense européenne, compte-rendu de conférences.

Bilans stratégiques

L’IRSEM publie un aide mémoire annuel offrant une analyse des enjeux auxquels la France est confrontée.Il est réalisé par des chercheurs résidentiels et ouvert aux doctorants du séminaire "Jeunes chercheurs".

Recompositions stratégiques - Un bilan de l'année 2011
Un monde de polarités différenciées, remettant en scène des pivots régionaux dans un jeu plus ouvert où l’initiative internationale fait l’objet d’une redistribution : l'année 2011 offre une lecture moins simple qu’un « choc des civilisations » ou qu’un nouveau « G2 américano-chinois ».

Recompositions stratégiques - Un bilan de l'année 2010
Les recompositions du paysage stratégique international, la rupture des équilibres traditionnels de nos proximités sont envisagés, analysées et détaillées dans cet aperçu d’une année qui préfigure de nouvelles configurations.

Recompositions stratégiques - Un bilan de l'année 2009
Ce premier opus présente une photographie des engagements de la France en 2009. Il recense les enjeux de ces nouvelles implications stratégiques et en offre les analyses.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 08:50
Galileo progresse avec l'École Royale Militaire (ERM)

 

02/12/13 Laurence Gastout –MIL.be

 

Perdu sur la route ? Pour bon nombre d'entre nous, le réflexe est de brancher son navigateur GPS ou de consulter Google Maps sur son smartphone. Parmi les outils à utilisation militaire, on retrouve également le système américain GPS. Mais l'Europe n'est pas en reste et développe également son système de géolocalisation Galileo. À cette fin, le Professeur Muls et deux étudiants de l'École Royale Militaire (ERM) mettent la main à la pâte.

 

Actuellement, ce sont les États-Unis qui détiennent le monopole du système de positionnement par satellite. « Etant membre de l'OTAN, la Belgique utilise le service militaire crypté du GPS en opération », explique le Professeur Alain Muls, directeur du département de Communication, Information, Systems & Sensors (CISS) de l'ERM. « Le projet Galileo permettra à l'Europe de disposer d'un système de navigation en gestion propre, d'offrir un service de navigation crypté pour une utilisation gouvernementale et profitera aussi de l'essor économique engendré par ces systèmes de géolocalisation. »

 

Outre ces avantages, Galileo présente une modernisation technologique par rapport au GPS actuel. En effet, actuellement les services de navigation se basent sur des signaux et une technologie des années '70 tandis que Galileo se structure sur des signaux plus récents et plus performants. Cela permettra, en temps réel, une précision se rapprochant du mètre.

 

Le Professeur Muls s'intéresse plus particulièrement au Public Regulated Service (PRS) de Galileo. « En d'autres termes : le service de navigation basé sur des signaux cryptés et qui sera réservé à des organismes gouvernementaux comme la Défense, les ministères fédéraux ou encore les services de secours », commente Alain Muls.

 

En décembre, des prototypes de récepteur des signaux Galileo PRS prendront le large sur notre frégate Léopold I en direction de la Norvège. L'objectif étant de tester la sensibilité, la robustesse et la précision du PRS en se rapprochant du cercle polaire. La mise en place et le câblage ont été préparés par l'unité Naval Logistics and Maintenance de Zeebruges.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 08:50
BAE reports new orders for body armor

 

PHOENIX, Dec. 4 (UPI)

 

Additional hard armor inserts for tactical vests worn by U.S. troops are being produced by BAE Systems under contracts worth nearly $18 million.

 

"The body armor is designed with the specific purpose of stopping armor-piercing bullets," said Ashoo Agarwal, a quality engineer at BAE Systems. "Our team of engineers works hard to ensure every plate we make meets a rigorous set of requirements and standards. This commitment to quality helps protect warfighters around the world."

 

Among the recently issued contracts is a $10.2 million order from the U.S. Defense Logistics Agency for Enhanced Small Arms Protective Inserts; an indefinite-delivery/indefinite-quantity contract worth as much as $6 million from the U.S. Department of Defense for SPEAR BALCS inserts and a $500,000 research and development contract from the U.S. Marine Corps for Enhanced Concealable Small Arms Protective Inserts.

 

The hard armor inserts -- worn inside the fronts, backs, and sides of outer tactical vests – have been fully qualified by the U.S. government in physical, environmental, and ballistic testing, BAE Systems said.

 

The number of inserts to be provided was not disclosed.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 08:50
Poland Mulls Small Stake in EADS

 

Dec. 4, 2013 – Defense News (AFP)

 

WARSAW — Poland is considering taking a stake in the European aerospace giant EADS, Polish defense ministry spokesman Jacek Sonta said Wednesday.

 

"We're examining the possibilities, the pros and cons, that a stake in EADS could offer the Polish arms industry," Sonta told AFP.

 

"It's a matter of giving Polish arms companies a chance to be present on the European market."

 

According to the Polish daily Dziennik Gazeta Prawna, Poland would take on stake of up to 2 percent in EADS.

 

When contacted by AFP, a spokesman for EADS said: "Our shares are on the market, anyone can buy some."

 

France owns a 12-percent stake in EADS, Germany 10.7 percent and Spain 4 percent.

 

Poland could pay for its eventual portion by offering stakes in its state-owned defense group PHO, according to Dziennik Gazeta Prawna.

 

EADS is holding a business and investment event this week in Warsaw and the central city of Lodz. More than 200 Polish firms have been invited to meet with EADS officials.

 

The central European NATO member plans to spend 140 billion zloty (33.3 billion euros, $45 billion) in the coming years to upgrade its military.

 

Unlike other European countries, Poland has kept its defense budget stable throughout the global financial crisis.

 

According to law, it is fixed at 1.95 percent of gross domestic product, which this year equals more than 31 billion zloty.

 

EADS is to change its name in mid-2014 to Airbus Group after its passenger aircraft business.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 08:50
European CSDP: Cost of Non-Europe Report - EAVA

 

November 28, 2013, European Union, 2013 - EP

 

The report 'Preparing for Complexity - The European Parliament in 2025', presented by the Secretary General of the European Parliament in January 2013, identified the core set of problematic issues in defence policy as a) duplication, b) lack of a common strategic view and c) lack of a clear vision for the future. The purpose of this paper is to develop these considerations and to focus on the benefits of greater cooperation at European level. Setting out the economic argument of the added value of Europe in defence, and the current cost to the Member States of ‘non-Europe’, can highlight the need to build on the structures, systems and under-utilised legal bases that have been put in place in recent years. Cost of Non-Europe reports examine policy areas or sectors of strategic importance where the possibilities for greater efficiency or the realisation of a 'public good' through common action at EU level are potentially significant. The case for more Europe is perhaps more compelling in defence than in almost any other policy area, given that no single Member State can achieve an optimal level of security without cooperation. The costs involved go beyond the purely economic, and include political and opportunity costs.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 08:50
F-35B Lightning II aircraft in formation (library image) [Picture: © 2013 Lockheed Martin Corporation]

F-35B Lightning II aircraft in formation (library image) [Picture: © 2013 Lockheed Martin Corporation]

 

 

4 December 2013  Ministry of Defence and Defence Equipment and Support

 

As training with the F-35 Lightning II steps up in Florida, a Royal Air Force pilot shares his impressions of the advanced stealth jet.

 

Flight Lieutenant Hugh Nichols completed his first sortie in the next-generation stealth fighter at Eglin Air Force Base in Florida in November.

The Lightning II aircraft, together with the Typhoon FGR4, will provide the RAF combat air component essential to UK defence.

Flight Lieutenant Hugh Nichols

Flight Lieutenant Hugh Nichols [Picture: Staff Sergeant Nicholas Egebrecht, United States Air Force]

Flight Lieutenant Nichols, the first RAF Number 1 Group pilot to fly the aircraft, said:

This is a notable step in the Lightning II story and one that marks a real shift in emphasis from development to employment.

We’re also just starting to train the first Number 1 Group engineers here at Eglin, which is another important milestone in the development of the UK aspect of the programme.

Lightning II’s advanced mission system sensors have done nothing but impress me so far and I have no doubt that this aircraft will deliver strategic, game-changing capabilities in future defence scenarios.

To be the first Number 1 Group operational pilot is both an honour and a privilege and I look forward to helping stand up Number 617 (The Dambusters) Squadron in 2016 and bringing the jet back to the UK in 2018.

An F-35B Lightning II at Eglin Air Force Base

An F-35B Lightning II on the tarmac at Eglin Air Force Base [Picture: © 2013 Lockheed Martin Corporation]

Three UK pilots and 13 engineers from the RAF and Royal Navy are learning to operate the aircraft at Eglin under a partnering agreement with the United States Marine Corps as part of Marine Fighter Attack Training Squadron 501 (VMFAT-501).

Another 12 engineers recently arrived at Eglin for 5 months of trade training at the Lightning Academic Training Centre prior to being posted to Marine Corps Air Station (MCAS) Beaufort in South Carolina and Edwards Air Force Base in California in mid-2014.

Lightning II will be the UK’s fifth-generation short take-off and vertical landing joint strike asset. The multi-role supersonic stealth aircraft is planned to achieve initial operating capability in a land-based role from RAF Marham in 2018 and, alongside the Royal Navy, aboard the future HMS Queen Elizabeth aircraft carrier in 2020.

F-35B Lightning II aircraft in flight

F-35B Lightning II aircraft in flight (library image) [Picture: © 2013 Lockheed Martin Corporation]

 

Flight Lieutenant Hugh Nichols

Flight Lieutenant Nichols, who is 35 and was born in Epsom, Surrey, joined the RAF in April 2000 and has flown Hawk and Harrier GR9 aircraft as well as flying the F-16CJ on exchange with the US Air Force.

He will go on to qualify as an F-35B instructor pilot and will remain on VMFAT-501 until the UK stands up its first squadron at MCAS Beaufort in 2016.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 08:45
Récupération « par grappe » de l’équipe TACP

18 novembre 9h25 Crédit : EMA /armée de l’Air

 

A N’Djamena au Tchad, un hélicoptère Puma de la force Epervier achève la récupération « par grappe » de l’équipe TACP (Tactical Air Control Party – équipe tactique de guidage aérien) lors d’un exercice de maintien en condition opérationnelle.

 

Prépositionné dans la profondeur, l’équipe TACP a pour responsabilité, en cas de demande d’appui feu des troupes au sol, d’assurer l’acquisition et l’authentification des cibles, gérer l’environnement proche, guider les avions et désigner la cible. Une fois sa mission achevée, la récupération « par grappe » permet une exfiltration rapide

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 08:45
Centrafrique: l'ONU prête à autoriser l'opération militaire

 

05 décembre 2013 par RFI, avec Karim Lebhour, correspondant à New York,

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte ce jeudi 5 décembre la résolution autorisant le déploiement d’une force africaine en Centrafrique, appuyée par des soldats français. Un premier pas vers la sécurisation du pays avant une éventuelle opération de maintien de la paix.

 

Avec cette résolution, la force africaine et les troupes françaises reçoivent l’autorisation de l’ONU d’utiliser la force et de mener des opérations de combat en Centrafrique pour sécuriser le pays et protéger les civils.

Mais le texte est aussi un compromis. Ce sont environ 5 000 hommes qui vont se déployer en République centrafricaine. Les experts militaires de l’ONU estiment qu’il en faudra deux fois plus. L’Union africaine et les États-Unis n’ont pas voulu d’une mission de maintien de la paix des Nations unies comme au Mali. L’argument américain est qu’une telle opération coûte trop cher. La résolution donne donc un délai de trois mois au-delà duquel le Conseil de sécurité jugera si la force africaine est suffisante ou s’il faut envoyer des casques bleus.

Sur le papier ce scénario ressemble beaucoup à ce qui a été fait au Mali. À une différence près : ceux qui sèment la terreur en Centrafrique ne sont pas des combattants ; les diplomates parlent de simples « voyous », dont la plupart sont âgés de 15 à 18 ans. Ils sont par ailleurs convaincus que les miliciens de la Seleka aussi bien que les anti-balaka n’offriront pas une grande résistance.

 

A (RE)LIRE : Les objectifs de la nouvelle opération française en Centrafrique

 


En France, l’union nationale. Ou presque

Comme pour le Mali, la classe politique française – de droite comme de gauche – est quasi-unanime sur la nécessité d'intervenir.

Ce mercredi 4 décembre, à quelques heures du feu vert des Nations unies, c'est l'union nationale qui prévalait au Palais Bourbon, siège de l’Assemblée nationale. À l’instar du député UMP Patrick Ollier, la grande majorité des députés approuve l’intervention française en Centrafrique. « Il y a un problème de génocide qui risque d’intervenir, il y a des problèmes de sécurité extrêmement graves, puisqu’il y a des bandes armées qui pillent, qui volent, qui violent. On ne peut pas laisser faire les choses. Il ne s’agit pas d’être gendarme, mais de faire en sorte de rétablir la paix », a affirmé Patrick Ollier.

Une analyse partagée par l'UMP Philippe Gosselin. Habituellement très critique contre le gouvernement, il félicite cette fois l'action du président Hollande. « Je crois que nous avons une mission à assumer et nous devons l’assumer. De ce point de vue là, je serai derrière le président de la République. »

Face à cette union nationale droite-gauche, les seules grosses critiques proviennent des rangs communistes, qui dénoncent à demi-mot une action digne de la Françafrique. Des
critiques balayées par le socialiste Bruno Le Roux : « La situation de la France est aujourd’hui totalement différente de celle d’il y a quelques années, quand elle prétendait intervenir pour son intérêt. Elle intervient là pour la sécurité mondiale, pour la protection des populations en Afrique, c’est-à-dire le contraire exact de ce qui a été pendant des années une politique de mainmise. »

Après le feu vert de l'ONU, l'intervention française devrait intervenir en fin de semaine.

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