Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 13:45
Armée libyenne : dans l'urgence de se reconstruire

 

03/12/2013 à 08:11 Par Laurent Touchard - Jeuneafrique.com : Blog défense

 

Laurent Touchard travaille depuis de nombreuses années sur le terrorisme et l'histoire militaire. Il a collaboré à plusieurs ouvrages et certains de ses travaux sont utilisés par l'université Johns-Hopkins, aux États-Unis. Après avoir évoquer dans un premier billet le problème de l'intégration des milices dans l'armée libyenne, il s'attache cette semaine à dresser un état des forces de cette dernière.

 

Alors que les autorités libyennes sont confrontées au problème de l'intégration des milices, les programmes d'entraînement concernant plus de 20 000 militaires et paramilitaires sont loin d'atteindre leurs objectifs. De plus, l'organisation générale, le rééquipement et les modernisations pâtissent de l'absence de politique de défense claire, avec par exemple l'élaboration d'un "livre blanc" réaliste, dans le cadre d'une réflexion stratégique cohérente. De fait, la modernisation des forces s'avère plus aléatoire et conditionnées par des opportunités que réellement pensée. En d'autres termes, la défense libyenne "vit au jour le jour", soumise aux événements, aux caprices des milices, aux rivalités entre responsables politiques et militaires.

 

Des programmes de formation qui prennent du retard

 

Afin de tenter de constituer une armée valable, des programmes d'instruction sont initiés notamment avec l'étranger. Au mois de juillet, Ali Zeidan évoque des stages en Grande-Bretagne (pour 2 000 hommes) et en Italie. L'Angleterre se dit également prête à ouvrir les portes de ses académies militaires aux officiers : Sandhurst (forces terrestres), Cranwell (aviation) et Darmouth (marine). Au "Camp 27" dans les environs de Tripoli, des Special Force américains entraînent les Libyens. Toutefois, le vol de nombreux équipements (dont des Hummer GMV, des lunettes de vision nocturne, des carabines d'assaut M4 et leur visée laser) provoque le départ des Bérets verts américains durant l'été 2013. Par ailleurs, si les annonces se multiplient, dans les faits, le nombre de Libyens formés en-dehors du pays reste faible tandis que les programmes accusent un retard croissant.

 

En septembre, il est toujours question de 1 600 hommes qui doivent se rendre dans la péninsule italienne ainsi qu'en Turquie. Huit cent dix-sept hommes sont déjà rentrés de l'académie de police d'Ankara. Les Émirats arabes unis aident aussi au développement de la police. Le mois d'octobre 2013 voit Tripoli solliciter l'OTAN pour la mise sur pied de ses forces armées ; requête examinée par l'organisme. Dans la foulée, les États-Unis réactualisent leurs projets pour la Libye : ils envisagent ainsi de faciliter l'instruction de 7 000 à 8 000 hommes, en Bulgarie.

 

En ce qui la concerne, l'Europe forme, depuis mai 2013, les garde-frontières et garde-côtes. Les 110 membres de l'Eubam-Libya (European Border Assistance Mission in Libya) constituent les maîtres d'oeuvre discrets de ce programme méconnu, tout en fournissant de l'imagerie satellite aux services de renseignement libyens. La France, quant à elle, prépare 75 gardes du corps qui seront affectés à la protection des responsables libyens ou au sein de l'unité de protection diplomatique, ainsi que 30 personnels de l'Armée de l'air, 20 officiers de la Marine. Sont également signalés 72 plongeurs-démineurs. Enfin, la possibilité de voir des troupes libyennes être entraînées en Serbie a été évoquée. Cependant, du fait de la présence de nombreux mercenaires serbes aux côtés de Kaddafi en 2011, il est pour l'heure peu probable que la proposition de Belgrade prenne corps.

 

Différents éléments compliquent la bonne marche de ces processus : indiscipline et absence d'assiduité  d'une partie des recrues issues des groupes révolutionnaires, pas de véritable sélection de ces derniers, prudence quant à l'organisation d'unités de forces spéciales susceptibles de servir par la suite de garde prétorienne, comment vérifier que les hommes entraînés intègrent bien une armée fantomatique et qu'ils ne rejoignent pas de "faux vrais" groupes de milice...

 

Cependant, tout n'est pas catastrophique. En effet, il est à souligner que la Libye maintient un dialogue de qualité avec les pays concernés par sa situation et avec ses voisins géographiques. Des accords de coopération sont signés, des protocoles d'échanges de renseignement décidés (notamment avec l'Algérie). Outil diplomatico-militaire par excellence, la marine mène des exercices avec l'Algérie, la France, la Grande-Bretagne, Malte, le Maroc...

 

L'organisation

 

Il est extrêmement difficile de brosser un portrait de ce que sont aujourd'hui les forces armées et de sécurité libyennes, d'autant que, comme nous l'avons vu, la frontière entre unités gouvernementales et milices est souvent des plus floues. Par ailleurs, la désignation des unités se révèle souvent fantaisiste (les bataillons étant fréquemment nommés "brigades"). Il apparaît toutefois que l'armée s'organise en au moins une brigade de commandos, au moins un bataillon mécanisé (le 204e) qui rassemble les chars et véhicules blindés récupérés aux forces de Kaddafi ainsi que ceux réparés dans les dépôts. Au moins quatre brigades d'infanterie (numérotées de 1 à 4) et jusqu'à une dizaine de bataillons d'infanterie indépendants figurent également dans l'ordre de bataille.

 

>> À lire aussi : Libye : des milices très encombrantes

 

La brigade commando (environ 2 000 hommes) profite d'un rappel d'une partie de ses réservistes en juillet 2013 ; beaucoup de ceux-ci travaillaient (depuis la chute de Kaddafi) dans des entreprises de sécurité privée (notamment au profit de banques). Elle engerbe une section de forces spéciales et une unité de protection des personnalités. À cette unité considérée comme relativement solide (par rapport au reste de l'armée libyenne) s'ajoute la Force conjointe de sécurité (Joint Security Force) qui regroupe des éléments du ministère de la Défense et du ministère de la Défense, soit environ 2 000 hommes, 300 4x4 armés et 21 véhicules blindés NIMR.

 

Le corps des garde-frontières se divise en deux composantes : les Garde-frontières et la Garde-côtière qui comprennent respectivement 9 000 et 6 500 hommes, en plusieurs bataillons. Autre unité paramilitaire, située entre la milice et l'unité gouvernementale, la Garde de sécurité des installations pétrolières qui dispose en 2012 de 390 4x4 (dont beaucoup armés), de 40 blindés divers et d'une dizaine d'ambulance.

 

Matériels anciens et rééquipement

 

L'Armée de Terre n'aligne plus qu'une poignée de T-72 et T-55 en état de fonctionnement, aux côtés de quelques blindés à roues EE-9 et EE-11, de BRDM-2 et BTR-60PB, de blindés chenillés M113 (dont certains modifiés avec des tourelles de BTR ou d'AML 90) et BMP-1, de pièces d'artillerie (dont beaucoup d'automoteurs de 155 mm Palmeria, de lance-roquettes multiples BM-11, BM-21, RM-70). En dépit des pertes subies sous les coups des avions de la Coalition, des quantités considérables de ces engins vieillissent tranquillement dans les hangars de l'ère-Kadhafi où, déjà à cette époque, l'arsenal comptait trop matériel pour des effectifs insuffisants. Aujourd'hui, plutôt que des véhicules lourds, le pick-up armé ou le blindé léger constituent le "cheval de bataille" des forces gouvernementales. Sont montés sur ceux-ci tout un panel d'armes : mitrailleuses de 12,7 et 14,5 mm,  canons automatiques de 23 mm, canons sans-recul de 73 et 106 mm....

 

Là encore, malgré les pertes de 2011, malgré l'âge de ses matériels (et de ses pilotes !) l'aviation s'affirme comme l'entité la plus stable. Ses personnels qualifiés disposent de MiG-21, MiG-23, Mirage F1, L29 et L39, Mi-8 et Mi-24. Ils opèrent également les quelques drones de surveillance au sein d'une unité dédiée. Les appareils de l'Armée de l'air sont fréquemment engagés, notamment dans des missions de surveillance et de reconnaissance offensive dans le sud libyen, où ils interviennent parfois contre les terro-bandits (plusieurs 4x4 ont ainsi été visés par des tirs-canons ou à la roquette). La marine, en revanche, a souffert des événements de 2011 : la frégate al-Hani (une classe Koni) endommagée en 2011 arrive à la Valette (Malte) pour réparations en octobre 2013. Des bâtiments d'opérations amphibies sont également réparés à Toulon et à la Valette depuis 2012.

 

Modernisations et achats

 

Le 6 février, l'Italie offre 20 blindés Puma. Dans le courant de l'année, Tripoli commande 300 BRDM-2 et BVP-1 (version tchèque du BMP-1) à la République tchèque. Le contrat de 51 millions de dollars inclut la remise en état de 300 autres BRDM-2 et BMP-1 que possède déjà l'armée libyenne. Pour l'heure, la livraison est bloquée : en effet, rien ne garantit aux Tchèques que les munitions ne finiront pas aux mains des milices.

 

En avril, le pays reçoit 49 blindés légers NIMR II qui s'ajoutent aux 120 achetés par Kaddafi en 2009. En juillet, Washington cède 24 Hummer GMV (la version "opérations spéciales" du véhicule) : 10 sont affectés aux garde-frontières, 14 gardés en réserve et pour l'instruction à Tripoli (ceux-là mêmes qui sont volés fin juillet/début août 2013). En août, 20 000 armes légères sont commandées à Ankara (dont une majorité de fusils d'assaut G3). Tripoli porte aussi son attention sur les hélicoptères et les drones turcs. De plus, sont obtenus 20 camions blindés anti-émeutes Toma de la firme Nurol.

 

Des fusils d'assaut bulgares AR-M9F en 5,56 mm dotent des unités des commandos. Fin septembre arrivent 10 9SP157-2 Khrizantema-S, version antichar du BMP-3. Commandés par Kaddafi à Moscou, ils ne sont pas inutiles en 2013, face à des milices susceptibles de disposer de moyens blindés lourds. À l'occasion de leur livraison, l'ambassadeur russe Molotkov indique que son pays s'investira pour l'entraînement des forces libyennes afin de leur permettre d'acquérir du matériel perfectionné. Rappelons que la Russie perd pour 4 milliards de dollars de contrats d'armements avec la révolution... Toujours en septembre, Tripoli évoque la possibilité d'acheter de 16 à 22 Chinook (6 CH-47D et 16 CH-47F) pour renforcer son dernier CH-47 vraisemblablement toujours opérationnel, ainsi que d'acheter 2 C-130J-30 Super Hercules. Ce dernier contrat de 588 millions de dollars comprendrait la formation des équipages, l'entretien des appareils, les pièces de rechange. En octobre, une première tranche de 30 Hummer, sur un total de 350, sont débarqués.

 

Le réseau de détection radar est remis en état. Pour la surveillance de ses 1 770 kilomètres de côtes, la Libye augmente sa flotte avec 30 embarcations semi rigides rapides françaises Sillinger (certains protégés blindages). D'autres bateaux sont prévus : des patrouilleurs néerlandais et 25 patrouilleurs sud-coréens pour les garde-côtes. Enfin, la sécurisation des dépôts de munitions est entreprise. Il s'agit à la fois de protéger les populations contre les accidents, mais aussi de lutter contre les trafics d'armes et de munitions. Dans ce but, la Suisse octroie une aide de 200 000 dollars pour la construction d'un site de stockage à Misrata.

 

L'avenir de la Libye dépend grandement de ce que deviendra - ou ne deviendra pas – son armée. Cette institution pourrait représenter l'unité du pays ou au contraire, disparaître dans les conflits armés tribaux, religieux, politiques, avec en toile de fond d'importants intérêts économiques (contrôle des installations pétrolières, contrôle des zones "grises" de tous les trafics aux frontières...). D'autres régions du monde ont été confrontées à cette situation : Liban, Somalie, RDC... Elles ont alors sombré dans le chaos et après des décennies sanglantes, elles ne sont toujours pas convalescentes. C'est ce qui attend la Libye sans la ferme résolution de ses dirigeants à dissoudre les milices et à construire de véritables forces armées au service du pays, chargée de protéger tous ses citoyens. Très lucides, ces citoyens perçoivent d'ailleurs le danger en réclamant la fin des milices, la présence de la police, l'intervention des militaires et en espérant que le gouvernement prenne des décisions. Tout n'est pas encore perdu donc, d'autant que les thuwar sont les pères, les maris, les fils, les cousins, les amis de ceux qui souhaitent les voir rendre leurs armes.

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 13:40
Russie: l'armée acquiert 34 drones pour 2,2 M EUR

 

 

MOSCOU, 4 décembre - RIA Novosti

 

Le ministère russe de la Défense et la compagnie d'armements Enix ont conclu un contrat prévoyant l'acquisition de 34 drones de renseignement à courte portée pour plus de 100 millions de roubles (2,2 millions EUR), a appris l'agence RIA Novosti auprès du constructeur en chef du groupe, Valery Pobejimov.

 

"Nous avons conclu avec le département militaire un contrat prévoyant la livraison de ces systèmes, l'accord a été conclu hier", a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

 

M.Pobejimov a précisé qu'en vertu du contrat signé, son groupe basé à Kazan, au Tatarstan, s'engageait à livrer au ministère russe de la Défense 17 systèmes Aileron-3SV comprenant 34 appareils sans pilote.

 

"Je ne suis pas en mesure de préciser le montant exact du contrat, mais il s'élève à plus de 100 millions de roubles", a expliqué le chef d'Enix avant d'ajouter que le contrat en question serait exécuté avant 2015.

 

D'après M.Pobejimov, l'armée russe recevra des drones modernisés, dont le prix est cinq fois inférieur à celui de leurs analogues étrangers.

 

Le drone Aileron-3SV est un appareil de renseignement à courte portée pesant 5,3 kg et capable de porter un kilogramme de charge utile. Il peut atteindre une vitesse maximale de 130 km/h et voler à 4.000 mètres d'altitude.

Russie: l'armée acquiert 34 drones pour 2,2 M EURRussie: l'armée acquiert 34 drones pour 2,2 M EUR
Russie: l'armée acquiert 34 drones pour 2,2 M EURRussie: l'armée acquiert 34 drones pour 2,2 M EUR
Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 13:40
Russie et Grèce signent un accord de coopération militaire (Choïgou)

 

ATHENES, 3 décembre - RIA Novosti

 

La Russie et la Grèce ont signé mardi un accord intergouvernemental de coopération dans le domaine militaire, a annoncé mardi aux journalistes le ministre russe de la Défense, le général Sergueï Choïgou.

 

"Nous avons signé un accord qui donne un nouveau cadre, de nouvelles frontières à notre coopération technico-militaire", a déclaré M. Choïgou à l'issue de négociations avec son homologue grec Dimitris Avramopoulos à Athènes.

 

Le document signé mardi "concerne les systèmes d'armement et de matériel de guerre déjà fournis à la Grèce, l'entretien de ces systèmes et la livraison de nouveaux armements", a indiqué le général Choïgou. 

 

Selon les médias russes, la défense antiaérienne grecque est équipée dans une large mesure par la Russie. L'armée grecque dispose notamment de missiles sol-air S-300 PMU, Tor-M1, Bouk-M1 et Ossa-AKM, ainsi que de systèmes antiaériens portatifs Igla.

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 13:20
Ravitaillement à la mer de l’USS Monterey par le bâtiment de commandement et de ravitaillement Var

 

04/12/2013 Marine nationale

 

Dans le cadre de sa mission de soutien des bâtiments français et alliés déployés en Méditerranée orientale, le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Var a ravitaillé l’USS Monterey le 2 décembre 2013 en début d'après-midi.

 

Ce croiseur américain du type Ticonderoga fait partie de la 6ème flotte et assure avec d’autres bâtiments une permanence opérationnelle au large des théâtres de crise du Proche Orient.

 

Ainsi le navire américain a profité de la présence du ravitailleur pour refaire ses pleins en combustible de navigation et en carburant aviation. Le ravitaillement a duré près de 2 heures dans des conditions de mer excellentes.

 

Le ravitaillement d’une unité américaine de cette importance illustre bien la capacité d'interopérabilité des deux marines et le potentiel de leurs équipages à opérer ensemble, gage de souplesse d’emploi et d’efficacité au combat. Enfin, il vient également répondre aux besoins des Américains au titre de la réciprocité : en effet les unités françaises bénéficient régulièrement du soutien du pétrolier ravitailleur américain Leroy Grumann, quand il est présent sur zone.

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 12:55
Défense : ombres et lueurs sur l'avenir des armées françaises

03/12/2013 Par

 

Le vote du projet de loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, hier soir à l'Assemblée nationale, va déterminer les forces et les faiblesses de la défense française pour la demi-douzaine d'années qui viennent, et au-delà. Reposant sur le récent livre blanc, soumis au crible scrupuleux des commissions parlementaires, le texte défendu par Jean-Yves Le Drian a fait l'objet d'un débat d'experts, loin des feux de la rampe médiatiques. L'intervention qui se profile en Centrafrique, après celle au Mali, est là pour nous rappeler l'importance des enjeux. Le contexte des prochaines années, décrit par le livre blanc et repris par la LPM, est tout aussi «concernant» pour les Français. En effet, les menaces se précisent (au sud de la Méditerranée, au Proche-Orient, en Asie du Sud…), des incertitudes montent (liées notamment au «pivot» américain vers l'Asie) et nos capacités diminuent. À travers ces incertitudes, le budget de la défense ne sera pas «sanctuarisé», pas plus qu'il ne l'a été dans le passé. La LPM 2014-2019 a été bouclée avec un «trou» de 40 milliards d'euros, soit plus d'une annuité de l'exercice total (190 milliards d'euros). Le budget, s'il affiche une stabilité en euros courants, sera entamé par l'inflation.

 

Suite de l'article

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 12:50
Vietnam-Espagne : renforcement de la coopération dans la défense

 

04/12/2013 vietnamplus.vn

 

L'Espagne considère la mise en oeuvre des accords de coopération dans la défense convenus avec d'autres pays, dont le Vietnam, comme une tâche importante.

 

C'est ce qu'a affirmé M. Pedro Argüelles Salaverria, secrétaire d'Etat espagnol à la Défense, lors d'une entrevue le 2 décembre avec le vice-ministre vietnamien de la Défense, M. Nguyen Chi Vinh, conduisant une délégation du Vietnam en Espagne dans le cadre d'une visite de travail jusqu'au 4 décembre.

 

Agréant les propositions vietnamiennes sur la coopération bilatérale dans la défense, M. Pedro Argüelles Salaverria a demandé à ce que les deux parties les mettent en oeuvre prochainement, avant de déclarer que son pays était prêt à soutenir et à partager des expériences en matière de déminage et de missions de maintien de la paix de l'ONU.

 

M. Nguyen Chi Vinh a informé son interlocuteur de la situation de la région et du Vietnam, ainsi que du développement des relations bilatérales dans plusieurs secteurs depuis l'établissement du partenariat stratégique entre les deux pays.

 

Le Vietnam prend toujours en haute estime et souhaite renforcer sa coopération avec l'Espagne, notamment dans la défense, a ajouté le général vietnamien qui a aussi demandé aux deux parties d'accélérer cette dernière sur la base du mémorandum de coopération dans la défense de 2010.

 

Il s'est déclaré convaincu que le renforcement de celle-ci contribuera à l'approfondissement des relations d'amitié et de compréhension mutuelle entre les deux armées et les deux peuples.

 

Durant son séjour, la délégation vietnamienne a visité plusieurs unités de l'armée espagnole

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 12:45
Garde Nationale Niger photo DICoD

Garde Nationale Niger photo DICoD

 

3 décembre 2013 par Frédéric Powelton - sahel-intelligence.com

 

Les attentes du Niger de ses renégociations de contrat avec Areva sont cruciales. Particulièrement pour suppléer au budget de la Défense au moment où ses partenaires internationaux attendent beaucoup du pays dans la lutte contre le terrorisme.

 

Comme le rappelait récemment le ministre nigérien des Mines, le programme électoral du président Mahamadou Issoufou réélu, puise une grande part de son financement dans les impôts et taxes et autres revenus générés par le projet d’exploitation de la mine d’uranium d’Imouraren. Ce projet à lui seul, devrait permettre à  des recettes de l’uranium de passer de 5% actuellement à 20% dans le budget.

 

Au nom de la lutte contre le terrorisme, les forces étrangères alliées présentes au Niger attendent de Niamey de gros efforts dans le domaine de la sécurité. Le ministre français de la Défense a donné son aval en début d’année à un renforcement par les hommes du COS (Commandement des opérations spéciales) du dispositif sécuritaire protégeant les mines d’Areva.

 

Depuis la signature d’un accord de coopération militaire en janvier dernier, les Etats-Unis comptent plus d’un millier de soldats au Niger et ses bases dans le pays jouissent d’un statut d’extraterritorialité. Dans ce contexte, les efforts des autorités nigériennes pour garantir les exigences de la défense, dont les dépenses sont actuellement estimées aux alentours de 10% du budget, sont conséquents et se font au détriment d’autres secteurs tels que l’éducation et la santé.

 

Toutefois, il semble que le gouvernement nigérien fasse jusque-là preuve d’un certain nombre de maladresses dans ses négociations avec Areva. A titre d’exemple, le ministre des Mines a annoncé un audit des gisements d’uranium mais n’a pas du tout remis en cause la position d’actionnaire minoritaire du pays dans le futur gisement d’Imouraren.

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 12:45
Le CHEDS bâtira un "leadership fort", selon son directeur

 

 

2013-12-02 (APS)

 

Dakar, 2 déc– Le général de brigade Alain Pereira, directeur du Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS), a déclaré lundi à Dakar vouloir développer un "leadership fort", auquel contribueront experts, universitaires, médias et société civile, dans le but de parer aux "menaces" d'ordre sécuritaire au Sénégal.

 

"La création de ce centre a été motivée par un certain nombre d’observations, notamment un environnement volatile, avec des menaces émergentes", a dit le général Pereira lors d’une réunion de lancement des activités du CHEDS.

 

Des experts en défenses et sécurité, des officiers de l'Armée sénégalaise, des universitaires et des représentants d’organisations de la société civile ont participé à la réunion, sous la présidence du ministre des Forces armées Augustin Tine.

 

"Paix, sécurité, stabilité, développement en Afrique de l’Ouest : sortir des sables mouvants" était le thème de la réunion.

 

"Nous allons nous intéresser au développement d’un leadership, qu’il soit civil ou militaire, dans le domaine des médias ou dans la société civile (…) Dans le domaine de la sécurité, il y a une certaine fracture entre les acteurs. C’est important qu’on s’assoie et se parle pour dégager une vision partagée sur des questions de sécurité", a expliqué Alain Pereira.

 

Il a promis de développer un "leadership fort", au sein du centre, en amenant des experts de divers domaines, les universitaires, les professionnels des médias et les militants de la société civile à partager leurs expériences.

 

Le CHEDS, créé par l’Etat du Sénégal, est appelé à faire de la "recherche-action", une mission par laquelle il se distinguera des centres similaires. "Au Sénégal, il y a beaucoup de structures qui traitent des questions de stratégie. Mais, nous allons faire de la recherche-action, développer le suivi pour faire la différence et éviter que cela soit une structure de plus", a assuré le directeur du CHEDS.

 

Cet établissement compte aussi se lancer dans la formation de haut niveau. "Au début, nous allons faire de la formation de courte durée, à travers des ateliers et des rencontres d’échange entre leaders de différents domaines. Il y aura des formations sanctionnées par un master ou un doctorat, mais elles ne ne commenceront pas avant fin 2014", a dit le général Pereira.

 

Le CHEDS a été créé pour "satisfaire les besoins de l’Etat en connaissance et expertise sur les questions d’ordre stratégique liées à la sécurité, à la politique étrangère, à la science, à la technologie et aux phénomènes économiques et sociaux".

 

Il a "pour vocation d’être un pôle d’excellence au sein de la communauté épistémique africaine œuvrant pour la diffusion de référentiels partagés dans les domaines de la défense et de la sécurité".

 

Le centre ambitionne "de former un vivier d’acteurs aptes à impulser des changements significatifs dans les réponses apportées aux menaces et défis sécuritaires nationaux, sous-régionaux et continentaux".

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 12:35
Survol au large de la Nouvelle-Zélande

Survol au large de la Nouvelle-Zélande

 

04/12/2013 Armée de l'air

 

Du 16 au 28 novembre 2013, un équipage de l’escadron de transport 52 «Tontouta» basé en Nouvelle-Calédonie a participé à l’exercice Kiwi Flag 2013, organisé par les forces aériennes néo-zélandaises.

 

Cet exercice aéroterrestre de grande ampleur a rassemblé des moyens aériens français (un Casa CN235), singapouriens, australiens et américains aux côtés de ceux de la Royal New Zealand Air Force.

 

Trois zones disposées sur le territoire néo-zélandais ont permis aux nations participantes de s’entraîner ensemble, notamment selon des procédures communes de largage. Dans ce contexte, l’avion de transport français a réalisé plus de 36 heures de vol aux côtés des C17 américains et des C130 néo-zélandais et singapourien engagés.

 

En plus d’entraîner les équipages au vol tactique et de favoriser l’interopérabilité, cet exercice assurait aussi le soutien logistique de l’exercice Southern Katipo 2013 mobilisant près de 2000 hommes déployés sur la base aérienne d’Ohakea (île du nord).

 

Survol d'une des zones de largage néo-zélandaises

Survol d'une des zones de largage néo-zélandaises

Pilotes français et américains devant un C17 américain

Pilotes français et américains devant un C17 américain

 

Ces exercices ont permis de renforcer les excellents liens tissés entre les forces armées françaises et néo-zélandaises.

 

Les forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC), sont déployées sur le théâtre Pacifique, en coordination avec les forces armées de Polynésie Française (FAPF) dans le cadre de la réorganisation du dispositif militaire outre-mer. Les FANC constituent le principal point d’appui aéroterrestre du théâtre Pacifique.

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 12:35
Défense aérienne : un défi lancé à Washington

 

03.12.2013 Ysana Takino et Zhulin Zhang - Courrier international

 

La zone d’identification de la défense aérienne récemment définie unilatéralement par la Chine irrite Tokyo. Mais c'est surtout le président américain, Barack Obama, que Pékin cherche à atteindre.



Après que la Chine a annoncé, le 23 novembre, avoir délimité une "zone d’identification de la défense aérienne" induisant des règles très strictes pour les avions qui la traversent, les grandes puissances voisines, et le Japon en particulier, ont vivement réagi. Dans la presse nippone, on dénonce unanimement le tracé de ce périmètre, considéré comme "injustifié". L’Asahi Shimbun comme le Yomiuri Shimbun, deux des principaux titres de l’archipel, y voient une "provocation de plus" de la part de Pékin.

Rappelons que la zone définie par Pékin englobe les îles Senkaku (Diaoyu en chinois), qui font l’objet d’un conflit territorial depuis plusieurs années entre les deux géants asiatiques. "Depuis les Jeux olympiques de 2008, Pékin a adopté une attitude plus agressive [vis-à-vis de ces îles sous autorité japonaise depuis le XIXe siècle], faisant de régulières incursions navales et aériennes dans ce territoire disputé", rappelle le Financial Times. Après l’annonce de l’instauration de cette zone, les tensions sont montées d’un cran en Asie de l’Est.

Le site d’information japonais Foresight rappelle toutefois que "les Etats-Unis sont les premiers à avoir instauré unilatéralement une zone de défense aérienne dans cette région après 1945. Mais, comme sa délimitation est floue, elle engendre des tensions". La presse chinoise adopte exactement le même type d’arguments : "La notion de zone d’identification de la défense aérienne a été inventée par les Etats-Unis; elle concernait dans un premier temps l’espace aérien entourant l’Amérique du Nord et visait notamment l’Union soviétique", précise l’hebdomadaire indépendant Yazhou Zhoukan, édité à Hong Kong. "Depuis les années 1950, Les Etats-Unis sont en position dominante dans les régions du Pacifique Ouest, de la Corée du Sud, du Japon et de Taïwan, qui ont chacun créé leur zone aérienne sous contrôle des Etats-Unis." Dès lors que ce contexte est connu, "on ne s’étonnera pas de la décision du ministère chinois de la Défense", poursuit l’hebdomadaire.

Le conflit lié aux îles Senkaku

Le quotidien de l’Armée populaire de libération va encore plus loin dans son argumentaire pour justifier la décision de Pékin : "En 1969, le Japon a inclus dans sa zone d’identification de défense aérienne les trois quarts de la zone aérienne de la mer de Chine orientale, dont une partie est à seulement 130 kilomètres de la Chine continentale. C’est ainsi depuis des dizaines d’années, et certains pays ne s’en sont jamais souciés. Or, dès que la Chine encadre sa zone, le Japon manifeste aussitôt son inquiétude. Bien évidemment, Pékin ne peut accepter ce double critère et cette logique hégémonique", conclut l’éditorial de l’organe de l’armée chinoise.

Pour le Financial Times, ce n’est pas tant Tokyo que Washington qui est visé par l’initiative chinoise. Dans une analyse intitulée "La Chine lance un défi à l’Amérique", par ailleurs traduite dans les colonnes du Nihon Keizai Shimbun, le quotidien britannique avance une "interprétation inquiétante mais plausible : Pékin a décidé de régler son compte à Washington dans le Pacifique Ouest". Dans le conflit lié aux îles Senkaku, les Etats-Unis ont soutenu leur allié nippon, rappelant à qui voulait l’entendre que ces territoires relèvent du traité de coopération mutuelle et de sécurité signé entre les deux pays.

La Chine, estime le Financial Times, "est en train de tester l’engagement américain. Elle cherche à savoir jusqu’où Obama est prêt à aller. […] Cette provocation de Pékin intervient de surcroît dans une période où les Etats-Unis sont épuisés par leurs guerres [en Irak et en Afghanistan] et où le président connaît l’une des périodes les plus troublées de sa présidence". Conclusion du quotidien économique : "La création de cette zone de défense aérienne par la Chine constitue un tournant important pour l’équilibre des forces de cette région."

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 11:55
La loi de programmation militaire votée

 

 

03/12/2013 Par Le Figaro.fr avec AFP

 

L'Assemblée nationale a voté aujourd'hui en première lecture la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, soutenue par les seuls socialistes et radicaux de gauche.

 

Cette traduction budgétaire des orientations du Livre blanc de la défense a été adoptée par 292 voix contre 251, les députés écologistes, du Front de Gauche mais aussi de l'UMP et de l'UDI ayant voté contre.

 

La loi de programmation prévoit 190 milliards d'euros de crédits sur la période 2014-2019, avec un budget annuel maintenu à 31,4 milliards d'euros jusqu'en 2016, à hauteur de 1,5% du PIB, et en légère progression ensuite.

 

Pour maintenir un dispositif militaire cohérent en période de crise, le texte prévoit la suppression de 34.000 postes dans les armées en six ans, dont 7881 en 2014.

 

À l'horizon 2019, la défense devrait compter 242.000 personnes (militaires et civils). Les premières restructurations ont été annoncées cet automne, avec la dissolution de plusieurs régiments et unités dès 2014.

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 11:55
Le Drian enterre Louvois, reste la facture

 

03/12/2013 Jean Guisnel / Défense ouverte - Le Point.fr

 

Dans l'Isère, le ministre de la Défense officialise la fin du logiciel Louvois. Mais ne prend-il pas un risque en annonçant un nouveau système pour 2015 ?


 

C'est à Varces (Isère), au 93e régiment d'artillerie de montagne, que le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a présidé aux funérailles du logiciel maudit de paiement des militaires, baptisé Louvois (logiciel unique à vocation interarmées de la solde). Fini, terminé, il ne veut plus en entendre parler ! Les termes employés sont à la mesure d'une colère qui n'a jamais baissé depuis que, voici plus d'un an et à Varces justement, le ministre avait pris conscience de l'ampleur de la catastrophe logicielle.

 

LIRE l'article "Jean-Yves Le Drian se débarrasse du logiciel Louvois"

 

Les mots choisis pour ce discours d'enterrement sont clairs et nets : "absurdité", "contrat moral mis à mal", "logiciel en perdition", "folie de Louvois", "bateau [courant] à sa perte", "dysfonctionnements majeurs", "situations inextricables", "erreurs à répétition", "ministère dépassé" et pour finir : "confusion, précipitation et aveuglement ont conduit au désastre". La catastrophe vient des 174 primes et indemnités - qui changent parfois chaque mois pour chaque militaire - que le logiciel doit gérer. Résultat : 76 849 dossiers de traitement de soldes en opérations extérieures sont bloqués depuis décembre 2012 ; 87 732 dossiers de soldes trop perçues pour un montant total de 184,22 millions d'euros pour la seule année 2013 sont en souffrance : les armées doivent aujourd'hui récupérer ces sommes alors que 25 000 bénéficiaires ont aujourd'hui retrouvé la vie civile... Sur les 18 076 dossiers ouverts à ce jour, 15 586 sont déjà soldés.

 

Ni responsable ni coupable

Après une telle diatribe, on s'attendrait logiquement à ce que des têtes tombent symboliquement. Mais non ! "J'ai entendu le souhait de beaucoup d'identifier des responsables de la folie de Louvois. Ce souhait, je l'ai partagé longtemps. Mais je me suis rendu compte qu'il n'était pas possible d'identifier des individus responsables, sauf à désigner des boucs émissaires, tant l'organisation de Louvois a dilué les responsabilités." Le Drian se résigne : "Il n'y avait pas de capitaine à la barre. L'échec est donc collectif, et tous en portent une part de responsabilité."

Reprenant à son compte le vieil adage des armées qui ne fonctionnent, c'est bien connu, que lorsqu'elles ont "un chef, une mission, des moyens", Le Drian avait commencé voici quelques mois par confier le dossier à... deux chefs : le directeur des ressources humaines du ministère de la Défense, Jacques Feytis, et le commissaire général Jean-Marc Coffin, patron du SCA (Service du commissariat des armées). Mais ces deux responsables n'ont pu que constater l'ampleur inextricable des problèmes générés par Louvois, et ils ont dû monter des équipes de plusieurs dizaines de spécialistes de la solde, qui jouent les pompiers depuis des mois. D'où le nouveau coup de gueule du ministre devant le coût de l'opération : "À cause de l'absurdité d'un système de rémunération mal conçu et d'un logiciel qui dysfonctionne, il y a aussi une catastrophe budgétaire. Les dysfonctionnements de Louvois coûtent à la Défense entre 150 et 200 millions d'euros par an, c'est-à-dire l'équivalent des économies permises par les réductions d'effectifs !"

 

Et maintenant ?

Sur les décombres de Louvois dont Jean-Yves Le Drian a officialisé l'arrêt, il faut maintenant reconstruire un système de paye efficace et fiable. Après avoir beaucoup consulté, le ministre a opté pour une solution classique : il confie la réalisation du nouveau logiciel de paye à la Direction générale de l'armement. Selon nos confrères des Échos, c'est l'ingénieur général Caroline Gervais qui se verra confier ce pilotage. Avec pour mission de choisir un "simulateur" qui sera testé "grandeur nature".

L'objectif très ambitieux fixé par Jean-Yves Le Drian est ainsi énoncé : "L'objectif est que, dès 2015, une première armée bascule dans ce nouveau dispositif, mais là encore, on se gardera des errements du passé, en maintenant une double commande jusqu'à ce que le nouveau système ait fait ses preuves." 2015, c'est précisément le terme que Jean-Yves Le Drian fixe actuellement à ses fonctions à la défense, afin de pouvoir reconquérir la présidence de la région Bretagne. S'il veut que l'histoire de ce logiciel détestable soit derrière lui dans moins de dix-huit mois, il aurait grand intérêt à garder l'oeil dessus !

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 11:50
‘A numbers game’: the Council summit on defence

 

3rd December 2013  – by Daniel Fiott - europeangeostrategy.org

 

What is the reality of military spending in Europe? Who are the major industrial actors and why? What of European military capabilities? These are questions that the European Union (EU) Member States will deal with at the December 2013 European Council on the ‘State of Defence in Europe’. Academic and think-tank publications have been coloured with aspirations, likely conclusions and points of desperation. Yet little quantitative information has been fed into the debate. We now know the agenda, and the Member States will discuss: increasing the effectiveness, visibility and impact of CSDP; enhancing the development of capabilities; and strengthening defence industry. But how do we know the quantitative parameters that will frame these debate? By drawing on quantitative data reported to the European Defence Agency (EDA), Eurostat and the Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) from 2011 – data after this period is presently incomplete –, this post aims to provide European Geostrategy’s readers with a brief overview of the quantitative contours of the debate in advance of the December meeting.

Military spending (2011)

expenditure

 

Of the top seven military spenders in Europe, the United Kingdom (UK) is the highest spender on defence with €43.7 billion (£36.6 billion), with France (€38.5 billion – £32 billion), Germany (€33.8 billion – £28.1 billion), Italy (€21.7 billion – £18 billion), Spain (€10.1 billion – £8.4 billion), Netherlands (€8.2 billion – £6.8 billion) and Poland (€6.6 billion – £5.5 billion) following behind. This is significant given the NATO recommendation of requiring its members to spend a minimum of two percent of gross domestic product on their armed forces. Questions will always arise as to the effectiveness of such spending, especially if one considers inefficiencies such as over-spends and the fact that most military spending in Europe still goes to wage costs for personnel. Nevertheless, military spending is an important element in showing a commitment to the armed forces as an element of national policy. There are also tangible effects. The British have spent a proportion of their expenditure on new warships and aircraft carriers, which will go into maintaining a level of global force presence. Expect the British and the French to make an issue of military spending with their fellow Member States: the problem will be how they convince partners of the need to spend more on defence when so many of them are undergoing a period of fiscal and economic consolidation.

Government expenditure 2011

Other problems relate to two further issues. Firstly, the French announced in their 2013 White Paper that their national military spending will remain at approximately 1.5 percent of gross domestic product from 2015, and therefore no increase is foreseen – it is difficult to encourage other Member States to increase spending in this climate. Second, increasing military expenditure will be difficult given that other economic sectors continue to vie for a share of overall government expenditure. The above breakdown of EU27 defence spending as a total of government expenditure (2011) highlights the share of defence spending (€187 billion) as compared to other areas of government expenditure in the EU.

National spending on armaments (2011)

Defence equipment procurement expenditure 2011

 

Of the top seven national spenders on armaments equipment procurement in Europe, the French (€7.5 billion – £6.2 billion) come out on top, yet the UK (€6.8 billion – £5.6 billion) – a symptom of the demands of Afghanistan – and Germany (€5.8 billion – £4.8 billion) are close behind. Italy (€1.1 billion – £913 million) and Sweden (€966 million – £802 million) follow even further behind. The main tension on armaments equipment spending likely to emerge at the Council meeting will relate to where equipment is procured by the Member states and how much is in turn spent in collaborative projects at the European-level. In 2009 the European Commission adopted its Directives on intra-EU transfers of defence equipment and defence procurement. Expect some of the leading states to use these Directives to further open defence markets in Europe for the benefit of their own defence firms and suppliers.

Spending on European equipment collaboration (2011)European Collaboration 2011

 

Of the top six European spenders on European equipment collaboration, the Germany (€2.4 billion – £2 billion) invests more than any other EU Member State. Not much separates the UK (€1.7 billion – £1.4 billion), Italy (€1.5 billion – £1.2 billion) and France (€1.3 billion -£1.1 billion). Spain (€298 million – £247 million) and Belgium (€67.4 million – £56 million) are further behind. When compared to national armaments procurement spending, a number of disparities emerge; for example, France and the UK’s share of European-level spending is low when compared to Germany’s and Italy’s national-to-European ratio. The Council will attempt to showcase a number of bilateral military cooperation projects, including the British-French Lancaster Treaties and the BENELUX naval cooperation. Particular projects will also be highlighted including French-Italian naval cooperation on the FREMM Frigate, European Air Transport Command, the soon-to-be in service A400M, air-to-air refuelling capacities, remotely piloted aircraft systems (RPAS) and a Space Situational Awareness capability. It should be remembered that such capability projects do not necessarily reduce costs for the Member States. European cooperation on RPAS will entail a number of challenges, as will any discussion on the political reasons behind the failed BAE Systems-EADS merger.

Spending on defence research and development (2011)

Defence R&D 2011

 

The Council of the EU recognise that European levels of government investment into defence research and development is worryingly low. The ministers see defence research and development as a way to maintain and boost expertise, innovation and competitiveness in the defence sector. The problem, however, is that no workable ways of incentivising defence research and development investment among the Member States have been identified. Of the top six spenders on this in Europe in 2011, France (€3.3 billion – £2.7 billion) was the highest investor with the UK (€2.7 billion – £2.2 billion) and Germany (€1.1 billion – £913 million) in second and third place respectively. Defence research and development poses a number of challenges; member states have been keen to switch research and development investments to civilian sectors. Some have argued that this is a reflection of the European defence sector – e.g. greater development of dual-use technologies and the importance of small and medium-sized enterprises. While this may be a fair characterisation, Member States such as France and the UK recognise the importance of investment in military-specific research and development to maintain a technological and strategic edge.

 

Sustainable land forces (2011)Sustainable Land Forces 2011

 

Of the top seven European states with sustainable land forces, the French (29,444 troops) and the British (24,483) are European leaders. This is in keeping with their expeditionary posture since the end of the Cold War. Spain (7,850), Netherlands (5,050), Romania (2,953), Greece (2, 552) and Portugal (2,254) follow behind. Sustainable land forces will be another theme that emerges at the December Council meeting, especially in the discussions about the EU Battlegroups (EUBGs). Indeed, a key debate will be had on whether or not the Member States still see the EUBGs as a useful tool – more important will be the discussions on what purpose the EUBGs should serve in the wider framework of the EU’s Common Security and Defence Policy (CSDP). The British and French will be gearing up for a contest to keep the EUBGs as a tool for rapid deployment, whereas some other countries may push for the EUBGs to play a role in the CSDP’s existing work on in-country training of security forces in third-countries. This move would attempt to feed the EUBGs into the civilian elements of the CSDP, and away from the initial ambition for the EUBGs to serve as the EU’s rapid reaction standby force.

Arms exporters (2011)

Arms Exports Value 2011

 

The issue of arms exports will be critical in the context of the European Council’s discussions in December. While national reporting on arms exports is restricted and therefore based solely on estimates by SIPRI, it is clear from the diagram that in 2011 France (€1.8 billion – £) was the leading exporter of arms globally. Germany (€888 million - £737 million), the UK (€788 million - £646 million), Italy (€770 million – £639 million), Spain (€683 million - £567 million) and Sweden (€505 million – £418 million) followed behind. An interesting development has occurred since 2011, with all the countries mentioned above lowering their exports in 2012. Significantly, Germany is now Europe’s largest exporter (€878 million – £729 million) followed by France (€ 838 million - £695 million), the UK (€635 million – £527 million), Italy (€623 million – £517 million), Spain (€530 million – £440 million) and Sweden (€364 million – £302 million). France have lost its footing and Spain has improved its position on global markets compared to Sweden. Politically the French will be using the European Council meeting to put greater emphasis on the need to review EU export rules in such a way as to boost European (read French) arms exporters. The 2013 French White Paper makes clear that the financial crisis, the development of emerging economies’ domestic arms industries and the American sequestration are hurting French exports. Looking to increase its relevance in defence policy, the European Commission will be a natural ally for France in pushing for reforms that will benefit the ‘European Defence Technological and Industrial Base’ and, thus, French industry.

 

• Most of the data has been taken from the EDA’s ‘Data Defence Portal’, with the figures coming from 2011. Unfortunately, more reliable recent figures are unavailable as the European Union member states have not as yet reported figures to the EDA beyond 2011. It should also be noted that not all member states have reported national data to the EDA in certain cases. The figures on arms exports come from the Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) database from 2011; although the original figures quoted by SIPRI are in United States dollars, the author has converted the figures to euros. The figures on total government expenditure come from Eurostat. For all notes on methodology, please consult the EDA, Eurostat and SIPRI websites respectively.

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 11:22
Episode 2 - Au cœur du déploiement opérationnel du GAN

4 déc. 2013 FORCESFRANCAISES

 

Au cœur du déploiement opérationnel du groupe aéronaval "Bois Belleau"

 

Le groupe aérien embarqué (GAé) rejoint le porte-avions Charles De Gaulle au large de Toulon.

 

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 10:50
European Council on Security and Defence, 19-20 December 2013 - Subcommittee on Security and Defence

04-12-2013 SEDE

 

As part of its contribution towards the December Defence Summit, the European Parliament adopted the SEDE reports on the Implementation of CSDP (Rapporteur: Maria Eleni Koppa, S&D) and the European Defence Technological and Industrial Base (Rapporteur: Michael Gahler, EPP) on 21 November 2013 (see hereunder for the adopted texts).

You can also follow the preparations by the other institutions and the results of the European Council from the special website.


Further information
Report on the implementation of CSDP (Rapporteur: Maria Eleni Koppa, S&D)
Report on the European Defence Technological and Industrial Base (Rapporteur: Michael Gahler, EPP)
 

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 10:50
Rapport d’information sur l’Europe de la Défense (synthèse)

 

27 novembre 2013 Assemblée Nationale

 

Déposé en application de l’article 145 du Règlement par la Commission des Affaires Etrangères sur l’Europe de la Défense, et présenté par Mme Elisabeth GUIGOU, Présidente

 

 

SYNTHÈSE DU RAPPORT

 

Lors du prochain Conseil européen, les 19 et 20 décembre 2013, les 28 chefs d’État et de Gouvernement de l’Union européenne examineront les moyens de relancer l’Europe de la Défense. Ce rapport a pour objet de permettre à la Commission des affaires étrangères d’apporter sa contribution à cette réflexion collective.

 

L’émergence de l’Europe de la défense est difficile, mais absolument nécessaire pour au moins cinq raisons :

 

1. Le « pivot » américain doit conduire à un engagement européen plus important dans la gestion des crises.

 

2. Les nouvelles menaces appellent une coopération européenne.

 

3. Les contraintes budgétaires exigent davantage de mutualisation et de coopération.

 

4. La base industrielle de défense européenne doit être préservée et consolidée.

 

5. Enfin et surtout, l’Europe de la défense contribue à l’influence de l’Europe dans la mondialisation.

 

Les avancées qui ont été réalisées dans les années 90 et au début des années 2000, du traité de Maastricht au traité de Lisbonne, ont malheureusement fait long feu.

 

Des décisions ont eu le mérite de faire avancer l’Europe de la Défense dans le passé.

 

Par exemple, les relations avec l’OTAN sont désormais clarifiées, puisque, selon ce cadre, il est admis que l’Union puisse intervenir militairement, soit avec les moyens de l’OTAN, soit avec des moyens nationaux, mais toujours de manière autonome par rapport à l’Alliance atlantique.

 

Autre avancée importante sur le plan conceptuel, le Royaume-Uni a, par la déclaration de Saint Malo, reconnu en 1998 qu’une politique de défense commune peut se développer au sein de l’Union européenne.

 

Le Conseil européen d’Helsinki, en 1999, a fixé l’objectif à l’Union d’être capable de mener à bien les missions de Petersberg, avec des forces devant atteindre l’effectif de 50 à 60 000 hommes, dotées des capacités nécessaires de commandement, de contrôle et de renseignement, ainsi que, en cas de besoin, d’éléments aériens et navals.

 

De réelles avancées au plan industriel ont été réalisées comme la création d’EADS à l’été 2000, ou le lancement, en 1991, des études du programme A400M.

 

Le traité de Lisbonne offre à la PSDC  une panoplie complète d’instruments (SEAE, coopération structurée permanente, etc.).

 

Ces difficultés ne sont pas propres à l’Union européenne. Il n’y a pas d’un côté une Alliance atlantique qui marche et une Europe à la traîne.

 

Tout d’abord, les interrogations croissantes sur l’opportunité du recours à la force concernent aussi bien les États-Unis que l’Europe. Une sorte de brouillard stratégique s’est levé progressivement depuis la crise irakienne. Cette guerre a ouvert un cycle de défiance croissante à l’égard des interventions extérieures qui a pris de l’ampleur au gré des crises : afghane, libyenne puis syrienne. L’intervention au Mali constitue une exception, dans la mesure où les objectifs militaires de l’intervention se sont accompagnés d’une stratégie politique et de développement crédible.

 

La baisse des budgets de défense en Europe a par ailleurs atteint un seuil critique et conduit à des ruptures capacitaires chez certains de nos partenaires, le Royaume-Uni en particulier. La rapporteure formule le vœu que la loi de programmation militaire soit respectée, sans quoi les capacités françaises pourraient elles aussi être mises en cause.

 

Enfin, la nouvelle stratégie américaine se caractérise par la fin de la guerre contre le terrorisme, mais aussi par un pivot vers l’Asie et un moindre engagement des États-Unis au Proche et Moyen Orient. L’envoi de troupes américaines sur des théâtres extérieurs est devenu plus qu’improbable. Les Américains demandent en conséquence aux Européens d’assurer davantage leur propre sécurité et celle de leur voisinage.

 

À ce contexte général s’ajoutent bien entendu les difficultés propres à l’Union européenne, l’absence de consensus entre ses membres sur les questions de défense.

 

Le Royaume-Uni est toujours sur une opposition de principe à l’intégration européenne ce qui n’empêche pas une coopération bilatérale très forte entre ce pays et la France. La crise budgétaire a conduit à de sérieuses réductions des capacités militaires britanniques.

 

La Pologne est entrée dans une phase de prise de distance à l’égard de l’Alliance atlantique qui l’a conduite à se rapprocher de l’Europe. C’est aussi l’un des rares pays européens à avoir une politique d’équipement ambitieuse. Mais la vision stratégique polonaise demeure essentiellement continentale, la Russie demeurant perçue comme une menace.

 

Quant à l’Allemagne, c’est une sorte de puissance militaire en sommeil. En effet, elle s’est, à partir des années 1990, engagée dans le maintien de la paix au-delà de ses frontières, mais l’emploi de la force demeure un tabou qui inhibe les dirigeants allemands, partagés entre le pacifisme et la conscience des responsabilités que l’Allemagne devrait assumer. Néanmoins, l’Allemagne dispose d’un budget militaire appréciable et la transformation de l’armée allemande est réelle.

 

Ce sont les raisons pour lesquelles l’avenir de l’Europe de la défense se situe au moins autant de l’autre côté du Rhin que sur l’autre rive de la Manche.

 

Les propositions sur les trois volets du Conseil européen de décembre 2013

 

Volet 1 : inciter l’Europe à davantage s’impliquer dans la gestion des crises, y compris dans leur dimension militaire.

 

Un consensus a émergé en faveur de ce que l’on appelle « l’approche globale », c’est-à-dire l’idée que la gestion des crises suppose la mobilisation et la coordination de divers instruments militaires et civils. La France soutient naturellement cette orientation, mais défend aussi la ligne que les outils militaires ne doivent pas être dilués ni dénaturés par cette approche.

 

Quatre sujets sont particulièrement importants.

 

1. L’avenir des groupements tactiques européens

 

Les groupements tactiques (Battle groups) de l’Union Européenne sont les seuls instruments de projection militaire de l’Union Européenne. Comme ils n’ont jamais été utilisés, certains États veulent les transformer en outils civilo-militaires alors que la France souhaite qu’ils demeurent des outils combattants, aptes à entrer en premier sur un théâtre d’opération. Ce rapport propose que l’on examine la possibilité de mettre ces groupes à la disposition de l’ONU, dans la phase préalable au déploiement d’une Opération de maintien de la paix (OMP) de l’ONU.

 

2. La plateforme d’aide à la décision

 

L’Union européenne et ses États membres devraient disposer d’une appréciation unique et commune de la situation de niveau stratégique, afin de faciliter la prise de décision, de permettre une meilleure synchronisation des actions de l’Union sur le terrain et de mesurer la performance de celle-ci. L’Allemagne et la Pologne sont favorables à ce projet ; en revanche les Britanniques sont réservés en raison de leur prévention à l’égard de tout ce qui ressemble à un état-major européen.

 

3. La rationalisation des moyens européens

 

Le Conseil doit réfléchir aux moyens de renforcer les pouvoirs de coordination de la Haute Représentante afin que l’Union puisse perfectionner les instruments qu’elle utilise pour mettre en œuvre l’approche globale de gestion des crises. Le fait, par exemple, que le SEAE planifie et conduise des actions de gestion de crise sans avoir le contrôle des instruments financiers de gestion de crise limite considérablement l’efficacité de son action.

 

4. Se préparer aux défis opérationnels

 

Le Conseil n’a pas pour objet de décider de nouvelles opérations, mais d’essayer de définir des stratégies ponctuelles.

 

Ainsi, la France propose une Stratégie de sûreté maritime de l’Union européenne afin de valoriser une approche globale et cohérente des sujets maritimes en capitalisant sur le succès de la mission Atalante. La nouvelle stratégie aurait comme champ d’intervention le golfe de Guinée où l’on constate un développement de la piraterie.

 

Le Conseil est également saisi de propositions dans les domaines de la cyberdéfense, du spatial et de la sécurité des frontières.

 

5. La question de la mutualisation financière des opérations extérieures

 

Cette question ne sera pas abordée lors du Conseil européen de décembre mais il serait logique d’aboutir à une plus grande mutualisation des dépenses induites par les opérations militaires qui contribuent à la défense européenne (élargissement du mécanisme Athena ou contributions volontaires à un fonds OPEX).

 

Volet 2 : améliorer le développement des capacités

 

La diminution des budgets militaires n’a pas spontanément abouti à une mutualisation des moyens. Le réflexe naturel lorsque les budgets baissent est de les réserver à l’industrie nationale. Il est paradoxalement plus facile de faire de la coopération dans le domaine des programmes d’armement lorsque les moyens sont en hausse.

 

Trois sujets sont particulièrement importants.

 

1. Le ravitaillement en vol et l’extension de l’EATC

 

L’initiative européenne sur le ravitaillement en vol est un projet emblématique de la démarche qui vise à optimiser le processus d’acquisition d’équipement et à mutualiser leur emploi. Elle peut se combiner avec une extension de l’EATC, structure de mutualisation des moyens de transport aérien militaire.

 

En proposant que l’EATC prenne en charge le ravitaillement des appareils qui assurent la composante aérienne de sa dissuasion, le ministre français de la Défense fait preuve d’une réelle volonté de faire progresser la mutualisation.

 

2. Les drones

 

La France a choisi d’acquérir 12 drones Reapers fabriqués aux États-Unis, décision qui, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie disposant déjà de Reapers, ouvre la possibilité de créer un « club d’utilisateurs européens » et de coopérer sur l’entrainement et la formation. Cela a été acté le 19 novembre 2013, entre le ministre français de la Défense et ses collègues allemand, grec, espagnol, italien, néerlandais et polonais. L’objectif, à terme, est de développer, à l'horizon 2020, un drone MALE européen de nouvelle génération, dans le cadre de l'Agence européenne de défense (AED).

 

3. Il serait utile de mettre en place des incitations fiscales qui n’existent pas dans l’Union.

 

Volet 3 : renforcer l’industrie de défense européenne

 

La Commission européenne a préparé un texte qui comporte un aspect positif, celui de mettre l’accent sur les concepts d’autonomie stratégique, de l’accès aux technologies et de la sécurité d’approvisionnement. Cela répond à la demande française de définition de la base industrielle et technologique de défense européenne (BITDE).

 

Il faut être vigilant à ce que la Commission ne produise pas de nouvelles normes, par exemple sur le contrôle des exportations. Cette logique bureaucratique, qui conduit à un empilage de normes, est dommageable pour les industries européennes car elle constitue un frein à l’initiative et à l’innovation et affecte in fine la compétitivité.

 

Enfin, certaines pistes proposées dans la communication de la Commission européenne présentent le risque de traiter la défense comme les autres marchés, alors que sa spécificité est incontestable puisque les Etats sont les seuls clients.

 

Les propositions pour une « feuille de route »

 

Le Conseil européen de décembre doit amorcer une nouvelle dynamique de la politique de défense au plus haut niveau politique de l’Union européenne, en prenant des décisions immédiates et concrètes mais aussi en définissant des objectifs et le calendrier des étapes à franchir dans les années qui viennent.

 

Le Conseil européen de décembre ne sera un succès que s’il propose une vision politique à moyen et à long terme, avec une « feuille de route » ambitieuse que les Etats s’engagent à respecter.

 

Le suivi des évolutions rend nécessaire de mettre en place des rendez-vous réguliers du Conseil européen consacrés à la défense, au moins tous les ans.

 

Cinq éléments devraient être présents dans cette feuille de route.

 

1. Faire le bilan de ce qui existe déjà et de ce qui fonctionne

 

Il faut éviter les débats trop institutionnels ou philosophiques qui ne débouchent au mieux qu’à très long terme et se concentrer sur les possibilités que nous offrent les traités pour avancer efficacement (possibilités offertes par la coopération structurée permanente ou l’article 44 du traité sur l’Union européenne), sur les opérations civiles et militaires achevées ou en cours, et sur les progrès concrets réalisés dans le domaine industriel.

 

2. L’élaboration d’une nouvelle stratégie européenne de sécurité

 

Le rapport sur la Stratégie européenne de sécurité, rédigé sous l’autorité de Javier Solana, remonte à 2003. Cette stratégie a été actualisée en 2008, et c’est aujourd’hui le seul texte de référence sur le rôle de l’Union européenne dans le monde et sur une conception commune des menaces.

 

Il serait souhaitable que le Conseil européen donne un mandat aux institutions de l’Union européenne qui seront renouvelées en 2014 et de les charger d’ici 2015 de définir une stratégie européenne de sécurité.

 

3. Clarifier la relation entre la Commission européenne et les Etats membres

 

Aujourd’hui la Commission européenne intervient à deux niveaux dans le domaine de la défense : dans le domaine industriel et dans le domaine de la gestion de crise. Au niveau industriel, il faudra à l’avenir chercher à mieux coordonner les Etats membres, la Commission européenne et l’Agence européenne de défense et à ne pas traiter la défense comme les autres marchés, alors sa spécificité est incontestable puisque les Etats sont les seuls clients. En matière de gestion de crise, les capacités de l’UE sont donc réparties entre différentes entités de la Commission et non regroupées au sein du SEAE.

 

Il serait donc utile que ce Conseil européen initie une réflexion sur la clarification des relations entre la Commission et les Etats membres sur ces deux sujets, car cette absence de cohérence globale entre la politique et les moyens d’action est dommageable pour l’efficacité et la visibilité de l’action extérieure européenne.

 

4. Relancer de grands programmes en coopération.

 

Actuellement, la coopération en matière d’armement est faible. Or, c’est une nécessité pour les Etats européens, afin qu’ils puissent acquérir des équipements de défense, et pour les industriels, afin de maintenir des compétences technologiques de pointe.

 

5. Approfondir le partenariat euro-américain

 

La politique des États-Unis constitue l’un des facteurs majeurs d’évolution de la donne stratégique mondiale, qu’il s’agisse de leur positionnement énergétique ou de leur plus grand intérêt pour la zone asiatique. Pour l’Union européenne, les États-Unis restent le partenaire prioritaire.

 

Le Conseil européen devrait charger le SEAE d’initier une réflexion sur les options possibles pour approfondir le dialogue stratégique entre l’Union et les États-Unis, sur tous les aspects de leurs relations, bien au-delà de la relation classique et nécessaire entre l’Union et l’OTAN.

 

La France a donc une responsabilité historique lors de ce Conseil européen : présenter des propositions, lancer des initiatives concrètes et s’assurer que les décisions prises ne resteront pas sans lendemain.

 

Pour cela, trois conditions doivent être préalablement remplies. D’une part, la volonté politique des autorités françaises doit être suffisamment forte pour saisir cette opportunité. D’autre part, la France doit être à l’écoute de ses partenaires, afin de déceler les ouvertures possibles et éviter de générer des blocages par des propositions qui seraient mal perçues. Enfin, la France doit faire œuvre de pédagogie pragmatique pour expliquer les enjeux et les risques d’un déclassement stratégique de l’Europe.

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:55
Entraînements Gabian en Méditerranée : quatrième et dernier acte

 

02/12/2013 Actu Marine

 

La période d’entraînement opérationnel Gabian 13.4 aura lieu du 2 au 6 décembre 2013 au large des côtes méditerranéennes. Mené par la frégate La Fayette, l’entraînement mutuel réunira une force navale composée des unités suivantes :

Cet entraînement en mer est planifié selon un cycle trimestriel et a pour objectif de compléter, en mutualisant les moyens et concours, l’entraînement des bâtiments non déployés. Il permet de réaliser tout le spectre des actions nécessaires pour leurs préparations opérationnelles. Les bâtiments s’entraînent en groupe à la navigation, aux exercices tactiques, aux ravitaillements à la mer et à d’autres activités importantes pour l’entraînement des équipages. Ainsi tous les participants, chasseur de mines ou frégate anti aérienne trouvent des opportunités pour élever leur niveau de préparation opérationnelle.

Toutes les unités engagées dans Gabian appartiennent à la force d’action navale et réaliseront des interactions avec des avions et des hélicoptères de la marine nationale ( Atlantique 2, Falcon, Panther, Dauphin), de l’armée de l’Air (Mirage 2000) et de la société civile Apache Aviation (chasseur démilitarisé Hunter chargé de réaliser des attaques simulées).

À raison de 4 cycles de préparation opérationnelle, Gabian a permis en 2013 l’entraînement mutualisé de 20 bâtiments de combat de 10 types différents, stationnés à Toulon. 4264 marins de la FAN ont participé à Gabian.

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:50
Cyberdéfense  : Les états-Unis signent un partenariat avec l'Estonie

 

04/12 Par Les Echos

 

Le secrétaire d'Etat John Kerry a signé, hier, un partenariat en matière de cyberdéfense avec l'Estonie. Tallinn étant un fer de lance dans ce domaine depuis qu'elle a subi une attaque massive en 2007. « L'Estonie est une alliée fondamentale des Etats-Unis et un leader reconnu sur les questions de cybersécurité et de liberté sur Internet », a indiqué le département d'Etat. L'Otan a organisé la semaine dernière en Estonie un vaste exercice de cyberdéfense.

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:35
L'Otan appelle Karzaï à signer sans délai le traité Afghanistan/Etats-Unis

 

04 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

BRUXELLES - Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Otan ont appelé mardi le président afghan Hamid Karzaï à signer sans délai le traité de sécurité entre Kaboul et Washington, dont dépend la mission de l'Alliance atlantique après 2014.

 

Le plus tôt sera le mieux pour la signature par M. Karzaï, a déclaré le secrétaire d'Etat américain John Kerry, à l'issue d'une réunion avec ses homologues à Bruxelles.

 

Il n'a cependant pas fixé de date limite alors que la Maison Blanche insiste depuis des semaines pour une signature d'ici à la fin de l'année 2013.

 

M. Kerry a également laissé entendre que le paraphe de M. Karzaï sur ce traité bilatéral de sécurité (BSA) n'était pas une obligation absolue.

 

Son ministre de la Défense peut le signer, son gouvernement peut le signer, quelqu'un peut en prendre la responsabilité, a dit le chef de la diplomatie américaine.

 

Mais ce n'est pas une plaisanterie, c'est une affaire sérieuse, a-t-il martelé, rappelant que les 50 pays de la coalition internationale actuellement en Afghanistan avaient des impératifs de planification et des exercices budgétaires à respecter pour préparer une éventuelle présence militaire dans ce pays après 2014.

 

Il est clair que s'il n'y a pas de signature (...), il ne peut y avoir de déploiement et que les projets d'aide deviendront incertains, a pour sa part déclaré le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen.

 

J'espère que le BSA sera signé, a-t-il plaidé.

 

Le président Karzaï a refusé jusqu'à présent de parapher ce traité -- pourtant agréé entre les deux pays en novembre -- qui définira les modalités d'une présence militaire américaine après le départ des 75.000 soldats de l'Otan, fin 2014.

 

Jusqu'à présent, le président afghan ne veut pas signer avant l'élection présidentielle d'avril prochain, à laquelle il ne pourra pas se représenter.

 

De la signature du BSA dépend aussi la mise en place du cadre juridique pour la mission d'assistance, de soutien et de formation des forces de sécurité afghanes que prépare l'Otan. Cette dernière espère prendre une décision en février 2014 sur les contours de cette mission, dont les effectifs sont actuellement évalués entre 8.000 et 12.000 hommes.

 

Avec des pays partenaires comme le Japon, l'Otan prévoit également de financer partiellement les forces afghanes, dont les besoins évalués à 4,1 milliards de dollars par an.

 

Le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, a appelé M. Karzaï à ne pas jouer avec la montre et de décider sans délai. Nous avons des planifications à faire, des décisions logistiques à prendre, a-t-il ajouté.

 

Ce message devrait être relayé mercredi au cours de la réunion ministérielle de l'ensemble des pays présents en Afghanistan en présence du ministre intérimaire afghan des Affaires étrangères, Zarar Ahmad, et du ministre de l'Intérieur Mohammed Daudzai, selon un responsable du département d'Etat.

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:35
Biden aborde les tensions causées par la zone aérienne chinoise

 

04.12.2013 Romandie.com (ats)

 

Le vice-président des Etats-Unis, Joe Biden, est arrivé mercredi à Pékin. C'est l'étape la plus délicate d'une tournée asiatique alourdie par la tension suscitée par une zone de défense aérienne nouvellement instaurée par la Chine.

 

Après avoir insisté mardi à Tokyo sur la solidité de l'alliance USA-Japon, le numéro deux américain est accueilli par un climat de relative défiance dans la capitale chinoise.

 

"Ce n'est pas la peine qu'il espère des progrès concrets s'il vient pour seulement répéter les précédentes remarques erronées et partiales de son gouvernement", a mis en garde le quotidien China Daily, dans un éditorial mercredi.

 

Un haut responsable à Washington a indiqué que M. Biden allait mettre sur la table, face à ses interlocuteurs chinois, l'inquiétude provoquée par la "zone d'identification de la défense aérienne" que la Chine a instaurée unilatéralement le 23 novembre.

 

Cette zone recouvre une grande partie de la mer de Chine orientale, zone qui englobe les îles Senkaku, un archipel administré par le Japon mais revendiqué par la Chine sous le nom de Diaoyu.

 

Vives préoccupations

 

En un peu plus de 24 heures à Pékin, le vice-président américain sera reçu par le vice-président chinois Li Yuanchao, numéro 5 dans la hiérarchie communiste, par le président Xi Jinping et par le Premier ministre Li Keqiang.

 

Il repartira jeudi de Pékin à destination de Séoul, autre grand allié de Washington.

 

"Nous, les Etats-Unis, sommes vivement préoccupés par la tentative (chinoise) de modifier unilatéralement le statu quo en mer de Chine orientale", a déclaré mardi Joe Biden, aux côtés du Premier ministre japonais Shinzo Abe. Il a ajouté qu'il entendait "exprimer ces préoccupations de façon très spécifique et directement" avec la direction chinoise.

 

Droits de l'Homme

 

Même si la géopolitique devrait occuper une place centrale dans les discussions à Pékin, des ONG ont adressé une lettre à M. Biden pour lui demander d'évoquer également le thème sensible des droits de l'Homme, et notamment le sort du Nobel de la paix emprisonné, Liu Xiaobo.

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:35
Indian Navy plans integrated coast battery at Sagar Islands

 

 

Dec 03, 2013 brahmand.com

 

KOLKATA (PTI): In a strategic move in its defence and strengthen surveillance capabilities, the Indian Navy is in planning for a full-fledged coast battery at the Sagar Islands on West Bengal's coast.

 

"There used to be a coast battery at Diamond Harbour, but was shut down after Haldia port expanded. Since then, the strategic coast line all along the Sunderbans and adjoining areas is lying vacant," said Naval Officer-in-Charge, West Bengal, Commodore Ravi Ahluwalia said.

 

"We urgently need a coast battery in the area, especially at Sagar Island, given the rapid rise of naval acquisitions of Bangladesh and movement of foreign ships including fishing trawlers from neighbouring countries," Ahluwalia said.

 

Land-based Naval Coast Batteries primarily perform a defensive role against attacking warships and hostile incoming aircraft. The Navy is looking toward acquiring anti-ship cruise missiles, requiring the missile to minimally, perform a pop-up terminal phase manoeuvre.

 

"Land has already been identified at the Sagar Islands and the process of acquisition is underway. Once that is done, we will be building all infrastructure to host P-series missiles or missiles mounted on Mobile Autonomous Launchers (trucks). We are eager to have land-to-ship missiles and surface-to-air missiles from this coast battery," said Ahluwalia.

 

"Post 26/11 Mumbai terror attacks, communication has been a major challenge for both the Navy as well as the Coast Guard. The Sagar Island coast battery would also have its own radar system as well as examination anchorage for physical verification of ships and mid-size boats to ensure maritime security and be prepared for hostile situations," he added.

 

The Navy is also eager to partly fund the Sagar Island deep water port along with the KoPT for securing confirmed berthing facilities to meet any eventuality and feed the requirements for its planned Sagar Island coast battery.

 

Expressing hope that the proposed Kaladan Multi-Modal Transit Transport Project which would connect Kolkata port with Sittwe port in Myanmar by sea and then link Sittwe to Mizoram via river and road transport for faster and cheaper cargo movement to the northeastern states to be completed by 2016, the NOIC said. The coast battery system would be crucial component for surveillance mechanism for the project, he said.

 

"Our coast battery system would also be a major base for the proposed Unmanned Aerial Vehicle (UAV), which is in the pipeline to take off from its planned primary base from Behala in Kolkata. With increased shipping and fishing activities and with the extremely difficult terrain of the Sunderbans Delta region, we need to have a very firm aerial surveillance mechanism in place with UAVs, which would also have its operational area over the seas.

 

"The naval headquarters and the AAI are presently finalising on the land availability aspect and once that is in place, we would be setting up our infrastructure very soon," Ahluwalia said.

 

Stating that BSF's border outposts along the riverine Indo-Bangla border stretch was not adequate and the marine police stations in between Budge to Sagar Islands needs to be immediately augmented, the NOIC said the Navy needs to play an increased role in maritime security specially in the Sunderban Delta region.

 

Ahluwalia added that the Navy would soon hold a recruitment drive especially at Sagar Islands as part of its move to set up a naval services selection board at Diamond Harbour, which is slated to come up by next year aiming to increase recruitment from the east and northeastern states.

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:35
Les Etats-Unis déploient leurs nouveaux avions de surveillance à Okinawa

 

02.12.2013 lepopulaire.fr

 

La Marine américaine a déployé à Okinawa (Japon) son tout nouvel avion de surveillance et de lutte anti-sous-marine, en pleine montée de tensions après l'instauration par Pékin d'une zone aérienne d'identification, a affirmé lundi une de ses responsables.

Deux premiers P-8 Poseidon, qui avaient décollé vendredi de Floride (sud-est des Etats-Unis), sont arrivés sur la base de Kadena, située sur l'île d'Okinawa. Ils devraient être rejoints dans les jours à venir par quatre appareils supplémentaires, selon cette responsable s'exprimant sous couvert de l'anonymat.

 

Ce déploiement était "prévu depuis longtemps" et vise à remplacer les vieux P-3 Orion en fin de vie, selon cette responsable. Il n'est donc pas lié à l'instauration par Pékin d'une zone aérienne d'identification (ZAI) au-dessus de la mer de Chine orientale. Mais en déployant ce tout nouveau matériel, Washington renforce ses capacités dans cette zone qui couvre les îles Senkaku --Diaoyu pour la Chine-- au centre des tensions entre Tokyo et Pékin.

 

Le P-8 Poseidon entre à peine en service opérationnel. Construit à partir de la structure d'un Boeing 737, il dispose d'une autonomie et d'un rayon d'action accrus par rapport au P-3 et emporte torpilles et missiles anti-navires.

 

Le Japon, la Corée du Sud et les Etats-Unis ont chacun fait voler des avions dans la zone aérienne d'identification la semaine passée, sans en informer les Chinois, pour montrer qu'ils ne reconnaissaient pas cette ZAI chinoise, conduisant Pékin à envoyer des chasseurs à la rencontre de ces appareils.

 

Un porte-parole du Pentagone, le colonel Steven Warren, a toutefois noté lundi que la réaction des autorités chinoises aux vols américains dans la zone restait habituelle et "normale", plaidant que les vols américains se poursuivaient comme de coutume.

 

De nombreux experts estiment que la ZAI s'inscrit dans une démarche chinoise visant à affirmer peu à peu son rang de superpuissance politique, diplomatique et militaire, face à Washington qui, dans le cadre de sa stratégie dite de "pivot" vers l'Asie, entend renforcer ses moyens militaires dans le Pacifique.

 

Le vice-président américain Joe Biden est arrivé lundi à Tokyo, première étape d'une tournée qui le conduira ensuite en Chine et en Corée du Sud et qui risque d'être dominée par les tensions provoquées par la ZAI.

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:35
USA: Possible Foreign Military Sale to the Republic of Korea for CH-47D

Dec. 4, 2013 Pacific Sentinel

 

WASHINGTON, Dec. 3, 2013 – The Defense Security Cooperation Agency notified Congress today of a possible Foreign Military Sale to the Republic of Korea for CH-47D Model Aircraft and associated equipment, parts, training and logistical support for an estimated cost of $151 million.

 

The Republic of Korea has requested a possible sale of:

 

14 CH-47D Model Aircraft to include T55-GA-714A Engines, 2 per aircraft

(14 ac x 2=28 engines)

5 T55-GA-714A Turbine to be used as spares.

16 AN/ARC-220 HF Radios

32 AN/ARC-186 VHF AM/FM Radios

16 AN/ARN 123 VOR ILS Marker Beacons

14 AN/ARN-154(V) Tactical Air Navigation (TACAN) System

16 AN/ARC-201D or AN/ARC-201E VHF FM Homing Radios

16 AN/APN-209D Radar Altimeters

16 AN/ASN-43 Gyro-magnetic Compasses

 

 

Also included are mission equipment, communication and navigation equipment, ground support equipment, special tools and test equipment, spares, publications, Maintenance Work Orders/Engineering Change Proposals (MWO/ECP), technical support and training. The total estimated value for these articles and services is $151 million.

 

The CH-47Ds being considered for this sale are currently operated by U.S. Forces Korea (USFK) in the ROK. This proposed sale of CH-47D aircraft equipped with T55-GA-714A engines will be provided from U.S. Army inventory located at Camp Humphrey, South Korea. The T55-GA-714A Engines to be provided as spares will also be provided from U.S. Government inventory.

 

If this proposed sale is approved, the aircraft will be sold and transferred to the ROK incrementally once USFK begins taking receipt of new-production CH-47F model aircraft, a process currently estimated to begin in the January 2014 timeframe. The U.S. Army will not replace the CH-47D aircraft being proposed for sale and transfer to the ROK. This proposed sale will allow the U.S. Army to avoid transportation and/or demilitarization costs in the amount of approximately $13.4 million.

 

This proposed sale will contribute to the foreign policy and national security objectives of the United States by meeting the legitimate security and defense needs of an ally and partner nation. The ROK continues to be an important force for peace, political stability and economic progress in North East Asia.

 

The proposed sale will improve the ROK’s capability to meet current and future requirements for troop movement, medical evacuation, aircraft recovery, parachute drop, search and rescue, disaster relief, fire-fighting and heavy construction support. The ROK will use this enhanced capability to strengthen its homeland defense, deter regional threats, and improve humanitarian and disaster mobilization and response. These efforts support both ROK and U.S. interests and objectives, and are consistent with strategic and regional goals. This sale is also consistent with the U.S. strategic interests for stability in the Pacific Command Area of Operations.

 

The ROK is capable of absorbing and maintaining this additional equipment in its inventory. The proposed sale of this equipment and support will not alter the basic military balance in the region.

 

The principal contractor will be The Boeing Company in Ridley Park, Pennsylvania. There are no known offset agreements proposed in connection with this potential sale.

 

Implementation of this proposed sale will require the assignment of 18 U.S. Government or contractor representatives to the ROK to provide support, program management, and training for a period of up to 2 years.

 

There will be no adverse impact on U.S. defense readiness as a result of this proposed sale.

 

This notice of a potential sale is required by law and does not mean the sale has been concluded.

 

DSCA

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:35
How China Justifies Its ADIZ - And How It Could Do Better

 

04 December 2013 By Shannon Tiezzi – Pacific Sentinel

 

China’s contradictory justifications for the ADIZ add to confusion over the zone.

 

China’s establishment of an Air Defense Identification Zone (ADIZ) in the East China Sea has attracted a flurry of attention from around the world. Most of this has been negative attention — Japan, South Korea, Taiwan, and the U.S. have all issued complaints, although Japan and the U.S. have had the strongest reactions so far. By now, we’ve all heard the arguments against the ADIZ. To use the words of U.S. Vice President Joe Biden, currently in Tokyo, China’s move “has raised regional tensions and increased the risk of accidents and miscalculation.” But China also had its reasons for making this move. In remarks made Tuesday, Chinese Defense Ministry Spokesman Geng Yansheng tried to clarify the Chinese perspective.

The bottom line, according to Geng, is that China’s new ADIZ is a necessary measure to defend China’s sovereignty and the security of Chinese territory and airspace. The ADIZ was set up to provide an early warning system for China’s national air defenses, and is a defensive measure not aimed at any particular country or region. As such, the ADIZ is in line with international law and conventions (my colleague Zachary Keck has more on China’s strategy of “waging lawfare”). Geng attributes the firestorm over China’s ADIZ to misunderstandings, and even intentional smear campaigns against China.

In response to the major criticism, that China is effectively claiming the ADIZ as its territorial airspace, Geng issues a flat denial. Instead, Geng clearly expresses that the ADIZ is not China’s airspace, but is a region set up within international airspace which China has designated as an identification zone. In other words, the ADIZ will not affect the freedom which other aircraft enjoy according to international law — but China reserves the right to instigate identification and investigation procedures against aircraft entering the zone. Such decisions will be made, Geng said, according to the military or civilian nature of the aircraft, its threat potential, and its distance from China.  In other words, China claims the right to follow aircraft entering the zone at its sole discretion, but still acknowledges this area as international airspace. 

 

Read the full story at The Diplomat

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 08:28
Deux hélicoptères Caracal en phase d'appontage sur un bâtiment de la Marine nationale

Deux hélicoptères Caracal en phase d'appontage sur un bâtiment de la Marine nationale

 

04/12/2013 Armée de l'air

 

Deux hélicoptères Caracal de l’escadron d’hélicoptères 1/67 «Pyrénées» ont embarqué à bord du porte-avions Charles de Gaulle, jeudi 28 novembre 2013, afin de participer à l’entraînement organique du groupe aéronaval.

 

Le détachement «embarqué» de l’armée de l’air se compose d’une trentaine d’aviateurs de l’escadron (équipages et personnel mécanicien), ainsi que d’une dizaine de spécialistes de la Personnel Recovery (récupération de personnel isolé) du commando parachutiste de l’air n°30.

 

Les hélicoptères de l’armée de l’air participent régulièrement à ce type d’entraînement conjoint avec la Marine nationale, afin de se familiariser avec l’ensemble des procédures propres aux bâtiments navals et au survol de milieu maritime.

 

 

Le groupe aéronaval mène actuellement en Méditerranée occidentale une période de dix jours de certification, avant de mettre le cap à l’est pour rejoindre le nord de l’océan Indien et le golfe arabo-persique, dans le cadre de l’opération Bois Belleau.

 

Plus d’informations

Commandos embarqués à bord d'un Caracal

Commandos embarqués à bord d'un Caracal

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories