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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 21:35
Afghanistan - Voie Sacrée, dernier bataillon logistique - Crédits CPL Cazalon 121e RT

Afghanistan - Voie Sacrée, dernier bataillon logistique - Crédits CPL Cazalon 121e RT

03/10/2013 Armée de Terre

 

Projeté de mars à juin 2013, le bataillon logistique (BATLOG) Voie Sacrée est le dernier à avoir été déployé en Afghanistan. Avec à sa tête le colonel Eric Vincendet, chef de corps du 121e régiment du train de Montlhéry, et fort de près de 400 soldats, le bataillon avait reçu pour mission principale d’assurer la dernière étape du désengagement de l’armée française de l’opération Pamir et de rétrocéder le camp de Warehouse à l’armée afghane.

 

Pour atteindre cet objectif, le bataillon a suivi avec rigueur une mise en condition dense avant projection. Débutée le 10 septembre 2012 par le « Key Leader Training », la préparation a ensuite emmené les femmes et les hommes du BATLOG à travers différents camps. Valdahon en octobre 2012 où s’est tenu le camp intermédiaire, le centre d’entraînement des brigades (CEB) de Mourmelon en novembre 2012, et enfin le détachement d’assistance opérationnelle (DAO) de Canjuers en janvier 2013, étape finale avant de quitter le territoire métropolitain entre le 13 et le 25 mars 2013. Désengagé ensuite au fur et à mesure des missions achevées, le dernier détachement a quitté le camp de Warehouse le 23 juin 2013, après en avoir confié la garde à l’armée afghane.

 

Enfin, vendredi 27 septembre 2013, dans le magnifique domaine du château de Chamarande (91), sonnait de manière symbolique la fin du BATLOG Voie Sacrée au cours d’une cérémonie de dissolution présidée par le général d’armée Ract Madoux, chef d’État-major de l’armée de Terre, en présence d’élus locaux et d’autorités militaires, notamment le général de division Rivault, commandant en second les forces terrestres, et représentant le général commandant les forces terrestres, du général de division Hocquard, directeur du service de la maintenance industrielle terrestre, du général Etienne, commandant l’école du train, et du général Bacquet, commandant la brigade logistique.

 

Cette cérémonie a été également l’occasion pour le lieutenant-colonel Depreville, commandant en second du BATLOG Voie Sacrée, de se voir remettre les insignes de chevalier de la Légion d’honneur.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 20:55
Le Rafale B 339 de retour de mission

Le Rafale B 339 de retour de mission

04/10/2013 Armée de l'air

 

Après avoir été réceptionné par la direction générale de l’armement (DGA) le 12 septembre 2013, le Rafale biplace immatriculé B 339, premier exemplaire de la 4etranche de production du programme Rafale est arrivé le 17 septembre sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan. Une semaine après, c’est au tour du B 340, de grossir les rangs de l’escadron de chasse et d’expérimentation 5/330 « Côte d’Argent ».

 

Les 60 avions de cette tranche de production sont tous équipés en série de capteurs nouvelle génération, à savoir du radar RBE2 AESA à antenne active, du détecteur départ missile de nouvelle génération (DDM NG) et de l’optronique secteur frontal « identification et télémétrie ».

 

Le Rafale est le premier avion de combat européen en service à bénéficier de la technologie AESA (Active Electronically Scanned Array / radar à antenne active), qui permet d’améliorer significativement sa portée de détection. C’est l’aboutissement de plus de 10 ans d’efforts de recherche et développement sur les antennes actives.

 

À ce jour, 180 avions de série ont été commandés par la DGA et 122 appareils livrés dans ses trois versions : 38 monoplaces embarqués M pour la marine nationale, 40 biplaces B et 44 monoplaces C pour l’armée de l’air.

Le Rafale B 340 est le dernier avion de chasse entré à l'armée de l'air

Le Rafale B 340 est le dernier avion de chasse entré à l'armée de l'air

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 16:50
Le Canada a participé à la 21e Conférence des forces armées européennes

04/10/2013 par Jacques N. Godbout

 

Des commandants d’armées provenant de 16 seize pays, dont le Canada, se sont réunis cette semaine à Weisbaden, en Allemagne, afin de discuter de partenariats militaires et de coopération en matière de sécurité en Europe lors d’une conférence de 3 jours sur la sécurité.

 

La 21e Conférence des forces armées européennes, dirigée par l’armée américaine en Europe, s’est terminée mercredi 2 octobre.

 

Les discussions ont notamment porté sur les défis de l’avenir en matière de sécurité en Europe, sur les leçons retenues des opérations de coalition et sur la voie à suivre. Des hauts dirigeants ont échangé des points de vue sur les façons de tirer parti des possibilités et de préparer les armées pour les années à venir.

 

Le lieutenant général Marquis Hainse, commandant de l’Armée canadienne, était présent à la conférence afin de prendre part à des discussions multilatérales et de nouer un dialogue avec ses homologues européens.

 

La Conférence, qui a représenté une tribune dans le cadre de laquelle les commandants d’armées ont pu établir des liens avec leurs collègues à l’échelle du continent, a également contribué davantage à la compréhension, à la paix et à la stabilité dans la région, a déclaré la Défense canadienne par voie de communiqué.

 

«J’aimerais remercier nos hôtes allemands de m’avoir invité à cette importante conférence et je remercie également nos amis américains de l’avoir organisée», a déclaré pour sa part le lieutenant-général Hainse.

 

«Par ma participation à la Conférence des forces armées européennes, j’ai eu l’occasion d’avoir des discussions exceptionnelles et informatives avec de nombreux autres leaders militaires et d’en apprendre davantage sur les divers défis en matière de sécurité auxquels sont confrontés nos alliés européens et nos amis. Ces discussions sont essentielles afin de faire en sorte que l’Armée canadienne soit prête à respecter les engagements militaires du Canada en Europe», a conclu le commandant de l’Armée canadienne.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 10:55
Défense: Ayrault promet de "limiter les conséquences" des restructurations

04/10/13 – leJDC.fr

 

Jean-Marc Ayrault a promis vendredi que le gouvernement mettrait "tous les moyens sur la table" pour "limiter les conséquences" de la Loi de programmation militaire "pour les territoires".

 

Le Premier ministre s'exprimait lors de l'ouverture des sessions nationales de l'Institut des Hautes études de Défense nationale (IHEDN) et de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ), au lendemain de la présentation des restructurations prévues dans le cadre de la LPM par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Rappelant que cette loi entraînerait, "à l'horizon 2019, une réduction de 24.000 postes par rapport au modèle défini en 2008", le Premier ministre a déclaré: "nous nous attacherons - bien sûr et j'y veillerai personnellement - à limiter les conséquences de ces évolutions pour les territoires".

 

"Je veille à ce que la plus grande attention soit portée au dialogue avec les élus et à une mobilisation de tous les services de l'Etat pour assurer l'accompagnement économique des collectivités territoriales concernées", a-t-il ajouté.

 

Le "processus" de restructuration "doit se faire dans la durée et ménager les territoires qui peuvent se retrouver en difficulté. Donc on mettra tous les moyens sur la table, la concertation avec les élus, les forces vives pour que lorsqu'une unité doit fermer on trouve les réponses en termes d'emploi et en termes financiers pour les territoires", a ajouté le Premier ministre devant la presse.

 

"La méthode, c'est chaque fois, étape par étape, dialogue, concertation, mobilisation, solution", a-t-il précisé.

 

Lors de son discours, il a défendu "un effort de défense volontariste" et "une démarche de modernisation raisonnée", menée "sans pour autant sacrifier les effectifs nécessaires à l'action, et tout en garantissant les conditions d'activité des armées".

 

Ce projet "préserve aussi l'excellence de notre industrie de défense", a-t-il dit.

 

M. Ayrault a par ailleurs assuré que "tout était mis en oeuvre pour remédier" aux "désordres inacceptables" produits par le système de paie des soldes des militaires de l'armée de terre, baptisé Louvois, et dont la mise en place en octobre 2011 a provoqué des dizaines des milliers d'erreurs.

 

La LPM prévoit la suppression de 23.500 postes entre 2014 et 2019: 9.000 dans les forces opérationnelles et 14.500 dans le soutien et l'environnement des armées. Une baisse qui s'ajoute au 54.000 postes supprimés dans le cadre de la précédente LPM (2008-2013).

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 10:55
Renault Trucks Defense VAB 4x4 armoured vehicle personnel carrier - photo Armée de Terre

Renault Trucks Defense VAB 4x4 armoured vehicle personnel carrier - photo Armée de Terre

October 3, 2013 armyrecognition.com

 

The French defence procurement agency DGA awarded Renault Trucks Defense a design study contract (PEA) to develop a hybrid propulsion demonstrator in 2012. On completion of this study, in the last quarter of 2014, Renault Trucks Defense will present a VAB armoured personnel carrier equipped with this thermal and electric propulsion system – an electric machine linked to a combustion engine.

 

The applications for hybrid propulsion are very promising and involve several vehicle operating modes. In the field of mobility, hybrid propulsion can serve as a booster, providing around 100 hp of extra power.

 

Hybrid propulsion also offers an energy reserve that will be very useful for command or observation vehicles which are often required to conduct long endurance missions and to supply power to various on- and off-board systems (observation equipment, information and command system, etc.).

 

Hybrid propulsion ensures that these functions can be performed without the need to maintain the combustion engine in operation.

 

Renault Trucks Defense: With one hundred years of experience, Renault Trucks Defense is derived from Berliet and Renault. Renault Trucks Defense is specialized in the armoured vehicle. Renault Trucks Defense is a division of Renault Trucks, a brand within the Volvo Group. Renault Trucks Defense is [one of] the major supplier to the French army with an internationally recognized knowhow (more than 30 000 military vehicles in operation worldwide).

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 10:45
source BBC Africa

source BBC Africa

05/10/2013 - 09:00 JDD

 

Des forces spéciales étrangères ont attaqué dans la nuit de vendredi à samedi une importante base des islamistes shebab dans le port somalien de Barawe, dans le sud, a annoncé un responsable shebab local, affirmant que l'attaque avait échoué.

 

"Les ennemis d'Allah ont encore essayé de prendre par surprise les commandants moudjahidines dans une attaque tard dans la nuit, en utilisant un hélicoptère militaire, mais on leur a infligé une leçon et ils ont échoué", a déclaré le responsable shebab, Mohamed Abu Suleiman.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 19:55
Note d'information Décisions de restructurations pour l'année 2014

03/10/2013 Ministère de la Défense

 

Pourquoi ces restructurations ?

 

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013, approuvé par le Président de la République le 29 avril dernier, fixe les orientations stratégiques de la politique de défense et de sécurité ainsi qu’un nouveau modèle d’armée. La mise en oeuvre de ce nouveau modèle d’armée se traduira par une réduction de 23 500 postes supplémentaires sur la période 2014-2019.Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2008 et la révision générale des politiques publiques prévoyaient la suppression de près de 55 000 postes. Au titre de l’achèvement de ces mesures inscrites dans la Loi de programmation militaire (LPM) 2009-2014, 10 000 postes restent encore à supprimer.Cette réduction des effectifs imposera la fermeture d’implantations militaires et/ou le transfert d’unités, en adéquation avec le nouveau format des armées, la mise en oeuvre de mesures de rationalisation et d’optimisation des structures et des fonctions d’administration et de soutien et, par voie de conséquence,une modification de l’actuel plan de stationnement des forces.

 

Pour 2014, le ministère de la Défense doit réaliser un ensemble de mesures de restructurations(dissolution, transfert d’unités ou rationalisation de fonctions) permettant d’atteindre sa cible en déflations, soit la suppression de 7 881 postes.

 

Les restructurations 2014

 

Á ce titre, il est prévu pour l’armée de terre la dissolution du 4e régiment de dragons stationnéà Carpiagne et le transfert dans cette ville du 1er régiment étranger de cavalerie, stationné actuellement à Orange. Le maintien de la base aérienne 115 à Orange permet de garantir la présence militaire dans cette ville.

 

Pour l’armée de l’air, on retiendra principalement :

 

- La fermeture du détachement air de Varennes-sur-Allier entre l’été 2014 et l’été 2015 :cette mesure, annoncée dès 2008, s’inscrit dans la logique de rationalisation de la logistique et de la fonction stockage du matériel de l’armée de l’air.

 

- La fermeture de la plateforme aéronautique de la base aérienne 102 de Dijon-Longvic à l’été2014, du fait de son sous-emploi et du regroupement programmé des Alphajet sur Cazaux ; la base aérienne de Dijon est maintenue.

 

- La dissolution de l’escadron de défense sol-air de la base aérienne 116 de Luxeuil à l’été 2014, résultant du resserrement du dispositif de défense sol-air. La base aérienne de Luxeuilest maintenue.

 

- La transformation de la structure de commandement de la base aérienne de Châteaudunet une réduction des effectifs des formations stationnées sur ce site : la base aériennede Châteaudun se transforme ainsi en élément air rattaché de la base aérienne d’Orléans-Bricy.

 

En interarmées, la Direction du renseignement militaire (DRM), localisée à Creil, sera transférée à Balard dans la perspective du projet de regroupement des états-majors, directions et services sur un site unique. Dans le cadre du projet de rationalisation et de mise en cohérence de l’organisation territoriale des soutiens, les États-majors de soutien défense (EMSD) sont dissous à l’été 2014 : cette mesure tiendra compte toutefois des besoins de coordination régionale pour certaines fonctions ou spécifiques à l’armée de terre.

 

L’accompagnement des restructurations

 

Le Gouvernement prend toute la mesure de l’impact de ces restructurations sur la démographie et l’activité économique locale.

 

Précisé dans une circulaire que le Premier ministre a adressée le 1er octobre aux préfets de département et de région concernés, le dispositif d’accompagnement territorial est renforcé et s’articule notamment autour des mesures suivantes prévues dans le projet de LPM 2014-2019 :

 

- Une enveloppe de 150 millions d’euros en faveur des territoires les plus touchés sera mise en place pour financer la reconversion des sites et des projets de développement.

 

- Le dispositif de cession à l’euro symbolique de certaines emprises libérées par la Défense sera reconduit pour les collectivités les plus fortement affectées. Il sera étendu aux établissements publics fonciers.

 

- L’instrument privilégié sera le contrat de redynamisation de site Défense. Une meilleure articulation sera recherchée avec les Contrats de projet État/Région (CPER).

 

- Un dispositif de prêts participatifs de revitalisation au bénéfice des PME sera mis en place dans le cadre de la Banque publique d’investissement (BPI).

 

- Un ensemble de mesures financières ou fiscales est prévu pour favoriser les projets d’implantation ou d’extension d’entreprises ou de nature à aider le développement économique et sociale des communes (aides à finalité régionale, prime d’aménagement du territoire….).

 

- La Mission pour la réalisation des actifs immobiliers (MRAI) conduira, avec les collectivités impactées par les restructurations, les négociations en vue de la cession des emprises reconnues inutiles au ministère. Elle mènera les études d’aménagement urbain ou de développement économique nécessaires à la reconversion des sites.

 

Enfin, un préfet, monsieur Henri Masse, a été nommé délégué ministériel à la mise en oeuvre territoriale de la réforme pour coordonner l’ensemble des actions conduites par le ministère de la Défense au titre de l’accompagnement territorial des restructurations.

 

Les futures réorganisations

 

Concernant la période 2015-2019, il est prématuré de se prononcer sur les mesures de réorganisation qui seront nécessaires. Le nombre de sites restructurés dépendra des résultats de l’analyse fonctionnelle et capacitaire conduite par les états-majors, directions et services. Aussi, le choix des régiments, bases aériennes ou structures administratives devant être conservés, transférés ou dissous résultera d’une analyse multicritères prenant en compte des considérations d’ordre opérationnel (respect des contrats opérationnels…) ou budgétaire (réduction des coûts de fonctionnement par mutualisation des soutiens ou densification des emprises par exemple). Ce choix sera aussi fait avec le souci constant de l’aménagement du territoire, comme l’a rappelé le Président de la République.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 19:45
Serval : point de situation du jeudi 03 octobre 2013

04/10/2013 16:01 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 26 septembre 18h00 jusqu’au jeudi 03 octobre, 18h00.

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec 70 sorties, dont une quarantaine effectuées par les avions de chasse. Une vingtaine de sorties ont été dédiées aux missions de transport, une dizaine aux missions de ravitaillement et de renseignement.

 

Au sol, la force Serval poursuit les opérations autour de la boucle du Niger, et dans le Nord du pays, en coordination avec les unités de la MINUSMA.

 

Parallèlement, le mouvement de relève se poursuit. C’est le cas pour les unités de la brigade « Désert », qui étaient engagées depuis environ 4 mois sur le théâtre, et dont la relève majeure, principalement armé par le 3ème Régiment d’Infanterie de Marine (3e RIMa), est arrivée sur le théâtre le 30 septembre. Pris en charge à Bamako, les militaires du 3e RIMa ont rejoint en plusieurs vagues la ville de Gao afin d’y prendre leurs consignes. Le GTIA Désert, tout en préparant sa relève, a continué à mener les opérations permanentes de sécurisation et de présence dans sa zone de responsabilité, poursuivant ses actions visant à empêcher la capacité d’action des groupes terroristes.

 

Dans la même logique, le détachement chasse (DETCHASSE) a accueilli sa relève le 27 septembre. Après la passation des consignes et la réalisation des vols de « lâché » sur le théâtre, le nouveau détachement est opérationnel depuis le 30 septembre. Il s’agit du 7ème DETCHASSE de la force Serval.

 

Parallèlement, entre le 27 et 30 septembre, des incidents sécuritaires se sont produits à Tombouctou et Kidal, toujours suivis d’une action rapide des forces de l’ONU.

 

Le 28 septembre, des terroristes ont tenté une attaque par véhicule suicide sur le camp des forces armées maliennes stationnées à Tombouctou. Cette attaque a fait quatre morts, incluant deux terroristes et deux civils. Les victimes civiles ont été frappées alors qu’elles se trouvaient devant la caserne au moment de l’attentat. La MINUSMA a immédiatement dépêché sur place les éléments du bataillon burkinabé, appuyé par le détachement de liaison et d’appui (DLA) de la force Serval. Cette tentative d’attaque illustre la nécessité pour les forces maliennes, de l’ONU et de la France, de maintenir la pression exercée sur les groupes terroristes en renouvelant les opérations destinées à empêcher toute réorganisation.

 

A Kidal, des échanges sporadiques de tirs ont eu lieu entre le 27 et le 30 septembre, opposant pour la plupart des éléments FAMA ou SERVAL à des groupuscules non identifiés. Au cours de ces événements, les éléments de la force SERVAL se sont toujours engagés en appui de la MINUSMA dans le but de faire tomber la tension et de ramener la situation à l’équilibre entre les différentes parties.

 

Le bataillon logistique a poursuivi ses opérations de soutien de la force. Le 26 septembre, deux rames d’une quarantaine de véhicules chacune ont rejoint Abidjan, en Côte d’Ivoire, depuis Bamako. Ce convoi transportait du matériel désengagé du théâtre dans le cadre de l’allégement du dispositif. Un convoi est reparti le 29 septembre d’Abidjan avec du matériel au profit de la force Serval en direction de Bamako.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Serval : point de situation du jeudi 03 octobre 2013Serval : point de situation du jeudi 03 octobre 2013Serval : point de situation du jeudi 03 octobre 2013

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 17:55
Dassault Aviation : Notification du contrat de rénovation des Atlantique 2

04/10/2013 Dassault Aviation

 

Dassault Aviation et Thales assureront la modernisation des avions de patrouille maritime, en coopération avec DCNS et le Service Industriel de l'Aéronautique (SIAé).

 

Brest, le 4 octobre 2013 -  Dassault Aviation et Thales se félicitent de la notification par le ministère de la Défense du contrat de rénovation des avions de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2). A l'occasion de la célébration du cinquantième anniversaire du site brestois de Thales, le Ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a procédé à la signature du contrat en présence de Laurent Collet-Billon (DGA), Eric Trappier (Dassault Aviation), Jean-Bernard Lévy (Thales), Patrick Boissier (DCNS) et Patrick Dufour (SIAé).

 

Le contrat, négocié avec la Direction générale de l'armement (DGA), prévoit la modernisation du système de mission de quinze ATL2. La rénovation a pour objectifs principaux de développer puis d'intégrer dans les avions existants l'état de l'art des nouvelles technologies en matière de système tactique de mission, sous-systèmes capteurs et consoles de visualisation. Ces équipements intégrés sont parmi les plus perfectionnés de l'industrie aéronautique. Avec les Etats-Unis, seule la France produit des appareils de patrouille maritime capables de conjuguer la détection (optronique, radar, acoustique) et la mise en oeuvre d'armements variés (missiles antinavires, torpilles, armements guidés laser).

 

Grâce à ce programme, les ATL2 amélioreront leur capacité à traiter les menaces modernes par tous les temps, que ce soit dans le cadre de la mission stratégique de dissuasion ou dans le cadre de conflits asymétriques : sous-marins silencieux et furtifs, embarcations rapides, véhicules terrestres, etc. Les avions pourront voler au-delà de 2030.

 

Cette rénovation sera réalisée par Dassault Aviation et Thales (co-traitants), associés à DCNS et en coopération avec le SIAé.

Dassault Aviation sera responsable du développement du coeur système incluant le logiciel LOTI (1) développé par DCNS. Dassault Aviation sera également en charge de l'intégration globale de l'ensemble des sous-systèmes et transformera à cet effet un avion « prototype » pour réaliser les essais en vol.

 

Thales développera le sous-système radar/Identification ami-ennemi IFF (2) et le sous-système de traitement acoustique numérique de dernière génération (STAN). Le radar bénéficiera des technologies les plus récentes dérivées de celles utilisées sur Rafale. Le STAN, adapté à tous les types de bouées acoustiques existants et futurs connus, permettra de détecter les cibles sur un spectre élargi de fréquences et de contrer les nouvelles menaces. 

 

DCNS développera le logiciel LOTI qui permet d'élaborer une situation d'ensemble à partir de différents senseurs et qui assure la mise en oeuvre des armements, telles que les torpilles et les missiles. Ce système collaboratif permet à plusieurs opérateurs d'interagir en même temps.

 

Le développement des consoles de visualisation tactique rénovée et le chantier des avions de série sont confiés au SIAé.

 

Pour l'industrie, ce programme permettra de maintenir les compétences dans les domaines clés qui sont au coeur des enjeux de l'industrie de Défense (lutte sous la mer, acoustique nouvelle génération, radars de combat et de surveillance, architecture et intégration de systèmes complexes). Les activités de développement et de production bénéficieront à différents bassins d'emplois en France, pour les industriels concernés et les PME associées.

 

En ce qui concerne les capteurs, cette opération capitalisera sur les projets d'études amont (PEA) notifiés depuis plus de dix années par la DGA à Thales dans les domaines de la détection sous-marine et des radars de combat (filière Rafale RBE2-AESA).

 

Note aux éditeurs :

 

Livré au cours des années 90, l'ATL2 (Dassault Aviation) est un avion de patrouille maritime mis en oeuvre par la Marine nationale afin d'effectuer des missions aériennes dans le cadre des fonctions stratégiques de dissuasion (au profit de la Force Océanique Stratégique, en appui aux Sous-marins Nucléaires Lanceurs d'Engins), de connaissance et d'anticipation ou de prévention/protection face à des menaces diverses.

 

A propos de Dassault Aviation

Avec plus de 8 000 avions militaires et civils livrés dans 83 pays depuis 60 ans et représentant plus de 28 millions d'heures de vol, Dassault Aviation dispose d'un savoir-faire et d'une expérience reconnus dans la conception, le développement, la vente et le support de tous les types d'avion, depuis l'appareil de combat Rafale jusqu'à la famille de business jets haut de gamme Falcon. En 2012, le chiffre d'affaires de Dassault Aviation s'est élevé à 3,94 milliards d'euros. La société compte près de 11 600 collaborateurs. www.dassault-aviation.com:

http://www.dassault-aviation.com/

Suivez nous sur Twitter : @Dassault_OnAir

 

À propos de Thales

Thales est un leader mondial des hautes technologies pour les marchés de l'Aérospatial, du Transport et de la Défense et de la Sécurité. Fort de 65 000 collaborateurs dans 56 pays, Thales a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 14,2 milliards d'euros. Avec 25 000 ingénieurs et chercheurs, Thales offre une capacité unique pour créer et déployer des équipements, des systèmes et des services pour répondre aux besoins de sécurité les plus complexes. Son implantation internationale exceptionnelle lui permet d'agir au plus près de ses clients partout dans le monde. www.thalesgroup.com:

http://www.thalesgroup.com/

Suivez nous sur Twitter : @ThalesPress

 

(1) LOTI : Logiciel Opérationnel de Traitement de l'Information

 

(2) IFF : Identification Friend or Foe

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 16:55
Thales : nouveau contrat de 600 millions d'euros pour la radio tactique Contact

 

04/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé le lancement de la seconde phase de développement du programme de radio tactique Contact. Montant du contrat : 600 millions d'euros.

 

Actuellement, Thales est commercialement au top. Depuis le début du printemps, il engrange de très nombreux contrats au dessus de 100 millions d'euros. Ce qui va certainement satisfaire le PDG du groupe d'électronique, Jean-Bernard Lévy, qui avait regretté lors de la présentation des résultats 2012 le peu de contrats au-dessus de 100 millions parmi les prises de commandes. Ce vendredi, lors d'une visite à Brest à l'occasion des 50 ans du site industriel de Thales, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, outre le contrat de modernisation des Atlantique 2, a également annoncé le lancement de la seconde phase de développement du programme de radio tactique Contact.

La première tranche des travaux de développement du programme Contact représentait un montant de 263 millions d'euros. La deuxième tranche s'élève, selon nos informations, à 600 millions d'euros.  Au total, Contact, qui avait été piloté à l'époque par Patrice Caine, aujourd'hui numéro deux de Thales, pourrait s'élever jusqu'à 3,5 milliards d'euros si la cible initiale retenue est maintenue. "Les travaux notifiés permettront la poursuite du développement et la livraison des premiers équipements à compter de 2018", a précisé le ministère.

En cumulé, le ministre aura lancé ce vendredi pour 1 milliard d'euros de commandes, qui profiteront notamment à Thales et  Dassault Aviation.

 

Un atout pour l'export

"Programme à haute valeur technologique qui utilise la nouvelle technologie radio-logicielle", Contact est destiné à équiper les armées de postes de radio de nouvelle génération en remplacement des postes existants, en particulier les PR4G (plus de 150.000 postes radio dans de 40 pays). Le ministre s'est dit "convaincu du potentiel à l'export de ces radios Contact". Ce qu'a récemment confirmé le PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, aux députés de la commission de défense de l'Assemblée nationale : "le programme Contact lancé mi-2012 sera le centre nerveux et le support technologique de la numérisation du champ de bataille. Il assurera une avance technologique sur la radio logicielle qui permettra à Thales de maintenir sa place de leader européen dans le domaine des radiocommunications tactiques, avec un fort potentiel d'exportation - près de 40 pays".

Dans son communiqué publié en juin 2012, Thales expliquait déjà qu'avec Contact il confirmait "son positionnement de leader mondial dans le domaine des radiocommunications militaires et peut espérer répliquer le succès à l'export déjà rencontré par le PR4G". Ce programme de radios de nouvelle génération sera principalement développé en région parisienne et à Cholet. La fabrication des équipements sera intégralement réalisée sur les sites de Cholet et de Brive.

 

Contact au sein des trois armées

Les radios logicielles et formes d'onde permettront de répondre aux nouveaux besoins à très forte plus-value opérationnelle exprimés par les forces armées en matière de numérisation du champ de bataille, de montée en puissance des applications de type C4I, de besoin d'échange d'images et de vidéos, … au sein d'opérations multinationales, expliquait Thales.

Les futurs postes de radio Contact seront intégrés dans les trois armées (Air-Terre-Mer) afin d'offrir à l'ensemble des forces terrestres, aériennes et navales engagées sur un théâtre d'opération "des capacités opérationnelles améliorées en terme de débit, de sécurité et d'interopérabilité".

Ils seront également interopérables avec les systèmes de communication d'autres nations et faciliteront ainsi la circulation de l'information entre alliés lors des opérations internationales en coalition. Enfin, ces futurs postes seront interopérables avec la forme d'onde PR4G assurant ainsi une interopérabilité ascendante avec les postes PR4G aujourd'hui en service.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 12:55
Thales veut grossir de 10 milliards d'euros en dix ans

03/10 Par Alain Ruello - LesEchos.fr

 

C'est l'un des objectifs chiffrés du plan stratégique Ambition 10 dévoilé en interne.

 

Dans dix ans, Thales pèsera 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires de plus. C'est l'un des objectifs du plan stratégique Ambition 10 que Jean-Bernard Lévy, le PDG du groupe de défense et d'aéronautique, a dévoilé la semaine dernière devant plusieurs centaines de cadres réunis en séminaire à Paris, près de Montparnasse.

 

Pour parvenir à gonfler ses revenus à hauteur de 24 milliards d'euros, Thales mise évidemment sur les pays émergents. Sans surprise, puisque c'est en Inde, au Brésil ou encore en Asie du Sud-Est, que les budgets militaires ou de sécurité présentent les meilleures perspectives, malgré la volatilité de leurs devises locales.

 

Regrettant sitôt sa prise de fonction en fin d'année dernière le retard pris par le groupe dans ces pays, Jean-Bernard Lévy en a fait une priorité absolue. D'autant qu'il doit compenser une situation difficile dans les pays dits mâtures. Résultat : Ambition 10 vise une croissance moyenne annuelle de 10 % dans les premiers, contre 4 % dans les seconds.

 

L'autre donnée chiffrée confirmée, c'est le taux de marge d'exploitation visé de 10 %, contre 6,5 % aujourd'hui. Avec, visiblement, l'intention de ne pas attendre dix ans pour y parvenir. « Le plus tôt sera le mieux », décrypte un cadre, tout en se demandant si le grand export dans les pays émergents rimera avec amélioration de la rentabilité.

Une approche « bottom up »

 

Jean-Bernard Lévy y a sûrement pensé puisque, comme tout plan stratégique qui se respecte, Ambition 10 comprend un volet d'amélioration de la performance baptisé « Ambition boost ». Mais là, pas de détail chiffré : l'approche se veut « bottom up ». En clair, les pistes d'économies doivent venir du terrain, dans un souci réitéré de favoriser l'adhésion des troupes et donc de trancher avec la gestion de son prédécesseur. Même s'ils saluent le retour d'un dialogue social digne de ce nom, les syndicats attendent avec hâte le prochain comité de groupe européen pour en savoir plus.

 

En attendant, le volontarisme du PDG de Thales a fait mouche après les années de serrage de boulons. « Le discours de conquête permanente a plu, même s'il n'a pas oublié qu'il faut livrer les contrats à l'heure », estime un autre cadre. Jean-Bernard Lévy a par ailleurs annoncé la création d'un poste de responsable marketing groupe. Contacté, Thales n'a pas souhaité faire de commentaire.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 12:35
Défense antimissile: le Japon sera muni d'un 2e radar US

WASHINGTON, 3 octobre - RIA Novosti

 

Le Japon sera équipé d'un second radar du système américain de défense antimissile dans la préfecture de Kyoto, a annoncé jeudi à Washington le chef du Pentagone Chuck Hagel à l'issue d'entretiens des ministres américain et nippon de la Défense et des Affaires étrangères.

 

"La défense antimissile est prioritaire compte tenu de la menace que les missiles balistiques nord-coréens présentent pour nos pays, la région et le monde entier. Nous avons annoncé aujourd'hui que nous allions installer un second radar dans la préfecture de Kyoto. Il renforcera le potentiel des Etats-Unis et du Japon", a indiqué M.Hagel.

 

Le ministre américain de la Défense a annoncé l'intention de Washington de renforcer le système de défense antimissile d'ici 2017 afin de contrer la menace balistique nord-coréenne. Les Etats-Unis envisagent notamment de déployer 14 missiles-intercepteurs supplémentaires en Alaska où ils disposeront ainsi de 44 missiles.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 12:35
Les USA et le Japon modernisent leurs accords de défense

03/10 LesEchos.fr

 

Les Etats-Unis et le Japon ont convenu jeudi de moderniser leur alliance en matière de défense à la lumière des inquiétudes grandissantes portant notamment sur le programme nucléaire de la Corée du Nord, le terrorisme à l'échelle mondiale et la sécurité informatique.

 

Ces accords n'avaient pas été modifiés depuis 1997 et font suite à la décision du président Barack Obama de mettre l'accent en terme stratégique sur la région Asie-Pacifique après les déboires américains en Irak et en Afghanistan.

 

Le souhait des Etats-Unis de voir le Japon jouer un rôle accru en matière de défense régionale coïncide avec l'arrivée au pouvoir dans l'archipel d'un Premier ministre nationaliste, Shinzo Abe. Ce dernier a durci la position de Tokyo en matière de sécurité, notamment dans le contentieux territorial avec la Chine et le dossier nucléaire nord-coréen.

 

La décision a été prise à l'issue d'une rencontre entre les ministres japonais des Affaires étrangères et de la Défense, Fumio Kishida et Itsunori Onodera, et leurs homologues américains, John Kerry et Chuck Hagel.

 

"Notre objectif est d'arriver à une alliance plus équilibrée et plus efficace", a expliqué le chef du Pentagone lors d'une conférence de presse à l'issue des entretiens à Tokyo.

 

Dans un document de dix pages, les deux pays s'engagent à revoir leurs directives sur la coopération en matière de sécurité, à déployer des drones de reconnaissance "Global Hawk" au Japon et à s'attaquer au problème de la cybersécurité.

 

Un nouveau système de radars anti-missile X-band va être installé d'ici environ un an sur la base aérienne de Kyogamisaki, dans la préfecture de Kyoto, dans l'ouest de l'archipel. Il permettra d'améliorer la surveillance des tirs de missiles en direction à la fois du Japon et des Etats-Unis.

 

Les deux parties ont en outre officialisé la décision de retirer 5.000 "marines" américains stationnés à Okinawa, l'île la plus méridionale du Japon, pour les redéployer à Guam, territoire américain du Pacifique, et les îles Marianne du Nord.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 11:55
La Défense taille dans ses rangs

03/10/2013 Par Alain Barluet, Service infographie du Figaro

 

Le ministre de la Défense a détaillé ce jeudi en conférence de presse les restructurations des armées prévues dans le cadre de la Loi de programmation militaire.

 

Quatre sites de l'armée de l'air et deux régiments «restructurés», c'est-à-dire déplacés, comme le prestigieux 1er régiment étranger de cavalerie (REC) d'Orange ou dissous -le 4e régiment de dragons (RD): Jean-Yves Le Drian a annoncé jeudi les premières mesures de fermeture de régiments prévues dans le cadre de la loi de programmation militaire (LPM) couvrant la période 2014-2019. Des mesures effectives en 2014, «limitées» à ce stade mais qui en appellent inévitablement d'autres, une fois passé le cap des prochaines élections municipales. Le ministre de la Défense a d'ailleurs rappelé que quelque 34.000 postes -dont 10.000 au titre de la LPM précédente- seront supprimés d'ici à 2019, dont 7900 en 2014. Présentée début août, la nouvelle loi de programmation sera examinée le 21 octobre au Sénat, avant de passer devant l'Assemblée nationale. Parce qu'elles se traduiront dans les territoires, ces annonces ont fait réagir les élus des villes concernées.

 

À rebours du malaise ouvertement exprimé par d'anciens officiers supérieurs, ou diffus en interne, Jean-Yves Le Drian a fait valoir jeudi que ces mesures «ne porteront pas atteinte aux capacités attendues de nos armées», particulièrement les forces opérationnelles. Lors d'une conférence de presse, le ministre a rappelé la préservation de son budget à 31,4 milliards d'euros en 2014 (au niveau de la loi de finances initiale de 2013). Un maintien assuré notamment, a-t-il dit, par des économies sur la masse salariale, le fonctionnement (100 M€) et l'allocation de ressources exceptionnelles (grâce à des cessions immobilières, entre autres), lesquelles risquent pourtant d'être aléatoires. Les réductions d'effectifs doivent être assorties d'un «dispositif d'accompagnement social rénové», a assuré Jean-Yves Le Drian, sans davantage de détail. «D'une façon générale, le budget pour 2014 permet de maintenir un niveau élevé pour la défense», a affirmé le ministre, vantant «la préservation du tissu industriel» et, exemples à l'appui, «des avancées majeures en matière d'équipement».

 

Reprise en main

 

Autre initiative présentée jeudi par Jean-Yves Le Drian, la réorganisation du ministère, un volet sensible qui a déjà suscité réactions et critiques. Invoquant l'«efficacité de l'action» et la «rationalisation de l'organisation», le ministre reprend la main sur une série de fonctions clé dévolues ces dernières années à l'état-major des armées.

 

C'est le cas pour les finances, le soutien, les relations internationales et les ressources humaines. Dans ce dernier domaine, «j'avais constaté une dérive dangereuse à la hausse de la masse salariale alors même que le ministère engageait des diminutions drastiques de ses effectifs», a déclaré le ministre de la Défense. Les «dégâts» provoqués par les dysfonctionnements du système de paiement Louvois ont, eu aussi, fait déborder le vase. «Ce qui est en cause, ici, ce n'est pas tel ou tel. C'est une organisation confuse. Il en faut donc une autre», a tranché Le Drian.

 

Un décret sur ses attributions, récemment présenté en Conseil des ministres, le replace en position centrale sur l'échiquier de la Défense, notamment pour l'emploi des forces. Se sachant attendu sur sa méthode, le ministre a insisté sur la concertation préalable à ces décisions. Guère convaincu, l'ancien chef d'état-major des armées Henri Bentégeat avait mis en garde récemment dans ces colonnes contre un système «où les militaires sont tenus en suspicion».

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 11:55
Défense : un budget 2014 de crise et d'avenir

03.10.2013 par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Le ministre de la Défense a présenté ce jeudi après-midi le budget Défense du projet de loi de finances 2014. Il est maintenu comme promis à 31,4 milliards d'euros, avec une part (inquiétante ? l'avenir le dira) de 1,77 milliard de recettes exceptionnelles.

 

" Nous maintenons la France aux premiers rangs sur le plan stratégique ", assure le ministre.

 

On trouve dans ce budget de la mission Défense des atouts, des freins et des inquiétudes. Ce 1,77 milliard d'euros de recettes exceptionnelles pour assurer le budget mais aussi la réduction du budget OPEX à 450 M€ alors qu'il s'est monté en moyenne ces dix dernières années à 650 millions d'euros (financement interministériel en cas de dépassement). Le désengagement d'Afghanistan, la réduction des effectifs au Mali et de nouvelles priorités stratégiques " vont faire décroître les besoins financiers en 2014 ". Soit.

 

Les personnels

 

La déflation d'effectifs se montera à 7 881 emplois en 2014 avec en face, un recrutement de 17 000 militaires et civils. Eh oui, le soldat doit rester jeune.

 

La déflation totale de 2014 à 2019 sera de 33 675 emplois (23 500 de la loi de programmation militaire et 10 175 restant de la LPM précédente). Le détail : 7 881 en 2014, 7 500 en 2015, 7 397 en 2016, 7 397 en 2017, 3 500 en 2018, 0 pour l'instant en 2019.

 

En 2014, 195,2 M€ seront consacrés aux mesures d'accompagnement.

 

Il y a aussi des créations de postes, denrée plutôt rare : 123 en 2014 dans la cyberdéfense et 65 dans les services de renseignement, notamment pour l'analyse de flux d'informations accrus. Le budget du " rens " augmente de 39 M€ en 2014...

 

Les commandes et livraisons d'équipements

 

Les crédits d'équipement passent à 16,5 milliards d'euros (+3,1 %). L'entretien programmé des matériels augmente aussi à 3,1 milliards (+ 5,5 %). L'innovation et la recherche (R&D) s'élèveront à 3,6 milliards en 2014, dont 750 millions d'euros pour les études amont.

 

Au rayon des livraisons et commandes, 2014 apportera notamment aux forces aéroterrestres 4 hélicoptères Tigre HAD (appui destruction), 4 NH 90 TTH (transport tactique), 77 VBCI (combat d'infanterie) et 4 036 équipements Félin, 13 lance-roquettes unitaires (LRU)... L'année célébrera également le lancement du programme Scorpion de modernisation de l'armée de Terre.

 

On note au passage que tous les hélicoptères Caracal seront regroupés au 4e RHFS à Pau, sous l'autorité du commandement des opérations spéciales (?).

 

Les forces navales bénéficieront d'une deuxième frégate multi-missions FREMM, de trois hélicoptères NH90 version navale. Un quatrième sous-marin Barracuda sera commandé et on lance le programme MdCN de missile de croisière naval.

 

Pour les forces aériennes, on attend la livraison de 4 A400M Atlas, 11 Rafale, 220 AASM (bombes air-sol), le lancement du programme de l'avion de ravitaillement en vol MRTT et la préparation de la rénovation des Mirage 2000 D.

 

Les fermetures de sites

 

De ce côté-ci, pas de surprise. Les restructurations que nous vous annoncions dès mardi soir, après leur signature au ministère de la Défense, sont confirmées. Avec la fermeture du 4e Dragons, remplacé à Carpiagne par le 1er REC qui quitte Orange, la réduction à leur plus simple expression des bases aériennes de Luxeuil-les-Bains et de Dijon-Longvic et la fermeture du détachement air de Varennes-sur-Allier. Lire le détail ici.

 

Une enveloppe de 150 millions d'euros aidera les collectivités à financer la reconversion des sites touchées.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 11:55
Défense nationale. L'Ouest épargné, les lignes bougent à l'Est

4 octobre 2013 LeTelegramme

 

Dans le cadre de la Loi de programmation militaire, le 4e Régiment de dragons de Carpiagne (Bouches-du-Rhône) sera dissous en 2014. C'est ce qu'on a appris ce jeudi, auprès du ministère de la Défense. Le 1er Régiment étranger de cavalerie d'Orange quittera, lui, en 2014 cette ville du Vaucluse pour s'installer à Carpiagne.

 

Quatre sites de l'armée de l'air sont, par ailleurs, touchés par ces restructurations prévues par la LPM, qui prévoit, notamment, 23.500 suppressions de postes supplémentaires au ministère de la Défense pendant la période 2014-2019 :

 

- La base aérienne (BA) 116 de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) va perdre son escadron de défense sol-air qui sera dissous et connaîtra une baisse de l'activité des Mirage 2000 qui sont stationnés sur cette base.

 

- "L'activité aérienne permanente" de la BA 102 de Dijon sera "arrêtée".

 

- L'emprise du détachement air 277 de Varennes-sur-Allier (Allier) sera fermée entre l'été 2014 et l'été 2015.

 

- Enfin, l'unité de commandement de la BA 279 de Châteaudun (Eure-et-Loir) sera transformée en un "élément air rattaché" (AER) à la BA 123 d'Orléans-Bricy.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 10:55
Hausse du budget équipement des armées

Des militaires français sur le terrain aux côtés de canons Caesars fabriqués par Nexter. Crédit Photo Nexter

 

03/10/2013 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

Les crédits d'équipement des armées atteindront 16,5 milliards d'euros en 2014, soit 500 millions de plus qu'en 2013. Un effort est aussi prévu pour entraîner les hommes.


 

Inscrit à hauteur de 190 milliards d'euros dans la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, le budget de la mission défense se décline sur une base annuelle dans le Projet de Loi de finances (PLF) 2014. Troisième budget de l'État, après l'Éducation et la charge de la dette, la défense verra ses crédits se stabiliser l'année prochaine à 31,4 milliards d'euros, soit au même niveau qu'en 2013. Cette enveloppe se décompose en 29,6 milliards d'euros de crédits budgétaires, 1,5 milliard d'euros au titre des Projets d'avenir industriel (PIA), 200 millions de produits de cession de biens immobiliers et plus de 70 millions de recettes exceptionnelles (redevances perçues au titre de fréquences télécoms cédées à des opérateurs).

 

Parallèlement, le budget de fonctionnement du ministère de la Défense va baisser de 100 millions d'euros. Un effort qui représente 11 % de la réduction totale des frais de fonctionnement de l'État (900 millions) programmée pour 2014.

 

Augmentation du taux de disponibilité du matériel

 

A l'intérieur du budget 2014 des armées, deux postes ont été privilégiés. Le premier concerne les crédits d'entretien programmé de matériels ainsi que l'entraînement des militaires (heures de vol sur avions de combat par exemple). Ce budget augmente de 200 millions d'euros par rapport à celui de 2013 à 3,1 milliards l'année prochaine. «Alors que la LPM précédente avait mis un accent fort sur la modernisation des armées en contrepartie des suppressions d'emplois, la prochaine LPM veut agir sur la préparation opérationnelle et augmenter le taux de disponibilité des équipements», souligne-t-on au ministère de la Défense.

 

Le second poste en hausse est celui des équipements. Les crédits prévus atteindront 16,5 milliards d'euros l'année prochaine, soit 500 millions d'euros de plus qu'en 2013. Jean-Yves Le Drian a rendu publique la liste des commandes et livraisons décidées pour 2014. La France prendra livraison du satellite franco-italien de télécoms militaires spatial Sicral, d'une frégate multimission (FREMM), de 11 chasseurs Rafale, de 4 Airbus de transport A400M, de 4 hélicoptères de combat Tigre, de 7 hélicos de transport NH90, de 60 missiles navales de croisière (Mdcb) qui équipent les sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) ainsi que de 77 blindés VBCI.

 

Le programme Scorpion de modernisation de l'armée de Terre lancé

 

Parallèlement, plusieurs commandes seront notifiées à l'industrie. Le 4ème sous-marin de classe Barracuda (sur 6 prévus en 2007) sera commandé, le programme Scorpion de modernisation de l'armée de Terre sera engagé avec les premiers contrats passés ainsi que les Airbus ravitailleurs MRTT et les drones de surveillance à l'américain General Atomics (2 systèmes de drones Reaper doivent être livrés aux armées françaises d'ici à la fin 2013 sur un besoin identifié pour 12 systèmes). Si, comme l'avait promis Jean-Yves Le Drian «aucun secteur, ni programme majeur n'est sacrifié», tous les programmes subiront un étalement et des décalages de livraisons. Ce qui inquiète les industriels.

 

Du côté Recherche et développement, le budget 2014 prévoit 3,6 milliards d'euros notamment pour préparer l'avenir dans l'aéronautique de combat. Sur ce total, une enveloppe de 750 millions sera réservée aux études amont.

 

En contrepartie du maintien du budget de la défense, les armées devront réduire leurs effectifs. En six ans, 34 675 postes seront supprimés dont 10 000 avaient déjà été programmés par la précédente LPM (2008-2014) mais non réalisés. En 2014, les rangs de la défense s'éclairciront de 7 881 postes au total.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 10:55
La Défense gèle les embauches de civils

03/10 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Même si le dérapage de la masse salariale du ministère de la défense se réduit, les recrutements de personnels civils ont été renvoyés sine die. La DGA notamment a gelé 75 embauches d’ingénieurs.

 

Ambiance morose à la Défense. Non seulement le ministère doit encaisser 34.000 suppressions de postes d’ici à 2019, mais en plus les quelques centaines d’embauches de personnels civils prévues cette année ont été renvoyées sine die. C’est la conséquence de la dérive de la masse salariale de la grande muette, même si cette dérive se réduit, a-t-on appris de sources concordantes. Entre 200 et 300 postes seraient concernés.

 

 

L’année dernière, les salaires du ministère a Défense ont dépassé les budgets prévus de plus de 200 millions d’euros. Et encore, c’est sans compter les conséquences des ratés du scandaleux logiciel de paye Louvois. En clair, il a fallu trouver plus de 200 millions ailleurs pour assurer la paye du personnel, civil comme militaire.

 

Réforme des RH

 

Cette année, la masse salariale (le « titre II » dans le jargon budgétaire) va encore déraper, mais nettement moins que l’année dernière. On devrait savoir de combien précisément dans quelques temps. Jean-Yves Le Drian a pris le taureau par les cornes et doit annoncer ce jeudi en milieu d’après midi une grande réforme de la fonction Ressources Humaines de son ministère pour mettre fin à la situation.

 

En attendant, le robinet des recrutements a été coupé. Certains y voient la patte vengeresse de Bercy, ce que l’on dément dans l’entourage de Jean-Yves Le Drian : la DRH du ministère a pris seule cette décision. « Ce n’est pas une mesure définitive. Le gel durera le temps qu’on y voit plus clair sur le titre II », ajoute une autre source proche du dossier.

 

A la DGA, la sanction fait grand bruit. Cette année, la Direction générale de l’armement devait embaucher une centaine d’ICT - ou ingénieurs et cadres technico-commerciaux comme ils sont dénommés en interne. Sur le site du ministère de la Défense, on peut lire que les ICT « sont recrutés sous contrat (...) pour leur expertise de haut niveau ». Leurs contrats sont établis pour une durée de 3 ans, renouvelable une fois, puis convertis en CDI s’ils font affaire.

 

Mauvaise augure

 

Un quart environ des ICT prévus ont bien été embauchés depuis le 1erjanvier, principalement dans le domaine de la cyber-sécurité, l’une des priorités du livre blanc de la défense et de la sécurité nationale. Les autres recrutements ont été ouverts, puis fermés, puis rouverts cet été, pour finir par être renvoyés sine die la semaine dernière.

 

« C’est de mauvais augure », regrette un ingénieur (militaire) pour qui cela pose de gros soucis sur le plan des compétences, car les départs naturels ne sont pas compensés. Comme la charge de travail reste la même, la DGA va devoir redéployer le travail, déshabillant Pierre pour habiller Paul.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 07:55
03-10-2013 : Cérémonie d'hommage aux goumiers marocains

Des goumiers d’un des goums du 2e GTM (groupe de tabors marocains) détruisent un obstacle antichar allemand sur une route menant au col de Teghime ou vers Patrimonio. – photo ECPAD

 

03/10/2013 International

 

Discours de M. Kader ARIF, Ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants (Col de Teghime, 3 octobre 2013)

 

Monsieur le Consul,

Monsieur le Préfet,

Mesdames et Messieurs les Élus,

Monsieur le Président du Conseil exécutif,

Monsieur le Maire,

Monsieur le Président de la Koumia,

Mesdames et Messieurs les Anciens combattants,

Mesdames, Messieurs

 

Ici à Teghime est gravé dans la pierre et la terre le souvenir du sacrifice des Marocains pour la Corse et pour la France, le souvenir de cette histoire commune, ciment de l’amitié franco-marocaine.

 

Je vous remercie, Monsieur le Contrôleur Général des Armées, d’avoir rappelé ces faits d’armes dont le souvenir nous réunit aujourd’hui et de nous accueillir pour cette cérémonie d'hommage aux goumiers marocains, ici à Teghime.

 

Teghime, je le disais, est l'un de ces lieux qui portent la mémoire de l’engagement des troupes marocaines dans la Libération de la France.

 

Dès le 11 septembre 1943, soit deux jours après le début de l'insurrection corse, un corps de débarquement est constitué en Afrique du Nord, qui rassemble plus de 6 500 hommes. Il s’agit de détachements de la 4e division marocaine de montagne, comprenant notamment le 4e régiment de spahis marocains et le 1er régiment de tirailleurs marocains.

 

Équipés à la hâte de tenues américaines, ces hommes, qui avaient déjà fait la démonstration de leur courage dans la campagne de Tunisie, s'apprêtent à embarquer pour la Corse. Le 2e groupement de tabors marocains et le 1er Bataillon de choc participent également à l’opération.

 

A la fin du mois de septembre, les troupes marocaines déclenchent « l’attaque des cols ». Les tirailleurs marocains se lancent à la conquête du col de San Stefano.

 

Très vite, et à l’issue de combats acharnés, les Marocains prennent les cols de San Leonardo et de San Stefano. Plusieurs distinctions ont été attribuées au 1errégiment de tirailleurs marocains pour cette action, mais parmi elle, une, plus que les autres retient mon attention : « Magnifique unité qui, au cours d’une audacieuse opération de nuit, a enlevé le 30 septembre 1943, la position du col de San Stefano, solidement tenue et organisée. A, par son action digne des plus hauts faits d’armes des Troupes marocains, ouvert la route à notre progression ».

 

Loin de leurs terres et épuisés par deux semaines d’âpres combats dans les maquis corses, dont ils ignoraient tout quelques jours auparavant, les soldats marocains maintiennent sans relâche la pression sur les troupes ennemies. La faim, la fatigue, la souffrance physique sont leur quotidien. Ils puisent alors dans la fidélité de leur pays à la France et la volonté d’élever la liberté au-dessus de la barbarie, la force de poursuivre.

 

Ils voient tomber leurs camarades au champ d’honneur français.

 

Ils voient leurs frères d’armes corses mourir sur leurs propres terres.

 

C’est l’arrivée du 2e groupement de tabors marocains qui permet de repousser définitivement l’ennemi. Au soir du 2 octobre, le col de Teghime est franchi telle une frontière conduisant vers le pays de la liberté.

 

Le 4 octobre, les goumiers entrent dans la ville de Bastia, tandis que des commandos du bataillon de choc français, leurs compagnons d’armes avec qui ils venaient de tant partager, hissent le drapeau tricolore sur la mairie.

 

Sur le plan militaire, leur action a été déterminante dans la libération du premier département français, acquise après seulement trois semaines de combats.

 

Je rends aujourd’hui un hommage appuyé aux troupes marocaines engagées en Corse en septembre et octobre 1943, et je souhaite rappeler le sacrifice de ces hommes, pour la France : sur un total de 75 tués et 250 blessés dans l’armée française, les pertes marocaines en constituent plus des deux tiers, avec notamment 41 goumiers « morts au Champ d’Honneur ».

 

Les Marocains ont fait le sacrifice de leur vie pour la France, prêts à donner leur sang et leur jeunesse pour un pays dont ils partageaient les valeurs.

 

La France n’oublie pas les 170 tués et 300 blessés parmi les résistants corses qui reposent aujourd’hui aux côtés de leurs frères d’armes marocains, dans les cimetières, mais aussi dans nos mémoires.

 

Ce monument, ici, à Teghime est là pour le rappeler à quiconque, civil ou militaire, jeune ou moins jeune, résidant corse ou touriste, qui emprunte ce chemin de mémoire.

 

Leur engagement dans les combats de la Libération de la Corse est le signe d’une fidélité, d’un dévouement et d’une loyauté qui les avaient conduits déjà à participer à la campagne de Tunisie, qui les poussèrent ensuite à poursuivre le combat de la liberté lors de la campagne d’Italie.

 

Et permettez-moi à cet instant de rappeler ces quelques mots prononcés par le roi Mohammed V, le 3 septembre 1939 : « A partir de ce jour et jusqu'à ce que l'étendard de la France et de ses Alliés soient couronnés de gloire, nous lui devons un concours sans réserve, ne lui marchandez aucune de nos ressources et ne reculez devant aucun sacrifice ».

 

Sachez que cette figure marque aujourd’hui nos esprits, nos mémoires et nos cœurs car elle est le reflet du souvenir de l’engagement marocain à nos côtés durant toute la Seconde Guerre mondiale et le reflet du combat commun mené contre le nazisme à travers toute l’Europe.

 

Les Marocains engagés sur le théâtre corse, dont sept sont parmi nous aujourd’hui, ont fait preuve d’un courage, d’un esprit de sacrifice et d’une ténacité admirables.

 

Et je dois dire que c’est une émotion toute particulière pour moi que de pouvoir vous rendre hommage avant que le Président de la République ne vous remette la Légion d’honneur demain, aux côtés des combattants corses, unis par le souvenir de votre fraternité d’armes.

 

A travers cette décoration, c’est aussi un hommage rendu à tous les soldats d’Afrique du Nord et des anciennes colonies venus sauver l’honneur de la France. Et vous savez combien je tiens à ce que la contribution de ces hommes et de ces femmes soit rappelée, chaque fois que possible, tout au long des deux cycles commémoratifs du Centenaire de la Grande Guerre et du 70e anniversaire des libérations du territoire.

 

Mesdames et Messieurs, l’histoire que nous commémorons aujourd’hui est celle du triomphe des valeurs de justice, de liberté et de solidarité, acquises au prix du sang et des larmes. Elle est le signe d’une France riche de sa diversité et riche de son histoire. Elle est le signe d’une fraternité d’armes qui éclaira l’horizon sombre d’un espoir de paix. Elle est le signe enfin d’une France rassemblée autour d’une mémoire apaisée et partagée.

 

Ce message de rassemblement, de fraternité et de tolérance, rappelé aujourd’hui à travers les récits de nos Anciens, français et marocains, civils et combattants de la liberté, est celui que j’adresse à la jeunesse de France et d’ailleurs. Car préserver cette mémoire commune est la seule garantie d’une paix durable et solide au sein de la société mais aussi entre les Nations.

 

Et je fais ici le vœu que les relations de la France avec ses partenaires étrangers soient à l’image de l’incroyable amitié qui unit la France au Maroc, une amitié dont l’histoire commune commémorée aujourd’hui est le ciment. Nous confions le souvenir de cette histoire et la mémoire partagée à nos enfants français de Corse, français d’ailleurs, et marocains, pour qu’ils la maintiennent en vie, qu’ils la nourrissent et qu’ils l’élèvent en modèle au-delà des frontières.

 

Je vous remercie.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 07:55
Défense : le ministre lance les restructurations dans les armées

03/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Pour 2014, le ministère doit réaliser un ensemble de mesures de restructurations (dissolution, transfert d'unités ou rationalisation de fonctions) permettant d'atteindre sa cible de suppression de 7 881 postes.

 

Les restructurations dans les armées "concerneront principalement l'armée de terre et l'armée de l'air", a annoncé jeudi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Un régiment déplacé d'Orange (Vaucluse) à Carpiagne (Bouches-du-Rhône), où un autre est dissous, quatre sites de l'armée de l'air touchés en 2014 : les premières restructurations de la Loi de programmation militaire (LPM), qui prévoit la suppression de 23.500 postes entre 2014 et 2019, ont été dévoilées jeudi matin. La dissolution ou le transfert d'un régiment, soit près d'un millier de soldats et leurs familles - et au total plusieurs milliers de personnes quittant la ville - fragilise les entreprises locales.

 

Le 4e Régiment de dragons (RD) installé depuis 2009 sur le camp militaire de Carpiagne, près de Marseille, sera dissous en 2014. Le 4e RD, l'un des quatre régiments de chars Leclerc, compte 1.000 militaires et civils d'active et de réserve. Par ailleurs, le 1er Régiment étranger de cavalerie (REC), prestigieux régiment de 900 légionnaires installé à Orange depuis 1967, quittera en 2014 la ville pour s'installer à Carpiagne. "Une catastrophe", pour le député-maire d'Orange Jacques Bompard, et une "mauvaise nouvelle" pour la section PS de la ville. Le maire et le PS ont appelé à une manifestation de protestation samedi après-midi. "Je comprends la fatigue d'un certain nombre d'unités qui ont été restructurées, et encore restructurées. Comment ne pas les comprendre ?", souligne le ministre

 

Armée de l'air touchée

 

Quatre sites de l'armée de l'air sont par ailleurs touchés par ces restructurations. La base aérienne (BA) 116 de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) va perdre "Servance", son escadron de défense sol-air (EDSA, quelque 200 hommes). Par ailleurs la base 116 connaîtra, selon le ministère de la Défense, une "baisse de l'activité" de ses Mirage 2000-5 de défense aérienne.

 

D'autre part, "l'activité aérienne permanente" de la BA 102 de Dijon, l'une des doyennes des bases de l'armée de l'air, sera "arrêtée". Elle abrite notamment un escadron d'entraînement sur Alpha Jet qui sera transféré à Cazaux (Gironde), selon le député UDI François Sauvadet, président du Conseil général de la Côte-d'Or. "Un coup sévère porté à la base et au département avec le départ de 350 militaires et 15 civils", a-t-il dit. L'emprise du détachement air 277 de Varennes-sur-Allier (Allier) sera fermée entre l'été 2014 et l'été 2015. Un site où travaillent 236 personnes, dont 98 civils.

 

Pas d'annonce après 2014

 

Enfin, l'unité de commandement de la BA 279 de Châteaudun (Eure-et-Loir) sera transformée en un "élément air rattaché" (AER) à la BA 123 d'Orléans-Bricy, l'une des plus importantes bases du transport aérien. La BA 123 a accueilli lundi le tout premier Airbus A400M, nouvel avion de transport militaire européen, livré à l'armée de l'air française.

 

Concernant la période 2015-2019, le ministère estime "prématuré de se prononcer sur les mesures de réorganisation qui seront nécessaires". Le nombre de sites restructurés dépendra "des résultats de l'analyse fonctionnelle et capacitaire conduite par les états-majors, directions et services", explique-t-il.

 

Les ressources exceptionnelles au rendez-vous

 

Présentée début août, la LPM sera examinée le 21 octobre au Sénat, avant de passer devant l'Assemblée nationale. Sur les 23.500 postes supprimés, 9.000 doivent l'être au sein des forces opérationnelles et 14.500 dans le soutien et l'environnement des armées. Une baisse des effectifs qui s'ajoute aux 54.000 postes supprimés dans le cadre de la précédente LPM (2008-2013). "Conformément au projet de LPM, la défense réduira donc ses effectifs de 7881 emplois en 2014", a rappelé le ministre.

 

Au total, le budget de la mission « défense » s'élèvera à 31,4 milliards d'euros, dont 1,8 milliards proviendra de ressources exceptionnelles (REX). "Ce 1,8 milliard a une triple origine, a expliqué ce jeudi le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, et vous retrouvez au passage l'exigence de transparence que j'ai souhaité avoir : premièrement, des crédits du nouveau programme d'investissements d'avenir (PIA), pour 1,5 milliard ; deuxièmement, le produit de cessions d'emprises immobilières, pour 0,2 milliard ; troisièmement, d'autres ressources exceptionnelles pour 70 millions, dont des redevances versées au titre des cessions de fréquences hertziennes déjà réalisées lors de la précédente loi de programmation".  Le PIA financera des dépenses de la recherche spatiale et de dissuasion.

 

Un budget équipement stable

 

Le projet de budget 2014 prévoit également une augmentation des crédits d'équipement, qui passent de 16 milliards d'euros en Loi de finances initiale (LFI) 2013 à 16,5 milliards pour 2014. Cette enveloppe "vise à assurer la modernisation des armées et le renouvellement de nos matériels", a précisé le ministre. D'une façon générale, il estime que le budget 2014 permet "de maintenir un niveau d'ambition élevé pour la Défense. Il permet en particulier la préservation du tissu industriel et de l'emploi".

 

Pour autant, avec le maintien de tous les grands programmes, le ministère doit adapter les cadences et parfois les cibles des grands programmes, en cohérence avec les nouveaux contrats opérationnels retenus par le dernier Livre blanc. C'est la direction général de l'armement (DGA) qui s'y colle. "Mon objectif est que, d'ici la fin de l'année, l'essentiel des dossiers aient été traités. Nous avons déjà trouvé un accord sur la révision des cadences NH90 et Barracuda. Pour le reste, nous avançons", précise-t-il.

 

2014, livraison de grands programmes

 

L'année 2014 verra ainsi "des avancées majeures" en matière d'équipements. Seront commandés, parmi beaucoup d'autres, les avions ravitailleurs MRTT,  - "il était temps", estime le ministre  -, des drones MALE, - "il était temps aussi" - , les pods de désignation laser du Rafale, les véhicules du programme Scorpion, le quatrième sous-marin Barracuda…

 

Les forces armées recevront notamment le satellite franco-italien de télécommunications spatial Sicral, une frégate Fremm, quatre hélicoptères Tigre, sept hélicoptères NH90, 11 avions Rafale, quatre A 400M désormais appelés ATLAS, 60 missiles de croisière navals MDCN, 77 véhicules VBCI... "C'est la traduction de ma volonté, dans la LPM, de maintenir les grands programmes et d'en lancer près de vingt nouveaux", explique Jean-Yves Le Drian.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 07:45
Tchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienne

03/10/2013 Sources : EMA

 

Du 26 aout au 20 septembre 2013, le groupement terre de la force Epervier a conduit quatre détachements d’instruction opérationnelle (DIO) au profit d’une vingtaine d’instructeurs de l’armée nationale tchadienne (ANT), du grade de sergent à celui de capitaine.

 

Le détachement français, armé par 1er régiment de Spahis (1er RS) et le 1er régiment de Tirailleurs (1er RTir), a dispensé une formation tactique portant sur la pédagogie militaire, la topographie, le combat d’infanterie et sur le combat des blindés. Ces formations se sont déroulées sur le camp bâti du Groupement des écoles militaires interarmées (GEMIA) et sur un terrain de manœuvre des écoles. Le programme s’est étalé sur 4 semaines, marquées chacune par une dominante d’instruction.

 

La première semaine, les élèves du DIO ont reçu une formation sur les techniques et attitudes militaires pédagogiques. L’objectif était de leur donner des bases suffisantes afin qu’ils soient en mesure de conduire eux-mêmes une séance d’instruction.

 

La deuxième semaine a été consacrée à des cours de topographie. Après un enchaînement de cours théoriques sur la lecture de cartes, l’utilisation de matériels topographiques (boussole, jumelle, équerres de report de points, GPS…), les stagiaires ont restitué leurs apprentissages au cours d’une course d’orientation.

 

Le programme de la troisième semaine est centré sur les actes réflexes et les actes élémentaires du combattant: présentation de la section d'infanterie (son organisation et son articulation), présentation des missions offensives et défensives de la section d'infanterie et une étude détaillée de la mission reconnaître un axe (progression à pied et en véhicule) / mettre en place un check-point (mise en place appui, couverture, groupe assaut). L’étude de cette mission a donné l’occasion de faire travailler les stagiaires à l’aide d’une caisse à sable, outil dont l’efficacité n’est plus à démontrer à l’instruction comme en opérations.

 

Le cycle de formation s’est achevé par une semaine entièrement consacrée au combat en engins blindés que les stagiaires ont achevé la formation. Cette séquence a permis de revenir sur les actes élémentaires, les missions offensives et défensives, le stationnement et la sauvegarde du peloton blindé ont été revus. Un exercice individuel de synthèse en caisse à sable a clôturé le stage.

 

Chaque année, la force Epervier organise des détachements d’instruction opérationnelle au profit des militaires de l’armée nationale tchadienne, afin de transmettre leurs savoirs-faire. Ces formations, qui se déroulent dans le cadre des accords de coopération militaire entre la France et le Tchad, sont l’occasion de partages d’expérience et d’échanges particulièrement instructifs pour les deux armées.

Tchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienneTchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienneTchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienne
Tchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienneTchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienne
Tchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienneTchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienne
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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:55
Activation du centre national de dévolution Air

Le général Caspar-Fille-Lambie a visité les installations du centre national de dévolution air

 

03/10/2013 Cellule de communication du CDAOA - Economie et technologie

 

Vendredi 27 septembre 2013, le général Thierry Caspar-Fille-Lambie, commandant la défense aérienne et les opérations aériennes, s’est rendu à Cinq-Mars-La-Pile où est basé le centre national de dévolution Air (CNDA), mais également l’un des quatre centres de détection et de contrôle (CDC) de l’armée de l’air.

 

Mis en œuvre depuis 2007, et implanté dans l’ouvrage enterré, le CNDA peut être activé lors d’une indisponibilité technique, programmée ou inopinée, du centre national des opérations aériennes (CNOA). En cas d’activation, le CNDA doit assurer la continuité des missions prioritaires et permanentes comme la posture permanente de sûreté (PPS) ou le suivi des mission de recherche et de sauvetage (SAR) en relation avec les centres de coordination et de sauvetage (CCS) situés au sein des CDC.

 

Ainsi, une maintenance technique programmée du CNOA a engendré l’activation du CNDA, le 27 septembre. Le général Caspar-Fille-Lambie a pu le voir en fonctionnement lors de sa visite.

 

Cette journée « test » de la mise en route du CNDA sera périodiquement renouvelée dans le cadre des entraînements liés aux procédures de sûreté aérienne.

Le centre national de dévolution air

Activation du centre national de dévolution Air

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:55
France : L'armée ferme ou restructure six sites

03/10 lesEchos.fr (Reuters)

 

La restructuration ou la fermeture d'une demi-douzaine d'unités et de bases de l'armée de terre et de l'aviation se soldera par la suppression d'au moins 7.500 postes dans la défense française en 2014, année électorale très délicate pour le gouvernement.

 

Le ministère de la défense assure que ces réductions d'effectifs seront effectuées par non renouvellement des personnels en fin de contrat ou partant à la retraite et par des départs volontaires.

 

D’ anciens officiers supérieurs protestent néanmoins contre ce qu'ils estiment être le "démantèlement de l'institution militaire", dans un "manifeste" publié par les sites internet LeMonde.fr et Médiapart.

 

Le projet de loi de finances 2014 prévoit un budget de la Défense stable par rapport à 2013 - 31,4 milliards d'euros hors pensions mais incluant investissements d'avenir et autres ressources exceptionnelles.

 

Première conséquence de cette stabilisation : la suppression prévue de 7.881 postes, essentiellement militaires, après une réduction de 7.234 emplois programmés en 2013.

 

La masse salariale de la Défense diminuera ainsi de près de 170 millions d'euros, auxquels s'ajoutera une réduction des dépenses de fonctionnement de 100 millions d'euros, précise le gouvernement dans un document de présentation du budget 2014.

 

Cet effort permettra d'augmenter la part des crédits consacrés à l'équipement des forces et à l'entretien des matériels, ajoute-t-il.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, devait présenter jeudi, lors d'une conférence de presse, la traduction concrète de ces dispositions budgétaires.

 

Selon le ministère de la Défense, le 4e régiment de Dragons de Carpiagne (Bouches-du-Rhône) sera ainsi dissous et remplacé par le 1er régiment étranger de cavalerie (REC) d'Orange, qui quittera cette ville du Vaucluse gérée par un transfuge du Front national.

 

L'escadron de défense sol-air de la base aérienne 116 de Luxeuil-les-Bains, en Haute-Saône, sera également dissous et l'activité des Mirage 2000 sur ce site sera réduite.

 

IMPACT LIMITÉ

 

Il n'y aura plus d'activité aérienne permanente sur la base 102 de Dijon (Côte d'Or), ce qui semble préluder à une fermeture pure et simple du site dans les années à venir.

 

Le site du détachement air de Varennes-sur-Allier sera fermé au cours des années 2014-2015 et la base aérienne de Châteaudun (Eure-et-Loir) sera restructurée pour devenir un simple détachement rattaché à la base aérienne d'Orléans.

 

Le gouvernement, confronté au risque d'un vote sanction lors des municipales de 2014, semble soucieux de limiter l'impact de la rigueur budgétaire sur des implantations auxquelles population et élus locaux sont toujours très attachés.

 

Le ministère de la Défense promet des mesures d'accompagnement pour atténuer les conséquences économiques et sociales des restructurations sur les communes concernées, mais sans en préciser la nature.

 

Le Front national, fortement implanté dans le sud-Est de la France, directement concerné par certaines des restructurations prévues pour 2014, est d'ores et déjà monté au créneau.

 

Marion Maréchal-Le Pen, députée du parti d'extrême droite dans le Vaucluse, accuse le gouvernement de "brader" le "savoir-faire militaire" et l'"indépendance diplomatique" de la France faute "d'avoir le courage de mener des réformes structurelles".

 

Elle s'inquiète dans un communiqué des répercussions économiques du départ du 1er REC d'Orange, dans un département déjà fortement touché par le chômage.

 

La loi de programmation militaire 2014-2019, présentée début août en conseil des ministres, prévoit la suppression de près de 34.000 postes sur six ans dans la défense, ce qui ramènera les effectifs des armées françaises à 242.000 militaires.

 

Le "Cercle des sentinelles de l'Agora", club de réflexion réunissant d'ex-officiers des trois armes, de sensibilités diverses, estime pour sa part dans un manifeste que l'armée française est désormais réduite à "l'état d'échantillon".

 

"Le démantèlement de l'institution militaire arrive à son terme", écrivent-ils. Plus que la disette budgétaire, ils mettent en cause "les impératifs de l'Etat-providence" et une volonté "post-moderne" d'en "finir avec le fracas des armes".

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:50
HMS Queen Elizabeth flight deck completed

The Goliath crane lifts one of the flight deck sections into place on the Queen Elizabeth [Picture: Crown copyright]

 

3 October 2013 Ministry of Defence and Defence Equipment and Support

 

The flight deck of the first of the Navy's new aircraft carriers is now finished, with the last 2 sections added to HMS Queen Elizabeth.


 

The sponsons, each weighing just under 500 tonnes, roughly the same as a Sandown Class minehunter, have been carefully inched into place in Rosyth in Scotland.

The mighty Goliath crane lifted the sponsons – the sections protruding from the hull which give an aircraft carrier its unique shape – to join the remainder of the ship in her dry dock.

By the standards of the Queen Elizabeth, the segments are relatively small; the larger sections weighed in at more than 10,000 tonnes (heavier than a Type 45 destroyer).

Now physically complete the flight deck is the size of 60 tennis courts or just a bit smaller than 3 football pitches.

To accommodate the F-35 Lightning II jets, which will land and take off from the ship, a ski ramp will be installed next month – mirroring the feature which propelled the Harrier skywards on the Invincible Class of carriers.

The Goliath crane lifts one of the flight deck sections into place
The Goliath crane lifts one of the flight deck sections into place on the Queen Elizabeth [Picture: Crown copyright]

The Queen Elizabeth Class project is probably at the peak of effort, with around 10,000 people involved in building the 2 leviathans, or providing equipment and systems to be installed on them.

While almost all the media attention is focused on the future flagship, there’s also an all-out effort across the land to build her younger sister, the Prince of Wales, which is around 2 years behind Queen Elizabeth.

Sections of 3-quarters of the Prince of Wales’s hull are under construction in Portsmouth, Govan, Merseyside and Tyneside.

The 65,000-tonne Queen Elizabeth Class aircraft carriers will be based in Portsmouth and will be the centrepiece of the UK’s military capability.

HMS Queen Elizabeth is due to begin sea trials in 2017 and flight trials from her deck using Lightning II fast jets in 2018.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:50
Royal Marines on exercise in Albania

Royal Marines observe their target during Exercise Dragon Hammer in Albania (Picture Leading Airman Jason Ballard, UK MoD)

 

2 October 2013 Ministry of Defence

 

Royal Marines from 42 Commando have travelled to NATO ally Albania for a week-long exercise with the country's armed forces.

 

Hot on the heels of last month’s large-scale exercise Albanian Lion, which was the first set-piece for the UK’s Response Force Task Group on Cougar 13, elements of 42 Commando have returned to the Balkan country for a further week.

The Royal Marines are the nation’s on-call commando unit, ready to deploy anywhere in the world at short notice should the government determine their presence is required.

The week-long Exercise Dragon Hammer with the Viking amphibious vehicles of the Royal Marines Armoured Support Group saw the green berets train mainly around the bay of Vlorë – also the setting for Albanian Lion.

Royal Marines taking part in Exercise Dragon Hammer
Royal Marines taking part in Exercise Dragon Hammer [Picture: Leading Airman (Photographer) Jason Ballard, Crown copyright]

Lima Company used night-vision technology to practise moving through an underground tunnel complex at Porto Palermo, near Himarë, which once served as a base for Cold War submarine operations in the Adriatic.

Their week of Dragon Hammer concluded with a company-level attack on the small island fortress of Sazan, just off the Vlorë peninsula – also the focal point for an assault during Albanian Lion.

Meanwhile, Juliet Company carried out various exercises with live ammunition – including firing the new lightweight Glock pistols being introduced across the Armed Forces – and engaged in close quarters battle. Their week drew to a close getting to grips with working side-by-side with the Vikings.

The Vikings deployed on Cougar 13 hoping to show the rest of the Corps what the all-terrain armoured vehicle, which is based in Dorset, can offer on the battlefield.

Royal Marines Viking amphibious landing vehicles
Royal Marines Viking amphibious landing vehicles on exercise in Albania [Picture: Leading Airman (Photographer) Jason Ballard, Crown copyright]

Major Chris Samuel, Officer Commanding Juliet Company, said:

The story of close co-operation between Juliet Company and the Viking Troop is one that needs to be read throughout our Corps.

Put simply, during this exercise, my commanders at all levels were exploiting the Viking’s capabilities in ways that they would not have envisaged or thought possible even 3 months ago.

The green berets completed Dragon Hammer delighted at the unique training environment offered both by Albania’s landscape and its military facilities.

A Royal Marine looks through his rifle scope
A Royal Marine looks through his rifle scope from a protected position [Picture: Leading Airman (Photographer) Jason Ballard, Crown copyright]

Lieutenant Colonel Neil Sutherland, Commanding Officer of 42 Commando, said:

Dragon Hammer was an excellent opportunity – and one that the Commando fully exploited. Arduous, complex terrain and a challenging environment provided some fantastic training opportunities.

Live firing with Viking fully integrated into one of my manoeuvre companies and close quarters battle in a complex sub-terrain cold war submarine facility, where we fully utilised black light, are but 2 examples of the excellent training we were able to run. Overall, it proved to be superb training for 42 Commando.

Cougar 13

Royal Marines break cover of a wooded area
Royal Marines break cover of a wooded area to move in on their objective [Picture: Leading Airman (Photographer) Jason Ballard, Crown copyright]

Cougar 13 is the routine annual deployment of the Royal Navy’s very high readiness Response Force Task Group (RFTG). Elements of the RFTG deployed to the Mediterranean and east of Suez, demonstrating their ability to project a highly effective UK maritime component anywhere in the world.

The deployment includes a series of demanding exercises with partner nations throughout the region which will ensure that the Task Group is ready to respond to any contingencies as and when they arise.

The RFTG ships have now passed through the Suez Canal and are carrying out further exercises with partner nations.

Royal Marines emerge from a tunnel
Royal Marines emerge from a tunnel during Exercise Dragon Hammer [Picture: Leading Airman (Photographer) Jason Ballard, Crown copyright]

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