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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:35
Afghanistan : dans la peau de deux manipulatrices en électroradiologie

02/10/2013 17:12 International

 

L’adjudant Gaëlle, 29 ans et le sergent-chef Vicky, 26 ans sont déployées sur le théâtre afghan depuis le mois de juillet 2013 à l’hôpital militaire de Kaboul (Rôle 3) pour une durée de 3 mois. Elles sont manipulatrices en électroradiologie, plus communément appelées « manip radio ». L’adjudant Gaëlle est affecté à l’hôpital d’instruction des armées (HIA) Bégin à Saint-Mandé depuis 2006 et le sergent-chef Vicky à l’HIA Legouest à Metz depuis 2008.

 

Afghanistan : dans la peau de deux manipulatrices en électroradiologie

 

 « Ici, nous travaillons principalement avec les urgences et la réanimation de l’hôpital, mais pas uniquement. Nous travaillons aussi au profit des médecins du service des consultations et d’hospitalisation » explique l’adjudant Gaëlle.

 

Comme tous les matins, les deux « manip radios » débutent leur journée par un passage à « la réa » de l’hôpital, comme elles l’appellent. Elles viennent se renseigner auprès des réanimateurs sur le besoin d’imagerie pour le suivi des patients hospitalisés. « C’est dans ce service que sont traités les cas les plus graves ou les plus instables. Nous nous tenons toujours à la disposition des médecins de la réanimation et nous nous adaptons à leur planning, car il est plus facile pour nous d’ajuster notre emploi du temps que l’inverse », déclare Gaëlle.

 

Après la réanimation, direction le WARD (la « salle » ou secteur d’hospitalisation dans le jargon hospitalier). Les « manip radios », sont régulièrement sollicitées par les médecins  pour des compléments d’imagerie pour le suivi en pré ou post-opératoire (contrôle de réduction de fracture, radiographie pulmonaire …). Elles peuvent ainsi planifier et prioriser certains examens.

 

Mardi 20 août 2013, lors de son passage au WARD, le chirurgien maxillo-facial demande son aide à Gaëlle. Ce matin, il réalise une trachéotomie qui permettra à son patient de mieux respirer. La mission de Gaëlle consiste à effectuer, à la fin de l’intervention, dans le bloc opératoire, une radiographie pour vérifier la bonne position de la « trach » (dispositif d’aide à la respiration implanté à la base du cou). A cet effet, elle utilise un appareil mobile de radiologie appelé « mobylett ». « C’est ça notre travail, nous permettons aux chirurgiens de visualiser ce qu’ils ne voient pas de l’extérieur. Ils peuvent ainsi vérifier que le patient n’aura pas de complications ultérieures et ce avant même qu’il ne  retourne en chambre. Je me sens utile tous les jours », ajoute Gaëlle.

 

Afghanistan : dans la peau de deux manipulatrices en électroradiologie

 

La journée d’une « manip radio » est ensuite rythmée par les demandes des consultations externes et des urgences. Les demandes médicales sont traitées par l’imagerie la mieux adaptée ; radiographie standard ou scanner. «Si on a besoin de nous dans l’urgence, nous sommes toujours disponible », ajoute Gaëlle. Le nombre et la nature des imageries sont variables selon l’activité quotidienne (jusqu’à 12 imageries conventionnelles et 3 à 7 scanners par jour, les deux-tiers concernent l’orthopédie, le tiers restant, des pathologies plus variées pulmonaire, digestive ou neurologique). Les patients sont aussi bien des membres de la coalition que des Afghans.

 

Les « manip radio » travaillent par cycle d’astreinte de 24 heures qui débute chaque jour à 14H00. Sur l’activité régulière, elles se relaient, ce qui leur permet de se reposer. Les urgences sont cependant susceptibles de bousculer cette routine à tout moment. Elles restent donc joignables jour et nuit pour répondre éventuellement à un afflux de patients, mais aussi pour partager leur domaine de compétence.

 

Le hasard fait souvent que Vicky est appelée la nuit. Elle se souvient, «  le 25 juillet 2013, à 3 heures du matin, j’ai été appelé par les urgences. Ce soir-là, un patient avait été victime d’une chute d’environ 3 étages. A l’arrivée au ROLE 3, un patient est toujours considéré comme un polytraumatisé. Nous réalisons donc systématiquement une radio du thorax et du bassin en complément de l’examen clinique. Ces examens, complétés le plus souvent par un scanner, nous permettent ainsi de déterminer si le patient doit immédiatement aller au bloc ou non ».

 

Vicky rajoute, « ce qui est particulièrement intéressant dans cet hôpital à Kaboul, c’est le travail en équipe. Il existe une vraie entraide ; c’est un excellent modèle de cohésion ! Ici, nous travaillons avec tous les médecins. Chacun est spécialisé dans un domaine bien particulier ; la neurologie, l’orthopédie, le viscéral. Nous discutons beaucoup avec eux, ce qui nous permet d’apprendre chaque jour. C’est un formidable retour d’expérience qui sera un plus pour nous et pour nos services une fois retournées en France ».

Afghanistan : dans la peau de deux manipulatrices en électroradiologieAfghanistan : dans la peau de deux manipulatrices en électroradiologie
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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:30
Avions de combat : le drôle de jeu américain au Qatar

02/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Mi-septembre, le consortium Eurofighter (Typhoon) et Dassault Aviation (Rafale) ont rendu une offre conformément au calendrier fixé par Doha. Mais pas Washington, selon des sources concordantes.

 

Qatar ou l'inconnue américaine... Quelle est la stratégie poursuivie par les Etats-Unis dans le cadre de l'appel d'offre des avions de combat au Qatar ? Mi-septembre, Londres, qui propose Eurofighter Typhoon, et Paris, qui soutient le Rafale (Dassault Aviation), ont rendu leur offre conformément au calendrier fixé par Doha. Mais pas Washington, selon des sources concordantes.

Du coup, les deux enveloppes contenant les offres du consortium Eurofighter (BAE Systems, EADS et l'italien Finmeccanica) et de Dassault Aviation dorment depuis plus de quinze jours au fonds d'un coffre avant d'être décachetées… une fois la réponse des Américains réceptionnée par les Qataris.

 

Mécontentement du Qatar

Cette situation embarrasse Doha, qui a exprimé un besoin d'acquérir 72 avions de combat. Une compétition qui sera vraisemblablement découpée en deux tranches (36 + 36) pour remplacer les douze Mirage 2000-5 de l'armée de l'air qatarie - les seuls appareils dont elle dispose à ce jour. « L'équipe en charge du dossier est réellement indisposée par l'attitude des Américains », explique-t-on à la Tribune.

Car initialement, le Qatar comptait prendre une décision rapide avant la fin de l'année pour la première tranche. Doha veut effectivement renforcer sa flotte d'avions de combat pour jouer un rôle sur la scène internationale comme elle a pu le faire dans le cadre de l'opération Harmattan en Libye aux côtés de la France, et des avions Rafale en particulier.

Les manœuvres (?), ou à défaut les indécisions, américaines pourraient troubler ce calendrier. « Ils sont à la merci du bon vouloir des Américains », confirme-t-on à La Tribune. D'autant que les Qataris pourraient choisir un avion européen dans un premier temps et mettre la pression sur les Américains sur la deuxième tranche. Pour autant, techniquement, le Qatar peut choisir. Ils ont évalué tous les avions, à l'exception du F-35.

 

Quel avion américain ?

Difficile de savoir quel avion de combat vont proposer les Américains ? Surtout face au Rafale, qui semble être le favori des Qataris pour la première tranche après de très bonnes évaluations, notamment par temps chaud (50 degrés) à l'été 2012. Ce qui n'a pas été le cas de l'Eurofighter qui semble-t-il a beaucoup souffert de la chaleur. Mais les Britanniques, associés aux Allemands, ont toutefois mis le paquet sur une offre globale très compétitive. Notamment en proposant des investissements aux Qataris dans l'industrie financière britannique. Les Allemands sont également ouverts à de tels investissements.

Au départ les Américains proposaient deux appareils de Boeing, le F-15 et le F-18, qui lui aussi a énormément souffert de la chaleur au point qu'il aurait été disqualifié. Puis, Washington a réfléchi à faire concourir le F-35. Mais le Pentagone et Lockheed Martin doivent d'abord obtenir l'accord du congrès. Ce qui pourrait prendre du temps.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:13
Décès du négociateur indien du contrat Rafale

02.10.2013 journal-aviation.com

 

PARIS, 2 octobre (Reuters) - Arun Kumar Bal, le négociateur du contrat d'achat des avions de combat Rafale pour le compte du ministère indien de la Défense, est mort mercredi d'une crise cardiaque, lit-on sur le site internet du quotidien India Today.

 

Le quotidien Les Echos, qui reprend la même information, cite des sources à New Delhi selon lesquelles ce décès porterait un mauvais coup aux espoirs de conclusion rapide des négociations entre l'Inde et le constructeur du Rafale, le groupe Dassault Aviation, tant Arun Kumar Bal occupait un rôle central dans le processus.

 

L'Inde a présélectionné le Rafale en janvier 2012 au terme d'un appel d'offres très disputé pour une commande évaluée à quelque 15 milliards de dollars portant sur 126 avions et 63 options potentielles.

 

Le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, avait déclaré récemment qu'il espérait une signature de cette mégacommande d'ici la fin de l'année.

 

Arun Kumar Bal enquêtait également sur les faits de corruption présumés dans l'acquisition de douze hélicoptères à AgustaWestland, la filiale du groupe italien Finmeccanica . (Jean-Michel Bélot, édité par Wilfrid Exbrayat)

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 15:55
FOB Interview : Michel Lautier de Nexter, à propos du Titus (2ème partie)

crédits photos Nexter

 

02.10.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

Seconde et dernière partie de l’interview d’un des concepteurs du Titus, Michel Lautier, expert opérationnel chez Nexter (relire la première partie )

 

Comment s’organise la famille Titus à partir du même véhicule modulaire ?

 

La version de base est le VTT sur lequel on peut ajouter des kits de différents types. L’objectif est qu’en quelques heures, avant projection ou sur le terrain, l’unité engagée puisse reconfigurer elle-même le véhicule pour la mission.

 

Il existe des kits combat (versions MMP, mortier de 81, tireur d’élite) pour adapter le VTT à la mission du moment, des kits missions qui donnent naissance à une famille de véhicules d’appui et de se soutien (PC, génie, mortier de 120 mm embarqué, VOA, dépannage, ravitaillement logistique, EVASAN/ambulance). D’autres kits de mission sont en cours d’étude. Il existe enfin, et c’est l’originalité du concept TITUS,  des kits d’environnement opérationnels (basse intensité, sécurité, combat classique, lutte anti insurrectionnelle/anti-terroriste, engagement en zone urbanisée). L’idée est de pouvoir adapter le véhicule aux menaces particulières, en termes d’emport de personnel (équipage de 2 + groupe à 12 jusqu’à un équipage de 3 + un groupe de 8 fantassins  « félinisés »), de protection (niveau 2 à 4 balistique et mines, IED jusqu’à 150 kg, roquettes AC, sièges « anti blast »), de puissance de feu (tous types de tourelleaux de 7,62 mm à 20 mm) et d’équipements (détecteur de départ de coup, détecteur de lancement de missile, leurre IR, caméras de vision périmétrique, échelle d’assaut, lame anti-barricade, système anti cocktail Molotov…).

 

Il n’y a pas de version dédiée, ainsi le mât d’observation de la version VOA se déploie par une des deux tapes de toit du VTT d’origine. La seule exception est la version mortier de 120 mm embarqué, due aux contraintes d’intégration et de mise en œuvre opérationnelle.

 

Enfin TITUS est prédisposé pour recevoir la vétronique générique NEXTER de dernière génération qui offre notamment la possibilité pour l’équipage d’échanger et de partager en direct toutes les informations tactiques et techniques (suivi logistique du véhicule, détection de panne, …)

 

FOB Interview : Michel Lautier de Nexter, à propos du Titus (2ème partie)

Ces options peuvent peser lourd, le même véhicule peut supporter toutes ces options ?

 

Dans le développement du Titus, nous avons considéré la version la plus contraignante en termes de poids , c’est-à-dire la plus protégée et la mieux équipée qui pèse 24 tonnes en ordre de combat et cherché une fonction mobilité offrant encore 3 tonnes de charge utile. Le châssis à haute mobilité TATRA a été qualifié à 27 tonnes, ce qui permet de conserver une marge importante pour des évolutions ultérieures. Donc fiabilité du châssis à la charge maximale, pas de dégradation de l’agilité tactique au PTAC… Ce châssis offre une agilité tactique tout terrain remarquable et un diamètre de braquage exceptionnel (13m) qui le rend particulièrement apte à l’évolution en zone urbaine.

 

Titus n’a donc rien à voir avec le programme français VBMR ?

 

Titus n’a pas comme objectif le programme français VBMR, (Véhicule Blindé Multi Rôle, remplaçant du VAB). Il s’agit d’un véhicule dédié à l’export. Il ne correspond pas à certaines spécifications supposées du VBMR (monte pneumatiques, …) Pour le VBMR, nous poursuivons naturellement le programme dans le cadre de notre accord avec Renault Trucks Défense.

 

Sur quels marchés Nexter espère vendre le Titus?

 

Nous visons à capter dès 2015 les nombreux marchés qui s’ouvrent pour renouveler les flottes vieillissantes de véhicules de transport de troupe, à savoir les VAB, BTR, M113…, qu’il s’agisse du Moyen-orient ou de l’Asie. Titus ne cherche pas à remplacer la famille des véhicules de combat d’infanterie, il leur est complémentaire.

 

In fine, TITUS allie les qualités de protection du MRAP, de flexibilité du VTT et du « punch » du VCI.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 15:55
Défense : trois nouveaux contrats export dans l'escarcelle de MBDA

Le missile de défense aérien SAMP/T de MBDA, un des fers de lance à l'export

 

03/10/2013 Michel Cabirol –LaTribune.fr

 

Le missilier européen a engrangé une nouvelle commande en Arabie Saoudite d'un peu plus de 150 millions d'euros. MBDA va signer d'ici peu un contrat export en Malaisie d'un peu moins de 100 millions d'euros. Enfin, les corvettes du Vietnam s'équiperont de missiles MBDA.

 

Pour MBDA, la bataille de l'export est devenue une question de survie non pas pour le groupe en tant que tel mais pour rester un acteur global sur l'ensemble de la gamme missile. Car, comme le confirme le PDG du missilier européen (37,5 % BAE Systems, 37,5 % EADS et 25 % l'italien Finmeccanica) Antoine Bouvier, "l'équilibre" de MBDA "dépend des exportations". "Lorsque j'ai en face de moi les personnels, les cadres et les organisations syndicales, lorsque je présente au CCE (comité central d'entreprise, ndlr) la situation de la charge et leur explique que notre équilibre dépend des exportations, croyez bien que tous les responsables de l'entreprise sont profondément affectés et impliqués", a-t-il expliqué aux députés de la commission défense de l'Assemblée nationale.

Trois contrats, certes modestes, vont redonner un peu le sourire à Antoine Bouvier. Et conforter surtout le travail de fond des équipes commerciales du missilier à l'export. Pour trois raisons. D'une part parce que MBDA s'est battu comme un chien pour les obtenir dans deux pays référents (Arabie Saoudite et Malaisie) et dans un nouveau pays pour l'industrie d'armement française (Vietnam).

Enfin, ce sont trois contrats qui vont entraîner de nouvelles tranches de commandes à venir. En Arabie Saoudite, MBDA va équiper de missiles sol-air VL Mica la Garde nationale, l'armée privée du roi commandée par le prince Mitaeb bin Abdullah, selon des sources concordantes. Ce contrat, qui s'élève à un peu plus de 150 millions d'euros, va permettre de remplacer le parc de missiles Mistral, dont le fournisseur était déjà MBDA. A terme, le missilier table sur plus de 500 millions d'euros de commandes au total.

 

MBDA gagne en Malaisie et... au Vietnam

MBDA est en attente d'une notification (LOA, ou Letter of Approval) d'un contrat portant sur les installations de tir de missiles sur les six corvettes de type Gowind, dont le design a été vendu par DCNS. Le montant de cette commande est évalué à un peu moins de 100 millions d'euros. Mais qui dit installations de tir dit commandes futures de missiles. MBDA devrait ainsi vendre des missiles surface-air VL Mica, et l'anti-navire, Exocet block 3. La future commande est estimée entre 300 et 400 millions d'euros. Une belle victoire face au concurrent américain Raytheon qui présentait le ESSM (Evolved Sea Sparrow Missile).

Selon nos informations, MBDA va également équiper avec du VL Mica et de l'Exocet les deux corvettes néerlandaises du chantier naval Damen achetées par le Vietnam (+ deux en option). Un nouveau très joli coup pour MBDA.

Outre ces trois contrats, MBDA, qui n'annonce jamais la signature de ces contrats à l'export en raison de la discrétion de ces clients, a engrangé, selon La Tribune, quelques beaux contrats, qui iront grossir les prises de commandes de 2013. Et peut-être même dépassé le record de 2012 (1,5 milliard d'euros). Surtout si le missilier parvient à décrocher enfin un des mégacontrats sur lequel il est en compétition, notamment grâce aux avions de combat (Rafale notamment, mais aussi Eurofighter et Gripen, voire Tornado).

 

L'Arabie Saoudite, bon client du missilier

Des commandes qui viennent d'Arabie Saoudite, dont une via BAE Systems, qui a signé un contrat évalué à 3 à 4 milliards de livres avec Ryad pour l'armement de ses vieux avions de combat Tornado. Le groupe britannique a choisi MBDA, qui fournira à l'armée de l'air saoudienne le missile air-sol britannique le Dual-Mode Brimstone, fabriqué pour la Royal Air Force. En outre, MBDA fournira à l'armée de l'air saoudienne un lot supplémentaire de missiles de croisière Storm Shadow. Soit environ une commande évaluée pour MBDA à 500 millions d'euros.

Enfin, MBDA participera au contrat d'Etat à Etat (LEX ou Life Extension Sawari 1) de plus d'un milliard d'euros portant sur la modernisation de quatre frégates de classe Al Medinah et de deux pétroliers-ravitailleurs de la classe Boraida mis en service en 1985-1986 (contrat Sawari I). MBDA va équiper les pétroliers de son nouveau système surface-air à très courte portée de MBDA Simbad-RC (un peu plus de 40 millions d'euros), deuxième client de ce nouveau produit, qui n'équipe même pas l'armée française, et notamment les BPC.

 

Singapour et l'Inde choisissent MBDA

Singapour, client très exigeant mais référent, a choisi MBDA. C'est une très bonne nouvelle pour le groupe. La cité Etat  va prochainement investir dans des missiles Aster 30 pour remplacer son actuel équipement américain vieillissant, a annoncé mi-septembre le ministre de la Défense singapourien, Dr Ng Eng Hen. Il n'a révélé ni le coût du système, ni le nombre de missiles, ni la date précise à laquelle Singapour fera cet investissement.

L'Inde a également sélectionné MBDA. Selon un communiqué publié lors de la visite de François Hollande en février dernier du Premier ministre indien, Dr Manmohan Singh's, New Delhi a annoncé avoir "conclu des négociations sur le missile SRSAM (Short Range Surface to Air Missile, un missile sol-air de nouvelle génération), qui, une fois approuvé par le gouvernement, sera co-développé et co-produit en Inde". Un contrat de l'ordre de 6 milliards de dollars (4,5 milliards d'euros), selon l'agence de presse indienne PTI.

MBDA attend depuis des années ce très beau contrat, qui devrait gonfler, selon nos informations, son carnet de commandes à hauteur de 1,8 milliard d'euros, en vue de co-développer et co-fabriquer avec Bharat Dynamics Limited ce missile sol-air de nouvelle génération.

 

Trois gros échecs

MBDA a pourtant connu trois gros échecs même s'il  n'en a pas à rougir, les raisons n'étant pas imputable au missilier. L'un à Oman au printemps dernier, où il était pourtant donné comme favori. Le sultanat va finalement acquérir le système de défense aérienne américain de Raytheon SLAMRAAM pour un montant de 2,1 milliard de dollars (1,6 milliard d'euros). Oman, qui n'a pas encore signé ce contrat, était pourtant sur le point de choisir le missilier européen MBDA mais a dû changer son fusil d'épaule sous la pression de l'administration américain.

"Le contrat avec Oman, que nous avons perdu, a expliqué Antoine Bouvier aux députés, s'élevait à un milliard d'euros, soit deux années de notre chiffre d'affaire en France : croyez bien que l'ensemble du personnel de l'entreprise a accusé le coup ! Mais il est de la responsabilité des dirigeants de surmonter le plus rapidement possible les déceptions pour aller de l'avant".

C'est le cas aussi en Turquie même si les deux concurrents américains et européens tentent de faire revenir la Turquie sur son choix fin septembre de prendre un groupe chinois. Pourtant membre de l'OTAN, Ankara a choisi CPMIEC pour la fourniture d'un système de défense aérienne stratégique. Un contrat évalué à 4 milliards de dollars. Ce qui a constitué une énorme gifle pour les américains Raytheon et Lockheed Martin ainsi que les français MBDA et Thales.

Enfin, Paris a préféré Thales à MBDA pour fournir à l'Arabie saoudite un nouveau système de défense aérien, un contrat estimé au total à environ 4 milliards d'euros. Le groupe d'électronique propose une modernisation du parc saoudien à base de Crotale NG.

 

Un carnet de commandes en baisse depuis 2009

Signe inquiétant, le carnet de commandes de MBDA baisse inexorablement depuis 2009. Fin 2012, il est même passé pour la première fois depuis la création de MBDA en 2001 sous la barre symbolique des 10 milliards d'euros (9,8 milliards). Soit un peu plus de trois ans d'activité - pour un chiffre d'affaires de 3 milliards d'euros en 2012 stable par rapport à 2001 (3 milliards). En 2009, le carnet s'élevait à 12 milliards, déjà en net retrait par rapport à 2003 (14,8 milliards).

En 2013, MBDA vise au moins trois milliards d'euros de prises de commandes, a prudemment estimé Franck le Rebeller. Antoine Bouvier insiste pour atteindre un ratio chiffre d'affaires, prises de commandes supérieur à 1. Il faut compenser 2011 et 2012 , années où les prises de commandes ont été inférieures au chiffre d'affaires, a-t-il expliqué. C'était aussi le cas en 2010.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 15:50
A400M : Signature d’un partenariat de formation franco-allemand

Des mécaniciens de l'armée de l'air en formation sur A400M

 

03/10/2013 armée de l'air  - Economie et technologie

 

Lundi 30 septembre 2013, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, et le général Karl Müllner, son homologue de la Luftwaffe, ont signé un partenariat franco-allemand relatif à la formation sur l’A400M Atlas.

 

L’un des objectifs majeurs du programme A400M est une amélioration de l’interopérabilité par une plus grande standardisation de l’exploitation de l’appareil entre les différents pays partenaires. Plusieurs groupes de travail internationaux se rencontrent régulièrement sous l’égide de l’European Air Transport Command (EATC) afin de définir des procédures opérationnelles et un cursus d’entraînement communs.

 

Sur le plan de la formation, la mutualisation des moyens est déjà une réalité. La signature de l’arrangement technique franco-allemand concernant la formation sur A400M des équipages et mécaniciens le 30 septembre 2013 entérine les conditions du partenariat unissant la France et l’Allemagne sur ce projet.

 

À terme, la formation des mécaniciens à la maintenance aéronautique sur A400M se fera sur la base aérienne de Wunstorf en Allemagne (à partir de l’été 2015), ainsi que la formation de type des équipages et leur entraînement sur des missions logistiques. La formation des équipages sur les missions tactiques sera réalisée au centre de formation A400M de la base aérienne d’Orléans (dès 2014 pour les stagiaires français et à compter de 2018 pour leurs collègues allemands).

A400M : Signature d’un partenariat de formation franco-allemand

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 15:06
Morskoul, entraînement majeur de la Force d’action navale à Brest

03/10/2013 Source Marine nationale

 

Depuis le 30 septembre 2013 et jusqu’au 4 octobre, plus de quinze bâtiments de la Force d’Action Navale à Brest participent à l’entraînement collectif Morskoul au large de la Bretagne.

 

Durant toute la semaine, les bâtiments se sont entraînés conjointement en suivant un programme dense d’activité à la mer : ravitaillements à la mer avec la présence du bâtiment de commandement et de ravitaillement Somme, évolutions tactiques, exercices de protection de forces sous différentes menaces (lutte contre bâtiments de surface, aéronefs, mines, actes terroristes).

Morskoul, entraînement majeur de la Force d’action navale à BrestMorskoul, entraînement majeur de la Force d’action navale à BrestMorskoul, entraînement majeur de la Force d’action navale à Brest

L’hélicoptère embarqué à bord de la frégate anti-sous-marine La Motte-Picquet a de plus effectué des vols au profit des différents bâtiments (treuillages, appontage, touch-and-go). Des Rafale Marine et des Super-Étendard Modernisé de la base de l’aéronautique navale de Landivisiau ont également apporté leur concours.

Morskoul, entraînement majeur de la Force d’action navale à Brest

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 15:00
Projet de loi de finances 2014

03/10/2013 Economie et technologie

 

Le budget 2014 traduit les orientations du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013 ainsi que celles du projet de loi de programmation militaire dont il constitue la première annuité. Il prévoit des ressources totales de 31,4 Md€, identiques à celles du budget 2013.

 

Dans un contexte de redressement des finances publiques, le projet de loi de finances 2014 reflète l’engagement du Gouvernement à maintenir un effort de défense significatif. Cet effort permettra le financement du nouveau modèle d’armées, avec notamment une augmentation de la dépense en faveur de l’équipement [des forces] pour la modernisation des armées et le renouvellement de leurs matériels, mais également en faveur de l’activité opérationnelle, du renseignement ou [encore] du cyber défense.

 

Par ailleurs, près de 3 Md€ seront consacrés en 2014 aux programmes de la mission « Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation » afin de marquer l’attachement du Gouvernement au monde combattant, l’importance des devoirs de réparation et de mémoire et sa volonté d’un renforcement du lien armée-Nation ; un renforcement que le ministre de la Défense et le ministre délégué aux Anciens combattants souhaitent placer au cœur de l’action du ministère et qui se manifeste, notamment, par la présentation conjointe cette année des deux parties du budget du ministère dans un document unique.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 12:57
Les restructurations de 2014 : des fermetures limitées... avant les municipales

03 octobre à 10h40 Jean-Dominique Merchet

 

L'opération "Le moins possible avant les municipales" a réussi : le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian ne devrait annoncer cet après-midi qu'une série très limitée de restructurations pour 2014. En voici les principales.

 

Dans l'armée de terre : le 4ème régiment de dragons (Carpiagne), l'un des quatre régiments équipés du char Leclerc, sera dissous et le 1er REC quittera Orange pour venir s'installer dans l'emprise libérée par le 4ème RD. Un autre régiment devrait être dissous l'an prochain. Selon nos informations, il s'agit du 110ème RI, de Donaueschingen (Allemagne). L'annonce ne sera pas faite aujourd'hui, car il faut encore en informer les autorités allemandes, d'autant que le 110 appartient à la Brigade franco-allemande.

 

Dans l'armée de l'air, quatre sites sont touchés, avec une seule fermeture, celle du détachement air de Varennes-sur-Allier, une unité de soutien de moins de 300 personnes. La base aérienne de Chateaudun sera réorganisée et rattachée à la base aérienne d'Orléans. A Luxeuil, l'escadron de défense sol-air est dissous et l'activité aérienne des Mirage 2000 sera réduite. Enfin, la plate-forme aéronautique de Dijon-Longvic ne sera plus utilisée de manière permanente. C'est la mesure la plus symbolique : longtemps véritable Académie de la chasse, celle de Guynemer et des Chevaliers du ciel, la BA 102 n'accueillait plus qu'une demi-douzaine d'Alpha-Jets... L'évolution de l'agglomération dijonnaise fait que la base se trouve aujourd'hui en zone urbaine, ce qui n'est pas sans poser des problèmes de nuisance ou de sécurité.

 

Les restructurations de 2014 : des fermetures limitées... avant les municipales

Un dispositif de compensation est mis en place, qui sera coordonné par le préfet Henri Masse. Le projet de loi de programmation militaire prévoit des crédits à hauteur de 150 millions pour les "territoires", comme on dit désormais, touchés par les fermetures. L'idée générale du ministère est de concentrer plus d'argent sur moins de projets, contrairement à ce qui avait été fait sous le précédent gouvernement.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 12:55
FOB Interview : Michel Lautier de Nexter, à propos du Titus (1ère partie)

Crédits photos: Nexter

 

01.10.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

FOB vous propose cette semaine de découvrir le dernier-né de la gamme de Nexter, dévoilé durant le salon britannique de DSEI, le blindé de transport de troupe 6X6 TITUS. FOB a rencontré à Londres, l’un de ses concepteurs, Michel Lautier, expert opérationnel chez Nexter.

 

Comment est né le Titus ?

 

Le concept de TITUS a été le fruit d’une réflexion en trois étapes étalée sur environ trois ans. Après une analyse de l’évolution stratégique et des conséquences technico-opérationnelles sur les véhicules de l’infanterie depuis les années 80 jusqu’à l’engagement en Afghanistan, nous nous sommes penchés sur la notion de « Hybrid warfare » développée depuis quelques années par les Américains. Enfin, nous avons étudié le rôle des forces armées dans la sécurité intérieure.

 

De tout cela il ressort que dans les opérations de projection conduites par les armées occidentales en coalition dans des conflits insurrectionnels le rôle des forces s’est élargi, incluant désormais missions de combat à proprement parler, actions civilo-militaires, implication dans la reconstruction du pays (« Nation building »). L’étude de la sécurité intérieure, quant à elle, a mis en exergue le rôle des forces armées dans le maintien de l’ordre, la lutte contre-terroriste, la protection des infrastructures vitales et la surveillance des frontières (trafic transfrontalier de personnes ou de biens, infiltration de bandes armées).

 

Au plan purement tactique, désormais les forces armées peuvent être amenées à évoluer simultanément ou successivement sur le même théâtre d’opération dans des environnements très divers : basse intensité (maintien de la paix…), sécurité, combat classique asymétrique de haute intensité, lutte contre-insurrectionnelle ou  contre-terroriste avec un point commun : l’engagement en zone urbaine.

 

Pour ce qui ressort de l’emploi des engins blindés, il faut noter le glissement du rôle majeur traditionnel du couple VCI-char de combat au profit du VTT qui devient la colonne vertébrale et la bête de somme des engagements d’aujourd’hui, les véhicules de combat d’infanterie et les chars ayant été cantonnés à faire de l’appui feu ou de la réaction rapide. Enfin il faut noter le rôle grandissant des drones, des robots et des systèmes de informatisés de commandement, véritables multiplicateurs de force.

 

D’où l’idée de pouvoir disposer d’un seul type de véhicule, modulaire, afin de remplir l’ensemble de la gamme de missions tout en réduisant l’empreinte logistique.

 

Le facteur financier a-t-il été pris en compte dès la conception du Titus ?

 

Bien sûr. La nécessaire réduction de l’empreinte logistique dans les opérations extérieures, la diminution draconienne des budgets de la défense des pays occidentaux et l’apparition de concurrents nous ont amené à réfléchir en termes de coût global de possession. Les nouveaux compétiteurs commercialisent des véhicules blindés à un coût très bas, mais par contre il faut aussi reconnaître qu’à l’heure actuelle ils affichent des capacités moindres que leurs homologues occidentaux. Nous avons donc réfléchi en termes de coût/efficacité, c’est à dire de développer et proposer un véhicule de haute technicité pour un coût de possession limité. D’autant plus que la modularité du véhicule diminue la logistique sur le terrain. Voilà l’origine du Titus. C’est toute son originalité : le même véhicule est adaptable à tous types de missions. Ainsi l’empreinte logistique est très faible, puisqu’un seul châssis est disponible pour toutes les versions. C’est une nouvelle philosophie. Nous sommes en train de développer un second prototype, qui, sur ce même châssis TATRA, aura une motorisation plus puissante et amènera des évolutions dans l’ergonomie opérationnelle.

 

Quel est son prix d’achat ?

 

Avec le TITUS, NEXTER offre du haut de gamme pour pas cher. Le prix du véhicule de base est de 700 mille euros hors armement grâce à la recherche de sous-ensembles et d’équipements issus du civil (COTS). Le châssis TATRA, par son rapport qualité/prix contribue à cette recherche de la conception à coût objectif (CCO). Le client choisit toutes les options qu’il veut et seulement celles qu’il souhaite. L’offre Titus est d’une grande souplesse, adaptée au plus près au besoin.

 

FOB Interview : Michel Lautier de Nexter, à propos du Titus (1ère partie)

Quel est le concept du Titus ?

 

Il s’agit avant tout pour NEXTER d’une nouvelle approche vis-à-vis de l’utilisateur opérationnel. En amont le client peut arrêter la configuration désirée (motorisation, boîte de vitesse, banquettes ou sièges, accès par rampe et/ou portes, …) Nous avons donc travaillé sur la prédisposition industrielle afin de coller au plus près aux besoins du client. Toutes les options du Titus ont d’ores et déjà été envisagées et sont proposées au catalogue. Nous sommes déjà prêt à répondre à toutes les attentes et options que choisira le client. Ces options sont déjà intégrées dans notre processus industriel, de manière native. Toujours dans cette optique, NEXTER est à même de proposer la solution de soutien logistique la plus adaptée aux besoins ou spécifications du client, de la simple fourniture de pièces détachées jusqu’à une offre globale de soutien.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 17:40
Abkhazie/Ossétie: l'Otan appelle Moscou à revenir sur la reconnaissance

MOSCOU, 2 octobre - RIA Novosti

 

Le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen a une nouvelle fois appelé la Russie à revenir sur sa reconnaissance de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, lit-on mercredi dans la déclaration du chef de l'Alliance.

 

"La position de l'Otan est parfaitement explicite. Comme il a été indiqué lors du sommet de Chicago (mai 2012), l'Alliance soutient la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Géorgie dans ses frontières internationalement reconnues", a déclaré M.Rasmussen.

 

Le secrétaire général a exprimé sa préoccupation par les activités incessantes de la Russie en matière de démarcation de la frontière, soulignant que cela ne contribuait guère au règlement politique du conflit et se trouvait en contradiction avec les engagements de Moscou.

 

Par ailleurs, M.Rasmussen s'est prononcé à maintes reprises sur la situation à la frontière de la Géorgie avec l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud. Il a notamment dénoncé l'installation d'un barrage de fil de fer barbelé à la frontière entre l'Ossétie du Sud et la Géorgie. Selon Tbilissi, la mise en place de barbelés a été réalisée par les gardes-frontières russes.

 

Moscou a reconnu le 26 août 2008 l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, deux républiques autoproclamées sur le territoire géorgien, suite à la sanglante agression géorgienne contre la capitale sud-ossète, Tskhinvali. Affirmant avoir été "victime d'une provocation russe", la Géorgie a rompu les relations diplomatiques avec Moscou et décrété les républiques "territoires occupés". Depuis le 1er octobre 2008, plus de 200 observateurs de l'Union européenne veillent au respect des accords signés par la Géorgie et la Russie sous la médiation de l'UE après le conflit d'août.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 17:35
Hyeonmu missiles - source patriotdaily-com

Hyeonmu missiles - source patriotdaily-com

01.10.2013 journal-aviation.com

 

SEOUL, 1er octobre (Reuters) - L'armée sud-coréenne a exposé mardi deux nouveaux types de missiles conçus pour être utilisés contre l'artillerie et les vecteurs à longue portée de sa voisine du Nord.

 

Les modèles Hyeonmu-2 et Hyeonmu-3, dont la portée est respectivement de 300 et 1.000 km, ont été montrés en public dans le cadre d'un défilé militaire assez inhabituel.

 

Les deux missiles, qui ont d'ores et déjà été déployés, avaient été dévoilés en février, après le troisième essai nucléaire de Pyongyang.

 

"Nous devons construire un système de dissuasion fort contre le Nord jusqu'à ce qu'il renonce à son arsenal nucléaire et qu'il fasse le bon choix pour son peuple comme pour la paix de la péninsule coréenne", a déclaré la présidente sud-coréenne Park Geun-hye, lors de ce défilé qui marquait le 65 anniversaire de l'armée nationale.

 

Organisé sur une base aérienne au sud de Séoul, il s'est déroulé en présence du secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel. La veille, sur la frontière entre le Nord et le Sud, il avait indiqué que les Etats-Unis n'envisageaient aucune réduction de leur contingent en Corée du Sud, qui compte 28.500 hommes. (Jack Kim, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 17:35
Nucléaire nord-coréen: Washington et Séoul signent un accord de dissuasion

SEOUL, 2 octobre - RIA Novosti

 

Washington et Séoul ont conclu mercredi un accord portant sur la dissuasion de la menace nucléaire émanant de la Corée du Nord et de la prolifération des armes de destruction massive appartenant à cette dernière, rapporte l'agence Yonhap. 

 

"Le présent accord établit un cadre stratégique entre les deux alliés pour prévenir divers scénarios de menaces nucléaires nord-coréennes et consolide l'intégration des capacités de l'union en vue de renforcer l'effet dissuasif", stipule le communiqué commun diffusé suite à la signature du document par les ministres américain et sud-coréen de la Défense, Chuck Hagel et Kim Kwan-jin. 

 

Le chef du Pentagone a garanti à son homologue sud-coréen qu'en cas de menace, les Etats-Unis fourniraient toute l'aide militaire nécessaire, y compris leur parapluie nucléaire pour protéger Séoul. 

 

La Corée du Nord s'est proclamée puissance nucléaire en 2005 avant de mener en 2006, en 2009 et en 2013 des essais nucléaires souterrains qui ont provoqué de vives protestations de la communauté internationale. Pour prévenir une éventuelle attaque de Pyongyang, un contingent US de 28.500 hommes est installé sur le territoire sud-coréen.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 17:30
Syrie: une ingérence militaire provoquerait une catastrophe (Loukachenko)

MINSK, 2 octobre - RIA Novosti

 

Une ingérence militaire de l'Occident en Syrie provoquerait une catastrophe dans l'ensemble de la région, a déclaré mercredi le président biélorusse Alexandre Loukachenko dans une interview à la chaîne de télévision 24 KZ.

 

"J'ai un sentiment nettement négatif à l'égard de la guerre en Syrie en tant que président, mais aussi en tant qu'homme. Cela finira mal. Si, Dieu nous en garde, les Américains, et l'OTAN en général, s'y mêlent comme ils l'ont fait en Libye, et s'ils commencent des bombardements, ce sera une catastrophe. Toute la "ceinture arabe" s'enflammera", a indiqué M.Loukachenko cité par l'agence biélorusse Belta.

 

La Biélorussie soutient la politique de Moscou dans ce domaine. "Nous sommes catégoriquement opposés à ce qu'un pays, même s'il s'agit d'une superpuissance, s'ingère dans les affaires intérieures d'un autre pays, qu'il renverse des régimes et tue les présidents sous des slogans démocratiques ou autres. Nous l'avons déjà vu, de Saddam Hussein au président libyen Mouammar Kadhafi", a ajouté M.Loukachenko.

 

La situation dans le monde arabe risque de provoquer la propagation du terrorisme vers la Biélorussie, la Russie et le Kazakhstan, selon lui. "A vrai dire, nous craignons que ce terrorisme ne se propage chez nous. C'est une menace grave pour les frontières méridionales de la future Union économique eurasienne. C'est pour cela que nous suivons l'évolution de la situation et que nous exprimons notre position à l'égard de ce conflit", a conclu le président biélorusse.

 

La Biélorussie, le Kazakhstan et la Russie ont formé une Union douanière le 6 juillet 2012 avec l'entrée en vigueur d'un Code douanier commun aux trois pays. Le 1er janvier 2012, Minsk, Astana et Moscou ont également mis en place un Espace économique uni. Ces deux organismes constituent la plateforme nécessaire à la création d'une Union eurasienne d'ici 2015.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 17:30
Chinese S-300 (HongQi 9 [HQ-9]) launcher during China's 60th anniversary parade, 2009. photo Jian Kang

Chinese S-300 (HongQi 9 [HQ-9]) launcher during China's 60th anniversary parade, 2009. photo Jian Kang

Oct. 2, 2013 – Defense News (AFP)

 

ANKARA — Turkey on Wednesday defended its decision to enter talks with China to acquire its first long-range anti-missile system, in spite of protests from its ally Washington.

 

It also made clear that no deal had yet been finalised.

 

"The Chinese gave us the best price," Defence Minister Ismet Yilmaz told Vatan newspaper, explaining that the system's Chinese manufacturer had agreed to a co-production deal with Turkey.

 

Foreign Ministry spokesman Levent Gumrukcu said talks were to begin with the Chinese company, but made it clear that the selection process was still ongoing.

 

"The process has not yet been finalised," he said.

 

In an official statement last week, Turkey said it has "decided to begin talks with the CPMIEC company of the People's Republic of China for the joint production of the systems and its missiles in Turkey".

 

China Precision Machinery Export-Import Corp (CPMIEC) beat out competition from a US partnership of Raytheon and Lockheed Martin, Russia's Rosoboronexport, and the Italian-French consortium Eurosamrs in the tender.

 

The original contract was worth a reported $4 billion dollars, but the Chinese bid reportedly came in at a much lower $3 billion according to Turkish media.

 

The United States reacted with alarm to news that Ankara had chosen the Chinese firm, slapped with US sanctions for delivering arms to Iran and Syria, to build the air defence and anti-missile system.

 

"We had asked for joint production and a technology transfer," the Turkish minister said. "If other countries cannot guarantee us that, then we will turn to ones that can."

 

NATO member Turkey is a key regional ally to the United States, and currently has US-built Patriot missile systems deployed on its border to deter incoming attacks from Syria.

 

Turkey wants to build its own long-range air defence and anti-missile architecture to counter both enemy aircraft and missiles.

 

NATO has also raised concerns over possible compatibility issues between the Chinese-made system and others used within the alliance.

 

Yilmaz dismissed its concerns, saying: "There is no problem on that front."

 

The foreign ministry confirmed that Turkey had been in talks with NATO over the past few days, with Gumrukcu saying that the exchange of views with NATO allies was "only natural."

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 17:30
Syrie: Bagdad appellera les USA à cesser les livraisons d'armes aux rebelles

DUBAI/BAGDAD, 2 octobre - RIA Novosti

 

Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki se rendra la semaine prochaine aux Etats-Unis pour évoquer avec le président Barack Obama le règlement du conflit en Syrie et lui demander de stopper les livraisons d'armes aux rebelles, a annoncé mercredi à RIA Novosti Mohammad al-Sayhood, député de la coalition parlementaire dirigée par Maliki.

 

"Nouri al-Maliki invitera les Etats-Unis à cesser les livraisons d'armes à l'opposition syrienne, car ces armes tombent entre les mains d'al-Qaïda et sont utilisées pour attaquer le peuple syrien et l'Irak", a déclaré le député.

 

Selon lui, Bagdad considère la politique américaine à l'égard de la Syrie comme "erronée" et estime qu'elle a "provoqué de grands bouleversements au Proche-Orient.

 

Le premier ministre irakien a proposé un plan de règlement politique de la crise syrienne, qui prévoit notamment la mise en place d'un cessez-le-feu sur tout le territoire du pays, la suspension du financement et des livraisons d'armes aux parties en conflit, l'expulsion des mercenaires étrangers, ainsi que des démarches visant à contraindre les belligérants à des négociations de paix sous contrôle de l'ONU.

 

Bagdad souligne également la nécessité de mener à bien l'enquête internationale sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Il invite en outre les pays arabes à créer un fonds spécial en vue de faciliter le retour des réfugiés syriens.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 17:20
Minutes, Lives Saved Using Litter Assist in Mine-Resistant Ambulances

Oct 1, 2013 ASDNews Source : US Army

 

The terrain in Afghanistan is tough.

 

Drivers face roads that wind down treacherous hillsides with hairpin turn after hairpin turn, sandy valleys between tree-spotted ranges, snow-chilled mountains and plains, mud from snowmelt, narrow passes filled with boulders, and rivers, and more mud. Add in extremes of temperature, the danger of flash flooding and earthquakes, and the expectation of unexploded land mines and improvised explosive devices. Add in sniper gunfire, heavy artillery, and wounded warriors.

 

How can the U.S. military safely evacuate its casualties without endangering the rescuers?

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 17:20
Shutdown Suggests Way to Pentagon Savings

October 1, 2013 defense-aerospace.com

(Source: Lexington Institute; issued October 1, 2013)

 

Shutdown Math Suggests Way to Curb Pentagon Overhead

 

The government shutdown that began at 12:01am on Tuesday should be used as an object lesson for those who understand the necessity of reducing unnecessary and excessive costs of the federal government. As part of the shutdown process, non-essential workers are being directed to remain at home. The percentage of the total workforce on (temporary) unpaid leave varies widely among cabinet departments and agencies.

 

For example, in the Department of Veterans Affairs, 95 percent of the workforce has been directed to report for work while at the Housing and Urban Development Department 96 percent of the workforce has been deemed non–essential. Air traffic controllers, customs and border patrol personnel, FBI agents and the like are all considered essential and will remain on the job.

 

It is reported that the Defense Department will furlough approximately half its civilian employees, roughly 400,000, beginning today. This is by far the largest group of federal employees to be put on leave. In addition, an as yet undefined number of defense contractors, many doing jobs that are similar in nature to those performed by government employees, will be temporarily laid off.

 

The fact that nearly half a million civilians in the Pentagon are considered non-essential is one indicator that this is a place to begin cutting defense overhead expenses. Numerous studies of ways of reducing unnecessary defense spending, including most recently one by the Stimson Center, have identified the bloated size of the civilian workforce as a place to start cutting costs. If half the Department of Defense’s (DoD) workforce can safely be put on temporary leave, it stands to reason that a significant fraction of that half could be permanently eliminated.

 

This does not mean that these workers haven’t been performing their jobs well. It does mean that in an austere budget environment any position that is not considered essential to national defense should be considered a candidate for elimination.

 

What say we begin the process of reducing excess DoD overhead by eliminating 25 percent of the 50 percent of the total civilian workforce in the Pentagon that didn’t show up for work today?

 

This may seem like a large number but it is actually a smaller fraction of total civilian employment at the Pentagon than the 20 percent of headquarters staff including military personnel that Secretary of Defense Chuck Hagel proposes to cut from DoD. Reducing civilian manpower by 100,000 is a good first step and will save tens of billions of dollars.

 

Add to that figure some of the tens of thousands of uniform personnel doing jobs that could be performed by civilians (government employees or contractors) and the savings would go a long way to mitigating the impact of sequestration on military operations and procurement.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:55
Des Reaper pour la France: il faut commencer à mettre la main au portefeuille

01.10.2013 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Lu dans la livraison quotidienne des avis d'attribution du Pentagone (avec le shutdown désormais effectif, je ne sais pas si le Pentagone va continuer à passer des commandes...?), un avis concernant la vente de Reaper à la France (voir ci-dessous). Le contrat FA8620-10-G-3038 n'est pas spécifique au contrat avec la France; c'est un contrat beaucoup plus large de construction aéronautique qui englobe l'achat français de deux Reaper.

 

Le marché attribué frôle les 50 millions de dollars mais sa nature n'est pas spécifiée. En tout cas, c'est la preuve qu'il faut commencer à payer...

 

Je rappelle que les équipages français sont en formation aux USA (cliquer ici pour lire mon post à ce sujet) et qu'un Reaper sera livré d'ici à la fin de l'année et un second début 2014.

General Atomics Aeronautical Systems, Inc., Poway, Calif., has been awarded a not-to-exceed $49,813,377 undefinitized contract action (DO 0112) under a previously existing cost-plus-fixed-fee contract (FA8620-10-G-3038) for France's MQ-9 Reaper urgent request program. Work will be performed in Poway, Calif., and is expected to be completed by July 15, 2015. This award is the result of a sole-source acquisition. This contract action is 100 percent foreign military sales for France. Air Force Life Cycle Management Center/WIIK, Medium Altitude Unmanned Aircraft Systems, Wright-Patterson Air Force Base, Ohio is the contracting activity.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:51
L’A400M, une réussite européenne… et des leçons pour l’avenir

01.10.2013 Helen Chachaty à Séville et Orléans - journal-aviation.com

 

A400M, Airbus Military, EADS, Armée de l'air, Europe,Défense, Danjean, OCCAR,

 

Les officiels semblaient s’être donné le mot à Séville et à Orléans le 30 septembre, ne tarissant pas d’éloges lors des cérémonies célébrant l’arrivée officielle (l’avion ayant déjà été livré le 1er août à la DGA et le 2 août à l’armée de l’air) de l’A400M d’Airbus Military au sein des forces aériennes françaises.

 

« Je voudrais saluer la démarche européenne qui a rendu possible l’A400M. Avec la livraison se concrétise une réussite politique, celle de la mise en place d’une coopération européenne qui a rassemblé sept pays » a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian à Séville, ajoutant ensuite que « cette réussite confirme que nous n’appelons pas seulement de nos vœux l’Europe de la Défense, mais que nous la construisons par des actes, par des projets, qui peuvent peut-être prendre du temps mais dont la réussite est manifeste et permet d’aborder avec optimisme les enjeux de demain ».

 

Même son de cloche chez Airbus Military. Son CEO Domingo Ureña-Raso a affirmé que la cérémonie espagnole célébrait la « consolidation d’un grand défi », mais aussi la célébration de ce que l’Europe était capable de réaliser lorsque les nations travaillaient en coopération. « Seul, aucun pays n’aurait pu le faire. Avec l’A400M, nous jouons en première ligue dans la Défense. »

 

Le directeur adjoint de l’OCCAR, Eric Huybrechts encensait également la coopération européenne : « Il y a de l’espoir pour que la coopération en Europe se renforce et soit le moyen le plus rentable de combler des lacunes capacitaires avec des équipements de premier plan. C’est une nouvelle ère de la coopération dans le domaine de l’aviation militaire. […] Le programme A400M démontre clairement ce que peut réaliser la coopération européenne. »

 

Le prince Felipe des Asturies a lui aussi déclaré que ce programme était une réussite, qui « contribue à construire une Europe forte avec une influence internationale réelle et crédible ». Il a décrit l’A400M comme un « magnifique produit de la coopération européenne ».

 

Des propos très élogieux et optimistes, de mise pour ce genre de cérémonie officielle, mais qui laissent de côté les difficultés passées du programme. Celles-ci ont toutefois été relevées par le CEO d’EADS Tom Enders, qui, comme à son habitude, a osé le franc-parler. Après avoir parlé d’une journée placée sous le signe de la « fierté » et de la « joie », Tom Enders a salué le soutien « personnel » du roi Juan Carlos « même dans les heures les plus sombres du programme en 2009 et en 2010 ». Le PDG du groupe européen d’aéronautique et de Défense a décrit les dix années passées du programme A400M comme n’étant « certainement pas une balade dans un parc », ni pour les industriels, ni pour les clients.

 

Il ne s’est pas étendu sur les difficultés connues de tous, mais a lancé quelques pistes sur les leçons à retenir de la « saga A400M » : « Les industriels, les politiques et les leaders militaires devront éviter de répéter les erreurs que nous avons faites pour l’A400M : des délais irréalistes et des fonds insuffisants dès les débuts du programme, des exigences qui parfois vont au-delà des capacités physiques ». Le grand patron d’EADS a également mis l’accent sur la nécessité de constituer une autorité européenne de certification militaire, qui serait le pendant de l’AESA pour l’aéronautique civile. Enfin, il a émis le souhait que ces problématiques soient évoquées lors du prochain Conseil européen de décembre 2013, consacré aux questions de Défense.

 

Un point de vue partagé par Arnaud Danjean, président de la sous-commission « sécurité et défense » du Parlement européen, qui a salué la franchise du PDG : « Il a eu le mérite de faire un discours qui pose les enjeux pour le futur ». L’eurodéputé affirme lui aussi que l’A400M « reste un succès, malgré les aléas », inhérents à tout programme ambitieux. Il renchérit sur les paroles prononcées par Tom Enders un peu plus tôt, assurant lui aussi qu’il faut « rationaliser les prises de décision, envisager un maître d’œuvre unique pour tout programme à dimension européenne ».

 

Revenant sur le passé, Arnaud Danjean analyse les difficultés du programme A400M : « Il y a eu beaucoup de perte de temps au début et trop d’ambition sur les délais par exemple, mais c’était surtout lié à la volonté politique. » Il salue toutefois cette première livraison, assurant que la France pouvait « se satisfaire d’avoir un si bel avion » et qu’il ne fallait pas s’attarder sur le passé : « c’est l’avenir qui est important, il faut apprendre de ses erreurs », rejoignant ainsi le discours de Tom Enders sur les écueils à éviter pour les futurs programmes européens.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:50
Airbus célèbre le premier A400M, avec l'export comme objectif

01.10.2013 journal-aviation.com - par Tim Hepher et Brenda Goh

 

SEVILLE/PARIS/LONDRES, 30 septembre (Reuters) - De nombreux responsables politiques européens participent ce lundi à Séville à la cérémonie organisée par Airbus pour célébrer la livraison du premier avion de transport militaire A400M mais ce programme, le plus important à l'échelon européen dans la défense, pourrait bien être le dernier du genre avant longtemps.

 

Après 30 ans de développements laborieux, le premier des 170 A400M commandés par sept pays - livré à l'armée française - permet à l'Europe de franchir une nouvelle étape en matière d'indépendance de ses transports militaires.

 

La cérémonie de Séville, où est installée l'usine d'assemblage de l'appareil, doit aussi donner un nouvel élan à la campagne commerciale à l'export hors d'Europe, indispensable pour assurer l'équilibre financier du programme mais handicapée par quatre ans de retard et de coûteuses difficultés de mise au point des moteurs.

 

Au-delà de l'A400M, Airbus s'interroge sur la manière dont l'Europe, économiquement affaiblie et politiquement divisée, pourra répondre à de futurs conflits comparables à ceux de la Syrie, de la Libye ou du Mali, et sur la volonté des Etats à coopérer dans le cadre de grands projets de défense.

 

"Je pense que nous sommes encore plus loin d'une politique étrangère et de sécurité commune aujourd'hui qu'à aucun moment au cours des 20 dernières années", a dit Tom Enders, le président exécutif d'EADS, la maison mère d'Airbus, lors d'un discours la semaine dernière.

 

"Je ne m'attends pas, dans ma planification stratégique, à ce que, dans les 10 à 15 prochaines années, il y ait un grand projet européen dans notre sphère d'activité. Je constate que les gouvernements cherchent plutôt à arrêter ou à réduire des projets déjà lancés", a-t-il ajouté.

 

L'EUROPE ESPÈRE DES ROYALTIES À L'EXPORT

 

L'A400M a été conçu pour répondre aux besoins de capacités de transport militaire de sept pays de l'Otan: l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, le Luxembourg et la Turquie.

 

Mais le budget du programme, fixé initialement à 20 milliards d'euros, a augmenté en chemin de cinq milliards, ce qui a obligé les pays partenaires à remettre la main au portefeuille en 2010 à hauteur de 3,5 milliards, une somme qu'ils sont censés récupérer sous forme de royalties sur les ventes à l'export.

 

Présent à Séville, Jean-Yves Le Drian, qui reviendra en France à bord du premier A400M livré par Airbus Military, a estimé que l'appareil disposait d'un "énorme" potentiel à l'exportation.

 

La décision récente d'interrompre la production du Boeing C-17, peut en effet jouer en faveur de l'A400M.

 

Jusqu'à maintenant, en dehors des sept pays initiateurs du projet, la Malaisie est le seul acheteur de l'A400M, pour quatre appareils, l'Afrique du Sud ayant annulé une commande.

 

Airbus estime à plusieurs centaines d'exemplaires le marché potentiel de l'avion. Mais le constructeur s'inquiète de la volonté affichée de plusieurs pays européens acheteurs, comme l'Espagne, de revendre une partie de leur flotte hors du Vieux Continent.

 

Tom Enders a déclaré à Reuters que de tels projets étaient "compréhensibles" dans le contexte budgétaire actuel mais il a ajouté: "En tant qu'industriel, je ne peux pas être très satisfait de cette approche et je dois faire en sorte que nous ne laissions pas la valeur s'échapper."

 

En France, l'A400M, dont le premier exemplaire est basé à Orléans, est destiné à remplacer le Transall C-160, dont certains exemplaires volent depuis 50 ans. (avec Adrian Croft à Bruxelles; Marc Angrand pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot)

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:50
First A400M Official Delivery Ceremony held in Seville
Seville, 30th September 2013: OCCAR
 
In a spectacular ceremony held at the A400M Final Assembly Line in Seville, the first production A400M was officially delivered to the French Air Force. In attendance at the ceremony were VIPs including the French Minister of Defence, Jean-Yves Le Drian, the CEO of EADS, Mr Tom Enders, a representative of the Government of Andalucia and His Royal Highness Crown Prince Felipe of Asturias, son of King Juan Carlos of Spain.
 
After a video presentation of the A400M’s production process and capabilities, the A400M was revealed in a lightshow of animations. Using the plane and factory door as a canvas, the audience was shown an animation of how the aircraft is built and then takes flight through a variety of missions in diverse environments to fully demonstrate the aircraft’s capabilities.
Mr Eric Huybrechts, Deputy Director of OCCAR-EA, made a speech during the ceremony, and explained how this ceremony marked a major milestone for A400M and indeed for OCCAR: “... The A400M programme and OCCAR were established at nearly the same time. OCCAR was created to provide an optimised framework for co-operative armaments programmes in Europe and to manage these in a more efficient way than before by adopting common rules. A400M constituted nothing less than a test case for our young organisation. It has passed that test, as a unique programme successfully meeting the requirements of all Participating States together. ...”
 
 
Mr Eric Huybrechts, OCCAR-EA Deputy Director

Mr Eric Huybrechts, OCCAR-EA Deputy Director

Mr Domingo Urena, CEO of Airbus Military, paid particular tribute to the role played by OCCAR in successful delivery of the programme. Finally the aircraft was symbolically handed over to the French Minister of Defence. The French delegation then departed on one of the A400M planes to a further ceremony at the A400M’s French home of Orleans.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:50
Belgique : Les nouveaux navires de patrouilles prennent forme

2 oct. 2013 belgiandefence

 

La construction de deux nouveaux navires de patrouille pour la marine a débuté mi-juin 2013. En ce moment, les constructeurs de la compagnie navale SOCARENAM assemblent les quatre parties de la coque.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 15:55
Premier paiement pour les Reaper français

01.10.2013 Helen Chachaty journal-aviation.com

 

Un avis d’attribution du Pentagone du 30 septembre fait état d’un premier contrat de 49,8 millions de dollars pour la fourniture des drones MQ-9 Reaper destinés à la France. La nature du contrat n’est pas spécifiée mais le délai d’achèvement est fixé au 15 juillet 2015.

 

Les deux premiers Reaper de General Atomics devraient arriver dans les forces françaises fin 2013-début 2014, sans plus de précisions de la part du ministère de la Défense pour le moment. Les drones sortiront en « configuration US Air Force » de la chaîne d’assemblage, non-armés. Des études sont actuellement en cours sur la francisation des appareils suivants.

 

Le 26 septembre dernier, l’armée de l’air annonçait que le premier équipage français, constitué de personnels du 1/33 « Belfort », avait effectué le premier « vol de familiarisation » d’un MQ-9 sur la BA de Holloman, au Nouveau-Mexique, le 24 septembre.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 12:50
Army reserves train on Salisbury Plain

A Challenger 2 engages an enemy position using laser sights – a pyrotechnic element adds realism to the visual simulation  (photo  Richard Watt, UK MoD)

 

1 October 2013 Ministry of Defence

 

Army reserve soldiers from the Royal Wessex Yeomanry are this week training with Challenger 2 tanks on Salisbury Plain.

 

More than 100 soldiers are training to become crewmen on the armoured vehicles and this is the first time in several years that the unit has had the opportunity to train with Challenger 2 on Salisbury Plain.

The reservists are spending a week on the Plain taking part in Exercise Wessex Dragon, which is their annual training camp.

The exercise is also an opportunity for the unit to use and train on its new fleet of Wolf Scout Land Rover vehicles which were recently delivered to the unit’s squadrons as part of the government’s ongoing £1.2 billion investment to revitalise the Army Reserve.

Trooper Elliot Metcalfe said:

The training stands today have been very good and very informative on all different aspects of the Challenger 2, and I have enjoyed using the laser technology system which is fitted to our weapons so we can simulate firing and hitting a target.

Troops work on extracting a casualty from a tank
Troops work on extracting a casualty from a tank [Picture: Richard Watt, Crown copyright]

Captain Damien Thursby said:

Since the Future Reserves 2020 announcement we are actually getting to see the tanks more and having more opportunities for all the guys to get out on exercise with regular units, which is great.

Corporal Nathan Howard said:

The is the first time we have been able to take the tanks out as a troop working under our own steam and it is very beneficial learning to live with our tanks out here for 3 or 4 days.

These reserve personnel are preparing to fulfil a vital role in the future British Army as, by this time next year, the Royal Wessex Yeomanry will formally become the only armoured reinforcement unit in Britain.

Troops being briefed before an exercise
Troops being briefed before an exercise [Picture: Richard Watt, Crown copyright]

The regiment will be working towards fully integrating with the British Army’s 3 regular armoured units, the Queen’s Royal Hussars, the King’s Royal Hussars and the Royal Tank Regiment, who will be based together in Tidworth, Wiltshire.

As a result, the Royal Wessex Yeomanry will be one of only a handful of reserve units to be part of the British Army’s reactive forces which are held at a state of higher readiness and are prepared to deploy anywhere around the world to protect Britain’s interests and national security.

This challenging and exciting new role for the Royal Wessex Yeomanry was bestowed upon them following the recent publication of the white paper ‘Reserves in the Future Force 2020’. This document detailed the restructure of the British Army and the creation of a new, well-trained, well-funded, well-equipped and fully integrated Reserve Force.

In order to successfully fulfil this enhanced new role, the Royal Wessex Yeomanry will work closely with the aforementioned regular regiments and, from now on, will train alongside them in preparation for any possible future deployment.

Lieutenant Colonel Chris MacGregor said:

Integration is absolutely vital so we have borrowed for this training 8 tanks from one of our paired regular units, the King’s Royal Hussars, and a crew from the 1st Royal Tank Regiment, which is another. We also have instructors from these units permanently based with us.

There is a desire on the part of regular forces to invest in their reservists and likewise the reservists want the best capability they can get and that comes through great training and opportunities like this.

The UK Reserve Forces play a vital part in our nation’s defence. Find out how you can get involved and what is on offer for Reserve

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