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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 18:25

EU UN build corner

 

22/1/2013 EU source: European Union - Ref: EUUN13-003FR

 

Summary: 22 January 2013, New York - Statement on behalf of the European Union by H.E. Mr. Thomas Mayr-Harting, Head of the Delegation of the European Union to the United Nations, at the Security Council Briefing on the situation in Mali

 

 - Check against delivery -

 

Monsieur le Président,

 

J'interviens au nom de l'Union européenne et je vous remercie d'avoir accepté notre prise de parole au cours de la session qui nous réunit aujourd'hui.

 

Monsieur le Président,

 

L'UE condamne les actions conduites par des groupes terroristes et criminels à l'encontre des forces armées maliennes, menaçant l'intégrité territoriale du pays et la sécurité de la population du pays. Dans ces circonstances, et en cohérence avec les Résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité (notamment Résolution 2056, 2071 et surtout 2085) l'UE soutient les efforts de la région et de la communauté internationale. Elle salue la réponse rapide de la France, soutenue par d'autres Etats membres de l'UE, à la demande d'assistance militaire contre les groupes terroristes et criminels exprimée par le Président du Mali.

 

L'UE soutient le déploiement rapide de la MISMA, conformément à la Résolution 2085, et réitère son engagement à fournir rapidement une aide financière à cette Mission, en particulier à travers la mobilisation de la Facilité Africaine de Paix. Les préparatifs en vue d'un appui financier et logistique, en étroite relation avec l'UA et la CEDEAO, sont en cours. L'Union Européenne participera également à conférence de donateurs prévue le 29 janvier à Addis-Abeba. Dans ce contexte l'UE accueille favorablement la dernière lettre du Secrétaire Général concernant les différentes possibilités de fournir un  soutien logistique à l'appui de la MISMA et  espère que le Conseil de sécurité pourra décider rapidement sur l'autorisation d'un dispositif solide pour le financement de la mission.

 

En réponse à la requête directe des autorités maliennes, et en conformité avec la Résolution 2085,  l'UE a décidé de déployer une Mission de formation (EUTM Mali) en charge de fournir une formation militaire aux forces armées maliennes. Le Commandant de la Mission a été nommé (Général François Lecointre) et une première équipe technique devrait arriver à Bamako dans les prochains jours, afin de déployer la mission au courant du mois de février.

 

M. le Président,

 

Des progrès politiques sont cruciaux pour assurer la stabilité du Mali sur le long terme. A cet égard, l'UE engage instamment les autorités maliennes à adopter et mettre en œuvre le plus rapidement possible une feuille de route visant à rétablir la démocratie et l'ordre constitutionnel. Elle encourage un dialogue national inclusif ouvert aux populations du nord et à tous les groupes rejetant le terrorisme et reconnaissant l'intégrité territoriale du pays. L'armée doit être reformée et soumise au pouvoir civil.

 

Dès que les conditions seront réunies, l'UE est déterminée à reprendre graduellement sa coopération au développement et à débourser rapidement les fonds prévus.

 

L'UE réitère l'importance qu'elle accorde à la coordination étroite avec les efforts maliens et les autres partenaires régionaux et internationaux. Ainsi, et en étroite liaison avec les Nations unies et l'Union africaine, l'UE envisage d'organiser à Bruxelles la prochaine réunion ministérielle du Groupe International de Soutien et de Suivi sur la situation au Mali le 5 février.

 

L'UE se tient prête à renforcer sans délai son soutien aux efforts des organisations humanitaires pour aider les populations du Mali et des pays voisins dans le besoin. Elle souligne l'importance d'une coordination efficace entre acteurs humanitaires sous les auspices des Nations Unies, et elle réitère son appel à toutes les parties engagées de permettre un accès humanitaire sans contrainte aux populations dans le besoin ainsi que de garantir la sécurité des travailleurs humanitaires.

 

L'UE appelle toutes les parties à garantir la protection des populations civiles et à respecter le Droit International Humanitaire ainsi que les droits de l'homme. Une attention très particulière doit être portée à la situation des enfants, non seulement ceux qui habitent dans les zones de combat ou ceux qui portent des armes, mais aussi aux enfants dont la vie quotidienne a été bouleversée par le déménagement forcée ou les troubles au niveau humanitaire. Toutes les parties et individus engagés au Mali seront tenus pour responsables de leurs actes.

 

L'UE souligne l'importance de maintenir la stabilité au Sahel et de prévenir un impact négatif sur les pays voisins. Dans ce contexte, elle réitère son engagement à soutenir les pays voisins du Mali dans le contexte de sa Stratégie au Sahel afin de renforcer leur sécurité et leur développement. A cet effet, la nomination d'un Représentant Spécial de l'UE pour le Sahel devrait intervenir sous peu.

 

Je vous remercie de votre attention.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 17:10

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23 January 2013 14:17 defenceweb (Reuters)

 

Britain has vowed a tough response against militants in North Africa, but behind its tough language lies the ugly reality of a fast-shrinking army, deep budget cuts and little U.S. interest in another costly war in a distant desert.

 

Enraged by the death of British citizens in a hostage taking crisis in Algeria, Prime Minister David Cameron has called for a global response to jihadist threats in North Africa and warned it could take decades to tame the increasingly volatile region.

 

Unlike France, whose move to send troops to nearby Mali this month is an echo of its own colonial past in Francophone Africa, Britain faces the uphill task of finding a relevant role to play in what could be a new phase in the global war against terror, Reuters reports.

 

Further dampening Cameron's hopes for coordinated action, his own government announced sweeping cuts to the army this week as recession-hit Britain struggles to plug a yawning budget gap.

 

"We've frankly run out of treasure to be doing this," a former senior military official told Reuters.

 

"The Americans are key," he said, adding that Britain realizes that unless it goes in with an enormous force it will not be decisively influential.

 

Unrest in North Africa has long been a headache for Western powers, but the region shot back to the top of global agenda after a bloody hostage siege in Algeria and France's intervention against Islamist fighters in neighboring Mali.

 

No sooner had French bombers started pounding rebels in northern Mali on January 11, than al Qaeda-linked militants struck back by storming a desert gas plant in Algeria in a hostage taking crisis in which dozens of people were killed.

 

Britain and its Western allies are concerned about the emergence of the so-called arc of instability spanning from Taliban bases in Pakistan all the way to Africa, which has allowed jihadists to regroup and entrench in places like Mali.

 

The growth of al-Qaeda's North African wing, known as Al Qaeda in the Islamic Maghreb, is at the heart of these concerns, as well as the rise of local copycat groups driven by a mixture of religious zeal, cross-border crime and separatism.

 

TREACHEROUS TERRAIN

 

All three - France, the United States and Britain - are permanent U.N. Security Council members but their vision of how to tackle North Africa, with its treacherous terrain, porous borders and erratic tribal alliances, does not always overlap.

 

Seeking to jolt his Western allies into action, Cameron described North Africa as a "magnet for jihadists" this week, vowing to boost intelligence aid to Algeria and consider giving more help to France to fight Islamists in Mali.

 

Britain is providing France with two C-17 military transport aircraft for Mali and has pledged to send dozens of soldiers to a European Union mission to train Malian government forces.

 

Cameron's office has ruled out any direct military intervention but on Tuesday, the Times newspaper reported that British forces had been put on alert for a "fully-fledged battle against al Qaeda" in northern Africa.

 

Few experts take this possibility seriously, given Britain's dwindling military clout and budget constraints.

 

"I think what's being talked up now in terms of an existential threat is warming up the British public," said the military official, who was not authorized to speak publicly.

 

"But to be honest until someone with a Algerian, or Malian or Nigerian pedigree comes and puts a bomb in London on a bus, on the tube (metro), no one's going to take any notice. The popular opinion will be: 'It's not our problem'."

 

Bringing his rhetoric back to earth, Cameron's own defense ministry announced 5,300 job cuts in the army on Tuesday, the same day the prime minister chaired a national security council meeting to discuss developments in Africa.

 

ANOTHER LONG CONFLICT?

 

France, by contrast, was quick to send troops and fighter jets to Mali to stop the advance of Islamist rebels who had seized an area the size of Spain in the north and declared Sharia law, banned all music but the Islamic call to prayer.

 

France's motives are however entirely different.

 

Still haunted by the ghosts of its own colonial experience in Africa, France has a long history of interventionism on the continent, having launched dozens of operations there since the 1960s in a policy known as Françafrique.

 

But the U.S. response has been markedly muted. Already accelerating plans to pull out troops from Afghanistan, it has shown no desire to get dragged into another conflict that could overshadow President Barack Obama's second term in office.

 

Like other Western players, Washington is unnerved by the rise of militancy in the Sahara region but its involvement there has been confined to quiet intelligence gathering and sharing, predominantly alongside the Algerian government.

 

"The Americans since 9/11 have built up quite a strong presence in the Sahel, which they don't really communicate about very much," said Francois Heisbourg, a special adviser at the Foundation for Strategic Research, a Paris-based think-tank.

 

"I am not sure how strong the Brits are in terms of their own technical intelligence means in the region."

 

Washington is also anxious to avoid any repeat of its painful experience in Afghanistan where U.S. support for anti-Soviet mujahedeen eventually gave birth to al Qaeda itself.

 

In Mali, coup leader Captain Amadou Sanogo, who last year helped topple a Mali president seen in the West as a linchpin in its fight against al Qaeda in Africa - had been himself previously trained by the U.S. military.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 08:55

drapeaux-de-l-otan-de-la-france-et-de-l-union-ue defense go

 

22 janvier 2013 Alain Joxe, directeur d'études honoraire à l'EHESS, éditeur de la lettre-blog le débat stratégique (Les invités de Mediapart)

 

« L'intervention au Mali a pour objectif de ramener la paix. Mais un tel résultat exige plus de précisions dans la définition politique, sociale et économique du conflit. » Pour Alain Joxe, il est temps de «liquider le budget nucléaire militaire» au profit de crédits de développement. A l'heure où doit paraître le nouveau livre blanc sur la défense, il faut «considérer comme principe fondamental la protection des peuples contre la guerre économique de tous contre tous».

 

Le nouveau livre blanc sur la défense et la sécurité qu'élabore un groupe de travail qui devait remettre ses conclusions avant Noël est en retard. Il pouvait marquer un tournant “ à gauche” par rapport à celui de 2008. Après avoir mis fin , à juste titre, à “ notre ” guerre d'Afghanistan même sans remettre en cause l'Otan et la bombe atomique, il aurait dû cesser de traiter de la “ sécurité globale ”, au sens où cette ambition se nourrit des pensées américaines, préconisant une stratégie militaire et policière, anti-insurrectionnelle, en défense finale du système financier global.

 

Quand surgit le double choc de l'opération DGSE de Somalie et de l'expédition de soutien d'urgence à Bamako, il est clair que ces deux actions posent militairement la question des prochains budgets de défense ; la commission du livre blanc semblait devoir traiter cette question comme “ gestion d'un poste budgétaire servant de variable d'ajustement ” dans un contexte d'austérité pacifique. Ce n'est plus le cas. On attend qu'il nous éclaire bientôt sur les objectifs et les principes nouveaux du gouvernement français, parti vivement en guerre sans explications démocratiques suffisantes.

 

La défense stratégique de la République française, certes, n'est pas qu'une question militaire. Nous n'avons plus d'Empire ni d'ennemis aux frontières. Les menaces qui pèsent sur notre démocratie mériteraient plusieurs livres blancs non militaires ; sur la défense de l'éducation, de la santé, de l'économie et de l'emploi d’un Etat qui assumerait sa fonction régulatrice de la finance et la redistribution des richesses.

 

Le contact de l'économique avec le militaire  est bien connu : la production d'armes dépend des commandes d'Etat et du bénéfice tiré de l'exportation par les firmes. Ce commerce contribue au maintien des capacités industrielles. Il est vivifié par les guerres, livrées pour l'accès autonome aux sources d'énergies et à certaines matières premières, et qui en outre exhibent comme une publicité les performances des armements utilisés. La défense de l'accès à ces ressources fit partie de la «Françafrique».

 

Mais l'absence de guerres est aussi une base rationnelle pour les réductions des budgets militaires, et l'affectation des crédits ainsi dégagés au paiement de la dette ou à la dynamique de croissance supposée nous sortir de la crise. Une Union européenne plus fédérale pourrait encadrer un effort collectif et gérer un engagement collectif. Mais les autres euro-armées se gardent bien d'aller en Afrique. Risque donc que la Françafrique, écartée, ne devienne même pas Eurafrique mais Globafrique.

 

Défense contre les chocs du système néofinancier global

 

Il faudrait alors qu'on ait admis qu'un fondement du problème de la “menace” vient du fait que le pouvoir financier est dénationalisé et délocalisé et poursuit même une offensive contre l'autonomie politique localiséedes Etats. La France devrait bien inclure dans son Livre Blanc un chapitre –ou un paragraphe– sur la défense stratégique contre les chocs et les offensives chaotiques que s'autorise le système financier contre les Etats nations. D'où l'idée d'un droit international, criminalisant certains comportements laissés “libres” par le néolibéralisme. Aux Etats-Unis, le président lui-même commence à mettre en œuvre une , législation, usant ainsi de son pouvoir fédéral continental, inexistant à l'échelle de l'Union européenne.

 

La stratégie de défense française devra décidément s’orienter vers un concept  impliquant au moins une future solidarité confédérale ou fédérale de l’Union en défense des démocraties sociales européennes et, au delà, une défense des démocraties au sud et à l'est de l'Europe.

 

Ceci implique une rupture avec les principes  stratégiques américains, par l'Otan interposée. Ces liens qui –comme l'indique avec modération le Rapport Védrine sur l’Otan– ne servent pas à grand chose pour la défense de l'Europe et entraînent une adhésion obligatoire à des normes techniques américaines, à des coûts croissants. Ces coûts sont croissants car ils assument une modernisation par intégration des drones et de la guerre électronique qui suppose un maintien de l'ordre robotisé et une doctrine d'emploi des forces qui pousse plutôt aux guerres sans fin : en effet elle n’envisage pas un retour à la paix possible en s’attaquant aux crises financières, socio-économiques et écologiques de la planète, au Mali ou ailleurs. L'islamisme violent, le salafisme du désespoir, se répand dans ce contexte, comme une criminalité sans frein, mais on ne peut intervenir efficacement contre cet effet qu'en traitant les causes.

 

Le futur livre blanc sur la défense –qui n'est pas un document budgétaire– devra contenir avant tout les principes explicites, guidant d'éventuelles politiques de projection de forces d'un gouvernement socialiste et des indications sur leur niveau de financement. Avec la décision précipitée d'intervention militaire au Mali, et l'espèce d'union nationale acquise provisoirement en soutien de la décision présidentielle, le traitement stratégique de notre environnement sud cesse d'être pacifique, sans qu'on ait annoncé d'avance la doctrine politique d'emploi des forces de la nouvelle majorité

 

Cette doctrine aurait dû définir d'avance les principes de la défense des intérêts réels de notre peuple et du peuple malien dans la phase de décomposition de l'Etat et de guerre interne-externe qui s'était ouvert dans l'Afrique sahélienne. Cette décomposition avait commencé bien avant le succès de la gauche aux élections présidentielles. Les débats sur les missions souhaitables en Afrique auraient pu susciter dans l'opposition de droite comme au sein de la gauche des divisions et des débats tout à fait normaux en démocratie.

 

Le souci principal d'un gouvernement de gauche devrait être, au moins, de ne pas agir comme mercenaire du système global, mais comme défenseur des intérêts sécuritaires et garant de l'avenir pacifique du développement au Sud. Qu'il soit clair, dès lors, qu'on n'allait pas rouvrir une tranche de militarisme américano-sarkoziste, subordonné stratégiquement au bombardement aérien et à l'écrasement total des ennemis et de leur dirigeants par l'assassinat ciblé. Ces doctrines brutales ont mené l'action en Afghanistan à l'échec militaire et à toutes les corruptions politiques.

 

Mais si la coalition, soutenant l'action française au Mali, s'élargissait à l'Euramérique, elle  pourrait pousser à durcir la méthode de combat et à renforcer la popularité du mouvement islamiste dans une population appauvrie, en raison des bavures inévitables des bombardements aériens même prudents et des combats de protection de harcèlements urbains prolongés, et pousser, en prime, à la confusion entre défense et sécurité, interne et externe, par la chasse au terrorisme en France même.

 

Nouvelles missions militaires complexes et nouveaux adversaires et alliés

 

Bref, on n'a pas suffisamment formalisé, avant l'expédition, le rejet de principe de tout entraînement vers une guerre “sans fin”, globalisée. Ce principe devrait normalement sortir consolidé par l'opération malienne, dans le nouveau livre blanc, sauf si on veut rester dans le flou, et par conséquent il faut se préparer à affronter une opposition de la droite à certaines définitions nouvelles des missions militaires et de nouvelles alliances, nécessairement indépendantes de l'appui américain et de l'Otan.

 

Malheureusement, la définition par le président Hollande d'une «guerre sans limites contre le terrorisme» a restauré un vocabulaire typique de la dernière version contre-insurrectionelle globale du Président Bush. C'est non seulement une expression surprenante mais déplacée. La guerre du Mali est à considérer comme une résistance à la destruction d'un Etat démocratique non seulement fragile et corrompu, mais actuellement détruit. Il s'agit de faire face à des bandes délinquantes surarmées par la dispersion des arsenaux de Khadafi, soutenues par les tendances islamistes extrémistes, et qui se sont emparées du Nord Mali par des actes terrifiants imposant la charia barbare depuis plusieurs mois, à une population islamisée de culture soufie. Un virage, dans l'islam, vers le salafisme est toujours possible, dans les steppes arides, les élevages et les oasis du Sahel et du Sahara, surtout cette année, en raison des difficultés de survie, après une sécheresse particulièrement catastrophique en 2012, et qui pousse à l'embauche de jeunes dans les milices du désespoir.

 

Heureusement, on a pu mettre des hommes à terre en quantité (contrairement à la guerre libyenne) et la doctrine d'emploi des forces met au  premier plan la défense des habitants; la présence de troupes sur le terrain permet d'éviter l'imprécision des seuls  bombardements aériens et de bénéficier concrètement d'un appui de terrain de la population, et dynamise la contribution des pays africains voisins. Malgré tous les désastres que peuvent entraîner les combats en “guerre urbaine”, le principe d'ordre que contient une projection de forces terrestres, à condition qu’il soit suivi et contrôlé, permet seul de définir et maintenir un objectif politique de la mission, excluant la définition d'un ennemi ethnique.

 

Chargée de maîtriser les flux d'armements, de mettre fin aux libres mouvements des milices barbares, à leurs conquêtes des agglomérations sans défense, l'intervention a pour objectif de ramener la paix. Mais un tel résultat exige d'autant plus de précisions dans la définition politique, sociale et économique du conflit. On devra aboutir à une paix entre le nord et le sud Mali, et à la contention, sur un plan transfrontalier, de la domination salafiste dans l'ensemble de l'espace saharien.

 

Certes le djihadisme violent, contrairement au djihadisme mystique (le plus important selon le Coran), reflète un rapport de force extérieur, fascisant, qui a gagné du terrain en agglomérant aux protestataires du nord Mali des guerriers errants, pirates et corsaires, issus des restes du malheur social, une Libye des arsenaux sauvages et le soutien en pétrodollars des monarchies wahabbites du Golfe.

 

Mais l'adversaire est en fait partout pluriel, par sa composition d'origine et ses objectifs, ce qui implique qu'une paix puisse être obtenue par une négociation, supposant un jour  le retour dans la légalité de certaines de ces bandes armées qui ne sont en faveur ni des exactions des extrémistes de la charia, ni ont une vocation au martyr ; elles soutiennent essentiellement des demandes d'autonomie de la zone nord. Unifié par le cours de la vallée fertile du fleuve Niger, le Mali fédère bien deux les deux parties, l'une sahélienne, l'autre saharienne, qui diffèrent par le climat et l'hydrographie.

 

Partout devrait s'imposer une défense attentive des économies traditionnelles, menacées de destruction au nord comme au sud, pour assurer le maintien des agricultures de subsistance, la lutte contre la corruption et contre l'influence des réseaux narcotrafiquants débarquant la drogue latino-américaine en Guinée, et le début de l'exploitation de certaines ressources minières, sans abandons de souveraineté.

 

L'expédition, si elle implique ces objectifs complexes, dans la durée, exige donc de prévoir des crédits pour la restauration d'un développement durable, la consolidation d'un état démocratique qui ne soit pas la relance d'une culture de la corruption –sinon tout succès militaire restera sans lendemain.

 

Cet effort militaire, en défense d'une politique sociale dans la durée, est il compatible avec les ressources et les «intérêts français» ?  Sommes-nous au clair sur ce type d'objectifs ? On instaure un nouveau type de mission militaire, et la nécessité de moyens financiers nouveaux, l'autonomie de la défense française devenant plus importante que jamais.

 

Comment dégager des ressources quand il s'agit, tout compte fait, pour le livre blanc, de restreindre le budget de la défense ?

 

Actions militaires en hausse, budgets en baisse : liquider le budget du nucléaire militaire ?

 

C'est face à cette question que le maintien, au sommet de la doctrine stratégique française, de l'arme atomique devient un détournement de ressources illogique ; la maintenance de l'arme nucléaire est celle d'une capacité de génocide, coûteuse, et sans stratégie ; elle est inutilisable pour des guerres de solidarité avec les peuples menacés par les extrémistes religieux et par les exactions du système économique global : dans le livre blanc, désormais, l'abandon de la stratégie nucléaire française deviendrait nécessaire et cohérent avec une toute autre conception de la défense et de la sécurité que celle qui accompagne le culte archaïque de la «dissuasion nucléaire, valable dan la bipolarité de la guerre froide». La croyance ingénue que la possession de la bombe consolide en soi le statut de puissance globale doit cesser (1).

 

Il devrait être est clair aujourd'hui que la langue française, l'autonomie d'un projet global de restauration des critères sociaux du développement économique, le reste d'insolence anti-impériale qui anime les débats français et la persistance, au delà du raisonnable, d'une intelligence de l'écologie et des paysanneries préindustrielles, sont bien plus importants que la possession de l'arme de la fin du monde, pour la légitimité de la politique de la France, comme membre permanent du Conseil de Sécurité.

 

Distinguer  défense et sécurité

 

Il s'agira donc, à court terme dans le nouveau calendrier, de bien poser les questions nécessaires à l'élaboration d'un livre blanc sur la défense plutôt qu’un livre blanc sur la défense et la sécurité ; la sécurité renvoie à des tâches de police, ce qui pourrait contaminer la doctrine militaire par l'intermédiaire de la construction du rhéostat unifié “ police-gendarmerie-armée ”,  qui entraîne l'unification des tâches de défense et de sécurité, interne et externe, et renvoie à la théorie américaine de la sécurité globale –smart defense, soft power, etc.– valable au dedans comme au dehors.

 

Cette école stratégique devenue celle de l'Otan, plus capacitaire que stratégique,est malheureusement animée en France par des partisans d'une confusion qui préconise, pour faire face au soulèvement des banlieues de type 2005, de constituer des gardiens de l’ordre privés de style garde nationale américaine, comme auxiliaires car on risque de manquer de gendarmes vu les réductions de crédits (2).

 

L'autre tendance existe, elle vise après analyse des “ retours d'expériences ” à fonder une approche de l'intervention extérieure sur l'analyse critique des opérations sous commandement américain ou sous commandement chaotique de l'Otan/ONU, et sur leur définition éthique –pour ne pas dire politique. Cette tendance s'oppose à tout traitement, purement répressif, policier, des soulèvements. Dans les projections de force de peace making il s'agit bien, dans son principe, du souci de maintenir la relation clausewitzienne : pas d'opération sans but politique (Zweck) et but militaire (Ziel), définissant les missions, mais façonné par les buts politiques –ce qui est une des conditions du compte-rendu démocratique de l'usage de la force. L'effacement de toutes ces distinctions est aussi un effacement de la souveraineté démocratique.

 

Les explosions dues à l'autonomie du secteur financier

 

Comme le Président l'a évoqué une seule fois dans sa campagne, une politique de défense française devrait affronter l'activisme et les menaces inhérentes à l'autonomie du secteur financier. C'est l'hégémonie du secteur financier qui elle-même engendre des activismes de désespoir parfois religieux, pas nécessairement islamistes. Les chocs sociaux produits par les marchés commencent en effet à entraîner de troubles violents dans l'Europe du sud, et une avancée de l'Europe en matière de doctrine de défense autonome est urgente et exigerait des moyens de prévention des conflits par des politiques sociales et écologiques et un savoir faire de "casques bleus" complètement distinct de la qualité des OPEX américaines de répression contre-insurrectionelles.

 

Cette divergence de doctrines est parfaitement comprise, depuis l'Afghanistan, par un bon nombre de militaires français. Si les problèmes sont bien posés, on peut songer à les résoudre. Une conception stratégique de la défense de la souveraineté sociale doit considérer comme principe fondamental la protection des peuples contre la guerre économique de tous contre tous. Souhaitons donc que les interventions françaises en Afrique soient l'occasion d'un progrès dans cette direction. Sinon il faudra ramener au plus vite les corps expéditionnaires après un succès d'urgence, car la présence à long terme sans but politique bien précis ni financement cohérent finit toujours en occupation (néo)coloniale.

 

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(1) Je veux rendre sur ce point un hommage au Général Poirier, qui fut un maître théorique de l'imagination stratégique française de ma génération, bien au delà d'une croyance nucléaire. Je regrette qu'il ne soit plus là pour participer à ce débat et redéfinir une stratégie de défense sans rien prendre à la légère.

 

(2) Intervention de Jacques Myard, député UMP des Yvelines, membre de la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, au colloque «Démocratie: quel format pour les armées française et quelle finalité ?», 26 novembre 2012.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 08:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/2013mtln007_002_015/2146592-1-fre-FR/2013mtln007_002_015.jpg

 

23/01/2013 Mer et Marine

 

Le bâtiment de projection et de commandement Dixmude a appareillé lundi de Toulon avec, à son bord, de quoi renforcer significativement les moyens de l’opération Serval, au Mali, pour laquelle plus de 2000 militaires français sont déjà engagés. Le BPC de la Marine nationale a embarqué les éléments d’un Groupe tactique interarmées (GTIA) doté de nombreux véhicules de l’armée de Terre, dont des chars AMX10 RC, mais aussi des VBCI (Véhicules Blindés de Combat d’Infanterie), des VAB (Véhicules de l’Avant Blindés), des VBL (Véhicules Blindés Légers) et autres camions. Ces moyens, venant de toute la France, proviennent de différents régiments. 

 

Une première pour un BPC

 

L’ensemble du matériel a été chargé dans le hangar, les ponts à véhicules et sur le pont d’envol du Dixmude. Quant aux soldats de l’armée de Terre, ils ont pris leurs quartiers dans les nombreux logements prévus pour l’accueil des troupes. Dans quelques jours, ces unités seront débarquées dans un port d’Afrique de l’ouest, d’où ils gagneront le Mali. « Dès le déclenchement de l’alerte, l’expert amphibie du bord a défini un plan de chargement, afin d’embarquer et de répartir sur les différents ponts les véhicules et le matériel des unités composant le GTIA. Suivant ce plan, les équipiers manœuvriers se sont relayés dimanche, toute la journée et la nuit, afin de charger véhicules, matériels et conteneurs. L’équipage du BPC, renforcé pour l’occasion, conduit une opération jusqu’ici inédite pour ce type de bâtiment expéditionnaire. C’est la première fois qu’un BPC est déployé en mission de transport opérationnel, avec un tel chargement. Du radier au pont d’envol, dans les postes des ponts 1, 2 et 3, le camouflage des véhicules et des treillis est visible partout. La rapidité d’exécution et la souplesse d’emploi sont les atouts que le BPC et son équipage ont mis au service de l’Etat-major des Armées pour cette projection maritime », souligne la Marine nationale.

 

« Une projection hors normes, on n’avait jamais fait ça »

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/2013mtln007_001_148/2146587-1-fre-FR/2013mtln007_001_148.jpg

 

En employant l’un des trois BPC de la marine, l’Etat-major des armées diversifie donc ses moyens de projection dans la cadre de la montée en puissance de l’opération Serval. Alors que les premières forces ont été déployées soit par voie terrestre depuis la Côte d’Ivoire (Licorne) soit par voie aérienne depuis le Tchad (Epervier) et la France (alerte Guépard), les avions sont, aujourd’hui, notamment mobilisés pour l’acheminement des troupes africaines de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA), que l’armée française accompagnera dans le cadre de la reconquête, sous mandat de l’ONU, du nord du Mali, contrôlé depuis près d’un an par des groupes terroristes. Cette reprise en main d’un pays dont la superficie est plus de deux fois supérieure à la France nécessite d’importants moyens, d’où les renforts en cours d’acheminement, dont le nombre et la puissance sont conformes avec une telle mission. Selon les militaires, l’envoi d’AMX10 RC et de VBCI, par exemple, ne résulte pas d’une résistance plus forte que prévu mais simplement d’une logique de moyens. Dans l’urgence de stopper la progression des groupes terroristes vers le sud du Mali, l’armée française a d’abord déployé ses moyens présents dans la région, hélicoptères des forces spéciales, avions de combat basés au Tchad puis les unités terrestres, chars légers Sagaie, VAB et VBL. Ensuite, dès lors qu’il est devenu évident qu’il faudrait accompagner la MISMA dans la reconquête du nord, des moyens complémentaires, dont l’engagement avait été envisagé dès le début, ont commencé à quitter l’Hexagone. On notera d’ailleurs que, depuis le 11 janvier, l’armée française a réalisé un véritable tour de force en déployant autant de moyens en si peu de temps. « C’est une projection hors normes. On n’avait jamais fait ça auparavant dans des délais aussi courts », affirme un officier.

 

Les capacités du bâtiment utilisées durant le transit

 

Dans le tempo actuel des opérations, l’armée française a choisi de recourir à un BPC, même si l’acheminement des moyens va nécessiter plusieurs jours. Toutefois, ce délai est à comparer avec celui que nécessiterait un pont aérien depuis l’Hexagone. Car, si le VBCI est par exemple aérotransportable, il faudrait de nombreuses rotations pour acheminer des dizaines de véhicules de ce type, alors que le Dixmude peut, d’un coup, transporter l’ensemble des unités concernées, ainsi que les engins qui ne peuvent pas prendre l’avion.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/2013mtln007_001_192/2146582-1-fre-FR/2013mtln007_001_192.jpg

 

Longs de 199 mètres et affichant un déplacement de 21.500 tonnes en charge, les BPC ont été justement conçus pour la projection de forces, avec une capacité d’emport de 70 véhicules (dont des chars) et 450 soldats, que les bâtiments déchargent soit à quai, soit au moyen d’engins de débarquement (ils disposent d’un radier pour deux engins de type EDAR ou quatre chalands de type CTM). Le Mistral, le Tonnerre et le Dixmude peuvent, par ailleurs, embarquer 16 hélicoptères lourds (il n’y a actuellement pas d’hélicoptères à bord, le groupement aéromobile de Serval ayant rejoint la zone par avions). Ils disposent aussi d’importantes infrastructures hospitalières et d’un grand espace de commandement, capable d’accueillir jusqu’à 150 opérateurs. Ce PC est, d’ailleurs, utilisé durant le transit du Dixmude. « L’état-major du GTIA profite des structures de commandement qui sont mises à sa disposition, notamment la vaste zone état-major et les moyens de communication satellitaire, pour se mettre en condition pour ses opérations futures ». De même, alors que les véhicules pourront être préparés et entretenus à bord du BPC avant le transit sur les routes africaines, les hommes de l’armée de Terre bénéficient des installations du bateau pour travailler, se reposer et entretenir leur forme : « L’entraînement physique des combattants est maintenu grâce aux installations sportives comme la salle de sport. Enfin, instructions et briefings des éléments du GTIA se succèdent afin de parfaire la compréhension de la mission et le cadre d’emploi de leur unité ».

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 08:35

Kongyu 2000 early waring aircraft

 

22.01.2013 Pacific Sentinel

 

To counter the F-22 stealth fighter in a potential air war against the United States, China is developing third-generation early warning aircraft, according to our sister paper Want Daily.
 
Reports published by the Jamestown Foundation, a Washington-based thinktank, have noted that the phased array radar technology of the KJ-2000 and KJ-200 AWACS systems of the PLA Air Force is already one full generation ahead of the E-3C and E-2C early warning aircraft of the US. China is also currently one of the only four nations in the world to export its airborne early warning systems technology to foreign market after the United States, Sweden and Israel.
 
Read the full story at Want China Times

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 20:09
La relation franco-allemande et la défense : un couple en instance de divorce ?

22/01/2013 Par Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l'IRIS - LaTribune

 

Un peu plus de 20 ans après la signature du Traité de Maastricht, 50 ans après la signature du Traité de l'Elysée, la relation franco-allemande dans le domaine de la défense est au plus bas. Commencer un article par ce constat n'est ni un exercice de style, ni faire preuve d'un pessimisme exagéré, ni se complaire dans une morosité ambiante. C'est simplement décrire la situation actuelle sans fard, dire tout haut ce que nombre de personnes pensent tout bas, et surtout essayer de raviver la flamme : non, ce couple ne doit pas divorcer ! Une tribune de Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l'IRIS.

 

Les stigmates de ce divorce sont nombreux : la divergence de position des deux pays sur l'opération en Libye, l'absence de programme d'armement commun depuis 10 ans, le sentiment qu'a eu l'Allemagne d'être écartée comme interlocuteur de la France pour la coopération en matière de défense du fait du Traité franco-britannique, les critiques allemandes sur la répartition du pouvoir au sein de EADS, le sentiment partagé des deux côtés du Rhin que les marchés d'armement des deux pays sont fermés, l'absence de proposition commune pour faire progresser la Politique de sécurité et de défense commune, le sentiment des Français que les Allemands les ont trahis lors du sommet de l'OTAN de Lisbonne sur les sujets de la dissuasion et de la défense anti-missiles, le sentiment des Allemands que les Français veulent dominer l'Allemagne dans la défense mais que l'industrie française n'est plus compétitive, le sentiment des Français qu'à l'inverse c'est la France qui a financé la recherche dans le domaine de l'armement et que l'Allemagne n'a pas de légitimité dans ce domaine et, pour tout dire, le sentiment de méfiance partagée entre les deux pays.

 

Il est difficile pour un Français d'exprimer ce que ressentent les Allemands. Il peut simplement décrire ce qu'il voit, essayer de comprendre la position de l'autre. Il peut aussi essayer d'expliquer la position française, si tant est qu'il y ait « une position française » car après tout, les avis peuvent diverger, même dans un pays comme la France, sur les problèmes de défense.

 

Les motivations de ce mariage n'étaient certainement pas exactement les mêmes en France et en Allemagne

 

A l'origine le couple franco-allemand s'est donc marié lors du traité de Maastricht. Il y avait longtemps que le flirt avait commencé mais il fallait passer à l'acte. Les motivations de ce mariage n'étaient certainement pas exactement les mêmes en France et en Allemagne, mais cela n'est-il pas la même chose dans tous les couples ?

 

La France a longtemps milité pour l'avènement d'une Europe de la défense. En 1956, elle a compris qu'elle n'avait plus les moyens de son indépendance et que ses intérêts de sécurité ne correspondraient pas toujours à ceux des Etats-Unis. Se doter d'une force de dissuasion nucléaire était un instrument de cette autonomie mais cela ne suffisait pas : il fallait convaincre les Européens qu'ils avaient un destin commun et que l'Europe politique était le prolongement nécessaire de l'Europe économique en train de naître. La fin de la Guerre Froide et de la menace soviétique ouvrent dès lors une fenêtre d'opportunité sans égal. La disparition de la menace majeure entraîne de facto une moindre dépendance de l'Europe vis-à-vis des Etats-Unis pour sa sécurité : elle doit permettre à une politique étrangère et de défense commune de prendre son envol. Pour la France, l'Allemagne est le partenaire rêvé pour construire cette Europe de la défense : son poids économique est important, son rôle politique ne peut que croître. Et puis il y a d'autres raisons moins avouables ou moins avouées : pour les Français, les Britanniques ne sont pas Européens, ils sont liés très étroitement aux Américains, ayant fait le chemin inverse de la France en 1956. Il y a également le sentiment diffus qu'il faut contrôler l'Allemagne même si la génération qui a vécu la Seconde Guerre mondiale est en voie d'extinction : la politique étrangère et de sécurité commune est la garantie qu'il n'y aura plus de politique nationale de défense en Allemagne.

 

Outre-Rhin, des séquelles toujours vives de la Seconde Guerre mondiale

 

Du côté allemand, il y a toujours une méfiance à afficher des objectifs en matière de politique étrangère, séquelle toujours vive de la Seconde Guerre mondiale. L'expression ultime de la prudence allemande s'est exprimée lors du vote de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui devait permettre le recours à la force contre le Colonel Khadafi. Encore que dans ce cas l'abstention allemande fut en soi l'expression d'une volonté même si celle-ci ne fut pas conforme à ce que souhaitait la France. Les Allemands auraient pu voter cette résolution et ne pas participer aux opérations militaires : ils ont finalement préféré afficher leur différence.

 

Même la gestion de la crise économique est l'expression de la prudence de l'Allemagne sur la scène internationale. Entre une gestion de bon père de famille qui veut que l'on ne vive pas au-delà de ses moyens et l'expression d'une solidarité européenne face à la crise de la dette, qui est un acte d'engagement politique, les Allemands ont pour le moment choisi de donner la préférence à la gestion de bon père de famille. La difficulté à laquelle font face les dirigeants politiques européens aujourd'hui est qu'il leur faut tout à la fois tenir un langage de raison, il ne faut pas mentir à nos citoyens, mais il faut également leur donner une vraie perspective politique sur l'avenir de l'Europe. Face aux sentiments nationaux toujours vifs, il faut faire rêver les Européens d'une nouvelle frontière qui sera celle de l'Europe et non refermer ces frontières entre la remise en cause de Schengen et l'acceptation de taux d'intérêt différenciés sur les emprunts pour rembourser la dette.

 

Dans ce paysage, l'implication de l'Allemagne dans la construction de l'Europe politique et de l'Europe de la défense au début des années 90 doit aussi être réinterprétée comme la réassurance donnée par l'Allemagne réunifiée à ne pas agir en fonction de ses seuls intérêts nationaux sur la scène internationale.

 

La France s'est essoufflée face au peu d'appétence de ses partenaires pour l'Europe de la défense

 

Reste qu'aujourd'hui, cette Europe de la défense est en panne. L'Allemagne s'est arrêtée à la construction institutionnelle de l'Europe de la défense sans vouloir lui donner de dimension pratique et tangible tant les conditions qu'elle impose à l'emploi de la force sont restrictives. La France s'est quant à elle essoufflée face au peu d'appétence de ses partenaires pour l'Europe de la défense. Elle s'est surtout égarée en perdant les repères de sa politique étrangère. Le tropisme américain développé par l'ancien Président de la république Nicolas Sarkozy, alors même que notre pays avait refusé d'intervenir en Irak en 2003, l'illusion qu'une politique étrangère commune puisse se bâtir avec le Royaume-Uni sur la seule conception partagée de l'usage de la force ont dérouté notre partenaire outre-Rhin. Le fait qu'un nouveau Président, François Hollande, ait été élu en France doit permettre de mettre fin à cette spirale négative dans la relation franco-allemande en matière de défense. On objectera que les premières relations du couple Hollande/Merkel furent tendues sur la question de la crise de la dette. Mais on ne peut s'arrêter à ce constat comme prétexte pour ne pas agir. Que peuvent donc partager Français et Allemands pour rebâtir une relation saine dans le domaine de la défense ? Quelle méthode faut-il employer pour mettre fin aux incompréhensions qui sont nées ces dernières années ? Il faut en cette nouvelle année prendre de bonnes résolutions pour rétablir la relation franco-allemande et pour cela établir certaines règles :

 

Règle 1 : Respecter l'autre et lui faire confiance

 

Nous voulons une Europe unie. Mais nous sommes différents. Nier nos différences culturelles serait une erreur et de plus cette différence peut être une chance et non une tare comme certains peuvent le penser. Ainsi l'Allemagne répugne à utiliser la force armée. Comment pourrait-il en être autrement étant donné l'histoire de ce pays ? Les Français devraient cesser de se lamenter de cette situation et reconnaître que depuis 20 ans les choses ont déjà beaucoup évolué en Allemagne. Qui se souvient de l'arrêt de la cour de Karlsruhe du 12 juillet 1994 qui a permis à la Bundeswehr d'être déployée pour des opérations de maintien de la paix en dehors de la zone couverte par l'OTAN ? Certes le vote au Conseil de sécurité des Nations Unies a laissé des traces mais sur le strict plan militaire il a pu être trouvé une solution qui permettre à l'OTAN de ne pas être handicapé par la non présence d'équipages allemands sur les AWACS, ceux-ci étant basculés sur le théâtre afghan. L'abstention d'un pays de l'Union européenne sur un théâtre d'opération n'est pas nécessairement un handicap si celle-ci est anticipée et si on évite de souligner des divergences de point de vue somme toute naturelles : il faut que les sensibilités diverses puissent s'exprimer sans contradiction si nous voulons éviter les confrontations frontales entre nos deux pays.

 

 http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/5b/NATO_E-3_AWACS_25th_anniversary_paint_job,_NATO_Air_Base_Geilenkirchen.jpg

 

En contrepartie, il faut que les Allemands cessent de penser que la France est un pays va-t-en guerre qui cherche à défendre ses seuls intérêts de sécurité. La vraie question que nous devons nous poser est de savoir quels intérêts de sécurité nous avons en commun. Nous devons également nous interroger pour savoir jusqu'à quel point nous sommes prêts à prendre en compte les intérêts de sécurité de l'autre car ce n'est pas un drame de reconnaître que nous ne partageons pas totalement les mêmes intérêts de sécurité. C'est une question que nous devons nous poser avec l'Allemagne mais également avec tous les pays de l'Union européenne. Mais qui pourrait accuser les Français de chercher à faire partager ses craintes face aux menaces auxquelles nous faisons face ? Tous les pays agissent de même et les seules questions que nous devons nous poser sont de savoir si ces menaces sont avérées et de quelle manière nous pouvons y répondre : c'est aussi vrai au Sud avec la menace terroriste au Mali que dans le Caucase avec les risques de déstabilisation.

 

Dans le domaine de la défense, nous ne remettrons la relation franco-allemande sur les rails que si nous nous faisons confiance. La confiance cela ne veut pas dire que nous partageons le même point de vue, cela veut simplement dire que nous considérons qu'il n'y a pas d'agenda caché quand l'autre pays émet une proposition et que la justification qu'il avance n'est pas sujette à caution. Cela suppose également, quand l'un des deux a un doute sur les intentions de l'autre, de l'exprimer clairement afin de rechercher à établir le dialogue.

 

Règle 2 : Apurer le passé notamment dans le domaine de l'armement

 

Il y a du non-dit dans la relation franco-allemande, notamment dans le domaine de l'armement. L'objet de cet article n'est pas d'entrer dans les détails mais de constater la situation et chercher comment y remédier. Les Allemands ont parfois l'impression que la coopération en matière d'armement s'est faite au profit des Français. Ces derniers considèrent pour leur part qu'ils ont financé cette industrie notamment parce qu'ils recherchaient l'autonomie stratégique et qu'ils font donc profiter l'Europe de leur effort financier pour atteindre cet objectif. Les Français parlent de politique industrielle non pour des questions industrielles, mais parce que c'est cette recherche d'autonomie stratégique qui guide leur politique dans l'armement. La politique française n'est donc pas protectionniste comme le pense les Allemands, elle ne peut s'expliquer que par ce souci de sécurité d'approvisionnement. Pour les Allemands, l'industrie c'est une question... industrielle. Cela relève donc des entreprises et il ne peut donc y avoir de politique industrielle au sens où les Français l'entendent. Les deux pays ne parlent donc pas le même langage quand il s'agit de politique industrielle dans l'armement ce qui multiplie les sources d'incompréhension. Enfin, les Français veulent relancer l'Europe de la défense par le biais des capacités militaires non pas par adhésion subite et maligne au pragmatisme britannique mais simplement parce que c'est la crédibilité militaire de l'Union européenne qui est en jeu tout comme l'utilisation la plus rationnelle possible de nos moyens financiers. Ces incompréhensions s'ajoutent donc au non-dit ou rancœurs du passé.

 

Règle 3 : Utiliser la différence comme un atout et non un handicap

 

Et si l'Europe c'était utiliser à bon escient les spécificités de chacun ? La tendance naturelle c'est de faire une « Europe unique », une Europe qui serait pour les Français à l'image de la France et qui serait à l'image de l'Allemagne pour les Allemands. Il n'est pas sûr que nous puissions y arriver ainsi. Dans la défense, il y a pourtant un moyen de résoudre les contradictions et d'additionner les spécificités comme autant de facteurs qui loin d'être antagonistes nous permettraient d'être complémentaires. La France fait la guerre et l'Allemagne non : on peut très bien imaginer que dans la période actuelle la France se spécialise dans les capacités d'entrée en premier dans les conflits et l'Allemagne dans les forces de dissuasion. L'Allemagne est anti-nucléaire et la France dispose de forces nucléaires : est-ce totalement incompatible ? L'Allemagne peut très bien être un acteur européen actif dans le désarmement nucléaire alors que la sécurité de l'Alliance atlantique continuera à être renforcée par les forces nucléaires françaises, comme cela a été constamment réaffirmé depuis le sommet de l'OTAN d'Ottawa en 1974, et tant que nous ne serons pas dans une situation d'avoir un désarmement nucléaire négociée.

 

Règle 4 : Dialoguer

 

En recommandant le dialogue, on peut avoir le sentiment d'enfoncer des portes ouvertes. Pourtant ce n'est pas le cas. Dialoguer c'est utiliser tous les canaux de la relation franco-allemande pour essayer de rétablir la confiance entre les pays. A côté des autorités gouvernementales, et bien évidemment en plus haut lieu des chefs d'Etat, il y a les parlementaires, les think tanks. Il ne faut pas hésiter à utiliser tous les formats, restreints, élargis, mêlant les différentes catégories d'acteurs ou à l'inverse en restant en strict tête-à-tête. Il faut que l'information circule sur les résultats de ces discussions, il faut établir des constats partagés de ces discussions même si ce sont des constats de désaccord. Il faut enfin établir la coordination entre tous ces lieux de discussion. Il faut éviter que le 50e anniversaire du traité de l'Elysée ne soit un hymne à la coopération franco-allemande servant de cache misère à la réalité. Il faut que ce soit l'occasion d'un nouveau départ et non un point d'arrivée. L'IRIS contribuera à cet effort dans le cadre du cercle stratégique franco-allemand qu'il anime depuis près de 15 ans avec la Fondation Friedrich Ebert mais également dans le cadre de ses recherches sur les questions de politique de défense, avec toujours pour objectif que cette coopération franco-allemande se fasse au profit des deux pays et d'une Europe unifiée.

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 08:40

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MOSCOU, 21 janvier - RIA Novosti

 

Le chef du bureau d'information de l'Otan à Moscou, Robert Pszczel, espère que Moscou et Washington poursuivront leurs négociations sur le bouclier antimissile en Europe.

 

"Je reste optimiste, car le système antimissile en Europe profiterait aux Etats-Unis et à la Russie. Si l'investiture de Barack Obama donne une nouvelle impulsion à ces négociations, je ne pourrai que m'en féliciter", a déclaré lundi M. Pszczel à Moscou.

 

Selon lui, la création d'une capacité de défense antimissile balistique n'est pas une question que l'on pourrait régler rapidement.

 

Lors du sommet Russie-Otan à Lisbonne en novembre 2010, Moscou et Washington ont convenu de coopérer dans le domaine de la défense antimissile européenne. Cependant, les parties n'ont jamais réussi à s'entendre sur l'architecture du futur bouclier. En outre, les Etats-Unis refusent de garantir que le futur bouclier ne sera pas dirigé contre le potentiel stratégique nucléaire russe.

 

Le chef du bureau d'information de l'Otan à Moscou a également salué le fait que le nouveau représentant permanent de la Russie Alexandre Grouchko a commencé son travail à Bruxelles.

 

"L'Alliance est prête à coopérer avec le nouvel ambassadeur russe", a souligné M. Pszczel.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 19:45

Europe Flag

 

21 janvier 2013 17h31 Romandie.com (AFP)

 

BRUXELLES - L'Union européenne a proposé lundi d'organiser une réunion internationale sur le Mali le 5 février à Bruxelles, une initiative qui affirme la volonté de Bruxelles d'être à la pointe de la mobilisation sur la crise au Sahel.

 

Nous avons proposé d'accueillir une réunion ministérielle le 5 février du groupe de soutien international et de suivi sur la situation au Mali, a déclaré Michael Mann, porte-parole de la responsable de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.

 

Elle sera organisée avec l'Union africaine, la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) et les Nations unies, et aura lieu à Bruxelles, a ajouté M. Mann.

 

L'objectif de cette réunion sera d'assurer la meilleure coordination possible des soutiens pour résoudre la crise malienne sur les plans politique et sécuritaire, a expliqué un responsable européen.

 

Le groupe de suivi s'est réuni pour la dernière fois en octobre à Bamako.

 

La machine bruxelloise se met en branle. Il faut le saluer, a commenté Arnaud Danjean, président de la sous-commission Défense du Parlement européen, très critique de la lenteur de réaction de l'UE après le lancement de l'intervention française.

 

L'UE est dotée d'outils potentiellement efficaces. Il est dommage qu'il ait fallu que la crise devienne aigüe pour qu'elle les active, a regretté l'eurodéputé français du PPE (droite).

 

Bruxelles veut jouer un rôle central dans la coordination des soutiens européens, notamment en mettant en place un Mécanisme de soutien à l'intervention africaine en préparation, la Misma, qui doit à terme prendre le relais de la France.

 

Cette plateforme sécurisée permettra de regrouper toutes les demandes et les offres de soutien logistique de la part des Etats membres de l'UE et d'autres partenaires internationaux afin qu'elles soient gérées de la manière la plus efficace possible, a précisé Michael Mann.

 

L'objectif de cette structure, établie au sein du Comité militaire, est d'aider la Misma à atteindre dans l'immédiat la force opérationnelle nécessaire au transport des contingents et, au cours des prochains mois, de fournir un soutien logistique à l'engagement de la Misma au Mali, concernant notamment le transport d'équipements, de personnel et d'armement.

 

Huit pays ouest-africains -Nigeria, Togo, Bénin, Sénégal, Niger, Guinée, Ghana et Burkina Faso-, ainsi que le Tchad ont annoncé apporter une contribution à la Misma, qui comprendra quelque 5.800 soldats pour prendre le relais de la France.

 

Le porte-parole de l'UE a aussi annoncé que le chef de la mission de l'UE pour la formation de l'armée malienne (EUTM), le général français François Lecointre, devait arriver au Mali lundi pour préparer le déploiement des 450 Européens de cette mission de formation.

 

Des experts techniques seront aussi sur place et le travail va pouvoir commencer, a-t-il ajouté.

 

L'objectif est de la rendre opérationnelle au plus tard à la mi-février. Une dizaine de pays ont fait connaître leur intention de fournir des hommes et du matériel à cette mission.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 19:35

le-rafale photo source india-defence

 

January 21, 2013 Claude Arpi - rediff.com

 

The People's Daily, the Chinese Communist newspaper, says the sale of the Rafale fighter plane 'encourages, excites and spurs India's appetite and ambition to become a great military power while intensifying its aggressive and expansionist tendencies, which poses a serious threat to peace and stability in Asia.'

 

Does India have a choice, considering the People's Liberation Army's frantic speed of development, wonders Claude Arpi.

 

There were six in contention; four were dropped, and one became the Chosen One: The Rafale.

In French, 'Rafale' poetically means a 'sudden gust of wind.'

 

It was one of the six fighter aircraft in competition for the Medium Multi-Role Combat Aircraft, MMRCA, when the Indian Air Force wanted to acquire 126 polyvalent fighter planes.

 

In April 2011, the IAF shortlisted two birds -- the Rafale produced by Dassault Aviation and the Eurofighter (known in Europe as 'Typhoon') from EADS, the European consortium.

 

It was a big deal worth $12 billion. You can imagine the stakes, especially for Dassault which a few months earlier, was unsuccessful in exporting its flagship plane to Brazil and the Emirates.

 

Finally on January 31, 2012, the IAF announced that the Rafale was the chosen one.

 

The 'deal of the century' was that 18 Rafales would be supplied in fly-away condition by Dassault to the IAF by 2015 (or three years after the signature of the contract) and the remaining 108 pieces would be manufactured in India under a transfer of technology agreement.

 

The concurrent company did not let go easily and a lot of lobbying started. The British prime minister wanted Delhi to explain the reasons of favouring the French. 'The Typhoon is a superb aircraft, far better than the Rafale,' David Cameron said, adding: 'Of course, I will do everything I can --- as I have already -- to encourage the Indians to look at the Typhoon, because I think it is such a good aircraft.'

 

Interestingly, the Chinese were also unhappy with the selection of the Rafale by the IAF, but for other reasons.

An article published in The People's Daily (French edition only) argued that India and France were supposed to be non-violent countries, how could they ink such a deal?

 

The Chinese Communist Party newspaper affirmed: 'During the twentieth century in France there was a great writer called Romain Roland (1866-1944), the Nobel Laureate for Literature, who was strongly opposed to war. In India, there has been an illustrious politician named Mohandas Karamchand Gandhi (1869-1948) who was a pacifist leader, known worldwide for his fights against violence.'

 

'At present, their homelands are engaged in a sinister and repulsive arms race, which shakes and profoundly changes the international scene. If by chance these two great and illustrious men were still alive, what would they feel about this selfish and pernicious transaction and what opinion would they give in this matter?'

Is it not amusing that the Chinese Communist Party's mouthpiece today quotes Gandhi in connection with the Rafale deal?

 

The People's Daily article also says the sale of the Rafale 'encourages, excites and spurs India's appetite and ambition to become a great military power while intensifying its aggressive and expansionist tendencies, which poses a serious threat to peace and stability in Asia.'

 

Well, does India have a choice, considering the frantic speed of development of the PLA (People's Liberation Army), PLAAF (Chinese Air Force) and PLAN (Navy)?

 

A few months later, an Indian MP alleged that there had been 'manipulation in the evaluation process'.

 

This eventually delayed the process as an independent investigation had to be conducted; it finally concluded that the evaluation was conducted according to the RFP (Request for Proposal) terms and defence procurement procedures. The intricate negotiations thus lost several months.

 

Once the hurdle created by the MP was removed, it was reported that in September, while in Bangalore, Air Chief Marshal N A K Browne stated that the process continued: 'The negotiations are absolutely on. We hope that at least this financial year, we should be able to finish the negotiations and finalise the deal... It is a very complex project, as we are discussing various areas like transfer of technology, the offset clause, what Hindustan Aeronautics Ltd will do and the cost as well.'

 

Dassault had some doubts about HAL's capacity to produce 108 aircraft; probably with reason, looking at the fate of the Tejas project which has taken more than 30 years to take off.

 

On November 6, Rakesh Sood, the Indian ambassador in France, told the Indian Journalists Association at India House in London that the contract would soon be concluded. 'The Rafale deal is in the final stages and hopefully, it should be concluded in the next 3 to 4 months.'

 

The negotiation, Sood added, was a hugely complex exercise. 'Along with that a pretty stringent clause has been put for transfer of technology, (there is an) offset clause, and Dassault Aviation has accepted them.'

 

At that time, it was probably thought that the signature of the deal could be synchronised with French President Francois Hollande's visit to India. Though Sood had certainly not read the French edition of The People's Daily, he spoke of France's 'long interest in Indian civilisation', adding 'recently a (French) lady had produced a nine volume Ramayana in French... Indian music, yoga and films are quite popular in France.'

 

Sood's conclusions about the civilisational closeness between India and France were not similar to Beijing's: India needed the Rafales. But it was not considering the cash crunch. The Indian economy was not doing as well as Montek Singh Ahluwalia, deputy chairman of India's Planning Commission, had announced, and the fiscal deficit had to be cut, Finance Minister P Chidambaram said.

 

Last May, Defence Minister A K Antony told Parliament that his ministry would seek a hike in the Rs 193,408 crore (Rs 193 trillion) defence outlay of the 2012-2013 budget as only a budget increase could take care of the threat of the China-Pakistan military nexus. Antony spoke of 'new ground realities' and the 'changing security scenario'.

 

But with the changing scenario, the Indian defence ministry announced it had to prioritise its expenditure for the remaining months of the financial year. The ministry decided to focus on purchases that would impact on the armed forces' operational preparedness.

 

For example, the ministry planned to speed up infrastructure development in Arunachal Pradesh, buy ammunition to end shortages and acquire high-value assets, from aircraft to warships.

 

In December, the finance ministry announced that the armed forces's modernisation budget would be slashed by around Rs 10,000 crore (Rs 100 billion) in the forthcoming Budget.

 

The Rafale deal would have to wait for the next financial year, along with the artillery guns modernisation programme (Rs 20,000 crore/Rs 200 billion), and the creation of a new mountain corps to counter China (Rs 65,000 crore/Rs 650 billion).

 

In the plan expenditure, the government has already allotted Rs 55,000 crore (Rs 550 billion) for the MMRCA deal. But this was five years ago and cost escalations are bound to have crept in, which might prove to be a serious problem.

 

The Times of India commented: 'The move will lead to a major slowdown in the ongoing acquisition projects. It also makes it clear that the already much delayed $20 billion MMRCA project to acquire 126 fighters will not be inked anytime before March 31.'

 

Though the IAF had been promised an additional Rs 10,000 crore to cater for the first installment of Rafales, defence expert, Major General Mrinal Suman (retd) told The New Indian Express that the budgetary cuts would impact 'all acquisitions in the pipeline, as they become easy targets.'

 

A gloomy scenario

 

It is in these circumstances that a new development occurred -- Foreign Minister Salman Khurshid visited Paris last week. While many had doubts about the deal, Agence France Press reported that India could buy up to 189 Rafales instead of the 126.

 

Apparently, Khurshid raised the possibility of an additional 63 jets being added to the shopping list. A source told AFP: 'There is an option for procurement of an additional 63 aircraft subsequently for which a separate contract would need to be signed.'

 

The deal would then mean a staggering $18 billion contract, which would be a great boon for the French defence industry, but costly for India though Indian suppliers could secure work equivalent to 50 per cent of the total value with the clause currently under negotiations.

 

Khurshid seemed confident during his visit to Paris. 'We know good French wine takes time to mature and so do good contracts. The contract details are being worked out. A decision has already been taken, just wait a little for the cork to pop and you'll have some good wine to taste.'

 

His counterpart Laurent Fabius said, 'The final decision belongs to the Indian government in its sovereignty. But from what I am told by my colleague minister of India things are progressing well, and I can confirm the full support of the French government.'

 

Another issue which might slightly delay the deal is that the IAF requires two-seater jets and not the one-seater model presently produced by Dassault, but this should be solved in due time.

 

The People's Daily had said, 'The delirious and bustling feeling of excitement from the French side resembles the behavior of Fanjin, which had a fit of madness upon learning that he was successful in the three-year provincial tests (under the Ming and Qing dynasties).' It is not exactly the attitude of the French (and the Indian) authorities who are progressing slowly, but surely towards an agreement, which is very important for both countries.

One can however understand that the Chinese are nervous.

 

Major General Luo Yuan, a well-known Chinese expert on military issues, recently quoted the ancient Art of War: 'The best policy in war is to thwart the enemy's strategy; the second best is to disrupt his alliances through diplomatic means; the third best is to attack his army in the field; the worst policy of all is to attack walled cities,' his conclusion was that to thwart the enemy's strategy, deterrence is the key.

 

 

It is valid for India too; too much delay in the 'deal' won't be good.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 15:35

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photo Armée de Terre

 

Jan. 21, 2013 - By PIERRE TRAN  Defense News

 

PARIS — A single round of small-arms fire hit French Army Lt. Damien Boiteux as he flew a Gazelle attack helicopter over Mali on the afternoon of Jan. 11. The bullet severed an artery in his leg, and although he and his co-pilot brought the helicopter back to base, the French Army Air Corps officer died from his wound.

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/01/2939387352.jpg

source lignesdedefense

 

Small-arms fire in the same action forced the pilot of a second Gazelle to land the heavily damaged aircraft, a defense official said. A third back-up helicopter flying nearby with a rescue team picked up the crew and destroyed the downed helicopter.

 

French forces were able to respond quickly to Islamist and Tuareg insurgents as they headed toward Bamako in strife-torn Mali because equipment such as Gazelle helicopters was prepositioned in the region. Such light, simple and inexpensive equipment allows rapid intervention, but as the death of Boiteux and the loss of the second helicopter shows, there is a price to pay.

 

Rafale point-de-situation-du-15-janvier-2012-1

 

That’s just one of the immediate lessons to emerge in the days after French President François Hollande gave the order that unleashed French Air Force Mirages, Rafales and light attack helicopters against two motorized columns of 200 vehicles and 1,200 rebel fighters headed toward the capital.

 

Besides the pros and cons of light, simple kit, the past few days of fighting have shown that budget-wracked France is still willing to project power, while prepositioned bases and reliable intelligence, surveillance and reconnaissance (ISR) remain crucial, analysts said.

 

Those themes are emerging as France draws up a white paper on defense and security, prepares for the new multiyear military budget and seeks to relaunch a European defense initiative as a counter to spending cuts.

 

The Gazelle is an “old chopper” that lacks protection, but France was able to launch into action so quickly because the forces have such light, “rustic” equipment, said Etienne de Durand, director of security studies at think tank Institut Français des Relations Internationales.

 

This shows the advantage of keeping these types of platforms rather than relying totally on modern, sophisticated equipment, which is expensive, heavier and difficult to deploy, he said.

 

France and other nations must maintain a range of equipment to face not just symmetrical but asymmetrical threats, such as rebel fighters in pickup trucks, experts said. That simplicity of equipment is linked to quantity.

 

“You need numbers — troops, planes and equipment,” de Durand said. A large number of troops is required, as units need to be rotated, while aircraft and equipment in numbers are also needed, not just a few high-tech units.

 

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Crédits SIRPA Terre ADC J-C Thorel

 

 

To boost striking power, France is rushing to Mali the Tiger attack helicopter, which carries armor on the sides and cockpit floor, and a 30mm cannon in a turret, a source familiar with the situation said.

 

“The Tiger is engaged,” Army Col. Thierry Burkhard told journalists Jan. 18. An air mobility unit of around 15 helicopters for maneuver, support and logistics will be formed in Mali, he said.

 

The Gazelle has a 20mm fixed cannon, requiring the helicopter to be lined up directly with the threat to fire, whereas the Tiger can fly in parallel, with its crew protected by the armored side, and fire from the rotating turret under the cockpit.

 

The longer range of the Tiger’s gun cuts the risk from AK-47s and light machine guns.

 

The Army is expected to send more than the five Tigers deployed in Afghanistan and as quickly as possible.

 

Power Projection

 

The Mali campaign, dubbed operation Serval, also shows the need for prepositioned bases in Africa, de Durand said. They cost a few hundreds of millions of dollars and require a small number of troops, but they are cheaper and faster than huge fleets of C-17 and A400M transports, or securing an airport and starting from scratch.

 

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source ottawacitizen

 

Following the British military withdrawal “east of Suez” in 1968, France is the only European country with a network of bases in Africa, in its former colonies, and there is talk of drawing down these facilities.

 

The Mali action shows France is ready and willing to project military power in a post-Afghanistan environment in which people are averse to overseas operations.

 

“The truth is there will be more and more of them,” said Luc Viellard, a director at consultancy Cie Européene Intelligence Stratégique. But they will be — and must be — short-term rather than long, drawn out engagements.

 

In Mali, France could not “lead from behind,” limiting its role to providing logistics, intelligence, mentoring and training support for African troops, he said. French troops are fighting in the front line, while European and American allies are restricting help to logistics and intelligence gathering.

 

Paris’ reliance on partners comes as NATO and the EU are looking to pool defense capabilities as a way of coping with the financial crises besetting Western economies.

 

The gaps in capabilities — aerial refueling, transport, intelligence gathering — were highlighted in the Libya air campaign, led by Britain and France.

 

There’s a real question whether there will be guaranteed access to assets such as air-to-air refueling and transport aircraft under the pooling and sharing policy proposed by the European Defence Agency, said Camille Grand, director of think tank Fondation pour la Recherche Stratégique. His question: Can countries have confidence their European partners will step forward in times of crisis?

 

France has drawn on a series of ad hoc arrangements with America and European allies, rather than the European Air Transport Command at Eindhoven, the Netherlands, Grand said.

 

C-160 of the German Air Force-Transall LTG 62 1983

 

Countries including Britain, Belgium, Canada and Denmark have pledged transport planes to help France. Germany is not helping France directly but said it would send two C-160s to airlift African troops from a planned 3,000-strong military mission to support the Malian government.

 

De Durand said the lesson from Mali is: Do not rush into multilateral arrangements, but avoid pooling and sharing whenever it restricts a capability to act quickly. In a crisis, there is little time.

 

“The aim should be to leverage European cooperation to increase defense capabilities — in other words, more Europe for more capabilities, not the other way round,” de Durand said.

 

The defense white paper, currently being written, was looking at recommending big cuts in defense spending. Mali is a warning to limit those reductions, de Durand said.

 

ISR Needs

 

The Mali action also shows the importance of intelligence gathering capabilities.

 

“They are a real force multiplier,” Viellard said. “They allow planners to decide the where, how, what volume of intervention.”

 

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ATL-2

 

Over the Sahara, France operates an optical military satellite system for imagery, Air Force jets with reconnaissance pods and the French Navy’s Atlantique 2 (ATL-2), a twin-engine aircraft designed for maritime patrol but used as an ISR system. Harfang medium-altitude, long-endurance UAV systems are also to be deployed soon, Viellard said.

 

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

Harfang - photo Armée de l'Air

 

But this is not enough, and planners need a sustained presence over the area. Because of budgetary pressure, low-cost solutions have to be considered.

 

“The ATL-2 used as an ISR platform in Mali is a stopgap solution. They are good aircraft, and some of them are now equipped with a new surveillance turret, but new-generation equipment is needed,” Viellard said.

 

One possibility is a system of roll-on, roll-off pallets of sensor equipment for transport aircraft such as C-130, C-160 Transall or A400M.

 

The 2008 white paper on defense and security pointed up the significance of anticipation and intelligence gathering. “We need to continue. Mali shows an effort needs to be made,” Viellard said.

 


Notr RP Defense : ajout des liens et des photos par mes soins.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 08:50

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source FG

 

18 Jan 2013 by Arie Egozi - FG

 

Tel Aviv - Israel Aerospace Industries is awaiting decisions in two unmanned air system competitions in France and Germany, with the outcomes to be announced from as soon as early this year.

 

The turboprop-engined Heron TP is currently on offer to both nations, with sources suggesting that Berlin could make a decision by the end of the first quarter. IAI is offering the medium-altitude, long-endurance type in association with Rheinmetall Airborne Systems, against the General Atomics Aeronautical Systems Predator B.

 

 

IAI waits on European UAS decisions

Israeli sources suggest that France could make a choice in its UAS contest by mid-year, with the Heron TP and Predator B also in contention.

 

IAI has identified the future sale of missiles, UAS and special mission aircraft as being among its main growth engines in the coming years. Israeli defence analysts note that these areas are also receiving the largest share of the company's research and development budget.

 

Meanwhile, after a number of years in which there were doubts about IAI's ability to maintain its space activities due to receiving few contracts, there are signs of change.

 

The company has recently won deals to build the Amos-4 and Amos-6 communication satellites for Israel, and will also develop and manufacture an observation satellite for Italian company Telespazio for $182 million as part of an offest arrangement linked to the Israeli air force's selection of the Alenia Aermacchi M-346 advanced jet trainer. IAI will also supply the Italian air force with two Gulfstream G550-based conformal airborne early warning and control system aircraft under the relationship.

 

It is also believed that the backlog of IAI's space division includes new spy satellites in the Offeq series, as Israel will have to launch new examples.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 08:50

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/36/GAA_de_Rousiers.jpg

 

14th January 2013 - European interview n°69 - Interview with General Patrick de Rousiers - .robert-schuman.eu

 

1. How would you present the role played by the Military Committee of the European Union which you chair? You are also a military advisor to Ms Ashton, what does this entail?

 

Since 6th November 2012 I have been chair of the European Union’s Military Committee (EUMC) for a three year term. The EUMC, comprising army chiefsof-staff, is the supreme military body within the Council of the European Union. This committee is the military consultation and cooperation forum between the 27 Members States in the area of conflict prevention and crisis management. It provides military advice for the Political and Security Committee (PSC). As its chair I play the role of coordinator and I lead debate in a spirit of consensus.

 

My second responsibility is that of military advisor to the High Representative of the European Union for Foreign Affairs and the Security Policy. She chairs the Foreign Affairs Council and leads the Common Foreign and Security Policy. I play two roles vis-à-vis Ms Ashton.

 

The first comprises the provision of information which I deem pertinent, particularly problems raised by the 27 chiefs-of-staff, the desired changes to missions and coordination issues. It is my mission to be the link between a certain number of areas like the chains of command and military operations.

 

Secondly, in view of my professional experience it is my role to provide a personal analysis of ongoing situations. Regarding Mali for example, as we were planning the EU’s commitment to training the Malian forces, the Prime Minister was overthrown. In such situation, the question was to continue nor not. We had to assess the issues at stake and the risks. Strictly speaking my role was therefore to give my thoughts on defence issues. Equally, as part of preparations for the 2013 European Council for example, I have to inform Ms Ashton of issues that might be addressed in the specific area of defence. It is about providing an informed opinion.

 

2. You were in office during France’s Presidency of the EU in 2008 and you witnessed the launch of the European External Action Service (EEAS), what do you think of its development so far?

 

The European External Action Service (EEAS) has developed significantly. Indeed before its creation, the initiative to take a European project forward was almost exclusively the remit of the Member States, and even of two Member States, one of which often supported the Presidency of the European Union. Now we have succeeded in creating a different impetus thanks to which the EEAS is a driving force. Of course its potential still has to be developed but it does have the capacity. We can see this in a number of examples, firstly via the 140 delegations or EEAS offices across the world. These delegations are a dense diplomatic network that can support and even leverage the action of the national delegations of a great number of Member States. They are the voice of the 27 Members of the European Union and not the voice of each of the nations.

 

However, in the future they will not supplant the national delegations in at least one area: that of the protection of the Member States’ citizens. In short the EEAS delegations are both the captors and the links, able to communicate a message in expression of the States’ common concerns.

 

The EEAS is also the cradle of strategic dialogue with major players. This dialogue does not just target debate over topical issues but really aims to become established long term in order to define what kinds of activities the European Union might develop and this, in all areas, including defence. The potential is extremely promising and it is already perceptible from an internal point of view.

 

3. How can the various visions of defence between the States be reconciled?

 

The most recent enlargements have highlighted the historic vision of some who simply want to be shielded by NATO. First we should remember that the threats we face require responses which most of the time go beyond the strict framework of one nation. So we have to have a tool that enables us to act pertinently together on a wide range of issues. This is why I am a fervent defender and promoter of the European Union and of European Defence in particular.

 

Today I think a European State has to have several means of response which we might compare to the “Russian Matrioshka” (nested dolls). The first of them lies in a State’s ability to act militarily as such within its borders, on a European or international level. This is why there is no European army, because this role is, above all, the reserve of the States. As General de Gaulle recalled, ensuring the defence of its fellow countrymen is a State’s primary reason for being. Above all the army is the expression of the common will of an entire population, enabling the political powers to take responsibility for the protection of its national territory and its values.

 

In Europe we share a common history, common values but also a desire to act together. This is the second “nested doll” which enables a response to a crisis: by defining ourselves as such we shall act collectively together long term and across the entire world.

 

In support of this it is difficult to identify a place where Europe is perceived badly, denied or rejected. Quite often we are made rather welcome. Why is this? I think that the different history of each of the 27 is a strength. As soon as the Member States manage to commit themselves unanimously it can be interpreted as the defence of values that are not far from being universal.

 

Furthermore the European Union’s capacity to act is specific in that it can cover a wide range of issues: political, industrial, legal, financial and of course defence. Incidentally we should remember that defence is used as a tool within a general policy. Using Defence as a tool in the EU is not a final goal. It is not its reason for being; it is just a part of it included within a “portfolio”. The European policy of defence and security is a capacity that enables response in crisis settlement.

 

4. The European citizen is sometimes confused about who is acting and on whose behalf in view of national (like the French operation Licorne) or international missions (undertaken by NATO and the UN for example)? What particular features can an EU intervention provide?

 

In a way the European Union has become an expert in conflict prevention. In all events it would like to do that. The European Union’s strength lies in the common determination to act on a political level as far as States are concerned, support them, help them become aware of what is at stake. Collectively we can help settle a crisis by deploying tailor-made means. In this context the European Union can, if necessary, provide the military means to complete, influence and sometimes contribute towards creating conditions for other means of action. The European Union distinguishes itself by its extremely specific approach.

 

All of the actions undertaken by the European Union off the coast of Somalia or in Georgia, in these very different regional contexts, illustrates this unique capability. Recent events off the Horn of Africa illustrate the European Union’s capacity to mobilise the means to help a State recover its sovereignty and its stability. Humanitarian aid was essential and a great deal was done in this respect, but it was not enough. We might have continued for a decade like this at the risk of seeing the situation stagnate. In this theatre of operation a real dynamic for conflict management was introduced. Hence in the case of Somalia two military actions impacted against the development of the crisis to a certain extent: the fight against piracy and the training of Somali forces, which has helped consolidate a transition government and facilitate the emergence of a political process. The situation is developing positively but requires continuous commitment. In the case of counter piracy you can act in two different ways: either at sea, by arresting the pirates and bringing them back to land - this is a strictly military option. But one can also engage in a process which will help activate all of the levers to settle the problem. This is what the European Union helps achieving, using the different tools it has at its disposal in terms of conflict prevention and management.

 

Another example is Mali. The European Union is providing its political influence, is exercising pressure, encouraging awareness on a regional level. It is showing that the 27 Member States which comprise the Union are concerned about the situation and in particular about the stability of this part of the African continent. The European Union is therefore showing its determination to continue its commitment and demonstrating that this will involve more than just humanitarian aid, which remains vital however. We have made a commitment to this country, notably in an area facing major security issues. This shows that Europeans are ready to take risks and that they are prepared to do it collectively when it is necessary.

 

In this context the European Union’s field of action is not viewed from a strictly military angle with the aim of taking the north of Mali for example. The European Union believes that this is not its role, nor part of its action. It indicates rather that it is a problem which is both a domestic one for Mali and also a regional one, and that this has to be settled on both levels. However to help the Malian government, the European Union is going to implement a training programme for the Malian army. This is the dynamic behind Europe’s action.

 

At this stage we have a UN resolution which enables the launch of this action. But not all of the conditions have yet been met to deploy the training staff. At present a political process is ongoing to make it possible. But in order for political pressure to continue we need military leverage. We should stress that we are in a context which is totally different from the aim of which is exclusively military. Many countries have said they intend to help significantly towards this mission if it gets the green light. We are therefore in a positive dynamic.

 

To continue with another example – during the EU Navfor Atalanta operation, strikes were undertaken on land on logistics depots in order to damage the pirates’ capacity to act and to send out a deterring message. Hence, in the same way, the European Union showed its determination to use force when necessary. Finally in 2008 the European Union’s involvement in Georgia took shape very quickly as soon as leadership emerged and that everyone saw that this was an emergency. Although sometimes, a process takes time because we are in dialogue with the political structures in the zones of conflict.

 

5. Military budgets have suffered because of the crisis. In European industry, pooling and sharing and joint research in certain programmes, stresses the desire to share. Do you think that the European Union will succeed in achieving an “industrial defence pillar”?

 

Firstly it should be stressed that industry cannot be forced. Industry functions according to the laws of the market. It is the market that creates this dynamic via the perception of the short and mid-term, but also via historic partners. Industrial groupings are always difficult to set up. As the military we can help defining common requirements, to set out employment doctrines, structures which enable us to work together. In fact it is via the user that we can influence industry which designs and produces arms programmes.

 

How can we rationalise this industry? It is difficult because not all countries share the same vision. This requires determination to give rise to greater sharing in terms of programming, investment, the design of employment doctrines and concepts. This can only be done by the progressive, stage by stage creation of clusters, i.e. via grouping certain Member States who want pool thought over specific issues. This implies the drafting of strategic documents which provide an insight, such as an industrial green paper, which would define, for example, what we want to do collectively in the area of environmental protection, in combination with the employment of military tools, including armament. There is a wide range of options in response to this question. Cohesion could be created on these themes.

 

In all events in Europe we must ensure that our great grandchildren still have the choice. The difficulty of the question lies in identifying the threats and the dangers as well as identifying the key sectors that we have to protect as they are strategic both in terms of defence but also for the protection of other areas of life. What are the technologies we have to maintain? This is the kind of question which helps the European Defence Agency to make sense. This agency is an excellent venue for coordination and thought on these issues.

 

6. In anticipation of “new security threats” (cyber-attacks, arms of mass destruction, energy infrastructures etc …) is the European Union able to project itself? Or will further thought and investments be required in response to these?

 

Which risks do we face right now? It is difficult to foresee this as we speak. To quote a real example, who could have said a year before the strike against the Falkland Islands that one State was going to invade another, and annex it as part of its territory?

 

Similarly no one would have thought at the time that we would encounter pirates to the extent we have experienced off the coasts of Somalia. On this specific point, in France the very idea of “pirate” had been removed from the legal framework. It had to be re-introduced in order to be able to bring the pirates to justice. Who would have thought just a few years ago that we were to witness, after the drama of 1914-18, the massive employment of chemical arms against civilian populations? We saw this in both the north and south of Iraq in the 1990’s. There are other examples of course. As a result it is not the most obvious nor the most salient points which represent threats for the future and which justify or govern thought over Europe’s capabilities. Indeed we have to anticipate all kinds of developments.

 

As far as “new threats” are concerned – if there are two themes which the European Union is focusing on – where there is a dynamic – it is in the areas of terrorism and cyber-security. In terms of the latter we need to acquire greater awareness. We also have to define a military plan. This is now underway. The Commission and the EEAS are also working on it.

 

At this stage, not all of the Member States are on the same level of preparation regarding these threats. In terms of cyber-security Estonia is certainly the most advanced European country amongst the Member States. Others have neither the tools nor the necessary organisation. In some cases awareness of these issues is limited because the extent of the danger is not yet perceived. In terms of cyber-defence our behavior is similar to the one we adopt against radiation for example: we can see nothing, smell nothing until the catastrophe is on us. However we have taken a major step forward in perceiving the risk, notably in the pillage of economic data and the capacity for remote weapons. Potentially we must be prepared to face arms that may weaken and create profound disruption in the functioning of our States. Hence the need for emergency plans regarding critical energy structures where we shall continue to develop response, warning, prevention and information sharing systems, as well as the means to provide feedback and of course, response.

 

7. In the extremely sovereign area of defence, how do you see the development of the transfer of competences?

 

The transfer of responsibilities exists. The command of European air transport illustrates this. Most military transport activities (tactical and strategic lift) of the German, Dutch, Belgian and French armies, are planned and undertaken by a single, multinational centre in Eindhoven. Each of these country’s teams manages the fleet of the other indifferently. It is a kind of military “Sky Team” or “Star Alliance”.

 

However this does not mean a transfer of sovereignty: each country’s cockade is still there and the countries in question retain their means. In practice it is a means to optimise air transport capabilities. Hence the loading of planes (passenger or freight) is optimised for example so that they do not return empty and are made available to other nations if this is necessary, notably as part of the operations in the Horn of Africa or in Afghanistan and during training. The optimisation of means is a permanent process but other sectors have major potential for synergy and optimisation: the employment of planes, their maintenance, the management of logistics flows, legal responsibilities. We can also see the benefits of this type of agreement. This would enable a team of German mechanics to repair a Belgian, French or Dutch plane whilst enjoying a legal framework that clearly defines the responsibilities of each of the participants. These would lead to major savings in the long term. Why not plan for land transport or logistics? Potentially we could go much further in the use of drones or in the area of training simulation.

 

No State nor the EEAS, nor Brussels is campaigning for the successful reunification of the 27 and soon 28, in a single initiative like that of the « Sky Team » or the « Star Alliance ». This would create a European army, or at any rate, the start of a European army which present many advantages and yet a have a great many drawbacks. This hypothesis does not match our requirements. We are committed together in theatres of operation under the European Union flag but also under our national banner. There is no desire to engage exclusively under the European Union flag. Hence the clusters I spoke make sense. There are a number of cooperation agreements to be developed but how far are the European countries prepared to go? How much do we want to transfer without creating a totally European structure? Indeed in each case it involves regional, local and historic partnerships which have specific reasons for being. This would create a wealth of solidarity in terms of defence and would, in my opinion, be particularly virtuous.

 

8. The European Heads of State and Government agreed on 14th December 2012 to devote some time at their December 2013 meeting to defence. They highlighted the European Union’s “increased responsibilities”. What are these? What defence themes might be addressed during this Council?

 

The last time there was real debate was in 2005. The issue was also mentioned at the end of 2008 thanks to a “defence” chapter that was included in the European Council’s agenda. The will to include these questions on the agenda for the end of 2013 is therefore welcomed. Based on the results that have been achieved collectively in terms of defence by the European Union over the last few years, the idea at the European Council will be to see what other paths or areas of action the Member States want to pursue together. Debate will therefore focus -in my opinion – on the level of interdependence and the level of solidarity desired and/ or accepted by the Heads of State and Government.

 

In an ideal world this would be based on a process and documents drafted to show and identify what the challenges, threats, and the values defended by all 27 Member States are. Once this has been done the question of developing capabilities which are to support these choices has to be set. Of course we cannot expect sequential work on this but work undertaken in parallel.

 

My opinion about the development of threats is that the first of these is not the one we immediately think of. The real threat lies in the structural disarmament of Europe and the problem of capabilities will arise in the future. If the rest of the world around us were peaceful it would not be an issue. Unfortunately this is not the case. I believe that the first challenge is to be able to maintain a joint view shared by every Member State whereby defence issues are long term and require investments.

 

Indeed the commitment of some European countries in operations (Iraq, Afghanistan in the last few years together with the financial crisis has led to a halt in entire sections of capability development and operational planning which had proven their efficiency, use and necessity in the past, but are now deemed too costly to be kept long term. The first challenge Europe faces is to ensure that these choices are made together, so that we optimise them to avoid “capability deficits”. This challenge is important because the cohesion between Europeans depends on it and in the future it will be about our ability to defend our values.

 


 

 

 

 

See all of our publications on our site: www.robert-schuman.eu

 

Publishing director : Pascale JOANNIN

 

THE ROBERT SCHUMAN FOUNDATION, created in 1991 and acknowledged by State decree in 1992, is the main French research centre on Europe. It develops research on the European Union and its policies and promotes the content of these in France, Europe and abroad. It encourages, enriches and stimulates European debate thanks to its research, publications and the organization of conferences. The Foundation is presided over by Mr. Jean-Dominique Giuliani.

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 15:05

CEDEAO

 

19 janvier 2013 141h14 Romandie.com (AFP)

 

ABIDJAN - Les dirigeants ouest-africains réunis samedi à Abidjan ont appelé à une mobilisation internationale plus large dans les opérations militaires au Mali, où soldats français et maliens combattent des groupes islamistes armés, dans l'attente du déploiement d'une force africaine.

 

L'heure a sonné pour un engagement plus large (...) afin qu'une plus grande solidarité se noue autour de la France et de l'Afrique dans la guerre totale et multiforme contre le terrorisme au Mali, a déclaré le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara.

 

Il faut aller au-delà de nos effectifs actuels grâce à des soutiens internationaux, a-t-il ajouté.

 

Président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), M. Ouattara s'exprimait à l'ouverture d'un sommet qui doit accélérer le déploiement de la force régionale au Mali, en présence du président malien par intérim Dioncounda Traoré.

 

Le président tchadien Idriss Deby - dont le pays ne fait pas partie de la Cédéao mais qui a promis d'envoyer 2.000 soldats - et le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius y participent également.

 

La force régionale, baptisée Mission internationale de soutien au Mali (Misma), a reçu mandat de l'ONU pour aider le Mali à reprendre le contrôle du nord du pays, occupé depuis plus de neuf mois par des groupes armés islamistes qui y ont multiplié les exactions.

 

L'opération française n'a pas vocation à se substituer à l'action de la Misma qui doit se déployer le plus vite possible, et c'est l'objet de notre réunion, a dit M. Fabius au sommet.

 

Rendant hommage à la France, le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta a promis depuis Londres: Nous essaierons de l'aider dans cet effort. Washington a fourni des renseignements et des moyens de transport aérien à la France.

 

Et le président nigérien Mahamadou Issoufou a déclaré au quotidien français Le Parisien que la France n'est au Mali que pour appuyer le Mali et l'Afrique.

 

MM. Fabius et Ouattara ont aussi insisté sur la nécessité d'une dimension politique pour résoudre la crise malienne, déclenchée en janvier par une offensive de rebelles autonomistes touareg, ensuite évincés du nord du Mali par les islamistes.

 

Laurent Fabius a aussi jugé impérieux que les autorités civiles reprennent la totalité des choses en main, au Mali, alors que l'ex-junte du capitaine Amadou Haya Sanogo - un temps au pouvoir après le putsch de mars 2012 - reste très influente à Bamako.

 

Quelque 2.000 membres de la Misma doivent être déployés d'ici au 26 janvier. Une centaine de soldats togolais et nigérians sont déjà arrivés à Bamako, et une trentaine de Béninois sont en route.

 

Peut-être plus de 2.500 soldats français

 

Huit pays ouest-africains - Nigeria, Togo, Bénin, Sénégal, Niger, Guinée, Ghana et Burkina Faso - ainsi que le Tchad ont annoncé leur contribution à la Misma qui comprendra quelque 5.800 soldats pour prendre le relais de la France.

 

Celle-ci poursuit son intervention aux côtés d'une armée mlienne sous-équipée: 2.000 soldats français sont présents au Mali et ils devraient passer à 2.500, selon Paris. Peut-être qu'on les dépassera, a indiqué le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

Bamako a annoncé avoir repris jeudi Konna, à 700 km au nord-est de Bamako, tombée le 10 janvier aux mains des combattants islamistes, précipitant l'intervention française.

 

La chute de Konna lors de cette offensive surprise le 10 janvier avait déclenché l'intervention de la France - qui redoutait une percée des jihadistes vers le sud et Bamako.

 

Dans la région de Diabali (ouest), le colonel malien commandant ce secteur, a affirmé samedi à l'AFP que les islamistes avaient fui la ville qu'ils avaient prise lundi et que l'armée malienne s'apprêtait à y faire son entrée.

 

Ses déclarations confirment celles d'habitants qui avaient affirmé vendredi que les jihadistes avaient abandonné Diabali après plusieurs bombardements de l'aviation française.

 

Mais de son côté, le ministère français de la Défense avait laissé entendre que le ville n'avait pas été reprise.

 

En Algérie, l'agence de presse officielle APS affirme que douze otages et dix-huit ravisseurs ont été tués dans l'assaut donné au commando islamiste qui avaient pris des centaines de personnes en otages mercredi sur un site gazier dans le Sahara. Ceux-ci détenaient encore vendredi sept étrangers à In Amenas, à 1.300 km au sud-est d'Alger, selon des sources islamistes citées par l'agence mauritanienne ANI.

 

Les ravisseurs demanderaient à la France de négocier la fin de la guerre au Mali et proposent de libérer des otages américains contre des islamistes détenus aux Etats-Unis. Paris et Washington ont confirmé la mort d'un de leurs ressortissants.

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 19:53

A Danjean

 

 18 janvier 2013 Par Frédéric Rivière - RFI

 

« (…) Oui je pense que l’intervention au Mali a fourni aux islamistes un prétexte pour mettre cette action en œuvre en Algérie. Je pense que c’est à peu près clair. C’est un calcul d’opportunité, puisque ce sont des groupes terroristes et comme cela est dit, ils ont besoin de publicité, ils ont besoin d’actions spectaculaires, surtout dans une période de recomposition de ces groupes. »

 

Quelques jours près la prise d’otages en Algérie, qui a eu lieu le 16 janvier, une question se pose. Est-ce que le rapport entre cette prise d’otages et l’intervention française au Mali, paraît établi de manière indiscutable ? Arnaud Danjean, le président de la sous-commission sécurité et défense (SEDE) de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, est l’invité de Frédéric Rivière. Il répond à ses questions.

 

 

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 13:53

A330 Belgium AF

 

18/01/13 par Maxime de Valensart - 7sur7.be (belga.be)

 

La Belgique souhaite que l'opération militaire de la France au Mali redevienne "le plus vite possible" "une opération internationale", a déclaré vendredi son chef de la diplomatie, Didier Reynders, mais en s'abstenant de proposer des combattants belges.

 

"Le souhait c'est que le plus vite possible l'opération redevienne une opération internationale", a déclaré M. Reynders sur la radio Europe 1, en se défendant d'une inaction de la Belgique.

 

"Nous avons immédiatement apporté notre soutien à la France, il y a 75 militaires belges qui sont déjà partis, nous avons donné un support logistique avec des avions de transport", un hélicoptère et une aide médicale, "et donc nous avons des soldats sur place qui seront y compris au Mali mais qui ne seront pas des forces combattantes", a-t-il dit.

 

"Je reconnais, c'est évident, que l'opération qui est en cours au Mali démontre à nouveau les retards pris dans la construction d'une Europe de la Défense. On a vraiment un problème de mobilisation de moyens en Europe quand des évènements importants se produisent", a poursuivi le ministre belge.

 

"En défense, l'Europe doit accélérer"

 

L'Europe "progresse très lentement en politique étrangère et en défense, on doit accélérer", a conclu Didier Reynders en considérant qu'au Sahel, il s'agit d'un "combat international où l'Europe doit s'engager très fortement".

 

Depuis son entrée en guerre au Mali il y a une semaine contre des groupes islamistes, la France est le seul pays occidental à recourir à des avions-bombardiers et à des troupes dotées de blindés. Plusieurs pays lui apportent une aide logistique qui reste très limitée. Jeudi, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a souhaité à Bruxelles qu'un "maximum de soutien" soit apporté à la France dans son engagement militaire.

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 13:35

Y-20

 

January 18, 2013: Strategy Page

 

Photos from China confirm rumors that the air force there has been developing an air transport similar to the American C-17. The new Chinese aircraft is called the Y-20 and appears to have a max weight of 220 tons and a max payload of 80 tons. In most other respects it appears very similar to the C-17. The Y-20 will likely include many characteristics of the 195 ton Il-76, a Russian heavy transport that can carry up to 50 tons and that the Chinese have been using for decades. The two Y-20 prototypes have been undergoing ground taxi tests, which usually happens within months, or up to a year before the first flight.

 

The C-17 entered service 17 years ago and each one has a useful life of 30,000 flight hours. The 290 ton C-17 can carry up to 100 tons (including one M-1 tank) anywhere in the world because of in-air refueling. The C-17 costs about $250 million each. Britain, with eight, is the largest foreign user of the C-17. Australia and the UAE each have six while Canada and Qatar each have four. India has ordered ten. The U.S. Air Force operates 203. China does not need that many Y-20s, but it does want to get away from depending on Russia for heavy transports. Dealing with Russia can be difficult.

 

Last year China revived, in part, a 2005 deal to buy Il-76 transports from Russia. The new arrangement only involved China buying ten refurbished Il-76s. Back in 2005, China placed a $1.5 billion order for 38 Il-76 transport planes and Il-78s (tanker versions of the Il-76). A year later China cancelled the deal when Russia tried to up the price 27 percent. China went looking elsewhere, including urging its domestic aircraft manufacturers to come up with something. That process eventually led to the Y-20, but in the meantime China needs some more jet powered military transports.

 

Similar to the older American C-141, the Il-76 was originally only manufactured in Uzbekistan. That's because one of the Russian aircraft plants moved east during the German invasion of 1941, and ended up in Central Asia, a part of the Soviet Union that became independent Uzbekistan in 1991. Over the last decade Russia has been moving Il-76 production from Uzbekistan to Russia.

 

Over 900 Il-76s were manufactured over the last thirty years, most by what is now the Chkalov Tashkent Aircraft Production Company in Uzbekistan. Nearly a hundred Il-76s were exported, so far, mainly to Cuba, Iraq, China, India, Libya, and Syria. However, until the 2005 Chinese order came along, Chkalov was surviving by manufacturing wings and other components for the An-124, An-70, and An-225 transports. In addition, it made replacement parts for the Il-76 and Il-114 aircraft.

 

Russian commercial aircraft survived during the Cold War partly because they had a captive market (the former Soviet Union, the East European nations the Soviets dominated) and were attractive to a few other nations looking for cheap, often free, and rugged aircraft. While many old Soviet transports still serve on in secondary markets, these designs are no longer competitive. Western models, while more expensive, are cheaper and easier to operate. The old Soviet era aviation firms have tried hard to compete, but that competition will eventually kill off most of the Soviet era producers, leaving only a few who managed to catch up with the rest of the world or found a specialized niche.

 

China is no longer interested in buying 38 Il-76/78s but is willing to work with Russia in developing a Chinese replacement for the Il-76. That’s the Y-20 which is using Russian engines and much more Russian aviation technology as well.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 22:26

Opération Serval

 

17 janvier 2013 liberation.fr

 

L'intervention militaire française au Mali pèsera lourdement sur le budget des opérations extérieures des armées (Opex) et révèle déjà des insuffisances en matière de transports, un domaine pour lequel la France est contrainte de faire appel à ses alliés.

 

Combien ça coûte ? "Je ne peux pas l'évaluer encore. Tout cela sera public, évidemment" : une semaine après le début des opérations, Jean-Yves Le Drian, doit déjà répondre aux interrogations sur leur coût financier. D'autant que le ministre de la Défense a prévenu que l'engagement "sera long".

 

Concrètement, les crédits dédiés aux Opérations extérieures (Opex) pour 2013 s'élèvent à 630 millions d'euros. En baisse d'environ 90 millions par rapport à 2012, en raison du retrait français d'Afghanistan. Mais les économies escomptées du retrait afghan devraient être effacées par l'opération au Mali.

 

"C'est une opération qui durera au minimum une bonne partie de 2013, sinon toute l'année 2013. Ca ne tiendra pas dans le budget", estime Axel Poniatowski, ancien président UMP de la commission de la Défense de l'Assemblée nationale.

 

En 2011, année des opérations en Libye, le coût des Opex avait atteint 1,2 milliard d'euros. Il s'agissait alors d'une opération aéronavale très différente de l'intervention au Mali, avec une campagne aérienne de huit mois et le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée.

 

"Ca n'aura pas d'incidence sur le budget de la défense", souligne pour sa part Jean-Louis Carrère, le président PS de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat.

 

Quand le budget Opex est dépassé, le gouvernement abonde habituellement les crédits, pour ne pas plomber le budget défense.

 

Drones en bout de course

 

Le coût des opérations au Mali dépendra en premier lieu de leur durée. Mais les premiers jours du conflit ont confirmé certaines insuffisances des armées, notamment en moyens de transport et de ravitaillement.

 

Paris a dû demander l'aide de ses partenaires pour acheminer du matériel. La Grande-Bretagne, le Danemark, la Belgique ou le Canada, ont accepté de fournir des avions de transport et les Etats-Unis devraient également participer.

 

Autres conséquences financières, les opérations extérieures précipitent l'usure du matériel, en particulier dans des zones éprouvantes comme le Sahel.

 

le-c130-credit-dga-comm-olivier-guerin

 

Les Transall utilisés pour acheminer les troupes sont à bout de souffle et les deux drones Harfang de l'armée de l'air en bout de course après trois ans de service et 5.000 heures de vol en Afghanistan.

 

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

 

"Les militaires disent que les équipements français qui sont déployés permettent à peu près d'assurer une opération comme celle-ci, mais qu'on est vraiment très limite", souligne Axel Poniatowski.

 

Autant d'inquiétudes qui viendront alimenter le débat sur le nouveau Livre blanc de la défense, qui devra s'attacher à faire coller les nouvelles priorités stratégiques aux capacités budgétaires de la France.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/120115-operation-serval-point-de-situation-du-15-janvier-2012/point-de-situation-du-15-janvier-2012-1/2137800-2-fre-FR/point-de-situation-du-15-janvier-2012-1.jpg

 

L'opération au Mali peut également servir de vitrine de la haute technologie française, notamment des avions Rafale, engagés dès les premiers jours. L'Inde, qui selon des sources proches des discussions pourrait en commander jusqu'à 189 à Dassault Aviation, avait annoncé son choix après que l'avion de combat français ait fait ses preuves lors de la guerre en Libye.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 17:55

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La frégate Normandie en achèvement à flot sur le site

DCNS de Lorient crédits : DCNS

 

17/01/2013 Mer et Marine

 

A quelques mois de sa première navigation, la Normandie, troisième frégate multi-missions (FREMM) et seconde unité de ce type réalisée pour la Marine nationale, prend sa forme définitive. Après sa mise à flot le 18 octobre sur le site DCNS de Lorient, le bâtiment a reçu il y a quelques semaines sa mâture. En achèvement à quai, la Normandie doit débuter ses essais en mer au second semestre 2013, en vue d’une admission au service actif l’année suivante au sein de la flotte française. Elle y rejoindra l’Aquitaine, que DCNS a livrée en décembre à la marine et qui va débuter son premier déploiement de longue durée de la cadre de la phase de vérification des capacités militaires, préalable à son admission au service actif, prévue fin 2013.

 

Longues de 142 mètres pour un déplacement de 6000 tonnes en charge, ces frégates sont conçues pour mettre en œuvre 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3, 16 missiles de croisière Scalp Naval (MdCN), 16 missiles surface-air Aster 15, une tourelle de 76mm, deux canons télé-opérés de 20mm, des mitrailleuses, des torpilles MU90 et un hélicoptère NH90 (Caïman Marine).

 

En tout 9 FREMM ont été commandées pour les besoins de la Marine nationale. Deux autres bâtiments supplémentaires s’y ajouteront, cette version dérivée, appelée FREDA, étant optimisée pour la défense aérienne. Une FREMM a, par ailleurs, été commandée par le Maroc. Il s'agit du futur Mohammed VI, seconde frégate de la série dans le planning de DCNS, entre l'Aquitaine et la Normandie.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 17:35

Chinese J-10a Fighter photo Retxham

 

Jan 17, 2013 Pacific Sentinel

 

US aircraft were shadowed by Chinese fighters in airspace near the border between China and Japan on Jan. 10, reports the Global Times, a nationalist Chinese tabloid.
 
A US Navy P-3C patrol plane based at Misawa Air Base and a US Air Force C-130 cargo plane based at Yokota Air Base were tailed by Chinese J-7 and J-10 fighters last week. When both American aircraft reached the air border between China and Japan on Jan. 10, Chinese fighters were scrambled to intercept them, according to Tokyo's Sankei Shimbun newspaper. The report said the PLA Air Force's move was an apparent overreaction to movement of aircraft taking off from Japanese bases.
 
Read the full story at Want China Times

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 08:45

RAF C17

 

January 16th, 2013 By UK Ministry of Defence - defencetalk.com

 

Following the Prime Minister’s announcement that the UK will provide logistical military assistance in support of French military operations in Mali, a second Royal Air Force C-17 strategic transport aircraft has arrived in France.

 

At Evreux Airbase near Paris the aircraft will be loaded with armoured vehicles and other military equipment for transport to the Malian capital Bamako. French forces are assisting the Malian Government to contain rebel and extremist groups in the North of the country.

 

Officer Commanding 99 Squadron, Wing Commander Stu Lindsell said:

 

“We started doing some contingency planning on Saturday and we had the green light to go yesterday and so the first aircraft left within 24 hours of our initial scoping.

 

“We will be providing the C-17 logistical support as part of the UK commitment to supporting the French operations in Mali. We’ll be operating from France to provide support to the region.

 

“I have been very impressed by how everyone on the squadron and the station has risen to meet the task. We often plan for contingency operations on 99 Squadron; we’re fairly used to that as part of our day-to-day operations, but everyone has been incredibly keen and enthusiastic and we couldn’t have done it any quicker.”

 

This view was echoed by Flight Lieutenant David Blakemore, Flight Commander Training on 99 Squadron:

 

“There’s a real buzz on the squadron. This is something different, somewhere different and people really want to get involved.

 

“The fact another nation is coming to the UK to ask for its outsize lift capability is testament to the C-17’s reputation forged over the past decade.”

 

The RAF’s fleet of C-17 Globemasters give the ability to move equipment and personnel swiftly around the World for both military and humanitarian operations. The huge payload and long range of the C-17 make the aircraft, operated by 99 Squadron, ideally placed to enable the UK Government to respond to worldwide challenges.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 21:12

zone sahélo-saharienne par el-annabi

 

16.01.2013 Le Monde.fr avec AFP

 

La France a déclaré la "guerre contre le terrorisme", en lançant vendredi 11 janvier une intervention armée au Mali. La décision d'intervenir a été prise à la suite d'une offensive coordonnée des islamistes armés alliés à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) sur Konna, verrou entre le nord et le sud malien. Le nord du Mali, région en majorité désertique, est depuis fin juin sous contrôle total de ces groupes armés, qui prônent une application rigoriste de la charia (loi islamique) au nom de laquelle ils commettent diverses exactions. Ils avaient profité d'un coup d'Etat militaire contre le président Amadou Toumani Touré, le 22 mars, pour conquérir la région et évincer leurs ex-alliés du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg). La guerre est désormais engagée contre un ennemi hétéroclite, composé de plusieurs groupes aux intérêts mouvants.

 

 UNE COALITION DE GROUPES ISLAMISTES

 

Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), émanation du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, est un groupe se réclamant d'Al-Qaida, qui a fait allégeance à son fondateur Oussama Ben Laden en 2006 et opère dans une grande partie du Sahel. Il dispose de bases dans le Nord malien depuis 2007, d'où il mène régulièrement des attaques et enlèvements d'Occidentaux dans plusieurs pays du Sahel, dont notamment la prise d'otages à Arlit, au Niger, en 2010. AQMI est dirigée par des Algériens, dont Abdelhamid Abou Zeid, qui réside à Tombouctou, devenu fief de l'organisation. En octobre 2012, le chef d'AQMI, basé en Algérie, Abdelmalek Droukdel dit Abou Moussaab Abdelouadoud, a nommé Yahya Abou El Hamame "émir (chef) du Sahara et du Sahel" et destitué Mokhtar Belmokhtar, surnommé "Le Borgne", de la katiba qu'il dirigeait dans le nord du Mali.

 

Ansar Eddine ("défenseur de l'islam"), est un groupe islamiste touareg basé au nord du Mali, qui souhaite imposer la charia par la lutte armée. Il aurait été créé par un ancien militaire et une figure des rébellions touareg des années 1990, Iyad ag Ghaly. Le groupe est renforcé par des combattants qui étaient membres actifs de la branche maghrébine d'Al-Qaida. Son fief est Kidal et sa région. "Ansar Dine comporte une branche modérée et une aile radicale incarnée par Iyad ag Ghaly", estime l'universitaire Pierre Boilley, spécialiste des mouvements touareg.

 

Le Mouvement unicité et djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), longtemps présenté comme une dissidence d'AQMI, est devenu l'un des maîtres du nord du Mali. Il est composé essentiellement de Mauritaniens et de Maliens. Il est apparu au grand jour en décembre 2011 et s'est illustré par des prises d'otages. Il a revendiqué des enlèvements au Mali, mais aussi en Algérie, où il a revendiqué des attentats contre des forces algériennes. Fondé par le Mauritanien Hamada Ould Mohamed Kheirou, alias Abou Ghoum-Ghoum, le Mujao s'est rendu maître de Gao en évinçant le Mouvement national de libération de l'Azawad — MNLA, fin juin, à l'issue de violents combats. Le mouvement a été inscrit sur l'une des listes d'organisations terroristes par le département d'Etat américain, le 7 décembre.

 

"UN ENNEMI INSAISISSABLE"

 

Le spécialiste des mouvements touareg, Pierre Boilley, confiait au Monde dans son édition du 16 janvier que "les troupes islamistes ne sont pas toutes des salafistes acharnés. Il existe différents courants mais ils restent minoritaires. Par ailleurs, beaucoup de combattants ont rejoint ces rangs pour des raisons financières. AQMI a de l'argent grâce aux otages, les caisses d'Ansar Eddine sont en partie remplies par Alger et le Mujao reçoit des fonds manifestement par l'intermédiaire du Croissant-Rouge qatari et des réseaux saoudiens. La fidélité des soldats islamistes n'est pas que religieuse et peut donc vite s'évanouir".

 

Les chercheurs s'accordent à dire que ces groupes sont loin d'être homogènes et d'avoir les mêmes agendas. "Il y a de vrais jihadistes, des touareg indépendantistes qui luttent depuis la fin des années 1970 contre l'Etat central, des trafiquants de drogue et d'armes, beaucoup de jeunes qui n'ont pas de perspectives d'emploi, des groupes qui remettent en cause les chefferies traditionnelles maliennes...", énumère Jean-Yves Moisseron, chercheur à l'Institut de recherche pour le développement — IRD. "Parmi cet agglomérat, tous ne sont pas forcément terroristes et leur fantasme n'est pas nécessairement d'instaurer la charia au Mali. Ils ont des intérêts divers", souligne-t-il. "Au sein même de ces groupes, les alliances sont fragiles. Tout ça est très mouvant et très fragile, et constitue un ennemi extrêmement difficile et insaisissable", selon M. Moisseron.

 

 ENTRE 2 000 ET 3 000 COMBATTANTS

 

Le nombre de combattants reste très imprécis, les chiffres les plus communément admis étant d'environ un millier de djihadistes aguerris et 5 000 à 6 000 combattants au total, comprenant supplétifs et récentes recrues. Selon l'envoyé spécial du Monde au Mali, Jean-Philippe Rémy, "les différents groupes, même écornés par les premières frappes, compteraient 2 000 à 3 000 hommes". Un responsable politique lui a précédemment confié que les groupes armés disposeraient de 150 à 200 pick-up.

 

 DES ARMES LÉGÈRES D'INFANTERIE

 

Les combattants islamistes du nord du Mali disposent surtout d'armes légères d'infanterie, provenant des arsenaux libyens ou achetées à des trafiquants d'armes grâce aux revenus tirés de trafics et de rançons d'otages. Selon Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), les djihadistes disposent de fusils d'assaut kalachnikov, de fusils de précision, de mitrailleuses légères de 7,62 mm et de mitrailleuses lourdes de 12,7 et de 14,45 mm. Ces dernières peuvent être montées sur la plate-forme des pick-up tout comme les bi-tubes antiaériens de 14,5 mm ou de 23 mm (ZSU de conception soviétique) qui portent jusqu'a 2 500 mètres. Ces armes, conçues pour tirer sur des avions ou des hélicoptères volant à basse altitude, sont utilisées par les combattants du désert en tir tendu contre d'autres véhicules terrestres, explique-t-il.

 

Les combattants détiennent probablement aussi quelques obusiers de 105 mm et quelques missiles sol-air SAM7. Eric Denécé assure que ces missiles ne représentent pas une "menace significative" en raison des conditions drastiques de conservation et de maintenance indispensables pour leur fonctionnement. Un ex-responsable d'un service de renseignements français s'exprimant sous le couvert de l'anonymat ajoute que les islamistes ont sans doute quelques Milan (missile antichar filoguidé, de fabrication française vendu par la France à Kadhafi).

 

Les islamistes se sont procuré leurs armes, selon Eric Denécé, lors d'opérations militaires contre les armées algérienne ou mauritanienne et dans les arsenaux de l'ex-armée libyenne du colonel Kadhafi. Il ajoute qu'ils disposent également d'armes livrées en 2011 par la France aux rebelles libyens du Djebel Néfoussa à la frontière tunisienne. Selon l'ancien responsable du renseignement, le marché international clandestin constitue également une source d'approvisionnement.

 

 "UNE COORDINATION RAPIDE, EFFICACE"

 

Jean-Philippe Rémy rapportait dimanche 12 janvier, que les trois groupes armés "ont, en un temps record, opéré une concentration de forces. (...) Première constatation : la coordination entre ces trois groupes a été rapide, efficace." Selon notre journaliste, "dans les mois écoulés, les combattants de la coalition réunie autour d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ont eu le temps pour penser et préparer une guerre de mouvement et d'esquive, sur un terrain immense et peu peuplé qui s'y prête". Les dépôts d'armes ont été enterrés et les stocks d'armes disséminés dans des zones reculées. L'intervention française soudaine, note notre envoyé spécial, "ne perturbe pas, à ce stade, la stratégie que de nombreux observateurs prêtaient à AQMI et ses alliés : ne tenir aucune position, apparaître et disparaître, profiter du relief, et frapper par surprise sur un territoire difficile à surveiller".

 

Ils étaient regroupés, jusqu'à dimanche, "le long d'un axe Bambara-Maoundé Douentza, soit au sud de Tombouctou". Les combattants d'AQMI, tout comme leur chef Abou Zeid, ont disparu de la ville et sont partis au front. Lundi 14 janvier, précise Jean-Philippe Rémy, "les groupes armés islamistes ont évacué trois villes du nord du Mali, opérant ce que le porte-parole d'Ansar Eddine, Sanda ould Boumama, qualifie de 'retrait tactique'". Douentza, Tombouctou et Gao ont été vidées de leurs habitants dans la journée. Un connaisseur du milieu insurrectionnel islamiste, à Bamako, a confié à notre envoyé spécial que "ces frappes cassent la chaîne de communication. Mais il est loin d'être garanti que cela suffise. Ils bénéficient de nombreux relais pour s'approvisionner. Ce terrain, c'est le leur. Leurs troupes sont en grande partie composées de gens de cette région". Une grande partie de leur dispositif est désormais en mouvement. 

 

Lire aussi (en édition abonnés) : 

 

"La guerre d'évitement des djihadistes au Mali" 

 

"Au Mali, les islamistes passent à l'offensive"

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 20:35

asia-pacific source harvard.edu

 

16 janvier Par Edouard Pflimlin, chercheur associé à l’IRIS - affaires-strategiques.info

 

En matière de dépenses militaires en Asie, c’est généralement la Chine qui frappe les esprits. Mais en ce début d’année, c’est le Japon qui surprend. L’exécutif japonais affiche sa volonté d’accroître, pour la première fois depuis 11 ans, le budget de la défense de l’Archipel. Le ministère de la Défense japonais a indiqué mercredi 9 janvier qu’il souhaitait bénéficier d’une rallonge budgétaire de 180,5 milliards de yens (1,6 milliard d’euros) pour moderniser quatre avions-chasseurs F15, acheter des nouveaux systèmes antimissiles PAC-3 et des hélicoptères, dans le cadre d’un plan de relance économique préparé par le gouvernement. Devrait s’y ajouter une trentaine de milliards de yens (25 millions d’euros) supplémentaires pour l’année en cours, non inclue dans le train de mesures économiques spéciales.

 

Plus précisément, le grand quotidien Yomiuri Shimbun(1) , indique mercredi 9 janvier que cette hausse répond à plusieurs objectifs :
- assurer le paiement des coûts du carburant et de maintenance pour les avions d’alerte précoce et de de contrôle ;
- permettre la recherche sur la technologie radar capable de détecter des petits avions à longue distance.
- permettre les préparatifs pour l’introduction de l’avion de transport MV-22 Osprey de l’armée américaine. Cet avion à décollage vertical peut voler plus loin et plus vite que les hélicoptères actuels du Japon, permettant à ses troupes d’atteindre plus facilement les îles japonaises lointaines.
 

L’annonce par le ministère de la Défense japonais est intervenue au lendemain de l’annonce par le Parti Libéral Démocrate (PLD) au pouvoir depuis le 26 décembre sous la direction du premier ministre, Shinzo Abe, que le Japon devrait augmenter ses dépenses militaires pour l’année budgétaire 2013-2014 qui commence au 1er avril.
 

Avec cette rallonge, le budget de la défense devrait atteindre autour de 4 700 milliards de yen, soit 41 milliards d’euros. La demande du ministère de la Défense doit encore être approuvée par celui des finances avant d’être incluse dans le paquet de relance de plus de 110 milliards d’euros pour l’année courant jusqu’au 31 mars. Le tout doit être annoncé prochainement par le gouvernement de Shinzo Abe. Le PDL et son allié clé, le parti Nouveau Komeito, ont remporté 325 sièges (sur 480) à la Chambre basse lors des élections générales le 16 décembre dernier, ce qui signifie que le parti au pouvoir pourrait faire passer ses projets budgétaires à la Diète même s’ils se voyaient opposer un veto à la Chambre haute.

Hausse modeste du budget

Le budget militaire n’avait pas connu de hausse depuis 2002, alors que le Japon traîne une dette colossale équivalant à près de 240 % de PIB. La hausse est certes modeste par rapport à celle que connaît le budget de la défense chinois habitué aux taux de croissance à deux chiffres. Néanmoins, elle marque un tournant dans la politique de défense japonaise. Sur l’exercice budgétaire en cours, qui s’achève en mars, le budget de la défense a subi une dixième année de baisse consécutive à 4.650 milliards de yens (40 milliards d’euros environ). Fin octobre dernier, le gouvernement de Yoshihiko Noda avait toutefois débloqué des crédits supplémentaires de 17 milliards de yens (170 millions d’euros à l’époque) en faveur des garde-côtes pour, selon l’agence de presse Kyodo, se procurer quatre patrouilleurs de 1.000 tonnes, trois autres de 30 mètres de long et trois hélicoptères capables de voler par gros temps. De son côté, fin décembre, la Chine a ajouté deux destroyers et neuf autres navires de guerre à sa flotte de surveillance maritime.
 

La hausse est symbolique de la volonté des nouveaux dirigeants nippons d’affirmer la position régionale du Japon, surtout en période de tension avec le grand voisin chinois ainsi, quoiqu’à un degré moindre, avec la Corée du Sud. « Nous avons besoin d’améliorer nos équipements à un moment où l’environnement sécuritaire du Japon est devenu plus dur : la Corée du Nord a procédé à deux lancements tests de missiles l’année dernière, et les tensions avec la Chine se poursuivent. », en raison d’un conflit territorial en mer de Chine orientale, a précisé mercredi à l’AFP un responsable du ministère de la Défense.
 

Les relations sino-japonaises sont exécrables depuis quatre mois à cause d’un conflit territorial en mer de Chine orientale. Pékin clame vigoureusement sa souveraineté sur les îles Diaoyu, tandis que Tokyo, qui les administre sous le nom de Senkaku, n’entend pas en céder un pouce. Pékin envoie régulièrement des navires patrouiller dans les eaux territoriales de cet archipel inhabité à 200 km au Nord-Est des côtes de Taïwan et 400 km à l’ouest de l’île d’Okinawa (Sud du Japon), en mer de Chine orientale. Lundi 7 janvier, 4 navires de surveillance maritime chinois sont entrés dans les eaux territoriales japonaises. La Chine a même envoyé fin décembre un appareil survoler l’archipel, ce qui a provoqué le décollage immédiat de chasseurs nippons. Outre sa position hautement stratégique, l’archipel recèlerait d’hydrocarbures dans ses fonds marins. Suite à la dernière incursion maritime lundi, Tokyo a convoqué mardi l’ambassadeur chinois en poste au Japon.

Réarmement ou remilitarisation ?

Cette hausse du budget japonais est une traduction de l’engagement et de la volonté du premier ministre, Shinzo Abe, de renforcer la défense de son pays. Le budget militaire japonais est déjà le 6e de la planète. Le Japon a une des armées les plus grandes et les plus avancées en Asie, mais il a maintenu jusqu’à présent un profil bas pour éviter de remuer des souvenirs des exactions commises par l’empire japonais au XXe siècle, notamment en Chine et en Corée.
 

Aussi cette évolution nouvelle questionne. Assiste-t-on à un réarmement du Japon, voire à une remilitarisation de l’Archipel nippon ?
 

Le réarmement est en réalité à l’œuvre depuis de nombreuses années comme le montrent l’acquisition récente programmée sur plusieurs années de 42 avions de chasse américains furtifs F-35(2) à plus de 100 millions de dollars l’unité, l’augmentation – prévue par le pouvoir précédent - du nombre de sous-marins passant de 16 à 22(3) ou encore l’acquisition de destroyers porte-hélicoptères aux dimensions de porte-avions(4) . A cela s’ajoutent la volonté d’acheter des drones d’observation américains Global Hawk comme le rapporte la revue Jane’s defence weekly, le 2 janvier, afin de renforcer la surveillance des eaux territoriales japonaises. Ils pourraient être introduits pour cette mission autour des Senkaku d’ici à 2015(5) . De leur côté, les Chinois ont d’ailleurs aussi des programmes de développement de drones et pourraient « construire 11 bases de lancement de drones le long des côtes d’ici à 2015 ». Une course aux drones est lancée entre les deux pays...
 

Par ailleurs, d’après le quotidien Yomiuri, le 8 janvier, le programme quinquennal d’acquisitions de matériels militaires sera revu d’ici à la fin de l’année 2013. Ces évolutions ont fait s’envoler les actions de groupes industriels japonais d’aéronautique et armement mercredi 9 janvier à la Bourse de Tokyo. L’action de Mitsubishi Heavy Industries (MHI) a gagné 4,98% à 442 yens, et celle de IHI 6,49% à 246 yens. MHI fabrique sous licence les avions F-15 et systèmes PAC-3 pour lesquels IHI fournit des moteurs.
 

A cette modernisation des moyens et équipements s’ajoute l’évolution de la doctrine de défense. Celle-ci devrait aussi être modifiée assez rapidement. Le Japon reverra sa politique de défense d’ici à la fin de l’année, écrit aussi mardi 8 janvier le Yomiuri. L’actuel Livre blanc de la défense japonaise remonte à deux ans. Adopté pour une période de dix ans par le Parti démocrate alors au pouvoir, il prône des réductions dans le budget de la défense et dans les effectifs de l’armée de terre dont les effectifs devaient diminuer de 1 000 hommes à 154 000.
 

Cette politique de défense a été critiquée par Shinzo Abe, qui a ramené le Parti libéral démocrate au pouvoir à la faveur des législatives du 16 décembre dernier. Le premier ministre défend, lui, une augmentation des dépenses militaires et des effectifs des forces japonaises. Il milite également pour une révision de la Constitution pacifiste du Japon, en vigueur depuis 1947.
 

Remilitarisation du Japon donc ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer tant la population reste profondément attachée au pacifisme. Il convient plutôt de parler d’une réaffirmation de la place du Japon sur la scène internationale et régionale. D’ailleurs, selon le site The Diplomat(6) , le Japon envisage aussi maintenant plusieurs scénarios de guerre avec la Chine, notamment autour des îles Senkaku mais aussi sur Taïwan si l’île venait à être attaquée par Pékin.
 

Ces évolutions sont sources de nouvelles tensions et d’autant plus inquiétantes que, selon une étude publiée en octobre dernier par le Center for Strategic and International Studies (CSIS), un think tank américain, les dépenses de défense dans les pays d’Asie qui y consacrent le plus gros budget - Chine, Inde, Japon, Corée du Sud et Taïwan - ont pratiquement doublé en dix ans, quadruplant en Chine. Le total des budgets militaires de ces cinq pays a atteint 224 milliards de dollars en 2011, estimait le CSIS.
 

La course aux armements en Asie n’est donc pas prête de s’arrêter, alors qu’au Nord de l’Archipel nippon la Russie modernise ses forces, et notamment la flotte du Pacifique et que le budget de la défense japonaise ne représente que 1 % du PIB et a donc de la marge pour éventuellement s’accroître...
 

(1) http://www.yomiuri.co.jp/dy/nationa...
(2) http://www.defenseindustrydaily.com...
(3) http://www.affaires-strategiques.in...
(4) http://www.affaires-strategiques.in...
(5) http://www.guardian.co.uk/world/201...

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 16:50

http://assets.digital.cabinet-office.gov.uk/government/uploads/system/uploads/image_data/file/6087/s300_DMB_on_Tornado_Copyright_MBDA.jpg

Computer-generated image of Dual Mode Seeker

Brimstone missiles fitted to an aircraft

 

16 January 2013 Ministry of Defence / Defence Equipment and Support

 

A new £14 million contract will deliver hundreds of precision attack weapons to the RAF.

 

Brimstone missiles are carried by RAF Tornado aircraft in Afghanistan and were also used on operations over Libya. Defence Equipment Minister Philip Dunne agreed the contract and has just returned from a visit to Helmand where he met RAF personnel who use the weapon.

 

This contract with MBDA will increase UK stocks by replenishing weapons used so effectively in Afghanistan and Libya.

Manufactured and assembled at MBDA facilities in Henlow, Bedfordshire, and Lostock, Bolton, the Dual Mode Seeker Brimstone missile is used by RAF crews to engage moving or static targets during the day or at night with pinpoint accuracy. The weapon’s precision guidance capability means that the pilot is able to engage fleeting targets with extreme accuracy.

 

During his visit to Afghanistan, Mr Dunne met with British personnel working for Joint Force Support, based in Camp Bastion, who are responsible for co-ordinating air operations in Helmand.

Dual Mode Seeker Brimstone missiles fitted to a Royal Air Force Tornado GR4 aircraft
Dual Mode Seeker Brimstone missiles fitted to a Royal Air Force Tornado GR4 aircraft [Picture: Copyright MBDA Systems]

After meeting with the RAF and discussing their operations, Mr Dunne said:

Brimstone is an extremely effective and reliable weapons system for RAF crews and ISAF commanders. This investment to replenish supplies used in Afghanistan and in Libya will ensure this capability continues to be available whilst also giving a boost to the UK defence industry.

Wing Commander Andy Turk led the initial Tornado operations over Libya and is now Officer Commanding IX (Bomber) Squadron, currently deployed in Afghanistan. He said:

Brimstone is being used to great effect by the RAF’s Tornado Force in Afghanistan and was also invaluable during the successful air campaign in Libya. It is very popular with our air crews because of its flexibility, accuracy and reliability - they have real confidence that the weapon will deliver the effects required.

 

Brimstone has become a vital part of our modern and sophisticated arsenal of precision strike weapons.

Computer-generated image of a Dual Mode Seeker Brimstone missile
Computer-generated image of a Dual Mode Seeker Brimstone missile [Picture: Copyright MBDA Systems]

The contract for more Brimstone missiles comes just weeks after plans were announced to buy more Paveway IV bombs as part of a £60 million contract, securing 450 jobs at Raytheon UK.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 13:45

ERC 90 Sagaie credits-sirpa-terre

 

January 16, 2013 By Matthias Gebauer - spiegel.de

 

Initially, the French intervention in Mali looked as though it would be over quickly. But President Hollande has vowed to drive out Islamist extremists and establish democracy in the country. As in Afghanistan, the operation could take much longer than expected.

 

When French President François Hollande addressed the press in Dubai on Tuesday evening, it was impossible not to think of Afghanistan. Relying on the strong rhetoric he has used so often in the past few days, Hollande struck a belligerent tone. And then, in a single sentence, he defined the aims of the operation France launched in Mali last Friday: "We have one goal. To ensure that when we leave, when we end our intervention, Mali is safe, has legitimate authorities, an electoral process and there are no more terrorists threatening its territory."

 

Just as the international community did at the beginning of the Afghanistan intervention, Hollande has set the bar high. To be sure, the comparisons between the current crisis in Mali and the situation in Afghanistan on Sept. 11, 2001 are far from perfect. Still, the goals the French president has set for Mali are just as distant as those established by Washington when it launched the war in the wake of the devastating al-Qaida terror attacks in the US. And in Afghanistan, 12 years after that mission began, very few of those original goals have been met.

 

Hollande's statement made it clear that the French operation is not merely a brief intervention to stop the Islamist advance from northern Mali toward the capital in the south. Rather, Paris is looking for support from Africa, Europe, the US and elsewhere for an operation aimed at freeing northern Mali from the yoke of Islamist extremism and establishing long-term stability in the country.

 

Those who join him must be prepared for a long and difficult war.

 

The transportation of men and matériel are difficult enough. So far, the French have some 750 soldiers in Mali. A third of them are stationed directly on the border of the region under Islamist control, with additional units still in the capital, Bamako, preparing to head to the front.

 

More on the Way

 

Reinforcements are expected in the coming days. On Tuesday, French Defense Minister Jean-Yves Le Drian confirmed reports that Paris was planning to send a total of 2,500 troops. Armored vehicles and other heavy equipment are also on the way, and the French news agency AFP reported that French forces now heading north included some 30 armored personnel carriers.

 

The force's size demonstrates France's determination to take the leadership role in what it hopes will become an international force to retake northern Mali. Countries belonging to the African alliance ECOWAS have promised to send up to 3,300 troops to support the French effort. So far, however, none have arrived in the country. France has said the ECOWAS forces are expected "in a few days." But a lack of transport planes and adequate equipment may delay their arrival.

 

Despite the regional support -- and France's clear military advantages, demonstrated in recent days with targeted airstrikes and small special forces assaults on Islamist positions -- the mission remains a dangerous one. "If you start a mission with lofty goals and moral claims, it is difficult to quickly withdraw later," says one veteran NATO diplomat with experience in Afghanistan. Indeed, despite widespread popular support at home, the leadership mantle that France has donned could ultimately become a political boomerang.

 

And there are plenty of open questions. ECOWAS has been promising to send troops to Mali for months, but nothing has happened. Even if the French operation speeds their arrival, it is unknown how effective the soldiers from Senegal, Burkina Faso and Niger, among other countries, actually are. In Mali itself, there is also concern about the arrival of troops from neighboring countries -- partly out of pride, but also out of fear of their presumed aggression.

 

Democracy?

 

Likewise, there is still no clear strategy for how to fight the Islamists. Intelligence officials have estimated that they have some 2,000 fighters who are extremely mobile and have excellent local knowledge of Timbuktu, Gao, Kidal and other towns and cities in northern Mali, which they were able to quickly overrun in the spring. It seems likely that they would pursue a strategy similar to the one the Taliban used in Afghanistan: first fleeing the international force to neighboring countries and then waging a guerrilla war from there.

 

The political situation in Mali is also a complicated one. An interim government has held power in the country since a military coup d'état last March. In recent days, government leaders have promised to hold elections in April, but it is impossible to know just how serious they are about democracy. Given that the country is essentially split in two, holding an election would be extremely challenging. Indeed, free elections in the north are virtually impossible for the time being, and a vote in which only those in the south could cast their ballots would risk strengthening the north-south divide.

 

Officials in Paris are well aware of the challenges facing them, as are leaders in Berlin. Germany, however, sees no alternative to supporting the French, whose rapid intervention in Mali surprised governments around the world. As recently as the weekend, the Defense Ministry in Paris was promising the mission would only last "a few weeks." Now, just a few days later, hardly anyone believes that the withdrawal will be anywhere near as rapid.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 08:35

C-27J – photo3 Alenia Aermacchi

 

14 Januari 2013 Defense Studies

 

The Chief of Air Force Air Marshal Geoff Brown welcomed the re-establishment of No.35 Squadron today at RAAF Base Richmond. 
 
“The re-establishment of No.35 Squadron will see it prepare for our fleet of ten C-27J Spartan Battlefield Airlift aircraft, due to arrive in Australia from 2015,” Air Marshal Brown said. 
 
“No.35 Squadron has provided combat airlift for Australia in several conflicts, and the C-27J is ideally suited to continue this legacy of support for personnel deployed on combat, peacekeeping, or disaster relief operations,” Air Marshal Brown said. 
 
No.35 Squadron will be re-established under the command of Wing Commander Brad Clarke with 25 personnel but will grow to approximately 250 members after the first C-27Js arrive in 2015. 
 
“Our first tasks are to work with the Battlefield Airlift Transition Office to map the required workforce structure, operating procedures and introduction plan for the C-27J Spartan,” Wing Commander Clarke said. 
 
“No.35 Squadron will send the first aircrew and maintenance personnel to train on the C-27J in the United States in 2014.” 
 
“Once in service, our C-27Js will greatly increase the number of airfields Defence can operate in to, increase the level of fixed wing support available on the battlefield, and synchronise with the existing C-130J Hercules and C-17A Globemaster fleet,” Wing Commander Clarke said. 
No.35 Squadron was first established in Western Australia in March 1942 and provided air transport around Australia and in New Guinea until its disestablishment in June 1946.
 
In July 1964, the RAAF Transport Flight Vietnam was formed with the DHC-4 Caribou transport to provide combat airlift throughout the conflict in that country. It was coined Wallaby Airlinesafter its callsign ‘Wallaby’, and re-formed as No.35 Squadron in June 1966. Throughout the warWallaby Airlines carried about 677,000 passengers and 36 million kilograms of freight, without a single fatality.
 
On return to Australia in 1972, No.35 Squadron was based at RAAF Base Richmond before relocating to RAAF Base Townsville in 1974, where it remained until its disestablishment in 2000.
 

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