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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:30
Patriot in Turkey photo Nato

Patriot in Turkey photo Nato


02.10.2015 45eNord.ca (AFP)
 

Les missiles Patriot américains déployés en Turquie depuis 2013 pour protéger ce pays de missiles venant de Syrie seront retirés comme prévus en octobre, malgré l’évolution de la situation en Syrie, a-t-on appris auprès du Pentagone.

 

« Nous prévoyons toujours d’achever » le retrait de ces missiles anti-aérien « en octobre », a indiqué la porte-parole du Pentagone Laura Seal.

Les Etats-Unis et la Turquie avaient annoncé en août le retrait de ces missiles, déployés sous l’autorité de l’Otan en 2013 pour protéger la Turquie d’éventuels tirs de missiles venus de Syrie.

Les Etats-Unis avaient justifié ce retrait par la nécessité de moderniser les deux batteries de missiles concernées.

L’Allemagne a aussi annoncé son intention de retirer de Turquie ses deux batteries de missiles Patriot.

L’Otan peut toujours compter sur une batterie espagnole déployée depuis janvier 2015 à Adana, au sud de la Turquie.

Selon le Pentagone, les Patriots américains pourront être redéployés en Turquie « sous une semaine » en cas de besoin.

Les Etats-Unis maintiennent également en permanence en Méditerranée des navires militaires équipés de système anti-missile Aegis, capable de fournir à l’Otan des capacités de défense aérienne dans la région, rappelle le Pentagone.

Les Etats-Unis et la Turquie « consulteront leurs alliés de l’Otan sur les moyens de répondre aux préoccupation de la Turquie sur sa sécurité », a également indiqué Laura Seal.

La situation militaire en Syrie a rapidement évolué ces dernières semaines, avec le déploiement d’avions de combat par la Russie qui ont commencé mercredi des missions de bombardements dans le pays.

Les missiles Patriot peuvent détruire en vol des missiles balistiques tactiques, des missiles de croisière ou des avions.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:30
Sukhoi Su-34 in flight

Sukhoi Su-34 in flight

 

03 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - La Russie a affirmé samedi que ses frappes aériennes en Syrie entamées mercredi avaient semé la panique chez le groupe Etat islamique (EI), en forçant 600 de ses membres à abandonner leurs positions.

 

Nous avons réussi à réduire significativement le potentiel militaire des terroristes (...). La panique et la désertion ont commencé dans leurs rangs, a affirmé un haut responsable de l'état-major russe, le général Andreï Kartapolov.

 

Selon lui, environ 600 militants de l'EI ont abandonné leurs positions et tentent de s'enfuir vers l'Europe.

 

Depuis mercredi, l'aviation russe a effectué plus de 60 frappes en Syrie visant plus de 50 sites d'infrastructure de l'organisation terroriste Etat islamique, parmi lesquels des entrepôts de munitions et d'explosifs et des camps d'entraînement de l'EI, a précisé M. Kartapolov, cité dans un communiqué de l'état-major.

 

Compte tenu des premiers résultats, non seulement nous allons poursuivre les frappes aériennes, mais aussi les intensifier, a souligné le responsable.

 

Il a également répété que les frappes russes ne visaient que les terroristes en Syrie.

 

La Russie a prévenu à l'avance notamment la partie américaine qu'elle allait mener des frappes sur les sites de l'EI, selon M. Kartapolov.

 

Les Américains nous ont informés alors qu'il n'y avait personne d'autre sauf des terroristes dans cette région, a-t-il affirmé.

 

La Russie a commencé mercredi à mener des frappes en Syrie, dans sa première intervention militaire d'envergure hors de l'ex-URSS depuis l'occupation de l'Afghanistan en 1979.

 

L'Occident et les pays arabes ont critiqué la stratégie russe en Syrie, disant soupçonner Moscou de concentrer ses attaques non sur l'EI mais sur les opposants au régime considérés comme des modérés par les Etats-Unis et leurs alliés.

 

Le président américain Barack Obama a estimé vendredi que la stratégie de la Russie en Syrie était une catastrophe assurée.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:30
Russian Su-30SM

Russian Su-30SM

 

03.10.2015 Romandie.com (ats)

 

Les avions de combat russes ont bombardé samedi des cibles du groupe djihadiste Etat islamique (EI) au quatrième jour de leur intervention en Syrie. Washington et Londres ont continué à dénoncer la stratégie de Moscou visant à défendre le régime de Bachar al-Assad.

L'aviation russe a mené plus de 20 sorties en 24 heures en Syrie et neuf raids ont visé des cibles de l'EI, annonce samedi à la mi-journée le ministère russe de la Défense. Il a précisé que ces frappes ont détruit un poste de commandement et un bunker de l'EI près de la ville de Raqa, la "capitale" de l'organisation extrémiste située dans le nord-est du pays en guerre.

Les avions russes ont en outre détruit un entrepôt de munitions et visé un camp d'entraînement du groupe djihadiste dans la province d'Idleb (nord-ouest), selon le ministère.

La Russie a affirmé que ses frappes ont semé la "panique" chez le groupe EI, en forçant 600 de ses membres à abandonner leurs positions. "La panique et la désertion ont commencé dans leurs rangs", a affirmé un haut responsable de l'état-major russe, le général Andreï Kartapolov.

 

Civils et enfants tués

Selon un nouveau bilan de L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les frappes russes ont coûté la vie depuis mercredi à 39 civils dont huit enfants et à 14 djihadistes, 12 de l'EI et deux d'Al-Nosra.

Déclenché en 2011 par une révolte populaire brutalement réprimée, le conflit déjà très complexe, a pris un nouveau tournant avec l'implication des Russes, alliés du régime qui a perdu les deux tiers du territoire dans les combats. Or, Moscou considère le régime d'Assad comme un rempart face à l'EI.

C'est pourquoi la Russie vise l'EI mais aussi le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, et ses alliés rebelles islamistes, selon des sources syriennes et l'OSDH. Elle a également frappé des petits groupes rebelles soutenus par les Etats-Unis.

 

Critiques occidentales

Les Occidentaux ont critiqué la stratégie russe, estimant que les raids devraient épargner les groupes rebelles qu'ils soutiennent. Les Russes "ne font pas la différence" et "de leur point de vue, ce sont tous des terroristes. Et c'est une catastrophe assurée", a dit le président américain Barack Obama vendredi.

Le premier ministre britannique David Cameron a pour sa part affirmé samedi que l'intervention militaire russe ne faisait qu'aider le président Bachar al-Assad. "Il est évident que la Russie ne fait aucune distinction entre le groupe EI et les groupes syriens d'opposition légitimes. En conséquence, il aide le boucher Assad et ne fait qu'aggraver la situation", a souligné M. Cameron.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:25
Le 3REI défile lors de la fête nationale du Brésil

 

15-09-2015 par 3e REI Réf : 250 | 571

 

A l'occasion de la fête de l'indépendance, obtenue sur le Portugal le 7 septembre 1822, le 3e régiment étranger d'infanterie (REI) a participé, les 6 et 7 septembre 2015, aux cérémonies militaires s'inscrivant dans le cadre de la fête nationale du Brésil.

 

Un élément du 3e REI a accompagné le général de division aérienne (GDA) DUPONT, commandant supérieur (COMSUP) des Forces Armées en Guyane (FAG) à Belém, siège du commandement - Nord en charge de toute la région amazonienne.

 

A cette occasion, la Légion étrangère a été mise à l'honneur lorsqu'un détachement de pionniers du 3e REI a ouvert le défilé militaire.

 

Simultanément, dans la ville de Macapa, capitale de l'Etat de l'Amapa, le colonel ALEXANDRE, commandant le 34e Batalhão de Infanteria de Selva (BIS) a reçu son homologue français, le colonel RANSAN.

 

Un détachement de la 3e compagnie du 3e REI a également eu l'honneur d'ouvrir, seul, le défilé militaire, au son d'un " boudin " parfaitement joué par la musique du 34e BIS.

 

Le 34e Batalhão de Infanteria de Selva, bataillon spécialisé pour opérer en milieu équatorial et unité binôme du 3e REI, est à l'origine de cette invitation.

 

La présence du 3e REI, représentant les forces armées françaises en Guyane, illustre la coopération Franco-Brésilienne dans l'action commune de lutte contre l'orpaillage illégal de l'opération " Harpie " notamment le long du fleuve Oyapock où des opérations conjointes seront très prochainement menées par le 3e REI et le 34e BIS

 

Reportage photos

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:20
Remplacement des Sea King, plus de fanfare que de progrès

Un Cyclone CH-148, à Shearwater. Le programme de des Cyclones, lancé en 2004, après bien des retards, n’est toujours pas achevé. (Archives/Sikorsky)

 

1 octobre 2015 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Seulement quatre des 26 hélicoptères CH-124 Sea King, tous âgés de plus d’un demi-siècle, seront retirés du service d’ici la fin du mois de mars, même si le gouvernement conservateur avait annoncé pour bientôt le retrait de toute la flotte de ces vieux appareils et leur remplacement par le Cyclone CH-148 de Sikorsky en juin dernier.

 

Après bien des retards dans la livraison des hélicoptères maritimes CH-148 Cyclone destinés à remplacer les vénérables Sea King « les Forces armées canadiennes ont enfin franchi une étape importante » concernant l’opération d’une nouvelle flotte d’hélicoptères maritimes avec l’acceptation officielle aujourd’hui de six CH-148 Cyclones, avait alors annoncé en grande pompe, avec cérémonie et tout, le ministère de la Défense nationale.

Bien que la flotte des Sea Kings continuera ses opérations jusqu’en 2018 pour permettre la transition vers la flotte des Cyclones, deux premiers Sea Kings seront donc enfin mis hors service cette année, annonçait la Défense nationale, précisant que les capacités de l’aéronef continueront d’être améliorées par les livraisons futures et que la flotte des CH-148 Cyclone prendra entièrement la relève des Sea King en 2018.

Mais, selon ce que rapporte la Presse Canadienne, sur la foi de des documents obtenus en vertu de la Loi sur l’accès à l’information et diverses sources, la transition des Sea King aux Cyclones ne se passerait pas aussi bien et aussi rapidement que l’avait annoncé le gouvernement en juin.

Même si le Canada avait prévu 575.000 $ (dont la moitié aurait déjà été dépensé) afin d’assurer la meilleure transition possible pour les pilotes et membres d’équipage qui devront dorénavant voler sur les nouveaux CH-148 Cyclones, le remplacement des Sea King ne progresse pas très rapidement.

Il y a 26 Sea King en activité et, d’écrire le journaliste chevronné Murray Brewster, Ottawa n’a pu que confirmer que quatre appareils CH-124 seulement seront mis hors service d’ici le 31 mars 2016. Quatre sur 26 d’ici 2016 alors que l’échéance pour le remplacement de toute la flotte est prévu pour 2018!

En outre, souligne le journaliste spécialisé en matière de défense, les Cyclones, dans leur état de livraison, sont limités à la formation des équipages, la recherche et sauvetage et la surveillance au sol des missions, pas question d’engagement militaires majeurs. Uniquement mises à niveau logicielles envisagées après 2018 doivent permettre des opérations dans toutes les conditions météorologiques en mer, y compris le combat et la guerre anti-sous-marine.

Il se passera également un an avant que les Cyclones puissent participer à des exercices d’entraînement et des opérations et, même après 2018, le nombre de Cyclone CH-148 que les Forces canadiennes pourront déployer restera limité.

La « saga » du remplacement des Sea King serait donc loin d’être complètement terminée et peut-être devrait-on se préparer à une mauvaise nouvelle, comme plus de retard dans le programme de remplacement de nos vénérables hélicoptères, quelque part après les élections d’octobre. Entre temps, on aura au moins eu droit à une belle cérémonie.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:20
Special Operations: JSOC In The Shadows

 

October 3, 2015: Strategy Page

 

One of the least publicized organizations active in counter-terror operations is the U.S. Joint Special Operations Command (JSOC). Formed in 1980 in the aftermath of a failed mission into Iran to rescue American embassy personnel being held captive there, JSOC was meant to eliminate the coordination problems between the services that were found to be the main reason the Iran rescue mission failed. But until the 1990s JSOC didn’t have much to do and was pretty much a headquarters with no combat troops to command. That changed in the 1990s as the CIA began to suffer from the 1980s move (demanded by Congress and media driven public opinion) to get out of the spying (using people on the ground) business. The CIA found that relying on satellite and aircraft surveillance did not get the job done. It was found that using Delta Force and SEAL commandos for CIA and other intelligence operations worked. This makes sense, because there were still situations overseas, often unanticipated ones, where you really, really needed to get an American in there to look around or make contact with local agents.

 

By the late 1980s there was another big changes, SOCOM (Special Operations Command), which did have control of SEALs, Special Forces and other special operations forces. That made it easier for JSOC to easily obtain the use of Delta Force and Seal Team Six operators for jobs like espionage. While many of these operators look like pro football players (kinda makes them stand out, even in civilian clothes), many do not. Turning one of these guys into a secret agent is apparently not difficult. And they already have a license to kill and are very good at handling emergencies and desperate situations.

 

During the 1990s SOCOM, Delta Force and the SEALs were already prepared to collect intel on the ground themselves simply because they could no longer rely on the CIA to do it for them. That changed after September 11, 2001 but during the 1990s the commandos got experience doing espionage and demonstrated they were very good at it. Despite some new gadgets (drones and information analyzing software) there is still a need to put people on the ground (CIA or SOCOM) to collect information needed before commandos can plan and execute a successful mission.

 

For a long time no one has said much, officially, about the use of American commandos as spies and intelligence agents. This was in large part because few people outside SOCOM, JSOC and the CIA knew this was going on. Moreover these lads were very effective because they were trained to be flexible, think fast, and operate under any conditions. While they normally train wearing camouflage uniforms and carrying an assault rifle, they have no problem going on a recon mission in a suit, armed with a 9mm pistol, or no weapon at all.

 

Delta continues to learn from British SAS, who have long made good use of close working relationships with British diplomats. Thus it was no surprise when it became known that after 2001 JSOC operators (Delta and Seal Team Six) began performing secret operations (that stayed secret) involving anti-terrorism activities or nastier forms of diplomacy. Some of these missions did get a lot of publicity, like the capture of Saddam Hussein or the killing of Osama Bin Laden. But JSOC largely stayed in the shadows.

 

JSOC also stayed small, growing from about a thousand personnel in 2001 to about 4,000 today (compared to 80,000 for all of SOCOM). JSOC can also call on just about any American military personnel they need for individual missions. But to keep JSOC effective it was found that keeping the organization small was essential.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 17:45
Crédits : EMA

Crédits : EMA


03.10.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Il m'avait échappé (merci F.), l'arrêté du 25 septembre 2015 dont la durée de vie est de deux ans.

Son objet: "garantir aux militaires participant à l'opération extérieure Barkhane, ainsi qu'à leurs ayants cause, le bénéfice de la couverture majorée des risques invalidité et décès prévue à l'article L. 4123-4 du code de la défense."

Il est à voir ici.

Ce qui est passionnant dans ce texte, c'est la liste des pays concernés. Sans surprise, on y trouve:
- la République islamique de Mauritanie, 
- la République du Sénégal (quoi que...),
- la République du Mali,
- la République de Côte d'Ivoire,
- le Burkina Faso,
- la République du Niger,
- la République du Tchad,
- la République du Cameroun,
- la République centrafricaine

mais aussi:
- la République algérienne démocratique et populaire,
- la Libye,
- la République fédérale du Nigeria

Bref, comme le dit l'arrêté, c'est la liste des pays où "les services (sont) effectués dans le cadre de l'opération Barkhane". La BSS est comme l'univers: en extension permanente.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:55
photo EMA / SID

photo EMA / SID

 

01/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Mardi 29 septembre 2015, le général Pierre de Villiers s’est rendu à Versailles, où le Service d’infrastructure de la défense (SID) avait choisi le cadre somptueux de l’Orangerie pour célébrer son 10e anniversaire. Jeune service qui puise ses traditions dans la longue histoire des fortifications et des travaux maritimes, le SID est aujourd’hui composé de spécialistes de haut niveau, à l’image des jeunes ingénieurs militaires (les IMI) dont le baptême de promotion a été célébré lors de cette journée d’anniversaire.

 

Pour le chef d’état-major des armées, l’infrastructure est une dimension essentielle de la réussite du modèle d’armée à l’horizon 2020. Qu’il s’agisse de la condition du personnel, du maintien en condition des équipements, de la protection des emprises ou, plus conjoncturellement, de la capacité à réaliser un plan d’hébergement d’urgence comme celui déclenché au profit de l’opération SENTINELLE, l’infrastructure est au cœur des enjeux de la réforme. C’est pourquoi le CEMA a tenu à participer, aux côtés du ministre de la Défense, à cette cérémonie et comme toujours, à y rencontrer les plus jeunes, ceux qui incarnent l’avenir des armées et qui doivent comprendre et mesurer les enjeux auxquels ils seront confrontés.

 

photo EMA / SIDphoto EMA / SID

photo EMA / SID

Repères

 

SID

Le Service d’infrastructure de la Défense (SID), rattaché au SGA, est le référent ministériel dans les domaines de la construction, de la maintenance immobilière, de la gestion domaniale et de l’énergie aussi bien sur le sol national qu’à l’étranger. Héritier d’une longue histoire, le SID puise ses racines de la fusion en 1691 de l'administration des Fortifications terrestres et des Travaux maritimes.

 

IMI

Le corps des ingénieurs militaires de l’infrastructure (IMI) a été créé en 2010. Ces ingénieurs sont formés au sein de l’école nationale supérieure des ingénieurs de l’infrastructure militaire (ENSIM). Au cours de la cérémonie, la 4e promotion d’IMI, intégrée en 2014 a été baptisée du nom de « Marquis d’Asfeld ».

 

ENSIM

Cette école, créée en 2011, est adossée, pour la formation académique d’ingénieur, au campus d’Angers de "Arts et Métiers ParisTech" (nom de marque adopté par l'Ecole Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM) en 2007). La formation à l’ENSIM dure quatre années.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:45
U.S., Senegal train on sea-to-land tactics

Compagnie Fusilier de Marin Commandos depart after raiding a simulated enemy position during the final exercise with U.S. service members in Dakar, Senegal, Sept. 17, 2015. The Marines and Coast Guardsmen with Special-Purpose Marine Air-Ground Task Force Crisis Response-Africa spent four weeks training the COFUMACO on basic infantry tactics and small-boat operations as a part of a Maritime Security Force Assistance mission to increase interoperability with Senegal’s and strengthen the bond between the partner nations. (U.S. Marine Corps photo by Cpl. Olivia McDonald/Released)

 

01 October 2015 by Africom - defenceWeb

 

U.S. Marines, Coast Guardsmen and Senegalese Compagnie Fusilier de Marin Commando completed a monthlong security cooperation exercise in Dakar, Sept. 17.

 

U.S. service members with Special Purpose Marine Air Ground Task Force Crisis Response-Africa trained with Senegalese forces focusing on infantry tactics and small boat operations. This is the final “train-the-trainer” iteration of the maritime security force assistance mission in Senegal.

 

The sea-to-land tactics exchanged over the four weeks of training are essential to the Senegalese commandos maintaining stability in the region.

 

“Most of our missions are very much like the training we’ve done," said Senegal 1st Lt. Goumalo Sall, a company commander with the commando unit. “Most of the time they are patrolling in the south Casamance region or throughout the river.”

 

The unit's leaders received training on the Marine Corps planning process to expand upon the French military system for planning that they’re familiar with. Although many of the commandos are experienced, the Marines still brought a lot to the table and helped to refine skills such as field craft and tactical site exploitation on land and formations and communication on small boats.

 

They conducted their final exercise, a beach raid, encompassing all the skills covered over the four weeks the Marines and Coast Guardsmen were in the country. After hitting the beach by boat, the commandos conducted reconnaissance and ambushed an enemy position before extracting via boats in another location.

 

“They were quick, discrete and aggressive,” Sall said. “At the end, they executed their mission just as we expected.”

 

The performance and improvement throughout the training is what makes the partnership with the Marines is so important, added Sall, who has worked with U.S. Marine Corps security cooperation teams since 2012.

 

“The work they did everyday went beyond our expectations,” said Sall. “That’s why we need the training with the Marines.”

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:40
Su-24M2 Fencer Jet photo Dmitriy Vinogradov - Sputnik.jpg

Su-24M2 Fencer Jet photo Dmitriy Vinogradov - Sputnik.jpg

 

03.10.2015 sputniknews.com

 

The Russian air force’s long-range striking power in the region comes from the twelve Su-24M2 Fencer jets that Russia has sent to its base in Latakia, Syria.

 

The Fencer is a mature design as it was launched in the 1960s. But despite the age, Russia’s remaining fleet of Su-24s has been heavily upgraded with modern systems. The current version of the Fencer is equipped with GLONASS satellite navigation systems, an advanced glass cockpit, a modern head-up display and an upgraded air-to-air self-defense capability with the addition of R-73 high off-boresight missiles, American magazine The National Interest wrote.

The Fencer can transport a maximum of 17,600lbs of ordnance, but usually carries only 6,600lbs in most configurations according to Sukhoi. The aircraft, which was designed to infiltrate enemy airspace at low altitude, can hit targets as far as 400 miles away without aerial refilling while carrying six 1,100lbs FAB-500M-62 bombs.

According to the magazine, the aircrafts are being used not just for strike missions but also for reconnaissance and other support missions.

As the magazine further speculated, considering that Russian air force has twelve Su-24M2 available to them, the Russian air force should have between eight to ten Fencers available to them at any given time. That means that Russian Forces can carry out thirty assaults per day in a best-case scenario.

But it remains unknown as to how many pilots and maintenance crews Russian forces brought with them.

“The Russian air force will eventually replace aircraft with the Su-34, but the Fencer will remain in service for some time to come. It still offers the Russian forces in Syria a decent long-range strike capability against targets that are further away from Latakia,” The National Interest concluded.


 
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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:30
Septembre rouge

 

3 octobre 2015 par Michel Goya  - La Voie de l’Epée

 

Pendant la guerre froide on appelait cela la stratégie du « piéton imprudent » par analogie avec l’individu qui s’engage soudainement sur la route en ne laissant au conducteur que le choix entre l’arrêt brutal et l’accident catastrophique. La Russie, et avant elle l’URSS, est coutumière de cette méthode depuis l’intervention éclair en Tchécoslovaquie en 1968 jusqu’à l’annexion de la Crimée en 2014 en passant par la prise des points clés de Kaboul en 1979 ou même simplement l’envoi d’un régiment sur l'aéroport de Pristina en juin 1999 interdisant l’usage de celui-ci aux forces de l’OTAN. Il nous, est arrivé, à nous Français, de le faire aussi, au Tchad par exemple, en 1968 ou en 1983, profitant nous aussi de cette capacité de pouvoir engager la force sans débat interne et vote préalable (ou du moins non-acquis d'avance).

Cette intervention surprise peut être « blanche », c’est-à-dire permettant d’obtenir des gains stratégiques sans avoir à combattre, simplement en se positionnant au bon endroit et/ou en établissant un rapport de forces suffisant pour dissuader de tout affrontement. Elle peut être aussi « rouge » et impliquer le combat selon trois méthodes, discrète (en Ukraine depuis 2014), au contraire écrasante (Hongrie, 1956) ou enfin visible et limitée. L’engagement actuel de la Syrie relève de la troisième posture, avec cette faculté de changer la situation stratégique initiale tout en gardant la possibilité, en fonction des changements observés, de se retirer relativement facilement ou au contraire de déployer de nouveaux moyens, dans ce cas le plus souvent écrasants. Dans l’art opérationnel russe, les engagements sont des coups calculés qui se succèdent soudainement et par paliers. On n'y goûte ni l'engagement comme fin en soi, ni les stratégies américaines de pression et d'escalade de type poker.

 

Suite de l’article

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:25
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

02/10/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 31 septembre 2015, dans le cadre du 226e tir d’Ariane 5, les Forces armées en Guyane (FAG) ont été impliquées dans l’opération Titan, la mission de sécurisation du site de lancement spatial et satellitaire.

 

Les 30 et 31 septembre, le patrouilleur La Gracieuse et une VCSM (Vedette Côtière de Surveillance Maritime) la Mahury de la gendarmerie maritime ont contrôlé et sécurisé les zones dangereuses interdites à la navigation pendant le tir d’Ariane 5, au large des côtes du département guyanais. Pour le commandant de la Gracieuse, le capitaine de corvette Noat, cette mission est de première importance. « Lorsqu’il est dirigé vers son pas de tir, le lanceur est vulnérable. Notre mission consiste à surveiller une zone vaste de 3500 km², en relayant à tous les bateaux l’information du lancement. Pour la sécurité des professionnels de la mer et des plaisanciers mais également pour prévenir toute intrusion, attaque terroriste ou espionnage industriel depuis la mer, nous patrouillons activement au large du Centre spatial guyanais (CSG) et faisons évacuer les îles du Salut, au large de Kourou. »

 

En marge de cette mission opérationnelle, les bâtiments de la Marine nationale ont la capacité d’intervenir en mer pour localiser le site des retombées dans le cas d’une destruction du lanceur « Pendant le lancement, nous nous tenons parés à rallier une zone de retombées afin de la sécuriser. La protection et la récupération de débris seraient alors de première importance pour éviter des collisions en mer avec des bateaux en transit et contribuer à la préservation de l’environnement. »

 

Le 31 septembre 2015 à 17h30, Ariane 226 a été lancée avec succès. Le lanceur européen a mis sur orbite géostationnaire deux satellites de télécommunication, un argentin et un australien. Pour le CSG, ce 68èmelancement consécutif sans incident confirme la fiabilité du lanceur.

 

Avec 500 personnels impliqués, les FAG contribuent pour chaque lancement à cette réussite industrielle, vitrine du savoir-faire des européens dans l’industrie spatiale.

 

A 7 000 km de la métropole, les forces armées en Guyane (FAG) garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’État dans des missions au caractère interministériel, les FAG agissent sur un territoire exigeant en raison de son étendue (1 100 km de frontières terrestres), de son littoral difficile et de sa forêt équatoriale.

photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 15:50
photo EDA

photo EDA

 

Brussels - 02 October, 2015 European Defence Agency

 

On 2 October 2015, the last out of fourteen chemical, biological, radiological and nuclear (CBRN) protection projects within the Joint Investment Programme CBRN (JIP CBRN) was signed by Henk Geveke, Director TNO Defence and Security, on behalf of the consortium, and Rini Goos, Deputy Chief Executive of the European Defence Agency (EDA).

 

The signatures give way to the project “RACED”, which aims at enhancement of decontamination (DECON) procedures of material or equipment exposed to chemical or biological warfare agents. It will focus on a scientific and technological consideration of the complex question of “how clean is clean enough?

The “RACED" project will assess DECON procedures and, finally, will result in a prototype of a tool that shall assist operational commanders in minimizing the after-decontamination exposure risk, and assist them in making decisions on the assessment of the sufficient level of DECON, remaining hazards in terms of exposure to human beings and necessity of taking additional steps. 

“RACED” will be conducted by a consortium led by TNO from the Netherlands with partners coming from four more Member States and Norway: FFI (Norway), ITQB (Portugal) LBDB (Portugal), ACMIT (Austria), ADL (Austria), RMA (Belgium) and SUJCHBO (Czech Republic). The project is one of fourteen projects under the EDA Joint Investment Programme CBRN protection (JIP-CBRN), set up as Category A programme and funded by twelve Member States plus Norway with almost 12 million euro budget. It serves as an EDA contribution for the European Framework Cooperation, a joint effort of the European Commission and the EDA on maximising synergies between civilian and defence-related research activities.

The JIP-CBRN Programme Arrangement was signed in March 2012 on the ministerial level and two calls for proposals were conducted in 2012 and 2013, covering various Research &Technology projects within the CBRN area, such as: stand-off detection for chemical agents, point detection of biological agents, unknown samples handling, modelling & simulation of CBRN architectures, decontamination, protection equipment and sensor networking. With seven projects initiated within the first call frame, one has already been accomplished. This year, the “Biotype” project successfully ended with a demonstrator device with an integrated biosensor for point detection of airborne bio-threats based on anti-body lab on a chip technology.

 

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 14:55
photo Armée de l'Air

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3 oct. 2015 par Armée de l'Air

 

Grâce à sa capacité d'être ravitaillé en vol, l'E-3F est capable de réaliser des missions pouvant atteindre 17 heures de vol. Engagé dans toutes les opérations extérieures majeures, l'AWACS est tout simplement incontournable. Un dossier complet à retrouver dans le prochain numéro d'Air actualités.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 13:29
photo US Dod - UK MoD - FR MoD

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October 3, 2015 by CJTF-OIR Release # 20151003-01

 

Military Strikes Continue Against ISIL Terrorists in Syria and Iraq

 

SOUTHWEST ASIA- On Oct. 2, coalition military forces continued to attack ISIL terrorists in Syria and Iraq. In Syria, coalition military forces conducted ten strikes using fighter, bomber, ground-attack and remotely piloted aircraft. Separately in Iraq, coalition military forces conducted 17 strikes coordinated with and in support of the Government of Iraq using bomber, fighter, attack, fighter-attack, and remotely piloted aircraft against ISIL targets.

 

The following is a summary of the strikes conducted against ISIL since the last press release:

 

Syria

• Near Al Hasakah, four strikes struck three separate ISIL tactical units and destroyed two ISIL tactical vehicles, an ISIL headquarters building, an ISIL VBIED, an ISIL fighting position, and wounded an ISIL fighter.

• Near Kobani, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL headquarters building and wounded two ISIL fighters.

• Near Abu Kamal, two strikes struck an ISIL crude oil collection point.

• Near Al Hawl, two strikes struck an ISIL tactical unit and destroyed two ISIL vehicles and an ISIL bunker complex.

• Near Dayr Az Zawr, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed two ISIL vehicles and two ISIL tactical vehicles.

 

Iraq

• Near Al Baghdadi, one strike struck two ISIL rocket rails.

• Near Al Huwayjah, two strikes struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL vehicle, an ISIL fighting position, suppressed an ISIL mortar position and wounded three ISIL fighters.

• Near Bayji, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL weapons cache and an ISIL homemade explosive cache.

• Near Kirkuk, one strike struck a large ISIL tactical unit.

• Near Kisik, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL fighting position.

• Near Mosul, three strikes struck three separate ISIL tactical units and destroyed three heavy machine guns and four ISIL fighting positions.

• Near Ramadi, six strikes struck three separate ISIL tactical units and destroyed seven ISIL fighting positions, four ISIL buildings, an ISIL tunnel, an ISIL tactical vehicle, an ISIL sniper position, an ISIL bunker, two ISIL mortar systems, an ISIL vehicle, two ISIL obstacles and wounded two ISIL fighters.

• Near Sinjar, two strikes struck two separate ISIL tactical units and destroyed three heavy machine guns and four ISIL fighting positions.

 

Strike assessments are based on initial reports. All aircraft returned to base safely.

 

The strikes were conducted as part of Operation Inherent Resolve, the operation to eliminate the ISIL terrorist group and the threat they pose to Iraq, Syria, and the wider international community.

 

The destruction of ISIL targets in Syria and Iraq further limits the group's ability to project terror and conduct operations. Coalition nations which have conducted strikes in Iraq include Australia, Canada, Denmark, France, Jordan, Netherlands, United Kingdom, and the United States. Coalition nations which have conducted strikes in Syria include Australia, Bahrain, Canada, France, Jordan, Saudi Arabia, Turkey, United Arab Emirates, and the U.S.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 12:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

02/10/2015 Sources : CEAM – Armée de l’Air

 

Du 21 au 25 septembre 2015, une équipe de l’escadron de survie opérationnelle et des parachutistes d'essai (ESOPE), unité du centre d’expertise aérienne militaire (CEAM) de Mont-de-Marsan, a mené une campagne de sauts en parachute depuis la base aérienne 126 de Solenzara.

 

Les objectifs d’entraînement étaient multiples. Les parachutistes d’essai de l’armée de l’air ont pu réaliser des phases de sauts «à l’eau», afin de s’exercer aux procédures spécifiques à l’amerrissage «sous voile». Des sauts nocturnes ont également eu lieu durant cette semaine.

 

En plus de ce volet «maintien en condition opérationnelle», une série d’expérimentations a été menée. Divers matériels ont été testés, comme des voiles hybrides, matériel s’inspirant des caractéristiques d’un parachute et d’un parapente, permettant de parcourir des distances très importantes. Un nouveau type de casque a également été expérimenté. Destiné aux chuteurs opérationnels des commandos parachutistes de l’air (CPA), ce nouvel équipement permet l’emport de différents matériels (dispositif de communication Peltor, jumelles de vision nocturne…). L’expérimentation de ces matériels doit se poursuivre au cours des mois à venir.

 

Cette semaine a également permis aux parachutistes d’essai de coopérer avec leurs homologues de la direction générale de l’armement «essais en vol» (DGA-EV) et du centre air de saut en vol (CASV). Des sauts ont également pu être réalisés en coopération avec les fusiliers commandos de l’escadron de protection de la BA 126 et de militaires du 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP) de Calvi.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 12:45
Gabon: SGF peut (enfin) lancer sa mission de formation


01.10.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Après des mois d'incertitude politico-bancaire du côté gabonais, Sovereign Global France (SGF) démarre la préparation opérationnelle et la mise à niveau des 450 hommes du contingent gabonais pour la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA). Voir mon post d'octobre 2014 sur la signature de l'accord franco-gabonais ici.

Une équipe SGF dirigée par Jean-­Luc Cuny est présente à Libreville pour lancer le programme qui va mobiliser une vingtaine d'employés de l'ESSD française au Gabon, à Bangui et à New York.

En vue de la mise à niveau Onu du bataillon déployé au sein de la MINUSCA, SGF assurera : 
- pour fin 2015, l'instruction du personnel déployé en Centrafrique et la fourniture des équipements en soutien de l’homme ; 
- le suivi des inspections Onu en Centrafrique et l’assistance aux relations avec l’Onu à New York ;
- la préparation des relèves du bataillon prévues en 2016 et 2017.

Selon SGF, la société de Jérôme Paolini et Peer de Jong  appuiera également le ministère de la Défense gabonaise lors de "la perception des matériels livrés par les industriels français de la Défense: transports de troupe blindés Aravis (Nexter), véhicules et matériels roulants (Renault Truck Défense et Sofema), système de télécommunications (Thales)."

Reste Piriou. Le chantier de Concarneau a toujours sur les bras l'ex P400 La Tapageuse et attend de pouvoir le livrer à la marine gabonaise.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 12:20
Des Casques bleus de la FINUL au sud du Liban. Photo FINUL/Pasqual Gorriz

Des Casques bleus de la FINUL au sud du Liban. Photo FINUL/Pasqual Gorriz

 

1 octobre 2015 – source ONU

 

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé jeudi les Etats membres à prendre les mesures nécessaires pour renforcer les opérations de paix des Nations Unies et à contribuer davantage à leur financement.

« Malgré les progrès rendus possibles par les Nations Unies, nous savons que beaucoup trop de gens continuent de souffrir de la guerre, de l'oppression politique et des violations des droits de l'homme », a déclaré M. Ban lors d'un débat thématique de haut niveau organisé au siège de l'ONU, à New York, en marge du débat général de la 70ème Assemblée générale de l'Organisation.

« Les disputes qui couvaient depuis longtemps ont éclaté au grand jour ; les conflits armés sont d'une durée de plus en plus longue ; la violence fait son apparition dans des endroits considérés pendant longtemps comme stables ; et des extrémistes non étatiques et groupes terroristes ont étendu leur portée », a-t-il regretté.

Le Secrétaire général a rappelé que plus de 128.000 personnes sont actuellement déployées au sein de missions de maintien de la paix ou de missions politiques spéciales de l'ONU, soit plus que jamais auparavant.

« Nos mécanismes pour répondre à l'instabilité et à la fragilité ont atteint leurs limites », a constaté le chef de l'ONU lors de l'évènement, qui portait sur la décision de l'Assemblée générale de commémorer le 70ème anniversaire de l'Organisation sur le thème du maintien de la paix et de la sécurité internationale.

M. Ban a rappelé que des examens fondamentaux sont en cours afin d'évaluer les opérations de maintien de la paix de l'ONU, mais aussi l'architecture de consolidation de la paix de l'Organisation et la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l'ONU sur la participation des femmes dans les processus de paix.

« Dans les mois à venir, je présenterai à l'Assemblée générale un plan pour renforcer nos efforts pour prévenir l'extrémisme violent. Le Sommet humanitaire mondiale à Istanbul en mai 2016 sera l'occasion essentielle de renforcer notre effort commun pour sauver des vies et soulager la souffrance.

 

« Et le Programme de développement durable à l'horizon 2030 récemment adopté a des liens étroits avec la paix et la sécurité, y compris son Objectif 16 sur la construction de sociétés inclusives avec des institutions responsables et un accès à la justice », a rappelé le Secrétaire général.

M. Ban a noté l'existence de quatre éléments communs à ces différents évènements : une plus grande importance accordée à la prévention, la médiation et la résolution pacifique des différends et des griefs ; le renforcement de consolidation de la paix, afin de maintenir la paix et prévenir le cycle de la violence dans les sociétés sortant d'un conflit ; la prise en compte des causes des conflits, y compris par une attention accrue accordée aux violations des droits de l'homme, qui sont souvent des signes avant-coureurs d'un conflit à venir ; et l'apport de ressources adaptées.

En conséquence, le Secrétaire général a demandé à la communauté internationale de contribuer financièrement à la prévention des conflits et au financement du Fonds pour la consolidation de la paix.

« Les deux sont chroniquement sous-financés, mais un investissement modeste aujourd'hui peut épargner des interventions beaucoup plus coûteuses demain », a affirmé M. Ban, tout en demandant à l'Assemblée générale de prendre rapidement des mesures en réponse au rapport qu'il lui a remis sur l'avenir des opérations de paix des Nations Unies.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 11:55
Visite du chef d’état-major des armées, au bataillon de marins-pompiers de Marseille

 

02/10/2015 Sources : Marine nationale

 

Le vice-amiral Charles-Henri Garié,commandant le bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM) a accueilli le 30 septembre 2015, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA).

 

Pendant près de 2 heures, le CEMA a découvert cette unité hors normes, plus grande unité de la Marine, dont la mission de sécurité civile consiste à protéger lors de ses 115 000 interventions annuelles, Marseille, ses habitants et son environnement. Chargé de la prévention et de la protection dans le grand port maritime de Marseille, le bataillon a aussi en charge l’aéroport de Marseille-Provence. Le général de Villiers s’est ainsi vu présenter un large panel des capacités d’interventions des marins du feu : lutte contre l’incendie, survie en mer, risques technologiques, experts cynotechniques, groupe de recherche et d'intervention en milieux périlleux (GRIMP), mais aussi engins d’interventions contre les feux de forêts, de secours terrestres ou maritimes.

 

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 11:55
photo ASP Paguiel Kohler / Marine nationale

photo ASP Paguiel Kohler / Marine nationale

 

2 Octobre 2015 Marine Nationale

 

Préserver la libre circulation en mer, garantir la sûreté des sous-marins de la Force océanique stratégique et contribuer à la sécurité en neutralisant les munitions historiques sont les principales missions des plongeurs démineurs. Placés sous l’autorité organique de l’amiral commandant la Force d’action navale (ALFAN), ils sont répartis sur les trois façades maritimes métropolitaines : Toulon, Brest et Cherbourg.

 

Les GPD effectuent tous types d'opérations de lutte contre les mines, en complément des autres moyens de guerre des mines. Chaque GPD dispose en propre de deux vedettes, d’embarcations pneumatiques et de moyens routiers. Un bâtiment base de plongeurs démineurs, unité complémentaire, permet d’étendre son rayon d’action et agit comme démultiplicateur d’effets : le Vulcain à Cherbourg, le Styx à Brest, et le Pluton à Toulon. Un quatrième bâtiment, l’Achéron, sert à la formation des plongeurs et à l’expérimentation et développement de nouveaux matériels de plongée et peut remplacer le Pluton.

 

Guerre des mines

En janvier 2015, les GPD ont été déployés au sein d’un groupe de guerre des mines (GGDM) durant quatre mois en océan Indien et dans le golfe arabo-persique (GAP). Ce groupe comprenait deux chasseurs de mines tripartites (CMT), l’Aigle et l’Andromède, un détachement de plongeurs démineurs et un état-major de conduite. Le déploiement bisannuel du GGDM dans le GAP contribue à la sécurisation des voies maritimes et des accès aux ports dans une zone d’intérêt stratégique. Ils ont également participé à des entraînements opérationnels avec leurs homologues britanniques et américains.

 

Bilan chiffré

Les GPD assurent une activité permanente sur toutes les façades maritimes métropolitaines. Chaque année, la Marine traite entre 10 et 30 tonnes d’explosifs.  En 2014, près de 2800 engins ont été neutralisés, 2000 munitions sous-marines et 769 mines terrestres ; soit 32 tonnes de munitions.

 

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 11:35
« Le Pacifique est stratégique ! »

 

1 Octobre 2015 Marine Nationale - Cols Bleus

 

 

Depuis août 2014, le contre-amiral Bernard-Antoine Morio de l’Isle est à la fois commandant des zones maritimes de Polynésie française et de l’océan Pacifique et commandant supérieur des Forces armées en Polynésie française. L’amiral commandant la zone Pacifique (ALPACI) nous parle de sa zone de responsabilités et d’influence qui représente 62 % de la ZEE française.

 

COLS BLEUS : Amiral, en quoi la région Asie-Pacifique est-elle aujourd’hui devenue stratégique ?

- ALPACI : Le développement de la région Asie-Pacifique ainsi que le maintien de la puissance des États-Unis sont à l’origine du basculement du centre de gravité économique du monde, de l’océan Atlantique au XXe siècle vers l’océan Pacifique au XXIe siècle. Au cœur d’enjeux internationaux extrêmement sensibles, cette région représente d’abord une part importante de la croissance économique mondiale. À ce titre, elle est naturellement traversée par des flux d’échanges essentiels à nos économies. La liberté des voies d’approvisionnement y est primordiale. Les enjeux sont également géopolitiques avec des ressources océaniques incommensurables, des menaces qui prolifèrent et des frictions régionales exacerbées par une montée des nationalismes. Ces enjeux sont aussi environnementaux, car la géographie locale démultiplie la gravité des phénomènes naturels déjà dévastateurs. Zone de tensions, zone de transits et zone de ressources, la région Pacifique est donc stratégique.

 

 

Suite de l'entretien

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 11:20
photo EMA / US DoD

photo EMA / US DoD

 

01/10/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 24 au 26 septembre 2015, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), s’est rendu en visite à Washington à l’invitation de son homologue américain, le général Martin Dempsey.

 

Cette visite a permis au CEMA français de témoigner sa profonde estime au général Dempsey, qui prenait sa retraite après 41 ans de service, le 25 septembre 2015. Elle lui a aussi permis de prendre contact avec son successeur, le général Joseph Dunfor Junior, devenu le 19ème Chairman of the Joint Chiefs of Staff.

 

Lors de ce déplacement, le CEMA a rencontré Madame Avril Haynes, adjointe de Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale auprès du président américain. Cet entretien a notamment été l’occasion d’aborder les risques liés à la menace terroriste et à la coopération entre nos deux pays.

 

Au-delà du partenariat stratégique qui lie la France aux Etats-Unis, la coopération militaire bilatérale entre nos deux pays s’est trouvée renforcée par la relation de confiance et les liens tissés entre les deux CEMA. Au fil des rencontres, ils ont, de façon continue et approfondie, partagé leurs visions des opérations dans le cadre des engagements en Afrique et au Levant.

 

Dans la bande Sahélo-saharienne, les Etats-Unis soutiennent l’action menée par les forces françaises pour lutter contre les groupes armés terroristes. Au Levant, la France fait partie des principaux alliés engagés dans la coalition menée par les Etats-Unis dans la lutte contre Daech. Cette proximité s’est particulièrement illustrée lors de leur visite conjointe, le 10 mars dernier, sur le porte-avion Charles de Gaulle engagé dans les opérations au Levant.

 

La présence du général de Villiers lors de la cérémonie du 25 septembre, sous la présidence de Barack Obama, témoignait de ce lien fort entre deux chefs militaires dont les armées sont engagées ensembles sur plusieurs fronts.

photo EMA / US DoD

photo EMA / US DoD

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 18:55
Un colloque international sur le thème : « Le combat numérique au cœur des opérations »

 

01/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le jeudi 24 septembre 2015, s’est tenu à l’école militaire le premier colloque international de CyberDefense. L’EMA et la DGA ont préparé ces rencontres, organisées par le ministère de la Défense et réunissant près de 30 nationalités différentes, autour du thème « le combat numérique au cœur des opérations ».

 

Ouvert par le ministre de la Défense et son homologue britannique Michael Fallon, ce colloque a montré toute l’importance de la coopération avec nos alliés pour faire face à une menace qui ne connait pas de frontière. L’évolution des menaces, la place du combat numérique dans le cadre d’opérations militaires, l’interopérabilité entre partenaires, la formation et l’entraînement à la gestion de crise, autant de sujets qui ont permis des échanges nourris entre experts civils et militaires, entre opérationnels et universitaires.

 

Composante essentielle de l’efficacité opérationnelle, la formation initiale n’a pas été oubliée. Un challenge a été organisé sur deux jours, dont l’objectif était d’évaluer, parmi un panel international d’écoles militaires, le niveau de connaissance de futurs experts, de tester leurs aptitudes à participer au combat numérique et de commencer à fédérer un réseau cyber multinational. L’École Navale a remporté cette confrontation entre six écoles, sur un scénario cyber autour d’un système de contrôle de niveau de cuves, installées pour cette occasion à l’Ecole militaire.

 

Parce que l’espace numérique est devenu un champ d’affrontement, la cyberdéfense est intégrée en France à la planification et la conduite des opérations, sous l’autorité du CEMA. L’état-major des armées s’est en effet doté d’une chaîne de commandement opérationnel de cyberdéfense, placée au sein du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO).

 

Le combat numérique représente un véritable défi. Compte-tenu des menaces, du champ de manœuvre et du tempo, les armées ont compris que pour le relever il fallait plus que jamais inscrire leur stratégie dans l’inter : l’interarmées, l’inter-service, l’interministériel et l’interalliés. Ce colloque aura permis de consolider ces liens et d’accompagner ainsi la montée en puissance de la cyberdéfense au sein du ministère.

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 18:30
photo Russian Defence Ministry

photo Russian Defence Ministry

 

2 Oct, 2015 RT.com

 

On Thursday, Russian warplanes stationed in Syria attacked a terrorist training camp and a command center, taking it out with a precision strike launched form an altitude of over 5,000 meters, the Russian Defense Ministry reported.

 

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 18:30
Des théories françaises reprises par les stratèges de Daesh

 

29/09/2015 Jean Guisnel – Défense Ouverte / Le Point.fr

 

Du hezbollah libanais à Daesh, les praticiens des guerres "hybrides" ont apparemment retenu les leçons... du stratège français Guy Brossolet ! Interview.

 

Joseph Henrotin revient sur l'apport du penseur militaire français Guy Brossollet aux guerres des armées modernes, parfois mises à mal par des forces bien moins puissantes. Docteur ès sciences politiques, chargé de recherche au CAPRI (Centre d'analyse et de prévention des risques internationaux) et à l'ISC (Institut de stratégie comparée), Joseph Henrotin fut directeur de séminaire à l'École de guerre de Paris et enseigne dans les écoles de guerre de Bruxelles et Yaoundé. Rédacteur en chef de la revue stratégie DSI, il est membre du Réseau multidisciplinaire d'études stratégiques. Il a publié récemment un ouvrage remarqué, Techno-guérilla et guerre hybride : le pire des deux mondes (Nuvis, 2014).

 

Le Point : Pourquoi Guy Brossollet, auteur du livre Essai sur la non-bataille, fut-il un stratège novateur ?

Joseph Henrotin : C'était un officier sinisant, c'est essentiel. Il fut le premier à traduire en français les poèmes de Mao Zedong (L'Herne, 1969). Cela ne veut pas dire qu'il adhérait à sa vision politique, mais qu'il était ouvert à une vision « indirecte » du monde. Son Essai sur la non-bataille, publié en 1975, est le premier ouvrage sur la guerre hybride, partant d'un certain nombre de constats et d'abord du renforcement des forces du pacte de Varsovie. Il s'interroge aussi sur le rôle de l'arme nucléaire tactique française, dont l'emploi paraissait alors inéluctable, tant l'URSS et ses alliés paraissaient dominants en matière conventionnelle. Il fait le postulat que la stratégie française uniquement fondée sur des moyens lourds (chars de combat, hélicoptères antichars, artillerie) est fort coûteuse et pourrait ne pas être efficace.

 

Des observateurs ont discerné des similitudes entre les principes de « non-bataille » de Brossollet et les tactiques du hezbollah libanais. Qu'en pensez-vous ?

On ne peut qu'être frappé par les analogies entre les vues de Brossollet et les actions du Hezbollah libanais en 2006 dans la guerre contre Israël. Du point de vue de la tactique terrestre, on se trouve clairement dans les lignes qu'il avait définies, avec de petites unités autonomes déployées sur le terrain, avec des systèmes complexes de communication hors de la vue des Israéliens. La puissance de feu antichars a eu de réels effets sur l'armée israélienne, qui avait oublié nombre de principes fondamentaux, par exemple en déployant des chars sans infanterie, comme Michel Goya l'a très bien montré. Si on y ajoute la guerre de l'information, les roquettes à longue portée, les missiles antinavires, on voit bien que les technologies nouvelles valident le modèle de Brossollet. Le Hezbollah est d'ailleurs souvent cité mais ce n'est qu'un exemple parmi d'autres : le « système Brossollet », repris, adapté, amélioré, permet de mieux comprendre les modes d'action des Tigres tamouls ou même de Daesh.

 

Guy Brossollet a été accusé d'être opposé à la dissuasion nucléaire. Est-ce exact ?

Joseph Henrotin : Pas du tout, la lecture de son ouvrage est convaincante sur ce point. Il est vrai qu'il met en question l'emploi de l'arme nucléaire tactique sur le champ de bataille, tout en estimant qu'une arme de faible puissance pourrait être affectée au test des intentions de l'adversaire. Il préfigure ainsi la doctrine pré-stratégique en proposant que les Mirage IV soient utilisés à cette fin. Mais le cœur de ses idées est ailleurs, dans l'emploi des forces conventionnelles.

 

Il propose des forces plus légères, plus mobiles ?

Joseph Henrotin : À l'époque, on imaginait des combats d'anéantissement, opposant de grandes unités. Il propose qu'on opte plutôt pour l'attrition des forces adverses suivant un mode alternatif, ce qui est révolutionnaire : personne dans l'Otan ne pense alors de cette façon, ni en France d'ailleurs… Ce qui lui posera de sérieux problèmes, car c'est une rebuffade à la doctrine ! Il imagine d'établir un maillage territorial avec deux fonctions : identifier la progression adverse et lui donner des coups d'épingle, afin de dégrader son potentiel notamment grâce à l'emploi des nouveaux missiles antichars comme le Milan. À ces coups d'épingle, il ajoute bien entendu des coups de poing, infligés par des modules de chars de bataille et d'artillerie et d'autres formés d'hélicoptères. Le nucléaire vient ensuite… Il n'oublie pas les interventions outre-mer et les théâtres africains. À la fin des années 1990, dans le cadre de mes travaux universitaires, j'ai pu tester le modèle de Brossollet appliqué à une attaque biélorusse contre la Pologne. Il s'est avéré d'une efficacité extrême, confirmant des travaux allemands des années 1980.

 

Où peut-on voir aujourd'hui la suite des idées de Guy Brossollet ?

Joseph Henrotin : Combien de centaines de pages me proposez-vous ? Dès le début des années 1980, Essai sur la non-bataille est traduit en allemand, avec une préface du général Emil Spannocchi, chef d'état-major de l'armée autrichienne, qui appliquera d'ailleurs, en partie, ses conceptions. En Allemagne, de nombreux officiers de la Bundeswehr ont travaillé sur ses concepts, en les raffinant – c'est là d'ailleurs qu'est forgé le terme « techno-guérilla ». C'est ce qu'a fait aussi le Suédois W. Agrell dans les années 1980, pour faire évoluer le modèle de conscription et envisager d'armer la population pour bloquer une invasion soviétique.

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