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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 06:40
Audition du général Jean-Paul Paloméros, chef d’état-major de l’armée de l’air

18 octobre 2011, sélectionné par Spyworld

 

M. le président Guy Teissier. Mon général, comme chaque année, nous attendons votre analyse sur le projet de loi de finances. Les perspectives nous semblent plutôt encourageantes, avec l’acquisition de drones, l’étude d’une commande d’avions ravitailleurs dont nous avons bien besoin et la montée en puissance – relative, avec onze appareils par an – du Rafale. Nous avons néanmoins quelques inquiétudes relatives à la rénovation du Mirage 2000D et à celle de nos radars métropolitains. Nous souhaiterions avoir votre sentiment sur ces différents points.

 

L’audition de cette année revêt un caractère particulier, l’armée de l’air étant en première ligne dans l’opération Harmattan en Libye. Nous avons pu, grâce à vous, nous rendre à Solenzara pour y rencontrer certains de vos personnels engagés sur ce théâtre. Nous en avons apprécié les prouesses, la technicité, la disponibilité, la compétence et la résistance.

 

Le contexte stratégique et industriel est en pleine mutation, comme l’illustre le rapprochement franco-britannique, ou encore la volonté du Président de la République de mettre à jour notre Livre blanc. Pourriez-vous, mon général, nous donner votre vision des défis que devra relever l’armée de l’air dans les prochaines décennies ?

 

M. le général d’armée aérienne Jean-Paul Paloméros, chef d’état-major de l’armée de l’air. C’est avec fierté et plaisir que je me présente devant vous pour la troisième fois. Cette année, mon audition revêt effectivement une dimension particulière, l’armée de l’air ayant connu un niveau d’engagement sans précédent, voire exceptionnel, sur de nombreux théâtres, dont le théâtre libyen. Je tiens à souligner, comme vous venez de le faire, la compétence, l’abnégation et la détermination de nos militaires, et en particulier celles de nos aviateurs. Ils ont été au rendez-vous des missions fixées par le chef de l’État. Ils sont aussi au rendez-vous d’une réforme indispensable, mais ô combien difficile.

 

Voilà environ un an, peu de temps après vous avoir présenté nos capacités en Provence, je déclarais qu’« une armée de l’air moderne, tournée vers l’avenir, est loin d’être un luxe. C’est, à mes yeux, un atout indiscutable pour une Nation qui veut compter sur la scène internationale ». Les événements qui se sont déroulés depuis ont largement illustré ces propos. Si notre pays a pu imposer sa voix dans le concert des nations et être un élément moteur de la mobilisation internationale qui a permis au peuple libyen de prendre en main son destin, l’action de l’armée de l’air y a été essentielle. Notre pays aurait-il pu réunir autant de nations autour de la résolution 1973 de l’ONU s’il n’avait pas disposé d’une armée de l’air capable, dès les premières décisions, dès les premières heures, d’imposer non seulement une zone d’interdiction aérienne au-dessus du territoire libyen, mais aussi d’empêcher les forces de Kadhafi d’intervenir à Benghazi, sauvant ainsi vraisemblablement cette ville du carnage ? La puissance aérienne a démontré par cette opération, si tant est qu’il en était encore besoin, toute sa justification et toute sa pertinence dans les crises actuelles.

 

C’est par cette dimension opérationnelle que je souhaite débuter mon propos, pour faire écho au niveau d’engagement exceptionnel de nos aviateurs dans le vaste éventail des missions qui leur sont confiées. Dans un deuxième temps, je dresserai un état des lieux, comme vous m’y avez invité, de la réforme de grande envergure qui touche notre institution, et d’abord ses hommes et ses femmes. Enfin, je terminerai en évoquant les perspectives de modernisation de l’armée de l’air, de ses capacités actuelles et futures, à l’aune du retour d’expérience des opérations et du projet de loi de finances 2012.

 

À ce jour, environ 4 000 aviateurs et une centaine d’avions et d’hélicoptères de l’armée de l’air sont engagés hors du territoire métropolitain dans le cadre d’opérations extérieures (OPEX) ou de prépositionnement de forces. Cette aptitude à la projection s’est particulièrement illustrée lors de notre implication dans l’opération Harmattan en Libye. Mais nous en avons la démonstration au quotidien depuis dix ans en Afghanistan, jour pour jour, et bien plus encore en Afrique et sur d’autres théâtres.

Lorsque je me suis rendu devant votre commission pour expliquer et donner quelques éléments d’éclairage sur l’opération que nous avions engagée en Libye, j’ai souligné que notre action devait s’inscrire dans la durée.

Dès le 23 février, il nous a fallu évacuer nos ressortissants. Nous l’avons fait dans l’ordre, grâce à nos avions de transport stratégique et à la capacité d’anticipation de nos politiques et de nos militaires. Que serait-il advenu si nous avions tergiversé et attendu ?

 

La campagne de renseignement menée en amont des opérations a permis d’établir un ordre de bataille : grâce aux Mirage F1 équipés du pod ASTAC et du C160 Gabriel, les moyens aériens y ont joué un rôle prédominant, qu’on n’a sans doute pas suffisamment souligné. Ainsi, dès le premier jour, le 19 mars, nous avons pu lancer les premiers raids avec des Mirage 2000-5, des Mirage 2000D ainsi que des Rafale. Cette capacité dite « d’entrée en premier » a été déployée avec un bon degré de maîtrise des risques et sans une appréhension trop forte de la menace, que nous avions pu évaluer à sa juste mesure. Cela nous a évité des opérations lourdes de destruction des menaces aériennes, qui auraient sans doute fragilisé les opérations elles-mêmes. Deux atouts ont permis cette performance : le maintien d’une posture permanente en France et l’aptitude à passer très rapidement, voire instantanément, du temps de paix au temps de crise sur nos bases aériennes. Ces dernières ont ainsi justifié leur vocation d’« outils de combat », que ce soit au service de la posture permanente de sûreté ou d’opérations extérieures comme celle-ci.

Je tiens à souligner un autre facteur clé du succès des opérations : la maîtrise de la violence, qui est demeurée en permanence proportionnelle aux objectifs politiques recherchés, ce qui n’était pas aisé. En somme, la puissance aérienne a permis un emploi précis, retenu et dosé de la force au travers d’une large palette d’effets, allant du tir d’opportunité à la frappe conventionnelle, y compris stratégique, avec des missiles de croisière. Nous sommes donc très loin des bombardements massifs d’antan : 100 % de nos tirs ont été des tirs de précision, effectués dans le strict respect des règles d’engagement et avec le souci constant d’épargner la population que nous étions venus sauver.

Par ailleurs, et cela me semble intéressant pour les choix à venir, l’empreinte humaine générée par l’armée de l’air est restée en permanence limitée – avec une moyenne d’une vingtaine de personnes par avion de chasse –, quelles que soient les plateformes de déploiement à partir desquelles nous avons été amenés à opérer. L’emploi de l’arme aérienne a ainsi permis de répondre à des objectifs politiques ambitieux pour un coût financier et humain maîtrisé. En Crète, encore aujourd’hui, 310 aviateurs sont déployés pour servir seize avions de chasse. Ce ratio me paraît satisfaisant et favorable ; il est en tout cas inférieur à celui de la plupart de nos alliés.

 

Je précise que ces opérations ont été menées dans une période de transition, caractérisée par des réformes profondes, en particulier de notre soutien. Cette expérience démontre que les bases de défense fonctionnent correctement et qu’elles ont pu apporter le soutien nécessaire.

 

Dès le début de l’opération, j’avais demandé à l’armée de l’air de se préparer à durer. C’est ce qu’elle a fait. Aujourd’hui encore, nos avions volent au-dessus de la Libye, une vingtaine de sorties étant effectuées quotidiennement, soit pour renseigner, soit pour intervenir. Évidemment, le rythme des interventions a baissé. Mais nous sommes toujours présents et ce jusqu’à la fin des opérations.

 

L’opération Harmattan a démontré la forte capacité de notre armée de l’air à travailler avec ses partenaires étrangers. Nous avons accueilli et soutenu nos amis qataris et émiratis. Nous avons également travaillé de manière constructive avec nos partenaires européens du commandement européen du transport européen (EATC) créé voici à peine un an.

Cet engagement de haute intensité ne doit pas nous faire oublier les autres théâtres d’opérations et prépositionnements, auxquels nous continuons à participer avec la même constance et la même efficacité : l’Afghanistan, les Émirats Arabes Unis, où cinq de nos Rafale sont déployés en permanence, Djibouti, le Tchad, où nous maintenons également des avions de combat. J’observe que le nombre et la diversité des théâtres d’opérations sur lesquels nous sommes engagés ont évidemment un prix, notamment en termes humains. Le fait d’être présents sur tout l’arc de crise, tel qu’il avait été défini par le Livre blanc, implique des efforts de reconstitution de notre potentiel.

Ces missions opérationnelles menées hors de notre territoire ne peuvent pas nous faire oublier la contribution de l’armée de l’air aux missions permanentes. Dans le même temps nous devons assurer, et c’est même une priorité, notre contribution à la dissuasion nucléaire.

 

J’avais insisté l’an dernier sur la rénovation de notre composante, qui est maintenant terminée. L’ASMP-A équipe un escadron de Mirage 2000N et de Rafale. La réduction d’un tiers du format des armes est aujourd’hui effective. L’ensemble de ces avions, que ce soit les Rafale de Saint-Dizier ou les Mirage 2000N d’Istres, contribuent directement aux opérations en Libye, ce qui prouve leur polyvalence et leur aptitude à mener aussi bien des missions nucléaires que des missions classiques. Ces moyens sont certes prévus, préparés, entraînés pour la dissuasion nucléaire, pour cette mission d’excellence, mais ils sont également utilisables et utilisés pour des missions conventionnelles. Il en est d’ailleurs de même de nos ravitailleurs. Ainsi ne peut-on plus dire aujourd’hui que la composante aéroportée est strictement dédiée à la mission de dissuasion nucléaire. Le fait qu’elle soit utilisable dans un vaste spectre de missions participe à l’optimisation de nos moyens et de nos outils. C’était ce que nous souhaitions. L’opération Harmattan a été l’occasion de le démontrer.

 

Une autre de nos missions permanentes est celle de la police du ciel. Cette année n’a pas échappé à la règle. Il en va de la sûreté de notre pays et de son espace aérien. À l’aune de l’anniversaire du 11 septembre 2001, une telle mission, qui fait appel en permanence à 900 aviateurs, reste une priorité.

 

Ces nombreuses opérations ne doivent pas cacher la véritable préoccupation qui est la mienne – au-delà de la préoccupation humaine : le maintien en condition opérationnelle (MCO) de nos appareils, qui garantit la disponibilité de nos équipements et le moral de nos équipages. Cette « bataille du MCO », nous l’avons en partie gagnée. J’en veux pour preuve le fait que depuis près de sept mois, nous volons en permanence en Libye et en Afghanistan et sur tous les théâtres que j’ai rappelés, avec une disponibilité de l’ordre de 95 %.

 

Cet effort a évidemment un prix et une influence sur l’entraînement et la régénération de nos forces. Ainsi nos jeunes ont-ils moins volé que nous ne l’avions prévu : de 110 à 130 heures pour les pilotes de chasse, alors que nos objectifs sont de l’ordre de 180 heures, conformément aux standards de l’OTAN. Dans le cadre des perspectives pour 2012, je considère qu’il est prioritaire de donner à nos jeunes pilotes les moyens de s’entraîner et de se préparer aux opérations futures avec le même niveau de compétence que leurs anciens, même si l’expérience de ces derniers est déjà pour eux un facteur de motivation. À cet effet, nous avons besoin des crédits de MCO prévus dans le décret du recomplètement du budget OPEX, dit « décret d’avance sur les OPEX ». Notre demande est de l’ordre de 120 millions d’euros. Mais il ne faut pas se leurrer, la régénération doit s’inscrire sur un plus long terme, c’est-à-dire au-delà de 2012. À ce stade, j’évalue à une cinquantaine de millions d’euros l’effort supplémentaire qui sera demandé. Il conviendra de le confirmer en 2012.

 

Il est clair que les résultats d’aujourd’hui sont directement la conséquence des efforts que nous avons consentis hier et du soutien que vous nous avez apporté pour gagner la bataille de la disponibilité et du MCO. D’importantes réformes ont été menées, dont le déplacement d’un certain nombre d’instances comme celui de la structure intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques de la défense (SIMMAD) vers Bordeaux, ou la concentration des moyens en pôles de compétences. Mais nous n’aboutirons que si nous menons une politique constante, en particulier en ce qui concerne les ressources financières et humaines.

 

J’en viens à l’état des lieux de la réforme. On aurait tort d’oublier que toutes ces opérations sont vécues par notre personnel sur un fond de restructurations profondes.

 

Dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, l’objectif de déflation est de 15 900 aviateurs pour un format cible qui sera inférieur à 50 000, dont un quart travaillera d’ailleurs à l’extérieur de l’armée de l’air dans des missions de soutien interarmées, soit 25 % du format initial de l’armée de l’air en 2008. Entre 2008 et 2011, nous avons supprimé 7 360 postes. En 2012, la déflation annuelle des effectifs de l’armée de l’air sera de 2 200 postes ; elle sera atteinte, je m’en porte garant.

 

Ces efforts, qui sont considérables, se traduisent de manière visible. Ne serait-ce que sur la période 2008 – 2010, c’est-à-dire sur trois ans, la diminution des effectifs de l’armée de l’air s’est concrétisée par une économie nette de masse salariale que j’estime à 300 millions d’euros, en intégrant dans ce décompte les mesures d’incitation au départ. Et l’année 2011 n’échappera pas à la règle.

 

Nous terminerons la gestion 2011 pour l’armée de l’air à 17 millions d’euros près, c’est-à-dire à 0,5 % de la masse salariale qui nous était fixée. J’y vois le signe d’une gestion particulièrement rigoureuse, notamment de la part de la direction des ressources humaines. Ce résultat n’est pas dû au hasard : nous avons pris des mesures en matière d’effectifs, d’avancement et même de recrutement afin de respecter les termes de la réforme. L’armée de l’air croit en cette réforme ; elle a confiance et tient ses engagements. Bien entendu, les aviateurs en attendent les dividendes.

La réforme se traduit aussi par la fermeture de nombreuses implantations, qui engendre progressivement des économies de fonctionnement. Ces économies sont reversées au budget de soutien de l’ensemble des implantations de défense et non pas strictement au budget de l’armée de l’air. Ce n’est qu’un changement de référentiel.

En 2011, la base de Reims a été complètement fermée et celle de Taverny l’a été en grande partie. En 2012, l’effort sera encore plus grand puisque nous fermerons quatre bases principales : Brétigny, Cambrai, Metz et Nice, ainsi que trois bases outre-mer : la Réunion, Papeete et les Antilles. Ainsi, en l’espace de quatre années, nous aurons fermé 12 bases aériennes.

 

Les hommes et les femmes de l’armée de l’air consentent des efforts considérables pour mener à bien cette réforme. Ils en attendent légitimement des effets positifs et concrets. Il faut que l’outil de travail suive et soit à la hauteur de la motivation et de l’engagement de nos hommes et de nos femmes. Cette modernisation doit se traduire dans leurs conditions de vie. De nombreuses avancées ont eu lieu : nouvelles grilles indiciaires et diverses mesures, que je ne cesse de faire valoir auprès de mes troupes. Les militaires doivent pouvoir vivre en harmonie avec leur société. Cela implique que nous soyons vigilants.

 

La réforme passe aussi par la modernisation de notre armée de l’air et de ses équipements. Nous essayons de la conduire en fonction du retour d’expérience des différentes et nombreuses opérations que nous menons. Nous avons la chance de passer au filtre de la réalité nos visions de l’avenir et nous ne nous en privons pas.

 

Nous retenons de ce retour d’expérience que nous devons être attentifs au maintien des compétences et à la satisfaction des nouveaux besoins, en particulier dans le domaine du renseignement, des systèmes d’information et de communication ou de la maintenance aéronautique. Nos hommes et nos femmes doivent être capables d’analyser les informations qui affluent à différents niveaux. Les nouveaux systèmes d’information exigent des experts pour assurer leur sécurité, de plus en plus souvent mis en danger par les cybercriminels. La maintenance aéronautique suppose non seulement des moyens financiers, mais encore des bras et des têtes. En ce domaine aussi, il nous faudra veiller au niveau de compétence requis et au nombre de spécialistes à conserver au sein de notre institution.

S’agissant des équipements, les opérations en Libye ont montré, dès le 19 mars, la polyvalence du Rafale. Je me suis récemment rendu en Inde pour en faire la démonstration à mes homologues indiens, et j’ai été surpris de découvrir qu’ils n’étaient pas au fait de notre performance opérationnelle, en tout cas pas de celle du Rafale. Les faits ont d’ailleurs confirmé que cet avion pouvait assurer des missions défensives, offensives et de reconnaissance, comme aujourd’hui à partir de la Sicile, avec des armements très divers : armements guidés laser, armements tirés à distance de sécurité comme nos armements sol-air modulaires et missiles de croisière. C’est le seul avion au monde capable de réaliser une telle prouesse aujourd’hui et nous avons tout lieu d’en être fiers. Il faut le faire savoir.

Pour ce qui est des perspectives d’avenir, le Livre blanc prévoit que la composante aérienne projetable se compose à l’horizon 2020 d’un parc unique d’avions polyvalents de type Rafale et Mirage 2000. À l’aune du retour d’expérience, cet objectif confirme sa pertinence : toutes les flottes de l’armée de l’air et de l’aéronavale ont été et sont employées pour les opérations en Libye et en Afghanistan. Actuellement, trois de nos Rafale et trois de nos Mirage 2000D sont positionnés en Afghanistan, ce qui préfigure bien le format de l’armée de l’air du futur.

 

Je considère que la rénovation à mi-vie du Mirage 2000D, bien que repoussée pour des besoins budgétaires, demeure une opération indispensable pour maintenir la cohérence de notre outil de combat aérien. Cette rénovation, d’un coût unitaire modeste, fera du Mirage 2000D un aéronef polyvalent, qui pourra assurer, entre autres, les indispensables missions de police du ciel dans notre espace aérien.

 

Enfin, au-delà de l’analyse qualitative, le retour d’expérience des opérations démontre toute la nécessité de disposer d’une flotte de combat en quantité suffisante pour tenir dans la durée. C’est l’objet de l’analyse des formats que nous devons continuer à conduire, les éclairages fournis par le Livre blanc prouvant leur pertinence.

 

Notre flotte se compose d’environ 250 avions de combat en ligne. Nous avons engagé la réduction prévue par le Livre blanc – un tiers de l’aviation de combat sur cinq ans – et nous sommes un peu en avance sur cet objectif. Précisons que, sur ces 250 appareils, certains Mirage F1CT et Mirage 2000C, utilisés en Libye, seront retirés du service dès le début de l’année 2012.

 

Les opérations actuelles confirment le caractère primordial de la fonction stratégique connaissance et anticipation. Les drones y jouent un rôle incontournable, ainsi que nous l’avions prévu depuis de nombreuses années.

Notre armée de l’air peut s’enorgueillir d’une forte expérience acquise grâce aux systèmes intérimaires en Afghanistan et en Libye : 100 % des drones disponibles – et donc 100 % de l’escadron de Cognac – sont aujourd’hui déployés au-dessus du ciel libyen à partir de la Sicile, ou en Afghanistan. C’est pour nous une expérience irremplaçable, qu’il nous faudra entretenir.

Le système de drones futur est en cours de définition. Le système intérimaire, qui doit nous conduire à ce drone à l’horizon 2020, a lui-même été retenu par notre ministre sur la base du drone Heron TP de la société israélienne Israeli Aerospace Industries (IAI). Il faudra donc l’importer et, si nécessaire, le franciser. Mon souci est évidemment d’éviter toute rupture capacitaire en la matière car nos compétences n’y résisteraient pas. Des hommes et des femmes ont dépensé beaucoup d’énergie pour développer et maîtriser cette capacité, notre devoir est de faire en sorte qu’ils puissent continuer dans cette voie.

 

La fonction connaissance et anticipation est aussi soutenue par d’autres moyens : le Transall Gabriel, spécialisé dans la guerre électronique, dont on nous livrera un exemplaire rénové cette année ou encore quatre nacelles de reconnaissance nouvelle génération RECO-NG adaptées sur Rafale, qui permettent d’obtenir de l’information en temps quasi réel, ont montré leur efficacité durant les opérations libyennes – elles sont d’ailleurs toujours utilisées.

Comme vous l’avez-vous-même souligné, monsieur le président, en Libye, 80 % des missions de ravitaillement en vol sont effectuées par des avions ravitailleurs américains. Il est évident que le lancement du programme de ravitailleur polyvalent MRTT est impératif, sous peine de perdre des capacités opérationnelles tant dans le domaine de la projection des forces que dans celui de la dissuasion nucléaire, qui s’appuient aujourd’hui sur nos vénérables C135 entrés en service il y a quarante-sept ans – ce qui fait courir à cette flotte un risque réel de rupture capacitaire et entraîne en tout cas un coût certain d’entretien. Je recommande vivement que cette future acquisition soit patrimoniale pour éviter certains écueils identifiés par nos amis britanniques et pour disposer d’une autonomie totale sur une flotte stratégique car ces appareils sont indissociables de la composante nucléaire aéroportée.

 

L’année écoulée a également montré combien les capacités de transport stratégiques étaient cruciales. Je pense à nos Airbus A340, dont le contrat de leasing se termine en 2015 et qui doivent être remplacés par les MRTT, et qui nous ont permis de rapatrier non seulement nos ressortissants de Libye, mais encore ceux du Japon après le séisme.

Vous avez évoqué la lenteur relative de la montée en puissance du Rafale. Nous devrions néanmoins pouvoir ouvrir le troisième escadron Rafale en 2012 à Mont-de-Marsan ; en tout cas, nous nous y employons. Pour le quatrième, il nous faudra évidemment attendre beaucoup plus longtemps.

 

En dehors de ce programme Rafale qui nous tient à cœur, la rénovation des Mirage 2000D, le programme de drones MALE et le MRTT sont les trois priorités sur lesquelles l’armée de l’air doit faire porter son effort.

 

Toutefois, la modernisation de l’armée de l’air passe également par la mise en service de l’A400M. À ce sujet, je suis tout à fait d’accord avec le délégué général pour l’armement (DGA) : on ne saurait concevoir que l’A400M arrive dans les forces sans disposer d’un soutien technique à la hauteur des ambitions que permet ce programme. Sachez que l’utilisation de l’A400M nous aurait permis de diviser par quatre le besoin de flux de transport nécessaire au soutien de l’opération Harmattan.

 

En attendant, l’armée de l’air percevra en 2012 cinq avions Casa CN235, qui nous permettront de préserver a minima les compétences tactiques de nos équipages, de les faire voler pour les endurcir et de les préparer à l’arrivée de l’A400M.

 

Parmi les autres motifs de satisfaction de l’année 2011 et du PLF 2012, je citerai les systèmes sol-air nouveaux comme l’Aster 30 ou le SAMP-T, lequel a déjà fait la démonstration de son bon fonctionnement et sera déclaré opérationnel dans les jours à venir. Ce système présente des capacités d’interception contre les missiles balistiques tactiques. Encore faut-il lui adjoindre une capacité de surveillance, dans le domaine spatial par exemple, avec le démonstrateur SPIRALE ou encore les radars longue portée ; pour détecter, identifier et suivre les missiles balistiques en question. Il s’agit également d’un système polyvalent, dans la mesure où il peut détruire non seulement des aéronefs, des missiles de croisière, voire des drones, mais également des missiles balistiques tactiques, à condition évidemment de s’inscrire dans un ensemble de moyens cohérents.

 

Je vous ai tracé le portrait d’une armée de l’air au service de notre pays, qui fait face aux missions les plus exigeantes partout où cela est nécessaire, une armée de l’air qui n’est pas figée dans des dogmes dépassés, qui s’adapte aux évolutions du monde et qui est au rendez-vous des réformes, une armée de l’air parmi celles qui comptent dans le monde.

 

Il nous appartient aujourd’hui de continuer la modernisation de notre institution, à l’aune des ambitions politiques que notre pays souhaite afficher. Nos femmes et nos hommes constituent incontestablement notre plus grande richesse. Ils consentent depuis de nombreuses années des efforts pour atteindre les objectifs des différentes réformes. Ils sont en droit d’en toucher les dividendes, car jamais ils n’ont baissé les bras, ayant su constamment se mobiliser pour donner le meilleur d’eux-mêmes au service de leur pays.

 

Alors que se termine dans quelques mois cette législature, je souhaite ici remercier en toute modestie cette commission, ses membres, et en premier lieu son président, pour le soutien indéfectible que vous avez apporté à nos armées, à notre armée de l’air et à son personnel. Nos succès d’aujourd’hui sont aussi vos succès.

 

M. le président Guy Teissier. Merci beaucoup, mon général.

Nous espérons que, dans un peu plus d’un an, l’A400M sera en dotation dans l’armée de l’air. Êtes-vous prêts à le recevoir, tant sur le plan des infrastructures que sur ceux de la formation et de la maintenance ?

Vous avez évoqué la fermeture, l’année prochaine, de plusieurs bases. Or s’agissant de Nice, je ne connais que le Mont Agel, qui n’est pas vraiment une base, mais plutôt un sémaphore perché au sommet d’une colline.

Si les bases de la Réunion, de Papeete et des Antilles doivent fermer, à partir d’où l’armée de l’air pourra-t-elle intervenir dans ces zones ? La base de la Guyane sera-t-elle suffisante pour intervenir aux Antilles, notamment pour effectuer des patrouilles en mer ? Dans la zone l’océan Indien, il n’y aura strictement plus rien : à partir de quel endroit l’armée de l’air va-t-elle opérer avec la compagnie du 2e RPIMA actuellement basée à la Réunion ?

 

M. le général Jean-Paul Paloméros. S’agissant de l’A400M, l’état de préparation de l’armée de l’air est satisfaisant. Nous faisons beaucoup d’efforts.

 

L’arrivée d’un nouvel avion est l’occasion de moderniser profondément les bases pour se projeter dans l’avenir. Au reste, le personnel ne comprendrait pas que ce ne soit pas le cas. Il n’y a pas de commune mesure entre les investissements réalisés en termes d’infrastructures et de soutien logistique et le coût des programmes eux-mêmes. À Orléans, nous avons essayé de construire la base du XXIsiècle, pour rendre les gens plus heureux d’y vivre – il s’agit d’une base répondant à des normes de développement durable et réalisée à partir d’un projet lancé il y a déjà cinq ans.

 

La formation devrait être en place. J’insiste tout particulièrement sur la simulation, qui nous permettra de gagner des heures de vol précieuses et d’accélérer ainsi la formation des pilotes. Ces besoins devraient être opérationnels en septembre 2013.

 

S’agissant du MCO, la situation est plus délicate. Comme vous l’a dit M. Laurent Collet-Billon, le DGA, la négociation, qu’il lui appartient de mener, est très difficile. Il est essentiel que ce soutien soit en place dès le début du programme. Il faut savoir que nous travaillons sur le sujet, la main dans la main avec les Britanniques. C’est l’occasion de mettre en commun nos intelligences et de renforcer notre pression sur les industriels pour qu’ils nous proposent les meilleures solutions possibles. Je suis sûr que ce travail en commun nous permettra de dégager une synergie : une des idées forces de ce programme est de partager tout ce que l’on peut. Nos deux pays ont donc une belle occasion de montrer l’exemple.

 

Monsieur le président, il y a bien une base aérienne à Nice – la base aérienne 943 –, laquelle comprend deux sites. Le premier se trouve à Roquebrune-Cap-Martin. Pour des raisons liées au foncier, nous n’aurons aucun mal à négocier notre départ. Le second site est celui du Mont Agel, lequel fait partie de notre dispositif de surveillance, dispositif qui, au demeurant, se réduit progressivement au fil des progrès de la technologie et de la capacité d’information. Nous conserverons le radar de Nice-Mont Agel, dont la position privilégiée permet de surveiller la Méditerranée, en le « télé-opérant », c’est-à-dire en le modernisant. C’est tout l’enjeu de la rénovation du système de commandement et de conduite des opérations aériennes – SCCOA. Une telle mesure était absolument indispensable.

 

Nous devrons par ailleurs continuer à rénover notre système de radars et à abaisser le seuil de détection pour assurer la protection optimale de notre espace aérien avec des technologies modernes, moins coûteuses en matière de soutien que nos radars anciens. Je vous incite à vous rendre à Drachenbronn ou même à Nice pour voir ce que sont des radars anciens, que notre personnel a grand mérite à entretenir.

 

Nous devrons en revanche fermer la base de Nice, mais en nous assurant de l’avenir des personnels, qui ne sont pas très nombreux – 500 ou 600 personnes –, tout en faisant en sorte de continuer à y entretenir des capacités et le radar qui y est associé.

 

S’agissant de l’outre-mer, une clarification me semble nécessaire. À la Réunion, la fermeture de la base aérienne n’entraînera pas la suppression du Transall qui est déployé sur place ; simplement, celui-ci sera soutenu par une base de défense. Mais il n’y aura plus de base aérienne en tant que telle, avec des moyens de soutien dédiés.

En revanche, nous partirons complètement des Antilles. Nous y opérerons depuis la Guyane, sur un quota d’heures de vol mis à la disposition du commandant supérieur des forces armées aux Antilles, et à partir de déploiements qui se feront à la demande. Ce volet de la réforme de l’outre-mer nous fait perdre une capacité instantanée de réaction.

Quant à la fermeture de la base de Papeete, elle se traduira par le transfert des capacités d’hélicoptères vers la marine nationale – qui interviendra en l’occurrence avec des Dauphins.

 

M. Jean-Claude Viollet, rapporteur. Je tiens à saluer le travail exceptionnel de l’ensemble des personnels de l’armée de l’air, tous métiers confondus. La préparation des appareils en opération nécessite en effet un engagement particulier de leur part. La question de la régénération, que vous avez évoquée, se pose aussi pour le personnel. Certains métiers, comme les armuriers ou les interprètes image, connaissent d’ailleurs une certaine tension, augmentée par la multiplicité des points de déploiement et par le caractère disparate des flottes, qui sont parfois des micro-flottes. Ainsi, pour 75 ou 76 Mirage 2 000D, on ne compte pas moins de dix appareils différents. La question de l’homogénéisation de la flotte est donc nécessaire pour préparer l’avenir et faire des économies.

 

La rénovation du Mirage 2000D, qui doit être engagée en 2013, ne sera pas effective avant 2017, ce qui est bien tardif. Comme nous l’avions demandé l’an dernier par un amendement, le pod ASTAC sera intégré, même hors rénovation et dans l’urgence – il n’est que temps, car le Mirage F1CR est sur le point de quitter le service. La rénovation du Mirage 2000D, avec notamment l’installation d’un pod de désignation laser, doit lui assurer la capacité air-air qui lui permettra de tenir la posture permanente de sécurité. Pouvez-vous nous donner des précisions complémentaires sur la rénovation ?

 

Pour ce qui est du MRTT, le premier des appareils devrait être livré en 2017, au lieu de 2010, et le dernier en 2024. Nos appareils, déjà cinquantenaires, auront encore pris de l’âge. Les études de levée de risque ne peuvent pas attendre 2013 : pour ce qui concerne les systèmes de communication, les réseaux informatiques, la navigation autonome ou des questions plus complexes et stratégiques comme celle de savoir s’il faut ou non mixer le fret et les passagers, ces études devraient être engagées dès maintenant et des crédits suffisants devraient être inscrits à cet effet dans la loi de finances de 2012.

 

Comme je l’ai par ailleurs indiqué récemment au ministre, la base d’Istres devra disposer des infrastructures nécessaires lorsque le MRTT arrivera – ce qui représente plusieurs centaines de millions d’euros de travaux, qui ne sauraient être financés sur une année et pour lesquels des crédits d’études devraient également être prévus.

 

M. Bernard Cazeneuve. Quelle est votre vision du fonctionnement des bases de défense, pierre angulaire de la réforme ? De combien de bases de défense l’armée de l’air doit-elle disposer ? Existe-t-il un modèle économique permettant de mesurer les coûts de chaque base de défense mutualisée et, plus globalement, les économies générées par cet outil ?

 

M. le général Jean-Paul Paloméros. Le Mirage 2000D était, jusqu’à l’arrivée du Rafale, notre fer de lance, en particulier en Afghanistan. L’adaptation à cet appareil des systèmes nécessaires, comme le système Rover, qui permet une relation directe entre les forces au sol et le système aérien et en améliore considérablement l’efficacité, a créé des micro-flottes qu’il convient aujourd’hui d’harmoniser. Les opérations en Libye ont confirmé que nous avions eu raison de procéder à ces aménagements à mesure que les moyens humains et financiers étaient disponibles. L’étape suivante est la décision de rénovation profonde à prendre dans le cadre du Livre blanc, qui doit être concrétisée dans la prochaine loi de programmation militaire.

 

L’Inde est très satisfaite de ses Mirage 2000 et a engagé leur rénovation, ce qui représente un contrat très important pour notre industrie – 1,4 milliard d’euros dans un premier temps, à quoi s’ajouteront les armements adaptés. Il convient donc de profiter de cette rénovation pour dégager toutes les synergies possibles avec les industriels. Je rappelle à ce propos que l’Inde envisage également l’acquisition d’un avion multirôle pour lequel le Rafale et l’Eurofighter sont en compétition.

 

En termes de concept d’emploi, le MRTT a bien vocation à être un avion multirôle : au-delà du transport de fret et de passagers et du ravitaillement, il doit peut-être se voir confier d’autres missions – jouant par exemple un rôle de nœud de communications sur les théâtres d’opérations, afin de fournir une information en temps réel. Il y a là une occasion à saisir. Je rappelle en outre que cet appareil remplacerait trois flottes différentes : les A340, dont le contrat de leasing prendra fin en 2015, les A310, dont l’efficacité est limitée, malgré la compétence des personnels, et les C135. Une telle homogénéisation représente une véritable modernisation en termes tant de capacités que de systèmes de maintenance – cette dernière étant désormais de type civil. L’A330, que nous avons vu en Espagne, donne toute satisfaction à l’Australie et ne manquera pas de satisfaire bientôt le Royaume-Uni.

 

Les bases de défense interarmées fonctionnent incontestablement. Une quinzaine de ces bases, à vocation plus spécifiquement aérienne, sont pilotées par des aviateurs. Les cultures se croisent et l’on n’a pas relevé à ce jour de difficultés particulières, sinon pour les systèmes d’information. Il conviendra bien entendu de veiller à ce que chaque armée conserve son identité au sein de cet environnement interarmées. Le fonctionnement de ces bases dépend avant tout de la volonté des hommes et des femmes qui leur sont affectés et de leur commandement de tirer le meilleur de ce que chacun peut apporter.

 

Des économies de plus de 10 % avaient déjà été réalisées dans les budgets des trois armées au cours des deux ou trois années précédant la création des bases de défense, au prix d’une pression considérable. Ces bases, dont beaucoup ont aujourd’hui moins d’un an d’existence, devront certes générer davantage de synergies, mais il faut leur en laisser le temps. Nous devons être très vigilants dans la recherche d’un équilibre, car le fonctionnement de ces bases conditionne l’efficacité de nos forces. Il conviendra notamment de veiller aux conditions de vie et de travail de notre personnel, même si cette responsabilité est désormais collective sous l’égide du chef d’état-major des armées et ne relève plus de chacun des chefs d’état-major. Je suis au demeurant agréablement surpris par la dynamique qui s’engage.

 

J’avais par ailleurs souhaité que, lorsque cela serait possible, les commandants de bases aériennes soient aussi commandants de base de défense. Je suis satisfait de constater que les opérations ont montré, notamment à Saint-Dizier, l’efficacité de cette unicité de commandement, qui est facteur de cohérence. L’opérationnel doit toujours primer sur le soutien.

 

M. Michel Grall. Quelle est la situation de l’exportation des Rafale ? Le groupe Dassault ayant besoin, pour maintenir sa chaîne de production, d’une cadence minimale de onze appareils par an, des exportations insuffisantes pourraient-elles peser sur votre budget d’équipement ?

 

M. Damien Meslot. L’ancien ministre de la défense, Hervé Morin, avait indiqué lors d’une visite à la base aérienne de Luxeuil qu’en cas de réalisation du contrat de vente de Rafale actuellement en cours de négociation avec la Suisse, les avions vendus pourraient être basés à Luxeuil pour l’entraînement de leurs pilotes. Pouvez-vous confirmer cette information ?

 

M. le général Jean-Paul Paloméros. L’acquisition par la Suisse d’un avion de combat moderne se confirme, mais les conditions exactes doivent encore en être précisées et je ne suis donc pas en mesure de vous confirmer cette information. D’autres pistes sont également envisagées. Il est certain, en tout cas, que le partenariat avec l’armée de l’air française est un critère important pour les Suisses dans cette affaire et donc un atout considérable pour nous.

Pour ce qui est de l’export du Rafale, le meilleur critère est celui des capacités opérationnelles de cet appareil, qui inspirent confiance aux prospects. Il va cependant de soi qu’en la matière, d’autres critères entrent également en jeu.

Le volume de commandes nécessaires a été évalué à 11 appareils par an. Ce calcul ne concerne pas seulement Dassault, mais d’autres industriels, comme Safran, Thales ou MBDA, ainsi que de nombreux sous-traitants qui représentent toute une chaîne de compétences. L’armée de l’air s’investit totalement dans cette mission. Nos armées doivent en effet savoir démontrer leur savoir-faire et proposer des partenariats aux pays identifiés comme des prospects. Ceux-ci sont du reste très confiants dans notre aptitude à les former et à les soutenir. Quant aux considérations financières et politiques, elles ne sont pas de ma compétence.

 

M. Yves Vandewalle. Je m’associe à l’hommage que mes collègues ont déjà rendu au remarquable professionnalisme de l’armée de l’air, en particulier en Libye, où l’action militaire a été menée avec un grand discernement au service d’objectifs politiques clairs.

 

Quelles sont, notamment en matière d’armement, les capacités militaires du drone Heron TP, que le Gouvernement a choisi pour succéder au Harfang ?

 

Par ailleurs, quelles suites seront données au démonstrateur SPIRALE, dont M. Yves Fromion et moi-même avons pu constater les performances ?

 

Mme Françoise Hostalier. Nous admirons tous la manière dont l’armée de l’air a assumé et assume encore l’opération Harmattan et rendons hommage à tous ses personnels.

 

Cette opération s’est déroulée au moment même où s’opérait la création des bases de défense, ce qui a pu se traduire par quelques déséquilibres. Au vu d’un premier bilan, préconisez-vous une réorientation et la redistribution de certains moyens pour renforcer la sécurité de notre territoire ?

Le retour d’expérience de la coopération avec le Royaume-Uni a-t-il modifié ou invite-t-il à modifier certaines mesures des traités de coopération entre nos deux pays ?

 

Quel est enfin le retour de la magnifique campagne de recrutement à laquelle a récemment procédé l’armée de l’air ?

 

M. le général Jean-Paul Paloméros. Dans la répartition actuelle des responsabilités, le drone Heron TP relève aujourd’hui de l’état-major des armées et des services du DGA. Une équipe pluridisciplinaire doit se rendre prochainement en Israël pour en savoir plus et des études ont été lancées pour connaître le potentiel d’évolution de cet équipement. Nous avons réussi à convaincre l’ensemble des acteurs que les drones futurs devaient pouvoir être armés en tant que de besoin et avec des armements adaptés. Il conviendra de savoir quelles adaptations devront être apportées à ces systèmes pour les intégrer à notre dispositif, comme nous l’avons fait lors de l’acquisition du SIDM – baptisé Harfang –, auquel ont été adaptés de précieux systèmes tels que la Satcom pour les liaisons satellitaires. Ce drone a ainsi pu être utilisé en Afghanistan et en Libye et toutes les études montrent qu’ils pourraient être utilisés ailleurs si cela s’avérait nécessaire. Ces technologies rares répondent donc à un besoin fondamental et nous serons très exigeants en la matière – c’est notre métier. Nous devons obtenir au minimum le même niveau de service qu’aujourd’hui : il a suffi de quelques jours, en Sicile, pour intégrer le Harfang, ce qui a permis de diffuser l’information à tous les acteurs du terrain.

 

Le démonstrateur SPIRALE relève quant à lui plutôt du commandement interarmées de l’espace, mais l’armée de l’air porte une attention toute particulière à l’espace, domaine dans lequel elle possède de grandes compétences et tient à garder un rôle moteur. Le succès du démonstrateur nous permet de nourrir quelques ambitions en la matière. Bien qu’il semble difficile de transformer le démonstrateur SPIRALE en outil opérationnel, comme cela a pu être le cas pour d’autres démonstrateurs, de tels outils sont nécessaires pour connaître les menaces balistiques de toute nature. Avant même toute action, une telle connaissance est indispensable pour nous éviter d’être tributaires d’informations issues d’autres sources.

 

Madame Hostalier, vous m’interrogez pour savoir si la concomitance des opérations et de la restructuration entraînera une redistribution des moyens prévus par une réforme dont les objectifs ont été définis en 2007-2008. Je vous répondrai qu’il semble que nous ne pourrons tenir les termes de cette réforme – comme le fait d’ailleurs très rigoureusement l’armée de l’air – que si cette dernière s’accompagne d’une modernisation. Nous avons atteint des objectifs chiffrés mesurables. L’étape suivante fera sans doute l’objet d’un débat en 2012 ou 2013, mais, si les aviateurs ne touchent pas les fruits de cette modernisation, ils se sentiront un peu lésés. Certains éléments de modernisation déjà acquis ne sont certes pas négligeables, mais il ne faut pas s’arrêter là, sous peine de perdre une partie des fruits de notre investissement. Du reste, la réforme ne sera pas achevée en 2012 et la réduction des effectifs court jusqu’en 2016.

 

Il faudra veiller à préserver, voire à développer, les compétences nécessaires, en rééquilibrant notre effort. Cela ne concernera peut-être que de petits effectifs, car les capacités tiennent parfois à un petit nombre d’hommes très compétents, comme le montrent les exemples de l’escadron de drones et de l’escadron de sauvetage et de combat de Cazaux. Ce dernier, sollicité à la fois en Afghanistan et en Libye, ne dispose cependant plus à Cazaux que de deux hélicoptères, ce qui est insuffisant pour entraîner le personnel. Des décisions devront donc être prises rapidement.

La relation entre l’armée de l’air française et la Royal Air Force est ancienne et nous célébrerons bientôt, avec mon homologue britannique, l’action des forces aériennes françaises libres depuis le Royaume-Uni. La coopération, bien que prometteuse, est difficile, car nous disposons de peu d’équipements communs hormis les missiles de croisière – puis, demain, l’A400M et, souhaitons-le, les MRTT que nous partagerons et qui représenteront une masse critique intéressante. Nous menons aujourd’hui même un exercice de projection de forces en Écosse et harmonisons nos procédures. La coopération est pragmatique et elle progresse. Il sera cependant difficile de la concrétiser à court terme dans de grands projets très visibles, et il convient donc de travailler sur le long terme. Le projet de drones à l’horizon 2020 est en ce sens intéressant, malgré les difficultés d’interfaçage liées au fait que le Royaume-Uni s’équipe actuellement de drones américains. Au-delà du domaine opérationnel, dans lequel la convergence est relativement facile, il sera donc nécessaire de rapprocher les calendriers politiques et budgétaires.

 

Le niveau de modernisation des deux armées de l’air est très différent. Le Royaume-Uni a modernisé une bonne partie de sa flotte de transport et acquiert actuellement des ravitailleurs de nouvelle génération et une dizaine de drones du type Reaper. Par ailleurs, alors que la France mise exclusivement sur le Rafale et le Mirage 2000D, le Royaume-Uni prévoit d’utiliser trois avions : le Tornado, l’Eurofighter et, malheureusement, le F35 JSF américain. Pourquoi, comme je n’ai pas manqué de le demander à nos amis indiens, acheter cet avion de combat à caractère plutôt offensif si l’Eurofighter est annoncé comme un appareil polyvalent ?

 

Quant à la campagne de recrutement, nous en sommes très satisfaits. Il faut en effet préparer l’avenir en attirant tous les talents – nous avons ainsi souligné que l’armée de l’air était « toute une armée ». La campagne visait également, en termes de communication interne, à mettre en valeur tous les hommes et les femmes de l’armée de l’air, du pilote à celui qui le soutient.

 

M. Christophe Guilloteau. Je vous remercie, mon général, de votre appréciation sur le travail de notre commission. Nous nous passionnons tous ici pour ce que représente la défense dans notre pays. Mon département a la chance d’abriter la base du Mont Verdun, très impliquée dès le 19 mars dans l’opération Harmattan – dont nous n’avons du reste qu’à nous louer, car elle a permis d’éviter en Libye une situation difficile.

 

À ce propos, quand selon vous le travail sera-t-il « fini » ? Avez-vous déjà procédé à un retour d’expérience pour identifier d’éventuelles difficultés autres que celles qui ont été constatées sur les avions ravitailleurs ?

 

M. Yves Fromion. Pouvez-vous nous donner quelques précisions sur la qualité et la performance des équipements engagés dans l’opération Harmattan – qu’il s’agisse des pods RECONG et de désignation laser ou encore des armements délivrés ? Il semble en effet que nous n’ayons pas disposé de certains équipements, notamment lors de l’utilisation de bombes à inertie ou en béton. Quels enseignements tirez-vous de l’adaptation des armes à des opérations de ce type ?

 

M. le général Jean-Paul Paloméros. Il faut en effet, monsieur Guilloteau, que les opérations se terminent, mais cela suppose d’avoir des certitudes quant à la stabilisation de la situation en Libye. Au-delà des deux poches de résistance pour lesquelles les opérations évoluent positivement chaque jour, il nous faut nous assurer que rien, dans l’ensemble du pays, ne puisse compromettre la sécurité du territoire libyen et de la population. C’est à ce moment seulement que nous aurons atteint les objectifs qui nous ont été fixés.

 

J’en tire deux conclusions partielles. Tout d’abord, tout le monde est d’accord, au plus haut niveau, pour fixer des critères déterminant la fin des opérations – c’est, selon moi, une question de jours ou de semaines. Par ailleurs, et c’est là une autre étape, il faut réfléchir à l’avenir : la Libye aura besoin de soutien pour reconstruire sa sécurité, dans le cadre d’une négociation beaucoup plus vaste où la France voudra peut-être – mais ce n’est pas de mon ressort – jouer un rôle.

Le retour d’expérience est un processus continu. Ainsi, l’opération Harmattan a démontré la capacité d’autonomie et à « entrer en premier » évoquée notamment dans le Livre blanc. De fait, peu de pays étaient prêts à engager instantanément leurs forces le 19 mars. La France l’a fait grâce à ce processus continu et aux compétences rares qui nous ont permis de contrôler les opérations en temps réel et à distance, notamment depuis Mont Verdun et Paris, en disposant de tous les outils nécessaires.

 

Il faut également souligner que nous n’avons pas eu à lancer de programmes en urgence opérationnelle pour l’adaptation de différents armements, comme nous l’avions fait lors de l’opération au Kosovo. C’est là une belle réussite de notre programmation. Le Rafale polyvalent a été disponible en temps voulu, ce qui est une performance, l’adaptation des pods de reconnaissance et des armements guidés par laser remontant à quelques mois seulement. Je répète souvent que « la guerre, c’est demain », ce qui suppose que nous soyons prêts à la faire tout de suite. Nous ne devons donc pas prendre de retard dans l’adaptation de nos équipements, même si cela conduit parfois à la création de micro-flottes.

 

Tous nos choix se sont révélés pertinents. Ainsi, la polyvalence que nous recherchions pour le Rafale n’était pas seulement celle de ses missions, mais également celle de ses effets : le développement de la famille d’armements air-sol modulaires a permis l’intégration à moindre coût d’une famille de munitions permettant de développer à la fois des armements plus lourds et plus légers, destinés à des objectifs différents. Plus les séries sont longues et l’exportation importante, plus faibles seront les coûts. Il faut cependant souligner que la miniaturisation, certes indispensable, a un prix souvent élevé. Nous avons ainsi testé de nombreux systèmes, comme les bombes à béton, efficaces lorsqu’elles font mouche – ce qui est le cas dans 50 % des cas –, mais qui exigent un système de guidage centimétrique.

 

Pour résumer, c’est l’entraînement quotidien et exigeant de nos équipages qui paie. C’est non seulement le nombre d’heures de vol, mais aussi tout notre système de formation qui se concrétisent ici, ce qui doit nous inciter à continuer à nous battre pour la disponibilité de nos appareils et pour la conduite d’exercices dans des conditions réalistes, notamment en nous entraînant avec nos partenaires, en particulier Britanniques.

L’armée de l’air était prête au bon moment et a réussi à durer. Je ne vous ai pas caché les difficultés liées à la régénération des forces au terme de près de sept mois d’efforts qui s’ajoutent à notre déploiement sur de nombreux théâtres, mais, avec les compétences dont nous disposons aujourd’hui et avec votre soutien, nous pourrons mener à bien ces missions. Les quelques dizaines de millions d’euros nécessaires porteront leurs fruits, comme le font aujourd’hui les budgets investis voilà quelques années.

 

M. Pierre Forgues. On dénombre en France près de 600 aéronefs militaires à démanteler, dont la déconstruction doit respecter des conditions très strictes de protection de l’environnement. La société tarbaise Tarmac Aerosave, première en France dans ce domaine, est aujourd’hui la seule dans notre pays à pouvoir respecter ces conditions, définies dans le cadre d’un projet expérimental mis en œuvre voici quelques années à Tarbes. La ministre de la défense m’avait assuré voici trois ou quatre ans que Tarbes participerait à la déconstruction des avions militaires, mais je n’ai pas eu depuis lors de nouvelles de ce dossier. Pouvez-vous m’indiquer ce qu’il en est aujourd’hui et quel sera le processus dans les prochaines années ?

 

M. Michel Voisin. Qu’en est-il, dans le contexte de l’opération menée en Libye, du renouvellement des stocks d’armes, compte tenu de l’obsolescence de certaines d’entre-elles ?

 

M. le général Jean-Paul Paloméros. Monsieur Forgues, je ne dispose pas ici d’éléments très concrets sur le dossier de Tarbes, mais je vous les fournirai dès que j’en aurai pris connaissance, dans les prochaines heures. Il est cependant évident que nous devons assumer d’un bout à l’autre la responsabilité de la vie de nos équipements, ce qui suppose des compétences – et je sais en effet qu’il en existe à Tarbes. Le bon sens invite à ne pas disperser ces compétences car, même si les problèmes posés par cette déconstruction sont sans commune mesure avec ceux qui se posent pour d’autres équipements, elle suppose des technologies qu’il convient de maîtriser dans le temps. Il s’agit là d’un champ de compétences d’avenir, auquel sont liés des métiers et qui doit permettre de récupérer des matériaux. Il ne doit pas être résolu simplement par la délocalisation.

 

Contrairement à ce qui a parfois été prétendu, nous n’avons jamais risqué d’être en rupture de stock. Ces stocks ont en effet été gérés selon une vision à long terme et une politique de renouvellement continue et diversifiée, portant à la fois sur les armements guidés laser, les A2SM et les missiles de croisière. Je précise à ce propos qu’en termes de stock, une bombe ne se résume pas au corps de bombe, mais suppose aussi des fusées de proximité et, le cas échéant, un kit de guidage, c’est-à-dire un ensemble à gérer d’une manière cohérente. Pour avoir reçu tous les jours sur mon bureau, tout au long des opérations, l’état des stocks, je puis vous assurer que je n’ai jamais été inquiet à ce propos, même s’il a toujours fallu réfléchir aux moyens de reconstituer ces stocks – car il faut toujours préparer l’avenir.

Les chiffres envisagés pour le décret d’avance OPEX sont de l’ordre de 60 millions d’euros pour un recomplètement nécessaire et suffisant de ces équipements, en tenant compte des besoins nouveaux pour définir des investissements d’avenir. Le projet de loi de finances prévoit ainsi l’acquisition d’armements air-sol modulaires en version métrique infrarouge, qui permettent même de traiter des cibles en mouvement : il s’agit là d’une mesure d’avenir, qui répond à la question de M. Fromion sur la diversification de nos effets. J’espère que nous poursuivrons l’effort de cohérence entre la formation des hommes et l’acquisition de tous les matériels, notamment des armements, nécessaires pour mener à bien nos missions. Posséder des avions de combat sans les équipements nécessaires n’a pas de sens.

 

M. Daniel Boisserie. À en croire les médias, il semble que vous vous soyez bel et bien trouvés en rupture de stock de bombes à guidage laser, redoutablement efficaces, et ayez été dépannés par les Américains.

 

Si les informations que j’évoque sont exactes, ces bombes vous ont-elles été prêtées ou données ? Quelle en est l’incidence sur le budget de 2011 ou sur celui pour 2012 ?

 

M. le général Jean-Paul Paloméros. Je me suis toujours présenté devant votre assemblée avec un impératif d’honnêteté et de franchise. Si nous avions été en rupture de stock, je vous l’aurais dit.

 

J’ai indiqué précédemment comment nous avons su gérer nos équipements grâce aux lois de programmation, cadre indispensable pour donner une perspective d’avenir à notre outil de défense. La question des armements est très sensible lorsqu’on en a besoin, mais cesse instantanément de l’être lorsque les opérations s’achèvent. Un chef d’état-major doit rappeler qu’il est inutile de disposer de systèmes coûteux et de s’entraîner autant que nous le faisons si l’on ne dispose pas des stocks d’armes nécessaires.

 

Nous n’avons pas eu besoin de faire appel aux Américains pour leur demander de nous donner, de nous prêter ou de nous vendre des bombes. Les chiffres dont je dispose me permettent de vous assurer qu’il n’y a pas de difficulté en la matière. Il n’en faut pas moins nous demander comment nous reconstituerons demain nos stocks, et cela d’autant plus que notre industrie n’est pas toujours capable de produire certaines bombes. C’est là certes un autre problème, mais il touche à notre souveraineté : faut-il savoir produire des bombes pour être un pays souverain ?

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 06:20

http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/photo/art/default/940403-1115791.jpg?v=1318958515 

Photo MN

 

18 Octobre 2011 Jean-Dominique Merchet

 

Son chef d'état-major détaille les choix faits : pas de SNA dans l'Atlantique, annulation de missions, prélèvement d'équipement sur les frégates, décalage de formation, etc.

 

L'opération Harmattan a-t-elle poussée la Marine nationale à l'extrême limite de ses capacités ? On se souvient de l'avertissement de son chef d'état-major d'alors, l'amiral Pierre-François Forissier, sur l'usure du potentiel du Charles-de-Gaulle qui avaient suscité une certaine incompréhension. Alors que les opérations touchent à leur fin, son successeur l'amiral Bernard Rogel est venu dresser le bilan devant les députés de la commission de la défense.

 

"On ne peut parler de sur-utilisation de la marine lors de l'opération harmattan : la Marine a fait son métier qui est de faire des opérations" a-t-il rappelé. Néanmoins, doit-il constater "nos moyens ont été sollicités de manière exceptionnelle et requièrent aujourd'hui toute notre énergie pour le maintien et la régénération de notre potentiel". Rien de plus normal qu'après la guerre, il faille se reconstituer. Mais cela a un coût : "un surcroît de dépenses inhabituel, de l'ordre de 100 millions d'euros sur les périmètres du Maintien en condition opérationnelle naval et aéronaval". L'amiral reconnait que "le format de notre Marine est aujourd'hui juste suffisant pour répondre aux ambitions de défense et de sécurité de notre pays".

 

Le chef d'état-major de la Marine a détaillé les décisions qu'il avait fallu prendre pour permettre à la Marine de s'engager en Libye : "interruption de la présence d’Atlantique 2 en Océan indien suite aux déploiements au Sahel puis en Libye, alors que la piraterie ne faiblit pas, absence de sous-marins nucléaire d'attaque en Atlantique pendant quatre mois, réduction de la présence en Océan indien à un seul bâtiment de surface à compter du mois de juin, gel de la mission Corymbe dans le golfe de Guinée en juillet 2011; annulation de deux missions sur quatre de lutte contre le narcotrafic en Méditerranée". "La disponibilité des forces n’a pu être maintenue qu’au prix d’une tension extrême sur nos moyens de soutien. À titre d’exemple, à peine trois mois après le début des opérations, les taux de prélèvements de pièces sur les bâtiments avaient augmenté de 300 %, la permanence d’une frégate de défense aérienne de type Horizon en état opérationnel a, en pratique, nécessité la mutualisation d’équipements entre les deux frégates (32 prélèvements mutuels sur des composants majeurs comme les conduites de tir, le radar de veille aérienne et la propulsion)."

 

"Cette opération a conduit la Marine à se retirer de certains exercices et a induit une petite baisse d’activité dans le domaine de la formation, notamment pour la lutte anti-sous-marine. Certaines décisions ont dû être décalées, telles que la transformation de la flottille 11F sur Rafale. Il va donc falloir à la marine un peu plus de six mois pour revenir à l’ensemble de ses qualifications opérationnelles."

 

Globalement, "le premier semestre 2011 se caractérise par une augmentation de l’activité globale de 12 % de l’ensemble des bâtiments. Ainsi, ce sont en moyenne 3 170 marins qui ont été engagés dans des opérations extérieures au premier semestre, contre 1 280 pour l’ensemble de l’année 2010. Aujourd’hui, la consommation de potentiel dépasse l’allocation annuelle de plus de 30 % pour le porte-avions, les bâtiments de projection et de commandement (BPC) et les avions de patrouille maritime Atlantic 2. En bref, nous venons de vivre une période « extra-ordinaire » au sens très littéral du terme, c’est-à-dire très au-delà de l’ordinaire budgétaire prévu."

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 06:25

http://www.asdnews.com/data_news/ID38937_600.jpg

 

Oct 18, 2011 ASDNews Source : Rheinmetall AG

 

A multifaceted partner for multifaceted operations

 

In contemporary peacekeeping and peace-enforcement operations, where asymmetric threats are omnipresent, it can be hard to draw a hard and fast distinction between internal and external security. The duties of armed forces and internal security agencies often overlap, meaning that both require a multifaceted array of equipment and capabilities.

 

At Milipol 2011, the prestigious Paris tradeshow for military and law enforcement agencies, leading system supplier Rheinmetall Defence of Germany will be on hand from 18 to 21 October at Stand 1H-092, displaying an extensive range of products for police forces, security services and the armed forces, with the accent on the Group's numerous capabilities categories.

 

Reconnaissance

 

The newly established division Rheinmetall Electro-Optics, consisting of the companies Vinghog, Vingtech, Rheinmetall Soldier Electronics, I.L.E.E. and some units of Rheinmetall Defence Electornics, is presenting (among other things) night observation devices for many different applications - ranging from GN night vision goggles and the KN night vision visor to KDN night vision binoculars.

 

Weapons and weapon-related systems

 

Further, Rheinmetall Electro-Optics is presenting its tried-and-tested laser light modules, among them the brand-new Vario Ray (LLM-VR) and the LLM01, already in service with many armed forces and law enforcement organizations. The LLM01 has also been mounted on the German Bundeswehr's newest infantry weapon, the Designated Marksman Rifle G28 by Heckler & Koch.

 

Also on display are the Group's FeLVis fire control unit for 40mm low-velocity ammunition and the ZEFF dismounted soldier identification device (DSID).

 

Another Rheinmetall Electro-Optics product on show is the Vingmate advanced sight and fire control system. Besides the aiming device and fire control unit, it consists of a combined tripod and softmount, capable of receiving various 40mm automatic grenade launchers or .50 calibre heavy machine guns. Because the fire control unit can store up to ten ballistic firing tables, the effector of the Vingmate system can be quickly changed without having to readjust the weapon being used. The Canadian armed forces have procured a variant of the Vingmate system to serve as a close area support weapon, or CASW.

 

Moreover, at Milipol Rheinmetall also provides proof of its leading position in the field of 40mm ammunition, with an extensive array of 40mm x 46 (low velocity/LV and medium velocity/MV) and 40 mm x 53 high velocity (HV) rounds. These range from training and non-lethal cartridges to highly effective service ammunition.

 

At its Test Centre in Unterlus, the company recently conducted an impressive demonstration of its 40mm x 46 MV und 40mm x 53 HV time-delay airburst cartridges on behalf of the international ground forces community. Rheinmetall is developing the Cerberus grenade launcher and the Hydra automatic grenade launcher, specially designed for firing medium-velocity ammunition. Both weapon systems feature hydraulic shock absorbers that reduce the resulting recoil to the level of low velocity ammuntion.

 

Rheinmetall has also developed a quick-mounting digital aiming device for the Fly-K mortar, a system successfully deployed by the French armed forces in Afghanistan. The device measures the incline and elevation angle of the tube, while showing the range of the cartridges on a display. Light, compact, quiet and with a very low operational signature, this indirect fire weapon can of course also be used without an aiming device to engage targets at distances of up to 800 metres.

 

In the ordnance field, Rheinmetall is displaying its new generation flash-bang grenade, which features bottom-top venting (BTV) technology. Its new chamber system is designed for different decibel levels: 180 dB for military applications and 170 dB for law enforcement operations. For added flexibility, the new generation can be used either with a conventional flash-bang charge or with a newly developed perchlorate-free one, which also produces less smoke.

 

Rheinmetall has also improved the performance of the classic Spirco rapid smoke/obscurant grenade. In addition, its new red phosphorous smoke/obscurant grenade, known as ISIS (standing for "Infrared Smoke Instantaneous Spread"), creates a smokescreen in the space of a second that is impenetrable to optical, night vision and infrared devices.

 

Designed for illumination and signalling, the Group's handheld Mithras rockets make it possible to engage hostile forces around the clock. They feature ranges of 300, 600 and 1,000 metres, and come in normal and IR versions. The British armed forces have already introduced this innovative signalling rocket.

 

Mobility

 

The Rheinmetall MAN Military Vehicles division makes numerous vehicles that substantially enhance the mobility and operational effectiveness of miltary and law enforcement units. For example, the German Military Police use a water cannon version of the Yak protected command and mission-specific vehicle.

 

A joint development of Rheinmetall and Krauss-Maffei Wegmann, the Armoured Multi Purpose Vehicle, or AMPV, is currently undergoing Bundeswehr trials.

 

Finally, the robust all-terrain vehicles of the HX/SX family and the TGM model series assure first-class mobility. Scale models of the Yak, AMPV and TGM are all on display at the Rheinmetall stand.

 

Protection

 

Rheinmetall is also a many-sided partner in the field of ballistic protection. On show at Milipol is the VERhA-product range by Rheinmetall Verseidag Protection Systems, consisting of high-performance, lightweight materials which are installed in special vehicles, helicopters and ships to protect their occupants. Inserts for bullet-resistant vests can also be inspected at the company's stand. In addition, Rheinmetall Chempro is presenting its practical Mobile Modular Protection System, or MMS. Whether it is used for reinforcing mobile checkpoints, for hardening shelters in forward operating bases or protecting portholes and machine gun positions on board ships, the MMS assures maximum flexibility in all climate zones, meeting the need for swiftly deployable protection in accordance with STANAG 4569, even in difficult terrain.

 

Rheinmetall's major presence at Milipol 2011 underscores yet again the Group's multifaceted role as a leading supplier of systems and equipment for the world's armed forces and law enforcement agencies.

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 16:45

http://3.bp.blogspot.com/-jwAXNed-HGU/TpvjxUNEN8I/AAAAAAAAKu4/6519EUG1ARI/s400/floating-dock-cumminscommentary.jpg

 

Royal Australian Navy's Collins class submarine in the floating dock. (photo : cumminscommentary)

 

17.10.2011 DEFENSE STUDIES

 

AUSTRALIA'S troubled Collins Class submarines are more than twice as expensive to operate as US Navy nuclear submarines that are more than three times bigger.

Figures obtained by the Herald Sun, show the six Collins subs cost about $630 million a year - or $105 million each - to maintain, making them the most expensive submarines ever to put to sea.
Only two of the fleet of six could go to war at the moment.

The annual price for "sustainment" (maintenance and support) is $415.9 million for 2011-12 with operating costs running at $213.4 million for the year, for a total of $629.3 million.

A US Navy Ohio Class nuclear attack submarine - more than three times the size of a Collins boat - costs about $50 million a year to operate.

The cost figures are revealed as Defence officials say at least two possible contenders for the navy's new submarine fleet - the Spanish S-80 and French-Spanish Scorpene class boat - have been ruled out of the future submarine project.

In 2008, embarrassed navy brass stopped reporting on the performance of the Collins fleet in the Defence annual report.

 

The 2007-08 performance outcome for the Collins fleet showed it achieved 64 per cent of its mission capability, or 559 days of actual availability.

 

 

Since then the figures have been classified "secret", but assuming a similar outcome, then sustaining the subs now costs taxpayers $1,643,835 a day for all six vessels.

 

With only two or three available for duty, that cost blows out to more than $500,000 a day.
Sustainment costs are forecast to be $443 million this year. Since 2004, the costs have more than doubled from $204 million.

 

Opposition defence spokesman Senator David Johnston accused the Government and Defence Minister Stephen Smith of taking their eye off the ball when it came to the submarines.

 

Mr Smith said the Government was being careful about plans for 12 new submarines because 80 per cent of problems with the Collins could be traced back to mistakes in the planning stage.

 

OHIO CLASS NUCLEAR ATTACK SUBMARINE
Displacement = 16,500 tonnes
Length =170 metres
Speed = 12 knots surfaced 20 kts submerged
Crew = 155
Armament = Mark 68 torpedoes, Trident ballistic nuclear armed missiles, Tomahawk cruise missiles

 

COLLINS CLASS SUBMARINES
Displacement = 3000 tonnes
Length = 77 metres
Speed = 10 knots surfaced 21 knots submerged
Crew = 38 to 48
Armament = 6 X 53cm torpedo tubes, Mark 48 torpedoes

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 12:20

http://www.electronicselect.com/_includes/framer.php?base=/images/02-picture-library/thumbnail134x115%20(97).jpg&mask=151x112.png

 

Octobre 17, 2011 electronicselect.com

 

Sofradir va équiper en détecteurs IR les satellites CSO du programme MUSIS Sofradir annonce la signature d'un important contrat portant sur les phases de modèles d'identification et modèles de vol de détecteurs infrarouges pour la prochaine génération de satellites militaires d'observation de la Terre MUSIS/CSO.

 

Dans le cadre de ce contrat de 4 ans, d'un montant supérieur à dix millions d'euros, Sofradir fournira des détecteurs infrarouge modèles de vol de haute résolution à Thalès Alenia Space France (TAS-F), un leader mondial dans le domaine des équipements spatiaux et des satellites. Le montant exact du contrat n'a pas été communiqué. " Après une participation réussie dans les satellites Hélios 2A et 2B, lancés respectivement en 2004 et en 2009, Sofradir est ravi de s'investir dans le projet MUSIS/CSO et d'obtenir une nouvelle fois la confiance du Ministère de la Défense français et de Thalès Alenia Space ", déclare Philippe Bensussan, PDG de Sofradir. " Notre savoir-faire en termes de développement de détecteurs infrarouge de pointe pour l'observation de la Terre est à nouveau renforcé par ce contrat. Nous nous préparons, par ailleurs, à participer à de nouveaux projets spatiaux qui pourront démontrer la fiabilité de nos produits dans des environnements difficiles, en Europe et à l'export. "

 

La Composante Spatiale Optique (CSO) est la contribution du gouvernement français au projet MUSIS (Système d'Imagerie Spatiale Multinational) qui inclut des satellites de reconnaissance optique et radar. La Direction Générale de l’Armement (DGA) a délégué la responsabilité de ce programme au CNES, l’agence spatiale française. En 2010, le CNES a notifié le contrat de développement des satellites CSO à Astrium, une société leader dans le domaine aérospatial.

 

Sofradir a rejoint le projet MUSIS/CSO en 2005, lorsque la société a réalisé une étude de faisabilité et a amorcé le développement préliminaire des détecteurs infrarouge pour CSO. Sofradir achèvera la livraison des détecteurs infrarouge modèles de vol en 2015. Ceux-ci sont basés sur la technologie MCT (Mercure Cadmium Tellure) de Sofradir, un matériau semi-conducteur que seuls quelques fabricants à travers le monde savent maîtriser.

 

A propos de la technologie MCT infrarouge

 

Sofradir utilise la technologie MCT depuis 25 ans. En dehors des Etats-Unis, il est le seul fabricant infrarouge qui produise entre 4 000 et 4 500 détecteurs par an avec cette technologie. Cet important volume de production présente deux avantages majeurs. La quantité produite permet une haute reproductibilité des performances, nécessaire pour les applications spatiales. Il génère également une importante base de données relative aux performances et à la fiabilité des produits. De ce fait, les clients bénéficient directement des améliorations et des innovations issues de ces données.

 

A propos de Sofradir

 

Sofradir conçoit et fabrique des détecteurs infrarouge pour applications militaires, spatiales et industrielles. La société est spécialisée en détecteurs infrarouge refroidis basés sur une technologie à haute performance à base d’alliage de Mercure Cadmium Tellure (MCT). Son large portefeuille de détecteurs couvre l’intégralité du spectre infrarouge. Sofradir propose également des détecteurs MPQ (Multi Puits Quantiques ou QWIP) développés en collaboration avec Thalès.

 

www.sofradir.com

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 08:05
Australia to Spend $6b on Afghan War By 2014

 

October 14, 2011 defense-aerospace.com

(Source: Australian Strategic Policy Institute; issued October 14, 2011)

 

Australia would have spent about $6billion on the war in Afghanistan by the time our troops leave in 2014, according to Defence.

 

Defence Minister Stephen Smith defended the country's decade-long involvement in the conflict in Parliament yesterday. The Opposition expressed bi-partisan support.

 

''It is in our national interest to be in Afghanistan, not just with our alliance partner, the United States, but also with 47 other members of the International Security Assistance Force acting under a United Nations mandate,'' Mr Smith said.

 

He welcomed El Salvador, the latest country to join the coalition, to ISAF. ''Australia's fundamental goal is to prevent Afghanistan from again being used by terrorists to plan and train for attacks on innocent civilians, including Australians, in our region and beyond.''

 

This has come at a cost.

 

With almost 1000 diggers injured or wounded in the country since the war began ADF rehabilitation costs have escalated year after year. A Defence spokesman said they had jumped from $3 million in 2006-2007 to $12.6 million for 2010-2011.

 

These figures do not include the cost of artificial limbs, appliances, physiotherapy, medications and other prescribed treatments.

 

A total of 30 Australians, 29 ADF members and one who was serving with the British army, have also been killed.

 

''No liability'' payments to Afghan civilians for the deaths of family members, personal injury and damage to property stand at $169,104.

 

Blood money payments are reported to average about $6000, however, this can go higher depending on the status of the individual.

 

Mr Smith said Australia and the other ISAF member nations needed to set out a clear policy for Afghanistan after the troop withdrawals scheduled for 2014.

 

To fail to do so would be to ''send the wrong message to regional neighbours, including Pakistan''.

 

Raspal Khosa, an independent defence analyst formerly with the Australian Strategic Policy Institute, has warned Pakistan is waiting on the Western withdrawal to ramp up its continuing policy of destabilisation in Afghanistan.

 

''They [Pakistan] continue to view Afghanistan as a source of strategic depth in their regional competition with India,'' he said.

 

Australia would have spent $6.75 billion on Operation Slipper and enhanced force protection in Afghanistan by the end of 2013-2014.

 

''Operation Slipper also includes Australia's maritime contributions to security operations in the Arabian Gulf, the Arabian and Red Seas and the Horn of Africa,'' the Defence spokesman said.

 

By far the largest share of the spend has gone to Afghanistan.

The Canberra Times was told the value of major equipment losses in the theatre to date came to $30 million.

 

This includes numerous Bushmaster vehicles and one of Australia's six Chinook helicopters that crashed earlier this year.

 

The figure is based on net book value; the cost of acquisition less depreciation, not replacement cost. It is believed the new Chinooks currently on order from the US will cost about $70 million a machine plus support equipment. With some of the Chinooks in the fleet dating back to the early 1970s, the depreciation would be considerable.

 

Mr Smith said the mission was on track.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 16:25

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/espace-collaboratif/redaction-dicod/an/1407212-1-fre-FR/an.jpg

 

14/10/2011 defense.gouv.fr

 

Gérard Longuet a été auditionné à l'Assemblée nationale mardi 4 octobre dans le cadre du projet de loi de finances pour 2012

 

C'est au sein de la commission de la Défense nationale et des forces armées, à l'Assemblée nationale, que ce mardi 4 octobre a été auditionné le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Gérard Longuet. Il a ainsi pu y répondre aux questions relatives au projet de loi de finances pour 2012.

 

Le verbatim de cette intervention est disponible sur le site de l'Assemblée nationale en cliquant directement sur ce lien.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 16:35
Bulgaria to Host South Eastern Europe Simulation Exercise SEESIM 12

October 13, 2011 defpro.com

 

A conference on the specifications of the computer-assisted exercise of the countries from South Eastern Europe SEESIM 12 is being held in the Boyana Residence. The forum enjoys the participation of over 90 Bulgarian and foreign military and civilian experts in the field of defence. The exercise will take place in Bulgaria in 2012.

 

Computer-assisted exercises SEESIM (South Eastern Europe Simulation) are part of the initiative of the Ministers of Defence of South Eastern Europe (the SEDM Initiative). They have a two-year preparation cycle, and so far, a total of five such exercises have been held. Bulgaria hosted SEESIM in 2008.

 

Deputy Minister of Defence Avgustina Tzvetkova delivered a welcoming address for the participants in the conference today, October 11th. She emphasized that the SEESIM exercises under the SEDM initiative are of key importance to the unification of standards in the participating countries with regard to combating humanitarian crises and delivering aid to population in distress in disaster and emergency situations.

 

The main purpose of SEESIM exercises is to establish and test a system of interrelations and procedures between countries from the region, aimed at facilitating and speeding up the process of requesting and delivering aid in case of natural calamities and other humanitarian disasters.

 

The countries participating in these exercises are the SEDM Member States, the USA, Sweden, and the observer countries Georgia and Moldova. Some additional structures will take part in the exercise in 2012, among which NATO structures, ACT, JWC, JFTC and NC3A; governmental agencies; and non-governmental organizations. The experiment part of the exercise envisages testing the capacity of the latest advancements in information technology for enhancement of the effectiveness of the training and preparation of civil and military structures from the region with regard to participation in operations on non-military crisis relief, as well as Bulgaria’s proposal for the establishment of a network for training and exercises in South Eastern Europe.

 

The leader of the group on the preparation and conduct of the exercise in Bulgaria is Brig. Gen. Marin Nachev, Director for Operations and Training.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 07:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/dga/1_programmes/le-tigre/226727-1-fre-FR/le-tigre.jpg

photo defense.gouv.fr

 

11.10.2001 Michel Cabirol – La Tribune 

 

Les surcoûts de l'opération Harmattan pour la France devraient s'élever à 430 millions d'euros, selon le chef d'état-major des armées l'amiral Edouard Guillaud. Le financement des opérations extérieures sera payé pour partie par la réserve de précaution interministérielle, selon le ministre de la Défense. Les avions et hélicoptères de combat français ont détruit 1.300 objectifs libyens.

 

430 millions d'euros, c'est le nouveau surcoût pour l'intervention des forces françaises en Libye envisagé par le chef de l'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, "si l'opération est prolongée jusqu'au 31 décembre". Fin septembre, les surcoûts étaient estimés "entre 330 et 350 millions d'euros", a-t-il indiqué le 5 octobre devant la commission de la défense à l'Assemblée nationale. Une estimation plus précise par rapport à celle du ministre de la Défense Gérard Longuet, qui les évaluait "entre 300 et 350 millions au 30 septembre".

 

"Aujourd'hui nous ne tirons plus que trois ou quatre bombes ou missiles par jour. La poche de Syrte devrait bientôt être réduite et il ne relève pas de notre mandat de combattre auprès du Conseil national de transition libyen", a-t-il précisé, ajoutant qu'on "compte encore aujourd'hui une vingtaine de sorties par jour". Au total, selon le ministre de la Défense, auditionné pour sa part le 4 octobre, les avions français, comme l'a révélé latribune.fr, "ont largué 950 bombes et tiré 240 missiles air-sol, dont 15 Scalp et 225 AASM. Les hélicoptères ont lancé 431 missiles Hot (...). Pour la première fois depuis très longtemps, des frappes à terre ont également délivrées par des bâtiments de la Marine, soit 3.000 obus de 100 et 78 millimètes"

 

Les missiles de croisières Scalp ont un prix unitaire de 626.000 euros hors taxe, selon un rapport du ministère de la Défense, tandis que les bombes de précision AASM s'élèvent à 350.000 euros selon une estimation du site web lepoint.fr. Le coût des bombes américaines à guidage laser GBU de divers types (GBU-12 de 250 kilos, des bombes GBU-24 de 500 kilos, et des GBU-49) est estimé entre 70.000 et 90.000 dollars (entre 52.100 et 67.000 euros). Enfin, un missile air-sol Hot coûte environ 40.000 euros pièces. Selon Gérard Longuet, la consommation de ces munitions est "compatible avec nos stocks" et le ministère de la Défense a prévu de reconstituer les stocks de missiles et bombes. En 2012, l'amiral Guillaud a annonce que le ministère devra "reconstituer certaines de nos capacités".

 

Les avions de l'armée de l'air et ceux de la Marine ont réalisé "environ 4.500 sorties, soit 20.000 heures de vol, représentant 25 % des sorties de la coalition - un vol de ravitailleur étant également considéré comme une sortie -, 35 % des missions offensives et 20 % des frappes avec plus de 750 objectifs militaires détruits", a détaillé l'amiral Edouard Guillaud. De leur côté, les hélicoptères de l'Aviation légère de l'armée de terre (Alat), "ont conduit une trentaine de raids et détruit 550 objectifs, soit 90 % des frappes de la coalition réalisées par les hélicoptères, les 10 % restants ayant été effectués par les hélicoptères Apache britanniques", a-t-il ajouté. Enfin, les navires de la Royale ont procédé "avec succès à des tirs contre des cibles à terre, ce qui n'avait pas été fait depuis plusieurs dizaines d'années. Ils ont ainsi détruit des véhicules en mouvement mais ont également essuyé des tirs de canons et de missiles", a-t-il indiqué.

 

Au total, le surcoût des opérations extérieures (OPEX) devrait s'établir, selon l'amiral Guillaud, "entre 1,2 et 1,3 milliard d'euros en 2011". "Ce qui signifie, a-t-il expliqué aux députés, que la provision budgétaire (630 millions d'euros, ndlr) devra bénéficier d'un abondement interministériel de l'ordre de 600 millions d'euros". Selon Gérard Longuet, le financement des OPEX sont "pour l'essentiel remboursés dans le cadre de la réserve de précaution interministérielle au lieu de faire l'objet de ponctions sur les crédits d'équipements". "Le Premier ministre m'a donné une assurance écrite en septembre sur ce point", a-t-il précisé.

 

Dans le détail, les surcoûts des OPEX "s'élèvent à 40 millions d'euros en ex-Yougoslavie, à 90 millions au Tchad, à un peu moins de 80 millions au Liban, de 500 à 520 millions en Afghanistan, et pourrait atteindre 430 millions en Libye au 31 décembre prochain. Atalante (lutte contre la piraterie, ndlr) représente une trentaine de millions et Licorne en Côte d'Ivoire, 65 millions. Le reste des opérations coûte au total de l'ordre de 50 millions d'euros". Soit 1,275 milliard d'euros pour 2011.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 05:50

http://www.meretmarine.com/objets/500/32378.jpg

 

Rafale Marine et Hawkeye sur le porte-avions Charles de Gaulle

crédits : EMA

 

13/10/2011 MER et MARINE

 

Le compte rendu des auditions du ministre de la Défense et du Chef d'état-major des armées par la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, intervenues les 4 et 5 octobre, permettent de dresser un premier bilan des opérations françaises en Libye. Défense aérienne, attaque au sol, reconnaissance, surveillance, ravitaillement en vol... Du 19 mars au 30 septembre, les avions de l'armée de l'Air et ceux de la Marine nationale (le groupe aérien du Charles de Gaulle et les avions de patrouille maritime) ont réalisé environ 4500 sorties, soit 20.000 heures de vol, représentant 25 % des sorties de la coalition et 35% des missions offensives. Les appareils français se sont attribués 20% des frappes réalisées contre les forces du colonel Kadhafi, avec plus de 750 objectifs militaires détruits. De son côté, le groupe aéromobile (une quinzaine de Tigre, Gazelle et Puma) embarqué successivement sur les bâtiments de projection et de commandement (BPC) Mistral et Tonnerre a été des plus actifs. Au 30 septembre, les hélicoptères de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (ALAT), appuyés par deux hélicoptères Caracal de l'armée de l'Air, ont conduit depuis les BPC une trentaine de raids et détruit pas moins de 550 objectifs, soit 90% des frappes de la coalition réalisées par les hélicoptères, les 10% restant ayant été effectués par les Apache britanniques du porte-hélicoptère HMS Ocean.


Le groupe aéronaval avec le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)


Le HMS Ocean et le BPC Tonnerre (© : ROYAL NAVY)


Gazelle sur un BPC (© : EMA)


Rafale Marine au catapultage (© : EMA)


Rafale Air avec Scalp EG (© : SIRPA AIR)


Mirage 2000 avec bombes GBU (© : EMA)


AASM (© : SAGEM)

Impressionnante dépense de munitions, dont 3000 obus de marine

Côté munitions, le ministère de la Défense a fait preuve d'une parfaite transparence devant les députés. Toujours au 30 septembre, les avions français avaient largué 950 bombes, 225 Armements Air-Sol Modulaires (AASM) et 15 missiles de croisière Scalp EG. Ce dernier, mis en oeuvre depuis les Rafale Air et Rafale Marine, a été employé pour la première fois au combat, de même que l'AASM à guidage infrarouge. Pour leur baptême du feu à partir d'un BPC, les hélicoptères de l'ALAT ont, quant à eux, lancé quelques 431 missiles anti-char Hot.
Et, avec ses canons, la Marine nationale n'est pas en reste. L'artillerie principale de ses frégates et avisos (types Horizon, F70 AA, F70 ASM, La Fayette et A69) a tiré pas moins de 3000 obus de 100mm et 76mm. « L'utilisation de ces munitions a respecté nos stocks, mais ils devront être recomplétés. Il n'y a pas de problème, sauf à ce que nous ayons rapidement besoin d'une grande quantité de munitions », a précisé le ministre de la Défense.


Tir de 76mm sur une frégate Horizon (© : MARINE NATIONALE)


Soute à munitions d'une frégate Horizon (© : MARINE NATIONALE)

La flotte aux premières loges

Déjà déployée au large de la Libye avant le déclenchement des attaques, la Marine nationale a joué, depuis le début de l'opération Harmattan, un rôle très important. Profitant de la liberté d'action dans les eaux internationales, ses frégates, notamment les nouvelles unités de défense aérienne du type Horizon (Forbin et Chevalier Paul) ont participé immédiatement à la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne. Arrivé sur zone le 22 mars, le porte-avions Charles de Gaulle (qui n'est rentré à Toulon que le 12 août) a pu, grâce à son groupe aérien embarqué, intervenir très vite et au plus près des côtes pour soutenir l'action des forces aériennes basées à terre (avions de l'armée de l'Air), le temps que celles-ci puissent se rapprocher du théâtre d'opération. « Cet équipement a prouvé son utilité en Libye, lors de la phase des frappes aériennes, préalablement à celle de l'intervention des hélicoptères », note le Chef d'état-major des Armées, l'amiral Edouard Guillaud, qui connait d'ailleurs bien le CDG pour en avoir été le commandant de 1999 à 2001. Le concept des BPC a, lui aussi, démontré de façon éclatante sa pertinence. Bâtiments très polyvalents livrés en 2006 et 2007, les Mistral et Tonnerre, qui seront rejoints en 2012 par le Dixmude, peuvent servir aux opérations amphibies avec leurs engins de débarquement, de porte-hélicoptères d'assaut, de navires de commandement et d'hôpitaux flottants. « Nous avons pu apprécier l'extrême utilité de cet équipement dans l'opération Harmattan », a affirmé Gérard Longuet.


Le BPC Mistral au large de la Libye (© : EMA)


Un Tigre du groupe aéromobile (© : EMA)

Assurant la protection du porte-avions et du BPC, tout en faisant respecter l'embargo maritime et l'interdiction aérienne, les frégates et avisos ont été essentiels pour maîtriser l'espace aéromaritime. Leur intervention a notamment permis de protéger le port de Misrata contre plusieurs attaques des forces navales kadhafistes, tout en pilonnant les unités côtières avec leur artillerie principale, ce qui n'était pas arrivé depuis le Liban, au début des années 80. « Nos navires ont procédé avec succès à des tirs contre des cibles à terre, ce qui n'avait pas été fait depuis plusieurs dizaines d'années. Ils ont ainsi détruit des véhicules en mouvement mais ont également essuyé des tirs de canons et de missiles », a précisé lors de son audition l'amiral Edouard Guillaud. Harmattan a d'ailleurs provoqué un regain d'intérêt pour l'artillerie navale, au point que la possibilité de doter certaines des nouvelles frégates multi-missions (FREMM) d'un calibre supérieur (127mm au lieu du 76mm) est de nouveau envisagé.
Le déploiement au large de la Libye, durant de nombreux mois, de la Task Force 473 a, par ailleurs, montré l'impérieuse nécessité de disposer du soutien logistique offert par une flotte de bâtiments de ravitaillement. Et cela tombe bien puisque cette capacité, vieillissante, devra être renouvelée dans les prochaines années. Enfin, d'autres unités de la marine se sont illustrées, mais plus discrètement, comme les avions de patrouille maritime Atlantique 2 et les sous-marins nucléaires d'attaque. Ils ont, notamment, contribué au recueil de renseignements, indispensable pour une telle action.


Ravitaillement d'un BPC (© : MARINE NATIONALE)


Un Atlantique 2 (© : MARINE NATIONALE)


Un SNA français (© : MARINE NATIONALE)

« Aucune armée ne détient seule la capacité de résoudre une crise

Qu'il s'agisse du ministre ou du CEMA, le premier bilan de l'opération Harmattan est considéré comme très positif. « Nos armées ont participé à tous les volets de l'opération : l'embargo maritime, l'interdiction de survol du territoire libyen et la protection des populations - ce dernier volet étant celui qui a provoqué le plus de discussions diplomatiques. De façon inédite et sans préavis, nous avons engagé nos trois armées, ainsi que toutes leurs composantes, soit plus de 40 aéronefs, 20 hélicoptères, une dizaine de bâtiments de combat et de soutien, dont le groupe aéronaval et un bâtiment de projection et de commandement (BPC). Au total, 25 bâtiments se sont succédé pendant sept mois pour assurer la permanence des opérations maritimes », souligne le CEMA, qui est revenu sur certains enseignements, ou confirmations, apportées par l'intervention en Libye. Devant les députés de la Commission de la Défense, l'amiral a notamment insisté sur la complémentarité des différentes armées et la nécessité d'une bonne préparation : « Aucune armée, de l'air, de terre ou de mer, ne détient seule la capacité de résoudre une crise. C'est leur complémentarité et la combinaison de leurs moyens qui donne de l'efficacité à l'action militaire. C'est aussi leur niveau de préparation, d'entraînement et de réactivité qui permet d'agir vite et d'aller droit au but. Nous avons ainsi assisté au retour des opérations combinées, au sens où on l'entend depuis la Seconde Guerre mondiale, exigeant un mécanisme d'horlogerie que très peu de pays sont capables de réaliser. C'est la grande leçon de l'intervention en Libye ».


Mirage 2000 (© : EMA)


Ravitaillement en vol (© : EMA)


Super Etendard Modernisés sur le Charles de Gaulle (© : EMA)


Gazelle sur un BPC (© : EMA)


Frégates françaises (© : MARINE NATIONALE)


Au large de la Libye (© : MARINE NATIONALE)

Et l'amiral de poursuivre : « Il faut toujours se souvenir qu'une capacité ne se réduit jamais à des équipements. Elle s'adosse à une doctrine, à une organisation, à un soutien. Elle n'existe que parce que des soldats sont recrutés, formés et entraînés pour servir un système d'armes. C'est tout le sens du décret de 2009, préparé par mes deux prédécesseurs et qui donne au chef d'état-major des armées le pouvoir de mettre en cohérence les différents piliers qui structurent une capacité. Tout cela montre la cohérence des efforts que nous avons consentis, et ces efforts nous ne devons pas les relâcher ». L'amiral Guillaud a, enfin, relevé la « réactivité de (la) chaîne décisionnelle, pas seulement militaire, (qui) a représenté un atout dans la gestion de crises ». Selon le CEMA : « En discutant avec mes homologues italien, britannique, allemand ou américain, je constate que nous avons atteint une forme d'équilibre que peu de démocraties ont trouvée. Cela donne au chef des armées une grande capacité d'action tout en renforçant le contrôle parlementaire de nos engagements extérieurs. Sans cet équilibre, sans la décision du Président de la République, prise le 19 mars dernier, d'engager nos moyens aériens, les chars de Kadhafi seraient rentrés dans Benghazi ».


L'OTAN aux commandes (© : EMA)

Une occasion manquée pour l'Europe, notamment au niveau maritime

Déclenchées par la France et la Grande-Bretagne afin de protéger les populations libyennes, l'intervention militaire a été menée sous mandat de l'ONU et plus précisément suite à l'adoption, par le Conseil de sécurité des Nations Unies, le 26 février et le 17 mars, des résolutions 1970 et 1973. Depuis le 31 mars, l'engagement militaire international est passé sous commandement de l'OTAN, qui vient de prolonger de trois mois son engagement. Pour beaucoup, l'Union européenne, encore divisée, a raté une nouvelle fois, avec la Libye l'occasion d'agir. Interrogé sur la question lors de son audition, l'amiral Guillaud en convient : « La politique européenne de sécurité et de défense commune (PSDC) a incontestablement manqué l'occasion de jouer un rôle. Nous étions un certain nombre de pays, dont le Royaume-Uni, à estimer que la mise en oeuvre de l'embargo maritime pouvait être assurée directement par l'Union européenne. Il suffisait de changer le pavillon des navires et d'augmenter de cinq membres l'état-major d'Atalante (opération aéronavale européenne de lutte contre la piraterie créée fin 2008 avec un QG en Grande-Bretagne, ndlr). L'OTAN et les États-Unis étaient d'accord. Mais la Haute représentante n'a pas saisi la balle et la microstructure militaire de l'Union a estimé que proposer cette solution ne ressortait pas de son mandat. Il ne faudrait pas manquer la prochaine occasion ».


Le Forbin escortant le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Achever la mission et se reconstituer en 2012

L'engagement français en Libye, où les derniers bastions kadhafistes sont acculés par les forces de l'opposition soutenues par les moyens de l'OTAN, a bien évidemment un coût financier. « Les surcoûts au 30 septembre sont estimés entre 330 et 350 millions d'euros, ce qui conduit à une estimation de l'ordre de 430 si l'opération est prolongée jusqu'au 31 décembre. Mais nous assistons à une réduction du tempo des opérations ; aujourd'hui nous ne tirons plus que trois ou quatre bombes ou missiles par jour. La poche de Syrte devrait être bientôt réduite et il ne relève pas de notre mandat de combattre auprès du conseil national de transition libyen », indiquait le CEMA le 5 octobre. La veille, le ministre de la Défense précisait que le dispositif militaire serait maintenu aussi longtemps que nécessaire : « L'intervention en Libye se poursuivra tant qu'il y aura des risques d'affrontement entre les troupes ; à ce stade, il n'en reste que de façon résiduelle. Pour l'ensemble de la Libye, nous devrions régler cette question dans quelques semaines ; il ne s'agit plus que de traiter quelques points de résistance identifiés pouvant gêner les populations civiles ».
Alors que la fin des opérations en Libye semble proche, les militaires vont devoir, après l'important effort consenti, se remettre en ordre de bataille. Reconstitution des stocks de munitions, entretien de matériels très sollicités, rattrapage du retard pris dans les programmes de formation, notamment des pilotes de l'aéronavale... « Nous devrons reconstituer certaines de nos capacités. Ainsi, l'opération Harmattan aura consommé environ 1000 bombes, 600 missiles, 1500 roquettes, sans compter des milliers d'obus de différents calibres. Il nous faut avancer ou compléter des opérations de maintenance pour redonner du potentiel à nos matériels, rattraper un certain nombre de retards pris en matière de qualification des pilotes les plus jeunes - les pilotes les plus expérimentés étant engagés dans des combats, ils ne peuvent participer à l'instruction », note le CEMA.


Mirage 2000 (© : EMA)

« Nous sommes très bon marché »

D'après l'amiral Guillaud, le coût des opérations extérieures menées cette année se décline ainsi : « Les interventions s'élèvent à environ 40 millions d'euros dans l'ex Yougoslavie, à 90 millions au Tchad, à un peu moins de 80 millions au Liban, de 500 à 520 millions en Afghanistan, et pourraient atteindre 430 millions en Libye au 31 décembre prochain. Atalante représente une trentaine de millions et Licorne, en Côte d'Ivoire, 65 millions. Le reste des opérations coûte au total de l'ordre de 50 millions d'euros ». Les interventions ayant été très nombreuses cette année, le surcoût des OPEX est estimé à 1.3 milliard d'euros. Mais, précise le CEMA, « hors opération Harmattan, les surcoûts des OPEX se stabilisent par rapport aux années antérieures, pour un montant de l'ordre de 870 millions d'euros, contre 630 millions provisionnés et reconduits ». Et l'amiral d'en profiter, devant les députés, pour tirer au salve contre les comptables du ministère de l'Economie : « Certains disent, notamment à Bercy, que nous coûtons cher. Mais si l'on fait une comparaison avec d'autres pays, il apparaît que nous sommes très bon marché ».



Frégate du type La Fayette au large de la Libye (© : EMA)

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 17:20

http://rt.com/files/politics/kuril-islands-defense-tanks-663/i378cd456adb90cefd2d8f3ef8ba2fc46_buk.n.jpg

source RT.com

 

12 October, 2011, RT.com

 

Russia is to continue supplying advanced defensive weaponry to the Southern Kuril Islands, which have long been the subject of a territorial dispute between Moscow and Tokyo.

 

So far, the Russian troops deployed on the group of Pacific Ocean islands have received air defense missile systems, heavy weaponry and communications technology. The defenses are now to receive a further upgrade, reports Interfax.

 

"Buk-M1 surface-to-air missile (SAM) systems, modern communications systems and heavy armor, including a battalion of T-80 tanks, have already been delivered to the Kurils," a high-ranking official at the Defense Ministry told Interfax on Wednesday."The provision of modern weapons and hardware for the troops in the Kurils will continue."

 

In particular, the source did not rule out that Pantsir-S1 mobile missile antiaircraft weapon systems will be deployed in the region, while Buk-M1 systems will be replaced by a new version – Buk-M2.

 

Meanwhile, new military towns complete with all necessary infrastructure are being built on Kunashir and Iturup islands.

Russia's chief of army staff, Nikolai Makarov, previously said the Kremlin was committed to fielding its latest military technologies on the Kuril Islands.

 

Earlier, Russia’s chief of army staff Nikolay Makarov said that Moscow planned to equip the Kurils with weaponry that would “guarantee security for the Russian territory from sea, air and land.” In particular, the mobile coastal missile system (MCMS) Bastion with anti-ship missiles Yakhont is due to be supplied for the troops deployed on the islands.

 

"By 2014, at the latest 2015, the grouping in the Kurils will have an absolutely new look with modern weapons and military hardware," Makarov told Interfax.

 

The personnel will not be increased though. However, its potential will grow significantly, the Army chief pointed out.

In February, President Dmitry Medvedev ordered that sufficient weaponry be deployed on the Kuril Islands to guarantee the security of the disputed territory.

 

Moscow’s stance is clear: it does want to maintain good relations with the neighbors, but Russia’s sovereignty over the islands is irrefutable – they are an integral part of the country.

 

The Southern Kurils – comprising the islands Kunashir, Shikotan, the Khabomai Rocks and Iturup – fell underSoviet control after WW2 and have since been considered Russian territory. Tokyo, however, insists that the four islands of the archipelago – known as the Northern Territories by the Japanese – belong to them.

 

The dispute has been going on for years now with the sides repeatedly exchanging heated comments. The status of the territory was a major stumbling block in the signing of the Moscow-Tokyo peace agreement following WW2. Tensions intensified even further at the end of last year when several high-ranking Russian officials, including President Medvedev, visited the Kurils.

 

In July, Moscow and Tokyo created a historical commission to study thorny issues in bilateral relations and discuss the peace treaty in “a more favorable atmosphere.”

 

In September, in his first telephone conversation with Dmitry Medvedev, Japan's new Prime Minister Yoshihiko Noda expressed his willingness to resolve the territorial dispute and sign a peace treaty, reported Japan’s Kiodo agency.

 

However, when several days later Russian security chief Nikolay Patrushev arrived on a working visit to the Kurils, the usual barbed exchange of diplomatic comments followed. Japan’s government expressed its regret over the visit and called it “unacceptable.” The Russian Foreign Ministry hit back saying that visits by Russian officials to the islands were “an internal matter for our country” and any outside assessment was inappropriate.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 16:35
Des Afghans à Saint-Astier. Des vrais et des plastrons


12.10.2011 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Des Afghans à Saint-Astier (près de Périgueux), ce n'est pas une nouveauté. Un groupe de policiers a déjà pris part à des sessions de formation des POMLT, les équipes de mentoring chargées de conseiller la police afghane, en novembre 2010 puis en juin dernier. "C'est un problème clé, explique le lieutenant-colonel Renault, le chef de la division Relations internationales du CNEFG: il faut former les mentors avant leur départ pour l'Afghanistan. Et la présence de cadres afghans apporte un plus". 
Actuellement, un troisième groupe d'officiers de police afghans se trouve au CNEFG pour un séjour de deux semaines au cours duquel ces policiers vont contribuer à la préparation de leurs camarades européens (je reviendrai dans un prochain post sur les POMLT néeerlandaises que j'ai pu suivre lors de leur formation). CNEFG2 083.jpg
Les 26 officiers de l'Afghan Border Police (accompagnés par une dizaine d'interprètes et de conseillers culturels) sont sous les ordres du colonel Mohamed Sedeqi qui commande les 4 000 hommes de l'Afghan Border Police en Zone 5 (nord de l'Afghanistan, sur une frontière de 2 500 km, avec cinq autres pays!).
"Après trois décennies de guerre et grâce au soutien international, mes hommes sont désormais des policiers expérimentés. Ils peuvent donc partager leurs expériences mais ils doivent aussi apprendre", explique l'officier qui reconnaît les carences des forces de police afghanes: "Effectifs encore insuffisants, manque d'armes lourdes, manque de véhicules blindés, besoins en formation...". 
Le séjour des cadres afghans à Saint-Astier leur permet cet échange: d'une part, des policiers peuvent présenter aux POMLT de la gendarmerie européenne (actuellement des Néerlandais, des Lituaniens et des Français) les défis culturels, matériels et sécuritaires qu'ils vont devoir relever en Afghanistan; d'autre part, ils apprennent à connaître les hommes qui vont les conseiller, les former et les soutenir pendant les six prochains mois. Dix jours de théorie, puis cinq jours de pratique dans des ateliers: check-point, contrôle de foule, fouille de compounds, attentat-suicide...

CNEFG2 034.jpg

Voilà pour les "vrais" afghans. Et les "faux"? Les élèves gendarmes qui effectuent tous, au terme de leur formation, un court séjour au CNEFG, ont été réquisitionnés pour le plastron. Tantôt sympathiques villageois, tantôt trafiquants d'armes, voire talibans..., ils jouent le jeu avec ferveur et réalisme. Képi bas! Ce n'est pas drôle d'être fouillés sans ménagement, d'être jetés dans un fossé, ligotés, sous l'oeil farouche de collègues afghans et néerlandais.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 07:40

http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/photo/art/default/940103-1115389.jpg?v=1318337540

 

11 Octobre 2011 par Jean-Dominique Merchet

 

Lors de son audition devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale, le 4 octobre, le ministre de la Défense a donné des précisions sur les munitions utilisées par les armées françaises durant la campagne de Libye.  "Les avions ont largué 950 bombes et tiré 240 missiles air-sol, dont 15 SCALP et 225 A2SM. Les hélicoptères ont lancé 431 missiles HOT dont notre armée est dotée depuis des années. Des frappes à terre ont également été délivrées par des bâtiments de la marine, soit 3 000 obus de 100 et 78 millimètres". Il convient d'ajouter les obus tirés par les hélicoptères de combat dont le chiffre n'est pas précisé.

 

L’utilisation de ces munitions a respecté nos stocks, mais ils devront être recomplétés, a ajouté le ministre. Il n’y a pas de problème, sauf à ce que nous ayons rapidement besoin d’une grande quantité de munitions".

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 17:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/111011-libye-operation-du-cassard-au-large-de-syrte/operation-du-cassard-au-large-de-syrte-3/1402213-2-fre-FR/operation-du-cassard-au-large-de-syrte-3.jpg

 

11/10/2011 Sources : EMA

 

Fin septembre 2011, la frégate anti-aérienne Cassard a participé pour la dernière fois à l’appui d’un raid d’hélicoptères français avant de se désengager de la Task force 473.

 

Cette nuit-là, le groupement aéromobile déployé sur le BPC Tonnerre effectue une opération de reconnaissance offensive à l’ouest de Syrte. Comme pour chaque opération menée par les hélicoptères, la frégate se positionne au plus près du Tonnerre et remplit simultanément plusieurs missions : surveillance des activités en surface et aérienne, veille sonar, interception de fréquences radio…« Nous sommes parés à détecter et contrer toute menace venant des airs, de la mer, ou de la terre » explique le commandant adjoint-opérations (Comops) du Cassard . Depuis le central opérations, pièce semi-obscure au cœur du bâtiment de combat, une trentaine d’opérateurs établit la situation tactique en continu et se tient prête à mettre en œuvre les armements contre toute menace venant des airs, de la surface ou de sous la mer. « Cela facilite le travail des hélicoptères, qui n’ont pas à se soucier de l’environnement aéromaritime et peuvent ainsi se focaliser sur leur mission », ajoute le Comops.

 

« Le BPC exige plus d’attention de son ange gardien lors des phases de décollages et d’atterrissages des hélicoptères » explique le capitaine de vaisseau Benoît Courau, commandant le Cassard.  « Le fait qu’une frégate assure la protection du BPC signifie qu’il a une contrainte de moins à gérer ».

 

Grâce à son système de liaison et de partage de données tactiques, le Cassard assure aussi l’interface entre l’état-major de la TF 473 et le centre de coordination aérien (CAOC) de l’opération Unified Protector de l’OTAN. « Nous activons les zones dans lesquelles les hélicoptères vont évoluer » reprend le Comops. « Puis, pendant l’opération, nous contrôlons les mouvements aériens dans ces zones et assurons éventuellement la ‘déconfliction’ [prévention et résolution des interférences entre aéronefs] en cas de forte affluence ». Drones, avions de chasse, de surveillance et ravitailleurs : plus de cent vingt aéronefs circulent chaque jour au-dessus du sol libyen. « C’est aussi grâce à ce système de liaison de données que l’ensemble des moyens alliés partagent en temps réel les pistes qu’ils détectent au fur et à mesure que se déroule l’opération » conclut-il.

 

Le 30 septembre 2011, Cassard a été relevé par la frégate de défense aérienne Chevalier Paul , après quarante jours d’opérations dans le cadre de l’opération Harmattan .

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/111011-libye-operation-du-cassard-au-large-de-syrte/operation-du-cassard-au-large-de-syrte-2/1402208-2-fre-FR/operation-du-cassard-au-large-de-syrte-2.jpg

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 17:25

http://www.army-guide.com/eng/images/ampv1318249287.jpg

 

10.10.2011 KMW - army-guide.com

 

Outstanding levels of tactical, operational and strategic mobility, compelling combat effectiveness and maximum survivability are key requirements imposed on modern military vehicles today – whether they are designed primarily for combat, command and control, mission-specific roles or transport.

 

In contemporary conflicts, where the threat is often asymmetric yet deadly, protecting troops deployed in harm’s way from hostile fire, IED attacks, CBRN agents and even extreme climates conditions has become a top priority for commanders worldwide: around the clock and in every branch of every service.

 

This is reflected in the current procurement plans of the armed forces of many nations, including the Bundeswehr’s GFF/GTF project to develop protected C4I and mission-specific vehicles as well as protected transport capacity.

 

Under this programme, Rheinmetall and Krauss-Maffei Wegmann (KMW) of Germany have joined forces to develop a highly protected family of armoured multipurpose vehicles (AMPV) in the weight class up to 9 ton. Their design and layout take full account of operational experience accumulated by the German armed forces in Afghanistan and elsewhere. Engineered exclusively to meet the needs of the modern military, the AMPV family consists of two separate branches.

 

The AMPV,a prototype version of which is currently undergoing qualification by the German armed forces, is slightly over five metres long, two metres wide and two metres high. Empty, it weighs 7.3 tons and can carry a two-ton payload. The highly protected vehicle cell consists of a self-supporting steel hull with composite armour. Spall liners, reinforced flooring and cellular design offer excellent protection against mines and IEDs; while add-on armour modules supply extra ballistic protection.

 

High mobility likewise contributes to a vehicle’s overall battlefield survivability, and the AMPV design reflects this. The vehicle’s robust chassis, featuring independent wheel suspension, is engineered to withstand maximum punishment. An automatic transmission, permanent all-wheel drive, automatic differential locking management and combat wheels with a central tyre inflation system combine to assure superb mobility even in the toughest terrain.

 

A patrol version of AMPV (with an unprotected load space) will be available, as well as mission module carriers with a safety cell extending all the way back to the rear of the vehicle. For enhanced lethality, a remote control weapon station up to calibre .50 can be mounted on any AMPV vehicle.

 

Extremely compact, all members of the AMPV family largely consist of identical components, especially the logistically relevant parts of the vehicle. Moreover, their essentially uniform, highly ergonomic design makes all AMPV vehicles easy to operate as well as facilitating logistics and training.

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 07:25
US soldiers in midst of equipment revolution

 

October 10th, 2011 DEFENCE TALK AFP

 

Kevlar underwear, enhanced night-vision goggles and portable solar panels: the US military is seeing a gear revolution, thanks to the lessons learned during 10 years of war in Afghanistan and Iraq.

 

The M4 rifle remains the basic firearm of the American GI, but the addition of many gizmos now makes the soldier look more like Inspector Gadget than GI Joe: the typical gear kit includes 73 items, from clothes to weapons.

 

Program Executive Office Soldier, the military unit responsible for inventing and producing army equipment, says some items are designed to better protect soldiers on the ground, while others help them understand the terrain.

 

Since 2004, every soldier has been issued a bulletproof vest with extra protection panels.

 

But the increased use of improvised explosive devices (IEDs), responsible for more than half the deaths of US soldiers in Afghanistan, has led to the development of new protective gear.

 

Over the next two months, "tens of thousands" of Kevlar outergarments to protect the pelvic area will be sent to US soldiers in Afghanistan, according to Colonel William Cole, who is part of the PEO Soldier unit.

 

"It protects soldiers if they step on an anti-personnel IED. It can really mitigate their injuries," he told reporters.

 

The protective outergarment is worn over the soldier's fatigues.

 

Soldiers in Afghanistan also will have a Kevlar undergarment, similar to a pair of biker shorts, which helps protect them against infections caused by dirt and stones kicked up in a blast.

 

"When you keep the wound area clean, you prevent follow-on infections," Cole said.

 

To combat the frequent traumatic brain injuries suffered by troops in both Afghanistan and Iraq, which doctors say often lead to cases of post-traumatic stress disorder, helmets are being tricked out with sensors.

 

"When a soldier is caught in an IED event, we will be able to immediately download the data from his helmet to determine what kind of impact the helmet got to help the medical community correlate that to what kind of brain injury he might have," Cole said.

 

Colonel Stephanie Foster, the program manager for the unit's Soldiers, Sensors and Lasers project, expresses her pride in the new "Individual Gunshot Detector" system, which will help soldiers locate hidden snipers.

 

"You can wear it on the shoulder or other parts of your equipment," Foster said of the IGD sensor, 5,000 of which are already being used on the ground.

 

"Basically you have the ability to have counter-sniper situational awareness. With its acoustic device, you'll be able to get the range and direction of the incoming fire."

 

For night-time combat, modern armies have the upper hand over insurgents thanks to night-vision goggles. The new-generation eyewear, which is just reaching the field, will allow troops to more easily detect enemy fighters.

 

Other gadgets in the works -- like the lightweight Joint Effects Targeting System -- will allow soldiers to use a laser target to guide an air strike.

 

The US military currently uses a laser designator weighing several kilos (pounds) which is mounted on a tripod.

 

The use of too many electronic gadgets can be cause for concern.

 

"When you're in an hostile environment, how do you recharge your batteries?" wonders Bill Brower, a deputy project manager, displaying a box as big as a pack of cigarettes.

 

"It's basically a power manager. With it, I can take power from virtually any source. If I come across an old car battery, I can plug this in."

 

If there are no power sources around, soldiers can always use a portable solar blanket covered with mini-solar panels, which can be used to charge up a small computer.

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 16:45

http://www.latribune.fr/getImage.php?ID=907204&ext=jpg&W=300&H=9999

photo Reuters

 

06/10/2011 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les forces françaises ont utilisé 4.621 munitions, dont quinze missiles de croisière Scalp, pour l'opération Harmattan, selon le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

 

On en sait plus sur la quantité de munitions utilisées en Libye par les forces françaises. Des informations jusqu'ici tenues secrètes. Lors de son audition à l'Assemblée nationale mardi, qui n'était pas ouverte à la presse, le ministre de la Défense Gérard Longuet a révélé aux députés de la commission de la défense le nombre de missiles et bombes tirés par les forces françaises engagées sur le théâtre d'opération Harmattan.

 

Selon des sources concordantes, interrogées par latribune.fr, 240 missiles, dont 15 missiles de croisières Scalp (au prix unitaire de 626.000 euros hors taxe selon un rapport du ministère de la Défense) et 225 bombes de précision AASM (350.000 euros selon une estimation du site web lepoint.fr), ont été tirés par les Mirage et Rafale de l'armée de l'air, a indiqué le ministre de la Défense.

 

En outre, ils ont déversé sur les cibles libyennes 950 bombes américaines à guidage laser GBU de divers types (GBU-12 de 250 kilos, des bombes GBU-24 de 500 kilos, et des GBU-49), dont le coût est estimé entre 70.000 et 90.000 dollars (entre 52.100 et 67.000 euros). Enfin, les hélicoptères de l'aviation légère de l'armée de Terre (Alat) ont utilisé 431 missiles air-sol Hot (40.000 euros pièces) et la Marine a tiré 3.000 obus.

 

Selon Gérard Longuet, la consommation de ces munitions est  "compatible avec nos stocks". Le ministère de la Défense a prévu de reconstituer les stocks de missiles et bombes.

 

Au total, les surcoûts de l'opération Harmattan ont atteint entre 300 et 350 millions d'euros (primes, munitions...) pour vaincre les troupes du colonel Kadhafi.

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 12:15

http://1.bp.blogspot.com/_3wZSwFvZzqM/Sd7mOLMQMMI/AAAAAAAACFU/BtHVMYeX5is/s1600/HQ-16-4x-53ae0b70h672babdf918b.jpg

source china-defense.blogspot.com

 

October 7, 2011: STRATEGY PAGE

 

China has put into service at least one battalion of its new HQ-16A anti-aircraft missiles. This is a land based version of the HQ-16 system used in ships (and fired from VLS (Vertical Launch System) containers. This system is a license built version of the Russian Buk M2 anti-aircraft missile systems. These are the latest version of the SAM-6 class missiles, which proved so effective in the 1973 Arab Israeli war.

 

The M2E missiles weigh 328 kg (720 pounds) and have a max range of 40 kilometers. The land based version has four missiles carried on a tracked vehicle. The target acquisition radar has a range of over 150 kilometers. The export version is called the LY-80. The system can hit targets as high as 10,000 meters (31,000 feet) and as low as a hundred meters (310 feet). The system is carried by an 8x8 truck that contains the radar behind the cab, and behind those are four shipping/firing containers for missiles. These containers are tilted back so that the missiles can be fired straight up, just as they are from VLS cells.

 

The HQ-16 naval version has the missiles fired out of a vertical storage/launch cell that is flush with the deck of the ship. This is a system pioneered by the United States. This is one reason China has developed new ship designs to replace the Russian ones it has been using for over half a century.

 

http://2.bp.blogspot.com/_3wZSwFvZzqM/Sd7mUbcYBGI/AAAAAAAACFs/D65q5yUtyKY/s1600/HQ-16-planman53ae0b70h63f9f0a6c9d8.jpg

Planeman's impression - source china-defense.blogspot.com

 

http://3.bp.blogspot.com/_3wZSwFvZzqM/Sd7mShggcyI/AAAAAAAACFk/eQvGMIKZC8o/s1600/HQ-16-Land-53ae0b70h62298f300831.jpg

source china-defense.blogspot.com

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 12:05

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/71/20080106_Calibration.jpg

photo US Army

 

October 7, 2011: STRATEGY PAGE

 

Saudi Arabia is expanding its towed artillery forces by purchasing 36 M777A2 155mm towed howitzers from the United States, along with 17,136 rounds of High Explosive (HE) ammunition and 2,304 rounds of longer range Rocket Assisted Projectiles (RAPs). Also being bought are 54 M119A2 105mm towed howitzers. 

 

The Saudis are also buying 432 HMMWV (hummer) vehicles to tow the guns, haul ammo and carry the crews and their gear. For fire control, they are also buying six AN/TPQ-36V Fire Finder Radar Systems (for spotting the location of enemy artillery firing towards them.) Finally, the Saudis are buying 24 Advanced Field Artillery Tactical Data Systems (AFATDS), which are computer-based fire control systems that can co-ordinate air strikes, mortars fire and howitzer fire.

 

The M777 is a British design and, at four tons, is the lightest 155mm towed howitzer ever fielded. A crew of five fires regular rounds to 24 kilometers and RAP rounds to 40 kilometers. M777 Fire control is handled by computerized system that allows faster response time and more accurate shooting. Users have found the M777 accurate and reliable. The M119A2 is another British design. Each one weighs 2.1 tons, has a crew of five and a range 13.7 kilometers (19.5 kilometers with RAP shells).

 

Saudi Arabia already has some older towed 105mm howitzers, which the new ones will complement, and eventually replace. These howitzers are used in batteries of six guns.

 

Saudi Arabia is not buying any of the new GPS guided 155mm Excalibur shell. Excalibur makes 155mm shells as accurate as smart bombs, and is considered necessary when artillery is used in proximity to civilians. Excalibur also reduces the number of shells used. The Excalibur also doubles the M777 range, to 40 kilometers, without losing any accuracy.

 

While the Excalibur proved useful in Iraq, it didn't increase the workload of the few 155mm howitzers that were being used there. But Afghanistan was a different story, with the troops spread over a much larger area. This was the kind of situation that the new M777 towed 155mm howitzer was made for. So the army and marine artillery battalions attached to combat brigades are again training on their howitzers, and preparing to operate as artillerymen again, in Afghanistan. Saudi Arabia is expected to be more like Afghanistan as far as the Saudis are concerned.

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 11:30
India studying NATO offer on joining missile programme

 

October 7, 2011 T. S. Subramanian – THE HINDU

 

DRDO is getting ready to launch Agni-II Prime

 

The North Atlantic Treaty Organisation's (NATO) invitation to India in the first week of September to be a partner in its ballistic missile defence (BMD) programme is being analysed, according to V.K. Saraswat, Scientific Adviser to the Defence Minister.

 

“We are analysing the report. It is under consideration,” he said on September 30 after the successful launch of the Agni-II ballistic missile from the Wheeler Island on the Orissa coast.

 

India has so far conducted six interceptor missile tests as part of its quest to establish a credible shield against ballistic missiles launched from adversarial countries. Of these, five interceptor tests, including the first three in a row, were successful.

 

The first interceptor missile test took place in November 2006.

 

These six tests featured a missile launched from the Integrated Test Range (ITR) at Chandipur on the Orissa coast, mimicking the path of a ballistic missile coming from an “enemy country” and an interceptor launched from the Wheeler Island destroying the incoming missile in mid-flight.

 

The Defence Research and Development Organisation (DRDO) is the author of India's BMD programme and Dr. Saraswat is the programme's architect. He is DRDO Director-General.

Ballistic clash

 

A top DRDO official had described an interceptor destroying an incoming ballistic missile in mid-flight as “hitting a bullet with a bullet.”

 

After three successful test-flights of Shourya, Prithvi-II and Agni-II missiles, all surface-to-surface missiles, on September 24, 26 and 30, the DRDO is getting ready to launch Agni-II Prime from the Wheeler Island. “The two stages of Agni-II Prime, their rocket motors and the re-entry vehicle are ready,” the DRDO Director-General said.

 

Tessy Thomas, Project Director, Agni-II Prime, said: “We are flying” the Agni-II Prime in the first week of November and that “everything is ready” for the launch. The two-stage missile has a range of 3,000 km.

 

It will lift off from a road-mobile launcher, that is, a huge truck. Ms. Thomas was confident that a problem in the control system of Agni-II Prime in its maiden flight in December 2010 would be overcome this time.

 

The DRDO is also busy with the maiden launch of the Agni-V ballistic missile in December. The three-stage, surface-to-surface missile can take out targets 5,000 km away.

On schedule

 

“Agni-V is on schedule. We will launch it as announced by the Raksha Mantri [Defence Minister A.K. Antony] by the end of this year,” said Avinash Chander, Chief Controller (Missiles and Strategic Systems), DRDO. “All the sub-systems have been tested.”

 

Both the Agni-II Prime and Agni-V can carry nuclear warheads.

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 07:55
Le Batral La Grandière crédits : MARINE NATIONALE

Le Batral La Grandière crédits : MARINE NATIONALE

 

07/10/2011 MER et MARINE

 

Appelés BMM, pour bâtiments multi-missions, les successeurs des bâtiments de transport légers (Batral) de la Marine nationale seront commandés l'an prochain. Ce nouveau programme remplace l'ancien projet BIS (bâtiment d'intervention et de souveraineté). Cet été, la Direction Générale de l'Armement (DGA) a lancé un appel à projets en vue de notifier en 2012 le contrat, dont le financement est prévu par le projet de loi de finances. Différent du programme BSAH (bâtiments de soutien et d'assistance hauturier), qui sera lui aussi lancé l'année prochaine, le programme BMM va voir l'acquisition de trois navires afin de remplacer les Batral Dumont d'Urville, Jacques Carter et La Grandière. Les nouvelles unités seront basées aux Antilles, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie.


Le Batral Dumont d'Urville (© : MARINE NATIONALE)

Mise en service en 2014

Les BMM, dont la livraison est prévue à partir de 2014, seront des navires de type supply, c'est-à-dire des bateaux des bateaux de soutien et de ravitaillement, à l'image de ceux exploités dans le secteur offshore. Construits aux normes civiles, ils mesureront 60 à 80 mètres et afficheront un déplacement d'au moins 1000 tonnes. La DGA a spécifié que ces bâtiments devaient avoir une grue pour l'embarquement de conteneurs, pouvoir mettre en oeuvre des embarcations rapides et des plongeurs, être en mesure de transporter des armes et des munitions, et présenter une autonomie importante, leur permettant de tenir au moins 20 jours en opérations. De nombreux designs de navires peuvent correspondre à ces besoins. Dans le cadre du projet BIS, Rolls-Royce avait, par exemple, proposé plusieurs versions militaires de ses célèbres remorqueurs du type UT, qui rencontrent un certain succès auprès de différentes marines et garde-côtes. Mais le groupe britannique et ses bureaux d'études norvégiens ne sont sans doute pas les seuls sur les rangs. Le groupe français Piriou, qui a développé une gamme de patrouilleurs polyvalents de 60 à 80 mètres, les Multipurpose Offshore Patrol Vessel (MPOV), peut par exemple se positionner .


Navire du type UT512 (© : ROLLS-ROYCE)


Navire du type UT515 (© : ROLLS-ROYCE)

Un financement interministériel

Contrairement aux BSAH, les BMM ne vont pas faire l'objet d'un partenariat public privé. En revanche, et c'est une grande nouveauté, il s'agit d'un programme dont le financement sera interministériel. En dehors du ministère de la Défense, qui pilote le dossier via la DGA, les ministères de l'Intérieur, des Pêches (Agriculture) et des Transports (Ecologie), ainsi que des Finances (dont dépend la Douane) vont également mettre la main à la poche. Car les BMM, qui seront armés par la Marine nationale, ne rempliront pas que des missions militaires, comme la surveillance et le contrôle des espaces océaniques outre-mer, ainsi que le transport de personnels et de matériel de l'armée de Terre. Leur action concernera aussi d'autres ministères, puisqu'ils assureront des missions de police des pêches, de lutte contre les trafics et l'immigration clandestine, de lutte contre les pollutions ou encore de soutien logistique des territoires ultramarins et d'aide humanitaire aux pays riverains suite à des catastrophes naturelles. La mutualisation de leur acquisition en interministériel, dans l'esprit de la nouvelle Fonction Garde Côtes (FGC), est donc logique.


Débarquement depuis le La Grandière (© : MARINE NATIONALE)


Blindé débarqué du Dumont d'Urville (© : MARINE NATIONALE)

Abandon des capacités amphibies

Entre les Batral et les BMM, la grande nouveauté est l'abandon des capacités de débarquement amphibies. Mis en service entre 1983 et 1987 (deux autres unités plus anciennes, les Champlain et Francis Garnier, ayant déjà été désarmés), les Batral ont, à l'époque de la guerre froide, été conçus pouvoir déployer une compagnie d'intervention Guépard de l'armée de Terre. Bateaux à fond plat pouvant s'échouer sur une plage, les Dumont d'Urville, Jacques Carter et La Grandière, longs de 80 mètres pour un déplacement de 1330 tonnes en charge, ont la possibilité de projeter 140 soldats et 12 véhicules, dont des blindés. L'embarquement et le débarquement des hommes et surtout du matériel se fait au moyen d'une rampe, qui se déploie après l'ouverture de la grande porte de proue. L'évolution des missions et des besoins, ces dernières années, a rendu moins évidente la nécessité de disposer, sur les successeurs de Batral, de capacités amphibies. Celles-ci auraient été intéressantes, comme l'histoire récente l'a montré, pour intervenir suite à des catastrophes naturelles dans des zones où les infrastructures portuaires sont inexistantes ou hors d'usage. Mais cette option n'a pas été retenue, peut-être dans la mesure où cela aurait nécessité le développement d'un bâtiment spécifique, plus coûteux qu'un supply, type de bateau construit à la chaîne pour l'offshore et logiquement moins onéreux, même avec quelques adaptations.


Le Francis Garnier chargé d'aide humanitaire pour Haïti, en 2008 (© : EMA)


Le Batral Dumont d'Urville (© : MARINE NATIONALE)

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 07:55
Remorqueur-ravitailleur du type Rari crédits : Marine nationale

Remorqueur-ravitailleur du type Rari crédits : Marine nationale

 

07/10/2011 MER et MARINE

 

Le programme des nouveaux bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers (BSAH) a été inscrit au projet de loi de finances 2012, qui prévoit une commande l'an prochain. Les nouveaux navires devront remplacer les remorqueurs de haute mer (RHM) Malabar et Tenace, le remorqueur ravitailleur (RR) Revi, les bâtiments de soutien de région (BSR) Elan, Chevreuil, Gazelle et Taape, ainsi que les bâtiments de soutien, d'assistance et de dépollution (BSAD) Ailette et Alcyon.


En tout, une petite dizaine de navires (sans doute 8) doivent succéder, entre 2014 et 2015, aux navires de soutien qu'aligne actuellement la Marine nationale. Pour remplacer les RHM, RR, BSR et BSAD, la Direction Générale de l'Armement, qui notifiera la commande, souhaite des navires du type Anchor Handling Tug Supply (AHTS), à l'image des gros remorqueurs civils utilisés dans le secteur offshore. Les futurs BSAH mesureraient 70 à 80 mètres de long pour un déplacement de 2000 à 3000 tonnes, leur motorisation développant entre 8000 et 12.000 cv. Ils doivent disposer d'une grande plateforme de travail, sur l'arrière, capable d'accueillir divers équipements et matériels. Les caractéristiques techniques, indicatives, ne sont pas fixées précisément. Elles seront affinées avec les opérateurs privés intéressés par ce programme, qui a fait l'objet, en 2010, d'un appel à projets.




Le RHM Malabar (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Le BSAD Ailette (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Partenariat public/privé

Pour les BSAH, le ministère de la Défense a, en effet, prévu un contrat de partenariat d'Etat avec des groupes privés. Il verra la mise en place d'un contrat de service global de longue durée couvrant la réalisation, la mise à disposition et l'entretien des navires. Ce contrat sera signé en 2012 à l'issue d'une procédure de dialogue compétitif. L'appel à projets permet de retenir les dossiers répondant aux critères fixés par la DGA. En fonction du service demandé, les candidats ont proposé leurs solutions techniques et financières, y compris sur le dimensionnement de la flotte de BSAH. Celle-ci sera répartie en deux groupes. Le premier, qui comprendrait quatre bâtiments, sera armé par la Marine nationale. Les navires seront chargés du soutien des forces avec, par exemple, des missions (comme le remorquage) au profit des sous-marins nucléaires, ou encore le repêchage de cibles ou de torpilles d'exercice.


Le reste des BSAH sera armé par un équipage civil, à l'image de ce qui se pratique aujourd'hui avec les BSAD, mais aussi les remorqueurs d'intervention, d'assistance et de sauvetage (RIAS), qui appartiennent au groupe Bourbon et sont affrétés par la Marine nationale. Les futurs BSAH « civils », armés sous pavillon européen (français ou autre), assureront des missions de sauvegarde maritime, incluant le sauvetage, l'assistance aux navires en difficulté, la protection du littoral et éventuellement des missions de police. Ils seront également affectés au soutien de région, consistant notamment au remorquage, à la pose et à l'entretien de coffres, aux ancrages et à d'autres travaux de servitude.


Le BSR Chevreuil (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 07:35

http://www.meretmarine.com/objets/500/36900.jpg

 

Exercice CSAR à partir d'un Seahawk avec des Navy SEAL (image d'archives)

crédits : US NAVY

 

07/10/2011 MER et MARINE

 

Actuellement déployé au large de la Libye dans le cadre de l'opération Harmattan, le bâtiment de projection et de commandement Tonnerre a accueilli un détachement de militaires américains. Cette unité héliportée est spécialisée dans les missions de Combat Search and Rescue (CSAR), destinée aux opérations de secours (par exemple la récupération d'un pilote dont l'appareil a été abattu) en zone de combat. « Un détachement CSAR US a été ponctuellement positionné sur le BPC afin de renforcer, au plus près des côtes libyennes, la capacité CSAR », explique l'Etat-major des Armées. Pour mémoire, le Tonnerre, et avant lui le Mistral et le porte-avions Charles de Gaulle, dispose d'une unité CSAR constituée, notamment, d'hélicoptères EC725 Caracal. Ces machines complètent le reste du groupe aéromobile embarqué, composé d'hélicoptères de combat Tigre et Gazelle, ainsi que d'hélicoptères de manoeuvre Puma.
Concernant le reste de la force navale déployée par la Marine nationale au sein de la Task Force 473, on notera que la frégate Cassard a été relevée par la frégate Chevalier Paul, le ravitailleur Marne par le Var. Quant à l'aviso intégré au volet maritime de l'opération Unified Protector de l'OTAN, le Lieutenant de Vaisseau Lavallée a été remplacé par le Commandant Birot.


La frégate Cassard (© : EMA)


Gazelle de nuit sur le Tonnerre (© : EMA)

140 sorties réalisées en une semaine

Hier, l'EMA a communiqué son point hebdomadaire sur les opérations en Libye. Du 30 septembre au 6 octobre, le dispositif militaire français a assuré environ 140 sorties, dont 60% sont des missions offensives. Ces missions se décomposent ainsi : 86 sorties d'attaque au sol (Rafale Air, Mirage 2000-D, Mirage 2000-N et Mirage F1 CT) ; 28 sorties de reconnaissance et de surveillance (Rafale pod reco NG, Mirage F1 CR, Atlantique 2, drone Harfang) ; 7 sorties de contrôle aérien (E-3F) ; 10 sorties de ravitaillement (C135 FR) et 8 sorties pour le groupement aéromobile embarqué sur le Tonnerre.
Au cours des opérations, de nouveaux objectifs ont été neutralisés par les avions de chasse et les hélicoptères dans les régions de Syrte et Bani Walid. Ont, ainsi, été détruits une vingtaine de véhicules militaires, dont trois lance-roquettes et une pièce d'artillerie ; ainsi que quatre bâtiments de commandement et un site radar.


Le BPC Tonnerre (© : EMA)

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 17:10

http://www.trdefence.com/wp-content/uploads/2011/10/nato-no-immediate-end-to-libya-bombing-2011-10-06_l.jpg

 

NATO Secretary General Anders Fogh Rasmussen (L) listens

to ISAF Commander US General John Allen (C) prior to the start

of the NATO Defence Ministers meeting at NATO headquarter

in Brussels. AFP Photo.

 

October 6, 2011 TRDEFENCE AFP

 

NATO’s bombing campaign in Libya, now in its seventh month, will continue despite the collapse of Moammar Gadhafi’s regime, alliance officials said Thursday.

 

French Defense Minister Gerard Longuet said the airstrikes will not cease until all remaining pockets of resistance are suppressed and the new government asks for them to end.

 

Although the former rebels now control most of Libya, some regions remain under control of pro-Gadhafi forces. These include Sirte on the Mediterranean coast, the city of Bani Walid and parts of the south.

 

“Sirte has an extremely symbolic value, but it’s not all of Libya,” Longuet said as he arrived for the second and final day of a conference of defense ministers of NATO nations. “There is pro-Gadhafi resistance in Bani Walid and dispersed resistance in the south of the country.” NATO has carried out more than 9,300 airstrikes against Gadhafi’s forces since the campaign started in March. The military alliance has been criticized for allegedly overstepping U.N. Security Council resolution that created a no-fly zone and authorized the protection of civilians caught up in the fighting.

 

Discussions at the ministers’ meeting have focused on Libya and Afghanistan, where NATO is in the process of extricating itself from a 10-year war against Taliban insurgents.

 

“This is an important moment for Afghanistan,” NATO Secretary-General Anders Fogh Rasmussen said Thursday. “Transition is on track and it will not be derailed.” NATO and its partner nations have start drawing down their 140,000 troops and turning over security responsibilities to Afghanistan’s army and police. The process is due to end in 2014, when foreign troops end their combat role.

 

Although outnumbered, the Taliban have mounted a series of high-profile attacks that have brought into question NATO’s claim that it has the upper hand in the war and that the bloodshed is decreasing. The United Nations released a report last month saying the monthly level of violence in the country was significantly higher than in 2010.

 

“Strategic patience is needed,” German defense minister Thomas de Maiziere said. “It is more complicated to climb down a tree then to climb up.” On Wednesday, ministers discussed plans to cooperate more closely and pool their resources in order to make up for the shortfalls that have plagued the alliance’s operations in Libya and Afghanistan.

 

U.S. Defense Secretary Leon Panetta warned NATO allies that they should not rest on any laurels from the success of the ongoing military campaign in Libya, and that a cash-strapped America cannot always foot the bill when the alliance falls short.

 

The operation revealed embarrassing gaps in European military abilities that were mostly filled by the United States, and shortfalls in such basic supplies as ammunition.

 

In order to reduce dependence on the U.S., NATO wants to create its own system of air surveillance using U.S.-made Global Hawk unmanned aircraft. Member nations are also planning to beef up the alliance’s strategic air transport and aerial refueling capabilities.

 

But it remains unclear whether these programs can be implemented at a time when defense budgets in Europe and the United States are being slashed as part of public spending cuts and other austerity measures designed to deal with the worsening economic crisis.

 

Also on Wednesday, the U.S. and Spain agreed to base Aegis Cruisers on Spain’s coast, as part of the anti-ballistic missile defense system to protect Europe against a potential Iranian nuclear threat, officials said Wednesday.

 

Designed to protect Europe from a potential Iranian nuclear threat, the missile defense shield — which will include ship-based systems, interceptors in Romania and Poland and radar in Turkey — was approved by NATO last November.

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 07:20
Supporting Europe’s Missile defense Initiative, U.S. Navy to Position Four AEGIS ships in Rota, Spain

In March 2011 USS Monterey (CG 61) deployed for a six-month independent deployment to the U.S. 6th Fleet area of responsibility. On this voyage, the AEGIS cruiser provided the first ballistic missile defense under the European Phased Adaptive Approach. The cruiser is seen here on one of its Mediterranean port visits in Greece, in May 2011. Photo: U.S. Navy

 

October 6, 2011 by Tamir Eshel - defense-update.com

 

The U.S. Navy is relocating four AEGIS destroyers to be stationed at port of Rota, spain on the Atlantic Ocean coast. “The alliance is significantly boosting combined naval capabilities in the Mediterranean, and enhancing our ability to ensure the security of this vital region.” The move comes just seven months after the Pentagon sent another AEGIS ship, USS Monterey, to the Mediterranean, marking the first of the administration’s four-phase plan to put a missile defense system in Europe by 2018.

 

Secretary of Defense Leon E. Panetta said. These AEGIS ships will support NATO’s missile defense effort, alongside the planned positioning of radar stations and, eventually, land-based AEGIS missile systems in Romania, Poland, and Turkey. “Spain’s decision represents a critical step in implementing the European Phased Adaptive Approach, as our leaders agreed to in Lisbon. For its part, the United States is fully committed to building a missile defense capability for the full coverage and protection of all our NATO European populations, their territory and their forces against the growing threat posed by ballistic missiles.” Panetta added.

 

According to Spanish President José Luis Rodríguez Zapatero, by 2013, Spain would “decisively support a large part of the naval portion” of the [European missile defense] system. The system, the Spanish president added, will have a positive economic impact on Rota, requiring the presence of 1,100 military staff and their families, representing 1,000 jobs.

 

In addition to supporting the new missile defense capability, these Aegis ships will support the Standing NATO Maritime Groups, and maritime security cooperation activities in the Mediterranean Basin and the Atlantic Ocean. The agreement also enables the United States to provide rapid and responsive support to the U.S. Africa and U.S. Central Commands, as needed.

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