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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 09:55
Réussite du dernier tir de qualification MdCN

 

27/10/2014 DGA

 

La DGA a réalisé avec succès le dernier tir de qualification système MdCN (missile de croisière naval) le 27 octobre 2014. Ce tir, effectué sur le site de Biscarrosse (Landes) du centre DGA Essais de missiles est représentatif d’un tir à partir d’une frégate.

 

Le tir a permis de satisfaire l’ensemble des objectifs du vol, notamment la démonstration des performances de portée. Cette réussite est le fruit d’un travail intense et coordonné de nombreux acteurs étatiques (les centres d’expertise et d’essais de la DGA, le service de la qualité et la marine nationale notamment) et industriels (MBDA France).

 

Le MdCN équipera à partir de 2015 les frégates multi-missions (FREMM) et les sous-marins Barracuda à l’horizon 2018.

 

Doté d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres, le MdCN est destiné à frapper des objectifs situés dans la profondeur du territoire adverse. Il est complémentaire du missile de croisière aéroporté Scalp dont il est dérivé. Embarqué sur des bâtiments de combat positionnés, de façon prolongée, à distance de sécurité dans les eaux internationales, ostensiblement (frégates) ou discrètement (sous-marins), le MdCN est adapté à des missions de destruction d’infrastructures de haute valeur stratégique.

 

La DGA a notifié le marché MdCN à la société MBDA fin 2006.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 08:55
photo Benjamin Rupin - Marine Nationale

photo Benjamin Rupin - Marine Nationale


27.10.2014 EV2 Pauline Franco -  Marine nationale  
 

Interview du contre-amiral Stéphane Boivin, Directeur adjoint du Service de soutien de la Flotte

 

Relevant du chef d’état-major de la Marine et s’appuyant sur l’expertise technique de la Direction générale de l’armement (DGA), le Service de soutien de la flotte assure, dans une structure unique, la maîtrise d'ouvrage déléguée du maintien en condition opérationnelle des matériels navals. Il est le garant de la disponibilité technique des bâtiments de surface et sous-marins.

 

COLS BLEUS : Amiral, pourriez-vous nous expliquer ce qu’est le Service de soutien de la flotte ? Quelles sont ses missions ?

CA STÉPHANE BOIVIN : Le Service du soutien de la flotte (SSF) est un service de la Marine, créé en 2000, pour améliorer la disponibilité technique des bâtiments et équipements de la flotte. Il permet notamment de disposer d’un correspondant unique pour toutes les questions relatives au maintien en condition naval (MCO). 

Présent sur tout le cycle de vie des unités navales, c’est-à-dire de leur conception jusqu’à leur déconstruction, le SSF propose et met en œuvre la politique de MCO des matériels navals en service c'est-à-dire qu’il « fait faire », notamment grâce à des contrats de MCO passés auprès d’industriels. Le SSF possède en outre une capacité autonome d’analyse technique avec le soutien de la direction technique de la Direction générale de l’armement (DGA). Il participe donc à la mission de « préparation opérationnelle » et contribue à tenir le contrat opérationnel fixé par le chef d’état-major des armées (CEMA). 

Le SSF est armé par du personnel mixte de la Marine et de la DGA. Il comprend environ 800 personnes, 60 % de civils et 40 % de militaires,  parmi lesquelles 84% relèvent de la Marine et 16% de la DGA. La DGA apporte son expertise métier dans les domaines technique, financier et des achats ; les marins leur connaissance du milieu et de la mise en œuvre des matériels. Implanté aussi bien en métropole qu’outremer, le SSF est présent là où les bâtiments de la Marine sont basés afin de garantir la meilleure disponibilité au meilleur coût.

 
COLS BLEUS : Comment le MCO est-il organisé ?

CA S. B. : Le MCO est constitué d’interventions à titre préventif et si nécessaire à titre correctif. La maintenance préventive est régulière et vise à éviter la panne ou la perte de performances d’une installation. La maintenance corrective permet de réparer une installation tombée en avarie. La nécessité d'entretien est dictée par la vie du bâtiment à la mer, milieu d'emploi fortement agressif, mais surtout par l’activité opérationnelle car le SSF doit garantir aux autorités organiques le potentiel d’emploi des bâtiments déployés. 

Le MCO naval s’articule ainsi autour de périodes d’arrêt technique programmé qui immobilisent les bâtiments à intervalles réguliers. Au cours de ces arrêts techniques, sont réalisées les opérations de maintenance majeure nécessitant la mise en œuvre de moyens industriels lourds à quai ou au bassin. Ils sont planifiés, au sein de chantiers industriels, plusieurs années à l’avance, afin de lisser les variations de charge, d’optimiser l’utilisation des infrastructures portuaires, de prendre en compte les prévisions d’activité des forces, de garantir la sécurité d’emploi du navire, de préserver le patrimoine et de maintenir le niveau opérationnel dans la durée [1]. Ces chantiers sont répartis en arrêts techniques d’une durée de quelques semaines tous les ans et arrêts techniques intermédiaires ou majeurs (ATI ou ATM) d’une durée de plusieurs mois tous les trois à dix ans selon le type de navire. 

 

COLS BLEUS : En quoi le MCO constitue-t-il un enjeu majeur pour la Marine ?

CA S. B. : De l’efficience du MCO dépend la capacité de la Marine à honorer ses missions. Cette efficience, c’est la maîtrise des prestations, des coûts et des délais qui sont évidemment très contraints car les parcs et les budgets, dimensionnés à la juste suffisance, imposent anticipation pour planifier l’entretien préventif et réactivité pour traiter les aléas. Il faut noter que ces objectifs s’appliquent non seulement aux quelques 70 bâtiments de combats de la Marine, dont 11 à propulsion nucléaire, mais aussi à tous les éléments de forces maritimes. 

 

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

COLS BLEUS :Comment concilier le double objectif de disponibilité des moyens et de baisse des coûts d’entretien, dans un environnement budgétaire toujours plus contraint ? 

CA S. B. : A l’exception du MCO des sous-marins nucléaires, du porte-avions et des frégates, qui reste confié à DCNS en raison de sa capacité unique à maîtriser leur complexité, le MCO de tous les autres navires est mis en concurrence. Cette mise en concurrence est très significative en nombre (plus de 80% des marchés), la tendance s’inversant en coût. 

Pour réaliser des économies d’échelle, les marchés de MCO sont multi-navires (par familles de navires) et pluriannuels. Ils intègrent à la fois l’entretien lourd (les arrêts techniques majeurs et intermédiaires) et la maintenance préventive ou corrective. En outre, lorsque nous passons les marchés d’entretien, c’est l’équilibre entre qualité, coût et délais qui est systématiquement recherché. Les marchés sont ainsi négociés  et prévoient des modalités permettant de partager les risques avec l’industriel en cas d’indisponibilité technique des matériels.

Cependant, baisse des coûts ne signifie pas baisse de la performance de la part des industriels ! En effet, des clauses contractuelles d’obligations de résultats et de paiement en fonction de la disponibilité constatée incitent l’industriel à un MCO durable au-delà des arrêts techniques.

 

COLS BLEUS : Comment le SSF s’adapte-t-il à l’arrivée des nouveaux équipements ?

CA S. B. : Avant même leur admission au service actif, le SSF participe à la définition et à la mise en place du MCO en liaison avec les équipes de programme intégrées et prépare ainsi le MCO des futurs équipements de la Marine. En relation avec l’EMM et la DGA, il s’agit donc d’être capable d’assurer dès à présent le MCO naval des FREMM et à terme des SNA Barracuda, des bâtiments multi-missions (B2M),… L’enjeu pour le SSF et la Marine est d’éviter une discontinuité entre la réception et le soutien à l’exploitation des navires neufs.

 

COLS BLEUS : Quelles ont-été les évolutions majeures du SSF ces dernières années ? Quels sont les défis à venir ?

CA. S. B : Les projets de MCO ont été réorganisés en 2007 avec la création d’opérations, ensembles cohérents de navires et de moyens à terre, attribués à un responsable d’opérations. Ce fonctionnement en mode « projet », participe directement à l’atteinte de l’objectif de disponibilité technique des bâtiments de la flotte au meilleur coût.

Depuis 2011, le SSF est chargé du MCO du milieu naval, c’est-à-dire que sous l’autorité du CEMM, il est aussi responsable du MCO des moyens nautiques de l’armée de Terre et de l’armée de l’Air.

Enfin, ces prochaines années seront marquées par d’importants arrêts techniques, comme l’arrêt technique majeur du porte-avions Charles de Gaulle, et par le renouvellement des principaux  les contrats d’entretien des bâtiments de premier rang, dans un contexte budgétaire contraint.

 

Les acteurs du MCO

 

Le SSF qui assure la maîtrise d’ouvrage déléguée du MCO, et donc l’EMM qui la lui délègue, en fixe les grandes orientations et lui alloue le budget associé.

Les autorités organiques, qui expriment leur besoin et envers lesquelles le SSF est garant de la disponibilité techniques des matériels.

Les industriels qui assument la maîtrise d’œuvre et assurent la prestation.

Le Service logistique de la Marine (SLM) qui, au travers de ses ateliers, a une capacité de réparation navale étatique de niveau industriel.  Le SLM est aussi chargé du stockage et de la délivrance des pièces de rechanges selon une politique de gestion des flux pilotée par le SSF. Il permet enfin de disposer d’une capacité de réaction rapide et projetable pour traiter des avaries en mer.

L’équipage est chargé des opérations de maintenance courante mais est également capable, en relation avec le SSF et l’industriel, de réaliser des maintenances plus complexes à quai ou en déploiement.

[1]Inclus le traitement des obsolescences

 

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:55
Bora : le remède anti-bulle du plongeur de demain

Bora est un système de détection de bulles contre les accidents de décompression

 

27/10/2014 DGA

 

La PME BF Systèmes a développé dans le cadre du dispositif de subvention Rapid de la DGA un système de détection de bulles dont l’objectif est de prévenir les accidents de décompression des plongeurs militaires et civils.

 

Tous les plongeurs vous le diront, en plongée, on ne fait pas ce qu’on veut quand on veut et surtout, on ne sort jamais sans ces bonnes vieilles tables de plongée. À quoi servent-elles ? À calculer la durée à respecter pour remonter à la surface, en fonction de la profondeur et du temps passé au fond. Objectif : éviter les accidents de décompression qui surviennent en général dans l’heure qui suit la plongée. C’est-à-dire éviter que les gaz présents dans l’organisme ne se transforment en bulles lors de la remontée entrainant un accident certain, suivant le principe physique de la loi de Henry. Oui mais voilà… avec encore près de 1 accident de décompression sur 15 000 plongées, il semblerait que ces tables, calculées il y a 50 ans, aient fait leur temps ! « Ce chiffre peut sembler dérisoire, mais lorsqu’on le transpose à l’échelle du ministère de la Défense qui réalise près de 150 000 plongées par an, c’est encore trop ! », explique Axel Barbaud, PDG de la société BF Systèmes.

 

Une sonde acoustique de quelques centimètres

 

Partant de ce constat, l’entrepreneur a imaginé un appareil permettant de détecter en temps réel la moindre anomalie et de permettre au plongeur de prendre la bonne décision. Comment ça marche ? Ce petit capteur, placé à même la peau, près du cœur, mesure après la plongée le taux de bulles présent dans l’organisme. Sa sonde acoustique, à la façon d'un doppler, envoie les signaux enregistrés vers notre plate-forme d'interprétation des résultats. Si les procédures de plongée génèrent trop de bulles, ce qui signifie qu'elles présentent un risque, le système va proposer des recommandations. Il s'agit donc d'un système global qui va de la prise de mesure jusqu'à l’analyse de risque et la recommandation. « Grâce à nos observations, nous sommes aujourd’hui capable de déterminer des profils de plongeurs. L’idée est de faire évaluer les procédures et de réinventer ces fameuses tables car le corps d’un plongeur australien aguerri ne réagit forcément pas de la même façon que celui d’un débutant en mer Baltique. Pourtant, les tables de plongées ne prennent pas en compte ces facteurs. » In fine, l’objectif de cette PME ambitieuse est que chaque plongeur puisse utiliser ce petit capteur afin de détecter en temps réel la moindre anomalie et le cas échéant se rendre au caisson hyperbare le plus proche comme c’est le cas lors d’un accident de décompression. « Cela concerne bien évidemment les plongeurs de la marine nationale mais également ceux de l’industrie pétrolière ou encore les plongeurs loisirs. » Les tunneliers et astronautes, subissant également des variations de pression, pourraient aussi profiter de cette technologie.

 

Rapid & prometteur !

 

« Ce projet a commencé en 2009 lorsque j’ai soumis mon dossier à la DGA par une simple candidature en ligne au programme Rapid qui venait tout juste d’être créé. » Plus qu’une belle opportunité, c’est toute l’entreprise qui s’est structurée avec l’obtention du Rapid. Recrutement des ingénieurs, qualification et réalisation de prototypes… « Nous sommes même allés tester le système Bora au Groenland avec les plongeurs de l’expédition Under the Pole. Bien sûr, nous nous sommes appuyés sur l’expertise des instituts Langevin et I3S du CNRS et sur l’IRBA du ministère de la Défense » Actuellement, BF Systèmes livre une présérie de dix capteurs à ses partenaires avant une prochaine commercialisation.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:55
Le missile anti-navire léger : un atout de poids pour la marine

L'ANL est destiné à neutraliser en mer les embarcations rapides et légères depuis un hélicoptère

 

27/10/2014 DGA

 

À besoin opérationnel partagé, programme commun. La France et le Royaume-Uni conçoivent un missile destiné à neutraliser en mer les embarcations rapides et légères depuis un hélicoptère. Baptisé ANL (anti-navire léger), cet armement, complémentaire du missile anti-navire lourd Exocet, est totalement autonome mais permet à son utilisateur de changer de cible durant son vol si cela devenait nécessaire. Projet intégré aux accords de Lancaster House signés en 2010, il est présenté au salon Euronaval.

 

Piraterie, narcotrafic, terrorisme ou crise localisée… les embarcations utilisées sont bien souvent de petites tailles, très rapides et très maniables rendant ainsi toute intervention délicate en particulier près des côtes. Pour répondre à cette problématique, la DGA et son homologue britannique la DE&S, se sont alliés depuis 2009 pour concevoir un armement spécialement adapté à ce type bien particulier d’interventions. C’est l’ANL : le missile anti-navire léger. « Ce missile est destiné à équiper les hélicoptères de la marine nationale. Des études sont actuellement menées pour affiner le choix de l’hélicoptère : Panther, NH90 ou encore HIL… Le choix devrait être fait d’ici 2015/2016 », explique Nicolas Duchesne, manager missile anti-navire léger à la DGA.

 

« Tir et oubli »… avec l’homme dans la boucle

 

Le missile est équipé d’un autodirecteur infrarouge qui permet la fonction « tir et oubli ». Grâce à ce type de guidage, il peut atteindre sa cible sans qu’un opérateur n’ait à le guider. Autre caractéristique, sa capacité « homme dans la boucle ». Sa liaison de données bidirectionnelles permet une transmission des informations en temps réel du missile vers l’hélicoptère et réciproquement. « L’opérateur en charge du tir reçoit sur son écran de contrôle le retour image de ce que voit le missile. Il peut ainsi, pendant le vol, désigner une nouvelle cible ou choisir de frapper sur zone particulière du navire, comme le gouvernail par exemple, afin de le neutraliser sans le détruire totalement. Il peut également annuler le tir si nécessaire, le missile tombera alors à l’eau », détaille Nicolas Duchesne. Cette double capacité permet à la fois de simplifier l’utilisation du missile par l’opérateur tout en lui permettant d’adapter ses prises de décisions en temps réel, pour une réponse mesurée et graduelle limitant ainsi les dommages collatéraux.

 

Disponible d’ici 5 ans

 

« Le projet a débuté en 2009, et après une phase d’études et de dialogue, le contrat a été notifié en mars 2014 à l’industriel MBDA par les ministres de la Défense français et britannique », précise Nicolas Duchesne. Le contrat est piloté par une équipe franco-britannique gouvernementale basée à Bristol. Les premières pièces sont déjà en usinage pour la fabrication des prototypes des sous-ensembles du missile. Le dialogue collaboratif avec l’industriel se poursuit tout au long du projet. « Lorsque nous aurons un missile avec une définition mature, la DGA réalisera les tirs de qualification au centre DGA Essais de missiles entre 2017 et début 2018 », indique Nicolas Duchesne. Au-delà de ses fonctions opérationnelles et stratégiques, l’ANL constitue une première étape dans la consolidation de l’industrie des missiles en Europe, vers plus d’efficacité et de compétitivité.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 11:55
Le Rafale F3.4+ expérimenté à Istres

 

27/10/2014 Aspirant Julie Beck - Armée de l'Air

 

Du 6 au 17 octobre 2014, les aviateurs de l’équipe intégrée d’essais en vol (EIEV) d’Istres et de l’équipe de marque Rafale du centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) de Mont-de-Marsan ont évalué une nouvelle version du Rafale.

 

Intitulé  F3.4+, ce nouveau standard du Rafale, en cours de développement par les industriels sous la responsabilité de la direction générale de l'armement (DGA), s’inscrit dans l’amélioration continue du système d'armes. Il prend en compte les retours d’expériences des opérationnels et le renforcement constant de la sécurité des vols. Les experts de l’EIEV et du CEAM forment le noyau dur des premiers utilisateurs et accompagnent le déploiement du nouveau système. « Pendant deux semaines, nous avons mené une campagne d’essais en vol, explique le commandant Mathieu Rigg, commandant de l’antenne équipe de marque Rafale à l’EIEV. L’appareil sera ensuite déployé en phase d’expérimentation finale à Mont-de-Marsan avant sa mise en service opérationnel. »

 

La version F3.4+ comporte de nombreuses évolutions logicielles, par exemple, l’amélioration de la saisie et de la conversion des coordonnées géographiques au standard de l’Otan (format MGRS) qui constituera un gain de temps très appréciable pour les équipages. Dans le domaine de la sécurité, un nouveau réticule « attitude » permettra aux pilotes de mieux appréhender les illusions sensorielles en les avertissant d’une position inusuelle. De plus, en phase de décollage, une alarme permettra de ne pas dépasser l’énergie maximale acceptable par les freins de l'avion, ce qui constitue une aide précieuse à la gestion de l'interruption au décollage. Enfin, « dans le domaine du suivi de terrain, le F3.4+ offre une nouvelle commande en temps réel pour les transitions entre mode radar et fichier numérique », ajoute le commandant Rigg.

Tout au long de l'évaluation, représentant une vingtaine d'heures de vol, les aviateurs de l’EIEV et du CEAM se sont attachés à définir les limites des domaines d’emploi du système avant d’en rédiger les fiches d’utilisation opérationnelle. Le nouveau standard F3.4+ du Rafale devrait être déployé dans les forces début 2015.

Pour en savoir plus sur le Rafale, Air actualités y a consacré un dossier complet dans le numéro 669 de mars 2014, disponible en ligne.

 

Zoom sur l’équipe intégrée d’essais en vol d’Istres

L’équipe intégrée d’essais en vol, stationnée à Istres, est composée de sept membres étatiques (pilotes, navigateurs et ingénieurs d'essais) du CEAM (armée de l'air), du centre d'expérimentations pratiques et de réception de l'aéronavale (marine nationale) et de la DGA Essais en vol. En lien privilégié avec les industriels, les aviateurs de l'EIEV sont les référents techniques de l’état-major de l’armée de l’air lors des grandes orientations d’un programme. Outre une expérience aéronautique et opérationnelle forte, ils ont suivi un stage d’un an à l’école du personnel navigant d’essais et de réception (EPNER) de la DGA. Ils s’assurent notamment de l’implémentation des nouveaux systèmes et de leurs impacts sur l’interface homme/système.

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 09:55
Essais sur Rafale par des pilotes de la Marine

 

23 Octobre 2014 Marine nationale

 

Du 6 au 15 octobre derniers, les pilotes du CEPA/10S ont participé à une première campagne d’évaluation du logiciel F3-4+ sur Rafale. Ce logiciel apporte de nombreuses améliorations au système de l’avion de combat Rafale. Les essais se sont tenus depuis le site Direction Générale de l’Armement (DGA) d’Istres. Les vols ont été réalisés, conjointement avec l’armée de l’Air et la DGA, sur deux Rafale Air biplace. Les travaux d’évaluation et d’expérimentation de ce nouveau standard vont se poursuivre à Istres et à Mont de Marsan, ils permettront de définir les procédures d’emploi en vue du déploiement dans les forces, prévu début 2015.

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 09:55
Questions à David Lenoble, Sous-directeur PME de la Direction Générale de l’Armement

 

3e trimestre 2014 Entreprises & Défense, la Lettre de l’Association des entreprises partenaires de la Défense

 

David Lenoble, sous-directeur PME de la DGA, est l'invité du nouveau numéro d'Entreprises & Défense, la Lettre trimestrielle de l'Association des entreprises partenaires de la Défense.

 

Pourriez-vous nous présenter la Sous-direction PME de la DGA et ses missions?

 

Rappelons d’abord les missions de la DGA: fournir aux forces les matériels dont elles ont besoin, préparer l’avenir de ces matériels pour qu’ils soient toujours au meilleur niveau technologique, et soutenir l’export.

Pour réaliser ces missions, la DGA s’appuie sur un tissu industriel dense et spécialisé que l’on nomme la base industrielle et technologique de défense (BITD). Cette base est constituée de grands maîtres d’œuvre qui s’appuient sur un tissu industriel estimé à plus de 4.000 petites et moyennes entreprises (PME) et entreprises de taille intermédiaire (ETI) qui contribuent à la production et à la proposition d’une grande part des innovations dont la France a besoin. Pour s’assurer de la vitalité de ce tissu d’entreprises, la sous-direction PME de la DGA est en permanence à leur contact. Elle suit les 300 entreprises qui maîtrisent les technologies les plus critiques et accompagne des centaines d’entreprises qui souhaitent innover, ou accéder aux marchés de l’armement. En 2013, elle a ainsi accompagné plus de 200 PME : mise en relation avec des experts, conseil export, soutien financier de projets d’innovation, etc. Au titre de la préparation de l’avenir, la sous-direction PME veille et enrichit sa connaissance d’un vivier de 350 entreprises de la BITD, non présentes sur les marchés «défense» mais sources potentielles d’innovations technologiques pour les programmes futurs. Pour cela, elle participe aux principaux salons d’armement et d’innovation et organise chaque année de nombreuses actions collectives pour détecter, informer et accompagner des PME de la BITD en lien avec des partenaires régionaux, groupements ou associations, telle que l’Association des entreprises partenaires de la Défense.

 

Suite de l'entretien

 

Au sommaire également de ce numéro :

• « Fiche Entreprises Défense » : la carte achat, un outil de paiement rapide des entreprises.

• La Délégation interministérielle à l'intelligence économique (D2IE).

Pour télécharger ce numéro d'Entreprises & Défense : pdfLIEN

 

 

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 16:55
Euronaval : La DGA présente les équipements de la marine de demain


24/10/2014 DGA

 

La 24e édition du salon Euronaval se tient du 27 au 31 octobre au parc des expositions de Paris-Le Bourget. Sur le stand du ministère de la Défense, la direction générale de l’armement (DGA) y présente les équipements de la marine de demain.

 

C’est le rendez-vous incontournable des acteurs de la défense navale, de la sécurité maritime et des énergies marines renouvelables. Le 24e salon Euronaval se tient au parc des expositions Paris-Le Bourget du 27 au 31 octobre. La DGA y participe et présente aux côtés de la marine nationale les équipements navals de demain.

Les 30 000 visiteurs attendus pourront découvrir des matériels futurs : missile anti-navire léger,  bâtiment multi-missions B2M ou encore torpille lourde F21 Artémis mais également les dernière innovations exposés par la DGA : Bora, un système pour prévenir les accidents de décompression des plongeurs, le sonar Muse, le couteau suisse des sonars à haute fréquence capable de mesurer la vitesse d’un bateau, d’explorer les fonds tout en détectant des obstacles et Topside, une rupture technologique dans le domaine des senseurs et des systèmes de communication de la marine.

Le stand du ministère de la Défense présente également les matériels qui équipent la marine tels que les frégates Fremm et Horizon, l’hélicoptère Caïman, le Rafale, les BPC et EDA-R ainsi que l’Exocet MM40 et la torpille légère Mu90.

Le salon sera inauguré par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le 28 octobre.

Cette édition rassemblera plus de 370 exposants venus de 27 pays et des visiteurs professionnels de plus de 115 nationalités.

Le stand du ministère de la Défense se trouve hall 2 emplacement E4-F7.

Le site d'Euronaval 2014 :  www.euronaval.fr

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 12:55
L'inquiétant cri d'alarme du Chef d'Etat-Major des Armées

 

22-10-2014 Par Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

Invité à l'Assemblée nationale par la commission de la défense, Pierre de Villiers les a avertis qu'il n'y avait "plus de gras" et qu'on s'attaquait maintenant "aux muscles".

 

"Nous payons le prix du sang. Nous attendons une légitime solidarité pour les coûts financiers." C’est un véritable cri d’alarme qu’a adressé le chef d’état-major des armées (CEMA) Pierre de Villiers devant les députés de la commission de la défense de l’Assemblée nationale le 7 octobre, dont le compte-rendu vient seulement d’être publié. Si le budget de 31,4 milliards d’euros en 2015 pour la défense a été confirmé dans le projet de loi de finances 2015, le CEMA affirme craindre "l’infiltration rampante, le grignotage progressif de nos ressources financières". "J’ai besoin des ressources 2015 en temps et en heure, assure Pierre de Villiers. Il n’y a plus de gras dans nos armées, on attaque le muscle. C’est mon devoir de vous le dire."

De la part du chef d’état-major des armées, ce cri du cœur interpelle. Pourquoi cette sortie maintenant? L’armée française, souligne le CEMA, est mise à rude contribution par les engagements en cours: "20.000 militaires déployés hors métropole, dont 8.000 au profit de 27 opérations sur quatre continents, dans les airs et sur tous les océans", résume-t-il. Et les décisions politiques récentes ont encore accru la pression sur les forces: "Mi-septembre, en moins de deux semaines, nous avons ouvert trois nouveaux théâtres de nature bien différents : l’Irak, l’Ukraine avec l’OSCE, Ebola avec notre participation, en cours de définition, à la lutte contre ce fléau déstabilisateur de l’Afrique de l’Ouest", rappelle Pierre de Villiers.

 

Une masse salariale en baisse de 2,1%

L’armée française serait-elle en surchauffe ? S’il assure que le dispositif militaire français reste "considéré par nos alliés" et "craint par nos adversaires", le successeur de l’amiral Edouard Guillaud n’est pas loin de la penser. Il donne ainsi l’exemple d’une chirurgienne de 32 ans qui a participé, en 25 mois, à cinq opérations extérieures de 2 à 3 mois chacune, en plus de son travail en hôpital militaire. L’état des hélicoptères français au Sahel est aussi évoqué, avec un taux de disponibilité de moins de 50%.

 

Le message est clair: l’armée apporte déjà son écot au redressement des finances publiques, elle ne pourra guère faire plus. Les effectifs des forces françaises? Un quart des postes du ministère auront été supprimés de 2009 à 2019. 7.500 postes sont encore détruits en 2015, soit 60% des suppressions d’emplois au sein de l’Etat. Pierre de Villiers souligne aussi l’important effort de "dépyramidage des effectifs", marqué par la suppression de 1.000 postes d’officiers. La masse salariale a baissé de 2,1% en 2014, souligne le CEMA, et les effectifs de l’état-major des armées ont fondu d’un tiers en deux ans, de 900 à 600 personnes.

 

Des ravitailleurs vieux des 50 ans

Les économies de fonctionnement ? Pierre de Villiers n’y croit pas non plus. "Que les choses soient dites, il n’y a plus de gras dans nos armées, si toutefois il y en a eu. J’invite tous ceux qui ne sont pas convaincus à aller voir les conditions de travail et de vie de nos soldats." Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian avait évoqué le 1er octobre un plan d’urgence lié aux "infrastructures vie" (hébergement et restauration), pour traiter les 700 points noirs identifiés dans les garnisons, nécessitant un investissement de 560 millions d’euros. 310 opérations sont déjà programmées, pour un coût de 67 millions d’euros.

Il n’y pas plus de gras dans les commandes de matériel, assure le CEMA. "Nos ravitailleurs actuels ont plus de 50 ans, souligne le général de Villiers. Ils datent du début des 1960, tout comme les avions Caravelle. Qui accepterait aujourd’hui de voler en Caravelle?" Idem pour les blindés projetés en Centrafrique, qui ont 40 ans, de même que les hélicoptères Puma, à peu près du même âge.

 

La DGA peine à payer ses fournisseurs

Conséquence : le budget de défense devra être respecté à l’euro près, plaide le CEMA. Le surcoût lié aux opérations extérieures doit être pris en charge par la réserve interministérielle de précaution, comme le prévoit l’article 4 de la loi de programmation militaire, assure Pierre de Villiers. Les ressources exceptionnelles (REX), 2,3 milliards d’euros en 2015, doivent être sanctuarisées, et le dégel des crédits doit être décidé dès que possible. De fait, la Direction générale de l’armement peine déjà à payer ses fournisseurs en temps et en heure: le report de charges du ministère (le montant des factures de l’année dont le paiement est repoussé à l’année suivante) atteignait 3,45 milliards d’euros fin 2013. Le spectre de la cessation de paiements de la DGA n’a plus rien d’une vue de l’esprit.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 11:55
Caroline Laurent est nommée directrice de la stratégie de la DGA

 

20/10/2014 DGA Actualité

 

Caroline Laurent a été nommée directrice de la stratégie de la Direction générale de l’armement (DGA) en Conseil des ministres le 15 octobre 2014. Elle prendra ses fonctions le 1er décembre prochain, date à laquelle elle sera élevée aux rang et appellation d’ingénieure générale hors classe de l’armement (4 étoiles).

 

Dès la fin de ses études, elle intègre en 1987 la direction des Missiles et de l’Espace de la DGA où elle occupe successivement des postes de management de projets techniques, de recherche dans les domaines satellitaire, océanographique et reconnaissance spatiale.

 

En 1994 et 1995 elle participe à l’élaboration de la politique spatiale française et elle est responsable des programmes de recherche dans le spatial pour le ministère de l’Industrie.

 

En 2001 Caroline Laurent prend la direction du programme de télécommunications militaires Syracuse.

 

De 2007 à 2011 elle dirige l’unité de management de l’ensemble des programmes aéronautiques : avions de transport, de mission, de formation ainsi que les avions de chasse en service, et représente la France au comité directeur international du programme A400M. 

 

Depuis 2011 elle dirige l’unité de management « Espace et Systèmes d’Information Opérationnels». Elle pilote à ce titre une équipe de 450 personnes et conduit toutes les opérations d'armement et les études amont relatives à la maîtrise de l'Information, les capteurs spatiaux de renseignement, les systèmes de télécommunications et de commandement.

 

Caroline Laurent est diplômée de l’Ecole polytechnique (promotion 1982), de l’Ecole nationale supérieure de l’aéronautique et de l’espace (1987) et ancienne auditrice du Centre des hautes études de l’armement (2004-2005). Elle est chevalier de la Légion d’honneur, chevalier de l’ordre national du Mérite et décorée de la médaille de l’Aéronautique. Elle est titulaire d’un brevet de pilote. Caroline Laurent est mariée et mère de 5 enfants de 24 à 14 ans.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 11:55
PME et TPE, optez pour la carte achat du ministère de la défense


20/10/2014 DGA

 

PME/TPE, facilitez-vous la vie. Adoptez la carte achat de la défense en adhérant au réseau « Visa purchasing » via l’une des quatre banques partenaires. Avec elle, les commandes sont passées plus rapidement et les paiements sont optimisés.

 

Réduction des délais de paiement à 4 jours ouvrés, règlement à date certaine, réduction des coûts administratifs et de facturation, diminution des litiges et des coûts associés. Autant d’avantages auxquels vous pouvez souscrire en adoptant la carte achat. Celle-ci vous facilitera l’exécution des commandes qui vous sont passées par le ministère de la défense. Créée par l’association des entreprises partenaires de la défense, une fiche descriptive de la démarche et de ses avantages est désormais disponible. N’hésitez pas à la consulter, à vous renseigner et à adhérer.

 

Consulter la fiche

 

Contact : contact@entreprisespartenairesde la defense.fr

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 17:55
20èmes  Rencontres parlementaires de la Défense

 

21/10/2014 - par Alain Establier  - SECURITY DEFENSE Business Review n°114

 

Le 08 octobre se sont déroulées à Paris, les 20èmes rencontres parlementaires de la Défense autour d’une thématique: l’outil industriel de la Défense est-il un enjeu d’avenir pour les territoires? En cette période de flou intense sur les budgets des Armées, les responsables les plus éminents du secteur étaient là pour débattre: Laurent Collet-Billon (Délégué Général pour l’Armement), Eric Trappier (PDG de Dassault Aviation), Antoine Bouvier (PDG de MBDA), Général Denis Mercier (chef d’Etat-major de l’armée de l’air), Patrice Caine (DG de Thales) entre autres.

 

La Défense, c’est l’emploi en France

 

L’outil industriel de Défense représente encore en France 15 Mds€ de CA annuel et 165.000 emplois directs et indirects. A noter que ces 15 Mds€ permettent de conserver en France les 165.000 emplois, car ce sont souvent des emplois de haute spécialisation, générés par des produits haut de gamme et de très haute technologie pas faciles à délocaliser. Pour preuve, les difficultés rencontrées par Dassault et Thales en matière de sous-traitants indiens…

Pourtant, les politiques depuis 30 ans n’ayant aucune vision industrielle, le budget des Armées est tombé de 4,3% du PIB à la fin des années 60 (certes au temps du service militaire obligatoire), à 3% dans les années 80, à 2% dans les années 90, pour tomber à 1,5% en 2013! Même l’OTAN considère que le budget de défense des pays européens ne devrait pas être en dessous de 2% de leur PIB…

Les parlementaires de la majorité actuelle ont eu beau se réjouir de la progression de 40% des exportations de matériel de défense entre 2012 et 2013, les lecteurs de SDBR (cf. n°112) savent que c’est de la manipulation de l’information, car la performance de ce secteur se juge non sur un an mais sur la durée de son processus industriel (au moins 4 ans). Tout ce qu’on peut dire, c’est que la moyenne des prises de commande de 2007 à 2011 (5 ans) étaient de 6,42 Mds€, que la moyenne de 2012 et 2013 cumulée (2 ans) n’est que de 5,85 Mds€ et que l’exportation  représente environ 39% du chiffre d’affaires total de la filière. Il s’agit donc de se préoccuper aussi des 61% vendus en France, soit plus de 9 Mds€.

 

Une situation qui va passer de préoccupante à très préoccupante…

 

En réalité la situation est préoccupante aujourd’hui (comment financer les 31,4 Mds€ de la LPM ? le milliard des Opex ? etc.) et devient très préoccupante si on se projette à 10 ans. Eric Trappier a rappelé que l’industrie de défense pouvait produire des solutions duales, mais qu’il n’y aurait plus d’industrie de défense dans les territoires français si les entreprises concernées se tournaient complètement vers le civil: exemple, un employé sur le sol américain, à compétence égale, vaut 3 fois moins cher qu’un collaborateur français. Le danger serait grand de croire que la part du civil dans les entreprises de défense (le dual) serait la panacée car, en matière civile, la délocalisation aurait vite fait de détruire une grande part des 165.000 emplois actuels…

Les industriels et le général Mercier ont rappelé que la meilleure publicité des matériels français était faite par la doctrine d’emploi et par l’usage qu’en font les militaires (ex: le Rafale et son armement, ou le BPC). Le DGA a rappelé que l’industrie de défense française représentait 20% de l’industrie de défense totale de l’Europe, ce qui place la France à la fois en leader et en responsabilité. Le député Hervé Mariton a souligné que la filière d’excellence française de défense n’était pas acquise pour l’éternité et que la politique de défense était en principe la fonction première de l’Etat. Il a ajouté, concernant l’Europe, que sans programmes européens il ne pouvait y avoir de coopération industrielle de défense pour répondre à des objectifs stratégiques (lesquels?) et qu’une coopération industrielle constructive ne pouvait être que bilatérale (Lancaster House) ou multi-bilatérale, mais certainement pas multilatérale. Le général Mercier a indiqué que les Etats-majors étrangers, qu’il rencontre souvent, s’inquiétaient de l’abandon éventuel de programmes français, ce qui ne les incitait pas à passer des commandes bien sûr: dans 7 ans, est-ce que vous produirez toujours le Rafale ?

 

Conclusion

 

Comme l’a souligné Eric Trappier, il faut maintenir les budgets d’innovation et la recherche en haute technologie pour que l’industrie de défense française reste délibérément dans le haut de gamme, difficilement délocalisable, ce qui aidera à maintenir son image dans le monde et ses emplois en France. Il faut aussi sans doute faire pression sur Bruxelles pour que des recommandations soient faites aux Etats de revenir au moins à 2% de PIB dans leurs dépenses de défense, ce qui serait un élément de relance en plus d’un accroissement de notre sécurité. Enfin, comme l’a dit Philippe Bottrie du groupe Airbus, «il est  grand temps de semer les graines de notre sécurité future» !

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 10:55
photo Sirpa Terre

photo Sirpa Terre

 

11 octobre 2014 (Breizh-info.com)

 

C’est une première pour la France. La future arme individuelle qui doit remplacer le Famas ne sera pas fabriquée par la France. Et ce, parce que l’appel d’offres a été rédigé ainsi, explique la revue spécialisée DSI dans son numéro de septembre.

La DGA veut acquérir ainsi 45 000 fusils d’assaut en version courte et autant en version standard, mais aussi 38 millions de cartouches d’exercice (5.56 mm), 51.000 grenades de 40×46 mm basse vitesse, 13.000 grenades fumigènes et 28.000 grenades d’exercice. Les premières livraisons sont prévues pour 2017, à raison de 16.000 nouvelles armes par an.

 

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 06:55
Espionnage : des failles dans la cyberdéfense made in France

Défense -  "Les capacités françaises de cyberdéfense doivent être construites en intégrant des éléments produits à l'étranger, souvent susceptibles d'être piégés", constate le rapport parlementaire

 

10/10/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les dépendances technologiques de la France à des équipements asiatiques et américains la rendent vulnérable à des risques résiduels d'espionnage, selon un rapport parlementaire.

 

La menace d'espionnage plane en France, y compris en matière de cyberdéfense. Et elle n'est pas prête à être combattue de façon efficace. Pourquoi ? "La consolidation d'une capacité crédible de cyberdéfense française se heurte à un obstacle difficile à réduire : la dépendance technologique de l'industrie française à des équipements et des standards asiatiques ou américains, qui s'imposent parfois comme des monopoles technologiques de fait", explique un rapport parlementaire à paraître sur le contrôle de l'exécution des crédits de la défense pour l'exercice 2013,

Les deux auteurs d'un rapport, Geneviève Gosselin-Fleury (SRC, Manche) et Philippe Vitel (UMP, Var), précisent que pour certains équipements, comme les routeurs - outil logiciel ou matériel informatique servant à diriger des données informatiques à travers un réseau, ou interface entre deux réseaux utilisant des protocoles différents - ou les services de cloud computing (stockage de serveurs informatiques), "les industriels français ont souvent perdu la masse critique nécessaire, voire les capacités technologiqes requises". Dans ces domaines, la demande souveraine française ne suffit pas pour constituer un marché de produits et de services à coûts raisonnables.

 

Des produits étrangers susceptibles d'être piégés

Interrogé par les deux auteurs du rapport, le responsable du pôle sécurité des systèmes d'information de la direction générale de l'armement (DGA), l'ingénieur en chef d'armement Frédéric Valette, estime que "les capacités françaises de cyberdéfense doivent être construites en intégrant des éléments produits à l'étranger, souvent susceptibles d'être piégés". Et ce dernier juge que l'enjeu réside dans la construction d'une architecture de sécurisation des données autour de ces composants. Des solutions palliatives qui ne sont d'ailleurs pas suffisantes. Car, affirment Geneviève Gosselin-Fleury et Philippe Vitel, "il n'en demeure pas moins parfois, admet-il (Frédéric Valette, ndlr) un risque résiduel d'espionnage".

Du coup, les services chargés de la cybersécurité sont "contraints d'accepter certains retards technologiques", explique le rapport. C'est le cas du téléphone TEOREM, fabriqué par Thales. "Ses fonctionnalités sont très rustiques comparées à celles des smartphones actuels, mais faute d'offre industrielle nationale en la matière, il n'est pas possible pour l'heure de fournir aux forces armées et aux services de l'Etat d'autre équipement de téléphonie de très haut niveau de sécurité", regrettent-ils.

 

A l'Etat d'orienter les efforts de recherche

Pour les auteurs, il est "particulièrement important que l'Etat puisse orienter les efforts des industriels français, notamment par les programmes de recherche et technologie dont la loi de programmation militaire (LPM) pour les années 2014 à 2019 a fait une priorité". Au total, la LPM consacre près de 1 milliard d'euros sur la période. L'effort financier consenti par le ministère de la Défense a permis, selon les termes de l'officier général en charge de la cyberdéfense au sein de l'état-major des armées, le contre-amiral Arnaud Coustillière, de "changer d'échelle" et d'être "véritablement à la mesure du défi cyber". En outre, entre 2014 et 2019, les effectifs dédiés à la cyberdéfense seront en augmentation de 30 % au sein de l'état-major et de la DGA. Soit 350 postes supplémentaires.

Après avoir raté le coche des routeurs, les industriels français pourront encore prendre des parts de marché sur des marchés qui sont encore qu'émergents. "L'enjeu est d'autant plus important que l'on observe une sorte de course au cyberespace qui voit notamment les Américains investir massivement dans le secteur, en achetant parfois très cher des entreprises qui développent des technologies identifiées comme particulièrement sensibles à l'horizon d'une diezaine d'années", constate le rapport.

 

Une exécution budgétaire satisfaisante

 Selon Frédéric Valette et le contre-amiral Arnaud Coustillière, les réalisations budgétaires pour 2013 et pour 2014 étaient tout à fait "satisfaisantes", au regard des besoins de leurs services et de la programmation. Ainsi les crédits ouverts en 2013 et en 2014 pour le programme à effet majeur SSI-Cyber (440 millions d'euros sur la période 2014-2020) ont permis "un effort signficatif de développement d'équipements de cyberprotection destinés à protéger les réseaux informatiques à protéger les réseaux informatiques - ainsi que les réseaux de communications téléphoniques - et à mettre sous surveillance certains systèmes existants afin que le Centre d'analyse en lutte informatique défense (CALID) soit en mesure de superviser dès à présent l'ensemble des systèmes informatiques les plus importants du ministère de la Défense".

En 2013, les engagements ont atteint un niveau de l'ordre de 15 millions d'euros, avec le lancement de la conception de chiffreurs de très haut niveau de sécurité et des évolutions du téléphone TEOREM, qui permet de protéger des communications de niveau secret défense. La DGA a en outre consacré 24 millions d'euros en 2013 à des projets innovants. Cette enveloppe va servir à définir des architectures sécurisées pour les plateformes navales de demain.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 12:56
Un rapport dénonce le fiasco financier et calendaire du drone Harfang

Airbus Group a mis près de 270 millions d'euros de sa poche pour livrer le drone Harfang à l'armée française (Crédits : Arméé de l'Air)

 

14/10/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Une facture qui enfle (de 100 à 440 millions d'euros), des délais qui explosent (5 ans de retard), une opération qui est mal évaluée, selon un rapport du ministère de la Défense. Le drone Harfang a cumulé tout ce qu'il ne fallait pas faire.

 

Le Predator aurait pu voler beaucoup plut tôt sous les couleurs de l'armée française. Dès 2003. C'est la petite histoire dans l'histoire chaotique, trop chaotique du SIDM (Système intérimaire de drone MALE). Car Sagem, associé à l'américain General Atomics, proposait en 2001 au ministère de la Défense un système sur la base du drone Predator. Mais c'est finalement Airbus Group (alors EADS), qui est retenu par la DGA (Direction générale de l'armement) pour doter l'armée de l'air d'un drone de surveillance, de reconnaissance et de désignation d'objectif de jour comme de nuit. La plateforme du successeur du drone Hunter est réalisée par le groupe israélien IAI, sur la base du drone Heron.

C'est le début d'un long chemin de croix pour les militaires, qui ne pourront disposer du drone Harfang, d'abord conçu comme une solution intérimaire de courte durée, qu'en 2008... au lieu de 2003. Cette opération non érigée en programme (ONEP) initialement prévue pour être réalisée entre 2001 et 2003, devait être proche d'un achat sur étagère. Elle s'est poursuivie "jusqu'à la fin 2008", note un rapport du ministère de la Défense. "Plus de cinq ans de retard, pour une durée initialement prévue de deux ans, montrent que la difficulté technologique d'une telle opération avait été sous-estimée. De plus, le refus américain d'autoriser l'utilisation de certains composants a créé des problèmes qui ont également retardé le déroulement du programme", explique ce rapport.

 

La facture passe de 100 à 440 millions d'euros

A l'origine, le coût envisagé était relativement limité pour quatre drones (environ 100 millions d'euros), explique le rapport. Mais le résultat est très éloigné de cette évaluation : il a été multiplié par plus de quatre, pour atteindre plus de 440 millions. Selon le rapport, le coût de réalisation (163 millions) ne représente que la moitié des coûts identifiés jusqu'en octobre 2013, le soutien (contractualisé et interne) atteignant près de 100 millions d'euros, tandis que le coût d'utilisation s'élève à 36 millions d'euros. Pour une utilisation jusqu'à 2017, les coûts de soutien et d'utilisation sont évalués à plus de 120 millions d'euros, dont près de 22 millions d'utilisation: soit 440 millions d'euros.

Airbus Group a effectué, pour sa part, plus de 130 millions d'euros de dépenses propres, auxquelles peuvent être ajoutés plus de 120 millions d'euros pour les études du futur drone MALE. Il a par ailleurs eu à s'acquitter de 18,5 millions d'euros de pénalités. Soit près de 270 millions d'euro de sa poche.

 

Une opération mal évaluée

Lors du lancement de l'opération, les difficultés de réalisation ont été "mal évaluées, notamment en matière de navigabilité ou de capacité de vol". Airbus Group "n'a pas tenu ses engagements, notamment en termes calendaires". En revanche, le rapport du ministère estime que "les équipements livrés apportent aujourd'hui une capacité essentielle aux forces, et leur intégration dans la chaîne opérationnelle est maintenant bien maîtrisée". Les auteurs du rapport reconnaissent que certaines étapes de la réalisation du drone "ont connu des problèmes difficilement prévisibles".

Pour autant, en dépit des difficultés de ce programme, l'emploi du drone Harfang a été "décisif en Afghanistan et au Mali". Ces drones ont pu être employés en opérations extérieures, notamment en Afghanistan dès 2009, avant même d'avoir toutes leurs capacités. Celles-ci ont été apportées par la suite et utilisées au Mali. Ils ont montré une "excellente intégration dans la manoeuvre aérienne et terrestre".

 

Et maintenant ?

Comme toujours, en matière de drones, le futur est toujours compliqué en France. Des travaux sont actuellement menés pour maintenir jusqu'en 2017 le système Harfang actuel. Au-delà, il est prévu que la capacité de drones MALE soit assurée par des systèmes Reaper (un premier système a été acheté et livré en 2013) et les réflexions se poursuivent pour les drones futurs. "Quant au système pérenne qui doit lui succéder, espéré depuis 2001 et aujourd'hui envisagé pour 2020, il risque de connaître également un glissement de calendrier de plusieurs années, notamment s'il s'agit de développer un drone de conception européenne", estime le rapport.

La France dispose dans ce domaine de capacités industrielles certaines, estime le rapport, mais il lui est difficile d'y rester présente face aux Américains. "Il lui faut néanmoins tenter de poursuivre cette activité, notamment dans le domaine des équipements pour lequel les industriels ont des compétences reconnues", précise-t-il. Pourtant, les drones, qui sont de plus en plus indispensables aux armées, ont un intérêt opérationnel essentiel. "Les drones ne remplacent pas des capacités existantes mais apportent des capacités nouvelles (notamment l'endurance longue de 24 heures et la surveillance à distance de la base)". Enfin, "si l'on compare les missions effectuées avec celles d'un avion de combat, le coût global d'une heure de surveillance d'un drone est bien moins coûteux: celui-ci assure en effet une permanence longue et ne nécessite pas d'avion ravitailleur pour effectuer le transit".

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 11:55
[Vidéo] La cyberdéfense de demain

 

13/10/2014 Ministère de la Défense

 

En visite à Bruz, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a posé la première pierre d’un nouveau laboratoire dédié à la cyberdéfense, lundi 6 octobre 2014, au sein de la DGA (délégation générale de l’armement). Cette structure sera uniquement dédiée à la cyberdéfense et accueillera 250 ingénieurs, experts en « Maîtrise de l’information ».

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 16:55
Interview : La modernisation des Forces Aériennes Stratégiques

Les C-135FR vieillissants doivent être remplacer par l'A330 MRTT - photo A.Courtillat/ Armée de l'Air

 

13/10/2014 par Emmanuel Huberdeau – Air & Cosmos

 

L'ingénieur Géneral de l'Armement Alain Guillemette, chargé de mission "Dissuasion" de la direction Générale de l'Armement a répondu à nos questions sur l'avenir des Forces Aériennes Stratégiques.

 

Le contrat MRTT doit être signé en 2014. Comment ces appareils vont-ils faire évoluer la mission des Forces Aériennes Stratégiques (Bénéfices par rapport au C-135F)?

 

Les ravitailleurs en vol sont un maillon incontournable de l’emploi de la composante nucléaire aéroportée. L’âge avancé de nos C135 fait pesé de très fortes contraintes de MCO pour garantir la disponibilité nécessaire aux missions des Forces aériennes stratégiques. Le MRTT va à la fois augmenter sensiblement la capacité de ravitaillement et donner à l’armée de l’air en dehors des missions au profit de la composante nucléaire aéroportée, une capacité accrue au profit des missions de transports logistiques et sanitaires.

 

Quand sera lancé le programme de rénovation à mi-vie de l'ASMPA ? Qu'attend-on de ce programme en termes d'améliorations ?

 

La rénovation à mi-vie de l’ASMPA intègre essentiellement les travaux « classiques » de remplacement d’équipements pyrotechniques dont la durée de vie est assez sensiblement inférieure à la vie du système d’armes et de traitement d’obsolescences. Après une période d’analyse et d’évaluation des différentes solutions pour répondre au juste besoin, l’opération d’armement « rénovation à mi- vie de l’ASMPA » est à présent au stade de spécification des solutions retenues.

 

Interview complète à retrouver dans le numéro 2424 de Air & Cosmos, disponible en kiosques.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 11:55
Le LRU bientôt « bon pour les opex »

 

9 octobre, 2014 Guillaume Belan

 

Aujourd’hui, les évaluations du lance roquette unitaire (LRU) sont terminées. Cette véritable arme de destruction précise, devrait, d’ici la fin de l’année, être adoptée par l’armée de Terre. Cette décision d’adoption est prononcée par le Chef d’État Major de l’Armée de Terre (CEMAT), sur proposition de la STAT (Section Technique de l’Armée de Terre). Cette étape signifiera que le matériel est conforme aux exigences et aux besoins exprimés par l’armée de terre.

 

De l’adoption à l’admission en service opérationnel…

 

Le LRU est  dorénavant entré dans une phase d’expérimentations, menée par la STAT, avec la DEP (direction de la prospective et des études) Artillerie. Le 1er Régiment d’Artillerie, qui a reçu ses premiers lanceurs y est largement impliqué.

 

En juin dernier, le LRU a été testé en Suède, dans le plus grand champ de tir d’Europe. A noter que l’intégration du LRU dans la chaine de SIC (système d’information, de communication et de commandement) ATLAS a eu lieu à cette occasion, donc pendant l’évaluation.

 

Le LRU bientôt « bon pour les opex »

Mais, une étape importante va bientôt être franchie, lors de l’occasion de l’exercice amphibie Catamaran organisé par le Commandant de la force aéromaritime française de réaction rapide (COMFRMAFOR) ainsi qu’à l’exercice Noble Arrow du Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA). Soit un exercice marine et un autre aérien. Pourquoi ? Première raison, un concordance de calendrier. L’armée de terre a son exercice Toll 2014, qui se déroulera du 20 au 31 octobre 2014 dans le sud-est de la France alors que dans la même zone la Marine réalise un exercice amphibie… Rendez-vous important, Toll a pour objectif d’entraîner les chaines appuis feux et renseignement. Et il consistera en un exercice de coordination des intervenants dans la 3e dimension (I3D : artillerie sol-sol et sol-air, drones, aéronefs), associant manœuvres et tirs réels. Là, est la seconde raison et la plus importante : l’insertion de tirs LRU dans la 3ème dimension, car ses puissantes roquettes, qui portent jusqu’à 70 km, volent haut, très haut. Il faut donc travailler l’intégration du LRU dans une manœuvre interarmées et interarmes. Dont l’intégration des capteurs de la chaîne renseignement et des forces spéciales, notamment dans le cadre de la demande de tir LRU.

 

…  à la réalisation d’une première capacité

 

Les expérimentations, dont l’exercice Toll fait partie, permettront de valider la doctrine d’emploi, les procédures, l’environnement, etc. Ces expérimentations permettront de déboucher sur l’admission en service opérationnel ou plus vraisemblablement à la réalisation d’une première capacité au cours de l’année 2015, date à laquelle le LRU pourra être projeté en opérations extérieures (Opex). Et vu la nouvelle habitude de l’armée de terre à vouloir profiter le plus rapidement possible de ses derniers matériels, forcement les plus efficaces, au profits de ses troupes engagées, l’opération Barkhane pourrait bien voir débarquer le LRU l’année prochaine…

 

Fiche LRU

 

Le LRU bientôt « bon pour les opex »

Le LRU est le nouveau système d’artillerie de l’armée de terre. Il permet des frappes par tout temps, précises et réactives, jusqu’à 70 km. Il est destiné à traiter des objectifs ponctuels avec des effets collatéraux réduits.

 

Le programme est mené en coopération avec l’Allemagne et l’Italie. Il consiste à transformer des lance-roquettes multiple (LRM), entrés en service au début des années 90, pour leur permettre de tirer la munition à charge explosive unitaire M31.

 

Le marché a été passé en septembre 2011 à la société Krauss Maffei Wegmann (KMW), par un montage industriel franco-allemand incluant Thales, Airbus Defence and Space et Sagem (groupe Safran). Les 13 lanceurs français ainsi modernisés sont mis en œuvre par le 1r Régiment d’Artillerie de Belfort.

 

La dotation initiale en munitions, 252 roquettes dont le moteur est produit par la société française Roxel, a été  livrée fin 2013 par la société américaine Lockheed Martin.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 11:35
8e SIASE (session internationale Armement et économie de défense)

 

30.09.2014 IHEDN

 

Du 21 au 26 septembre 2014, l’Institut des hautes études de défense nationale a organisé en partenariat avec la Direction générale de l’armement du ministère de la Défense (DGA) la 8e session internationale Armement et économie de défense à Paris et à Toulon.

Au cours de cette semaine, 11 auditeurs étrangers, professionnels de l’armement, civils et militaires, originaires de 6 pays d’Asie du Sud-est (Brunei, Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour et Vietnam), ont pu échanger avec leurs homologues français et approfondir leurs connaissances dans le domaine de la « programmation pluriannuelle et des processus d’acquisition des équipements pour la Défense ».

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 14:55
Comment le ministère de la Défense va sauver son budget en 2015

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est décidé à lancer une ou plusieurs sociétés de projets, qui vont lui permettre de dégager de nouvelles marges de manœuvre financière

 

09/10/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est décidé à lancer une ou plusieurs sociétés de projets, qui vont lui permettre de dégager de nouvelles marges de manœuvre financière. Cette opération compensera ainsi l'absence en 2015 du produit de la vente des fréquence 694 MHZ et 790 MHz.

Là où il y a une volonté, il y a un chemin... Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, va peut-être gagner contre toute attente le pari de tenir la trajectoire financière (31,4 milliards d'euros) de la loi de programmation militaire (LPM) en 2015. Comment ? Il est décidé à lancer une société de projets, qui va lui permettre de dégager de nouvelles marges de manœuvre financière.

Cette opération compensera ainsi l'absence en 2015 du produit de la vente des fréquence 694 MHZ et 790 MHz. Soit 2,1 milliards sur les 2,3 milliards d'euros attendus de recettes exceptionnelles (REX) dans le budget de la défense de l'année prochaine.

 

Un feu vert de François Hollande

Ces recettes exceptionnelles "ne seront pas au rendez-vous en 2015", a confirmé mercredi lors des 20e rencontres parlementaires de la défense le Délégué générale pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon. Et de préciser que des études, qui s'appuie sur un travail déjà fourni, ont été réalisées par le ministère de la Défense. Abondée par les cessions de participations de l'Etat dans des entreprises publiques, la société de projet achètera des équipements aux industriels et les mettra à disposition des armées contre un loyer.

Un projet qui a reçu le feu vert de François Hollande, a expliqué le député PS du Morbihan, Gwendal Rouillard lors ces rencontres. C'est "un message pour Bercy", a-t-il souligné. Sous-entendu, le ministère de l'Economie doit obtempérer "quelque soit les obstacles administratifs et techniques". "La société de projet est vitale pour les industriels de la défense français", a-t-il affirmé.

 

Une sorte de crédit revolving

Pour Laurent Collet-Billon, cette formule est en quelque sorte "un crédit revolving avec un loyer payé sur plusieurs mois". En outre il a rappelé que "les compagnies aériennes font cela depuis longtemps" et que "la SNCF s'y est également mise". Cette société pourrait acheter un certain type de matériels, comme des avions de transport. D'autant que, selon lui, "il ressort que la létalité des avions militaires est extrêmement faible". Et donc, il a assuré que le montant des assurances devraient être faibles et il a rappelé "le loyer des l'argent n"était pas cher".

"Le calendrier est tendu", a-t-il pour autant reconnu pour la mise en oeuvre de cette société de projet. Mais il a estimé que ce projet serait en place "avant le 14 juillet". Pour aller "plus vite", il privilégie une société à capitaux publics même s'il n'écarte pas dans un second temps des capitaux privés dans un second temps. "On va regarder", a-t-il expliqué. Enfin, il n'est pas hostile à utiliser à moyen terme ce type de société dans le cadre de projets à l'exportation. Comme par exemple louer des frégates multimissions (FREMM) à la Grèce, qui reste très intéressée par ces bâitments.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 16:55
VBCI Crédits DGA  Ministère de la Défense

VBCI Crédits DGA Ministère de la Défense

 

7 octobre, 2014 Guillaume Belan

 

Le 24 septembre, la DGA (Direction Générale de l’Armement) a qualifié une version plus lourde du Véhicule Blindé de Combat d’Infanterie (VBCI) de l’armée de terre. Bien que peu, voire pas visible de l’extérieur, le VBCI passe de 29 à 32 tonnes. La partie mobilité du véhicule a donc été revue, à savoir train de roulement et transmission ainsi que les roues et la pneumatique. La partie GMP (Groupe Motopropulseur) est identique et avec 10% de masse supplémentaire, les performances sont à peine dégradées. Cette évolution fait suite à la demande de l’armée de terre. La DGA, pour qualifier ce VBCI de 32 tonnes, a réalisé ses essais sur divers pistes d’essais (Biscarosse, Coëtquidan, Canjuers et Fontevraud), malmenant le blindé sur pas moins de 25 000 km dont 15 000 d’endurance pour 13 000 heures de travail et d’essais.

 

L’enjeu pour l’armée de terre

 

Il est opérationnel : disposer d’un VBCI mieux protégé, sur-blindé, avec des kits de protection additionnels contre des menaces balistiques, anti-RPG (lance roquettes antichar), mines et IED (pièges explosifs improvisés). Le besoin est donc d’avoir un véhicule qui affiche une réserve de charge utile pour pouvoir être « chargé » et adapté aux besoins du théâtre avec des kits de mission. Cette nécessité est apparue suite aux différents engagements du blindé français: Liban, Mali, Afghanistan et aujourd’hui RCA (relire l’article de FOB ici). Il s’agit également pour l’armée de terre de pouvoir se garder une marge d’évolution pour intégrer de futurs systèmes (senseurs, capteurs, armements…).

95 VBCI sont concernés et seront portés à 32 tonnes, le premier sera livré aux forces dans quelques mois, début 2015. Ces 95 véhicules en version 32 tonnes ne sont pas une commande supplémentaire mais un retrofit d’une partie de la flotte existante. Pour mémoire, l’armée de terre disposera à terme de 630 VBCI, dont le dernier sera livré début de l’année prochaine. Ce parc de  32 tonnes sera le parc opex, celui mobilisable et projetable pour les opérations extérieures. Et même à 32 tonnes, le VBCI demeure aéro-transportable par A400M, son encombrement n’étant pas modifié.

 

L’enjeu export

 

Pour l’industriel, l’enjeu de cette version lourde n’est pas anodin, le VBCI sera mieux adapté aux potentiels clients export. Grâce à cette réserve de charge, le VBCI pourra aisément recevoir un armement différent et plus lourd. Avec 10% de masse supplémentaire, le VBCI pourra beaucoup plus facilement recevoir une tourelle de 100mm, comme celle du BMP, un besoin exprimé par les Émirats Arabes Unis, ou même une surprotection ainsi qu’une tourelle de 40 mm ce que pourraient souhaiter les britanniques…

 

Un enjeu industriel

 

Pour l’industriel Nexter, le contrat, même s’il apparaît mineur, permettra à la chaine VBCI de tourner a minima, ce, pendant 2 années. Car le dernier VBCI français sortira de la chaine de Roannes début 2015. Et, tandis qu’une commande export tarde à venir, Nexter, grâce à ce contrat de retrofit, gagne un temps précieux. Les pièces concernées par ce programme de retrofit sont fabriquées à Limoges chez Renault Trucks Defense (RTD), en charge de la partie mobilité du véhicule, mais sont assemblées chez Nexter, à Roannes. Les compétences pourront donc être sauvegardées a minima, dans l’attente d’une commande export.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 13:55
Tests de largage réussis pour l’A400M

L’A400M a démontré sa capacité à larguer 24 conteneurs en une seule passe photo Nicolas Audouin DGA

 

7 octobre Aerobuzz.fr

 

L’Airbus A400M a démontré sa capacité à larguer plusieurs conteneurs du type généralement utilisé dans les opérations militaires et humanitaires. Les tests ont été effectués à Cazaux. 24 conteneurs d’une tonne chacun ont été largués en une passe. D’une dimension de 1,2 x 1,2 m, sont chargés en deux rangées à l’intérieur de la soute et libérés par gravité.

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 19:55
Rafale Marine standard F3 (Crédits Dassault Aviation)

Rafale Marine standard F3 (Crédits Dassault Aviation)

La modernisation de 10 Rafale a pour objectif de doter la marine nationale d'une flotte homogène au standard F3 (Crédits : Dassault Aviation)

 

07/10/2014, Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Dassault Aviation a livré à la direction générale de l'armement (DGA) le premier exemplaire d'une tranche de dix Rafale Marine modernisés au dernier standard (F3).
 

Dassault Aviation a livré à la direction générale de l'armement (DGA) le Rafale M10, premier exemplaire d'une tranche de dix Rafale Marine retrofités au standard F3 (dernière version du Rafale Marine et Air). D'un montant de 240 millions d'euros, cette modernisation a pour objectif de doter la marine nationale d'une flotte homogène au standard F3. Cette opération participe à la montée en puissance du Rafale dans les flottilles de l'aéronautique navale, en remplacement du Super Etendard Modernisé dont les derniers exemplaires seront retirés du service en 2016. Les livraisons d'avions modernisés prendront fin en 2017.

Livrés au standard F1 avec des capacités limitées aux missions de défense aérienne, ces dix Rafale (M1 à M10) ont été produits à partir de la fin des années 90 pour remplacer les F-8 Crusader qui assuraient la protection aérienne du groupe aéronaval depuis 1964. Ce remplacement ne pouvant attendre la mise en service des standards polyvalents F2 et F3, les dix Rafale Marine ont donc été dotés d'un standard basique, dit F1. En revanche, tous les autres Rafale de la Marine et de l'armée de l'Air sont actuellement au standard F3. Ceux qui avaient été produits "au standard F2 ont été transformés facilement en F3. Le passage de F1 à F3 est plus complexe et nécessite un programme spécifique", souligne Dassault Aviation dans un communiqué publié ce mardi.

 

Une modernisation en profondeur

Un marché de retrofit a été conclu en 2009 qui associe Dassault Aviation, Thales, MBDA, Sagem, le Service Industriel de l'Aéronautique (SIAé) et la Marine nationale. Cette opération consiste à modifier les Rafale en profondeur (avion entièrement démonté et mis à nu) pour leur donner les mêmes capacités que les avions F3 actuellement produits. "Le gain opérationnel apporté par le standard F3 se traduit par un panel de nouvelles missions réalisables par ces avions", explique la DGA dans un communiqué publié ce mardi. Outre la défense aérienne, les capacités d'attaque au sol, de ravitaillement en vol, les Rafale Marine standard 3 disposent de capacités de lutte antinavires, de reconnaissance, de désignation laser et d'illumination autonome, et de frappe nucléaire.

Plus précisément, le passage du standard F1 au standard F3 suppose de nombreuses modifications, selon Dassault Aviation : nouveaux calculateurs électroniques modulaires, nouveaux écrans cockpit, changement des câblages électriques de l'avion, mise à hauteur du système de contre-mesure Spectra, évolution du radar RBE2 PESA (interchangeable avec la nouvelle antenne AESA), évolution des pylônes d'emport d'armement.

 

133 Rafale livrés sur 180 commandés

Le standard F3 confère au Rafale (Marine et Air) une polyvalence totale qui lui permet d'accomplir les missions suivantes, explique l'avionneur : interception et combat air-air avec canon de 30 mm et missiles Mica IR/EM (+ missiles Meteor à partir de 2018), appui au sol avec canon de 30 mm ; bombes guidées laser GBU-12/24 et bombes guidées Hammer ; frappes dans la profondeur avec missiles de croisière Scalp, attaque à la mer avec missile Exocet AM39 Block 2 et autres armements air-surface, reconnaissance tactique et stratégique en temps réel avec nacelle Areos ; ravitaillement en vol d'un Rafale à un autre (« buddy-buddy ») ; dissuasion nucléaire avec missile ASMP-A.

Sur les 180 Rafale commandés par la France, 133 ont été livrés à ce jour. "Facteur d'optimisation et de rationalisation des forces françaises, le Rafale a été conçu pour remplacer peu à peu sept types d'avions de combat de générations précédentes", rappelle Dassault Aviation. Selon le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale (2013), il y aura à terme 225 avions de combat dans l'armée de l'Air et dans la Marine, contre près de 700 dans les années 90.

 

120.000 heures de vol, dont 16.000 en opérations

La flotte Rafale totalise actuellement 120.000 heures de vol, dont 16.000 en opérations. Depuis mi-2013, les Rafale de série sont dotés du radar à antenne active RBE2 AESA de Thales. Depuis son entrée en service, le Rafale a été utilisé sur tous les théâtres d'opération (Afghanistan, Libye, Mali, Centrafrique et Irak).

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 11:55
Concept de satellite Ceres  Crédits CNES - DGA

Concept de satellite Ceres Crédits CNES - DGA

 

02/10/2014 par Stefan Barensky – Air & Cosmos

 

Le ministère de la Défense a publié les éléments de son projet de loi de finances pour 2015 qui, conformément à la Loi de programmation militaire adoptée l'an dernier, intégre le démarrage de deux programmes spatiaux importants au cours de l'année prochaine : les satellites d'écoute Ceres (Capacité de Renseignement Electromagnétique Spatiale) et le programme de satellites de télécommunications militaires Comsat NG.

 

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 07:55
La DGA réceptionne le cinquième A400M Atlas français

 

02/10/2014 DGA Economie et technologie

 

La DGA a réceptionné un cinquième exemplaire de l’avion de transport militaire A400M Atlas le 8 septembre 2014. L’appareil, destiné à l’armée de l’air, porte le numéro de série MSN12. Il rejoindra la base aérienne d’Orléans-Bricy.

 

Avion de transport militaire tactique doté d’une allonge stratégique et à la pointe de la technologie, l’A400M, produit par Airbus Defence and Space, est sans équivalent sur le marché mondial. Equipé de quatre turbopropulseurs, il est conçu pour transporter jusqu’à 37 tonnes de matériel et réaliser l’ensemble des missions liées au transport, notamment les liaisons inter et intra-théâtre, les poser d’assaut sur terrains sommaires, l’aérolargage de personnel et de matériel y compris à très grande hauteur, le ravitaillement en vol ou les évacuations sanitaires.

 

Il s’agit du sixième avion de série livré sur les 170 commandés par les sept pays partenaires du programme : l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, le Luxembourg, le Royaume-Uni, et la Turquie. Quatre ont déjà été livrés à la France, ainsi qu’un à la Turquie.

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