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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 14:55
photo Bertin Technologies, Bertin IT

photo Bertin Technologies, Bertin IT

 

Montigny, le 16 juin 2014 Bertin Technologies, Bertin IT

 

PolyXene®, la solution logicielle de très haute sécurité développée par Bertin IT en déploiement pilote à l’Etat-Major des Armées

 

Bertin IT vient de lancer le déploiement expérimental de sa plateforme logicielle de sécurisation des systèmes d’information sensibles, PolyXene®, à l’Etat-Major des Armées. Ce déploiement, qui s’étalera jusqu’à fin 2014, s’inscrit dans le cadre d’une longue collaboration de Bertin avec la Direction Générale de l’Armement (DGA), menée au travers du Programme d’Etude Amont (PEA) SINAPSE. Le système sera en démonstration sur le stand de la DGA à Eurosatory.

Au long des prochains mois, les fonctionnalités et la performance du premier hyperviseur de sécurité français certifié CC-EAL 5* seront ainsi évaluées dans des contextes d’utilisation « bi-niveaux » où il s’agira, par exemple, de permettre l’accès sur un même poste de travail à un réseau de coalition et à un réseau France, ainsi qu’à des applications de différents niveaux de sensibilité, tout en garantissant une totale confidentialité et l’immunité des systèmes d’information.

« Ce déploiement à l’EMA est une formidable opportunité de vitrine pour notre plateforme logicielle qui pourra démontrer son efficacité sur des problématiques de terrain, notamment pour répondre au besoin d’échange d’information de manière à la fois fluide et sécurisée », souligne David Boucher, Responsable de la BU Sécurité des Systèmes d’Information au sein de Bertin IT.

« Il concrétise aussi dix années de développement logiciel conduit dans la plus grande rigueur par nos équipes d’ingénieurs en cybersécurité et virtualisation. Ce déploiement va nous permettre de continuer à affiner notre solution en mettant à profit ce retour d’expérience sur des cas opérationnels », ajoute Béatrice Bacconnet, Directeur Exécutif de Bertin IT.

 

De l’importance du cloisonnement de l’information

Au sein des organisations sensibles (Etats, infrastructures d’importance vitale), le cloisonnement des informations selon leur niveau de classification (p.ex. : diffusion publique vs. restreinte) est généralement assuré par la séparation physique des réseaux (un poste informatique réservé à l’accès à une classe d’information), assortie de mesures de contrôle d'accès et de transmission des données.

Si elle limite le risque de fuite, cette configuration s’avère cependant coûteuse et contraignante : frais de possession et de maintenance élevés (jusqu’à cinq machines par utilisateur), échange de données non automatisables par clefs USB, temps de latence de la transmission d'information, ergonomie défaillante… Elle est d’autant plus inadaptée en environnement restreint (bunker, sous-marins, war room…).

PolyXene® répond précisément à cette problématique cumulant exigences de sécurité, d’efficacité et d’économie. Grâce notamment au cloisonnement de machines virtuelles, la plateforme développée par Bertin IT permet en effet d’accéder depuis un même poste de travail (fixe ou nomade) à des données, réseaux, applications de différents niveaux de sensibilité, tout en préservant la confidentialité des informations et l’intégrité des systèmes. Elle offre également des fonctions d’administration sécurisée des systèmes d’information pour le contrôle des entrées et sorties de chaque compartiment.

 

PolyXene® en démonstration sur le stand de la DGA à Eurosatory 2014

L’hyperviseur de sécurité PolyXene® fera pour la première fois l’objet de démonstrations sur le stand de la DGA – Hall H5, stand F 147, au salon international de la Défense et de la Sécurité terrestres et aéroterrestres, Eurosatory (16-20 juin à Paris-Nord Villepinte). Une initiative supplémentaire pour valoriser une solution de haute technologie issue d’un programme d’étude amont de la DGA.

Le partenariat de Bertin IT avec le DGA se traduit également au travers d’une quatrième participation de PolyXene® au CWIX (Coalition Warrior Interoperability eXercise, eXamination, eXperimentation eXploration) de l’OTAN, qui se tiennent du 4 au 20 juin à Bygodszcz (Pologne). Chaque année, ces exercices sont destinés à éprouver et améliorer l’interopérabilité des systèmes d’information et de commandement des nations membres.

 

A PROPOS DE BERTIN IT

Division de Bertin Technologies, Bertin IT conçoit et fournit des solutions logicielles adaptées aux exigences les plus élevées en termes de sécurité numérique et de traitement des contenus multimédias multilingues.

Son offre de produits et de services, tournée vers l’anticipation et la protection, recouvre la sécurité des systèmes d’information sensibles et des infrastructures critiques, ainsi que l’analyse en profondeur des sources ouvertes (Web, TV, radio) pour la cyber intelligence et la gestion de crise.

Acquise en 2011, la filiale Vecsys vient renforcer ces compétences et les étendre au traitement automatique de la parole pour la transcription audio/vidéo multilingue et la commande vocale embarquée.

Bertin IT s’appuie sur une expertise technique reconnue et un savoir-faire industriel développé au travers de projets civils et de défense, nationaux et internationaux.

 

A PROPOS DE BERTIN TECHNOLOGIES  www.bertin.fr

Acteur de référence dans l’innovation technologique et industrielle, Bertin Technologies propose une offre qui couvre un cycle complet, de la R&D jusqu’à l’Industrialisation et la Commercialisation : conseil, études & expertises - développement de procédés, pilotes et prototypes -  conception & fourniture de logiciels et équipements à forte valeur ajoutée – et ce dans des secteurs de pointe : Pharma & Sciences du Vivant -  Energie & Environnement - Défense & Sécurité - Aéronautique & Spatial.

 

Depuis 2008, Bertin Technologies est une filiale du Groupe CNIM (NYSE Euronext Paris – ISIN : FR0000053399 ; CA 2012 : 722,1 M€ ; 2 772 collaborateurs dans 15 pays).

POLYXENE®, La solution logicielle de très haute sécurité, en déploiement pilote à l'Etat-major des Armées

Lancé par la DGA en 2004, le projet SINAPSE - Solution Informatique à Noyau Avancé Pour une Sûreté Elevée, a donné naissance à PolyXene, plateforme de virtualisation permettant de faire cohabiter en toute sécurité sur une même machine des données et applications de différents niveaux de sensibilité (p.ex. utilisation d’un outil de gestion de base de données classifiées, d’un côté, et d’un navigateur web, de l’autre).

La version 1.1 a été certifiée CC-EAL 5 * en 2009, devenant l’un des rares hyperviseurs à justifier d’un tel niveau d’assurance.

La version 2, dont le développement se poursuit avec SINAPSE 2, est actuellement en cours de certification CC-EAL 5+.

Fin 2013, Bertin IT s’est vu confié un contrat supplémentaire avec la DGA pour maintenir en conditions opérationnelles la solution. Un marché qui inclut la livraison de deux démonstrateurs multiniveau utilisant les fonctionnalités et apports de PolyXene® pour les besoins des futurs systèmes d’information des armées.

 

* Standard international, la certification CC-EAL (Common Criteria for Evaluation Assurance Level) atteste du niveau de sécurité (de 1 à 7) garanti par un logiciel ou un équipement en réponse à un besoin réel (cible de sécurité).

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 13:50
Eurosatory 2014 - JT n°1 - Lundi 16 juin.

16.06.2014 ministeredeladefense

 

Suivez en direct l'actualité du salon Eurosatory dès 14h, qui se tient à Parc des Expositions de Paris Nord du 16 au 20 juin 2014.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 11:55
source Signalis

source Signalis

 

12/06/2014 DGA

 

Conduite par le ministère de la défense, l’opération Spationav V2 fournit à la marine nationale et aux principales administrations impliquées dans l’action de l’Etat en mer un système de surveillance temps réel des approches maritimes en métropole et en zone Antilles – Guyane, leur permettant de bénéficier d’une image tactique de la situation maritime afin de préparer et conduire leurs actions respectives en matière de lutte contre les trafics illicites, contre l’immigration clandestine, contre le terrorisme provenant de la mer et en matière de sécurisation du trafic maritime et de prévention des pollutions. Composé de capteurs disposés le long des côtes, le système fournit depuis juillet 2013 la situation des abords maritimes en méditerranée et est en déploiement en 2014 en atlantique. Il équipera 80 sites à terre et des aéronefs. Il est disponible en version ouverte sur le réseau défense au profit des unités utilisatrices en mer ou à terre. Il est raccordé à des systèmes d’autres administrations et se connectera aux systèmes européens Marsur et Eurosur.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 11:55
Le programme Descartes

 

12/06/2014 DGA

 

Le programme Descartes vise à moderniser l’ensemble des réseaux informatiques et téléphoniques d’infrastructure du ministère de la défense (métropole et outre-mer). Cette modernisation était rendue nécessaire au vu de l’obsolescence des équipements actuels (téléphonie en particulier), du fait de l’augmentation constante des besoins en débits, mais également de la nécessité de renforcer la sécurité des systèmes informatiques.

 

Il comporte une partie dite « d’usage général » conçue de manière à rejoindre les initiatives interministérielles en la matière, et une partie dite « résiliente », hautement sécurisée, fonctionnant même en cas de crise grave en particulier au profit des missions de dissuasion nucléaire, de commandement de l’organisation territoriale interarmées de défense et de la posture permanente de sécurité aérienne.

 

La LPM prévoit la réalisation et le déploiement de ces deux composantes, de même que les communications dédiées au contrôle aérien.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 10:56
Salon Eurosatory 2014

 

16/06/2014 Ministère de la Défense

 

Eurosatory, le plus grand salon de la Terre, de la défense aérienne-terre et de la sécurité dans le monde, ouvre cette année ses portes du 16 au 20 juin 2014. Cet événement se déroule au Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte.

Retrouvez sur cette page l’ensemble des informations concernant notre présence sur le salon et la description de l’ensemble de nos matériels présents sur le stand du ministère de la Défense. La visite virtuelle vous plonge dans l’ambiance du salon et découvrez l’espace Défense, pas à pas.

 

En direct d'Eurosatory

Retrouvez, jour après jour, les actualités et temps fort du salon Eurosatory avec des articles sur le stand du ministère de la Défense et les animations réalisées

Visite virtuelle du stand

Vivez le salon Eurosatory comme si vous y étiez et découvrez les matériels présentés sur le stand du ministère de la Défense en version 3D.

Les matériels présentés

Des moyens de renseignement, de protection ou d’appui de la force  aux dernières innovations de la Direction Générale de l’Armement (DGA), retrouvez l’ensemble de nos matériels.

Informations pratiques

Rejoignez-nous sur Eurosatory

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 16:55
La DGA au salon #Eurosatory 2014

 

13/06/2014 DGA

 

Comme tous les deux ans, la DGA participe au salon Eurosatory 2014 sur le stand du ministère de la Défense. Aux côtés de l’armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences, la DGA présente notamment un panel d’innovations et d’équipements.  Le plus grand salon d’armement terrestre au monde se déroule au parc des expositions de Paris Villepinte du 16 au 20 juin 2014.

 

L’hélicoptère Tigre et ses tous nouveaux équipements, dont la roquette guidée laser de précision métrique, le canon Caesar, Le VBCI félinisé ou le SAMP/T ou encore la radio de nouvelle génération Contact présentée pour la première fois… Les tout derniers équipements terrestres sont à découvrir le stand Défense d’Eurosatory. Pour les présenter, un binôme composé d’ingénieurs de la DGA et de représentants des forces. Cette année, les matériels démontrent la capacité du ministère de la Défense à préparer la complexité des menaces et à agir dans l’urgence, mais aussi dans la durée.

 

A découvrir également, de nombreuses innovations qui valorisent la capacité d’innovation de la DGA avec toujours le même objectif ; maintenir les programmes d’armement au meilleur niveau technologique. Parmi les innovations présentées, Boost, le futur bandeau communicant du Félin qui permet de suivre les données physiologiques du combattant. Mais aussi Giante, l’antenne souple qui s’intègre au textile de la tenue du fantassin, ou Caméléon, le camouflage pour véhicule qui, grâce à ses pixels vidéos, s’adapte en temps réel à l’environnement de celui-ci pour une invisibilité tant à la vue qu’en infrarouge.

 

D'une surface de plus de 2 200 m², le stand du ministère de la Défense reproduit un véritable théâtre opérationnel sur le thème « Prêt à l’engagement ». Il s'articule en six zones représentant les fonctions opérationnelles :

  • Renseignement, capacité d’analyse, aide à la décision ;
  • Commandement (planification, conduite, transmission) ;
  • Contact ;
  • Protection de la force ;
  • Appui de la force (génie, artillerie) ;
  • Soutien de la force
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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 12:56
Eurosatory 2014 ouvrira ses portes le 16 Juin

 

13.06.2014 Ministère de la Défense

 

Eurosatory, le plus grand salon International de Défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres - Parc des Expositions de Villepinte, du 16 au 20 juin 2014. Cette plateforme internationale d'échanges dédiée à tous les experts accueillera plus de 1 500 exposants dont le ministère de la Défense.

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 20:55
Serious game, le sauvetage au combat

 

 

12/06/2014 BCISSA  /  DCSSA - Service de santé des armées

 

Pour assurer la survie du blessé au combat, tout se joue dans les premières minutes. Certains blessés graves peuvent survivre si leurs camarades de combat tout d'abord, puis les auxiliaires sanitaires, les infirmiers et les médecins, appliquent tour à tour des gestes simples de sauvetage au combat, à réaliser parfois sous le feu ennemi.

 

Grâce aux environnements virtuels 3D temps réel, apprendre en pratiquant est devenu simple et permet de mieux retenir les gestes de survie à pratiquer.

 

3D-SC1, serious game, conçu avec l’appui de la Mission innovation participative de la Direction générale de l’armement (DGA), a été créé et supervisé par des réanimateurs de l’hôpital d’instruction des armées Bégin. Fruit de la collaboration entre le SSA et Medusims, une start up leader dans le domaine de la production de serious game médicaux, 3D-SC1 propose de vivre une expérience unique, d’apprendre et de s’entraîner aux gestes qui sauvent au combat.

 

La prochaine diffusion de 3D-SC1 à toutes les unités opérationnelles, complétée dans les prochains mois par la déclinaison de ce serious game pour le SC2 et le SC3,  constituera à terme une base moderne et efficace de l’entrainement par simulation au sauvetage au combat.

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 11:55
Jean-Luc Logel, président Eden Cluster - photo Centralp

Jean-Luc Logel, président Eden Cluster - photo Centralp

 

11-06-2014 propos recueillis par Erick Haehnsen -  info.expoprotection.com

 

En avant-première d'Eurosatory 2014 (du 16 au 20 juin à Paris-Nord-Villepinte), voici l'interview du président d'Eden Cluster qui rassemble 130 PME de la Défense et de la sécurité.

 

Pouvez-vous nous rappeler ce qu'est Eden Cluster ?

 

Il s'agit d'un mouvement d'initiative privée qui regroupe des PME duales, c'est-à-dire des PME qui fournissent à la fois les secteurs de la Défense et de la sécurité civile. Ces PME rejoignent Eden Cluster dans le but de ''chasser en meute''  et de développer leurs parts de marché à l'export. Ce regroupement est né durant l'édition 2008 du salon Eurosatory. Au début, il n'y avait que des PME de la région Rhône-Alpes. A présent, nous comptons Eden-Bretagne, Eden-Centre et Eden-PACA. D'autres régions, comme l'Aquitaine et l'Alsace, sont entrain de nous rejoindre. A l'heure actuelle, Eden Cluster représente 130 PME qui réalisent un chiffre d'affaires de 1 milliard d'euros dont 55% à l'export et emploient 9 000 salariés.

 

Quel est l'intérêt de développer des technologies duales ?

 

Regardez ma société, Centralp. Elle conçoit et fabrique des systèmes électroniques et des logiciels embarqués pour 15% de notre chiffre d'affaires à destination du secteur militaire, sûreté et sécurité. Et tout le reste de l'activité concerne les secteurs du transport, du médical et de l'industrie. D'ailleurs, en moyenne, les PME d'Eden Cluster développent moins de 20% de leur chiffre d'affaires dans le secteur militaire. La raison est simple : elles diversifient ainsi leurs débouchés afin d'assurer la pérennité de leur entreprise. C'est important car les lois de programmation militaire réduisent constamment le budget alloué aux industries de Défense. En revanche, en travaillant pour le secteur militaire, les PME peuvent bénéficier de la procédure Rapid (Régime d'appui PME pour l'innovation duale) de la DGA qui propose des subventions pour financer la R&D à hauteur de 50% à 80% du montant du projet.

 

Suite de l’entretien

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 11:05
nEUROn drone in flight - photo Dassault

nEUROn drone in flight - photo Dassault

 

11/06/2014 laprovence.com

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense sera en déplacement à la Direction générale de l’armement Essais en vol à Istres, demain (12 juin 2014).

 

Le ministre de la Défense participera au vol du démonstrateur de combat Neuron. La Direction générale de l’armement Essais en vol célèbre le 70e anniversaire des essais en vol de ses équipements aéronautiques.

 

A cette occasion, Jean-Yves Le Drian, se rendra à Istres (Bouches-du-Rhône), pour y rencontrer les équipes de la DGA et se faire présenter leurs missions.

 

Un vol du démonstrateur de drone de combat Neuron est également planifié. "Une semaine après les arbitrages rendus par le président de la République sur la loi de programmation militaire 2014-2019, cette visite au cœur des industries de Défense rappelle le rôle de ces 4 000 entreprises dans l’innovation technologique, et la responsabilité de la Défense dans l’anticipation et le maintien des compétences humaines nécessaires à notre équipement militaire et notre souveraineté", précise le communiqué du ministère.

 

En présence de Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement et d’Eric Trappier, Président-Directeur général de Dassault Aviation, Jean-Yves Le Drian prendra la parole sur le thème des industries de défense et celui des compétences nécessaires au maintien de notre avance technologique.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 18:55
Sopra entre au capital de CS Communication et Systèmes

 

 

11 juin 2014 par  Jacques Marouani - electroniques.biz

 

Sopra pourrait détenir entre 7,5 et 16% du capital de CS.

 

Sopra vient de signer un accord  industriel et commercial  avec CS Communication et Systèmes, société d’ingéniérie, spécialisée dans la défense et la sécurité avec laquelle il est partenaire depuis 8 ans. Sopra et CS vont collaborer sur ces domaines d'activité avec des clients tels que la DGA, le ministère de l’Intérieur, Airbus, Safran ou EDF.

 

A cet effet, CS a lancé un programme d’obligation convertible de 12 millions d’euros, qui sera garanti par Sopra. Au terme de l’opération, Sopra pourrait détenir entre 7,5 et 16% du capital de CS.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 07:55
FREMM Normandie - photo DCNS

FREMM Normandie - photo DCNS

 

10 juin 2014 Christine Le Moing – LeTelegramme.fr

 

C'est de la rade de Toulon que les équipes de la Marine nationale, DCNS et la DGA qui testent actuellement les systèmes de combat de la Fremm Normandie (troisième de la série des douze frégates multi-missions construites à Lorient) auront pris connaissance des propos qui se voulaient rassurants de leur ministre de la Défense.

Jean-Yves Le Drian qui s'exprimait, vendredi matin sur les ondes nationales de France Inter, a confirmé que la Marine nationale aurait bien ses onze Fremm prévues initialement et ce malgré le contexte des restrictions budgétaires que l'on connaît.

 

Des interrogations ?

 

Reste que pour DCNS, des questions restent actuellement en suspens. Au lancement du programme des Fremm, en octobre 2005, il était prévu par DCNS, qui les conçoit et les construit, une cadence de production d'un bâtiment tous les sept mois. Un rythme déjà ralenti, en 2008, à une livraison tous les dix mois. La première, l'Aquitaine a effectivement été livrée à la Marine nationale (sur les 11 commandées) en novembre 2012. La seconde, la Fremm Mohamed VI, a rallié la Marine royale marocaine en janvier dernier tandis que la troisième, la Fremm Normandie, doit battre les couleurs de la Marine française cet hiver.

 

Suite de l’article

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 07:55
Remise du 11e prix de l'Audace


02/06/2014 DGA

 

Dans le cadre de la journée dédiée à l’innovation participative de Défense, Jean-Yves Le Drian a remis le prix de l’Audace à sept lauréats le 28 mai 2014 à l’Ecole militaire, en présence du Délégué général pour l’armement Laurent Collet-Billon. Ce prix est décerné tous les deux ans par la fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque*. Il récompense les personnels les plus audacieux et innovants du ministère de la Défense et de la gendarmerie.

 

L'état-major des armées, la direction générale de l’armement, le secrétariat général pour l’administration, les trois armées et la gendarmerie présélectionnent les trois dossiers les plus innovants au titre de leur entité et un jury élit les projets primés. Chacun d'eux est récompensé par un prix de 2 500 €. Un coup de projecteur est ainsi donné sur les solutions concrètes émanant des opérationnels facilitant notamment le travail au quotidien et les interventions en opérations extérieures.

 

Lauréat pour l’armée de terre

Le lieutenant Jean-Baptiste Colas pour Auxylium, interface légère de communication multi-usage pour le combattant débarqué et les forces de secours.

Le démonstrateur réalisé réunit sur un même support civil de type smartphone ou tablette tactile l’ensemble des outils numériques utiles à la gestion d’actions de combat pour un soldat sur le terrain : radio tactique, cartographie, GPS, prise d’images, gestion d’événements et accès à distance à des objets connectés comme des capteurs ou des robots.

 

Lauréat pour la marine nationale

Le lieutenant de vaisseau Jean-Christophe Philippi pour la règle atmosphère Philippi, calcul rapide de la viabilité de l’air respiré à bord des sous-marins.

La règle de calcul Philippi présente une solution rapide pour estimer la viabilité de l’air respiré dans le sous-marin. Développée pour les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), la règle est généralisable à l’ensemble des sous-marins français et étrangers.

 

Lauréat pour l’armée de l’air

L’adjudant-chef Hervé Le Borgne et l’adjudant Christophe Fournier pour TITAAN, Technologies intégrées au travail d’appui aérien numérisé

Cette innovation permet lors d’une mission d’appui aérien de maintenir une liaison permanente entre le combattant et sa chaîne de commandement en minimisant les contraintes d’espace et de temps. TITAAN garantit une interopérabilité interarmées et interalliée.

 

Lauréat pour la gendarmerie nationale

L’adjudant-chef Frédéric Amardeil et l’adjudant-chef Cyriaque Poinsignon pour la tente et colis de survie aéro-largables

Le lot de survie embarqué est destiné d’une part aux équipages et d’autre part à être aérolargué aux personnes en péril lorsque les conditions de vol limitent les capacités de l’hélicoptère. Il est articulé autour d’une tente à structure autoportée et autogonflable. Sa mise en œuvre est optimisée pour du personnel traumatisé qui trouvera à l’intérieur une collection complète de matériel de survie.

 

Lauréat pour la DGA

L’ingénieur navigant d’essais Pierre-Henri Papelard (DGA Essais en vol) pour les platines de protection BLU-111

Grâce à cette innovation, les corps de bombe BLU-111 peuvent dorénavant être employés par le Rafale Marine sur le porte-avions Charles de Gaulle pour le bombardement d’emploi général, et non plus seulement sur le Super Etendard Modernisé.

Lire l'interview de Pierre-Henri Papelard

 

Lauréat pour l’EMA

Le médecin chef des services Anne Sailliol et la pharmacienne en chef Anne-Virginie Gachet, pour le plasma lyophilisé

L’optimisation du processus de production proposé du Plasma Lyophilisé « PLYO », plasma de référence pour une prise en charge immédiate du blessé hémorragique, autorise l’augmentation de la production et la diminution des coûts, en permettant de proposer ce produit au secteur civil de la santé tout en répondant aux référentiels nationaux.

 

Lauréat pour le SGA

L’ingénieur de 2e classe Maxime Esquerre, pour Waterbelt

Le dispositif Waterbelt, conçu pour atténuer les effets d’une détonation lors des opérations de détection, de désamorçage ou de destruction d’objets suspects, est basé sur l’emploi d’eau et de mousse bas-foisonnement. Seul 25 % des éclats perforent le mur d’eau avec une vitesse résiduelle relativement faible et une capacité vulnérante très atténuée.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 11:55
La DGA réalise un tir de roquette guidée depuis un Tigre HAD

 

05.06.2014 par Guillaume Belan (FOB)

 

Le 3 juin, au centre d’essais des Landes, la DGA a réalisé le tir d’une roquette guidée laser depuis un Tigre HAD évoluant à 70 nœuds sur une cible en mer illuminée par un opérateur au sol. Ce tir s’inscrit dans le cadre d’une série de tirs qui a débuté en 2010. Le dernier essai a été réalisé en janvier 2014 depuis un Tigre HAP. Ce tir sera suivi d’autres, notamment d’essais de la roquette guidée sur une cible mobile.

 

Des munitions guidées à bas coût

 

L’intérêt de disposer de roquettes précises est là: pouvoir mettre en œuvre des munitions très précises pour un coût limité, en tout cas, bien moins cher qu’un missile. Les derniers engagements en Afghanistan, en Libye ou au Mali ont confirmé la pertinence de cette capacité : La première version du Tigre (HAP pour Appui Protection) ne dispose pas d’armement de précision. C’est pourquoi les vénérables hélicoptères Gazelle, très vulnérables, équipés du missile HOT sont toujours nécessaires. Le panier de roquettes (non guidées) du Tigre HAP (pour l’instant seule version déployée) étant utilisé en tir de saturation, l’équipage ne dispose que du canon de 30 mm pour effectuer des tirs de précision, mais doit alors engager sa cible à moins de 1500 mètres, l’exposant alors aux tirs ennemis. Demain, la version la plus aboutie du Tigre, celle HAD (Appui Destruction), qui devrait connaître son premier déploiement à partir d’octobre au Sahel, mettra en œuvre le missile Hellfire de 8 km de portée (contre 7 km pour la roquette). Redoutable mais très coûteux. « On ne tirera pas autant de missiles Hellfire demain que de missile HOT aujourd’hui» reconnaît un officier de l’ALAT. L’intérêt est donc là : éviter d’utiliser des missiles beaucoup plus chers que leurs cibles (pick-up ou infrastructures) tout en évitant les dommages collatéraux. Sachant que le prix d’acquisition d’un missile Hellfire s’élève à plus du double que celui d’une roquette guidée…

 

Le PEA Munitions à Précision Métrique (MPM)

Le développement de la capacité d’une roquette guidée laser s’inscrit dans un Plan d’Etude d’Amont (PEA) plus ambitieux lancé par la DGA en 2009, visant à développer des briques technologiques communes à plusieurs munitions pour les rendre précises. Il s’agit là de la roquette tirée depuis un hélicoptère, mais également d’obus d’artillerie de 155 mm, d’obus de 120 mm tirés depuis un char Leclerc ou encore d’obus de mortier de 120 mm. Ces briques communes comprennent un kit de guidage, un capteur laser, un calculateur ou encore un système de contrôle des actuateurs. Pour résumer, l’encombrement de la munition est la même (la roquette demeure du 68 mm) mais composée différemment incluant un kit de guidage et des ailettes directionnelles). La roquette de précision métrique demeure aujourd’hui la munition guidée la plus aboutie parmi celle du PEA MPM « pour le mortier de 120 mm, on en sera au même stade dans deux ans qu’aujourd’hui pour la roquette » confiait un responsable de programme

 

Une mise en service vers 2018/2020

Des discussions sont en cours pour intégrer cette nouvelle capacité dans le standard MK2 du Tigre. Ce standard qui est prévu à l’horizon 2018/2020, verra outre le traitement des obsolescences, l’intégration du SIT ALAT (système de communication et commandement ) et donc un panier de roquette incluant des munitions guidées. Peu d’adaptations sont nécessaires, le panier reste inchangé, l’adaptation étant surtout logicielle. La cible pourra être illuminée au laser soit par un opérateur au sol soit par l’hélicoptère lui même. Pour le tireur, il suffira de sélectionner  parmi les roquettes du panier, celles guidées pour les engager. Le Tigre HAD disposera alors d’une panoplie complète d’armement : canon de 30 mm, missile air-air Mistral, Hellfire pour des cibles fortement blindées et roquettes (guidées ou non) pour des cibles moins durcies.

 

Et l’export ?

L’industriel en charge de cette roquette est TDA (filiale de Thales), qui va bientôt pouvoir proposer à l’export cette nouvelle munition. Pour l’instant, seules la France et l’Espagne en disposent sur leur Tigre. Mais l’industriel est confiant pour la suite et des discussions seraient en cours. TDA offre ainsi diverses solutions de panier de roquettes qui peuvent équiper divers types d’hélicoptères mais aussi d’autres aéronefs comme des avions légers. L’offre des roquettes guidées est quant à lui réduit : outre la France, seuls les États-Unis et la Turquie ont développé des solutions comparables.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 06:55
Innovation - Du plasma en poudre et une ceinture contre les explosifs

 

28/05/2014 Sandra Lewinski  - DICoD

 

Depuis 1988, la Mission innovation participative apporte son soutien matériel, financier, administratif, technologique, moral et juridique aux innovateurs des trois armées, de la gendarmerie nationale, du service de santé des armées, de la direction générale de l'armement et de tout autre organisme dépendant du ministère de la Défense. A l’occasion de ses 25 ans, découvrons des projets innovants proposés, réalisés et validés par des personnels civils ou militaires de la Défense.

 

La mission innovation participative (MIP) apporte son soutien aux innovateurs du ministère de la Défense depuis 25 ans. De l’idée à la réalisation, elle lève des freins et  favorise l’émergence d’idées nouvelles comme le dispositif waterbelt ou le plasma lyophilisé.

 

La waterbelt

Dans le cadre de la lutte contre les Engins Explosifs Improvisés (EEI ou IED), le centre d’expertise des techniques de l’Infrastructure de la Défense (CETID) a mis au point un nouveau dispositif  baptisé waterbelt. Cette structure souple et gonflable, de forme trapézoïdale, permet de confiner un EEI en l’encerclant d’une ceinture d’eau de 40 cm. L’objectif est d’atténuer la détonation en  piégeant la totalité des éclats tout en diminuant de manière significative le souffle engendré par l’explosif.

Moins onéreuse que les dispositifs en kevlar existants, la waterbelt est simple d’utilisation et efficace. « Cette solution permet de transporter la structure gonflée en air jusqu’à l’objet suspect et de se remplir en eau en toute sécurité une fois qu’elle est positionnée. Le tissu utilisé pour la conception permet au dispositif de demeurer totalement stable pendant les opérations de déminage », explique l’ingénieur militaire d’infrastructure Maxime Esquerre, porteur du projet.

Grâce au financement de la mission innovation participative, les ingénieurs du CETID ont  procédé à une nouvelle batterie de tests sur trois nouveaux prototypes en novembre 2013. Les résultats concluants des essais, sur  une charge explosive de 500 grammes ont permis de faire évoluer la structure du dispositif vers sa forme actuelle.

Que ce soit sur un théâtre d’opération ou sur le territoire national (aéroport, gare, transports en commun…), cette technique a pour but de  préserver la zone environnante à proximité d’un engin explosif et de réduire les zones d’évacuation.

 

Plyo

Le plasma lyophilisé (PLYO) est la référence pour la prise en charge de blessés hémorragiques graves. Il est disponible sans délai, en tout temps, tout lieu et toute circonstance. Compatible quel que soit le groupe sanguin du receveur, il se conserve à température ambiante pendant 2 ans.

Exclusivement produit par le Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA) de Clarmart, il se présente sous forme de poudre et se reconstitue en moins de 6 minutes. Sa production, issue du don, est restée  limitée au juste besoin des forces jusqu’en 2009. Le médecin-chef des services Anne Sailliol, du CTSA, a optimisé le processus de production de ce type de plasma cryo-desséché. Elle explique « qu’il a fallu non seulement se conformer aux nouvelles exigences réglementaires mises en vigueur en 2009  mais également répondre à la montée en puissance  des opérations extérieures ».

L’augmentation de la production a permis de diminuer le coût de revient et d’étendre l’offre au secteur hospitalier civil et aux forces armées d’autres pays comme les Etats-Unis.  L’automatisation de certaines étapes manuelles a optimisé le packaging, diminué les risques de contamination et facilité l’usage de ce produit sanguin labile.

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 11:50
Cyberdéfense : des français participent à l’exercice multinational Locked Shields

 

 

28/05/2014 Sources : EMA

 

Du 21 au 23 mai 2014, une équipe conjointe des armées et de la direction générale de l’armement a participé à l’exercice multinational de cyberdéfense « Locked Shields 2014 ».

 

Cet exercice militaire, organisé par l’Estonie, a rassemblé 12 équipes de cyberdéfense nationales en provenance d’Italie, d’Estonie, de Pologne, de Turquie, de Hongrie, d’Espagne, de Finlande, de Lituanie, d’Autriche, d’Allemagne, des Pays-Bas et de France. Il avait pour objectif d’entraîner les « forces cyber » de ces 12 pays à faire face à une crise cyber visant l’ensemble du spectre couvert par la cyberdéfense.

 

Locked Shields 2014 s’est déroulé sur des réseaux simulés hébergés par le centre d’excellence en cyberdéfense (CCD COE) de Tallinn en Estonie. Chacune des douze équipes devait ainsi défendre un réseau, représentatif de ce qui est mis en œuvre lors d’un déploiement opérationnel de l’OTAN, contre une équipe d’attaquants essayant de le perturber ou d’en prendre le contrôle.

 

L’équipe française fut dirigée par des spécialistes du Centre d’Analyse en Lutte Informatique Défensive (CALID). Elle a réuni des experts de la Direction général de l’armement (DGA), de la Direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information (DIRISI) et des trois armées, ainsi qu’un conseiller juridique (LEGAD). Pour le lieutenant-colonel Dupuy, chef du CALID : « c’est notre mission quotidienne de défendre les réseaux du ministère. Cet exercice est particulièrement intéressant parce qu’il permet nous mettre en situation réaliste, pendant trois jours, face à de nombreux scénarios d’attaque».

 

La version 2014 de l’exercice Locked Shields  fait partie du programme global de formation et d’entrainement des « forces cyber » des différents pays participants. Dans le domaine de la formation, la France affiche d’ailleurs une volonté forte. Dans cette optique, le ministre de la Défense a décidé la création d’un pôle d’excellence cyber en Bretagne, dédié à l’acquisition de l’expertise technique et opérationnelle ainsi qu’à l’entraînement.

 

Après Locked Shields 2014, d’autres exercices militaires, nationaux et internationaux viendront enrichir l’expérience des experts militaires, jusqu’au grand exercice national de gestion de crise cyber PIRANET, qui aura lieu au premier semestre 2015 et qui jouera le scénario d’attaques informatiques majeures contre les systèmes informatiques critiques de la France. Venu encourager son équipe, le contre-amiral Coustillière, officier général « cyber » le rappelle : « De nombreuses nations ont maintenant intégré le « cyber » à leur arsenal. Il faut donc s’attendre à ce que chaque crise soit précédée et accompagnée d’attaques informatiques.»

 

Le Livre blanc de 2013 a réaffirmé l’importance croissante du domaine cyberdéfense pour la défense nationale, ainsi que la nécessité de renforcer les moyens qui lui sont dédiés. La cyberdéfense apparaît désormais clairement au rang de priorité nationale. Ainsi, la loi de programmation militaire 2014-2019 va renforcer les moyens humains et matériels dans ce domaine et contribuer à leur développement, notamment en termes de recherche et développement.

Cyberdéfense : des français participent à l’exercice multinational Locked Shields
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 12:57
Bruno Sainjon nouveau Président-directeur général de l’ONERA
 

27.05.2014 - ONERA.fr

 

Bruno Sainjon, directeur des opérations de la DGA, est nommé, par décret en Conseil des Ministres, Président du Conseil d’Administration de l’ONERA. Il en devient, de fait, Président–directeur général. Il prendra ses nouvelles fonctions le 2 juin 2014.

 

Formation :

Bruno Sainjon est diplômé de l’Ecole Polytechnique (promotion 1982) et de l'École nationale supérieure de techniques avancées (promotion 1987)

Parcours :

1987 – 1996 : DGA (Direction Générale de l’Armement)
Bruno Sainjon a débuté sa carrière à la DGA au sein de la direction des engins rebaptisée ensuite direction des missiles et de l'espace.

  • De 1987 à 1992, au sein du service technique des poudres et explosifs, Bruno Sainjon est responsable des études, recherches et développements dans le domaine des propergols solides pour missiles tactiques et balistiques, puis de chef du groupe études générales.
  • En 1993 il rejoint le service technique des systèmes stratégiques et spatiaux comme adjoint au chef du bureau propulsion, plus particulièrement chargé de la politique industrielle et des relations avec le milieu des lanceurs civils. Dans ce poste il participe en tant que représentant français aux travaux des commissions mandatées par l'ONU de contrôle des activités missiles balistiques en Irak.
  • En 1994, il devient chef du bureau des programmes missiles-espace-nucléaire.


1996 – 2000 : Services du Premier Ministre et Ministère de la Défense

  • En 1996, il rejoint le gouvernement en tant que directeur des affaires économiques et de l'animation au sein de la délégation interministérielle à la coupe du monde de football de 1998.
  • En juillet 1997, il intègre le cabinet du ministre de la défense comme conseiller technique, puis conseiller pour les affaires économiques, financières et budgétaires.


2000-2002 : SNPE (Société Nationale des Poudres et des Explosifs )

  • Le 1er mars 2000, il devient directeur de la stratégie et du développement du domaine " matériaux énergétiques " de la SNPE.
  • Mai 2001 à mai 2002, il occupe simultanément les fonctions de président Directeur Général de CELERG et CELERG International.
  • Février à novembre 2002, il est nommé secrétaire du Comité Exécutif de SNPE.


2002 – 2003 : DGA
Bruno Sainjon revient à la DGA en décembre 2002 en tant que chargé de mission auprès du directeur du service de la maintenance aéronautique.

2003 – 2005 : SGDN (Secrétariat Général de la Défense Nationale)

  • Bruno Sainjon devient directeur adjoint des technologies et transferts sensibles du SGDN.
  • Le 1er juillet 2005, il est nommé ingénieur général de l’armement de 2ème classe.


2005 – 2014 : DGA

  • Bruno Sainjon rejoint la DGA en tant que directeur du service des programmes nucléaires et de missiles au sein de la direction des systèmes d’armes.
  • Le 24 janvier 2007, il devient adjoint au directeur des systèmes d’armes, plus particulièrement chargé de l’équipement des forces nucléaires et navales.
  • Par décret du 21 janvier 2008, il est nommé ingénieur général de l’armement de 1ère classe.
  • Le 21 janvier 2009, il prend les fonctions de directeur des systèmes d’armes et est élevé au rang et appellation d’ingénieur général hors classe de l’armement.
  • Le 7 octobre 2009, il est nommé directeur des opérations et assure, à ce titre, la représentation du ministre de la Défense au conseil de surveillance de l’OCCAr (Organisation Conjointe de Coopération en matière d’Armement), qui regroupe la Belgique, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne.


Mai  2014 – aujourd’hui : ONERA.

  • Le 13 mai 2014, Bruno Sainjon est élu président du conseil d’administration
  • Le 28 mai 2014, il est nommé Président-Directeur général par décret en Conseil des Ministres. Il prend la présidence de l’établissement de recherche à la suite du décès de Denis Maugars, survenu le 9 août 2013. L’intérim de la présidence de l’ONERA était assuré depuis lors par Thierry Michal, directeur technique général.


Né le 25 janvier 1961, Bruno Sainjon est Chevalier de la Légion d'Honneur et Officier de l'Ordre National du Mérite.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 12:56
Dissuasion nucléaire : pourquoi l'essai d'un missile M51 s'est terminé par un échec

On en sait un peu plus sur les raisons de l'échec de l'essai d'un missile M51 le 5 mai 2013 à partir du sous-marin Le Vigilant

 

30/05/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La direction générale de l'armement pointe des insuffisances graves dans la maîtrise de la qualité des industriels de la filière missile balistique pour expliquer l'échec de l'essai du M51 en mai 2013. Au-delà, les réductions d'effectifs et de budgets pourraient être très préjudiciables à cette filière de très haute technologie.

 

On en sait un peu plus sur les raisons de l'échec de l'essai d'un missile M51 le 5 mai 2013 à partir du sous-marin Le Vigilant. Ce tir avait pour objectif de qualifier le couple formé par le M51 et ce sous-marin nucléaire lanceur d'engin (SNLE). Ce missile a connu "un fonctionnement erratique dès son lancement avant de se mettre en auto-sûreté et de se détruire après une trentaine de secondes de vol", a précisé le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, lors d'une audition à l'Assemblée nationale début mai. Un échec bien évidemment classé secret défense et qui est resté longtemps une affaire lavée dans la famille de la dissuasion française. Laurent Collet-Billon a bien voulu donner quelques explications à cet échec lors cette audition :

"Une commission d'enquête a recherché les causes de cette défaillance. L'intégralité des événements techniques enregistrés a été analysée par les experts les plus chevronnés de la DGA qui avaient à leur disposition la totalité des plans concernés. Nous estimons que la reconstitution opérée est fiable et permet d'apporter des mesures correctives efficaces. Elle a également mis en évidence des lacunes dans les plans qualité des industriels. Nous y remédierons, même si un nouveau dispositif est difficile à mettre en place compte tenu de la faible cadence de production des missiles".

 

Les industriels dans le collimateur

Un échec que la DGA impute clairement aux industriels de la filière en général, et à Airbus Space Systems, en particulier. Cet échec a donc provoqué le départ de quelques responsables du progamme M51 au sein d'Airbus Space Systems, selon nos informations. Seul point de satisfaction dans cette défaillance : "au moins avons-nous pu constater que le dispositif de sauvegarde, sinon le missile, a bien fonctionné", a souligné le Délégué général.

"La réappropriation des capacités d'ingénierie des systèmes complexes est en effet l'une des préoccupations de la DGA", a souligné Laurent Collet-Billon. Après l'échec du sixième tir expérimental du missile M51, la DGA a demandé "aux services concernés d'Airbus Defence & Space des efforts accrus tant en matière d'ingénierie qu'en maîtrise de la qualité et de leurs sous-traitants. Ces faiblesses, que nos propres services « qualité » ont constatées, doivent impérativement être corrigées".

Pour sa part, le nouveau chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a relativisé cet échec en rappelant que "nous avons connu cinq succès et un échec - certes regrettable". Il estime donc que la crédibilité du missile, et donc de notre dissuasion nucléaire, n'est aucunement remise en question".

 

Des mesures correctives

Le patron des activités missiles balistiques au sein d'Airbus Defence and Space (ADS), Alain Charmeau, a rappelé lors d'une audition à l'Assemblée nationale mi-avril, que ADS avait "dégagé les ressources humaines nécessaires pour analyser très rapidement l'origine technique de l'échec du précédent essai, sans conséquences sur notre contribution à la posture de dissuasion ou à l'activité spatiale". Il a également rappelé la mise en service opérationnel du missile M51 et l'embarquement du premier lot de missiles sur le SNLE Le Terrible en 2010 "en respectant précisément les performances, le calendrier et les coûts prévus contractuellement".

Le rôle de la DGA, a-t-il expliqué, est "de vérifier que les maîtres d'œuvre n'imposent pas aux:PME des contrats qui les étrangleraient, notamment financièrement. Nous donnons aux maîtres d'œuvre une visibilité à l'horizon 2030 et au-delà ; nous voulons qu'ils procèdent de la même manière, dans une parfaite transparence, avec les entreprises sous-traitantes". Et de faire un tableau inquiétant de la situation sur la filière industrielle de la dissuasion, qui comprend plus de 450 industriels français, dont 140 fournisseurs directs et 40 maîtres d'œuvre de sous-systèmes, dont 25 % d'entre eux sont des PME ou TPE.:

"S'agissant de la maîtrise de l'ingénierie système, je me rends compte que, DGA exceptée, peu nombreux sont ceux qui maîtrisent la technique du missile balistique ; ce n'est pas sans poser problème. Les enquêteurs chevronnés qui ont analysé les causes de l'échec du tir d'essai de mai 2013 appellent à des efforts, à la fois dans le management et dans l'attention portée aux outils d'ingénierie système. Seule l'ingénierie système - et ses outils informatiques associés - nous permettront de gérer la complexité des interfaces et des évolutions successive des équipements, et d'assurer la démonstration de la sûreté nucléaire. La question intéresse le domaine civil, le fabricant du M51 étant aussi le constructeur des fusées Ariane".

 

Quelles explications à ce défaut de qualité ?

Peut-être faut-il chercher ce défaut de qualité dans la baisse continue du budget de la défense de ces dernières années. Pour tenir compte des perspectives économiques générales de la défense, Airbus Defence & Space a réalisé "des efforts importants pour réduire les coûts tout en améliorant en permanence la qualité de ses travaux", a expliqué Alain Charmeau. Mais avec moins peut-on toujours faire plus ? Pas sûr. "Airbus adapte fortement son outil industriel pour accompagner la baisse des crédits de développement tout en préservant au mieux les compétences clés", a-t-il souligné. Et d'avouer que "le seuil critique du maintien des compétences est aujourd'hui atteint".

Ainsi, "un travail conséquent a été mené avec la DGA au cours des deux dernières années pour permettre d'atteindre dans les prochaines années une baisse des coûts de 30 % pour le MCO (maintien en condition opérationnelle) du système d'arme, une baisse de plus de 20 % étant déjà acquise jusqu'en 2016, a-t-il précisé. Ce travail de réduction des coûts a aussi été réalisé sur les activités de production des missiles".

En outre, le patron d'Airbus Group, Tom Enders, demande quant à lui des réductions de coûts (pour atteindre les fameux 10 % d'EBIT) qui passent sur les trois prochaines années par "15 % de réductions des effectifs" de l'activité lanceurs et missiles balistiques qui intervient après une réduction de plus de la moitié de ses effectifs depuis une dizaine d'années. "Il s'agit d'une conséquence directe de la politique de réduction de coûts que nous menons pour améliorer notre compétitivité, notamment face aux lanceurs américains, ainsi que de la diminution des budgets de défense", a fait remarquer Alain Charmeau.

 

Où en est le programme M51 ?

Le Vigilant a repris ses patrouilles opérationnelles dès l'été 2013. Et selon le PDG de DCNS, Patrick Boissier, la modernisation du Vigilant a été terminée en juillet 2013. "Nous avons achevé en juillet 2013 une opération majeure et complexe pour la modernisation du Vigilant, avec l'adaptation du sous-marin au nouveau missile M51 et la mise en place un nouveau système de gestion de combat. C'est maintenant au tour du Triomphant de connaître la même IPER adaptation",  a-t-il expliqué aux députés de la commission de la défense mi-avril.

Le prochain tir d'essai du M51 devrait intervenir d'ici à la fin de l'année. "Le prochain tir de M51 est prévu dans moins d'un an", a avancé mi-avril Alain Charmeau. Les coûts associés à cet événement ont été financés par un étalement de programme. Et le patron d'Airbus Space Systems, François Auque, avait rappelé lors d'une conférence de presse mi-mai que "le calendrier de lancement du prochain missile est inchangé donc ça veut bien dire que le sujet a été traité". Sous-entendu, les problèmes du M51 ont été corrigés.

Sur le plan opérationnel, "après Le Vigilant qui a repris ses patrouilles opérationnelles à l'été 2013, le SNLE Le Triomphant est en cours d'adaptation à Brest et reprendra ses patrouilles en 2016, au moment de la mise en service opérationnelle du M51.2. Le SNLE Le Téméraire sera adapté au M51 dans la période 2016-2018", a pécisé le chef d'état-major des armées. Ce que confirme Alain Charmeau. "Il est prévu prochainement la livraison du troisième et dernier lot de missiles M51 et la mise en service d'une nouvelle version du M51 (le M51.2) afin de pouvoir équiper le missile des nouvelles têtes nucléaires TNO", a-t-il précisé. 

 

Et après ?

Selon le général de Villers, le missile M51.3, "qui vise à maintenir les capacités de notre composante océanique face aux défenses antimissiles les plus sévères, devra entrer en service au milieu de la prochaine décennie lorsque le M51.1 arrivera en fin de vie". C'est un dossier important pour Airbus Defence and Space. "Le sujet le plus lourd pour l'ensemble de la division, c'est la prise de commandes sur le M51.3, le contrat de développement du M51.3 qui là aussi est sur un calendrier qui est respecté pour le moment", a confirmé François Auque.

Sur la base de ces engagements financiers définis avec la DGA et après une longue phase de conception initiale qui "a permis de mettre en œuvre les approches plus récentes en matière de « design to cost », le développement de version M51.3 va ainsi pouvoir débuter cette année avec toutefois une montée en puissance étalée", a précisé Alain Charmeau. Cette nouvelle version du M51, qui concerne l'étage supérieur du missile et les moyens sols associés a pour but, d'une part, de traiter les obsolescences et, d'autre part, de répondre à l'échéance des dix prochaines années aux évolutions des besoins opérationnels : adaptation du système aux nouvelles charges utiles, précision et souplesse d'emploi en portée et pénétration.

 

Notification du M51.3 imminente

Selon Alain Charmeau, "le M51.3 devrait être notifié rapidement et assurera pour notre bureau d'études des charges réparties sur les dix prochaines années". Un développement comporte schématiquement deux phases, la première concernant la conception initiale par des ingénieurs système travaillant sur la simulation et les spécifications du système et du sous-système. Elle est achevée pour le M51.3. Une seconde phase plus concrète est consacrée à la définition détaillée, le dessin des pièces, les prototypes, les essais, l'intervention des équipementiers. Airus Defence & Space se trouvera dans cette phase "à partir de 2016 pour le M51.3", a-t-il affirmé

À plus long terme, "les travaux concernant le SNLE de troisième génération ont démarré, et des avant-projets sont esquissés par l'industrie, en étroite coordination avec l'EMA, la DGA et le CEA. D'ores et déjà, des choix ont été faits par le président de la République : ce SNLE embarquera à sa mise en service prévue au début des années 2030 le missile M51.3", a expliqué le général de Villiers.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 07:55
Prix de l’audace 2014 : Interview du lauréat DGA pour son innovation sur la bombe BLU-111


28/05/2014 DGA

 

Pierre-Henri Papelard est le lauréat du prix de l’Audace 2014 pour la direction générale de l’armement (DGA). Cet ingénieur navigant d’essais à la DGA est récompensé pour son innovation : les platines de protection de BLU-111 sous tribombe (PPBT). Des pièces développées spécialement pour permettre l’emploi de ce type d’armement sur le Rafale Marine. Interview.

 

Pouvez-vous nous présenter votre innovation ?

Les platines de protection de BLU-111 sous tribombe (PPBT) sont des cales de protection qui permettent d’assurer l’emport de la bombe BLU-111 sous le Rafale Marine. Les essais conduits avec ce corps de bombe n’avaient pas donné satisfaction jusqu’à maintenant. Les interfaces mécaniques abîmaient le revêtement de la bombe et ne permettaient pas de tenir le serrage sur cet avion. Cette invention a le mérite de régler ces deux problèmes. En effet, grâce à elle, les corps de bombes BLU-111 peuvent dorénavant être employés sur le Rafale Marine. Les pièces vont, de par leurs formes, répartir l’effort de serrage sur la bombe et le revêtement de celle-ci ne sera plus détérioré.

 

Comment vous est venue cette idée ?

C’est un sujet qui ne date pas d’hier mais qui était resté au point mort. Cela faisait des années que ces problèmes de détérioration du revêtement et de perte de serrage étaient évoqués mais ça n’avançait pas... J’ai donc décidé de me pencher sur la question.

 

Quelles ont été les différentes étapes du projet ?

Les premières réflexions remontent à janvier 2013 avec un premier dessin et un premier prototype mis au point avec les chaudronniers du bureau d’études. La mission innovation participative (MIP), intéressée par le projet, a accepté de le financer à hauteur de 25 000 €. Nous avons pu, grâce à ce soutien, réaliser des pièces conformes aux process de construction aéronautique. Nous avons fabriqué un premier jeu sur une bombe pour l’embarquer sur un Rafale Marine. Nous avons ensuite procédé à des essais au sol au premier semestre 2013, puis des essais en vol en juillet et septembre de la même année. Ils ont donné entière satisfaction. C’est à ce moment-là que nous avons saisi la dimension prometteuse du projet.

Nous avons décidé d’aller plus loin dans les essais et de fabriquer 4 jeux supplémentaires améliorés. Des essais ont eu lieu en janvier 2014 avec la réalisation d’un tir d’essais sous Rafale. Puis, en avril 2014, nous avons procédé à des essais en vol d’appontage et de catapultage pour vérifier que le système fonctionnait à partir du porte-avions Charles-de-Gaulle, base opérationnelle à partir de laquelle cette munition est employée.

 

Est-ce-la première fois que vous développez un matériel pour la DGA ?

Non ! En principe dans nos métiers, nous ne concevons pas de matériel d’armement. Nous faisons de la qualification de matériel d’armement pour savoir s’il est apte ou non à l’emploi par les armées, ou alors nous gérons la mise à disposition de moyens pour des essais industriels. À force de tester ces équipements, notre avis d’expert nous pousse à trouver des solutions quand nous constatons qu’ils ne sont pas aptes. C’était déjà le cas pour les conduits des bombes GBU-49 sur Mirage 2000D qui sont spécifiques à la France, qui sont en service aujourd’hui et qui ont été développée sur le site de DGA Essais en vol site de Cazaux par les mêmes personnels.

 

Vous avez reçu le 28 mai le prix de l’Audace, que ressentez-vous ?

Je suis fier, même si au départ je n’étais pas au courant qu’il y avait un prix en jeu ! Et je serai content de renouveler l’expérience. C’est très enrichissant de développer des innovations. Au-delà du fait de recevoir un prix, là où je suis surtout satisfait, c’est d’avoir trouvé une solution à un problème.

 

Un mot, pour finir, sur l’évolution de cette invention ?

Ces essais marquent une étape importante dans les levées de risques nécessaires avant la mise en série de cet équipement qui permettra au Rafale de conserver sa capacité « bombe emploi général ». Depuis, la DGA est d’ailleurs en train de passer un marché avec un fabricant pour réaliser des pièces en série. En principe, d’ici à fin 2014, le matériel sera produit en série.

 

Le prix de l’Audace, c’est quoi ?

La 11ecérémonie du prix de l’Audace 2014 s'est déroulée le 28 mai à l’École militaire à Paris. Ce prix est décerné tous les deux ans par la fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque. C’est la mission innovation participative qui assure l’organisation de la remise de ce prix. Son objectif ? Récompenser les projets innovants destinés aux forces armées françaises. Ces inventions distinguées aboutissent ensuite au développement de solutions concrètes répondant à un besoin opérationnel.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 07:55
1997 - Nacelle Escape

1997 - Nacelle Escape


28/05/2014 DGA

 

Une nacelle de récupération déployable depuis un hélicoptère, un simulateur de vol conçu à partir de déchets, un détecteur pour le contrôle magnétique des plongeurs démineurs ou encore un guide médical illustré… La mission innovation participative (MIP) en a vu passer des projets depuis sa création il y a 25 ans ! Depuis 1988, ce sont ainsi près d’un millier d’innovateurs, hommes et femmes du ministère de la Défense, qui ont été soutenus pour transformer leurs idées en matériels d’avenir. Coup de projecteur sur 4 innovations qui ont marqué leur temps et sont toujours d’actualité.

 
1997 - Nacelle Escape : le meilleur moyen pour sauver des vies 
 
Innovation participative : 25 ans de « success stories »…

 

ESCAPE : Késako ? C’est une nacelle de récupération déployable depuis un hélicoptère. Réalisé par le capitaine Jean-François Tardy du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale, cette invention pour laquelle la MIP a accordé un soutien financier à hauteur de 74 000 € en 1997 puis 90 000 € en 2003, a reçu le prix de l’Audace en 2000. Le principe est simple : la nacelle est lancée repliée de l’hélicoptère. La descente et l’ouverture sont contrôlées par un système de freins positionnés dans l’hélicoptère. L’ouverture de la nacelle peut être commandée à n’importe quel moment de la descente ou une fois la nacelle au sol. Le temps de mise en œuvre (largage et ouverture) est inférieur à 10 secondes. Ce matériel permet le sauvetage d’urgence de personnels menacés par les flammes, de personnes blessées et d’emporter du matériel. La nacelle permet ainsi la récupération - en une seule rotation et en moins de 5 minutes - de 10 personnes et/ou deux brancards. Au total, ce type de matériel possède une capacité d’emport jusqu’à 1,5 tonnes de personnels et/ou de matériels. Son double défi : accroître les performances des opérations de sauvetage tout en maintenant voire augmentant les conditions de sécurité des secouristes  et des secourus. Pari réussi puisque aujourd’hui cette innovation est commercialisée et utilisée opérationnellement depuis des années et s’adresse aussi bien aux secteurs militaires que civils.

 
2009 - Avec Matrack, dehors les mauvaises ondes !

 

Innovation participative : 25 ans de « success stories »…

 

Inutile de le préciser, le déminage sous-marin est une tâche particulièrement délicate ! Et dans le domaine, toute idée pour sécuriser la mission est la bienvenue. Partant de ces multiples expériences et constatations, Thierry Vaillant, ingénieur à DGA Techniques navales à Brest, a mis au point un détecteur pour le contrôle magnétique des plongeurs démineurs. En effet, toute fuite d’onde magnétique provenant de leur équipement peut potentiellement déclencher la charge explosive à neutraliser. Grâce à cette innovation, Matrack (magnetic anomaly tracker), le contrôle est réalisé directement sur le plongeur juste avant l’intervention et son entrée dans l’eau.

Avec ses 25 petits centimètres, Matrack a donc révolutionné la détection des ondes indésirables. Facilement maniable et transportable, cet appareil répond à la fois aux normes françaises et à celles de l’OTAN, et remporte un franc succès. Et tout a démarré en 2009, lorsque Thierry Vaillant s’est vu alloué un budget de 90 000 € par la MIP. Un soutien financier qui a permis à son inventeur de concevoir, avec le concours d’une PME brestoise, un prototype. Projet largement plébiscité puisque Matrack a remporté le prix de l’Audace 2010 et est depuis fabriqué en série pour devenir un incontournable pour les équipes de déminage sous-marin. Les unités françaises s’en sont équipées à partir de 2013 et les armées étrangères pourraient bientôt en faire de même. Une histoire à suivre.

 
2011 - Le simulateur de vol 100% écolo
 
Innovation participative : 25 ans de « success stories »…

 

Dans l’aéronautique non plus, les enjeux de développement durable ne sont pas tombés dans les oubliettes... Pour preuve, un simulateur de vol d’avion Cap 10 a été entièrement conçu à partir de matériels de récupération et de déchets. Développé par les seconds maîtres Valentin Azzopardi et Cédric Balourdet de la base aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic, le dit engin est destiné aux entraînements des élèves officiers pilotes de l’aéronautique navale. En 2011, la MIP, intéressée par le projet, a souhaité y allouer un budget de 3 000 €. Pour réaliser leur innovation, les deux techniciens aéronautiques ont eu l’idée de récupérer du matériel ancien - des pièces déclassées d’avions et d’hélicoptères - et de l’associer à des technologies modernes. Résultat : un simulateur de vol fiable, fonctionnel et écolo totalisant plus de 1 000 heures de fonctionnement. Le tout à moindre frais puisque le coût de conception de ce simulateur de vol est de 1 800 €.

 
2012 - Soins en opérations extérieures : un AMI qui vous veut du bien

Autre innovation marquante portée par la MIP : l’aide médicale illustrée. Tellement simple que personne n’y avait pensé… et il y a fort à parier que les équipes médicales en OPEX ne pourront bientôt plus s’en passer ! Conçu par le lieutenant médecin Julie Saulnier de l’hôpital d’instruction des armées à Laveran (service de santé des armées), ce livret petit format d’une soixantaine de pages permet de dialoguer avec un patient non-francophone. Un échange souvent indispensable ne serait-ce que pour établir un diagnostic… Le principe qu’a mis en place le Dr Saulnier est enfantin : il suffit au patient de choisir l’illustration qui correspond à ses symptômes. Reste au médecin d’établir le diagnostic clinique. Cet outil futé, pratique et peu encombrant, peut se glisser dans une poche de treillis de médecin d’unité ou de tout personnel paramédical. Présenté à la MIP en 2012, c’est avec un budget de seulement 4 000 € que le prototype a été élaboré. Ce guide médical illustré a été sélectionné pour concourir au prix de l’Audace 2014 pour le compte de l’état-major des armées (EMA). Il est certainement promis à un brillant avenir…

 
Le recueil de 25 ans d'innovation participative au ministère de la Défense

A l'occasion des 25 ans de la mission innovation participative, un recueil a été édité dans lequel de nombreuses innovations. Il n’a pas vocation à présenter tous les projets soutenus, il donne un aperçu de la diversité des innovations issues des personnels du ministère de la Défense et de la gendarmerie. > Télécharger le recueil (PDF 1,5 Mo)

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 07:55
Innovation participative : des hommes et des idées

 

28/05/2014 DGA

 

Tente de secours en haute montagne, attelle réfrigérée, système d’évitement de collision en vol pour les drones… Les personnels de la Défense ont de la suite dans les idées ! Depuis 25 ans, le ministère les soutient à travers la mission innovation participative (MIP). Chaque année, ce sont environ 1,5 millions d’euros qui sont investis dans ces projets directement nés du terrain. 

 

« Qui n'a jamais commis d'erreurs n'a jamais tenté d'innover. » Une maxime signée Albert Einstein que Pierre Schanne, chef de la mission innovation participative (MIP) au sein du ministère de la Défense, reprend bien volontiers ! En 25 ans d’existence, la MIP a donné un coup de pouce à près de 1 600 innovateurs de tous horizons confondus (militaires, civils, cadres, techniciens…) et a permis à  620 projets de se concrétiser sous forme de prototypes. « Toutes ces bonnes idées ont un point commun : elles viennent du terrain et sont audacieuses  et c’est là toute leur richesse », note Pierre Schanne.

 

De l’imagination avant tout 

Et c’est justement la singularité de cette mission qui soutient des projets issus directement des personnels de la Défense. « Nombre de ces idées ont germé lors d’opérations extérieures, en Afghanistan ou au Mali par exemple, au contact de la réalité du terrain. Face à un adversaire imaginatif, il faut l’être encore plus et toute innovation devient un atout », explique le chef de la MIP.

Mais les militaires en opération n’ont pas l’exclusivité en termes d’innovation. Les personnels issus de l’administration, de l’expertise ou du soutien sont également à l’origine de nombreux projets. « Équipement des forces, outils de gestion, moyens de formation… l’essentiel étant que ces innovations améliorent les capacités opérationnelles, les conditions de travail, la sécurité, l’efficience au quotidien... C’est un peu le principe des boîtes à idées nées il y a un siècle. Aujourd’hui toute grande entité qui vise l’excellence doit savoir écouter ses personnels et susciter leur créativité », résume Pierre Schanne.

 

Une grande communauté d’innovateurs

Basée à Balard à Paris et composée de cinq personnes, la MIP étudie donc en détail chaque année les projets qui lui sont présentés spontanément par les personnels de de l’état-major des armées (EMA), la direction générale de l’armement (DGA), du secrétariat général pour l’administration (SGA), de la marine nationale, de l’armée de terre, de l’armée de l’air et de la gendarmerie pour en retenir une cinquantaine. Ensuite, tout s’accélère pour les innovateurs puisqu’ils auront environ 18 mois pour réaliser leurs prototypes ! « Notre soutien est financier, mais pas uniquement, nous les mettons aussi en relation avec des des experts du ministère lorsqu’ils ont besoin d’un appui technique, administratif ou juridique. L’idée étant de créer un réseau d’innovateurs impliqués et s’enrichissant mutuellement. »

L’objectif in fine : que les prototypes se transforment en séries utilisées par les forces, voire commercialisées. De nombreuses collaborations naissent ainsi entre les innovateurs et les entreprises du tissu industriel français. Lorsque l’innovation est prometteuse, un projet RAPID peut être proposé. « Notre objectif est en effet de créer des passerelles entre les projets MIP et les projets de type RAPID pour accélérer la transformation des idées en matériels commercialisables, aussi bien pour la Défense que pour le monde civil », insiste Pierre Schanne.

 

Changer sa vie, sauver des vies

La commercialisation de ces innovations participatives ? Destin qu’ont connu plusieurs d’entre elles. « Par exemple, Matrack, lauréat du prix de l’Audace 2010. Un capteur qui équipe désormais les plongeurs démineurs en France et sans doute bientôt à l’étranger. » Cette innovation qui permet de détecter les anomalies magnétiques pouvant causer le déclenchement d’une mine est due à Thierry Vaillant, technicien à DGA Techniques navales. Elle s’inscrit dans le champ de la préservation de la vie du militaire, domaine qui a toujours suscité beaucoup de projets d’innovation participative. « J’ai un grand respect et une profonde admiration pour ces personnels qui présentent des projets d’apparence simple mais à l’efficacité indéniable, notamment lorsqu’il s’agit de préserver la vie. Et pourtant cette préoccupation n’est pas dans leur mission ! », indique Pierre Schanne.

Et il avoue, parmi ses « coups de cœur », le projet de l’attelle réfrigérée. Une innovation qui a pour but de conserver un membre amputé ou partiellement amputé jusqu’à l’opération chirurgicale. Son créateur : le maître Jean-Michel Raynal, marin-pompier à Brest, qui a décidé d’agir après un accident de la route dont il a été témoin.

Vous l’aurez compris, des avancées majeures - parfois peu coûteuses et toujours astucieuses - qui répondent vraiment aux besoins des professionnels que sont les hommes et les femmes de la Défense. «  C’est un véritable atout pour le ministère d’avoir en son sein cette communauté d’innovateurs, et cette intelligence collective concourt à créer du lien entre les personnels.» De quoi motiver et fidéliser les équipes et apporter au ministère l’occasion de rayonner bien au-delà de son périmètre Défense. 

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:55
SNLE dans la rade de L'ile Longue – photo  Alain Monot Marine nationale

SNLE dans la rade de L'ile Longue – photo Alain Monot Marine nationale

 

27/05/2014 Jean Guisnel - Défense ouverte / Le Point.fr

 

La technologie permettra bientôt de détecter les réacteurs nucléaires. Quand ? C'est toute la question, cruciale pour l'avenir de la dissuasion.


 

Le prochain débat sur les affaires militaires françaises concernera les forces nucléaires stratégiques. Les discussions sur leur modernisation ont déjà commencé en coulisse. Elles portent notamment sur la poursuite du programme de simulation des essais à l'aide du laser mégajoule et sur la modernisation du missile ASMP-A emporté par les Rafale dans leur mission nucléaire. La construction du premier sous-marin nucléaire lanceurs d'engins (SNLE) de troisième génération est envisagée à partir de 2020, et à la même époque, les actuels missiles M-51 seront rénovés pour emporter un troisième étage plus lourd, permettant une portée plus longue.

Un rapport sénatorial de juillet 2012 expliquait que "les options possibles pour les missiles des années 2050-2060 devraient donc être étudiées avant de figer l'architecture du SNLE de troisième génération (SNLE 3G) vers 2015". En décembre dernier, la loi de programmation militaire précisait que celle-ci serait le cadre "du lancement des travaux d'élaboration du sous-marin nucléaire lanceur d'engins de troisième génération et du lancement du développement de la future version du missile M 51 (M 51.3)". À ce jour, les vulnérabilités les plus connues des sous-marins concernent leur détection acoustique, que l'on "évite en rendant les sous-marins de plus en plus discrets".

 

Vulnérabilité de l'arme "ultime" ?

Or, le délégué général pour l'armement (DGA), l'ingénieur général Laurent Collet-Billon, a fait état le 30 avril, en termes sibyllins, d'une percée technologique qui pourrait changer la donne. Auditionné par la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, il a levé le voile sur un secret jusqu'alors bien gardé : "Les particules émises en nombre ridiculement faible par les réacteurs nucléaires embarqués seront peut-être un jour détectables dans les conditions tactiques." En d'autres termes, quand ils se trouvent dans les abysses, les SNLE ne jouiraient plus de cet avantage crucial de l'invisibilité, donc de l'invulnérabilité qui est leur meilleure protection. Une perspective d'autant plus inquiétante que la technostructure politico-militaire française envisage sérieusement de supprimer la composante aéroportée pour faire reposer la stratégie de dissuasion sur les seuls sous-marins. De la triade stratégique de naguère, qui comptait aussi les missiles du plateau d'Albion, la dissuasion passerait dans cette hypothèse à une composante unique : les sous-marins.

Sauf qu'il y a un problème, que Laurent Collet-Billon n'a pas évoqué par hasard. Il a choisi de lever, pour les députés, un coin du voile qui recouvre la possible détection de particules connues depuis les années 1930, les antineutrinos. Les réactions nucléaires dans un réacteur en produisent des milliards, la particularité de ces antineutrinos étant que rien ne peut les arrêter. Ni l'eau ni la roche, rien. Mais il était jusqu'à présent quasi impossible de les détecter. Or, des progrès récents permettent d'envisager ce repérage des antineutrinos, à tel point que l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) a lancé voilà dix ans des études visant à la mise au point de méthodes de détection à distance de l'activité d'un réacteur nucléaire. Et les travaux progressent vite, y compris en France. On mesure le progrès qu'une telle avancée permettrait, en rendant possible, par exemple, le contrôle d'une activité illicite. Ou des déplacements d'un sous-marin en plongée.

 

Pas de conséquence durant le siècle à venir

Pour étudier ces particules, le Commissariat à l'énergie atomique a lancé en 2009 l'expérience Double Chooz, installée à proximité de la centrale nucléaire de Chooz (Ardennes). Il s'agit d'un programme scientifique qui pèche par les dimensions énormes du détecteur, comparables à celles d'un petit immeuble. Les amateurs liront avec intérêt la thèse du chercheur Antoine Collin sur le sujet. En juillet 2013, une autre expérience de taille beaucoup plus modeste a donné ses premiers résultats. Installé à Saclay, dans la région parisienne, le détecteur Nucifer a été développé par le CEA, le CNRS et le Max Planck Institut für Kernphysik pour évaluer la pertinence d'un détecteur d'antineutrinos de petite taille et bon marché pour une application éventuelle à la non-prolifération. Pour cet expert en la matière que nous avons consulté : "Cet outil est conçu pour prendre les proliférants la main dans le sac." Et les sous-marins nucléaires en plongée ?

La question ne consiste plus aujourd'hui à savoir s'il sera possible de les détecter, mais quand. À la marine nationale, où le sujet est sous le boisseau, on estime que "cette question n'est pas d'actualité et n'aura pas de conséquence opérationnelle durant le siècle à venir". Mais les Français préparant aujourd'hui la force de dissuasion nucléaire qui sera en oeuvre dans une quarantaine d'années, cette interrogation sur la vulnérabilité de l'arme "ultime" de l'arsenal français est on ne peut plus légitime. Sur son site web, le labo APC de l'université Paris-Diderot/CNRS explique : "La détection des antineutrinos par les moyens développés par les physiciens ouvre des perspectives plus vastes. Ainsi, il est possible, en y mettant les moyens, de détecter des sous-marins (nucléaires s'entend) dans un rayon d'une vingtaine de kilomètres autour de points sensibles. La forme du signal renseigne sur sa vitesse et sa distance."

 

Un détecteur de la taille d'un iceberg

Les réserves et les conditions mises par Laurent Collet-Billon au succès éventuel de tels moyens de détection ne sont pas des formules oratoires. À ce stade, il est encore bien tôt pour envisager - au moins en France - une détection des submersibles. Un bon connaisseur du dossier nous a expliqué que "détecter un sous-marin sera possible un jour si le détecteur se trouve à moins d'un kilomètre du navire. Et il faudra que ce détecteur contienne mille tonnes de matière sensible. Dans l'absolu, c'est possible. Dans l'immédiat, certainement pas !"

À l'état-major de la marine, on confirme n'avoir "aucune inquiétude sur la sécurité des sous-marins nucléaires, y compris ceux de l'avenir. Un détecteur pourrait éventuellement fonctionner avec une installation fixe, mais les réacteurs du sous-marin sont mobiles, beaucoup moins puissants que ceux d'une centrale à terre tout en n'utilisant qu'une petite partie de leur capacité. Nous estimons que le jour où l'on pourra remorquer sur la mer un détecteur de la taille d'un iceberg, il sera temps d'évoquer la question !"

Une chose est sûre : à ce stade, nous n'avons rencontré au cours de notre enquête que de très rares interlocuteurs connaissant et acceptant de discuter de ce sujet. Dans le monde politique, cette question n'a jamais été abordée dans un rapport parlementaire, et aucun membre de l'exécutif n'a jamais évoqué cette question pourtant cruciale pour l'avenir de la dissuasion.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:50
Réussite d’un double tir Mamba franco-italien

 

26/05/2014 Sources : DGA - Armée de l'air

 

L’armée de l’air française et l’armée de terre italienne ont réussi un double tir de leurs systèmes sol/air moyenne portée (SAMP), le 20 mai 2014, sur le site de la direction générale de l’armement (DGA) «Essais de missiles» à Biscarrosse. 

 

Les deux tirs de missiles Aster 30 ont intercepté avec succès deux cibles représentatives de drones.

Ce double tir constitue une nouvelle démonstration des larges capacités opérationnelles du SAMP, système également appelé Mamba par l’armée de l’air française. Pour la première fois, une campagne de tir conjointe entre opérationnels français et italiens s’est déroulée, permettant aux militaires italiens de réaliser leur premier tir de Mamba depuis le site de Biscarosse.

Le SAMP présente de nombreux atouts, notamment la défense de zone à 360 degrés, sa portée, l’agilité du missile, la modularité et la capacité à traiter simultanément tout type de cibles aériennes modernes.

Pour rappel, le premier tir opérationnel réalisé par l’armée de l’air avait été effectué par l’escadron de défense sol/air 4/950 « Servance » le 1erseptembre 2011. Lire la brève ici

 

 

Réussite d’un double tir Mamba franco-italien
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 11:55
Dossier : l'innovation à coeur

 

Investisseur avisé de la défense, la DGA prépare l’avenir. Elle porte une attention particulière au développement de la base industrielle et technologique de défense (BITD) en France. Ainsi, elle finance à hauteur de 90 M€ des projets d’innovation. En 2013 elle a donc soutenu avec ses partenaires de recherche quelque 270 projets. Parmi eux : 64 projets Rapid*, 39 projet Astrid**, 140 thèses et 14 projets du fonds unique interministériel (FUI). La DGA s’est également impliquée dans la stratégie nationale de recherche et a poursuivi son partenariat privilégié avec l’agence nationale de recherche (ANR), contribuant aux 9 « défis sociétaux » duaux pilotés par l’ANR et au défi Descartes sur l’autonomie énergétique.

 

*Rapid : régime d’appui aux PME pour l’innovation duale
**Astrid : accompagnement spécifique des travaux de recherche et d’innovation défense

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 11:55
Un lance-roquettes unitaire (LRU) à DGA Essais de missiles

Un lance-roquettes unitaire (LRU) à DGA Essais de missiles

 

21/05/2014 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a qualifié le lance-roquettes unitaire (LRU) le 16 mai 2014. Cette décision intervient suite à des campagnes de tirs effectuées en août 2013 aux Etats-Unis et en novembre dernier au centre DGA Essais de missiles à l’île du Levant (Var).

 

La direction générale de l’armement (DGA) a qualifié le lance-roquettes unitaire (LRU) le 16 mai 2014. Cette décision intervient suite à des campagnes de tirs effectuées en août 2013 aux Etats-Unis et en novembre dernier au centre DGA Essais de missiles à l’île du Levant (Var).

 

Le LRU permet des frappes par tout temps, précises et réactives, jusqu’à 70 km. Il est destiné à traiter des objectifs ponctuels avec des effets collatéraux réduits.

 

Ce programme est mené en coopération avec l’Allemagne et l’Italie. Il consiste à transformer des lance-roquettes multiple (LRM), entrés en service au début des années 90, pour leur permettre de tirer la munition à charge explosive unitaireM31.

 

Le marché a été passé par le Bundesamt für Ausrüstung, Informationstechnik undNutzung der Bundeswehr (BAAINBw), homologue allemand  de la DGA, en septembre 2011 à la société Krauss Maffei Wegmann, à la tête d’un montage industriel franco-allemand incluant Thales, Airbus Defence and Space et Sagem (groupe Safran). Les 13 lanceurs français ainsi modernisés seront livrés au 1er régiment d’artillerie de Belfort d’ici fin 2014.

 

La dotation initiale en munitions, 252 roquettes dont le moteur est produit par la société française Roxel, a été  livrée fin 2013 par la société américaine Lockheed Martin.

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