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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 18:55
Innovation : Robco, le robot compagnon

 

 

Grâce à ses 5 caméras et à son étanchéité totale, ce petit robot est capable d’effectuer des missions de reconnaissance en milieux difficiles et humides (grottes, bouches d’égouts…). Plus étonnant encore : son ingénieux système de couplage magnétique lui permet d’évoluer sur des parois verticales. Et cerise sur le gâteau : la structure de ce robot est réalisée au moyen d’une imprimante 3D. Signé R&D Tech France, une PME rennaise en plein essor, ce projet a été financé en partie par la DGA dans le cadre d’une procédure RAPID. Pour tout savoir, regardez notre reportage.

 

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 18:55
Innovation : Ça plane pour Pegase, le buggy volant

 

23/05/2014 DGA

 

Je suis ultra-léger et je me déplace aussi bien sur terre que dans les airs… Qui suis-je ? Mon nom est Pégase. Je suis une voiture tout terrain biplace convertible en aéronef. Et j’entends partout autour de moi que je suis promis à un brillant avenir. Il faut dire que dans ma catégorie, je fais la course en tête.

 

J’ai fait ma première sortie officielle au Forum de l’innovation organisé par la DGA le 21 novembre dernier. Présenté comme un engin hybride compact, à mi-chemin entre le buggy et l’Ulm, on peut dire que j’ai eu beaucoup de succès ! Mon secret ? Je suis doté d’une double capacité, celle de rouler sur tout type de terrain et de me transformer en objet volant. Je peux décoller et atterrir n’importe où sur quelques dizaines de mètres. Je me déplace rapidement, de manière autonome et en toutes circonstances. Sans compter que je peux passer du véhicule routier à l’Ulm en moins de 10 minutes. C'est-à-dire juste le temps nécessaire pour déployer la voile de parapente posée sur mon toit !

Fin décembre 2013, j’ai effectué mon premier démarrage à Magny-cours, qui s’est avéré concluant. Puis j’ai enchaîné avec les essais routiers et aériens pour démontrer mes capacités. Mon concepteur a mis beaucoup d’espoirs en moi, depuis longtemps. Il est confiant. Tout comme la DGA d’ailleurs. Pour preuve, elle a financé mes études et m’a déjà adopté. Je peux être utilisé par les armées et les forces spéciales pour faire par exemple de l’infiltration discrète sous voile. Si je veux en effet m’approcher d’une cible sans bruit, je décolle puis coupe le moteur et me pose tout près en silence.

Mon atout majeur ? Je suis à l’aise sur des terrains accidentés, comme lors de franchissement de coupures sèches ou humides. J’en suis fier car bientôt, les secours pourront faire appel à moi en cas de séismes, de catastrophes naturelles, pour intervenir rapidement dans des endroits sinistrés. Je peux aussi intéresser les forces de police pour surveiller des zones sensibles. Pour l’instant, je ne suis encore qu’un prototype mais j’espère bien avoir plein de petits frères d’ici 2015.

 

2 questions à Jérôme Dauffy, le « papa » de Pégase

 

Comment vous est venue l’idée de créer cet engin ?

Mon objectif était de concevoir une voiture volante capable de faire un tour du monde en 80 jours. Lorsque j’en ai parlé autour de moi, tout le monde m’a pris pour un fou ! Pourtant aujourd’hui, grâce au soutien de la DGA qui a cru en mon projet, j’ai pu créer ma start-up Vaylon et réaliser un prototype avec l’aide de trois entreprises, que nous avons sélectionnées, spécialisées dans le monde de la compétition automobile et des véhicules spéciaux (SERA, Tork Engineering et Oreca Magny-Cours). Les ingénieurs de la DGA et les Forces Spéciales nous accompagnent et nous suivent depuis le début : de la feuille blanche jusqu’aux développements futurs pour répondre au mieux à leurs besoins.

Pégase a la particularité d’être un concept novateur car à capacité égale, il est 30% plus léger que ses concurrents américains ou anglais par exemple. L’objectif est d’être le premier véhicule à obtenir les homologations routières et aériennes européennes, les plus contraignantes au monde.

 

Pour quelles applications peut-il être utilisé ?

Au-delà du côté purement loisir que j’avais imaginé au départ, cet engin a séduit la DGA car il présente l’intérêt de pouvoir se déplacer sur des sites dits « sensibles » ou d’accès difficile et elle nous a rapidement mise en relation avec les forces spéciales... En plus du marché militaire, nous envisageons la commercialisation en 2015 dans le domaine civil, pour des applications professionnelles, et pourquoi pas, à l’avenir, pour les particuliers !

 

Pégase en chiffres

> Sur terre…
Vitesse sur route : 100km/h

> Dans les airs…
Vitesse air : 60-80km/h
Distance de décollage : 50-100m
Atterrissage : 10-30m
Altitude : vols à très basse altitude jusqu’à + de 3 000 m

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 11:55
 Innovation : micro-drones, maxi talents


19/05/2014 DGA

 

Ils s’appellent MAVion « Roll & Fly » ou encore Vision’Air... Ces deux micro-drones de toute nouvelle génération font la paire. Développés par l’Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace (ISAE), ils sont discrets et ont surtout la spécificité de passer à loisir du vol horizontal au vol stationnaire. Ils peuvent même se « scotcher » au mur ou évoluer au plafond. Tout cela pour mieux observer et espionner.

 

S’introduire dans un bâtiment par la fenêtre, surveiller une zone en toute discrétion… Les drones miniatures sont conçus pour accomplir des tâches très spécifiques que les gros engins sont incapables de faire. Oui mais voilà, jusqu’ici la plupart d’entre eux peuvent effectuer uniquement un vol d’avancement ou stationnaire. Mais pas les deux. Alors l’ISAE a eu l’idée de développer des micro-drones convertibles. C’est-à-dire capables de passer du mode avion au mode hélico. Baptisés MAVion « Roll & Fly » et Vision’Air, les deux petits bolides télécommandés et de petite taille (entre 25 et 30 cm), peuvent se déplacer à 5 ou 6 km en un temps record (entre 10 et 20 m/s) et effectuer un vol stationnaire pendant 5 mn.

Le MAVion est une aile volante avec deux hélices. Il a la capacité de voler mais aussi de rouler. « Non seulement, il permet de faire la conversion mode avion/mode hélico mais en plus il est doté de deux roues libres qui sont clipsées de part et d’autre de l’aile. Celles-ci lui permettent de se déplacer au sol, au plafond, le long des murs… », explique Jean-Marc Moschetta, animateur d’un groupe de recherches sur l’aérodynamique et la propulsion des micro-drones.

Le Vision’Air, quant à lui, peut passer également d’un mode à l’autre, mais sa configuration est différente. Il ne dispose pas de roues et les deux hélices sont l’une au-dessus de l’autre. « En raison de sa compacité, le Vision'Air est particulièrement recommandé pour la reconnaissance indoor, tandis que le MAVion, avec sa forme d'aile volante, est plus adapté au vol extérieur », précise-t-il.

 

Petits mais costauds…

Ces engins sont suffisamment robustes pour une utilisation en terrains hostiles. « L’opérateur qui commande l’engin réceptionne des informations qui sont retransmises sur un petit écran. Cela permet de voir ce que le drone voit sur place. En somme, c’est une caméra déportée qui avance comme éclaireur sur la zone cible », indique Jean-Marc Moschetta. En quelques secondes, le mini-drone transmet des images permettant un repérage optimal et un meilleur contrôle de la situation.

Grâce aux mini-drones, les opérationnels peuvent effectuer des missions de reconnaissance plus sûres « Ce qui intéresse la DGA dans ce projet, c’est l’application défense et sécurité parce que ces micro-drones peuvent diminuer le risque d’exposition du soldat. Il évite ainsi de se trouver dans une situation complexe et dangereuse ». Ils peuvent également être utilisés dans le cadre d’une intervention sur un lieu sinistré, d’une prise d’otage ou d’une opération de gendarmerie. « Pour maîtriser un forcené par exemple, plutôt que d’envoyer un homme qui risque de se prendre une balle, les forces de sécurité peuvent envoyer un micro-drone voir ce qu’il se passe, évaluer la situation et ainsi décider des moyens adéquats à mettre en œuvre », souligne-t-il.

 

Un projet abouti mais bien sûr évolutif

Brevetés, les deux concepts sont en cours d'exploitation auprès d'entreprises du secteur des mini-drones orientées vers les usages de sécurité et de défense. « Les prototypes sont opérationnels mais il faut les rendre plus discrets, affirme Jean-Marc Moschetta. Nous travaillons aujourd’hui sur l’amélioration de la signature acoustique, c’est-à-dire rendre les mini-drones moins bruyants. Ça c’est un point qui intéresse encore particulièrement la DGA. Notamment pour des opérations spéciales, la nuit par exemple. Une étude, financée par celle-ci, est d’ailleurs en cours sur cette problématique », conclut Jean-Marc Moschetta.

 

Les chiffres clé des micro-drones

Leur poids : 350 g

Leur taille : 30 cm pour le MAVion, 25 cm pour le Vision’Air

Leur vitesse de vol : 20 m/seconde pour le MAVion, 10m/seconde pour le Vision’Air

Leur autonomie : plusieurs heures

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 11:55
DCNS poursuit, en Méditerranée, les essais en mer du système de combat de la FREMM Normandie

 

Lorient, le 14 mai 2014 DCNS Group

 

La frégate multimissions FREMM Normandie, deuxième de la série commandée par l’OCCAR (*) au profit de la Direction générale de l’armement (DGA) et la Marine nationale, a quitté mercredi 14 mai le site DCNS de Lorient pour rejoindre celui de Toulon. Dans les prochaines semaines, DCNS effectuera une nouvelle série d’essais en mer afin de tester les performances du système de combat de cette FREMM avant sa livraison à la Marine nationale fin 2014.

 

Cette série d’essais en mer qui se déroulera en mer Méditerranée va permettre à l’équipage de conduite de la Marine nationale et aux spécialistes de la DGA, de l’OCCAR et de DCNS de vérifier les performances des principaux senseurs du système de combat et leur intégration au Combat Management System de la frégate.

 

« Cette période d’essais à la mer est une phase primordiale du programme : elle se concentre sur le système de combat du navire. Concrètement, les équipes vont éprouver l’ensemble des logiciels et équipements qui permettent aux FREMM de figurer parmi les frégates les plus polyvalentes et les plus abouties au monde », souligne Anne Bianchi, Directrice du programme FREMM.

 

Durant ces essais, les équipes à bord vont simuler différents scenarii opérationnels pour collecter les informations délivrées par les différents senseurs du navire. Parmi les nombreux tests, figurent notamment des essais de guerre électronique et de liaisons de données tactiques. Les équipes effectueront ces exercices grâce à la contribution d’hélicoptères, de chasseurs, de navires fournis par la Marine nationale et avec des moyens humains et de traitement de l’information des centres techniques de la Direction générale de l’armement. La réalisation de ces essais au large de Toulon permettra ainsi une utilisation optimisée de ces concours navals et aériens.

 

A la suite de ces essais, la FREMM Normandie reviendra sur le site DCNS de Lorient pour la réalisation, pendant l’été, de derniers travaux de finition, avant sa livraison à la Marine nationale au cours du dernier trimestre 2014.

 

Le programme FREMM : un programme majeur pour DCNS et ses partenaires

 

Pour DCNS, le programme FREMM représente douze unités, soit onze pour la Marine nationale et une pour la Marine Royale du Maroc.

 

Pour rappel, en novembre 2012, DCNS a livré avec succès la FREMM Aquitaine, première unité de la série des frégates multimissions FREMM. La deuxième unité du programme a été livrée à la Marine Royale du Maroc le 30 janvier 2014 conformément aux accords contractuels. Le navire arbore désormais son nom définitif : FREMM Mohammed VI.

 

DCNS mène actuellement à Lorient la construction de cinq autres frégates multimissions, à différents stades d’avancement :

- la FREMM Normandie, troisième unité de la série, a débuté ses essais en mer en octobre 2013 et sera livrée à la Marine nationale au troisième trimestre 2014 ;

- la FREMM Provence a été mise à flot au mois de septembre 2013 ;

- les cinquième et sixième frégates de la série sont en cours d’assemblage ;

- la découpe de la première tôle de la septième a été effectuée fin 2013.

 

Caractéristiques techniques des FREMM

 

Fortement armés, les frégates FREMM mettent en œuvre, sous maîtrise d’œuvre DCNS, les systèmes d’armes et équipements les plus performants, tels que le radar multifonction Héraclès, le Missile de Croisière Naval, les missiles Aster et Exocet MM 40 ou encore les torpilles MU 90.

  • Longueur hors tout : 142 mètres
  • Largeur : 20 mètres
  • Déplacement : 6 000 tonnes
  • Vitesse maximale : 27 nœuds
  • Mise en œuvre : 108 personnes (détachement hélicoptère inclus)
  • Capacité de logement : 145 hommes et femmes
  • Autonomie : 6 000 nautiques à 15 nœuds

 

DCNS : Sea the Future

habillage_communique-presse_defDCNS est convaincu que la mer est l’avenir de la planète. Le Groupe invente des solutions de haute technologie pour la sécuriser et la valoriser durablement. DCNS est un leader mondial du naval de défense et un innovateur dans l’énergie. Entreprise de haute technologie et d’envergure internationale, DCNS répond aux besoins de ses clients grâce à ses savoir-faire exceptionnels et ses moyens industriels uniques. Le Groupe conçoit, réalise et maintient en service des sous-marins et des navires de surface. Il fournit également des services pour les chantiers et bases navals. Enfin, DCNS propose un large panel de solutions dans l'énergie nucléaire civile et les énergies marines renouvelables. Attentif aux enjeux de responsabilité sociale d’entreprise, le groupe DCNS est l’un des premiers acteurs de son secteur à avoir été certifié ISO 14001. Le Groupe réalise un chiffre d’affaires de 3,4 milliards d’euros et compte 13 600 collaborateurs (données 2013). www.dcnsgroup.com

 

[1] L’OCCAR, Organisation Conjointe de Coopération en matière d’ARmement, est une organisation internationale qui a pour cœur de métier la gestion des programmes d'équipements de défense en coopération qui lui sont confiés par les Etats membres. L’OCCAR assure, entre autres, la maitrise d’ouvrage des frégates multi-missions FREMM destinées à la France et à l’Italie. http://www.occar.int

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 06:55
Thales et Airbus Group vulnérables à de nouvelles coupes budgétaires

 

14.05.2014 journal-aviation.com (Reuters)

 

Thales et Airbus Group ont prévenu mercredi que de nouvelles coupes budgétaires dans la défense en France auraient des conséquences dévastatrices sur l'emploi et l'innovation, au lendemain des propos du ministre des Finances qui a annoncé qu'un effort serait demandé aux militaires.

 

Adoptée en décembre, la loi de programmation militaire (LPM) octroie 190 milliards d'euros de crédits sur la période 2014-2019 et acte 7.881 suppressions de postes en 2014.

 

Michel Sapin, le ministre des Finances, a dit mardi à l'Assemblée nationale que l'armée devrait contribuer à la maîtrise des dépenses publiques.

 

Il n'a toutefois pas confirmé le montant allant jusqu'à 2,3 milliards d'euros de réduction des crédits militaires d'ici 2017 cité par Les Echos et a démenti la fourchette de "1,5 à 2 milliards d'euros par an pendant 3 à 4 ans", évoquée par le député UMP Xavier Bertrand.

 

Jean-Bernard Lévy, le PDG de Thales, s'est dit mercredi inquiet, jugeant indispensable le respect "intégral" de la LPM.

 

Thales, dont l'Etat est le premier actionnaire avec 27% du capital, tire la moitié de son chiffre d'affaires de sa division défense et sécurité.

 

"Toute remise en cause de la LPM entraînerait des conséquences potentiellement très dommageables (..) sur l'emploi, mais aussi quant à la poursuite de la capacité que nous avons, nous industriels, à maintenir et à développer des technologies de très haut niveau au service de nos forces armées", a-t-il déclaré aux actionnaires du groupe lors de l'assemblée générale annuelle.

 

Le budget annuel est maintenu à 31,4 milliards d'euros jusqu'en 2016 (1,5% du PIB) et progressera légèrement par la suite. François Hollande s'est engagé à plusieurs reprises à sanctuariser les budgets prévus par la LPM.

 

DÉJÀ DES COUPES DANS LES EFFECTIFS

 

Le Premier ministre, Manuel Valls, a démenti ce week-end l'existence d'un plan d'austérité spécifique qui viserait la défense tout en confirmant que tous les ministères participeraient à la réduction des déficits.

 

"Nous sommes vulnérables à l'évolution du budget de la défense", a observé de son côté lors d'une conférence de presse François Auque, responsable de l'activité spatiale dans le pôle Airbus Defence & Space constitué le 1er janvier.

 

Airbus Group est d'autant plus attentif à l'évolution qu'il négocie en ce moment avec la Direction générale de l'armement (DGA) la vente à la France de 12 avions-ravitailleurs dont il espère la conclusion cette année. Mais aucun décalage de cette commande n'est pour l'instant à l'ordre du jour, a précisé Jean-Marc Nasr, patron de la région Europe, Moyen-Orient, Afrique chez Airbus Defense et Espace d'Airbus Group.

 

Au sein de l'ex-EADS, les coupes dans les budgets de la défense en Europe ont déjà entraîné un plan de réduction d'effectifs portant sur un total de 5.800 postes, dont 5.300 dans la seule division défense et espace.

 

En France, le groupe envisage de supprimer 1.700 postes, sur un total de 52.000. Là encore, le pôle défense et espace, qui emploie 11.000 personnes, supportera l'essentiel des réductions d'effectifs, avec 1.400 suppressions de postes envisagées.

 

Ce chiffre pourrait toutefois être ramené à 1.100, selon les syndicats, mais les emplois ainsi sauvés le seront uniquement dans la division spatiale, a précisé Jean-Marc Nasr, sans confirmer cette estimation.

 

Pour contrer les vagues d'austérité en France, les industriels comptent cependant sur les contrats à l'export, comme chez Thales où Jean-Bernard Lévy en a fait une priorité depuis son arrivée fin 2012, ou chez Airbus Group, qui espère vendre son avion-ravitailleur notamment à la Corée du Sud. (Edité par Matthieu Protard)

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 17:55
Prophete, le composite qui tient les 1200°C



13/05/2014 DGA

 

Mettre au point des moteurs d’aéronefs plus robustes et plus légers… Voilà sur quoi a planché la société Herakles, filiale du groupe Safran. Comment ? En mettant au point un matériau composite à base de céramique pour remplacer le traditionnel métal utilisé dans les moteurs. Le projet appelé "Prophete" permet désormais aux composites d'investir les environnements les plus hostiles pour leurs fibres.

 

Consommer moins de carburant pour emporter plus d’armement et embarquer plus de passagers… l’heure est à l’allégement des aéronefs. Pour répondre à ce besoin, Herakles, soutenu depuis le début par la DGA, a eu l’idée d’inventer un nouveau matériau composite à base de céramique. Plus léger, il remplacerait avantageusement le métal traditionnellement utilisé jusqu’à aujourd’hui dans les moteurs. Le projet, baptisé « Réalisation d’études pour la Protection, la Réparation et l’Optimisation de Pièces Hélicoptères Évoluant dans des gammes de Températures Élevées », est plus communément appelé "Prophete".

 

Né sous les bons augures

« Tout l’enjeu de notre innovation est d’arriver à intégrer de nouveaux matériaux dans les zones les plus chaudes des moteurs. Jusqu’à présent, la proportion de matériaux composites dans les avions modernes avoisine les 50 % . Une zone résistait cependant encore à toutes les études : le moteur. La faute à ses très hautes températures », explique Georges Caye, chef de programme PROPHETE chez Herakles. En effet, les matériaux composites classiques ne supportent pas de températures au-delà de 200°C. Or, dans un moteur, on peut atteindre les 1200°C.

Trouver un matériau qui supporte 1200°C…Opération réussie !« Grâce au composite à matrice céramique, nous avons accompli ce challenge ! », se félicite Georges Caye. De plus, il a des vertus auto-cicatrisantes. « Pendant son utilisation, les micro-fissures qui pourraient se former dans le matériau sont colmatées par un verre qui se forme par réaction chimique au sein même de la matrice du composite. D’où son nom de matrice autocicatrisante. Ce qui permet d’augmenter significativement sa durée de vie ! », précise-t-il.

 

Démonstration

Afin de démontrer l’intérêt du matériau composite à matrice céramique, la société Herakles a réalisé un prototype de tuyère pour la partie arrière du moteur de l’hélicoptère Tigre. Des essais en vol se sont déroulés de début 2012 à avril 2013. « Les résultats obtenus étaient largement concluants. Après 130 heures de vol, la tuyère est intacte ! », souligne Georges Caye. En l’occurrence, l’innovation a été testée sur le Tigre mais elle peut être appliquée à n’importe quelle tuyère d’autres hélicoptères, et même d’autres pièces de moteurs d’avions.

« Cela fait 10 ans que Herakles travaille sur la création de ce matériau. Avant de le tester en conditions réelles sur la tuyère du Tigre, il y a eu beaucoup de recherches en laboratoire. Pour des applications militaires, nous sommes techniquement prêt. Côté civil, nous nous préparons à mettre en service une pièce de même type sur un avion d’Air France . » Herakles envisage ensuite une introduction en série complète dans des moteurs d’avions civils aux alentours de 2018/2019.C'est-à-dire demain.

 

 

L'innovation Prophete appliquée à la tuyère du Tigre

L'innovation Prophete appliquée à la tuyère du Tigre

Prophete en chiffres

- 6000 heures, c’est la durée de vie attendue d’une tuyère en composite céramique métal qui n’est pas sujette aux criques qui affectent les pièces métalliques portées en température.

- Entre 800 et 1200°C , ce sont les températures que peut supporter la tuyère en céramique.

- 30%, c’est le pourcentage d’allègement que l’on pourrait atteindre avec la tuyère en céramique par rapport à sa version métal

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:55
Concours Innovation Simdef 2014


26/04/2014 - SIMDEF


Le SIMDEF 2014 organise son concours annuel portant sur l'innovation. Il s'agira de la deuxième édition de ce concours.

Les candidats nominés présenteront leur projet à l'aide d'un film de 2 minutes lors de la session inaugurale du SimDef 2014 à Eurosatory le mardi 17 juin 2014 à 10h00.

Le lauréat se verra remettre son trophée le jeudi 19 juin à 16h00 sur le village simulation d'Eurostary, lors de la clôture du SimDef 2014.
Le lauréat du concours 2014 sera récompensé par :
Présentation du lauréat et de son projet sur le site du groupe ADIS
Publicité auprès des instances de communication de la DGA et des Armées
Présentation d’une publication au Salon IITSEC2015, avec le soutien du groupe ADIS

Le concours est ouvert à tout organisme (ou individu) ayant développé une application ou un concept innovant dans le monde de ou applicable à la simulation de défense
Industriels, PMEs, Start-Ups
Laboratoires (étatiques ou industriels), centres de recherche, zone R&I de la DGA
Ecoles ou même projets individuels (thèse, mémoire de master...)

Le concours est réservé aux participants Français. Le vote sera ouvert à tous les inscrits au salon EUROSATORY et se fera en utilisant le site internet du SimDef simdef-adis.fr.

Les modalités sont dans l'appel à candidature : Appel à candidatures

 

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 16:55
photo Herakles (Safran)

photo Herakles (Safran)

 

Saint-Médard-en-Jalles, le 24 avril 2014. Herakles (Safran)

 

Stéphane Abrial, Directeur général délégué de Safran en charge du Secrétariat général, Philippe Schleicher, Président-directeur général d’Herakles (Safran), Bruno Sainjon, Directeur des Opérations à la Direction générale de l’armement (DGA) et Alain Rousset, Président du Conseil régional d’Aquitaine, ont inauguré ce jour la nouvelle unité de traitement biologique Herakles, baptisée LICORNE™ (Ligne Industrielle de Collecte des Objets pyrotechniques et de Réduction Naturelle des Effluents).

 

Cette nouvelle installation, pionnière en matière d’environnement, apporte la solution adaptée au traitement du perchlorate d’ammonium, constituant majeur du propergol destiné notamment à propulser lanceurs et missiles. LICORNE™ utilise en effet un procédé issu d’un brevet Herakles, qui emploie des bactéries transformant le perchlorate et l’ammonium en azote et en chlorure. Implantée sur le site de Saint-Médard, cette unité possède une capacité de traitement annuelle de 300 tonnes de perchlorate d’ammonium, ce qui couvre l’ensemble des besoins actuels.

 

Philippe Schleicher, PDG d’Herakles, souligne : « La mise en place d’une solution d’élimination du propergol respectueuse de l’environnement, s’appuyant sur des études menées avec le soutien de la DGA, est un enjeu majeur pour Herakles. L’unité LICORNE™ permet à notre société de s’engager dans une véritable démarche éco-responsable pour les générations actuelles et futures. »

 

Le site Herakles de Saint-Médard produit en effet du propergol, matériau hautement énergétique, dont les applications sont multiples : moteurs spatiaux d’Ariane 5, de Vega, propulsion des missiles stratégiques et tactiques, gonflement des coussins d’airbags… Bien que toujours conforme à la réglementation, le brûlage, moyen d’élimination traditionnel des déchets de propergol ou des propulseurs en fin de vie, génère encore des émissions atmosphériques.

 

Attachée à une exemplarité environnementale, la DGA a souhaité investir aux côtés d’Herakles dans le développement des technologies permettant de démarrer les activités de démantèlement de ses missiles et de détruire l’ensemble des déchets de propergol et de perchlorate d’ammonium présents dans ces propulseurs en fin de vie. La DGA et Herakles se sont ainsi engagés en décembre 2013 à assurer le traitement des déchets de production pour les 10 prochaines années, ainsi que le démantèlement du missile M45 en retour de dotation et le démarrage du démantèlement du missile M51. Le Conseil Régional d’Aquitaine a également apporté son soutien en co-finançant cette unité.

 

Fruit de travaux de R&D initiés il y a 20 ans, l’unité LICORNE™ permet ainsi à Herakles de maîtriser le cycle de vie complet de ses produits. Les investissements réalisés démontrent sa volonté d’anticiper et de prendre une longueur d’avance sur la réglementation relative au brûlage. Leader de la propulsion à propergol solide, notre société s’engage ainsi dans une démarche responsable sur le plan environnemental.

****

Herakles, filiale de Safran, conçoit, développe, produit et commercialise des moteurs à propergol solide, des matériaux et des matières premières énergétiques, des matériaux composites thermostructuraux et organiques, pour la défense, le spatial, l’aéronautique, la sécurité automobile et l’industrie. Herakles fournit des services, produits et équipements pour les missiles stratégiques et tactiques et les lanceurs spatiaux, pour l’aéronautique civile et militaire et la sécurité automobile, ainsi que des outillages pour l’industrie.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 11:55
 Ce drone, il est canon

 

06/05/2014 DGA

 

Ultra léger, mobile, rapide à mettre en œuvre et doté d’une caméra à deux champs de vision… ce petit engin volant qui est littéralement projeté par un tube à la façon d’un canon ne manque pas d’atouts. Le drone GLMAV (Gun Launched Micro Air Vehicle) a été mis au point par l’Institut de recherches de Saint-Louis (ISL)* pour des missions d’observation. Entretien avec Patrick Gnemmi, manager et à l’initiative du projet.

 

Quel est le principe du GLMAV ?

Il s’agit d’un drone miniature d’environ 1kg qui est propulsé par un tube dédié. Au moment du lancement, ce drone est encapsulé dans une enveloppe de protection de 8cm de diamètre. Une fois que le projectile arrive à son apogée balistique, 2 rotors contrarotatifs sont déployés et il se transforme en drone sans perte d’éléments constitutifs. L’appareil est ensuite freiné et atteint un vol stationnaire. Il est piloté depuis sa station au sol. Lorsqu’il est déployé, notre drone mesure 35 cm de diamètre et 46 cm de hauteur.

 

Peut-on parler de drone canon, alors ?

Oui le principe est là, mais le mot canon fait penser à la grosse Bertha… Alors que notre système lui est très mobile ! C’est dans cet esprit que nous l’avons conçu. Le lanceur pèse environ 10 kg. Rien à voir avec un canon classique, même si l’opération de mise à feu se fait directement sur le tube. Cette rapidité se retrouve également dans l’étape du lancement. Notre drone peut être opérationnel en moins de 15 secondes alors qu’il faut 1 à 2 minutes à ses concurrents pour arriver en position d’observation. Un gain de temps considérable !

 

Rapide à mettre en œuvre… mais pour quoi faire ?

Le GLMAV est équipé d’une caméra qui envoie en temps réel ses images. Elle a la particularité de pouvoir filmer dans deux directions différentes grâce à son prisme séparateur. Nous avons donc deux champs de vision : un à la verticale pour filmer le sol et un autre à l’horizontale pour regarder devant lui. Il s’agit donc, vous l’aurez compris, d’un drone d’observation. Pour qui ? A priori, plutôt pour les forces de police. Ce matériel est particulièrement adapté aux zones urbaines et peut se déplacer facilement dans la rue, voire même entrer dans des bâtiments… enfin on y travaille. Avec cette innovation, nous visons également les militaires en opération. Le système ayant une portée de 500 mètres, on peut facilement le projeter à l’avant des troupes pour de la reconnaissance, et ce très discrètement puisqu’il est tout petit !

 

Avez-vous rencontré les futurs utilisateurs pour vous assurer que votre drone est conforme à leurs besoins ?

Oui, bien entendu. Le GIGN, la DGA et le missilier MBDA France ont même participé à notre comité de pilotage. Nous nous sommes donc rencontrés au moins une fois par an pour présenter l’avancée de nos recherches, recueillir leurs avis et discuter des orientations à donner au projet. Des rencontres vraiment indispensables ! C’est d’ailleurs le GIGN qui nous a suggéré d’ajouter à notre caméra embarquée une seconde vision à l’horizontale. Au départ, elle ne faisait pas partie du projet. C’est important d’être « connecté » au terrain pour répondre vraiment aux besoins de ceux qui vont utiliser le drone.

 

Et il vole déjà ce drone miniature ?

 

 Ce drone, il est canon

Bien sûr ! Les premiers essais que nous avons réalisés sur notre terrain au Nord de Mulhouse sont vraiment très concluants. Il ne reste plus qu’à procéder aux tests de validation de la phase de transition. C’est-à-dire le passage du mode projectile au mode drone. L’institut de recherche St Louis (ISL)* devra toutefois terminer ce projet sur ses fonds propres puisque notre contrat avec l’ANR (Agence nationale de recherche) qui finançait en partie notre projet, s’est terminé fin 2013. Mais nous avons toute confiance en l’avenir, nous ne pouvons pas abandonner si près du but ! Nous prévoyons de finaliser notre drone en 2015 ou 2016.

 

Les drones sont au cœur de l’actualité. Pensez-vous qu’il faille encadrer davantage leur utilisation ?

Je suis un peu sceptique quant à une utilisation massive des drones. Même si Amazon a "fait le buzz" avec sa publicité dans laquelle le drone livre à domicile les colis, un engin pareil reste très difficile à manœuvrer, surtout en ville avec des obstacles. Et s’il y a du vent, on n’en parle même pas ! Il faut rappeler que ces appareils présentent certains dangers, d’autant plus s’il n’y a pas de procédure d’atterrissage d’urgence. Aujourd’hui, la réglementation impose de ne pas voler au-dessus de 150m d’altitude. Assouplir ces règles ne serait pas sérieux, ou alors je ne mets plus un pied dans un avion ! Il y a de toute manière des réflexions qui sont menées à ce sujet au niveau européen. Il faut, à mon avis, réserver l’usage des drones volants aux forces de police, aux sapeurs-pompiers, aux militaires... Car certes, les images réalisées sur le tour de France sont d’une incroyable beauté, mais sont-elles vraiment nécessaires ? Que dira-t-on en cas d’accident ?...

* L’Institut de Recherche Saint-Louis dépend des ministères de la Défense français et allemand.

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:50
New Director European Synergies and Innovation (ESI)
 

Brussels - 30 April, 2014 European Defence Agency

 

As of May 1st, Denis Roger will begin his role as Director, European Synergies and Innovation (ESI) of the European Defence Agency.

 

The ESI directorate acts as an interface between Ministries of Defence and wider EU policies. Denis Roger’s portfolio includes Innovative Research, Space, Horizon 2020, European Structural Funds and Market & Industry policies as well as Energy and Environment and Single European Sky-related issues.

Before joining EDA, Denis worked in the department of the French Prime Minister as the Deputy Head, International, Strategic and Technological Affairs, at the French General Secretariat for Defence and National Security. In this position, he was in charge of issues relating to export control, counter-proliferation and international crisis.

Throughout his career, Denis has held a range of international research and technology orientated positions. He has previously worked at the European Commission, for French Defence Technology and Procurement Agency, and as the French Defence Equipment Attaché in Australia.

 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 11:55
Le pansement bio inspiré qui guide les cellules régénératrices

 

30/04/20 Economie et technologie

 

Un pansement qui répare ! Oui c’est désormais possible. En s’inspirant du principe de la coagulation humaine, et en rendant le matériau de son pansement «transportable», le laboratoire ERRMECe de l’université de Cergy Pontoise va révolutionner la prise en charge de patients tels que les grands brûlés sur les théâtres d’opérations, mais également en milieu hospitalier. Son innovation est en fait une "véritable autoroute" qui attire et guide les cellules régénératrices vers la plaie à réparer. Ces « pansements bio inspirés », réalisés dans le cadre d’une thèse financée par la DGA, pourraient être prochainement commercialisés après les nécessaires essais cliniques. Reportage.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 11:55
photo Subsea Tech

photo Subsea Tech

 

28/04/2014 Economie et technologie

 

L’entreprise Subsea Tech a développé* un nouveau modèle de robot doté d’un système de communication laser comparable au Wi-fi terrestre. Baptisé « Lamparo », ce projet fait aujourd’hui la fierté de la PME marseillaise spécialisée dans la conception et la fabrication de robots sous-marins. Interview de son président, Yves Chardard.

 

Vous avez mis au point un système de Wifi sous-marin, de quoi s’agit-il ?

Ce projet consiste à développer un système de communication sous-marine par voie optique. L’idée, c’est de remplacer l’actuelle technologie sans fil acoustique par un système laser. Nous l’appelons Wi-fi sous-marin car il a plusieurs points communs avec le Wi-fi terrestre que tout le monde connaît. Il permet de transmettre une très grande quantité d’informations, et ce, à la vitesse de la lumière, le tout à quelques dizaines voire centaines de mètres de distance.

 

En quoi est-il révolutionnaire ?

À titre de comparaison, c’est à peu près la même révolution que lorsque l’on est passé du téléphone classique au sans-fil ! Aujourd’hui, il n’existe pas de moyen de communication sous-marin sans fil à si haut débit. Le projet Lamparo va nous donner la possibilité de passer de grandes quantités d’informations sans l’inconvénient d’un câble et avec des performances en débit bien plus élevées que par acoustique ! Il va permettre de franchir de nouvelles barrières en termes de portée optique sous-marine et de débit pour atteindre les performances équivalentes à celle du Wifi terrestre. La transmission en un temps record de données de type vidéo ou sonar pourra se faire depuis notre petit robot sous-marin vers la surface sur un navire ou vers les plateformes pétrolières dans le civil par exemple. Les communications sont également possibles entre plusieurs robots sous-marins.

 

Quel est le rôle de la DGA dans ce projet ?

La DGA est financeur à travers le dispositif Rapid pour les innovations duales, mais pas seulement. Elle a aussi un rôle précieux de suivi et de conseil, puisqu’elle intervient dans les revues techniques pour réorienter si besoin les avancées du projet.

 

À quelle étape en êtes-vous aujourd’hui ?

Nous avons commencé les premiers essais il y a deux ans, en eau claire, en Méditerranée avec des lasers rouges, les plus conventionnels. Depuis, nous sommes passés à d’autres longueurs d’ondes, notamment des lasers bleus qui permettent d’avoir une portée plus importante et enfin des lasers avec une fréquence adaptée pour communiquer dans les milieux « turbides », c’est-à-dire avec une visibilité plus restreinte. Pour cela, nous avons fait des essais en bassin et en milieu naturel en Bretagne car les eaux y sont moins claires qu’en Méditerranée. Aujourd’hui, nous sommes en phase finale du projet Lamparo. Ce Wi-fi sous-marin devrait d’ailleurs être commercialisable à l’horizon 2015. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, puisque nous envisageons déjà d’améliorer ses performances !

* avec ses partenaires Oxxius et III-V Lab ainsi que ses sous-traitants LCFIO, Eiscom et Thales

 

Subsea Tech a développé un nouveau modèle de robot doté d'un système de communication laser comparable au Wi-fi terrestre

 

Lamparo en chiffres

 

- 70 cm de long, 26 cm de large et 22,4 cm de hauteur ;

- un poids de 9 kilos ;

- un débit d’informations entre 10 et 50 méga bits par seconde ;

- une vitesse de circulation de l’information de 300 000 km par seconde, soit la vitesse de la lumière (contre 1 500 m par seconde par voie acoustique sous-marine).

- Une portée déjà supérieure à 35 m mais en constante amélioration

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 10:50
Smart Cam, la caméra intelligente du laboratoire ELSI

 

 

30.04.23014 DGA

 

Une caméra intelligente capable de reconnaître ce qu’elle voit et de réagir en conséquence. C’est la prouesse réalisée par le laboratoire ELSI (European Laboratory for Sensory Intelligence) de l’Institut franco-allemand Saint-Louis (ISL) qui a développé Smart Cam. Dotée de capacités cognitives, c'est-à-dire d’une faculté à apprendre, celle-ci élève les systèmes vidéo à un niveau jamais atteint. Une idée qu’il faudra suivre avant qu’elle ne nous suive.

 

Apprendre, reconnaître, décider, réagir… des tâches habituellement humaines ou, à un moindre degré, animales. Oui mais voilà, l’apparition du concept d’intelligence artificielle a bien pour but de bousculer cet ordre établi. Ainsi, une petite caméra, Smart Cam, est peut-être sur le point de prouver que l’homme n’est pas le seul à pouvoir se doter de capacités cognitives. C'est-à-dire d’acquérir une connaissance et une indépendance relative dans ses choix. Imaginée et réalisée par les équipes de Pierre Raymond, chercheur, ingénieur et responsable du laboratoire ELSI de l’Institut franco-allemand de recherches Saint-Louis (ISL), Smart Cam ouvre la voie à une nouvelle génération de caméras et offre des perspectives duales très prometteuses. Tout cela grâce à son processeur TEAM, Target Evolutive Associative Memory.

 

Capable de réaliser 2 000 tâches simultanées

« Avec son potentiel de 2000 processeurs, Smart Cam se posera à terme en expert de terrain capable de réaliser 2 000 tâches en simultané. Grâce à cela, notre caméra est dotée d’une intelligence artificielle suffisante pour nous permettre d’entraîner le système à reconnaître des situations complexes. Ainsi éduquée, la caméra ne régira qu’aux seules situations pour lesquelles elle aura été spécifiquement entraînée », explique Pierre Raymond. Par exemple, il suffit d’éduquer la caméra à reconnaître des chutes de personnes pour que celle-ci mémorise cette classe d’évènement. Ainsi, si l’appartement d’une personne âgée est équipé avec le système, celui-ci pourra détecter et identifier que la personne est tombée chez elle. Peu importe la physionomie de l’individu ou la topographie des lieux.

C’est bien le mouvement et la nature de son auteur qui sont reconnus. Smart Cam ne confondra jamais l’humain avec le chat qui descend du guéridon du salon ou le vase de la commode qui s’écrase sur le plancher de l’entrée. Dès lors que la caméra aura assisté à l’évènement et saisi le vrai problème, elle pourra immédiatement envoyer un message à un système centralisé pour qu’il puisse intervenir de manière adaptée et rapide si besoin. « Le secret, c’est que l’on ne code pas des équations mathématiques dans notre système mais bien de l’expertise. » Smart Cam n’est pas programmée pour faire, mais réellement pour apprendre à faire. Elle ne se contente pas d’analyser les images qu’elle filme, elle apprend surtout à les sélectionner avant d’enregistrer toute seule, de son propre chef… y compris si cette sélection implique de faire la différence entre deux personnes, deux voitures, deux attitudes, deux couleurs, etc. C’est l’utilisateur qui décide du niveau de précision de la sélection par l’éducation qu’il donne à sa caméra. « Smart Cam peut associer le nom d’une personne avec l’image de son visage, mais également avec celle de sa cravate ou de sa montre. Nous sommes limités uniquement par notre imagination ! Le système interprète la scène, informe et peut être doté d’une capacité de prise de décision automatique », se félicite Pierre Raymond.

 

La réalité dépasse bientôt la fiction

Un appareil qui ouvre la voie à de très nombreuses applications puisque le processus complet d’apprentissage se fait en quelques secondes à peine pour un visage par exemple. Visage que l’on pourra retrouver où qu’il soit, dès lors qu’il rentre dans le champs d’une caméra relié au système TEAM. La réalité dépassera donc bientôt la fiction car le matériel a également la capacité d'apprendre même en phase de reconnaissance. Maintenance industrielle, suivi de production, suivi de paramètres environnementaux comme la sismologie, système fire and forget pour tracking auto adaptatif, surveillance périmétrique…

Smart Cam prend en compte des aspects inédit. Comme contourner tous les problèmes de confidentialité généralement liés à l’envoi d’images en continu. En effet elle analyse localement des images et ne transmet, si nécessaire, qu’un message de quelques octets. Un peu comme un SMS. Nul besoin d’un canal de transmission à haut-débit pour cela ! « Seules les images appropriées peuvent être éventuellement enregistrées localement. Une spécificité qui limite considérablement la taille des fichiers et rend les transmissions difficilement repérables. Enfin, toutes les informations envoyées sont directement codées par notre moteur d’intelligence artificielle. Ce qui les rend ininterprétables sans le dictionnaire approprié » Smart Cam n'enverra jamais un flux vidéo mais uniquement un message électronique n'ayant de sens que pour l'utilisateur. « L’intimité des personnes reste préservée dans le respect total des prescriptions de la CNIL », spécifie Pierre Raymond.

 

Et ça peut aller vite

L’ISL, institut sous tutelle de la DGA et du BAAINbw, a jusqu’ici mené ces recherches en interne. Mais ce petit trésor de technologie pourrait bien à l’avenir être intégré à un programme d’envergure comme un PEA. « Pour l’heure, nous sommes arrivés à un tel niveau de maturation que nous sommes prêts pour démarrer un RAPID. L’intérêt opérationnel est que nous pouvons exposer Smart Cam aux situations les plus dangereuses. In fine elle pourrait jouer un rôle significatif pour la sécurité et l’intégrité des forces». Le laboratoire ELSI de l’ISL a un accord de coopération scientifique et technique avec une TPE bourguignonne, GlobalSensing Technologies devant aboutir rapidement à des transferts technologiques.

 

ELSI, un laboratoire de recherche pour la défense

ELSI est un laboratoire de recherches intégré à l’ISL qui lui même dépend à la fois du Ministère de la Défense français et allemand. ELSI a été crée sous l’impulsion conjointe du Conseil général du Haut-Rhin et de l’ISL le 31 mars 2009. Objectif : évaluer les potentiels des technologies dites « de rupture » dans le domaine de la technologie de l’information et de la communication, comme celle de l’intelligence artificielle.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 10:20
La coopération scientifique US-France sur les hélicoptères à l’honneur

 

30.04.2014 –ONERA ( International)

 

La remise d’un prix prestigieux de l’American Helicopter Society marque la reconnaissance d’une fructueuse coopération entre des équipes de recherche de l’Onera et de leurs partenaires américains en matière de recherche scientifique et technologique des voilures tournantes.

 

La DGA, l’Onera, l’US Army, la NASA et le Georgia Institute of Technology se sont vus décerner le Agusta Westland International Helicopter Fellowship Award par l’American Helicopter Society . La remise aux équipes participantes  se fera à l’occasion de la 70ème conférence internationale de l’AHS –  qui se tiendra  à Montréal du 20 au 22 mai 2014. 

 

Leurs équipes sont en effet engagées dans la plus longue coopération du domaine  entre la France et les USA. Cette coopération a amené la résolution de questions scientifiques complexes ainsi que des avancées importantes sur la connaissance des phénomènes physiques de base. Elle a également permis de réaliser des progrès technologiques dans le domaine pré-compétitif , pour le bénéfice de la recherche dans le domaine de la R&D hélicoptères.

 

Cette coopération internationale découle d’un accord-cadre entre les ministères de la défense américain et français datant de 1971 et renouvelé en septembre 2013.

 

Dans le monde hélicoptères, la conférence internationale de  l’American Helicopter Society est l’évènement le plus  important rassemblant l’ensemble des acteurs de ce domaine.

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 16:56
Appel à soumission pour la conférence C&ESAR 2014

 

30/04/2014 DGA

 

La 21édition de la conférence C&ESAR, organisée dans le cadre du « pôle d’excellence cyber » par DGA Maîtrise de l’information en partenariat notamment avec l’ANSSI et la DGSIC, se tiendra à Rennes du 24 au 26 novembre 2014 sur le thème « Détection et réaction face aux attaques : état des lieux, avancées et perspectives ».

 

Cette année, C&ESAR traitera de la lutte contre les cyber-attaques, couvrant deux aspects spécifiques, les problèmes de la détection de ces cyber-attaques d’une part, et de la réaction d’autre part.

La détection, dite historiquement « détection d’intrusions », est un domaine de recherche actif depuis le début des années 1980, et les sondes de détection sont des technologies déployées opérationnellement depuis la fin des années 1990. Ces sondes font aujourd’hui partie de la panoplie des outils des professionnels de la sécurité. Dans la continuité de ces développements, sont apparus au début des années 2000 les plates-formes de gestion de la sécurité, puis les centres opérationnels de sécurité permettant d’externaliser détection et réaction. Depuis le milieu des années 2000, une activité de recherche se développe également autour de l’automatisation des contre-mesures. Cette expérience opérationnelle d’une vingtaine d’années permet de dresser le panorama suivant :

  1. Les sondes permettent de détecter des attaques, mais il peut toujours demeurer une part d’attaques non détectées, qui sont perçues comme les plus dangereuses.
  2. Même lorsqu’elles sont détectées par les sondes, certaines attaques peuvent donner lieu à compromission car les alertes correspondantes ne sont pas ou mal traitées.
  3. Les opérationnels peuvent être réticents par rapport au concept de réaction automatisée, alors qu’ils regrettent le nombre d’alertes à traiter.

Il apparait donc nécessaire de faire le point sur les technologies existantes pour détecter et réagir face aux cyber-attaques, et de proposer des usages et de nouveaux développements afin de les améliorer.

À cette fin, des propositions de communication sur ce thème sont attendues dans trois catégories :

  • didactique : états de l’art, bonnes pratiques, architectures types, partage de retours d’expérience, etc.
  • générale : enjeux, évolutions des menaces, normes, cadre réglementaire, juridique ou légal, gouvernance et organisation des centres opérationnels de sécurité, stratégies d’anticipation et de planification, gestion de crise, etc.
  • spécialisée : explication de techniques de détection spécifiques, présentation d’approches ou de solutions comportementales, techniques de corrélation, mise en place de systèmes de contremesures, évaluation du risque présenté par les alertes, évasion de la détection, traitement des faux positifs et faux négatifs, exploitation de données appliquée aux traces, etc.
 

Modalités de soumission

Le détail de l’appel et les modalités de soumission sont accessibles sur le site, rubrique " appel à com

 

Dates importantes

• Soumission des propositions de communications (entre 3 et 8 pages) : 16 juin 2014

• Notification aux auteurs : 4 juillet 2014

• Version finale (entre 8 et 16 pages) : 1er octobre 2014

• Conférence : du 24 au 26 novembre 2014

 

Comité d’organisation

Président : Yves CORREC (ARCSI, France)

José ARAUJO (ANSSI, France) Olivier HEEN (Technicolor, France) ; Boris BALACHEFF (HP Labs, France) Ludovic MÉ (Supélec, France) ; Benoit MARTIN (DGA Maîtrise de l’information, ministère de la Défense, France) ; Ludovic PIETRE-CAMBACEDES (EDF, France) ; Florent CHABAUD (DGSIC, ministère de la Défense, France) ;  Éric WIATROWSKI (Orange, France).

 

Comité de programme

Président : Hervé DEBAR (Télécom-SudParis, France)

Marie-Thérèse ANDRE (ministère de la Défense, France) ; Olivier BETTAN (Thalès, France) ; Guillaume BONFANTE (LORIA, France) ; Pierre CARON (Orange Labs, France) ; Yves CORREC (ARCSI, France) ; Frédéric CUPPENS (Télécom Bretagne, France) ; Marc DACIER (SYMANTEC, France) ; Gérard GAUDIN (Club R2GS, France) ; Christian GUERRINI (SOGETI, France) ; Nicolas GUILLERMIN (ministère de la Défense, France) ; Olivier HEEN (Technicolor, France) ; Sébastien HEON (CASSIDIAN, France) ; Grégoire JACOB (Lastline, USA) ; Frédéric LE BASTARD (La Poste, France) ; Jean LENEUTRE (Telecom ParisTech, France) ; Ludovic MÉ (Supélec, France) ; Benjamin MORIN (ANSSI, France) ; Vincent NICOMETTE (CNRS/LAAS, France) ; Ludovic PIETRE-CAMBACEDES (EDF, France) ; Jouni VIINIKKA (6Cure, France) ; Éric WIATROWSKI (Orange, France).

Cette liste pourrait être étendue prochainement.

 

À propos de C&ESAR

Le ministère de la Défense organise chaque année depuis 1997 le colloque C&ESAR (Computer & Electronics Security Applications Rendez-vous) dédié à la sécurité informatique, en vue de réunir les acteurs gouvernementaux, industriels et académiques. Cet événement vise un double objectif, scientifique et didactique, en rassemblant durant trois jours experts, chercheurs, praticiens et décideurs, pour un tour d’horizon sur un sujet particulier en sécurité informatique. Le thème choisi est abordé dans une perspective opérationnelle aussi bien que théorique, avec une dimension didactique prononcée pour aider les professionnels de secteurs différents à partager une compréhension commune de problématiques complexes. Cette approche interdisciplinaire de la sécurité informatique permet aux utilisateurs de terrain d’étudier et d’anticiper les avancées théoriques ou techniques, et aux industriels ou aux scientifiques de confronter la recherche et le développement des produits aux réalités opérationnelles.

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 16:55
Le bouclier Targalight CX est un bouclier blindé portable

Le bouclier Targalight CX est un bouclier blindé portable

 

30/04/2014 Economie et technologie

 

Un bouclier d’un tout nouveau genre vient de voir le jour. Destiné à protéger l’homme en intervention et baptisé Targalight CX+, il a la particularité d’être portable contrairement à son « ancêtre » à roulettes. A la fois plus léger et plus efficace, ce petit bijou de technologie mis au point par la société TenCate Advanced Armour va révolutionner l’univers pointu de la balistique.

 

La DGA a lancé le défi, Tencate Advanced Armour l’a relevé. Imaginer un bouclier portable à la main et disposant d’un niveau de protection maximal. C'est-à-dire résistant aux armes de guerre du niveau le plus élevé, le niveau 4. «Jusqu’à ce jour de tels boucliers pesaient dans les 25 kilos, explique Cyril Veillat, responsable de la division protection personnelle chez TenCate Advanced Armour. Les unités d intervention les utilisent posés sur des chariots à roulettes pour les déplacer. Ce type de bouclier n’est pas adapté pour les terrains accidentés ou dansles escaliers… Nous avons donc commencé par travailler sur le poids du bouclier en recourant à des matériaux de toute dernière génération. » En intégrant, entre autres, des céramiques très hautes performances Tencate Advanced Armour a fait perdre 8 kilos à son bouclier. « Avec ses 17,2 kg, il peut désormais être transporté à la main partout en opérations. »

 

D’autres innovations technologiques ont également été développées et intégrées. Par exemple, les bords du bouclier sont équipés d’une protection supérieure aux chocs. « Elle permet de préserver la céramique. Nous l’avons testée en faisant tomber le bouclier de 1m de haut. La céramique reste intacte et le soldat est donc toujours en sécurité », précise Cyril Veillat. Il y a eu également l’ajout d’une finition Rosist®. Grâce à elle, le bouclier résiste aux produits chimiques, à l’eau et aux flammessans altération de ses performances. « Nous avons travaillé aussi sur la poignée, que nous avons voulu ambidextre, avec plusieurs prises de positionnement, réglable et ajustable pour une maniabilité optimale. »

 

Unique au monde… et déjà en action !

 

« Si la DGA a initié le projet, elle l’a surtout chapeauté en amont. Notamment en faisant remonter les attentes des différentes unités qui n’interviennent pas forcément sur des théâtres d’opérations identiques. Connaitre les besoins réels des opérationnels tels que le CPA10, le Commando Hubert, le 1er RPIMA, le GIGN, …, nous a permis d’envisager le produit le plus abouti », ajoute Cyril Veillat. TenCate Advanced Armour a ainsi travaillé à partir d’un cahier des charges très précis dès la fin 2011. Par ailleurs, la DGA a eu un rôle de financeur. « Et grâce à cela, nous avons pu utiliser des technologies vraiment très avancées par rapport à ce qui existe actuellement sur le marché. Aujourd’hui, nous sommes les seuls au monde à avoir un produit de cette sorte ! », indique le responsable.

 

Les tests finaux du targalight CX+ se sont déroulés à la DGA en mai et juin 2013. Et les résultats sont plus que satisfaisants. Le bouclier résiste aux tirs de kalachnikov, aux balles perforantes en multi-impact. Depuis, des contrats sont déjà arrivés de plusieurs points du globe, en Asie notamment. « Toutefois, ce n’est pas un marché de masse. Ce type de boucliers est utilisé par les forces spéciales, par exemple, pour des applications extrêmement spécifiques lors de certaines opérations, militaires bien sûr mais aussi civiles ».

 

La prochaine étape ? « Son amélioration! Certes, nous sommes sur un produit premium en termes de qualité et de performance. Mais ce qui nous intéresse maintenant c’est d’avoir le plus de retours terrains possibles sur son utilisation afin d’adapter parfaitement ce bouclier à l’homme », conclut Cyril Veillat.

 

Innovation : le premier bouclier balistique enfin portable

Jusqu'à ce jour, l'équivalent du bouclier de Tencate (en haut) pèse 25 kg et est à roulette

 

La diversité de TenCate

 

TenCate Advanced Armour est la filiale française du groupe néerlandais Royal TenCate, composé de 4 500 salariés avec 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Pour la petite histoire, cette entreprise qui a plus de 300 ans fabrique des produits aussi divers et variés que des tissus techniques résistants aux flammes pour les pompiers , de l’herbe synthétique pour les stades de football, , des composites pour l’A380 et l’A350 ou encore des produits balistiques comme c’est le cas du bouclier. Basée à Primarette (Isère), TenCate Advanced Armour est spécialisée dans les produits balistiques pour la protection personnelle, véhicule et aéronautique.

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 07:55
Comment la recherche militaire irrigue l’industrie française

Le fantassin du futur pour l'armée française se résume à un acronyme : FELIN (Fantassin à Equipements et Liaisons Intégrées). Il intègre un grand nombre de technologies issus de la recherche militaire dont certaines auront des applications civiles.photo Armée de Terre

 

15-04-2014 Par Christelle Dufer, ingénieur en chef des études et techniques d’armement, stagiaire à l’Ecole de Guerre, promotion "Ceux de 14" - Challenges.fr

 

D'ici à 2019, l'Etat a prévu d'allouer 730 millions d'euros aux forces armées pour leurs activités de R&D. Un investissement dont devrait aussi profiter les entreprises civiles.

 

Environ 190 milliards d’euros, soit 1,5% du PIB de la période. Les montants affichés par loi de programmation militaire 2014–2019 ont de quoi impressionner. Ce budget sera-t-il dépensé au profit des militaires ? Pas seulement : le montant alloué au ministère de la Défense comprend en moyenne 730 millions d’euros annuels dédiés à la recherche. Et chaque citoyen bénéficie des résultats de ces recherches, qui permettent des avancées technologiques significatives exploitables également dans les applications civiles.

 

Quel retour sur investissement pour nos impôts?

Prenons le domaine spatial. Qui n’a jamais utilisé un GPS ? Ce système satellitaire, développé pour des besoins militaires, est aussi devenu indispensable pour la navigation, l’automobile et pour certaines opérations bancaires. Plus largement, les satellites sont essentiels à la vie quotidienne : ils servent à communiquer, permettent obtenir des images de la Terre pour des usages scientifiques, des prévisions météo…

La recherche militaire a aussi été un outil précieux pour développer des lanceurs spatiaux performants. L’Europe a pu s’imposer dans ce secteur grâce à la maîtrise des technologies liées à la propulsion anaérobie (n’utilisant pas l’oxygène de l’air), développée pour la dissuasion militaire française. Les mêmes compétences et savoir-faire sont mis en œuvre pour les différentes générations de lanceurs européens, comme Ariane.

Les applications civiles de technologies militaires sont nombreuses : amélioration des gommes de pneus, textiles "intelligents", nanotechnologies, airbags, imagerie médicale (scanners), composants hyperfréquences pour la téléphonie mobile et les radars anti-collision des automobiles, détecteurs infrarouges non refroidis pour la sécurité (caméras de surveillance)... et même internet, développé à l’origine pour des besoins militaires.

De nouvelles pistes sont exploitées. Ainsi, les technologies mises au point pour l’équipement du fantassin, notamment pour la transmission de données, d’images et de vidéo, vont être reprises au profit des sapeurs-pompiers. Il leur sera ainsi possible d’afficher en temps réel et en trois dimensions, leur zone d’intervention en localisant les différentes personnes présentes. L’aéronautique bénéficie aussi à plein des avancées technologiques du domaine militaire, que ce soit dans le domaine des composants moteurs ou dans celui de la navigation.

 

Comment favoriser la synergie militaro-civile?

La défense s’est dotée d’outils pour favoriser les synergies avec le secteur civil. Depuis 2009, plus de 300 projets de recherches duales (pour applications civiles et militaires) ont ainsi été soutenus. Les investissements réalisés vont du financement de thèses à la réalisation de démonstrateurs à échelle réelle ou réduite, dont les performances ou la tenue à des environnements (vibrations, températures…) extrêmes peuvent être testées.

Les travaux à caractère dual sont de nature variée : robotique, matériaux, énergie, biologie, science de l’homme, environnement. Les travaux intègrent notamment la réduction de la consommation des moteurs d’avion et d’hélicoptère, les peintures sans solvant, la dépollution propre à base de plantes et de bactéries, l’assistance du combattant pour porter des charges lourdes et se mouvoir plus aisément (exosquelette) ou l’assistance de paraplégiques…

Les efforts entrepris dans le passé dans la recherche duale commencent à voir apparaître les premières applications civiles. L’exemple le plus emblématique est le drone aérien (avion piloté à distance) qui ouvre un vaste champ de possibilités: informations sur une scène sinistrée à la suite d’une catastrophe naturelle, mission en zone contaminée, voire livraison d’aide humanitaire.

D’autres applications sont à l’étude : surveillance quasi permanente des milliers de kilomètres de rail de la SNCF ou de sites sensibles comme les centrales nucléaires, contrôle de la dégradation des ouvrages architecturaux tels les ponts, réalisation d’études thermiques sur les bâtiments pour déterminer d’où viennent les déperditions de chaleur... Des drones sont déjà proposés aux agriculteurs pour la surveillance et la gestion de leurs terres. Un grand nombre d’applications semble possible, même s’il reste à gérer leur introduction dans la circulation aérienne.

 

Chaque euro dépensé est-il utile?

Au-delà des applications civiles de technologies militaires, la défense est aussi un secteur stratégique en lui-même. Sans compter les leaders bien connus (Airbus Group, Groupe Safran, Thales, Groupe Dassault…), environ 4.000 PME travaillent directement pour la défense et 30.000 ont un lien contractuel avec le secteur. Le nombre d’emplois dans l’industrie de défense s’élève à environ 165.000. Chaque euro dépensé est donc 1 euro utile: l’argent investi dans la recherche militaire voit son impact décuplé dans l’économie française. Loin d’être un seul facteur de coûts, la défense est, aussi, un accélérateur de compétitivité.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 17:55
Les robots sous-marins ont aussi leur Wi-fi

 

14/04/2014 DGA

 

L’entreprise Subsea Tech a développé* un nouveau modèle de robot doté d’un système de communication laser comparable au Wi-fi terrestre. Baptisé « Lamparo », ce projet fait aujourd’hui la fierté de la PME marseillaise spécialisée dans la conception et la fabrication de robots sous-marins. Interview de son président, Yves Chardard.

 

Vous avez mis au point un système de Wifi sous-marin, de quoi s’agit-il ?

Ce projet consiste à développer un système de communication sous-marine par voie optique. L’idée, c’est de remplacer l’actuelle technologie sans fil acoustique par un système laser. Nous l’appelons Wi-fi sous-marin car il a plusieurs points communs avec le Wi-fi terrestre que tout le monde connaît. Il permet de transmettre une très grande quantité d’informations, et ce, à la vitesse de la lumière, le tout à quelques dizaines voire centaines de mètres de distance.

 

En quoi est-il révolutionnaire ?

À titre de comparaison, c’est à peu près la même révolution que lorsque l’on est passé du téléphone classique au sans-fil ! Aujourd’hui, il n’existe pas de moyen de communication sous-marin sans fil à si haut débit. Le projet Lamparo va nous donner la possibilité de passer de grandes quantités d’informations sans l’inconvénient d’un câble et avec des performances en débit bien plus élevées que par acoustique ! Il va permettre de franchir de nouvelles barrières en termes de portée optique sous-marine et de débit pour atteindre les performances équivalentes à celle du Wifi terrestre. La transmission en un temps record de données de type vidéo ou sonar pourra se faire depuis notre petit robot sous-marin vers la surface sur un navire ou vers les plateformes pétrolières dans le civil par exemple. Les communications sont également possibles entre plusieurs robots sous-marins.

 

Quel est le rôle de la DGA dans ce projet ?

La DGA est financeur à travers le dispositif Rapid pour les innovations duales, mais pas seulement. Elle a aussi un rôle précieux de suivi et de conseil, puisqu’elle intervient dans les revues techniques pour réorienter si besoin les avancées du projet.

 

À quelle étape en êtes-vous aujourd’hui ?

Nous avons commencé les premiers essais il y a deux ans, en eau claire, en Méditerranée avec des lasers rouges, les plus conventionnels. Depuis, nous sommes passés à d’autres longueurs d’ondes, notamment des lasers bleus qui permettent d’avoir une portée plus importante et enfin des lasers avec une fréquence adaptée pour communiquer dans les milieux « turbides », c’est-à-dire avec une visibilité plus restreinte. Pour cela, nous avons fait des essais en bassin et en milieu naturel en Bretagne car les eaux y sont moins claires qu’en Méditerranée. Aujourd’hui, nous sommes en phase finale du projet Lamparo. Ce Wi-fi sous-marin devrait d’ailleurs être commercialisable à l’horizon 2015. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, puisque nous envisageons déjà d’améliorer ses performances !

 

* avec ses partenaires Oxxius et III-V Lab ainsi que ses sous-traitants LCFIO, Eiscom et Thales

 

Lamparo en chiffres

- 70 cm de long, 26 cm de large et 22,4 cm de hauteur ;

- un poids de 9 kilos ;

- un débit d’informations entre 10 et 50 méga bits par seconde ;

- une vitesse de circulation de l’information de 300 000 km par seconde, soit la vitesse de la lumière (contre 1 500 m par seconde par voie acoustique sous-marine).

- Une portée déjà supérieure à 35 m mais en constante amélioration

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 16:55
DGA Essais en Vol : L’ABE-NG touche au but

Le Fokker 100 de DGA-EV au cours de son premier vol. L’appareil n’emporte aucune charge externe.  photo DGA EV

 

30.03.2014 par Frédéric Lert - Aerobuzz.fr

 

Un Fokker 100 avec des missiles Mica sous la voilure, un pod Reco NG sous le fuselage et une cocarde sur le réacteur : l’Avion Banc d’Essais-Nouvelle Génération dont DGA-EV, ex Centre d’essais en vol (CEV), vient d’être doté, ne passe pas inaperçu...

Depuis bientôt 45 ans, « DGA Essais en Vol » (DGA-EV, ex Centre d’Essais en Vol) utilise une flotte de Mystère XX pour les essais des équipements et des systèmes embarqués des aéronefs militaires. Aux plus belles heures de feu le CEV, la flotte de Mystère comptait pas moins de quatorze avions. Le CEV ne le savait pas à l’époque, mais il était riche et chaque nouveau programme justifiait l’achat de son avion d’essais spécifique. Mais cette flotte est aujourd’hui en voie d’obsolescence. « Dans quatre ou cinq ans, ça va devenir compliqué de faire voler les avions » glisse un interlocuteur de la DGA. D’ores et déjà, l’emploi des Mystère XX est « en chute libre », sachant que les avions ne volaient déjà pas beaucoup quand ils étaient au mieux de leur forme. Entre deux chantiers de modification, 80 heures de vol passées dans le ciel chaque année était considéré comme un bon score pour un avion…

Toutes ces raisons ont poussé la DGA-EV à s’intéresser à la mise au point d’un avion permettant de rationaliser les campagnes d’essais, en offrant des performances en hausse pour faire face aux programmes à venir. Avec comme maitre mots, modularité, polyvalence, puissance électrique embarquée et capacité de refroidissement.

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Un des premiers vols avec l’ensemble des charges externes et le nez du Rafale.

photo DGA EV

Le marché est notifié fin 2009 à Sabena Technics, avec pour mission de trouver l’avion adéquat, de le modifier et de le faire certifier par l’EASA. Le tout pour une enveloppe globale de 35 M€. Le porteur est rapidement trouvé : il s’agira d’un Fokker 100 ex Regional (F-GPXL) récemment retiré du service par la filiale d’Air France.

 

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Décollage avec le nez du Rafale mais sans charge externe.

photo DGA EV

« Nous avions regardé dans un premier temps du côté du Falcon 2000 puis du Boeing 737 explique Pierre Terrée, directeur technique pour DGA–EV. Le premier permettait de doubler la charge utile par rapport au Mystère XX, il restait un peu cher et n’offrait pas de progrès suffisant en matière de puissance embarquée et de refroidissement. Le Boeing était un peu trop gros pour nos besoins et trop bas sur roues pour l’accrochage de charges externes  ». Les Airbus A320 ne sont pas considérés : dans les spécifications de la DGA, il est alors précisé que des commandes de vol électriques n’étaient pas souhaitables, pour ne pas complexifier le couplage des commandes avec les modifications aérodynamiques dues aux emports externes.

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Le Fokker 100 de la DGC à Mérignac, avec la pointe avant Rafale

photo Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

« Le Fokker 100 offre un très bon compromis pour nous poursuit Pierre Terrée. L’avion a la bonne taille, il est solide, fiable, conforme à la réglementation aéronautique. Par rapport au Mystère XX, on gagne 5.000 ft en plafond tout en gardant 100% de l’énergie disponible à bord. L’avion vole un peu moins vite, mais on double la charge utile et répond parfaitement à notre spécification : en plus de l’équipage d’essais, des installations fixes et du carburant, il nous offre la possibilité d’emporter 3 tonnes minimum d’équipements, en interne ou en externe, pendant trois heures. Sabena Technics nous garantit par ailleurs la pérennité du soutien logistique pour les vingt ans suivant sa mise en service ».

L’avion est acheté en 2010 et il entre immédiatement en chantier à Dinard. La structure est renforcée pour permettre la création des points d’emport. Toute l’architecture de la pointe avant est également revue : c’est un point essentiel de la modification et une des raisons qui a également fait préférer le Fokker 100 au Boeing 737 : il faut non seulement renforcer la structure pour accrocher un radar lourd en porte à faux, mais également faire passer tous les câblages et le système de refroidissement. La modification de cette pointe avant s’accompagne du déplacement de toutes les antennes s’y trouvant normalement : ILS, VOR, radios etc. Plusieurs autres antennes sont également mises en place (par exemple pour la télémesure) ou prévues (futurs emplacements pour l’IFF ou le MIDS).

 

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Sur la console de droite du Fokker 100 de DGA EV, le minimanche et l’écran permettant de prendre la main sur une charge utile.  photo Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

 

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Rien n’a été modifié sur la planche de bord du Fooker 100 de Regional

photo Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

Le poste de pilotage est laissé inchangé, à une exception près : l’ajout d’un minimanche latéral et d’un écran en place droite, pour permettre le cas échéant à un pilote de prendre la main sur une charge utile. En cabine, le chantier est également colossal : les 90 sièges sont enlevés, remplacés par quatre postes opérateurs et cinq baies d’instrumentation modulaires. En soute, un SMOC (Système de Mise en Œuvre Capteur) fait l’interface entre les capteurs emportés sous l’avion et les baies d’instrumentation. Pour faire dialoguer tout ce petit monde, 2,5 tonnes de câbles (plusieurs centaines de kilomètres au total…) sont installés dans la cabine. « L’avion est câblé dans tous les standards imaginables et l’accent est mis sur la modularité » résume un ingénieur d’essais de DGA-EV.

 

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La cabine du Fokker 100 de DGA EV, avec les kilomètres de cables dans leurs gaines oranges. - Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

 

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Le Fokker 100 de DGA EV est équipé de ballasts dans le cadre des vols de certification. - Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

Quand il fallait six mois de travaux pour modifier un Mystère entre deux campagnes, quelques heures suffiront à changer la configuration du Fokker. DGA-EV ambitionne de réaliser 150 vols d’essais par an, avec la possibilité de réaliser deux essais distincts à chaque vol. L’ABE-NG serait à même de remplacer à lui seul trois ou quatre Mystère XX.

 

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MICA sous les ailes et Reco NG sous le fuselage du Fokker 100.

Ces emports ne correspondent pas pour l’heure à des programmes précis : ils valident simplement les capacités en masse et en volume des charges accrochables sur le Fokker 100 - photo Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

Après un peu plus de trois ans de chantier, l’avion a réalisé son premier vol en décembre 2013. Dix sept autres ont suivi depuis, essentiellement liés au processus de certification EASA. « Nous avons voulu cette certification pour faciliter le processus de validation des performances demandées, mais l’avion continuera à évoluer sous le régime des autorisations de vol, la DGA étant autorité technique » explique Pierre Terrée. Cette certification reprend celle du Fokker 100 en ajoutant un STC propre aux modifications apportées. Une attention particulière a été portée sur le décrochage. Pour l’heure, les décrochages à plat avec l’ensemble des charges externes et le nez Rafale ont été passés en revue. Les décrochages en virage avec différents taux d’entrée et avec les MICA sous les ailes ont aussi donné satisfaction. Le bon fonctionnement des équipements de radio navigation et de communication sera également vérifié dans le cadre de la certification qui consommera au total une cinquantaine de vols.

 

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Placée en soute, l’installation de refroidissement des équipements électroniques du Fokker 100 de DGA EV -  Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

La DGA-EV prévoit la mise en service de son nouvel avion en janvier 2015. L’ABE-NG évoluera depuis Cazaux ou Istres, et une de ses premières contributions devrait porter sur la mise au point de l’IFF-NG du Rafale. La capacité de refroidissement mise en avant par la DGA devrait également être la bienvenue dans le cadre des évolutions du radar RBE2…

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 16:55
Tir d'essai d'un missile de croisière naval (MdCN) © DGA

Tir d'essai d'un missile de croisière naval (MdCN) © DGA

 

14/04/2014 par Guillaume Steuer - Air & Cosmos

 

Nouveau succès pour le missile de croisière naval (MdCN), développé par MBDA pour équiper la Marine nationale : la Direction générale de l'armement a annoncé le 10 avril avoir mené à bien le deuxième tir de qualification de l'engin, le 8 avril dernier, depuis son site de Biscarrosse. Cet essai, représentatif d'un tir depuis une frégate, visait à démontrer des capacités complémentaires par rapport au précédent tir de qualification qui avait eu lieu le 1er juillet 2013. En l'occurrence, il a permis de valider le bon comportement du missile dans une phase de "vol en haute altitude", d'après la DGA.

 

Attendue courant 2014, la qualification complète de cette nouvelle munition (anciennement connue sous l'appellation Scalp Naval) devrait encore nécessiter un tir supplémentaire. Celui-ci devrait être mené dans une configuration "sous-marine", puisque le MdCN est appelé à équiper non seulement les frégates Fremm, mais aussi les futurs sous-marins nucléaires d'attaque de classe "Barracuda".

 

Une première capacité opérationnelle est attendue dès la fin 2014 sur la Fremm "Normandie", deuxième bâtiment de ce type livré à la Marine nationale. La mise en service opérationnel sur sous-marin est désormais attendue "à l'horizon 2018", selon la DGA. Un premier lot de missiles en configuration "Fremm" devrait être réceptionné en juillet 2014, selon le ministère de la Défense.

 

Le programme MdCN n'a pas échappé aux coupes sombres décidées dans le cadre de la loi de programmation militaire 2014-2019 : au final, seuls 150 missiles seront commandés pour équiper les forces françaises, alors qu'il en était initialement prévu 250, puis 200. De quoi s'interroger sur la rentabilité globale d'un programme qui, à l'origine, tablait sur quelques perspectives à l'export, notamment en Arabie Saoudite et en Grèce, qui semblent désormais hors d'atteinte.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 11:55
Innovation : la boussole épicritique : le guidage tactile (3/12)

 

11/04/2014 DGA

 

Faire passer des messages simples ou élaborés sans les yeux, la bouche ou les mains, c’est possible grâce à la boussole épicritique. Ce système, composé de cellules vibrantes disposées sur une ceinture, est piloté à distance par une simple application Android sur smartphone.

 

Avancer, reculer, stop ! Toutes les informations sont transmises sur la peau. Astucieux et surtout universel… Si le principe a été inventé en 1986 par Jean-Claude Germain (PDG de Caylar) puis embarqué à bord d’une navette spatiale en 1988 pour des tests avec Jean-Loup Chrétien, la commercialisation n’a jamais semblé aussi proche. En effet, la boussole épicritique pourrait bien faire l’objet dans les prochains mois d’une procédure Rapid entre la DGA et cette PME implantée dans l’Essonne.

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 16:50
Evaluation réussie pour le système de brouillage laser Miysis

 

 

11.04.2014 Helen Chachaty journal-aviation.com

 

Nom de code : Miysis. Une « boîte » carrée d’une quinzaine de kilos au nom d’un dieu guerrier égyptien, embarquée à bord d’un CASA C212 banc d’essais de la DGA lors de l’exercice OTAN EMBOW XIV qui s’est tenu dans les Landes au mois de mars.

 

Fonction : DIRCM, pour Directional infrared counter measure. Soit un système de brouillage laser qui devrait à terme être utilisé en complémentarité du leurrage.

 

Lire l’article

 

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 19:55
Deuxième tir de qualification du MDCN

Deuxième tir de qualification du MDCN

 

 

10/04/2014 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a réalisé avec succès le deuxième tir de qualification du missile de croisière naval (MdCN) le 8 avril 2014.

 

Ce tir, effectué sur le site de Biscarrosse (Landes) du centre DGA Essais de missiles, est représentatif d’un tir à partir d’une frégate. Il a notamment permis de démontrer les capacités de vol en haute altitude du missile.

 

Cette réussite, qui vient une nouvelle fois confirmer la très haute technicité de ce missile, est le fruit d’un travail intense et coordonné de nombreux acteurs étatiques (le service de la qualité et les centres d’expertise et d’essais de la DGA, et la Marine Nationale notamment) et industriels (MBDA France).

 

Le MdCN équipera à partir de fin 2014 les frégates multi-missions (FREMM) et les sous-marins Barracuda à l’horizon 2018.

 

Doté d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres, le MdCN est destiné à frapper des objectifs situés dans la profondeur du territoire adverse. Il est complémentaire du missile de croisière aéroporté Scalp dont il est dérivé. Embarqué sur des bâtiments de combat positionnés, de façon prolongée, à distance de sécurité dans les eaux internationales, ostensiblement (frégates) ou discrètement (sous-marins), le MdCN est adapté à des missions de destruction d’infrastructures de haute valeur stratégique.

 

La DGA a notifié le marché MdCN à la société MBDA fin 2006.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 18:55
Hercule Hv3 photo innorobo

Hercule Hv3 photo innorobo

9 avr. 2014 RB3D

 

Le premier exosquelette européen, développé par la PME française RB3D, est soutenu depuis le début par la DGA, à travers le dispositif Rapid (régime d'appui pour l'innovation duale).

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 17:55
Innovation 2/12 : la nuit, toutes les Kameleon voient en couleur


07/04/2014 DGA

 

Très remarquée lors du forum de l’innovation, la technologie intégrée à la caméra Kameleon inventée par la société Photonis, est une petite révolution. Filmer en couleur la nuit et le jour est désormais possible grâce à un tout nouveau capteur CMOS. Découvrez l’histoire de ce projet Rapid avant le lancement officiel en juin prochain à Eurosatory.

 

Avant, pour filmer de jour et de nuit il fallait deux caméras. Et la vision nocturne était pour le moins assez particulière. En effet, seules les technologies infrarouge et thermique rendaient la chose possible. Résultat : des images monochromes et dépourvues de toute nuance. Du noir et vert, du noir et rouge ou encore du noir et blanc… en somme, une hérésie pour le moindre quidam à l’ère de l’image numérique dans n’importe quel salon particulier peu nécessiteux de vision nocturne ! Une habitude acceptée et maitrisée pour les opérationnels.

 

Mais ça, c’était avant

Le défi technologique est colossal. Beaucoup s’y sont cassées les rétines. Parmi les prétendants il y avait même des grands groupes. Damien Letexier, docteur et ingénieur en recherche et développement chez Photonis et sa petite équipe ont quant à eux vaincu le mauvais œil. Grâce à un travail acharné, le challenge est relevé ! Le secret ? Un capteur CMOS ultra-sensible capable de détecter le moindre photon (particule de lumière), même dans la pénombre.

« Au départ, nous avancions à tâtons, convaincus tout de même qu’une solution technologique existait, se souvient Damien Letexier. Nous avons cherché du côté de la répartition spectrale (la palette des couleurs dans la lumière visible) et ajusté la balance des blancs afin de comprendre dans quelle partie du spectre nous manquions de sensibilité. » Préciser le problème fournit souvent la moitié de la solution. Bonne pioche.

« Pour pallier ce manque, nous avons ainsi décidé de ne pas filtrer certains pixels et avons ensuite cherché le bon algorithme. Celui qui allait permettre une bonne reconstruction colorimétrique ». En plus clair, il s’agit de jouer entre la proportion de sensibilité à la lumière, la proportion de couleur et de trouver un compromis satisfaisant.

 

Trouver le bon compromis

Aujourd’hui, c’est chose faite. Et en un temps record ! Dix-huit mois. Tout juste le bon timing pour profiter d’une procédure Rapid. « Au-delà de l’apport financier, l’intérêt que la DGA a porté à Kameleon, nous a surtout permis d’avoir la confirmation que notre projet correspondait effectivement à un segment de marché. Une prise de risque partagée et un geste de confiance que nous attendions pour nous lancer sereinement dans nos recherches », explique Emmanuel Nabet, responsable marketing & stratégie du groupe Photonis. « Concrètement, nous avons aussi pu investir dans du matériel », poursuit Damien Letexier. RAPID, une aubaine pour cette entreprise dont les activités sont historiquement concentrées sur les marchés de défense et qui voit aujourd’hui de nouvelles et prometteuses perspectives.

 

Des perspectives utiles, parfois inattendues …

Si Thales, Sagem, Cassidian optronics… des mastodontes de l’armement, travaillent déjà à l’intégration du système dans les équipements des forces, ce sont aussi de tous nouveaux partenaires qui pointent le bout de leur nez, « alléchés » par la découverte inédite et unique. Dans le domaine biomédical, le capteur CMOS pourrait bien permettre des avancées spectaculaires par la visualisation en couleur jusqu’alors impossible de certaines réactions chimiques. Idem en gériatrie, pour surveiller par exemple le flux sanguin sous la peau afin d’éviter les œdèmes veineux.

Mais ce sont des applications bien plus inattendues qui sont déjà en marche, notamment dans le domaine de l’environnement. La vie nocturne des ours polaires sera très bientôt étudiée grâce à Kameleon. Et afin de respecter les engagements du Grenelle de l’Environnement, la petite caméra pourrait bien veiller sur les automobilistes alors que sera effective la diminution programmée de l’éclairage public la nuit sur les routes de France. Pour Kameleon, la voie semble toute tracée.

 

Photonis en chiffres

1937 - année de création à Brive-la-Gaillarde

1 000 personnes dans le monde

170 millions d’euros de CA annuel

90% du CA réalisés à l’export

70% d’activité militaire

40 brevets en cours

6% du CA consacrés à la R&D et 10% en France

2013 - création de 2 nouveaux sites, Singapour et Frisco (Texas -USA)

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