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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 11:50
Selex ES Miysis DIRCM sees success in NATO Trial

 

 

Apr 7, 2014 ASDNews Source : Selex ES

 

The Miysis Directed Infrared Countermeasure (DIRCM) system developed Selex ES, a Finmeccanica company, was successfully demonstrated in March 2014 as part of NATO Trial EMBOW XIV.

 

During the flight trial, witnessed by 100 multi-national VIPs, the Miysis DIRCM system autonomously acquired, tracked and jammed the trial test equipment on the ground. Initial assessment of the results indicates that the Miysis DIRCM has the capability to jam Generation 1, 2 and 3 Man Portable Air Defence Systems (MANPADS) using NATO jam codes. Trial EMBOW XIV was conducted at Biscarrosse in France and the Miysis was installed on a French Direction Générale de l’Armement (DGA) CASA-212 aircraft. The DIRCM trial was assisted by Airbus D&S, the Royal Canadian Air Force and the UK MoD. Prior to and during EMBOW XIV, the UK MoD worked closely with Selex ES and provided them with substantial support.

 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 12:55
L'innovation à coeur

 

03/04/2014 DGA

 

La DGA vous propose de découvrir les avancées issues des travaux innovants qu’elle finance. Ainsi, chaque semaine et jusqu’à la mi-avril, nous mettrons en lumière deux innovations significatives.

 

Première de la série : Des bactéries qui dopent la dépollution par les plantes

 

A venir lundi prochain : Kameleon, une caméra qui filme en couleur la nuit 

Investisseur avisé de la défense, la DGA prépare l’avenir. Elle porte une attention particulière au développement de la base industrielle et technologique de défense (BITD) en France. Ainsi, elle finance à hauteur de 90 M€ des projets d’innovation. En 2013 elle a donc soutenu avec ses partenaires de recherche quelque 270 projets. Parmi eux : 64 projets Rapid*, 39 projet Astrid**, 140 thèses et 14 projets du fonds unique interministériel (FUI). La DGA s’est également impliquée dans la stratégie nationale de recherche et a poursuivi son partenariat privilégié avec l’agence nationale de recherche (ANR), contribuant aux 9 « défis sociétaux » duaux pilotés par l’ANR et au défi Descartes sur l’autonomie énergétique.

 

*Rapid : régime d’appui aux PME pour l’innovation duale
**Astrid : accompagnement spécifique des travaux de recherche et d’innovation défense

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:55
La DGA peaufine son avion banc d’essai nouvelle génération

 

 

02.04.2014 Helen Chachaty à Mérignac journal-aviation.com

 

C’est un avion très discret qui se trouve actuellement chez Sabena Technics, sur le site de Bordeaux-Mérignac : l’avion banc d’essai nouvelle génération (ABE-NG) de la Direction générale de l’armement (DGA), actuellement en phase d’essais en vol. Le Fokker 100 (F-GPXL), racheté à Regional, filiale d’Air France, devrait être mis en service pour le compte de la DGA Essais en Vol (DGA EV) en janvier 2015. Le contrat de modification de cet avion de ligne avait été notifié à Sabena Technics en 2009, pour une enveloppe de 35 millions d’euros. Cinq ans plus tard, l’avion est quasiment bon pour le service.

 

Selon la DGFA EV, l’ABE-NG devrait remplacer « trois à quatre Mystère 20 », des avions qui volent depuis près de 45 ans et qui seront touchés par l’obsolescence d’ici trois à cinq ans. Des performances insuffisantes engendrant des coûts importants, la baisse des budgets, le côté « mono-mission », autant de raisons qui justifient l’achat et la modification du Fokker 100. S'il y avait par le passé quasiment un Mystère 20 (XX) par programme, la baisse des budgets et les temps d’immobilisations « monstrueux » a changé les paramètres et obligé la DGA à trouver une solution moins coûteuse mais néanmoins efficace. Là où un Mystère 20 effectue 80 heures de vol par an - un nombre considéré comme un « beau score -, le but est aujourd’hui de quasiment doubler le nombre d’heures de vol de l’ABE NG, pour atteindre les 150 heures.

 

Suite de l’article

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:55
Des nouvelles des prochaines Universités de la Défense

 

03.04.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

La 12e Université d'été de la Défense se tiendra à Bordeaux le lundi 8 et le mardi 9 septembre 2014. L'armée de l'Air sera le "partenaire de Défense" de cette nouvelle Université et accueillera les participants sur la Base aérienne de Bordeaux-Mérignac.

 

Cinq ateliers seront au programme de travail de cette 12e Université :
- Cohérence stratégique et composantes nucléaires
- Les Centres de Commandement et de Contrôle (C2) : un enjeu stratégique structurant
- MCO : sortir des schémas anciens
- Afghanistan, Côte d'Ivoire, Libye, Mali, Centrafrique : perspectives de 10 ans d'engagements extérieurs
- Les atouts stratégiques de la maîtrise de la troisième dimension

 

Chaque atelier fera l'objet d'une note stratégique prospective (publiée à l'été) et d'un "red paper" présentant les grandes options du débat, afin de dynamiser les échanges.

 

Les prochaines étapes:


- Ouverture du site internet de l'Université le 10 avril
- Diffusion du 1er numéro du journal de l'Université le 15 avril
- Ouverture des inscriptions le 2 Mai

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 07:55
La DGA commande 60 systèmes Slate supplémentaires

 

 

28 mars, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Alors qu’en 2012, la DGA avait commandé en urgence opérationnelle à la société française Metravib 80 systèmes SLATE (Système de Localisation Acoustique de Tireur Embusqué) pour équiper les VAB TOP (Véhicules de l’Avant Blindé avec une tourelle télé opérée Kongsberg de 12.7 mm) de l’armée de terre engagés en Afghanistan, la DGA a début d’année, passé une nouvelle commande pour 60 systèmes.

 

Metravib explique cette nouvelle notification par « l’excellent retour d’expérience, la collaboration efficace avec RTD et l’engagement du Pacte Défense PME ».

 

Vendu à près de 30 armées (principalement des armées OTAN), le SLATE n’a plus à faire ses preuves. Couplé au tourelleau TOP, le  système de détection de tir permet de réagir très rapidement grâce à une détection et une localisation des départs de coups de feu, qui positionne immédiatement le 12.7 mm vers l’origine du tir. Contrat notifié début d’année, les livraisons vont intervenir très rapidement. Cette nouvelle commande permettra d’armer à la fois les flottes de VAB Ultima (relire l’article de FOB) et VAB TOP, en fonction des besoins opérationnels.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 07:55
Le Fokker 100 modifié par Sabena Technics pour le programme ABE NG photo DGA

Le Fokker 100 modifié par Sabena Technics pour le programme ABE NG photo DGA

 

 

28/03/2014 par Guillaume Steuer, à Bordeaux – Air & Cosmos

 

Il sera prêt à l'emploi en début d'année prochaine : le Fokker 100 modifié par Sabena Technics au titre du programme ABE NG (avion banc d'essais nouvelle génération), notifié en décembre 2009 pour environ 35 millions d'euros, est actuellement en phase d'essais en vol entre les mains d'un équipage mixte de la Direction générale de l'armement (DGA), utilisateur final de l'avion, et de l'avionneur néerlandais Fokker.

 

A l'issue de ces travaux,  et si tout se passe comme prévu, des opérations de vérification devraient être menées pendant environ deux mois à partir de novembre 2014, pour aboutir à une mise en service opérationnelle en janvier 2015.

 

Outil à vocation modulaire, le Fokker 100 permettra d'emporter une grande variété de charges utiles pour les besoins de la DGA en matière d'essais en vol. L'appareil dispose d'une pointe avant modifiée pour l'accueil d'un radar de combat, et de trois points d'emport (un sous fuselage et deux sous voilure). Au total, l'appareil permet d'emmener trois tonnes de charges d'essais (interne et externe) pour une mission de trois heures, précise-t-on à la DGA, où l'on estime qu'il devrait réaliser "environ 150 vols d'essais" chaque année.

 

Son entrée en service devrait permettre de retirer une partie des Mystère XX de la DGA (sept exemplaires encore en service) dont la maintenance devient de plus en plus problématique, en particulier du point de vue des moteurs. Au moins trois de ces avions devraient ainsi être réformés entre début 2015 et début 2016.

 

Deux campagnes d'essais devraient mobiliser l'ABE NG dès son entrée en service : la mise au point de l'IFF nouvelle génération commandé au titre du programme Rafale F3-R, ainsi que le développement du nouvel autodirecteur du missile Aster Block 1NT.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 08:55
Un cryptographe à la tête de la cyberdéfense française

 

27/03/2014 de Guerric Poncet Le Web en lignes / Le Point.fr

 

Guillaume Poupard, ingénieur en chef de l'armement, prend la tête de l'Anssi. Il succède à Patrick Pailloux, nommé directeur technique de la DGSE.

 

Le Point.fr l'évoquait dès janvier dernier : avec le départ de Patrick Pailloux à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) se trouvait sans patron. Le Conseil des ministres n'aura mis que quelques semaines pour combler le vide à la tête de cette agence de cyberdéfense, avec la nomination de Guillaume Poupard, comme le précise le compte-rendu du 26 mars.

Ingénieur en chef de l'armement et responsable jusqu'à aujourd'hui du pôle sécurité des systèmes d'information à la Direction générale de l'armement (DGA), Guillaume Poupard est un expert des technologies de cyberguerre et de cyberdéfense. Le Point.fr l'avait rencontré en janvier au Forum international sur la cybercriminalité (FIC) de Lille. Il nous avait notamment déclaré que nos armes informatiques sont depuis peu "opérationnelles, et nous avons fait de gros progrès". "Le livre blanc de la Défense de 2008 a posé des bases de travail, vous imaginez bien que les choses ont bougé depuis six ans !" avait-il ironisé.

 

Du développement des armes à l'opérationnel

"Je ne peux pas vous dire où les armements cyber (français) sont développés : nous n'avons aujourd'hui aucun intérêt à le dire", nous avait par ailleurs expliqué Guillaume Poupard. Pas plus de succès lorsque nous avions essayé de connaître le nombre de personnes impliquées dans le secteur : "Je peux simplement vous dire que tout dépend du ministère de la Défense dans ce domaine", glissait-il. Un ministère qu'il quitte donc pour rejoindre le terrain, à l'Anssi. L'Agence dépend du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), lui-même directement rattaché au Premier ministre.

S'il quitte le développement des armes informatiques pour passer du côté opérationnel non pas de la cyberguerre, mais de la cyberdéfense (la nuance est importante : on ne parle pas ici d'offensif), Guillaume Poupard n'est pas un novice dans le domaine : docteur en cryptographie, il avait dirigé le laboratoire de la DCSSI, l'ancêtre de l'agence dont il prend les rênes aujourd'hui, comme le rappelle l'Informaticien.com. Qu'importe le passé de l'heureux élu, son origine va à coup sûr faire grincer des dents au ministère de l'Intérieur, exaspéré par la mainmise de la Défense sur l'Agence. Comme nous l'avions craint en janvier, la place Beauvau pourrait bien user de sa marge de manoeuvre et profiter des faibles pouvoirs de sanction de l'agence pour se désolidariser de l'action de l'Anssi.

De son côté, Patrick Pailloux devient directeur technique de la DGSE, une position stratégique et polémique, puisque c'est ce service qui dirige les opérations de surveillance massive des télécommunications. Une activité qui vaut à la "piscine" son nouveau surnom - abusif - de "NSA à la française".

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 18:55
L'ingénieur de la DGA Guillaume Poupard à la tête de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information

 

26.03.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord.


L'ingénieur en chef de l'armement, Guillaume Poupard (au centre de la photo), a été nommé en conseil des ministres ce mercredi 26 mars directeur général de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI). Il succède à Patrick Pailloux parti pour la direction technique de la DGSE.

Ça tombe bien, nous avions rencontré Guillaume Poupard en janvier au forum de la cybersécurité à Lille, où il nous parlait de l'implication technique de la Direction générale de l'armement (DGA) en matière de cyberdéfense... et de l'imbrication dans ce domaine entre le civil et le militaire.

 

L'ingénieur était alors responsable du pôle de sécurité des systèmes d'informations à la DGA, situé à Bruz près de Rennes (lire ici le texte de l'époque consacré au rôle de la DGA en cyber). Le pendant technique du CALID, le centre d'analyse en lutte informatique défensive de l'état-major des armées.

Lors d'une audition devant la Commission de Défense de l'Assemblée nationale en juillet 2013, Guillaume Poupard avait aussi évoqué les liens avec l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information qu'il va donc diriger : " Nos liens avec l’ANSSI sont forts et anciens : il n’y a pas là de séparation entre civils et militaires. Nous travaillons ensemble pour concevoir et réaliser des produits de sécurité, notamment en réponse à des besoins de souveraineté, en matière de cryptographie par exemple. Le développement est réalisé par la DGA, avec des industriels et l’approbation, en vue de classification défense, est faite par l’ANSSI : cette organisation est bien rodée. "

Cette nomination n'a donc rien d'illogique d'autant que ce docteur en cryptologie passa avant 2010 chez le prédécesseur de l'ANSSI, la direction centrale de la sécurité des systèmes d'information. Et comme Patrick Pailloux, il est un acharné de " l'hygiène informatique " : " Ce n’est pas si facile : nous faisons tous des erreurs de sécurité. Ce travail sur l’hygiène informatique est pourtant essentiel ; il faut le mener dans les entreprises, mais aussi dès l’école (...) S’agissant des entreprises, la protection du patrimoine scientifique et technique est absolument essentielle. "

L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) a publié mardi 21 janvier des classifications, des modalités pour renforcer la cybersécurité des systèmes industriels. Après la définition de douze secteurs d'importance vitale (lire le détail dans cette note de janvier), l'ANSSI a identifié 218 opérateurs français, publics et privés, à cyberprotéger en priorité...

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 11:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

26.03.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

A lire au JO du 26 mars, la réponse du ministre de la Défense à une question de François Cornut-Gentille  sur l'équipement des fantassins.

L'élu estime que "longtemps écartée par les états-majors et la DGA, les problèmes engendrés par la surcharge liée à FELIN sont enfin reconnus par le ministère de la Défense. La persévérance paie !"

 

La question du député UMP:
Avec la mise en oeuvre du système Felin sur plusieurs théâtres d'opération, la capacité des fantassins à supporter des charges de plus en plus lourdes est devenue une problématique majeure. Le poids des systèmes, notamment des batteries destinées à fournir l'énergie des systèmes, peut constituer une gêne dans les mouvements et engagements. Aussi, il lui demande de préciser les études en cours au sein du ministère de la défense autour de l'allègement du combattant débarqué. 

 

La réponse du ministre (c'est [P.Chapleau] qui souligne):


Avant la livraison à l'armée de terre du système d'armes FELIN, les militaires engagés sur des théâtres de haute intensité portaient une charge d'environ 40 kg en raison de l'utilisation systématique au combat d'un gilet de protection balistique. La mise en service du système FELIN a eu pour conséquence d'accroître de 4 à 5 kg la charge portée par les fantassins, en contrepartie d'une amélioration significative de leurs performances opérationnelles en termes de combat, d'observation et de communication, hissant le combattant français au plus haut niveau mondial. De plus, pensé dans sa globalité et non comme la somme de plusieurs équipements, le système FELIN préserve le potentiel en énergie du combattant débarqué en optimisant sa consommation en batteries. Les premiers retours d'expérience ont mis en évidence la nécessité d'améliorer la mobilité du combattant débarqué en recherchant un allègement de son équipement, ainsi qu'une meilleure modularité des sous-systèmes de FELIN. Face à l'effet d'engoncement constaté, lié à l'exigence de protection, il est notamment apparu indispensable de favoriser la ventilation du soldat intervenant dans des pays à climat chaud et de rendre plus aisée la gestuelle du tir. En conséquence, il a été procédé à une diminution intrinsèque de la masse du système FELIN en fusionnant le gilet électronique et le gilet de protection balistique en une seule structure de portage. Le combattant pourra en outre utiliser le sous-système « agression-observation » (armement, lunette) indépendamment du sous-système « communication » (radio). A ce jour, il est prévu de livrer en 2015 cette nouvelle version de FELIN (baptisée V1.3) aux quatre régiments d'infanterie de l'armée de terre non encore pourvus de ce système d'armes et d'équiper progressivement les autres formations dans le cadre du renouvellement de leurs effets d'habillement. Enfin, il est précisé que des études relatives à l'emploi d'une pile à combustible sont actuellement menées par la direction générale de l'armement en vue d'augmenter l'autonomie énergétique du combattant et de réduire la charge d'emport.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 11:50
Watchkeeper - photo Richard Seymour, Thales UK

Watchkeeper - photo Richard Seymour, Thales UK

 

21 mars, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

FOB interroge aujourd’hui Pierre-Eric Pommellet, Directeur Général adjoint de Thales, en charge des activités systèmes de mission de défense, à propos du programme de drone tactique Watchkeeper.

 

Le drone Watchkeeper a été spécifiquement développé pour les besoins britanniques. Comment se situe ce drone tactique sur le marché des drones aujourd’hui?

Watchkeeper est le premier drone tactique conçu et développé suivant les exigences très strictes de l’Autorité de l’aviation militaire (MMA) britannique, ce qui va lui permettre un emploi non seulement sur les théâtres d’opérations, mais aussi dans l’espace aérien britannique. Et ceci, avec le même niveau de sécurité que des avions pilotés. En cela Watchkeeper se place très clairement tout en haut, dans la catégorie des drones tactiques.

 

Il vient de franchir une étape importante, celle de sa mise en service. Est-ce que cela signifie qu’il va pouvoir être dorénavant employé en opérations? (relire l’article de FOB ici)

Oui, dès la fin de la formation des opérateurs, qui se déroule actuellement sur la base de Larkhill, l’armée britannique envisage de déployer Watchkeeper en opérations.

 

Cette mise en service était attendue depuis plusieurs années. Pourquoi le Watchkeeper a-t-il  mis autant de temps pour être accepté par l’armée britannique ?

Comme je vous l’indiquais, Watchkeeper est un programme très ambitieux, puisque pour la première fois, un système de drone a suivi la totalité du processus de conception, développement et production suivant les règles très strictes de la MMA. Comme beaucoup de programmes aéronautiques majeurs, et afin de ne rien céder à la sécurité aéronautique, Watchkeeper a nécessité plus de temps que ne le prévoyait le contrat initial. C’est très souvent le cas pour les programmes pionniers, ce qui explique aussi que cela se soit déroulé en parfaite intelligence avec le Ministère de la Défense britannique.

 

Quelles sont les prochaines étapes pour les britanniques aujourd’hui ?

D’abord, la formation des opérateurs sur un simulateur, puis aux commandes, avec le vecteur aérien en vol, au-dessus du Royaume-Uni. Et ensuite, ce sera le premier déploiement opérationnel pour l’armée britannique.

 

Le France s’y intéresse pour remplacer les SDTI de Sagem. Aujourd’hui le Watchkeeper correspond-t-il aux besoins français ? Des modifications sont-elles à prévoir pour le client français ?

La France a exprimé dans la Loi de Programmation Militaire (LPM) un besoin de drones tactiques pour remplacer les systèmes existants dans les trois ans qui viennent. Un processus de définition du besoin est en cours et devrait aboutir rapidement et, comme cela a été exprimé à de nombreuses reprises par le Ministre de la Défense français, des contacts fréquents ont lieu entre les autorités françaises et britanniques sur ce sujet.

 

La DGA avait initialement exprimé des doutes sur les performances du système. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Les remarques de la DGA correspondaient aux demandes du Ministère de la défense britannique quant aux améliorations à apporter par Thales et qui sont pour la plupart déjà implémentées ou qui le seront à très court terme. Nous sommes dans la phase dite de mise au point du produit où les défauts de jeunesse sont corrigés pour obtenir un drone robuste et fiable.

 

Des militaires français se sont déjà rendus en Grande Bretagne pour l’évaluer. Quelles sont les prochaines étapes pour le choix français?

Le ministère de la défense évalue en ce moment les différents scénarios et il lui revient de définir la feuille de route pour l’acquisition, ce que nous espérons maintenant dans un futur proche.

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 18:50
La DGA qualifie le satellite de communications franco-italien Athena-Fidus

 

20/03/2014 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a prononcé, le 14 mars 2014, la qualification du satellite franco-italien de télécommunications à très haut débit Athena-Fidus (Access on theatres for European allied forces nations - French Italian dual use satellite).

 

Depuis son lancement par une fusée Ariane 5 le 6 février dernier depuis Kourou, Athena-Fidus a été amené à sa position sur l’orbite géostationnaire et y a subi l’ensemble des tests permettant de valider à la fois son bon fonctionnement et la performance en communication des charges utiles française et italienne. La capacité ainsi qualifiée est désormais mise en oeuvre par les forces armées.

 

Athena-Fidus apporte de nouvelles capacités de télécommunications par satellite à très haut débit pour faire face à l’accroissement des besoins de défense et de sécurité en France et en Italie dans ce domaine. Ce satellite est complémentaire du système Syracuse 3 dont le remplacement à terme prévu par le programme COMSAT NG. Fonctionnant en bande Ka, Athena-Fidus prépare les satellites de demain par une utilisation innovante des standards de télécommunications civiles les plus performants (DVB-RCS et DVB-S2) pour la sécurité et la défense de la France et de ses alliés.

 

Athena-Fidus est cofinancé par la France et l’Italie à hauteur de 140 M€ chacune. Il s’appuie pour la part française sur un partenariat entre la Direction générale de l’armement (DGA) et le Centre national d’études spatiales (CNES), et côté italien, entre le Secrétariat général pour la Défense (Segredifesa) et l’agence spatiale italienne (ASI). Le maître d’ouvrage du système est Thales Alenia Space (filiale conjointe de Thales et Finmeccanica).

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:55
Pour Nexter, il est urgent de gagner une commande à l'export

 

18/03/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Faute d’une commande rapide à l'export de véhicules blindés, le plan de charge du groupe d'armement terrestre, notamment du site de Roanne, va être prochainement à risques.

 

Nexter vit encore des jours heureux... mais jusqu'à quand ? Car à ce jour, rien ne présage une commande export qui fasse la soudure entre la fin des livraisons début 2015 du véhicule blindé de combat français tout-terrain à huit roues (VBCI), et l'arrivée en fabrication du VBMR, le véhicule blindé multi-rôles (VBMR ) destiné à remplacer le véhicule de l'avant blindé (VAB), dont les premières livraisons sont attendues en 2018.

 

Le plan de charge du site de Roanne (800 salariés) risque d'être compliqué sans une commande rapide de VBCI, surtout après l'arrêt de l'appel d'offre de VBCI au Canada. Peut-être au Danemark, qui pourrait se décider fin 2014 en vue d'acheter au moins 250 véhicules. Voire au Liban. En tout cas, le dossier inquiète la Direction générale de l'armement (DGA). "C'est une vraie question, cela va être chaud", explique-t-on au sein de la DGA.

 

Une marge opérationnelle à 14 %

 

En 2013, Nexter a réalisé une année solide. Le chiffre d'affaires s'est élevé à 787 millions d'euros, en hausse de 6 % par rapport à 2012 (742 millions). "La part du chiffre d'affaires générée par les contrats de Maintien en conditions opérationnelles (MCO) représente environ un tiers des revenus, la part munitionnaire représentant quant à elle, un quart des revenus", a précisé le groupe d'armement terrestre dans un communiqué publié mardi soir. Pour la huitième année consécutive, Nexter affiche un résultat positif.

 

Le groupe d'armement terrestre a présenté en 2013 une marge opérationnelle consolidée de 14 % de son chiffre d'affaires (contre 10 % en 2012), confirmant une croissance organique solide. Enfin, le résultat net consolidé de Nexter s'est élevé à 74 millions d'euros, en recul de 20 % par rapport à l'exercice précédent (93 millions). "Ce résultat tient compte d'un niveau élevé de dépenses consacrées à la recherche et au développement (près de 18 % du chiffre d'affaires consolidé), dont près de la moitié est financée sur fonds propres", a souligné le communiqué.

 

"Dans un environnement durablement concurrentiel sur les marchés de défense terrestre et stable ou en régression sur les marchés occidentaux, Nexter a atteint ses objectifs de chiffre d'affaires et de rentabilité opérationnelle sans renoncer à autofinancer les efforts de préparation de l'avenir", a expliqué le groupe d'armement.

 

Des commandes stables

 

Nexter a enregistré un niveau de prises de commandes "en ligne avec la moyenne des années précédentes". Le total des commandes s'est établi à 612 millions d'euros, en baisse de 29 % par rapport à 2012 (862 millions). Deux commandes significatives, le contrat de 37 Caesar pour l'Indonésie et la commande pluriannuelle gros calibre France ont représenté 43 % des commandes de l'exercice 2013.

 

En ajoutant les tranches conditionnelles des contrats commerciaux en cours d'exécution, le carnet de commandes de Nexter s'élevait à fin 2013 à 2,6 milliards d'euros (2,8 milliards fin 2012) et représentait près de trois ans d'activité.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:50
EMBOW XIV: exercice de détection de missiles dans les Landes

 

18.03.2014 Défense Sud-Ouest

 

Du 3 au 28 mars, l’exercice otanien EMBOW XIV mobilise la base aérienne 120 de Cazaux et le centre d’essais de missiles de la DGA à Biscarosse. La capacité de détection de missiles des aéronefs de 18 nations ainsi que leur dispositif de protection (leurres ou système laser actuellement en développement) sont mis à l’épreuve. Pour réaliser ces tests, différents appareils de l’OTAN quittent leur plateforme d’accueil de l’armée de l’air pour se présenter face à une série de systèmes de guidage infrarouge «sol-air» mis en place sur le site de Biscarrosse. EMBOW XIV concerne indifféremment avions de transport, de chasse et hélicoptères. L’exercice est organisé et placé sous la responsabilité d’un ingénieur navigant d’essais de la DGA du site de Cazaux.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 21:50
Le satellite franco-italien Athena-Fidus est en orbite

 

14/03/2014 Economie et technologie

 

Le satellite franco-italien de télécommunications civilo-militaire à très haut débit Athena-Fidus (Access on theatres for European allied forces nations - French Italian dual use satellite) a été lancé avec succès le 6 février 2014 depuis le « port spatial » de Kourou (Guyane).

 

Athena-Fidus a été mis en orbite par une fusée Ariane 5 à 23H03, heure de Paris. Cette réussite consolide la coopération franco-italienne dans le domaine spatial et contribue à renforcer les capacités opérationnelles européennes. Le satellite apporte de nouvelles capacités de télécommunications par satellite à très haut débit pour faire face à l'accroissement des besoins de défense et de sécurité en France et en Italie dans ce domaine. Ce satellite est complémentaire du système Syracuse 3 dont le remplacement à terme est prévu par le programme COMSAT NG. Fonctionnant en bandes Ka et EHF, Athena-Fidus prépare les satellites de demain.

 

Athena-Fidus est cofinancé par la France et l'Italie à hauteur de 140 M€ chacune. Il s'appuie pour la part française sur un partenariat entre la Direction générale de l'armement (DGA) et le Centre national d'études spatiales (CNES), et côté italien, entre le Secrétariat général pour la Défense italienne (Segredifesa) et l'Agence spatiale italienne (ASI). Le maître d'ouvrage du système est Thales Alenia Space.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 13:55
L’exosquelette Hercule au JT de France 2


14/03/2014 DGA

 

L’exosquelette développé par la PME Rb3d et supporté par la DGA était, le 13 mars 2014, l’un des sujets phares du journal télévisé de 20 heures sur France 2.

 

Hercule est un projet d'exosquelette 100% français développé depuis 2009 par la PME Rb3d. La première version de cet exosquelette a été conçue grâce au soutien de la DGA qui continue de soutenir le projet à travers la commande d'un deuxième démonstrateur. En cours de développement, celui-ci est destiné à la protection des démineurs.

La troisième version de Hercule, celle présentée sur le plateau du JT de France 2, est quant à elle destinée à des applications civiles. Il s'agit du premier exosquelette à usage professionnel. L'objectif est de permettre à un opérateur de déplacer des charges lourdes sans risques de lésions musculo-squelettiques.

 

> Voir le sujet de France 2 sur le site de la chaîne

> Voir la page Facebook d'Hercule

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 12:55
photo Dassault Aviation

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07/03/2014 Actualité DGA

 

La Direction Générale de l’Armement et la société Dassault Aviation ont reçu la nuit dernière le 1er prix dans la catégorie défense des Laureate Awards, décerné par le magazine Aviation Week. Cette distinction récompense l’excellence technologique et de la capacité d’innovation tant étatique qu’industrielles sur le démonstrateur Neuron.

 

Depuis son premier vol du 1er décembre 2012, Neuron n’a cessé de démontrer ses qualités que ce soit en essais au sol ou en vol. La DGA assure la maîtrise d’ouvrage d’ensemble de ce projet notifié en 2006. Il est le fruit d’une coopération européenne qui rassemble outre la France avec Dassault Aviation comme maître d’œuvre, cinq pays partenaires et leurs industriels : l’Italie, la Suède, l’Espagne, la Grèce et la Suisse.

 

Ce succès illustre la déclaration de Laurent Collet-Billon lors de la conférence de presse du 18 février 2041 : «Plus que jamais nous devons savoir investir, savoir innover, savoir-faire pour gagner la bataille sur le terrain, la bataille de l’économie, de l’export et rester sur le podium international ».

 

Financé sur le budget des études amont du ministère de la défense, Neuron marque un effort de recherche et technologie majeur pour préparer l’avenir et maintenir des compétences industrielles essentielles. Il inaugure la prochaine génération d’aéronefs de combat, qu’ils soient pilotés ou non, avec l’ambition de préserver l’autonomie européenne dans ce domaine. C’est un défi majeur tant sur le plan technologique qu’industriel.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 14:55
Défense : Laurent Collet-Billon est prolongé de deux ans à la tête de la DGA

 

 

06/03/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'actuel délégué général pour l'armement a été renouvelé. Il était arrivé en 2008 à la tête de la direction générale de l'armement (DGA).

 

Cette fois-ci, c'est officiel. L'actuel délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, est prorogé jusqu'au 31 janvier 2016 inclus, selon un arrêté du Journal officiel du 21 février.

 

Ingénieur général de l'armement de classe exceptionnelle, diplômé de l'école nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace, Laurent Collet-Billon a commencé sa carrière dans la DGA en 1974 à l'atelier industriel de l'aéronautique (AIA) de Bordeaux, puis a exercé, à partir de 1977, plusieurs responsabilités de direction de programmes. Le conseil des ministres du 2 mai 2001 le nomme au poste d'adjoint au délégué général pour l'armement et directeur des systèmes d'armes. En juillet 2006, Laurent Collet-Billon rejoint Alcatel comme conseiller pour les affaires de défense et de sécurité du groupe.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 13:20
photo Dassault

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Dassault Aviation et la Direction générale de l'armement (DGA) ont obtenu le prix "Laureate Awards" pour le programme européen de drone de combat Neuron

 

07/03/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le célèbre avionneur tricolore et la Direction générale de l'armement (DGA) ont obtenu le prix "Laureate Awards" pour le programme européen de drone de combat Neuron lors d'une cérémonie organisée par le magazine américain Aviation Week.

 

Lors d'une cérémonie organisée jeudi à Washington DC par le magazine américain aéronautique et spatial Aviation Week, Dassault Aviation et la Direction générale de l'armement (DGA) ont été déclarés vainqueurs des Laureate Awards dans la catégorie défense pour le programme européen de drone de combat Neuron.

Ce prix, qui honore les valeurs et l'esprit pionnier de l'industrie aérospatiale et de défense en général, récompense les défis technologiques relevés et les solutions industrielles d'avant-garde imaginées pour développer la première grande plate-forme aérienne furtive en Europe, le démonstrateur technologique Neuron.

 

Le Neuron Lancé en 2003

Lancé par le gouvernement français en 2003, ce programme, dont la maîtrise d'oeuvre a été confiée à Dassault Aviation, vise à démontrer la maturité et l'efficacité des solutions techniques qui préfigureront l'avenir de l'industrie de l'aviation de combat au cours des vingt prochaines années.

"La nécessité de mettre au point des technologies stratégiques, de conserver des compétences de pointe dans des domaines où l'industrie française a acquis un savoir-faire d'excellence, et de fournir une charge de travail aux bureaux d'études, a fait du nEUROn l'un des programmes phares du secteur de la défense", a expliqué Dassault Aviation dans un communiqué.

 

Vol inaugural en décembre 2012

photo Dassault

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Le succès du vol inaugural du Neuron, le 1er décembre 2012, a validé "l'aptitude de l'industrie française à préparer l'avenir des systèmes aériens de combat avec ou sans pilote à bord", a précisé Dassault Aviation. Il illustre également la volonté de la France de rester un acteur de premier ordre dans l'édification de la défense de demain.

Notifié à Dassault Aviation par la DGA en 2006 ainsi que les contrats de partenariats industriels pour un coût de 400 millions d'euros, le programme Neuron associe la France, l'Italie, la Suède, l'Espagne, la Grèce et la Suisse. Sous la maîtrise d'oeuvre de Dassault Aviation, le programme a été construit "pour fédérer les compétences et les savoir-faire" d'Alenia Aermacchi (Italie), Saab (Suède), EADS-Casa (Espagne), HAI (Grèce), Ruag (Suisse) et Thales (France).

Le drone de combat Neuron de Dassault "oscarisé" à Washington
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 12:55
La voiture volante d'une PME alsacienne décollera en 2015

 

21 février 2014 Par Julien Bonnet - Usinenouvelle.com

 

La PME strasbourgeoise Vaylon a conçu un prototype de voiture volante, mi buggy mi aéronef. Baptisé Pégase, l'engin serait capable de décoller sur une distance de moins de 50 mètres grâce à un moteur à hélices placé à l'arrière, puis de planer avec une voile de parapente. Après les tests sur routes, les premiers vols d'essai viennent de débuter et l'entreprise envisage une commercialisation en 2015. La Direction générale de l'armement (DGA), qui a participé au financement de ce projet, pourrait passer les premières commandes. Vaylon cherche à faire homologuer ce véhicule au niveau européen dans la catégorie ULM, ce qui lui permettra de décoller partout avec l'autorisation du propriétaire du terrain.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 12:55
Scorpion, le programme de blindés emblématique d'une défense sous contrainte budgétaire

 

19 février 2014 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

A l'occasion de son bilan annuel 2013, la DGA a confirmé le lancement du programme phare de l'armement terrestre cette année. Toutefois la livraison des premiers blindés n'interviendra qu'en 2018 et au compte-gouttes.

 

Scorpion, le programme de renouvellement des blindés de l'armée, sort enfin de terre. Et plus que timidement. A l'occasion de la présentation du bilan annuel de la DGA (direction générale de l'armement), intervenue le mardi 18 février, le délégué général pour l'armement Laurent Collet-Billon a souligné qu'il faisait partie des grands programmes lancés en 2014 au même titre que les commandes pour l'avion ravitailleur MRTT ou le quatrième sous-marin d’attaque Barracuda. "Le cahier des charges a été envoyé aux industriels", a-t-il précisé.

 

Il s'agit d'un contrat emblématique pour les industriels de l'armement avec la commande de 2080 véhicules blindés multirôles (VBMR) et 248 engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC). Selon le quotidien Les Echos du 16 janvier, le montant de l'appel d'offres associé atteindrait environ 2 milliards d'euros et la compétition serait franco-française, restreinte à Nexter, Renault Trucks Defense et Thales. Des précisions que la DGA n'a ni démenti ni confirmé. Mais c'est largement en deçà de la copie initiale du programme. En 2009, quand Hervé Morin était encore ministre de la Défense, il était prévu un investissement de 5 milliards d'euros d'ici à 2020. Les industriels s'étaient même pris à rêver tablant sur la création de 5 000 voir 10 000 emplois sur 10 ans, soit la durée du programme !

 

Des travaux d'études

 

Les premières livraisons pour le VBMR n'interviendront qu'en toute fin de la loi de programmation militaire : ainsi seulement 92 véhicules seront livrés sur 2018/2019. Pour les EBRC, l'armée ne réceptionnera son matériel qu'après 2019. Pendant longtemps, ils devront se contenter de travaux d'études... déjà engagés en partie suite aux multiples reports du programme. "Concernant les livraisons du VBMR en 2018, il faut prendre en considération le fait que nous sommes déjà 'lancés'. Nous travaillons en effet, tout comme Renault Trucks Défense, sur ce sujet depuis 2010. Nous avons réalisé des travaux préliminaires et nous avons d’ores et déjà une solution technique, qui est une solution commune", précisait en septembre dernier, Philippe Burtin, président de Nexter devant la commission de la Défense de l'Assemblée nationale.

 

Au delà du programme Scorpion, Nexter pourrait bénéficier de commandes pour son VBCI de la part de... l'armée anglaise. Laurent Collet-Billon a en effet précisé qu'il conditionnait l'achat de drones de surveillance britannique, les Watchkeeper fabriqués par la filiale anglais de Thales au Royaume-Uni, à l'achat de VBCI français.

 

Le programme Scorpion n’est pas le seul à être affecté par les contraintes budgétaires qui frappe la défense. La DGA a renégocié les principaux contrats des grands programmes (Rafale, frégates multi-missions, sous-marins d’attaque, équipements du fantassin…), aboutissant au mieux  à un étalement du calendrier des livraisons, au pire à une révision à la baisse des commandes.

 

Au total, en 2013, la direction général de l'armement a procédé pour 10,8 milliards d'euros de paiements à l'industrie.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 11:50
Pourquoi le big bang de l'industrie spatiale française a fait pschitt

Airbus Group a failli à être le détonateur d'un big bang dans l'industrie spatiale

 

25/02/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

En 2013, Airbus Groupe (ex-EADS) voulait vendre ses activités de construction de satellites à Thales... pour acheter Eutelsat. Des discussions arrêtées à la fin de l'été 2013.

Cela aurait pu être le big bang de l'industrie spatiale française... mais il a fait finalement pschitt à la fin de l'été 2013. Au cœur de ce big bang, Airbus Group (ex-EADS), qui souhaitait vendre son activité de construction de satellites, jugée pas assez profitable et surtout évoluant dans un contexte commercial trop compliqué, pour se concentrer exclusivement dans les services en s'offrant Eutelsat, selon plusieurs sources concordantes. Au début de l'été, le directeur général délégué à la stratégie et au marketing d'Airbus Groupe, Marwan Lahoud, fait la tournée des cabinets ministériels concernés et de la direction générale de l'armement pour prendre la température sur ce projet, un serpent de mer qui ressort régulièrement depuis plus d'une décennie.

Marwan Lahoud ne rencontre ni veto, ni feu vert des autorités politiques - on décidera après avoir vu le dossier, est semble-t-il le mot d'ordre des cabinets ministériels consultés - tandis que la DGA, fidèle à sa stratégie de consolidation pour éviter le saupoudrage des budgets de R&T (Recherche et Technologies), est quant à elle plutôt favorable à un tel regroupement des forces. Cela renforce sa stratégie de Base industrielle et technologique de défense, la fameuse BITD.

Le projet remonte même à l'Elysée intéressé, qui demande à voir pour être convaincu. Seul le CNES préfère voir deux constructeurs européens s'affrontaient que de voir une concurrence frontale entre un groupe français face à un américain (Loral, Boeing...). En tout cas, le projet porté par Marwan Lahoud est encouragé. Un projet qui ne laisse pas insensible certains, à commencer le ministère de la Défense et l'Elysée, qui aimeraient s'approprier un grand projet industriel. Même si tout le monde reste à ce stade encore prudent.

 

Dissensions au cœur d'Airbus Group

Pour l'heure, Thales n'est pas dans la boucle mais des fuites vont évidemment mettre au parfum le groupe dirigé par Jean-Bernard Lévy... qui attend alors de rencontrer les dirigeants d'Airbus Group, notamment Tom Enders et Marwan Lahoud, pour en discuter. Au sein des cabinets, l'impatience grandit au coeur de l'été. A chaque rencontre avec les dirigeants de Thales, ils sont interrogés sur le déroulement du projet. "Alors, avez-vous rencontré Airbus Group ?". La réponse des responsables de Thales ne manque pas de surprendre : "non".

Car des dissensions sur cette opération au sein du haut management d'Airbus Group et les profondes restructurations à venir du groupe européen, notamment de ses activités spatiales, ont semble-t-il eu raison de ce changement de cap préconisé par certains au sein d'Airbus Group dans le spatial. Même si certains observateurs et acteurs concernés estiment que ce projet a été simplement mis en sommeil en attendant qu'Airbus Group digère la restructuration à la hache de ses activités spatiales exigée par Tom Enders.

 

François Auque en partie opposé

Le patron des activités spatiales (ex-Astrium), François Auque, est opposé en partie à cette opération. Il considère que la construction de satellites donne un avantage stratégique au groupe dans les services et la défense... Pas question donc de lâcher cette activité. En revanche, il n'est pas opposé à l'acquisition d'Eutelsat en vue de renforcer les activités de services, qui ont été développées et boostées par Eric Béranger et de mettre la main sur une société très, très lucrative. Mais si Airbus Group entre dans le capital d'Eutelsat, il est fort probable que les autres opérateurs concurrents ne fassent plus appel à Airbus Space Systems.

Une réflexion s'engage alors au sein du groupe. Une discussion animée à laquelle le tout nouveau président du conseil d'administration, Denis Ranque, participe aussi activement conformément à ses prérogatives. Il est opposé à la cohabitation dans le groupe entre Eutelsat et un constructeur de satellites et retoque le projet de François Auque. Finalement de vendeur, Airbus Group passe à une position d'acheteur des activités de satellites. Ce qui pourrait alors renforcer la profitabilité des activités de fabrication de satellites au sein du groupe et éviter une guerre des prix meurtrière pour les marges des deux constructeurs de satellites, estime-t-on au sein du groupe.

 

Eutelsat opposé à l'opération

Jean-Bernard Lévy rencontrera séparément en septembre Tom Enders et Marwan Lahoud, qui lui diront... qu'il n'y a pas de projet. "On touche à rien", expliquent-ils au PDG de Thales. Ce qui n'est pas tout à fait vrai. De toute façon, Thales Alenia Space, la filiale spatiale du groupe d'électronique, a rouvert une nouvelle fois ce dossier mais l'a rapidement refermé. Et Eutelsat ? Lui aussi mis dans la confidence à la suite de fuites, l'opérateur européen de satellites est vent debout contre cette opération. D'autant qu'il connait l'opposition de François Auque à lâcher la construction de satellites. Pas question pour lui de se lier les mains dans un groupe qui gèrerait une flotte de satellites et leur fabrication. "Ce sont deux métiers différents", explique-t-on au sein du groupe européen.

A minima, certains ont même poussé un échange d'actifs entre les deux groupes, à l'un les télécoms, à l'autre l'observation. "C'est un schéma qui ne tient pas la route", assurent plusieurs sources à La Tribune. Début 2013, le patron de TAS Jean-Loïc Galle avait proposé que "chacun se spécialise sur certaines briques", ou travaille sur des briques communes. "La France ne peut pas se permettre de disperser ses fonds entre deux sociétés qui font exactement la même chose", avait-il alors estimé. Le patron d'Astrium, François Auque, avait rapidement fermé la porte en début d'année 2013, une porte qui s'est pourtant rouverte l'été dernier... et pourquoi pas en 2014.

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 12:55
FELIN - photo 1erRI

FELIN - photo 1erRI

 

18/02/2014 Par - Le Point.fr

 

La Direction générale de l'armement a esquissé mardi les projets en cours pour équiper nos armées, des blindés aux missiles, sans oublier le cyber.

 

La Direction générale de l'armement, concepteur et acheteur des armes du ministère de la Défense, a dressé mardi matin à Paris son bilan annuel, avant d'esquisser le visage des armements de demain. Devant la presse réunie dans un amphithéâtre de l'École militaire, Laurent Collet-Billon, délégué général pour l'armement, a notamment évoqué les réussites de 2013. La livraison des deux premiers appareils de transport de nouvelle génération A400M, après des années de retards accumulés, a été "quelque chose de pas tout à fait simple", a-t-il reconnu, regrettant un "standard de capacité initiale" que l'on devine décevant.

 ©  Airbus Military

 

Toutefois, "l'effet capacitaire est tout à fait significatif", précise-t-il immédiatement : lors d'un récent déploiement, "on aurait eu besoin de trois C-130" pour remplacer un vol d'A400M, estime encore Laurent Collet-Billon en référence à l'un des prédécesseurs du nouvel oiseau. Autre événement de 2013 : l'arrivée des premiers véhicules blindés de combat d'infanterie dotés du nouveau système de gestion de l'environnement de combat Félin ("VBCI félinisés").

 © DGA

 

Rafale F3-R, avion ravitailleur, fusil d'assaut

La DGA annonce qu'elle a mis sur les rails le nouveau standard du chasseur multirôle Rafale, le F3-R et ses pods de désignation laser de nouvelle génération. Elle a aussi lancé la modernisation des avions de patrouille maritime Atlantique-2, les yeux aériens de l'armée sur les mers et océans, et le programme de missile à moyenne portée (MMP), successeur du Milan. De nouveaux satellites d'observation du programme Musis devraient être lancés dans les années à venir pour remplacer dans plusieurs pays européens partenaires les systèmes nationaux, comme Hélios-II en France.

 ©  Dassault aviation
 ©  DGA
 ©  MBDA
 ©  EADS Astrium

 

L'année 2014 sera aussi celle du lancement du programme MRTT (pour multi-rôle transport and tanker), le nouvel avion ravitailleur qui doit remplacer le parc vétuste. Fabriqué par Airbus, l'A330 MRTT que Jean-Yves Le Drian a promis de commander est "extrêmement attendu par nos armées, compte tenu de l'âge de nos avions de ravitaillement actuels", essentiellement des C135 de Boeing.

Toujours dans les airs, le développement de drones reste stratégique et problématique à la fois. Le programme anglo-israélien Watchkeeper, par exemple, a "laissé sur leur faim" les techniciens français lors d'essais en vol à Istres cet été. Et même si des "progrès sensibles ont eu lieu par la suite, mais nous avons besoin de propositions fermes", précise Laurent Collet-Billon. En fait, la DGA attend de voir la réaction britannique sur le dossier des VBCI, que Londres pourrait acheter... Ces deux dossiers "sont parallèles", reconnaît le patron de la DGA.

 ©  Airbus Military
 ©  Open government licence / UK

 

Nouveau fusil d'assaut, nouveau sous-marin nucléaire

Un nouveau sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) de classe Barracuda doit être commandé en 2014. Les SNA, à propulsion nucléaire et dont le rôle est notamment de protéger des escadres, ne doivent pas être confondus avec les SNLE (sous-marins nucléaires lanceurs d'engins) dont la vocation est la mise en oeuvre de la dissuasion nucléaire. La troisième génération de SNLE doit, pour sa part, être développée à l'horizon 2030, après l'arrivée en 2023 des nouvelles versions du missile nucléaire maritime M51 et du missile air-sol nucléaire ASMP.

 ©  Marine nationale
 ©  Marine nationale

 

"Nous lancerons également toutes les opérations visant à remplacer le (fusil d'assaut) Famas par l'arme d'infanterie du futur, l'AIF", a ajouté Laurent Collet-Billon, qui évoque aussi un futur "système de lutte contre les mines maritimes à base de drones maritimes". L'organe du ministère de la Défense annonce qu'il a payé 10,835 milliards d'euros à l'industrie (avec 9,231 milliards d'euros d'engagements), et 776 millions d'euros pour les études en amont. "Le bilan de nos paiements est stable par rapport à l'an dernier" et le "délai global de paiement a été réduit : 50 jours en 2013 contre 70 jours en 2010", a-t-il ajouté.

 ©  Sirpa Terre

 

 

"Le point clé, dans la cyberdéfense, c'est le cerveau"

D'ici 2019, près de 20 % des effectifs de la DGA vont partir à la retraite. S'il n'est "pas naïf", Laurent Collet-Billon espère en "remplacer le plus possible" et "attend avec impatience les arbitrages du ministre". "Tout l'enjeu est d'arriver à recruter bien, en quantité et en qualité, et là où il faut. Cela doit nous permettre de couvrir des champs d'investigation nouveaux comme le cyber", explique-t-il. La cyberdéfense est justement l'une des deux priorités stratégiques du dernier Livre blanc de la défense (2013).

Interrogé par Le Point.fr sur ses projets en matière cyber, Laurent Collet-Billon reste relativement flou. "Nous devons porter le nombre total d'experts cyber à 400" contre une cinquantaine aujourd'hui, explique-t-il. "Nous voulons investir un secteur qui est nouveau, absolument fondamental, et sur lequel on ne peut pas se rater", assène-t-il. "Nous rencontrons un très grand succès sur nos appels à candidature pour ce secteur, avec un facteur de tri de un pour dix", précise-t-il.

 

La biodéfense mise à contribution par l'État

À quel prix ? "Les investissements techniques sont modestes, précise-t-il encore : les calculateurs, les PC, les chiffreurs, cela ne coûte pas extrêmement cher ! Le point clé, dans la cyberdéfense, c'est le cerveau." Et lorsqu'un confrère lui demande de préciser comment sont développées les armes informatiques françaises, ouvertement assumées depuis janvier, la réponse est cinglante : "C'est une question à laquelle je ne réponds pas." Sujet suivant...

Autre domaine exceptionnel, la biodéfense. La DGA a inauguré fin 2013 dans l'Essonne un laboratoire ultra-sécurisé de type P4, dans lequel elle stocke des souches extrêmement dangereuses. Il n'y a "pas de nouveaux investissements significatifs" envisagés pour la biodéfense en 2014, affirme Laurent Collet-Billon, tout en saluant l'expertise des équipes. "L'établissement NRBC [pour nucléaire, radiologique, bactériologique, chimique, NDLR] de la DGA a été sollicité à plusieurs reprises par l'État pour analyser des échantillons suspects", précise-t-il. Il tient un "rôle tout à fait essentiel, qui n'est absolument pas celui du service de santé des armées, lequel a pour objet de soigner".

 

La Défense, un secteur "très faiblement délocalisable"

Lorsque nous lui posons la question "tarte à la crème", celle de l'intérêt aujourd'hui d'investir dans la Défense, Laurent Collet-Billon répond avec pédagogie. "C'est parce que nous avons investi il y a 30 ans que nous sommes en mesure de répondre aux menaces d'aujourd'hui, et c'est parce que nous investissons aujourd'hui que nous serons en mesure de répondre, probablement, aux menaces dans 30 ans", explique-t-il. Et de rappeler que les 5 000 spécialistes de la DGA ont mené 6,5 millions d'heures d'essais en 2013, "au service de nos forces et de nos partenaires à l'exportation".

"Je pense que la défense est utile : il n'y a pas de grande diplomatie sans défense", poursuit-il. "Traditionnellement en France, la défense a toujours été un outil de développement économique", ajoute-t-il. "Ce n'est pas le cas partout ! C'est un secteur exportateur, qui correspond à des emplois, et qui est très faiblement délocalisable", conclut-il. Les exportations françaises d'armes ont progressé de 31 % en 2013, "c'est le deuxième meilleur exercice depuis dix ans, après celui de 2009", explique Laurent Collet-Billon, grâce à "quelques contrats majeurs" en Arabie saoudite, à Singapour, au Brésil ou encore aux Émirats arabes unis. Le Proche et le Moyen-Orient représentent à eux seuls "plus de 40 % des prises de commandes", précise la DGA.

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 12:55
photo Marine nationale

photo Marine nationale

C'est Airbus Group qui le plus profité des paiements de la DGA en 2013 avec 1,9 milliard d'euros engrangés

 

18/02/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

C'est EADS (devenu Airbus Group) qui a profité en 2013 le plus des commandes du ministère de la Défense, via la direction générale de l'armement (DGA), avec 1,9 milliard d'euros engrangés dans ses comptes. Le groupe européen est suivi de près par DCNS (1,8 milliard) et par Thales (1,4 milliard).

 

En 2013, c'est EADS (devenu Airbus Group) qui a touché le jackpot grâce à la direction générale de l'armement (DGA) avec 1,94 milliard d'euros engrangés dans ses comptes. Un montant ventilé entre les différentes filiales du groupe européen Astrium (780 millions d'euros), Airbus (576 millions), Eurocopter (409 millions), Cassidian (132 millions), EADS Casa (36 millions)... Tom Enders va avoir dû mal à dire que la France n'investit pas dans la défense. Sur le podium également, le groupe naval DCNS a pris la deuxième place (1,82 milliard) et Thales (1,47 milliard) la troisième.

L'équipementier aéronautique Safran a quant à lui engrangé l'an dernier 1 milliard d'euros suivi par l'avionneur Dassault (656 millions), le groupe d'armements terrestres Nexter (529 millions), le missilier MBDA (498 millions) et, enfin, le constructeur de blindés légers Renault Trucks (128 millions). En outre, la DGA a distribué 1,2 milliard d'euros à l'ensemble des entreprises de la filière défense, notamment les PME, qui ont également été irriguées par les grands maîtres d'œuvre. Enfin, elle a contribué fortement au budget du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) avec 1,4 milliard d'euros et à celui du CNES (105 millions). Soit un total de 10,83 milliards d'euros de paiements effectués en 2013 (10,9 milliards en 2012) par la DGA.

 

Thales privilégié pour la R&T

Dans le domaine de la préparation de l'avenir, c'est Thales qui a terminé au premier rang des fournisseurs de la DGA (198 millions d'euros) sur un total de 776 millions d'euros investis par le ministère de la Défense (contre 725 millions en 2012). Safran (86 millions) et EADS (73 millions, dont 50 pour Astrium) complètent le podium. Dassault (69 millions), DCNS (52 millions), MBDA (45 millions) et Nexter (15 millions) ont également engrangé des paiements de la DGA en 2013.

"Plus que jamais nous devons savoir investir, savoir innover, savoir-faire pour gagner la bataille sur le terrain, la bataille de l'économie, de l'export et rester sur le podium international", a estimé le Délégué général de l'armement, Laurent Collet-Billon, lors de la conférence de presse du bilan 2013 de la DGA, qui a réduit ses délais de paiements à 50 jours (contre 55 en 2012 et 70 en 2010). L'an dernier, elle a lancé des commandes pour un volume d'engagements de 9,2 milliards (contre 6,3 milliards en 2012) et de 708 millions en matière de  Recherche et Technologies (R&T).

 

Et pour 2014 ?

En 2014, de grands programmes emblématiques seront lancés : Scorpion pour le renouvellement des véhicules blindés - VBMR pour remplacer les VAB, et EBRC pour les AMX10 (Nexter et Renault Trucks Defence) , l'avion ravitailleur MRTT (Airbus), ou encore la commande du 4ème sous-marin d'attaque Barracuda (DCNS). De nouveaux programmes en coopération verront le jour : le missile antinavire léger (MBDA), la phase de faisabilité du système de combat aérien du futur (Dassault Aviation) et le système de guerre des mines du futur MMCM (Thales).

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 12:50
Défense. Paris positif sur des coopérations avec Berlin et Varsovie

 

18.02.2014 Ouest-France

 

Le ministère de la Défense s'est montré optimiste par les perspectives de coopération industrielle avec l'Allemagne et la Pologne.

 

Le Délégué général de l'armement, responsable des programmes en coopération, a souligné que le nouveau gouvernement en place en Allemagne avait décidé d'investir fortement dans la défense et de chercher à coopérer avec la France.

 

Un drone MALE à l'horizon 2025

 

"Le point clé que veulent mettre en exergue nos camarades allemands c'est les travaux concernant un drone MALE (moyenne altitude longue endurance) futur à l'horizon 2025", a déclaré le DGA, Laurent Collet-Billon lors de sa conférence de presse annuelle. Le drone MALE à l'examen serait basé sur une proposition de coopération de trois industriels, le français Dassault Aviation, l'Européen Airbus Group et l'italien Finmeccanica, a précisé le Délégué général.

Ces industriels, soucieux de développer la technologie des drones alors que les armées européennes s'équipent en drones américains ou israéliens, se sont dits prêts l'été dernier à coopérer pour satisfaire des besoins qu'exprimeraient en commun plusieurs pays. Individuellement en effet, aucun pays européen ne peut financer le développement de ces drones qui évoluent pendant 24 heures à quelque 3 000 m d'altitude et sont devenus indispensables aux armées modernes.

 

Pologne, "véritable axe de développement"

 

Laurent Collet-Billon a par ailleurs déclaré que la Pologne était "un véritable axe de développement" d'une coopération européenne. "La Pologne cherche des partenariats industriels lui permettant de développer son industrie et son savoir faire, nous ça nous offre des opportunités de partenariat qui nous permettent de sortir de l'Hexagone", a-t-il dit.

Le Délégué général n'est pas entré dans le détail des projets étudiés, rappelant simplement qu'ils portaient sur les missiles, les sous-marins et les hélicoptères. Les chantiers navals français DCNS proposent de construire des sous-marins avec les industriels polonais qui ont aussi courtisé par le constructeur allemand TKNS.

Par ailleurs, Airbus Helicopters (ex-Eurocopter) propose d'assembler en Pologne les 70 hélicoptères multirôles que doit commander l'armée polonaise. Ses concurrents pour cet appel d'offres, l'italien AgustaWestland et l'américain Sikorsky, ont déjà des usines en Pologne.

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 12:50
Armement : comment la France négocie désormais avec la Grande-Bretagne

L'achat de drones Watchkeeper par la France dépend d'une commande ferme de véhicules blindés français (VBCI) fabriqué par Nexter par la Grande-Bretagne

 

19/02/2014 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

La France entend lier l'achat de drones Watchkeeper à une commande britannique portant sur des véhicules blindés à roue (VBCI) fabriqué par Nexter. Bref, une nouvelle stratégie basée sur du donnant-donnant.

 

Après les nombreux échecs entre Londres et Paris en matière de coopération dans l'armement, le Délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, prend aujourd'hui toutes les précautions pour que la France ne se fasse pas avoir une nouvelle fois par la Grande-Bretagne sur le programme de drone tactique britannique Watchkeeper. Car l'échec de la coopération entre Londres et Paris sur les porte-avions (PA2/CVF) a marqué les esprits. Il est vrai que la France a payé plus de 200 millions d'euros pour développer les porte-avions britanniques sans aucune contrepartie.

Du coup, Laurent Collet-Billon a expliqué que l'achat des drones Watchkeeper dépendrait d'une commande ferme de véhicules blindés français (VBCI) fabriqué par Nexter par la Grande-Bretagne. "Tout ça est en parallèle avec ce qui doit être fait dans l'évaluation du VBCI par le côté britannique et les marques d'intérêt que les Britanniques pourraient apporter à ce véhicule blindé", a-t-il précisé. Paris semble avoir adopté l'approche du donnant-donnant avec les Britanniques. "Il faut leur rentrer dedans", estime-t-on.

Cela a été également le cas pour obtenir à ce sommet de Brize Norton la poursuite d'études en commun sur un futur drone de combat. Les travaux ont été confiés à Dassault Aviation et BAE Systems. la France a en échange donné son feu vert au développement en commun d'un missile anti-navire léger (ANL), dont la Grande-Bretagne a un besoin urgent pour armer ses nouveaux hélicoptères, alors que l'armée française pouvait attendre au mieux ou n'en avait pas besoin au pire.

 

Info ou intox ?

Bluff ou pas de la part du DGA ? La France envisage depuis plusieurs mois de commander, comme l'a déjà fait l'armée de terre britannique, des drones Watchkeeper, fabriqués par Thales UK, la filiale britannique du groupe français. Et la DGA ne veut pas pour le moment entendre parler du drone concurrent Patroller que propose désespérément Sagem même si officiellement le patron de la DGA explique que ses services "évaluent en permanence" le Patroller "digne d'intérêt".

Patroller - photo Sagem

Patroller - photo Sagem

La décision sera dans les mains du ministre de la Défense. Le Délégué général a d'ailleurs rappelé que c'est Jean-Yves Le Drian qui avait décidé, lors d'un sommet franco-britannique le 31 janvier, "d'explorer une voie qui consiste à mettre en place tout ce qui permettrait l'acquisition du Watchkeeper et en regard de ça tout ce qui permettrait l'acquisition du VBCI par les Britanniques. Après on verra".

 

Le Watchkeeper plaît à l'armée française

Mais l'acquisition d'un même système d'armes par deux pays européens facilite les opérations interarmées et peut réduire les coûts de production et de soutien. Et il plait beaucoup au chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract-Madoux. La DGA poursuit actuellement l'évaluation du Watchkeeper, qui a démontré des "progrès sensibles" après avoir laissé les Français "un peu sur leur faim", a-t-il expliqué. Il n'est pas encore arrivé, selon lui, à un "degré de maturité satisfaisant".

Le Watchkeeper a pourtant récemment obtenu début octobre sa certification délivrée par l'autorité de l'aviation militaire du Royaume-Uni en vue de l'intégrer dans le trafic aérien civil. Il doit entrer en service en Grande-Bretagne dans le courant du "premier trimestre 2014", peut-être en "février", affirme-t-on au sein de Thales. En dépit des rumeurs qui ont circulé sur de nouveaux problèmes, il a volé "comme prévu" ces dernières semaines en dehors du centre d'essais, notamment au-dessus d'une station balnéaire cet hiver.

 

Une opération de gouvernement à gouvernement

L'achat des drones Watchkeeper, selon nos informations, passerait, s'il se concrétise, par un accord de gouvernement à gouvernement entre Paris et Londres. Les Britanniques vendraient à l'armée de terre française des systèmes Watchkeeper prévus initialement pour l'armée de terre britannique. La prudence de Laurent Collet-Billon viendrait également du prix du Watchkeeper proposé par les Britanniques.

A Thales UK ensuite de négocier une commande supplémentaire avec l'armée britannique pour revenir au niveau de la cible initiale fixée par la Grande-Bretagne. Car pour le groupe électronique, l'opération entre Paris et Londres serait neutre dans une première étape. Chez Thales, on s'attend à une commande française en 2015. "Il n'y a pas de budget en 2014", explique-t-on à La Tribune. Cette coopération est en revanche "très porteuse" pour le groupe, qui fonde des espoirs sur une commande de l'OTAN.

 

L'armée de terre britannique séduite par le VBCI

C'est étonnant et cela doit être souligné. L'armée de terre britannique est vraiment séduite par le VBCI, le blindés à roues de Nexter, selon nos informations. Les militaires britanniques qui ont souvent accompagné leurs homologues français sur les théâtres d'opérations extérieures, souhaitent disposer du VBCI. Et la complicité entre les deux chef d'état-majors de l'armée de terre français et britannique pourrait débloquer l'opération. L'armée de terre française serait même prête à vendre à son homologue britannique une vingtaine d'exemplaires de VBCI pour une quarantaine de millions d'euros. 

 

Une coopération franco-britannique intense dans les missiles

Le Royaume-Uni est le principal partenaire de la France dans la conduite de programmes de  missiles et d'aéronefs. Signés en novembre 2010, les traités de Lancaster House formalisent la relation prioritaire nouée entre la France et le Royaume-Uni dont le précédent Livre blanc était venu confirmer l'importance. Les deux pays coopèrent sur le futur missile ANL. Embarquant une charge explosive limitée, l'ANL reste un programme d'ampleur assez modeste, visant à assurer des frappes mieux ciblées.

Le programme de missile de croisière SCALP-EG conduit en coopération avec les Britanniques et qu'ils appellent le Storm Shadow fait, quant à lui, l'objet d'une révision. L'ensemble de ces projets dans le secteur missilier inspirent une nouvelle vision stratégique, un effort de consolidation de l'industrie des missiles que nos partenaires nomment One complex weapon ou One MBDA, du nom de l'industriel concerné.

Enfin, la coopération porte sur les systèmes d'information ainsi que sur l'harmonisation des systèmes satellitaires de communication, Syracuse (France) et Skynet (Grande-Bretagne) devant être remplacés.

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