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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 18:55
Livraison du deuxième A400M

 

07/11/2013 Actualité DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné le deuxième exemplaire de série de l’avion de transport militaire A400M Atlas le mercredi 6 novembre 2013.L’appareil, qui porte le numéro de série MSN8, rejoindra la semaine prochaine la base aérienne d’Orléans-Bricy, sa base de mise en œuvre au sein de l’armée de l’air.

 

Avion de transport militaire tactique doté d’une allonge stratégique et à la pointe de la technologie, l’A400M produit par Airbus Military est sans équivalent sur le marché mondial. Équipé de quatre turbopropulseurs, il est conçu pour transporter jusqu’à 37 tonnes de matériels et réaliser l’ensemble des missions liées au transport, notamment les liaisons inter et intra-théâtre, les poser d’assaut sur terrains sommaires, l’aérolargage de personnel et de matériel y compris à très grande hauteur, le ravitaillement en vol ou les évacuations sanitaires.

 

Sept pays clients participent au programme de l'avion de transport européen A400M : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Luxembourg, Royaume-Uni et Turquie.La France est le premier pays à recevoir des avions A400M.

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 12:55
Défense : une instruction définit les missions et l’organisation du service du maintien en condition opérationnelle
24 octobre 2013 comptes-publics.fr
 

Le texte précise que les missions du SMCO sont de concourir à l’élaboration de la politique d’acquisition du ministère en matière de maintien en condition opérationnelle des équipements.

 

Une instruction publiée mercredi 23 octobre 2013 vient définir les missions et l’organisation générale du service du maintien en condition opérationnelle (SMCO), organisme extérieur relevant de la direction des opérations (DO) de la direction générale de l’armement (DGA).

Le texte précise que les missions du SMCO sont de concourir à l’élaboration de la politique d’acquisition du ministère en matière de maintien en condition opérationnelle des équipements de défense, d’assurer le fonctionnement du domaine d’expertise soutien logistique intégré-coût global au profit de la conduite des opérations d’armement et d’organiser les apports de compétence de la DGA aux services de soutien pour la conduite des projets de soutien en service des équipements de défense.

 

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:55
Jean-Yves Le Drian inaugure le laboratoire P4 de la DGA

28/10/2013 CNE Laetitia Périer - Economie et technologie

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a inauguré jeudi 24 octobre le laboratoire P4 de la Direction générale de l'armement (DGA). Cette installation, la première de ce type au sein du ministère de la Défense, a pour mission de permettre aux scientifiques d'étudier les virus les plus dangereux dans les meilleures conditions de sécurité et de permettre aux forces armées d'anticiper les menaces biologiques et d'évaluer les équipements de détection et de décontamination.

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a inauguré jeudi 24 octobre dans l'Essonne le laboratoire P4 de la DGA. Cette installation, la première au sein de la Défense, vient combler une lacune capacitaire face au risque biologique. En effet, le laboratoire permettra de manipuler et d'étudier en toute sécurité les virus les plus dangereux et de permettre ainsi aux forces armées de mettre au point et de tester des équipements de détection, d'identification, de protection et de décontamination biologique.

 

Cette capacité P4 de la Défense comprendra par ailleurs un second laboratoire distinct, celui du Service de santé des armées (SSA), qui sera dédié à la mise au point de vaccins et antiviraux. Ces installations visent à renforcer la sécurité des armées et de la Nation face à une menace biologique réelle et dont le dernier Livre blanc sur la défense et le sécurité nationale avait souligné la nécessité d'anticiper les évolutions.

 

"Pour mieux répondre aux menaces grandissantes dans le domaine biologique, la Défense a décidé d'investir dans deux laboratoires qui sont complémentaires, permettant de manipuler des virus vivants de classe 4 [NDLR : Ebola, fièvre de Lassa...]. Des virus contre lesquels il n'existe encore aucun traitement connu" a rappelé le ministre à cette occasion.

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 08:55
Inauguration du laboratoire biologique P4 de la DGA

Le laboratoire biologique P4 de DGA maîtrise NRBC a été inauguré le 24 octobre 2014

 

25/10/2013 DGA

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a inauguré aujourd’hui le laboratoire P4 de la Direction générale de l’armement (DGA). Situé dans l’Essonne, ce laboratoire - le premier de ce type au sein du ministère de la Défense - vient combler une lacune capacitaire face au risque biologique.

 

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale a rappelé que face au risque Nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique (NRBC), il convient d’anticiper les évolutions de la menace en maintenant une avance technologique dans le domaine de la protection.

 

La capacité P4 de la Défense comprendra deux laboratoires distincts. Le premier, celui de la DGA, est dédié aux activités de connaissance du risque, de caractérisation et d’essais des équipements de protection contre la menace biologique. Le second, celui du Service de santé des armées (SSA), sera, quant à lui, dédié à la mise au point de thérapeutiques et prophylaxies (vaccins et antiviraux).

 

Les principales missions du P4 DGA sont de lutter contre la prolifération biologique, de développer la connaissance des menaces dans ce domaine, ainsi que d’évaluer les équipements de détection et de décontamination.

 

« Pour mieux répondre aux menaces grandissantes dans le domaine biologique, la Défense a décidé d’investir dans deux laboratoires qui sont complémentaires, permettant de manipuler des virus vivants de classe 4. Des virus contre lesquels il n’existe encore aucun traitement connu », a déclaré le ministre de la Défense devant les personnels de la DGA Maîtrise NRBC réunis pour l’occasion.

 

Cet investissement vise à renforcer la sécurité des armées et de la Nation face à une menace biologique. Ce laboratoire va mettre au point et tester des équipements de détection, d’identification, de protection et de décontamination biologique. Ce P4, dont la maîtrise d’oeuvre a été confiée au groupe français d’ingénierie Artelia, a été conçu selon les normes de sécurité les plus strictes.

 

La DGA contribue au développement d’un savoir français dans la lutte contre le risque NRBC. Les offres d’équipement des sociétés françaises, dont de nombreuses PME, permettent de couvrir l’ensemble des besoins du domaine. Le chiffre d’affaires global réalisé par l’industrie française est de l’ordre de 500 millions d’euros, dont 40% réalisé à l’exportation. Le secteur emploie en France près de 1000 personnes.

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 11:55
Bâtiments multimissions: DCNS et Piriou remportent le marché... sauf recours

24.10.2013 par P. Chapleau Lignes de Défense


Le jeune couple DCNS/Piriou a de quoi sourire. La Direction générale de l’armement (DGA) a notifié à Kership, la co-entreprise créée en avril dernier par Piriou et DCNS, que la construction de trois Bâtiments multimissions (les B2M) allait lui être confiée.

Kership était en concurrence avec deux autres groupements: d’une part, STX et les CMN (Constructions mécaniques de Normandie), d’autre part la Socarenam de Boulogne alliée à la Compagnie maritime nantaise. Les deux concurrents arrivés en seconde et troisième position disposent de 20 jours pour contester la décision de la DGA et déposer un recours. 

La commande, d’une valeur d’une centaine de millions d’euros, porte sur quatre bâtiments, dont trois commandes fermes qui pourraient être destinées à la Polynésie, aux Antilles-Guyane et à la Nouvelle-Calédonie, et une option pour l’océan Indien. Le contrat devrait également porter sur le maintien en condition opérationnel (MCO) des navires. 

Ces navires hauturiers d’un peu plus de 60 de long et d’un déplacement supérieur à un millier de tonnes, sont destinés à remplacer les navires de type Batral (pour « Bâtiment de Transport Léger ») dont deux restent en service: les Dumont d’Urville et La Grandière. Ces Batral sont conçus pour le transport et le débarquement de troupes et de matériels. Leur structure à fond plat leur permet de se poser sur une plage, pour débarquer véhicules et passagers par une porte d'étrave.

Les B2M, dont la mise en service interviendra vers 2015, pourraient faire l’objet d'un financement interministériel. Effectivement, la Défense, l’Intérieur, les Transports sont susceptibles de contribuer au financement, puisque les B2M effectueront également des missions dévolues à d’autres ministères dans le cadre de la fonction garde-côtes.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 06:55
Rafale : le plan B de Dassault et de la DGA

15/10 par Alain RUELLO – LesEchos.fr

 

La signature d’un contrat à l’exportation a pris au moins un an de retard. Le ministère de la Défense devra faire face à d’importantes avances de trésorerie pour tenir le budget de la loi de programmation.

 

Comme tous les grands industriels de l’armement, Dassault est en pleine négociation avec la Direction générale de l’armement (DGA). Dans son cas, il s’agit de ­réaménager les échéanciers de paiement des Rafale de l’armée française, contraintes budgétaires obligent. Mais, à la différence des autres acteurs, la négociation ne concerne pas que le client national : avec le glissement d’un an, au mieux, de la date de signature d’un contrat à l’exportation, la défense risque de devoir avancer plusieurs centaines de millions d’euros non anticipés.

 

Quand elle a été bâtie au printemps, la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 avait prévu qu’un contrat serait signé en 2013 – l’Inde, qui négocie l’achat de 126  Rafale faisant alors figure de débouché le plus sûr – pour des livraisons à partir de 2016. Les argentiers du ministère ont donc considéré que, sur les onze Rafale qui sortiront de la chaîne de Mérignac dans trois ans, sept seront réservés à l’export, contre quatre à la France. A 100 millions d’euros pièce environ, cela fait 700 millions de moins à débourser pour l’armée.

 

Configuration finale

 

Livrer sept Rafale à un client étranger en 2016, c’est encore ­possible, car ce n’est qu’au bout de douze à dix-huit mois après le début de sa fabrication qu’un Rafale intègre sa configuration finale. Dit autrement, Dassault a encore jusqu’à la mi-2014 pour « aiguiller » de manière irréversible sa pro­duction 2016 entre appareils ­français, indiens ou qataris, Doha étant l’autre prospect chaud du moment. Le problème, c’est que, avec le décès du négociateur en chef à New Delhi et les élections législatives qui se rapprochent, l’hypothèse d’une signature cette année avec l’Inde a pris du plomb dans l’aile (« Les Echos » du 3 octobre). Dans un récent entretien aux « Echos », Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a fait part de son optimisme en la matière, mais pour une signature en 2014. Du coup, cela pourrait vite devenir très tendu financièrement pour la Grande mMuette.

 

Pourquoi ? Tout simplement parce que, s’il faut trois ans pour construire un Rafale, il faut aussi trois ans pour le payer. Seul client à ce jour, la France (via la DGA), s’acquitte de chaque ap­pareil qu’elle reçoit en trois annuités. L’échéancier de paiement n’est évidemment pas public, mais une chose est sûre : le gros de la facture est réglé durant les deux dernières années de fabrication.

 

De tout cela, on peut déduire que la DGA a commencé à payer les onze Rafale livrables en 2016 puisque leur production a démarré, alors qu’elle est censée n’en recevoir que quatre. Surtout, elle va faire face à des avances de trésorerie importantes en 2014 et 2015, le temps qu’un client export signe et verse les premiers acomptes. « Cela devient très tendu à partir de l’année prochaine », confirme-t-on aux « Echos ».

 

Différents scénarios sont à l’étude pour rééchelonner tous ces paiements à venir auprès de Dassault. « C’est une sorte de plan B, le temps qu’un client étranger commence à payer », résume une source proche de l’avionneur, lequel peut faire preuve de flexibilité, compte tenu de sa trésorerie.

 

S’il n’est pas encore trop tard pour tenir le cadrage budgétaire de la LPM, le temps joue contre la DGA. Avec le risque, une fois encore, de l’obliger à des acro­baties financières déstabilisantes : quand l’argent manque quelque part, il faut bien le prendre ailleurs. Réaction, amusée, d’un habitué de ces questions : « On trimbale ce genre de paris dans la loi de programmation depuis 2009. » Pour pouvoir payer les Rafale qui auraient (déjà) dû être exportés, le gouvernement Fillon avait renvoyé à plus tard la rénovation des Mirage 2000 et la commande des avions ravitailleurs. Contactés, ni la DGA ni Dassault n’ont souhaité ­commenter.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 12:55
Inquiétude pour l'emploi chez les ingénieurs de l'armement

15.10.2013 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Environ 950 postes pourraient être supprimés d'ici à 2019, soit 10 % des effectifs.

 

Pièce importante du ministère de la Défense, la DGA sait qu'elle devra prendre sa part aux 23.500 suppressions de postes supplémentaires inscrites dans la loi de programmation. Reste à savoir à quelle hauteur. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a beau marteler qu'il refuse tout dégraissage à l'aveugle, une rumeur circule parmi les ingénieurs de l'armement : 950 postes seraient supprimés d'ici à 2019, soit environ 10 % des effectifs.

 

Contactée, la DGA réfute tout chiffrage. Rappelant les 3.000 postes déjà supprimés dans le cadre de l'ex-RGPP du gouvernement Fillon, une porte-parole indique que le délégué général, Laurent Collet-Billon, a entamé une analyse précise de l'expertise de ses troupes pour préparer l'avenir. Une sorte de gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences en quelque sorte, comme cela se pratique dans le privé. C'est d'ailleurs conforme aux déclarations de Jean-Yves Le Drian, qui a demandé une analyse semblable à chacun de ses grands subordonnés avant de trancher, service par service, ou armée par armée.

 

Guerre de tranchées

 

N'empêche. Après avoir dû encaisser le gel des embauches de 75 ingénieurs civils, la DGA attend fébrilement de savoir à quelle sauce elle va être mangée. Réponse en fin d'année ou au début de la prochaine, en principe. En attendant, une « guerre de tranchées » a déjà démarré au sein du ministère de la Défense. Comme en témoigne sa récente sortie au Sénat, Laurent Collet-Billon est décidé à se battre bec et ongles comme chacun des patrons des trois armées et du secrétariat général pour l'administration afin de rendre le moins de postes possible.

 

Auditionné par la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées à l'occasion de l'examen de la loi de programmation, le délégué général a mis en avant le fait que les missions de la DGA restent inchangées. « Le maintien de l'ensemble des programmes en cours, les nouveaux programmes à lancer et les négociations requises avec l'industrie pour adapter les échéanciers de livraison, nécessitent que les unités de management, les centres techniques et le service de la qualité puissent assurer la charge correspondante », a-t-il déclaré.

 

Quant à l'obligation de réduire le pourcentage de gradés, obligation mise en avant par la Cour des comptes (« Les Echos » du 14 octobre), Laurent Collet-Billon a été encore plus clair : « Un ingénieur en chef est d'abord un ingénieur, avant d'être un militaire à cinq barrettes. »

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:55
source ppe-composites.fr

source ppe-composites.fr

14.10.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

Le prix « Ingénieur général Chanson » est attribué tous les ans par l’Association de l’Armement Terrestre à des travaux ayant fait progresser le domaine de l’armement terrestre. Il a été remis cette année par la DGA à Karine Thoral-Pierre et Jérôme Raynal pour leurs travaux sur les « Panneaux composites sandwich 3D absorbeurs d’énergie de forte puissance ». Respectivement PDG de la société CEDREM et directeur commercial et marketing en charge des activités de défense au sein de la société PPE (Pôle de Plasturgie de l’Est), les deux récipiendaires reviennent avec FOB sur l’innovation qui leur a valu cette récompense.

 

Quels étaient vos objectifs en poursuivant ces travaux ?

 

Nous souhaitions mettre au point un dispositif de protection contre les ondes de pression à forte énergie et contre des éclats parfois massifs, mais peu perforants comparés aux munitions classiques. En clair, nous voulions faire face à la menace posée par les explosions d’IED. Notre objectif était d’arriver à combiner les avantages suivants, ce qui correspond un peu à la recherche d’un Graal :

- ajustement du pouvoir absorbant du dispositif en fonction de la menace à prendre en compte.

- possibilité de conformation du matériau sur tous les véhicules quelle que soit leur forme.

- facilité de manutention et remplacement rapide et aisé.

- réduction de masse.

 

Comment se sont réparties les tâches entre vos deux PME ?

 

CEDREM a réalisé tous les calculs et les conceptions pour déterminer la structure optimale capable de dissiper l’énergie issue d’une explosion. PPE a participé à la conception des matériaux sandwich 3D et avait la charge de la mise en œuvre et de la fabrication des matériaux composites préalablement calculés.

 

Votre « B2 Box » a été récompensée. De quoi s’agit-il précisément ?

 

Jusqu’à présent, les fabricants de blindage se sont attachés à réaliser des structures très dures et raides. Nous avons voulu prendre le contre-pied de cet état de fait en travaillant sur une structure souple, avec la rupture du matériau programmée pour dissiper l’énergie au moment de l’impact. Notre matériau nous offre également la possibilité de prendre des courbes et de faire de la mise en forme. La « B2 Box » (Blast Balistic Box) et « BBOX » que nous avons mise  au point est un assemblage de tissus et de mousses liés par des pontages textiles entre les peaux. Ce pontage se consomme sous l’effet du souffle et donc absorbe une partie de l’énergie de l’agression. Tous les paramètres du matériau (épaisseur, densité, raideur…) sont modulables en fonction de la performance attendue et donc donner des propriétés bien déterminées à la protection.

 

L’idée d’avoir un matériau « mou » qui se déforme pour absorber l’énergie paraît pourtant relativement banale. Il me semble que l’industrie de l’automobile en fait un grand usage…

 

L’application militaire avait été insuffisamment explorée : faire face aux agressions d’une explosion, avec souffle et fragments impose d’aller plus loin dans la réflexion. Il est vrai que jusqu’à présent, les fabricants de blindages ont eu tendance à enfermer les véhicules dans des coquilles en rigidifiant à outrance. Quand on a évoqué pour la première fois auprès de la DGA le concept d’un blindage « mou » et déformant, il semble que la rupture technologique que nous proposions était trop en avance… Mais depuis nos interlocuteurs ont changé, la DGA a évolué et notre projet a été mieux reçu…

 

Les matériaux de base utilisés sont tout de même classiques ?

 

Oui, il s’agit d’alternances de tissus de verre, de mousses, de kevlar que l’on retrouve dans les blindages modernes. Notre spécificité tient à leur assemblage très particulier.

 

Vos sociétés ont l’habitude de travailler les matériaux composites pour la construction navale. Comment cela a-t-il influé sur vos recherches ?

 

Les matériaux composites mettant en œuvre des sandwich 3D sont habituellement utilisés dans la construction de renforts de coques de bateaux ou de cloisons étanches. Nous avons simplement cherché à utiliser ces mêmes matériaux mais en utilisant cette fois leur capacité à absorber de l’énergie lors de la rupture des espaceurs. Cedrem et PPE travaillent pour un grand nombre d’applications dans l’aéronautique, le naval, le sport, l’éolien… Cela nous ouvre des horizons et nous permet de confronter des idées originales.

 

Quelles sont les étapes qui ont précédé l’attribution du prix Chanson ?

 

Nous avons commencé à travailler sur notre matériau en 2010. Des tests mettant en jeu une mine avec des fragments métalliques ont eu lieu avant l’été 2012, puis nous avons été sélectionnés pour le prix en décembre 2012.

 

Quelles sont les principales caractéristiques de votre matériau ?

 

A résistance égale, nous sommes deux fois plus légers que les céramiques que nous connaissons aujourd’hui. Et les céramiques sont elles-mêmes trois fois plus légères que l’acier. Avec la B2 Box nous sommes à 50kg/m2, contre environ 300 kg/m2 pour un blindage tout acier. La B2 Box est également modulable : on peut en mettre partout en fonction de la place disponible. Bien entendu, si l’intégration se fait dès la conception d’un véhicule, le résultat obtenu est encore meilleur.

 

Quels résultats avez-vous obtenu pendant vos essais ?

 

Les essais ont montré qu’après une explosion, la déformation de la structure est très bien contenue. Une surprotection «B2Box » permet de réduire la masse de la surprotection de l’ordre de 13% par rapport aux solutions actuelles et d’autre part son épaisseur. Nous pensons qu’une optimisation plus poussée permettrait de viser une réduction de masse de l’ordre de 20%. Ce gain en masse et le coût modéré des panneaux devraient attirer l’attention des concepteurs de véhicules actuellement pas ou peu protégés (camions, engins du génie) ou de transport de troupe.

 

Aujourd’hui où en êtes-vous du développement de la B2 Box ?

 

Les concepts sont validés et nous essayons de répondre à des demandes très spécifiques pour certains industriels. Et derrière nous préparons les outillages de production pour passer à la série.

 

Quels sont les industriels intéressés ?

 

Nous avons pour l’instant un accord d’exclusivité avec Nexter Systèmes dans un domaine d’application précis et cadré. Mais cet accord est limité dans le temps et Nexter devra donc se déterminer rapidement pour savoir s’il continue l’aventure avec nous ou pas. D’autres sociétés se pressent au portillon…

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 06:55
Audition de M. Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement, sur le projet de loi de programmation militaire et le projet de loi de finances pour 2014

12.10.2013Assemblée Nationale

Audition de M. Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement, sur le projet de loi de programmation militaire et le projet de loi de finances pour 2014

Compte rendu n° 3 - mercredi 2 octobre 2013 - séance de 9 heures 30

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 16:55
Défense : comment la rigueur va toucher l'industrie d'armement

L'industrie d'armement sera touchée par la Loi de programmation militaire

 

11/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les industries de la défense vont perdre 30 % de leurs ressources par rapport à la trajectoire de la précédente loi de programmation militaire (LPM). Les crédits baissent de 41 % pour les grands programmes (Rafale, hélicoptères, sous-marins...) et de 11 % pour la dissuasion.

 

Le ministère de la Défense prend sa part (trop?) dans le redressement de la situation financière de la France. Et comme le rappelle le délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, lors de son audition au Sénat, l'élaboration de la loi de programmation militaire (LPM) a "été un exercice difficile. Un exercice difficile qui a visé à conjuguer souveraineté stratégique et souveraineté budgétaire, dans la situation économique d'aujourd'hui, a été demandé à la mission Défense".

Un exercice où l'on sent l'extrême rigueur, qui touche ce ministère, à travers la sècheresse des chiffres cités par Laurent Collet-Billon. "Il a fallu ainsi trouver un équilibre financier sous fortes contraintes", a-t-il expliqué. Dans ce nouveau cadre, la direction générale de l'armement (DGA) injectera 10 milliards d'euros par an dans l'industrie de défense qui devront permettre "de maintenir à terme les compétences critiques" à l'autonomie stratégique de la France. "Si l'exécution de la programmation est conforme, il ne devrait y avoir aucune catastrophe majeure, mais bien sûr il y aura des ajustements", a-t-il estimé. Et de rappeler que "les modèles de rupture, qui auraient pu sacrifier un secteur, ont été ainsi écartés".

 

Défense : comment la rigueur va toucher l'industrie d'armement

Une baisse de 30 % par rapport à la LPM précédente

Pour le programme 146 "Equipements des forces", le principal programme suivi par la DGA), les ressources prévues pour les opérations d'armement - programmes à effet majeur (PEM), les autres opérations d'armement (AOA) et la dissuasion - s'élèvent à environ 10 milliards d'euros annuels. Soit 59,5 milliards sur la période 2014-2019. "C'est en retrait sensible (- 30 %) par rapport à la programmation précédente, devenue intenable budgétairement, qui prévoyait une augmentation des ressources de 1 milliard d'euros par an en moyenne", a expliqué Laurent Collet-Billon.

Par rapport à la précédente LPM, le recul des crédits pour les PEM (34 milliards d'euros entre 2014-2019), dont le Rafale, les hélicoptères Tigre et NH90, les frégates FREMM, s'élève à 41 % et pour les AOA (7,1 milliards entre 2014-2019), des opérations nécessaires à la cohérence de la LPM, à 18 %, selon les chiffres cités par Laurent Collet-Billon. Enfin, la dissuasion (18,4 milliards d'euros sur la période) est un peu épargnée. La baisse n'est "que" de 11 %. Des baisses "extrêmement fortes" mais cela "a été décidé en concertation avec les états-majors", a précisé cet aficionado de rugby.

 

Comment en est-on arrivé à une telle trajectoire ?

Le ministère de la Défense doit régulièrement composer avec des cycles de production. Les deux dernières LPM, tout comme la prochaine, sont des LPM de fabrication. Et elles sont donc  extrêmement dévoreuses de crédits. En outre, la précédente majorité avait été très ambitieuse en 2007 lors de la précédente LPM pour l'équipement des armées par rapport à la situation budgétaire de la France. Par ailleurs, le ministère doit déjà réfléchir au lancement de nouveaux programmes pour 2030.

D'où cette nouvelle trajectoire meurtrière pour les industriels. "La trajectoire de besoin financier pour les équipements conventionnels prévoyait auparavant une forte croissance sur la période 2015-2020, en raison de la poursuite du renouvellement des capacités engagé avec la LPM précédente, de nombreux grands programmes étant en cours de réalisation", a confirmé Laurent Collet-Billon, qui doit jongler avec les besoins financiers de la dissuasion, qui sont "nécessaires pour des échéances de 2030". Sans oublier l'entretien programmé des matériels, toujours en croissance et qui met "sous pression les ressources disponibles pour le reste".

 

Un équilibre entre développement et production

 

Défense : comment la rigueur va toucher l'industrie d'armement

La DGA a travaillé pour que chaque secteur industriel trouve le juste équilibre entre production et développements pour "concilier les impératifs de viabilité de l'activité industrielle (bureaux d'études et  supply chain ), avec les contraintes calendaires d'équipement nécessaire aux capacités militaires". Et Laurent Collet-Billon de résumer : "Il s'agit en quelque sorte d'un équilibre entre le court terme et le moyen-long terme, un équilibre délicat et donc sensible".

Dans ce cadre, la  LPM préserve les neuf grands secteurs industriels français. La DGA injectera près de 4,9 milliards d'euros sur la période de la LPM dans le domaine du renseignement et de la surveillance, "avec un effort particulier sur l'espace 2,4 milliards". L'aéronautique de combat disposera de 4,6 milliards d'euros avec la poursuite de l'amélioration du Rafale et de 26 appareils livrés. Dans le domaine des sous-marins (4,6 milliards d'euros), DCNS pourra poursuivre les sous-marins Barracuda ainsi que le futur moyen océanique de dissuasion (FMOD). Le groupe naval pourra également, dans le domaine des navires armés de surface (4,2 milliards d'euros), la poursuivre les livraisons des frégates FREMM.

 

Vue d' artiste du SNA Barracuda credit Marine Nationale

Vue d' artiste du SNA Barracuda credit Marine Nationale

 

EADS sauve ces grands programmes de plateformes

Dans le domaine de l'aéronautique de transport et de ravitaillement (3,9 milliards d'euros), EADS pourra poursuivre les livraisons des avions A400M (15 exemplaires sur la LPM) et obtiendra "la commande des avions MRTT l'année prochaine", a annoncé le DGA. Par aileurs, dans le domaine des hélicoptères (3,7 milliards d'euros), Eurocopter (groupe EADS) pourra poursuivre les livraisons des programmes Tigre (attaque) et NH90 (transport).

 

Défense : comment la rigueur va toucher l'industrie d'armement

Dans le domaine des communications et des réseaux, le ministère poursuit "un effort significatif avec 3,2 milliards d'euros", à travers le programme de la radio Contact (successeur du PR4G) et le lancement du satellite de télécoms militaires, Comsat NG. Dans les missiles (2,7 milliards d'euros), le ministère maintient la filière avec une série de programmes nouveaux comme le missile moyenne portée MMP (successeur du Milan) et le missile antinavire léger (ANL), en coopération avec les Britanniques. Enfin, dans le domaine terrestre, "que nous avons sauvé", a rappelé Laurent Collet-Billon, le ministère pourra lancer avec 2,5 milliards d'euros le programme Scorpion "en fin d'année prochaine".

 

 

Défense : comment la rigueur va toucher l'industrie d'armementDéfense : comment la rigueur va toucher l'industrie d'armement

L'industrie est impactée par les renégociations de livraisons et de cible

L'impact économique et social sur l'industrie de défense, qui fournit des emplois hautement qualifiés et non délocalisables, est toutefois certain. Car comme l'a souligné le DGA "les calendriers des livraisons des nouveaux matériels - avion de transport A400M, hélicoptères NH90 et Tigre, avion de combat Rafale, frégates FREMM, sous-marin nucléaire d'attaque Barracuda, système FELIN, missile d'interception à domaine élargi (MIDE) - seront aménagés afin de dégager des marges de manœuvre pour lancer de nouveaux programmes et répondre aux besoins capacitaires, tout en permettant la poursuite du renouvellement des capacités initié sur la loi de programmation précédente"

la DGA a déjà trouvé certains accords avec certains industriels. Comme c'est déjà le cas sur le programme Barracuda avec DCNS. "Un sous-marin sera livré tous les deux ans et demi en moyenne", a confirmé Laurent Collet-Billon. L'achèvement du programme a été "repoussé de deux ans, de 2027 à 2029, a estimé pour sa part le PDG de DCNS, Patrick Boissier. La livraison du premier exemplaire serait décalée de six mois, celle du deuxième de 12 mois, celle du troisième de 18 mois et les trois derniers exemplaires de deux ans". Cet étalement aura "un impact sur la charge annuelle équivalent à terme à 500 emplois pour DCNS et sous-traitants sur l'ensemble des sites", a expliqué ke PDG du groupe naval. 

 

Défense : comment la rigueur va toucher l'industrie d'armement

C'est le cas aussi pour l'hélicoptère NH90 avec Eurocopter. Pour les autres industriels, l'ajustement des calendriers de production est en cours de discussion entre la DGA et  les industriels "afin de garantir la viabilité de l'activité industrielle sans obérer la tenue des contrats opérationnels fixés par le Livre blanc".

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 07:55
Armée de Terre : pas de VBMR avant 2025...

10.10.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Seuls les courageux (on les félicite), qui sont allés jusqu'au bout de l'interview de Christian Mons, le président du GICAT (Groupement des des industries de défense terrestre), ont pu lire ses doutes sur la mise en service du VBMR (véhicule blindé multi-rôles), appelé à remplacer les VAB.

 

Si le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a laissé entendre que la bête de somme serait prête pour 2018, Christian Mons table plutôt sur 2025. Calendrier à l'appui...

 

Le programme Scorpion de rénovation de l'armée de Terre est consolidé dans la future LPM. De quoi vous rassurer ?

 

" Scorpion est un programme très complexe, composé de sous-ensembles. Le premier, le système d'information et de commandement (SIC) est commandé depuis fin 2012, à Bull. Maintenant, la DGA devrait déjà avoir commandé les plate-formes, l'EBRC (engin blindé de reconnaissance et de combat) qui remplacera les 10-RC et les Sagaie, le VBMR (véhicule blindé multi-rôles, photo du projet Nexter) qui doit remplacer le VAB.

 

Quand le ministre dit que le VBMR sera livré en 2018, c'est un vœu pieux, c'est absolument impossible. L'UM Terre n'a même pas commencé le processus de commande ! Le marché d'armement européen, le cahier des charges avec les OEM, les objectifs d'états-majors... La Joint-Venture formée par Thales, Nexter et Sagem est en sommeil et attend l'appel d'offres. La DGA l'annonçait pour fin juin 2013, maintenant, on attend la LPM... "

 

Dans combien de temps l'armée de Terre peut espérer bénéficier de ces véhicules ?

 

" Il faut bien six mois pour se porter candidat. La DGA aura bien 15-20 réponses d'industriels européens intéressés. On en élimine une dizaine. Il y aura déjà des recours... Des idées seront ensuite intégrées dans le cahier des charges pour aboutir à l'appel d'offres. On ajoute six mois pour déposer les offres, puis six autres pour décider... Nous sommes déjà en 2016. Un programme de cette importance n'a jamais été réalisé en moins de dix ans. Le PVP (petit véhicule protégé), un véhicule simple, cela avait mis huit ans. Donc on aura des prototypes en 2020 avec évaluation des forces et on commencera la mise en série en 2025... Le général Irastorza, qui a lancé Scorpion en 2009, l'imaginait pour 2015. On l'aura en 2025 et ce ne sera peut-être pas complètement fini. Si on commande 200 VBMR par an, on en aura pour dix ans. "

 

NB : il serait possible de réduire les délais de l'appel d'offres, en le rendant national (et Nexter mais chut...) et non européen. Le traité de Lisbonne le prévoit. Il suffirait de rendre ce programme sensible pour la sécurité nationale. Mais les dernières nouvelles de la DGA, reçues au GICAT, penchent plutôt pour un appel européen

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:55
La Défense dévoile ses pépites scientifiques et technologiques

09/10/2013 DGA

 

Hydrodynamique, mécanique des fluides, thermodynamie, simulation numérique… Ces sujets vous intéressent ou vous intriguent ? Pour en savoir plus, la direction générale de l’armement (DGA) vous donne rendez-vous avec ses centres d’expertise du 11 au 13 octobre 2013 à l’occasion de la 22e fête de la science.

 

A Saclay dans l’Essonne vous pourrez découvrir comment les experts font subir de rudes épreuves aux moteurs d’aéronefs militaires. A Rennes, les experts de la DGA vous raconteront la formidable histoire du GPS. Dans l’Eure, les hydrodynamiciens vous feront découvrir les installations secrètes où l’on teste les bateaux et les sous-marins de demain. A Istres, c’est avec l’aéronautique que vous aurez rendez-vous à DGA Essais en vol qui teste tous les aéronefs militaires avant leur envol. Des sites uniques en Europe à découvrir sans modération !

 

Le programme

 

En Ille-et-Vilaine (35), DGA Maîtrise de l’information (Bruz) sera présent à Betton (salle des fêtes) du vendredi 11 au dimanche 13 octobre pour participer au « village des sciences ». Aux côtés d’une cinquantaine d’autres institutions, organismes de recherche, associations et entreprises, l’établissement rennais y présentera son expertise dans le domaine de la radionavigation par satellites. Aujourd'hui, l'usage de la géolocalisation est banal, dans nos voitures, nos téléphones. Il s'agit pourtant de technologies récentes (le GPS est opérationnel depuis moins de 20 ans !), évolutives (notamment avec la mise en service de Galileo à l'horizon 2020) et loin d'être aussi « simples » qu'il y paraît. Ces technologies, ainsi que les spécificités du domaine militaire, seront dévoilées à cette occasion aux visiteurs...

Ce « festival des sciences » à Betton est organisé par l’Espace des sciences de Rennes. Pas moins de 130 événements sont programmés dans 28 communes de Rennes Métropole !

Accès libre et gratuit – Plus de renseignements sur : http://www.espace-sciences.org/festival-des-sciences-2013

 

En Essonne (91), DGA Essais propulseurs (Saclay) participera à l’exposition « la science près de chez vous » au gymnase du Moulon à Gyf sur Yvette. Cette année, le centre présentera un simulateur de vol Alpha jet, grâce auquel les jeunes pourront s’initier au pilotage le temps de quelques minutes,  ses activités d'analyses et d'investigations suite à accidents aériens, ainsi qu’une maquette de banc d’essais de vol simulé. Cette maquette permet, grâce à une animation, d’expliquer de façon pédagogique le phénomène du givrage rencontré en vol par les aéronefs militaires et civils. Le public pourra apprécier l’expertise du centre et sa contribution pour l’amélioration de la sécurité aérienne.

DGA Essais propulseurs est partenaire, depuis maintenant plusieurs années, de l’association Ile de Science. Elle a pour but de promouvoir les activités de recherche, scientifiques et industrielles sur le plateau de Saclay. Afin de mieux connaître cette organisation nous vous invitons à visiter son site internet : http://www.iledescience.org

 

Dans l’Eure (27), DGA Techniques hydrodynamiques (Val-de-Reuil) ouvre ses portes le samedi 12 octobre. Un centre incontournable du domaine stratégique de la construction navale, qu'elle soit civile ou militaire. Tous les navires de la Marine nationale (bâtiment de surface ou sous-marin) passent dans les mains de ses experts.

Optimiser les caractéristiques nautiques, concevoir de nouveaux propulseurs silencieux et puissants,  comprendre et limiter les phénomènes de cavitation, de bruit, de vibrations des sous-marins et des bâtiments de surface, voilà sur quoi travaillent les ingénieurs et experts de DGA Techniques hydrodynamiques.

Les visiteurs pourront découvrir trois grands moyens d’essais et l’atelier de fabrication des maquettes utilisées dans ses moyens.

Le grand tunnel hydrodynamique (GTH) dont les performances acoustiques sont parmi les meilleures du monde. Ce tunnel permet de mesurer et d’analyser les effets de la cavitation sur le système propulsif en termes de bruit et de corrosion.

Le bassin de traction de 600 mètres de long, unique en Europe, où l’on y teste des maquettes de grande échelle tractée par une plate-forme avec une simulation de la vitesse et de l’état de mer souhaitées (possibilité de vagues de 20 mètres au réel, vagues scélérates...).

La cuve à houle permet, elle, des reproductions d’état de mer avec houle oblique, un avantage indéniable par rapport à la houle rectiligne des bassins de traction.

Après un topo sur la simulation numérique, complémentaire des essais en moyens, le visiteur pourra découvrir l’atelier de fabrication des maquettes.

DGA Techniques hydrodynamiques participe tous les deux ans à cet événement en partenariat avec la communauté d'agglomération Seine-Eure.

 

Dans les bouches du Rhône (13), DGA Essais en vol, sur le site d'Istres, participera à une exposition statique d'aéronefs. Elle sera ouverte au public le samedi 12 octobre, à l'escale aérienne de la Base aérienne 125 d'Istres.

DGA Essais en vol présentera ses aéronefs d’essais Puma, Mirage 2000 et Mystère XX. Celui-ci sera équipé de POD d'imagerie radar mis en œuvre par l'Onera. Cette configuration illustrera la participation de la DGA dans la recherche scientifique et le développement de concept.

Co-organisée par Marseille-Provence capitale de la culture 2013 et l’armée de l’air, d’autres industriels du secteur, tels que Dassault, Snecma, seront également présents.

 

C’est quoi la fête de la science ?

Créée en 1991 et pilotée par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, la Fête de la science favorise les échanges entre la communauté scientifique et le grand public. Pari réussi avec chaque année plus d'un million de visiteurs, 7000 chercheurs impliqués et un foisonnement d'animations, d'expositions, de débats et d'initiatives originales, partout en France et pour tous les publics. C'est une approche concrète, conviviale et ludique de la science : une occasion de découvrir le monde des sciences et de rencontrer des scientifiques.

Pour connaître le programme de votre région :  http://www.fetedelascience.fr

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 11:55
Renault Trucks Défense hybride le VAB

07.10.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

La DGA et Renault Trucks Défense communiquent aujourd’hui (seulement !) sur un Plan d’Etude Amont lancé en 2012 pour le développement d’un VAB hybride dont le moteur thermique classique est augmenté d’un moteur électrique. Comme pour les autres PEA, il s’agit de procéder à des développements exploratoires et de valider des options techniques. En ligne de mire de ce programme, le développement d’une solution de motorisation innovante qui pourrait trouver une application sur les futurs EBRC et VMBR de l’armée française.

 

RTD met en avant trois atouts majeurs pour un véhicule tactique à propulsion hybride. Le premier est la fourniture d’électricité, moteur thermique arrêté, pour les systèmes embarqués. Un point essentiel sur fond de numérisation des armées, avec des besoins croissants en énergie pour les systèmes de communication, d’observation et autres brouilleurs, ainsi que pour  les fantassins débarqués. Deuxième application, la marche silencieuse : avec sa motorisation électrique, un véhicule hybride sera capable de rouler en silence sur quelques kilomètres. Un atout essentiel pour les missions de reconnaissance et dont RTD verrait une application idéale sur le futur EBRC. Troisième caractéristique mise en avant pour la propulsion hybride, la possibilité de « boost » : l’utilisation de la puissance électrique, en même temps que la puissance thermique, apportera instantanément une centaine de chevaux supplémentaire au véhicule qui pourrait en avoir besoin pour sortir d’un mauvais pas (embuscade, terrain difficile…)

 

Pour ce développement, RTD s’est servi d’une technologie civile déjà mise en œuvre sur des bus et des camions du groupe Volvo auquel appartient la marque. L’intégration de la propulsion hybride est pour l’instant testée sur VAB statique, avec un moteur électrique positionné au plus près du moteur thermique, au centre du véhicule. Mais RTD annonce qu’un VAB Mk3 6×6 baptisé « Electer » roulera avec cet équipement avant la fin de l’année et sera sans doute présenté à Eurosatory 2014.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 10:55
Renault Trucks Defense VAB 4x4 armoured vehicle personnel carrier - photo Armée de Terre

Renault Trucks Defense VAB 4x4 armoured vehicle personnel carrier - photo Armée de Terre

October 3, 2013 armyrecognition.com

 

The French defence procurement agency DGA awarded Renault Trucks Defense a design study contract (PEA) to develop a hybrid propulsion demonstrator in 2012. On completion of this study, in the last quarter of 2014, Renault Trucks Defense will present a VAB armoured personnel carrier equipped with this thermal and electric propulsion system – an electric machine linked to a combustion engine.

 

The applications for hybrid propulsion are very promising and involve several vehicle operating modes. In the field of mobility, hybrid propulsion can serve as a booster, providing around 100 hp of extra power.

 

Hybrid propulsion also offers an energy reserve that will be very useful for command or observation vehicles which are often required to conduct long endurance missions and to supply power to various on- and off-board systems (observation equipment, information and command system, etc.).

 

Hybrid propulsion ensures that these functions can be performed without the need to maintain the combustion engine in operation.

 

Renault Trucks Defense: With one hundred years of experience, Renault Trucks Defense is derived from Berliet and Renault. Renault Trucks Defense is specialized in the armoured vehicle. Renault Trucks Defense is a division of Renault Trucks, a brand within the Volvo Group. Renault Trucks Defense is [one of] the major supplier to the French army with an internationally recognized knowhow (more than 30 000 military vehicles in operation worldwide).

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 10:55
La Défense gèle les embauches de civils

03/10 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Même si le dérapage de la masse salariale du ministère de la défense se réduit, les recrutements de personnels civils ont été renvoyés sine die. La DGA notamment a gelé 75 embauches d’ingénieurs.

 

Ambiance morose à la Défense. Non seulement le ministère doit encaisser 34.000 suppressions de postes d’ici à 2019, mais en plus les quelques centaines d’embauches de personnels civils prévues cette année ont été renvoyées sine die. C’est la conséquence de la dérive de la masse salariale de la grande muette, même si cette dérive se réduit, a-t-on appris de sources concordantes. Entre 200 et 300 postes seraient concernés.

 

 

L’année dernière, les salaires du ministère a Défense ont dépassé les budgets prévus de plus de 200 millions d’euros. Et encore, c’est sans compter les conséquences des ratés du scandaleux logiciel de paye Louvois. En clair, il a fallu trouver plus de 200 millions ailleurs pour assurer la paye du personnel, civil comme militaire.

 

Réforme des RH

 

Cette année, la masse salariale (le « titre II » dans le jargon budgétaire) va encore déraper, mais nettement moins que l’année dernière. On devrait savoir de combien précisément dans quelques temps. Jean-Yves Le Drian a pris le taureau par les cornes et doit annoncer ce jeudi en milieu d’après midi une grande réforme de la fonction Ressources Humaines de son ministère pour mettre fin à la situation.

 

En attendant, le robinet des recrutements a été coupé. Certains y voient la patte vengeresse de Bercy, ce que l’on dément dans l’entourage de Jean-Yves Le Drian : la DRH du ministère a pris seule cette décision. « Ce n’est pas une mesure définitive. Le gel durera le temps qu’on y voit plus clair sur le titre II », ajoute une autre source proche du dossier.

 

A la DGA, la sanction fait grand bruit. Cette année, la Direction générale de l’armement devait embaucher une centaine d’ICT - ou ingénieurs et cadres technico-commerciaux comme ils sont dénommés en interne. Sur le site du ministère de la Défense, on peut lire que les ICT « sont recrutés sous contrat (...) pour leur expertise de haut niveau ». Leurs contrats sont établis pour une durée de 3 ans, renouvelable une fois, puis convertis en CDI s’ils font affaire.

 

Mauvaise augure

 

Un quart environ des ICT prévus ont bien été embauchés depuis le 1erjanvier, principalement dans le domaine de la cyber-sécurité, l’une des priorités du livre blanc de la défense et de la sécurité nationale. Les autres recrutements ont été ouverts, puis fermés, puis rouverts cet été, pour finir par être renvoyés sine die la semaine dernière.

 

« C’est de mauvais augure », regrette un ingénieur (militaire) pour qui cela pose de gros soucis sur le plan des compétences, car les départs naturels ne sont pas compensés. Comme la charge de travail reste la même, la DGA va devoir redéployer le travail, déshabillant Pierre pour habiller Paul.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:55
4° Journées d’études « Electromagnétisme et Guerre Electronique » 13 et 14 novembre 2013 à Toulouse

Source Onera

 

La contribution de l’électromagnétisme à la détection radar via les propriétés des cibles, des antennes ou de la propagation des ondes est reconnue de longue date, et fait l’objet de sessions dans les colloques spécialisés. Mais sa contribution au domaine de la Guerre Electronique, qui rassemble les techniques de renseignement et de lutte contre les systèmes de radiocommunication adverses ainsi que la problématique des agressions électromagnétiques, est tout aussi importante. C’est ce lien entre l’électromagnétisme et la Guerre Electronique qui sera mis en évidence et discuté à l’occasion de ces nouvelles journées, organisées comme les précédentes (en mars 2006, novembre 2009, novembre 2011) par la SEE groupe régional Midi-Pyrénées avec la DGA, l’ONERA et l’ISAE sur le campus ENSICA qui accueillera la manifestation.

 

La première journée présentera un certain nombre de problèmes à connotation électromagnétique qui se posent en Guerre Electronique comme la réduction de signature radar des plates-formes, la prédiction des effets des agressions électromagnétiques et de nouveaux concepts d'antennes pour applications en écoute ou en brouillage ; elle sera classifiée et la participation sera sur invitation seulement. La deuxième journée, ouverte à tous, sera consacrée aux méthodes et outils aussi bien expérimentaux que numériques qui contribuent à la solution de ces divers problèmes, et complétera le panorama du domaine de la Guerre Electronique. En conclusion, une table ronde permettra de faire le point sur l'avancement et les perspectives des principaux outils de simulation numérique pour l'électromagnétisme.

 

Comité de programme : B. Aknin (MBDA), A.Bellion (CNES), Y. Beniguel (SEE, IEEA), G. Bobillot (Onera), C.Carel (TCF), F. Christophe (Onera, SEE), E. Duceau (EADS-IW), JC. Gautherot (SEE), JL. Guiraud (SEE, ISAE), V. Gobin (Onera), G. Kubicke (DGA), P.Lalande (DGA), G.Leflour (Dassault), G.Mazé-Merceur (CEA), M. Nouvel (TSA, SEE), B. Pecqueux (CEA), P. Pouliguen (DGA), P. Ratajczak (Orange Lab), O.Vacus (CEA)

 

Organisateurs: SEE*, DGA ; ISAE ; ONERA

(*) :Groupe Régional Midi-Pyrénées en liaison avec le Club Technique Systèmes d'Observation

 

Point de contact: jlguird [at] isae.fr

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 12:55
First Tranche 4 Rafale Fighter Jet Delivered With New Generation Sensors

September 27, 2013. David Pugliese Defence Watch

 

From the DGA, the French procurement agency:

 

On September 12, 2013, the French defense procurement agency (DGA: Direction Générale de l’Armement) officially took delivery of the first Rafale issued from the “Tranche 4” production batch, which covers the production of 60 aircraft. All of them will be equipped with new-generation, advanced sensors, and, therefore, will be the most advanced Rafales delivered to the warfighters.

 

These new sensors are:

 

· the RBE2 Active Electronically-Scanned Array (AESA) radar;

· the DDM-NG 1 missile warning system;

· the Front-Sector Optronics (FSO) “IT” (Identification and Telemetry).

 

Thus, the new Rafale “Tranche 4” is the most advanced Rafale (to date) delivered to the warfighters.

 

Indeed, the Rafale is the only European combat aircraft in operational service to incorporate today the cutting-edge “AESA” radar technology. The RBE2 AESA brings the Rafale a number of key operational benefits:

 

· extended range capabilities supporting low-observable target detection and full use of new weapon systems such as the Meteor air-to-air missile;

 

· higher reliability for reduced maintenance and lower through-life support costs;

 

· greater waveform agility for SAR (Synthetic Aperture Radar) imaging and improved resistance to jamming.

 

The first Rafale “Tranche 4” delivered, the two-seater “B339”, is the 121st production aircraft and it landed at Mont-de-Marsan Air Force Base on September 17, 2013.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 12:03
DGA : une industrie de défense préservée - video

30.09.2013 Par  

 

Le délégué général pour l'Armement s'exprime sur le projet de la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019. Cette loi constitue, pour le ministère de la Défense, la première étape de la mise en œuvre des nouvelles orientations stratégiques publiées dans le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 11:13
A400M: "Le transport aérien militaire va entrer dans une nouvelle dimension"

30/09/2013 Par Valérie Lion - lexpansion.lexpress.fr

 

Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon explique à Lexpansion.com comment le projet de coopération européenne A400M a échappé de peu à l'échec, et souligne les atouts du nouvel avion.

 

La France réceptionne officiellement ce lundi, à Séville chez Airbus Military puis sur la base aérienne d'Orléans, son premier A400M. Très attendu, cet avion de transport militaire de nouvelle génération a été commandé à 50 exemplaires par Paris. Dernier grand programme de coopération européenne, il a bien failli ne jamais aboutir. Le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, explique pourquoi cet appareil devait absolument voir le jour.

 
Le premier exemplaire de l'A400M a été livré avec quatre ans de retard à l'armée française. Le programme a bien failli virer au fiasco. Quelles leçons en avez-vous tiré?

Sans l'implication forte des Etats clients, le programme aurait en effet pris fin en 2009. Mes homologues des nations partenaires (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Turquie, Belgique, Luxembourg, NDLR) et moi-même, nous nous sommes mobilisés pour éviter cela.

 

>> Lire: L'histoire mouvementée de l'A400M

 

Nos experts techniques respectifs ont retroussé leurs manches pour sortir un programme alors dans l'impasse. Les leçons à tirer sont multiples, à la fois sur l'empilement toxique des spécifications opérationnelles, sur le niveau de contrôle par le client des travaux industriels et, enfin, sur la nécessité d'organiser la répartition industrielle selon les compétences et non selon la nationalité... C'est aussi, je pense, une démonstration de plus qu'il est beaucoup plus simple d'initier des coopérations à deux, de définir clairement les règles du jeu ensemble avant d'élargir à d'autres partenaires.

 
Que va apporter cet appareil à l'armée française ? Quels sont les défis à relever lors de la mise en opération?

C'est un avion trois en un : il fait du transport tactique, en opérant depuis des pistes courtes et non préparées en milieu hostile, il fait du transport stratégique, avec un long rayon d'action, et du ravitaillement en vol. Avec l'A400M, le transport aérien militaire français va entrer dans une nouvelle dimension. Concrètement, il pourra convoyer directement sans escale vers des terrains sommaires à plusieurs milliers de kilomètres de la métropole un volume conséquent de soldats accompagnés de leur matériel. Sans parler de sa capacité à ravitailler en vol tous types d'aéronefs, y compris des hélicoptères.

Pour ce qui est des défis à relever, je vois principalement la mise en place d'un soutien en opérations le plus commun possible afin d'éviter les errements de programmes européens passés. Dans les mois à venir, nous allons amorcer cette logique avec un contrat de soutien franco-britannique dans le cadre du Traité de Lancaster House. Ce sera un très bon test et pour nos équipes un réel challenge.

 
Seul l'export permettra de rentabiliser ce programme très coûteux. Quelles sont les perspectives de ventes?

Il existe déjà un client export qui est la Malaisie. C'est logique, l'A400M constitue le meilleur compromis entre la capacité de transport stratégique d'un C-17 (construit par Boeing) et les qualités requises pour les missions tactiques, telles que permises par le C130J (construit par Lockheed Martin). Les clients potentiels sont notamment au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique.

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 07:55
La Bretagne au coeur de la cyberdéfense française

24/09/2013 Par Antonin Billet – bretagne.france3.fr

 

L'université de Bretagne Sud a ouvert une formation spécialisée cyberdéfense, à Vannes (56). Formés en alternance pour devenir ingénieurs, les étudiants sont assurés de trouver du travail. Leur profil intéresse aussi bien le monde civil que militaire.

 

La cyberdéfense est devenu un enjeu prioritaire pour les entreprises françaises et le ministère de la Défense. De plus en plus d’objets que nous utilisons quotidiennement : ordinateurs, téléphones portables, tablettes et même des automates industriels sont connectés à internet.

 

Cette ouverture sur le web est une force mais aussi une fragilité. Les pirates informatiques exploitent les défauts de conception des logiciels pour voler des informations, subtiliser de l’argent voire même détruire des données.

 

Selon plusieurs estimations, la France a besoin de 1 000 ingénieurs par an pour sécuriser ses systèmes informatiques. Une nouvelle formation vient d’être créée à Vannes (56), par l’université de Bretagne Sud.  Cette formation est unique en France et a été créée en partenariat avec de grandes entreprises françaises et les services du ministère de la Défense consacrés à la sécurité informatique.

 

Ils sont 27 élèves sur 200 candidats à avoir intégré cette première promotion cyberdéfense de l’ENSIBS. Et tous sont assurés de trouver du travail à la sortie de leur formation où ils obtiendront le titre d'ingénieur, que ce soit dans le civil, mais aussi dans le domaine de la Défense Nationale.

 

La Défense Nationale recrute

 

A Bruz, près de Rennes (35), se trouve la DGA Maîtrise de l’Information. C’est le centre d’expertise français en matière de guerre électronique. Le site fait une centaine d’hectares, compte une trentaine de bâtiments et 1 250 personnes y travaillent.

 

Parmi eux, environ 200 ingénieurs spécialistes de la sécurité des réseaux informatiques. Un effectif qui va doubler d’ici 2017, c’est l’un des rares secteurs de la Défense Nationale qui ne connaît pas de réduction de budget. Bien au contraire : de 10 millions d’euros, le budget de recherche et développement va passer à 30 millions d’euros !

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 16:55
Défense : bientôt un robot pour remplacer les militaires?

Le projet de robot terrestre polyvalent de la direction général de l'armement pourrait peser une tonne. Bien plus lourd que les petits robots de surveillance déjà très répandus...

 

25/09/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le ministère de la Défense réfléchit à un futur robot à tout faire pour l'armée de terre. Ce système aura pour mission de préserver la vie de nombreux combattants engagés dans des milieux très hostiles. Et se substituera aux militaires pour les missions les plus dangereuses.

 

De la science fiction à la réalité, l'écart se resserre de plus en plus dans les armées. Et la guerre change de visage... ou plutôt l'homme cède peu à peu sa place aux robots. Après les drones, les avions sans pilote, le ministère de la Défense réfléchit aujourd'hui à un futur robot à tout faire pour l'armée de terre, un système dont la première mission sera de préserver la vie de nombreux combattants engagés dans des milieux très hostiles.

Car ce robot devra tout bonnement remplir, selon la DGA, les missions les plus dangereuses de surveillance, de reconnaissance et de renseignement. Et clairement, il se substituera aux combattants pour ces missions opérationnelles en les éloignant des zones les plus exposées.

Pour le moment, ce robot-là n'existe pas encore. Mais la DGA a récemment lancé des demandes d'informations sur un programme de robot terrestre polyvalent (RTP) auprès des industriels afin d'évaluer la faisabilité du ou des projets sur un plan technique et financier. "La DGA sollicite les acteurs de l'industrie pour s'informer des solutions techniques existantes", précise la DGA.

 

Un programme de recherche amont (R&T)

C'est un projet de prospective du ministère de la Défense rattaché à la préparation de l'avenir sur les futurs équipements des militaires français, en l'occurrence, l'étape 2 du programme Scorpion. "Il faut être prêt et disposer des briques technologiques le jour où un programme pourrait être lancé", explique-t-on à la DGA. Dans ce cadre, les demandes d'information doivent permettre de réunir des éléments nécessaires à la détermination de solutions techniques répondant au besoin opérationnel des armées.

Avec cette démarche, la DGA souhaite acquérir "une meilleure connaissance des solutions techniques mises en œuvre dans le domaine de la robotique terrestre, en particulier en ce qui concerne les technologies et architectures existantes pour les plates-formes robotiques capables de réaliser des missions opérationnelles variées".

 

Le "zéro mort" en ligne de mire

Derrière ce robot, se cache d'abord le principe du "zéro mort" qui dictait il y a peu de temps encore la conduite des responsables politiques. C'est un peu moins le cas après les opérations en Afghanistan, Libye et Mali même si les pertes humaines sont toujours à déplorer.

"La place de l'homme dans la boucle de décision peut varier entre téléopération et supervision de robots autonomes selon les fonctions opérationnelles concernées et la maturité des technologies disponibles", explique la DGA. "La robotique doit faciliter le travail du combattant, lui éviter du stress supplémentaire et des efforts additionnels inutiles et dangereux sur le champ de bataille", explique un expert.

Quelle utilisation du RTP ? Elle consiste d'abord à limiter au maximum l'exposition du soldat aux dangers du champ de bataille. Soit remplacer le combattant par le robot. La seconde utilisation est d'augmenter les capacités du soldat et de son unité combattante, à l'image des robots porteurs de lourdes charges en zone de combat au service du soldat. Les Américains disposent déjà de ce type de robots « mules ». Enfin, la troisième utilisation comprend la réalisation de tâches pénibles ou répétitifs.

 

Lire aussi >> Lire aussi Bruno Bonnell : "Le robot, c'est l'homme augmenté"

 

Des missions "de type mule ou transport de matériels"

Les missions sont essentiellement des missions de types surveillance, reconnaissance et renseignement sur des zones de grandes superficie avoisinant plusieurs dizaines de km², ainsi que des missions "de type mule ou transport de matériels". Ou encore des missions d'infiltration pour observer avant d'entrer dans un milieu hostile ou difficile, à l'exemple d'un souterrain occupé par l'ennemi.

Au-delà de l'emploi de ces robots, des questions éthiques se posent pour les responsables civils et militaires. "Qui prend la décision d'utiliser des armes létales avec des systèmes autonomes équipés pour tuer ?", interroge cet expert. 

Le RTP pourra servir à évaluer l'intérêt de la robotique pour d'autres missions telles que la cartographie, l'ouverture d'itinéraires et l'illumination de cible. La détection et la destruction d'explosifs pourrait également faire parties des tâches de prédilection des robots. Des robots qui devront avoir 100 % de fiabilité et d'efficacité dans des conditions d'emploi sévères. En outre, l'autonomie est une attente majeure sur le champ de bataille.

 

Des architecture logicielles ouvertes

Pour la DGA, "la robotique n'est pas une fin en soi mais une nouvelle technologie de plus en plus disponible pour les forces et dont l'intérêt et la faisabilité de mise en œuvre au sein du combat embarqué ou débarqué, en zone ouverte ou urbaine doivent être analysés et démontrée".

Cette future capacité couvre aussi bien les robots terrestres que les drones miniatures, qui seront associés aux blindés ou aux fantassins dans le combat rapproché, ainsi que les capteurs sol autonomes pour le contrôle de zone à distance.

Dans ce contexte, le RTP doit posséder des capacités de mobilité et d'endurance adaptées au plus grand nombre d'environnements urbains et péri-urbains, aussi bien en métropole que sur les divers théâtres d'opérations. Il doit également offrir des architectures mécanique et logicielle suffisamment ouvertes et modulaires pour accueillir de nouvelles capacités fonctionnelles adaptées à la réalisation de missions opérationnelles ciblées.

"Cette ouverture et cette modularité sont également essentielles aux travaux d'analyse et d'évaluation de concepts novateurs d'autonomie décisionnelle", explique la DGA, qui souhaite étudier "l'ensemble des modes d'interactions possibles opérateurs/robots en fonction du niveau d'autonomie et de la mission".

 

Deux personnes pour piloter ce robot

La masse visée pour ce système est de l'ordre de la tonne, "moins si possible (500 kg) et dans tous les cas inférieure à deux tonnes", indique la DGA. La mobilité du RTP, qui devra être utilisable de jour comme de nuit, est adaptée aux environnements urbains et périurbains. "Cela sous-entend des capacités de mobilité sur route bitumée et sur tout chemin, voire tout terrain au sein d'environnements déstructurés", précise la DGA.

Le RTP ainsi que son poste de contrôle commande est transportable par voie routière pour être acheminé sur un théâtre d'opérations. L'effectif prévu pour la mise en œuvre du RTP est de deux personnes, hors pilote de sécurité. Le système offre une couverture de 360° autour du Poste de Contrôle commande pour sa liaison de données. La portée de liaison visée est de l'ordre de 3.000 mètres en milieu ouvert et de 1.000 mètres en milieu urbain.

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 16:55
Loi de programmation : bras de fer entre DCNS et la DGA

La loi de programmation militaire fragilise un millier d\'emplois, selon Patrick Boissier, le patron de DCNS.

 

20.09.2013 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Les grands industriels sont inquiets des conséquences sociales. Les propos de DCNS devant les députés fortement critiqués à la DGA.

 

Auditionnés depuis vendredi par la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, les PDG des grands fournisseurs de l'armée ont dressé un tableau sombre des années à venir, faute d'une marge de manoeuvre financière suffisante dans la prochaine loi de programmation militaire. Mais l'un d'entre eux a visiblement raté son oral, et pas vis-à-vis des députés.

 

Au sein de la DGA, les propos tenus mercredi par Patrick Boissier, le patron de DCNS, ont laissé des traces, au point de tendre sérieusement les relations entre le groupe naval militaire et son client numéro un. Défaut d'anticipation, volonté de créer un rapport de forces, manque d'efficacité à l'exportation, absence de projet d'alliance : les critiques fusent. « Mordre la main de celui qui apporte plus de 70 % du chiffre d'affaires, c'est assez peu élégant, mais on est habitué », résume un responsable, passablement remonté.

 

Diable ! Qu'a dit Patrick Boissier pour mériter un tel retour de bâton ? Il a chiffré les surcoûts financiers et l'impact sur l'emploi des réductions de cadences prévues sur deux gros programmes du groupe, les sous-marins Barracuda et les frégates multimissions FREMM. Au total, la facture peut grimper jusqu'à 1,2 milliard d'euros et menacer un millier d'emplois (« Les Echos » d'hier).

 

Conséquences sociales

 

Avec plus ou moins de détails, les autres PDG auditionnés n'ont pas caché non plus que la loi de programmation aura (où a déjà, dans le cas de Thales) des conséquences sociales. Mais pour DCNS, la pilule ne passe pas à la DGA. Déjà, la séance plénière des universités d'été de la Défense, mardi à Pau, avait été l'occasion d'une passe d'armes entre Patrick Boissier et Laurent-Collet Billon, le délégué général pour l'armement.

 

Même si la LPM préserve les bureaux d'études et entend limiter la casse industrielle, « on a toujours dit que les réductions de programmes entraîneraient des conséquences sur l'emploi. Patrick Boissier aurait dû l'anticiper », poursuit-on au sein de la DGA. En clair, il n'y aura pas un euro de plus. Vouloir défendre son volume d'activité est donc illusoire.

 

La critique porte aussi sur la performance de DCNS à l'export. La corvette Gowind ne s'est vendue qu'une fois, en Malaisie. Même chose pour la FREMM (lire ci-dessous). Le « percolage » avec Thales, actionnaire à 35 %, n'a pas eu lieu. En clair, DCNS ne s'appuie pas assez sur les équipes de son actionnaire dans le monde. Quant au projet de société de location pour aider à vendre des navires à l'étranger, « c'est complètement bidon. Il y a bien une réflexion, mais c'est uniquement pour voir si la France aurait intérêt à louer certains matériels ».

 

Contacté, DCNS n'a pas souhaité commenter..

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 12:55
Julia Maris, prend en charge les Relations institutionnelles de Thales Alenia Space

16.09.2013 Mariama Diallo - journal-aviation.com

 

Julia Maris, 38 ans, devient vice-présidente chargée des Relations institutionnelles de Thales Alenia Space. Elle entre en fonction dès aujourd’hui, lundi 16 septembre.

 

Sa carrière

 

Julia Maris commence sa carrière à la Direction Générale de l’Armement (DGA) en tant que chargée de mission au sein de la direction des ressources humaines. En 2003, elle intègre l’ENA et effectue un stage à Bruxelles, à la Commission européenne, comme conseillère, au sein du Cabinet de Chris Patten, commissaire européen chargé des relations extérieures. Son diplôme en poche en 2005, elle occupe pendant deux ans le poste de chef du Bureau du Droit international, à la direction des Affaires juridiques du ministère de la Défense.

 

En 2007, Julia Maris quitte le ministère de la Défense pour devenir chargée de Mission à la commission en charge de l’élaboration du Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale. De 2008 à 2012, elle rejoint le monde de l’entreprise au poste de directrice du Marketing, du Développement et des Relations extérieures du groupe DCI (Défense Conseil International).

 

Depuis mai 2012, Julia Maris était conseillère pour les Affaires européennes du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

Julia Maris est également diplômée de Sciences Po (IEP) Grenoble (1996) et de l’IEP Paris (1997).

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 16:55
Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian et le CEMA, Amiral Edouard Guilaud.

Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian et le CEMA, Amiral Edouard Guilaud.

16.09.2013 Par Nathalie Guibert – LeMonde.fr

 

Ce n'est pas le divorce, mais une sérieuse incompréhension s'installe entre les militaires et le pouvoir politique. L'exécutif a beau saluer le succès des opérations extérieures, Mali en tête, dans les coulisses, sa réforme des armées ne passe pas. Au coeur du différend : la réduction des prérogatives du chef d'état-major des armées (CEMA), au profit du ministre et de ses grands adjoints civils – le secrétaire général pour l'administration (SGA, patron des finances et des ressources humaines) et le délégué général pour l'armement (DGA, responsable des programmes d'équipement).

 

"Le ministre doit être maître chez lui", a résumé Jean-Yves Le Drian. La volonté de François Hollande de rééquilibrer les institutions justifie ce changement. La pratique des années Sarkozy pèse – bien au-delà des circuits courts que la Constitution crée entre le chef de l'Etat et son chef d'état-major, les ministres ont été ostensiblement "sortis de la boucle".

 

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 11:55
Une nouvelle plate-forme de télé-expertise entre les hôpitaux militaires et les troupes en opex

11.09.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
 

Cassidian, associé à l'entreprise ETIAM (entreprise rennaise spécialiste de la téléimagerie médicale), a signé un contrat avec la DGA. Ce contrat porte sur la fourniture d’une plate-forme de télé-expertise reliant les unités déployées hors de métropole et les 9 hôpitaux d’instruction des armées (Paris, Metz, Saint-Mandé, Clamart, Brest, Lyon, Bordeaux, Marseille et Toulon).

ETIAM va donc déployer son ETIAM-Connect dans un environnement militaire; ce service de téléimagerie médicale qui permet d’échanger tous les types d’examens d’imagerie médicale est toutefois déjà utilisé depuis 2007 par le service de radiologie du Service de Santé des Armées où l'on on parle d'ISSAN (Info Structure Santé).

Pour l'entreprise rennaise, ce contrat représente un CA de plus de 2 Millions d'€. Selon l'entreprise, "plus de dix personnes ont été récemment embauchées et ce projet va avoir des retombés pour des SSI rennaises qui vont y contribuer".

etiam2.jpg Cette liaison utilisant les réseaux de transmissions militaires satellitaires va permettre aux personnels du SSA en opex, ou déployés sur certains bâtiments de la Marine nationale ou encore sur une dizaine de sites prépositionnés à travers le monde, d’effectuer des transmissions et des réceptions protégées de données cryptées telles que des radios ou des scanners, avec les experts médicaux de l’un des 9 hôpitaux militaires métropolitains français.

La mise en place de cette plate-forme est prévue pour 2015.

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