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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 19:55
Le 1er Falcon 50 gouvernemental transformé pour la surveillance maritime

Le 1er Falcon 50 gouvernemental transformé pour la surveillance maritime

 

 

12/09/2013 DGA

 

La direction générale de l'armement (DGA) a réceptionné le 6 septembre 2013 le premier d’une série de quatre Falcon 50B gouvernementaux transformés en avions de surveillance maritime. Ce Falcon, devenu 50 MS, va désormais rejoindre la flotte de quatre Falcon 50 MI et de cinq Falcon 200 Gardian de la marine nationale dédiée à la recherche et au sauvetage en mer, au contrôle des zones de pêche et à la lutte contre les trafics clandestins.

 

Avec une autonomie de plus de 6 000 kilomètres et une vitesse de 850 km/h, le Falcon 50 est complètement adapté aux missions de surveillance maritime. Afin de renforcer la flotte dédiée, il a été décidé que quatre de ces appareils initialement en service dans l’escadron gouvernemental de transport, d’entrainement et de calibration (Etec) seraient modifiés par Dassault Aviation et reversés à la marine nationale. C’est donc le premier de ces aéronefs reconvertis que la DGA vient de réceptionner au début du mois de septembre.

 

La transformation opérée par l’industriel a notamment consisté en l’installation de baies d’observation, d’un système de mission principalement constitué d’un radar « Ocean Master », d’un dispositif rétractable de vision nocturne par imagerie infrarouge et d’une console opérateur en cabine. 

 

L’appareil s’est également vu doté du matériel de communication adapté et identique à celui équipant les autres avions de surveillance maritime. Les trois autres Falcon 50Ms seront livrés d’ici 2015.

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 11:55
photo MP MAUPILE Marine Nationale

photo MP MAUPILE Marine Nationale

Salon DSEI, Londres, le 10 septembre 2013 - Sagem (Safran)

 

Leader européen des technologies et systèmes de navigation, Sagem (Safran) vient de se voir confier par la DGA le marché de modernisation du Système Inertiel de Navigation et d’Alignement (SINA) du porte-avions Charles-de-Gaulle.

 

Conduit sous la maîtrise d’œuvre de Sagem, ce programme de modernisation prévoit le remplacement des centrales inertielles d’origine à cardans (MiniCIN) par de nouvelles centrales à très haute précision de type SIGMA 40 à gyrolaser.

 

Sagem (Safran) modernise le système de navigation et d’alignement du porte-avions Charles-de-Gaulle

Sagem fera évoluer progressivement le système de navigation Charles-de-Gaulle, en fournissant :

    les données de navigation, de guidage et d’attitude, en temps réel aux nombreux systèmes du bord ;

    les données permettant aux avions Rafale d’aligner leurs centrales de navigation à gyrolaser, également fournies par Sagem.

 

Sagem poursuit ainsi sa coopération avec DCNS en matière d’intégration d’équipements de navigation à hautes performances valorisant les capacités de ses systèmes d’armes et de combat embarqués. Ce savoir-faire repose sur la validation de fonctions nouvelles, la garantie de performances tout au long du cycle de développement et de production, le tout dans le respect impératif des délais octroyées par les périodes d’entretien du Charles-de-Gaulle.

 

A l’issue de ce programme, le Charles-de-Gaulle disposera d’un système de navigation équivalent à ceux de bâtiments neufs déjà équipés de SIGMA 40 de Sagem : bâtiments de projection et de commandement Mistral, frégates Horizon et Aquitaine (programme FREMM) et futurs sous-marins nucléaires d’attaque classe Suffren du programme Barracuda.

* * * *

 

Sagem, société de haute technologie du groupe Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

 

Pour plus d’informations : www.sagem-ds.com

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 14:55
Rôle et l’organisation de la DGA en matière de cyberdéfense

10 juillet 2013 - Commission de la défense nationale et des forces armées

 

Compte rendu n° 85 Séance de 16 heures 30 Mercredi 10 juillet 2013

 

Audition de l’ingénieur en chef de l’armement Guillaume Poupard, responsable du pôle de sécurité des systèmes d’information à la Direction générale de l’armement, sur le rôle et l’organisation de la DGA en matière de cyberdéfense, ainsi que sur les perspectives ouvertes en la matière par le Livre blanc.

 

La séance est ouverte à seize heures trente.

 

Mme la présidente Patricia Adam. La cyberdéfense sera l’un des grands enjeux des années à venir : nous voulions donc vous entendre dans le cadre de la préparation de la prochaine loi de programmation militaire.

Ingénieur en chef de l’armement Guillaume Poupard, responsable du pôle de sécurité des systèmes d’information à la Direction générale de l’armement. Merci de me donner l’occasion d’expliquer ce que fait la direction générale de l’armement (DGA) en matière de cyberdéfense. Ce n’est pas un sujet neuf, mais il évolue très rapidement. Nous nous efforçons d’avoir tous les moyens techniques pour suivre ces menaces et y répondre.

Je commencerai par dire quelques mots de notre organisation. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), dirigée par M. Patrick Pailloux et placée sous l’autorité du Premier ministre, s’occupe de toutes les questions interministérielles, et épaule de plus en plus ceux que nous appelons des « opérateurs d’importance vitale », publics ou privés, dont la sécurité est essentielle pour la Nation. Elle se charge à la fois des aspects techniques et opérationnels.

Le ministère de la Défense est un peu à part, car le nombre de systèmes qu’il doit protéger est considérable – qu’il s’agisse de systèmes classiques comme des réseaux informatiques, installés sur notre territoire ou déployés en opérations extérieures, ou de systèmes d’armes, potentiellement vulnérables. Au sein du ministère, une mission opérationnelle est chargée de répondre aux attaques ; elle est dirigée par le contre-amiral Arnaud Coustillière et notamment armée par le CALID, centre d’analyse en lutte informatique défensive. Le pendant technique de cette mission opérationnelle est confié à la DGA, au pôle « sécurité des systèmes d’information » dont je suis le responsable et qui traite plus largement de tous les aspects de la cyberdéfense et de la cybersécurité en général. Ce pôle technique est en grande partie installé à Bruz, près de Rennes, au centre DGA Maîtrise de l’information, qui concentre de vastes capacités d’expertise dans divers domaines liés aux technologies de l’information. Cette séparation entre technique et opérationnel fonctionne très bien dans la pratique ; nous entretenons des liens forts, quotidiens, qui vont jusqu’à des échanges de personnels.

Nos liens avec l’ANSSI sont forts et anciens : il n’y a pas là de séparation entre civils et militaires. Nous travaillons ensemble pour concevoir et réaliser des produits de sécurité, notamment en réponse à des besoins de souveraineté, en matière de cryptographie par exemple. Le développement est réalisé par la DGA, avec des industriels et l’approbation, en vue de classification défense, est faite par l’ANSSI : cette organisation est bien rodée.

Nous travaillons évidemment avec d’autres ministères ainsi qu’avec des laboratoires de recherche. La coordination de tous ces acteurs nous permet, nous l’espérons, d’apporter une réponse efficace aux enjeux de cyberdéfense.

Une partie de nos activités relève de la sécurité des systèmes d’information classiques : il s’agit de spécifier des besoins en termes de protection de l’information au sein des réseaux pour les Forces, mais également pour répondre aux besoins interministériels. Nous développons ensuite les produits que l’on ne trouve pas sur étagères, en raison de leur niveau d’assurance élevé qui leur permet de protéger de l’information classifiée de défense. Pour reprendre l’exemple cité précédemment, nous concevons nos propres mécanismes de cryptographie : c’est un domaine très sensible et la France fait partie des quelques pays au monde à même de mener à bien ces tâches. Il en va de même pour les composants électroniques de sécurité, que nous savons produire nous-mêmes, ce qui est indispensable pour construire des systèmes vraiment fiables. En relation étroite avec certains industriels de confiance, nous réalisons donc ces équipements qui permettent de sécuriser les systèmes d’information comme les systèmes d’armes.

Par ailleurs, nous nous efforçons d’améliorer notre connaissance de la menace, afin de l’anticiper au mieux. En matière de cyberdéfense, il faut être extrêmement modeste : il est difficile de se protéger des menaces que l’on ne connaît pas. Nous sommes plus sûrs de nous dans certains domaines comme la cryptographie où nous sommes capables aujourd’hui de construire des algorithmes que nous savons être très robustes grâce à des systèmes de preuves mathématiques. Dans le domaine des attaques informatiques en général, il n’y a pas « d’échelle de mesure » : nous essayons de nous défendre des menaces que nous connaissons, et c’est déjà beaucoup. C’est pourquoi nous nous efforçons de bien connaître la menace potentielle et d’anticiper les attaques et restons donc plutôt optimistes.

Enfin, nous avons absolument besoin de disposer d’industriels de confiance capables de réaliser nos systèmes : c’est un aspect que l’on ne peut pas laisser au hasard. Nous finançons donc des travaux de recherche et développement (R&D). Nous travaillons avec des laboratoires académiques – la recherche est riche en France dans le domaine de la sécurité – en finançant des thèses et des travaux de recherche au moyen de conventions. Nous soutenons également des PME : les projets RAPID (régime d’appui à l’innovation duale) les aident à développer des technologies innovantes, qui deviendront des solutions intéressantes pour demain. Ces projets RAPID représentent environ trois millions d’euros par an dans le domaine de la cyberdéfense. Enfin, de longue date, la DGA finance des « études amont » : ce sont des contrats de R&D que nous passons avec des industriels et des laboratoires académiques et qui nous permettent de préparer le futur, d’identifier des risques ou de lever des verrous technologiques, afin de dégager de nouvelles voies de développement et de monter en gamme. Ils sont, en matière de cybersécurité, en croissance très forte : il y a deux ans, nous étions à 10 millions d’euros par an ; notre budget sera pour cette année d’environ 22 à 23 millions d’euros ; à court terme, nous pensons atteindre 30 millions d’euros par an. M. le ministre a confirmé l’importance de ces études lors de sa récente visite à Rennes.

Notre premier sujet d’intérêt est la sécurité des systèmes d’information et de communication. Notre niveau de maîtrise nous rend relativement confiants. Nous travaillons beaucoup, en particulier, sur l’architecture des réseaux.

Nous travaillons aussi sur la sécurité des systèmes d’armes, qui évolue très rapidement : ces systèmes sont de plus en plus complexes, de plus en plus interconnectés et intègrent de plus en plus souvent des briques technologiques acquises sur étagères car on ne peut plus tout redévelopper, et ce ne serait de toute façon pas efficace. Ces systèmes sont donc dans le principe de plus en plus vulnérables à des attaques qui viendraient de l’extérieur et qui toucheraient des composants utilisés dans le domaine civil comme dans le domaine militaire. Sur les anciens systèmes d’armes, nous sommes assez sereins, la notion de cyberattaque ne s’appliquant que difficilement, et nous travaillons donc à parer les attaques potentielles sur les nouveaux matériels, même si elles devaient venir d’adversaires de très haut niveau.

Le troisième domaine sur lequel nous travaillons est celui des systèmes industriels, parfois appelés SCADA (supervisory control and data acquisition, c’est-à-dire télésurveillance et acquisition de données). L’affaire Stuxnet, du nom de l’attaque présumée contre les centrales d’enrichissement iraniennes, a montré la réalité de ces menaces. Ces systèmes industriels sont en effet présents partout, chez les opérateurs privés, mais aussi dans tous les équipements civils ou militaires : un navire militaire compte aujourd’hui de très nombreux automates directement issus du domaine civil, qu’il faut protéger. Nous travaillons également sur les infrastructures accueillant ces plateformes militaires.

Les questions de cybercriminalité – toutes les attaques assez simples techniquement contre des systèmes relativement peu protégés, comme les escroqueries ou les attaques de systèmes sur l’Internet – ne sont en revanche pas de notre ressort. Nous nous intéressons à des systèmes durcis, relativement fermés, qu’il faut protéger d’attaquants de très haut niveau.

En termes de moyens, nous avons essentiellement besoin d’experts très pointus. Nous sommes en très forte croissance : à la fin de l’année 2010, nous disposions de 160 personnes ; nous sommes aujourd’hui 260. La limite à laquelle nous nous heurtons est notre capacité à intégrer et à former les nouvelles recrues de façon efficace. Nous avons la grande chance de disposer des moyens pour les recruter et de pouvoir trouver les bonnes personnes : on dispose en France, aujourd’hui, d’ingénieurs de très haut niveau. Nous espérons dépasser les 400 experts en 2017, ce qui est cohérent avec la montée en puissance de l’ANSSI et des effectifs opérationnels dirigés par le contre-amiral Coustillière.

L’enjeu essentiel est finalement de mener un travail d’architecture intelligent. Nous intervenons lors de la conception des programmes d’armement pour intégrer dès le départ les questions de sécurité, y compris dans les systèmes d’armes, ce qui est assez nouveau dans certains domaines. L’idée est de dessiner pour ces systèmes une architecture d’ensemble qui permettra de les protéger et de les défendre : certaines briques pourront être prises sur étagères, en France ou même à l’étranger, comme des logiciels libres que nous modifions en fonction de nos besoins ; d’autres briques devront être conçues par des industriels de confiance ; d’autres enfin, aujourd’hui assez rares, devront être réalisées en maîtrise d’œuvre étatique, car elles forment le cœur du système. Nous réalisons ainsi nous-même les algorithmes de cryptographie, car sans eux, l’ensemble du système peut s’effondrer. Tout le travail est de concilier un niveau de confiance élevé avec des niveaux d’efficacité, de coût, de délais, compatibles avec les exigences des programmes d’armement.

Mes équipes comptent donc une cinquantaine d’architectes directement au contact des programmes et qui pensent la sécurité à toutes les étapes du développement d’un système. Cela concerne aujourd’hui tout ce qui est développé par la DGA : aucun domaine n’est épargné par les questions de cyberdéfense.

Nous nous appuyons pour cela sur des industriels. La France a aujourd’hui la chance de compter des industries de grande taille et performantes dans ce domaine – c’est rare. Nous sommes également riches en PME dynamiques. Enfin, beaucoup de personnes sont mobilisées à titre personnel dans le domaine de la cyberdéfense – je pense notamment à la réserve citoyenne, qui compte désormais un groupe de réservistes spécialisés en cyberdéfense, dont le coordinateur national est Luc-François Salvador, et dont l’engagement est remarquable.

Le Livre blanc l’a clairement dit : la cyberdéfense est un sujet de souveraineté. Cela ne signifie pas du tout un repli sur soi : cela montre au contraire que nous devons être autonomes et forts pour être crédibles vis-à-vis de nos grands partenaires – ce sont eux qui nous en ont avertis, d’ailleurs. Nous devons être capables, seuls, de protéger nos secrets - étatiques ou industriels – pour être des partenaires avec lesquels on n’aura pas peur d’échanger des informations sensibles et donc pour nouer des alliances.

L’ouverture aux autres se fait ensuite le plus souvent par le biais opérationnel, de préférence de manière bilatérale d’abord, puis avec des partenaires plus nombreux. Évidemment, c’est plus complexe : garder des secrets à vingt-huit, c’est une évidence, n’est pas facile. Mais il est important de mener des opérations multilatérales : les menaces concernent rarement un seul pays. La coopération, au niveau de l’OTAN comme de l’Union européenne, est donc tout à fait essentielle.

En matière de cyberdéfense, il n’est pas inutile d’avoir peur : les dégâts pourraient être considérables. Il faut sonner l’alarme – sans tenir un discours purement anxiogène car le but n’est pas de décourager. Mais il faut vraiment prendre ces menaces au sérieux avant d’être confronté à une catastrophe. Je ne suis pas pessimiste sur ce point : il me semble que beaucoup de gens prennent conscience de l’importance de ces enjeux, notamment en matière de souveraineté.

Je voudrais enfin dire quelques mots de la formation. La France forme aujourd’hui des ingénieurs et des docteurs de très haut niveau. En revanche, aux niveaux inférieurs, nous manquons de filières de formation. Des initiatives sont en cours, notamment dans la région Bretagne. Plus généralement, il faudrait mieux prendre en charge la formation de tous à ce que Patrick Pailloux appelle « l’hygiène informatique ». Les cyberattaques sont rarement totalement automatisées ; le facteur humain est essentiel. Il faut donc adopter des règles élémentaires de sécurité – ne pas utiliser une clé USB dans un ordinateur personnel puis professionnel, ne pas utiliser des moyens professionnels à des fins personnelles et inversement, ne pas utiliser le même mot de passe partout… Ce n’est pas si facile : nous faisons tous des erreurs de sécurité. Ce travail sur l’hygiène informatique est pourtant essentiel ; il faut le mener dans les entreprises, mais aussi dès l’école.

M. Jean-Michel Villaumé. Ces enjeux sont très présents dans le Livre blanc et le seront aussi, je l’espère, dans la LPM. Vous semblez plutôt rassurant sur la cyberdéfense : développez-vous aussi des capacités d’attaque ?

Quels sont nos partenaires pour construire une Europe de la cyberdéfense ?

M. Guillaume Poupard. Le Livre blanc aborde la question des cyberattaques. Ce sont évidemment des sujets classifiés… Ce que je peux vous dire, c’est que les travaux de R&D concernent à la fois la défense et l’attaque : tout ce que l’on peut savoir sur les menaces et les technologies du cyberespace concerne aussi bien l’offensif que le défensif.

L’Europe est un sujet difficile. Nos maîtres d’œuvre industriels m’ont fait remarquer que bien qu’ils soient le plus souvent européens, on leur demande de cloisonner leurs travaux ; chaque pays leur demande de travailler « en silos », avec des équipes qui travaillent côte à côte. Mais si certaines choses relèvent vraiment de la souveraineté, d’autres pourraient utilement être mutualisées, notamment en R&D. Il faut donc certainement renforcer le dialogue entre les États, mais l’idée de passer par les industriels me paraît très intéressante, d’autant plus s’ils sont demandeurs.

M. Éduardo Rihan Cypel. La cyberdéfense relève à coup sûr de la souveraineté, mais il y a plusieurs niveaux de souveraineté : il faut protéger notre pays, mais aussi nos entreprises et nos libertés individuelles. Vous avez raison : avec des gestes simples, nous pouvons tous mieux protéger nos données personnelles. S’agissant des entreprises – toutes nos grandes entreprises ont, je crois, été attaquées –, quel est votre point de vue ? Faut-il prévoir de nouvelles normes ?

L’affaire Snowden le montre : il faut absolument construire l’Europe de la cyberdéfense, qui pourrait d’ailleurs constituer un moyen d’avancer vers une Europe de la défense. La France a, je crois, fait les choix qu’il fallait avec le Livre blanc, même si ces choix devront être confirmés par la LPM. Mais l’Europe adopte-t-elle une bonne stratégie en matière de cybersécurité et de cyberdéfense ? L’avance française peut-elle favoriser une prise de conscience plus générale ?

Où en sont les entreprises françaises ? Elles sont très dynamiques et en forte croissance, mais sont-elles assez nombreuses ? Sont-elles assez protégées ?

M. Guillaume Poupard. La souveraineté, vous avez raison, concerne aussi les entreprises et les particuliers.

La France vit une situation paradoxale : nous sommes très sensibles à la question des fichiers, et la CNIL a beaucoup travaillé pour éveiller les consciences ; mais nous utilisons énormément les différents réseaux sociaux… Il faut inlassablement rappeler que le droit à l’oubli n’existe pas en matière numérique. Rien n’est gratuit : « quand c’est gratuit, c’est vous le produit. » Il faut donc un effort de formation.

S’agissant des entreprises, la protection du patrimoine scientifique et technique est absolument essentielle.

Les grandes sociétés doivent se donner les moyens de protéger leurs informations. Beaucoup ont aujourd’hui pris conscience de la réalité des problèmes. La LPM comportera sans doute une obligation nouvelle de déclaration d’incident : cela me semble essentiel. Cela permettra aux services de l’État de mieux connaître les menaces et de mieux réagir.

Pour les PME, la situation est très différente : on ne peut pas demander à une PME de dix personnes d’embaucher trois spécialistes en informatique… Il faut donc leur proposer des solutions à leur portée, tant financièrement que techniquement. Aujourd’hui, des offres de clouds sécurisés sont lancées en France, d’ailleurs financés en partie par l’État : elles apporteront une solution d’infogérance sûre. Ces offres seront en concurrence avec des offres étrangères, certes très efficaces, mais auxquelles on ne peut pas accorder la même confiance. Des offres nationales, ou européennes, doivent exister.

Le niveau de sécurité de nos entreprises est aujourd’hui insuffisant, l’actualité nous le rappelle régulièrement. On dit en ce domaine qu’il y a les gens qui ont été attaqués et ceux qui ne le savent pas encore… Il faut être très modeste, et le fait qu’aucune alerte ne se déclenche n’est pas rassurant. Il faut « chercher les ennuis » – la plupart de ceux qui ont cherché à détecter des attaques en ont trouvé ! Il y a bien sûr des attaques plus ou moins graves, allant du site Internet défiguré à la copie de fichiers client, voire au vol de savoir-faire technologique.

S’agissant de l’Europe de la cyberdéfense, elle est aujourd’hui embryonnaire – c’est même un euphémisme. Mais certains pays sont volontaires, comme l’Estonie, qui a été durement attaquée. Nous devons donc trouver des partenaires pour avancer.

Mon sentiment est toutefois que beaucoup de pays ont déjà renoncé, et veulent être protégés plus qu’ils ne veulent prendre en main leur propre cybersécurité. C’est contre cette attitude qu’il faut aller, en leur faisant prendre conscience que beaucoup peut être fait au niveau européen.

M. Christophe Guilloteau. Comment se fait le lien entre les différentes unités qui s’occupent de cyberdéfense ? Nous sommes, je crois, au tout début d’une large prise de conscience sur ce sujet d’avenir : sera-t-il abordé au Conseil européen du mois de décembre ?

M. Guillaume Poupard. Par rapport à notre grand allié d’outre-Atlantique, nous avons la chance d’être petits : la coordination est plus facile… Le contre-amiral Coustillière a réussi à rassembler sous sa direction les équipes opérationnelles de cyberdéfense. Ensuite, il y a l’ANSSI et le pôle que je dirige, dont les experts techniques sont rassemblés à Bruz. Il n’y a donc pas d’éparpillement. De plus, nous soignons beaucoup la qualité humaine des échanges, afin de construire une communauté solidaire où, même si nous serons plus nombreux demain, on saura faire appel à la bonne personne, parce qu’on la connaît. Le CALID et l’ANSSI sont d’ailleurs depuis peu logés dans les mêmes locaux.

La cyberdéfense a été abordée au cours de presque tous les sommets internationaux depuis deux ans : il faut maintenant aller au-delà, et embrayer sur des choses concrètes. C’est plus difficile. Mais cela viendra.

M. Jean-Yves Le Déaut. Monsieur Poupard, vous avez eu raison de souligner qu’il était important de bien maîtriser le numérique, mais encore faut-il qu’existe une bonne gouvernance internationale de ce secteur. La jugez-vous satisfaisante aujourd’hui ? À mon sens, un pays, certes allié et ami, la domine.

Les systèmes sont de plus en plus interconnectés et deviennent donc davantage vulnérables ; dans quels domaines de ces systèmes devons-nous assurer notre souveraineté ? Les logiciels ne feraient-ils pas partie de ce champ stratégique, comme pourrait l’attester, dans le cas des drones, notre volonté de séparer la fourniture des équipements de celle de l’appareil ? Nous pouvons cependant douter de la possibilité d’effectuer une disjonction totale, surtout que nous n’aurons jamais accès aux codes sources de logiciels possédés par plusieurs structures. Or il est tout à fait possible de connaître le réseau et le flux d’informations dès que l’on est connecté à un système informatique.

Vous avez affirmé qu’il était positif que l’ANSSI et les militaires disposent d’un lieu pour se retrouver. Dans mon travail de rédaction du rapport pour avis sur l’environnement et la prospective de la politique de défense, j’éprouve des difficultés à percevoir les liens entre l’académie et le système militaire ; les relations avec l’université et l’institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) restent insuffisantes. Il est nécessaire de développer la recherche pour pouvoir bien connaître les menaces contre lesquelles nous devons lutter. Pensez-vous que la liaison avec la recherche civile soit assez développée et comment pourrions-nous la renforcer ?

M. Guillaume Poupard. Il ne m’appartient pas de me prononcer sur la question de la domination de l’Internet, d’autant que la réponse est évidente pour tout le monde.

L’Internet ne constitue pas pour nos applications militaires le support naturel de nos échanges d’informations. Cela serait pourtant pratique et peu cher, mais nous utilisons des satellites et des moyens de radio « propriétaires » – dont le développement s’avère coûteux – car ils nous procurent une confiance dans nos moyens de communication que l’Internet et le GSM ne nous garantissent pas.

Nous ne souhaitons pas maîtriser la conception de l’ensemble des matériels – depuis les transistors jusqu’aux applications logicielles – et, de toute façon, nous ne le pouvons pas. Le travail d’architecture que nous menons vise à déterminer ce qu’il nous faut développer nous-mêmes – ou commander à un partenaire industriel de confiance – pour maîtriser le système que l’on utilise. Nous ne fabriquons plus de microprocesseurs, mais nous produisons des composants électroniques de sécurité et nous intégrons les algorithmes cryptographiques que nous développons dans des puces dont nous surveillons la conception et la réalisation. C’est dans ces domaines que nous concentrons nos besoins de souveraineté ; nous maîtrisons donc certains éléments et nous analysons ce qui nous échappe, afin de disposer de systèmes globalement sécurisés. En outre, ce n’est pas parce que tout n’est pas maîtrisé que le système dans son ensemble ne disposera pas d’un bon niveau de sécurité. L’opinion commune selon laquelle la sécurité d’un système équivaut à celle du plus faible de ses composants s’avère heureusement fausse.

Nous maîtrisons mieux certains logiciels que d’autres, nous ne possédons pas toujours les sources, mais nous n’en avons pas toujours besoin, car leur lecture est complexe et leur lien avec le produit final pas toujours garanti. En revanche, il faut être capable de vérifier la qualité de certaines fonctions de sécurité, ce qui nécessite des compétences et le droit d’y procéder ; le code de propriété intellectuelle n’autorise en effet la rétroconception des logiciels que pour des raisons d’interopérabilité et non de sécurité. Une évolution légale autorisant l’État à effectuer cette rétro-analyse serait ainsi utile.

Nous travaillons au renforcement des liens avec la recherche académique et nous avons déjà développé des relations étroites avec l’INRIA – nous disposons ainsi d’une convention spécifique pour des thèses en cyberdéfense. Des financements de thèses dans des laboratoires tel que celui dit de haute sécurité informatique à Nancy existent par ailleurs, notamment dans le domaine de la virologie. Cela étant, il y a beaucoup de sujets intéressants, un peu moins de chercheurs de haut niveau – car le sujet de la cyberdéfense est récent dans le monde académique – et encore moins de doctorants pouvant ensuite être habilités dans le monde de la cyberdéfense française.

M. Sylvain Berrios. Un référentiel général d’interopérabilité (RGI) et un référentiel général de sécurité (RGS) pour l’ensemble de l’État ont été publiés il y a trois ans, mais il ne me semble pas que l’équivalent existe pour la sphère privée. Quelle est l’implication du ministère de la Défense et de vos services dans ce RGI et ce RGS ? Ceux-ci ont-ils bien été mis en place et respectés par les services de l’État ?

M. Guillaume Poupard. La mise en œuvre du RGS et du RGI dans le ministère de la Défense n’est pas du ressort de mes attributions, mais, si nous n’en appliquons pas systématiquement la lettre, nous en respectons l’esprit. Dans des conditions difficiles comme les opérations extérieures (OPEX), il convient parfois de déroger au RGS pour des raisons d’efficacité ou pour pouvoir travailler en coopération avec d’autres pays de l’OTAN. L’ANSSI est responsable de leur diffusion au sein de la sphère privée, mais nous sommes également concernés, puisque les industriels de défense font partie des opérateurs d’importance vitale (OIV) et que nous devons veiller à ce que les informations dont ils disposent soient protégées ; nous travaillons donc avec eux pour qu’ils mettent en place des méthodes efficaces de protection de leurs données et nous songeons d’ailleurs à élaborer une norme que l’on pourrait développer facilement sur la base du RGS.

M. Sylvain Berrios. Qu’en est-il de l’application du RGS dans les autres départements ministériels ?

M. Guillaume Poupard. Je ne connais pas la réponse à cette question.

Mme Marianne Dubois. Monsieur Poupard, quel est le budget de votre service ?

Les doctorants qui ne souhaitent pas vous rejoindre préfèrent-ils travailler dans le privé pour des raisons financières ?

M. Guillaume Poupard. Nous engageons trois millions d’euros par an pour le soutien aux PME en cyberdéfense. Nous pouvons sûrement faire davantage mais notre objectif est d’utiliser cette ressource financière de manière ciblée pour des acteurs motivés. Ceux-ci sont de plus en plus nombreux et le dispositif devrait par conséquent monter en puissance.

Dans le domaine des études réalisées en amont des projets – principal outil financier à ma disposition –, je suis satisfait des moyens dont je dispose puisqu’ils ont triplé et sont passés de 10 à 30 millions d’euros ; cet effort considérable – même si nous partions d’un niveau relativement faible face aux enjeux – prouve que nous sommes écoutés. Notre principal point de vigilance concerne notre capacité à engager ces crédits de manière efficace et il nous faut développer des idées novatrices avec les bons acteurs académiques et industriels.

Nous développons et achetons également les équipements des forces et la loi de programmation militaire (LPM) devrait fortement augmenter nos moyens en la matière. Notre tâche consiste à nous assurer que des équipements adaptés sont fournis aux utilisateurs.

Nous ne rencontrons pas de difficultés pour recruter des personnes d’excellent niveau et nous avons même attiré des individus dotés d’un CV pouvant rendre envieux n’importe quel géant du numérique. Nous les embauchons à un salaire probablement moins élevé que ce qu’ils pourraient percevoir outre-Atlantique, mais nous leur offrons un environnement de travail de qualité et surtout des sujets passionnants qui ne se retrouvent pas ailleurs. Nous faisons le pari que l’intérêt du métier suffit pour continuer d’attirer de très bons éléments.

Lorsque l’on est diplômé en informatique et que l’on peut trouver du travail en quelques jours, débuter une thèse exige de posséder un fort intérêt pour la recherche académique. Nous devons nourrir cette motivation en mettant en avant, là encore, l’intérêt du travail, la réévaluation des bourses de thèses – pour nécessaire qu’elle soit – n’étant qu’une question secondaire.

Mme la présidente Patricia Adam. Nous vous remercions, Monsieur Poupard, de cet exposé complet et clair. Nous recevrons M. Patrick Pailloux, directeur général de l’ANSSI, mardi 16 juillet.

La séance est levée à dix-sept heures trente.

*

* *

Membres présents ou excusés

Présents. - Mme Patricia Adam, M. Sylvain Berrios, M. Jean-Jacques Bridey, M. Jean-Louis Costes, Mme Marianne Dubois, M. Yves Fromion, Mme Geneviève Gosselin-Fleury, M. Christophe Guilloteau, M. Jean-Yves Le Déaut, Mme Émilienne Poumirol, M. Eduardo Rihan Cypel, M. Gwendal Rouillard, M. Jean-Michel Villaumé, M. Philippe Vitel, Mme Paola Zanetti

Excusés. - M. Ibrahim Aboubacar, M. Claude Bartolone, M. Philippe Briand, M. Jean-Jacques Candelier, M. Laurent Cathala, M. Sauveur Gandolfi-Scheit, M. Serge Grouard, Mme Edith Gueugneau, M. Éric Jalton, M. Frédéric Lefebvre, M. Bruno Le Roux, M. Maurice Leroy, M. François de Rugy

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 09:54
photo EMA

photo EMA

19/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Selon nos informations, la Direction générale de l'armement (DGA) vient de notifier une commande de modernisation de 48 VBCI au groupe public. Un contrat qui va donner de la charge de travail au principal site de Nexter, Roanne, en attendant le lancement du programme VBMR et d'un contart export structurant.

 

C'est une bonne nouvelle pour Nexter en général, et en particulier pour les salariés de la chaine d'assemblage du véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI). Certes, le montant de la commande reste modeste mais le contrat va surtout donner un bon bol d'oxygène au groupe public en attendant mieux... c'est-à-dire le lancement d'un nouveau programme et/ou un contrat export d'envergure. Selon des sources concordantes, la Direction générale de l'armement (DGA) a récemment notifié une commande de modernisation de 48 VBCI, qui va dans cette opération prendre du poids... afin de mieux protéger les militaires en opération extérieure. Le véhicule blindé va passer de 28 à 32 tonnes.

Une commande qui va donner de la charge de travail aux salariés travaillant sur la chaine d'assemblage des VBCI (démontage et remontage des VBCI). Le retrofit des VBCI commencera seulement à la fin des dernières livraisons des actuels VBCI prévues à la fin de 2014. Soit au début de 2015. Les livraisons des VBCI modernisés devraient s'étaler jusqu'en mars 2016. Une deuxième tranche de 47 VBCI modernisés est également dans le viseur de Nexter.

 

Un relais en attendant mieux

En clair, l'avenir de Nexter était encore une fois dans les mains de l'Etat, le groupe ayant une visibilité d'un peu moins de 24 mois (exercices 2013 et 2014) grâce à son carnet de commandes. Mais il fallait un contrat pour faire la soudure entre la fin du VBCI et le lancement des programmes blindés VBMR et EBRC afin de donner de la charge de travail aux 800 salariés du site de Roanne. La consultation VBMR que Nexter Systems prépare en coopération avec Renault Trucks Defence (RTD) représenterait le relais pour le maintien du potentiel industriel du groupe. Le ministère de la Défense pourrait se décider avant la fin de 2013, sinon au plus tard début 2014. Nexter compte également sur un contrat export , notamment au Canada (de 108 à 138 exemplaires), au Danemark (autour de 250), au Qatar (plus de 400) et aux Emirats Arabes Unis (700). Un rapprochement à haut risque avec Krauss Maffei Wegman est même envisagé.

 

Un véhicule "combat proven"

Véritable "base vie" pour le fantassin, le VBCI offre un haut niveau de protection face aux différentes menaces des théâtres. Il a été projeté en Afghanistan et au Liban en 2010 puis au Mali en début d'année 2013 où il a à chaque fois "parfaitement rempli les missions qui lui étaient assignées à la grande satisfaction des troupes engagées", selon la DGA.

Véhicule blindé tout-terrain à 8 roues motrices, successeur de l'AMX 10 P, il existe en version poste de commandement (VPC) et en version de combat d'infanterie (VCI). La version VCI, commandée à 520 exemplaires, est armée d'une tourelle de 25 mm et permet l'emport de onze soldats Félin. La version VPC, commandée à 110 exemplaires, dont le dernier vient d'être livré à l'armée de terre en mai 2013, est équipée du système d'informations régimentaire (SIR). Le VBCI est un véhicule de la classe des 30 tonnes qui atteint une vitesse de pointe de 90 km/h.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 12:55
MdCN Naval Cruise Missile In First Sea-Launched Trial

08/07/2013 by Paul Fiddian - Armed Forces International's Lead Reporter

 

French defence officials have carried out the MdCN (Missile de Croisière Naval - Naval Cruise Missile) weapon's first simulated ship-borne launch, with successful results.

 

While this was a land-based trial, the missile was launched from infrastructure designed to replicate a French Navy frigate at sea. According to MdCN's developer, MBDA, it was a rigorous trial as, beyond the launch phase, the missile's navigation and infrared target recognition capabilities were also put to the test.

 

Once in French Navy service, the MdCN will be part of the armament carried by its FREMM (multi-mission frigate) vessels and Barracuda submarines.

 

The joint French/Italian FREMM design is an anti-submarine, anti-ship and anti-aircraft frigate now being supplied to each nation's navy. The Barracuda submarine is still in development. It is expected that six will be built, joining the French Navy between 2017 and 2027.

 

Sea-Launched Naval Cruise Missile

 

The MBDA sea-launched Naval Cruise Missile has an extensive range and is designed to strike targets well inside national boundaries. Based on the air-launched SCALP missile, the Naval Cruise Missile is compatible with a range of different ship types and MBDA has been working on this technology since 2006.

 

The SCALP (or Storm Shadow, in other air arms' service) has more than a decade's operational use behind it. It has a 250 mile range and a maximum speed of Mach 0.8, while it weighs 1,400 kilograms and is around 6.5 metres in length.

 

According to MBDA: 'Carried on combat vessels positioned for lengthy periods at a safe distance in international waters, either overtly (on frigates) or discretely (on submarines), MdCN is designed to carry out missions calling for the destruction of high value strategic targets'.

 

The new weapon is due to enter service next year but won't be twinned-up with the Barracudas until 2017, according to current scheduling.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:55
Premier tir de développement du MdCN à la DGA (crédit DGA Essais de missiles)

Premier tir de développement du MdCN à la DGA (crédit DGA Essais de missiles)

04/07/2013 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a réalisé avec succès le premier tir de qualification du missile de croisière naval (MDCN), le 1er juillet 2013. Ce tir, effectué sur le site de Biscarrosse (Landes) du centre DGA Essais de missiles, est représentatif d’un tir à partir d’une frégate.

 

Le thème de tir retenu était particulièrement exigeant puisque, outre les objectifs de portée, il a contribué à valider les performances de navigation autonome et de guidage terminal par reconnaissance infrarouge. Cette réussite est le fruit d’un travail intense et coordonné de nombreux acteurs étatiques (les centres d’expertise et d’essais de la DGA, le service de la qualité de la DGA et la Marine Nationale notamment) et industriels (MBDA France).

 

Le MDCN équipera à terme les frégates multi-missions (FREMM) et les sous-marins Barracuda.

 

Doté d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres, le MdCN est destiné à frapper des objectifs situés dans la profondeur du territoire adverse. Il est complémentaire du missile de croisière aéroporté Scalp dont il est dérivé. Embarqué sur des bâtiments de combat positionnés, de façon prolongée, à distance de sécurité dans les eaux internationales, ostensiblement (frégates) ou discrètement (sous-marins), le MdCN est adapté à des missions de destruction d’infrastructures de haute valeur stratégique.

 

La DGA a notifié le marché MDCN à la société MBDA fin 2006.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 21:20
La DARPA : un modèle d’innovation dans le secteur de la défense aux U.S.A

28 juin 2013 par Léonard Lifar - ifrap.org

 

En plein débat sur l’incapacité des européens ou non à produire certains drones, l’Amérique poursuit sa course à l’excellence technologique avec l’édition du Darpa Robotic Challenge actuellement en cours. La célèbre Defense Advanced Research Projets Agency (DARPA) lance un appel à la création du robot du futur dans les armées.

 

Cette agence, très célèbre aux États-Unis, a été créée en 1958 en réplique à Spoutnik. Le but affirmé était que la technologie américaine devait être toujours supérieure à celle de ses ennemis. Depuis, cette agence du département de la Défense, très indépendante, a contribué à la création d’inventions qui ont révolutionné la technologie dans le monde militaire et civil comme l’Arpanet qui est devenu Internet ou encore le GPS.

 

Aujourd’hui, cette agence cherche à positionner les Américains au 1er rang dans le développement technologique des armes de demain dans les domaines de la cyberguerre, de la robotique, des nanotechnologies, du spatial.

 

Une structure dédiée à l’innovation de rupture

 

C’est une structure avec un fonctionnement horizontal très souple (2 niveaux hiérarchiques seulement) composée d’un petit effectif (environ 120 personnes) avec un turn-over de 5 ans environ. Mais plus que la structure, c’est véritablement le personnel qui la compose qui en fait une agence performante. Une ancienne directrice de la DARPA, Regina Dugan, avait décrit son organisation comme une « armée d’élite de geeks technophiles futuristes ».

 

Composé de scientifiques de très haut niveau, on exige de leur part une culture entrepreneuriale forte. Ce qui peut paraître un détail ne l’est pas du tout. En France, la direction générale de l’armement (DGA) est composée de personnes ayant quasiment passé toute leur carrière dans le secteur public, n’ayant jamais connu la stimulation du secteur privé poussant à l’impératif de concurrence et d’innovation permanentes. À la DARPA, on leur demande d’avoir cette envie de changer le monde, en s’investissant par tous les moyens nécessaires.

 

Ils reprennent le « catéchisme de Heilmeir » (du nom d’un ancien directeur) afin de favoriser l’innovation de rupture :

  • Quels problèmes résolvez-vous et comment ?
  • Comment le problème est-il traité aujourd’hui et quelles sont les limites de ce traitement ?
  • Quelle est votre différence et qu’est-ce qui vous prouve que votre projet va réussir ?
  • En cas de réussite : quel impact et comment le mesurer ?
  • Comment organiserez-vous le développement du programme ?

 

Les gestionnaires de programmes pour la DARPA doivent donc répondre à des critères mêlant excellence technique et grande confiance en l’avenir. Le caractère de ces personnes définit donc la culture de cette agence du département de la Défense (DoD) : la recherche d’innovation révolutionnaire (pas incrémentale), la collaboration et la multidisciplinarité, un goût développé du risque et une forte tolérance à l’échec.

 

Disposant d’un budget élevé (environ 3 milliards de dollars), la DARPA, par sa structure, consacre une très faible part de son budget à ses coûts de fonctionnement. L’essentiel est donc consacré à ses études et programmes. Néanmoins, la DARPA ne fait quasiment rien elle-même. Elle sous-traite à de multiples laboratoires universitaires et entreprises. Dans la possibilité des clauses de leurs contrats, la reprise d’applications dans la technologie civile est possible. Cela permet à ces entreprises d’avoir un grand avantage en termes de financement de leurs recherches. Ce processus permet de favoriser l’innovation duale, aux retombées militaires et civiles.

 

Le système français de R&T de défense : une amorce d’évolution ?

 

La France n’a plus les moyens de se lancer dans de grands programmes d’équipements comme dans les années 1960. Dans un contexte de fin de guerre froide et de baisse du budget de la Défense, Jean-Yves Helmer a réformé la DGA en 1996 en l’orientant vers de la recherche incrémentale, et en diminuant de 30% les budgets en R&T. Il a également supprimé la DRET (Direction de la Recherche et des Études Techniques), qui était la structure chargée de l’innovation de rupture au sein de la DGA.

 

La France n’est pas un pays très dynamique en termes d’innovation. Ce problème n’est évidemment pas spécifique à la Défense. L’innovation en France reste avant tout un problème culturel et structurel. Nous avons un État trop centralisateur, avec une résistance des structures dirigeantes au changement, peu favorable au brassage des compétences.

 

De plus, notre modèle de marché n’est pas du tout favorable aux PME innovantes. La structure économique favorise les grands groupes, et brime les PME. Les PME font face à de nombreuses difficultés : obstacles administratifs, relations difficiles avec les banques, liens de sous-traitance avec les grands groupes. Sans compter qu’au final, les grands groupes en France ont tendance à absorber rapidement toute PME qui émerge par son dynamisme et son innovation.

 

Différents freins à l’innovation ont également été identifiés dans un rapport des ingénieurs et scientifiques de France (« Les Cahiers ») : l’impératif de maîtrise des coûts et des délais ; une faible tolérance à l’échec dans notre culture française ; la recherche de rationalité et d’efficacité empêchant la naissance de réelles innovations.

 

Récemment, on a néanmoins vu une nouvelle forme d’approche par la DGA de cette question de l’innovation. Le 27 novembre 2012, celle-ci a lancé son premier « Forum Innovation » ayant pour objet la rencontre entre les experts de la DGA, les entreprises (particulièrement les PME) et les laboratoires de recherche. Le but était de permettre le dialogue entre ces différents milieux, la découverte des outils de financement de l’innovation de la DGA et la présentation d’une centaine de projets d’acteurs de l’innovation.

 

Le ministère de la Défense a également mis en place en novembre 2012 le « Pacte Défense ». Ce pacte a 4 axes principaux : la prise en compte des PME et ETI dans la stratégie d’achat du ministère, un soutien financier accru et consolidé aux PME pour la R&D, des conventions bilatérales pour favoriser la croissance des PME par un dialogue amélioré entre les industriels et le ministère, et le développement de l’action en région.

 

Il faut donc continuer dans cette voie-là en favorisant le développement de l’innovation duale (mode de gestion de l’innovation de Défense qui permet de faire des économies d’échelle et des externalités dans le secteur civil), procéder au rapprochement des normes civiles et militaires, continuer à décentraliser les structures d’innovation pour favoriser l’innovation en réseau.

 

Conclusion

 

Les récentes prises d’orientations du ministère dans la Défense vont dans le bon sens : remise au centre des préoccupations de l’innovation par la DGA (bien qu’elle ne soit pas particulièrement centrée sur l’innovation de rupture), un « pacte Défense » en faveur des PME.

 

Toutefois, il manque encore une structure avec cette ambition qu’à la DARPA de réellement révolutionner la technologie militaire. Deux grands défauts persistent encore dans l’approche de l’innovation de la défense française : un manque d’ouverture vers le secteur privé dans ces structures, un poids bureaucratique et centralisateur nuisant à l’innovation.

 

Si l’État doit apporter son concours financier à la R&D, il doit laisser aux structures en charge de l’innovation une grande autonomie et indépendance, avec des règles de fonctionnement souples. La rigidité des structures administratives françaises nuit à l’innovation. Le lancement de compétitions scientifiques par la DGA pourrait être un premier signe d’ouverture vers le secteur privé, annonçant le début d’une forme d’utilisation de « crowdsourcing » à la française.

La DARPA : un modèle d’innovation dans le secteur de la défense aux U.S.A

DARPA Grand Challenge

 

Les Américains sont de grands amateurs de compétitions scientifiques. Ils sont persuadés de l’efficacité de la méthode dite de « crowdsourcing » (« les ressources de la foule ») : on part du principe que la solution peut venir de n’importe qui autour de nous et qu’il faut donc solliciter le plus grand nombre de personnes, car la diversité des contributeurs est source de qualité et d’innovation.

 

La première édition a eu lieu en 2004 : les équipes devaient concevoir un véhicule sans pilote, capable de parcourir un circuit dans le désert des Mojaves en moins de 10 heures. Puis l’édition a été rééditée en 2005.

 

En 2007, changement de décor : la compétition a eu lieu en ville, donnant le nouveau nom de DARPA Urban Challenge. Les trois premières équipes recevaient successivement 2 millions de dollars, 1 million et 500 mille dollars.

 

L’édition 2012 se nomme cette fois la DARPA Robotic Challenge où il s’agit de créer un robot de forme humaine capable d’exécuter de multiples tâches dans un environnement dangereux.

 

La prochaine édition sera le DARPA Spectrum Challenge

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 10:55
Crédit MBDA - I. Chapuis

Crédit MBDA - I. Chapuis

25/06/2013 Par Guillaume Steuer - air-cosmos.com

 

Le MMP pourrait être livré à l'armée de Terre dès 2017.

 

Objectif 2014 pour les premiers tirs propulsés du nouveau MMP (missile moyenne portée) en cours de développement chez MBDA. Après de premiers essais concluants de "tirs-départs" menés en début d'année, et qui ont permis de démontrer l'éjection du missile de son lanceur, le missilier se dit prêt à mener dès l'an prochain de premiers tirs de courte portée sur son site de Bourges.

 

Au total, 10 à 20 tirs d'essais devraient être nécessaires pour qualifier le missile. Les tirs courte portée seront suivis par des tirs plus complexes qui mettront à l'épreuve le nouvel autodirecteur bimode développé par Sagem pour le MMP ainsi que la liaison fibre optique. Les tirs de qualification du missile devraient pour leur part commencer en 2016, en vue de premières livraisons à l'armée de Terre l'année suivante.

 

Pour l'heure, ce programme de développement est mené en grande partie sur fonds propres, même si certaines briques technologiques (autodirecteur, fibre optique, poste de tir…) ont fait l'objet d'un chantier de levée de risques attribué par la DGA fin 2011 et qui s'est achevé au tout début 2013. Confirmé lors d'une récente visite du ministre de la défense Jean-Yves le Drian à Bourges, le lancement du programme MMP doit encore être formalisé par la notification d'un contrat de développement et de production. Celle-ci pourrait avoir lieu fin 2013 ou début 2014.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 15:55
Salon du Bourget 2013 : cap sur l’innovation avec la DGA

Olivier, navigant d'essai à la DGA

 

23/06/2013 Economie et technologie

 

Au dernier jour de l’édition 2013 du salon du Bourget, la rédaction a choisi de vous inviter à découvrir la thématique « Innovations » représentée au sein du stand du ministère de la Défense. Olivier, navigant d’essai à la Direction générale pour l’armement (DGA), nous explique son métier.

 

L’adaptation des matériels aux évolutions du contexte opérationnel constitue une mission primordiale de la Délégation générale pour l’armement (DGA). Les équipements testés ont pour vocation d’offrir de nouvelles capacités opérationnelles aux forces. Progressant dans un environnement en constante évolution, la mission des hommes et des femmes de la DGA permet également d’améliorer l’interopérabilité entre les armées et entre alliés. Rencontre avec l’un d’entre eux sur le stand du ministère de la Défense.

Salon du Bourget 2013 : cap sur l’innovation avec la DGA

Près du Rafale, du NH90 Caïman et du Tigre, des hommes en combinaison orange accueillent le public autour d’un Mirage 2000 un peu particulier. Cet aéronef et ces hommes appartiennent à la DGA. Véritable laboratoire volant, ce Mirage 2000 permet de développer les futurs équipements destinés aux forces. Olivier, navigant d’essai au DGA – Essais en vol, explique : « nous avons effectué récemment des essais de séparation et de largage de munitions avec ce Mirage 2000 modifié. Afin de définir et de comprendre l’action réalisée, l’aéronef est équipé d’une caméra, d’un enregistreur et d’une télémesure, par exemple. » La mission d’Olivier et de ses camarades est d’identifier les risques et de définir les procédures pour les éviter. « En rentrant du salon, je dois effectuer un vol sur un hélicoptère de type Puma appartenant à l’armée de l’Air pour préparer la rénovation du système radio et l’identification de ces appareils. » La DGA est un acteur essentiel de l’innovation permettant notamment aux armées de pouvoir acquérir la supériorité sur les théâtres où elles sont déployées.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 16:55
Exosquelette Hercule : bientôt une version civile

18/06/2013 Actualité DGA

 

A l’occasion du 50e salon de l’aéronautique et de l’espace, sur le stand du ministère de la Défense, le fonds d’investissement Financière de Brienne, Inocap, Alto Invest et la société RB3D ont signé une convention de levée de fonds pour l’exosquelette Hercule.

 

Ce financement permettra notamment le développement de la PME et l’industrialisation de l’exosquelette  en vue de sa commercialisation pour des usages civils à partir de 2015.

 

Hercule a été développé avec le soutien du ministère de la Défense, à travers le dispositif RAPID de la Direction générale de l’armement (DGA). Le Régime d’appui pour l’innovation duale (RAPID), doté d’une enveloppe annuelle de 40 M€, qui sera portée progressivement à 50 M€ d’ici 2015 conformément à la décision du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, concerne les projets de recherche industrielle ou de développement expérimental à fort potentiel technologique des PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire), présentant des applications militaires et ayant aussi des retombées pour les marchés civils.

 

Hercule est le premier exosquelette européen. A l’origine, l’objectif de cette innovation est d’assister le soldat pour le port et la manipulation de charges lourdes, décuplant ainsi son endurance. Trois atouts majeurs distinguent Hercule des prototypes concurrents d’exosquelettes : une grande autonomie, la fluidité des gestes qu’il autorise et l’absence de capteurs ce qui facilite sa mise en place sur l’utilisateur. Le potentiel de l'innovation a dès le début été repéré par la DGA, qui n'a pas hésité à soutenir le projet.

 

Ces caractéristiques techniques permettent d’utiliser Hercule aussi bien dans le domaine militaire, au profit des fantassins et des artilleurs par exemple, que pour des applications civiles dans le secteur médical, le BTP, la sécurité, la logistique…

 

L’exosquelette HERCULE est présenté sur le stand Défense n° ST S19 pendant le salon de l’aéronautique et de l’espace 2013.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 16:55
Détail de la micromécanique ChronoMEMs

Détail de la micromécanique ChronoMEMs

18/06/2013 Actualité DGA

 

Développé par la PME française SilMach en partenariat et avec le soutien de la Direction générale de l’armement (DGA), ChronoMEMS assure la détection et le comptage d'évènements subis par une structure dans trois domaines distincts : chocs, vibrations et déformations d’origine mécanique ou thermique.

 

Il s’agit d’un microcapteur de haute technologie, de type « installe et oublie », fonctionnant sans aucune énergie. Il permet désormais de suivre précisément l’état de fatigue d’un équipement ou système opérationnel, au jour le jour et sans contrainte. C’est une avancée considérable pour la sécurité de fonctionnement de tout type de plateforme, terrestre, navale, aéronautique ou spatiale.

 

ChronoMEMS est fabriqué sur substrat de silicium au moyen de procédés dérivés de la microélectronique. Entièrement mécanique et donc extrêmement robuste, inviolable, insensible aux environnements électromagnétiques, pratiquement perpétuel, il est totalement fiable car, à moins d’être détruit, il ne perd jamais l’historique affiché sur sa roue codeuse. Très compact, sans entretien, facile à poser et exploiter, n’exigeant aucune opération de câblage ni branchement et pourtant accessible et consultable en permanence par lecture directe ou à distance, ChronoMEMS n'a besoin d'aucune source d'énergie pour fonctionner car il est conçu pour réagir à l'apparition d’un événement en exploitant uniquement l'apport énergétique de celui-ci, aussi infime soit-il.

 

Adaptable à tout type de support, déjà utilisé sur un véhicule militaire terrestre et en expérimentation sur des remontées mécaniques de stations de ski, ChronoMEMS est actuellement testé pour des avions civils et son emploi est envisagé dans une large gamme d’applications à caractère industriel ou scientifique.

 

ChonoMEMS est présenté pour la première fois sur le stand Défense ST S19 pendant le salon de l’aéronautique et de l’espace 2013.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 17:31

20.06.2013 Par ministere de la defense

Venez découvrir, présentés par notre reporter, les matériels majeurs exposés sur le stand institutionnel du ministère de la Défense au salon du Bourget 2013.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 16:55
ASAP : une innovation, en première européenne au salon du Bourget

Asap, alternative aux systèmes d'actionnement pyrotechniques

 

18/06/2013 Actualité DGA

 

ASAP est une alternative aux systèmes d’actionnement pyrotechniques utilisés dans la défense, l’aéronautique et le spatial. C’est une avancée significative pour l’allègement et la sécurité des plateformes et des personnels qui les mettent en oeuvre et les entretiennent.

 

Système électromécanique, ASAP a été développé par deux PME françaises Soterem et Conseil&Technique avec le soutien de la Direction générale de l’armement (DGA) dans le cadre du dispositif d’aide à l’innovation duale RAPID. Le Régime d’appui pour l’innovation duale (RAPID), doté d’une enveloppe annuelle de 40 M€ qui sera portée progressivement à 50 M€ d’ici 2015 conformément à la décision du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, concerne les projets de recherche industrielle ou de développement expérimental à fort potentiel technologique des PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire), présentant des applications militaires et ayant aussi des retombées pour les marchés civils

 

Il s’agit d’un mécanisme innovant de séparation, d’éjection et de déclenchement sans pyrotechnie, ce qui facilite le stockage et la manipulation des équipements sur lesquels il est installé

 

D’un coût et d’un poids inférieurs aux dispositifs pyrotechniques, ASAP permet d’effectuer des séparations de très fortes charges avec un très faible niveau de choc, ce qui supprime les risques d’endommagement ou de perturbation générés par la charge explosive de séparation. Compatible des interfaces électriques et mécaniques existantes, le système peut être aisément réarmé, une caractéristique intéressante pour réduire les coûts des essais lors de répétition de tir par exemple.

 

Les perspectives d’applications pour ASAP sont nombreuses, tant dans le domaine militaire que civil. Pour les missiles et les lanceurs, il peut être utilisé pour le largage d’un missile, la séparation d’étages, l’ouverture de coiffe, la libération de charges, de propulseurs, de réservoirs, etc. Sur les systèmes d’armes pour l’ouverture de trappes, les éjections de sièges ou de verrières, les actionneurs de mise à feu et les dispositifs de déconnexion de harnais. Sur les satellites pour le déploiement d’antennes, de panneaux solaires, réflecteurs ou plateformes.

 

ASAP est présenté pour la première fois sur le stand Défense ST S19 pendant le salon de l’aéronautique et de l’espace 2013.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 11:55

18.06.2013 Par ministere de la defense

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 11:55

17.06.2013 Par ministere de la defense

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 12:55
La DGA au 50e Salon du Bourget
14/06/2013 DGA
 

La 50e édition du salon international de l'aéronautique et de l'espace ouvre ses portes au Bourget du 17 au 23 juin 2013. La DGA sera présente sur le stand de la Défense. Avec notamment un espace dédié à l’innovation.

 

Accélérateur d’innovation. La DGA investit chaque année quelques 700 millions d’euros dans des contrats de recherche et d’études. Objectif : maintenir les l’industrie et les équipements français au meilleur niveau technologique et  garantir ainsi la supériorité de nos forces. Quelques-uns de ces travaux et leurs résultats seront exposés au 50esalon du Bourget. Parmi les plus significatifs :

 

Les programmes d'études amont (PEA) Incas et Tragedac pour Rafale

 

Le programme d'études amont (PEA) Incas vise à développer un leurre électromagnétique actif (LEA) largué pour traiter les futurs missiles à guidage radar. Véritable défi technologique, il aboutira à la conception d'un produit compact qui sera efficace face aux menaces de demain et préservera les capacités manouvrantes du Rafale auquel il est destiné en priorité.

Dédié lui aussi au Rafale, le PEA Tragedac permettra d'établir en temps réel une situation tactique amis/ennemis et d'obtenir des conduites de tir encore plus réactives, mieux coordonnées dans la patrouille. Tragedac sera en outre mis à profit pour les futurs drones de combat.

 

ChronoMEMs

 

Directement issus des travaux de la « libellule », les capteurs ChronoMEMs sont la première application concrète des innovations du nanodrone. Brevetés en copropriété par la DGA et la PME SilMach, ces compteurs d'évènements permettent de détecter et de comptabiliser tous les événements subits par une structure (ex : train d'atterrissage, bateau soumis à la houle, matériel de franchissement). Ils fonctionnent sans câblage et sans électronique. C’est donc un témoin passif, inviolable et autonome qui détecte et mémorise l'évènement pour lequel il a été conçu.. Il a été développé dans le cadre d'une recherche exploratoire et innovation (REI) qui s'est achevée en février 2009.

 

L'exosquelette Hercule

 

Son papa l’a baptisé « Hercule » en hommage au demi-dieu romain, célèbre pour sa force. Mais Hercule n’a rien d’un être de chair et d’os. C’est un exosquelette. Un robot collaboratif ou « cobot ». Une fois enfilé comme un simple bleu ou un treillis, il permet à son utilisateur de décupler ses forces. Développé par la PME française RB3D grâce à un financement Rapid (régime d’appui pour l’innovation duale) cette innovation permettra d’assister le soldat pour le port et la manipulation de charges lourdes, décuplant ainsi son endurance. Des applications civiles sont aussi prévues pour cette première européenne.

 

Asap

 

« ASAP » signifie « Alternative aux Systèmes d’Actionnement Pyrotechniques ».  Ce projet a été financé par la DGA. et développé par SOTEREM, une PME implantée près de Toulouse.

 

Concrètement, ASAP remplace les actionneurs pyrotechniques utilisés dans les équipements militaires (ex éjection de verrière ou dans le civil libération de toboggan d’évacuation) . Ses principaux atouts : il se déclenche à volonté ; il n’utilise pas de dispositif pyrotechnique ce qui permet d’effectuer des séparations de très fortes charges avec un très faible niveau de choc sans risque d’endommagement ou de perturbation générés par une charge explosive. Il est aussi réarmable immédiatement. Enfin, il est plus simple et facile à entretenir  

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 16:55
Du 100 au 155: une commande d'obus d'une valeur de 175 millions d'euros

10.06.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Il faut bien recompléter les soutes à munitions (et remplir les carnets de commandes des industriels de la défense et donner du travail à leurs ouvriers)! D'où la commande passée à Nexter et annoncée par Jean-Yves Le Drian ce lundi aprés-midi.

Cette commande d'une valeur de 175 millions d'euros porte à 313 millions d'euros le montant des munitions achetées à Nexter Munitions depuis le 30 décembre 2011, date à laquelle la Direction générale de l'armement (DGA) avait notifié un contrat pluriannuel de munitions de gros calibre.

Le contrat initial concernait le développement, la qualification et la production de munitions de calibre 100 mm pour la marine et de calibres 105, 120 et 155 mm destinées à l'armée de terre.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 11:00
Nexter munitions reçoit une commande de 175 millions d’euros

11 juin 2013 Patrick Déniel et Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

La filiale du groupe Nexter va développer sept types de munitions pour la Direction général de l’Armement (DGA).

 

Lors de sa visite, ce lundi 10 juin, sur le site de Nexter, à La Chapelle Saint-Ursin, près de Bourges (Cher), le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a annoncé que la Direction générale de l’Armement (DGA) vient de notifier une commande de 175 millions d’euros au groupe Nexter Munitions.

 

Il s’agit de la suite du contrat de 313 millions d’euros de munitions de gros calibres (105, 120 et 150 millimètres) dont la première partie avait été contractualisée fin 2011. Le contrat regroupe la production et le développement de sept types de munitions, notamment utilisées au Mali.

 

Cinq à six ans d’activité

 

"Ce contrat va nous assurer 20 % d’activité sur les cinq ou six prochaines années" assure Jean-Patrick Baillet, le PDG de Nexter Munitions. La filiale du groupe Nexter réalise environ 130 milliond d’euros de chiffre d’affaires, c’est dire l’importance de cette commande.

 

Le ministre de la Défense a également visité les locaux du missilier MBDA, où il a signé avec Antoine Bouvier, son PDG, une convention bilatérale dans le cadre du Pacte Défense PME afin de favoriser la croissance des PME sous-traitantes du missilier.

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 11:55
Discours du ministre de la Défense au colloque sur la cyberdéfense

03/06/2013 M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense

 

Discours d’ouverture du colloque sur la cyberdéfense

 

A Rennes, lundi 3 juin 2013

 

– Seul le prononcé fait foi –

 

I)     Introduction

 

Monsieur le Président, cher Pierrick,

 

Messieurs les officiers généraux,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Je suis très heureux d’être avec vous ce matin, pour ouvrir ce colloque sur la cyberdéfense. Au moment où l’Ecole des transmissions fête ses quarante ans, c’est une grande satisfaction que de la voir se tourner ainsi vers l’avenir. Et notre plaisir est vif de voir, dans le même mouvement, la région Bretagne se distinguer par son excellence dans le domaine de la cyberdéfense.

 

II) Cybersécurité et livre blanc : le contexte

Discours du ministre de la Défense au colloque sur la cyberdéfense

a)    Le cyber espace : riche d’opportunités mais lourd de menaces

 

La cyberdéfense est une nouvelle donne stratégique. C’est d’abord un nouvel espace, riche d’opportunités mais aussi lourd de risques et de menaces. C’est ensuite un champ de recherche et d’action qui dépasse en effet les schémas classiques et qui nous incite à repenser globalement certains de nos modes de fonctionnement. Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, que le Président de la République vient d’approuver, prend toute la mesure de cette nouvelle donne stratégique. En la considérant dans sa globalité, il porte la cybersécurité au rang de priorité nationale. Le mouvement initié par le Livre blanc de 2008 est donc accéléré ; un cap ambitieux est désormais fixé.

 

b)   Un enjeu sous-estimé : un effort considérable est nécessaire afin de sécuriser les systèmes d’importance vitale de la nation

 

Le constat est simple. L’interconnexion des systèmes d’information qui marque notre société, a généré des vulnérabilités nouvelles, qui n’ont pas été suffisamment accompagnées d’un effort simultané de protection. Les atteintes aux systèmes d’informations résultant d’actes hostiles intentionnels ou de ruptures accidentelles pourraient dès lors engendrer des dysfonctionnements, voire une paralysie de l’Etat ou de secteurs d’importance vitale pour la Nation. Je crois qu’il faut le reconnaître. Avons-nous été naïfs, trop confiants dans le développement de l’Internet et, plus largement, des systèmes d’information ? Comprendre le caractère stratégique de cet enjeu, reconnaître sa globalité est un défi majeur, que certains de nos grands partenaires ont bien compris.

 

Le temps passe et les évolutions s’accélèrent. L’hypothèse d’attaques informatiques majeures s’est renforcée depuis 2008, et le cyberespace est devenu un champ de confrontations à part entière. A titre d’exemple, le nombre d’attaques traitées par le ministère de la Défense, à travers le centre CALID, est en très forte augmentation : 420 en 2012, contre 196 en 2011.

 

 L’enjeu n’est plus seulement le risque de déni d’accès ou de pénétration des réseaux à des fins d’espionnage, alors même que ce risque est déjà considérable et avéré. Ce qui est désormais en jeu, c’est la capacité de prise de contrôle à distance ou bien de destruction d’infrastructures vitales pour notre pays, reposant sur des réseaux numérisés ; c’est désormais l’atteinte aux intérêts stratégiques de l’Etat et à notre autonomie d’appréciation, de décision et d’action, par la menace cyber. C’est un enjeu majeur de défense et de souveraineté de la Nation.

 

Au-delà de la dépendance accrue de la Nation aux systèmes d’information, les cyberattaques constituent donc, dès aujourd’hui et plus encore à l’horizon du Livre blanc, une menace majeure, à forte probabilité et à fort impact potentiel. De fait, chaque nouveau conflit comporte un volet cybersécurité, qui est de plus en plus global : il touche aussi bien les individus, comme au début des révolutions arabes, que le cœur d’un sanctuaire national avec l’épisode Stuxnet en Iran, ou encore des acteurs économiques majeurs, comme l’illustrent les attaques de l’été 2012 contre la société Aramco, le principal exportateur saoudien.

 

Mais le cyber est aussi investi par des groupes non étatiques, qui y trouvent une arme idéale. Que leurs motivations soient politiques, idéologiques ou mafieuses, ils développent ainsi la capacité d’affronter à distance un Etat, avec une facilité qui leur était auparavant interdite. Bien plus, l'ordre international qui fixe les frontières et régit les rapports entre les Etats, se retourne à l’avantage de ces groupes en gênant les poursuites contre eux,  par une série d’obstacles juridiques et politiques qui, pour l’heure, n’ont pas été levés.

 

c) Ne peut que s’appréhender en multinational (union européenne et OTAN)

 

Discours du ministre de la Défense au colloque sur la cyberdéfense

Ce défi majeur, chaque nation européenne y fait face aujourd’hui ; chacune en est consciente et développe ses propres stratégies ; mais pour peser, je veux le dire d’entrée, la solution, notre solution, ne peut être qu’européenne. Je salue les efforts récents de l’Union Européenne pour se doter d’une stratégie en la matière. C’est une première étape. La prochaine, avec un Conseil européen en décembre consacré aux questions de défense, devra approfondir cette ambition. Il appartient aux Européens de prendre en charge leurs propres infrastructures vitales ; il leur revient de trouver une juste complémentarité avec l’OTAN. De ce point de vue, il faut valoriser les centres d’excellence dont ces organisations disposent d’ores et déjà. Je pense notamment au centre de Tallinn, en Estonie, pays qui fut la première victime d’une attaque cybernétique de grande ampleur. C’était en 2007. Aujourd’hui, la France rallie ce centre avec une volonté, celle de rapprocher l’Union et l’Alliance dans le domaine de la cyberdéfense.

 

III) Cybersécurité et livre blanc : la réponse

 

a)    Le Livre Blanc 2013 précise la doctrine nationale qui associe prévention et réaction

 

Pour cet ensemble de raisons, le Livre blanc de 2013 élabore une doctrine nationale de réponse aux agressions informatiques majeures. Une politique de sécurité ambitieuse sera ainsi mise en œuvre, afin d’identifier l’origine des attaques, d’évaluer les capacités offensives des adversaires potentiels et l’architecture de leurs systèmes, et de pouvoir ainsi les contrer. Cette politique sera globale, avec deux volets complémentaires.

 

D’une part, la montée en puissance d’une posture robuste et résiliente pour protéger les systèmes d’information de l’État, les opérateurs d’importance vitale et les industries stratégiques. Cette posture repose sur une organisation opérationnelle de défense de ces systèmes, qui est coordonnée sous l’autorité du Premier ministre et qui associe étroitement les différents services de l’Etat. C’est le premier volet.

 

D’autre part, une capacité de réponse gouvernementale devant des agressions qui sont de nature et d’ampleur variées. Cette capacité de réponse fera en premier lieu appel à l’ensemble des moyens diplomatiques, juridiques ou policiers, sans s’interdire l’emploi gradué de moyens relevant du ministère de la défense, si les intérêts stratégiques nationaux sont menacés.

 

Pour atteindre ces objectifs, plusieurs axes d’effort ont été identifiés, et vous me permettrez d’en dire un mot.

 

b)   Une capacité offensive viendra compléter les moyens d’action de l’Etat

 

En premier lieu, au sein de cette doctrine nationale, la capacité informatique offensive, associée à des capacités de renseignement, concourt de façon significative à notre posture de cybersécurité. Elle contribue notamment à caractériser la menace et à identifier son origine. Elle permet, en outre, d’anticiper certaines attaques et de configurer nos moyens de défense en conséquence. La capacité offensive enrichit la palette des options qui sont à la disposition de l’Etat. Elle comporte elle-même différents stades, qui sont plus ou moins réversibles, plus ou moins discrets, mais toujours proportionnés à l’ampleur et à la gravité de la situation.

 

c)    Plus spécifiquement au sein du Ministère de la Défense, la posture de cybersécurité monte en puissance et concerne l’ensemble des milieux classiques (terre, air, mer)

 

La démarche est donc globale, mais elle concerne spécifiquement la défense, et je voudrais à présent m’y attarder. Le nouveau modèle d’armée comprend des capacités de cyberdéfense militaire, en relation étroite, d’abord, avec le domaine du renseignement. Dans le cyberespace en particulier, où les frontières sont floutées et où le brouillard du monde virtuel permet toute sorte de manipulation, le renseignement joue en effet un rôle majeur, pour connaître et anticiper la menace. Dans ce contexte, on comprend que l’imputation des attaques ne saurait se limiter à des preuves de nature juridique, mais doit intégrer l’intime conviction que permettent des faisceaux d’indices convergents.

 

Ces dernières années, des attaques ont pour la première fois explicitement visé la neutralisation de systèmes critiques, même non connectés à Internet. Ces attaques sont de plus en plus sophistiquées et ciblées. Outre la protection des informations, la fiabilité et la résilience des systèmes d’armes comme des porteurs représentent donc aujourd’hui un enjeu majeur pour nos armées. De nombreuses mesures ont été déjà prises, à la fois pour fortement renforcer notre posture de cybersécurité, qui repose sur un volet préventif de protection et un volet actif de défense des systèmes, mais aussi pour développer une capacité offensive.

 

Ainsi, les moyens humains qui sont consacrés à la cyberdéfense seront sensiblement renforcés, à la hauteur des efforts consentis par nos principaux partenaires européens. Ils vont ainsi augmenter de 350 personnes d’ici 2019. Ensuite, un renforcement de la sécurité des systèmes d’information de l’État est nécessaire. Au-delà, l’État doit soutenir les compétences scientifiques et technologiques performantes du domaine cyber, car la capacité à produire en toute autonomie nos dispositifs de sécurité, notamment en matière de cryptologie et de détection d'attaque, est une composante essentielle de la souveraineté nationale. Enfin, le développement de relations étroites avec nos principaux partenaires étrangers devra être soutenu.

 

d)   La chaîne opérationnelle de commandement intègrera dorénavant l’ensemble des aspects cyber

 

Vous comprenez ainsi que le cyberespace est désormais considéré comme un milieu à part entière par les armées ; il fait l’objet d’une approche semblable à celle adoptée pour les milieux aérien, terrestre et maritime. Une chaine de commandement opérationnel de la cyberdéfense est ainsi déployée depuis 2011. Pleinement intégrée au commandement interarmées des opérations, elle traite de l’ensemble des volets de la cyberdéfense. Un schéma directeur, à l’horizon 2020, a été réalisé et validé il y a un an.

 

Cette chaine opérationnelle de cyberdéfense est donc en voie de consolidation. Elle permettra d’offrir une vision globale et une mobilisation rapide des moyens en cas de besoin, tout en s’intégrant pleinement aux autres chaines de conduite des opérations maritimes, aériennes, terrestre ou spéciales. Car il ne s’agit pas de greffer un nouveau service qui serait autonome, mais au contraire d’irriguer, sous un commandement unifié, l’ensemble des actions menées. Le cyberespace est partout ; il est consubstantiel des autres milieux. L’enjeu est donc de travailler autrement, d’adapter la façon de commander, de coopérer étroitement, et le cas échéant de mutualiser les équipements. C’est dans cette logique que les centres de surveillance relevant de l’ANSSI et de la chaine cyber des armées seront co-localisés à partir de cet été. Dans le même esprit de rapprochement des acteurs et des modes de travail, des experts opérationnels des armées sont d’ores et déjà intégrés au sein des équipes techniques de la DGA, pour bénéficier d’une boucle très courte entre les besoins opérationnels et l’expertise technique.

 

Au-delà de cette organisation, une nouvelle doctrine de cyberdéfense militaire est en préparation, dix-huit mois après la précédente. C’est dire si cette nouvelle donne stratégique évolue rapidement, et combien nous devons nous-mêmes savoir nous y adapter.

 

e)    La base industrielle (grands groupes et PME) sera renforcée par un soutien à la R&D et la mise en place d’une politique industrielle coordonnée

 

Dans la même perspective, le renforcement de la base industrielle de technologies de défense et de sécurité nationale est indispensable, car elle demeure fragile, malgré un véritable potentiel. La cybersécurité est une question de spécialistes, mais elle est en même temps l’affaire de tous, et je pense ici en particulier aux acteurs économiques. Nous bénéficions de la présence en France de grands industriels de défense, capables de réaliser des systèmes complexes et performants, ainsi que de grands opérateurs. Nous disposons également de nombreuses PME innovantes, que nous devons soutenir et protéger. Mais il faut encore accroître notre effort et développer les synergies.

 

A cette fin, une politique industrielle est en cours d’élaboration, depuis le financement de la R&D au soutien à l’exportation, en passant par d’importants programmes d’équipement en moyens de cyberdéfense et de sécurisation de nos grands systèmes d’information. Ce ne sont pas seulement des mots : les crédits consacrés aux études amont sont en train d’être triplés, de 10 à 30M€ par an. Ces études sont cruciales ; en levant des verrous technologiques, et en développant des compétences techniques très pointues au sein des équipes étatiques et industrielles, elles préparent l’avenir à court, moyen et long terme. Pour compléter cette politique, la recherche académique est encouragée, notamment au travers de contrats d’étude et de co-financement de thèses de doctorat.

 

f)     La réserve citoyenne et opérationnelle doit être développée

Discours du ministre de la Défense au colloque sur la cyberdéfense

 

Elaboration d’une doctrine, renforcement de la chaîne de commandement opérationnelle, définition d’une politique industrielle… Le développement de nos capacités militaires de cyberdéfense s’insère dans une démarche globale, qui doit faire l’objet d’une haute priorité, pour rester en phase avec la croissance très rapide de la menace que j’évoquais il y a un instant.

 

Cet effort considérable que nous devons fournir, pour ne pas nous laisser distancer, reposera avant tout sur les hommes et les femmes qui vont être les acteurs de la cybersécurité de notre société numérique. C’est toute la question de la réserve. A côté de la réserve citoyenne qui a été créée pour sensibiliser la société à ces problématiques et créer un esprit de cyberdéfense, il semble important d’étudier la mise en place d’une réserve opérationnelle, qui serait adaptée à traiter une crise informatique majeure touchant l’ensemble du territoire, cela en appui des différents services de l’Etat et des collectivités territoriales.

 

IV) Cybersécurité et Bretagne

 

Mais c’est aussi et surtout vers la formation que notre effort doit se porter, et j’en viens aux lieux qui nous rassemblent aujourd’hui.

 

a)    La formation est un sujet majeur qui doit se développer notamment en Bretagne autour de Coëtquidan avec la participation des acteurs étatiques, académiques et industriels

 

Avec plusieurs grands partenaires du monde des technologies de l’information, le ministère de la défense soutient l’idée d’un pôle d’excellence de cyberdéfense. Ce pôle pourrait se traduire par un projet ambitieux, avec un centre de cyberdéfense associant les compétences des armées et de la DGA, à celles des écoles d’ingénieurs (SUPELEC, TELECOM Bretagne…) et des grands centres universitaires de la région (Rennes II, IUT Lannion et Saint-Malo, ou encore l’Université de Bretagne Sud avec la mise en place d’une formation originale par alternance en apprentissage). Cet ensemble bénéficierait de l’image des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan, autant que du soutien avisé des grands maîtres d’œuvre des systèmes de défense.

 

Vous l’aurez deviné, c’est là une vision qui me tient à cœur. Elle porte certes une part d’inconnues, mais devant la multiplication des enjeux cyber, je crois qu’il devient urgent d’être ambitieux. Coëtquidan, où la première chaire de cyberdéfense et cybersécurité a été inauguré en novembre 2012 en partenariat avec Sogeti et Thalès, est le creuset où peut se forger cette capacité dont notre nation a besoin. La DGA soutiendra la démarche en apportant son expertise technique en termes de connaissance de la menace, de maîtrise et de simulation des systèmes complexes. L’Ecole des transmissions sera également fortement associée, en particulier dans le cadre de la formation à la technique, aux modes opératoires et aux doctrines, mais aussi à l’éthique, qui est un autre enjeu essentiel dans un espace où la technologie permet toutes les manipulations.

 

C’est une aventure audacieuse, une vision à laquelle il convient de donner vie. Tous les ingrédients sont réunis pour que la Bretagne accueille ce projet de centre de formation à la cyberdéfense, et j’appelle dans cette perspective nos grands partenaires à rejoindre l’élan qui est déjà celui de nos amis de la communauté de communes du pays de Guer. J’ai d’ailleurs, dans cette perspective, missionné l’inspecteur général des armées-armement Jean-Bernard Pène, pour montrer la faisabilité académique et la viabilité économique de ce projet et, du même coup, engager un dialogue avec tous les acteurs intéressés – les écoles, la DGA, les laboratoires, les entreprises… La constitution d’un club de partenaires me semble à cet égard une perspective intéressante.

 

Mais nous ne devons pas seulement nous cantonner à la formation d’experts et de techniciens. Un effort de sensibilisation doit être fait à l’égard des collégiens et des lycéens, et là encore, la région Bretagne, à travers son projet Bretagne numérique, a un rôle à jouer.

 

Enfin et surtout, l’activité dans ce domaine doit se nourrir de collaborations avec tous les acteurs comme les écoles, la DGA, les laboratoires des universités, les entreprises.

 

b)   Le soutien à l’innovation est l’autre priorité, notamment à destination des PME, et particulièrement en Bretagne

 

A côté de la formation, une autre urgence concerne le développement et l’innovation, qu’il faut encourager. Nous le faisons, et c’est notre force. Mais il y a une difficulté, qui tient un peu de la lutte entre glaive et le bouclier. L’enjeu est d’un côté de savoir détecter les attaques qui visent les systèmes d’information, et de l’autre côté, de rester en capacité de fournir le système le plus robuste possible, cela au meilleur rapport coût-efficacité. Cet équilibre n’est pas simple à trouver. Dans ce domaine de l’innovation, deux acteurs se distinguent au profit de la cyberdéfense, et je veux les saluer : les opérateurs, ou systémiers, qui sont les seuls à maîtriser de bout en bout la complexité croissante de la mise en œuvre des réseaux et des grands systèmes, mais également les PME, nombreuses dans notre région, qui constituent ensemble un creuset sans pareil de l’innovation technologique.

 

Dans ce domaine également, la Bretagne est appelée à jouer un rôle important. Le 7 septembre dernier, j’ai signé avec Pierrick Massiot un partenariat de développement des activités de recherche duale, qui va tout à fait dans ce sens. Cette convention favorise le développement des PME. Elle permet le cofinancement et l’accompagnement, par la DGA et la région Bretagne, de projets innovants proposés par des industriels. L’expertise de la Bretagne en matière de cyberdéfense se distingue par son excellence ; elle doit le demeurer. Comme je l’avais annoncé en septembre 2012, deux cents emplois vont être créés au sein de DGA Maîtrise de l’Information, au profit du centre d’expertise technique pour la cyberdéfense du ministère de la défense. En 2017, nous aurons ainsi 400 experts de très haut niveau couvrant l’ensemble des domaines d’expertises technique de la cybersécurité : cryptologie, microélectronique, architecture d’équipements de sécurité et de systèmes, analyse de composants logiciels et matériels…

 

V) Conclusion

 

 Mesdames et Messieurs,

 

Le cyberespace, dont nous ne faisons encore qu’effleurer les aspects les plus déstabilisants, est de toute évidence l’une des clés de notre défense et de notre souveraineté. Avec le Livre blanc de 2013, nous venons de poser la pierre d’angle de l’ambition nationale en matière de cyberdéfense. Pour présenter cette ambition, je tenais à m’exprimer devant vous, car je sais l’excellence que la Bretagne représente déjà dans ce domaine et, en même temps, tout le potentiel qui est encore le sien.

 

En ouvrant cette journée, je forme donc le vœu qu’elle soit fructueuse pour vous tous, et qu’à travers elle, vous fassiez vôtre l’ambition que je tenais à partager avec vous ce matin.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 11:55
photo Armée de l Air

photo Armée de l Air

06/06/2013 Par Guillaume Steuer - air-cosmos.com

 

Comme en 2011, le stand Défense du Bourget accueillera de nombreux matériels.

 

Pas moins de 2000 m2 de zone d'exposition, dont 1.700 consacrés aux matériels présentés sur son "statique" : comme à chaque édition du salon du Bourget, le ministère de la Défense profitera cette année de l'événement pour mettre en avant ses matériels et ses compétences, dans un contexte budgétaire qui incite plus que jamais à négocier de précieux contrats à l'exportation pour assurer l'avenir de certains programmes.

 

Les visiteurs du stand "Défense" pourront ainsi découvrir de nombreux matériels présentés en grandeur nature par des opérationnels français : un Rafale, bien sûr, mais aussi un Mirage 2000D, un Tigre HAP, un NH90-TTH et une batterie de missile sol-air SAMP/T "Mamba". La DGA présentera de son côté le Mirage 2000 banc d'essais utilisé entre autres pour tester certains équipements du Rafale.

Mirage 2000D banc d’essais en vol

Mirage 2000D banc d’essais en vol

Par ailleurs, le ministre de la Défense devrait profiter du salon pour annoncer en grande pompe la signature d'un contrat avec NHIndustries portant sur l'achat d'une seconde tranche de 34 NH90-TTH, même si celle-ci a été effectivement notifiée à la fin du mois de mai.

Le Caiman et le Tigre en vol à Valence – photo GAMSTAT P.Gillis

Le Caiman et le Tigre en vol à Valence – photo GAMSTAT P.Gillis

Probablement consciente que l'exportation du Rafale est désormais une priorité absolue pour assurer la survie du programme, la DGA présentera plusieurs programmes d'études amont (PEA) visant à faire évoluer l'avion de combat français et jusqu'alors menés de manière très confidentielle.

 

C'est le cas du PEA Incas, qui doit aboutir l'an prochain à de premiers essais d'une nouvelle antenne du système d'autoprotection Spectra à base de nitrure de gallium, mais aussi du PEA Tragedac, visant à l'amélioration des capacités de détection passive du Rafale. L'idée étant de pouvoir augmenter la précision de localisation d'un ennemi en utilisant des méthodes non-émissives (Spectra et optronique secteur frontal) et en partageant les informations ainsi recueillies au sein d'une patrouille, par exemple via liaison 16.

batterie de missile sol-air SAMP/T "Mamba"

batterie de missile sol-air SAMP/T "Mamba"

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 06:55
Chargement d’un Tigre avec des roquettes. Kaboul 2009. Photo Frédéric Lert

Chargement d’un Tigre avec des roquettes. Kaboul 2009. Photo Frédéric Lert

21.05.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

TDA Armements (filiale de Thales spécialisée dans les armements terrestres et aéroportés), prévoit le tir complet, avec guidage sur une tache laser, d’une roquette à précision métrique pour le mois de juillet prochain. L’idée de roquette guidée agite le Landerneau depuis plusieurs années de part et d’autre de l’Atlantique. Pour tous, il s’agit d’offrir un grand niveau de précision à un armement idéalement taillé en terme de puissance, mais dont la dispersion à l’impact cadre mal avec les exigences de précision des conflits actuels. Moins maniable qu’un missile, la roquette guidée promet en revanche d’être bien meilleur marché et bien plus disponible : plusieurs dizaines de projectiles pourront être emportées par hélicoptère…

 

TDA fournit déjà les roquettes de 68mm qui équipent les Tigre de l’Alat et qui ont été tirées à plusieurs milliers d’exemplaires en Afghanistan, en Libye et plus récemment au Mali. L’industriel a déjà développé des solutions innovantes pour ses roquettes, avec notamment depuis 2009 la transmission d’informations et la commande de mise à feu par simple induction : aucun branchement électrique n’est nécessaire une fois la roquette installé dans son tube. Le processus d’armement gagne en simplicité, en fiabilité et en rapidité. Toutes les roquettes aujourd’hui livrées à l’Alat bénéficient de ce système.

 

La roquette à précision métrique est le fruit d’un développement sur fonds propre de TDA qui bénéficie toutefois d’un PEA (Plan d’Etude Amont) de la DGA sur le développement d’une charge militaire muratisée à effet collatéral réduit. Les autres travaux de développement porte sur la fusée qui emporte le kit de guidage, le dispositif de mise à feu du propulseur et de la charge militaire. Le propulseur reste inchangé par rapport à une munition classique. Chaque roquette guidée se voit fournir un code laser unique ce qui autorise le tir simultané de plusieurs roquettes. Une innovation qui ira de pair avec la possibilité, sur le Tigre HAD, d’emporter jusqu’à cinq modèles différents de projectiles dans un même panier et de sélectionner précisément la munition devant être tirée. Le HAP n’offre actuellement que la possibilité de choisir le panier qui va tirer. Bien évidemment, un autre atout du Tigre HAD est de disposer d’un illuminateur laser dans son viseur de toit Strix, ce qui lui permettra de guider lui-même ses propres munitions.

 

Le tir du mois de juillet se fera à partir d’un Tigre HAP avec un guidage déporté et ne comprendra que deux roquettes dont la charge militaire sera remplacée par un système de télémétrie. Plusieurs centaines de tirs ont déjà été simulés sur un banc d’essais reproduisant tout le vol de la munition. TDA envisage une mise en service dans les forces à partir de 2018.

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 11:55
MSN08 sur le tarmac de Séville photo G. Belan (FOB)

MSN08 sur le tarmac de Séville photo G. Belan (FOB)

 

26.04.2013 Par Guillaume Belan (FOB)

 

Le sujet est sensible. Ce n’est pourtant plus qu’une question de semaines. Chez Airbus Military à Séville, aucun responsable ne s’ose à avancer une date de livraison précise du premier appareil A400M Atlas à l’armée française. « au deuxième semestre » se bornent à répéter les responsables. « Le sujet est sensible et fait l’objet de discussions et de procédures entre la DGA, le CEAM, l’OCCAr et la MEST » (Multinational Entry into Service Team) précise Damien Allard, Market Developement Manager chez Airbus Military à Madrid. Lors de la visite de FOB hier sur l’immense et flambante neuve usine d’Airbus à deux pas de Séville, le MSN007, soit le premier Atlas qui sera livré à la France était en vol. Pas visible donc, « actuellement aux mains du client » précise le constructeur européen, soit l’armée de l’air française. Dans les immenses hangars climatisés, les lignes de productions tournent à plein. Déjà le MSN009, soit le premier A400M qui doit être livré aux Turcs cette année, est en cours d’assemblage final. Un peu plus loin, d’autres parties d’Atlas continent de s’assembler : MSN12 destiné à la France, dont la construction a débuté en mars de cette année peut-on lire sur un panneau. Sur le Tarmac, des ouvriers s’affairent autour du MSN008, soit le deuxième des trois Atlas que recevra l’armée de l’air cette année. La cocarde française et la mention « armée de l’air » y figurent déjà. « Nous sommes dans les temps, il n’y a plus aucun problème » assure le responsable français.

 

Premier équipage certifié

 

En attendant, la première équipe française est opérationnelle depuis la semaine dernière. Arrivée en février au Training Center de Séville, elle vient de recevoir sa certification, « prête à voler ». Quatre pilotes français, cinq loadmasters (soutiers) et une douzaine de techniciens sont dorénavant aptes à mettre en œuvre le futur avion de transport européen. Depuis la semaine dernière, une nouvelle équipe a pris le relais à Séville pour recevoir leur formation sur le futur avion de transport. Au programme, des cours théoriques bien sûr, mais aussi des heures sur simulateurs. Sur le centre de formation d’Airbus Military, on parle espagnol, français mais aussi turc ou anglais.

MSN08 sur le tarmac de Séville photo G. Belan (FOB)

MSN08 sur le tarmac de Séville photo G. Belan (FOB)

Avion de tous les superlatifs, l’Atlas aurait apporté une véritable plus-value durant l’opération Serval commente Damien Allard. Remplissant à la fois des missions de transport stratégique (à l’instar du C-17) et tactique (Transall et C-130). Pour Serval, l’A400M aurait pu apporter des charges très lourdes (véhicules blindés, logistique…) aux endroits désirés, soit au nord du Mali, à Tessalit ou Kidal par exemple. 25 tonnes de charges utiles auraient pu être délivrés sur des pistes de 750 mètres non préparées. Des conditions impossibles pour un Antonov ou un C-17 et des charges bien trop lourdes pour un C-130J. Ce qui a abouti de longues heures de convois par voie terrestre, pas moins de cinq jours de Bamako à Tombouctou!

 

En mai donc.. ou juin, le MSN07 arrivera sur la base d’Orléans. Le second, le MSN08 est attendu cet été et le troisième devrait arriver en décembre. Le dernier Atlas français doit être livré en 2024. A cette date, la France disposera de 50 A400M dont 25 en version auto-protégés et 10 ravitailleurs.

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 15:34
La DGA reçoit le prix « Scientific Achievement » de l’OTAN

25/04/2013 DGA

 

Le prix « Scientific Achievement » a été décerné à la DGA par l’organisation OTAN des sciences et de la technologie (S&T Organization). 

Le prix « Scientific Achievement » a été décerné à la DGA par l’organisation OTAN des sciences et de la technologie (S&T Organization). Cette récompense est attribuée  pour l’excellence des travaux  du groupe de travail composé de 10 pays coopérant sous pilotage DGA sur le thème Coalition Battle Management Language (C-BML). Ces avancées ont pour objectif de rendre interopérables les systèmes de commandement et les outils de simulation de l’OTAN et des nations afin d’en faciliter l’emploi et de réaliser des économies.

 

La S&T Organization a mis en avant l’originalité et la valeur technique des résultats obtenus par les dix nations qui participent à l’activité sous la houlette de la DGA. Soutenus par l’EMA, les travaux ont fait l’objet de démonstrations réunissant les forces de l’OTAN et de nombreux industriels. Le bénéfice opérationnel est reconnu notamment pour conduire en coalition la planification des opérations en mode collaboratif et pour mener des exercices d’entraînement toujours plus représentatifs et à moindre coût. Au travers de ce prix, c’est la qualité des échanges entretenus par la DGA avec l’Alliance et les pays membres qui est reconnue.

 

Le C-BML est un langage. Il dispose d’un vocabulaire issu du MIP (Multilateral Interoperability Programme) et d’une grammaire. Les expressions sont échangées sous la forme de message XML (Extensible Markup Language). Elles véhiculent des ordres, des comptes-rendus et des requêtes. L’automatisation de la connexion autorise désormais l’usage de la simulation  lors des opérations. Elle favorise la réduction du nombre d’animateurs requis lors des exercices d’entraînement.

 

Les pays membres du groupe de travail C-BML sont : la France (pilote du groupe), l’Allemagne, le Canada, le Danemark, l’Espagne, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Turquie et les Etats-Unis.

 

> Voir aussi le site de la S&T Organization

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 21:58
TIGER_HAD photo Eurocopter Thierry Rostang

TIGER_HAD photo Eurocopter Thierry Rostang

 

24 April 2013 army-technology.com

 

The French defence procurement agency (DGA) has received the first production Tiger Hélicoptère Appui-Destruction (HAD) fire-support helicopter from Eurocopter for use by French Army aviation units.

 

Received after the helicopter's military qualification by the DGA on 10 April, the delivery is part of a contract signed by the Organisation for Joint Armament Cooperation (OCCAR) in August 2004 for a total of 40 HAD helicopters on behalf of France.

 

Eurocopter Group France executive officer and global business and services vice-president Dominique Maudet said: "With the Tiger HAD, Eurocopter further expands the operational capabilities of a combat helicopter family, which has demonstrated its mission effectiveness and performance in highly challenging military deployments."

 

Essentially identical to the Hélicoptère d'Appui Protection (HAP) helicopter currently in service with the French Army, the helicopter features upgraded MTR390 engines, improved ballistic protection, and a new optronic sighting system and electronic warfare suite, as well as an identification, friend or foe (IFF) system.

 

Designed to conduct support and fire suppression missions, the helicopter can also be fitted with the PARS 3 LR anti-tank missiles, originally developed for the German Army's UHT version, in addition to the AGM-114 Hellfire II air-to-surface missiles.

 

Twenty four helicopters have also been ordered by the Spanish Army, which also features six Tiger HAP support and escort variants retrofitted for fire support and attack operations in December 2004.

 

The French Army plans to operate a total of 80 Tiger helicopters, which include 40 HAP and 40 HAD variants for its tactical missions worldwide.

 

The helicopters have extensively been used during the French military operations in Afghanistan, Libya and most recently in Mali.

 

Powered by two Turbomeca Rolls-Royce MTR390 turboshaft engines, the Eurocopter Tiger is a two-seat attack aircraft designed to conduct precise day and night surveillance and fire support missions.

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 13:41
Le Tigre HAD photo Eurocopter Thierry Rostang

Le Tigre HAD photo Eurocopter Thierry Rostang

19/04/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le premier hélicoptère Tigre de série construit par Eurocopter en version appui-destruction (HAD) a été livré ce vendredi à la Délégation générale de l'armement (DGA).

 

Le premier hélicoptère Tigre de série construit par Eurocopter en version appui-destruction (HAD) a été livré ce vendredi à la Délégation générale de l'armement (DGA). Cette étape fait suite à la qualification de la version HAD de l'hélicoptère Tigre, annoncée le 10 avril par la DGA, et marque la première livraison de la toute nouvelle variante d'une gamme d'hélicoptères Eurocopter qui a déjà fait ses preuves au combat lors des interventions militaires en Afghanistan, en Libye et aujourd'hui au Mali. "Avec le Tigre HAD, Eurocopter continue d'étendre les capacités opérationnelles de sa famille d'hélicoptères de combat qui ont démontré leur efficacité en mission et leurs performances opérationnelles à l'occasion d'interventions militaires particulièrement complexes", a déclaré le directeur exécutif France et directeur exécutif commercial, des services et du développement international chez Eurocopter, Dominique Maudet, cité dans un communiqué publié ce vendredi.

 

Parmi les améliorations dont bénéficie la variante HAD de l'hélicoptère Tigre figurent deux turbomoteurs MTR390 (step 1.5) plus performants qui assurent "une puissance en hausse de 14 %, mais également une protection balistique améliorée, un nouveau système de visée optronique, la capacité à lancer des missiles de destruction air-sol Hellfire, une suite de guerre électronique évoluée et un système d'interrogation ami-ennemi (IFF)", a précisé Eurocopter dans le communiqué.

 

40 Tigre HAD commandés par la France

 

À ce jour, la France a commandé 40 exemplaires de l'hélicoptère de combat Tigre en configuration HAD à l'attention des forces aériennes de son armée de Terre. 24 hélicoptères ont par ailleurs été commandés par l'Espagne pour équiper son armée, dont six Tigre en version appui-protection (HAP) modifiés en version appui feu-destruction (HAD). Actuellement, 97 hélicoptères multi-rôles de la famille Tigre sont actuellement en service dans quatre pays (France, Allemagne, Espagne et Australie), qui ont commandé au total 206 hélicoptères.

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