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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 09:05

Mindef

 

07/11/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Grandeur et décadence des armées françaises... Mercredi après-midi débute l'examen en séance des crédits de la mission Défense du projet de loi de finances (PLF) pour l'année 2013. Le PLF devrait en principe être voté le 20 novembre. En trois volets, voici les principales déclarations à l'occasion de leur audition à la commission de la défense de l'assemblée nationale du chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, puis des chefs d'état-major terre, air, marine et enfin du délégué général pour l'armement.

 

Après un premier volet sur les déclarations d'Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées, voici dans ce deuxième volet les principaux points évoqués par le chef d'état-major de l'armée de terre, Bertrand Ract-Madoux, le chef d'état-major de l'armée de l'air, Denis Mercier, et, le chef d'état-major de la marine, Bernard Rogel, lors de leur audition devant la commission de la défense de l'assemblée nationale au mois d'octobre :

 

Le chef d'état-major de l'armée de terre, Bertrand Ract-Madoux

 

"J'ai pu constater que ce budget avait été, à juste titre, qualifié de budget d'attente ou de transition par le ministre de la défense et le chef d'état-major des armées. Cette attente ne sera pas sans conséquence pour une armée de terre qui représente, comme j'ai coutume de le dire, 20% du programme 146, 20% de la préparation opérationnelle hors titre 2 (personnel) des armées et 20% de l'entretien programmé des matériels (EPM) des armées. Or dans ce processus de recherche d'économies de court terme, elle supportera, en 2013, une grande part des efforts du ministère. L'armée de terre supportera ces efforts, tout d'abord, dans le domaine des équipements dans la mesure où, sur les années 2012 et 2013, l'armée de terre devra contribuer à hauteur d'environ 40% du total des reports ou annulations en autorisations d'engagement ainsi que des crédits de paiement. Cet effort apparaît encore plus disproportionné pour la seule année 2013, avec une part dans la réduction des engagements estimée à 76%. Cela s'explique par ses nombreux petits programmes particulièrement propices aux économies de court terme et par le fait que plusieurs programmes majeurs tels SCORPION et le porteur polyvalent terrestre (PPT), n'ayant pas encore été notifiés, pouvaient donc être décalés".

 

"Les conséquences immédiates en seront notamment le décalage à l'été 2013 de la notification des travaux complémentaires d'architecture pour le programme SCORPION. Si cette mesure qui affecte le programme majeur de l'armée de terre est surtout emblématique, d'autres auront des conséquences capacitaires plus importantes telles que l'impossibilité de projeter plus de 4 hélicoptères Caïman (NH90, ndlr) jusqu'à fin 2016 ou la rupture capacitaire sur le segment des porteurs logistiques terrestres à partir de 2015".

"L'armée de terre supportera également une part importante des efforts du ministère dans le domaine des effectifs. Sa contribution ira ainsi au-delà de l'objectif fixé par la loi de programmation militaire (environ 2700 postes en 2013) en raison d'une accentuation de la pente de déflation, consécutive aux décisions contenues dans la lettre plafond de cet été".

 

"Récemment pointée du doigt sur les questions de masse salariale et d'avancement, souvent à tort, l'armée de terre saura, enfin, prendre les mesures qui s'imposeront pour maîtriser sa masse salariale. Mais il va sans dire que les révélations de l'été 2012, par médias interposés, ont été un choc. J'étais d'ailleurs lundi avec les représentants des officiers de l'ensemble des régiments réunis en séminaire. Ce sujet d'inquiétude était sur toutes les lèvres. Il dépasse bien évidemment la seule catégorie des officiers car la restriction de l'avancement, dont je rappelle qu'il se fait presque essentiellement «au choix», c'est-à-dire au mérite, aura un impact sur «l'escalier social» qui est la force des armées et qui permet, à chacun, selon ses capacités, d'accéder à des responsabilités supérieures. Je vous rappellerai ainsi que 70% des sous-officiers sont issus des militaires du rang et que 70% des officiers ne sortent pas directement des écoles de Coëtquidan".

 

"Il y a derrière mes propos l'inquiétude de voir la cohérence d'un outil efficace et aguerri, affaiblie par des mesures budgétaires de court terme et de voir les données budgétaires préempter les débats stratégiques en cours (...). La France possède aujourd'hui avec l'armée de terre un outil remarquable qui, malgré les réformes lourdes, n'a jamais fait défaut pour répondre à ses engagements opérationnels. Mais elle est dans une situation d'équilibre qu'il lui est de plus en plus difficile de préserver. Son format est tout «juste insuffisant», expliquait un récent rapport du Sénat. Il ne faut, en effet, pas oublier qu'en 2009, l'armée de terre, avec le même format, était en situation de «surchauffe» opérationnelle. Je pense donc qu'elle a effectivement atteint un seuil plancher au-dessous duquel elle ne pourra descendre sans renoncements capacitaires, renoncements qui lui feront perdre sa cohérence et son efficacité et pourrait affecter l'image de la France. Car c'est bien avec le volume de la force terrestre projetable (aujourd'hui 73.000 hommes) que doivent se raisonner les contrats opérationnels et non avec les effectifs de l'armée de terre au sens large (135.000 militaires et civils)".

 

"Je vous ai dressé, pour reprendre l'expression du chef d'état-major des armées, un panorama de l'armée de terre parfois sombre mais sans concession. Je ne peux vous cacher, non plus, que l'adhésion aux réformes s'érode sensiblement. En l'absence de perspective d'améliorations rapides, la lassitude commence à gagner les esprits".

"Toutes les difficultés de l'armée de terre ont une seule origine: la lente et immuable érosion du budget de la défense. Les intentions du Livre blanc de 2008 étaient pourtant bonnes, puisque l'effort a porté sur les équipements et nous sommes très heureux de ceux que nous avons reçus. Mais nous n'avons plus aujourd'hui les moyens suffisants pour les faire fonctionner, compte tenu de la réduction des crédits consacrés au fonctionnement, à l'entretien du matériel et la contraction de la masse salariale. Nous avons par exemple perdu, sur quatre ans, une année complète de crédits d'entretien programmé du matériel pour nos hélicoptères. Pour les autres équipements, nous avons perdu une part significative du budget. Dans le même temps, près de 4000 postes de maintenanciers ou mécaniciens ont été supprimés. Le Livre Blanc de 2008 nous avait été présenté comme la perspective d'une armée plus petite mais avec plus de moyens. Ce n'est en réalité pas le cas. Nous sommes aujourd'hui encore capables d'assurer les contrats opérationnels de 2008 mais plus de les soutenir dans la durée".

 

"Je n'ai pas parlé de rupture mais de risques de rupture capacitaire sur certains équipements. C'est notamment le cas pour les véhicules légers tout-terrain P4, les hélicoptères, les camions logistiques. Ces programmes sont souvent victimes de leur taille modeste. Nous pouvons déployer 30.000 hommes mais nous ne pouvons pas les faire tenir dans la durée sur le plan des munitions. La réduction des stocks nous interdit de fait la soutenabilité dans la durée. La Libye a affecté certains stocks, avec notamment la consommation de 425 missiles Hot par nos hélicoptères de combat. Il n'y a néanmoins pas de carence car nous disposons de stocks de crise et de guerre. Il faudra également lancer le programme MMP dans le domaine de l'antichar, le remplacement des MILAN étant impératif".

 

Le chef d'état-major de l'armée de l'air, Denis Mercier

 

"La première concerne le maintien de l'activité aérienne pour nos équipages. Elle est essentielle pour garder des compétences, préserver un niveau suffisant de sécurité aérienne et garantir le moral de nos aviateurs. Nous sommes confrontés à la difficulté de contenir les coûts de maintien en condition opérationnelle (MCO). En 2012, l'écart entre les ressources disponibles et les besoins d'entretien programmé des matériels aéronautiques de l'armée de l'air a atteint 300 millions d'euros. Cela se traduit par une pression de plus en plus forte sur la formation et l'entraînement des forces et en conséquence une érosion du capital des savoir faire opérationnels. Malgré les efforts que je salue du ministère sur le domaine, en 2013, le déficit d'activité sera d'environ 20% par rapport au besoin nominal d'entraînement des équipages. C'est acceptable dans un budget d'attente, mais nous approchons d'un seuil qui pourrait devenir critique. Notre cohérence repose sur notre capacité à trouver le bon équilibre entre notre format et les ressources dédiés à l'entretien programmé de nos matériels".

 

"Ma dernière crainte concerne la construction budgétaire. Les trajectoires financières actuellement envisagées nous amènent à court terme sous le seuil des engagements déjà passés. En poursuivant dans cette direction, nous serons amenés à annuler certaines commandes, avec des pénalités à la clé, et nous serons dans l'impossibilité de procéder aux nouvelles acquisitions, celles qui nous permettront de mettre en place des modes de fonctionnement source d'économies. Les drones, les MRTT, qui n'entrent pas encore dans la construction budgétaire, sont en position de vulnérabilité. La phase 2 de la quatrième étape du système de commandement et de conduite des opérations aériennes (SCCOA) n'est pas prévue dans le projet de loi de finances 2013. Ses reports successifs fragilisent notamment nos capacités de détection sur le territoire national".

 

"Le report de nombreux programmes d'équipement, décidés en amont des travaux du projet de loi de finances, pourrait aussi s'avérer préjudiciable à notre capacité opérationnelle. C'est le cas par exemple de ceux liés aux obsolescences du missile Aster30, du pod RECO NG, du simulateur Mirage 2000C, de la mise aux normes civiles des hélicoptères Puma et Fennec, de la rénovation des C130 et de la flotte de Mirage 2000D. Sur ce dernier point, je souligne que le Mirage 2000D au potentiel de vie encore élevé nous permettrait de disposer d'un avion, dont il nous faut déterminer le niveau de rénovation et le format, capable d'effectuer à moindre coût une large gamme de nos missions en complément du Rafale. Il existe un véritable risque de perte de capacités opérationnelles, mais aussi de capacités industrielles nationales dont les conséquences pourraient être irréversibles. Je milite pour l'étude de solutions de court terme qui permettent de conserver la réversibilité nécessaire à la préparation d'un avenir qui pourra être différent de celui d'aujourd'hui. Un avenir qui sera porté par le personnel s'il n'est pas tourné vers une simple diminution des formats mais bien vers un véritable projet".

 

"Aujourd'hui, le volume horaire de formation de nos pilotes est inférieur aux objectifs fixés : 160 heures au lieu de 180 pour les pilotes de chasse - et encore, certains ne volent que 120 heures. Le différentiel est encore plus marqué pour les pilotes d'avions de transport, qui devraient voler 400 heures par an, et qui n'en effectuent en moyenne que 250. Cette situation peut créer un vrai problème de compétences ; c'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons demandé et obtenu l'acquisition de huit CASA. Certes, la simulation permet de pallier une partie du problème, mais elle ne remplacera pas le vol".

 

Le chef d'état-major de la marine, Bernard Rogel

 

"La modernisation de notre outil est amorcée. Elle constitue la réponse à une urgence : les réductions, temporaires ou non, de capacité - rappelons que nous avons désarmé 20 bâtiments depuis 2009, et que cela continue - et l'âge de nos outils - près de 40 ans pour la frégate De Grasse, 34 ans en moyenne pour les frégates Georges Leygues, Montalm et Dupleix ou l'aviso lieutenant de vaisseau Le Hénaff - nous placent au bord d'une rupture franche. Seules deux frégates ont été livrées au cours des dix dernières années. Quant aux forces outre-mer, elles auront perdu leur capacité en patrouille et en bâtiments de transport léger (Batral) en 2016 si elles ne sont pas remplacées. Ne resteront plus que 6 frégates de surveillance et deux patrouilleurs pour 10 millions de km2 de zone économique exclusive (ZEE). Il n'est plus possible de retarder le renouvellement de la flotte".

 

"Si la disponibilité des bâtiments est satisfaisante, les crédits prévus ne permettent pas d'atteindre les objectifs de la LPM, avec, pour la flotte de surface notamment, une prévision de réalisation des heures de mer de l'ordre de 12% en dessous de l'objectif de la loi de programmation militaire (LPM) 2009/2014. Par ailleurs, nous sommes contraints d'immobiliser les sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) neuf mois avant leur période d'entretien majeur afin de respecter l'enveloppe allouée à leur maintenance. Afin d'optimiser la disponibilité, nous menons aujourd'hui une réforme importante d'organisation sur l'entretien de la flotte, nommée Dispoflotte 2015, pour gagner toutes les marges possibles. Celle de l'aéronautique est quant à elle préoccupante. Elle a conduit à réduire de 9% l'activité au deuxième semestre 2012. C'est la conséquence d'un déficit de financement d'environ 20%. Le risque est, au-delà d'un taux de disponibilité en retrait, d'affaiblir le potentiel des flottes car les stocks de rechange ne sont plus recomplétés. Là encore, toutes les solutions d'optimisation sont recherchées avec la structure intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques de la défense (SIMMAD) pour limiter les conséquences des contraintes budgétaires".

 

"Les crédits d'équipements d'accompagnement font l'objet d'une forte contrainte financière, qui pèsera en grande partie sur les munitions, repoussant d'une année la perspective de reconstituer les stocks. 2012 aura déjà été une année de forte réduction en matière de munitions d'infanterie et aéronautiques : cette situation doit être comprise comme une solution transitoire dans l'attente d'une nouvelle LPM, qui permettra par ses arbitrages de lever, ou tout au moins de mieux cibler, les efforts d'économies".

 

"S'agissant des équipements, nous avons besoin de l'ensemble des composantes pour remplir les missions qui nous incombent. Pour prendre une image, votre question équivaut à demander à un bricoleur de choisir, dans la composition de sa caisse à outil, entre le marteau et le tournevis pour intervenir sur une panne qu'il ne connaît pas encore. C'est un choix impossible ! Nous sommes dans une phase de renouvellement urgent, mais qui était prévu dans la loi de programmation militaire (LPM). C'est le cas notamment pour les frégates de premier rang et les patrouilleurs. Encore une fois, si nous ne faisons rien, il ne nous restera plus que 6 frégates de surveillance outre-mer : comme ces patrouilleurs n'étaient pas considérés prioritaires dans le dernier Livre blanc, on a assisté à une réduction temporaire de capacité (RTC), qui nous conduit aujourd'hui à désarmer tous les P 400 - lesquels ne pourront être prolongés - et les Batral, sans les remplacer tout de suite".

 

"Le contexte financier rend les choses difficiles : nous devons réduire la dette, qui est un enjeu majeur, faute de quoi la défense pourrait être la première touchée. La question est de savoir combien de temps va demander l'effort demandé à la défense, ce qui déterminera les réponses capacitaires. Si cet effort dure trois ou quatre ans, on retardera des programmes et on continuera à réaliser des trous capacitaires, mais on pourra garder une dynamique positive avec l'espoir de réinvestir ensuite. S'il devait au contraire prolonger une dizaine d'années, nous serions obligés de faire des choix capacitaires, qui impliqueraient d'établir des priorités entre les missions".

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 07:35
Optique – La plus petite caméra infrarouge cryogénique du monde

 

18.10.2012 ONERA

 

Sans attendre la fin de sa thèse à l'Onera, Florence de la Barrière – docteur et prix de thèse ONERA 2012 - a achevé la réalisation d'une caméra extrêmement compacte adaptée à une fabrication industrielle.  

 

La caméra sur puce infrarouge développée dans le cadre d’une thèse à l’ONERA par Florence de la Barrière  est en rupture technologique avec les systèmes infrarouge existants : le système optique complet est intégré sur le détecteur infrarouge cryogénique lui-même. La caméra, extrêmement compacte (longueur totale 4 mm), dotée d’un très grand champ d’observation (égal à 120°), est adaptée à une éventuelle fabrication industrielle à l’échelle du wafer.

 

L’objectif est la réalisation d’une caméra infrarouge haute performance ultra-compacte pour des applications de surveillance ou d’aide au pilotage. La compacité permettra de diffuser une capacité d’observation infrarouge vers des systèmes à faible capacité d’emport comme les drones ou les véhicules légers.

 

Florence de la Barrière a reçu le prix des doctorants Onera pour ces travaux, menés avec le Cea Leti et financés dans le cadre d’un programme d’étude amont de la DGA. La revue internationale Applied Optics a également retenu la caméra pour faire sa couverture du numéro du 10 mars 2012, à l’occasion de la publication des travaux

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 12:24

premier-tir-complet-du-missile-de-croisiere-naval-mdcn-a-bi.jpg

Premier tir complet du missile de croisière naval MdCN

à Biscarrosse

 

12/07/2012 DGA

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a réalisé sur le site de DGA Essais de missiles à Biscarrosse avec succès le premier tir complet d’un missile de croisière naval (MdCN) le 9 juillet 2012.

 

Ce 3e tir de développement, effectué sur le site de Biscarrosse (Landes) du centre « DGA Essais de missiles », est représentatif d’un tir à partir d’une frégate. Tous les objectifs ont été atteints, notamment la validation de la phase terminale avec guidage autonome par reconnaissance de scène infrarouge, qui assure une très grande précision d’impact. Le MdCN équipera à partir de 2014 les frégates multi-missions (FREMM) et les sous-marins Barracuda à l’horizon 2017.

 

Doté d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres, le MdCN est destiné à frapper des objectifs situés dans la profondeur du territoire adverse. Il est complémentaire du missile de croisière aéroporté Scalp dont il est dérivé. Embarqué sur des bâtiments de combat positionnés de façon prolongée à distance de sécurité dans les eaux internationales, ostensiblement (frégates) ou discrètement (sous-marins), le MdCN est adapté à des missions de destruction d’infrastructures de haute valeur stratégique.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 16:55
Le canon de 40 mm à munitions télescopées CTCA (Cased Telescoped Canon and Ammunition)

 

06/06/2012 Sources : DGA

 

Le concept de la munition télescopée consiste à placer le projectile au cœur du chargement propulsif, ce qui permet, à performance égale, de réduire de façon importante le volume de la cartouche par rapport à une munition conventionnelle.

 

La solution d’armement basée sur le canon de 40 mm à munition télescopée fait l’objet de travaux soutenus par le Royaume-Uni et la France depuis de nombreuses années par le biais de contrats séparés mais coordonnés à la société CTA international (CTAi) filiale de BAe Systems et de Nexter, implantée en France.

 

Ce type d’armement est prévu du côté britannique pour la revalorisation du véhicule de combat d’infanterie Warrior et pour le futur blindé de reconnaissance SV Scout, et du côté français pour le futur engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC) prévu dans le cadre du programme Scorpion.

 

L’armement de 40 mm à technologie télescopée permet de proposer aux forces le meilleur compromis entre la puissance de feu, la masse, le volume et les efforts de tir (recul de l’arme lors d’un coup de canon). Grâce à son calibre, il confère au véhicule porteur une puissance de feu inégalée pour une arme de moyen calibre. Sa gamme de munitions et en particulier sa munition à fonctionnement sur trajectoire (GPR-AB) lui donne un caractère multi-rôle particulièrement adapté à l’évolution de la menace et aux contextes opérationnels envisagés pour les futurs véhicules blindés de type EBRC.

 

La qualification du système

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a décidé de soutenir la qualification commune armes-munitions. Une déclaration d’intention franco-britannique a été signée le 20/10/2008, suivie d’un arrangement technique le 10/09/2009.

 

La qualification de cet armement et de ces munitions, dont le coût est partagé entre les 2 nations, doit permettre de disposer d’une brique technologique immédiatement intégrable pour l’EBRC en particulier et pour les futurs véhicules blindés en général.

 

Le contour technique de la qualification se décompose de la manière suivante :

 

- le canon de 40 Cased Telescope (tube, chambre, introducteur, lien élastique, fuze setter)

 

- les munitions associées suivantes : munition à effet cinétique (APFSDS), munition explosive à fonctionnement à l’impact (GPR-PD), munition explosive à fonctionnement sur trajectoire (GPR-AB), munition d’exercice (TP-T)

 

La qualification a débuté en 2012 et est prévu s’achever en 2013

 

Titulaire et architecture industrielle

 

L’arrangement technique prévoit la contractualisation avec la société CTA international, joint venture  à 50/50 entre les groupes français Nexter Systems et britannique BAE Systems/Land Systems. Le co-financement franco-britannique de ce contrat à travers l’arrangement technique favorise le développement d’un industriel dont les capitaux sont répartis de façon équitable entre les deux nations. Les deux maisons mères ont défini une répartition équilibrée des activités de production dans la perspective des futurs marchés de production : intégration des projectiles de combat, explosif, fusées pour Nexter Munitions, douille et traceurs pour BAE Systems. L’encartouchage des projectiles sera réalisé par Nexter Munitions pour les besoins France et par BAE pour les besoins Royaume-Uni. A ce titre, l’arrangement technique prévoit que la qualification conjointe permette de qualifier au même niveau les chaînes d’encartouchage de Nexter La Chapelle et de BAé Glacoed.

 

Pays équipés

 

Aucun pays à ce jour n’est équipé du canon de 40 CTA. Deux pays, le Royaume-Uni et la France ont entamé une coopération afin de qualifier cet armement. A l’issue, il est envisagé un standard OTAN pour le 40 CTA.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 11:55
 Le SIDM (système intérimaire de drones de moyenne altitude longue endurance)


06/06/2012 DGA

 

Le système intérimaire de drones MALE (SIDM) permet la réalisation de missions de surveillance et de reconnaissance, de désignation d'objectif et d'illumination laser de cibles.

Ces missions, réalisées au profit du renseignement interarmées, du commandant du théâtre et des composantes de forces, s'appliquent sur l'ensemble d'une zone d'intérêt ou d'un théâtre d'opérations.

Elles peuvent être réalisées dans la profondeur, jusqu'à des distances supérieures à 1000 km de la base de départ, en assurant une permanence sur zone de 24 heures de jour comme de nuit et par tous temps. Les charges utiles embarquées sont une boule 3 voies dénommée MOSP (voie électro-optique, voie infrarouge et voie laser) et un radar à ouverture synthétique (imagerie et détection de cibles mobiles).

Le système, qui a été déployé en Afghanistan jusqu'en mars 2012, comprend deux véhicules aériens, un segment sol et des moyens de soutien associés ; un système complémentaire, composé d'un véhicule aérien, d'une station sol et des moyens de soutien associés, a été livré à l'armée de l'air sur la base aérienne de Cognac fin 2010, et porte ainsi à 2 le nombre de véhicules aériens présents sur cette base (parc total de 4 véhicules aériens). Ce second système, principalement destiné à la formation et aux missions intérieures, a été déployé dans le cadre de l'opération Harmattan d'août à octobre 2011.

 

Développement

Après l'expérimentation des drones Hunter, l'armée de l'air a décidé de les remplacer par les drones SIDM, en attendant le drone MALE qui lui apporterait à terme une capacité complète.

Le SIDM a fait l'objet d'un appel d'offres sur performances qui a retenu la proposition EADS (maître d'œuvre) sur la base du porteur israélien Eagle réalisé par IAI. La notification du contrat est intervenue en août 2001.

La livraison du système SIDM a été échelonnée entre mi 2008 et début 2009, à l'issue d'une phase de réception ayant fortement sollicité les centres de la Direction Technique (notamment : DGA EV, DGA MI, DGA TA) ; dès la livraison, l'armée de l'air a mené les premières expérimentations technico-opérationnelles, et a participé à une opération intérieure en septembre 2008 (intégration du système dans le DPSA mis en place lors de la visite du Pape à Lourdes).

 

Activité opérationnelle

Il a été décidé fin 2008 de projeter le système sur le théâtre afghan, suite aux évènements du mois d'août dans la vallée d'Uzbeen. Après une modification de la liaison satellitaire, pour s'adapter aux caractéristiques particulières de la ressource disponible sur le théâtre (satellite à orbite inclinée), la première capacité opérationnelle a été prononcée fin janvier. Le système a ensuite réalisé son premier vol en opération extérieure depuis la base aérienne militaire de Bagram le 17 février 2009.

En mars 2012, au départ d'Afghanistan, ce sont 579 vols qui ont été réalisés pour ce déploiement, pour un total de 5100 heures de vol.

L'activité sur la base de Cognac a débuté fin 2010, à des fins d'entraînement du personnel et de missions intérieures (G8 de Deauville, etc.)

Entre août et octobre 2011, le second système a été déployé en Sicile dans le cadre de l'opération Harmattan. 24 vols auront été effectués à cet effet, pour 316 heures de vol.

 

Fiche technique

L'architecture physique d'ensemble du SIDM s'organise autour des segments suivants :

 

Segment aérien

Véhicules aériens :

- masse maximale au décollage : 1 250 kg

- envergure de 17 m

- équipé de GPS et de moyens inertiels

- équipé d'un moteur à pistons (ROTAX 914) et d'une hélice à pas variable

- atterrissage et décollage automatique tous temps sur la base d'un système GPS différentiel et d'un moyen de secours à technologie laser

- protection anti-givre

Charges utiles :

- caméras d'imagerie (visible et infrarouge) sur plate-forme gyrostabilisée

- télémètre/illuminateur laser

- radar SAR disposant de 2 modes d'imagerie (STRIP et SPOT), permettant une haute résolution, et d'un mode de détection de cibles mobiles (MTI)

- capacité de suivi automatique de cibles

- fonction ROVER / Remote video terminal, permettant de diffuser les images directement vers les troupes au sol (charge exclusive du radar SAR, intégrée par le CEAM et opérationnelle depuis mars 2010)

Segment liaisons de données :

- à vue directe (LOS)

- par satellite (SATCOM)

 

Segment sol modulaire

- un module de préparation de la mission

- un module de mise en œuvre système (gère les phases de décollage et d'atterrissage et contrôle le drone en vol)

- un module de mise en œuvre déportée (contrôle complet du drone en vol)

- un module d'interprétation et de diffusion des images (SAIM )

Le segment sol permet de gérer simultanément deux véhicules aériens en vol et d'effectuer des relais sur la zone d'observation.

 

Performances

- altitudes d'évolution opérationnelle comprises entre 15 000 et 25 000 ft

- vitesse maximale de 110 kts

- endurance de 12 heures à 1 000 km (pour un véhicule aérien), permanence H24 sur zone pour le système

- capacité d'observation tous temps, de jour comme de nuit

 

Avancées capacitaires

En comparaison avec le système Hunter, le SIDM présente de véritables avancées technologiques offrant une capacité opérationnelle accrue. Ces améliorations sont essentiellement :

- l'intégration d'une liaison de données par satellite permettant un contrôle du drone à très grande distance. Cette capacité permet à la fois, d'envoyer le drone sur des théâtres d'opération éloignés de la base de départ, mais aussi, de répartir géographiquement les stations de contrôle recueillant en temps réel l'information en fonction du besoin opérationnel

- l'intégration d'un radar d'imagerie SAR permettant de réaliser des images par tous temps et, grâce au mode MTI, de détecter et suivre des cibles mobiles

- la capacité à emporter simultanément les différents capteurs (optique, infrarouge, radar), permettant d'assurer la mission quelle que soit l'évolution des conditions météorologiques

- le développement d'un système d'atterrissage et de décollage automatique (ATOL ) permettant d'augmenter le degré d'automatisation du système, de limiter le risque relatif à ces phases critiques du vol, et de garantir une capacité de décollage et d'atterrissage tous temps

- l'intégration d'un système de dégivrage permettant le vol en conditions givrantes

- l'intégration d'un système d'analyse image (SAIM) faisant l'interface avec les systèmes d'information et de commandement

- la capacité Rover décrite supra, depuis mars 2010 (capacité exclusive du radar SAR)

A noter que le système SIDM dispose depuis fin 2010 d'un certificat de type.

 

Architecture industrielle

La maîtrise d'œuvre industrielle du SIDM est assurée par les sociétés EADS et IAI, en organisation de cotraitance. L'origine des composants principaux est la suivante :

- véhicule aérien : IAI-MALAT (Israël)

- liaison de données SATCOM : IN-SNEC (France), groupe Zodiac Data System

- centrale inertielle : SAGEM (France)

- boule électro-optique : IAI -TAMAM (Israël)

- radar SAR : IAI-ELTA (Israël)

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 16:55
photo Heli-Dax

photo Heli-Dax

 

04.06.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

La DGA a émis un avis d'appel public à la concurrence concernant un "marché d'assistance à maîtrise d'ouvrage juridique et financière pour la passation et le suivi d'exécution du contrat de partenariat BSAH et le suivi d'exécution des contrats de partenariat RDIP-AIR et ea-alat Dax" (cliquer ici pour accéder au texte complet de l'annonce n° 12-79982).

 

La mission PPP du ministère de la Défense (longtemps dirigée par Philippe Genoux) étant en phase de démantèlement (officiellement depuis le 10 mai), il faut donc désormais faire appel à des compétences extérieures pour cette AMO (assistance à maîtrise d'ouvrage) juridique et financière. Commentaire d'un observateur avisé du milieu des PPP: "En d'autres termes le ministère préfère payer à prix d'or des consultants privés plutôt que de recourir à ses compétences internes à la mission PPP, allez comprendre".

 

Le marché comporte 4 lots (c'est moi qui souligne):


 - Lot 1 Assistance juridique pour la passation et le commencement d'exécution du CP BSAH. Les domaines de compétences juridiques identifiés sont notamment le droit public des affaires, le droit des affaires privés, le droit bancaire et financier, le droit de la propriété intellectuelle, le droit des assurances, le droit fiscal ... ainsi que le droit maritime..
- Lot 2 Assistance financière pour la passation et le commencement d'exécution du CP BSAH. Le rôle de(s) Assistance(s) Financière(s) est d'apporter un conseil et un accompagnement à la DGA sur tous les sujets financiers, bancaires, comptables ou fiscaux, pendant la passation du contrat BSAH puis durant son exécution..
- Lot 3 Assistance juridique pour le suivi de l'exécution des CP RDIP-AIR et EA ALAT Dax. Les domaines de compétences juridiques identifiés pour RDIP-Air et EA ALAT Dax sont notamment le droit public des affaires, le droit des affaires privés, le droit bancaire et financier, le droit de la propriété intellectuelle, le droit des assurances, le droit fiscal ... et le droit informatique et des NTIC (notamment la règlementation CNIL) pour RDIP-Air..
- Lot 4 Assistance financière pour le suivi de l'exécution des CP RDIP-AIR et EA ALAT Dax. Le rôle de(s) Assistance(s) Financière(s) est d'apporter un conseil et un accompagnement à la DGA sur tous les sujets financiers, bancaires, comptables ou fiscaux, pendant l'exécution des contrats de partenariat RDIP-AIR et EA ALAT Dax..

 

Sont donc concernés le projet des bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers (BSAH), le contrat RDIP (réseau de desserte IP de l'armée de l'air) et le PPP de Dax au profit de l'école de l'ALAT (contrat détenu par Héli-Dax). L'annonce date du 15 mai et la date prévisionnelle de débuts des prestations a été fixée au 20 juillet. Durée du marché: 60 mois.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 08:38
La défense a investi 10 milliards d'euros en 2011 dans l'industrie

 

22/02/2012 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Direction générale de l'armement (DGA) a dépensé 10,7 milliards d'euros en 2011 dans l'industrie au titre des programmes d'armement et de la recherche.

 

Les industriels de la défense ont été plutôt préservés l'an dernier. Selon les chiffres du Délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, présentés mercredi lors d'une conférence de presse, la DGA a investi 10,7 milliards d'euros dans l'industrie de défense, dont 724 millions au titre de la recherche. Sur ces crédits de paiements dans la recherche, Laurent Colle-Billon a souligné l'effort du ministère de la Défense en faveur des PME et ETI à travers le dispositif "Rapid", doté d'un budget de 40 millions d'euros, en hausse de plus de 30 % sur un an. "L'effort de renouvellement des forces s'est poursuivi en 2011, avec notamment, dans le domaine de la dissuasion la suite des livraisons de missiles M51 et ASMPA, dans le domaine concventionnel les livraisons des hélicoptères NH90 et Tigre, des équipements de fantassin FELIN, des véhicules blindés de combat VBCI, des avions Rafale ainsi que des missiles Aster, Exocet MM40 et MICA", a expliqué la DGA dans un communiqué.

 

Réduction des personnels

 

Le ministère de la Défense a en revanche peu dépensé dans les programmes dits "d'urgence opérationnelle", nécessaires pour équiper les forces sur les théâtres d'opération (Afghanistan, Libye...). C'est, selon la DGA "un autre preuve de la robustesse de l'approche capacitaire du ministère et de la flexibilité des matériels déployés pour s'adapter à des théâtres d'opération variés et très éprouvants". En 2009 et 2010, le ministère avait dépensé respectivement 250 et 170 millions d'euros pour faire face à ces urgences opérationnelles.

 

Enfin, la DGA vise des effectifs à hauteur de 10.000 en 2014. Soit la suppression d'u quart des personnels entre 2008 et 2014.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 08:30

http://www.meretmarine.com/objets/500/41296.jpg

 

Le nouveau radar du sémaphore de La Hève

crédits : AVON COMMUNICATION

 

07/02/2012 MER et MARINE

 

La Direction Générale de l'Armement vient d'engager la rénovation des radars de la plupart des sémaphores du littoral métropolitain. Le premier site équipé est celui de La Hève, près du Havre, qui dispose d'un radar neuf depuis le 25 janvier. Sur les 59 sémaphores placés sous la responsabilité de la Marine nationale, 54 sont concernées par l'opération, qui va s'échelonner jusqu'à l'été 2013. Pour un certain nombre ce sera également l'occasion d'améliorer leurs performances de détection (portée ou de taille des bateaux détectés). La modernisation de la chaîne sémaphorique française constitue la phase préliminaire du programme SPATIONAV V2, que la DGA a notifié en août 2011 à Signalis (société née en 2011 de la fusion du Français Sofrelog et de l'Allemand Atlas Maritime Security). D'un coût de 34 millions d'euros, ce marché vise à mettre à niveau la couverture radar du littoral et permettre le partage d'informations avec des partenaires étrangers (prioritairement européens), ce qui implique le développement d'outils logiciels et la mise en oeuvre de liaisons de données sécurisées et interopérables entre les différents systèmes. Il est, également, prévu de pouvoir fusionner l'ensemble des informations recueillies sur les façades maritimes (Manche - mer du Nord, Atlantique et Méditerranée) pour les mettre à disposition du centre opérationnel de la fonction garde-côte (COFGC), structure interministérielle - en charge notamment de la sécurité maritime- implantée à l'état-major de la marine à Paris. La conception du programme devrait s'achever mi-2012 et le développement logiciel se poursuivra jusqu'en fin d'année. Le déploiement de SPATIONAV V2 durera un an et demi à partir de début 2013 et concernera près d'une centaine de sites en métropole ainsi qu'en zone Antilles-Guyane et à Mayotte.


(© : DGA)

Améliorer la surveillance des approches maritimes

SPATIONAV V2 a pour objectif d'améliorer la surveillance des approches maritimes françaises. En matière de sécurité et de sûreté maritimes, la pierre angulaire du dispositif est, en effet, le renseignement. Dans cette perspective, le programme SPATIONAV (V0) a été lancé en 2002. Il s'agissait alors de fusionner au sein d'un système unique les informations recueillies par les radars côtiers de la Marine nationale et des Centres Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) en Méditerranée. Entre 2005 et 2010, le programme est monté en puissance avec SPATIONAV V1. Le système a été étendu à l'Atlantique, la Manche et la mer du Nord, ainsi que la zone Antilles-Guyane, tout en étant amélioré, notamment avec l'intégration des données AIS (système d'identification automatique dont dispose tout navire de commerce de plus de 300 tonneaux). Rien que pour la métropole, pas moins de 59 radars et 40 stations de réception AIS sont intégrés au système, sur lequel peuvent aussi être transmises, via satellite, les informations AIS captées par les avions de surveillance maritime Falcon 50 de l'aéronautique navale. Les préfectures maritimes de Toulon et de Brest, mais aussi six CROSS et trois centres opérationnels de la Douane (Rouen, Nantes et Marseille) disposent, ainsi, d'une vision globale et en temps réel du trafic maritime sur une zone. En cas de besoin, ils peuvent choisir les moyens d'intervention les mieux placés. Le système, qui automatise les échanges et intègre des outils d'aide à la décision, est ouvert à toutes les administrations concernées par la sécurité maritime.

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 08:05

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/dga/1-materiels-divers/illustration-spationav/1547749-1-fre-FR/illustration-spationav.jpg

03/02/2012 Bertrand Guy - DGA Comm

La direction générale de l’armement (DGA) vient d’engager la rénovation des radars de la plupart des sémaphores du littoral métropolitain.

Le premier sémaphore équipé est celui de La Hève en baie de Seine, qui exploite un radar neuf depuis le 25 janvier 2012. Sur les 59 « vigies terrestres de la mer » placées sous la responsabilité de la marine nationale, 54 sont concernées par l’opération qui va s’échelonner jusqu'à l'été 2013. Pour un certain nombre ce sera également l'occasion d'améliorer leurs performances de détection, soit en termes de portée, soit en termes de taille des bateaux détectés.

Cette opération constitue la phase préliminaire du programme Spationav V2, que la DGA a notifié en août 2011 à la société Signalis (société commune de Cassidian et Atlas Elektronik) pour un montant de 34 millions d’euros. Seconde étape de modernisation de la surveillance des approches maritimes françaises, Spationav V2 a pour objectif d’améliorer le système d’information actuel pour le rendre encore plus performant et plus ouvert sur les échanges avec des acteurs externes, en priorité les Etats membres de l’Union européenne. La conception du programme devrait s'achever mi-2012 et le développement logiciel se poursuivra jusqu'en fin d'année. Le déploiement de Spationav V2 durera un an et demi à partir de début 2013 et concernera près d’une centaine de sites, en métropole ainsi qu'en zone Antilles-Guyane et à Mayotte.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 13:50

http://www.meretmarine.com/objets/500/939.jpg

source meretmarine.com

02/02/2012 par Bertrnad Guy - DGA

La Direction générale de l’armement (DGA) vient d’engager la rénovation des radars de la plupart des sémaphores du littoral métropolitain. Le premier sémaphore équipé est celui de La Hève en baie de Seine, qui exploite un radar neuf depuis le 25 janvier 2012. Sur les 59 « vigies terrestres de la mer » placées sous la responsabilité de la marine nationale, 54 sont concernées par l’opération qui va s’échelonner jusqu'à l'été 2013. Pour un certain nombre ce sera également l'occasion d'améliorer leurs performances de détection, soit en termes de portée, soit en termes de taille des bateaux détectés.

Cette opération constitue la phase préliminaire du programme SPATIONAV V2, que la DGA a notifié en août 2011 à Signalis (société commune de Cassidian et Atlas Elektronik) pour un montant de 34 millions d’euros. La seconde étape de modernisation de la surveillance des approches maritimes françaises, SPATIONAV V2 a pour objectif d’améliorer le système d’information actuel pour le rendre encore plus performant et plus ouvert sur les échanges avec des acteurs externes, en priorité les états membres de l’Union européenne. La conception du programme devrait s'achever mi-2012 et le développement logiciel se poursuivra jusqu'en fin d'année. Le déploiement de SPATIONAV V2 durera un an et demi à partir de début 2013 et concernera près d’une centaine de sites en métropole ainsi qu'en zone Antilles-Guyane et à Mayotte.

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 08:55
250 torpilles MU90 déjà livrées à la Marine nationale

crédits : DGA

 

06/01/2012 MER et MARINE

 

La marine française aura bientôt fait le plein de torpilles légères de nouvelle génération. Le 16 décembre, la Direction Générale de l'Armement a réceptionné 25 MU90, portant à 250 le nombre de torpilles de ce type livrées à la Marine nationale, qui prévoit de disposer, au final, de 300 munitions. Utilisée pour la lutte anti-sous-marine, la MU90 est mise en oeuvre depuis les frégates du type F70 et Horizon, puis le sera sur les FREMM. Elle équipe également l'aéronautique navale, qui la déploie à partir des avions de patrouille maritime Atlantique 2, ainsi que l'hélicoptère Lynx et, bientôt, le Caïman Marine (NH90). « La MU90 est une torpille de 3e génération utilisée pour la lutte sous-marine. Elle a été conçue pour contrer toute menace de sous-marins à propulsion conventionnelle ou nucléaire quelque soit l'environnement ou le scénario. La MU90 peut être employée en grande immersion (plusieurs centaines de mètres) ou par très petits fonds (moins de 25 m). Elle utilise un mode de propulsion électrique pour plus d'autonomie, de performance et de sécurité. Elle est dotée d'une charge creuse à très haut pouvoir de perforation et d'un logiciel mission de dernière génération », explique la DGA.

 

Cette torpille, qui a été vendue à un millier d'exemplaires à travers le monde, est réalisée sous la maîtrise d'oeuvre groupement européen d'intérêt économique (GEIE) Eurotorp, composé de DCNS (26%), Thales (24%) et l'Italien WASS (groupe Finmeccanica) à 50%. En France, elle remplace les torpilles L5 mod4 sur les bâtiments de surface et Mk46 sur les aéronefs.

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 08:55
La DGA réceptionne 25 nouvelles torpilles MU90

20/12/2011 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné 25 torpilles MU90 le 16 décembre 2011, portant ainsi à 250 le nombre de torpilles légères livrées à la marine.

 

Opérationnelle en France depuis février 2008, la MU90 a vocation à être embarquée sur des aéronefs et des bâtiments de combat ; actuellement avions de patrouille maritime Atlantique 2, hélicoptères Lynx, frégates F70 et Horizon, à terme, hélicoptères Caïman (NH90) et frégates FREMM.

 

La MU90 est une torpille de 3e génération utilisée pour la lutte sous-marine. Elle a été conçue pour contrer toute menace de sous-marins à propulsion conventionnelle ou nucléaire quelque soit l'environnement ou le scénario. La MU90 peut être employée en grande immersion (plusieurs centaines de mètres) ou par très petits fonds (moins de 25 m). Elle utilise un mode de propulsion électrique pour plus d'autonomie, de performance et de sécurité. Elle est dotée d'une charge creuse à très haut pouvoir de perforation et d'un logiciel mission de dernière génération.

 

Le maître d'œuvre de la MU90 est le GEIE (groupement européen d'intérêt économique) Eurotorp, composé de DCNS à 26%, de Thales à 24% et de WASS (groupe Finmeccanica) à 50%.

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 11:55
Smart-SIC Analyzer : la crypto-analyse au service de la sécurité


24/10/2011  Clémentine Lerat-Vivien

 

Protéger les secrets et vérifier la fiabilité des systèmes de cryptographie embarqués, voici les missions du Smart-SIC Analyzer développé par la société Secure-IC, en collaboration avec la DGA. Commercialisé depuis mars 2011, ce logiciel est une parade aux attaques des « crypto-criminels ».

 

Téléphones, cartes bancaires, passeports électroniques, missiles… tous les produits qui contiennent des informations sensibles sont aujourd’hui protégés grâce à la cryptographie. Cette science permet d’encoder des informations pour les protéger. Cependant, qu’ils soient civils ou militaires, ces crypto-systèmes sont des cibles de choix pour des personnes mal intentionnées. Il est donc indispensable de vérifier leur robustesse face aux attaques.

 

DGA, Secure-IC, un partenariat gagnant-gagnant

« Dans le cadre d’une procédure Rapid avec la DGA sur un projet qui consistait à concevoir des mécanismes de protection pour des passeports électroniques, nous avons dû réfléchir à un moyen de vérifier la robustesse de ces mécanismes », explique Guillaume Poupard, responsable du pôle sécurité des systèmes d'information à la DGA. En 2009, Secure-IC a donc décidé de développer, en collaboration étroite avec la DGA un système permettant de répondre à ce besoin exprimé. Deux ans plus tard, en mars 2011, le Smart-SIC Analyzer était né.

 

Une plate-forme logicielle très performante

« Dans la plupart des réseaux de haut niveau de sécurité comme celui de la défense, on utilise des chiffreurs dans le but de masquer l’information afin de la rendre non intelligible par quelqu’un qui l’intercepterait », explique Guillaume Poupard. Le Smart-SIC Analyzer permet de vérifier que les composants cryptographiques, comme ces chiffreurs, sont inviolables. « Par exemple, pour tester une carte à puce, on l’insère dans un lecteur spécial appareillé de différentes sondes. Nous envoyons simultanément des commandes à la carte et nous regardons via ces sondes comment elle réagit », détaille Guillaume Poupard. « Nous allons même plus loin ! complète Hassan Triqui, cofondateur et président de Secure-IC. Il ne faut pas se contenter de dire si le système est sûr ou pas ! Notre analyse permet de quantifier la fuite du système, avec une précision en bits par seconde. » Effectivement, chaque équipement appareillé d’un système de carte à puce émet plus ou moins de « bruit », c’est ce qu’on appelle la fuite. Une des attaques les plus critiques consiste à enregistrer et analyser ces émissions électromagnétiques (consommation et variation de courant d’une puce) car leur simple étude peut amener à la découverte des informations qu’elle renferme. Ce logiciel analyse ainsi toutes ces mesures afin d’observer si de l’information intelligente, compréhensible et exploitable peut en être extraite. Une analyse très précise en termes de « métrique sécurité » qui quantifie l’ampleur de la fuite et permet de mettre en échec les « crypto-criminels » qui rivalisent d’imagination pour extraire des informations sensibles (conversations téléphoniques, coordonnées bancaires, coordonnées géographiques stratégiques…).

 

Toujours en pointe

Face aux énergies considérables qui sont déployées par les attaquants, Secure-IC doit soutenir un effort constant de R&D afin d’être en pointe et proposer toujours plus de sécurité. C’est pourquoi l’achat de ce système inclut la maintenance et les mises à jour. Le Smart-SIC Analyzer permet de tester les algorithmes de chiffrement avant qu’ils ne soient embarqués à bord d’un missile comme d’un téléphone, mais ces systèmes doivent être constamment remis en question. « Nous avons très récemment vendu le Smart-SIC Analyzer à un opérateur télécom. Cette société pourra ainsi proposer très prochainement à ses clients plus de sécurité, en matière de communications ou de paiements électroniques. Nous l’accompagnerons tout au long de sa démarche », explique Hassan Triqui.

 

Coopérer sans tout divulguer

Hormis la précision du logiciel et l’assistance à sa clientèle, Secure-IC se démarque de la concurrence par sa simplicité d’utilisation. « Nous avons énormément travaillé sur l’ergonomie avec, par exemple, la mise en œuvre d’applications tactiles sur nos appareils », indique Hassan Triqui. Toujours dans un souci de satisfaire sa clientèle, Secure-IC a conçu le Smart-SIC Analyzer de façon à ce qu’il soit parfaitement adapté à chaque demande. Les utilisateurs peuvent ainsi enrichir eux-mêmes le logiciel grâce à des interfaces modulables et la possibilité d’y apporter leurs propres algorithmes. Ainsi les secrets de fabrication des produits testés sont bien gardés. Seul l’industriel en garde les clefs. Un atout non négligeable pour le Smart-SIC Analyzer qui est déjà promis à un brillant avenir !

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 07:55
Le Batral La Grandière crédits : MARINE NATIONALE

Le Batral La Grandière crédits : MARINE NATIONALE

 

07/10/2011 MER et MARINE

 

Appelés BMM, pour bâtiments multi-missions, les successeurs des bâtiments de transport légers (Batral) de la Marine nationale seront commandés l'an prochain. Ce nouveau programme remplace l'ancien projet BIS (bâtiment d'intervention et de souveraineté). Cet été, la Direction Générale de l'Armement (DGA) a lancé un appel à projets en vue de notifier en 2012 le contrat, dont le financement est prévu par le projet de loi de finances. Différent du programme BSAH (bâtiments de soutien et d'assistance hauturier), qui sera lui aussi lancé l'année prochaine, le programme BMM va voir l'acquisition de trois navires afin de remplacer les Batral Dumont d'Urville, Jacques Carter et La Grandière. Les nouvelles unités seront basées aux Antilles, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie.


Le Batral Dumont d'Urville (© : MARINE NATIONALE)

Mise en service en 2014

Les BMM, dont la livraison est prévue à partir de 2014, seront des navires de type supply, c'est-à-dire des bateaux des bateaux de soutien et de ravitaillement, à l'image de ceux exploités dans le secteur offshore. Construits aux normes civiles, ils mesureront 60 à 80 mètres et afficheront un déplacement d'au moins 1000 tonnes. La DGA a spécifié que ces bâtiments devaient avoir une grue pour l'embarquement de conteneurs, pouvoir mettre en oeuvre des embarcations rapides et des plongeurs, être en mesure de transporter des armes et des munitions, et présenter une autonomie importante, leur permettant de tenir au moins 20 jours en opérations. De nombreux designs de navires peuvent correspondre à ces besoins. Dans le cadre du projet BIS, Rolls-Royce avait, par exemple, proposé plusieurs versions militaires de ses célèbres remorqueurs du type UT, qui rencontrent un certain succès auprès de différentes marines et garde-côtes. Mais le groupe britannique et ses bureaux d'études norvégiens ne sont sans doute pas les seuls sur les rangs. Le groupe français Piriou, qui a développé une gamme de patrouilleurs polyvalents de 60 à 80 mètres, les Multipurpose Offshore Patrol Vessel (MPOV), peut par exemple se positionner .


Navire du type UT512 (© : ROLLS-ROYCE)


Navire du type UT515 (© : ROLLS-ROYCE)

Un financement interministériel

Contrairement aux BSAH, les BMM ne vont pas faire l'objet d'un partenariat public privé. En revanche, et c'est une grande nouveauté, il s'agit d'un programme dont le financement sera interministériel. En dehors du ministère de la Défense, qui pilote le dossier via la DGA, les ministères de l'Intérieur, des Pêches (Agriculture) et des Transports (Ecologie), ainsi que des Finances (dont dépend la Douane) vont également mettre la main à la poche. Car les BMM, qui seront armés par la Marine nationale, ne rempliront pas que des missions militaires, comme la surveillance et le contrôle des espaces océaniques outre-mer, ainsi que le transport de personnels et de matériel de l'armée de Terre. Leur action concernera aussi d'autres ministères, puisqu'ils assureront des missions de police des pêches, de lutte contre les trafics et l'immigration clandestine, de lutte contre les pollutions ou encore de soutien logistique des territoires ultramarins et d'aide humanitaire aux pays riverains suite à des catastrophes naturelles. La mutualisation de leur acquisition en interministériel, dans l'esprit de la nouvelle Fonction Garde Côtes (FGC), est donc logique.


Débarquement depuis le La Grandière (© : MARINE NATIONALE)


Blindé débarqué du Dumont d'Urville (© : MARINE NATIONALE)

Abandon des capacités amphibies

Entre les Batral et les BMM, la grande nouveauté est l'abandon des capacités de débarquement amphibies. Mis en service entre 1983 et 1987 (deux autres unités plus anciennes, les Champlain et Francis Garnier, ayant déjà été désarmés), les Batral ont, à l'époque de la guerre froide, été conçus pouvoir déployer une compagnie d'intervention Guépard de l'armée de Terre. Bateaux à fond plat pouvant s'échouer sur une plage, les Dumont d'Urville, Jacques Carter et La Grandière, longs de 80 mètres pour un déplacement de 1330 tonnes en charge, ont la possibilité de projeter 140 soldats et 12 véhicules, dont des blindés. L'embarquement et le débarquement des hommes et surtout du matériel se fait au moyen d'une rampe, qui se déploie après l'ouverture de la grande porte de proue. L'évolution des missions et des besoins, ces dernières années, a rendu moins évidente la nécessité de disposer, sur les successeurs de Batral, de capacités amphibies. Celles-ci auraient été intéressantes, comme l'histoire récente l'a montré, pour intervenir suite à des catastrophes naturelles dans des zones où les infrastructures portuaires sont inexistantes ou hors d'usage. Mais cette option n'a pas été retenue, peut-être dans la mesure où cela aurait nécessité le développement d'un bâtiment spécifique, plus coûteux qu'un supply, type de bateau construit à la chaîne pour l'offshore et logiquement moins onéreux, même avec quelques adaptations.


Le Francis Garnier chargé d'aide humanitaire pour Haïti, en 2008 (© : EMA)


Le Batral Dumont d'Urville (© : MARINE NATIONALE)

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 17:15

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/futur-site-terre-images/breves/universite-d-ete-2011/1365316-1-fre-FR/universite-d-ete-2011.jpg

 

09.09.2011 Armée de Terre

 

La 9e université d’été de la Défense (UED) s’est tenue les 5 et 6 septembre 2011 à Bruz dans le centre d'expertise de la direction générale de l’armement (DGA).

 

Parmi les 14 stands de l’UED 2011, l’armée de Terre a présenté le système de drone tactique intérimaire (SDTI), l'hélicoptère Tigre, un petit véhicule protégé (PVP) équipé d'un brouilleur d’engins explosifs improvisés (IED), le fantassin à équipement et liaisons intégrés FÉLIN , un véhicule blindé de combat de l’infanterie (VBCI) et un alerteur UMF (détection de tirs de roquettes).

 

Le 2e régiment de dragons NBC (2e RD-NBC) de Fontevraud était également présent.

 

Dans son discours de clôture, monsieur Gérard Longuet, ministre de la Défense et des anciens combattants, a déclaré : « le président de la République s’est personnellement impliqué après la tragédie d’Uzbin pour veiller à ce que nos combattants aient les meilleurs outils. […] Avec le système Félin, le VBCI, le VAB TOP, le CAESAR et le véhicule d’ouverture d’itinéraire… nous sommes au rendez-vous de la modernité avec cette obligation de s’adapter en permanence ».

 

La 9e édition a inauguré le « Post-Université »  : Sagem Industries a ouvert les portes de son centre de production de Fougères où sont produits et intégrés les équipements électroniques du système FÉLIN.

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 05:40
Quand les industriels européens de la défense font semblant de coopérer

 

 

06-09-11 à 19:40 par Vincent Lamigeon – challenges.fr

 

Challenges était à l'université de la Défense organisée à Rennes. On y a beaucoup parlé de coopération européenne. Mais en la matière, tout est dans les non-dits. Reportage.

 

Rennes n’est pas Marseille ou la Rochelle. On en a eu confirmation avec l’université de la Défense, organisée en Bretagne quelques jours après la grand-messe du PS en Charente-Maritime et celle de l’UMP sur les bords de la Méditerrannée. Ici, pas de pulls autour du cou, encore moins de polos multicolores, mais une flopée d’uniformes et une impressionnante armada de gradés et de patrons de groupes de défense, de Louis Gallois (EADS) à Charles Edelstenne (Dassault Aviation), en passant par Luc Vigneron (Thales), Antoine Bouvier (MBDA), Lutz Bertling (Eurocopter) ou Jean-Paul Herteman (Safran).

 

Le tout dans le cadre impressionnant de l’installation "Solange", cathédrale de béton de 58 mètres de diamètre sur le site de la DGA (délégation générale de l’armement) de Bruz (près de Rennes), où chasseurs et missiles sont suspendus à trente mètres du sol pour analyser leur signature radar.

 

Débats sur la coopération européenne...

 

De quoi aura-t-on causé durant ces deux jours d’échanges feutrés? Des relations Etat-industrie bien sûr, de défense anti-missiles également, du retour d’expérience en Libye ou en Afghanistan, des 200 millions d’euros à trouver pour compenser les petits désagréments financiers liés à l’affaire des frégates de Taiwan. La visite du site de Bruz a aussi été l’occasion de cerner le rôle de la DGA dans la cyberdéfense, la guerre électronique (brouillage, leurres etc) ou le développement des missiles qui ont fait leurs preuves en Libye, comme le Scalp ou le AASM.

 

Mais l’essentiel des débats a porté sur le serpent de mer de l’industrie de défense: la coopération européenne. "L’Europe est en train de passer sous le seuil critique des budgets de défense, il faut absolument relancer les collaborations européennes", assurait ainsi Louis Gallois.

 

... que personne ne voit en réalité

 

Le problème, c’est que la coopération européenne est un peu à la défense ce que le monstre du Loch Ness est aux passionnés de créatures fantasmagoriques: tout le monde en parle, personne ne le voit. Bien sûr, les traités franco-britanniques de novembre 2010, qui prévoient quelques collaborations sur les essais nucléaires, les porte-avions ou le partage de matériels, ont été largement évoqués. Mais c’était aussi pour souligner la difficulté de l’étendre à l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne ou la Pologne, aux stratégies de défense pas forcément convergentes, voire carrément opposées.

 

Du coup, le plus frappant résidait peut-être avant tout dans les non-dits de ces deux jours de débats. Rien de concret ou presque sur les grands programmes européens du futur, notamment un programme de drones MALE (moyenne altitude longue endurance) de BAE et Dassault pas encore lancé par les gouvernements, et qui semble pour l’instant exclure EADS, au risque de recréer une guerre intestine type Rafale-Eurofighter.

 

Rien non plus sur les discussions, évoquées par la presse, entre le groupe naval de défense DCNS et son concurrent allemand TKMS. Rien encore sur la nécessaire consolidation des sociétés françaises et européennes d’armement terrestre (Nexter, Panhard, Renault Trucks Défense, Rheinmetall...). Le délégué général pour l’armement Laurent Collet-Billon a subtilement fait comprendre que ces sujets attendraient tranquillement l’après-2012.

 

Ca chauffe entre les cadors de la défense européenne

 

En attendant, ca continue de cogner dur entre cadors de la défense européenne. Phrases assassines en off dans les couloirs entre Safran et Thales, échanges d’amabilités aéronautiques entre EADS et Dassault, mais aussi une lutte sans merci au quotidien: "Mes équipes sont ravies quand l’agressivité de nos offres oblige nos concurrents européens à vendre avec des marges négatives", déplore presque Patrick Boissier, P-DG de DCNS.

 

"La concurrence intra-européenne dans les drones, les sous-marins, les satellites ou les blindés est totalement destructrice", renchérit Josselin de Rohan, président de la commission défense du Sénat. De quoi motiver le cri du coeur –ironique- de Gérard Longuet dans son discours de clôture: "Vous, les industriels, rendez-nous un service: aimez-vous les uns les autres!" Dans les rangs de Dassault et EADS, le sourire ressemble étrangement à un rictus.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 21:55

http://www.meretmarine.com/objets/500/18964.jpg

 

23/06/2011 DGA

 

La Direction générale de l’armement (DGA) vient de livrer le premier hélicoptère Panther « standard 2 » à la Marine nationale le 31 mai 2011. L’ensemble de la flotte Panther, soit 16 hélicoptères, sera aux normes de ce nouveau standard à l’horizon 2016.

 

Cette nouvelle version améliore l’interopérabilité OTAN de l’hélicoptère grâce à l’intégration de la liaison de données L11. L’avionique a également été totalement modernisée et mise en conformité OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) : intégration d’écrans de navigation et d’un écran de mission sur la planche de bord, sécurisation des communications radios, installation d’un GPS, d’un répondeur mode S. Ces hélicoptères seront aussi équipés d’une caméra capable de filmer de jour comme de nuit.

 

La DGA a notifié un contrat d’un montant de 54 M€ à Eurocopter en janvier 2007  et un autre de 7 M€ au Service industriel de l’aéronautique (SIAé) en mai 2007. Au titre de ce contrat, le SIAé est en charge du développement et de la fourniture des consoles tactiques qui viendront compléter ce nouveau standard.

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 16:55
Le programme PAAMS (principal anti-air missile system)


17/06/2011 DGA

 

Le système PAAMS constitue l’armement principal des frégates anti-aériennes Horizon (réalisées en coopération franco-italienne), et des Destroyers T45 britanniques en assurant des missions simultanées d’autoprotection du bâtiment porteur, de défense locale d’un groupe de bâtiments et de défense de zone à moyenne portée (30 à 100 km).

D’un point de vue technique, le système PAAMS partage de nombreux éléments avec les systèmes de la famille FSAF (famille de missiles sol-air futurs) et en particulier le missile Aster.

Ce système se compose :

- des radars multifonctions intégrés dans une conduite de tir : Empar pour la France et l’Italie, Sampson pour l’Angleterre ;

- du radar de surveillance à longue portée S1850M (ou LRR pour Long Range Radar) ;

- des missiles Aster 15 et Aster 30, capables d’intercepter des attaques saturantes d’avions et de missiles supersoniques manœuvrant ;

-      d’un système de lancement vertical (SLV) ;

-      d’un système de commandement et de contrôle (C2) permettant de suivre la situation tactique, d’évaluer la menace et de gérer la conduite des tirs de missile, intégré au système de combat des bâtiments, ou (en secours) en autonome.

 

Caractéristiques techniques des composantes du système

 

Munitions Aster

Le missile Aster est conçu pour l’interception aérienne d’avion ou de missile. C’est un missile à deux étages lancé verticalement et disposant d’un système original pif-paf qui associe le pilotage aérodynamique classique au pilotage en force par action de jet de gaz au centre de gravité du missile. Le missile Aster 15 et le missile Aster 30 utilise le même missile terminal mais ont un étage d’accélération (booster) différent

  Aster 15 Aster 30
Longueur 4,2 m 4,8 m
Diamètre 180 mm
Masse 300 kg 445 kg
Propulsion Combustible solide / deux étages
Vitesse Fortement supersonique
Portée d’interception > 45* km > 80* km
Mode de guidage

-      pendant toute la durée du vol utilise un guidage inertiel avec recalage intermédiaire de la cible par liaison avec le radar au sol ;

-      en trajectoire finale : autodirecteur électromagnétique actif.

Mode de pilotage pif-paf : pilotage d’interception en force - pilotage aérodynamique fort
Protection sur 360°
Divers

-      tiré à partir d’un tube conteneur qui sert aussi au transport et au stockage ;

-      durci aux contre-mesures électromagnétiques.

* : portée maximale dépendant du type de cible

 

Module de lancement vertical (MLV) Sylver A50 du système de lancement vertical (SLV)

  A50
Configuration 6 modules (capacité de 8 modules/frégate)
Capacité par module 8 Aster (15 et/ou 30)
Masse 8 tonnes
Hauteur 6 mètres
Surface au sol 2,6 x 2,3 m

Le MLV est dérivé du modèle A43 installé à bord du Porte-avions Charles de Gaulle. L’électronique de contrôle du MLV est réalisée à partir de baies navales de gestion des munitions : NGGM.Le système SLV est composé de 6 modules pouvant chacun mettre en œuvre 8 missiles (Aster 15 et/ou Aster 30).

 

Conduite de tir

La conduite de tir est assurée par des radars 3D longue portée multi-fonctions de type Empar (bande C) ou Sampson (bi-bande E/F). Ces radars ont une rotation d’antenne de 60 tours/minute et offrent des fonctions de : surveillance, météo, discrimination des cibles, acquisition multi-cibles, poursuites combinées multi-cibles...

 

Radars Multifonctions Empar et Sampson :

Le radar Empar (European Multifunction Phased Array Radar) est un radar bande C, équipant les frégates Horizon. Le radar Sampson est un radar bi-bandes (E/F), équipant les destroyers Type 45. Leur rôle est d’assurer le guidage des missiles Aster et permet entre autre de suivre et d’engager simultanément de nombreuses cibles.

 

Radar de surveillance S1850M - LRR

Le radar S1850M, plus connu sous le nom « LRR » (Long Range Radar), est un radar de veille longue distance bande D, dérivé du Smart-L de Thales NL, destiné à la détection aérienne et de surface.

 

Organisation étatique et industrielle

Le programme PAAMS est développé par les acteurs majeurs de l’industrie missilière européenne (MBDA, TAD, Selex, BAé) regroupés au sein du GIE Europaams.

Les principaux industriels sont :

- Selex : radar Empar ;

- MBDA Italia : calculateurs Mara VME et console opérateur Magics II ;

- BAé : radar S1850 M ;

- InsyTe : radar Sampson ;

- DCNS : module de lancement vertical Sylver ;

- MBDA-F : munitions Aster ;

- Thales : système de conduite et de contrôle des conduites de tir (partie commune aux versions franco-italienne (PAAMS(E) et britannique (PAAMS(S) : C2 core).

L’organisation étatique du programme se compose d’un bureau trinational (PPO : PAAMS Programme Office) et d’un comité directeur (PSC : PAAMS Steering Committee).

 

Avancement du programme

Le programme a été lancé en juin 1999, la qualification du système devrait être prononcée fin 2011.

La production est pratiquement terminée, les deux frégates françaises et les deux frégates italiennes ainsi que cinq des six  Destroyers T45 britanniques sont actuellement équipés du PAAMS (les 2 premiers Destroyers T45 ont été validés et des tests sont en cours pour les 3 autres).

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 12:55
La famille de missiles sol-air futurs (FSAF)

 

17/06/2011 DGA

 

Le programme FSAF vise à développer autour du missile Aster (Aster 15 et Aster 30), une famille de systèmes destinés à couvrir les besoins en matière de défense aérienne (avions et missile) de l’ensemble des armées. Le programme FSAF se compose :

 

- du SAAM

Système d’auto défense destiné aux bâtiments de la marine qui assure avec le missile Aster 15 naval du système surface-air anti-missile (SAAM) la défense navale traditionnelle à courte, voire très courte portée à une mission élargie d’autodéfense étendue, pour assurer la défense d’un bâtiment voisin, y compris face aux missiles anti-navires de nouvelle génération les plus performants. Ce système est en service à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle (entre autres).

 

- du SAMP/T

Système destiné à la défense antiaérienne des grandes unités de l’armée de terre, et de défense des points sensibles de l’Armée de l’air qui assure la défense terrestre de zone contre tous les types de cibles aériennes modernes y compris les missiles balistiques tactiques de type SCUD et les missiles de croisière, avec le missile Aster 30 terrestre du système sol-air moyenne-portée/terrestre (SAMP/T). Ainsi, le SAMP/T assurera la défense antiaérienne du corps de bataille, la protection de la force opérationnelle terrestre (FOT), la défense des bases aériennes et des points fixes de valeur en remplacement du système HAWK, ainsi que la contribution franco-italienne à la première capacité du programme OTAN de défense contre les missiles balistiques de théâtre ALTBMD (active layered theater ballistic missile defense).

Le SAAM et le SAMP/T sont des systèmes modulaires qui intègrent différents éléments pour répondre au mieux à la mission qui leur est confiée. Ainsi, le système comprend :

- des radars multifonctions : Arabel pour le SAMP/T et le SAAM en version française et Empar pour le SAAM en version italienne, intégrés dans une conduite de tir qui assure la veille, la poursuite des cibles et l’engagement des missiles sur 360°;

- les missiles Aster 15 et Aster 30 capables d’intercepter des attaques saturantes d’avions, de missiles supersoniques manœuvrant et des missiles balistiques ;

- des ensembles de lanceurs verticaux terrestres montés sur camion ou naval intégrés dans la structure du navire qui utilise la même électronique ;

- un système commandement et de contrôle basé sur le calculateur Mara VME et des consoles Magics II permettant de suivre la situation tactique, d’évaluer la menace et de gérer la conduite du tir des missiles.

Ces systèmes peuvent être mis en œuvre de manière autonome ou intégrés dans le système de combat du bâtiment (CMS) , cas des systèmes SAAM, ou dans le système de conduite des opérations aériennes, programme SCCOA de l’armée de l’air, relayé par le programme Martha de l’armée de Terre par liaison de données tactiques L11B ou  L16.

 

Caractéristiques techniques des composantes du système

 

Missiles Aster

Le missile Aster est conçu pour l’interception aérienne d’avion ou de missile. C’est un missile à deux étages lancé verticalement et disposant d’un système original pif-paf qui associe le pilotage aérodynamique classique au pilotage en force par action de jet de gaz au centre de gravité du missile. Le missile Aster 15 et le missile Aster 30 utilise le même missile terminal mais ont un étage d’accélération (booster) différent.

  Aster 15 Aster 30
Longueur 4,2 m 4,8 m
Diamètre 180 mm
Masse 300 kg 445 kg
Propulsion Combustible solide / deux étages
Vitesse Fortement supersonique
Portée d’interception > 45* km > 80* km
Mode de guidage

-      pendant toute la durée du vol utilise un guidage inertiel avec recalage intermédiaire de la cible par liaison avec le radar au sol ;

-      en trajectoire finale : autodirecteur électromagnétique actif.

Mode de pilotage pif-paf : pilotage d’interception en force - pilotage aérodynamique fort
Protection sur 360°
Divers

-      tiré à partir d’un tube conteneur qui sert aussi au transport et au stockage ;

-      durci au contre-mesure électromagnétique.

* : portée maximale dépendant du type de cible

 

Lanceurs

Lanceur Naval - SAAM FR
Lanceur Système de lanceur vertical pour navire : Sylver A43 pour SAAM
Configuration 4 sur le porte-avions Charles-de-Gaulles
Capacité par module 8 Aster 15
Dimension Hauteur  5,4 m - surface au sol 2,6 x 2,3 m2
Masse 7,5 tonnes

Ce type de lanceur est commun des lanceurs du système PAAMS et du missile de croisière naval (MdCN).

Lanceur Terrestre – SAMP/T
Lanceur Porteur de la classe 29 t (15 t de charge utile)
Capacité par module lanceur 8 Aster 30
Personnel 14 personnes pour la mise en opération d’une section de tir, 2 opérateurs dans le module d’engagement pour servir la section en opération (en dehors des personnels de maintenance)

Conduite de tir

La conduite de tir est assurée par des radars 3D longue portée multi-fonctions de type Arabel (bande X) ou Empar (bande C). Ces radars ont une rotation d’antenne de 60 tours/minute et offrent des fonctions de : surveillance, météo, discrimination des cibles, acquisition multi-cibles, poursuites combinées multi-cibles, d’engager simultanément de nombreuses cibles et d’assurer le guidage des missiles Aster

 

Organisation étatique et industrielle

Le programme FSAF est une coopération franco-italienne, qui regroupe les acteurs majeurs de l’industrie missilière européenne (MBDA, Thales), au sein du GIE EUROSAM, sous l’égide d’un comité de programme co-présidé par la DGA (pour la France) et le Secrétariat général à la défense (pour l’Italie).

Le programme a été intégré dans l’OCCAr en juin 1999.

Les principaux industriels concernés sont :

- Selex : radar multifonctions Empar et conduite de tir utilisant ce radar ;

- MBDA Italia : calculateurs MARA VME et console opérateur Magics II / systèmes de lancement vertical naval et terrestre ;

- DCNs : mécanique de lancement vertical Sylver ;

- MBDA France : munitions Aster 15 et 30 ;

- Thales : radar multifonction Arabel et conduites de tir utilisant ce radar / responsable technique de l’autodirecteur du missile (même famille que l’autodirecteur du missile air-air MICA), dont le maître d’oeuvre est MBDA Italia.

Le système SAAM équipe :

- la France avec quatre lanceurs pour le porte-avions Charles-de-Gaulle ;

- l’Italie pour le Porte Aéronefs Cavour.

Le système SAMP/T équipe:

- la France avec 10 systèmes pour l’armée de l’air ;

- l’Italie avec six systèmes pour l’armée de terre.

 

Avancement du programme

Le système SAAM Fr est en service depuis 2001 sur le porte-avions Charles-de-Gaulle.

Le programme a achevé avec succès en novembre 2006 sa campagne de tirs de qualification à DGA Essais de missiles à Biscarosse, et l’évaluation technico-opérationnelle du système par les forces françaises et italiennes a débuté.

Le système SAMPT a fait l’objet d’une première qualification en 2008, des compléments sont en cours  pour les fonctionnalités liaisons de données L16 et ATBM du système (capacité Block 1). Le système est en en cours de déploiement dans l’Armée de l’air. La mise en service se fera en 4 étapes à partir de 2011 : défense de site fixe, défense de la FOT (2 étapes), mission ATBM.

Les prochaines étapes majeures seront un traitement d’obsolescence :

- de la conduite de tir du système naval (remplacement de l’émetteur puis changement des calculateurs), à partir de 2013 ;

- du missile Aster 30 qui vise notamment à équiper le missile avec un auto-directeur de nouvelle génération, à partir de 2016.

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 16:55
le-missile-air-air-meteor-credit-dassault-mbda

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14/06/2011 DGA

 

Le programme Meteor est destiné à équiper les forces armées de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, de l'Italie, de l'Espagne, de la Suède et de la France d'un missile air-air de longue portée aux performances cinématiques nettement supérieures à celles des missiles actuellement en service ou de missiles air-air à statoréacteur susceptibles d'être mis en oeuvre à l'horizon 2020.

Le missile est conçu pour être utilisé à partir du Rafale, de l'Eurofighter et du JAS 39 Gripen.

 

Description

Le missile Meteor a pour principale mission de détruire ou de neutraliser des cibles aériennes à longue distance. Pour la France, il pourra être utilisé en complément des missiles Mica (EM et IR) utilisés pour l'interception à des distances inférieures ainsi que pour le combat et l'autodéfense. Il est prévu pour être mis en oeuvre à partir des versions air et marine du Rafale.

 

Fiche technique

Masse : de la classe 200 kg

Longueur : 3,65 m

Le missile est guidé à l'aide d'un autodirecteur électromagnétique et propulsé en phase de croisière à l'aide d'un statoréacteur chargé au Bore.

Le Meteor a effectué son premier vol sur Rafale le 7 septembre 2005 à Istres.

 

Architecture industrielle

La maîtrise d’œuvre industrielle du programme est assurée par MBDA-UK (Grande-Bretagne).

Les industriels partenaires sont :

- MBDA-F - France ;

- MBDA-It - Italie ;

- Saab - Suède ;

- Inmize - Espagne.

 

Pays équipés

Les premières livraisons du Meteor sont prévues à l'horizon 2012 pour la Grande-Bretagne.

La France a commandé 200 missiles en 2010, pour des livraisons en 2018 afin d'équiper les avions de combat Rafale. La première phase d’intégration du missile sur le Rafale a été lancée en janvier 2011.

Pour les autres partenaires, les missiles Meteor seront mis en oeuvre sur des avions de type :

- Eurofighter pour le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne,

- Gripen pour la Suède.

 

Coopération

Le programme Meteor est piloté par le Royaume-Uni et est géré par un bureau de programme international situé au sein de la DE&S britannique (Defence Equipment & Support) implantée à Abbey Wood près de Bristol (Grande-Bretagne).

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 17:30
Eurotorp's MU90 LWT Takes a Further Step Towards Breakthrough for Air Platforms

photo Eurotorp

 

03 May 2011 naval-technology.com

 

The MU90 continues its operational progression with the French Navy, following the delivery of the 200th MU90 light weight torpedo in July 2010 by the French Direction Générale de l'Armement (DGA).

 

Since then, the French Navy has started to deploy its first MU90 LWT for operational exercises in parallel with batch acceptance tests. During an advanced anti-submarine exercise in April 2011, the operational crew of one ATLANTIQUE2 (ATL2) maritime patrol aircraft (MPA) successfully performed tracking, classification and long range engagement of a CALAS autonomous target simulating a submarine. Thanks to using the MU90, the French Navy has made a significant step change in ASW capability. Following early operational capability validation in 2008 in partnership with Eurotorp, the French Navy has started to conduct exercises on its own with the MU90, helping the torpedo on its next step towards full operation.

 

Today, almost all the ATL2 have been modified to ensure the launching capability of the MU90. The MU90 airborne solution adopted for this aircraft is a semi-integrated one so as not to interfere with the aircraft data management system while being connected to the platform attitude data, thus granting maximum freedom of manoeuvre to the crew prior to the launch. This intermediate solution has minimised modifications on board the aircraft without degrading any of the MU90’s performance. The MU90 is preset through the very user-friendly 'PCA' semi-integrated airborne presetter, providing the TACCO the full range of MU90 presets through pre-defined scenarios in which every preset can be modified if needed. The success of MU90 air launches demonstrates the full efficiency of MU90 when embarked on board any air platform.

 

Of 324mm diameter, the MU90 can be embarked on board any type of ASW air fixed or rotary wing aircraft. In addition to ATL2, the MU90 is qualified on board NH90, Lynx, EH101 Merlin, SH-2G Sea Sprite with different solutions ranging from stand-alone to fully integrated ones, through specific equipments or aircraft store management system. MU90, offering an unmatchable flight domain up to 900m in altitude and 400kts in speed, is today a candidate to be embarked on board all anti-submarine warfare air platforms, including the helicopters Panther, AW159, S70B, MH-60R and MH92 as well as the maritime patrol aircraft C295, ATR72, Dash8, P3C and P8. Eurotorp is already in advanced talks with the majority of air platform suppliers to achieve this goal.

 

The MU90 is a fire-and-forget weapon designed to counter any type of nuclear or conventional submarine, acoustically coated, deep and fast-evasive, deploying active or passive anti-torpedo effectors. The torpedo features unique system characteristics which allow real operational capability in coastal waters. The MU90 is powered through a closed-loop aluminium–silver oxide sea water battery delivering twice the energy of all the other LWTs as well as total safety. It is equipped with a fully-insensitive directed energy shaped charge warhead, proven to penetrate double-hulled large submarines, advanced acoustic head and last generation mission software. Of extremely long endurance, the engagement distance is beyond 12,000m, whatever the submarine depth. The MU90 operates without any speed degradation and without any limitation of salinity and temperature at depths >1000m or as shallow as 25m, whilst retaining navigation capability up to 3m.

 

The MU90 LWT is in service with the French, Italian, German, Danish, and Polish Navies, and has also been delivered and accepted by the Commonwealth of Australia (CoA). In France, the MU90 is embarked on board F70 and Horizon frigates, ATL2 MPA and Lynx helicopters. It will be also embarked soon, in France and in Italy as well, on board FREMM frigates and NH90 helicopters.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 16:55
Exemples de missions de la DGA en Afghanistan


01/04/2011 DGA

 

Découvrez quelques-unes des missions réalisées par les ingénieurs de la DGA en Afghanistan.

 

En octobre 2010 -Thierry Puig et Alain Prugne se sont rendus à Kaboul, Bagram et Tora pour anticiper le futur déploiement du missile antichar Javelin. La mission organisée conjointement avec la section technique de l'armée de terre (STAT) et le soutien sur place de l'attaché d'armement de l'ambassade américaine en France

 

En mai 2010 - Antoine Torres a eu pour mission l'adaptation réactive sur les équipements à Kaboul, Bagram, en Kapisa et en Surobi. Cette mission a été organisée conjointement avec la STAT et l’état-major de l'armée de terre (EMAT).

 

En mars 2010 -Norbert Fargère a assuré la mise en place du partenariat DGA / armée de terre sur les urgences opérations (UO) à Kaboul, Nijrab et Tora. Mission organisée conjointement avec la STAT et l’EMAT

 

En juillet 2009 -Patrick Dufour et Pascal Marchandin ont effectué le maintien en condition opérationnelle du matériel à Kaboul, Kandahar, Bagram et Tora. Mission organisée avec le soutien logistique interarmées (SLI) de l’état-major des armées (EMA).

 

En mars 2009 -Sylvie Gravelines s'est rendue à Kandahar pour le soutien au déploiement du Rafale.

 

En février 2009 -François Moysan, Jacques Doumic et Emmanuel Canton ont eu pour missions la lutte contre les engins explosifs improvisés (EEI), les moyens d'ouverture d'itinéraires et les drone.

 

En novembre 2008 -Joël Reingewertz s'est chargé du déploiement du AASM (armement du Rafale) à Kandahar.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 00:55
Les urgences opérations dans le monde en 2010

 

01/04/2011 DGA

 

En 2010, des urgences opérations (UO) ont été lancées principalement au profit des trois théâtres : l'Afghanistan, le Golfe d'Aden et les Caraïbes. Ces UO concernaient la protection des forces, les moyens de communication et les capacités au combat. Elles ont représenté un investissement total de 160 M€.

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 08:55
Le démantèlement des bâtiments à propulsion nucléaire


11/07/2010 DGA

 

Le démantèlement est une étape incontournable de la vie d'un bâtiment à propulsion nucléaire. La maîtrise d'ouvrage de cette opération, conduite dans des conditions de sécurité nucléaire optimisées, a été confiée à la direction générale de l'armement (DGA). Elle a pour objectif de garantir la conservation des six tranches réacteurs des SNLE type Le Redoutable avant d'achever leur démantèlement. Ce vaste programme s'inscrit dans la durée puisque le premier sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) devrait être retiré du service actif au milieu de la prochaine décennie.

 

Depuis mai 2002, le SNLE Le Redoutable, premier sous-marin nucléaire français, est ouvert au public de la Cité de la mer à Cherbourg. Cet événement est l'aboutissement d'une série d'opérations conduites dans des conditions de sécurité nucléaire optimales. La coque de l'ex-SNLE Le Redoutable a fait l'objet d'un traitement particulier pour entrer dans le patrimoine public. Les autres SNLE suivront le cycle normal qui conduira à leur élimination totale dont la logique est présentée ci-après.

 

Il convient de distinguer deux démarches parfaitement indépendantes : le démantèlement, qui s'attache aux opérations touchant à la sécurité nucléaire, et la déconstruction, qui traite de la coque après séparation de la tranche réacteur. La DGA assure la maîtrise d'ouvrage du démantèlement et DCNS la maîtrise d'oeuvre. La déconstruction de la coque sera conduite par une maîtrise d'ouvrage restant à définir.

Le démantèlement est une opération sensible au point de vue de la sécurité nucléaire, techniquement délicate à réaliser, mais maîtrisée, notamment sur les plans de la radioprotection et du traitement des déchets. En revanche, la gestion de la coque libérée de son installation nucléaire après contrôle n'entraîne plus de contraintes particulières sur le plan de la sécurité nucléaire. Le sous-marin amputé de sa tranche réacteur est remis à l'eau et remorqué vers un quai en attente de déconstruction. Toutes ces opérations de démantèlement ont lieu dans les sites DGA du port militaire de Cherbourg.

 

La mise à l'arrêt définitif 

Cette opération d'une durée de quelques mois consiste principalement à décharger le coeur du réacteur nucléaire et à débarquer les différentes énergies. Les éléments combustibles irradiés constituant le coeur sont entreposés dans la piscine de l'atelier réacteur du Homet en attendant leur reprise par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) pour stockage et/ou retraitement. Le sous-marin est alors mis en sécurité pour éviter tout risque de naufrage du navire et de pollution.

 

Le démantèlement de niveau I 

Des matériels de la tranche réacteur sont débarqués, des installations de surveillance supplémentaires sont mises en place.

 

Le démantèlement de niveau II  

La partie confinée est réduite au minimum, l'étanchéité et la protection biologique sont renforcées. Une décontamination poussée est opérée, tous les fluides sont vidangés et le circuit primaire réduit aux grandes capacités est asséché. Les traversées de cloison sont soudées par des tapes métalliques et l'étanchéité du compartiment est vérifiée. Cette opération dure de dix à douze mois suivant l'état radiologique du sous-marin. Cette phase se termine sur le dispositif de mise en eau par la découpe de la tranche réacteur alors parfaitement confinée.

N'ayant plus de liaison avec le reste du sous-marin, la tranche réacteur peut être découpée sur le dispositif de mise en eau. Le navire est remonté au niveau du sol. L'opération d'une durée de trois mois consiste à séparer cette tranche de 700 tonnes du reste du navire. La tranche sera transportée sur plate-forme vers son lieu d'entreposage.

L'avant et l'arrière du sous-marin sont alors repositionnés grâce au système de marcheurs puis joints par soudage, l'ensemble est remis à l'eau et la coque entreposée le long d'un quai.

 

L'entreposage de longue durée 

La tranche réacteur est entreposée sous surveillance au Homet sur une dalle sismorésistante. Elle est protégée des intempéries par une structure adaptée. Un système de ventilation permet d'effectuer une pénétration annuelle pour opérer des vérifications de l'évolution des matériels dans le temps et garantir des conditions d'ambiance adéquates.

Cet entreposage est aujourd'hui envisagé pour une durée de l'ordre de quelques dizaines d'années. La décroissance radioactive des matériaux métalliques activés et contaminés au cours du fonctionnement du réacteur permet de réaliser les opérations de niveau III dans les meilleures conditions de radioprotection et de coût. La première tranche réacteur - celle du SNLE Le Redoutable - est entreposée depuis quinze ans.

 

Le démantèlement de niveau III 

Tous les matériaux et équipements nucléaires sont enlevés, l'installation est entièrement découpée et conditionnée en fûts de déchets pour l'ANDRA. Ces travaux devront être effectués sur site dans une infrastructure spécifique permettant de démanteler complètement la tranche réacteur.

Le CEA est chargé des études de faisabilité de cette phase. Un premier examen a déjà permis de décrire les hypothèses sur les états de déclassement et les critères de choix des scénarios envisagés pour les opérations à réaliser sur les chaufferies pour passer du niveau II au niveau III de démantèlement.

La poursuite de ces études permettra de valider la durée d'entreposage de la tranche réacteur ainsi que la compatibilité avec les contraintes de transport et les critères d'acceptabilité de l'ANDRA dans le cadre d'un stockage définitif des colis.

 

La déconstruction 

Après autorisation par les autorités de sûreté, la coque peut être recyclée hors du domaine nucléaire. La déconstruction fait actuellement l'objet d'études qui prennent en compte le traitement des matières dangereuses et le respect de l'environnement. Cette opération techniquement lourde nécessite des outillages spécifiques et des surfaces de travail importantes. Chaque coque d'une longueur de plus de 100 mètres et de 10 mètres de diamètre représente en effet un colis très encombrant de 7 000 tonnes !

 

Vision à long terme 

Le traitement au niveau II de démantèlement des ex-SNLE type Le Redoutable sera achevé dans les dix prochaines années. Les premiers SNA type "Rubis" regagneront Cherbourg au milieu de la prochaine décennie pour subir les mêmes opérations. Une vision très large incluant les SNA type Barracuda montre que ce programme est loin d'être terminé.

Les deux premiers niveaux de démantèlement des SNLE se sont déroulés dans des conditions de sécurité permettant de garantir l'absence de risque pour le public. Cette réussite repose sur les principes adoptés lors de la conception et au cours de la réalisation des sous-marins à propulsion nucléaire sur la reprise et le traitement des éléments combustibles et des déchets, sans oublier le savoir-faire des équipes chargées de ces opérations.

La poursuite de cette démarche confirme la volonté de la France de mener à son terme, dans le respect des règles de protection de l'environnement, l'élimination totale des installations nucléaires de la Défense retirées du service. Ce programme n'en est qu'à ses débuts. L'enchaînement des opérations assurera la pérennité du savoir-faire des intervenants ; la rigueur de l'application des règles en matière de sûreté nucléaire et la prise en compte du retour d'expérience seront le gage de notre sécurité.

 In English : Dismantling of the nuclear-powered ships  

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 16:55
Daurade, un démonstrateur de drone sous-marin autonome (crédit : DGA/COMM)

Daurade, un démonstrateur de drone sous-marin autonome (crédit : DGA/COMM)

 

25/10/2010 Goulven Hamel – DGA.comm

 

Le programme de système de lutte anti-mines futur (SLaMF) de la direction générale de l’armement prépare le renouvellement de toutes les composantes en guerre des mines de la marine nationale.

 

Depuis le développement des PAP (poissons autopropulsés) dans les années 1960, la France est à la pointe de l’utilisation de la robotique dans la lutte contre les mines sous-marines. Avec le système de lutte anti-mines futur (SLAMF), opération majeure qui vise à renouveler les composantes de guerre des mines de la Marine nationale, la Direction générale de l’armement (DGA) poursuit cette tradition. « Il s’agitdu même concept fondateur :éloigner l’homme de la menace, résume Alain Hetet, manager SLAMF à l’Unité de management opérations d’armement navales (UM NAV). Dans deszones dangereuses, l’utilisationde la robotique nous permetde gagner en allonge touten s’approchant au plus près dela mine. »

 

Depuis juillet 2009, le programme d’étude amont (PEA) Espadon de la DGA permet d’étudier les concepts d’emploi de ces « drones mouillés »*. Il structure économiquement l’excellence française du domaine dans un groupement d’opportunité fédérant DCNS, Thales Underwater Systems (TUS) et ECA. « Depuis un bâtimentmère, nous déployonsvers le champ de mines un ensembled’USV taxi transportantd’autres drones permettant dedétecter et localiser la mine puisde l’identifier et la neutraliser, poursuit Alain Hetet. Mais cevéritable système de systèmesreste pour l’instant une simplearchitecture candidateavec de nombreux conceptsà valider. »

 

Ce concept a été proposé à l’Agence européenne de défense (AED) au sein du programme de « déminage maritime » (MMCM, maritimemine counter measures), une étude capacitaire et d’armement réunissant treize pays. Parallèlement, l’AED a lancé UMS (unmanned maritimesystems), large projet de R&T en robotique navale fédérant des études sur des applications navales multiples comme la chasse aux mines, le dragage de mines, mais aussi la protection portuaire et la lutte anti sous-marine. « Les opérationnels sont très fortement et quotidiennementimpliqués dansle programme SLAMF, qui entreraprogressivement en capacitéopérationnelle à partir de2018 », conclut Alain Hetet.

 

* Les drones mouillés regroupent les drones sous-marins UUV (unmanned underwatervehicle) et les drones navals de surface USV (unmanned surface vehicle).

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