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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 10:55
photo R.Senoussi - DICoD

photo R.Senoussi - DICoD


16/06/2015   DICoD

 

Le 51e Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace a ouvert ses portes le 15 juin 2015. Ce dernier s'adresse aussi bien aux industriels qu'au grand public, qui peuvent y découvrir une sélection de matériels majeurs. En ce jour d'ouverture, François Hollande, président de la République, et Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, se sont rendu sur le stand du ministère de la Défense.

 

voir le diaporama Bourget 2015 - Jour 1

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 04:55
[Salon du Bourget] JT "Direct Défense", lundi 15 juin 2015


15 juin 2015 par Ministère de la Défense

 

En direct du 51e salon international de l'aéronautique et de l'espace du Bourget, le JT "Direct Défense" propose chaque jour la découverte des dernières innovations et des entreprises du secteur de la Défense ainsi que des rencontres passionnantes au détour du stand du ministère de la Défense.

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 07:56
1915-2015 les 100 ans d’essais en vol de la DGA s’affichent sur le Mirage 2000 - photo DICoD

1915-2015 les 100 ans d’essais en vol de la DGA s’affichent sur le Mirage 2000 - photo DICoD

 

12/06/2015  DICoD  - Economie et technologie

 

Lundi 15 juin, la 51e édition du Salon du Bourget ouvre ses portes. Comme à chaque fois, le ministère de la Défense sera présent et exposera certains de ses matériels-phares. En exclusivité, découvrez-en quelques-uns alors qu’ils sont mis en place sur le stand du ministère.

Tigre HAD (Armée de Terre) - NH90 Caïman (Marine Nationale) - photos DICoDTigre HAD (Armée de Terre) - NH90 Caïman (Marine Nationale) - photos DICoD

Tigre HAD (Armée de Terre) - NH90 Caïman (Marine Nationale) - photos DICoD

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 10:54
Immersion dans le combat aérien du futur…2025 et au-delà

 

12/06/2015  Actualité DGA

 

La DGA présente, pour la première fois et en exclusivité sur le stand du ministère de la défense au salon du Bourget 2015, une démonstration interactive d’une mission comprenant drones de combat et Rafale. Le visiteur devra faire les bons choix pour la mener au succès.

 

La démonstration proposée par la DGA imagine un futur rendu technologiquement accessible grâce aux études qu’elle a lancées et lève le voile sur les concepts développés actuellement par l’industrie. Elle sera une occasion unique pour les visiteurs de découvrir les capacités qui seront offertes par les drones de combat ainsi que leur future coopération avec le Rafale. Il vivra en direct sur grand écran  des séquences de détection et de frappes sur des cibles stratégiques ou d’opportunité hautement protégées. Et, surtout, il participera à la prise de décision tout au long d’un scénario montrant la complémentarité du Rafale et des drones de combat lors d’une opération aérienne furtive et sous les feux d’une défense antiaérienne des plus évoluées.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 12:58
Photo JL. Brunet - Armée de l'air

Photo JL. Brunet - Armée de l'air

Défense "Si un autre client à l'export, après l'Égypte, demandait un avion plus tôt, ce serait au détriment de notre capacité opérationnelle", a expliqué le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier

 

09/06/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier, est inquiet. Non pas des conséquences induites par l'exportation des Rafale à l'Egypte et au Qatar, mais d'éventuelles nouvelles ventes à l'international. Elles pourraient avoir des conséquences fortes sur les capacités opérationnelles de l'armée de l'air.

 

L'exportation du Rafale a "un impact direct sur l'armée de l'air", dans la mesure où trois Rafale biplaces lui sont prélevés pour être mis à disposition de l'Égypte, a reconnu le délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, lors de son audition fin mai à l'Assemblée nationale. S'y ajouteront plus tard trois autres appareils. "Ces avions devront être rendus à la fin de 2016 pour deux d'entre eux et au début 2017 pour le troisième", a expliqué Laurent Collet-Billon. La loi de programmation militaire (LPM) a été construite sur une hypothèse de 4,5 années blanches pendant lesquelles les livraisons de Rafale au profit de la France sont stoppées.

L'armée de l'air espère quant à elle récupérer les six avions de combat prélevés, qui auraient dû lui être livrée en 2015, "avant 2018" en accord avec la direction générale de l'armement (DGA) et Dassault Aviation, a insisté le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier lors d'une audition fin mai à l'Assemblée nationale. Le constructeur peut restituer ces avions "en accélérant un peu la chaîne, avant 2018", a-t-il précisé. Par ailleurs, le contrat signé avec l'Égypte, qui prévoit la livraison rapide de vingt-quatre avions, "correspond en réalité à onze avions prélevés en chaîne", a souligné Laurent Collet-Billon.  Les Égyptiens ne voulaient pas de monoplaces, la production de biplaces doit donc être relancée. Au total, pendant la LPM, l'armée de l'air et la Marine recevront 26 Rafale (19 pour les aviateurs et 7 pour l'aéronavale).

 

Plus aucun avion prélevé

Ces exportations seraient-elle un problème pour l'armée de l'air française? Si le chef de l'état-major de l'armée de l'air défend les ventes de Rafale à l'international, il a toutefois averti devant les député de la commission de la défense qu'"aucun autre avion ne peut aujourd'hui nous être prélevé. Si un autre client à l'export, après l'Égypte, demandait un avion plus tôt, ce serait au détriment de notre capacité opérationnelle, alors même que nous aurons à assurer la formation des Qataris".

"Nous nous félicitons tous du succès du Rafale, a assuré le général Mercier. J'étais persuadé que cet avion était en avance sur son temps, et que c'est ce qui expliquait pourquoi nous n'en avions pas encore vendu. Le succès du Rafale tient avant tout à un véritable besoin de puissance aérienne de la part des pays qui s'en dotent. Ces pays ont compris que, pour disposer d'une puissance militaire au vingt et unième siècle, il fallait se doter de moyens aériens, notamment d'avions de combat, et le Rafale est l'un des meilleurs de sa génération".

Pour l'armée de l'air, l'export est un effort permanent. "C'est bon pour le pays et nous déployons cet effort naturellement, mais il ne faut pas faire n'importe quoi, a reconnu le général Denis Mercier sur ses gardes. Il convient que l'armée de l'air soit dès le départ partie prenante de toutes les discussions, notamment sur la question du calendrier. Il faut que l'équipe France - la DGA, l'armée de l'air, l'industriel - affiche clairement le calendrier et ne cède pas aux éventuelles pressions de pays qui ne voudraient pas attendre. Moyennant cela, tout se passera très bien".

 

Une nouvelle organisation

Pour faire face à l'exportation d'au moins 40 Rafale dans le cadre de la LPM, l'armée de l'air a dû repenser la manière dont elle pouvait assurer son contrat opérationnel. Notamment elle a prévu que  l'arrivée de l'escadron de Rafale devant remplacer l'escadron de Mirage F1 CR serait décalée de 2014 à au-delà de 2021. "Les livraisons de Rafale (au-delà des 26 prévus par la loi de programmation militaire 2014-2019, ndlr) sont prévues de reprendre en 2021", a expliqué le général Mercier. "D'ici à 2019, mon objectif est que tous les Rafale prévus pour la LPM soient livrés, y compris les six prélevés sur les chaînes d'assemblement au profit de l'Égypte", a-t-il également précisé.

En outre, l'armée de l'air va "maintenir les Mirage 2000N, de manière à ce que le deuxième escadron nucléaire sur Rafale soit opérationnel en 2018. Les Rafale ont continué à être livrés mais à une cadence minimale, correspondant à la montée en puissance de cet escadron nucléaire. C'est pourquoi nous avons provisoirement placé quelques avions sous cocon. Mais, à la fin de cette année, tous nos Rafale seront en ligne". Mais pas sans difficulté de maintenance, des pièces étant prélevées au profit des contrats exports. Le deuxième escadron nucléaire Rafale doit remplacer les Mirage 2000N dont la fin de vie se termine en 2018. C'est ce qu'a d'ailleurs demandé le Président de la République. Du coup, les équipages sont déjà en formation sur quelques Rafale, qui avaient été mis sous cocon à l'arrivée.

 

Tensions sur le personnel

Le général Mercier a une "crainte", "c'est que d'autres contrats, exigent des avions en avance de phase, ce qui impliquerait de prélever encore des avions sur ceux destinés à l'armée de l'air, alors que ce n'est plus possible". D'autant que les Qataris demandent aux aviateurs un transfert opérationnel de plusieurs années. "Nous sommes en mesure de l'assurer, mais cela va entraîner énormément de tensions sur notre personnel pendant au moins deux ans. Les clients suivants devront s'adapter à nos capacités d'absorption, tant pour le MCO que pour la formation et les livraisons", a-t-il expliqué. Et de d'assurer que "si un autre contrat export arrive, ma crainte est que l'on ne reprenne pas les livraisons de Rafale pour l'armée de l'air en 2021, comme c'est aujourd'hui prévu, mais au-delà, en 2023 ou 2024".

"Nous sommes déjà en train de prolonger les Mirage 2000-5 jusqu'en 2021 et nous sommes mêmes pas sûrs d'y parvenir ! L'éventuelle affectation des escadrons à Luxeuil est donc fortement suspendue au respect de la LPM et du LBSDN (Livre blanc de la défense, ndlr), et d'une tranche 5 de livraison Rafale après 2020".

Pour le général Denis Mercier, c'est clair et net. "Si un autre client arrive, il faudra produire plus d'avions. C'est possible mais la construction prend du temps : un Rafale ne dépend pas que de Dassault, il y a d'autres grands constructeurs, ainsi que 400 ou 500 PME, qui doivent produire les pièces. Aussi, si un autre pays demande des avions dans vingt-quatre mois, ce ne sera pas possible, sauf à les prendre sur nos avions", a-t-il expliqué.

Ce n'est pas aussi clair, a estimé le délégué général. "Le problème est de savoir quand reprendront les livraisons vers l'armée de l'air : le sujet n'est pas tranché, car il dépend à la fois des contrats à l'exportation - pour lesquels des négociations sont en cours avec l'Inde et plusieurs pays du Moyen-Orient et d'Asie - et des possibilités de montée en cadence des chaînes, chez Dassault comme chez Safran et Thales" (...) L'exercice n'est évidemment pas simple, car certaines données restent floues".

 

Une cadence de production de trois Rafale?

Selon Laurent Collet-Billon, "la maison Dassault est à même d'assurer une cadence de production de trois avions par mois". Mais pour le délégué, "la vraie question est de savoir si ses fournisseurs suivront : je pense par exemple au motoriste, qui produit des aubes de turbine à fabrication de long cycle". Au total, entre 300 et 500 PME contribuent au programme Rafale, "parmi lesquelles des équipementiers qui travaillent aussi pour Thales sur des radars".

"Les capacités de montée en puissance de ces entreprises doivent être vérifiées au cas par cas ; à défaut, il faudra trouver des secondes sources, ce qui n'est pas simple car les qualifications devraient alors intervenir dans des délais assez brefs. La LPM a en tout cas été construite sur la base d'une livraison de vingt-six Rafale monoplaces, biplaces et marine : pour le reste, les incertitudes demeuraient grandes", a expliqué le délégué général.

Pour le délégué général, le compte n'est pas encore bon au niveau de l'exportation malgré les 48 vendus à l'Egypte et au Qatar, qui possèdent tous les deux des options pour 12 appareils supplémentaires. "Compte tenu du contrat signé avec le Qatar, ce sont déjà une bonne trentaine d'avions export qui se substitueront aux livraisons nationales : il en manque donc de cinq à dix pour atteindre l'objectif, ce qui, au vu des prospects en cours, se fera sans difficulté", a-t-il expliqué aux députés.

Pour un industriel interrogé sur une montée en cadence de la production des Rafale, "ce sont des soucis de riches, des soucis que nous préférons gérer. Ce dont on parle me semble tout à fait gérable". Et de rappeler qu'un "avion par mois" sort de la chaine, sauf en août où elle est fermée. Soit 11 par an. "Nous avons appris à travailler lentement, note-t-il. C'est cela la réalité, nous avons appris à travailler lentement pour se mettre au rythme d'acquisition qui était permis au ministère de la Défense". Donc, "si on doit monter en cadence à 1,5 par mois, voire de 1,5 à 2 appareils,  Il faut juste réapprendre à travailler normalement. Je sais comment trouver des solutions, cela ne m'inquiète pas plus que cela".

 

Le prix du Rafale baisse... de façon marginale

Selon Laurent Collet-Billon, "les exportations de Rafale sont d'abord bénéfiques au regard des lois de Wright, avec un coefficient de dégressivité de 0,9 pour la cellule et de 0,8 pour les équipements. Le fait que les avions destinés à l'armée française reculent dans la série de production est donc plutôt positif. Cela dit, les prix ne baisseront que de façon marginale car seules des quantités de production élevées peuvent générer des effets significatifs sur ce plan, même si la courbe baisse fortement au départ. Le 4 300e F-16 ne coûte ainsi que 30 millions d'euros : la production du Rafale est encore loin de ce chiffre..."

À ce stade 140 Rafale ont été livrés, dont cinq ont subi un crash, a rappelé Laurent Collet-Billon. Une fois qu'elle sera exécutée, la quatrième tranche fera porter le total des livraisons à 180 avions.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 12:57
photo Airbus HC / Anthony Pecchi.

photo Airbus HC / Anthony Pecchi.

Le Caracal d'Airbus Helicopters a fait l'objet d'un transfert de technologies vers le Brésil. Le constructeur pourrait également en faire en Pologne et au Mexique (Crédits : Airbus Helicopters/Anthony Pecchi)

 

09/06/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les industriels de la défense français sont obligés de prendre le pari des transferts de technologies pour remporter des contrats à l’export. La France est-elle armée pour remporter une course poursuite sans fin?

 

A prendre ou à laisser. Pour les industriels de la défense français, il n'y a qu'une règle qui compte finalement en matière de transfert de technologies (ToT) : "Take it or leave it". Car les ToT ne sont déjà plus une option pour l'industrie française mais une réelle nécessité pour le gain de contrats à l'export, expliquent-ils. "Il ne faut pas être bloqué par les transferts de technologies et il ne faut pas non plus en avoir peur. Il s'agit simplement de respecter le client et ses demandes", explique un industriel interrogé. Concevoir et organiser des coopérations industrielles, via des ToT, permet aux industriels français de jouer de temps en temps à armes égales ou presque avec la puissance de feu des États-Unis et de la Russie, deux des principaux concurrents de la France sur le marché mondial de l'armement.

Surtout un contrat majeur tel que Prosub (sous-marins Scorpène et sous-marins nucléaires) signé au Brésil en 2009 verrouille sur le plan diplomatique ce grand pays émergent pendant 30 ans environ dans ce qu'il a de plus stratégique et intime : sa défense. Ce que confirme le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian : la France a avec le Brésil "un partenariat récent fort, qui s'est traduit par des engagements sur des matériels militaires navals, notamment les sous-marins (...) C'est sur le fondement de ces relations de confiance que d'autres perspectives pourront s'ouvrir". C'est d'ailleurs souvent sur la base de ces relations étroites que pourront se bâtir de nouveaux succès importants à l'export. Cela a déjà été le cas dans le passé avec de nombreux réussites françaises grâce à des transferts de technologies.

DCNS a notamment remporté de belles commandes cruciales grâce à des ToT : outre le Brésil, le chantier naval a signé des contrats emblématiques en Inde (Scorpène), Malaisie (Scorpène), Égypte (corvettes Gowind)... Il n'est pas le seul non plus à être agile dans ce domaine, à l'image de Thales au Brésil (satellite de télécoms civiles et militaires) et d'Airbus Helicopters en Australie (NH90 et Tigre), au Brésil (EC725) et, plus récemment, en Pologne (Caracal) où le constructeur de Marignane a été choisi pour négocier un contrat.

 

Des industriels décomplexés

Décomplexés, les industriels français le sont complètement. "Il ne faut pas craindre cette évolution car nous, Français, sommes particulièrement agiles dans ce domaine", avait expliqué dès décembre 2012, Luc Vigneron, l'ancien PDG de Thales. Non seulement les industriels français ont déjà une longue expérience en matière de ToT mais ils sont même prêts à le faire plus massivement comme le suggère le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, un brin provocateur lors de son audition à l'Assemblée nationale en septembre 2013 : "Si, demain, j'ai l'autorisation de la DGA (direction générale de l'armement, ndlr) de fabriquer tout en Inde, y compris les appareils destinés à l'armée française, je le ferai : je n'ai pas d'états d'âme".

Mais comme le rappelle très souvent le Délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, "la France a la chance de disposer d'une industrie de défense à la pointe de la technologie qui sait travailler mais aussi exporter dans le domaine conventionnel. Ce secteur fournit de plus des emplois qui, en principe, ne sont pas délocalisables". Comme les demandes d'exportations de matériels, les ToT passent par la commission interministérielle pour l'étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG). En outre, les avis favorables de la CIEEMG peuvent être assortis de conditions, ainsi que l'exigence d'une clause de non-réexportation (CNR) et de certificat d'utilisation finale (CUF). La décision prise par le Premier ministre après avis de la CIEEMG est ensuite notifiée aux douanes (DGDDI) qui délivrent, en cas d'acceptation, la licence.

 

Les risques des transferts de technologie

"Il n'est pas impossible que les offsets (compensations industrielles) et autres transferts de technologie accordés par le passé, par des entreprises occidentales, afin de remporter des contrats d'armement dans ces pays, aient abouti à engendrer ces nouvelles concurrences ou du moins à les renforcer en leur permettant d'accroître leurs niveaux de performance technologique et commerciale. Un tel constat milite pour une vigilance accrue en la matière", écrivent pourtant les députés Nathalie Chabanne (PS) et Yves Foulon (UMP) dans un rapport sur le dispositif de soutien aux exportations d'armement. "Il est nécessaire de maîtriser davantage les offsets et notamment les transferts de technologie", estime Yves Foulon.

Les transferts de technologies comportent bien un risque. Le plus bel exemple en est le développement du sous-marin S-80 par le chantier espagnol Navantia en coopération avec les groupes américains Raytheon et Lockheed Martin pour la partie systèmes d'armes. Le S-80 a été développé par le chantier espagnol qu'à la faveur des transferts de technologies initiés par le programme Scorpène mené en partenariat avec DCNS. Un sous-marin qui croise aujourd'hui dans les mêmes eaux commerciales que le Scorpène. Pour les deux députés, "il convient d'inscrire la stratégie de notre BITD (base industrielle et technologique de défense, ndlr) et de l'État dans une vision de long terme sous la forme de partenariats industriels mutuellement avantageux pour le client comme pour le vendeur, plutôt que d'adopter une vision strictement commerciale de court terme - l'obtention du marché".

 

Une machine de guerre ?

Laurent Collet-Billon n'est pas loin de penser que les transferts de technologies pourraient être une redoutable machine de guerre contre l'industrie française. "Cela signifie que nous créons nos propres concurrents à une échéance de dix, quinze ou vingt ans, avec des taux horaires en vigueur dans ces pays beaucoup moins élevés", avait-il expliqué en octobre 2011. Mais le délégué général pour l'armement avait dans le même temps estimé que "la seule façon de ne pas se créer des concurrents redoutables c'est d'investir dans l'innovation. Cela a un coût. Cela étant, soit on accepte des transferts de technologies, soit on se retire du marché". C'est d'ailleurs pour cela que la DGA a de longue date encouragé le missilier MBDA et Airbus Helicopters à investir en Pologne afin de remporter les campagnes lancées par Varsovie. Avec succès jusqu'ici pour Airbus Helicopters.

En décembre 2012, l'ancien PDG de Dassault Aviation, Charles Edelstenne rappelait que "les transferts de technologies concernent pratiquement tous les domaines, sans restrictions, car l'évolution de ces technologies nous permettra de conserver une avance - pour autant, bien entendu, que nous ayons pu maintenir nos compétences". La loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 a fixé en moyenne un effort de 730 millions d'euros par an en matière de recherches et technologies (R&T) à travers les ressources consacrées aux études amont. Bien mais pas suffisant avait alors souligné Charles Edelstenne : "les crédits d'études figurant au budget 2012 présenté par le ministre sont de 750 millions d'euros, ce qui n'est pas mal par rapport au budget précédent, mais ces crédits sont inférieurs de 50 % à ce qu'ils représentaient en 1995".

C'est l'ancien PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, qui a résumé le mieux lors d'une audition à l'Assemblée nationale en septembre 2013 l'état d'esprit des industriels français : "Soyons clairs sur les inquiétudes que peuvent susciter les transferts de technologies : c'est un faux dilemme. Les partenariats locaux sont aujourd'hui une condition nécessaire du succès. En établissant ces coopérations, avec toute la prudence nécessaire, nous servons l'emploi en France. Un contrat d'export majeur peut représenter plusieurs milliers d'emplois sur plusieurs années dans notre pays, pour Thales et ses sous-traitants".

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 16:55
Tir de combat MU90 depuis l’avion de patrouille maritime Atlantique 2

 

5 Juin 2015 Source : Marine nationale

 

Le 3 juin 2015, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 a effectué, un tir de torpille Mu90 en condition opérationnelle. Ce tir a permis de vérifier le fonctionnement complet de l’arme, de sa mise en place sur le porteur, jusqu’à l’impact et son explosion sur une cible sous-marine.

 

Ce tir de combat, réalisé avec succès par la Marine nationale et en collaboration avec la Marine italienne, est le premier du genre avec cette torpille. Il termine le long processus du programme. Particulièrement complexe à planifier, tributaire des conditions météorologiques pour la mise en œuvre de la cible et de la situation nautique sur zone, le couple CEPN/DGA appuyé par de nombreux organismes a su ainsi concrétiser une longue préparation et un  succès mérité.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 11:58
La DGA lance une étude sur la mise en oeuvre des dromes d'intervention


08.06.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

La DGA va faire conduire une étude technico-opérationnelle relative à la mise en oeuvre réduite de dromes d'intervention à partir de navires de guerre (Dromor). L'appel à candidatures est à lire ici.

Selon l'avis du 5 juin, "une drome est une petite embarcation maritime située à bord d'un bâtiment (Frégate par exemple) caractérisée par sa vocation opérationnelle : envoyer le plus rapidement possible une équipe de 6 à 12 militaires visiter un navire voisin, effectuer un raid vers la terre ou la mer, transférer des personnels entre navires coopératifs, récupérer des hommes à la mer. Ces opérations prennent en compte la vitesse et le cap du navire qui met à l'eau, la présence de remous, l'état de la mer, la vitesse du vent, la vitesse et le cap du navire visité, l'impératif de sécurité des occupants de la drome."

L'étude, d'une durée de douze mois, "a pour objectif de proposer des modifications à effectuer sur les navires de la Marine Nationale afin d'améliorer la rapidité de mise en oeuvre d'une drome à la mer. Les solutions devront être optimisées et standardisées par rapport à l'existant dans des conditions de sécurité satisfaisantes. La mise en oeuvre comprend notamment : la préparation du dispositif de déploiement puis son rangement, la mise à la mer de la drome avec son personnel et le matériel complet, la récupération de la drome puis son rangement."

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 07:55
Kaméléon voit la nuit en couleur

 

05/06/2015 DGA

 

Le général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de terre, a remis le 2 juin 2015 le 42e prix « Ingénieur Général Chanson ». Ce prix est décerné chaque année par l’association de l’armement terrestre (AAT). Il récompense des travaux permettant des progrès importants dans le domaine de l’armement terrestre. Cette année ce sont les travaux menés par Damien Letexier et Geoffroy Deltel, de la société Photonis, sur la caméra couleur à très bas niveau de lumière CMOS Kameleon qui sont à l’honneur. Elle permet de voir en couleur dans une obscurité quasi-totale.

 

Avant, pour filmer de jour et de nuit il fallait deux caméras. En 2011, Photonis invente une caméra avec de nouveaux capteurs permettant d’obtenir des images des scènes le jour et la nuit jusqu’à la pleine lune. Cependant cette caméra se limitait à une vision nocturne monochrome. Pour voir en couleur la nuit, Photonis a mis au point Kaméléon.

 

Développée grâce au programme de financement Rapid (régime d’appui à l’innovation duale) de la direction générale de l’armement (DGA), la caméra Kaméléon présente un intérêt technologique manifeste pour de nombreuses applications. Parmi celles-ci : la surveillance urbaine, l’aide à la conduite de véhicules blindés de nuit, l’intégration dans le casque des pilotes d’hélicoptères civils et militaires, la surveillance des voies de circulation ou l’extension de l’utilisation des drones de surveillance la nuit.

L’AAT regroupe des membres de la communauté des armements terrestres appartenant ou ayant appartenu à la DGA, aux armées, à l'industrie ou à la recherche.

 

Photonis est une ETI (Entreprise de taille intermédiaire) française créée en 1937 et spécialisée en optronique dans le domaine du visible. Forte de 1000 personnes réparties sur 3 continents dont 550 basées à Brive en Corrèze (qui constitue le site principal de la société), Photonis focalise son développement sur la Recherche et Technologie ainsi que l’Innovation. Les technologies duales développées par Photonis trouvent leurs applications dans la Vision Nocturne au service des Forces et la photo-détection de pointe.

 

Ses technologies sont utilisées à bord du télescope Hubble, de la mission Maven Scout pour la découverte de la planète MARS, de la mission Rosetta lors de la rencontre avec la comète 67P, dans l’accélérateur de particules du CERN ou encore dans le Laser Méga Joule (Photonis conçoit et fabrique « l’appareil photo » du LMJ mais il fonctionne à la vitesse de la femto-seconde 10 (puissance -15 secondes). 45% de tous les spectromètres de masse fabriqués au monde sont basés sur un détecteur Photonis.

 

Enfin les technologies développées par Photonis permettent des découvertes scientifiques et médicales donnant lieu à de nombreuses publications et dépôts de brevet chaque année. Photonis représente 15% de l’export de la filière optronique française. Faisant de la société, le troisième plus gros exportateur fabricant de composants optroniques.

 

Le dispositif Rapid finance les projets spontanés d’innovation duale portés par des PME ou des entreprises intermédiaires indépendantes de moins de 2 000 salariés. Il soutient des projets de recherche industrielle ou de développement expérimental à fort potentiel technologique, présentant des applications militaires mais aussi des retombées pour les marchés civils.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 11:55
Une caméra pour voir la nuit en couleur

 

05/06/2015 Armée de Terre - Economie et technologie

 

Le général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, a remis le 2 juin 2015 le 42e prix « Ingénieur Général Chanson », décerné chaque année par l’Association de l’Armement Terrestre (AAT), à messieurs Damien Letexier et Geoffroy Deltel de la société Photonis pour leurs travaux sur la « Caméra couleur à très bas niveau de lumière CMOS Kamelon ».

 

Ce prix est attribué à des travaux ayant fait progresser le domaine de l’armement terrestre. Les lauréats peuvent être des ingénieurs de la Direction générale de l’armement (DGA), des officiers des armées, des ingénieurs de l’industrie ou des personnes des laboratoires de recherche.

« Aujourd’hui, l’armée de Terre est elle-même en pleine innovation avec son modèle Au Contact »,  a déclaré le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général d’armée Jean-Pierre Bosser. « Résolument tournés vers l’avenir, nous faisons le choix de construire ‘demain’ et non de reconstruire ‘hier’. Il nous est donc parfaitement naturel de faire aujourd’hui honneur à deux scientifiques qui ont pris le parti d’inventer ‘demain’. »

 

photo Photonis

photo Photonis

La caméra CMOS Kamelon permet de voir en couleur dans une obscurité quasi-totale. Avant, pour filmer de jour et de nuit, il fallait deux caméras. En 2011, PHOTONIS invente une caméra avec de nouveaux capteurs permettant d’obtenir des images le jour et la nuit jusqu’à la pleine lune. Cependant, cette caméra se limitait à une vision nocturne monochrome. Pour voir en couleur la nuit, PHOTONIS a mis au point Kaméléon. Développée grâce au programme de financement RAPID de la DGA, la caméra Kaméléon présente un intérêt technologique manifeste pour de nombreuses applications. Parmi celles-ci : la surveillance urbaine, l’aide à la conduite de véhicules blindés de nuit, l’intégration dans le casque des pilotes d’hélicoptères civils et militaires, la surveillance des voies de circulation ou l’extension de l’utilisation des drones de surveillance la nuit.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 15:50
Airbus : le programme A400M est-il en danger ?

Les clients de l'A400M s'apprêtent à annoncer des réductions massives de commandes, selon le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon

 

03/06/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Réduction massive des commandes, absence d'autoprotection, parachutage par les portes latérales à revoir, logiciels du FADEC déficients, crash, retards de livraison... L'A400M pose beaucoup de problèmes, selon le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, et le chef de l'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier. En pose-t-il beaucoup trop?


 

Décidément le programme A400M est maudit. Depuis son lancement en 2001, cet appareil de transport militaire semble poursuivi par une malédiction. C'est le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, qui est apparu, lors de son audition à la commission de la défense de l'Assemblée nationale, inquiet pour ce programme, y compris pour son avenir. Car selon lui, "on peut s'interroger sur l'attitude des pays parties prenantes du programme, sachant qu'un certain nombre d'entre eux envisagent d'ores et déjà de diminuer massivement leurs commandes. Au mois de juillet prochain, M. Enders (PDG d'Airbus Group, ndlr) rencontrera le ministre de la Défense : il sera question du nombre d'avions susceptibles d'être livrés à la France en 2015".

Dans ce nouveau contexte, pour Laurent Collet-Billon, "plusieurs questions se posent. La première est de savoir comment garantir que l'évolution de la production, de la part d'Airbus, ne conduise pas à des régressions".

S'agissant du crash d'un appareil début mai, Laurent Collet-Billon a rappelé que trois des quatre moteurs de l'appareil sont tombés en panne. Selon lui, "les causes de l'accident pourraient être à chercher dans une modification mal conçue du FADEC - Full authority digital engine control - et, probablement, dans une erreur de production". Airbus Group a émis une recommandation technique sur la vérification des moteurs. L'appareil, qui s'est crashé, avait "un FADEC du même type que celui développé en Malaisie et en Turquie, donc différent de celui des six avions français, lesquels ont accumulé plus de 10.000 heures de vol : on peut donc dire qu'ils sont sûrs".

 

Les boites noires exploitées

Mardi soir, Airbus Defence and Space a envoyé une AIT (Accident Information Transmission) mettant à jour le contenu de l'AOT (Alert Operator Transmission) diffusée le 19 mai dernier à l'ensemble des opérateurs de l'A400M. Selon le communiqué publié ce mercredi, "l'AIT informe que les données du DFDR (l'enregistreur des paramètres de vol) et du CVR (l'enregistreur des conversations de bord) ont été correctement exploitées et que les premières analyses ont été conduites par la CITAAM (Comisión para la Investigación Técnica de Accidentes de Aeronaves Militares), avec les conseils techniques des équipes d'Airbus Defence and Space envoyées en soutien".

La CITAAM confirme que les moteurs 1, 2 et 3 ont subi un gel de la puissance après le décollage et n'ont pas répondu aux tentatives entreprises par l'équipage pour contrôler normalement la puissance, tandis que le quatrième moteur a répondu normalement aux demandes de l'équipage. "Quand les pilotes ont placé la manette des gaz sur « flight idle » (ralenti) pour réduire la puissance, celle-ci a effectivement été réduite mais elle est ensuite restée en ralenti sur les trois moteurs affectés durant le reste du vol, en dépit des tentatives de l'équipage pour récupérer de la puissance", a expliqué Airbus Defence and Space. Cette perte de puissance est cohérente avec le fait que les trois moteurs en question étaient concernés par les problèmes identifiés par l'AOT du 19 mai.

Les premières analyses ont montré que les autres systèmes de l'avion ont fonctionné normalement et qu'il n'y a pas eu d'autre anomalie identifiée durant le vol. En conséquence, Airbus Defence and Space n'ajoute pas d'autres recommandations à celles figurant dans l'AOT du 19 mai.

 

Le DGA recense de nombreux autres déboires de l'A400M

L'avancement des différents développements en cours concerne les capacités tactiques de l'avion : extraction de charges lourdes par la rampe arrière, parachutage par les deux portes latérales et, "fonction essentielle aujourd'hui absente", autoprotection de l'avion - "en particulier contre les missiles de courte portée à guidage infrarouge", a expliqué Laurent Collet-Billon. Selon lui, "l'extraction des charges lourdes ne posera pas de problème particulier mais le doute est de mise sur le parachutage simultané par les deux portes". Et de rappeler que "l'histoire, sur ce point, se répète puisque le C-17 avait connu le même problème - lequel avait été réglé par un changement de parachute : la solution est sans doute à chercher de ce côté, une fois encore".

Laurent Collet-Billon est en revanche plus inquiet sur le développement de l'autoprotection. Tout comme le chef d'état- major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier, qui a rappelé que sa "principale priorité" était "désormais l'arrivée des capacités tactiques, en particulier d'autoprotection, qui était prévue pour 2015, mais qui a pris du retard". Le général Mercier  peut être inquiet surtout après l'audition du Délégué général. "Je n'ai pas beaucoup de nouvelles s'agissant de l'autoprotection, a souligné ce dernier, ce qui n'est évidemment pas bon signe. Airbus a fait entrer en lice plusieurs entreprises sur le développement de cette capacité ; nous souhaitons donc avoir des précisions quant à ses perspectives d'intégration".

Enfin, s'agissant du ravitaillement en vol des hélicoptères, "les dernières nouvelles ne sont guère positives non plus", a-t-il expliqué. Des informations qui pourraient plomber le moral du général Mercier sur l'exécution de ses missions de transport tactique. D'autant qu'il est lui aussi insatisfait des livraisons des A400M qui "arrivent, mais pas au rythme que nous souhaiterions". Une inquiétude également partagée le 20 mai dernier à l'Assemblée nationale par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian : "je ne suis pas certain que nous recevrons bien les quatre appareils qui doivent nous être livrés en 2015. Or nous en avons besoin pour nos opérations extérieures".

 

A quoi servent les A400M?

"L'A400M représente déjà un atout pour nos missions logistiques", a assuré le général Mercier. Ces avions effectueront toutes leurs missions depuis la base aérienne d'Orléans, qui est "un système de combat à part entière, y compris pour les opérations extérieures". "Les possibilités de l'A400M quant à l'acheminement des matériels lourds sur des pistes sommairement préparées, par exemple, sont tout à fait significatives", a rappelé de son côté Laurent Collet-Billon, qui "continue d'être un farouche partisan de l'A400M".

"L'intérêt pour cet avion est au demeurant manifeste, non seulement de la part de la Malaisie, mais aussi des pays du Moyen-Orient, indépendamment des questions posées sur l'accident", a notamment assuré le patron de la DGA.

Le chef d'état-major souhaite également moderniser les capacités de l'armée de l'air. Dans ce cadre, l'escadron Touraine, premier escadron de transport équipé d'A400M Atlas, "continue à recevoir des appareils. Il dispose aujourd'hui de six avions, le septième devant arriver d'ici deux ou trois semaines"., a précisé le général Mercier. Cette modernisation permet, en parallèle, de simplifier le réseau des bases de transport. En 2016, l'armée de l'air ne disposera plus que de deux grands pôles de transport : le pôle A400M et opérations spéciales à Orléans et le pôle cargo léger et moyen à Évreux, où elle va transférer les CASA actuellement basés à Creil. Ce regroupement de spécialistes de la maintenance aéronautique au sein d'un escadron de soutien unique sur la base d'Évreux optimisera des compétences qui se raréfient.

 

Pourquoi l'achat de C-130?

Pourquoi la France veut-elle acheter des avions de transport tactiques C-130 d'occasion fabriqué par l'américain Lockheed Martin ? "Le vieillissement de la flotte d'avions de transport tactiques, en particulier les Transall et les C-130, est une préoccupation sensible, alors même que l'A400M rencontre les difficultés que l'on connaît. Cela conduit à envisager l'acquisition de C-130, a priori d'occasion, dont certains permettraient le ravitaillement en vol des hélicoptères", a expliqué le Délégué général pour l'armement. Par ailleurs, certains des C-130 seront équipés de missiles pour les besoins des forces spéciales.

"Compte tenu du renforcement de nos forces spéciales, et du fort taux d'utilisation de nos aéronefs, nous devrons peut-être nous doter très vite de moyens de transport tactique autres, en plus des A400M déjà commandés. Nécessité fera loi", a précisé aux député le ministre de la Défense.

Le ministère avait expliqué en mai qu'il étudiait la mise à disposition (acquisition ou location) d'une capacité de quatre appareils supplémentaires de transport, les C130, dont deux équipés pour pouvoir ravitailler en vol les hélicoptères. Pour Laurent Collet-Billon, "cette fonction est importante en Afrique, dans la mesure où la méthode actuelle de ravitaillement, au sol, sur des terrains sablonneux, est agressive pour les moteurs". Ce que confirme le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier, qui parle de "surintensité" pour ce type de matériels dans la bande saharo-sahélienne.

"Elle correspond à une usure prématurée des matériels, à une surconsommation de munition, etc. Par exemple, les hélicoptères et les moteurs des C130 utilisés dans la bande saharo-sahélienne vieillissent prématurément à cause du sable", a-t-il expliqué aux députés de la commission de la défense.

 

Renouvellement de la flotte de C-130

Avec les nouveaux aléas de l'A400M, de nouvelles réflexions pourraient amener le ministère de la Défense à anticiper le renouvellement de la flotte de C-130 prévu après 2020. La France dispose déjà d'une flotte de quatorze appareils, notamment utilisés par les forces spéciales et les services et tous acquis d'occasion. Mais cette flotte n'est pas toute neuve. "S'y intéresser dès aujourd'hui est donc une anticipation davantage qu'une rupture stratégique, a expliqué Laurent Collet-Billon. La réflexion en ce domaine sera menée d'ici à la fin de l'année".

"Je suis aussi très attentivement la modernisation des C130, a pour sa part indiqué aux députés le général Mercier. Celle-ci est double. Elle est d'une part d'ordre réglementaire: il faut donner à ces avions anciens la possibilité de s'inscrire dans la circulation aérienne générale, compte tenu des nouvelles normes. Elle est, d'autre part, opérationnelle : ces appareils doivent continuer à répondre aux besoins des forces spéciales dans les meilleures conditions".

Laurent Collet-Billon a également rappelé aux députés que "l'A400M dispose de capacités tactiques, mais il ne constitue pas, à proprement parler, un avion tactique au sens où l'étaient le Transall ou même les C-130 - avions préférés des forces spéciales et des services -, compte tenu notamment de son volume et de son envergure". C'est pour cela qu'il avait déjà suggéré l'acquisition de C-130 "capables de ravitaillements en vol, en l'occurrence quatre C-130J neufs, pour un prix de l'ordre de 800 millions d'euros qui, bien que très critiqué, correspondait aux prix communiqués à la faveur de contacts sur place, aux États-Unis - étant entendu que le projet n'a jamais été officiellement formalisé".

"Si le contrat est si onéreux, c'est non seulement parce que le C-130J est la dernière version produite par Lockheed Martin, mais aussi parce que ses moteurs, son avionique et son pilotage sont différents - le nombre de pilotes est réduit à deux -, d'où la nécessité d'acheter des services d'instruction des personnels, des simulateurs et de la logistique supplémentaire", a expliqué le Délégué général pour l'armement.

Le prix de l'A400M avoisine les 130 millions d'euros, mais ce chiffre monte à 150 millions si l'on y ajoute la part afférente au développement. Un C-130, lui, coûte quelque 90 millions de dollars, selon Laurent Collet-Billon.

 

Où acheter des avions d'occasion?

L'achat d'A400M d'occasion ne semble pas aussi facile que cela. Selon Laurent Collet-Billon, les États-Unis ne sont "guère vendeurs de C-130 d'occasion, pour la bonne raison qu'ils les utilisent". "S'agissant des appareils que nous souhaitons armer, il ne s'agit pas tant de Gunship, au demeurant, que d'appareils équipés de missiles Griffin sous pylônes, tels que ceux utilisés par les forces spéciales américaines. Les Marines disposent effectivement d'appareils de ravitaillement en vol des hélicoptères, mais ils ne sont pas prêteurs..", a-t-il regretté.

"Si les États-Unis ne sont ni prêteurs ni vendeurs en ce domaine, c'est sans doute parce qu'ils n'ont aucune idée du futur programme d'avion de transport : ne restent sur la ligne de production, selon mes informations, que quatre C-17 à queue blanche ; les C-130J, eux, sont déjà réservés".

La France envisage l'acquisition de C-130H "de bonne qualité, dotés, si possible, d'une avionique et de moteurs similaires à ceux de nos propres avions remis à niveau". Le ministère de la Défense ferait appel à une entreprise comme Marshall afin d'installer des systèmes de ravitaillement à bord sous forme de kits.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 12:55
Rafale, hélicoptères, C-130, frégates, c'est aussi le temps de l'actualisation pour les équipements militaires


01.06.2015 par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord
 

L'actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 passe à l'examen de l'Assemblée nationale cette semaine. Un sursaut financier qui semble d'emblée salvateur. Mardi 26 mai, Laurent Collet-Billon, le délégué général à l'armement, était entendu en Commission de Défense. L'idéal pour faire un point sur les équipements (où l'on reparlera des C-130 Hercules), les calendriers et autres reports de charges... 

 

Programmes Scorpion, ravitalleurs MRTT, missiles M51.3, satellites de renseignement électro-magnétique CERES, quatrième sous-marin Barracuda, le programme 146 a globalement tenu la route depuis le début de la LPM. Il note un décalage sur la commande du deuxième système de drones Reaper (trois engins, deux cockpits). Mais les succès 2015 du Rafale à l'exportation soulagent largement l'exécution de la Loi de programmation militaire.

Selon le DGA, même le fardeau des reports de charges auraient tendance à se réduire (2,3 milliards d'euros fin 2013, fin 2014 et légère amélioration en 2015 grâce à 250 millions d'euros du Plan d'investissement d'avenir PIA).

Des étalements de commandes et de livraisons sont toutefois négociés par la direction des programmes et mis en œuvre, notamment pour le système d'équipement du fantassin FELIN, mais aussi pour l'A400M, les hélicoptères NH90 et Tigre, le Rafale, les frégates multi-missions et les sous-marins nucléaires d'attaque Barracuda. Avec 18 % d'augmentation des commandes à l'exportation en 2014 (8,2 milliards, dont 50 % pour l'Arabie saoudite, y compris le contrat DONAS pour l'armée libanaise), les industriels conservent la santé. Et 2015 (grâce au Rafale) devraient se révéler exceptionnelle.

 

L'actualisation des équipements

L'actualisation de la LPM permettra l'achat d'équipements nouveaux pour 1,5 milliard et un effort sur l'entretien programmé des matériels de 500 millions entre 2016 et 2019. La moitié de ces deux milliards provient de crédits budgétaires supplémentaires.

On n'entend plus le DGA s'arc-bouter sur la création des sociétés de projet qu'il jugeait indispensable au financement. Le vent politique et budgétaire a tourné. On le subodorait dès février... Comme la disparition des recettes exceptionnelles au profit de solides crédits budgétaires.

 

- Marine. La vente d'une FREMM à l'Egypte entraîne la livraison d'une nouvelle en 2019. Le nombre final est de 8 FREMM au lieu de 11 et du lancement du programme de frégates de taille intermédiaire (FTI, première livraison des cinq commandées en 2023). Un tonnage de 4 000 tonnes correspondrait mieux au marché export que la FREMM de 6 000... Quatre BSAH (bâtiments de soutien et d’assistance hauturiers) et quatre B2M (bâtiments multi-missions) seront commandés contre deux et trois prévus.

 

- ALAT. La priorité hélicoptères ne se dément pas : 7 Tigre supplémentaires et 6 NH90 terrestres sont commandés.

 

- Air. Le vieillissement des Lockheed C-130 Hercules et certaines difficultés de l'A400M vont entraîner l'achat de quatre nouveaux C130 (commandes en 2016), a priori, d'occasion (la version H, la version J étant trop chère). Avec pour certains le ravitaillement en vol des hélicoptères (le souci majeur de l'A400M). D'autres C-130 seront équipés de missiles pour les besoins des forces spéciales... Enfin, les difficultés du parachutage par portes latérales sur l'A400M pourraient tout bonnement entraîner un changement de parachute (comme sur les C17 en leur temps).

Les ventes à l'export du Rafale vont modifier les livraisons à l'armée de l'air. Elle en recevra finalement vingt-six.

 

- Autres achats supplémentaires. 25 pods de désignation laser pour les Rafale, régénération des véhicules blindés légers (VBL).

Conclusion en guise d'avertissement prudent : " La décision de redéployer ces crédits ne laisse aucune marge en cas de reprise de la progression des indices économiques : à défaut d’obtenir dans ce cas un abondement des crédits du programme 146, il faudrait inévitablement redéfinir une partie du contenu physique de la LPM. "

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:55
Un thésard soutenu par la DGA propose un robot résiliant aux dommages

Le premier robot capable de trouver lui-même le moyen de poursuivre sa mission après avoir été sérieusement endommagé. Une prouesse à laquelle contribue un thésard soutenu par la DGA.

 

29/05/2015 DGA

 

 Les travaux menés en collaboration avec des chercheurs de l'Université Pierre et Marie Curie (Sorbonne Universités), du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), et de l'université du Wyoming, viennent de relever un défi technologique qui pourrait révolutionner la robotique.

 

Il s’agit du premier robot capable d'apprendre à fonctionner à nouveau en quelques minutes après avoir été endommagé. C’est une véritable rupture technologique, inspirée du fonctionnement animal. Dans la vidéo ci-dessous illustrant ce travail, un robot à six pattes réapprend à marcher avec une patte abimée et une patte manquante.

 

« S’il est endommagé, notre robot se comporte comme un scientifique », explique le jeune thésard soutenu par la Direction générale de l’armement (DGA). « Par exemple, si marcher en s’appuyant essentiellement sur les pattes arrières ne fonctionne pas correctement, le robot essaiera alors de marcher en mettant son poids sur les pattes avant. Ce qui est surprenant, c’est la rapidité avec laquelle le robot découvre une nouvelle manière de marcher : malgré une patte coupée en deux, il ne faut que deux minutes au robot pour trouver une manière efficace de boiter ! » poursuit le jeune thésard.

 

Capable de s’adapter aux dommages en toutes circonstances, les robots pourront enfin assurer des missions plus larges, missions d’aide à la population, par exemple aller chercher des survivants après des catastrophes naturelles ou encore alerter les pompiers en cas de feu de forêt. Cette capacité d’adaptation va décupler les scénarios d’utilisation des robots.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 11:35
La France prête à accompagner le Vietnam dans la modernisation de son armée

 

27/05/2015 Vietnam +

 

L'ingénieur général de 1re classe de l'armement Jacques Cousquer, chargé de la sous-direction Asie-Pacifique à la direction du développement international de la Direction générale de l'armement (France), a souligné que son pays était toujours prête à accompagner le Vietnam dans le processus de modernisation de son armée.

 

Reçu le 26 mai à Hanoi par le général de division Vo Van Tuan, chef-d'état major général adjoint de l'Armée populaire du Vietnam, Jacques Cousquer a déclaré que de nombreuses entreprises françaises du secteur de la défense souhaitaient coopérer avec des agences du ministère vietnamien de la Défense.

 

Le général de division Vo Van Tuan a insisté sur les avancées des relations vietnamo-françaises dans la défense, dont l'industrie de la défense. Il a également affirmé que le ministère vietnamien de la Défense favoriserait et soutiendrait la promotion de la coopération dans ce domaine avec la France. -VNA

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:55
photo DICoD

photo DICoD

Jean-Yves Le Drian a annoncé que la DGA notifiait à la société SOPRA le marché de réalisation du nouveau logiciel de paie des militaires

 

20/05/2015 Economie et technologie

 

Mercredi 22 avril, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé que la direction générale de l’armement (DGA) notifiait à la société SOPRA le marché de réalisation du nouveau logiciel de paie des militaires. Destiné à remplacer le système actuel Louvois, le marché, d’un montant global de 128 millions d’euros, couvre la réalisation, la mise en service ainsi que la maintenance corrective et évolutive du système pendant dix ans.

 

En déplacement dans le centre d’expertise des ressources humaines (CERH) de la marine nationale à Toulon (Var), Jean-Yves Le Drian a annoncé que la direction générale de l’armement (DGA) avait notifié à la société SOPRA le marché de réalisation du logiciel de paie des militaires, Source Solde, destiné à remplacer Louvois. Le marché, d’un montant global de 128 millions d’euros, couvre la réalisation, la mise en service ainsi que la maintenance corrective et évolutive du nouveau système pendant dix ans. 

 

La marine nationale a été choisie pour mettre en service Source Solde à compter de 2017, après une période de tests s’échelonnant sur toute l’année 2016. À terme, lorsque ces tests auront établi que le nouveau système fonctionne parfaitement pour l’ensemble des armées et services, Source Solde remplacera totalement Louvois ainsi que le système Solde Air. Il gèrera la solde de 250 000 militaires.

 

L’attribution de ce marché fait suite à un dialogue compétitif initié en avril 2014. Pendant cette phase, la DGA, en partenariat avec la direction des ressources humaines du ministère de la défense (DRH-MD), a notamment soumis à de nombreux tests les prototypes proposés par les trois sociétés en compétition. 

 

Le ministre de la défense a réaffirmé sa totale mobilisation et celle du ministère pour remplacer le système Louvois, installé en 2010.  Le 5 décembre dernier à Varces (Isère), le ministre de la défense avait pris l’engagement devant les armées que le successeur de l’actuel système de paie Louvois serait sélectionné au cours du premier semestre 2015. Grâce aux travaux conduits par la DGA et la DRH-MD, cet engagement est aujourd’hui tenu.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 15:55
La FREMM Aquitaine a tiré son premier MdCN le 19 mai 2015

La FREMM Aquitaine a tiré son premier MdCN le 19 mai 2015

 

20/05/2015 DGA

 

La frégate Aquitaine, tête de série du programme des frégates multi-missions (FREMM), vient de tirer avec succès un Missile de croisière naval (MdCN) le 19 mai 2015, sur les polygones de tir du centre DGA Essais de missiles au large de l’île du Levant. C’est la première fois en Europe qu’un bâtiment de surface tire un missile de croisière. L’Aquitaine a également tiré avec succès le 12 mai son premier missile de type Mer-Mer 40 Exocet.

 

Ces deux tirs de synthèse préparés par l’équipage de la Marine nationale, les équipes de la Direction générale de l’armement (DGA) et les industriels MBDA et DCNS s’inscrivent dans le cadre de la vérification des capacités techniques des FREMM avant l’admission au service actif. C’est un jalon supplémentaire qui a été franchi, après le tir d’un missile antiaérien Aster 15 en 2013 et la mise en service le 13 mars dernier de la torpille légère MU 90 sur le Caïman marine, version navale de l’hélicoptère NH90.

 

Future ossature des bâtiments de combat de la marine, les FREMM sont des bâtiments fortement armés : missiles de croisière navals, missiles antinavires Exocet MM40, missiles antiaériens Aster et torpilles anti-sous-marines MU90. Toutes les FREMM pourront mettre en oeuvre un hélicoptère Caïman marine, ainsi que des forces spéciales et leurs équipements. Six FREMM seront livrées avant mi-2019.

 

Le MdCN est destiné à frapper des objectifs situés dans la profondeur du territoire adverse. Doté d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres, le MdCN est adapté à des missions de destruction d’infrastructures de haute valeur stratégique.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

11/05/2015 Armée de l'air

 

Le général Claude Tafani, directeur des ressources humaines de l’armée de l’air (DRHAA) s’est rendu sur le détachement air 204 (DA 204) de Beauséjour, mardi 05 mai 2015.

 

Cette journée de travail inscrite au calendrier des visites du directeur sur les bases aériennes, a permis au commandant de base, la colonel Maroussia Renucci de présenter les nombreuses missions du détachement. Le DA 204 abrite toutes les unités concourant au pôle d’excellence et d’expertise technique pour le maintien en condition opérationnelle (MCO) des matériels d’environnement aéronautique. L’établissement permet à l’armée de l’air de réaliser des économies tangibles grâce aux confections, reconstructions réalisées en régie.

 

L’ensemble des missions du DA 204 est majoritairement effectué au profit des unités et bases de l’armée de l’Air, mais une part d’activité l’est également pour d’autres organismes de la Défense : l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT), l’aéronavale, la direction général de l’armement (DGA) pour certaines réalisations spécifiques, le service industriel de l’aéronautique (SIAé).

 

L’effectif du DA 204 est composé pour moitié de civils de la Défense (197 personnes) et pour l’autre, de militaires (204 personnes). Plusieurs tables rondes avec les représentants du personnel du détachement ont jalonné le programme de la journée. Un dialogue franc et constructif permettant au DRHAA de mieux appréhender les attentes du personnel et de répondre à leurs interrogations.

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 10:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

6 Mai 2015 par Armée de Terre


Depuis quelques jours, une polémique existe sur l'achat de véhicules tout-terrain Ford Ranger par l'armée de Terre. Malheureusement, beaucoup d'informations erronées circulent. Une petite mise au point s'impose.

 

Rappel historique :

L'armée de Terre (et plus généralement l'armée française) possède des véhicules légers tout terrain Peugeot P4. La P4 répondait au besoin, formulé dès la fin des années 1960 par l'armée française. Ce véhicule devait pouvoir transporter 4 personnes avec leur paquetage, être équipé d'un poste radio et avoir une aptitude au transport aérien et au parachutage. À partir de fin 1982, l'usine de Sochaux commence à assembler la P4. Un accord est conclu entre Peugeot et Mercedes-Benz afin de répartir à parts égales la construction du nouveau véhicule militaire. Peugeot installe alors le moteur à essence de sa 504, la boîte de vitesses de sa 604, s'occupe des circuits électriques, réalise le soudage de la caisse. Tout le reste est fabriqué par le constructeur allemand Mercedes-Benz. Plusieurs versions de la P4 ont vu le jour.

Quelle est la situation actuelle ?
Plus de 30 ans après sa mise en place, très sollicité tant en France qu'en OPEX, le parc des P4 souffre d'une très grande usure. La remise en état de ces véhicules a un coût financier très important. Qui plus est, l'armée de Terre est contrainte de retirer du service chaque année environ 600 P4. Trop usées, elles ne peuvent être remises à niveau. Par conséquent, les régiments souffrent de plus en plus d'un manque crucial de ce moyen de transport, en particulier dans leurs activités quotidiennes. 

 

 

Comment combler ce déficit le plus rapidement possible ?
L'idée est bien de permettre aux régiments de disposer en moyenne d'une dizaine de véhicules de soutien à la préparation opérationnelle. Ces véhicules non militarisés sont donc destinés au service courant sur le territoire national et n'ont pas vocation à servir en OPEX. Il a été décidé de commander 1 000 exemplaires d'un véhicule tout-terrain, capable de transporter jusqu'à 5 soldats équipés et 1 tonne de matériel. 

 

Quelle a été la procédure choisie ?
Pour répondre à ce besoin urgent et non spécifique, l'armée de Terre s’est tournée vers l’acheteur gouvernemental qu’est l’Union des Groupements d’Achats Publics (UGAP). Cet organisme permet d'acquérir toutes sortes de matériels dans des délais rapides. Il existe trois véhicules disponibles sur le catalogue UGAP début 2015, tout-chemin ou tout-terrain : 

- le Citroën BERLINGO 4x4 du groupe PSA Peugeot-Citroën, véhicule produit en Espagne ;

- le Dacia DUSTER du groupe Renault, produit en Roumanie ;

- le Ford RANGER, produit en Afrique du Sud.
 

Les trois modèles sont produits à l’étranger, même s’il existe une étape de transformation finale en France. Les coûts d’acquisition sont similaires. Mais seul le Ford Ranger propose une charge utile satisfaisante.

 

Pourquoi l'armée n'a-t-elle pas préféré malgré tout un véhicule 100% français ?
Il n'y avait tout simplement pas de véhicule 100% français répondant à ce besoin, immédiatement disponible sur le marché.


Les Ford Ranger vont-elle remplacer toutes les P4 de l'armée française ?

Non, en résumé, cet achat de court terme, pour une quantité réduite, sur un catalogue sélectionné pour l’ensemble des acheteurs publics du gouvernement, constitue une problématique différente du remplacement du P4 à long terme.


Qu'en est-il du remplacement définitif et global des P4 ?

Le besoin de remplacer tout le parc des P4 est identifié depuis quelques temps déjà. Une reconstruction complète a été étudiée, mais elle coûtait extrêmement cher et n'aurait pas forcément répondu aux besoins actuels et futurs. il a donc été décidé de lancer un programme d'armement, sous la responsabilité de la direction générale de l'armement (DGA) pour des livraisons à partir des années 2020. Ce programme est en cours de définition. Il portera sur un véhicule léger tactique polyvalent (VLTP). Une première commande de 2450 exemplaires devrait être faite, suivie d'une seconde d'environ 2000 exemplaires. Ce marché, comme tous les programmes d'armement, fera l'objet d'un appel d'offres et d'une mise en compétition, à laquelle les constructeurs français pourront bien évidemment concourir.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 14:55
photo MBDA

photo MBDA

 

30/04/2015 DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ARMEMENT

 

Le 28 avril, les équipes du Ministère de la Défense, de Dassault Aviation et de MBDA ont procédé au premier tir guidé du missile air-air longue portée Meteor à partir du Rafale contre une cible aérienne. Le tir, effectué par un Rafale mis en œuvre depuis le site de Cazaux de DGA Essais en vol, s’est déroulé avec succès dans une zone sécurisée de DGA Essais de missiles (site de Biscarrosse).

 

Dans la continuité des essais de séparation déjà réalisés en 2013 et 2014, il constitue un jalon important dans les travaux d’intégration du missile Meteor au Rafale, réalisés dans le cadre du développement du prochain standard F3-R de l’avion.

 

Equipé d’un statoréacteur et doté du mode « tire et oublie », le missile Meteor est conçu pour la mission de défense aérienne à très longue portée. Grâce aux performances du radar RBE2 à antenne active équipant le Rafale (seul avion européen disposant opérationnellement de ce type de capteur), il sera capable d’intercepter des cibles à  très longues distances, en complément de l’actuel missile MICA utilisé aussi pour le combat ou l’autodéfense.  Les premiers missiles Meteor seront livrés aux forces aériennes françaises à partir de 2018, afin d’équiper l’ensemble des Rafale de l’armée de l’air et de la marine.

 

Fruit d’une coopération entre l’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie, le Royaume-Uni et la Suède lancée en 2003, le Meteor est un programme fédérateur qui permet de consolider la base industrielle et technologique de défense européenne dans le secteur des missiles : MBDA-UK, le maître d’œuvre industriel, a pour principaux partenaires industriels MBDA-France, MBDA-Italie, Saab (Suède), Bayern-Chemie (Allemagne) et Inmize (Espagne).

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 10:55
Station au sol Comcept présentée lors du salon Eurosatory. photo Airbus DS

Station au sol Comcept présentée lors du salon Eurosatory. photo Airbus DS

 

29 April 2015 army-technology.com

 

The French Defence Procurement Agency (DGA) has taken delivery of the COMplément de Capacités en Elongation, Projection et Théâtre (COMCEPT) system from Airbus Defence and Space.

 

In 2012, the DGA commissioned the company and Actia Telecom for development of the COMCEPT ground system and network, which is scheduled to be used by the French Defence Ministry to complement the Syracuse satellite system with very high-speed and all-internet protocol (IP) data transmission capabilities provided by the Ka frequency band.

 

The 17-year contract covers the supply of COMCEPT network systems including two docking stations, two redundant mission centres and fixed and deployable terminals, facilitating the exchange of data, videos and telephone communications using all-IP technology.

 

Scheduled to be used for operation of the Franco-Italian Athena-Fidus satellite, the ground segment will also be compatible with future commercial satellites operating in the Ka-band frequency, to help supplement the satellite's capabilities.

 

Comprising 20 high data rate (HDR) stations in mobile shelters with 2.4m antennas providing bandwidth up to 10 Mbit/s, the delivery of first tranche of COMCEPT system also marks the beginning of the in-service support phase, which is scheduled to run for 15 years.

 

Airbus Defence and Space communications, intelligence and security (CIS) business line operations and engineering head Eric Souleres said: "With COMCEPT, the French Army joins the United States and the United Arab Emirates in a very select group of armed forces with satellite-based military Ka-band networks."

 

Actia Telecom and Airbus Defence and Space are scheduled to deliver more than 250 metropolitan theatre terminal (TMT) stations with 1m antennas in fixed or mobile containers and 50 small-size terminal (SDT) stations with 0.7m antennas that can be transported in suitcases, later this year.

 

As the prime contractor for COMCEPT, Airbus leads system engineering and validation, the delivery of the network equipment for two docking stations, the two mission centres and the associated in-service support.

 

Actia is responsible for tasks related to the engineering, integration and operational maintenance of the users' ground stations.

 

The contract also offers the possibility for procurement of additional fixed and deployable ground stations that could be used both in France and in theatres of operations.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 16:55
Défense : Sopra choisi pour faire oublier le désastre Louvois

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a choisi Sopra pour réaliser le nouveau système de paie des armées (photo MinDefFr)

 

22/04/2015 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Sopra et sa filiale HR Access ont été sélectionnés par la direction générale de l'armement (DGA) pour réaliser le nouveau logiciel de paie des militaires, baptisé Source Solde, destiné à remplacer Louvois.

 

Les militaires retiennent leur souffle. Après l'échec du "logiciel fou" Louvois, le nouveau système de paie des armées, baptisé Source Solde, est "pleinement sur les rails", a rassuré ce mercredi à Toulon le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. "Tous les jalons annoncés depuis le départ sont parfaitement tenus", a-t-il précisé lors d'une visite au Centre d'expertises des ressources humaines (CERH) de la Marine nationale à Toulon. Le ministre en a profité pour dévoiler le nom de l'entreprise qui va réaliser le logiciel de paie des militaires destiné à remplacer le tristement célèbre système de paie Louvois. C'est la direction générale de l'armement (DGA) qui a notifié le contrat à Sopra et sa filiale HR Access.

"L'enjeu, c'est que nos militaires soient payés convenablement, ce qui est bien la moindre des choses au moment où ils sont engagés sur de nombreux théâtres d'opérations tout en étant déployés, en permanence, au sein de vastes zones maritimes", a expliqué le ministre.

 

Un contrat de près de 130 millions d'euros

Ce contrat d'un montant global de 128 millions d'euros couvre la réalisation, la mise en service ainsi que la maintenance corrective et évolutive du nouveau système pendant dix ans. La Marine nationale a été choisie pour mettre en service Source Solde à compter de 2017, après une période de tests s'échelonnant sur toute l'année 2016. Un léger décalage dans le calendrier qui prévoyait initialement un premier déploiement du système en décembre 2015.

 

"C'est Sopra qui a donné les meilleures garanties de parvenir au résultat recherché, c'est-à-dire de calculer une solde juste et à temps, dans les meilleures conditions, a souligné Jean-Yves Le Drian. La solution proposée par SOPRA se base sur un progiciel qui aujourd'hui effectue le pré-calcul de la paie d'une grande partie des fonctionnaires. Ce logiciel traite aussi la gestion RH et la paie de la plupart des grandes entreprises françaises. (...) Je rappelle que la solution retenue est basée sur des logiciels éprouvés, sans développement spécifique. ".

Lorsque les tests "auront établi que le nouveau système fonctionnera parfaitement pour L'ensemble des armées et services, Source Solde remplacera totalement Louvois ainsi que le système Solde Air", a affirmé le ministère de la Défense dans un communiqué publié ce mercredi. "Source Solde assurera de manière autonome la paie des soldes des militaires seulement lorsque nous aurons obtenu toutes les garanties de bon fonctionnement du système, a assuré le ministre. Cette phase qui avait été sacrifiée dans le cas du système précédent ne le sera pas cette fois". Ainsi, à terme, Source Solde gèrera la solde de 250.000 militaires.

La notification du contrat fait suite à un dialogue compétitif initié en avril 2014. Pendant cette phase, la DGA a notamment soumis à de nombreux tests les prototypes proposés par les trois sociétés en compétition : outre Sopra et sa filiale HR Access, l'américain Accenture associé au canadien CGI, le français Atos associé à Steria.

 

359 millions d'euros de trop-versés

"Mois après mois, Louvois continue de générer des milliers d'erreurs brutes, avec des soldes quasiment à zéro dans les situations les plus extrêmes, ou des soldes excessivement élevées", a rappelé mercredi le ministre. Pour autant, a-t-il souligné, "la situation s'est largement améliorée, et même si tout est loin d'être réglé, le système est dorénavant sous contrôle. A ce jour, le nombre de défauts graves qui nécessitent un traitement indépendamment de Louvois se stabilise aux alentours de 2.000 dossiers, sur un total de près de 180.000 soldes concernées".

D'ailleurs Louvois reste une catastrophe financière pour le ministère de la Défense. Et les chiffres sont consternants : 359 millions d'euros de trop-versés aux militaires entre 2011 et 2014. "Pour l'armée de terre, ces sommes représentent 78 millions d'euros sur 2011-2013 et 200 millions d'euros sur 2013-2014, avait détaillé fin octobre devant les sénateurs le secrétaire général pour l'administration, Jean-Paul Bodin. Pour la marine, ce sont respectivement 25 millions d'euros pour 2013 et 14 millions d'euros pour 2014, pour le service de santé des armées, 27 millions d'euros pour 2013 et 15 millions d'euros pour 2014".

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 07:55
Livraison des trois premiers VBCI, version 32 tonnes

 

16/04/2015 Camille Pegol - armée de Terre

 

Les trois premiers véhicules de combat d’infanterie (VCI) en version 32 tonnes, destinés à la formation des équipages au sein du 1er régiment de chasseurs d’Afrique (1er RCA) de Canjuers, ont été livrés à la Direction générale de l’armement (DGA) par l’industriel.

 

Les menaces actuelles rencontrées sur les théâtres d’opérations extérieures ont fait apparaître le besoin d’augmenter de façon significative le niveau de protection général des VCI. Cet alourdissement a conduit à un dépassement du poids total autorisé en charge (PTAC) et à des restrictions d’emploi. Afin de s’affranchir de ces limitations et de retrouver une réserve de masse adaptée au contexte opérationnel, la DGA a notifié en décembre 2010 un marché visant à étendre le PTAC de l’engin à 32 tonnes.

 

Cette transformation nécessite une modification en usine de sa chaîne cinématique, qui lui apporte la capacité de recevoir des protections (anti-mines, anti-IED et anti-RPG) et des équipements additionnels (FELIN et phares IR).

 

D’ici juillet 2015, 4 autres VBCI version 32 tonnes devraient être livrés, avant que le rythme des livraisons passe à 4 exemplaires par mois jusqu’à l’été 2017. Au total, ce sont 95 véhicules qui seront transformés.

 

Le plan d’équipement donnera la priorité au parc d’alerte et au parc d’entraînement afin de respecter les impératifs, d’une part, de projection de forces sous protection optimale et, d’autre part, de préparation opérationnelle.

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 16:56
photo Alexandre Paringaux / Sagem

photo Alexandre Paringaux / Sagem

 

Bordeaux, Camp de Souge, Salon SOFINS, le 14 avril 2015 - Sagem

 

Sagem (Safran) et son partenaire suédois Exensor Technology viennent de remporter auprès de la Direction générale de l'armement (DGA) le programme SAIDRe (Système d'Acquisition d'Information et de Renseignement) à base de capteurs déposés pour les unités de renseignement de la force terrestre.

 

Répondant aux besoins évolutifs des forces, SAIDRe permettra, au plus près des menaces, de surveiller un objectif, recueillir des indices, acquérir des images preuves, et transmettre en temps réel toutes ces informations à un centre de commandement.

 

Maître d'oeuvre intégrateur de SAIDRe, Sagem conduira ce contrat conjointement avec Exensor Technology, leader mondial dans le domaine des capteurs déposés en réseau dont les systèmes ont déjà été éprouvés en opérations extérieures. Les solutions proposées par Exensor Technology permettront de fusionner des technologies sismiques, acoustiques et infrarouges avec des imageurs jour/nuit pour la levée de doute. Très économes en énergie, ces techniques seront à la fois légères, performantes et modulaires.

 

Sagem apportera son savoir-faire en matière d'intégration de systèmes tactiques,  de solution de commandement et de contrôle (C2), de transmissions protégées et de détecteurs thermiques.

 

La livraison des premiers prototypes est prévue pour début 2016. Ces développements seront suivis par des essais terrain en conditions opérationnelles. Le programme SAIDRe sera conduit par les établissements de Sagem à Massy, Eragny et Poitiers.

 

La signature du contrat SAIDRe permet à Sagem de consolider son offre de systèmes de renseignement et de protection pour les unités de combat de contact.

 

Le programme prévoit la livraison d'une première série de 70 systèmes, puis des compléments de dotations en tranches optionnelles.

 

Maître d'oeuvre du programme FELIN (Fantassin à Equipements et Liaisons Intégrés) de l'armée de Terre, Sagem développe et produit une gamme complète de systèmes et d'équipements de modernisation pour forces terrestres : systèmes C2 tactiques, systèmes soldat, préparation de missions, équipements optroniques pour fantassins, véhicules et systèmes d'armes, drones, et systèmes de navigation et de pointage.

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 12:55
Photo Daniel Linares - Sagem

Photo Daniel Linares - Sagem

 

Boulogne-Billancourt, le 3 avril 2015 Sagem DS

 

La Direction générale de l'armement (DGA) vient de notifier à Sagem (Safran) le contrat « FELIN V1.3 » portant sur l'intégration de plusieurs améliorations opérationnelles aux systèmes d'infanterie FELIN* actuellement en service dans l'armée de Terre.

 

FELIN V1.3 intègre une nouvelle configuration optimisant l'emploi du système dans ses fonctions d'observation et de combat. Des évolutions logicielles prévoient des services nouveaux pour les groupes spécialisés de tireurs de précision et d'appui mortiers. FELIN V1.3 est doté d'une nouvelle structure de portage et de protection plus légère et plus modulaire améliorant la mobilité et réduisant ainsi la signature visuelle du soldat.

 

Cette nouvelle version conduira dans certains cas d'utilisation à une réduction allant jusqu'à 40% du poids de la dotation spécifique FELIN, tout en conservant le niveau de protection nécessaire aux missions de l'armée de Terre. Les chefs de groupes et de section disposeront d'un gilet de combat optimisé pour l'utilisation dans les phases de combat débarqué du terminal tactique « SitComdé » (Système d'information terminal du Combattant débarqué). Les évolutions « FELIN V1.3 » seront livrées en série dès le début 2016.

 

Motivées par les retours d'expériences des forces terrestres sur les récents théâtres d'opérations, ces évolutions de FELIN s'appuient sur le savoir-faire de Sagem en matière de conduite de grands programmes d'armement et de conception de systèmes de coordination tactique, de l'infanterie aux fonctions d'appui feu.

 

Maître d'oeuvre du programme FELIN, Sagem démontre à travers ce chantier de modernisation, la solidité de son partenariat avec la DGA et les forces armées afin d'apporter des services nouveaux répondant à des impératifs opérationnels de plus en plus sévères et à l'évolution des concepts d'emploi de l'infanterie.

 

* FELIN, Fantassin à Equipements et Liaisons Intégrés, est un système numérisé conçu pour démultiplier l'ensemble des capacités du combattant débarqué en termes de précision de tir, de capacités de combat de jour comme de nuit, de renseignement, et de protection individuelle et collective. Le programme FELIN d”équipement de l'armée de Terre prévoit dans le cadre de la Loi de Programmation Militaire 2014- 2019 la livraison de 18 552 systèmes. A fin 2014, Sagem a entièrement équipé 17 régiments. Le système a été déployé en Afghanistan et sur les théâtres africains. Le programme est conduit sous la maîtrise d'ouvrage de la DGA.

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 11:50
Credits : Marine Nationale

Credits : Marine Nationale

 

27 March 2015 Ministry of Defence

 

The MOD and its French counterpart have committed more than £17m to design a new system to improve how the Royal Navy tackles underwater mines

 

A contract has been signed today by the international organisation OCCAR on behalf of the MOD and France’s Direction Générale de l’Armement (DGA), with a Thales–led consortium that includes BAE Systems.

The project will involve the design of a Maritime Mine Counter Measures (MMCM) demonstrator, which includes an unmanned surface vehicle with sonar and an unmanned underwater vehicle. It will provide a demonstration of systems and equipment to defeat sea-mines using remotely-operated, unmanned marine vehicles and sensors.

Using unmanned systems would allow a new approach to sea-mine clearance, meaning Royal Navy vessels could operate further from the minefield. This would allow the Navy to respond more safely and efficiently to the threat of sea-mines in the long-term and operate more effectively around the world.

Defence Minister Philip Dunne MP said:

The development of unmanned maritime systems is a new and exciting area for both the UK and France. By working together and drawing on a common vision for unmanned underwater systems, we will be able to explore the military, technological, financial and skills benefits that developing this maritime capability could bring.

This work also feeds into the Government’s Defence Growth Partnership, aimed at ensuring the UK’s Defence Sector grows in the future by strengthening our global centre of excellence and inspiring the next generation.

The MOD’s Chief of Materiel, Bernard Gray, said:

Both the UK and France recognise the potential for unmanned vehicles to counter the threat of sea-mines. Both nations are committed to developing a prototype for the Maritime Mine Counter Measures demonstrator to test the feasibility of using remotely operated, unmanned marine vehicles and sensors to detect and dispose of this threat to our maritime capability.

Over an 18 month period related studies, design and definition of the system will be carried out, which will provide key inputs into the UK Mine Countermeasures and Hydrographic Capability programme.

The Délégué général pour l’armement Laurent Collet-Billon added:

The maritime mine warfare MMCM project occupies a significant place within the preparation of future defence systems for British and French armed forces. It demonstrates the strong aspiration of our two countries to innovate in order to keep ahead in underwater warfare from a technological, industrial and operational perspective.

This programme is complementary to the Defence Growth Partnership which aims to foster greater collaboration and innovation across the defence sector with the goal of bringing new products and services to the market. This work specifically fits in with the broader maritime mission systems context and the development of UK Industry’s Maritime Intelligent Systems export offerings.

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