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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 15:55
 Présentation stratégique du projet annuel de performances 2015 (DGRIS)

 

07.10.2014 par  Philippe ERRERA, Directeur des affaires stratégiques - Responsable du programme n° 144 : Environnement et prospective de la politique de défense

 

Jusqu’en 2014, le programme 144 « Environnement et prospective de la politique de défense » placé sous la responsabilité du directeur chargé des affaires stratégiques (DAS) regroupait des entités de l'état-major des armées (EMA), de la direction générale de l'armement (DGA), de la délégation aux affaires stratégiques (DAS), de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et de la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD) qui, dans leur domaine d'action respectif, veillaient à :

- élaborer la prospective en matière d'évolution du contexte stratégique ;

- rechercher le renseignement de défense ;

- définir les systèmes de forces futurs et contribuer à la maîtrise de capacités industrielles et technologiques cohérentes ;

-  orienter et conduire la diplomatie de défense.

 

La réforme de l’action internationale, décidée et engagée par le ministre de la défense, a conduit à retenir la création d’une direction générale des relations internationales et de la stratégie du ministère de la défense (DGRIS). Cette réforme ambitieuse vise à regrouper au sein de cette entité l’essentiel des fonctions de l’action internationale du ministère qui étaient jusqu’à présent principalement réparties entre l’EMA, la DGA et la DAS et qu’il était nécessaire d’optimiser et de mieux coordonner. La DGRIS est constituée à partir de la DAS et d’éléments transférés de l’EMA et de la DGA. Elle est composée de trois directions et d’un service d’administration centrale. Sa mission est d’élaborer et de mettre en œuvre la politique internationale du ministère de la défense en y associant l’EMA, la DGA et le SGA, de piloter les travaux de prospective stratégique et de coordonner ceux nécessaires à la préparation du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (LBDSN) et à son actualisation régulière.

 

Le chef d’état–major des armées (CEMA) et le délégué général pour l’armement (DGA) conservent cependant, chacun en ce qui le concerne, la responsabilité sur leurs équipes spécialisées, nécessaires à la réalisation du volet international de leur mission (respectivement l’activité opérationnelle des forces et les activités internationales ayant un impact direct sur la conduite des coopérations en matière d’armement).

 

Le programme 144 traduit pour l’année 2015 la montée en puissance de la nouvelle organisation, afin qu’elle soit pleinement opérationnelle dans les meilleurs délais.

 

S’agissant des dépenses de titre 2, en application des orientations fixées par la loi de programmation militaire 2014-2019, l’ensemble des crédits de personnel (titre 2) et les effectifs associés sont, à partir de la maquette budgétaire 2015, unifiés au sein du programme 212 « Soutien de la politique de la défense », placé sous la responsabilité du secrétaire général pour l’administration du ministère de la défense. Au sein de ce programme, les crédits sont désormais repartis, essentiellement, par gestionnaire des ressources humaines, chacun pour ce qui le concerne en charge d’un budget opérationnel de programme.

 

En conséquence, le programme 144 « Environnement et prospective de la politique de défense » ne présente plus, à compter du 1er janvier 2015, de crédits de personnel (titre 2) et d’effectifs associés. Il n’en demeure pas moins que son responsable de programme est associé à la gouvernance du titre 2. Enfin, la nomenclature par destination (architecture MPASA : mission, programme, action, sous-action) adoptée est commune au titre 2 et aux autres titres, ce qui garantit une lisibilité de l’action du programme et au sein du programme.

 

Le directeur général veillera à optimiser la mise à disposition et le pilotage des ressources du programme 144 pour mener les actions dans les domaines suivants :

 

Élaborer des études et des propositions en matière de prospective et de stratégie de défense.

 

Pour répondre à l’extension de ses missions dans ce domaine, la DGRIS s’appuiera sur sa direction « Stratégie de défense, de la prospective et de la contre-prolifération (lutte contre la prolifération et contrôle des transferts sensibles) ». Aujourd’hui, la DAS réalise et fait réaliser des études prospectives et stratégiques qui déterminent la nature et la forme des menaces futures. Elle concourt également aux publications de recherche dans le domaine stratégique par l'attribution de subventions à divers instituts. L’articulation nécessaire entre la stratégie de défense et la programmation militaire en cours conduira à élargir le champ de ces études, notamment en relation avec le monde universitaire et les instituts de recherche.

 

De plus, la démarche de sensibilisation des futures élites étrangères aux positions françaises en matière de sécurité de défense sera poursuivie au moyen du programme « Personnalités d'avenir défense ». En outre, des crédits seront affectés au partenariat mondial contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes (PMG 8).

 

Rechercher le renseignement de défense

 

L’appréciation du contexte stratégique se fait également en s’appuyant sur une collecte et une analyse pertinentes du renseignement. La fonction stratégique « connaissance et anticipation », réaffirmée dans le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, a pour objet le maintien d’une capacité d’appréciation autonome des situations, indispensable à une prise de décision libre et souveraine.

 

Le renseignement voit donc son rôle central réaffirmé, au-delà des seules nécessités militaires ou strictement sécuritaires. En ce sens, la DGSE, clairement identifiée au sein du programme, siège au sein du Conseil national du renseignement. Le service de renseignement extérieur voit ses ressources humaines et financières augmenter en vue d'améliorer ses capacités de prévision des menaces. Dans ce cadre, l'effort d'investissement dans le domaine du renseignement technique et des opérations d'infrastructures constitue un axe majeur de sa programmation. Ce service est un précieux outil de réduction des incertitudes qui doit permettre à nos dirigeants d’éviter d’être exposés à des surprises stratégiques.

 

De son côté, la DPSD poursuit sa réorganisation et les ressources qui lui sont allouées se stabilisent. Ce service de renseignement, qui participe étroitement aux activités de la communauté du renseignement, maintiendra à un haut niveau de technicité son système d'information et de sécurité et renforcera ses procédures d'action préventive. Dans cette perspective, le programme SOPHIA (plate-forme d’échange de données d’habilitation par voie électronique) contribue à la modernisation du ministère, en permettant l'instruction, la gestion, le partage et la conservation des informations relatives à la protection des personnes et à celles du secret des contrats.

 

Définir les systèmes de forces futurs et contribuer à la maîtrise de capacités industrielles et technologiques cohérentes

 

Les moyens dévolus à la maîtrise des capacités technologiques et industrielles traduisent la volonté du ministère de la défense de garantir l'effort de recherche et de consolider la base industrielle et technologique. Ces travaux représentent près de 75 % des crédits de paiement du programme. Ils comprennent, d’une part, les études amont et, d’autre part, des activités financées sur subventions auprès de l’Office national d’études et de recherches aérospatiales, de l’Institut Saint-Louis et des écoles d’ingénieurs sous tutelle de la DGA.

 

Ces recherches technologiques ont vocation à déboucher sur une application dans les programmes d'armement futurs. Elles relèvent aussi de trois autres enjeux fondamentaux :

- disposer des technologies nécessaires au développement et à l’évolution des systèmes pour lesquels une autonomie nationale totale ou partielle est requise ;

- disposer des compétences industrielles permettant de réaliser les programmes futurs, dans un cadre national ou en coopération ;

- stimuler et accompagner l’innovation dans les domaines intéressant la défense, en particulier au sein des PME/PMI et des organismes de recherche.

 

La réorganisation de la gestion de ces travaux au sein du ministère de la défense, engagée depuis 2013, a pour objectif une meilleure coordination des études amont et des activités menées par les opérateurs précités. La nouvelle gouvernance associée, prenant acte du retour d'expérience sur les dispositions antérieures, vise à optimiser l'efficacité du pilotage de ces activités. À cette nouvelle coordination, s'ajoutent les efforts d'économie menés par les opérateurs.

 

Orienter et conduire la diplomatie de défense.

 

Les capacités du réseau de diplomatie de défense sont maintenues. Ce réseau permet la mise en œuvre de nos coopérations et partenariats de défense, qui constituent des facteurs essentiels d’influence pour la France.

 

Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, la DGRIS se voit confier la stratégie d’influence internationale du ministère de la défense et intègrera donc, au sein de son service « pilotage des ressources et de l’influence internationale », les bureaux « influence française à l’étranger » et « liaisons avec les missions étrangères en France » actuellement à l’EMA. Partie intégrante du volet prévention de la politique de défense de la France, cette action est également déterminante pour permettre aux forces de se déployer dans les meilleures conditions et de préserver la liberté d'action des décideurs.

 

Parce qu'elles constituent un des leviers d'action de la politique internationale et un moyen de soutenir, au plan économique, les industriels exportateurs, les ressources consacrées par le programme aux exportations d'armement sont aussi maintenues. La réforme introduite par la loi du 22 juin 2011, précisée par l'arrêté du 27 juin 2012, vise à simplifier les démarches menées par les industriels.

 

 

récapitulation des objectifs et indicateurs de performance

 

 

 

 OBJECTIF 1

Renforcer une démarche prospective européenne en matière de sécurité et de défense en promouvant une démarche prospective commune

 INDICATEUR 1.1

Taux de coopération européenne en matière de prospective, de recherche et de technologie

 OBJECTIF 2

Améliorer le niveau de sécurité des forces et du patrimoine industriel et économique lié à la défense (DPSD)

 INDICATEUR 2.1

Taux d’avis émis dans les délais prescrits

 INDICATEUR 2.2

Taux des sites du domaine militaire et des sites industriels et économiques liés à la défense inspectés dans les délais prescrits

 OBJECTIF 3

Développer les capacités scientifiques technologiques et industrielles nécessaires à la défense

 INDICATEUR 3.1

Taux de progression des technologies spécifiques nécessaires à la défense

 OBJECTIF 4

Contribuer à l’autorisation et au contrôle des transferts des biens et technologies sensibles

 INDICATEUR 4.1

Délai de traitement des dossiers d’exportation de matériels de guerre

 

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 15:55
ITW de Guillaume Poupard, Directeur général de l’ANSSI

 

16.12.2014 parAlain Establier –SECURITY DEFENSE Business Review n°118

 

SDBR : 9 mois après votre nomination au poste dedirecteur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, quel regard portez-vous sur l’ANSSI * ?

 

GP : J’ai trouvé en l’ANSSI une maison remarquable par son dynamisme et la qualité de ses collaborateurs, une maison en ordre de marche qui a su trouver sa place dans son écosystème, comme entité interministérielle faisant en sorte que chacun puisse apporter sa pierre à un édifice de la cybersécurité devenu priorité nationale. La plupart des décideurs publics et privés a compris que le risque est réel, à la hauteur des opportunités portées par le numérique. Mais la tâche est gigantesque, car nous sommes tous concernés par les problèmes de cybersécurité: l’État, les entreprises petites et grandes, les collectivités territoriales, les organisations non gouvernementales et les citoyens. Nous sommes tous devenus des cibles et chaque type de cible requiert des attentions particulières et adaptées.

 

Y a-t-il des pistes de progrès identifiées ?

 

Nous travaillons au service du gouvernement et des administrations de l’État et nous avons étendu notre action aux opérateurs d’importance vitale (OIV) depuis que la loi nous en a ouvert la possibilité en décembre 2013**. Télécoms, énergie, transports…nous travaillons avec tous les secteurs importants pour la Nation et la vie quotidienne des Français afin d’augmenter la sécurité de leur infrastructure informatique la plus sensible. Nous nous employons aussi à ouvrir le champ d’intérêt de l’ANSSI, au-delà de l’État et des «opérateurs d’importance vitale », mais nous avançons à la vitesse de nos capacités, avec comme objectif de répondre aux attentes des responsables et de leur apporter des solutions.

 

Quelles solutions leur apportez-vous ?

 

Un des volets de notre mission est de pouvoir présenter des produits de confiance aux opérateurs concernés, ce qui implique une politique industrielle sous-jacente destinée à aider à la conception de ces produits et évaluer leur sécurité. Un volet tout aussi important est de pouvoir identifier des prestataires compétents et de confiance, car la cybersécurité repose également sur des services. Aujourd’hui, un client doit pouvoir se tourner vers des prestataires de confiance qui s’engagent à respecter une charte de confiance et sont compétents pour intervenir. En France, nous avons des prestataires présentant ces deux caractéristiques et nous avons la charge de les identifier en toute transparence et de les labelliser.

 

Est-ce que l’organisation de l’ANSSI vous convient ?

 

L’ANSSI a été créée en 2009, avec 100 collaborateurs au départ. Fin 2014 nous serons 400, ce qui est une croissance extrêmement très rapide, et nous serons près de 600 en 2017. Le recrutement et l’intégration des compétences sont donc une priorité qui mobilise l’encadrement. En 2014, nous avons accueilli une centaine de personnes, avec une attention particulière portée à l’intégration et à la fluidité du fonctionnement. Donc nous adaptons en permanence les procédures, pour aller de pair avec cette croissance forte. Il faut noter qu’il s’agit de métiers nouveaux: nous n’avons pas de référence sur ce que serait une agence de cybersécurité efficace, donc nous nous adaptons avec l’objectif de professionnaliser notre organisation pour être en mesure d’accomplir nos missions.

 

Aux Assises de la sécurité et des SI, en octobre à Monaco, vous disiez que «la période d’évangélisation à la cyber menace était passée et qu’il fallait maintenant réagir et passer à l’action». Qu’entendez-vous par là ?

 

Nous sommes déjà dans l’action car, aujourd’hui, l’ANSSI a une activité opérationnelle sur les réseaux sensibles qui comprend la détection des attaques informatiques, leur traitement et le renforcement de la sécurité des systèmes d’information visés. En matière d’évangélisation, l’ANSSI et d’autres ont fait beaucoup pour expliciter les risques, la réalité nous ayant bien aidés d’ailleurs à cette prise de conscience. Pour vraiment convaincre d’éventuelles réticences, il convient de parler avec les dirigeants de l’entreprise ou de l’organisation pour leur expliquer que le retour sur investissement en matière de cybersécurité doit être géré différemment des autres investissements, mais qu’il fait néanmoins partie des mécanismes de bonne gestion, car une attaque informatique porte sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’entreprise. La difficulté est de valoriser ce risque, mais le sujet progresse, par exemple grâce aux travaux des assureurs.

 

«Arrêter de se faire siphonner par nos amis», disiez-vous à Monaco… Pensez-vous qu’il y ait une différence entre se faire pirater par un «ami» ou un «non-ami» (puisque la France n’a pas d’ennemi déclaré) ?

 

Nous n’avons ni ennemi ni ami dans le cyberespace. Nous avons des alliés dont nous avons besoin, mais ces alliés s’intéressent parfois de près à ce que nous faisons. Nous sommes dans un contexte géopolitique complexe, avec des États ou des groupes qui sont actifs dans les réseaux de communications électroniques et qui peuvent faire appel à des capacités offensives pour nous nuire. Dans le domaine du renseignement, les révélations faites par Edward Snowden depuis deux ans montrent que la France est une cible. Ce qui importe, c’est de se défendre à la hauteur du risque, en y consacrant les moyens nécessaires. Donc soyons crédibles en matière de cybersécurité, défendons nos biens matériels et immatériels les plus précieux, qu’il s’agisse d’informations de souveraineté, de patrimoine intellectuel, de capacités économiques et militaires, ou plus largement de la vie numérique des Français.

 

Le nouveau supercalculateur baptisé OCCIGEN, fourni par Bull à GENCI (l’Agence française pour le calcul intensif), repose sur la solution Lustre d’Intel. N’est-ce pas dangereux pour un outil qui va voir passer des masses de données sensibles ?

 

Là encore, je reste optimiste grâce à mon expérience dans le domaine de la Défense. Il y a un certain temps qu’on ne fabrique plus de microprocesseurs et qu’on ne maîtrise plus le silicium à 100 %, à part ce que la direction générale de l’armement (DGA) fabrique en toute petite échelle pour le cœur de certains systèmes d’armes. Mis à part cette exception anecdotique, les serveurs que l’administration et les entreprises achètent, et quantité de briques intégrées dans des systèmes très sensibles, ne sont pas fabriqués en France. Pour autant, a-t-on abandonné notre souveraineté dans ce domaine? Je ne le pense pas et je ne suis pas le seul de cet avis. En effet, si nous raisonnons en termes d’architecture, il y a des briques que l’on peut acheter n’importe où, d’autres qu’il faut acquérir chez des partenaires de confiance, d’autres qu’il faut faire fabriquer en France par des entreprises habilitées et enfin ces briques tellement sensibles que leur fabrication n’est pas déléguée et reste le fait d’équipes étatiques très spécialisées. Les algorithmes cryptographiques classifiés Défense sont ainsi fabriqués par des équipes de la DGA et évalués par les cryptographes de l’ANSSI. Avec ces deux petites équipes, nous sommes au cœur de la souveraineté. La question se pose pour les briques sensibles nécessitant de la confiance et pour les architectures: est-on capable de les fabriquer en France ? C’est tout l’enjeu de la politique industrielle, du ministère de la Défense entre autres, de faire en sorte de conserver cette capacité sur le territoire.

 

D’une façon générale, est-ce que pour vous la notion de souveraineté va de pair avec le label open source ?

 

Il n’y a pas pour moi d’opposition entre open source et souveraineté. L’open source est un modèle, qui a de nombreuses vertus dont il faut utiliser les avantages et éviter les défauts. En général, nous ajoutons à une base open source des développements complémentaires qui ne sont pas en segments partagés: c’est le cas des SIEM de l’État par exemple. Participer à des communautés open source permet de bénéficier des travaux réalisés par d’autres éditeurs, d’autant que ces communautés peuvent être réduites à quelques acteurs autour de l’État. La modèle open source doit donc être adapté et utilisé en fonction de nos contraintes. Je suis par ailleurs conscient de la nécessité de reverser du code à la communauté. Nous avons sans doute quelques progrès à effectuer en ce domaine.

 

La filière numérique française est-elle vraiment encouragée par des commandes concrètes de l’administration ?

 

Ne nous plaignons pas d’avoir en France un code des marchés publics qui oblige les marchés à se dérouler de façon transparente. Ce code n’indique pas qu’il faut systématiquement acheter auprès de celui qui vend le moins cher, ou qu’il faut obligatoirement mettre en concurrence tous les acteurs de la planète. Si on a la volonté d’acheter des produits de confiance qualifiés par l’ANSSI, c’est tout à fait réalisable. Il faut donc d’une part évangéliser encore les administrations et d’autre part expliquer aux acheteurs la méthode à adopter pour sélectionner des produits qualifiés dans le cadre des marchés publics. C’est pourquoi nous avons produit, avec le ministère de l’économie, des finances et de l’industrie un guide détaillant la marche à suivre. Il est disponible sur le site de l’ANSSI. Je comprends donc très bien que des PME, comme celles du groupement Hexatrust, dont le lancement a été soutenu, souhaitent désormais accéder à des commandes de l’administration. Non seulement la commande publique crée du chiffre d’affaires pour les PME - c’est essentiel - mais elle crée également une référence qui a une valeur, notamment à l’export.

 

Quand on regarde la liste des produits certifiés par l’ANSSI et qu’on écarte les produits de Thales, Bull, Safran, Airbus Defence and Space et leurs filiales, il ne reste pas grand-chose. L’encouragement de la filière PME/TPE ne passe-t-il pas simplement par-là ?

 

Oui ! Il faut clairement encourager la qualification des PME. Pour autant, la qualification doit refléter une vraie confiance dans le produit et l’entreprise, ce qui sous-entend un travail de l’ANSSI approfondi, long et des tests nombreux. Cela prend du temps et coûte cher. Les grands groupes disposent d’équipes dédiées habituées à pratiquer ce type de démarche qualificative. C’est beaucoup plus compliqué pour une PME de 10 personnes de détacher un collaborateur à la démarche d’évaluation. Je pense également qu’il est souhaitable de conseiller les PME en amont, dès la conception des produits, cela permet d’ailleurs de mieux préparer l’évaluation.

 

«Relocaliser les données en France» disiez-vous à Monaco. N’y va-t-il pas un problème de coûts ?

 

Peut-être un peu, encore faut-il regarder précisément de combien. Aujourd’hui, dans un Data Centre, il n’y a pratiquement aucun humain, donc pourquoi l’implanter dans un pays à la main d’œuvre peu chère? Autant les activités à forte présence humaine peuvent entrainer des surcoûts importants attachés aux salaires et aux taxes sur les salaires, autant quand il n’y a pratiquement personne on peut se demander quelle est la justification économique d’une délocalisation? Si le surcoût est minime, on doit pouvoir l’assumer. Un dumping trop accentué doit nous conduire à nous interroger sur d’éventuelles arrière-pensées obscures…

 

Où en est le groupe de travail sur la protection des SCADA*** ?

 

Le sujet est essentiel. Le groupe de travail fonctionne et la coopération avec les clients et les équipementiers, français comme étrangers, se passe très bien. Le constat est clair: la cybersécurité n’a pas été prise en compte sur les systèmes industriels, dont les SCADA sont une composante. Nous allons devoir défendre les SCADA existants chez les OIV, ce qui nécessite une volonté financière de leurs responsables, et par ailleurs élaborer des solutions nouvelles qui répondent aux besoins, de façon à très rapidement élever le niveau de sécurité des systèmes industriels avant que n’arrive une catastrophe. Les arrêtés concernant l’article 22 de la loi de programmation militaire vont être publiés en 2015 sur ce sujet pour les différents secteurs. Nous développons actuellement des pilotes de SCADA avec les opérateurs. Les nouveaux équipements, incluant des mécanismes de sécurité robustes, passent par une logique d’évaluation.

 

Quel est votre objectif pour l’année 2015 ?

 

C’est clairement la définition précise des règles de sécurité, dans le cadre de la loi de programmation militaire, pour les opérateurs d’importance vitale. Ce ne sont pas que des mots, puisqu’il est impératif de définir en collaboration avec eux les règles de sécurité qui vont significativement élever leur niveau de sécurité tout en restant soutenable humainement et financièrement. L’autre objectif est de continuer à développer une politique industrielle afin de doter la France d’une industrie de la cybersécurité forte et sérieuse. Elle devra offrir des solutions fonctionnelles de bon niveau de confiance, sans pour autant être enfermée en France, ce qui signifie que la coopération doit rester ouverte avec des partenaires hors de France pour pouvoir aborder la compétition internationale.

 

*ANSSI : Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information www.ssi.gouv.fr

** Articles 21 à 25 de la loi n°2013-1168 du 19 décembre 2013.

***SCADA : Supervisory Control And Data Acquisition. Système de télégestion permettant de contrôler à distance des installations techniques

 

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 12:55
    Les nouveaux Tigre HAD Block 2 seront opérés par le Groupement aéromobilité de la section technique de l’armée de Terre (GAMSTAT), avant de rejoindre le 1er régiment d’hélicoptères de combat (1er RHC) de Phalsbourg, en Moselle. photo J. Deulin / Airbus HC

Les nouveaux Tigre HAD Block 2 seront opérés par le Groupement aéromobilité de la section technique de l’armée de Terre (GAMSTAT), avant de rejoindre le 1er régiment d’hélicoptères de combat (1er RHC) de Phalsbourg, en Moselle. photo J. Deulin / Airbus HC

12 décembre 2014Aerobuzz.fr

La flotte d’hélicoptères de combat Tigre de l’armée de Terre prend une dimension nouvelle avec la livraison (10 décembre 2014) par Airbus Helicopters des deux premiers appareils en version HAD (appui-destruction) « Block 2 », suite à sa qualification par la Direction générale de l’armement (DGA) le 21 novembre.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 17:50
SYSIPHE hyperspectral imager set to define the defense systems of tomorrow

 

source ONERA

 

The delivery by ONERA of the French part of SYSIPHE- onboard spectral imaging system - to the DGA marks the start of a new phase with the launch of an evaluation in operational conditions. The results of this will ultimately help to define the reconnaissance systems of the future.

 

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 08:55
GM 200

GM 200

 

11 décembre 2014, Par Patrick Désavie - Usinenouvelle.com

 

L’usine Thales de Limours (Essonne) sera chargée du développement et de l’intégration des seize radars que la Direction générale de l’armement vient de commander à Thales Raytheon Systems.

 

Thales Raytheon Systems a annoncé le 11 décembre avoir reçu commande de la Direction générale de l’armement (DGA) de douze radars fixes Ground Master 400 ainsi que quatre radars mobiles et tactiques Ground Master 200 destinés aux forces armées françaises.

 

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 08:51
Un avion Dornier 228 équipé du système Sysiphe

Un avion Dornier 228 équipé du système Sysiphe

 

 

11/12/2014 DGA - Economie et technologie

 

La direction générale de l’armement (DGA) vient de notifier un marché d’une durée de 44 mois à l’ONERA, visant à évaluer en condition opérationnelle le démonstrateur aéroporté franco-norvégien Sysiphe (système spectro imageur de mesure des propriétés hyper spectrales embarqué).

 

Il permet d’acquérir une image aérienne précise du sol avec une résolution de 50 cm dans plus de 500 bandes de couleurs allant du visible à l’infrarouge lointain – on parle dans ce cas d’imagerie hyper spectrale. Développé dans le cadre d’une étude amont de la DGA, Sysiphe est un système innovant unique en Europe.

 

L’image hyper spectrale d’une zone déterminée est la superposition de centaines d’images de cette zone, correspondant chacune à une bande de couleur déterminée. Certaines images font apparaître des détails différents, les objets ou les composants de la zone observés ayant chacun une signature caractéristique. Un traitement logiciel approprié permet d’extraire les images intéressantes. Une application militaire possible est par exemple la détection d’un char peint en vert et dissimulé sous un couvert végétal. Si la peinture verte et la végétation sont vues de manière identique dans le domaine visible – le char est alors invisible à l’œil humain –, il n’est est pas de même en infrarouge où la peinture apparaît de manière différente du feuillage, ce qui rend le char détectable, et ce même s’il a la même température que les arbres qui le cachent (moteur coupé depuis longtemps). Suivant la même logique on pourra aussi distinguer la présence d’agents chimiques, caractériser des sols ou employer ces capacités en matière d’océanographie, que ce soit pour des besoins de défense ou des applications civiles.

 

La première campagne d’évaluation de Sysiphe aura lieu à l’été 2015, en collaboration avec la Norvège, sur le site militaire de Canjuers (83). Les scénarios utilisés, élaborés sous la responsabilité de la DGA, correspondront à des problématiques militaires, comme la détection de cibles camouflées ou la discrimination entre des cibles et des leurres. Cette évaluation permettra à terme d’évaluer le potentiel de l'imagerie hyperspectrale pour la défense, en particulier comme source de renseignement et d’appui aux forces.

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 17:55
Défense : Onera décroche le marché d'évaluation du démonstrateur Sysiphe

 

11.12.2014 (Boursier.com)

 

La Direction générale de l'armement (DGA) vient de notifier un marché d'une durée de 44 mois à l'Onera, le centre français de l'aérospatiale. Il vise à évaluer en condition opérationnelle le démonstrateur aéroporté franco-norvégien Sysiphe (Système Spectro Imageur de mesure des Propriétés Hyper spectrales Embarqué). Il permet d'acquérir une image aérienne précise du sol avec une résolution de 50 cm dans plus de 500 bandes de couleurs allant du visible à l'infrarouge lointain. On parle dans ce cas d'imagerie hyper spectrale.

 

Développé dans le cadre d'une étude amont de la DGA, Sysiphe est un système innovant unique en Europe. L'image hyper spectrale d'une zone déterminée est la superposition de centaines d'images de cette zone, correspondant chacune à une bande de couleur déterminée. Certaines images font apparaître des détails différents, les objets ou les composants de la zone observés ayant chacun une signature caractéristique. Un traitement logiciel approprié permet d'extraire les images intéressantes. Le système peut par exemple être utilisé pour la détection d'un char peint en vert et dissimulé sous un couvert végétal. En infrarouge, le char devient détectable.

 

La première campagne d'évaluation de Sysiphe aura lieu à l'été 2015, en collaboration avec la Norvège, sur le site militaire de Canjuers dans le Var.

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 17:25
ThalesRaytheonSystems’ Ground Master radars will boost France’s airspace surveillance capability

 

Massy, France, 11 December 2014 –  ThalesRaytheonSystems

 

ThalesRaytheonSystems has been awarded a contract by the DGA, the French defense procurement agency, to supply the French armed forces with 12 fixed Ground Master 400 radars and 4 mobile tactical Ground Master 200 radars. In addition to delivery and through-life support of the radars, the contract awarded on 8 December includes installation and civil engineering work for the 12 Ground Master 400 radars.

This contract is part of the SCCOA* air command and control program for which ThalesRaytheonSystems is the main supplier. France has already acquired Ground Master radars for its military bases in Kourou, Nice and Lyon. The radar in Kourou, the first of its kind to enter operational service in France, was inaugurated on 27 November.

Like the other Ground Master radars already integrated within SCCOA, the new radars will be coupled with the NATO ACCS**. They will thus provide airspace monitoring, a high-priority mission under the country's Permanent Security Posture (PSP), and ground-based air defense detection.

Jérôme Bendell, Chief Executive Officer of ThalesRaytheonSystems France, said: “ThalesRaytheonSystems is proud to be contributing with its Ground Master radars to the modernization of France’s air surveillance capability, which is already underway with the delivery of these latest-generation radars for the bases in Kourou, Nice and Lyon.

The Ground Master 400 and Ground Master 200 belong to the family of 3D air defense radars built by Thales. The Ground Master range of fully digital, multi-role air defense radars is dedicated to airspace surveillance and the protection of key assets and expeditionary forces. These systems are specifically designed to deliver high detection performance, high operational availability, excellent mobility and simplified maintenance. They are able to detect a vast array of modern threats such as UAVs from very low to very high altitude. More than 80 Ground Master radars have been sold around the world.

 

Note to editors

* The SCCOA program is designed to provide airspace surveillance and control and air operations command capability for French forces. It is an incremental program designed to evolve and increase this capability to assure air surveillance, space situational awareness, control of military and government flights, and air operations command and control.

** The Air Command and Control System (ACCS), for which ThalesRaytheonSystems is prime contractor, is designed to adapt to evolving NATO operations, with continued advancements to AirC2 or additional ballistic missile defense capabilities. ACCS will provide the solid command and control foundation needed for future Alliance missions. ACCS is a smart defense system in that it provides all NATO nations with a common basis for training, standard procedures and centralized maintenance, significantly reducing support costs and increasing staffing flexibility.

 

About ThalesRaytheonSystems

ThalesRaytheonSystems is an international company specializing in air defense systems, air command and control systems, 3D air defense radars, battlefield and counterbattery radars. Since its inception in 2001, ThalesRaytheonSystems has become one of the defense industry’s most successful transatlantic joint ventures. The company employs 1,400 people and is equally owned by Thales and Raytheon.

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 16:55
La DGA commande des systèmes radars de Défense aérienne

 

11/12/2014 DGA

 

La Direction générale de l'armement (DGA) a notifié le 8 décembre 2014 l’acquisition et le soutien initial de douze radars fixes et de quatre radars mobiles à la société ThalesRaytheonSystems.

 

Ce marché fait partie du programme SCCOA (Système de Commandement et de Conduite des Opérations Aérospatiales) chargé d’assurer le maintien et le renouvellement de la surveillance militaire aérienne et spatiale, du contrôle des vols militaires, du commandement et de la conduite des opérations aériennes. SCCOA est constitué de radars, de systèmes de télécommunication sol-air, de systèmes d’information et de centres de contrôle.

 

Un des objectifs principaux du programme SCCOA concerne la pérennisation et l’amélioration de la couverture radar au-dessus du territoire métropolitain, tant à haute altitude qu’à basse, voire très basse altitude. A ce titre les douze radars fixes commandés vont remplacer des radars de défense aérienne en voie d’obsolescence. Ils seront tous reliés au système qui établit la situation tactique aérienne au service de la posture permanente de sûreté aérienne au-dessus du territoire métropolitain. Le contrat comprend la fourniture de radars de nouvelle génération (type GM 403) ainsi que les infrastructures associées (bâtiments d’exploitation, énergie, système de communication et sécurisation).

 

Par ailleurs, la composante radar mobile, dédiée au renforcement ponctuel de la couverture radar sur le territoire national ou le support de forces projetées sur des théâtres d’opérations extérieurs,  est également concernée avec quatre systèmes radar du type GM 200, permettant de débuter le renouvellement des radars actuellement en dotation.

 

Conçus et fabriqués en France, les radars GM 403 et GM 200 sont des radars de très haute technologie, entièrement numériques, capables de positionner en 3 dimensions les mobiles aériens, y compris ceux de petite taille.

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 15:55
L'imagerie hyper spectrale dans les futurs systèmes de Défense

 

11/12/2014 DGA

 

SYSIPHE prépare l’utilisation de l’imagerie hyper spectrale dans les futurs systèmes de Défense

 

La Direction générale de l’armement (DGA) vient de notifier un marché d’une durée de 44 mois à l’ONERA, visant à évaluer en condition opérationnelle le démonstrateur aéroporté franco-norvégien SYSIPHE (Système Spectro Imageur de mesure des Propriétés Hyper spectrales Embarqué). Il permet d’acquérir une image aérienne précise du sol avec une résolution de 50 cm dans plus de 500 bandes de couleurs allant du visible à l’infrarouge lointain – on parle dans ce cas d’imagerie hyper spectrale. Développé dans le cadre d’une étude amont de la DGA, SYSIPHE est un système innovant unique en Europe.

 

L’image hyper spectrale d’une zone déterminée est la superposition de centaines d’images de cette zone, correspondant chacune à une bande de couleur déterminée. Certaines images font apparaître des détails différents, les objets ou les composants de la zone observés ayant chacun une signature caractéristique. Un traitement logiciel approprié permet d’extraire les images intéressantes. Une application militaire possible est par exemple la détection d’un char peint en vert et dissimulé sous un couvert végétal. Si la peinture verte et la végétation sont vues de manière identique dans le domaine visible – le char est alors invisible à l’œil humain –, il n’est est pas de même en infrarouge où la peinture apparait de manière différente du feuillage, ce qui rend le char détectable, et ce même s’il a la même température que les arbres qui le cachent (moteur coupé depuis longtemps).  Suivant la même logique on pourra aussi distinguer la présence d’agents chimiques, caractériser des sols ou employer ces capacités en matière d’océanographie, que ce soit pour des besoins de défense ou des applications civiles.

 

La première campagne d’évaluation de SYSIPHE aura lieu à l’été 2015, en collaboration avec la Norvège, sur le site militaire de Canjuers (83). Les scénarios utilisés, élaborés sous la responsabilité de la DGA, correspondront à des problématiques militaires, comme la détection de cibles camouflées ou la discrimination entre des cibles et des leurres. Cette évaluation permettra à terme d’évaluer le potentiel de l'imagerie hyperspectrale pour la défense, en particulier comme source de renseignement et d’appui aux forces.

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 13:55
Ready-for-Training du deuxième simulateur MRTD NH90 dans sa version définitive

 

Suresnes, le 10 décembre 2014 Sogitec Industries

 

SOGITEC INDUSTRIES annonce que l’agence NAHEMA et la Direction générale de l’armement (DGA) ont prononcé le ready-for-training (RFT) du deuxième simulateur MRTD ( Multi-Role Training Device) NH90 de l’Aviation légère de l’Armée de terre (ALAT) dans sa version définitive.

Ce deuxième MRTD est opérationnel au 1er régiment d’hélicoptères de combat de Phalsbourg (Moselle). Le premier est installé depuis l’automne 2013 au Centre de formation interarmées (CFIA) NH90 de l’Ecole de l’Aviation légère de l’Armée de terre (EALAT) au Cannet-des-Maures (Var).

Ce jalon conclut avec succès la phase de mise en service des deux premiers MRTD de l’ALAT, avec disponibilité de l’intégralité de leurs fonctions d’entraînement procédural et tactique.

Le MRTD est un véritable FMS (Full Mission Simulator) bénéficiant d’une modélisation de la plateforme de niveau D EASA et d’une simulation tactique couvrant toute la gamme des missions du NH90. Le MRTD répond également aux besoins d’entraînement au vol et à la navigation : conversion de type, vol aux instruments, pannes, etc.

Le programme international en cours prévoit le développement et la production de sept systèmes de formation et d’entraînement NH90 (6 MRTD et un Full Flight Simulator, FFS) au profit de l’Armée de terre, la Marine nationale et l’Armée de terre finlandaise.

 

A propos de Sogitec Industries :

Sogitec Industries est un leader du marché des produits et services de soutien aux systèmes aéronautiques et de Défense. Sogitec propose une gamme complète de solutions de formation et d’entraînement pour les besoins aéronautiques civils et militaires, de systèmes complets d’entraînement jusqu’aux composants de simulateurs.

La société est également active dans le cadre de grands programmes de fourniture de documentation technique et de systèmes documentaires. Sogitec emploie plus de 400 personnes et son chiffre d’affaires s’établit, pour l’année 2013, à 69 millions d’euros. Le siege social de la société est à Suresnes (région parisienne). Deux autres établissements se trouvent à Bruz (Rennes) et Mérignac (Bordeaux). Sogitec est une filiale de Dassault Aviation.

Pour plus d’information, www.sogitec.com

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 12:50
MCO commun pour les A400M français et britanniques

 

9 décembre 2014 par Aerobuzz.fr

 

C’est une première dans le monde du soutien aéronautique. Après des années de négociations, les ministères de la Défense français et britannique ont abouti à un accord sur le maintien en conditions opérationnelles (MCO) des avions militaires A400M Atlas de l’Armée de l’air et de la Royal Air Force. Un premier pas vers un accord global impliquant les sept pays impliqués dans le programme A400M.

 

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 11:55
AT4CS AST - photo Saab

AT4CS AST - photo Saab

 

8 December 2014 Saab Group

 

Defense and Security company Saab has been awarded a contract by the French Ministry of Defence procurement branch, the DGA (Direction Générale de l'Armement), to supply the Roquette Nouvelle Generation, (Roquette NG) next-generation shoulder-launched weapon system for the French armed forces. The first fixed contract is for SEK 295 million. The total programme, including all options, is valued at approx. MSEK 2 050.

 

The Roquette NG is a general purpose weapon system which will be employed by all three branches of the French armed forces (Army, Air Force and Navy). The contract is a multi-stage agreement with one fixed element and eight consecutive options over the period 2015-2024.

 

“This procurement is currently the single most important programme on the global market in the disposable shoulder-launched product segment”, says Görgen Johansson, Head of Saab’s business area Dynamics. “The French requirements are comprehensive and exacting, and we are proud that DGA has chosen Saab for this important contract.”

 

The new weapons are part of the proven AT4CS family and build upon Saab Dynamics’ modular 84-mm product range including the renowned Carl-Gustaf multi-purpose reloadable weapon system and the AT4 family of disposable weapons. Three AT4 variants are included in the contract: AT4CS ER (anti-armour extended range), AT4CS AST (anti-structure and breaching), and AT4CS HE (high-explosive anti-personnel). These weapons provide multi-purpose direct fire support with confined space capabilities. The contract also incorporates an integrated logistics and support package with an extensive training suite, including deliveries of outdoor training simulators from Saab.

 

Saab has teamed with NEXTER Munitions in Bourges, France, for engineering and logistics support throughout the programme.

 

“A French industrial base is very important for Saab to be able to offer optimal products and services to the French customer. We are happy to have NEXTER as our partner in Roquette NG,” says Görgen Johansson.

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 18:55
French Army invests in new Griffon troop carrier and Jaguar combat armoured vehicles

 

12/08/2014 Defence IQ Press

 

The French Army is moving ahead with its €5 billion Scorpion modernisation programme by announcing deals for Nexter, Renault Trucks Defense and Thales to develop two armoured vehicles worth almost €752 million.

 

Work on the Griffon, a six-wheel troop carrier VBMR, and a six-wheel EBRC combat vehicle, called Jaguar, will begin following feasibility studies ahead of the programme's launch.

The contract covers all phases of an armament program, from development to unit logistical support through the qualification and production of systems with Nexter working on the chassis, Renault on the engine, and Thales on the electronics systems.

Almost 2,000 vehicles, and all associated logistical support equipment, will be delivered to forces from 2018.

“It is almost €752 million I am committing today…to cover the development work for these two vehicles,” French Defense Minister Jean-Yves Le Drian told reporters.

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 18:50
UK and France support contract to maintain A400M fleet

 

8 December 2014 Ministry of Defence, Defence Equipment and Support and Philip Dunne MP

 

The first contract has been awarded for the maintenance and support of the new A400M Atlas military aircraft

 

The UK and France jointly awarded the common in-service support contract to Airbus Defence and Space.

The contract covers all areas of maintenance and includes the implementation of spare parts pooling and the establishment of maintenance engineering services to benefit both air forces.

Defence Minister Philip Dunne said:

The signature of this joint contract for the support of the A400M Atlas fleet is the achievement of successful British-French discussions over a number of years, and is an important milestone of increasing mutual collaboration at the heart of agreements made under the Lancaster House Treaty for defence and security cooperation.

The joint support contract is another example of cooperation across a truly multinational programme that will see 170 A400M aircraft delivered to 7 partner nations over the coming years.

 
UK and France support contract to maintain A400M fleet

The Délégué général pour l’armement Laurent Collet-Billon added:

The intention is to further expand on early collaboration activities where feasible and value for money in support activities areas.

This newly signed joint contract demonstrates added value under the French and British leadership for a common approach for in-service support and paves the way for possibly our A400M partners to move forward that way.

The contract was awarded by the British MOD’s procurement agency, Defence Equipment & Support, and the French Direction générale de l’armement.

To date, Airbus Defence and Space has delivered 7 of the 170 A400M aircraft ordered by the 7 partner nations – Belgium, France, Germany, Luxemburg, Spain, United Kingdom and Turkey.

Five aircraft have been delivered so far to France, while the UK’s first A400M Atlas was officially unveiled by the MOD last month at RAF Brize Norton.

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 10:55
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian veut un nouveau système de paie fiable

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian veut un nouveau système de paie fiable

 

04/12/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Au premier semestre 2015, le ministère de la Défense choisira le prestataire, qui développera le nouveau logiciel de paie des armées.

 

En tant que Breton, Jean-Yves Le Drian ne lâchera pas le dossier Louvois, le désastreux logiciel de paye de l'armée de terre, de la marine et du service de santé des armées, tant qu'il ne sera pas complètement remis au carré. C'est d'ailleurs l'objet de sa venue ce jeudi à la Direction générale de l'armement (DGA) à laquelle le ministre de la Défense a confié le projet d'un nouveau logiciel, baptisé pour le moment "Source Solde", qui sera hébergé à terme au sein de la direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information, la Dirisi. Une façon de dire aux militaires, "je m'occupe de vous et de vos problèmes".

La DGA va donc présenter au ministre des prototypes de logiciel de paie sur la base d'un panel de 600 militaires anonymisés, qui ont été fournis par trois groupements retenus sur les cinq présents au départ pour participer en février au dialogue compétitif : l'américain Accenture associé au canadien CGI, le français Atos associé à Steria et enfin Sopra et sa filiale HR Access, selon nos informations, que la DGA n'a pas souhaité commenter.

"Nous avons choisi de travailler avec une approche de petits pas", a expliqué la directrice du programme du futur logiciel de paie, l'ingénieur général de l'armement Caroline Gervais. "Cela signifie que nous allons construire étape après étape, avec les industriels, un démonstrateur qui sera le mieux adapté au besoin, étant de mieux en mieux affiné par des séquences consécutives d'amélioration et d'adaptation au besoin opérationnel", a précisé  l'officier du programme du futur logiciel de paie, le colonel Patrick Mérian.

 

Un nouveau système de paie à partir de 2016

Au premier semestre 2015, la DGA choisira le prestataire, qui développera leur solution pour une première mise en œuvre en 2016, a-t-elle précisé. Dans le contrat, le prestataire retenu s'engage à livrer dès 2015 une version pilote, qui devra être capable de dialoguer avec 18 systèmes d'informations du ministère de la Défense ainsi que quatre systèmes d'information RH (Ressources humaines Armée de terre, marine, Armée de l'air et Service de santé des armées). La phase de réalisation inclut le développement, les tests et évaluations (en autonomie puis avec les systèmes d'information en interface), le déploiement de la solution chez les utilisateurs, qui seront guidés dans leur appropriation de ce nouveau système par une formation, et un accompagnement de l'utilisation de ce système pendant les premières années.

Puis l'industriel devra livrer dès 2016 une première version du nouveau système, qui fonctionnera en parallèle avec Louvois, qui continue à dysfonctionner. "Un test grandeur nature", souligne Caroline Gervais. Source Solde devra être capable de gérer sans bug 250 critères de rémunération pour les 250.000 soldes des militaires, dont 50 % évoluent d'un mois sur l'autre. Ce qui représente une enveloppe budgétaire d'environ 12 milliards d'euros par an. Enfin, "le déploiement complet devrait être effectif en 2017", avait expliqué début octobre le secrétaire général pour l'administration (SGA), Jean-Paul Bodin.

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 11:55
Les élèves-officiers du 4e bataillon s’aguerrissent à Penthièvre

 

24/11/2014 ESCC / DIRCOM

 

Dans le cadre de leur formation militaire, les 133 élèves-officiers polytechniciens et ingénieurs de l’armement, ainsi que les 23 élèves-officiers spécialistes de l’ESM ont effectué un séjour au centre d’entrainement de Penthièvre, en presqu’ile de Quiberon, du 17 au 21 novembre.

 

L’objectif de ce stage est de développer les qualités physiques et morales des élèves-officiers en les plaçant dans des situations inhabituelles qui vont mobiliser leurs capacités à faire face à la difficulté. Il s’agit du point d’orgue de leur formation initiale. Encadrés par les cadres du 4e bataillon, renforcés de spécialistes de la division entrainement physique militaire et sportif, ils ont été soumis à un programme extrêmement dense : pistes d’audace, activités nautiques, marches commando ou coups de main nocturnes, préalable au raid final de trois jours qui leur a permis de restituer les savoir-faire particuliers acquis pendant ce stage.

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 08:56
Le calepin des entreprises internationales de défense 2014 est en ligne

 

01/12/2014 DGA

 

Le service des affaires industrielles et de l’intelligence économique (S2IE) de la direction générale de l’armement (DGA), en partenariat avec la fondation pour la recherche stratégique (FRS), met en ligne l’édition 2014 du calepin des entreprises internationales de défense.

Cet ouvrage présente un vaste panorama de l’industrie de défense mondiale en fournissant, pour chaque entreprise française ou étrangère, les données synthétiques essentielles (gouvernance, actionnariat, données économiques, principales filiales et participations, programmes et coopérations). En complément de ces informations, une partie « orientation stratégique » a été ajoutée pour chaque entreprise.

Au-delà du fond, le format de publication a également été entièrement modifié pour offrir une lecture simplifiée et encore plus fluide.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez besoin d’informations plus détaillées ou pour nous faire part de vos commentaires ou propositions d’amélioration. Ce document peut être diffusé à l’extérieur de la DGA et du ministère de la défense sans aucune restriction. Une édition papier est en cours d’impression et peut être demandée auprès de Alain Durand : alain3.durand@intradef.gouv.fr 

Bonne lecture.

 

> Télécharger le calepin (PDF - 3,83 Mo)

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 08:55
Qualification finale du Tigre en version appui-destruction (HAD)

 

27/11/2014 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a prononcé, le 21 novembre 2014, la qualification de l’hélicoptère de combat Tigre appui-destruction (HAD) destiné à l’armée de terre française dans sa version définitive (dite block 2).

 

Après la certification prononcée le 17 novembre 2014, cette qualification marque la fin des développements de la nouvelle version du Tigre. Elle ouvre la voie à la réception par la DGA des appareils de série aptes à tous types d’engagements. Cette version apporte au Tigre HAD les capacités suivantes : navalisation et aérotransport, accroissement de la précision du tir des roquettes, accroissement de l’autonomie de l’appareil avec les bidons de combat.

 

 Le programme Tigre est une coopération conduite dans le cadre de l’Occar (Organisation conjointe de coopération en matière d’armement) entre la France, l’Allemagne et l’Espagne. L’hélicoptère Tigre est capable d’appuyer les troupes au sol, de détruire des objectifs terrestres (blindés et infrastructures) et d’intercepter des menaces aériennes (avions lents, hélicoptères, drones). Il peut accomplir ses missions, de jour comme de nuit, en évoluant en vol tactique au milieu des obstacles.

 

Le Tigre français est décliné en une version appui-protection (HAP), équipée de missiles air-air Mistral, d’un canon de 30 mm et de roquettes de 68 mm, et en une version appui-destruction (HAD) qui, en plus de l’équipement du HAP, dispose de missiles air-sol Hellfire.

 

 A ce jour 46 Tigre ont été livrés à l’armée de Terre, dont 40 en version HAP, qui seront progressivement transformés en Tigre HAD. Depuis 2008, le Tigre a été mis en œuvre sur de nombreux théâtres d’opérations extérieures. Le Tigre HAD débutera son engagement opérationnel d’ici la fin de l’année 2014.

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 08:55
 Pacte Défense PME : deux ans et des résultats

 

21/11/2014 CNE Laetitia Périer

 

A l'occasion de la troisième édition du forum innovation DGA (Direction générale de l’armement) qui s’est déroulée jeudi 20 novembre sur le campus de l’École Polytechnique à Palaiseau (Essonne), le ministre de la Défense a dressé un bilan du Pacte Défense PME. Deux ans après son lancement, ce dispositif visant à faciliter l'accès des PME aux marchés du ministère de la Défense affiche de bons résultats.

 

Lieu privilégié d’échanges et de rencontres professionnelles des acteurs clés de l’innovation et de la recherche de Défense, le forum innovation DGA s’est tenu pour sa troisième édition jeudi 20 novembre sur le campus de l’Ecole Polytechnique à Palaiseau (91). L’édition 2014 a rassemblé 850 acteurs : patrons de PME et ETI (entreprise de taille intermédiaire), représentants des grands maîtres d’œuvres, responsables de laboratoires, acteurs de la recherche académique, doctorants. Une centaine d’innovations a été exposée par des PME, des chercheurs, mais aussi des grands industriels.
A cette occasion, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a dressé un bilan du Pacte Défense PME, lancé il y a deux ans, dont l’ambition est de faciliter l’accès des PME aux marchés du  ministère de la Défense. A cet effet, quarante mesures concrètes et immédiates avaient été projetées. Aujourd’hui, 35 ont déjà été réalisées et les résultats obtenus sont nombreux dans différents domaines.

 

Amélioration de l’accès à la commande publique : le ministère de la Défense procède à une étude systématique du positionnement des PME sur les segments d’achats, ce qui permet la définition de stratégies d’achats adaptées et amène des PME à candidater plus souvent sur des contrats du ministère. Plus de 8 500 nouvelles entreprises se sont inscrites sur les annuaires des portails de la Défense pour se rendre visibles et connaître de manière automatique ses appels d’offre dans leur domaine.Cette démarche montre qu’elles ne considèrent plus le ministère comme inaccessible et simplifie très grandement les procédures pour ces entreprises. Dans le même esprit, le ministère a rendu son information plus accessible en modernisant ses sites internet et amélioré ses conditions de paiements. Entre fin 2012 et août 2014, le délai moyen de paiement a ainsi été réduit de douze jours et ramené à moins de trente jours. Par ailleurs, les labels destinés à aider les PME à conquérir des marchés hors Défense sont désormais lancés et bénéficient aux entreprises qui en font la demande.

 

Soutien financier à l’innovation dans les PME : les crédits consacrés aux études ont été maintenus avec 730 M€ en moyenne annuelle prévus dans la loi de programmation militaire sur toute la période 2014-2019, contre 695 M€ entre 2009 et 2012. Les crédits alloués au dispositif RAPID (régime d'appui à l'innovation duale) de la DGA sont passés de 40 M€ en 2013 à 45 M€ en 2014 et atteindront 50 M€ en 2015.

 

Engagements réciproques entre la Défense et les maîtres d’œuvre : sept conventions bilatérales ont été signées et mises en œuvre avec Airbus Group, Safran, Thales, MBDA, Nexter, DCNS et Dassault Aviation pour soutenir la croissance des PME.

 

Action en région renforcée : vingt-trois pôles régionaux à l’économie de Défense (PRED) ont été créés pour faciliter l’accès des PME au ministère. Ses services vont à la rencontre des PME sur le territoire : quarante-quatre rencontres Achats – Défense ont été organisées en région en 2013 et 2014, en association avec les acteurs économiques locaux dont le rôle est essentiel en matière d’accompagnement des PME, aux côtés des collectivités territoriales. Ceci représente plus de 3 000 entreprises rencontrées depuis 2013, auxquelles s’ajoutent plus de 450 PME rencontrées pour le soutien à l’export.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 12:55
Remise du prix de thèse DGA 2014


20/11/2014 DGA

 

Le 20 novembre 2014, lors du Forum DGA Innovation, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et le délégué général pour l’armement, Laurent Collet-Billon, ont décerné le « prix de thèse DGA ».

 

Ce prix est décerné chaque année depuis 2002 à un ou plusieurs jeunes docteurs ayant bénéficié d’une allocation de thèse par le ministère de la Défense. Les critères de sélection sont l’intérêt des recherches réalisées, le degré d’innovation, la qualité des résultats obtenus et l’impact de ces travaux sur l’insertion professionnelle du docteur.

 

Les trois doctorants primés en 2014 sont :

 

Marlène Lejars, pour ses travaux portant sur la « synthèse de copolymères diblocs par le procédé RAFT - application pour revêtements anti-salissures marines hybrides FRC/SPC ». Il s’agit de peintures anti-salissures qui permettent de prévenir la fixation d’organismes marins sur les structures immergées (coques, hélices…). Les polymères développés et brevetés présentent une durée d’efficacité, à quai comme en mer, plus grande que les peintures actuellement commercialisées. Ils contiennent également trois fois moins de polluants toxiques.

 

Charlie Koechlin, pour ses travaux portant sur les « nanotechnologies pour la bolométrie infrarouge ». Les bolomètres sont des détecteurs infrarouges légers et économiques, permettant de voir la nuit. Des nanostructures multicouches de métal et d’isolant ont été développées et brevetées. Elles accroissent l’efficacité de l’absorption de lumière des détecteurs, qui s’en trouvent plus performants. D’autres applications sont envisageables, comme la réalisation des couches antireflets pour cellules solaires.

 

Perrine Berger, pour ses travaux portant sur la « lumière lente et rapide dans les amplificateurs optiques à semi-conducteurs pour des applications en optique micro-onde et aux radars ». Les travaux de la thèse, en modulant la vitesse de la lumière, ouvrent la voie à des composants dits « accordables », qui sont jusqu’à présent réalisés en modifiant la longueur du chemin optique. Cette souplesse nouvelle augmentera les performances des radars.

 

En 2014, la DGA consacre 11 M€ au financement d’allocations de thèses, de stages post-doctoraux ou de recherche à l’étranger. Près de 450 thèses, majoritairement dédiées aux sciences de la matière et du vivant (informatique, optique, télécommunications, composants, matériaux, biologie...) mais aussi aux sciences humaines et sociales (économie, sociologie, sciences politiques…), sont à ce jour financées ou cofinancées par la DGA, dans le but de soutenir la recherche et l’innovation.

 

Acteur majeur de la recherche de défense, la DGA investit dans l’industrie de Défense en moyenne 730 M€ par an en études amont pendant la loi de programmation militaire 2014-2019.

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 12:55
Le ministre de la Défense a annoncé la commande de 12 avions MRTT

 

20/11/2014 Ministère de la Défense

 

A l’occasion du colloque « 50eanniversaire des forces aériennes stratégiques et la dissuasion au 21esiècle » à l’École militaire, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a annoncé  que le contrat pour l'acquisition de 12 avions Multi-rôles de ravitaillement en vol et de transport (MRTT) est prêt à être notifié.

 

 Préparé par  la Direction générale de l’armement (DGA), le contrat vers Airbus Defence and Space couvre également l'acquisition des systèmes de soutien et de formation associés (rechanges, outillages, outils de simulation...) et des premières années de soutien et de formation. Le montant du contrat est d'environ 3 milliards d’euros. Conformément à la Loi de programmation militaire, la livraison du premier appareil est prévue en 2018, celle du second en 2019. Les livraisons se poursuivront ensuite au rythme de 1 à 2 appareils par an.

 « Notre volonté de moderniser la composante aéroportée de la dissuasion se concrétise avec ce contrat pour l’acquisition de 12 avions MRTT. » a indiqué Jean-Yves Le Drian. « Au-delà de cet engagement stratégique du Président de la République réaffirmé dans le Livre blanc et la Loi de programmation militaire, ce sont les capacités de transport à longue distance et d’évacuation sanitaire qui sont assurées sur le long terme ».

 Expliquant les missions futures de ce MRTT (ravitaillement en vol, transport de personnel et de fret, relais de renseignement et évacuation sanitaire de blessés graves en cas de situation de crise, le ministre a précisé : « Le nom qui a été retenu est « Phénix »,Airbus A330 « Phénix ». Ce choix n’est pas anodin. Il vient souligner la volonté d’associer le caractère légendaire de cet oiseau mythique avec un avion qui représente une avancée remarquable à tous les niveaux de performance. Ce sont de beaux et grands défis qui attendent les futurs équipages. »

 Ces avions sont réalisés à partir d’A330-200 assemblés par Airbus à Toulouse. Le projet fait intervenir Thales Avionics pour la conception et la réalisation du système avionique ainsi que Rolls Royce pour la fourniture des moteurs Trent 700. Outre la France et le Royaume Uni, le MRTT compte 4 clients export. C’est d’ores et déjà un succès commercial européen.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 19:55
Airbus A330 MRTT tanker aircraft refuels Airbus A400M

Airbus A330 MRTT tanker aircraft refuels Airbus A400M

 

20/11/2014 Airbus DS

 

Twelve aircraft to be acquired in multi-year programme.

 

Airbus Defence and Space has been selected by the French Ministry of Defence to supply 12 A330 MRTT new generation air-to-air refuelling aircraft for the French Air Force. The first delivery is foreseen for 2018, followed by the second in 2019, and then at a rate of one or two per year.

 

The contract agreed between the French procurement agency, la Direction Générale de l’Armement (DGA), and Airbus Defence and Space is now ready for the official award. The contract covers the development and qualification of the specific French configuration as well as the associated support and training systems, such as spares, ground support equipment, training devices and five years of in-service support from first delivery.

 

France’s choice of the A330 MRTT makes it the sixth nation to order the type following Australia, Saudi Arabia, Singapore, the United Arab Emirates, and the United Kingdom which have ordered a total of 34 aircraft. In addition, India and Qatar have selected the MRTT and are in the final stages of contractual negotiations for six and two aircraft respectively. A total of 22 aircraft are currently in service and the aircraft has been battle-proven in recent coalition actions.

 

The A330 MRTT has won every major tanker aircraft procurement competition outside the USA since it has entered the market.

 

Airbus Defence and Space Executive Vice President Military Aircraft, Domingo Ureña Raso said: “The French Air Force has enormous experience in the field of air-to-air refuelling. It knows the factors which are critical to success and its selection of the A330 MRTT is a real honour for us. In addition it is a long-standing operator of our transport aircraft and as always we are particularly proud in gaining the further confidence of an existing customer.”

 

In French service the A330 MRTT will be powered by Rolls-Royce Trent 700 engines, be equipped with a combination of the Airbus Refuelling Boom System and underwing hose-and-drogue refuelling pods, and can be configured in a variety of layouts carrying up to 271 passengers as well as medevac arrangements including the French MORPHEE intensive care module carrying up to ten patients as well as 88 passengers.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 19:55
Démonstration de décontamination bactérienne par plasma froid devant le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian

Démonstration de décontamination bactérienne par plasma froid devant le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian

 

19.11.2014 - ONERA

 
Ce 20 novembre, à Polytechnique, la Direction générale de l’armement organise son 3e Forum Innovation. L’ONERA y présente deux de ses innovations : un plasma contre les menaces bactériologiques et une caméra embarquable 3D infrarouge multispectrale

 

L’ONERA présente sur le stand de la DGA deux projets qui illustrent comme à l’accoutumée sa faculté à mener de front recherche amont et recherche appliquée. Ces projets ont en commun de s’appuyer sur l’expertise de pointe des chercheurs ONERA, en foudre et plasma pour JEBBIOS, et en instrumentation optique pour TEMOIN 3.

 

Décontamination d'un téléphone par plasma froid

Décontamination d'un téléphone par plasma froid

 

JEBBIOS vise à élaborer un nouveau dispositif de décontamination biologique basé sur la technologie des jets de plasma froid dans l’air et à évaluer ses capacités sur différentes surfaces contaminées par des bactéries. Facile d’utilisation,  non destructif pour les surfaces et sans danger pour les opérateurs, ce dispositif pourrait se révéler une alternative sérieuse à la décontamination chimique.

 

Démonstrateur de la caméra développé en partenariat recherche innovation avec Sofradir - photo Marine Garnier ONERA

Démonstrateur de la caméra développé en partenariat recherche innovation avec Sofradir - photo Marine Garnier ONERA

 

TEMOIN 3  doit déboucher sur une caméra multifonctions  compacte (3D infrarouge multispectrale). Développé en partenariat avec l’industriel Sofradir, le démonstrateur présenté promet de répondre à la demande de capteurs embarqués pour le développement de nouvelles capacités de renseignement à coûts maîtrisés.

 

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 17:55
Le forum innovation DGA comme si vous y étiez


20/11/2014 DGA

 

Le forum innovation DGA comme si vous y étiez grâce à une visite virtuelle. Cet événement majeur de la recherche et de l’innovation duale s'est déroulé le 20 novembre à l'école polytechnique de Palaiseau.

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