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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 06:55
Intelligence économique : un "cyberpréfet" pour lutter contre des "cybermenaces"

 

04/06/2014 Boursorama

 

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé mercredi le lancement de "plans d'action" en matière d'intelligence économique et la nomination prochaine d'un "cyberpréfet".

 

Le ministre, qui ouvrait les travaux des 6e Rencontres parlementaires de la Sécurité nationale à Paris, a insisté sur l'action de la place Beauvau "dans l'animation du réseau territorial de l'intelligence économique" notamment sous l'autorité des préfets de région, spécialement formés à cet égard selon lui.

 

Il a aussi insisté sur l'action des services de police, de gendarmerie et de renseignement sous son autorité, évoquant notamment la nouvelle Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dont la "cyberdéfense compte parmi les priorités" avec la lutte contre le terrorisme.

 

"Des menaces contre nos entreprises sont multiples", a dit Bernard Cazeneuve évoquant les "cyberattaques" dont sont victimes plus d'un tiers des sociétés françaises de moins de 250 salariés, selon des estimations qu'il a reprises à son compte.

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 16:55
La DGSI recrute

 

12.05.2014 atlantico.fr

 

L’accent est aussi mis désormais sur la collecte de renseignements et d’informations au niveau local, dans tous les départements de France.

La Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), service de contre-espionnage français, va recruter des civils pour devenir des espions modernes, annonce Le Parisien. Réformée, elle devient ce lundi la DGSI, direction générale de la sécurité intérieure. Avec des moyens et des compétences élargies, la DGSI se veut le pendant policier du célèbre service d’espionnage extérieur, la DGSE, dépendant de la Défense, et présent partout dans le monde où les intérêts français sont en jeu.


Elle a lancé un appel à candidatures pour recruter 432 analystes dans des secteurs variés. Une attention particulière est portée sur les ingénieurs dans de domaine des nouvelles technologies de l'information et de la communication et sur les linguistes, explique le journal. " Environ 250 policiers et gendarmes supplémentaires vont venir garnir nos rangs, ce qui est particulièrement appréciable dans une période de rigueur budgétaire. Nous allons recréer des sections de recherches au sein des zones de défense réparties sur le plan national. Elles seront plus spécialement dédiées à la collecte de renseignement en milieu fermé, en direction de la contestation politique violente, de la radicalisation religieuse, et des dérives urbaines à l’image de la lutte contre l’économie souterraine" explique Philippe Bertrand, le chef de la DCRI.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 11:55
La DCRI devient la DGSI, nouveau bras armé du plan anti-djihad

 

12-05-2014 Le Nouvel Observateur (AFP)

 

La DGSI se veut le pendant policier du service d’espionnage extérieur, la DGSE, qui dépend du ministère de la Défense.

 

Il y avait les limiers du contre-espionnage militaire, célèbres pour leur rôle dans la libération des otages. Il faudra désormais compter avec leur équivalent policier qui aura pour mission de déjouer les attentats et filières djihadistes en France.

A compter de ce lundi 12 mai, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) se met en ordre de marche dans ses locaux ultra-sécurisés et anonymes de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) près de Paris. Pas ou peu de changement a priori pour ses policiers triés sur le volet qui y travaillent déjà dans le secret, si ce n'est un changement de sigle qui ne veut rien dire pour le profane.

Ici, depuis 2008, est en effet installée la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), chantier de l'ancien président Sarkozy, née de la fusion des Renseignements généraux (RG) et de la DST (contre-espionnage policier). La DGSI reprend les missions de renseignement et de police judiciaire jusqu'alors dévolues à la DCRI.

Mais elle se veut désormais le pendant policier de la Direction générale de la sécurité extérieure, la DGSE, un mastodonte rattaché au ministère de la Défense employant 5.000 civils et militaires qui n'ont qu'à bien se tenir même si le gouvernement insiste sur leur "complémentarité".

 

Une "machine de guerre"

Dotée d'un budget propre, la DGSI disposera en effet à terme, outre les 3.600 policiers de l'actuelle DCRI, de 430 analystes, interprètes, informaticiens ou chercheurs recrutés dans les cinq ans à venir.

Une "machine de guerre", selon un haut fonctionnaire, qui est cette fois un chantier de l'actuel Premier ministre Manuel Valls qui, lorsqu'il était à Beauvau, avait tiré les leçons des ratés de l'affaire Merah, où la DCRI avait été mise en cause.

Le gouvernement lui donne des moyens considérables et la sort de son giron strictement policier - elle dépendait du directeur général de la police - pour la rattacher directement au ministre de l'Intérieur.

 

Bras armé du plan anti-djihad

"C'est à la hauteur des enjeux" de la "menace terroriste" en France et en Europe, indique-t-on à l'Intérieur : sa tâche principale sera en effet de déjouer les attentats en France et les filières particulièrement vers la Syrie, où des candidats au djihad de plus en plus nombreux, y compris des mineurs, se rendent pour combattre. C'est le bras armé du plan anti-djihad lancé ces derniers jours par le successeur de Manuel Valls à Beauvau, Bernard Cazeneuve.

Plusieurs décrets ont été publiés depuis le 2 mai pour l'officialiser, les derniers en date samedi, dont celui confirmant l'habilitation "secret-défense" de ses agents.

Patrick Calvar, jusqu'alors patron de la DCRI, a été confirmé à la tête de la DGSI en conseil des ministres mercredi.

Parallèlement, le gouvernement met en ordre de bataille le renseignement dit de proximité jusqu'à présent traité par la Sous-direction de l'information générale (SDIG), née elle aussi de la réforme de 2008 et qui a accueilli une partie des ex-RG.

 

"Foin des querelles !" 

Exit la SDIG, place au Service central du renseignement territorial (SCRT), dont le décret de création a été publié au Journal officiel samedi. Il sera en charge de la surveillance des mouvements sociaux, dérives sectaires, violences urbaines et mouvements ultras à droite comme à gauche.

Il s'agit, dit-on à Beauvau, de "redonner vigueur" au renseignement traditionnel, autrefois apanage des RG, qui se sentait délaissé face à la toute puissante DCRI.

DGSI et SCRT devront aussi travailler plus étroitement, c'est un "gage de réussite" du "pari du Renseignement" policier français, selon Beauvau. Et "foin des querelles !", ajoute-t-on : "il y a du travail pour tout le monde".

Cela vaut aussi pour la collaboration entre policiers et gendarmes au sein du SCRT qui se chamaillent depuis quelque temps : les directeurs des deux forces ont appelé ensemble leurs troupes à une "coopération renforcée" dans une circulaire datée de mardi, que l'AFP s'est procurée vendredi.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 11:50
L'Europe se mobilise contre les djihadistes

Plusieurs centaines d'Européens ont rejoint la Syrie pour combattre le régime de Bachar al-Assad avec les groupes islamistes les plus radicaux, notamment l'État islamique au Levant et en Irak.

 

07/05/2014 Par Georges Malbrunot - LeFigaro.fr

 

Une réunion des ministres de l'Intérieur des pays européens examine les mesures pour lutter contre le départ de djihadistes en Syrie.


 

La semaine dernière, les ex-otages de Syrie ont participé à un exercice de reconnaissance vocale au siège de la DCRI à Levallois-Perret, près de Paris. Les experts de l'antiterrorisme leur ont fait entendre des voix de djihadistes français - résultats d'écoutes téléphoniques - dans l'espoir qu'ils reconnaissent le timbre d'un ou plusieurs de leurs geôliers. Puisque pour la première fois dans l'histoire des enlèvements, des Français figuraient aux côtés des terroristes qui détenaient en otages d'autres Français. Dernier avatar du piège djihadiste auxquels sont confrontés la France et d'autres pays occidentaux, trois ans après le début de la révolution pour renverser Bachar el-Assad à Damas.

 

Les neuf pays européens les plus concernés par «les combattants étrangers» en Syrie se réunissent jeudi à Bruxelles, avec des représentants des États-Unis, de Turquie, du Maroc et de Tunisie. La Syrie, comme aucun autre pays auparavant, aimante les candidats à la guerre sainte. Les chiffres sont inquiétants. 300 Français combattent dans le nord de la Syrie. À leurs côtés, 200 Belges, une centaine de Néerlandais, 300 à 400 Britanniques, des dizaines d'Allemands, et entre 50 et 100 Américains… Au total, plus de 15.000 étrangers venus de près de 70 pays. Et dans l'immense majorité des cas, pour lutter avec les groupes islamistes les plus radicaux: le Front al-Nosra, branche locale d'al-Qaida, et l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), auteur des pires atrocités, qui détenait les journalistes français.

La « présence d'une base d'al-Qaida aux portes de l'Europe » est l'autre « nouveau problème » posé par le conflit en Syrie

Le retour de ces légions de djihadistes européens sera au menu de la réunion de Bruxelles. C'est «l'une des principales préoccupations», reconnaît la ministre belge de l'Intérieur, Joëlle Milquet. 130 Français et une cinquantaine de Belges sont déjà rentrés. Au total, un millier d'Européens pourraient revenir bientôt du djihad. Le risque que les plus endoctrinés d'entre eux passent à l'action dans l'Hexagone, en Belgique ou en Espagne est pris très au sérieux. Mais leur surveillance requiert des moyens en hommes et en matériels qui dépassent les capacités des services de police des pays concernés.

 

Au-delà du renforcement souhaité de la coopération entre services de renseignements européens, la «présence d'une base d'al-Qaida aux portes de l'Europe» est l'autre «nouveau problème» posé par le conflit en Syrie, estime Mme Milquet. Chacun reconnaît désormais qu'en cas de renversement de Bachar el-Assad, la mouvance djihadiste profiterait du chaos pour se sanctuariser dans une zone de non-droit allant du Nord-Est syrien à l'ouest de l'Irak. C'est-à-dire à un saut de puce de l'Europe. Pour contrer cette menace, les Européens entendent renforcer leur coopération avec la Turquie, principal pays de transit des djihadistes, d'où la présence d'un représentant turc jeudi à Bruxelles. «Ces djihadistes n'atterrissent pas en parachute en Syrie», s'indigne le représentant démissionnaire des Nations unies à Damas, Moktar Lamani. La Turquie, qui est notre allié au sein de l'Otan, aurait pu freiner ces arrivées.» «Ce sont des questions délicates», fait valoir la ministre belge de l'Intérieur. «Les Turcs nous disent: “faites en plus pour les empêcher de venir chez nous”, et nous on leur dit “faites en plus pour les empêcher de passer la frontière avec la Syrie”», résume un expert français. «Mais aujourd'hui, on ne cherche pas à blâmer les Turcs, car ils ont pris conscience du problème et ne veulent pas devenir une plaque tournante du djihad», renchérit-on au ministère de l'Intérieur. Les Européens vont toutefois réclamer davantage d'efforts d'Ankara, pas forcément en termes d'arrestation, mais surtout de repérage des djihadistes de passage. On ne peut pas surveiller tous les points de passage illégaux entre notre territoire et la Syrie, rétorquent les Turcs. Avant d'adopter une politique de «zéro tolérance», Ankara réclame des listes de noms et des détails sur les suspects en provenance d'Europe. En fait, la Turquie redoute l'effet boomerang. «Si on se met à les arrêter en masse, les djihadistes se vengeront en posant des bombes chez nous», prévient un officiel turc. Les services turcs ont commencé à arrêter des djihadistes à leur retour de Syrie. Une tactique qui rappelle le double jeu des services syriens après la guerre d'Irak en 2003, lorsque Damas fermait les yeux sur leurs entrées en Irak tout en interpellant d'autres à leur retour, histoire de bien montrer aux Américains que le régime syrien luttait contre le terrorisme.

 

Signe de l'embarras croissant causé par le phénomène djihadiste, depuis un an, de nombreux services européens ont envoyé, mais en ordre dispersé, des délégations auprès des services syriens, alors que les relations politiques sont gelées avec Damas. Comme si le combat contre les djihadistes ne pouvait se passer de la Syrie. Mais «ce sujet ne sera pas abordé à Bruxelles», prévient-on Place Beauvau.

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 16:55
Patrick Calvar nommé directeur de la DGSI

 

07/05/2014 Par Le Figaro.fr (AFP)

 

Patrick Calvar, directeur central du renseignement intérieur, a été nommé aujourd'hui en Conseil des ministres à la tête de la nouvelle Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Son adjoint sera Thierry Matta, nommé également en Conseil des ministres au poste de directeur du renseignement et des opérations de la DGSI. Ils prendront leurs fonctions lundi, date officielle de l'entrée en activité de la DGSI.

 

Cette nouvelle direction, chargée notamment de lutter contre le terrorisme, est rattachée directement au ministre de l'Intérieur. La DGSI reprend les missions de renseignement et de police judiciaire jusqu'alors dévolues à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), fusion des Renseignements généraux (RG) et de la DST (contre-espionnage).

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:55
Renseignement intérieur : la DCRI est morte, vive la DGSI !

 

05.05.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense Globale

Le décret créant la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a été publié au Journal officiel de vendredi 2 mai. Elle remplacera officiellement le 12 mai 2014 la DCRI, créée en 2008, et est rattachée directement au ministère de l'Intérieur plutôt qu'à la direction générale de la police nationale.

Dans son acronyme, son rattachement, sa réorganisation et même son recrutement, où il ne sera plus nécessaire d'être policier, on distingue la volonté de bâtir un équivalent à la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) du ministère de la Défense.

 

La DCRI, fruit de la fusion en 2008 entre les Renseignements généraux (RG) et la direction de la sécurité du territoire (DST), n'a pas trouvé son équilibre. L'affaire Mohamed Merah signa son arrêt de mort ou du moins, de remise en cause et de réorganisation impérative, comme le disait Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur.

Seulement, on ne dit pas encore comment va se rebâtir l'indispensable collaboration avec le renseignement territorial (alias sous-direction de l'information générale ou ex-RG) dont la filière est également revue. On ajoutera les relations entre la police et la gendarmerie nationale à ce charmant tableau. On comprend en tout cas mieux l'importance du rattachement au ministère de l'Intérieur et l'autonomie du budget.

La DGSI va continuer à lutter contre le terrorisme (priorité au cyber) et s'investir dans l'intelligence économique (la protection du patrimoine industriel et productif). Elle est tout à la fois un service de renseignement et un service de police judiciaire spécialisé.  Ses missions et surtout ses capacités d'action sont élargies : contre-terrorisme, cyberdéfense, investigation judiciaire, soutien technique et linguistique.

Les effectifs vont au passage augmenter de 13 % d'ici 2018, avec 430 agents en plus des 3 200 actuels. Les recrues seront à 60 % des analystes, des traducteurs, des juristes, des ingénieurs, des informaticiens, des techniciens. " Des contractuels hautement qualifiés sur des compétences stratégiques ", comme on dit au ministère (et donc plus uniquement des policiers). C'est un peu une révolution culturelle...

En somme, la DGSI se cale sur le modèle de la DGSE (qui elle, a près 6 000 agents dont seulement 25 % de militaires hors service action). A la DGSI, les syndicats ont négocié et fixé la barre à 80 % de policiers...

 

Le décret n°2014-445

Les missions de prévention et de répression : ingérence étrangère, actes de terrorisme ou portant atteinte à la sûreté de l'Etat, à l'intégrité du territoire, aux institutions de la République ; surveillance des individus et groupes radicaux ; actes portant atteinte au secret de la défense nationale ou au potentiel économique, industriel, scientifique du pays ; activités liées à l'acquisition ou la fabrication d'armes de destruction massive ; organisations criminelles internationales ; criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication.

L'article 2 se termine ainsi : " Elle contribue à la surveillance des communications électroniques et radioélectriques. "

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 19:55
Vers plus de travail collectif du renseignement mais " mutualiser n'est pas uniformiser "



10.04.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Defense Globale

La Direction de la protection et de la sécurité de la Défense (DPSD, lire ici la présentation) s'est réorganisée en novembre pour être plus que jamais le service de renseignement de contre-ingérence militaire (opérationnel, habilitations...) et du milieu industriel de défense. Elle a reçu vendredi 7 mars, à son siège du fort de Vanves à Malakoff, la visite du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian qui a rappelé la priorité faite au renseignement.

Le ministre a mis l'accent sur " le travail collectif du renseignement ", " déterminant pour la préservation de nos intérêts vitaux ". La récente Loi de programmation militaire a insisté sur " l'accroissement et la modernisation des capacités de renseignement ". D'ici 2019, plus de 800 agents seront recrutés pour accompagner cette revitalisation. De grands programmes (informatique, satellite, aérien, naval) vont être lancés.

Les capacités de recueil seront de plus en plus mutualisées. " Cela étant mutualiser n'est pas uniformiser et pour éviter la pensée unique, je demeurerai attaché à l'autonomie de chacun en matière d'analyse. "

Les accès à des fichiers administratifs ou judiciaires, aux données de connexion et de géolocalisation " permettront aux services de mieux détecter des comportements menaçants ".

Savoir avant d'agir est devenu déterminant, tant les menaces actuelles sont mouvantes et débridées (géographie, logistique, politique, religion, recrutement, modes opérationnelles, financements, réseaux...). " En janvier 2013, nous nous sommes engagés aux côtés des Maliens sur la base des analyses de vos services, s'est-il adressé au personnel de la DPSD. L'été dernier, les services français ont pu mettre en évidence les agissements du régime de Damas, ce qui a conduit à la mise en œuvre du démantèlement de l'arsenal chimique syrien. "

Exemple éloquent avec les groupes jihadistes du Sahel qui renvoient " à un ensemble de ramifications qui s'étendent de l'Asie centrale à l'ouest du continent africain et cherchent des prolongements dans notre pays ". Autre motif d'inquiétude : les combattants radicalisés qui vont et viennent entre la Syrie et la France.

Le ministre a également mis l'accent sur deux autres domaines : le renseignement à finalité économique et le domaine cyber. Il a rappelé que la DCRI est appelée à devenir une direction générale de la sécurité intérieure, comme l'avait signifié en juin son homologue de l'Intérieur, Manuel Valls.

La DPSD reste peu connue du grand public, avec ses 1 100 personnels commandés par le général Jean-Pierre Bosser, mais le ministre a résumé quelques opérations récentes du service de contre-ingérence militaire : " veille des filières jihadistes syriennes, détection de cyber-manipulations d'entreprises, suivi actif des menées de services étrangers sur notre sol, détection d'exportation de technologies duales, lutte contre les activités subversives menaçant les armées, entrave de trafic d'armes, identification de risques d'espionnage de nos forces... "

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 17:55
La gendarmerie se dote d'une direction du renseignement... sans trop le dire (actualisé)


10.01.2014 par Jean-Dominique Merchet
 

Le Journal officiel publie aujourd'hui un arrêté créant une sous-direction de l'anticipation opérationnelle, au sein de la Gendarmerie, un nom un peu barbare qui évite de dire "renseignement"...

 

Lorsqu'on lit le détail de son champ de compétence, les choses sont pourtant claires : cette SDAO «propose la doctrine relative aux missions de renseignement au sein de la gendarmerie» ; «traite l'information interne et externe permettant l'alerte des autorités, ainsi que le suivi des situations sensibles à court terme» ; «participe à la recherche, au recueil, à l'analyse et à la diffusion des informations de défense, d'ordre public et de sécurité nationale nécessaires à l'exécution des missions de la gendarmerie» ; «assure le traitement du renseignement opérationnel d'ordre public et du renseignement de sécurité économique en métropole et en outre-mer» ;  «anime ou participe, avec les autres sous-directions de la direction des opérations et de l'emploi, aux gestions interministérielles de crise» et «suit et coordonne l'action des unités dans son domaine de responsabilité». Cette sous-direction de l'anticipation opérationnelle est constituée du centre de renseignement opérationnel de la gendarmerie et du centre d'analyse et d'exploitation.

 

Le rôle de la gendarmerie dans le renseignement intérieur a toujours été un sujet délicat, du fait des relations parfois délicates avec la police nationale - qui estimait que ce domaine relevait de sa seule compétence via la DCRI. Or, la décision de Manuel Valls de transfomer cette direction centrale du renseignement intérieur, au sein de la Police, en une direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a changé la donne, la Gendarmerie pouvant désormais trouver toute sa place dans cette Direction générale directement rattachée au ministère de l'Intérieur. La création de la SDAO s'inscrit dans cette logique.

 

Actualisé : la SDAO serait commandée par Pierre Sauvegrain. Passé par les services et l'Elysée (mais pas par le GIGN comme écrit précédemment par erreur), il a été récemment à la tête du groupement du Finistère.

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 16:55
Coordonnateur national du renseignement : Qui est Alain Zabulon ?

 

25 juin 2013 Anne-Laure Chanteloup - allgov.com

 

Le renseignement français change de visage : nouvelle organisation et nouveau coordonnateur national. Alors que Manuel Valls a annoncé, le 18 juin, une refonte et un renforcement du renseignement intérieur - remplaçant la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et dotant cette dernière de moyens techniques et humains accrus – le gouvernement a quant à lui nommé un nouveau coordonnateur national du renseignement, Alain Zabulon, le 19 juin. Selon le ministère de la Défense, celui-ci est le « point d’entrée des services de renseignement auprès du chef de l’État » au sein du Conseil national du renseignement, créé en 2008, qui « pilote et coordonne les services de renseignement, répartit les objectifs et rend les arbitrages nécessaires ».

 

Ange Mancini – « illustration du mérite républicain » - nommé en mars 2011 par Nicolas Sarkozy au poste de coordonnateur national du renseignement (succédant au premier titulaire du poste Bernard  Bajolet), devait être remplacé le 12 juin après son départ en retraite, qui avait été différé par dérogation exceptionnelle. Malgré la publication au Journal officiel dès le 12 mai de la décision de son admission à faire valoir ses droits à la retraite, sa succession a pris du retard. Les noms des préfets Pierre Pouëssel et Alain Zabulon avaient circulé. Certains attribuent ce retard à l’audition de ce dernier devant la Commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Cahuzac, le 18 juin, au cours de laquelle, l’actuel directeur adjoint du cabinet de François Hollande a déclaré qu’il avait prévenu le président le 15 décembre  de l’existence de l’enregistrement de Michel Gonelle d’une voix attribuée à l’ancien ministre reconnaissant la détention d’un compte en Suisse.

 

C’est finalement le favori, Alain Zabulon, 57 ans, spécialiste des questions de banlieues et d’égalité des chances, qui a été nommé coordonnateur national du renseignement par le Premier ministre en Conseil des ministres du 19 juin. Lors du point presse, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a mis en avant son rôle d’interlocuteur avec le Conseil national du renseignement exercé dans le cadre de ses dernières fonctions de directeur de cabinet adjoint de François Hollande. Poste auquel il avait été nommé le 16 mai 2012. Avant de rentrer à l’Élysée, Alain Zabulon, diplômé d’une maîtrise d’administration économique et sociale et ancien élève de l’ENA (promotion Michel de Montaigne 1988) a été successivement, en 2008, préfet de Corrèze, dont le président du Conseil général était François Hollande,  et des Landes en 2011. Il a en outre occupé les fonctions de sous-préfet à partir de 1992, notamment de Villeneuve-sur-Lot entre 1997 et 1999, de secrétaire général de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques entre 2000 et 2003 ou encore de préfet délégué pout l’égalité des chances en Essonne (2006-2008). Dans le quotidien Sud Ouest, il est loué pour son sens de l’écoute et qualifié d’ « homme à la fois discret et courtois, ferme, habile dans la négociation sans jamais perdre de vue ses convictions, un très bon communicant ».

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