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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 17:35
Mer de Chine : le Japon poursuit son réarmement

Face à la menace de la Chine, notamment sur les iles Senkaku, le Japon poursuit son réarmement

 

01/09/2015 par Michel Cabirol – laTribune.fr (avec agences)

 

Le Japon veut augmenter son budget de la défense pour la quatrième année consécutive. Le ministère de la Défense veut une enveloppe de près de 38 milliards d'euros.

 

Le ministère de la Défense japonais a déposé lundi pour la quatrième année de suite une demande de budget record pour l'exercice d'avril 2016 à mars 2017, dans le but d'élargir encore ses moyens dans une région où la Chine est considérée comme une menace. Le ministère souhaite une enveloppe initiale de 5.090 milliards de yens (près de 38 milliards d'euros), soit une hausse de 2,2% sur un an justifiée par la nécessité de davantage protéger les îles nippones éloignées du territoire principal de l'archipel, notamment celles du sud-ouest, à proximité de Taïwan.

Pékin et Tokyo se disputent la souveraineté de territoires inhabités en mer de Chine orientale, les îles Senkaku, contrôlées par le Japon mais revendiquées par la Chine sous l'appellation Diaoyu.

 

Suite de l'article

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 07:35
Le Japon met en garde contre des actions dangereuses de Pékin en mer de Chine orientale

 

05 août 2014 Romandie.com (AFP)

 

Tokyo - Le Japon a averti mardi que les actions dangereuses de la Chine au-dessus et en mer de Chine orientale, où Pékin revendique des îlots contrôlés par Tokyo, pourraient avoir des conséquences non voulues.

 

Dans son libre blanc annuel de la défense, le Japon se dit profondément préoccupé par l'établissement (en novembre 2013) d'une zone de surveillance aérienne chinoise au-dessus de la mer de Chine orientale, une initiative qui ne fait que provoquer une escalade et pourrait avoir des conséquences non voulues.

 

En novembre dernier, Pékin avait annoncé la création de cette zone aérienne d'identification (ADIZ) couvrant une grande partie de cette mer et surtout l'archipel des Senkaku, réclamé par la Chine sous le nom de Diaoyu.

 

Les relations entre Pékin et Tokyo, les deux plus importantes puissances économiques asiatiques, sont exécrables depuis l'automne 2012 en raison de ce différend territorial, mais aussi de querelles liées à l'Histoire.

 

Les Senkaku/Diaoyu sont situées à 200 km au nord-est de Taïwan, qui les revendique également, et à 400 km à l'ouest d'Okinawa (sud du Japon).

 

Lorsque Tokyo a nationalisé trois de ces îles en septembre 2012, des manifestations antijaponaises parfois violentes se sont déroulées dans de nombreuses villes chinoises, et, depuis lors, Pékin envoie régulièrement des navires dans les parages. Le chassé-croisé des navires garde-côtes des deux pays dans la zone fait craindre un éventuel incident armé.

 

Concernant les conflits maritimes, la Chine a pris des mesures affirmées, y compris en brisant le statu quo par la coercition, des mesures basées sur les seules assertions de la Chine, ce qui est contraire au droit international, indique encore le document approuvé par le cabinet du Premier ministre nationaliste de droite Shinzo Abe.

 

Le livre blanc met également l'accent sur l'augmentation constante et significative du budget militaire chinois ces 10 dernières années.

 

Dans une première réaction, Pékin a accusé le Japon de lancer des accusations sans fondement.

 

Le Japon (...) invoque délibéremment +une menace chinoise+ comme un prétexte pour réviser sa politique de défense et développer sa production d'armement. La Chine y est fermement opposée, a déclaré le ministère de la Défense sur son site.

 

Début 2013, Tokyo avait accru son budget militaire d'environ 2,2%, pour la première fois depuis 11 ans.

 

Et en décembre suivant, tout en professant ses ardeurs pacifistes, le gouvernement Abe avait décidé d'augmenter cette fois de 5% les dépenses militaires du Japon sur les cinq ans à venir.

 

Shinzo Abe avait donné son feu vert à des dépenses de 24.700 milliards de yens (175 milliards d'euros) pour la période 2014-2019, qui, outre les frais de personnel, comprendront l'achat de trois drones, 17 avions à décollage vertical Osprey, 52 véhicules amphibies et 5 sous-marins.

 

A ce matériel il faut ajouter l'acquisition de deux destroyers équipés du système anti-missile Aegis ainsi que 28 nouveaux chasseurs américains F-35, un appareil furtif dernier cri.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 12:35
Dépenses militaires: pendant que nous coupons, la Chine annonce une hausse de 12,2%

Un jeu vidéo chinois propose aux joueurs de combattre pour la souveraineté des îles Senkaku/Diaoyu (Photo: capture d'écran Glorious Mission Online)

 

5 mars 2014 par Jacques N. Godbout - 45eNord.ca

 

Pendant qu’ici on coupe, les Chinois prévoient augmenter en 2014 leur budget de la défense de 12,2% à 808,2 milliards de yuans (environ 132 milliards $), rapporte l’agence Chine Nouvelles, et ça, ce n’est que ce qu’ils veulent  bien annoncer, les puissances occidentales soupçonnant la Chine de dépenser bien plus qu’elle n’est prête à avouer.

 

Les dépenses militaires de la Chine en matière de défense nationale ont atteint 720,197 milliards de yuans en 2013, en hausse de 10,7% en «glissement annuel».

Et cette hausse intervient alors que Pékin est impliqué dans de vifs différends territoriaux avec plusieurs de ses voisins, notamment aux îles japonaises Senkaku, désignées sous le nom de Diaoyu par les Chinois.

Cette croissance à deux chiffres dans le budget de la défense de la Chine au cours des dernières années a causé des inquiétudes de pays occidentaux, admet l’agence chinoise, qui affirme toutefois que «les experts ont dit que les dépenses militaires de la Chine sont modérés et en ligne avec les conditions économiques du pays».

Cette augmentation des moyens de la Défense chinoise soulève néanmoins de vives inquiétudes des États-Unis et des voisins du géant asiatique, en particulier le Japon.

Pour sa part, Yin Zhuo, directeur du Comité de Consultation d’experts de la marine de l’Armée de libération du peuple (ALP), cité par Chine Nouvelles, a déclaré les dépenses militaires de la Chine sont encore loin du niveau où il devrait être pour «que le pays puisse face à des problèmes de sécurité de plus en plus sévères» .

«Bien que l’augmentation du budget de la défense au cours des trois dernières années ait dépassé la croissance du PIB, la part des dépenses dans le PIB, qui s’établit à 1,4 pour cent, est encore loin en dessous de la moyenne mondiale de 3 pour cent», a déclaré Yin.

La Chine ne manque pas de rappeler qu’un rapport publié par l’Institut international d’études stratégiques de Londres a montré que les Etats-Unis est resté le pays qui dépensait le plus pour la défense dans le monde en 2013, avec un budget de 600,4 milliards$ en 2013.

Mais, selon les puissances occidentales, qui s’inquiètent de la montée en puissance de la Chine depuis plusieurs années, il ne faudrait pas se fier au budget qu’annoncent les Chinois. Les experts occidentaux assurent en effet que les dépenses militaires réelles de Pékin dépassent largement les montants annoncés. Ainsi, le Pentagone avait  estimé en 2012 que le budget chinois de la  défense était compris en 135 et 215 milliards $.

À la Conférence sur la défense et la sécurité qui s’est tenu en février à Ottawa, Jean Charest, ex Premier ministre du Québec, mais qui a longtemps oeuvré sur la scène fédérale, confiait à  45eNord.ca son étonnement du peu de commentaires qui est fait sur la montée en puissance militaire des pays de l’Asie alors que les pays occidentaux diminuent leurs budgets.

Avec une recrudescence des nationalismes en Russie, en Chine et au Japon notamment, l’ancien vice-premier ministre canadien s’est dit inquiet du «potentiel de conflit qui est plus important» et a déclaré «qu’il faut s’interroger sur les conséquences, pas qu’aujourd’hui, mais dans 10, 15, 20 ans [...] et le Canada doit se poser la question de comment défendre ses intérêts» dans ce contexte».

Selon toute vraisemblance, la Chine «achèvera sa parité militaire avec les États-Unis» en 2049, juste à temps pour le 100e anniversaire de la proclamation de la fondation de la République populaire de Chine, a affirmé pour sa part l’ancien Premier ministre d’Australie Kevin Rudd.

Des Russes déterminés, comme on vient de le voir en Ukraine, et, maintenant, des Chinois armés jusqu’aux dents! Rien de bien rassurant, mais nous atteindrons l’équilibre budgétaire en 2015…si on atteint 2015!

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 17:35
Trois navires chinois dans des eaux territoriales japonaises

 

 

02.02.2014 Romandie.com (ats)

 

Des bateaux de garde-côtes chinois ont pénétré dimanche dans les eaux territoriales d'îles que se disputent âprement la Chine et le Japon, ont annoncé les garde-côtes japonais. Depuis plus d'un an, les relations sino-japonaises sont au plus bas en raison de ce conflit.

 

Les trois bâtiments sont entrés vers 10h00 locales (02h00 en Suisse) dans les eaux territoriales qui entourent les îles Senkaku, en mer de Chine orientale, contrôlées par le Japon mais revendiquées par Pékin sous le nom de Diaoyu, ont précisé les garde-côtes. Ils sont restés environ 2h30 sur place.

 

A Pékin, l'Administration publique des océans citée par l'agence Chine nouvelle a confirmé que des navires de garde-côtes patrouillaient "les eaux territoriales autour des îles Diaoyu".

 

En septembre 2012, le Japon a nationalisé trois des cinq îles principales de l'archipel de la discorde, déclenchant une semaine de manifestations antijaponaises, parfois violentes, dans plusieurs villes de Chine.

 

Zone d'identification aérienne

 

Pékin envoie depuis lors régulièrement des patrouilles de garde-côtes dans les eaux territoriales de ces îles situées à 200 km au nord-est de Taïwan et 400 km à l'ouest d'Okinawa (sud du Japon), faisant redouter un incident avec les navires japonais qui y croisent aussi.

 

À la fin novembre 2013, Pékin avait de plus décrété une "zone d'identification aérienne" (ZAI) au-dessus de la mer de Chine orientale qui chevauche celle du Japon et surtout englobe les îles inhabitées Senkaku/Diaoyu.

 

La Chine exigeait dès lors que tout appareil étranger qui la traverse s'identifie. Mais le Japon, les États-Unis et la Corée du Sud ont depuis fait voler des appareils militaires dans la zone sans en informer Pékin, afin de bien montrer qu'ils faisaient fi de cette demande.

 

Pékin revendique la totalité de la mer de Chine, y compris les zones qui sont loin de ses côtes.

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 13:35
Des changements dans la politique de défense de la RPC en 2013

 

09.01.2014 Vassili Kachine La Voix de la Russie

 

L’année 2013 est devenue une période de changements sérieux dans la politique étrangère de la Chine. Probablement, ces changements vont aboutir à des changements radicaux dans la position de la Chine sur la scène internationale et sa transformation en un pays militaire international à part entière.

 

En mars, la RPC a changé d’attitude par rapport aux îles contestées Senkaku (en chinois Diaoyu) en envoyant dans cette région non plus des navires non armés du service de surveillance de la marine, mais bien des navires de guerre et des avions de la marine de l'Armée populaire de libération (APL). Cette mesure a eu un impact politique majeur, sur la situation, surtout après qu’une frégate chinoise ait pris pour cible avec son radar un navire de guerre japonais et un hélicoptère.

 

En même temps, au cours de cette année, la Chine a mené des réformes importantes de ses institutions et de ses services de police maritime, en créant une Garde côtière puissante. La Chine répond plus fermement de manière non militaire à des différends territoriaux, ce qui s'est traduit par des actions des forces chinoises en mer de Chine orientale et en mer de Chine méridionale. En novembre, le gouvernement chinois a créé sa propre zone d’identification de la défense antimissile en mer de Chine orientale. Les États-Unis et le Japon ont commencé à effectuer des vols de démonstration d'avions de combat dans la région pour montrer qu’ils ne reconnaissent pas la décision prise par le côté chinois.

 

Bien que la Chine n’utilise pas directement la force pour résoudre les différends, on ne peut pas dire qu’elle restera inactive si une réponse doit être donnée. Un mois après l’introduction de la zone d’identification, en réponse à l’introduction des forces militaires dans cette zone, le pays a levé son aviation 51 fois. Les avions chinois ont effectué au total 87 sorties. C’est un nouvel outil potentiel de pression sur le Japon dans la question territoriale, que la RPC a élaboré. A long terme, cette pression pourrait soit pousser les dirigeants japonais à chercher un compromis avec la Chine, soit contribuer au renforcement des forces d'autodéfense japonaises et à l’approfondissement de l’alliance militaire nippo-américaine.

 

La création d’une zone d’identification semblable sur toute la mer de la Chine du Sud ou sur une partie, semble réalisable dans un avenir proche. Pour l’instant, on n’a aucun détail sur cette zone, mais les Etats-Unis ont déjà exprimé leur inquiétude suite à la possibilité de sa création.

 

En 2013, la Chine a augmenté de manière significative sa capacité à répondre aux situations de crise sur son territoire et en dehors, en créant un Conseil national de sécurité. En remplaçant les vieux mécanismes inefficaces de coordination dans le cadre des groupes dirigeants, le nouveau conseil possède les pouvoirs nécessaires de prendre les décisions exutoires. Le conseil devient donc un centre important de prise de décision, et la présence des représentants de l’APL au sein du conseil augmente le poids des militaires dans la vie politique.

 

L’échec des tentatives américaines de changer le régime de Bachar al-Assad avec le soutien des rebelles et l’intervention armée, est devenu sans doute l’événement principal de l’année 2013. Même si la Russie était le principal défenseur de la Syrie aux yeux de l’opinion publique, en réalité le rôle de la Chine était très important dans ce processus. Le pays a non seulement soutenu les actions de la Russie sur la scène internationale, mais a également accordé des prêts importants à la Syrie, ce qui a permis à Bachar al-Assad d'acheter les matériaux stratégiques nécessaires (nourriture, carburant, médicaments, etc.) pour continuer la guerre.

 

La Russie et la Chine ont tiré des leçons du conflit libyen. En 2011 ils ont laissé se produire la catastrophe en Libye, un partenaire économique important. Si le régime syrien survit, ce sera la première fois depuis l'effondrement de l’URSS qu’un gouvernement condamné à la chute par les Etats-Unis et menant une lutte armée avec un coté soutenu par les pays occidentaux, aurait remporté une victoire. Ce succès aura des répercussions importantes dans le monde, et la Russie y est parvenue avec la Chine. Aucun pays n’aurait pu atteindre son objectif dans la politique syrienne tout seul.

 

La Chine a pu atteindre des succès remarquables dans le renforcement de sa puissance militaire, et surtout des composantes qui font de ce pays une superpuissance militaire. C’est au cours de cette année que les nouveaux sous-marins chinois équipés des missiles Julang-2 sont devenus prêts à combattre. Les tests des nouveaux missiles balistiques terrestres intercontinentaux se sont également intensifiés. Les forces militaires chinoises sont équipées des chasseurs H-6K, et la production des chasseurs embarqués J-15 a également commencé. En même temps sont construits deux porte-avions et des réformes importantes dans le système de contrôle militaire ont été lancées. 2013 est devenue ainsi l’année de prise des décisions importantes et du début des réformes radicales. Et les résultats de ces réformes vont certainement influer sur la situation politique et militaire dans le monde.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 08:35
Le Japon élève ses dépenses militaires

 

17/12/13 - 7sur7.be (Belga)

 

Le gouvernement japonais a décidé mardi d'augmenter de 5% ses dépenses militaires dans les cinq ans à venir, afin d'acheter des équipements de défense de territoires insulaires en pleine tension avec la Chine.

 

Le Premier ministre conservateur Shinzo Abe a donné son feu vert à des dépenses de 24.700 milliards de yens (175 milliards d'euros) entre 2014 et 2019, qui comprennent l'achat de drones, d'avions à décollage vertical, de véhicules amphibies et de sous-marins.

 

L'ensemble vise à faire basculer la priorité de défense du Japon vers les îles de l'ouest et du sud de l'archipel, alors qu'elle restait focalisée jusqu'à présent sur les plans de protection du nord et de l'est du pays face à l'ex-Union soviétique, datant de la guerre froide. Avec ces nouveaux équipements et priorités, le Japon veut se doter "de forces de défense conjointes dynamiques" capables de faire face à une invasion combinée dans les airs, sur mer et sur terre.

 

"La Chine (...) prend un chemin dangereux qui peut entraîner des situations d'urgence imprévues", a précisé la nouvelle stratégie adoptée mardi. Le Japon et la Chine connaissent depuis l'année dernière un fort regain de tension à propos de la souveraineté sur un archipel inhabité de mer de Chine orientale, administré par Tokyo sous le nom de Senkaku mais revendiqué avec force par Pékin qui les appelle Diaoyu.

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 12:35
USS Cowpens (CG 63) - photo US Navy

USS Cowpens (CG 63) - photo US Navy

 

14.12.2013 à 11h56 Le Monde.fr (AFP, Reuters)

 

L'USS Cowpens, un croiseur lance-missiles, a été forcé de manœuvrer pour éviter d'entrer en collision avec le navire chinois qui lui avait coupé la route avant de s'arrêter.

 

Le croiseur lance-missiles américain USS Cowpens a évité de justesse une collision avec un bâtiment de la marine chinoise le 5 décembre en mer de Chine méridionale, a révélé vendredi 13 décembre la flotte américaine du Pacifique.

 

Le croiseur lance-missiles a été forcé de manœuvrer pour éviter d'entrer en collision avec le navire chinois qui lui avait coupé la route avant de s'arrêter, selon des officiers de marine et des responsables de la défense. Le navire chinois amphibie s'est approché à moins de 500 mètres du bateau américain, a indiqué un responsable du Pentagone. L'USS Cowpens se trouvait « dans les environs » du nouveau porte-avions chinois, le Liaoning, quand l'incident s'est produit, a par ailleurs noté le responsable.

 

Senkaku-Diaoyu : incident naval sino-américain

Cet épisode s'est déroulé sur fond de tensions après l'instauration par Pékin, en mer de Chine orientale, d'une « zone de défense aérienne » qui inclut les îles Senkaku (en japonais) ou Diaoyu (en chinois), sous contrôle japonais mais revendiquées par les Chinois.

 

Les Etats-Unis ont appelé la Chine à renoncer à cette zone controversée. Washington, Tokyo et Séoul y ont tour à tour dépêché des appareils militaires, envoyant ainsi le message qu'ils refusaient de se plier aux nouvelles règles.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:35
Après Pékin, la Corée du Sud accroit sa zone de défense aérienne

 

08 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

SEOUL - La Corée du Sud a annoncé dimanche une extension de sa zone de défense aérienne, en réponse à la zone chinoise décrétée il y a deux semaine par Pékin et source de vives controverses en Asie du nord-est.

 

La nouvelle zone sud-coréenne mord sur la zone chinoise et couvre désormais un îlot rocheux submergé revendiqué par Séoul, qui le nomme Ieodo, et par Pékin, qui l'appelle Suyan, en mer de Chine orientale.

 

Le 23 novembre, Pékin avait décrété une zone d'identification aérienne (ZAI) sur une grande partie de cette mer, suscitant l'indignation de ses voisins.

 

Nous allons nous coordonner avec les pays voisins pour éviter toute confrontation accidentelle et pour assurer la sécurité des avions, a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, Kim Min-Seok.

 

La ZAI chinoise englobe les îles Senkaku, un archipel administré par le Japon mais revendiqué par Pékin sous le nom de Diaoyu.

 

Techniquement, Pékin exige de tout appareil étranger de communiquer son plan de vol et de s'identifier.

 

Outre le Japon, qui campe sur une ligne de fermeté absolue, la Corée du sud et Taïwan ont prévenu qu'elles n'entendaient pas obtempérer. Tokyo et Séoul y ont envoyé des avions de combat sans en informer les Chinois.

 

Washington a pour sa part adressé un signal très clair à Pékin en dépêchant deux bombardiers B-52 non armés, qui ont traversé la zone.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 08:35
China Air Defense Identification Zone - source LeMonde AFP

China Air Defense Identification Zone - source LeMonde AFP

 

 

TOKYO, 29 nov 2013 marine-oceans.com (AFP)

 

La mer de Chine orientale est le théâtre d'une tension aiguë entre la Chine et le Japon, avec une implication croissante des Etats-Unis dans ce conflit diplomatique aux côtés de son allié nippon. Tour d'horizon des enjeux autour de cet espace maritime disputé.

 

Question: Où est située la mer de Chine orientale ?

 

Réponse: La mer de Chine orientale est bordée par Taïwan au sud, une partie de la côte Est de la Chine à l'ouest, la Corée du Sud au nord et les confins méridionaux de l'archipel japonais au nord-est et à l'est. Cette mer ne compte que quelques îles et rochers inhabités en son sein.

 

Q: Qu'est-ce-que la zone aérienne d'identification (ZAI) chinoise ?

 

R: Cette zone décrétée par la Chine samedi 22 novembre en mer de Chine orientale s'étend des côtes chinoises jusqu'à 130 km du littoral de ses voisins. Pékin souligne que la propre ZAI du Japon s'approche à la même distance de la côte chinoise.

 

Les zones des deux pays se chevauchent et, surtout, couvrent toutes deux des îles de mer de Chine orientale contrôlées par le Japon, les Senkaku, mais revendiquées par la Chine sous le nom de Diaoyu. La ZAI de la Chine empiète aussi sur une zone aérienne de défense sud-coréenne et comprend un rocher immergé, appelé Ieodo par les Coréens et Suyan par les Chinois, contrôlé par Séoul mais revendiqué par Pékin.

 

La Chine exige de tout avion pénétrant dans sa ZAI qu'il fournisse au préalable son plan de vol, affiche sa nationalité et obéisse aux requêtes d'identification des autorités chinoises, sous peine de déclencher de la part de Pékin "des mesures défensives d'urgence".

 

Le Japon, la Corée du Sud et les Etats-Unis ont chacun fait voler des avions dans cette zone cette semaine, sans en informer les Chinois, pour montrer qu'ils ne reconnaissaient pas cette ZAI chinoise. Aucun incident n'a été déploré.

 

Q: Pourquoi les pays riverains se disputent-ils pour des rochers inhabités ?

 

R: La propriété des îles confère le droit d'exploiter les ressources halieutiques des eaux entourant ces territoires mais aussi les ressources minérales des fonds marins environnants. Les alentours des îles Senkaku/Diaoyu pourraient ainsi renfermer d'importantes richesses pétrolières et gazières.

 

Le sommet du rocher Ieodo/Suyan est situé cinq mètres sous le niveau de la mer mais se trouve dans un secteur où les zones économiques spéciales sud-coréenne et chinoise se chevauchent.

 

Ces territoires ou rochers peuvent en outre fournir le cas échéant un emplacement stratégique pour une base militaire.

 

Q: La ZAI chinoise vise-t-elle à prendre la main sur ces territoires ?

 

R: Affirmer certains droits dans les airs au-dessus des territoires disputés peut aider la Chine à démontrer une forme de "contrôle effectif" à leur égard, renforçant la position chinoise en cas de négociations futures sur leur appartenance.

 

Mais des observateurs jugent que la cible réelle de la création de ZAI chinoise sont les Etats-Unis, la puissance navale dominante dans l'Océan Pacifique occidental depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

 

Washington reste très présent dans cette zone via ses bases au Japon et en Corée du Sud où il stationne au total quelque 70.000 soldats et de nombreux équipements militaires aériens, navales et terrestres des plus modernes.

 

D'après ces experts, la ZAI s'inscrirait dans une démarche chinoise visant à affirmer peu à peu son rang de superpuissance politique, diplomatique et militaire, à la suite de son ascension économique.

 

Mais pour ce faire, la Chine doit parvenir à repousser autant que faire se peu l'influence américaine. La tentative de main-mise de facto sur la mer de Chine orientale constitue un pas important dans cette démarche.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 12:35
Senkaku-Diaoyu : Pékin envoie des patrouilles aériennes dans la « zone d'identification »

 

29.11.2013 Le Monde.fr (Reuters)

 

Le pouvoir chinois a dépêché plusieurs chasseurs et un avion de détection jeudi 28 novembre dans la « zone aérienne d'identification » (ZAI) qu'il a instaurée unilatéralement en mer de Chine orientale.

La Chine a annoncé la semaine dernière que les appareils étrangers entrant dans cette ZAI, y compris les avions de ligne, devraient adresser un signalement préalable aux autorités chinoises. La zone en question couvre les îlots au cœur du contentieux territorial entre la Chine et le Japon, appelés Senkaku par Tokyo et Diaoyu par Pékin.

 

Pour comprendre la situation, lire : Face à la Chine, le Japon fourbit ses armes

 

La mission de patrouille aérienne chinoise envoyée jeudi était « une mesure défensive, conforme aux pratiques internationales courantes », a déclaré Shen Jinke, porte-parole de l'armée de l'air chinoise, cité vendredi par l'agence de presse officielle Chine nouvelle.

 

VISITE DE JOE BIDEN LA SEMAINE PROCHAINE

Les chasseurs, parmi lesquels des Sukhoï-30 de fabrication russe, ont effectué des patrouilles de routine et ont surveillé des « cibles » dans la ZAI, a ajouté le porte-parole. « L'armée de l'air chinoise est en alerte avancée et prendra des mesures pour faire face aux menaces aériennes diverses, afin de garantir fermement la sécurité de l'espace aérien du pays », a-t-il dit.

Toutefois, a tempéré le porte-parole du ministère de la défense, Yang Yujun, il est « incorrect » de supposer que la Chine abattrait les appareils qui entreraient dans la ZAI sans s'identifier. Le secrétaire général du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, a déclaré vendredi ne pas savoir si des avions chinois se trouvaient dans la ZAI, mais il a ajouté que le Japon maintenait son état de vigilance.

Le vice-président américain, Joe Biden, doit se rendre la semaine prochaine en Chine, au Japon et en Corée du Sud, où il tentera de désamorcer cette nouvelle crise, ont déclaré de hauts responsables de l'administration Obama.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 08:35
Des P-3C japonais survolent toujours les îles Senkaku/Diaoyu

 

28.11.2013 journal-aviation.com (Reuters)

 

TOKYO, 28 novembre - Des avions militaires japonais ont survolé les îles Senkaku/Diaoyu sans en informer la Chine depuis que Pékin a établi ce week-end une zone de défense aérienne contestée en mer de Chine orientale, a déclaré jeudi le secrétaire général du gouvernement japonais.

 

"Ils mènent comme avant des activités de surveillance en mer de Chine orientale, y compris dans cette zone", a dit Yoshihide Suga lors d'un point de presse régulier, ajoutant que la Chine ne s'était pas manifestée.

 

"Nous n'allons pas changer cette activité par égard pour la Chine", a-t-il ajouté.

 

La zone est régulièrement surveillée par des bâtiments de la marine japonaise et des appareils de patrouille maritime P-3C, a précisé le secrétaire général du gouvernement.

 

Les autorités chinoises ont menacé samedi de prendre des "mesures défensives d'urgence" contre les avions qui ne respecteraient pas ses nouvelles règles d'identification dans l'espace aérien des îles, nommées Senkaku par les Japonais et Diaoyu par les Chinois.

 

Les États-Unis, soucieux d'afficher de façon spectaculaire leur soutien à l'allié traditionnel japonais, ont fait survoler lundi soir la zone contestée par deux bombardiers B-52 dans le cadre d'une mission présentée par le Pentagone comme un exercice d'entraînement programmé de longue date.

 

La Maison blanche a parallèlement invité la Chine à résoudre son contentieux avec Tokyo sans recourir "à des menaces ni à des propos incendiaires".

 

La Corée du Sud a de son côté déploré que la décision chinoise provoque des tensions dans la région. Le vice-ministre sud-coréen de la Défense, Baek Seung-joo, a demandé au chef d'état-major adjoint de la Armée populaire de libération de rectifier la zone de défense aérienne.

 

Par la voix de son porte-parole, le ministère chinois de la Défense a déclaré que Tokyo appliquait depuis 1969 ses propres mesures de défense aériennes. "Le Japon accuse régulièrement les autres et dénigre les autres pays mais n'examine jamais sa propre conduite", a dit Yang Yujun. (Tetsushi Kajimoto, avec Ju-min Park à Séoul, Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Gilles Trequesser)

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 12:35
Îles Senkaku/Diaoyu: le Pentagone rassure le Japon

 

WASHINGTON, 27 novembre - RIA Novosti

 

Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, a assuré à son homologue nippon Itsunori Onodera que la "zone de défense aérienne" chinoise au-dessus des îles Senkaku litigieuses était incluse dans le Traité américano-japonais, et que Washington défendrait le Japon en cas d'attaque.

 

"M.Hagel a réaffirmé que l'article V du Traité américano-japonais sur la défense mutuelle portait également sur les îles Senkaku, et a promis des consultations étroites avec Tokyo dans le but d'éviter des incidents", lit-on mercredi dans un communiqué du Pentagone

 

Par ailleurs, M.Hagel a remercié le ministre japonais de la Défense pour sa réaction pondérée aux déclarations de Pékin et a répété que la "décision unilatérale" de la Chine ne ferait qu'accroître les tensions dans la région et créer un risque d'incidents".

 

Samedi 23 novembre, Pékin a annoncé avoir mis en place une "zone d'identification de la défense aérienne" en mer de Chine orientale près de l'archipel des Senkaku, des îles inhabitées sous contrôle japonais mais revendiquées par Pékin sous le nom de Diaoyu.

 

Pékin a également prévenu que tous les avions pénétrant dans cette zone devraient désormais aviser les autorités chinoises de leur présence et feraient l'objet de mesures militaires d'urgence s'ils ne s'identifiaient pas ou n'obéissaient pas aux ordres. Cette démarche a créé des tensions entre Washington et Pékin.

 

On a toutefois appris que deux bombardiers américains B-52 avaient survolé mardi ces îles au cœur d'un litige territorial sino-japonais sans en informer au préalable les autorités chinoises. Selon Washington, la Chine n'a pas réagi à ce vol d'avions militaires américains.

Îles Senkaku/Diaoyu: le Pentagone rassure le Japon
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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 08:35
Pékin dit pouvoir imposer ses règles sur les îles Senkaku

 

 

27.11.2013 Romandie.com (ats)

 

Le ministère chinois de la Défense a prévenu mercredi qu'il était en mesure de faire respecter les nouvelles restrictions aériennes annoncées par Pékin sur l'espace aérien situé au-dessus des îles Senkaku, au coeur d'un conflit territorial sino-japonais.

 

Deux bombardiers américains B-52, après avoir décollé de l'île de Guam dans le Pacifique lundi, ont pénétré dans la très controversée zone aérienne. Le département américain de la Défense a fait état mardi du vol de ces engins non armés, qui a été effectué sans tenir compte de la "zone de défense" établie par Pékin au-dessus de cet archipel en mer de Chine orientale.

 

"L'armée de l'air chinoise a suivi l'ensemble de leurs progrès et (les) a rapidement identifiés en tant qu'avions américains", a dit le ministère chinois de la Défense sur son site internet. "Le camp chinois a les moyens d'administrer et de contrôler dans les faits l'espace aérien concerné", a-t-il ajouté.

 

Le Pentagone a déclaré que ce survol qui s'est déroulé lundi soir dans le cadre d'une mission d'entraînement n'avait donné lieu à aucune réaction chinoise. La Maison blanche a quant à elle invité la Chine à résoudre son contentieux avec Tokyo sans recourir "à des menaces ni à des propos incendiaires".

 

Nouvelles règles

 

Les autorités chinoises ont menacé samedi de prendre des "mesures défensives d'urgence" contre les avions qui ne respecteraient pas ses nouvelles règles d'identification dans l'espace aérien des îles, nommées Senkaku par les Japonais et Diaoyu par les Chinois.

 

Les nouvelles règles requièrent notamment que les plans de vol soient fournis au préalable à l'aviation civile chinoise ou au ministère des Affaires étrangères, qu'un contact radio soit maintenu et que les équipages répondent rapidement aux demandes d'identification.

 

Les deux principales compagnies aériennes du Japon, All Nippon Airways et Japan Airlines, ont cependant accédé à la demande du gouvernement japonais qui les a invitées à ne plus soumettre leurs plans de vol à la Chine pour la zone contestée. Les deux compagnies informaient depuis samedi les autorités chinoises du passage de leurs appareils au-dessus de cette zone de mer de Chine orientale.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 12:35
Zone de défense aérienne chinoise : Tokyo met en garde contre le risque d'événements imprévisibles

 

24 novembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

TOKYO - Le Japon a mis en garde dimanche contre le risque d'événements imprévisibles après l'établissement par la Chine d'une zone d'identification de la défense aérienne, dont le tracé inclut des îles sous contrôle japonais.

 

Le ministre japonais des Affaires étrangères Fumio Kishida a déclaré à la presse que le Japon ne pouvait accepter la décision japonaise. Elle constitue, a-t-il dit, un geste unilatéral qui nous amène à considérer le danger d'événements imprévisibles dans la zone litigieuse en mer de Chine orientale qui inclut l'archipel des Senkaku (des îles appelées Diaoyu par les Chinois), sous contrôle japonais mais revendiqué par Pékin.

 

M. Kishida a indiqué que le Japon étudiait la possibilité de porter ses protestations à un niveau plus élevé, s'attirant une réplique courroucée de Pékin.

 

A Séoul, le ministère sud-coréen de la Défense a jugé regrettable que la nouvelle zone de défense chinoise empiète également sur sa propre zone de défense aérienne, à l'ouest de l'île de Jeju. Selon une source militaire, les deux zones se recoupent sur une région de 20 kilomètres de large sur 115 kilomètres de long.

 

Nous allons parler de ce problème avec la Chine afin d'éviter que cela n'affecte nos intérêts nationaux, a indiqué le ministère sud-coréen de la Défense dans un communiqué.

 

Samedi, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a dénoncé une décision unilatérale de la Chine. Une escalade ne va qu'accroître les tensions dans la région et créer le risque d'un incident, a-t-il mis en garde.

 

Le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a réaffirmé samedi que les îles Senkaku sont incluses dans le traité américano-japonais, c'est à dire que Washington défendrait le Japon si cette région était attaquée.

 

Les Etats-Unis, dont 70.000 soldats sont stationnés au Japon et en Corée du sud, ne respecteront pas la nouvelle zone de défense chinoise, a-t-il indiqué.

 

Dimanche, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Qin Gang, a rejeté fermement les déclarations du chef de la diplomatie japonaise en les qualifiant de sans fondement et complètement fausses.

 

Selon l'agence de presse officielle Chine Nouvelle, M. Qin a également exhorté les Etats-Unis à ne pas prendre partie dans cette affaire. La Chine a protesté auprès de l'ambassadeur américain à Pékin Gary Locke et a demandé à Washington de revenir sur ses déclarations, qu'il a qualifiées d'erronées, a-t-il indiqué.

 

Le porte-parole du ministère chinois a assuré que la zone de défense chinoise a pour but la protection de la souveraineté de l'Etat chinois ainsi que celle de la sécurité de l'espace territorial et aérien du pays. L'établissement de cette zone ne vise aucun pays en particulier et n'affectera pas la liberté de survol dans l'espace aérien concerné, a-t-il ajouté.

 

La création de la nouvelle zone s'accompagne de règles que devront observer tous les avions qui la traversent, sous peine d'intervention des forces armées, a indiqué samedi le ministère chinois de la Défense dans un communiqué.

 

Les aéronefs devront notamment fournir leur plan de vol précis, afficher clairement leur nationalité, et maintenir des communications radio leur permettant de répondre de façon rapide et appropriée aux requêtes d'identification des autorités chinoises.

 

La tension est vive autour des îles Senkaku, revendiquées par Pékin sous le nom de Diaoyu, dans les eaux desquelles les bateaux de garde-côtes chinois ont multiplié ces derniers mois les incursions.

 

Le ministre japonais de la Défense, Itsunori Onodera, avait estimé fin octobre que ces incursions chinoises répétées constituaient une zone grise entre temps de paix et situation d'urgence.

 

Depuis plus d'un an, les relations sino-japonaises sont au plus bas en raison de ce différend territorial, qui s'est envenimé après la nationalisation par Tokyo en septembre 2012 de trois des cinq îles de l'archipel.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 08:35
La Chine a commencé ses patrouilles aériennes dans la nouvelle zone de défense aérienne


24.11.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
 

C'est à croire que les Chinois craignaient de manquer de sujets de conversation avec Joe Biden, le vice-président américain Joe Biden qui doit se rendre début décembre en Chine, au Japon et Corée du Sud.

 

Pékin a annoncé avoir mis en place, samedi, une zone de défense aérienne (ZIDA) en mer de Chine orientale (cliquer ici pour lire le communiqué en anglais). Les avions qui la traverseront devront s’identifier et se plier aux instructions des autorités chinoises (le détail des règles ici). "Les forces armées chinoises adopteront des mesures défensives d'urgence face aux appareils qui ne coopéreront pas au processus d'identification ou qui refuseront de suivre les instructions", prévient le ministère chinois de la Défense.

 

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Problème : cette zone couvre l’archipel des Senkaku sous contrôle japonais mais revendiqué par la Chine sous le nom de Diaoyu. L'archipel recèlerait d'importantes réserves d'hydrocarbures.

 

Le Japon et les USA ont aussitôt fustigé l'annonce chinoise.

 

On lira ici un article en français paru sur le site Chine Information et intitulé "Chine: réponses aux questions concernant la Zone d'identification de la défense aérienne en mer de Chine". Ces réponses sont celles du porte-parole du ministère chinois de la Défense nationale, Yang Yujun.

 

Ce dimanche matin, selon Radio Chine Internationale,

"les Forces aériennes de l'Armée populaire de Libération ont effectué leur première patrouille aérienne après l'établissement de la Zone d'identification de la défense aérienne (ZIDA) en mer de Chine orientale. Shen Jinke, porte-parole des Forces aériennes de l'APL, a indiqué que deux grands avions de reconnaissance assuraient la patrouille et que des avions d'alerte avancée et des appareils de combat leur apportaient soutien et couverture."

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 12:35
Japon: quatre navires chinois dans des eaux revendiquées par Pékin

 

22 novembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

TOKYO - Quatre bateaux de garde-côtes chinois ont brièvement pénétré vendredi dans les eaux qui entourent des îles que se disputent âprement la Chine et le Japon, ont annoncé les garde-côtes japonais.

 

Les quatre bâtiments sont entrés vers 09H30 (00H30 GMT) dans ces eaux qui entourent les îles Senkaku contrôlées par le Japon, et revendiquées par Pékin sous le nom de Diaoyu. Ils en sont repartis environ trois heures plus tard, ont ajouté les garde-côtes.

 

La dernière incursion chinoise, de quelques heures, remonte au 7 novembre. La précédente, le 28 octobre, avait fait nettement monter le ton entre les deux pays.

 

Le ministre japonais de la Défense, Itsunori Onodera, avait alors estimé que ces incursions chinoises répétées menaçaient la paix et constituaient une zone grise entre temps de paix et situation d'urgence.

 

Quelques jours plus tôt, le ministère chinois de la Défense avait utilisé l'expression acte de guerre pour mettre en garde Tokyo contre toute action éventuelle contre ses drones.

 

Depuis plus d'un an les relations sino-japonaises sont au plus bas en raison de ce conflit territorial en mer de Chine orientale. En septembre 2012, le Japon a nationalisé trois des cinq îles de l'archipel de la discorde, déclenchant une semaine de manifestations antijaponaises, parfois violentes, dans plusieurs villes de Chine.

 

Depuis lors, Pékin envoie régulièrement des patrouilles de garde-côtes dans les eaux territoriales de ces îles situées à 200 km au nord-est de Taïwan et 400 km à l'ouest d'Okinawa (sud du Japon), faisant redouter un incident avec les navires japonais qui y croisent aussi.

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 19:35
Chine - Japon : risque de confrontation navale

 

10 novembre 2013 Par Olivier Fourt - Lignes de défense / RFI

 

Les pays d'Asie ne cessent de moderniser leur marine de guerre, mais des revendications territoriales sur certains îlots, pourraient déboucher sur une confrontation navale. C'est particulièrement vrai entre la Chine et le Japon qui se disputent un archipel : les îles Senkaku (en japonais) ou Diaoyu (en chinois).

10/11 Défense Marine Asiatiques
(02:32)
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 07:35
Un an de tensions croissantes en mer de Chine pour les îles Senkaku/Diaoyu

La Chine a envoyé plusieurs de ses navires dans la zone des - très contestées - îles Senkaku (Photo China.org.cn)

 

11/09/2013 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca
 

Un an après la nationalisation d’un archipel d’îles revendiqué par le Japon, la Chine et Taïwan, les garde-côtes japonais étaient en alerte mercredi.

 

«Nous sommes en état d’alerte, car ce jour marque le premier anniversaire de la nationalisation des îles Senkaku», a expliqué à l’AFP Yuma Miyako, un responsable des garde-côtes nippons.

Administrées par Tokyo, les îles sont situées à 200 km au nord-est de Taïwan et à 400 km à l’ouest de l’île d’Okinawa (sud du Japon).

Il y a un an jour pour jour, le Japon décidait d’acheter trois des cinq îles à leur propriétaire privé, ce qui n’a pas manqué de faire réagit Pékin, qui depuis, envoie régulièrement ses navires. Selon l’agence officielle Xinhua, ce sont 59 patrouilles de navires chinois qui ont vogué dans les environs des îles depuis le 11 septembre 2012.

 

 

Mercredi matin, quatre navires de la garde-côtière chinoise voguaient dans les eaux à proximité immédiate de cet archipel, soit juste à l’extérieur du rayon de 12 mille nautiques (22 km) marquant les eaux territoriales japonaises.

Ces quatre navires faisaient partie d’une flotte de huit navires qui avaient franchies la limite mardi pour en ressortir quelques heures plus tard.

La convention des Nations Unies sur le droit de la mer précise qu’un pays a le droit d’expulser des navires militaires étrangers de ses eaux territoriales.

L’article 30 indique ainsi: «Si un navire de guerre ne respecte pas les lois et règlements de l’État côtier relatifs au passage dans la mer territoriale et passe outre, à la demande qui lui est faite de s’y conformer, l’État côtier peut exiger que ce navire quitte immédiatement la mer territoriale». Toutefois, ce texte ne fait pas mention de navires gouvernementaux, comme ceux des garde-côte, uniquement des «navires de guerre».

«Aussi appliquons-nous la ligne générale du gouvernement japonais qui est de demander (aux navires chinois) de quitter nos eaux territoriales» quand ils y entrent, a-t-il ajouté.

Mardi, le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, a estimé que baser des fonctionnaires japonais sur ces îles était «une option» envisageable, ce qui a fait également réagir Pékin par l’intermédiaire du porte-parole du ministère des Affaires étrangères de Chine qui a qualifié ces remarques de «très préoccupantes», ajoutant: «La Chine est déterminée à défendre sa souveraineté sur les îles Diaoyu et ne tolèrera aucune action japonaise qui l’enfreindrait», a déclaré Hong Lei. «Le Japon devrait s’attendre à subir les conséquences de cette provocation.»

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 07:35
Nouvelle incursion de navires chinois près d'îles disputées avec le Japon

TOKYO, 27 juin 2013 marine-oceans.com (AFP)

 

Trois navires de surveillance chinois sont entrés jeudi dans les eaux territoriales d'îles disputées avec le Japon en mer de Chine orientale, ont indiqué les garde-côtes nippons.

 

Ces bateaux ont pénétré tôt le matin dans la zone de 12 milles marins (un peu plus de 22 km) entourant Uotsurijima, une des îles de l'archipel inhabité des Senkaku, revendiqué par Pékin sous le nom Diaoyu.

 

Ils ont vogué environ trois heures dans cette zone et l'ont quittée plus de cinq heures après leur incursion, ont précisé les garde-côtes.

 

La querelle territoriale au sujet des Senkaku/Diaoyu remonte à quatre décennies, mais la Chine envoie plus régulièrement des navires (ou parfois des avions) dans les environs depuis que l'Etat nippon a nationalisé en septembre 2012 trois des cinq îles de l'archipel Senkaku en les achetant à leur propriétaire privé japonais.

 

Cette décision avait déclenché une semaine de manifestations anti-japonaises, parfois violentes, dans de nombreuses villes de Chine. Pékin avait même annulé à l'automne, les festivités qui devaient marquer le 40ème anniversaire de la normalisation des relations entre les deux pays.

 

Depuis lors, les relations entre les deux pays sont au plus bas.

 

En avril dernier, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a prévenu que Tokyo repousserait "par la force" tout éventuel débarquement chinois sur les Senkaku.

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 10:35
Japon: des missiles balistiques pour défendre les îles contestées (journal)

TOKYO, 26 juin - RIA Novosti

 

Le ministère japonais de la Défense étudie la possibilité de mettre au point des missiles balistiques d'une portée de 400 à 500 kilomètres pour empêcher une éventuelle invasion des îles Senkaku/Diaoyu qui font l'objet d'un différend territorial sino-japonais, rapporte mercredi le journal Sankei Shinbun.

 

Un projet détaillé devrait être présenté en juillet dans le cadre de la révision du programme japonais de sécurité nationale. Si le document est approuvé, la conception de nouveaux missiles pourrait commencer dès 2014. Les futurs missiles devraient être déployés à Okinawa, l'île japonaise la plus méridionale.

 

Selon des experts du ministère japonais, les nouveaux missiles seront capables de couvrir une distance de 500 kilomètres en cinq minutes, ce qui permettra d'empêcher toute tentative d'atterrissage sur les îles contestées. Si ce projet est réalisé, les Forces japonaises d'autodéfense seront pour la première fois dotées d'armes offensives à longue portée.

 

Les îles inhabitées Senkaku/Diaoyu sont au centre d'un litige sino-japonais depuis les années 1970. Le Japon affirme qu'il contrôle les îles depuis 1895 et qu'elles n'avaient appartenu à aucun pays avant cette date. La Chine insiste sur le fait que les îles contestées faisaient partie de l'Empire chinois il y a 600 ans. Les Etats-Unis ont administré les îles après la Seconde guerre mondiale. En 1972, les Américains ont remis les îles Senkaku et l'île habitée d'Okinawa au Japon. Taïwan et la Chine continentale contestent la souveraineté japonaise sur les îles Senkaku.

 

En septembre 2012, les tensions sont montées d'un cran entre le Japon et la Chine suite à l'achat par Tokyo de trois îles de l'archipel Senkaku à leurs propriétaires privés. Une vague de manifestations antijaponaises a alors traversé la Chine, tandis que Pékin s'est déclaré prêt à employer tout moyen pour défendre l'intégrité territoriale du pays et la souveraineté de la Chine sur les îles litigieuses.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 16:31
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 20:35
Asia Pacific-source harvard-edu

Asia Pacific-source harvard-edu

 

24.09.2012 Par Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la FRS - LE MONDE

 

Le 10 septembre, répondant à la décision de rachat des îles Senkaku à leur propriétaire privé par le gouvernement japonais, le ministère chinois des affaires étrangères a publié un communiqué en forme d'ultimatum faisant porter à Tokyo la responsabilité de "toutes les conséquences qui pourront s'ensuivre". Pékin rappelle que la Chine n'acceptera plus d'être "intimidée" et défendra le territoire "sacré" de la patrie. Le risque est désormais de voir le piège d'un engrenage incontrôlable se refermer en mer de Chine.

 

Condamnées à agir face à une opinion publique chauffée à blanc, les autorités chinoises ont dépêché une dizaine de bâtiments de surveillance et levé le moratoire sur la pêche dans la zone revendiquée par Pékin. Des centaines de bateaux pourraient se diriger vers les eaux territoriales japonaises, dans une exploitation des moyens civils au service d'un objectif militaire, selon les principes de la stratégie chinoise qui prône une "guerre sans limite". D'ores et déjà, les menaces de rétorsions économiques et de boycottage des produits japonais ont été utilisées sur Internet ou dans la presse chinoise. On se souvient qu'en 2010 la Chine avait utilisé l'arme du contrôle des exportations des terres rares - vitales pour l'industrie nippone de haute technologie - pour faire pression sur Tokyo alors que les tensions s'accumulaient en mer de Chine orientale.

 

Dans le même temps, des manifestations violentes accompagnées de pillages, autorisées, si ce n'est organisées par les autorités chinoises, se sont produites sur le territoire. Les biens et les personnes originaires de l'Archipel sont menacés et de grandes entreprises japonaises parlent à nouveau de quitter un territoire chinois où l'instabilité et les risques deviendraient trop élevés.

 

Conséquence immédiate, la Bourse de Shanghaï s'est effondrée et certains, en Chine, commencent à redouter les effets sur la croissance de cette stratégie de la tension. Si la Chine est devenue le premier partenaire commercial du Japon, l'Archipel contrôle des technologies vitales pour l'économie chinoise et demeure l'un des principaux investisseurs étrangers en Chine devant les Etats-Unis et l'Union européenne.

 

Les tensions autour de l'archipel des Senkaku-Diaoyu en mer de Chine orientale, administré par le Japon mais revendiqué par Pékin depuis 1971, ne sont pas isolées. Elles s'inscrivent dans un triple phénomène de manipulation des sentiments nationalistes en Chine depuis le milieu des années 1990, d'émergence décomplexée d'une puissance chinoise qui a semblé triompher seule de la crise de 2008, mais aussi de développement d'un sentiment paradoxal de fragilité du régime chinois confronté à des tensions économiques, sociales et politiques. Ce sentiment de fragilité est encore accru par les incertitudes de la transition politique que le 18e congrès du Parti communiste devrait entériner au mois d'octobre.

 

Le nationalisme, qui contribue à la légitimité du Parti, a pour principal objet le Japon, ennemi d'hier, puissance rivale aujourd'hui, allié des Etats-Unis et catalyseur de toutes les frustrations d'une puissance chinoise qui cherche à s'imposer dans sa zone. Au lendemain du 36e anniversaire de la mort de Mao, le premier ministre, Wen Jiabao, rappelait - à nouveau - le "siècle d'humiliation " que la Chine a traversé il y a peu, nourrissant un peu plus un sentiment de revanche très présent dans la population. "L'éducation patriotique" et sa dimension antijaponaise ont pris une part croissante dans la jeunesse et ont accompagné la reprise en main idéologique qui a suivi les événements de Tiananmen dans les années 1990. Alors que des réformes politiques graduelles apparaissent comme la seule stratégie viable de survie à long terme du régime, la crainte d'une "évolution pacifique" qui viendrait limiter l'influence des réseaux qui contrôlent le pouvoir chinois pousse au contraire au repli idéologique et à l'exploitation des sentiments nationalistes les plus exacerbés.

 

De leur côté, depuis 2008, les Etats-Unis ont été très touchés par la crise et Pékin a cru avoir le champ libre en Asie pour "saisir les opportunités" et imposer son leadership de puissance "émergente" face à une puissance "en déclin".

 

Les avancées de Pékin en mer de Chine depuis 2009, la constante mise en avant des "intérêts vitaux" - dont la mer de Chine semble faire partie - que le régime doit être prêt à défendre, y compris par la force, témoignent de cette assurance nouvelle du régime chinois en Asie.

 

Dans ce contexte, la stratégie de réengagement des Etats-Unis dans la zone, confirmée par le secrétaire d'Etat américain Leon Panetta, à l'occasion du dialogue Shangri-La qui s'est tenu à Singapour en juin, constitue pour la Chine un autre motif de déception et de frustration. La tentation est grande à Pékin, alors que les Etats-Unis entrent dans la dernière phase de leur période électorale, et que la relation avec la Chine constitue aussi un enjeu de la rivalité entre le président Barack Obama et Mitt Romney, de tester la réalité de cette volonté de réengagement de la puissance américaine en Asie.

 

Mais dans le même temps, en dépit de cette assurance nouvelle, le pouvoir chinois est conscient de ses faiblesses et de ses divisions. L'affaire Bo Xilai a révélé la corruption profonde du système. Signe de ce très grand sentiment d'incertitude, la "disparition" du vice-président Xi Jinping, pendant plus de deux semaines, a donné lieu, sur Internet, aux spéculations les plus folles.

 

Longtemps facteur de satisfaction pour le régime, le contexte économique est plus incertain alors que les effets de la crise mondiale se font sentir sur une économie très dépendante des exportations. Le rééquilibrage de la croissance est un échec. La consommation intérieure ne représente que 35 % du PIB, dix points de moins qu'en 2000, et l'indice Gini, indicateur des inégalités, est l'un des plus élevés au monde. Signe inquiétant pour le régime, comme à l'époque des Boxers lorsque la dynastie des Qing finissante tentait de manipuler le mécontentement populaire contre les étrangers, comme en 1919 lorsque le mouvement patriotique s'élevait contre une puissance japonaise à qui le traité de Versailles avait attribué les possessions allemandes du Shandong, certains des slogans utilisés dans les manifestations aujourd'hui dénoncent la corruption et l'inefficacité du pouvoir en place.

 

C'est dans ce contexte que, depuis 2009, les incidents et les provocations se multiplient en mer de Chine, face au Japon, mais aussi face aux Philippines, au Vietnam ou à l'Indonésie et même face aux Etats-Unis. Alors qu'en Asie du Sud-Est la Chine pouvait apparaître comme le moteur d'une régionalisation économique réussie, la multiplication des incidents sur mer, le caractère de moins en moins "pacifique" de l'émergence de la puissance chinoise la font apparaître aujourd'hui comme une menace fédérant dans une même inquiétude la quasi-totalité de l'Asie du Pacifique à l'océan Indien.

 

Face à cette menace, accrue par l'opacité du système politique chinois et les interrogations sur le rôle des éléments les plus radicaux - militaires ou civils - dans les prises de décision, la volonté de "retour vers l'Asie" des Etats-Unis a été très appréciée dans la région. Loin de la fin de l'histoire, ce sont des rapports de force proches de ceux de la guerre froide ou de l'Europe à la veille de la première guerre mondiale qui se mettent en place en Asie.

 

Aux Philippines, au Vietnam, des manifestations antichinoises sont organisées à chaque nouvelle crise, et Hanoï et Washington jettent les bases d'une coopération militaire. Au Japon, on veut croire aux déclarations de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton en 2010 plaçant l'archipel des Senkaku dans le périmètre couvert par l'accord de défense unissant Tokyo et Washington.

 

Dans la région, le développement des capacités militaires s'accélère. Alors que la Chine exhibe son nouveau porte-avions, le Vietnam achète des sous-marins à la Russie et les Etats-Unis annoncent l'élargissement de leur système de défense antimissile en Asie. Face à Pékin, Washington est confronté à un dilemme difficile à résoudre. Jouer l'apaisement et rester en marge serait donner carte blanche à un régime chinois qui ne raisonne qu'en termes de jeux à somme nulle. Ce retrait, en minant la confiance des alliés et partenaires des Etats-Unis, aurait des effets déstabilisateurs et pourrait précipiter une crise plus grave encore. A l'inverse, le jeu des alliances pourrait déclencher un conflit majeur dans la région.

 

D'ores et déjà, certains analystes en Chine tentent d'appeler les Etats-Unis "à la raison" et de persuader Tokyo de la fragilité de l'alliance de défense nippo-américaine. Il n'est pas certain que l'Europe ait pris la mesure de ces défis cruciaux dans une région qui voit transiter une part majeure du commerce mondial et concentre trois puissances nucléaires, sans compter les Etats-Unis et la Russie. Dans le contexte d'une crise économique, la tentation de la réduction des budgets de la défense est grande. Celle du retrait aussi. Pourtant, en dépit de l'éloignement géographique, les préoccupations des autres puissances asiatiques doivent être prises en compte face à une Chine dont les orientations stratégiques inquiètent. Dans un monde aussi globalisé, la montée des tensions en Asie aura des conséquences considérables sur nos propres équilibres et nos propres choix.

 

Spécialiste des relations internationales et des questions stratégiques en Asie, Valérie Niquet est depuis 2010 responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique. Elle est également membre de l'Académie des sciences d'outre-mer et rédactrice en chef de la revue "Monde chinois-Nouvelle Asie". On lui doit une traduction critique en français de "Deux commentaires de Sun Zi" (Economica, 1994). Parmi ses nombreux articles et ouvrages, "Chine-Japon : l'affrontement" a été publié en 2006 chez Perrin.

 

 


L'instabilité des relations sino-japonaises

 

La qualité des relationss entre la Chine et le Japon dépend du contexte géostratégique et de l'analyse que le régime chinois peut en faire. Le 29 septembre marque le 40e anniversaire de l'établissement de leurs relations diplomatiques. Si le rappel constant de la guerre sino-japonaise et de ses atrocités est au coeur de l'éducation patriotique en Chine, à cette époque, Mao, recevant une délégation de parlementaires japonais, remerciait le Japon pour un conflit qui avait permis au Parti communiste d'arriver au pouvoir.


L'établissement des relations diplomatiques s'inscrivait dans un contexte stratégique qui - pour Pékin - était dominé par la menace "principale" soviétique alors que des incidents armés entre les deux ex-pays frères s'étaient produits en 1969. La Chine décidait de se rapprocher des Etats-Unis - menace "secondaire" - dans un basculement stratégique marqué par la visite de Richard Nixon en février 1972. Surpris par ces évolutions dont il n'aurait pas été informé, le Japon décidait d'accélérer son propre rapprochement avec Pékin.


Pour la Chine, l'établissement des relations diplomatiques avec une puissance japonaise en plein élan lui permettait de sortir de l'isolement et de bénéficier - alors que la révolution culturelle avait laissé l'économie du pays exsangue - d'une aide considérable.


Pour Tokyo, l'établissement rapide des relations diplomatiques avec une Chine qui ne pouvait l'inquiéter apparaissait aussi comme une source d'opportunités nouvelles et le moyen de démontrer à Washington que, désormais, ce sont aussi les intérêts propres du Japon qui présideraient à ses choix diplomatiques.


Si la Chine - et Taïwan - avaient pour la première fois revendiqué l'archipel des Senkaku-Diaoyu en 1971, cette question de souveraineté ne constituait pas un enjeu majeur avec Tokyo. L'heure n'était pas à Pékin aux tensions avec le Japon devenu le premier pourvoyeur d'aide au régime. En 1992, Pékin pourra aussi se féliciter de la bonne volonté japonaise lorsque Tokyo sera la première puissance à rompre l'ostracisme imposé à la Chine par les puissances occidentales après les événements de Tiananmen en juin 1989. La visite de l'empereur du Japon en Chine, la même année, marquera l'apogée de ces relations.


Le contexte est bien différent. La menace soviétique a disparu et la Chine s'est hissée au deuxième rang mondial mais le régime continue d'analyser la situation internationale comme "incertaine". Cette fois, ce sont les Etats-Unis et leurs alliés en Asie qui suscitent son inquiétude.


Si les relations économiques entre Tokyo et Pékin sont marquées par une forte complémentarité, le Japon est aussi redevenu pour le régime chinois l'exutoire des frustrations accumulées dans la population. Cette stratégie de la tension, mise en oeuvre depuis la fin des années 1990 et la désastreuse visite du président Jiang Zemin à Tokyo, alimente en retour la radicalisation d'une partie de l'opinion publique japonaise face à une Chine qui déçoit et inquiète.


La question territoriale dans ce contexte n'est qu'un prétexte, ou le marqueur de l'état des relations entre les deux puissances asiatiques. En 1978, Deng Xiaoping, à la veille de lancer la politique de réformes et d'ouverture qui allait transformer le pays, déclarera que la question des Senkaku-Diaoyu devait être "mise de côté" pour laisser la voie libre à une fructueuse coopération entre les deux pays. L'archipel semble faire partie de ces "intérêts vitaux" pour la défense desquels les autorités chinoises multiplient les gesticulations martiales. Ainsi, le degré de tension entre Tokyo et Pékin, quel qu'en soit l'objet apparent, constitue un baromètre précis du degré d'ouverture et d'intégration au système mondial voulu par Pékin.

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