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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 10:55
Un meeting aérien pour les 60 bougies de l’ALAT

 

02.07.2014 Ministère de la Défense

 

Six décennies que l'aviation légère de l'armée de Terre (ALAT) opère au profit des troupes au sol, en France comme à l'étranger. Le 29 juin 2014, sur sa base école du Cannet-des-Maures, l'ALAT a fêté l'événement en offrant au public un meeting aérien époustouflant.

 

Devant 30 000 spectateurs, les soldats de l'ALAT ont montré les savoir-faire acquis depuis 60 ans : démonstrations en vol, combat aéroterrestre, présentation de matériel au sol. A leurs côtés, d'autres passionnés d'aéronautique, civils et militaires, français et étrangers, ont complété le show. Cet anniversaire était placé sous le signe du lien armées-nation et du devoir de mémoire.

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 17:56
Décès du contrôleur général des armées Laurent Teisseire, ancien directeur de la DICoD (Communiqé MinDef)


24/06/2014 Ministère de la Défense

 

Laurent Teisseire, contrôleur général des armées et ancien directeur de la Délégation à l’information et à la communication de la Défense, est décédé mardi 24 juin 2014 à l’âge de 50 ans des suites d’une longue maladie.

 

Ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA), Laurent Teisseire est chef du bureau des affaires européennes à la Délégation générale à l’armement (DGA) de 1989 à 1993.
Administrateur hors classe, il est de 1993 à 1995 conseiller pour les affaires internationales d’armement du ministre de la Défense, François Léotard. De 1995 à 2000, Laurent Teisseire est directeur des fusions/acquisitions et du développement d’Aérospatiale puis directeur des affaires Airbus à Aérospatiale Matra. Il a ensuite été secrétaire général d’Eurocopter de 2000 à 2004.
Laurent Teisseire est, de 2004 à 2007, sous-directeur à la direction des affaires juridiques du ministère de la Défense, en charge du droit international et européen.
Le 1er aout 2007, il est nommé à la Délégation à l’information et à la communication de la Défense (DICoD), dont il prend la direction et le poste de porte-parole du ministère.
Homme de consensus, à l’intelligence aiguisée, il s’est rapidement imposé comme une des figures de la communication de Défense et a fait l’unanimité auprès de ceux qui ont eu l’occasion de travailler à ses côtés.
Nommé directeur du cabinet civil et militaire de Gérard Longuet, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le 15 octobre 2011, Laurent Teisseire se verra ensuite nommé contrôleur général des armées en mission extraordinaire.

« J’ai appris avec émotion la disparition de Laurent Teisseire, administrateur civil hors classe et contrôleur général des armées en mission extraordinaire. Laurent Teisseire a été directeur de cabinet du ministre de la Défense et des Anciens combattants Gérard Longuet, après avoir dirigé la Délégation à l’information et à la communication de la Défense.

La Défense a perdu un homme de valeur qui a prouvé ses qualités et son dévouement, malgré l’épreuve d’une longue maladie.

J’ai une pensée toute particulière pour sa famille et pour ses proches. »

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense

« J’ai appris aujourd’hui, avec une très grande tristesse, la disparition de Laurent Teisseire à l’âge de 50 ans. Je veux saluer son engagement profond au service de la Nation, qu’il n’aura eu de cesse de servir, jusqu’à son dernier souffle, avec passion et générosité.

Tous ses amis de la DICoD s’associent à la douleur de ses proches.

Les obsèques se dérouleront dans l’intimité familiale. Un hommage lui sera rendu au point presse du ministère, le jeudi 26 juin, puis une cérémonie du souvenir sera organisée par le ministère à la rentrée de septembre. »

Pierre Bayle, directeur de la DICoD

« Les membres du corps militaire du contrôle général des armées (CGA) ont appris avec tristesse la disparition du contrôleur général des armées en mission extraordinaire Laurent Teisseire, au terme d’une longue maladie.

Ayant rejoint le CGA le 15 mai 2012, il s’était aussitôt parfaitement intégré et totalement investi dans ses nouvelles fonctions. Astreint depuis de longs mois à de fréquentes hospitalisations, il mettait à profit les rares répits que lui accordait la maladie pour poursuivre ce qui devait être sa dernière mission d’enquête, n’hésitant pas à tenir des réunions de travail à son domicile, témoignant ainsi d’un sens élevé du devoir.
Ses camarades et le personnel du CGA garderont de lui le souvenir d’un grand serviteur de l’Etat à la bonne humeur communicative, dont le séjour au sein du CGA aura marqué les mémoires et les cœurs. »

CGA Jean-Robert Rebmeister, chef du contrôle général des armées

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 15:55
Au coeur du meeting des 80 ans de l'armée de l'Air

 

24.06.2014 Ministère de la Défense

 

Pour célébrer ses 80 bougies, l'armée de l'Air a vu les choses en grand. Le meeting qui s'est déroulé les 21 et 22 juin sur la base aérienne 120 de Cazaux (Gironde) en a impressionné plus d'un. La rédaction s'est glissée dans les coulisses de l'évènement pour découvrir comment s'organise un show de cette envergure.

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 15:42
photo DICoD

photo DICoD

 

24 juin par Jean-Dominique Merchet

 

On apprend la mort de Laurent Teisseire, ancien directeur de cabinet du ministre de la défense Gérard Longuet et ancien directeur de la Dicod. Il avait 50 ans et souffrait d'un cancer depuis plusieurs années.

 

Suite de l'article

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 13:57
Eurosatory 2014  JT n° 2 - Mardi 17 juin

 

17.06.2014 Ministère de la Défense

 

Le journal télévisé en direct du salon Eurosatory 2014 est diffusé tous les jours à 14h du lundi 16 au vendredi 20 juin.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 13:50
Eurosatory 2014 - JT n°1 - Lundi 16 juin.

16.06.2014 ministeredeladefense

 

Suivez en direct l'actualité du salon Eurosatory dès 14h, qui se tient à Parc des Expositions de Paris Nord du 16 au 20 juin 2014.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 10:56
Salon Eurosatory 2014

 

16/06/2014 Ministère de la Défense

 

Eurosatory, le plus grand salon de la Terre, de la défense aérienne-terre et de la sécurité dans le monde, ouvre cette année ses portes du 16 au 20 juin 2014. Cet événement se déroule au Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte.

Retrouvez sur cette page l’ensemble des informations concernant notre présence sur le salon et la description de l’ensemble de nos matériels présents sur le stand du ministère de la Défense. La visite virtuelle vous plonge dans l’ambiance du salon et découvrez l’espace Défense, pas à pas.

 

En direct d'Eurosatory

Retrouvez, jour après jour, les actualités et temps fort du salon Eurosatory avec des articles sur le stand du ministère de la Défense et les animations réalisées

Visite virtuelle du stand

Vivez le salon Eurosatory comme si vous y étiez et découvrez les matériels présentés sur le stand du ministère de la Défense en version 3D.

Les matériels présentés

Des moyens de renseignement, de protection ou d’appui de la force  aux dernières innovations de la Direction Générale de l’Armement (DGA), retrouvez l’ensemble de nos matériels.

Informations pratiques

Rejoignez-nous sur Eurosatory

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 16:55
La Défense, acteur de la scène audiovisuelle

 

14/05/2014 Paul Hessenbruch

 

A l'occasion de l'ouverture du 67e festival de Cannes qui se tiendra jusqu'au 25 mai prochain sur la Croisette, focus sur le bureau de la politique d’accueil des tournages du ministère de la Défense. Face à la demande croissante des professionnels du 7e art et de la télévision de louer une caserne pour tourner une scène de film ou un lieu prestigieux pour une publicité, obtenir une aide à l’écriture ou des conseils techniques, ce bureau, qui fait payer ses prestations,  tente de répondre à leurs demandes.

Depuis que le ministère de la Défense s’est doté en 2010 d’une véritable politique d’accueil des tournages à l’adresse des professionnels de l’image, il n’est plus rare de reconnaître une caserne, une base navale ou aérienne dans des longs-métrages, des fictions télévisées ou des documentaires.

Au sein de la Délégation à l’information et à la communication de la Défense (Dicod), le bureau de la politique d’accueil des tournages (BPAT) centralise, en liaison avec les organismes de communication et d’information du ministère, les demandes émises par le monde de l’image, assurant l’interface entre les armées et les cinéastes.

 

Subventions pour des projets documentaires

 

Avec plus d’une cinquantaine de projets audiovisuels accueillis sur des sites militaires en 2013, le BPAT a vu s’accroître les demandes. Si 70 % de celles-ci concernent des décors, l’activité de conseil (aide à l’écriture, expertise technique ou historique) s’est fortement développée.

Le 2 juin, France 3 diffusera un documentaire fiction intitulé Les Français du jour J sur la création du commando Kieffer et son rôle lors du débarquement de Normandie. Pour ce projet, la production a très vite sollicité le BPAT pour bénéficier de ses conseils et de son assistance. Ainsi, lors de la réalisation des scènes d’assaut, le maître principal Frederick Paschoud, formateur des commandos à Lorient, a conseillé les acteurs dans leur manière de parler, de se comporter et sur la gestuelle de combat. Des séquences ont pu être réalisées en mettant à disposition une chaloupe, pilotée par des marins et qui, grâce aux effets spéciaux, s’est transformée en trois ou quatre chaloupes à l’image.

 

 

Tarifs en vigueur dans le cinéma

 

Pour chaque projet, l’apport du ministère est soumis à conditions. Ainsi, il ne peut être réalisé au détriment de l’activité opérationnelle des unités. Les sites protégés ne peuvent être mis à disposition. Enfin, la présence à l’image de membres de la Défense n’est possible que lorsqu’il s’agit de manœuvrer du matériel militaire. En revanche, le ministère ne fournit ni costumes ni accessoires, afin de ne pas exercer une concurrence déloyale vis-à-vis des loueurs privés.

 

Tout soutien donne lieu au paiement d’une redevance établie en fonction des tarifs en vigueur dans le secteur du cinéma et de l’audiovisuel. Les recettes résultant de la location d’espaces reviennent dans leur intégralité au ministère de la Défense. Cette somme va pour 50 % au site ayant accueilli le tournage afin de participer à l’entretien des infrastructures ; 35 % abondent un fonds de soutien financier permettant au ministère d’allouer des subventions à des projets documentaires concernant la Défense et son histoire ; les 15 % restants permettent à la Dicod de couvrir les actions de communication engagées vers les professionnels.

La Défense, acteur de la scène audiovisuelle
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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 11:55
Forces Spéciales : Trépel, spécialistes de l’assaut

Commando Trepel : Avec le GAS, Groupe d’action spécialisée - Les commandos Trépel sécurisent la zone afin d’extraire le chef terroriste par hélicoptère Puma du Detalat, détachement d’aviation légère de l’armée de Terre.

 

Crédits R. Connan©DICoD

 

Basées à Lorient, les forces spéciales du commando Trépel sont spécialisées dans l’assaut à la mer et la libération d’otages. Le commando porte le nom du capitaine Trépel, un des créateurs des commandos, disparu en 1944 au cours d’un raid en Hollande. Nous avons pu partager quelques uns de leurs entrainements à Djibouti, et vivre au plus près certaines de leurs manœuvres à 4000 mètres d’altitude ou en plein désert.

 

Reportage photos

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 13:55
Baptême arrosé pour l'A400M Ville de Toulouse

photo Pierre Bayle

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 17:55
Un séminaire qui a frappé les esprits - « frappes de précision dans un environnement complexe »

 

29/11/2013 CNE Laetitia Périer

 

Le séminaire « frappes de précision dans un environnement complexe » s’est clôturé vendredi 29 novembre au Centre Etoile Saint-Honoré à Paris (8e). En présence d’industriels et de journalistes de la presse spécialisée, le ministère de la Défense est intervenu à plusieurs reprises au cours des trois jours qu’a duré le séminaire. Des représentants de l'armée de Terre, de l'armée de l'Air, de la Marine nationale et de la Direction générale de l'armement ont notamment fait part de leur retour d'expériences opérationnelles et ont développé des éléments doctrinaux.

 

Après trois jours d’échanges autour de la thématique des frappes de précision dans un environnement complexe, le séminaire organisé par l’association aéronautique et astronautique de France et destiné aux industriels européens et aux journalistes de la presse spécialisée s’est clôturé vendredi 29 novembre au Centre Etoile Saint-Honoré, à Paris (8e).

 

Pierre Bayle, directeur de la Délégation à l’information et à la communication de la Défense (DICOD), a ouvert le séminaire en rappelant que la précision des armements était devenue « un impératif des conflits actuels compte tenu de la prégnance croissante du droit international humanitaire qui vise à préserver au mieux les populations, mais également, de l’aversion croissante des opinions publiques pour la guerre ». Pour lui, ce séminaire avait pour vocation de « faciliter les échanges entre les praticiens qui expriment un besoin opérationnel et les concepteurs qui doivent trouver les voies et les moyens pour y répondre, au meilleur coût ».

 

Dans cet esprit, les différentes armées ont notamment fait part des derniers retours d'expériences opérationnelles des théâtres où la France s’est engagée à savoir l’Afghanistan, la Libye et le Mali. La précision et la flexibilité ont été citées comme étant les principales caractéristiques recherchées dans l’emploi des armements afin de limiter les dommages collatéraux. Deux contraintes parmi d’autres : l’aspect asymétrique de l’ennemi qui est à la fois fugace, aux multiples imbrications et dont la signature reste très difficilement détectable et le nombre croissant d’acteurs sur un théâtre d’opérations.

 

La réponse ? Une combinaison de savoir-faire technologique et opérationnel, c’est-à-dire un besoin d’armes permettant de faire évoluer les réponses opérationnelles et qui s’intègrent dans la manœuvre de combinaison dynamique des efforts, tout en restant vigilant sur les aspects du droit humanitaire international.

Un séminaire qui a frappé les esprits - « frappes de précision dans un environnement complexe »
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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 17:55
Concours photo « Prix image – sergent Vermeille »

31/10/2013 Ministère de la Défense / DICOD

 

Le ministère de la Défense lance la première édition d’un concours photographique, nommé « Prix image – Sergent Vermeille ».  La thématique générale portera sur « Le sens du devoir »,   en témoignant de l’implication des hommes et des femmes de la Défense pour le succès de leur mission, dans les circonstances les plus difficiles.

 

Créé par le ministère de la Défense et organisé par la Délégation à l’information et à la communication de la Défense, le concours photographique « Prix image - Sergent Vermeille » a pour but de promouvoir le travail des photographes qui, sur le terrain, accompagnent les actions des hommes et des femmes du ministère de la Défense lors des déploiements menés par la France sur les théâtres d’opération extérieure, mais également au service de la population française dans le cadre des actions menées sur le théâtre national.

 

Ce prix est aussi l’occasion de rendre hommage au sergent Sébastien Vermeille, photographe du Sirpa Terre de Lyon, mort au combat le 13 juillet 2011 sur le théâtre afghan, dans l’accomplissement de sa mission de « Soldat de l’image ».

 

La thématique générale de cette première édition portera sur « Le sens du devoir » en témoignant de l’implication des hommes et des femmes de la Défense pour le succès de leur mission, dans les circonstances les plus difficiles.

 

  • Deux catégories : photographes professionnels hors Défense et photographes professionnels de la Défense

  • Deux thématiques : opération extérieure et action sur le théâtre national

 

A l’issue de travaux de présélections, de sélection puis de délibération, deux lauréats par catégorie et par thématique seront primés. Ce concours reçoit 10 000 euros de dotation totale.

 

Les prix seront remis aux huit lauréats en juillet 2014 à  l’hôtel de Brienne par le ministre de la Défense.

 

Inscription dès le 1er novembre 2013 – Dossier de candidature et règlement du concours à télécharger ci-dessous.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 12:56
Documentaire: les combats de l'opération Serval au Mali vus sous un nouveau jour

17 octobre 2013 par Olivier Fourt -  RFI

 

Ce sont des images exceptionnelles que diffuse, ce jeudi soir 17 octobre, la chaîne France 2, dans son émission Envoyé spécial. Il s'agit d'un film retraçant les premiers mois de l'opération Serval au Mali, un document au plus près des combats grâce à des documents que l'armée française a accepté de publier.

La guerre comme un spectacle
(01:00)

«Serval, l'armée française filme la guerre» est un travail précis et très documenté

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 16:55
La Défense au prix Bayeux des correspondants de guerre

15/10/2013 Flora Cantin

 

Du 7 au 13 octobre 2013, la ville de Bayeux en Normandie, a accueilli la 20e édition du Prix Bayeux - Calvados des correspondants de guerre. Lors de la soirée de remise des prix, le 12 octobre, Pierre Bayle, délégué à l'information et à la communication de la Défense (DICoD), a remis le Prix Photo du Public à Javier Manzano, de l'Agence France Presse, pour son reportage intitulé « Le siège d'Alep ». Le ministère de la Défense a parrainé ce prix international qui rend hommage aux journalistes du monde entier.

 

La 20e édition du Prix Bayeux - Calvados des correspondants de guerre, qui s'est déroulé du 7 au 13 octobre 2013 dans la ville de Bayeux (Normandie), a rendu hommage aux journalistes parcourant le monde pour apporter l'information sur les conflits actuels. Dix prix ont récompensé des reporters de la télévision, de la radio, de la photo, de la presse écrite et du web journalisme. Le jury, présidé par James Natchwey, photojournaliste reconnu, était composé de journalistes et photographes de renom mais également d'un communicant et d'un photographe militaires.

 

La Défense au prix Bayeux des correspondants de guerre

Le Prix Bayeux - Calvados est une fenêtre sur le monde et ses conflits. Cette année, la Syrie était mise en avant aux côtés de l'Afghanistan, du Mali, de l'Afrique du Sud et de la Birmanie. Le ministère de la Défense a souhaité parrainer ce prix car « il veut manifester son intérêt pour les correspondants de guerre avec qui il travaille sur les théâtres d'opérations où sont déployées les forces françaises, et plus généralement avec les journalistes qui suivent de près les problématiques de la défense. [...] Au-delà du dialogue entre les forces armées et ces témoins engagés que sont les reporters de guerre, la Défense est aussi un acteur direct à travers les opérateurs d'images qui appartiennent à l'ECPAD et aux trois armées », explique Pierre Bayle, directeur de la délégation à l'information et à la communication de la Défense (DICoD) et ancien reporter de guerre.

 

Le 12 octobre, après une semaine de projections, d'expositions, de rencontres et de débats, Lucas Menget, grand reporter et rédacteur en chef à I>Télé, a animé la soirée de remise des prix. Après un hommage rendu aux journalistes actuellement otages à travers le monde et particulièrement en Syrie, les reportages lauréats ont été présentés aux spectateurs. Le Prix Photo du Public, parrainé par le ministère de la Défense, a été remis par Pierre Bayle à Javier Manzano, photographe mexicain et pigiste pour l'Agence France Presse, pour son reportage intitulé « Le siège d'Alep ». L'un de ses clichés intitulé « Rais de lumière », pris en octobre 2012 à Alep, avait déjà gagné le prix Pulitzer. « Les risques que prennent les photographes, nous les connaissons car nos photographes militaires prennent les mêmes risques tous les jours. D'ailleurs, le sergent Vermeille est mort en Afghanistan, en 2011, un Nikon à la main », rappelle le directeur de la DICoD avant de conclure : « Nous avons aussi une volonté de faire de la pédagogie, je suis donc très content de remettre le Prix du Public. »

 

La Défense au prix Bayeux des correspondants de guerre

Javier Manzano, actuellement en reportage à l'étranger, a reçu 3 000 euros du ministère de la Défense en plus de la reconnaissance de ses pairs et du public.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:55
Le dernier numéro d’Armées d’aujourd’hui est en ligne !

09/10/2013 Ministère de la Défense

 

Comme tous les mois, retrouvez dès maintenant la revue du ministère en version numérique sur notre site.

 

En ouverture, le ministre de la Défense présente les grandes lignes des ambitions du ministère pour les six années à venir, à l’heure des travaux parlementaire en cours sur la loi de programmation militaire 2014-2019.

La rubrique « Forces en action » vous conduit sur les champs de tir du Larzac, sur lesquels les tireurs d’élites des unités d’infanterie mènent un challenge serré.

Le 30 septembre, l’Atlas s’est définitivement posé à la BA 123. Le ministre l’a baptisé « Ville d’Orléans ». La rédaction y était et vous conte cette arrivée du titan dans les armées.

Le désengagement des forces sur les théâtres afghan est une réalité. Conformément au calendrier, 500 militaires français demeurent à Kaboul depuis juillet. Six pages pour vous expliquer ce qu’ils y font.

Levez le voile sur la prochaine carte à puce qui prendra bientôt place dans vos portefeuilles, celle qui remplacera la carte de circulation Sncf en papier, en vigueur depuis 1844.

Réforme de l’Ecole de guerre, enquête sur les accidents d’aéronefs d’Etat, garnison de Pau, autant d’autres sujets à découvrir dans la rubrique Focus Défense.

Le dossier du mois est consacré aux opérations extérieures, sous l’œil du photographe. Civils et militaires, huit reporters photos ont accepté de commenter une de leur prise de vue sur les multiples théâtres qu’ils ont parcourus. Un numéro qui se conjugue au plus-que-parfait de l’objectif.

Bonne lecture et au mois prochain.

 

>>> Lire le magazine

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:45
Mali : retour sur l'opération Serval avec le général Barrera

01.10.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Le général Bernard Barrera, ancien patron de la 3e brigade mécanisée de Clermont-Ferrand, désormais directeur-adjoint de la DICOD, est revenu lundi, à l'invitation de l'Association des journalistes de défense (AJD), sur l'opération Serval, dont il a commandé la composante terrestre du 21 janvier à la début mai.

 

Un RETEX (retour d'expérience) épique d'une opération qui marque le soldat pour longtemps...

 

La préparation

 

" A la brigade, on savait que nous serions d'alerte Guépard début 2013 et qu'une fenêtre de projection majeure existait avec le Mali. On s'est donc entraîné dessus pendant un an et demi. L'Afghanistan, on savait faire. Là, il fallait se préparer à quelque chose de très différent avec de grandes élongations. La Kapisa et la Surobi, c'était tout petit. On savait qu'il faudrait jouer la subsidiarité, l'interarmes et l'interarmées. On a habitué les chefs de corps et les capitaines à se débrouiller seuls et ça nous a énormément servi. "

 

La mission

 

" La mission politique était claire et je peux vous dire que c'est un vrai régal pour un militaire. Libérer le pays et détruire les terroristes avec acceptation des pertes dans une campagne à risques.

 

Il fallait prendre Tombouctou. Ça résonne aux oreilles des gens depuis René Caillé (premier occidental à Tombouctou en 1828). Nous sommes montés à Bamako, pas par la route la plus facile ou dépendante des bacs mais par un grand raid à l'ouest de 1 000 km. C'était un peu l'axe Joffre en 1894... "

 

Les clés du succès

 

" Un bon entraînement, bien sûr, mais la brigade était surtout animée par un esprit de victoire. On y allait pour leur casser la figure. Avec tous ces gens avec leurs drapeaux français sur le bord de la route, c'était un peu la libération de la France. Ce n'était pas une guerre religieuse, une croisade, mais il s'agissait de libérer un pays.

 

Nous avons mis le paquet sur les appuis, l'aviation, les hélicos qui ont parfois sauvé la vie des hommes, la surprise dans la manœuvre. On a fait preuve d'imagination en allant plus vite et plus loin qu'eux. Ce fut une très belle opération car on ne s'est pas bridé. Et voilà, le soldat français a gagné car c'est un soldat très rustique dans ces très grandes chaleurs. Les hommes de l'ombre de l'état-major ont été aussi les artisans de la victoire.

 

Les armées de Terre et de l'Air, ça fait vingt ans qu'elles font la guerre, dans les Balkans, en Afrique, en Afghanistan. Même s'il y avait des jeunes, ils savaient combattre. "

 

Un grand moment de solitude

 

" J'ai connu un grand moment de solitude le 26 février quand on a attaqué la vallée d'Ametettaï. Les Tchadiens venaient de perdre 26 hommes quatre jours plus tôt. On se demandait " sur quoi je vais tomber ? " On a attendu deux canons Caesar de Gao qui sont arrivés à 6 h à Tessalit. A 7 h, on attaquait. A 8 h, les Caesar tiraient. Les légionnaires (2e REP) étaient, eux partis à pied, à 4 h. Je me suis dit : " Les ordres sont donnés. Maintenant, je croise les doigts. "

 

On était prêt à plusieurs dizaines de morts car on craignait une vallée fermée. Eux sur des positions solides et nous avec le ballet des hélicos et des blessés. C'est pour ça que je voulais prendre les puits en moins d'une semaine. En plus, nos soldats étaient en limite physique. Si ça tardait, ils allaient s'écrouler.

 

En face, il y avait des trous. Ce n'était pas Verdun mais bien installé. On ne pouvait les laisser gagner une bataille psychologique : battre l'armée française. Finalement, le 1er ou le 2 mars, ils craquaient partout. On avait gagné. "

 

Les otages français

 

" Les otages, c'est y penser toujours, en parler jamais. Nous avons toujours essayé de les trouver. On continue. "

 

Les adversaires

 

" On s'est souvent demandé au début s'ils n'avaient pas fui. Il est difficile de faire une évaluation des pertes adverses, plusieurs centaines, de 600 à mille. Au nord, il y avait surtout des gens de la bande nord sahélienne ou extérieurs. Nous avons retrouvé des passeports égyptiens, canadiens... C'était un peu le Woodstock du terrorisme. On a découvert un site prêt à installer une base terroriste avec fabrications de bombes, de détonateurs, des ordinateurs... Plus au sud à Gao, nous avons rencontré des Mauritaniens, des gens provenant d'ethnies noires ou arabes, sous le contrôle du MUJAO. Au nord, les petits mercenaires payés par AQMI sont repartis chez eux rapidement.

 

C'était une zone grise en fait avec des groupes terroristes et trafiquants. Au nord, les hommes, à l'est, la drogue et les cigarettes. Ce n'était absolument pas une guerre religieuse. Ce sont des troupes courageuses mais pas valeureuses. Nous ne partageons pas les mêmes valeurs.

 

En Afghanistan, on nous tirait de loin comme des lapins. Là, ils venaient sur nous. Le 92e RI a eu une opération au contact à 800 m au début et ça s'est fini à 10 m au pistolet. Ils se sacrifaient. C'est pour ça que je disais qu'il fallait aller au pas de la légion, 1 km par jour, pas plus mais détruisez-les tous, ils cherchent l'imbrication. "

 

Les enfants soldats

 

" On ne s'y attendait pas. Pour nous, il n'y avait que des jihadistes aguerris. On aurait dû avoir la puce à l'oreille quand des bergers nous disaient qu'on avait volé leurs enfants. Je ne connais pas d'exemples de soldats français ayant tiré sur un enfant soldat mais ça s'est parfois joué à une seconde. Nous avons trouvé des enfants morts dans des bombardements ou blessés par des éclats. Ceux-ci, nous les avons tous sauvés. "

 

Les Touaregs

 

" Nous avons profité des services de guides maliens dès le début février. C'étaient des Touaregs, des gens issus d'une minorité loyale à Bamako. On ne voulait surtout pas favoriser une guerre ethnique. Depuis, ça a un peu évolué. Les MNLA, on passait devant, on les voyait. Mais pour nous, le MNLA, c'était ni ami ni ennemi. "

 

Les armes ennemies

 

" Beaucoup d'armes venaient des stocks de l'armée malienne, pris lors des mois précédents, quelques munitions venant de Libye. Nous avons trouvé également des pièces d'artillerie, des mortiers mais ils ne savaient pas s'en servir. Nous avions peur de tomber sur de l'antiaérien mais non, ce sont des combattants légers. "

 

L'influence

 

" Nous avons touché la population en rétablissant rapidement, à Gao, à Tessalit, les relais GSM coupés car la population était favorable aux armées malienne et française. Nous avons relancé des radios locales maliennes pour expliquer notre action. Nous avons eu en retour une foule de renseignements par des Maliens courageux.

 

J'ai fait aussi monter en première ligne dans la vallée d'Ametettaï une équipe avec des hauts-parleurs. Je leur passais des messages pour qu'ils se rendent. Bon, on n'a pas eu une foule de gens. Beaucoup ont fui par le sud mais les enfants soldats n'ont pas résisté.

 

L'armée malienne

 

" Nous avons eu très souvent des FAMA avec nous. On les mettait en tête et je peux vous dire qu'ils fonçaient. Des généraux nous disaient qu'au contact des Français, ils étaient galvanisés. On a souvent une mauvaise perception mais il n'y a pas que des bataillons formés par l'Union européenne dans l'armée malienne. "

 

Les forces africaines

 

" Je n'ai pas trouvé que la force africaine se soit constituée lentement. Fin mars, début avril, la MISMA devenue MINUSMA a commencé à nous remplacer. Les Tchadiens ont été très courageux dans le nord avec une tactique de rezzou. On entendait à la radio les jihadistes. Nous c'était " les chiens " ; les Tchadiens, c'était " les mouches ". Ça résume. "

 

La suite

 

" La guerre n'est pas finie, on le sait. Les attentats récents à Tombouctou ou Kidal ne sont pas des surprises. Les jihadistes ont pris une raclée mais il reste des éléments qui vont tenter de mener des combats asymétriques à forte résonance médiatique. C'est pour ça que la France va laisser une force de réaction rapide, que la force africaine est déployée et que l'Europe mène la formation de bataillons maliens. Il y a encore des explosions et il y en aura encore mais ça n'a rien à voir avec une zone complètement coupée. "

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 15:55
Serval, quand l’armée filme la guerre - Jeudi 17 octobre à 20h45

24.09.2013 France 2 - Envoyé Spécial

 

Document écrit  par Jean-Christophe Notin et Martin Blanchard

Réalisé par Martin Blanchard, produit par  Kuiv – Michel Rotman

 

Un document exclusif.

 

L’opération Serval au Mali est une guerre sans images pour la presse. Pourtant, dès le premier jour de l’intervention, le 11 janvier 2013, l’armée française a tout filmé ou presque. Ces images jusqu’à présent inédites ont été tournées par des cameramen militaires. Une guerre à huit clos, menée d’abord par l’aviation et les très discrètes Forces Spéciales.

 

Pour la première fois, des journalistes ont pu avoir accès à ces images tournées par l’armée dès le début  du conflit. Des images qui permettent de comprendre quel est l’ennemi que l’armée a combattu et affronte encore au Mali. Avec ce document, on découvre également comment et avec quels moyens se battent les djihadistes.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 07:55

17.09.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

Seconde et dernière partie de l’interview de Pierre Bayle (relire la première partie ici), nouveau responsable de la DICOD sur la réforme de la communication défense.

 

nouveau ministère de la Défense  - Service infographie du Figaro

nouveau ministère de la Défense - Service infographie du Figaro

Le projet Balard prend du retard mais conserve son actualité, est-ce que cela va changer quelques chose pour votre direction ?

 

Le projet Balard n’a pris du retard que dans la progression, mais le but ultime de l’installation des principales fonctions centrales du ministère à l’échéance de l’été 2015 n’a pas changé. Pour la DICOD et les SIRPA d’armée et de service, la date d’arrivée est toujours prévue à l’été 2015, il n’y a pas eu d’évolution. En revanche il s’agit de vérifier que cette co-localisation des acteurs de la communication au niveau central soit bien prévue et organisée dans les schémas actuels d’implantation, pour garantir le succès de l’étape suivante de la réorganisation, qui est la recherche de mutualisations des équipes et moyens.   

 

 

 

 

FOB Interview : Pierre Bayle sur la réforme de la DICoD (2ème partie)

La presse traditionnelle est en crise, les réseaux sociaux ont en parallèle pris une importance grandissante, le paysage médiatique est en plein bouleversement. Quelles sont pour vous les nouvelles contraintes et comment les abordez-vous ?

 

Je redécouvre ici le paysage bouleversé que j’ai eu l’occasion de bien découvrir comme communicant d’entreprise, avec les vulnérabilités spécifiques des sociétés cotées en bourse et soumises à la pression médiatique, obligées de réagir dans l’instant pour éviter des chutes spectaculaires en Bourse. Tous les jours se confirme l’accélération du flux médiatique, la confusion des périmètres et la disparition des frontières traditionnelles entre catégories de médias, la déstabilisation des médias eux-mêmes du fait de l’irruption de tous les canaux de l’information instantanée et non vérifiée. La défense a été en pointe il y a vingt ans dans le développement de son site défense.gouv.fr, nous nous efforçons aujourd’hui d’affirmer notre présence dans la blogosphère et d’apprivoiser de nouveaux médias comme Twitter, qui se révèle un outil très utile. Nous apprenons de nos erreurs, et nos expérimentations sur Facebook nous rendrons plus efficaces même sur les outils plus traditionnels comme le site institutionnel. 

FOB Interview : Pierre Bayle sur la réforme de la DICoD (2ème partie)

Dès l’ouverture du théâtre malien, plusieurs centaines de journalistes ont débarqué sur place, dont forcément de nombreux déçus. Comment avez-vous géré cet afflux ? Quelles sont les leçons qui peuvent être tirées de ce conflit sur l’aspect communication ?

 

Le théâtre malien est immense, avec des élongations de 1500 à 2000 km entre la capitale et les zones des combats à l’est et au nord-est, ce qui ne facilitait pas l’accès des journalistes sans recours aux moyens militaires. De plus les contraintes opérationnelles très fortes dans un déploiement initial aussi rapide nous ont amené à ne pas compromettre la sécurité des troupes en évitant cette irruption massive dont vous parlez. Malgré tout, dans des conditions géographiques, climatiques et de sécurité assez tendues, le maximum a été fait pour faciliter l’accès des médias sans compromettre ni la sécurité des soldats, ni évidemment celle des journalistes. Pour les six premiers mois de l’opération Serval, nous avons accueilli 529 journalistes de 327 médias différents, ce qui est considérable, et nous en avons transporté plus de la moitié en avion à travers le théâtre d’opérations. Simultanément, nous avons fourni aux médias des centaines de photos et de bandes-éléments vidéo réalisées pas nos propres opérateurs pour fournir la couverture la plus complète possible des événements. Enfin des points de situation ont été fournis à l’occasion de chaque point de presse hebdomadaire de la DICOD, complétant ainsi la chaîne de la communication opérationnelle. La principale leçon est ainsi qu’en mettant en place dès le premier jour un dispositif d’officiers de presse et d’opérateurs d’image sur le terrain, avec fourniture en base arrière de briefings et d’images, on réalise le meilleur compromis possible entre les contraintes de sécurité opérationnelle et les exigences des médias.

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 21:55
FOB Interview : Pierre Bayle sur la réforme de la DICoD (1ère partie)

Pierre Bayle et son nouvel adjoint, le général Barrera, qui a commandé l’opération Serval au Mali (photo prise le 13 juillet dernier quand le président malien l’a décoré du Mérite malien)

 

16.09.2013 Par Guillaume Belan (FOB)

 

Pierre Bayle, ancien journaliste (AFP, TTU), a ensuite embrassé une carrière dans la communication défense: au Ministère de la Défense où il a été à l’origine de la création de la DICOD (Délégation à l’information et à la communication de la défense) puis dans le secteur industriel (MBDA, EADS) avant d’être nommé à la tête de la communication du Ministère de la Défense (relire l’article de FOB sur sa bio et sa nomination) il y a quelques mois. En pleine période de restructuration et sur fond de crise des médias traditionnels, Pierre Bayle revient pour FOB sur sa nomination et la conduite de la restructuration de son service.

 

Dans quel état avez-vous trouvé la communication de la défense à votre arrivée ?

 

Beaucoup a déjà été fait et beaucoup reste à faire : la DICOD est jeune, elle a été créée en 1998 et a réussi sa montée en puissance comme organisme porte-parole du ministère de la défense. Il reste à renforcer son rôle de coordinateur de l’ensemble de la communication des armées et services de la défense, un rôle bien prévu dans son principe par le décret créant cet organisme mais inégalement appliqué depuis, c’est ce qu’ont constaté de manière convergente deux audits réalisés avant mon arrivée, un audit externe et un audit interne fait par le Contrôle général des armées.

 

Avec quel état d’esprit et quels objectifs avez-vous repris les rênes de la DICOD ?

 

J’ai reçu du ministre qui m’a accordé sa confiance en me nommant à ce poste une mission très ambitieuse : mettre en œuvre dans le périmètre de la communication les principes de modernisation et simplification qui s’imposent à l’ensemble des structures centrales du ministère. C’est un défi auquel j’ai été préparé par l’expérience de trois fusions et restructurations dans le secteur de l’entreprise industrielle privée (Aerospatiale Matra, EADS et MBDA).

 

Vous avez lancé un plan de réforme de la communication du Ministère de la Défense, quels en sont les objectifs et les mesures ?

 

L’objectif qualitatif est la professionnalisation de l’ensemble de l’outil de communication ; l’objectif quantitatif est de réussir une densification spectaculaire des équipes ; le moyen de cette réforme est la fixation d’un point d’étape commun qui s’insère au milieu du processus de transformation, l’aménagement à Balard courant 2015, un aménagement qui est donc à la fois un défi et une chance pour le changement. Dans l’immédiat, nous venons de mener à bien la première étape qui est la réorganisation de la DICOD elle-même, avec une nouvelle structure interne et de nouveaux chefs de département, et l’entrée en fonctions cette semaine d’un nouvel adjoint, le général Bernard Barrera, à peine revenu du Mali où il a commandé les forces terrestres de l’opération Serval.

 

Cette réforme prend place dans le cadre d’une réforme plus générale de la Défense, avec une contribution de votre Ministère au redressement des comptes publics. Concrètement en quoi la DICOD va-t-elle être concernée ? Des réductions d’effectifs notamment sont-ils prévus ?

 

La déflation est spectaculaire mais étalée dans le temps. L’ensemble des emplois permanents de la défense représentait plus de 1200 personnes en 2008, l’objectif  à atteindre au terme de la loi de programmation militaire est de 650 personnes. Cette réduction spectaculaire se fera avec un palier intermédiaire à Balard en 2015, car si des synergies nouvelles peuvent être dégagées d’ici 2015, en plus des efforts déjà réalisés entre 2008 et 2013, ce n’est qu’à partir d’une co-localisation des équipes sur un même plateau à Balard, qu’on pourra atteindre de véritables mutualisations.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 12:55
source LeTelegramme

source LeTelegramme

le 11/06/2013 Le Point.fr

 

Une enquête du "Télégramme" fait état de "nombreuses failles de sécurité" sur le site qui abrite les sous-marins nucléaires français.

 

"La sécurité de notre dissuasion" nucléaire "n'est pas en défaut", a assuré mardi Pierre Bayle, porte-parole du ministère de la Défense. "Je tiens à rassurer tous ceux qui craindraient pour la sécurité de notre dissuasion, celle-ci n'est pas en défaut", a déclaré lors d'un point de presse Pierre Bayle, après la publication par le quotidien Le Télégramme d'une enquête faisant état de "nombreuses failles de sécurité" sur le site de l'île Longue qui abrite les sous-marins nucléaires français, en rade de Brest.

 

Dans son édition de mardi, le quotidien breton souligne notamment que sur la base, il n'y a "pas de système de contrôle biométrique, qui offre pourtant une incomparable garantie d'authentification grâce à la reconnaissance digitale et/ou de l'iris de l'oeil". L'identification des personnels autorisés à y pénétrer "s'effectue au moyen de badges nominatifs équipés d'une simple bande magnétique (très facilement copiable) et d'une photo", explique le journaliste qui signe l'enquête, Hervé Chambonnière, en ajoutant que "ces badges ne permettent pas non plus de tracer leurs porteurs, et notamment de savoir s'ils ont bien quitté la base en fin de journée". Quant aux véhicules, le sésame consiste en "un vulgaire morceau de feuille de papier blanc, où figurent quelques informations basiques", selon le quotidien.

 

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