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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 13:55
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

 

09.01.2017 par Alain Establier - SDBR

 

SDBR : Vous étiez il y a peu Officier général Cyberdéfense donc COMCYBER du MINDEF. Après 6 ans passés à construire cette responsabilité, quel regard portez-vous sur cette période ?

 

Arnaud Coustillière : Lorsque j’ai commencé, à l’été 2011, nous étions quatre pour traiter le cœur du sujet Cyber au sein du ministère de la Défense, aidés par une petite centaine de personnes éparpillées dans le ministère. A mon départ en septembre 2017, l’état-major COMCYBER, d’environ 75 personnes, avait la tutelle sur environ 3000 personnes décentralisées au sein du MINDEF. Cela montre d’une part  que les engagements, annoncés par les Lois de Programmation Militaire (LPM) de 2008 et 2013, ont été tenus, d’autre part que les Armées disposent d’une vraie capacité de combat cohérente sur l’ensemble de l’espace numérique, allant de la prévention, de la protection et de la réaction à l’engagement contre nos ennemis dans le cadre du droit des conflits armés. C’est la preuve aussi que le Cyber n’était pas un effet de mode, puisque les attaques informatiques ont aujourd’hui envahi tout notre quotidien : pas un jour sans attaque, pas un jour sans exemple que la révolution numérique est en marche, avec des risques qui menacent les forces militaires mais aussi la vie privée de chacun de nous, au travers des objets connectés, des jouets, etc. Nous assistons vraiment à une « révolution numérique » qui envahit toute la vie en société. Pour leur capacité de combat, les Armées françaises ont été précurseurs en ce domaine en Europe, grâce au soutien sans faille des ministres, des parlementaires et des chefs d’Etat-major successifs, ce qui leur permet de ne pas être aujourd’hui en retard d’une guerre.

 

Que reste-t-il à faire à votre successeur, le général Olivier Bonnet de Paillerets, nouveau COMCYBER ?

 

J’ai eu la chance de participer à la création d’une capacité de combat des Armées, qui a atteint une taille significative en moins de 6 ans grâce à un processus très « start-up ». Dans le cadre de la LPM et de la revue Cyber, cette capacité va continuer à grossir et va donc devoir se structurer et s’industrialiser. Cependant, n’oublions pas que nous sommes avant tout des acteurs du numérique, donc nos organisations doivent rester agiles, mobiles, mouvantes, capables de s’adapter à la menace aussi rapidement qu’elle évolue, ce qui ne cadre pas forcément avec des organisations lourdes. Nous sommes une force de combat permanente (Etat-major, Task Force), dans laquelle sont puisés des combattants qui sont ensuite agrégés à des dispositifs opérationnels. Le COMCYBER doit rester agile face à des attaques de plus en plus surprenantes et déstabilisantes : exemple, pendant des mois Daech (EI) est resté caché au cœur du Web des démocraties occidentales avant qu’on ne l’en déloge ; autre exemple, contrairement à Conficker en 2009 (9 millions d’ordinateurs sous Windows XP infectés), WannaCry en 2017 a été le premier virus propagé avec une charge, d’où sa possibilité de sabotage à grande échelle ; dernier exemple, les risques à l’échelle d’une nation se sont concrétisés en 2016 par l’attaque du botnet Mirai qui a fait tomber l’internet du Liberia et, plus récemment, par le Vietnam qui a perdu totalement son Internet pendant quelques heures.       

 

Vous êtes aujourd’hui en charge de la direction générale des systèmes d'information et de communication (DGSIC). Quelle est votre mission ?

Le ministère de la Défense est engagé dans une profonde transformation numérique, comme toutes les organisations aujourd’hui. La différence entre la transformation numérique et la démarche de numérisation des processus nécessite de tenir compte de la propagation absolument galopante du numérique, de prendre en compte les nouveaux modes de relations que le numérique génère (plateforme), avec la nouvelle organisation que cela amène (ruptures dans les usages et dans les processus). Cette notion d’espace a sa propre logique qui nous amène à changer notre façon de travailler et nous sommes au début de cette révolution. Nous sommes aussi au début d’une révolution informatique, les gros systèmes atteignant leurs limites, qui va imposer la généralisation des démarches agiles tout en assurant la résilience des systèmes (ce que les grands projets informatiques ont encore du mal à intégrer) ; concilier informatique agile et informatique « socle » est un vrai défi. Nous sommes face à un secteur très agile au contact des utilisateurs (avec des applis en mouvement) qui repose en fait sur un socle un peu comme un  iceberg, qui fait appel à la très haute technologie qui évolue vite et coûte très cher (IA, Big Data, flux de transport des données, etc.). Donc il s’agit bien d’une révolution numérique en marche et nous voyons, dans les organisations, des DSI groupe accompagner la transformation numérique et les modèles d’organisation. De la même façon, le MINDEF est en train de suivre ce mouvement, que le ministre appuie comme une priorité : c’est un axe de progrès et de transformation important du ministère.

 

Quel est votre calendrier de mission ?

La lettre de mission du ministre me donne deux grands axes : une autorité fonctionnelle élargie pour consolider la gouvernance de la fonction SIC du MINDEF de façon rapide (coordination des ressources humaines et des ressources financières) et pour mettre en place, si nécessaire, une bonne gouvernance des projets ; être chef d’orchestre de la transformation numérique du ministère, c'est-à-dire être en fait le DSI groupe, aidé par les 40 personnels de DGSIC. La DSI groupe doit donc prouver sa valeur ajoutée, en comblant ce que les DSI des entités ne font pas (SGA, DIRISI**, etc.) et en faisant du transverse. C’est un mouvement qui se veut cohérent avec les autres mouvements au sein de l’Etat (secrétariat d’état au numérique, DINSIC, volet numérique d’Action Publique 2022). 

 

Vous avez également été nommé « administrateur ministériel des données ». Concrètement, que recouvre ce titre ?

Le numérique permet d’échanger des données et « l’or noir » du numérique réside dans la bonne exploitation de ces données : les rendre disponibles pour être capable d’échanger et de passer des outils d’analyse (ce qui a fait la fortune des GAFA). La donnée doit donc être partagée dans des zones de confiance internes : RH, MCO, réseaux, opérations, etc. Pour cela, il faut commencer par cartographier les données du ministère, savoir où elles se trouvent, sous la responsabilité de qui, pour pouvoir constituer des « data lakes » : un endroit de confiance, où sont rassemblées différentes données du MINDEF, capable de supporter des technologies d’analyse et d’intelligence artificielle. Le « data lake » permet à des métiers, différents mais complémentaires, de venir y chercher des informations nécessaires à la mission. Ce qui est aujourd’hui dans des silos doit pouvoir être hébergé dans des serveurs communs, pour autant ces serveurs doivent être capables de supporter ces énormes flux de données. Ces données seront essentiellement conservées dans le Cloud du MINDEF ; si certaines données peuvent être hébergées à à terme l’extérieur, elles le seront chez des partenaires de confiance (sous contrôle ANSSI), avec une charte éthique, en France et sous la loi française.

 

Madame le ministre a fixé, dans le cadre de la LPM, la mission de « restaurer la soutenabilité de nos engagements ». Quelle implication pour DGSIC ?

La transformation numérique va permettre de simplifier un certain nombre d’actes administratifs, de dématérialiser toute une série de relations internes : par exemple, dans « mission numérique » a été placé l’objectif « dites-lui qu’une fois », ce qui va être très dur à atteindre mais c’est un objectif qu’il faut s’efforcer de réaliser pour l’identification des personnels (à travers le projet Eureka de portail unique de soutien). Derrière ces objectifs, restent à solutionner les problématiques d’identifiant unique numérique au sein du MINDEF. Mon rêve serait d’arriver à donner un avatar unique à l’engagé, à son entrée au ministère, qui devienne son sésame dans toutes ses démarches durant son passage au sein des Armées : exemple, j’ai 38 ans de service et, lorsque je passe la visite médicale, je perds à chaque fois un certain temps à remplir des papiers où on me demande mes nom, prénom, âge et adresse… des milliers d’heures perdues par an par l’ensemble du personnel ! Voilà le type de révolution culturelle que la révolution numérique doit permettre, pour améliorer la productivité et pour que chaque personnel se consacre à des taches à valeur ajoutée. Mais une simple gestion de droits nécessite un système complexe, l’iceberg dont je parlais, pour un corps social qui connaît environ 50.000 déménagements d’individus par an !

 

Madame Parly a écrit aussi « investir résolument dans l’avenir pour que notre outil de défense puisse faire face aux menaces de demain ». Quel impact pour DGSIC ?

Dans tout ce que dit la revue stratégique, le numérique est aussi prégnant dans le domaine du combat. Le numérique est en fait le nouveau nom des SIC, davantage tourné vers les usages de niveau stratégique et moins considéré comme élément d’appui et de soutien : c’est un espace à part entière dans lequel il faut concevoir la manœuvre au même titre qu’elle est conçue en milieu terrestre, aérien ou marin. Aujourd’hui, nous concevons la manœuvre numérique pour attaquer ou nous défendre, mais nous devrons aller au-delà du management des informations en utilisant les futurs « data lakes », en étant capables d’y faire des analyses ou des requêtes et en recevant des informations directement exploitables comme avantage par les forces de combat.

 

Quel est votre horizon de déploiement ?

Le document d’ambition numérique est sorti le 30 novembre 2017 et nous allons proposer au ministre un plan stratégique fin février 2018. Ce plan définira les jalons et les rendez-vous nécessaires, et un calendrier. Parallèlement, se déroule le projet « Défense Plateforme » qui est un ensemble de briques fonctionnelles, dont DGSIC est pilote fonctionnel. Chaque brique est destinée à résoudre un problème particulier, instrumentalisé par sa réalisation technique confiée, dans la plupart des cas, à la DIRISI. Ce projet démarre rapidement pour être au rendez vous des premières application mais va ensuite durer plusieurs années. Les premières briques vont concerner la cartographie puis mise à disposition des données par secteur (technologies particulières des data center), la gestion des identités, l’hébergement (projet de hard), la fonction de transfert Intranet/Internet. La brique de cartographie des données vient de débuter avec une assistance externe pour des premiers livrable en exploitation avant  l’été 2018. La révolution numérique des Armées est donc en marche…

 

 

 

*Le 1er septembre 2017 il a été nommé directeur général des systèmes d’information et de communication du ministère des Armées, et élevé au rang de vice-amiral d’escadre. Il est officier de la Légion d’honneur, commandeur de l'ordre national du Mérite et commandeur de l’ordre de la Croix de l’Aigle de la république d’Estonie.

** DINSIC : direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État. DIRISI : direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information de la Défense.

 

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 17:55
Crédits : ANSSI

Crédits : ANSSI

 

28.01.2016 ERCOM

 

Ercom, expert français des communications sécurisées, déploie et opère sa solution Cryptosmart (seule solution certifiée Diffusion Restreinte par l’ANSSI et labellisée France Cybersécurité) au sein du Ministère de la Défense et de la présidence de la République.

 

Le contrat avec la Direction Interarmées des Réseaux d'Infrastructure et des Systèmes  d'Information (DIRISI au Ministère de la Défense) porte sur la sécurisation des terminaux et des communications (voix, données et SMS) de plus de 20 000 utilisateurs. Ce choix confirme le  leadership et l’expertise acquis en ce domaine par la société Ercom, PME française de haute technologie et membre d'Hexatrust.

 

De nombreux acteurs reconnaissent ainsi  la pertinence  et l’efficacité de la solution Cryptosmart d’Ercom:

• Le ministère de la Défense  et d’autres institutions publiques, dont l’Elysée et le  Ministère des  Affaires Etrangères, ont déployé  la solution Cryptosmart intégrée par Orange.

• Samsung et Ercom ont décidé de s’associer afin de développer une solution complète de  protection des  communications voix, data, SMS et applications des  terminaux mobiles.

• Cryptosmart équipe  par ailleurs de nombreuses  organisations, gouvernements, institutions et grands groupes  français et internationaux.

 

«Nous sommes  très heureux d’accompagner  des clients  aussi prestigieux et  exigeants. Nos produits, qui seront présentés au prochain Mobile World Congress à Barcelone, répondent aux contraintes de  sécurité les plus fortes tout en préservant la  simplicité de l’expérience utilisateur, condition sine quanon pour faciliter l’adoption par nos clients » explique  Yannick Dupuch, Président Directeur Général d’Ercom.

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 07:55
photo EMA

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05/10/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 2 octobre 2015, répondant à l'invitation des militaires et civils de la direction Interarmées des Réseaux d’Infrastructures et des Systèmes d’Information de la Défense (la DIRISI), le général de Villiers s'est rendu au fort du Kremlin Bicêtre pour fêter avec eux la Saint Gabriel, le patron des transmetteurs.

 

Mesurant l'effort accompli par ces spécialistes pour l'installation de l'EMA à Balard en juin 2025, le CEMA s'était promis de les retrouver à l'occasion de la fête de leur patron d'arme. Lors de son discours, il leur a redit toute son admiration pour leur prouesse : « Ce vous avez fait pour l’installation à Balard est exceptionnel. Votre mission est exigeante, et le soleil ne se couche jamais sur les opérations de la DIRISI, la direction qui relie les hommes et les femmes des armées. »

 

Repères

La DIRISI est l’opérateur des SIC de la défense. Elle assure la direction, l'exploitation et le soutien des réseaux et services de télécommunication au profit de l'ensemble des organismes du ministère.

Son directeur est le général de corps aérien Grégoire Blaire.

Dans le cadre de la transformation des armées, son projet de service « Quartz » soutient une dynamique de modernisation permanente. Tout en étant engagée dans une transformation capacitaire de grande ampleur, elle accompagne les évolutions du ministère, notamment le transfert des SIC pour le regroupement du commandement des armées à Balard.

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 16:25
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

08/07/2015 Sources : État-major des armées

 

La semaine du 22 au 28 juin 2015 a été particulièrement chargée pour le groupe régional d’intervention NEDEX (neutralisation, enlèvement et destruction d’explosif et « destruction » par explosif) des forces armées aux Antilles (FAA).

 

Les 22 et 23 juin 2015 tout d’abord, une opération interarmées s’est déroulée sur le site de la direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information de la défense (DIRISI) de Rivière Salée. La mission : démonter une antenne devenue obsolète qui menaçait de s’effondrer. Les contraintes : l’antenne se trouve sur un site marécageux interdisant l’utilisation de véhicules. La solution : une intervention en deux phases avec la mise à terre et le découpage du pylône par le GRIN (groupe régional d’intervention de neutralisation), puis un transport des tronçons de l’antenne par élingue grâce au concours de l’hélicoptère Alouette III de l’escadrille 22S déployé au sein des FAA vers une zone accessible. Pour mener à bien cette opération peu commune, la DIRISI (direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'informations) de Fort-de-France a supervisé l’intervention et assuré la coordination sur place des équipes composées de personnel de la DIRISI, mais également du GRIN, de la 22S, du 33erégiment d’infanterie de Marine, du groupement de soutien de la base de Défense des Antilles, du centre médical interarmées, du détachement des fusiliers-marins et de l’État-major interarmées.

 

 

Suite de l'article

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 10:55
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

07/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Opérateur unique des systèmes d'information et de communication de la Défense, la Direction Interarmées des Réseaux d'Infrastructure et des Systèmes d'Information (DIRISI) est en première ligne sur le déménagement à Balard. Avec la mise en place d'un centre d'opération SIC dédié, cette bascule est conduite comme une véritable opération militaire.

 

L'installation à Balard constitue une opération d'ampleur inédite... et un véritable défi, puisqu'il s'agit de de réinstaller, en quelques semaines, plus de 9 000 usagers, sans interrompre le service informatique et sans oublier de transférer les sauvegardes et les logiciels.

 

Au cœur de cette manœuvre, la bascule du centre de planification et de commandement des opérations (CPCO) a constitué la phase la plus critique.

 

Dans une situation marquée par l'importance de l'engagement opérationnel de nos forces, l'enjeu était de garantir la bascule de la conduite stratégique des opérations de l'Ilot Saint Germain vers le Pôle Opérations de Balard, sans discontinuité du commandement !

 

Pour réaliser cette prouesse, plus de 1000 hommes et femmes de la DIRISI, civils et militaires, sont quotidiennement engagés dans la manœuvre Balard... week-end compris pour nombre d'entre eux : 300 opèrent directement sur le site de Balard et 700 dans le reste de la France, notamment dans les centres nationaux de mise en œuvre et d'appui à distance.

 

Interlocuteur privilégié des occupants de Balard pour toutes les demandes relevant du domaine SIC, le Service Desk de Maisons-Laffitte (SDK MLF) s'est lui aussi adapté pour relever le défi du déménagement et faciliter l'installation des usagers en leur garantissant un service ininterrompu.

 

S'appuyant sur le renfort du « SDK » de METZ, le SDK de MLF a procédé à une réorganisation interne, créant un plateau dédié, armé par 20 opérateurs.

 

Habituellement en charge des bases de défense (BdD) de la région parisienne, d'Orléans et d'Evreux, l'action du SDK de MLF a été concentrée sur l'Ile-de-France durant la phase de déménagement, le SDK de Rennes prenant le relais pour les BdD situées hors de ce périmètre. Son rôle est de préparer l'arrivée des usagers et de les accompagner pendant les 48 heures suivant leur installation.

 

Tout au long de l'opération Balard, le personnel de la DIRISI est mobilisé pour garantir un accompagnement optimal afin d'assurer la continuité des missions et la meilleure qualité de service possible.

 

REPÈRE

Le Service Desk (SDK) de Maisons-Laffitte (MLF) est l'un des quatre centres de service qui constituent le Centre National d'Appui à Distance (CNAD) des SIC de la Défense. En assistant quotidiennement les usagers du ministère, ces centres constituent des maillons essentiels de l'efficacité opérationnelle de la DIRISI. Ils sont, 365 jours par an et 24 heures sur 24, le point d'entrée unique des appels téléphoniques et des demandes d'intervention SIC, au profit de tous les usagers « défense ».

Dans le cadre de la bascule de commandement à Balard, il réalise ainsi plusieurs opérations techniques avant le déménagement. Elles permettent de récupérer les données et logiciels dont l'utilisateur disposait sur son site de départ. Dès les nouveaux postes installés à Balard, les équipes peuvent commencer à y basculer les sauvegardes. Celles-ci sont vérifiées avec soin et des correctifs y sont éventuellement apportés jusqu'à la veille du départ de l'usager pour ses nouveaux locaux. A son arrivée, et pour 48 heures, l'utilisateur dispose d'un guichet unique, armé par le personnel du centre interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information (CIRISI) Balard. Il est chargé de faciliter l'installation et de régler les problèmes éventuellement rencontrés. Au-delà de ce délai le SDK redevient l'interlocuteur privilégié des usagers.

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 11:55
photo EMA

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03/04/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Sur la base de défense (BdD) de Rennes, la distribution des colis individuels d’habillement est désormais assurée au plus près du militaire.

 

Après avoir commandé ses effets via le site de distribution par correspondance (DPC) du service du commissariat des armées (SCA), le militaire devaient auparavant récupérer son colis au magasin du corps, ce qui générait des contraintes pour les unités soutenues. Il fallait en effet consulter le site à plusieurs reprises, choisir le moment opportun pour se rendre au magasin et trouver un véhicule.

 

Le service de soutien commun (SSC) du GSBdD de Rennes a donc décidé d’améliorer le service rendu. Sa démarche a reçu l’appui de la direction interarmées des réseaux d’infrastructures et des systèmes d’information (DIRISI). Cela s’est traduit dans un premier temps par le développement d’un nouveau logiciel de suivi des commandes, puis par la mise en œuvre d’un système de livraison efficient.

 

Si les commandes s’effectuent toujours en ligne, le soutenu précise désormais quand et où, sur le site, il souhaite être livré. L’application développée se charge ensuite de confirmer par mail ces informations puis d’assurer le suivi de la commande. Le militaire reçoit des mails à chaque étape de sa commande. Le vaguemestre prend en compte dans sa tournée quotidienne de distribution du courrier, la livraison de ces colis. Grâce à l’application, il peut adapter son véhicule en fonction du nombre de colis à distribuer, selon la date de livraison souhaitée par le soutenu.

 

Après plusieurs mois de fonctionnement, le nouveau processus donne entière satisfaction. S’il facilite la vie des administrés, il permet de surcroît aux personnels du magasin de mieux gérer leurs stocks et de connaître avec précision les différents délais de traitement et d’acheminement de l’ensemble des colis.

 

S’inscrivant également dans une démarche d’éco-mobilité, cette pratique permet une diminution des coûts de transport et aussi de limiter l’absence des personnels à leur poste de travail. Des gains non négligeables pour la BdD et les unités.

 

Soucieux de répondre aux objectifs fixés par le SCA dans le cadre de son plan de transformation, le GSBdD de Rennes a prouvé son attachement à la qualité du service rendu et à la préservation de la proximité du soutien.

 

Un bel exemple pour être « opérationnels, autrement » !

crédits : EMA

crédits : EMA

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 12:55
La fonction achats de la DIRISI à l’honneur

 

20/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

La 7e édition des Trophées « Décision Achats » qui s’est déroulée à Paris le 16 mars dernier, a vu la DIRISI récompensée d’un trophée de bronze dans la catégorie « Achats responsables ».

 

Les trophées « Décision Achats » sont une manifestation professionnelle organisée par la rédaction du magazine Décision Achats. L’objectif est de mettre en lumière les initiatives et les acteurs les plus remarquables de la fonction achats, dans le privé comme dans le public.

 

Devant près de 400 professionnels, la DIRISI a été distinguée dans la catégorie « achats responsables » pour son approche globale dans la gestion des déchets d'équipements électriques et électroniques.

 

Le trophée de bronze obtenu récompense une démarche collective innovante, tant du point de vue de la définition des besoins et de l’articulation de la gestion des déchets dans le cadre du projet COBALT (Combinaison Optimale de Bureautique, d'Assistance des usagers, de Logistique et de Télé-administration), que de celui des achats.

 

En instituant un partenariat sur 4 ans avec l’éco-organisme EcoLogic, une PME spécialisée pour assurer la collecte et le retraitement des déchets, et en intégrant des obligations sociales fortes en direction des catégories de publics les plus éloignés de l’emploi, la DIRISI démontre son exemplarité en matière de protection de l’environnement et de développement de l’économie sociale et solidaire.

 

De plus, la convention à coût zéro signée avec la société EcoLogic permet à la DIRISI de réaliser une économie 1,8 M€ sur la période.

 

Pour cette 7ème édition, la DIRISI est le seul service de l’Etat à avoir obtenu un prix.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 12:55
Deuxième édition pour l’exercice de cyberdéfense DEFNET

 

20 mars, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

À l’automne 2014 s’était tenu l’exercice DEFNET 2014, un exercice interarmées de cyberdéfense d’un genre nouveau. À cette occasion, une soixantaine d’experts de cyberdéfense et de cybersécurité s’étaient réunis sur le site des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan  pendant 4 jours.

 

DEFNET 2014 a permis de valider des procédures opérationnelles dans l’emploi des groupes d’intervention rapide (GIR). Il a aussi permis d’apporter des évolutions dans le format actuel de la formation et de l’instruction cyber.

 

Avec DEFNET 2015, on passe à un échelon supérieur.  Celui-ci se déroule sur 7 sites sur le territoire nationale ainsi que sur deux navires de la marine et ce durant 12 jours (du 16 au 27 mars). Cette édition doit permettre d’entraîner nos forces spécialisées cyber depuis le niveau le plus bas jusqu’au niveau du Centre de planification et de conduite des opérations.

 

Les objectifs de l’édition 2015 sont multiples : expérimenter un modèle de centre opérationnel et le fonctionnement d’une réserve cyberdéfense dans un cadre opérationnel ; entraîner les joueurs à la planification et à la conduite des opérations dans le domaine de la lutte informatique défensive, au déploiement d’unités cyber (Terre, Mer, Air, DIRISI, expérimentation réserve Rennes et Paris) et à la prise en compte de la dimension cyber des opérations par des non spécialistes.

 

Le scénario de DEFNET 2015 simule, dans un contexte international fictif, des menaces et des attaques cyber multiples contre plusieurs sites sur des thèmes très différents, au plus proche de la réalité. Associant les spécialistes de cyberdéfense des unités interarmées et des trois armées, cet exercice revêt une ampleur plus importante et un caractère résolument interarmées.

 

Plusieurs établissements d’enseignement supérieurs, spécialisés dans les sciences appliqués et notamment les télécommunications, participent à l’exercice.

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 08:55
Le directeur de la DIRISI invité de la Lettre Entreprises & Défense

 

source Entreprises & Défense

 

Le général de corps d'armée aérien Grégoire Blaire, directeur de la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information de la Défense, est l'invité du nouveau numéro d'Entreprises & Défense, la Lettre trimestrielle de l'Association des entreprises partenaires de la Défense.

Au sommaire également de ce numéro :

  • La Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD).
  • La contribution des armées au plan Vigipirate « Alerte Attentat ».

Pour télécharger ce numéro d'Entreprises & Défense : pdfLIEN

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 08:55
 Visite du CEMA à la DIRISI - Maisons-Laffitte


13/02/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 12 février 2015, le général de Villiers s’est rendu à Maisons-Laffitte sur le site de la  Direction Interarmées des Réseaux d’Infrastructures et des Systèmes d’Information de la Défense (DIRISI).

 

Opérateur SIC de la défense, la DIRISI concentre sur le camp militaire « Gallieni » les centres qui constituent son cœur opérationnel, au premier rang desquels figure le COD : centre d’opération de la DIRISI.  Six autres centres nationaux sont également présents sur ce camp. Ils sont chargés de la mise en œuvre des réseaux, des moyens satellitaires, de l’assistance informatique à distance, des intranets, de la gestion des fréquences et du chiffre.

Pour le CEMA, il s’agissait donc d’aller à la rencontre des opérationnels du soutien SIC dont la haute maîtrise technique fait la fierté des armées.

A son arrivée à la DIRISI, il a été accueilli par son directeur central, le général de corps aérien Grégoire Blaire qui l’a invité à participer à la lever des couleurs. La cérémonie à peine achevée, le général de Villiers, fidèle à son habitude, a profité de la proximité de la forêt de Maisons-Laffitte pour entraîner les spécialistes des systèmes d’information dans un footing de cohésion à ses côtés.

 

Plus tard dans la matinée, il a présidé l’inauguration du bâtiment du COD, baptisé du nom du sous-lieutenant Elisabeth Torlet du Corps féminin des Transmissions, dont les soldats furent surnommés  les « Merlinettes ». Capturée lors d’une mission clandestine en France et exécutée par les allemands le 6 septembre 1944, le sous-lieutenant Torlet a fait preuve d’un comportement héroïque. En donnant son nom à un centre, qui supervise « 24/7 » le déploiement et le fonctionnement des SIC, la DIRISI a voulu non seulement honorer sa mémoire, mais surtout s’imposer de suivre son engagement.

A l’issue de sa visite, le CEMA a tenu à féliciter les hommes et les femmes qu’il a rencontrés pour leur maîtrise technique, leur expertise unique et leur disponibilité. S’adressant à eux, il constaté avec fierté que « le soleil ne se couche jamais sur les opérations de la DIRISI : la direction qui relie les hommes et les femmes des armées ».

 

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REPERES

 

La DIRISI, son projet et son centre d’opération :

La DIRISI est l’opérateur des SIC de la défense. Elle assure la direction, l'exploitation et le soutien des réseaux et services de télécommunication au profit de l'ensemble des organismes du ministère.

Dans le cadre de la transformation des armées, son projet de service « Quartz » soutient une dynamique de modernisation permanente. Tout en étant engagée dans une transformation capacitaire de grande ampleur, elle accompagne les évolutions du ministère, notamment le transfert des SIC pour le regroupement du commandement des armées à Balard.

Centre de permanence 24/7 de la DIRISI, le COD assure le suivi de la mise en condition opérationnelle des SIC opérés par la DIRISI et le suivi en temps réel des prestations offertes aux usagers. Il exerce une autorité sur l'ensemble des centres nationaux de mise en œuvre de cette direction.

 

Les centres nationaux de mise en œuvre à Maisons-Laffitte :

Le centre national d’appui à distance des SIC ou service desk (SDK) a pour mission de rétablir le service et de gérer les prestations récurrentes au profit des utilisateurs du ministère de la défense. Le centre national d’appui à distance des SIC est implanté à Maisons-Laffitte, Rennes, Toulon et Metz.

Le centre national de mise en œuvre des réseaux (CNMO R) est responsable de la supervision et de la télé-administration des réseaux de la défense. Le CNMO R est implanté à Maisons-Laffitte et à Toulon.

Le centre national de mise en œuvre des intranets (CNMO I) est responsable de la mise en œuvre des services communs nécessaires au fonctionnement des systèmes d'information. Le CNMO I est implanté à Maisons-Laffitte, Rennes et Toulon.

Le centre national de mise en œuvre des moyens satellitaires (CNMO MS) est responsable de la planification, de la supervision et de l'exploitation de l'ensemble des réseaux satellitaires.

Le centre national de gestion des fréquences (CNGF) assure principalement la gestion nationale des assignations de fréquences, des sites et des servitudes du ministère de la défense. Il effectue la coordination des fréquences avec les entités extérieures au ministère et assiste la direction générale des systèmes d'information et de communication (DGSIC) dans la définition de la politique du ministère.

Le centre national de mise en œuvre du chiffre (CNMO C) est implanté à Maisons-Laffitte.

 

 Visite du CEMA à la DIRISI - Maisons-Laffitte Visite du CEMA à la DIRISI - Maisons-Laffitte
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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 12:55
A Metz, le « 13 » fait peau neuve

 

10/02/2015 Sources : État-major des armées

 

Plus connu sous son numéro d’appel, le « 13 », le centre de service (SDK) de Metz a reçu le 30 janvier dernier la visite du général de corps aérien Grégoire Blaire, directeur central de la DIRISI, pour l’inauguration de ses nouveaux locaux.

 

Lancés l’été dernier, les travaux ont été conduits sans la moindre interruption de service. Le mérite en revient au personnel qui a su assurer un soutien de qualité au profit de tous les usagers du ministère. Les nouveaux locaux, livrés fin janvier, comprennent notamment trois « salles d’opérations » modernes permettant au SDK d’assurer au mieux ses missions.

 

Poursuivant sa montée en puissance dans le cadre du projet Quartz de transformation de la DIRISI, le SDK a pour objectif de réduire le nombre et la durée des indisponibilités des systèmes d’information et de communication (SIC). Il contribue ainsi à l'amélioration continue des SIC au service des forces en concentrant l’expertise et en adaptant les outils. Ainsi, les experts civils et militaires du SDK Metz sont passés de 12 à 80 en quatre ans, impliquant des besoins accrus en équipements et infrastructures afin d’assurer un service moderne, efficace et de qualité.

 

Le SDK Metz est l’un des quatre centres de service qui constituent le Centre National d’Appui à Distance (CNAD) des SIC de la défense. En assistant quotidiennement les usagers du ministère, ces centres apparaissent comme des maillons essentiels de l'efficacité opérationnelle de la DIRISI.

 

Ainsi, le SDK de Metz constitue, 365 jours par an et 24 heures sur 24, le point d'entrée unique des appels téléphoniques et des demandes d'intervention SIC, au profit des usagers « défense » stationnés préférentiellement en Régions Nord-Est, Rhône-Alpes et des postes permanents à l'étranger (PPE). Cependant, en cas de besoin, l’ensemble de la métropole peut également être soutenue depuis Metz.

 

Faisant face à un plan de charge soutenu, les techniciens de ce centre gèrent chaque semaine près de 3000 appels et traitent environ 2700 demandes d’intervention à distance. Nul doute que leur nouvel environnement contribuera à renforcer la qualité du soutien apporté aux forces.

A Metz, le « 13 » fait peau neuve

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 11:55
Les SIC au service des opérations

 

20/10/2014 Asp Julie Beck - Armée de l'air

 

Outils incontournables lors de toute opération, les systèmes d’information et de communication (SIC) sont au cœur de l’exercice interarmées « Exotic 2014 ». En vue d’améliorer leurs performances, cet entraînement annuel se déroule au centre de commandement Millé à Houilles (Yvelines), du 29 septembre au 31 octobre 2014.

 

Unique exercice interarmées dédié aux SIC, « Exotic » réunit 130 militaires de tous horizons. « Outre les échanges directs entre les techniciens de l’armée de terre, de l’armée de l’air et de la marine nationale, l’exercice nous permet de traiter directement avec l’industriel grâce à la présence de la  direction générale de l’armement », témoigne le capitaine Xavier Boulin, officier de marque et directeur technique de l’exercice. Piloté par la direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information (DIRISI) sous mandat de l'état-major des armées, « Exotic » se fonde essentiellement sur les retours d’expériences des opérations Harmattan et Serval. Trouver des pistes d’amélioration, régler des problèmes identifiés, optimiser les performances et ainsi améliorer le service rendu aux unités opérationnelles constituent les objectifs des participants.

Station sur remorque de type THD (très haut débit)

 

Moyens militaires et liaisons satellitaires, tout est mis en œuvre pour rendre l’exercice le plus réaliste possible. « Nous avons reconstitué une bulle informatique identique à celle de l’opération Serval, explique le capitaine Boulin. Nous multiplions les barrières techniques et recréons toute la chaîne existante en opération, du commandement des opérations, aux unités tactiques, en passant par l’état-major interarmées et le JFACC* ».

 

Pour les aviateurs, un des objectifs d’« Exotic » est d’optimiser la transmission de la vidéo délivrée par le drone Harfang, à tous les acteurs sur le théâtre et en métropole. Au fil des jours, des idées émergent et des pistes sont explorées. « La nouveauté cette année est d’utiliser la diffusion multicast qui consiste à envoyer un flux d’information simultanément à l’ensemble de nos abonnés, ajoute le capitaine Xavier Boulin. La vidéo réalisée par le drone est alors transmise en une seule fois à tous les acteurs. Cette optimisation libère la bande passante satellitaire, ce qui permet de l’utiliser à d’autres fins ».

 

Prochain défi pour les « SIC men », tester la robustesse du système SYRACUSE face à une agression électromagnétique c’est-à-dire utiliser les services du satellite Syracuse alors que son signal est brouillé.

 

*Joint Forces Air Component Command - commandement de la composante aérienne des forces interarmées

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 12:56
DEFNET 2014 : un exercice fondateur

 

07/10/2014 Sources : Etat-major des Armées

 

Du 30 septembre au 3 octobre 2014 s’est déroulé l’exercice interarmées de cyberdéfense DEFNET 2014 sur le site des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan regroupant une soixantaine d’experts de la cyberdéfense.

 

Les objectifs de DEFNET 2014 ont été pleinement remplis. En effet, DEFNET 2014 a permis de valider des procédures opérationnelles dans l'emploi des groupes d’intervention rapide (GIR). Il a aussi permis d’apporter des évolutions dans le format actuel de la formation et de l'instruction cyber. Les premiers enseignements portent sur l’évolution des prochains exercices, dans le cadre, notamment, du prochain DEFNET dont les grandes lignes ont pu être définies.

 

Joueurs, animateurs et observateurs provenant des armées, de plusieurs organismes du ministère de la Défense et d’entreprise partenaires, ont œuvré ensemble durant 4 jours, contribuant ainsi à renforcer les liens au sein de la communauté de cyberdéfense.

 

Les différentes entités au sein de l’exercice ont pu progresser dans leur domaine respectif :

    La cellule de crise s’est entraînée au partage de l’information et à la conduite des actions défensives de cyberdéfense au profit d’un déploiement opérationnel et d’une entreprise de défense.

    Les membres des trois GIR (Terre, Air, DIRISI/Marine), ont développé leur capacité à intervenir ensemble dans un environnement complexe en vue de renforcer les capacités permanentes d’intervention du CALID, prouvant ainsi que cette disposition était pertinente.

 

Le développement d’une plate-forme avec les entreprises privées partenaires a permis de simuler des environnements complexes et, aux GIR, de mener des investigations techniques en profondeur dans les réseaux. Cela a ainsi augmenté le réalisme de l’instruction.

 

Une étape clé a ainsi été franchie lors de cet exercice riche d'enseignements qui pourrait également être répliqué au sein des grandes entreprises stratégiques, les « opérateurs d’intérêt vitaux » et être exporté auprès de pays alliés.

 

Le 6 octobre, Monsieur Le Drian, Ministre de la Défense, s’est rendu aux Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan afin de se faire présenter le premier bilan du Pacte Cyberdéfense lancé il y a près de 6 mois, et de l’exercice DEFNET 2014. Il a ainsi pu constater de façon très concrète les avancées notables réalisées.

 

Cette "manœuvre" cyber d'un nouveau type a constitué un entraînement fondateur pour la chaîne de cyberdéfense. DEFNET 2015, prochain entraînement interarmées, est prévu en mars 2015.

DEFNET 2014 : un exercice fondateur
DEFNET 2014 : un exercice fondateur
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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 11:56
Cyberdéfense : exercice DEFNET 2014

 

30/09/2014 Sources : EMA

 

L’exercice interarmées DEFNET 2014 a lieu du 30 septembre au 3 octobre 2014 aux Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan. Il s’inscrit dans le cadre de la montée en puissance de la chaîne opérationnelle de cyberdéfense du ministère de la Défense conformément au Livre blanc de 2013, qui fait de la cyberdéfense une des priorités nationales.

 

Les armées conduisent depuis des années des exercices de cyber protection ou de sécurité des systèmes d’information (SSI). L’exercice DEFNET est le 1er du genre, particulièrement innovant de par son caractère global. Il permet  d’entraîner nos forces spécialisées depuis le niveau le plus bas jusqu’au niveau du commandement des opérations cyber.

 

L’objectif de DEFNET 2014 est multiple. D’une part, dans ses aspects opérationnels, qui sont d’entraîner les joueurs à la gestion de crise cyber et au déploiement de groupe d’intervention rapide (GIR) cyber. Ainsi, DEFNET 2014 marque le début d’un processus de préparation opérationnelle nouveau.

 

D’autre part, dans le cadre de la formation, DEFNET 2014 permet d’éprouver un modèle d’exercice reproductible dans le cadre de formations et de préparer les exercices à venir. Il sera d’ailleurs suivi par DEFNET 2015 en mars prochain.

 

Avec un scénario autour d’attaques cyber sur des réseaux civils et militaires simulés dans un contexte international fictif, DEFNET 2014 rassemble une soixantaine de participants, joueurs et animateurs. Pour ce qui relève du CEMA, ils sont issus de l’état-major des armées (EMA) et de son Centre d’analyse en lutte informatique défensive (CALID), de la Direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information (DIRISI) et des trois armées. A cela s’ajoute des représentants de la Direction générale de l’armement (DGA) et des partenaires du secteur privé.

 

Retrouvez cette semaine sur notre site les portraits de 5 experts de la cyberdéfense et le bilan de l’exercice DEFNET 2014.

 

Suivez en direct l’exercice DEFNET 2014 sur le #DEFNET 2014.

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 16:55
Serveurs x86 : l’armée française peut-elle faire confiance à Lenovo ?

 

11 juin 2014 par Reynald Fléchaux - silicon.fr

 

La DSI du ministère de la Défense confie à IBM la fourniture de serveurs x86 pendant les 4 ans qui viennent. Une activité qui va passer dans le giron de Lenovo. D’où des craintes de backdoors et autres logiciels espions enfouis dans le silicium des machines.

 

Selon Le Canard Enchaîné du jour, des généraux français s’inquiètent des choix opérés par la Dirisi (Direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information), la DSI du ministère de la Défense. En cause : un contrat de 4 ans – et de 160 millions d’euros - passé le 19 mai avec IBM, portant sur la fourniture de serveurs x86. Selon toute vraisemblance (la notification de ce marché n’est pas publique à l’heure où nous rédigeons ces lignes), il s’agit des serveurs devant motoriser le futur système d’information inter-armées (SIA) qu’est en train de bâtir la Dirisi. Autrement dit, les serveurs véhiculeront des informations ultra-sensibles relatives aux opérations de l’armée française.

D’où les cris d’orfraie de certains militaires français car, pour rappel, l’activité x86 d’IBM va prochainement passer sous pavillon chinois, Lenovo s’étant porté acquéreur de cette branche d’IBM en janvier dernier pour 2,3 Md$. « Lenovo est connu pour installer des logiciels espions indétectables dans ses équipements. Certes, les Américains font la même chose, mais, au moins, ce sont nos alliés ! », s’étrangle un gradé cité dans l’hebdomadaire satirique. Selon ce dernier, IBM – associé pour l’occasion à Computacenter – aurait remporté ce marché en cassant les prix. Rappelons toutefois qu’IBM est déjà un fournisseur de serveurs x86 pour la Défense, qui figure parmi ses clients majeurs sur cette activité.

 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 16:55
6e BLB : s’entraîner en économisant

 

 

24/04/2014 Armée de Terre

 

3e édition de l’exercice multi-sites. La 6e brigade légère blindée a fait jouer un exercice grandeur nature sans déployer de troupes sur le terrain. Comment ? En utilisant le système ROMULUS capable de simuler toutes les scènes de combat et de déplacement.

 

Chaque PC régimentaire ainsi que les PC de brigade ont pu s’exercer depuis leur quartier respectifs notamment grâce aux connections de la direction interarmée des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’informations (DIRISI).

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 11:55
Pacte défense PME : une PME décroche un marché de 93 millions d'euros

12/09/2013 Ministère de la Défense

 

Petite société spécialisée en informatique et réseaux, la société ITNI a décroché un contrat de plusieurs dizaines de millions d'euros suite à un appel d'offre du ministère de la défense début 2013. Une belle illustration de l'utilité du Pacte défense PME pour promouvoir le développement des petites et moyennes entreprises.

 

Début 2013, la société ITNI (Information Technology Netwok Integration), une PME spécialisée en informatique et réseaux remporte l'appel d'offre lancé par le ministère de la défense.

Pour cette entreprise qui a réalisé en 2012 un chiffre d'affaire de 34M d'euros, ce contrat représente un volume financier non négligeable de plusieurs dizaines de millions d'euros sur quatre ans, et a pour objet l'installation de réseau d'infrastructure locaux au profit de la Direction Interarmées des Réseaux d'Infrastructure et des Systèmes d'Information (DIRISI) et de cinq autres clients publics, ministères ou grandes administrations.

Selon Jean-MarieTawil, président d'ITNI, l'entreprise a pu concourir et remporter cet appel d'offre grâce à certains des dispositifs du Pacte défense PME : "l'absence de critères discriminants dans la procédure d'appel d'offre avec un seuil de chiffre d'affaire annuel faible demandé (30M d'euros de CA demandé pour un montant total du marché estimé à 93M d'euros sur 4 ans), des critères de notation sur les moyens des candidats qualitatifs en plus des critères quantitatifs (effectifs, agences, usines..), des perspectives intéressantes qui sécurisent le carnet de commandes de l'entreprise pour 4 ans et valorise sa production, et des clauses contractuelles qui protègent équitablement les protagonistes de l'appel d'offre, notamment vis-à-vis des problèmes potentiels de trésorerie avec la réduction du délai de paiement du ministère de la défense à 30 jours nets. Des délais qui peuvent habituellement aller de 45 à 90 jours avec certains clients privés."

 

Pacte défense PME : une PME décroche un marché de 93 millions d'euros

PACTE DEFENSE PME

 

Le ministre de la Défense a lancé le Pacte défense PME en novembre 2012 avec 40 mesures concrètes et immédiates pour renforcer les industries de défense. Premier investisseur industriel public et privé (16 milliards d’euros en 2013), le ministère de la Défense souhaite faire des 4 000 PME d’armement la priorité de son action industrielle. Ce programme s’inscrit dans le cadre de l’action gouvernementale pour restaurer la compétitivité industrielle, et des engagements pris par le Président de la République en faveur des PME.

 

Les grands axes du Pacte défense PME

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 19:52

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