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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 21:55
Dupuy-de-Lôme Photo Jean-Michel Roche

Dupuy-de-Lôme Photo Jean-Michel Roche

 

 

ANKARA, 10 avril - RIA Novosti

 

Le destroyer américain Donald Cook et le navire collecteur de renseignements français Dupuy-de-Lôme, en route vers la mer Noire, ont franchi les Dardanelles et sont entrés en mer de Marmara, a annoncé jeudi le quotidien turc Cumhuriyet.

Le journal a mis en ligne une vidéo montrant le bâtiment américain en train de longer les Dardanelles. Il est escorté par des vedettes des garde-côtes turcs. Le Donald Cook possède un système d'alerte et de défense Aegis doté d'antimissiles et de missiles de croisière Tomahawk. Le 10 avril, il entrera en mer Noire où il passera 21 jours.

Le bâtiment français a franchi les Dardanelles une heure après le destroyer américain.

Le Donald Cook est le troisième bâtiment de l'US Navy à être envoyé ces derniers temps en mer Noire. En février dernier, Washington a dépêché dans la région la frégate Taylor chargée de maintenir la sécurité lors des Jeux olympiques de Sotchi. En mars, le destroyer Truxtun a gagné la mer Noire pour prendre part à un exercice conjoint avec des bâtiments bulgares et roumains. Le navire américain a séjourné 14 jours dans la région.

Aux termes de la Convention de Montreux signée en 1936, le tonnage global des bâtiments de guerre des puissances non riveraines de la mer Noire est limité à 30.000 tonnes et la durée de leur présence à 21 jours au maximum.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 19:30
Le scénario syrien - by Forces Operations Blog

28 août Par Guillaume Belan (FOB)

 

La question n’est plus « si » mais « quand ». Hors du cadre international de l’ONU (dû à l’opposition affichée de la Russie et de la Chine), une coalition multinationale, Royaume-Uni et USA en tête, s’apprête donc à sanctionner le franchissement de la « ligne rouge » par le régime de Bachar al-Assad, fixée par le président Obama sur l’utilisation d’armes chimiques contre sa population. « Le conflit a déjà fait plus de 100.000 morts et il se propage désormais à l’ensemble de la région : Au Liban, par des attentats, en Jordanie et en Turquie par l’afflux de réfugiés, en Irak par le déclenchement de violences meurtrières. Cette guerre civile menace aujourd’hui la paix dans le monde » a annoncé hier François Hollande lors de la conférence des ambassadeurs, justifiant ainsi la participation française dans cette action à venir.

 

Quels objectifs ?

 

L’objectif premier est donc de « punir » le régime syrien en place pour son utilisation d’armes chimiques contre sa population. Les premiers objectifs militaires des missiles de croisière américains devraient donc logiquement viser les moyens de production de ces armes ainsi que les unités les mettant en œuvre.

 

Mais tout comme la France, qui avait outrepassé le mandat de l’ONU pour renverser Kadhafi, la coalition internationale pourrait vouloir aller plus loin… Dans ce cas, les Tomahawk américains devraient viser d’avantage d’objectifs militaires comme les centres de communication, de commandements, états-majors, voire des bases de l’armée syriennes et ses parcs de blindés contre lesquels l’armée syrienne libre (ALS) se casse les dents. Les États-Unis pourraient également en profiter pour frapper les bases des Pasdarans iraniens situées en Syrie. Une « no-fly-zone » pourrait éventuellement être imposée, notamment dans le sud du pays afin de permettre l’entraînement et la fourniture d’armes à l’opposition. Chose qui se ferait déjà en toute discrétion depuis quelques mois à partir de la Jordanie. Se profile là, un scénario « à la libyenne » : renforcer et appuyer l’opposition syrienne tout en contraignant le régime à négocier une transition. Avec une différence importante : alors que Kadhafi était un homme seul et entêté, le régime syrien visé est un État constitué et composé de plusieurs clans. Sans compter l’Iran… Une solution négociée apparaît plus probable.

 

Quels moyens ?

 

Les Etats-Unis mèneront la danse, les autres pays de la coalition ne disposant pas de leurs moyens, à savoir des stock impressionnants de missiles de croisière Tomahawk, mis en œuvre depuis les navires de surface et sous-marins (Le Missile de Croisière Naval ou MdCN n’est pas opérationnel sur les navires français avant 2017). Tout comme pour la Libye, une première salve de 100 à 200 Tomahawk devrait s’abattre sur le territoire syrien. De quoi déjouer les leurres (« base de desserrement » par exemple) probablement mis en place grâce aux conseillers russes sur zone.  Les cibles de cette première salve viseront sans aucun doute les moyens de défense aériens syriens, afin dans un second temps de faire intervenir les aéronefs. On se retrouve là dans un scénario libyen. Les Rafales français pourraient intervenir, mettant en œuvre les missiles de croisière Scalp (plus de 300 km de portée), restant loin des défenses syriennes. Mais aussi les aéronefs britanniques (munis du Scalp également). Le groupe aéronaval autour du Charles de Gaulle sera très probablement envoyé au large de la Syrie. Le PAN a achevé sa remise en condition fin juillet et est donc opérationnel avec ses aéronefs. A l’heure qu’il est il est toujours à quai à Toulon mais la 12F serait en alerte. Il faudrait toutefois compter plusieurs jours pour préparer le bateau pour une opération militaire (et notamment chargement des missiles de croisière à bord…)

 

Il rejoindra la flotte de destroyers américains en Méditerranée, entouré de frégates (défense aérienne notamment) et d’un sous-marin. Sans doute les « grandes oreilles » françaises sont-elles déjà sur place, à savoir le Dupuy de Lôme, récoltant du renseignement… Les Rafale seront donc ceux des marins mais aussi ceux de l’armée de l’air, avec peut-être une localisation proche (base britannique de Chypre, ou accueillis par un pays ami comme la Turquie ou la Jordanie). Les bases françaises de Djibouti et d’Al Dhafra aux EAU sont les plus proches et seraient en état d’alerte. Même si l’armée de l’Air sait frapper loin et l’a déjà montré dans la région : le 19 janvier 1984 elle avait lancé un raid de quatre Jaguar (opération Chevesne) qui était parti de Solenzara pour aller survoler Beyrouth où étaient déployés les casques bleus français.

 

« Boots on the ground » ?

 

Il est fort peu probable que la coalition envoie des troupes régulières au sol, les Américains les premiers y sont réticents, vus les précédents irakien et afghan et l’opposition clairement affichée de l’opinion publique. Par contre, quelques forces spéciales pourraient êtres envoyées sur place (si ce n’est pas déjà le cas…), tout comme pour la Lybie, afin de guider les frappes depuis le sol, d’encadrer les forces de l’ALS et de faire la liaison avec la coalition internationale.

 

Quelle coalition ?

 

L’élément moteur est bien évidemment les Etat-Unis, le seul véritablement capable militairement. Avec ses alliés traditionnels, Royaume-Uni et France en tête. Ainsi qu’avec un soutien arabe absolument nécessaires pour le verni régional, en l’espèce tous les pays du Golfe et la Jordanie soutiennent cette action. Seuls l’Égypte et le Liban sont hésitants. La participation de la Turquie est également essentielle, une grande puissance militaire, très intéressée par le devenir son voisin. Ankara a déjà fait feu sur le territoire syrien et a déclaré qu’il en était. Les chefs d’états-majors de ces pays se sont d’ailleurs rencontrés le week-end dernier en Jordanie afin de se mettre d’accord sur les aspects logistiques. Même si Israël ne prendra pas part à cette action internationale, une participation politiquement bien trop sensible contre un pays arabe, il est pourtant évident que Tel Aviv apportera renseignement et expertise sur un pays qu’il observe à la loupe et que ses avions ont déjà bombardés à plusieurs reprises, en déjouant les systèmes de défense anti aériens syriens…

 

Le grand absent sera encore une fois l’Europe, les pays membres étant incapables de s’entendre militairement. L’Allemagne pourrait toutefois soutenir du bout des lèvres l’initiative… diplomatiquement s’entend.

 

Quelle résistance ?

 

L’armée syrienne est sur le papier une armée nombreuse (plus de 400 000 militaires) et puissante, mais quelle est la réalité ? La Syrie est équipée quasi exclusivement de matériels d’origine soviético-russes. La plupart des équipements sont dépassés (systèmes de défense SA-2, SA-3, aéronefs Mig-21, Mig-23, corvette Petya 2, chars T-54…). Cependant quelques systèmes d’armes récemment livrés par la Russie pourraient donner du fil à retordre à la coalition. Avec une question : Damas a-t-il reçu les systèmes de défense anti-aérienne russes mobiles S-300 ? Une arme absolument redoutable contre les aéronefs à plus d’une centaine de kilomètres et contre des missiles jusqu’à quarante kilomètres, plus efficace que le système Patriot américain. Mais on peut également penser aux missiles Bulk (SA-11), système de défense moyenne portée avec un vol supersonique. Ainsi que des systèmes très courte portée SA-13 et surtout le plus récent SA-18. Systèmes d’armes légers, donc indétectables, ils sont très récents et efficaces. Les premiers aéronefs qui survoleront le territoire syrien rencontreront certainement des difficultés… L’expertise israélienne sera ici précieuse. A n’en pas douter, Tsahal a trouvé la parade pour déjouer la défense syrienne (systèmes de guerre électronique, localisation ?) et devrait fournir là un appui non négligeable. Les américains peuvent aussi compter sur des armements adaptés, comme les avions de guerre électronique Growler, mis en œuvre depuis porte-avions pour ouvrir un passage à des bombardiers ou des missiles anti-radars AGM-88, voir des ADM-160 Mald pour leurrer les défenses syriennes. Côté air, le fleuron de l’armée de l’air syrienne est constitué de Mig-29 et Mig-31, avions très efficaces mais qui ne devraient cependant pas poser trop de difficultés face aux systèmes occidentaux très modernes .

 

Le conflit pourrait-il se propager sur la mer ? Pas impossible. La Syrie dispose d’une flotte de navires, cependant vieillissants, pas de quoi inquiéter une coalition bien équipée. Excepté peut-être les missiles russes Yakhont, très modernes et puissants. Cependant Israël aurait détruit l’essentiel des stocks de Yakhont lors d’un bombardement en mai dernier.

 

Reste à savoir quelle aide la Russie, voire la Chine pourraient apporter discrètement au régime de Bachar El Assad. Moscou est un allié indéfectible de Damas, qui constitue son dernier point d’ancrage dans la zone Méditerranéenne.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 15:55
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

03/07/2013 Vincent Lamigeon, grand reporter à Challenges - Supersonique

Tous fliqués par la NSA ? C’est bien l’impression qui prévaut après les révélations de l’informaticien Edward Snowden et les révélations du Guardian et du Spiegel sur les écoutes de l’UE, de la France et de l’Italie par les services américains. La France peut-elle lutter ? A cette échelle – la NSA aurait un budget de 10 milliards de dollars, la DGSE, malgré son rôle plus large, se contente de 650 millions d’euros – la réponse est clairement non. Ce qui n’empêche pas Paris de disposer d’un arsenal relativement complet de moyens d’écoutes.

De quoi parle-t-on ? Le renseignement d’origine électromagnétique (ROEM) consiste en l’exploitation de communications utilisant des ondes : téléphone, mail, échanges internet etc. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont été précurseurs en la matière, quand la France misait traditionnellement plus sur le renseignement d’origine humaine (ROU). La DGSE, convertie sur le tard dans les années 80, mais aussi la direction du renseignement militaire (DRM), tentent actuellement de rattraper leur retard sur les immenses capacités de la National Security Agency (NSA) américaine, ou du Government Communications Headquarters britannique (GCHQ). Voici les moyens français.

 

Les stations d’écoute françaises (DGSE, DRM, DCRI, armées)


Afficher Stations d'écoute françaises sur une carte plus grande

Impossible, par définition, de savoir leur nombre et la situation exacte de chacune d’entre elles. Mais en se basant sur des sources ouvertes, donc sujettes à caution, on peut avoir une idée du dispositif, résumé sur la Google Map ci-dessus, concoctée par votre serviteur : un grand centre à Domme, en Dordogne, auquel France 3 consacrait ce reportage il y a quelques années, et plusieurs autres sites en métropole, outre-mer (Kourou, Nouvelle-Calédonie, Mayotte…), et dans un certain nombre de bases françaises à l’étranger.

 

Le Transall Gabriel

 

snowden,espionnage,nsa,prism,echelon,dgse,frenchelon,satellites-espions,ceres,elisa,dupuy-de-lômeDeux avions de transports C-160 Transall ont été transformés à la fin des années 80 en avions destinés au renseignement d'origine électromagnétique (ROEM). Ces deux C-160G "Gabriel", rénovés en 2009 et 2011, permettent l'inteception, l'analyse et le décodage des signaux captés.

L'escadron électronique aéroporté "Dunkerque" est basé sur la base aérienne 105 d'Evreux depuis l'été 2011. Les missions des Transall Gabriel avaient longtemps été confiées aux Noratlas 2501.

 

Le Dupuy-de-Lôme, bâtiment collecteur de renseignement

 

dupuy-de-lome.jpgC’est l’un des fleurons de la Royale. Un bâtiment de plus de 100 mètres de long, tout blanc, équipés de deux impressionnants radômes et d’une énorme antenne d’écoute. Le Dupuy-de-Lôme, conçu par Thales, est le navire collecteur de renseignements des forces françaises, travaillant pour la Direction du renseignement militaire (DRM). Il a succédé au Bougainville, qui était un navire de transport modifié pour servir au renseignement. Le gros avantage de ce navire, c’est qu’il peut se poster à loisir dans les eaux internationales à proximité des zones surveillées. Le site Mer et Marine indiquait en 2005 que « l’ensemble des données recueillies [sont] traitées et analysées en salles d’opérations par 78 spécialistes civilset militaires, issus de l’armée de terre, de la marine et de l’armée de l’air, avec panachage des services suivant les missions. »

(photo Marine nationale)

 

De Cerise et Clémentine à CERES, les satellites-espions

 

P35489_HD.jpgLes deux satellites Cerise et Clémentine avaient ouvert la voie aux satellites d’écoute militaire dans les années 90. Près de vingt ans plus tard, la France dispose d’une grappe de quatre satellites d’environ 150kg, lancé fin 2011 par une fusée –russe…- Soyouz. Ce système dit Elisa, conçu par Astrium et Thales Sytèmes Aéroportés, sert de démonstrateur technologique pour le futur système satellitaire CERES, prévu d’ici à 2020, qui pourra « localiser et identifier des signaux émis par les systèmes adverses notamment pour cartographier les centres de télécommunications et les radars dans les zones de crise », et « déterminer l’architecture des réseaux de communication adverses », selon la Direction générale de l’armement (DGA). 

Avec cet équipement, dont le ministère de la défense a confirmé le caractère prioritaire dans la foulée du Livre blanc, la France rejoindrait le club très fermé des puissances dotées d’une capacité d’écoute spatiale, aux côtés des Etats-Unis et de la Russie, et peut-être de la Chine.

(photo © CNES/PHOTON/REGY Michel, 2009)

 

La surveillance d'internet par la DGSE

 

Le Monde l'évoquait le 12 juin : la DGSE « examine, chaque jour, le flux du trafic internet entre la France et l'étranger en dehors de tout cadre légal.» Le quotidien évoquait un service «doté de moyens techniques très puissants qui sont, notamment, hébergés dans le sous-sol du siège de la DGSE, boulevard Mortier à Paris ». L'ancien patron de la DGSE évoquait déjà ce système devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale le 20 février : « A la suite des préconisations du Livre blanc de 2008, nous avons pu développer un important dispositif d'interception des flux internet », assurait-il sans fard.

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 19:01

dupuy-de-lome-Def-650x442.jpg

Le navire "espion" français Dupuy de Lôme a "été plusieurs fois au large de la Syrie" (crédit : marine nationale / GUIAVARCH)

 

déc 4, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

La Syrie est sous une observation attentive des alliés de l’OTAN.

 

Echanges de mails, téléphone fixe, lignes GSM … l’ensemble des communications peut servir à se faire une image de la situation dans le pays, des mouvements de troupes ou de l’humeur possible. La force – ou la faiblesse du pouvoir – comme les relations entre les insurgés sont ainsi scrutées à la loupe. La proximité du pays avec l’Europe facilite il est vrai l’observation.

 

De terre…

On sait déjà que les bases souveraines britanniques à Chypre permettent au Royaume-Uni de collecter des informations, renseignements qu’ils partagent avec les Etats-Unis. Il en est de même des bases militaires turques mises à la disposition des alliés de l’OTAN. Mais d’autres moyens aériens et maritimes sont également engagés.

 

En l’air…

Tout d’abord, les avions Awacs de l’OTAN – ou d’autres pays – survolent la zone. Ils ne sont pas directement déployés sur la Syrie mais le sont en permanence dans le cadre de l’opération Active Endeavour (anti-terroriste) dans l’est de la Méditerranée, comme l’a confirmé à B2 un diplomate au QG de l’Alliance.

 

… et en mer

Enfin, chacun des pays peut envoyer dans la zone plusieurs moyens de collecte d’informations qui se relaient sur place. La présence du navire allemand « Loker avait fait des vagues il y a quelques semaines outre-Rhin. La présence du « bâtiment collecteur de renseignements » Dupuy de Lome (A-759), a été plus discrète mais bien réelle. Depuis le début du conflit syrien, le navire « espion » de la Marine nationale – qui comprend environ 80 à 90 « techniciens » de la DRM (direction du renseignement militaire) et d’autres services – a été déployé « à plusieurs reprises le long des côtes syriennes » comme libanaises, ainsi que B2 en a eu confirmation auprès de militaires. Sa capacité d’écoute de ce navire mis en service à l’été 2006 est multiple (radio, téléphone et GSM, satellites…). Il a été utilisé notamment lors de la dernière opération en Libye.

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 07:55

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e2/FS_Surcouf.jpg

photo Franck Dubey - netmarine.net

 

25/10/2011 Par Jean Guisnel - Le Point.fr

 

Les armées françaises soutiennent l'offensive kényane contre les militants shebabs somaliens, qui détiennent notamment un officier français de la DGSE depuis le 14 juillet 2009. Les Français ne sont pas engagés dans les combats, affirme-t-on à l'état-major des armées à Paris, où l'on confirme par ailleurs qu'un Transall C-160 a été mis à disposition de Nairobi. Un peu juste en moyens logistiques. Mais de participation aux combats, nenni ! On dément avec vigueur, de même source, que des navires de combat de la marine nationale soient présents au large de la zone des combats, et qu'ils aient a fortiori tiré contre des objectifs à terre.

 

On précise de même source que l'aviso Premier maître l'Her, qui a quitté Brest le 1er octobre, se trouve actuellement en passe de rejoindre la Task Force 150 déployée dans le golfe d'Aden, sous commandement américain. La frégate Surcouf, qui participe pour sa part à la mission européenne Atalante contre la piraterie, se trouve depuis plusieurs jours au large de la ville somalienne d'Harardhere, très loin de la zone des combats entre l'armée kényane et les milices shebabs.

 

Bateau espion

 

L'état-major des armées n'avait en revanche "rien à dire, vraiment" sur la présence dans le port kényan de Mombasa, rapportée au Point par des sources fiables, du très gros navire français Dupuy de Lôme. Ce navire de 3 600 tonnes arbore la coque blanche des bâtiments scientifiques, et appartient officiellement à la catégorie des "bâtiments d'expérimentation et de mesures".

 

Mais un énorme mât chargé d'antennes et deux gros radômes abritant de "grandes oreilles" ne laissent pas le moindre doute sur sa nature exacte : c'est un bateau espion, certes armé par la marine nationale, mais qui travaille 350 jours par an au profit de la Direction du renseignement militaire, nous apprend l'indispensable annuaire Flottes de combat. Lequel précise qu'il embarque un équipage de 30 hommes, auxquels s'ajoutent 80 "techniciens". Qu'en termes pudiques ces choses-là sont dites ! Les Français qui font circuler ce navire dans le monde entier disposent avec lui d'un exceptionnel outil de renseignement, dont ils ne parlent jamais, bien qu'il soit très officiellement recensé dans la flotte des AGI (Auxiliary General Intelligence), dont dispose l'Otan. Conclusion : bien que les Français demeurent discrets sur le sujet, ils assistent les Kényans dans leur offensive en leur apportant des moyens logistiques aériens. Il paraît plausible qu'ils fournissent aussi du renseignement. Mais sans tirer un coup de feu...

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