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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 18:56
Airbus Group: les actionnaires entérinent le changement de nom

 

27.05.2014 Romandie.com (AWP)

 

Paris (awp/afp) - Les actionnaires d'Airbus Group, réunis à Amsterdam, ont officiellement approuvé mardi le changement de nom de l'entreprise, selon un communiqué du groupe européen d'aéronautique et de défense.

 

"Le changement de nom d'European Aeronautic Defence and Space Company EADS à Airbus Group prendra juridiquement effet le 2 juin", indique le communiqué, rappelant que depuis le 1er janvier, l'entreprise exerce déjà son activité sous son nouveau nom.

 

Le 31 juillet 2013, le groupe avait annoncé l'adoption du nom d'Airbus Group, nom de sa filiale la plus connue, et un regroupement de ses activités défense et espace pour améliorer sa compétitivité.

 

Les actionnaires ont par ailleurs approuvé mardi le dividende proposé de 0,75 euro par action (+25%) pour l'exercice écoulé. Le paiement de ce dividende interviendra le 3 juin.

 

En 2013, Airbus Group a dégagé un bénéfice net de 1,5 milliard d'euros sur un chiffre d'affaires de 57,6 milliards. L'entreprise, qui comprend l'avionneur Airbus, le spécialiste de la défense et de l'espace Airbus Defence and Space et Airbus Helicopters, compte un effectif d'environ 139.000 personnes.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 16:55
Qui pour remplacer le PDG du groupe naval DCNS ?

Le gouvernement cherche un successeur au PDG de DCNS, Patrick Boissier

 

27/05/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Hervé Guillou, un ancien d'Airbus Group (ex-EADS) tiendrait la corde pour succéder à l’actuel PDG de DCNS, Patrick Boissier.

 

Alors que le mandat de Patrick Boissier au conseil d'administration du groupe public DCNS (3,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2013 pour 13.648 équivalents temps plein) s'achève le 21 décembre 2014, le recrutement de son successeur s'est accéléré ces dernières semaines. C'est un ancien d'Airbus Group, Hervé Guillou, passé par le groupe naval et par la direction générale de l'armement (DGA), qui tiendrait actuellement la corde. L'ancien patron des activités de défense en France d'EADS, puis de la cybersécurité, a même été reçu par le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, qui a également vu Dominique Mockly, directeur exécutif du Business Group Aval (recyclage, valorisation, assainissement, transport) du groupe Areva.

 

D'autre part, Laurent Giovachini, ancien numéro deux de la direction générale de l'armement (DGA) et actuel conseiller du président de Sopra, Pierre Pasquier, a retiré sa candidature tandis que celle du numéro deux de DCNS, Bernard Planchais, a peu de chance. Parallèlement aux grands oraux passés par Hervé Guillou et Dominique Mockly au ministère de l'Economie, le ministère de la Défense a mandaté un cabinet de recrutement, Progress présidé par Alain Prestat, ancien PDG de Thomson Multimedia, pour trouver la perle rare. Une tâche compliquée au regard du salaire proposé : moins de 450.000 euros par an pour un patron d'une entreprise publique.

 

Et Thales ?

 

L'actionnaire privé de DCNS (35 %), Thales a pris la décision, selon nos informations, de ne pas proposer de candidats à la succession de Patrick Boissier, qui se serait bien vu continuer un demi-mandat supplémentaire. Ce qui a bloqué les éventuelles candidatures de Pascale Sourisse, directeur général en charge du développement internationale, et de Pierre-Eric Pommellet, directeur général adjoint en charge des systèmes de mission de défense. Avant la décision de Thales de ne pas proposer de candidats, Pascale Sourisse aurait été approchée par la DGA pour le job. Mais vu le salaire proposé, pas sûr qu'elle se serait lancée....

 

Pourquoi une telle décision de la part de l'électronicien ? Parce que le PDG Jean-Bernard Lévy aurait trouvé maladroit, dans le cadre de la réflexion du ministère de la Défense sur une éventuelle montée de Thales au capital de DCNS, de présenter un candidat à la tête du groupe naval. Par ailleurs, certains observateurs du milieu industriel de la défense estiment que le renoncement de Thales serait la conséquence d'un veto de l'Hôtel de Brienne à sa montée au capital de DCNS avant la fin du quinquennat de François Hollande. A suivre.

 

Chasse aux sorcières ?

 

La succession de Patrick Boissier arrive au plus mauvais moment pour DCNS, qui aborde une année cruciale à l'export. La deuxième partie de l'année pourrait être complètement parasitée, voire paralysée, par la course à la présidence. Et beaucoup craignent enfin que l'arrivée d'un nouveau président soit une occasion pour déclencher une chasse aux sorcières néfaste à l'obtention de contrats proches d'être signés ou nuisible à des campagnes très importantes pour l'avenir du groupe, voire de la loi de programmation militaire (LPM), notamment celles concernant les frégates multimissions FREMM.

 

Le groupe naval est actuellement proche d'un contrat avec l'Egypte (4 corvettes Gowind), et en Uruguay (trois patrouilleurs Gowind dont l'Adroit). Surtout le groupe naval lorgne un contrat en Arabie Saoudite de plus de 15 milliards d'euros (Sawari 3). L'Arabie Saoudite et la France négocient un projet de vente de six frégates multimissions FREMM et de cinq à six sous-marins dans le cadre du programme Sawari 3. Un mégacontrat estimé à plus de 15 milliards d'euros. Il fait tourner les têtes des principaux groupes concernés : DCNS, Thales, le missilier MBDA et l'hélicoptériste Eurocopter (EADS). La France a signé une LoI (Letter of intent), elle attend maintenant la signature de Ryad où des changements au plus haut niveau au sein du ministère de la Défense ont perturbé le processus de ratification.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 12:50
European aeronautics firm EADS rebranded as Airbus Group

 

 

3 January 2014 aerospace-technology.com

 

European aeronautics company EADS has been rebranded as Airbus Group, in a move that combines all the firm's activities in a single brand.

 

The group has also renamed two of its three divisions. It now comprises Airbus, engaged in commercial aircraft activities; Airbus Defence and Space, integrating the group's defence and space activities from Cassidian, Astrium, and Airbus Military; and Airbus Helicopters, comprising all commercial and military helicopter activities.

 

Airbus Group CEO Tom Enders said: "Joining forces under the strong Airbus brand gives all our operations and employees the thrust and lift to capture global markets."

 

Meanwhile, the group is launching procedures to convert the legal form of its holding by 2015.

 

Once renamed, Airbus Group NV shall turn into a European Company, while Airbus Group SE will continue to be registered in the Netherlands.

 

However, the legal conversion will not have any impact on the organisation or operations of the group.

 

"We are a pioneer for European industrial integration," Enders added. "It is a logical step and high time that our multinational culture is also mirrored in our legal structure."

 

Both the legal name change and conversion of legal form are subject to approval of the annual general meeting (AGM) of shareholders.

 

The adoption of the new name expected at the AGM in May, with the legal conversion targeted for approval in May 2015.

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 17:45
Photos Adc Jean-Luc Brunet

Photos Adc Jean-Luc Brunet

02/01/2014 Cne Karim Djemaï  - SIRPA AIR

 

Dans le cadre de sa rencontre des forces armées engagées dans l’opération Serval au Mali, M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, est allé à la rencontre des militaires français stationnés à Gao, mardi 31 décembre 2013.

 

Au cours de cette journée, M. Le Drian a effectué le déplacement entre Bamako, capitale du pays, et Gao, au nord-est du pays, à bord de l’avion de transport A400M Atlas. « Tous les ans, j’ai pris l’habitude de venir réveillonner avec les forces en opérations ; il était logique que je sois au Mali, quasiment un an après le déclenchement de l’opération Serval, a déclaré le ministre de la Défense. Effectuer le déplacement entre Gao et Bamako à bord de l’A400M est un symbole fort, à la fois de l’éventail des capacités des forces françaises et de l’importance que revêt l’opération Serval. »

Cette mission opérationnelle de l’A400M au-dessus du Mali fait suite à un vol initial réalisé le 29 décembre 2013 entre Orléans et Bamako. L’A400M avait alors acheminé 22 tonnes de matériel depuis la métropole au profit des militaires français engagés dans Serval ( brève du 31/12).

« L’A400M dispose de capacités tactiques remarquables, notamment en termes d’emport, d’allonge et de manoeuvrabilité, a détaillé le ministre. Avec les deux premiers exemplaires que nous avons réceptionnés, les forces françaises sont entrées dans un cercle vertueux pour le renouvellement de leurs capacités de transport. »

Au cours de son déplacement vers Gao, le ministre de la Défense était accompagné de son homologue malien M. Boubèye Maïga, ainsi que d’une délégation d’élus parlementaires français et de M. Guillaume Garot, ministre délégué à l’agroalimentaire.

 

Plus d’informations sur l’A400M sur le site de l’armée de l’air : http://www.defense.gouv.fr/air/dossiers/l-a400m-atlas-arrive-dans-les-forces

 

Déplacement en A400M du ministre de la Défense auprès des militaires engagés à GaoDéplacement en A400M du ministre de la Défense auprès des militaires engagés à Gao
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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 12:50
L’Europe de la Défense, un concept à réinventer

 

19.12.2013 Helen Chachaty journal-aviation.com

 

L’Europe de la Défense, concept censé définir une stratégie de défense globale, est régulièrement fustigée, tant du côté politique que du côté industriel. Si des études sont menées et si quelques progrès sont à noter dans le domaine de la coopération, les chantiers restent nombreux. Car au-delà des belles déclarations politiques, il s'agit à présent de mettre en route des projets concrets afin de (re-)lancer une Europe de la Défense qui semble au point mort et incapable d'avancer. Deux prises de position sur cette thématique permettent de constater le blocage actuellement existant.

 

Du côté des plus virulents, on retrouve Tom Enders, PDG d’EADS (futur Airbus Group). Celui-ci n’hésite pas, lorsque l’occasion se présente, à déplorer le manque de volonté et d’engagement politique lorsqu’il s’agit de coopérer à l’échelle européenne. « Arrêtez de publier des déclarations d’intentions et passez à l’action. » Si les relations entre les militaires et l’industrie sont « toujours bonnes », c’est du côté de l’échelon politique que vient le blocage, notamment en raison des ressources budgétaires contraintes de la quasi-totalité des pays.

 

Un avis renforcé par l’échec à l’automne 2012 de la fusion entre BAE Systems et EADS. « L’industrie a tenté, le politique s’est interposé » a déclaré Tom Enders lors de la conférence annuelle de l’Agence européenne de Défense. Les réticences - notamment de l’exécutif allemand - avaient empêché les deux géants de l’aéronautique de s’unir pour créer un grand groupe, qui aurait ainsi pu concurrencer plus directement un géant américain tel que Boeing. « Major Tom » avait par ailleurs profité de la cérémonie de livraison du premier A400M à Séville en septembre dernier pour enjoindre les chefs d’État à se saisir de manière concrète de questions fondamentales telles que la création d’une autorité européenne de certification militaire.

 

La sphère politique ne se montre toutefois pas moins critique lorsqu’il s’agit d’évoquer la coopération en matière de Défense à l’échelle européenne. « Impasse conceptuelle », situation « contre-productive », tels sont les mots que l’on peut trouver dans le rapport d’information de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat. Présenté en juillet, le texte appelle les dirigeants à se saisir à bras le corps de ces questions, en proposant notamment un renforcement de la BITD, ou encore la formation d’un « Eurogroupe de Défense », afin de renforcer les coopérations bilatérales ou multilatérales dans des domaines clés.

 

Le sénateur Daniel Reiner déplore quant à lui un manque de « souffle européen », qui s’est éteint, alors que l’UE en a pourtant « bien besoin ». Il se montre également plutôt prudent quant à l’issue du Conseil européenne qui se tient ces jours-ci à Bruxelles : « On en attend de moins en moins, il y a de belles déclarations, mais on attend des prises de décision concrètes ».

 

Focus : L'Europe de la Défense attend son heure

Les chantiers de l’Europe de la Défense

 

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 08:50
New TRS-4D naval radar for German F125 frigates demos capabilities in sea trials

 

Dec 17, 2013 ASDNews Source : Cassidian

 

    High precision, particularly when detecting small targets

 

Cassidian’s new radar for the German Navy’s F125 class frigates has demonstrated its particular reconnaissance and surveillance capabilities during tests in the North Sea and Baltic Sea and during factory acceptance tests. In two test series of several weeks, the TRS-4D naval radar showed an extraordinarily high precision, particularly when detecting small targets such as UAVs, guided missiles and periscopes. Subsequently, the customer confirmed the system’s capabilities during the factory acceptance test at Cassidian’s Ulm location.

 

At the beginning of the test series, which ran for over a year, the radar underwent functional tests on the beach, which were carried out by the Bundeswehr Technical Centre No. 71 in Surendorf. Next year, the first system is planned to be integrated into the “Baden-Württemberg” lead ship.

 

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 21:50
New Typhoon squadron announced

An RAF Typhoon jet accelerates and climbs rapidly during a training sortie (library image) [Picture: Senior Aircraftman Andrew Seaward, Crown copyright]

 

13 December 2013 Ministry of Defence

 

One of the oldest squadrons in the Royal Air Force is to be re-equipped with the latest Typhoon jets.


 

The move is part of a transformation of the RAF’s combat air capability which will see battle-proven Tornado GR4 aircraft replaced by advanced Typhoon and F-35B Lightning II fighters.

Number 2 (Army Co-operation) Squadron, based at RAF Marham, celebrated 100 years of service in 2012 and its personnel are currently training for their next tour of duty early next year flying Tornado jets in Afghanistan.

After that, the unit will begin the process of swapping its Tornados for Eurofighter Typhoons and transfer to its new base at RAF Lossiemouth.

The move was announced by the Minister of State for the Armed Forces, Mark Francois, who said the change was part of the planned realignment of the RAF’s long-serving Tornado Force, under which all GR4s will leave the service by 2019.

Tornado during operations in southern Afghanistan
An RAF Number 2 (Army Co-operation) Squadron Tornado during operations in southern Afghanistan (library image) [Picture: Corporal Neil Bryden RAF, Crown copyright]

Mr Francois said:

Number 2 (AC) Squadron has the distinction of being one of the oldest fixed-wing flying squadrons in the world, having formed in 1912.

Since being equipped with Tornado aircraft in 1989 it has served with distinction on operations in Libya, the Balkans and Iraq and will complete its final tour of duty in Afghanistan in early 2014.

I can announce that it will formally disband as a Tornado squadron on 31 March 2015 and will re-equip to form a new front line Typhoon squadron based at RAF Lossiemouth the next day on 1 April 2015.

I am sure that Number 2 (AC) Squadron’s valuable contribution to operations throughout its long and distinguished history will continue as it helps maintain the strong traditions of RAF Lossiemouth as a main operating base for the RAF into the future.

The newly-reformed Number 2 (AC) Squadron will be the fifth front line RAF Typhoon squadron.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 17:55
Arianespace commande pour 2 milliards d'euros de fusées à Astrium

 

 

14/12/2013 latribune.fr

 

Le constructeur spatial a signé ce 14 décembre, en présence de François Hollande, un contrat prévoyant la livraison de 18 Ariane 5 à Arianespace. Ce n'est que la concrétisation d'un accord passé en septembre dernier.

 

Grosse commande pour le constructeur de fusées Astrium: l'opérateur Arianespace a signé ce 14 décembre un contrat portant sur l'achat de 18 lanceurs Ariane 5 supplémentaires, pour un montant total de plus de deux milliards d'euros. Ils doivent être lancés à partir de 2017, et vont s'ajouter aux 35 qui avaient déjà été commandés en 2009, a précisé Astrium.

"Au terme d'une année record en prises de commandes, ce contrat garantit la pérennité de la filière Ariane tout en améliorant sa compétitivité: c'est donc un acte fort de confiance en l'avenir qui nous permettra d'offrir à nos clients le service le mieux adapté à leurs besoins", a commenté Stéphane Israël, PDG d'Arianespace, cité dans le communiqué publié ce samedi.

Cette signature de contrat avait été annoncée sur Twitter dès septembre par Stéphane Israël.

>> EADS empoche un gros chèque de deux milliards d'euros pour la fabrication de 18 Ariane 5

Just signed LLIs with Astrium for 18 more Ariane 5 launchers. Much like our customers, Arianespace trusts Ariane 5! pic.twitter.com/Xg54nIv5yz

- Stéphane Israël (@arianespaceceo) 17 Septembre 2013

 

Un accord-cadre officiel dès septembre

Ce samedi, le PDG a une nouvelle fois tweeté:

Arianespace assures the continuity with #Ariane5: Just signed final contract for 18 more heavy-lifters from @Astrium pic.twitter.com/VYvmSGDfCs

- Stéphane Israël (@arianespaceceo) 14 Décembre 2013

Comme l'a rappelé Arianespace, un accord-cadre avait en effet été signé en septembre dernier permettant à "Astrium et à ses partenaires industriels d'engager les approvisionnements à long terme et les premières activités de production des lanceurs additionnels". Des sources industrielles avaient indiqué à l'époque à l'AFP qu'un protocole d'approvisionnement de près de 400 millions d'euros avait été signé entre les deux sociétés, en prévision d'une signature du contrat de commande de 18 lanceurs en décembre.

"Pour Arianespace, cette commande porte à 38 le nombre de lanceurs Ariane 5 en cours de production ou à produire", a précisé la société samedi. "Elle garantit aux clients de l'opérateur européen la pérennité de son offre de service de lancement au Centre Spatial Guyanais jusqu'à la fin de la décennie".

 

5,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2012

Astrium est le maître d'œuvre de la fusée européenne Ariane. Cette filiale du groupe EADS est le numéro un européen des technologies spatiales. Elle a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de plus de 5,8 milliards d'euros. Astrium doit fusionner l'année prochaine avec la division défense d'EADS, sous le nom de Airbus Defense and Space.Arianespace, qui réalise plus de la moitié des lancements de satellites commerciaux dans le monde, exploite aussi les fusées Soyouz et Vega depuis le centre de Kourou, en Guyane française.

 

LIRE AUSSI:

>> Espace: ça plane pour Arianespace

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 12:50
Douloureuse gestation pour Airbus Group

 

 

15 décembre 2013 par Pierre Sparaco – Aerobuzz.fr

 

Le couperet est tombé, EADS se prépare à supprimer 5.800 emplois à travers « ses » quatre pays, Allemagne, France, Royaume-Uni et Espagne. Le prix à payer, non pas pour éliminer des branches mortes – il n’y en a pas - mais pour mettre les capacités industrielles en adéquation avec la demande. Laquelle est plus vigoureuse que jamais en matière d’avions civils mais sérieusement fragilisée côté militaire, et un peu moins dans le spatial. Cassidian, Airbus Military et Astrium sont directement impactés.

 

Depuis que Thomas Enders, PDG du groupe, a confirmé ces mesures, chacun est tout simplement dans son rôle. Les dirigeants de l’entreprise montrent à quel point ils se veulent performants et proches des réalités, les syndicats expriment leur profond mécontentement face à un comportement « économiquement aberrant (…) et socialement inacceptable ». En revanche, de part et d’autre, on dit trop peu qu’il convient de relativiser l’impact de cet élagage, compte tenu de l’effectif total actuel d’EADS, 144.156 personnes. Dès lors, il est probable que les licenciements secs puissent être évités et les dégâts sociaux minimes.

 

En pratique, c’est le futur Airbus Group qui se façonne sous nos yeux, déséquilibré dans la mesure où il ne trouve pas les moyens de construire un bon équilibre entre activités civiles et militaires. Les avions commerciaux se portent bien, avec plus de 1.200 commandes enregistrées depuis janvier et 620 livraisons prévues pour l’ensemble de l’année 2013. Dans le même temps, les budgets militaires sont à la peine, les perspectives ne sont pas bonnes et la construction de l’Europe de la Défense demeure une illusion d’optique. En témoigne, notamment, le fiasco en matière de drones : la technologie est disponible mais les différents acteurs sont incapables de s’entendre, exception faite du démonstrateur Neuron.

 

Le cours de l’histoire serait-il différent, aujourd’hui, si EADS avait pu mettre la main sur BAE Systems ? On peut l’estimer et on imagine que Thomas Enders y pense chaque fois qu’il croise Angela Merkel. La chancelière, obsédée par le risque supposé de perte d’influence de l’Allemagne au sein de l’entreprise quadrinationale, et sans doute mal conseillée, a commis une erreur grave en opposant un « nein » retentissant au projet de fusion EADS/BAE. Lequel veto, ce jour-là, nous a rappelé que les ingérences politiques dans la gouvernance d’EADS sont toujours bien réelles. En ont témoigné, cette semaine, des déclarations de plusieurs ministres français, pourtant peu réputés pour leurs compétences aéronautiques et spatiales, notamment Michel Sapin et Arnaud Montebourg. Ils auraient mieux fait de se taire mais, de toute manière, personne ne les a écoutés.

 

Dans le même temps, les esprits critiques dénoncent, comme il se doit, une politique de rentabilité à outrance, ce qui ne correspond pourtant pas à la réalité. Certes, en prenant pour référence les trois premiers trimestres de l’année, le résultat net d’EADS a fait un bond en avant de 36 % mais il atteint ainsi un niveau à peine convenable. Un bénéfice sur 9 mois de 1,19 milliards d’euros n’est impressionnant que dans l’absolu et l’est beaucoup moins quand on le rapporte à un chiffre d’affaires, toujours pour trois trimestres, de 40 milliards. D’autant que d’autres sujets d’inquiétude apparaissent, par exemple les ventes d’Eurocopter moins brillantes que précédemment.

 

Cette préparation de l’Airbus Group conduit à tourner la page, à aborder une époque nouvelle, comme en témoigne symboliquement la construction du nouveau siège de Blagnac et la fermeture annoncée de l’immeuble du 37 boulevard de Montmorency, dans le seizième arrondissement parisien, murs chargés d’histoire depuis l’époque des premières sociétés nationales françaises, SNCASE, Sud-Aviation, Aerospatiale puis les regroupements contemporains, à commencer par la mise en place d’Aerospatiale Matra Hautes Technologies. Tout cela est maintenant terminé.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 12:50
photo Airbus Military

photo Airbus Military

 

Le 12/12/2013 BFM (Dow Jones)

 

NEW YORK -Le groupe européen d'aéronautique et de défense EADS (EAD.FR) va reporter la livraison de son avion de transport militaire A400M à l'armée allemande, indique jeudi le quotidien allemand Handelsblatt.

 

La livraison est maintenant prévue pour la mi-2015, au lieu de novembre 2014, précise le journal, citant la réponse du ministère allemand de la Défense à la question du député écologiste Tobias Lindner.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 08:35
Eurofighter Makes New Offer to Korea

 

Dec 11, 2013 defense-aerospace.com

(Source: The Korea Herald; published Dec. 11, 2013)

 

EADS Proposes Korea Buy Mix of Two Fighter Jets

 

The European Aeronautic Defense and Space Company proposed Wednesday that South Korea purchase a combination of 40 Eurofighter Typhoons and 20 F-35s for its next-generation fighter procurement project.

 

The defense firm argued that a split procurement will offer a better blend of capabilities for peninsular security conditions, and that its “stable” Eurofighter program can ensure an earlier fixed delivery timetable, starting from 2017.

 

The EADS’ proposal came after Seoul all but decided last month to purchase 40 F-35 radar-evading fighters manufactured by Lockheed Martin, a U.S. defense firm, and start deploying them from 2018.

 

“We see the advantages of a split procurement of Eurofighters and F-35s, combining the benefits of both programs,” said Peter Maute, senior vice president of Eurofighter sales, during a press conference in Seoul.

 

“This would be in line with the approach of some future F-35 users who will, once it is eventually in service, operate it complementary to other aircraft in a specialized role, using its stealth attributes.”

 

He particularly stressed the “multi-role” capabilities of the Eurofighter Typhoon Tranche 3 and the F-35’s specialized role for strike missions.

 

“The U.S. has developed the F-22 as a dominant air superiority fighter and plans (to use) the F-35 mainly for strike missions,” said Maute.

 

The United Kingdom and Italy, along with other nations, will begin using F-35s for specialized roles alongside the Eurofighter, which is of equal dominance to the F-22 in air-to-air contests and also has a full multi-role capability, he explained.

 

Maute also said that should Seoul opt to buy 40 Eurofighter Typhoons, his company would maintain its promises of technology transfer and industrial participation packages, which were made when Seoul planned to procure 60 warplanes.

 

The EADS’ industrial packages include technological support for Seoul’s so-called KF-X project to develop an indigenous warplane, and also an investment of up to $2 billion in the KF-X project.

 

Observers said it would be difficult for Seoul to reverse its current procurement plan and opt for the Eurofighter, considering that Seoul seeks to purchase all-aspect stealth aircraft to counter threats from North Korea and potentially from neighboring states.

 

Last month, Seoul decided to purchase 40 stealth warplanes for deployment from 2018-2021 and to later purchase an additional 20 warplanes, in consideration of shifts in the security environment and technological development

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 13:35
Projet F-X : EADS se dit favorable à un partage du contrat avec Lockheed Martin

 

SEOUL, 11 déc. (Yonhap)

 

La société européenne European Aeronautic Defense and Space (EADS) a annoncé ce mercredi être ouverte à une proposition de Séoul pour un achat combiné de Lockheed Martin F-35 et de son avion de chasse Eurofighter, en acceptant de revoir ses attentes à la baisse dans le but de rester en lice pour le projet F-X coréen, soit l’achat de 60 jets pour renouveler sa flotte vieillissante.

 

Le 22 novembre dernier, Séoul s’était engagé à acheter 40 chasseurs furtifs F-35A du constructeur Lockheed Martin à partir de 2018, avec la possibilité d’acquérir 20 autres chasseurs plus tard selon le budget et la situation sécuritaire, avait indiqué le Comité des chefs d’état-major interarmées (JCS).

 

Cet achat est de moindre envergure qu’initialement projeté par l'Administration du programme d'acquisition de défense (DAPA). Le Boeing F-15 Silent Eagle était le seul avion satisfaisant au budget du précédent projet d’achat de 60 chasseurs, de 8.300 milliards de dollars, mais avait finalement été écarté à cause de ses faibles capacités de furtivité.

 

«Bien que nous croyions que l’achat de 60 Eurofighters apporterait à la Corée du Sud une meilleure capacité de dissuasion et de meilleurs performances, nous voyons également l’intérêt d’une division du projet d’acquisition avec le Lockheed Martin F-35», a déclaré Peter Maute, vice-président du programme de vente des Eurofighters au sein de la division EADS Cassadian, qui produit des systèmes de sécurité et de défense.

 

Afin de vanter la supériorité de l’Eurofighter, Maute a rappelé que les Etats-Unis ont développé un jet F-22 en tant qu’avion de chasse dominant et n’utiliseront leurs Lockheed F-35 que pour des missions d’attaques ciblées, tout comme l’Italie ou le Royaume-Uni, qui n’en appelleront à leur F-35 que pour des tâches spécifiques.

 

Le représentant d’EADS explique que «le programme des Eurofighter Typhoons étant stabilisé, il ne sera pas sujet à des hausses de prix ou des retards et offrira plus de flexibilité à l’armée sud-coréenne», contrairement aux F-35, toujours en cours de développement.

 

L’EADS a également mis l’accent sur sa promesse d’investissement de 2 milliards de dollars en Corée du Sud dans des programmes de développement aéronautique, en promettant de collaborer avec des contractuels locaux afin d’engendrer de nouveaux projets et créer des emplois dans le secteur de l’aérospatiale et de la défense.

 

Selon Maute, un plan intergouvernemental pourrait être envisagé pour l’acquisition des Eurofighter si cette solution est préférée par le gouvernement sud-coréen, les quatre premiers ministres des quatre nations partenaires de l’EADS - l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Royaume Uni - s'étant dits prêts à défendre le projet.

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 12:30
Guerre entre Thales et MBDA/EADS en Arabie Saoudite : bientôt le dénouement ?

Thales, avec le soutien de l'Elysée, vise la signature d'un contrat d'un montant total de 4 milliards d'euros en Arabie Saoudite tandis que MBDA et EADS tentent désespérément de gripper le processus

 

11/12/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Avec la possible visite de François Hollande en Arabie Saoudite les 29 et 30 décembre, la tension est montée d'un cran chez Thales et le couple MBDA/EADS. En jeu, la signature d'un contrat de 4 milliards d'euros qui est promis au groupe d'électronique mais toujours convoité par le missilier européen.

 

La tension monte, monte…   Avec la visite prévue mais pas encore définitivement inscrite à l'agenda de François Hollande les 29 et 30 décembre en Arabie Saoudite - des dates de back-up sont aussi programmées en janvier et février -, Thales et le missilier MBDA, soutenu par EADS, sont à cran. Pour les mêmes raisons mais avec des intérêts diamétralement opposés.

 

Les deux groupes sont engagés dans une guerre fratricide dans le cadre de la signature d'un méga-contrat appelé Mark 3 en Arabie Saoudite portant sur la vente d'un système de défense aérien (Air Defence) de courte portée.

 

Un contrat de 4 milliards d'euros

 

En clair, Thales, avec le soutien exclusif de l'Elysée, vise la signature de ce contrat d'un montant total de 4 milliards d'euros, dont une première tranche est estimée à 2,5 milliards… tandis que MBDA et EADS tentent désespérément de gripper le processus. "En contradiction avec les instructions de l'Elysée, constate-t-on chez Thales. Plus EADS fera des manœuvres de dernière minute, plus cela le fragilisera". Sous-entendu auprès de l'Elysée.

 

Au sein du groupe européen, on estime que les Saoudiens ne veulent pas des Crotale NG proposés par le groupe d'électronique pour renouveler complètement le parc saoudien équipé de missiles de défense aérienne fabriqués par Thales. "Si Ryad en voulait, ils auraient signé depuis longtemps", explique-t-on au sein du groupe européen. MBDA avait quant à lui proposé à Thales de mettre dans l'offre pour Ryad ses missiles VL Mica et Aster, la modernisation des Crotale restant sous la maîtrise d'œuvre du groupe électronique. Une proposition rapidement rejetée par Thales.

 

Une visite de François Hollande pour remercier le roi Abdallah

 

La visite de François Hollande, si elle se confirme dans les prochains jours, pourrait bien alors être l'occasion d'un remerciement du président français au roi Abdallah pour ce contrat, selon des sources concordantes. Thales est en attente depuis la fin de l'été de ce contrat approuvé par le roi et toujours en attente de la signature du prince héritier Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ministre de la Défense.

 

A l'approche de la visite présidentielle, la tension est donc montée d'un cran. Thales estime que la direction générale de l'armement (DGA) ne joue pas le jeu. Pourquoi ? L'électronicien soupçonne la DGA de ne pas le soutenir pour ne garder qu'un missilier en France, MBDA. Car avec Mark 3, Thales est à nouveau prêt à investir dans les systèmes de missiles et est prêt à développer une nouvelle génération de missile de défense aérienne de courte portée, confirme-t-on chez Thales. Ce qui va à l'encontre de la stratégie de la DGA de ne garder qu'un missilier en France. Mais de là à sacrifier un contrat de 4 milliards d'euros…

 

Thales parano ?

 

D'ailleurs à la DGA, on estime que Thales est "parano". "Le groupe voit des ennemis partout et il existe une certaine lassitude chez eux car le contrat est imminent depuis cinq ans", analyse-t-on pour expliquer la nervosité de Thales où pourtant certains restent très confiants sur la conclusion de ce contrat.

 

D'autres expliquent le retard de la signature par un lobbying américain de dernière minute. Mais comme on le rappelle à Paris, c'est "le seul contrat signable à tout moment, le roi en a donné l'ordre et le budget est prêt", souligne une source proche du dossier. Inch allah.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 19:55
EADS 2e restructuration dec 2013 source LesEchos

EADS 2e restructuration dec 2013 source LesEchos

 

10 décembre 2013 Par Astrid Gouzik - Usinenouvelle.com

 

Suite aux annonces concernant la restructuration d’EADS, les ministres du Travail et du Redressement productif ont demandé au groupe d’aéronautique et de défense de ne pas procéder à des départs contraints.

 

"Le ministre a demandé de façon solennelle à EADS d'organiser exclusivement cette restructuration dans ses activités spatiales et de défense par les reclassements internes à l'entreprise et des mesures de départ fondées exclusivement sur le seul volontariat des salariés, ou par des départs à la retraite", indique Arnaud Montebourg dans un communiqué diffusé le mardi 10 décembre.

 

Selon lui, "l'adaptation d'une entreprise aux évolutions de marché et la défense de sa compétitivité sont légitimes et nécessaires" mais il ajoute que "la situation globale de l'entreprise, qui bénéficie du soutien régulier et actif des pouvoirs publics, et dont les autres activités sont en croissance (....) exige de celle-ci de ne pas procéder à des licenciements".

 

Il conclut que "dans la situation profitable de l'entreprise, nul ne devra être contraint à perdre son travail".

 

"Scandaleux"

 

Plus tôt dans la journée, le ministre du Travail Michel Sapin a déclaré qu’EADS avait "le devoir" d’éviter tout licenciement. "Vous avez EADS qui annonce des suppressions de postes dans un contexte où par ailleurs le groupe EADS crée des postes" dans l'aéronautique civile, a-t-il souligné lors d'une table ronde organisée par la revue Projet.

 

Il a ainsi jugé "scandaleux" que le groupe communique sur des suppressions de postes : "je pense qu'ils le font sciemment car, paraît-il, ça fait monter les cours de Bourse".

 

"Son devoir est de mettre en place les dispositifs qui évitent tout licenciement et en France il ne sera pas accepté, car il ne sera pas acceptable, qu'une entreprise comme EADS supprime globalement des emplois", avait déclaré quelques minutes plus tôt le ministre du Travail sur Europe 1, en rappelant que "cette entreprise gagne de l'argent".

 

Limiter les licenciements secs

 

Lundi 9 décembre, EADS a annoncé qu'il allait procéder à la suppression de 5 800 postes sur trois ans, qui affecteront pratiquement à égalité l'espace et les activités de défense afin de garantir la pérennité de ces activités. Ce mardi, il a assuré qu'il s'efforcerait de limiter les licenciements secs.

 

Après les mesures de reclassement au sein du groupe, les retraites anticipées et les départs volontaires, la direction s'attend à un solde de 1 000 à 1 450 licenciements secs.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 19:50
Les prochains grands chantiers d'EADS : la compétitivité de l'Eurofighter et d'Ariane

 

10 décembre 2013 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

L'avion de combat Eurofighter et la fusée européenne Ariane sont au cœur de la nouvelle division "Espace et Défense" du groupe européen d'aéronautique et de défense EADS, en pleine restructuration. Pour restaurer sa profitabilité, EADS estime qu'il faudra revoir leurs modèles industriels trop inefficaces.

 

Au-delà des réductions d'effectifs désormais connues pays par pays et division par division, la restructuration de la nouvelle branche Espace et Défense d'EADS reste encore nébuleuse. Quelles seront les lignes de produits abandonnées ? Quelles seront les futures priorités en termes de technologies et de marchés géographiques ? A ces questions, la direction EADS apporte encore peu de réponse. "Le cœur du coeur de l'activité de la nouvelle division sera constitué par les avions militaires et les activités spatiales", se contente de préciser Bernard Gerwert, le nouveau patron de la division "Airbus Defence & Space". Dans ces deux secteurs, le groupe doit faire face à des challenges industriels d'importance.

 

Des réductions d'effectifs supplémentaires

 

Eurofighter Typhoon - Dubai Air Show 2013 - photo EADS

Eurofighter Typhoon - Dubai Air Show 2013 - photo EADS

 

L'avion de combat Eurofighter, fragilisé après son échec face au Rafale pour remporter le contrat indien, se trouve en situation délicate. "Si nos prévisions de ventes supplémentaires à l'export ne sont pas atteintes, des réductions d'effectifs supplémentaires seront nécessaires après 2018", n'a pas caché le dirigeant allemand qui précise que 5 campagnes sont en cours. Dans ce domaine, il doit s'accorder avec ses co-actionnaires, le britannique BAE et l'italien Finmeccanica, pour revoir le modèle de production de l'avion, jugé largement inefficace. Il est en effet aujourd'hui assemblé dans les quatre pays à l'origine du programme : en Allemagne, au Royaume, en Italie et en Espagne. Un cas unique dans l'aéronautique militaire et de quoi plomber son coût de production ! D'où les réflexions en cours pour y remédier. Ainsi, si les commandes d'un pays s'arrête, sa ligne d'assemblage pourrait être remise en cause, avertit la direction d'EADS.

 

Astrium aussi touché que Cassidian

Le lanceur Ariane constitue l'autre chantier industriel majeur pour la nouvelle division Espace et Défense. D'ailleurs, son maître d'oeuvre Astrium paie également un lourd tribu à la restructuration avec 2470 postes supprimés sur les trois prochaines années. Soit presque autant que Cassidian ! "Nous devons améliorer significativement la compétitivité d'Astrium", justifie Bernard Gerwert. La nouvelle menace du lanceur SpaceX, qui a réussi son premier lancement d'un satellite commercial la semaine dernière, ne fait que le conforter dans son analyse. "SpaceX commercialise des fusée 30% moins cher qu'une Ariane", rappelle le dirigeant allemand. EADS va donc militer pour une révision drastique du modèle industriel du lanceur européen aujourd'hui basé sur le principe du juste retour géographique. Dans ce modèle, chaque pays qui finance Ariane récupère une partie des développements et de la charge industrielle correspondant à son investissement dans le programme. "L'industrie européenne des lanceurs ne peut plus fonctionner avec un modèle aussi complexe sur le plan industriel", a averti Tom Enders, le PDG d'EADS.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 17:50
EADS : Tom Enders présente la facture à l’Allemagne

 

09 décembre 2013 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com



L’Allemagne supportera la majeure partie de la restructuration de la branche défense du groupe d'aéronautique européen EADS. Les dépenses militaires du pays y sont passées sous la barre des 1% du PIB.

 

L’Allemagne paie au prix fort la réorganisation d’EADS, donnant naissance à la nouvelle branche Défense et Spatial. Au total, le groupe a annoncé 5800 suppressions de postes dont 2 600 chez Cassidian et 2 500 chez Astrium. Sur le plan géographique, près de 2500 sont supprimés en Allemagne contre 1440 en France (le reste des postes étants supprimés en Espagne et au Royaume-Uni). Les salariés Outre-Rhin avaient senti venir le coup : ils étaient plus de 20 000 à défiler le 28 novembre dernier sur plusieurs sites du groupe pour s’opposer à la restructuration. Tom Enders, le PDG du groupe, avait préparé ses compatriotes, s’exprimant à plusieurs reprises dans les médias allemands en promettant une restructuration draconienne.

 

Des budgets européens en baisse de 13 %

Sans conteste, l’Allemagne est rattrapée par son opposition en octobre 2013, à la fusion entre EADS et le britannique BAE. Alors en pleine période électorale et soucieuse de préserver les emplois menacés en Bavière par une telle opération, Angela Merkel avait opposé un "nein" au projet au grand dam de la direction d’EADS. Or cette alliance avec le champion britannique de la défense lui aurait potentiellement ouvert les portes du marché américain, premier marché mondial pour les équipements militaires où BAE a réussi une belle percée. Sans ce débouché et devant faire face à la baisse des budgets européens de la défense - de 13% entre 2010 et 2012 sur les équipements de défense sur le périmètre de l’Union européenne (source IRSEM) - la restructuration, retardée un temps, devenait inévitable.

 

Sous-investissement en équipements de défense

L’Allemagne paie également son sous-investissement en équipements de défense. Elle a ainsi revu à la baisse ses commandes d’A400M et d’hélicoptères militaires auprès d’Airbus Military et d’Eurocopter, et tiré une croix sur son programme de drones de surveillance. Un coup dur pour EADS qui concentre le gros des troupes de sa division Espace et Defense en Allemagne avec 17000 salariés. Les dépenses militaires du pays sont ainsi passées sous la barre dde 1% du PIB, soit deux fois moins que la norme préconisée par l’Otan (2% du PIB). Pour comparaison, la France a limité les dégâts avec un effort de dépense à 1,4% du PIB, protégeant ainsi sa base industrielle. Côté allemand, Enders s’est plaint des milliards d’euros de commandes partis en fumée. Et selon lui son groupe ne pouvait pas "amortir ces annulations facilement ni réaffecter les sites et capacités à d'autres tâches".

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 12:50
EADS supprimera 5 800 postes en Europe, dont près d'un millier en France

 

09.12.2013 Par Guy Dutheil LE MONDE

 

Après l’échec du rachat de BAE, le groupe revoit sa stratégie. Le coup de serpe fauchera 5 800 postes en Europe, selon les syndicats, dont un millier en France.

 

Tom Enders, le président d'EADS, avait promis des restructurations « draconiennes » ; il a tenu parole. Comme un symbole, c'est en Allemagne, à proximité de l'aéroport de Munich, que le patron de la maison mère d'Airbus a souhaité dévoiler lors d'un comité d'entreprise européen, lundi 9 décembre, la réorganisation du futur pôle Défense et Espace du groupe.

 

Elle passe par la réunion des divisions défense (Cassidian), espace (Astrium), et d'Airbus Military, l'actuelle filiale d'Airbus qui produit l'avion de transport militaire A400M. Des activités qui emploient environ 45 000 salariés et dégagent 14 milliards d'euros de chiffre d'affaires. A cette occasion, EADS sera rebaptisé Groupe Airbus au 1er janvier 2014.

 

C'est en Allemagne, où sont situées la plupart des activités de défense, qu'EADS devrait d'abord tailler dans ses effectifs. Au total, le coup de serpe de M. Enders fauchera 5 800 postes en Europe. EADS va proposer des mesures de reclassement dans ses filiales Airbus et Eurocopter à hauteur de 1 500 postes, 1 300 contrats d'intérimaires ne seront pas renouvelés et des mesures supplémentaires de départs volontaires seront mises en place. Le syndicat FO parle d'un millier de suppressions de postes en France.

 

Un moindre mal par rapport à la rumeur colportant jusqu'à 8 000 suppressions de postes soit 20 % des effectifs de la branche défense et espace, dont la presse allemande s'était fait l'écho fin novembre. Ces chiffres ont provoqué l'indignation du syndicat IG Metall qui a organisé une journée d'actions, assez suivie.

 

« IL Y A UNE CERTAINE INCOHÉRENCE »

 

Fin novembre, dans un courrier adressé au premier ministre Jean-Marc Ayrault, plusieurs syndicats français ont estimé « qu'un groupe dont le carnet de commandes est d'environ 650 milliards d'euros (…) doit maintenir l'activité de ses sites ». Ils demandaient à l'Etat, qui détient 12 % d'EADS, d'intervenir. « Il y a une certaine incohérence à faire de telles restructurations, déplorent-ils, mais peut être que les difficultés sont à venir ».

 

Depuis l'adoption, au printemps, de la nouvelle gouvernance d'EADS, à l'occasion de laquelle les Etats ont abandonné leur droit de veto, M. Enders a les mains libres pour agir. A la suite de l'échec, à l'automne 2012, de la tentative de fusion avec le groupe britannique BAE Systems, bloquée par Berlin, EADS a redéfini sa stratégie. Plus questions d'équilibrer les activités civiles et militaires. Mais plutôt de dégager une rentabilité de 10 % pour le groupe d'ici à 2015.

 

Afin de mesurer l'ampleur de l'effort à fournir, il faut rappeler qu'Airbus, qui représente 80 % du chiffre d'affaires du groupe, dégage une marge de moins de 4 % malgré ses carnets de commandes pleins à craquer. Selon la presse allemande, pour y parvenir, EADS devra économiser 690 millions d'euros sur deux ans.

 

PAS DE LICENCIEMENTS SECS

 

Tom Enders, directeur exécutif du groupe EADS, a dévoilé lors d’un comité d’entreprise européen, lundi 9 décembre, la réorganisation du futur pôle Défense et Espace du groupe.

 

Côté défense, pour compenser la baisse des budgets militaires, « Major Tom » va tailler dans le vif. Mais, il ne devrait pas y avoir de licenciements secs, seulement des plans de départs volontaires. Les départs en retraite ne seront pas remplacés et les contrats à durée déterminée ne seront pas renouvelés. Pour recaser certains salariés, le groupe européen d'aéronautique et de défense prévoit aussi de recourir à « la mobilité interne ».

 

Airbus qui recrute 1 500 salariés nets par an laisse déjà entendre qu'il ne serait plus autorisé à embaucher à l'extérieur dès 2014.

 

Le plan de restructurations du futur pôle défense et espace passe par le regroupement des sites de production. Principalement en Allemagne après que Berlin a revu à la baisse sa participation dans nombre de programmes militaires – plusieurs milliards d'euros de commandes en moins pour l'avion militaire A400M ou les hélicoptères Tigre et le NH90.

 

VENTE DU SIÈGE PARISIEN

 

Selon l'hebdomadaire Challenges, le carnet de commandes de Cassidian va sérieusement dégonfler, passant de 48 à 31 milliards d'euros d'ici à 2018. Le siège de la société, à Unterschleissheim, qui emploie plus de 1 000 salariés dans la banlieue de Munich va être fermé. Le nouveau siège de la branche défense et espace sera transféré à Ottobrunn, en Bavière, dans d'anciens locaux d'EADS.

 

EADS va aussi « regrouper ses activités » dans les autres pays où sont disséminées ses implantations militaires et spatiales. En Espagne, elles seront réunies à Getafe et à Séville où est assemblé l'avion militaire gros-porteur A400 M. Au Royaume-Uni, « les activités seront réunies sur quatre sites », fait-on savoir chez EADS.

 

La France n'est pas non plus épargnée. Astrium qui doit faire face à « une réduction des commandes de satellites civils et militaires », déplorent les syndicats, va devoir se serrer la ceinture.

 

Mesure symbolique, EADS va vendre son siège parisien, boulevard Montmorency (16e) - soit 12 000 mètres carrés qui sont valorisés environ 100 millions d'euros.

 

La majorité des 180 salariés rejoindront le nouveau siège qu'EADS construit aux abords de l'aéroport de Toulouse. En plus des réductions d'effectifs, le groupe prévoit quelques cessions - la fabrication d'hôpitaux de campagne et celle de ponts mobiles.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:50
EADS engage sa deuxième grande restructuration

 

09/12 Par Alain Ruello et Bruno Trevidic - LesEchos.fr

 

Les suppressions de postes dans le militaire et le spatial dévoilées ce soir. Le groupe doit réduire ses coûts pour rester compétitif à l'export.

 

Cinq mille, 6.000 ou jusqu'à 8.000 comme l'avançait il y a peu l'agence de presse allemande DPA ? Ce soir après Bourse, à l'issue d'un conseil d'administration suivi d'une première réunion avec les syndicats, EADS dévoilera ce que les salariés concernés attendent de connaître avec anxiété depuis des semaines : l'ampleur de la restructuration de la nouvelle division défense et espace, qui verra le jour le 1er janvier aux côtés de celles des avions de ligne et des hélicoptères. Selon « Le Figaro », les suppressions devraient toutefois être inférieures à 8.000, de l'ordre de 5.000 à 6.000. Il est acquis que le plan s'effectuera sans licenciements grâce à des départs volontaires, reclassements et non remplacements des départs en retraite. Récemment, la presse allemande évoquait aussi un plan d'économie de 690 millions d'euros en deux ans réalisés grâce à des regroupements de site et des cessions.

Jusqu'au bout, le secret aura été bien gardé. Si l'unité de compte ne fait pas mystère - le millier - le nombre de postes supprimés de même que les synergies attendues ont fait l'objet d'ajustements permanents entre Tom Enders, le patron du groupe aéronautique, sa garde rapprochée, et les responsables des différentes entités de la future division. Fruit du regroupement de Cassidian (électronique, télécommunications, radars...), d'Airbus Military (avions de transport militaires, A400M notamment), et d'Astrium (espace), celle-ci affiche sur le papier 14 milliards d'euros de chiffre d'affaires pour 45.000 salariés, basés en très grande majorité en Europe.

Depuis quelques jours, EADS distille des éléments de langage pour justifier la restructuration. Ils tiennent en deux mots : trop cher ! Comme en témoignent les échecs de l'avion de combat Eurofighter en Suisse ou en Inde, où celui d'Astrium au Brésil, qui a choisi Thales Alenia Space pour un ambitieux programme de satellites de télécommunications, le groupe doit absolument s'alléger : sa structure de coûts est intenable au moment où les baisses des budgets institutionnels en Europe l'obligent à redoubler d'efforts à l'export. Partis les premiers dans leurs restructurations, les géants américains comme Boeing ou Lockheed Martin sont devenus des concurrents redoutables dans les pays émergents, les seuls qui offrent encore des opportunités de croissance.

 

L'Allemagne en première ligne

« La défense et le spatial font face à des défis formidables. Nous continueront à investir à condition que nos clients continuent à s'engager auprès de nous », a prévenu jeudi Bernhard Gerwert, le patron de la future branche défense et espace, lors d'une cérémonie organisée à l'occasion de la livraison du 400e Eurofighter, à l'armée allemande en l'occurrence.. En ciblant la presse allemande en octobre pour confirmer qu'EADS n'avait d'autre choix que de prendre des mesures « draconiennes », Tom Enders l'a confirmé implicitement : la restructuration frappera principalement outre-Rhin. IG Metall, qui a organisé des débrayages le 28 novembre, l'a bien compris.

Pour autant, la baisse des budgets en Europe n'explique pas tout. Si l'Eurofighter est à la peine, c'est surtout en raison d'un montage politico-industriel inepte depuis l'origine. La conception de l'avion est aussi en cause. Si Astrium a perdu au Brésil, ce n'est pas uniquement à cause de ses coûts. Thales Alenia Space, qui vient de lancer un plan de compétitivité, n'a-t-il pas réussi à s'imposer (lire page 21) ?

Même si le Vieux Continent ne baissait pas la garde en matière de défense et d'espace, Cassidian se devait un jour où l'autre de faire le ménage dans un portefeuille de produits par trop hétéroclite. On en compte près de 400. Le nombre de sites doit être réduit aussi. Unterschleissheim, près de Munich par exemple, pourrait migrer à Ottobrün, également proche de la capitale bavaroise.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:50
EADS pourrait couper environ 6.000 emplois

Le PDG d'EADS Tom Enders s'apprêterait à couper de l'ordre de 6.000 emplois.

 

08/12/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le groupe européen aéronautique et de défense pourrait supprimer environ 6.000 emplois. Selon Le Figaro, EADS couperait entre 5.000 à 6.000 emplois.

 

 

Rock 'n' Roll. C'est dans ces termes que certains chez EADS ont qualifié la préparation de la restructuration des activités défense et espace du groupe, qui doit être annoncée lundi après-midi aux syndicats. Ainsi jusqu'à la fin de ce week-end, les dirigeants d'EADS ont semble-t-il eu dû mal à faire converger le nombre d'emplois à couper par rapport aux grands principes que le PDG d'EADS, Tom Enders, avait fixé à ses managers. Hier soir, il restait encore des détails à affiner. Selon nos informations, EADS s'apprêterait à couper de l'ordre de 6.000 emplois.

 

Ce plan de restructuration touche essentiellement les activités défense et espace. Il avait été également question de restructurer les fonctions support des autres entités du groupe. Elles seraient épargnées... pour le moment.   

 

5.000 à 6.000 emplois supprimés selon Le Figaro

 

La restructuration des activités défense et espace d'EADS prévoit 5.000 à 6.000 suppressions de poste, soit moins que les 8.000 évoqués le mois dernier par la presse allemande, selon "Le Figaro" de dimanche soir. "Entre 5.000 et 6.000 postes sont concernés, soit moins que les 8.000 postes" qui avaient été évoqués en novembre par l'agence de presse allemande DPA, selon le site internet du quotidien.

 

Selon le journal, qui ne cite pas ses sources "il n'y aura pas de licenciement", et ce grâce à un ensemble de mesures : "plan de départs volontaires, reclassements, non-remplacement des salariés partant en retraite et non-renouvellement des contrats d'intérimaires et des CDD (10 % des effectifs)". Le quotidien évoque aussi des regroupements de site, un plan d'économies qui se chiffrerait à 690 millions d'euros sur deux ans selon la presse allemande, et la cession de plusieurs actifs (la filiale Cassidian Test & Services ainsi que les activités de fabrication de ponts mobiles et d'hôpitaux de campagne).

 

Des mesures draconiennes

 

EADS doit présenter lundi les détails d'une vaste restructuration de ses activités défense et espace aux syndicats européens inquiets des réductions d'effectifs attendues notamment en Allemagne. Le directeur exécutif du groupe, Tom Enders, a rendez-vous lundi soir à Munich avec le comité d'entreprise européen, à qui il a déjà annoncé, mais par voie de presse, des "mesures draconiennes", surtout dans les activités de défense en Allemagne. Mardi se réuniront des comités européens par branche, selon des sources syndicales.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:50
EADS supprime 5.800 postes en Europe dans ses activités Défense et Espace

 

09 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

BERLIN - Le géant européen de l'aéronautique et de défense EADS a annoncé lundi la suppression de 5.800 emplois en trois ans dans ses activités Défense et Espace en Europe, dont 1.000 en France, selon le syndicat français FO Métallurgie.

 

La direction du groupe a confirmé ces informations.

 

Sur les 5.800 postes supprimés, dans le cadre d'une vaste restructuration liée à une baisse de commandes, 1.300 sont des postes d'intérimaires et 4.500 des emplois à temps plein, a affirmé le syndicat dans un communiqué diffusé sur son site Internet.

 

Le groupe EADS a annoncé (lundi) aux membres du comité européen, les premières conséquences de sa restructuration dans le secteur de la Défense et du Spatial, a précisé FO.

 

Les 5.800 emplois supprimés concernent l'Allemagne, la France, l'Espagne et l'Angleterre, selon le syndicat.

 

FO a dénoncé ces suppressions d'emplois, affirmant que le groupe EADS se portait bien financièrement et que ses carnets de commandes étaient bons, voire importants.

 

Le syndicat dénonce une logique purement financière avec comme seule volonté affichée, un taux de rentabilité à 10% et a exigé que le groupe EADS ne procède à aucun licenciement sec.

 

Le directeur exécutif du groupe, Tom Enders, avait rendez-vous lundi soir près de Munich (sud) avec le comité d'entreprise européen, à qui il avait déjà annoncé, par voie de presse, des mesures draconiennes, surtout dans les activités de défense en Allemagne.

 

Les réductions de commandes militaires, notamment en Allemagne, ne pourront pas rester sans conséquence pour l'activité et les emplois, avait averti récemment le patron d'EADS dans un entretien à un magazine allemand.

 

Selon la direction d'EADS, la restructuration est inévitable pour rendre le groupe plus efficace et performant dans les compétitions sur les marchés émergents.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:50
EADS va tailler dans ses branches Défense et Espace

 

06.12.2013 Romandie.com (AWP)

 

Paris (awp/afp) - Le géant européen de l'aéronautique EADS doit présenter lundi les détails d'une vaste restructuration de ses activités défense et espace aux syndicats européens inquiets des réductions d'effectifs attendues notamment en Allemagne.

 

Le directeur exécutif du groupe, Tom Enders, a rendez-vous lundi soir à Munich avec le comité d'entreprise européen, à qui il a déjà annoncé, mais par voie de presse, des "mesures draconiennes", surtout dans les activités de défense en Allemagne. Mardi se réuniront des comités européens par branche, selon des sources syndicales.

 

Pour "major Tom", c'est un nouveau défi. Après avoir réussi à desserrer l'emprise des États sur EADS, il a entrepris de regrouper les divisions défense, (Cassidian), espace (Astrium), avec la production d'avions de transport militaires d'Airbus Military, au sein d'une seule division, Airbus Defense and Space.

 

Face à la baisse des budgets militaires occidentaux, la restructuration est inévitable pour rendre le groupe plus efficace et performant dans les compétitions sur les marchés émergents, explique la direction d'EADS, bientôt rebaptisé groupe Airbus.

 

Les réductions de commandes militaires, notamment en Allemagne, ne pourront "pas rester sans conséquence pour l'activité et les emplois", a prévenu le patron d'EADS, en douchant les espoirs de reconversion. "Nous ne pouvons pas amortir cela facilement ni réaffecter les sites et capacités concernés à d'autres tâches", a-t-il ajouté dans un entretien à un magazine allemand.

 

Les syndicats n'en disconviennent pas mais disent craindre que la manoeuvre poursuive surtout une amélioration de la rentabilité, promise aux investisseurs pour 2015, avec qui le groupe a rendez-vous mercredi et jeudi à Londres. Le chiffre de 8000 suppressions d'emplois, avancé par l'agence allemande DPA mais jamais confirmé, n'est pas fait pour les rassurer.

 

APPELS À UNE INTERVENTION POLITIQUE

 

Le plus grand syndicat d'Allemagne, IG Metall, a organisé le mois dernier une vaste journée d'action pour mettre en garde contre les réductions d'effectifs. Plusieurs syndicats français ont adressé une lettre au Premier ministre Jean-Marc Ayrault, estimant qu'un "groupe industriel dont le carnet de commandes est d'environ 650 milliards d'euros (...) et doit être en mesure de maintenir l'activité de ses sites".

 

Ils demandent à l'État, qui détient 12% du capital, de "peser afin que les intérêts industriels nationaux ainsi que les intérêts sociaux des personnels d'EADS soient préservés".

 

Des appels à un intervention politique vont mettre à l'épreuve la nouvelle gouvernance du groupe, que Tom Enders a voulu indépendante des trois États présents au capital, la France, l'Allemagne et l'Espagne. Depuis une réforme entrée en vigueur cette année, ils ne sont que de simples actionnaires et ne sont plus représentés au conseil d'administration.

 

Le patron allemand recule rarement devant une épreuve de force avec les gouvernements mais cela ne lui a pas toujours réussi. L'Allemagne a ainsi bloqué l'année dernière sa tentative de fusion avec le fabricant d'armes britannique BAE Systems.

 

"La version qui a cours dans les milieux officiels, c'est qu'Enders avait conclu l'affaire avec Paris et Londres avant de s'adresser à Berlin, qui du coup n'a même pas voulu se pencher sur le projet", explique Christian Moelling, expert à l'Institut allemand des affaires internationales et de sécurité.

 

Et depuis l'équipe dirigeante "n'a pas encore essayé de rétablir des relations normales avec un des plus importants patrons d'industrie en Europe", selon lui.

 

La restructuration annoncée n'a pas encore déclenché de réactions politiques notables à Paris ni à Berlin mais il est vrai que la chancelière Angela Merkel et ses lieutenants étaient accaparés par la formation d'un nouveau gouvernement. EADS emploie quelque 50.000 personnes dans chacun des deux pays.

 

Reste à voir si les déclarations musclées de major Tom, qui ressemblent à une préparation d'artillerie avant un assaut, sont destinées à faire accepter des réductions d'emplois moins drastiques que ce que redoute le personnel.

 

La division Airbus, aujourd'hui en plein essor et qui réalise près de 80% du chiffre d'affaires du groupe, avait du se restructurer en 2007. Le plan prévoyait 10.000 suppressions de postes sur quatre ans chez Airbus et ses sous-traitants, la réduction avait finalement atteint 7.900 postes.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 08:50
Poland Mulls Small Stake in EADS

 

Dec. 4, 2013 – Defense News (AFP)

 

WARSAW — Poland is considering taking a stake in the European aerospace giant EADS, Polish defense ministry spokesman Jacek Sonta said Wednesday.

 

"We're examining the possibilities, the pros and cons, that a stake in EADS could offer the Polish arms industry," Sonta told AFP.

 

"It's a matter of giving Polish arms companies a chance to be present on the European market."

 

According to the Polish daily Dziennik Gazeta Prawna, Poland would take on stake of up to 2 percent in EADS.

 

When contacted by AFP, a spokesman for EADS said: "Our shares are on the market, anyone can buy some."

 

France owns a 12-percent stake in EADS, Germany 10.7 percent and Spain 4 percent.

 

Poland could pay for its eventual portion by offering stakes in its state-owned defense group PHO, according to Dziennik Gazeta Prawna.

 

EADS is holding a business and investment event this week in Warsaw and the central city of Lodz. More than 200 Polish firms have been invited to meet with EADS officials.

 

The central European NATO member plans to spend 140 billion zloty (33.3 billion euros, $45 billion) in the coming years to upgrade its military.

 

Unlike other European countries, Poland has kept its defense budget stable throughout the global financial crisis.

 

According to law, it is fixed at 1.95 percent of gross domestic product, which this year equals more than 31 billion zloty.

 

EADS is to change its name in mid-2014 to Airbus Group after its passenger aircraft business.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 12:50
La Pologne négocierait son entrée au capital d’EADS

 

 

04/12 Par Jean Michel Gradt – LesEchos.fr

 

Le gouvernement polonais négocierait son entrée dans EADS, rapporte mercredi le journal « Dziennik Gazeta Prawna ». Il viserait une participation comprise entre 1% et 2% du capital du géant européen de l’aéronautique, de la défense et de l’espace.

 

Le géant européen de l’aéronautique, EADS, pourrait inviter la Pologne à son tour de table. Le gouvernement polonais est en discussions avec les actionnaires d’EADS en vue pour l’Etat de prendre une participation comprise entre 1% et 2% dans le géant européen de l’aéronautique, de la défense et de l’espace, rapporte mercredi le journal « Dziennik Gazeta Prawna ».

 

Cet été, la Russie qui avait acquis 5 % du capital D’EADS en 2007, a entamé son désengagement . Actuellement le consortium européen est en partie détenue par les Etats allemand, français et espagnol, les deux premiers ayant 12% chacun et le troisième 4%.

 

Le quotidien ajoute qu’avec ces négociations, Varsovie vise un renforcement de la coopération militaire au sein de l’Union européenne. « Difficile à dire si une telle solution serait bénéfique pour nous, mais nous y pensons », déclare un porte-parole du ministère de la Défense nationale, cité par le journal.

 

L’hypothèse de discussions avec la Pologne se fait jour alors que le consortium européen organise du 2 au 5 décembre à Varsovie et à Lodz, l’EADS Aerospace Meetings Poland, un événement commercial et d’investissement durant lequel plus de 200 entreprises polonaises ont été conviées à rencontrer des dirigeants et experts d’EADS qui opèrent dans des domaines, allant des achats à la recherche & le développement (R&D) en passant par la gestion de la chaîne logistique.

 

EADS veut être plus présent en Pologne

 

Une chose est sûre : EADS et ses divisions – Airbus, Astrium, Cassidian et Eurocopter – entendent élargir sensiblement leur présence industrielle en Pologne. Jean-Pierre Talamoni, corporate vice president pour le développement international au sein d’EADS, estimait, dans un communiqué publié le 27 novembre, que « l’heure est venue pour l’industrie de la défense polonaise et l’industrie européenne de procéder à un rapprochement stratégique en renforçant les liens avec EADS ». Et d’ajouter : « Nous pensons que la Pologne a un rôle encore plus important à jouer au sein d’une industrie de la défense européenne élargie. »

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 12:55
Un Conseil européen pour sauver l’Europe de la Défense ? - 10 Déc

28.11.2013 ANAJ-IHEDN
 

Vice-amiral d’escadre Xavier PAITARD
Vice-Président "Affaires publiques" EADS France
Ancien représentant militaire de la France auprès de l’UE et de l’OTAN


Mardi 10 décembre 2013
19h30 à 21h00

Ecole militaire
Amphithéâtre Des Valiières




Informations : europe-de-la-defense@anaj-ihedn.org


Pour la première fois depuis le traité de Lisbonne, les chefs de l’État et de gouvernement des 28 États membres se réuniront lors du Conseil européen des 19 et 20 décembre 2013 pour débattre des questions de sécurité et de défense.

A travers sa politique de sécurité et de défense commune (PSDC), l’Union européenne contribue à la gestion internationale des crises et à la promotion de la paix. Pour faire face à l’émergence de nouvelles menaces et s’affirmer comme puissance diplomatique et politique, l’Europe aurait besoin  de moyens capacitaires adéquats et d’une volonté stratégique qui semble encore lui faire défaut.

Pour nous aider à comprendre les enjeux majeurs de ce Conseil européen tant sur les plans militaires, diplomatiques qu’industriels, le comité Europe de la Défense a l’honneur de recevoir le vice amiral d’escadre Xavier Païtard, représentant militaire de la France auprès de l’UE et de l’OTAN entre 2010 et 2012 et actuel vice-président chargé des affaires publiques chez EADS.

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 12:50
Satellites type Helios Crédits photo Astrium

Satellites type Helios Crédits photo Astrium

 

27.11.2013 Mariama Diallo - journal-aviation.com

 

Le n° 2 mondial des technologies spatiales Astrium (groupe EADS) a organisé le 26 novembre dernier sa première journée PME. Son objectif était de renforcer ses relations avec ses PME fournisseurs installées dans l’Hexagone. Les partenaires institutionnels de l’entreprise étaient également présents à ce rendez-vous stratégique, à l’image de la DGA, BPI France, les Direccte, la CDAF et Pacte PME.

 

COMETES étendu en Aquitaine et Midi-Pyrénées

 

Astrium a profité de ce rassemblement pour annoncer l’arrivée du programme COMETES dans les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées avec l’appui du pôle de compétitivité aéronautique Aerospace Valley. Lancé en 2010 et présent jusque-là uniquement en Ile-de-France, COMETES permet à Astrium de solidifier sa chaîne d’approvisionnement et pérenniser certains fournisseurs stratégiques.

 

Comment ? En renforçant sa collaboration avec ses PME fournisseurs grâce à une charte comportant une centaine d’engagements. Parmi ceux-ci, une simplification du contrat qui lie Astrium et ses fournisseurs, la communication des plannings de production douze mois minimum à l’avance afin de permettre aux PME mieux répartir leur charge de travail et gagner en capacité d’investissement. En retour, les PME s’engagent notamment à mettre en place un plan d’amélioration des performances industrielles, ou encore à livrer à l’heure et en ligne avec les exigences de qualité en vigueur dans l’industrie spatiale.

 

Grâce à ce programme, Astrium a augmenté de plus de 30 % le taux de livraison à l’heure et de plus de 50 % le taux de conformité depuis 2010.

 

À ce jour, Astrium travaille avec plus de 1 500 PME situées en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. Présent dans trois domaines d’activité — le transport spatial, les satellites et les services — la société a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 5,8 milliards d’euros en 2012 avec 18 000 salariés dans le monde.

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