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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 12:50
EADS: nominations au sein d'Airbus Defence & Space

19/09/2013 Cercle Finance

 

EADS a annoncé la nomination de trois nouveaux membres de la direction générale de sa future division Airbus Defence & Space, qui deviendra opérationnelle en 2014.

 

Pilar Albiac-Murillo, actuellement directrice générale déléguée de Cassidian et présidente exécutif de Cassidian Espagne, deviendra vice-présidente exécutive des opérations de la nouvelle division et en dirigera le processus de transformation. 

 

Christian Scherer, actuellement directeur des ventes et responsable des opérations internationales au sein de Cassidian, sera nommé au poste de vice-président exécutif des ventes et marketing d'Airbus Defence & Space.

 

Enfin, Lars Immisch, actuellement à la tête de la fonction rémunérations et avantages au sein de l'organisation des ressources humaines d'EADS/Airbus, deviendra vice-président exécutif des RH de la division.

 

'Ensemble, notre priorité consiste aujourd'hui à passer en revue l'intégralité des activités spatiales et de défense du groupe, afin de pouvoir proposer au quatrième trimestre, une feuille de route pour la mise en place de la future division', a déclaré Bernhard Gerwert, actuellement président exécutif de Cassidian et, à terme, de la division.

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 18:55
Quelles stratégies face aux mutations de l’économie de défense mondiale ?

17/09/2013 16:24

 

Colloque Groupe Jeunes chercheurs "Armements et économies de défense de l'IRSEM "

 

Vendredi 20 septembre 2013, de 8h45 à 13h00

 

Amphithéâtre de Bourçet, École militaire

 

- Informations -

 

Voir aussi : "Note de veille Armement et économie de défense", juin 2013

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 12:25
Eurocopter Technology Transfer Sees Brazilian-made Countermeasure System Integrated on Military Aircraft

Sep 17, 2013 ASDNews Source : EADS

 

Helibras has successfully completed flight testing of a chaff and flare countermeasures dispensing system for EC725 helicopters, completing a first-of-its-kind system integration project in Brazil and marking another key phase in Eurocopter’s contract to supply 50 of these Super Puma/Cougar family rotorcraft to the Brazilian armed forces.

 

Six flights were performed with the self-protection system – which is used to detect and identify threats to the aircraft and confuse heat-seeking and radar-guided missiles – validating its operation and integration with the helicopter’s other functions. The system was developed by Helibras’ Engineering Center under the supervision of Chief Engineer Walter Filho.

 

Performed by a Brazilian Helibras crew of flight test pilot Patrik Correa and flight test engineer Dreyfus Silva, the airborne evaluations checked the dispensing of flares and chaff throughout the EC725’s entire flight envelope – using one of the helicopters produced for the Brazilian armed forces.

 

These flights occurred at Santa Cruz Air Base near Rio de Janeiro and were made possible through the cooperation of Helibras with the Brazilian Air Force, and coordinated through Brazil’s national Aerospace Technology and Science Department. The Brazilian Navy provided one of its Eurocopter Super Puma AS332 L1 helicopters to accompany the EC725 in flight, ensuring the tests were carried out safely.

 

The self-protection system’s in-country development is part of Eurocopter’s ambitious technology transfer program, enabling Brazilian defense organizations and companies to enhance their technical capabilities while opening significant growth opportunities for the nation’s industry. The program currently comprises several industrial cooperation projects and offset activities.

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 12:55
La France investit pour parer à une attaque informatique majeure

 

 

15.09.2013 Par Véronique Guillermard – leFigaro.fr

 

Les Américains l'ont baptisé le «Pearl Harbor numérique». Cette attaque informatique majeure mettrait à terre les réseaux de communications, de transports et d'énergie à l'échelle nationale. De quoi mettre à genou un pays.

Pour se protéger de cet ennemi invisible - États voyous, groupes terroristes, mafias… - qui surfe sur les autoroutes de l'information, s'introduit dans les réseaux et les banques de données, via un simple poste de travail équipé d'un ordinateur, les infecte, espionne et sabote à distance, États, armées et entreprises investissent des sommes de plus en plus importantes. Ce marché mondial est estimé à quelque 50 milliards d'euros et il augmente de 8 à 10 % par an.

En France, la prise de conscience de la gravité des menaces se traduit par l'inscription d'un budget dédié à la cyberdéfense dans la nouvelle Loi de programmation militaire (2014-2019) avec notamment la formation de «cyber warriors» et par la sélection de quatre programmes de cybersécurité dans le cadre des 34 projets d'avenir, présentés la semaine dernière par François Hollande.

Preuve que cette nouvelle filière - elle pourrait créer des milliers d'emplois en France - est devenue une priorité, la visite ce lundi matin d'Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, et sa ministre déléguée à l'Économie numérique, Fleur Pellerin, ainsi que de Benoît Hamon, ministre de l'Économie sociale et solidaire, à Élancourt où 2000 ingénieurs de Cassidian, filiale défense d'EADS, travaillent sur des projets liés à la défense, la sécurité et la cyber­sécurité.

 

30.000 ordinateurs perdus

Point d'orgue de la visite, une démonstration d'intrusion informatique et le déclenchement des moyens pour la détecter, l'observer et la neutraliser. «Il y a un an, une grande société pétrolière a été victime d'une attaque. Elle a perdu 30.000 ordinateurs en une seconde. Ce sabotage à grande échelle s'est traduit par une perte sèche de milliers de données»,raconte Jean-Michel Orozco, directeur général de Cassidian Cybersecurity, un des deux grands acteurs français et européen avec Thales. «Lorsque les entreprises ne sont pas correctement protégées, il s'écoule en moyenne 371 jours entre le début d'une attaque et le moment où elle est détectée», ajoute-t-il. De quoi laisser le temps au cyber-attaquant de «faire son marché» dans les données sensibles de sa cible. Quasi impossible à prévenir, l'intrusion peut en revanche être repérée et neutralisée.

«Nous surveillons en temps réel les réseaux de nos clients, nous analysons les incidents dans nos centres opérationnels de sécurité et, si nécessaire, faisons appel à nos propres forces spéciales afin qu'elles interviennent au plus vite, détaille Jean-Michel Orozco. Nous menons des missions de détection d'une intrusion, d'observation et de neutralisation avant exfiltration des données et nous avons également des outils ad hoc qui patrouillent sur le réseau et font le ménage dans les coins et recoins.» Le patron de Cassidian constate que les entreprises, grandes et petites, se préoccupent de plus en plus de leur protection.

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 12:35
Corée du Sud-Boeing bien placé pour une commande de chasseurs

16/09 LesEchos.fr (Reuters)

 

La proposition de Boeing pour remplacer la flotte vieillissante d'avions de chasse de l'armée sud-coréenne est la seule qui repond aux critères, a dit à Reuters une source au fait du dossier, citant des responsables chargés de l'achat d'équipements militaires.

 

Avec son F-15SE, l'avionneur américain l'emporterait ainsi face au F-35 de Lockheed Martin et au Typhoon du consortium Eurofighter, composé d'EADS, BAE Systems et Finmeccanica.

 

La source a précisé que le ministre de la Défense du pays, le patron de l'administration chargée de l'acquisition de programmes de défense (DAPA) ainsi qu'un responsable de l'armée de l'air ont rencontré vendredi la présidente sud-coréenne Park Geun-hye pour lui faire part de leurs conclusions.

 

Un porte-parole de la DAPA a confirmé la tenue de la réunion, tout en refusant de dire ce qui y avait été évoqué.

 

Suite de l’article

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 07:50
Annelise Lethimonnier, passionnée d’Europe

15 septembre 2013 Usinenouvelle.com

 

Trophée des Femmes de l'Industrie

 

Troisième nominée dans la catégorie "Femme au début prometteur" des Trophée des Femmes de l’industrie de L'Usine Nouvelle, Annelise Lethimonnier est directrice France des affaires institutionnelles du groupe Eurocopter.

 

Annelise Lethimonnier n’est pas entrée chez EADS par vocation pour l’aéronautique, mais parce qu’elle aime l’Europe. L’entreprise est pour elle "la preuve par les faits de la construction européenne". Le sujet passionne cette ex-étudiante de l’Institut d’études politiques de Paris (IEP) qui a consacré son mémoire à cette société.

 

Approchée une première fois, elle préfère aller étudier le management de projets à HEC. "Indispensable pour parfaire ma connaissance du monde de l’entreprise", explique-t-elle. Elle rejoint EADS, d’abord comme plume du président Louis Gallois, puis gourmande d’opérationnel, elle devient responsable de projets export drone au sein de Cassidian, une filiale du groupe. Devant négocier avec des Indiens, elle se plonge dans les livres pour connaître cette culture.

 

Elle se définit comme une femme d’action et d’analyse, l’une nourrissant l’autre. "Je ne me vois pas parler d’un sujet que je ne maîtriserais pas", explique-telle. Cette ligne de conduite reste la sienne aujourd’hui quand elle promeut les positions d’Eurocopter.

 

Femme de passion, elle admire le théâtre classique, où l’on vit "des émotions fortes". Déjà soucieuse, à 30 ans, de transmettre, elle donne un cours sur l’industrie de défense européenne aux élèves du master de l’IEP qu’elle a elle-même obtenu en 2006.

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 12:35
Corée du Sud: opposition à l’achat du F-15 s’il n’est que moins cher sans être performant

13/09/2013 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

Boeing, DAPA, EADS, F-15 SE, Lockheed Martin,

 

C’est le monde à l’envers: alors que les Canadiens se plaignent que leur gouvernement s’apprêtait à payer beaucoup trop cher pour ses avions de chasse, les Sud-Coréens, leurs chefs militaires en tête, se plaignent au contraire que leur gouvernement ne choisisse pas des chasseurs qui offrent une assez forte capacité de dissuasion face à la turbulente Corée du Nord.

 

Un groupe d’anciens chefs de l’armée de l’air à la retraite ont fait part de leur opposition au projet du gouvernement d’acquérir 60 avions de chasse nouvelle génération F-15 SE de Boeing, critiquant le processus de sélection qui a donné la priorité au prix et non aux capacités de l’avion, rapporte l’agence sud-coréenne Yonhap.

 

L’Administration du programme d’acquisition de défense (DAPA) de la Corée du Sud a lancé le 12 août un appel d’offres dans le cadre de son projet d’acquisition, six mois après avoir dû le suspendre parce que toutes les propositions qu’elle avait alors reçues dépassaient le budget de Séoul fixé à 8,3 milliards de wons (7,45 milliards $).

 

Finalement, deux enchérisseurs ont été éliminés pour raison de budget, le F-35 de Lockheed Martin et l’Eurofighter d’EADS.

 

Les responsables de Lockheed Martin et d’EADS ont toutefois dit qu’ils restent en course, car ils n’ont reçu aucune notification officielle de la part du gouvernement sud-coréen.

 

Les dix-sept anciens généraux-chefs de l’armée de l’air avaient envoyé fin août une lettre à l’Assemblée nationale, au bureau présidentiel et au ministère de la Défense, leur demandant de reconsidérer leur processus d’évaluation qui ne tenait pas suffisamment compte des capacités des avions proposés.

 

L’Administration du programme d’acquisition de défense (DAPA) avait déclaré qu’elle ne pouvait pas signer de contrat avec les entreprises dépassant son budget, mais la Défense sud-coréenne ne peut ignorer totalement l’opinion publique sur l’achat d’armes de défense aériennes stratégiques qui doivent offrir une forte capacité de dissuasion face à la Corée du Nord et il semble que pour les sud-coréens, qui ont un voisin pour le moins imprévisible, la protection soit au moins aussi importante que les économies.

 

«La DAPA a établi une règle irrationnelle voulant que tout avion dépassant le budget de 8.300 milliards de wons ne peut pas être sélectionné», ont dit les généraux dans leur lettre, ajoutant «(La DAPA) devrait entreprendre une évaluation détaillée (des trois avions).»

 

La DAPA présentera les résultats de son évaluation vendredi au bureau présidentiel et tiendra une réunion avec les chefs des armées à la fin du mois pour rendre sa décision finale.

 

Au lieu de se borner à acquérir un avion qui rentre dans son budget, les généraux ont suggéré au gouvernement d’acquérir une «capacité de défense aérienne asymétrique» contre la Corée du Nord, qui signifie des avions de chasse furtifs tels que le F-35.

 

«Il n’est pas encore clair si le gouvernement sélectionnera le F-15 SE ou reverra son programme d’acquisition», a dit un membre du ministère de la Défense sous couvert d’anonymat, selon ce que rapporte l’agence sud-coréenne.

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 17:50
EADS vise plus de cessions que d'acquisitions dans la défense

11/09 LesEchos.fr (Reuters)

 

EADS mettra davantage l'accent sur les cessions d'actifs que sur les acquisitions dans le cadre de la fusion annoncée de ses activités militaires et spatiales, a déclaré mercredi le directeur commercial de Cassidian, la branche défense du groupe européen.

 

EADS a annoncé fin juillet son intention de regrouper ses différentes filiales de défense et spatiales dans le cadre de la réorganisation de ses activités en trois divisions: Airbus (avions civils), Airbus Defence & Space et Airbus Helicopters (Eurocopter). (Voir )

 

Les filiales font l'objet d'une revue de portefeuille et le groupe pourrait céder des activités "petites et facilement séparées du reste", a dit mercredi Christian Scherer, directeur commercial de Cassidian.

 

"Cela doit se traduire par une simplification de ce que nous faisons et non par une complexité accrue par l'ajout d'activités supplémentaires. Nous ne sommes pas à l'affût d'acquisitions", a-t-il ajouté en marge d'une conférence sur la défense à Londres.

 

Mardi, Marwan Lahoud, le responsable de la stratégie d'EADS, a déclaré que des cessions et des acquisitions étaient possibles à l'issue de la fusion des activités militaires et spatiales du groupe au sein d'une même division.

 

Christian Scherer s'est refusé à préciser quelles activités pourraient être vendues mais il a dit que la défense et l'aérospatiale constituaient le coeur de métier de Cassidian et que des activités telles que la cybersécurité, qui offrent un potentiel de croissance, étaient considérées comme capitales.

 

"Cassidian fait tout, des petits modules radars jusqu'aux avions de chasse et aux grands projets de contrôle aux frontières, nous avons des milliers de produits", a-t-il dit.

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 14:20
"L'industrie de défense, un atout pour l'économie française qu'il faut préserver"

07.09.2013 Le Monde.fr

 

Par Eric Trappier (Président directeur général Dassault), Patrick Boissier (Président directeur général DCNS), Marwan Lahoud (Président EADS France), Antoine Bouvier (Président directeur général MBDA), Philippe Burtin (Directeur général NEXTER Systems), Jean-Paul Herteman (Président directeur général SAFRAN) et Jean-Bernard Lévy (Président directeur général THALES)

 

A l'occasion de l'Université de la Défense qui se tiendra les 9 et 10 septembre prochains à Pau, et au moment où s'ouvrent les discussions sur le budget alloué à la Défense française, nous souhaitions nous exprimer, tous ensemble, sur les enjeux industriels de la prochaine programmation militaire.   

L'entretien et le perfectionnement du système militaire de premier rang qui est le nôtre est une condition sine qua non de notre capacité à intervenir sur la scène internationale. Ces dernières années, nos armées ont été fortement sollicitées et l'actualité nous montre, chaque jour un peu plus, que le niveau d'équipement de nos forces est un outil indispensable à notre autonomie stratégique.

En soi suffisant, l'argument de la souveraineté n'est pourtant pas le seul à prendre en considération. Les investissements de défense dynamisent une économie et une industrie qui représentent 165 000 emplois industriels à forte valeur ajoutée et peu délocalisables, un réseau riche de plus de 4 000 PME qui irrigue l'économie des territoires, véritable locomotive technologique pour toute l'industrie française. À l'exportation, nos entreprises affichent un solde très largement excédentaire. Elles portent haut le label France synonyme de performance et d'innovation. Le budget de la défense doit, plus que jamais, être appréhendé comme un levier de croissance et d'industrialisation, comme un élément de la solution et non du problème.

Le ministre de la défense et les présidents des commissions de la défense de l'Assemblée nationale et des affaires étrangères et de la défense du Sénat, qui ont fait de l'emploi industriel une priorité, ont eux aussi porté ces arguments. Le président de la République a su les entendre et s'est engagé, malgré la crise et les résistances, sur un volume de crédits qui pourrait permettre de préserver cet acquis industriel et technologique. Mais la mise en œuvre de la prochaine loi de programmation militaire sera déterminante et deux facteurs conditionneront très fortement sa réussite.

Tout d'abord aucune mandature n'a vu l'exécution dans sa totalité d'une loi de programmation militaire. Ces glissements sont responsables des contraintes qui pèsent aujourd'hui sur le budget de la défense, réduisant ses marges de manœuvre. Face au risque réel de décrochage, qui menace nos armées, nos outils industriels, nos emplois et le maintien de compétences souveraines, le défi est immense pour la prochaine programmation, puisqu'elle devra ni plus ni moins être la première à être intégralement exécutée. Elle devra recréer une relation de confiance avec l'industrie qui passera par le respect des engagements pris et par une sincérité budgétaire, corollaire d'une visibilité à moyen et long terme indispensable à la survie de nos outils de production, et des emplois qui y sont associés. Ce défi sera très difficile à relever, mais nous avons la conviction que si nous réussissons, cela se traduira directement par des emplois et de la croissance pour l'économie française.

Le second facteur concerne la France de demain. Certes, la Défense doit participer à l'effort collectif d'économie, ce qu'elle fait depuis de nombreuses années, mais sans pour autant compromettre l'avenir de manière irrémédiable. Or, elle est désormais à un tournant décisif : certaines compétences critiques, indispensables à notre recherche et à nos bureaux d'étude, sont directement menacées ; elles ont besoin d'être nourries par des projets structurants pour assurer leur pérennité. Nous évoluons dans un milieu compétitif de très haute technologie, dans le cadre de programmes qui s'étalent parfois sur plusieurs décennies, un domaine dans lequel les retards ne se rattrapent pas. Aussi, les choix qui seront fait durant la prochaine programmation conditionneront la survie de pans entiers de nos industries, et notre capacité à rester des acteurs majeurs en Europe.

L'industrie de Défense est un pilier de notre économie qui emploie et forme des personnels hautement qualifiés, crée de la valeur en France, innove et exporte. Elle est une richesse collective de la Nation, conséquence de soixante ans de capitalisation de savoirs et de compétences. Mais elle est aujourd'hui confrontée à un impérieux besoin de visibilité et de perspectives d'avenir.

La situation deviendrait délicate si les engagements pris n'étaient pas tenus, provoquant un décrochage irréversible. Nous voulons croire que la France sera capable de relever ce défi.

 

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 17:30
sécurisation des frontières de l'Arabie saoudite  - source LesEchos.fr

sécurisation des frontières de l'Arabie saoudite - source LesEchos.fr

03/09/13 challenges.fr (Finance +)

 

Cassidian, la filiale sécurité d'EADS, aurait pris un gros retard sur le contrat de sécurisation des frontières de l'Arabie Saoudite, le plus gros de ce type jamais signé. Le quotidien allemand 'Handelsblatt' dispose d'une source qui lui a fait savoir que le lancement, initialement prévu en 2014, pourrait être décalé de deux ans. Le projet, signé en 2009, devait initialement durer 5 ans. Le journal allemand évoque des problèmes de réalisation aussi bien que des changements décidés par le donneur d'ordres pour expliquer le décalage d'un programme destiné à doter 9.000 kilomètres de frontières d'un système de surveillance électronique, dont la valeur était estimée à quelque 2 milliards de dollars.

Note RP Defense :

 

EADS décroche le contrat de sécurisation des frontières de l'Arabie saoudite

 

Par Alain Ruello - Les Echos n° 20457 du 02 Juillet 2009 • page 19

 

Le groupe européen, candidat de Berlin dans l'appel d'offres, a signé ce contrat de plus de 1,5 milliard d'euros, connu pendant longtemps sous l'acronyme « Miksa ». Une claque pour Thales, et donc pour Paris, même si les équipes françaises d'EADS participeront au projet.

 

Ambiance de fête chez EADS : en pole position depuis le début de l'année, le groupe aéronautique européen vient de décrocher le très mirifique et très politique contrat de sécurisation des frontières de l'Arabie saoudite, aussi appelé « Saudi Border Guard Development Program ». L'accord, conclu mardi, a été annoncé hier, après une information du site Internet du « Point ». « Il s'agit du plus important contrat de ce genre jamais conclu dans le monde », se félicite EADS. Le montant de la transaction se situerait entre 1,5 et 2 milliards d'euros. Après le Qatar, la Roumanie, ou encore les Emirats arabes unis, le groupe européen peut ainsi s'enorgueillir d'une nouvelle référence de marque sur le marché très fermé de la sécurité nationale. A l'inverse, il s'agit d'un véritable camouflet pour Thales _ et Paris _ même si une part du travail reviendra en France.

 

Longtemps connu sous l'acronyme de « Miksa », ce projet consiste à doter en cinq ans les 9.000 kilomètres de frontières, maritimes et terrestres, du royaume d'un système électronique de surveillance, à grands renforts de radars, de réseaux de télécoms, ou encore de caméras. Initié après la première guerre du Golfe, il a échappé de très peu à Thales au début des années 2000. Après plusieurs années d'une négociation de gré à gré entre la France et l'Arabie saoudite, les guerres d'influence entre l'Elysée et le ministère de l'Intérieur dirigé alors par Nicolas Sarkozy font en effet échouer l'affaire sur le fil. « Quand je pense qu'on a été à deux doigts de signer ! » regrette encore un dirigeant de Thales.

 

Riyad _ où les luttes de pouvoir ont compté également _ gèle alors l'affaire, pour la relancer en 2005. Mais dans le cadre d'une procédure d'appel d'offres cette fois-ci. A chaque capitale intéressée de soutenir son champion : ce sera Thales pour la France, EADS pour Berlin, Raytheon pour Washington, BAE Systems pour Londres, ou encore Finmeccanica pour Rome. Sans oublier Russes et Chinois. La procédure suit son cours, et finit par aboutir en 2008 à une liste de trois finalistes : EADS, Thales, et Raytheon. Et un seul, le champion de l'Allemagne, au début de l'année.

 

C'est qu'entre-temps, EADS a très bien joué. D'abord en débauchant le représentant de Thales en Arabie saoudite. « Ils ont laissé filer leur carte maîtresse », explique un bon connaisseur du dossier qui pointe une erreur « majeure ». Ensuite, en construisant une offre bien moins chère que celles de ses deux concurrents. Exemple : quand Thales propose de former les gardes saoudiens, EADS suggère de former des formateurs. De ce point de vue, l'affaire rappelle celle du métro automatique de Dubaï où Mitsubishi, pourtant peu présent sur ce créneau, a coiffé au poteau Siemens et Alstom en comprimant les prix au maximum.

 

Du coup, aux yeux de Riyad, la proposition de la maison mère d'Airbus a un double mérite : elle est la moins-disante financièrement, et la moins coûteuse politiquement. En retenant le groupe sponsorisé par Berlin, le royaume ne fâche ni Washington ni Paris. Enfin, un troisième élément a joué puisque le groupe de BTP local Al-Rachid avait déjà été retenu pour la surveillance de la frontière nord, avec EADS comme sous-traitant. Le fait de choisir à nouveau le groupe européen facilite la réalisation de l'ensemble.

 

L'affaire ne devrait pas s'arrêter là. Car à Riyad, on projette d'équiper les gardes-frontières d'hélicoptères, de navires côtiers ou encore de jeeps, qu'il faudra bien relier au système de surveillance. Pour EADS, qui devrait disposer de plusieurs centaines d'ingénieurs sur place à terme, c'est la promesse d'autres développements, au delà des cinq ans du contrat signé mardi.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 07:50
EADS veut produire des équipements militaires en Russie

27/08/2013 BFM

 

Le groupe européen a signé un accord avec la société publique russe Rostec, mardi 27 août. Cassidian, la filiale d'EADS spécialisée dans la défense, pourrait ainsi "coopérer" avec la Russie.

 

EADS renforce ses liens avec la Russie. Le groupe européen d'aéronautique et de défense envisage d'y produire des équipements militaires en partenariat avec la société publique russe Rostec, a annoncé cette dernière mardi 27 août.

 

Les deux groupes ont signé mardi, lors du salon aéronautique MAKS à Joukovski, dans la banlieue de Moscou, un "accord cadre" renforçant leur coopération, notamment dans la défense ou les biocarburants pour l'aviation.

 

Le document "ouvre la possibilité d'une coopération" entre Cassidian, filiale d'EADS spécialisée dans la sécurité et la défense, et Rostec, a expliqué le groupe public russe dans un communiqué.

 

Cassidian pourrait acheter des détecteurs à Rostec

 

Le groupe européen va "étudier les perspectives d'assemblage" d'avions à hélice propulsive avec son partenaire russe et prévoit "d'organiser la production" commune de détecteurs de missiles et rayons laser, est-il précisé. Cassidian envisage également d'acheter des détecteurs à Rostec.

 

Dans l'aviation civile, Rostec indique qu'EADS et sa filiale RT-Biotekhprom veulent collaborer dans la mise au point de biocarburants.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 07:40
MAKS-2013: Rostec et EADS signent un accord-cadre

JOUKOVSKI (région de Moscou), 27 août - RIA Novosti

 

Le holding public russe de hautes technologies Rostec et le groupe aérospatial européen EADS coopéreront dans la production d'avions à hélice propulsive en Russie conformément à un accord signé mardi au salon aérospatial international MAKS-2013.

 

Les deux groupes se sont également entendu de mettre au point des biocarburants pour l'aviation et des équipements militaires.

 

Le document signé par Rostec (ex-Rostekhnologuii) et EADS ouvre la voie à la coopération de Cassidian, la division défense d'EADS, avec les entreprises de Rostec. Cassidian envisage de signer un contrat sur l'achat de détecteurs à Rostec et de lancer une coentreprise de détecteurs de missiles et rayons laser.

 

"Rostec collabore avec le groupe EADS depuis des années. La signature d'un accord cadre est un résultat d'une coopération fructueuse entre les sociétés de Rostec avec plusieurs divisions du consortium européen. Nous sommes persuadés que cette coopération permettra de réaliser beaucoup de projets dans les hautes technologies", a déclaré le directeur général de Rostec Dmitri Chougaïev.

 

Le salon aérospatial international MAKS-2013 se déroule du 27 août au 1er septembre à Joukovski, dans la région de Moscou.

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 16:50
Premier A400M pour l'armée de l'air française (à gauche) à côté d'un appareil d'essais d'Airbus Military photo Pierre Bayle

Premier A400M pour l'armée de l'air française (à gauche) à côté d'un appareil d'essais d'Airbus Military photo Pierre Bayle

23/08/2013 europelectronics.vipress.net

 

Au cours des derniers mois, EADS a entrepris une revue de sa stratégie, qui s’est traduite par deux décisions importantes du conseil d’administration dévoilées fin juillet. D’une part, le groupe prévoit de regrouper Airbus Military, Astrium et Cassidian au sein d’une même division défense et espace. D'autre part le groupe va changer de nom et celui de ses divisions pour adopter la marque Airbus, mondialement reconnue …

 

Le groupe Airbus sera composé de trois divisions :

Airbus, chargée de toutes les activités avions commerciaux ;

Airbus Defence & Space, le pôle des activités spatiales et de défense du Groupe, y compris les avions de transport militaire ;

Airbus Helicopters, qui regroupera toutes les activités d'hélicoptères civils et militaires.

 

Le groupe a décidé de regrouper les divisions Espace et Défense, Airbus Military, Astrium et Cassidian en réponse à l’évolution du marché qui se caractérise par une stabilisation et, même une réduction des budgets défense et espace dans les pays occidentaux. Cette restructuration doit permettre d’optimiser l’accès au marché, de réduire les coûts et globalement d’améliorer la compétitivité du groupe. Airbus Defence & Space constituera une division d’environ 45 000 personnes et avec un chiffre d’affaires annuel d’environ 14 milliards d'euros, dont le siège social sera à Munich, en Allemagne. Airbus Defence & Space aura comme Président exécutif Bernhard Gerwert (60 ans) et sera organisé en quatre pôles : – Military Aircraft, dirigé par Domingo Ureña-Raso (55 ans), Space Systems, dirigé par François Auque (57 ans), Communication, Intelligence & Security Systems, dirigé par Evert Dudok (54 ans) et Equipment, dirigé par Thomas Müller (55 ans).

 

Airbus Helicopters, avec ses produits civils et militaires, reste identique.

 

La mise en œuvre de cette nouvelle structure devrait démarrer progressivement à partir du 1er janvier 2014 et se poursuivra durant le deuxième semestre 2014.

 

Au premier semestre, le groupe aéronautique a réalisé un chiffre d’affaires de 26,3 milliards d’euros, en progression de 6%, pour un bénéfice net en progression de 31%, à 759 millions d’euros.

 

En 2013, le nombre de commandes brutes d’avions commerciaux devrait être supérieur à 1 000 appareils. Les livraisons d’Airbus devraient continuer à progresser pour se situer entre 600 et 610 avions commerciaux.

 

En raison de la baisse des livraisons d’A380 et sur la base d’un taux de change de 1 € pour 1,35 $, le chiffre d’affaires devrait enregistrer une croissance modérée en 2013.

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 14:11
EADS dément avoir été écarté de la course au contrat sud-coréen d'achats d'avions

18/08/2013 latribune.fr

 

Le groupe aéronautique européen dément avoir été écarté de l'appel d'offre d'un contrat portant sur l'achat de 60 avions de combat par Séoul d'un montant de 7,3 milliards de dollars, comme le rapporte la presse sud-coréenne. Dans un tel cas, seul Boeing resterait en lice.

 

 Le géant européen de l'aéronautique EADS a démenti dimanche être écarté de l'appel d'offres concernant l'achat de 60 avions de combat par Séoul d'un montant de 7,3 milliards de dollars, balayant "des rumeurs médiatiques" sud-coréennes.

 

"C'est une rumeur médiatique que nous ne pouvons pas confirmer. EADS n'est pas exclu du processus" d'appel d'offres, a réagi un porte-parole du groupe européen interrogé par l'AFP.

 

La presse sud-coréenne rapportait dimanche qu'EADS a été éliminé de l'appel d'offres lancé par la Corée du Sud faute d'avoir répondu à certains critères.

 

EADS, qui fait partie du consortium fabriquant les avions de combat Eurofighter aux côtés du britannique BAE Systems et l'italien Finmeccanica) resterait ainsi en lice aux côtés de son concurrent américain Boeing.

 

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 11:40
EADS : la Russie se désengage

 

 

19 Aout 2013 Benjamin Quénelle ,Correspondant à Moscou - Les Echos n° 21502 page 13

 

Malgré 5 % du capital, Moscou n'a eu aucune influence. La coopération industrielle est restée en plan.

 

Six ans après avoir acquis 5 % d'EADS, Moscou a commencé à se désengager du groupe aéronautique européen, pour des raisons politiques et économiques. La banque VEB, bras financier de l'Etat russe, a entamé la vente par étapes de cette participation, indique aujourd'hui le quotidien russe « Vedomosti ». L'argent récolté ira dans les caisses de Soukhoï, dont l'avion régional SuperJet 100, entré en service en 2011 et symbole du renouveau de l'aéronautique russe, a du mal à décoller.

 

« Lors de l'achat en 2007, les Russes espéraient que cette participation leur ouvre les portes de la gouvernance. Ils se sont résignés », confie à Moscou une source proche d'EADS, en passe de se rebaptiser Airbus Group. Par ailleurs, cette participation financière n'a pas débouché sur de réelles dynamiques industrielles. Dans un A320 sur trois, il y a certes des composants russes. Mais des projets de coopération plus vastes, comme pour l'A350, n'ont pas abouti.

 

Toujours selon « Vedomosti », la banque VEB aurait cédé 2,14 % d'EADS le 25 juillet dernier. Le solde a peut-être déjà été écoulé. Payée 995 millions d'euros, selon l'AFP, cette participation était valorisée le double au cours de clôture de jeudi soir.

 

Soukhoï à la peine

 

A défaut d'avoir pu initier une coopération bilatérale structurante, Moscou aura au moins fait une bonne affaire financièrement. De quoi financer Soukhoï, le constructeur de l'avion régional SuperJet, qui traverse de nouvelles zones de turbulences financières. L'entreprise, au bord du défaut de paiement, selon la presse économique moscovite, négocierait avec ses créanciers une restructuration de sa dette. Elle est aussi en quête d'un nouveau soutien public pour son avion moyen-courrier de 75 ou 100 passagers, projet-phare de la politique industrielle du Kremlin.

 

Ce nouvel avion, qui devait relancer l'industrie civile russe, est toujours à la peine. Il est produit par Soukhoï en partenariat avec l'italien Alenia Aeronautica (à hauteur de 25 %), avec la coopération technique d'une trentaine d'entreprises occidentales (les français Thales pour l'électronique et Snecma pour le moteur, l'allemand Liebherr pour le système de contrôle à bord, Boeing pour le consulting...). L'Agence européenne de sécurité aérienne l'a certifié, ouvrant la voie à sa commercialisation en Europe. Mais le crash lors d'un vol de démonstration en Indonésie, les problèmes techniques et les annulation d'achat ont depuis terni son lancement.

 

Soukhoï, qui vient de livrer des exemplaires à la compagnie mexicaine Interjet, prévoit de produire 26 Superjet cette année contre 12 l'an dernier. Mais cette production à grande échelle nécessite de nouveaux fonds pour que l'avionneur renforce son capital, et facilite le financement des ventes d'appareils.

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 10:50
EADS regroupe ses activités défense et va se rebaptiser Airbus

26 juillet 2013 Romandie.com (AFP)

 

PARIS (France) - Le groupe européen EADS se prépare à regrouper ses activités défense et à prendre le nom de sa principale filiale Airbus, ont indiqué jeudi des sources proches du dossier.

 

Selon un schéma qui doit être soumis la semaine prochaine au conseil d'administration, le groupe, actuellement formé de quatre divisions, n'en aurait plus que trois.

 

L'actuelle division défense Cassidian fusionnera avec la division espace Astrium et avec Airbus Military, filiale de l'avionneur qui produit les appareils de transport militaire, au sein d'une seule et même entité, Airbus Defence.

 

Le groupe profitera lui-même de cette opération de regroupement pour abandonner son nom historique d'EADS au profit de celui d'Airbus. L'avionneur deviendra Airbus Civil Aircraft et le fabricant d'hélicoptères Eurocopter sera rebaptisé Airbus Helicopters.

 

Selon la lettre d'information spécialisée AeroDefenseNews, la direction d'Airbus Defence serait confiée au patron de Cassidian Bernhard Gerwert. Il serait secondé par Christian Scherer, qui possède les nationalités française et allemande.

 

Ce qui est sûr c'est que cette entité ne peut pas être confiée à un Français, a souligné une des sources proches du dossier, deux Français, Fabrice Brégier et Guillaume Faury, dirigeant déjà les deux autres divisions.

 

Un porte-parole du groupe européen s'est refusé à tout commentaire sur les décisions que pourrait prendre le conseil d'administration. Celui-ci doit approuver les résultats semestriels avant leur publication mercredi.

 

EADS est né en 2000 d'une fusion d'actifs industriels français, allemands et espagnols. Son chiffre d'affaires est dominé par les résultats de l'avionneur.

 

Le groupe avait tenté l'année dernière de fusionner avec le fabricant d'armes britannique BAE Systems pour rééquilibrer activités civiles et militaires mais le projet a échoué en octobre devant l'opposition de l'Allemagne.

 

Depuis, le directeur exécutif Tom Enders a lancé une revue de la stratégie du groupe, dont il discute avec le nouveau conseil d'administration qui a pris ses fonctions le 2 avril.

 

Le groupe réalise plus du quart de son chiffre d'affaires dans la défense (12 milliards d'euros sur 56,5 milliards en 2012), avec les satellites et les missiles d'Astrium, les hélicoptères militaires, les avions de transport militaires, les radars de Cassidian et le chasseur Eurofighter, qu'il co-produit avec BAE et l'italien Finmeccanica.

 

Tom Enders caresse depuis longtemps le projet de rebaptiser le groupe du nom d'Airbus, marque mondialement connue, et la décision doit être approuvée par le conseil d'administration la semaine prochaine.

 

Eurocopter, basé à Marignane (bien Marignane), conservera la production des hélicoptères militaires, un même modèle étant souvent décliné en version commerciale et de défense.

 

D'après le Financial Times, cette restructuration s'accompagnera de pertes d'emplois dans le groupe et les syndicats devraient être consultés à l'automne.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 22:00
EADS regroupe ses activités défense et va se rebaptiser Airbus

25/07/2013 boursorama.com (AFP)

 

Le groupe européen EADS se prépare à regrouper ses activités défense et à prendre le nom de sa principale filiale Airbus, ont indiqué jeudi des sources proches du dossier.

 

Selon un schéma qui doit être soumis la semaine prochaine au conseil d'administration, le groupe, actuellement formé de quatre divisions, n'en aurait plus que trois.

 

L'actuelle division défense Cassidian fusionnera avec la division espace Astrium et avec Airbus Military, filiale de l'avionneur qui produit les appareils de transport militaire, au sein d'une seule et même entité, Airbus Defence.

 

Le groupe profitera lui-même de cette opération de regroupement pour abandonner son nom historique d'EADS au profit de celui d'Airbus. L'avionneur deviendra Airbus Civil Aircraft et le fabricant d'hélicoptères Eurocopter sera rebaptisé Airbus Helicopters.

 

Selon la lettre d'information spécialisée AeroDefenseNews, la direction d'Airbus Defence serait confiée au patron de Cassidian, Bernhard Gerwert. Il serait secondé par Christian Scherer, qui possède les nationalités française et allemande.

 

"Ce qui est sûr, c'est que cette entité ne peut pas être confiée à un Français", a souligné une des sources proches du dossier , deux Français, Fabrice Brégier et Guillaume Faury, dirigeant déjà les deux autres divisions.

 

Un porte-parole du groupe européen s'est refusé à tout commentaire sur les décisions que pourrait prendre le conseil d'administration. Celui-ci doit approuver les résultats semestriels avant leur publication mercredi.

 

EADS est né en 2000 d'une fusion d'actifs industriels français, allemands et espagnols. Son chiffre d'affaires est dominé par les résultats de l'avionneur.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 11:30
Satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios Crédits photo Astrium EADS

Satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios Crédits photo Astrium EADS

23/07/2013 Michel Cabirol, à Abu Dhabi – LaTribune.fr

 

La France a conclu lundi un contrat de plus de 700 millions d'euros pour fournir aux Emirats arabes unis deux satellites militaires d'observation, signe selon Paris du rétablissement de la confiance entre deux partenaires stratégiques. Retour sur une négociation qui a connu des hauts et des bas pour les Français.

 

La France est enfin de retour dans les contrats d'armement aux Emirats Arabes Unis. Après une longue période d'abstinence d'environ six ans, elle a remporté lundi un contrat de plus de 700 millions d'euros portant sur la vente de deux satellites d'observation de la classe des Pléiades, qui seront en service dans cinq ans. Les deux constructeurs, Astrium, maître d'œuvre du projet, et Thales Alenia Space (TAS), qui se partagent ce contrat à parité, ont réussi à arracher ce contrat pourtant promis en début de l'année à l'américain Lockheed Martin.

 

Mais c'était sans compter sur la ténacité du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui a su construire en peu de temps une très bonne relation de confiance avec l'homme fort des Emirats, le prince héritier cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan. Surtout « Jean-Yves Le Drian y a cru jusqu'au bout », confie-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense même quand la France était au creux de la vague. Retour sur une négociation, qui est passée par des hauts et des bas lors des sept derniers mois.

 

Sérénité dans le camp français

 

Fin 2012, les industriels français - Astrium et TAS - sont confiants dans la compétition qu'ils livrent depuis 2008 aux Emirats désireux de s'équiper de deux satellites d'observation ayant une résolution de 50 cm - à l'époque les Emiratis ne veulent pas plus. C'est le projet Falcon Eye. Les Français ont fait une meilleure proposition que l'américain Raytheon, qui est 20 % plus cher. Ils sont favoris et attendent fin 2012 un geste du prince héritier pour terminer à Abu Dhabi la négociation du contrat. Car c'est lui, et lui seul, qui décide des investissements en matière de défense et des coopérations militaires aux EAU. Début décembre, une délégation émiratie de haut niveau assiste à Kourou au lancement du satellite d'observation français Pléiades 1B par le lanceur russe Soyuz. Il règne encore dans le camp français un optimisme raisonnable. Même si les discussions trainent comme souvent dans le Golfe, cela ne provoque pas plus d'inquiétude que cela en France.

 

Un nouveau compétiteur redoutable, Lockheed Martin

 

Pourtant ce que ne savent pas encore les deux groupes français, c'est que les Américains, et plus précisément, Lockheed Martin, ont contre-attaqué et obligé les Emirats à considérer une proposition non sollicitée très intéressante, notamment sur le plan technique. Le groupe américain propose un satellite dont la commande a été annulée par la National Geospatial-Intelligence Agency (NGA), une agence du département de la défense des Etats-Unis qui a pour fonction de collecter, analyser et diffuser du renseignement géospatial en utilisant l'imagerie satellite. Avec un satellite sur les bras, Lockheed Martin saute sur l'opportunité de le proposer aux EAU. Ce satellite - Digital Globe - a une résolution de 34 cm, bien supérieure à celle proposée dans le cadre de l'appel d'offre. Washington s'est également mis au service de son industrie en signant avec Abu Dhabi un accord intergouvernemental régissant les conditions d'utilisation du satellite. Bref, la machine américaine déroule toute sa puissance face à des petits "Frenchies", qui n'ont pas encore senti la menace.

 

En février, au salon de l'armement d'IDEX à Abu Dhabi, douche glacée pour les Français. Les Emiratis les informent de la proposition de Lockheed Martin qu'ils ne semblent pas pouvoir refuser. Abu Dhabi est alors très près d'accepter l'offre américaine. Pourtant, de façon très opportune, cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, qui a noué des relations de confiance avec Jean-Yves Le Drian, accepte d'attendre une nouvelle offre des deux constructeurs tricolores. Sonné par cette mauvaise surprise, le camp français « cornaqué » par le ministre repart au combat et décide de réagir face à cette nouvelle proposition venue d'ailleurs, qui rebat toutes les cartes de cette compétition.

 

Une nouvelle offre française

 

Demandé par les deux constructeurs depuis plusieurs mois, un accord intergouvernemental, exigé par les Emiratis, est finalement signé par la France. Lors de son passage au salon de défense IDEX, le ministre de la Défense paraphe à la satisfaction des Emiratis cet accord avec le prince héritier. Et il assure qu'il reviendra aux Emirats avec une nouvelle offre française définitive et engageante six semaines après. Ce qui a été fait même si Jean-Yves Le Drian n'est pas revenu aux Emirats. « Nous devions rétablir un cadre de confiance et un dialogue respectueux entre la France et les Emirats Arabes Unis, explique Jean-Yves Le Drian. Je ne viens pas aux Emirats avec un catalogue d'armements mais pour avoir une relation de confiance dans la compréhension de l'un et de l'autre ».

 

A son retour en France, Jean-Yves Le Drian est très clair. Pas question pour les industriels de partir en ordre dispersé. Astrium et TAS, qui se chamaillent pour tirer les prix au plus bas, doivent coopérer - l'Etat a été très clair, il veut une offre commune. Les deux constructeurs travaillent sur une nouvelle offre technique améliorée pour la mettre au niveau de celle de Lockheed Martin. Ce qui n'est irréalisable pour les deux partenaires. Deux solutions sont étudiées. Soit dégrader une version d'un satellite de type Helios, soit augmenter la performance d'un satellite de type Pléiades. C'est la deuxième solution qui est retenue, ce qui exige quelques petits développements à réaliser par rapport aux satellites français en service. Cette solution permet en revanche de proposer par la suite un nouvel équipement de très haute résolution à l'export. « Astrium et Thales ont bien travaillé », souligne le ministre.

 

Signature du contrat en juillet ?

 

La France n'a pas encore perdu la compétition... mais elle ne l'a pas non plus gagné. Loin de là. L'offre française est au moins au même niveau que celle de Lockheed Martin. Elle peut faire la différence sur les conditions d'utilisation des satellites, qui sont plus souples que celles régissant les satellites américains beaucoup plus strictes. Mais surtout grâce à la nouvelle relation de confiance tissée entre Jean-Yves Le Drian et cheikh Mohamed. Début juillet, le camp français, qui a travaillé et maintenu la pression sur le client, sent à nouveau les choses tournées en sa faveur. Entre mars et juin, Jean-Yves Le Drian n'a pas lâché l'affaire et a passé plusieurs coups de téléphone à cheikh Mohamed. La Direction générale de l'armement fournit également un travail colossal et contribue à la réussite du camp français. Tout comme l'ambassade de France à Abu Dhabi.

 

Le cabinet de Jean-Yves Le Drian songe dès le mois de juin à préparer une visite aux Emirats. Une visite est finalement programmée début juillet, Jean-Yves Le Drian y va notamment pour convaincre le prince héritier. Mais les Emiratis, qui sont de bons négociateurs, soufflent le chaud et le froid. Durant toute la semaine qui précède cette visite, l'hôtel de Brienne a été soumis à rude épreuve par les Emiratis, experts en la matière, et est passé par des hauts et des bas : du succès des négociations au report du voyage. Le ministre de la Défense prend toutefois la décision de s'envoler le dimanche 7 juillet pour les Emirats. Sans certitude aucune, le ministre, qui s'est beaucoup démené pour ce projet, a finalement décidé d'y aller et d'emmener avec lui le PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, ainsi que celui d'Astrium, François Auque, pour tenter d'arracher une décision d'Abu Dhabi. Objectif du camp français, terminer les négociations. Il reste notamment à négocier le prix des deux satellites.

 

Une négociation marathon

 

Une fois sur place, les Français ont dû continuer à batailler dans le bon sens terme avec des Emiratis toujours très exigeants. Et le ministre a pris plus que sa part dans les discussions. D'ailleurs Jean-Yves Le Drian et cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan se sont croisés plusieurs fois par jour lors du séjour de la délégation française à Abu Dhabi. Lundi, le round des négociations s'est même terminé au petit matin sans pouvoir toper. Mais les négociateurs, qui avaient réussi à lever un à un les derniers obstacles, semblaient alors convaincus d'une signature le mardi. En dépit d'une intense négociation, qui a duré trois jours à Abu Dhabi, Jean-Yves Le Drian, n'a pu obtenir du prince héritier la signature du contrat. Partie remise ? Certainement car cheikh Mohamed promet plusieurs fois pendant la négociation à la France ce contrat.

 

Frustration et déception

 

De retour à Paris, c'est pourtant la frustration et la déception qui dominent. Mais également l'incompréhension. Certains estiment qu'ils ont laissé passer leur chance. D'autres pensent que les Américains ont fait pression sur Abu Dhabi pour ne pas signer. Car une nouvelle exigence émiratie de dernière minute a fait capoter le mardi les négociations, selon des sources concordantes. Abu Dhabi souhaitait raccourcir le délai de livraison des deux satellites. Résultat, pas de contrat signé comme attendu. Et pourtant les Français ont fait le forcing. A la demande des industriels, le ministre est même resté mardi sur place - il devait rentrer lundi à Paris - pour convaincre l'homme fort de signer lors d'une négociation marathon et plutôt bien maîtrisée jusqu'à la rupture des discussions. Las, cette dernière exigence a eu raison de la volonté des industriels de signer. Ce ne sera finalement pas le cas. La France ne conclura pas cette fois-ci.

 

Pourquoi un tel échec ? "La France a encore oublié que l'on n'impose pas un calendrier de signature aux Emiratis, qui n'aiment pas être mis sous la pression d'un Etat étranger dans une négociation", explique un bon connaisseur de ces dossiers à La Tribune. Aussi simple que cela... Et très certainement vrai au vu de la nouvelle tournure des événements. Très vite le prince héritier donne de nouveaux gages à la France. Il promet d'envoyer son équipe de négociateurs de trois, quatre personnes à Paris. Il tient parole. Très vite d'ailleurs. La délégation émiratie arrive discrètement à Paris le lundi 15. Entre les Emirats et la France, c'est à nouveau très, très chaud... L'échec du premier round est à ranger au rayon des péripéties d'une négociation. Finalement les deux camps topent le mardi, Astrium (maître d'oeuvre) et TAS ayant fait une partie du chemin en réduisant un peu les délais de livraison des deux satellites comme exigé par les Emiratis. Un accord est paraphé dans la foulée à Paris.

 

Organiser la cérémonie de la signature

 

Une fois l'accord en poche, la France et les Emirats doivent organiser la cérémonie de la signature. Un événement arrangé entre Jean-Yves Le Drian et cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan. Ce sera lundi 22 juillet à Abu Dhabi. C'est le premier gros contrat militaire conclu par la France depuis l'arrivée du gouvernement Ayrault en mai dernier. Arrivé lundi en fin d'après-midi, Jean-Yves Le Drian, qui a beaucoup, beaucoup mouillé la chemise sur ce projet, descend de l'avion et assiste à la signature en présence du PDG d'Astrium François Auque et du PDG de TAS, Jean-Loïc Galle ainsi que du directeur général délégué en charge de la stratégie et de l'international d'EADS, Marwan Lahoud, et du patron des ventes d'EADS, Jean-Pierre Talamoni.

 

Concrètement, le contrat Falcon Eye prévoit la fourniture et le lancement de deux satellites d'observation, une station de contrôle et la formation d'une vingtaine d'ingénieurs émiratis. La commande est accompagnée d'un accord d'Etat à Etat qui prévoit une aide des militaires français à leurs homologues afin d'interpréter les images et partager les renseignements recueillis, indique-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense. Les deux satellites devraient être lancés en 2019, indique-t-on de source industrielle. "Ce soir on franchit un cap, c'est l'établissement de la confiance", a estimé Jean-Yves Le Drian dans l'avion qui l'emmenait vers Abu Dhabi. Il a expliqué qu'il avait trouvé à sa prise de fonction en mai 2012 une relation "cassée : il y avait une rupture de confiance, il ne se passait plus rien".

 

Dernières commandes en 2007

 

Les dernières commandes militaires significatives de ce client traditionnel de la France remontaient à 2007, avec le contrat Yahsat portant sur la livraison de deux satellites de communication, et l'achat de trois avions ravitailleurs MRTT à Airbus Military. La France a cependant établi en 2009 aux Emirats sa seule base militaire en dehors d'Afrique où 700 hommes sont stationnés en permanence et est liée avec ce pays par un partenariat unique, souligne-t-on au cabinet du ministre. Les responsables français attribuent cette mauvaise passe à l'insistance du gouvernement précédent à vendre des Rafale à Abu Dhabi, déjà équipé de Mirage 2000-9 très modernes, sans assez d'égards envers ses interlocuteurs.

 

Outre les satellites d'observation, la France compte également vendre 60 avions de combat Rafale (Dassault Aviation), 700 Véhicules blindés de combat d'infanterie (VBCI) de Nexter ainsi que des radars de défense aérienne 3D tactique multimissions à moyenne portée, le Ground Master 200 (GM200) fabriqués par Thales. La France et les Emirats entretiennent de longue date une coopération de défense, notamment dans le domaine de l'armement. Entre 2007 et 2011, les prises de commandes se sont élevées à 2,1 milliards tandis que les livraisons de matériels ont atteint 1,9 milliard d'euros, selon le rapport au Parlement de 2012 sur les exportations d'armement de la France.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 08:16
Deux satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios seront livrés à ­l'armée émirienne. - Crédits photo Astrium EADS

Deux satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios seront livrés à ­l'armée émirienne. - Crédits photo Astrium EADS

21/07/2013 Par Véronique Guillermard - LeFigaro.fr

 

Astrium et Thales fourniront deux satellites de renseignement. Un contrat de plus de 700 millions d'euros.

 

C'est le premier grand contrat export du quin­quennat dans la défense. Il marque le retour de la France dans les pays du Golfe. Ce lundi soir, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, accompagné de François Auque, PDG d'Astrium, filiale spatiale d'EADS, et de Jean-Loïc Galle, son homologue de Thales Alenia Space (TAS, cofiliale de Thales et de ­Finmeccanica), doivent par­ticiper à une cérémonie à Abu Dhabi pour fêter la signature d'une commande de plus de 700 millions d'euros. Le contrat porte sur la livraison à l'armée émirienne de deux ­satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios et d'une station terrestre. Avec les contrats de main­tenance, le contrat approche des 800 millions d'euros.

 

«C'est une très grande satisfaction pour la France et pour notre industrie de défense. Lorsqu'ils s'entendent, les industriels français sont compétitifs. Ils sont capables de gagner face à l'américain Lockheed Martin aux Émirats arabes unis, qui sont de redoutables clients», se félicite-t-on dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian.

 

Une base interarmée depuis 2009

 

Engagées en 2008, les discussions ont connu des hauts et des bas. «Jean-Yves Le Drian a repris ce dossier et l'a placé en haut de ses priorités. Le climat de confiance qu'il a su créer, son implication ainsi que celle du président de la République ont permis la signature du contrat», insiste François Auque, PDG ­d'Astrium, mandataire juridique de ce contrat dont la maîtrise d'œuvre et la responsabilité sont partagées avec TAS.

 

Les négociations ont été particulièrement délicates. «Jamais auparavant, la France n'avait accepté d'accorder une aussi haute résolution en vendant des satellites militaires. Ce contrat marque le prolongement de l'engagement de la France dans la région depuis l'implantation de la base française interarmée à Abu Dhabi en 2009», explique François Auque. La commande est assortie d'un accord stratégique entre les deux gouvernements impliquant notamment une coopération des services et le partage des données.

 

Elle prévoit également un ­transfert de savoir-faire dans la conduite de programmes avec des formations d'ingénieurs émiriens au sein des usines d'Astrium à ­Toulouse et de TAS à Cannes. La ­fabrication des deux satellites sera 100 % réalisée en France et représente l'équivalent de 1000 emplois (avec la sous-traitance) pendant quatre ans et demi à cinq ans, jusqu'à la livraison. Les deux satellites seront tirés par la fusée italienne Vega depuis Kourou, en Guyane.

 

Ce contrat «valide la méthode Le Drian», insiste-t-on à l'Hôtel de Brienne. Le ministre s'est rendu quatre fois aux Émirats, «prenant le temps de construire une relation avec le cheikh Mohammed ainsi qu'un partenariat stratégique. Cela en travaillant en bonne intelligence avec les industriels mais sans mélanger les genres. Le ministre n'est pas un VRP». Au ministère de la Défense, on estime que ce partenariat a vocation à se «traduire dans d'autres domaines en fonction du besoin du client». La France espère en effet signer des contrats pour des radars, des blindés ainsi que des avions de combat.

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 16:50
EADS : appelez-moi désormais Airbus

17/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Tom Enders, le président du groupe aéronautique et de défense, prépare une révolution grandeur nature. Celle-ci touchera aussi bien l'organisation que l'esprit pionnier qui a toujours prévalu depuis la création d'EADS et d'Aerospatiale. La rentabilité sera désormais le maître-mot de la maison. Symbole de cette mutation : le nom EADS va sans doute disparaître au profit d'Airbus, qui regroupera sous son aile les activités civiles et militaires du groupe.


 

Tom Enders ne fait jamais dans dans la demi-mesure. Ce sera encore le cas avec la revue stratégique que le patron d'EADS doit présenter lors du conseil d'administration du groupe du 29 juillet. Et cela va décoiffer les salariés et les cadres dirigeants, dont certains pourraient se retrouver simple patron de division et en prendre ainsi pour leur ego. Mais Major Tom est bien décidé à tracer la voie qui lui semble la meilleure pour EADS, ou plutôt pour Airbus. Car le débat qui perdurait depuis des années sur le nom du groupe a semble-t-il été tranché, sous réserve de l'approbation du conseil d'administration.

Cela devrait donc être Airbus, qui réunira sous son aile les activités civiles et militaires du groupe. A l'exception peut être d'Eurocopter dont la marque, mondialement connue et appréciée, doit voir sa réussite commerciale impressionnante préservée. En tout cas, un groupe de travail, mis en place par Tom Enders, a été chargé de plancher sur les modalités techniques, juridiques... d'un changement de nom. Ce qui fait grincer les dents chez Airbus, dont certains craignent de voir la marque polluée par de nouvelles activités.

 

Airbus Defence ?

La semaine dernière à l'occasion d'un colloque sur l'Europe de la défense, le directeur général délégué en charge de la stratégie et de l'international d'EADS, Marwan Lahoud, a confirmé que le groupe resterait dans la défense. La question s'est posée il y a plus d'un an, elle ne pose plus depuis plusieurs mois maintenant. Une défense qui sera le grand chantier de Tom Enders. Objectif : fusionner la plupart des activités militaires du groupe, d'Airbus Military à  Eurofighter, de Cassidian à Astrium. A l'exception des hélicoptères militaires d'Eurocopter, entité qu'il serait difficile de scinder en deux.

Pour convaincre Berlin de cette restructuration, la direction d'EADS s'est mise en chasse d'un manager allemand pour piloter tout ou partie de cet ensemble. Une denrée apparemment rare car, il y a peu de temps encore, la recherche n'avait pas abouti. Enfin, reste à connaitre le sort des activités spatiales civiles (satellites de télécoms civils).

 

Encore moins d'Etat dans EADS ?

Tom Enders veut aussi en finir complètement avec les interférences des Etats (Allemagne, France) dans le groupe. Au-delà de la nouvelle gouvernance arrachée en décembre 2012 à Berlin et Paris, il a lancé un débat interne sur les aides publiques, notamment les avances remboursables : faut-il continuer à les demander? Tom Enders ne supporte plus d'obtenir ces aides en contrepartie de concessions (emploi, localisation de la production) revendiquées par les Etats. Ces derniers mois, l'Allemagne qui a fait du chantage au groupe pour débloquer des avances remboursables à Airbus pour l'A350, l'a excédé. Aussi, veut-il limiter l'influence des Etats pour qu'ils n'interviennent plus dans les décisions du groupe. Pour Tom Enders, EADS doit être "une entreprise dont le mode de fonctionnement est le même que celui de nos concurrents directs", comme il l'avait expliqué en juin dans l'hebdomadaire Air&Cosmos.

 

EADS, une cash machine ?

Les Etats ayant moins d'influence sur le groupe, les marchés pèseront davantage sur la stratégie du groupe. Est-ce réellement une bonne chose au vu du caractère erratique de ces marchés. Si EADS est devenu aujourd'hui ce qu'il est - le numéro deux mondial de l'aéronautique - c'est en partie parce qu'il a pu s'affranchir de leur exigence : le groupe aurait-il lancé l'A380, où même les programme militaires A400M (avion de transport) et NH90 (hélicoptère de transport de troupes) sans le soutien des Etats qui pouvaient assumer le risque d'un échec ?

Ce qui est sûr, c'est que le choix de lancement des nouveaux programmes sera beaucoup, beaucoup plus sélectif au regard des critères de rentabilité désormais exigés. Car l'objectif avoué de Tom Enders est d'atteindre 10 % de marge. Et cela semble même un minimum pour lui. Ce que certains programmes auront bien du mal à respecter. "Fini le temps où on se faisait dicter les programmes par les directeurs des ventes trop sûrs de leur fait", lâche-t-on dans le groupe.

Cette nouvelle stratégie pourrait être fatale pour trois projets : le successeur du Beluga (le cargo de l'air qui devait être réalisé sur une base d'A330) dont le coût est estimé à 1,5 milliard d'euros, une nouvelle version allongée d'un A380 pour relancer un programme en difficulté, ou encore le nouveau modèle de 90 sièges du constructeur de turbopropulseurs, ATR. Pour cet appareil, EADS et Airbus ont également des craintes qu'il marche sur les plates-bandes de l'A318, qui est un énorme échec commercial, et surtout de l'A319. A suivre.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 11:22
Marwan Lahoud élu président du GIFAS

12.07.2013 Mariama Diallo - journal-aviation.com

 

Marwan Lahoud, président d’EADS France et directeur général délégué à la Stratégie et à l'International du groupe européen d’aérospatiale et de défense, a été élu hier, jeudi 11 juillet, président du Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (GIFAS). Il succède à Jean-Paul Herteman, patron du motoriste français Safran, qui était à la tête du GIFAS depuis 2009 et dont le mandat s’achève statutairement cette année.

 

L’assemblée générale ordinaire du groupement a également élu de nouveaux membres au sein du bureau et du conseil d’administration. Ainsi, Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation, a été désigné comme premier vice-président du CA. Patrick Daher, président du groupe Daher, et Marc Ventre, directeur général délégué opérations de Safran, ont été élu vice-présidents.

 

Pascal Brier, directeur général adjoint d’Altran, Guillaume Faury, PDG d’Eurocopter et Alain Sauret, PDG de Labinal rejoignent, eux, le bureau.

 

Par ailleurs, Emeric d'Arcimoles a été réélu commissaire général des Salons Internationaux de l'Aéronautique et de l'Espace (SIAE).

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:50
UH-72A Lakota, U.S. Army – the basis for the EC145 T2” (photo Eurocopter Jerome Deulin).

UH-72A Lakota, U.S. Army – the basis for the EC145 T2” (photo Eurocopter Jerome Deulin).

Donauwörth,  11 July 2013 eads.com

 

Eurocopter and the German Federal Ministry of Defense today signed a contract for 15 EC645 T2 Light Utility Helicopters (LUH) to be used by Kommando Spezialkräfte (KSK), Germany’s Special Forces Command. With this order, the Bundeswehr has now joined the customer list for the most powerful model in Eurocopter’s proven EC145 family.

 

The contract, worth a total of 194 million euros, includes not just the helicopters but also the related equipment packages to allow KSK to carry out its special operations missions. Deliveries of the 15 aircraft begin in late 2015 and will be completed by mid-2017.

 

“By selecting the EC645 T2, the Bundeswehr is setting an international benchmark,” explained Wolfgang Schoder, CEO of Eurocopter Germany, during the contract signing. “They are putting their faith in proven technologies from missions around the world. Among others, the U.S. Army successfully operates a fleet of more than 270 EC145s, the aircraft on which the EC645 T2 is based. This helicopter is an economical, low-risk and quickly available solution to carry out missions for special forces that has already won out several times against international competition.”

 

The LUH contract enhances the Special Forces Command’s operational capability. The day and night missions that these helicopters will perform include insertion and extraction of special ops, fire support and reconnaissance.

 

The EC645 T2 LUH features a modern digital cockpit with full night vision and a 4-axis autopilot. Its communication equipment including tactical radios enables interoperability among NATO forces. Special ops teams can quickly access the aircraft thanks to its spacious cabin, which has two large sliding side doors and double doors at the rear. The helicopter’s maximum take-off weight is 3.7 tons. Troop safety is improved by the Fenestron shrouded tail rotor, particularly for flight operations in confined landing sites and whenever the rotor is turning on ground.

 

In addition, the mission equipment packages include fast rope system, cargo hooks and hoists. The aircraft are also equipped with pintle armament and electro-optical sensors. A self-protection system and ballistic protection further increase crew safety and aircraft survivability. The EC645 T2 is powered by two Turbomeca Arriel 2E engines and is equipped with dual-channel full authority digital engine control (FADEC).

 

The helicopter can be strategically airlifted in an Airbus A400M and quickly prepared for the mission upon arrival in a theater of operations.

 

In opting for a helicopter from Eurocopter’s EC145 family, the Bundeswehr has selected a model based on one that already performs a wide variety of missions around the world, with some 600 aircraft having been delivered to more than 40 countries. One international reference for the EC145 family’s capabilities and efficiency is the U.S. Army’s LUH program, in which the EC145, designated UH-72A Lakota, has effectively performed light utility helicopter duties since 2006. Of a total order for 322 units, more than 270 aircraft have already been delivered on time and on budget. The U.S. Army has repeatedly held the UH-72A up as an example of a successful procurement program. The EC145 has also been in operation for many years by renowned customers such as France’s Sécurité Civile and Gendarmerie Nationale, Germany’s DRF air rescue organization and the German Automobile Club (ADAC), along with many armed forces and police helicopter units around the world.

 

In addition, the EC645 T2 offers the Bundeswehr the potential for increased synergies: given that the German Army Aviation School in Bückeburg has for many years been using the EC135 for pilot training, Eurocopter’s family concept opens up additional benefits in training, operations and logistics for these aircraft.

 

About Eurocopter

 

Established in 1992, the Franco-German-Spanish Eurocopter Group is a division of EADS, a world leader in aerospace and defense-related services. The Eurocopter Group employs approximately 22,000 people. In 2012, Eurocopter confirmed its position as the world’s No. 1 helicopter manufacturer with a turnover of 6.3 billion Euros, orders for 469 new helicopters and a 44 percent market share in the civil and parapublic sectors. Overall, the Group’s helicopters account for 33 percent of the worldwide civil and parapublic fleet. Eurocopter’s strong international presence is ensured by its subsidiaries and participations in 21 countries. Eurocopter’s worldwide network of service centers, training facilities, distributors and certified agents supports more than 2,900 customers. There are currently more than 11,780 Eurocopter helicopters in service in 148 countries. Eurocopter offers the most comprehensive civil and military helicopter range in the world and is fully committed to safety as the most important aspect of its business.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 12:35
F-X III fighter contest F-35 Eurofighter F-15 SE photo FG

F-X III fighter contest F-35 Eurofighter F-15 SE photo FG

11/07 LesEchos.fr

 

La Corée du Sud doit décider la semaine prochaine si elle poursuit sa procédure d'appel d'offres pour une commande de 60 avions de combat, après plusieurs soumissions infructueuses, a déclaré jeudi un haut fonctionnaire de la Défense.

 

Le ministre de la Défense présidera mercredi une réunion pour réexaminer le dossier et le lancement d'une nouvelle procédure fait partie des options envisagées, a expliqué ce haut fonctionnaire.

 

L'administration chargée des marchés publics de la défense (DAPA) a suspendu la procédure, aucune des propositions soumises par les sociétés ayant répondu à l'appel d'offres - Boeing , Lockheed martin et EADS - n'offrant un prix satisfaisant.

 

Boeing est en lice avec son chasseur F-15, tandis que Lockheed propose le F-35 et EADS l'Eurofighter Typhoon pour ce marché évalué à 8.300 milliards de wons (5,6 milliards d'euros).

 

Séoul veut remplacer sa flotte de chasseurs F-5 et F-4 à partir de 2017 pour mieux affronter la menace liée aux missiles et au programme nucléaire nord-coréens.

 

Compte tenu des liens militaires étroits que le pays entretient avec les Etats-Unis, Boeing et Lockheed ont un avantage de départ sur EADS, estiment des experts.

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 11:30
Le satellite Helios 2b - credit CNES

Le satellite Helios 2b - credit CNES

10/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

En dépit d'une intense négociation, qui a duré trois jours à Abu Dhabi, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, n'a pu obtenir du prince héritier cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan la signature d'un contrat pour deux satellites d'observation. Partie remise ?

 

C'est raté et c'est rageant... Une nouvelle exigence émiratie de dernière minute aurait fait capoter mardi, selon des sources concordantes, un contrat pourtant promis à Astrium (groupe EADS), et Thales Alenia Space portant sur la vente de deux satellites d'observation, une commande estimée à plus de 500 millions d'euros. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui s'était envolé dimanche à Abu Dhabi avec le PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, ainsi que celui d'Astrium, François Auque, y a cru jusqu'au bout. A la demande des industriels, le ministre, qui entretient une très bonne relation avec le prince héritier, était même resté mardi sur place - il devait rentrer lundi à Paris - pour tenter de convaincre lors d'une négociation marathon et plutôt bien maîtrisée jusqu'à la rupture des discussions, l'homme fort des Emirats de s'offrir deux satellites d'observation, de type Helios. Las, cette dernière exigence a eu raison de la volonté des industriels de signer.

 

Signera, signera pas ? Raté pour cette fois

Jean-Yves Le Drian, qui s'est beaucoup, beaucoup investi dans ce dossier, s'était envolé dimanche vers les Emirats Arabes Unis sans aucune garantie de signer un contrat. Plusieurs points importants restaient encore à négocier entre les deux pays, puis entre les Emirats et les industriels, notamment le prix des satellites. Mais le ministre avait tenu à relever le challenge car il avait bon espoir de convaincre les Emiratis de s'offrir l'un des "must" de l'industrie spatiale française. Durant toute la semaine précédent cette visite, l'hôtel de Brienne avait déjà été soumis à rude épreuve par les négociateurs émiratis, des experts en la matière, et était passé par des hauts et des bas : du succès des discussions au report du voyage.

Une fois sur place, les Français ont dû continuer à batailler dans le bon sens terme avec des Emiratis toujours très exigeants. Et le ministre a pris plus que sa part dans les discussions. D'ailleurs Jean-Yves Le Drian et cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan se sont croisés plusieurs fois par jour lors du séjour de la délégation française à Abu Dhabi. Lundi, le round des négociations s'est même terminé au petit matin sans pouvoir toper. Mais les négociateurs, qui avaient réussi à lever un à un les derniers obstacles, semblaient alors convaincus d'une signature mardi. Ce ne sera finalement pas le cas. La France ne conclura pas cette fois-ci.

 

Une nouvelle proposition française

Lors de son passage aux Emirats au moment du salon de défense IDEX à Abu Dhabi en février dernier, Jean-Yves Le Drian, qui a tissé des liens amicaux avec Cheikh Mohamed, avait paraphé un accord intergouvernemental avec le prince héritier, à la satisfaction des Emiratis. Et il avait convenu de revenir aux Emirats avec une nouvelle offre française définitive et engageante six semaines après. Ce qui a été fait même si ce n'est lui qui l'a porté aux Emiratis. Une proposition qui avait dû être revue de fond en comble par les deux industriels. Car l'irruption de Lockheed Martin a complètement changé la donne. Le groupe américain a vu un de ses contrats annulés par la National Geospatial-Intelligence Agency (NGA), une agence du département de la défense des Etats-Unis. Avec un satellite fabriqué sur les bras, le groupe américain a sauté sur l'opportunité de le proposer aux Emirats. D'autant que ce satellite - Digital Globe - a une résolution de 34 cm, bien supérieure à celle proposée dans le cadre du premier appel d'offre. Les deux constructeurs français ont donc été forcés de s'aligner sur cette proposition américaine non sollicitée.

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 07:30
Formation mixte composée de deux Rafale francais (1er plan) et de deux Typhoon britanniques

Formation mixte composée de deux Rafale francais (1er plan) et de deux Typhoon britanniques

Jul 9, 2013 Awad Mustafa - thenational.ae

 

ABU DHABI // UAE Air Force chiefs are this week meeting with a European defence consortium as part of a possible deal to buy 60 of their fighter jets.

 

Representatives from BAE Systems, Eads, Eurojet and MBDA, the companies behind the Eurofighter Typhoon, have been locked in discussions with Air Force officials this week.

 

Tony Gilchrist, BAE Systems' vice president for air programmes who is leading discussions on behalf of the consortium, said: "We have been in dialogue for several months with the Air Force.

 

"We have also started talking with the Department of General Procurement at the Air Force and the discussions are in a good place, amicable and there is a mutual understanding between us."

 

The UAE has been in talks with a number of nations to procure advanced multi-role aircraft, including the French manufacturer Dassault for its Rafale fighter.

 

Mr Gilchrist, in Abu Dhabi to attend the Tawazun Economic Council and BAE Systems industrial workshop, said the UAE Air Force's demands for the new jets included installing sophisticated weapons systems.

 

"What is being discussed is the most advanced Typhoon when compared to the existing fleet or any orders that have been made," he said. "An extremely capable and very advanced fighter jet has been asked of us by the Air Force."

 

Alan Sparkes, the director of cooperative programmes at MBDA, the missile systems maker for the Eurofighter, said the UAE's requirements included the most advanced weapons in the world placed together in one aircraft.

 

"These capabilities include a beyond visual range air-to-air missile with high accuracy," Mr Sparkes said.

 

Although the demands put forward by the UAE are challenging, Mr Gilchrist said he was confident they could be delivered.

 

"The UAE Air Force's capability requirements are highly ambitious but deliverable because of the strength of the European partnership and its expertise," he said.

 

There are more than 700 Typhoons in air forces around the world, with 571 aircraft on order by seven nations including Saudi Arabia and Oman.

 

Part of ongoing discussions in the fighter deal is training, education and technology transfer with the UAE, Mr Gilchrist said.

 

BAE Systems Middle East and Africa and Khalifa University in Abu Dhabi already operate a programme to train students.

 

A major structural component of the jets will be developed by UAE company Tawazun Precision Industries.

 

"We are trying to get kids straight out of school into apprenticeships within our consortium," said Mr Gilchrist.

 

"Education and training in technology, aerospace and engineering for Emiratis is a key focus for us."

 

He added that the consortium is looking for Emiratis to form part of a highly capable workforce to participate in research and development.

 

Saif Al Hajeri, chief executive of Tawazun Economic Council, said its strategy was aligned with the UAE's vision for economic diversification and aimed to develop technology transfer from leading experts to help build national capabilities.

 

"Through such forums, TEC aims to provide a platform to both local industry and international partners to communicate best practices, to exchange knowledge, and to look into potential strategic initiatives and cooperation opportunities," Mr Al Hajeri said.

photo Livefist

photo Livefist

This year the Eurofighter lost out to Rafale over a US$10 billion (Dh36.7bn) contract in India for 126 jet fighters.

 

Mr Gilchrist said that despite the Rafale being given the L1 rating by the Indian ministry of defence, which means they would be first to present and offer a contract, his company was closely watching the negotiations between Dassault and the Indian government.

 

"If the L1, Rafale, is not able to fulfil the negotiation demands, then Eurofighter would be given the chance," he said.

 

"We are still optimistic in India. This is by no way a done deal for our French friends. We are ready to re-enter discussions."

photo Jean Ponsignon AerobuzzFr

photo Jean Ponsignon AerobuzzFr

Note defense-aerospace.com

French Defense Minister Jean-Yves Le Drian completed a two-day visit to the UAE on July 8, during which he lobbied in favor of the Dassault Aviation Rafale and other equipment being negotiated by French companies: two observation satellites worth 500 million euros (Astrium and Thales Alenia Space), 700 VBCI wheeled armored vehicles, as well as Thales air-defense radars.

However, according to the French news website La Tribune, Le Drian’s main goal was to convince Abu Dhabi’s Crown Prince, Sheik Mohamed Ben Zayed Al-Nahyan, to buy the Rafale as a replacement for the UAE air force’s Mirage 2000-5 fighters.
French sources say the UAE is using Eurofighter talks as a negotiating ploy to obtain a lower price, and express confidence that Rafale still has a good chance to win the UAE’s 60-aircraft contr
act.

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