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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 06:20
Le premier vol du futur avion ravitailleur de l'US Air Force est programmé pour début 2015, les livraisons l\'année suivante. - Photo Boeing

Le premier vol du futur avion ravitailleur de l'US Air Force est programmé pour début 2015, les livraisons l\'année suivante. - Photo Boeing

03/06 Par Alain Ruello - LesEchos.fr

 

L'assemblage du premier dérivé militaire du 767 démarrera le 26 juin.

 

Février 2011. Après une bataille politico-commerciale épique, Boeing arrache - de manière définitive - le mégacontrat des avions ravitailleurs du Pentagone à EADS. Le montant estimé donne le vertige : plus de 30 milliards de dollars. Vingt-sept mois plus tard, le groupe s'apprête à enclencher une phase clef du programme, baptisé KC46. Le 26 juin, dans la foulée du salon du Bourget, l'avionneur américain va démarrer l'assemblage du premier des 179 exemplaires, le premier vol restant programmé pour début 2015 et le début des livraisons, l'année suivante.

 

Un calendrier très serré

 

« A ce stade nous sommes en phase avec le planning », assurait il y a quelques jours Jake Howitt, le responsable adjoint du programme, à Seattle, d'où sortiront ces dérivés militaires du Boeing 767. L'enjeu est de taille car Boeing a pris le risque de signer un contrat à prix fixe pour la conception, les tests et la livraison de 4 premiers ravitailleurs d'ici à 2017. Si le constructeur respecte ses échéances, le Pentagone transformera en commande ferme les options à prix fixe prévues pour les 175 autres appareils. La dernière livraison est prévue en 2027 au plus tard.

 

L'attention des ingénieurs est tout entière accaparée par la fin de la phase de développement, prévue au troisième trimestre. Le calendrier étant très serré, les responsables de Boeing veulent prendre le moins de risques possible. D'autant que le contrat passé avec l'Italie a laissé des traces, du fait des problèmes rencontrés avec la perche de ravitaillement. Le KC46 ne sera pas un bijou d'innovation, la plupart des équipements existent déjà. « Pour la grande majorité de l'appareil, nous n'inventons rien », résume Jake Howitt.

 

Si Boeing assure être en phase avec son planning, qu'en est-il du budget ? Tout en reconnaissant sa défaite, EADS avait affirmé à l'époque que jamais Boeing ne pourrait dégager de profit sur ce contrat. Interrogé à ce sujet, Jake Howitt confesse sobrement : « Nous n'anticipons pas un grand retour sur investissement » sur la tranche ferme du contrat signée, dit-il. Avant de se montrer plus explicite : Boeing perdra de l'argent sur cette phase (déjà 700 millions selon des estimations qui couraient mi-2011, chiffre non confirmé officiellement), mais prévoit toujours d'en gagner sur l'ensemble du programme. En clair, une fois les 179 exemplaires prévus livrés à l'armée de l'air américaine.

 

D'ici là, le KC46 pourra améliorer ses marges grâce aux ventes à l'international, où il se mesure à l'A330 MRTT d'Airbus. Au total, Boeing évalue le marché potentiel entre 25 à 50 appareils. Ce chiffre, qui porte sur les dix prochaines années, peut paraître faible, mais il est vrai que de nombreux pays sont déjà équipés en avions ravitailleurs.

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 07:20
UH-72A Lakota Helicopter photo US Army

UH-72A Lakota Helicopter photo US Army

May 29, 2013: Strategy Page

 

Because of budget cuts the U.S. Army has stopped buying the twin engine UH-72A ("Lakota") Light Utility Helicopters. Six months ago the army ordered another 34 Lakotas for $5.4 million each. Additional electronics and anti-missile systems add several millions to the cost per chopper. With that order the army has bought 312 of the 347 UH-72As it plans on getting. Most have already been delivered and apparently no more will be ordered, which means at least 35 Lakotas will not arrive.

 

Built by European firm EADS, the UH-72A is a militarized version of the EC145, a helicopter long popular with law enforcement agencies, including the FBI. The EC145 was introduced nine years ago and has been very popular with its users. The UH-72A purchase is a side effect of the cancellation of the Comanche scout helicopter in 2004 (mainly because of constantly increasing costs). Comanche was perceived as too expensive and complex. The UH-72A mainly replaces the few remaining UH-1 (“Huey”) helicopters, which have been retired because of old age.

 

The UH-72A has about the same capacity as the UH-1, despite its smaller size. The 3.6 ton UH-72A has a top speed of 260 kilometers an hour and a max range of 660 kilometers. Average endurance per sortie is about two hours. The helicopter has a crew of two and can carry up to eight passengers or about three-quarters of a ton of cargo or weapons. The UH-72A has been popular with its users and has had a readiness (for flying) rate of 90 percent.

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 10:55
Drones : l'histoire d'un incroyable fiasco français

 

30/05/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Guerre entre industriels, indécision de la France et de l'Allemagne, multiplication d'accords non respectés... Trois raisons qui ont cloué au sol tous les projets de drones de reconnaissance et de surveillance (MALE) en France. Industriels et responsables politiques se partagent les responsabilités de cet incroyable fiasco. Au final, Paris va acheter des drones américains Predator Reaper. Récit.

 

Difficile de mieux résumer un fiasco politique, industriel et militaire d'une telle envergure : "La France a raté le rendez-vous des drones (...) ce qui est invraisemblable pour une nation qui a un savoir faire technologique, aéronautique, électronique considérable avec des entreprises majeures qui étaient en situation de pouvoir le faire", a ainsi reconnu il y a une dizaine de jours le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. On croirait presque à un coup monté, tant les gouvernements successifs (de droite comme de gauche) ont savamment sabordé depuis le début des années 2000 tous les projets de programmes de développement d'une arme qui, au fil des conflits, est pourtant devenue indispensable aux armées modernes dans le ciel de tous les théâtres d'opérations.

 

Comment la France a-t-elle pu manquer à ce point le virage des drones alors que bien rares sont les pays qui disposent d'autant de compétences grâce aux Dassault Aviation, EADS, Safran et autres Thales pour créer une filière industrielle solide? Au final,  la France, pourtant si fière de son autonomie stratégique en matière militaire, est contrainte aujourd'hui de quémander aux Etats-Unis des drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), les fameux Reaper (faucheuse en français).

 

Un programme mal né dès 2004

 

Tout commence véritablement en 2004. Par un exploit. Mais un exploit qui fragilisera dès le départ le projet de drone EuroMale (ancêtre du Talarion) mal né, qui ira de déboires en déboires. Lors du salon de l'armement terrrestre Eurosatory en juin 2004, la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, force Dassault Aviation, qui s'était pourtant allié avec Sagem (depuis Safran), et EADS à former un partenariat contre-nature dans les drones. Le groupe européen monte à bord du démonstrateur de drone de combat Ucav (avion sans pilote), le Neuron lancé un an avant et piloté par Dassault Aviation. En contrepartie, EADS doit accepter l'arrivée de Dassault Aviation, qui traîne des pieds, dans le programme EuroMale.

 

Les deux électroniciens, Thales et Sagem sont également conviés pour se partager un budget de 300 millions d'euros. Un drone MALE qui doit voler en 2008. C'est un peu le "Yalta" des drones, qui se fait aux dépens de Thales, qui avait pourtant un accord de co-maîtrise d'oeuvre avec EADS. En outre, l'électronicien devra repousser à l'automne une opération de rachat inamicale par le groupe franco-allemand... allié à Dassault Aviation. Bref, le programme EuroMale regroupe des entreprises, qui ne s'aiment pas et ne s'accordent aucune confiance. Mais pour Michèle Alliot-Marie, alors très optimiste, EADS et Dassault ont "signé un accord fondateur sur les drones, Male et Ucav, qui préfigure l'avenir de l'industrie européenne des avions militaires, de combat et de reconnaissance". A voir...

 

Après l'enthousiasme des signatures, EADS rencontre très vite des difficultés à fédérer autour de lui un projet européen de drone d'observation. Les pays européens, notamment l'Allemagne, sont déjà en panne de budget et rechignent à passer à la caisse. Pourtant, le ticket de lancement est estimé à 340 millions d'euros, une goutte d'eau pour un projet en partenariat.

 

Problème financier, mais pas seulement. Berlin renacle car le projet, tel qu'il est configuré par les Français, ne correspond pas à ses besoins opérationnels identifiés. La Bundeswehr, son armée, veut un drone de reconnaissance quand la France n'en a pas besoin grâce son système RECO-NG, qui équipe ses avions. Fin 2005, le constat est clair : premier échec pour EADS. Seule l'Espagne souhaite monter à bord de l'EuroMale en y apportant 40 millions d'euros. La France est quant à elle prête à financer à hauteur de 75 millions d'euros, EADS apportant enfin 100 millions en autofinancement. Pas assez pour lancer le programme.

 

La guerre des drones aura bien lieu

 

Si le programme EuroMale a du plomb dans l'aile, EADS ne joue pas non plus réellement franc-jeu avec Dassault Aviation sur le Neuron. A la grande surprise de l'avionneur tricolore à l'été 2005, le groupe européen travaille sur un projet de démonstrateur d'Ucav concurrent du Neuron, le Barracuda. Un peu plus d'un an après la signature, le "Yalta" des drones vole en éclat. D'autant que la guerre va s'intensifier début 2006, en coulisse entre les trois grands du secteur de la défense en France, EADS, Thales et Dassault Aviation.

 

Après avoir été sélectionné par le MoD (ministère de la Défense) britannique pour fournir un drone tactique Watchkeeper, Thales se sent pousser des ailes en France et veut sa revanche sur EADS. Sentant son rival dans une impasse, l'électronicien n'hésite pas à chasser sur le pré carré du groupe européen en faisant une offre non sollicitée à la DGA. Il propose une version francisée du programme britannique Watchkeeper. Ce programme présente "une alternative fonctionnelle beaucoup plus intéressante aux projets de drones de reconnaissance à l'étude en France", estime alors le PDG de Thales, Denis Ranque. Sans succès en dépit du prix attractif du programme.

 

EADS est dans l'impasse et l'avoue même publiquement en juin 2006 lors du salon d'Eurosatory. "Nous sommes dans une impasse alors que nous avons un projet et déjà réalisé des investissements", regrette alors le patron de la division défense d'EADS, Stefan Zoller. Ce constat pousse le groupe européen à changer son projet EuroMale en proposant une plate-forme européenne (via son projet développé sur fonds propres Barracuda) pour satisfaire les exigences de la DGA, qui souhaite avoir une maîtrise européenne totale sur cette technologie.

 

Du coup, EADS est contraint de mettre sur la touche son partenaire israélien IAI, qui devait lui fournir la plate-forme Eagle 2 pour EuroMale. La DGA, qui a toujours soutenu un programme en coopération, maintient la confiance à EADS en dépit des proposition de Thales. En juin, un accord semble se dessiner "à condition d'un coût acceptable". EADS, qui a déjà perdu plus de 120 millions d'euros sur ce projet, persévère. Un drone MALE est désormais attendu en 2013-2014.

 

Dassault Aviation quitte le projet

 

Il faudra attendre un an de plus pour que le projet aboutisse dans la douleur. A l'automne 2006, EADS remet tant bien que mal un projet de drone européen de surveillance, et non plus d'observation. Un compromis entre les besoins opérationnels français (observation) et allemand (reconnaissance) pour faire monter Berlin dans le programme. Soutenu par Michèle Alliot-Marie, EADS négocie alors avec trois pays européens - Allemagne, France et Espagne - le lancement d'un programme nouvellement baptisé Advanced UAV. Exit EuroMale.

 

Ce nouveau projet réduit à la portion congrue la charge de Dassault Aviation. Furieux, le patron de l'avionneur, Charles Edelstenne, refuse de poursuivre avec EADS. L'alliance, qui préfigurait "l'avenir de l'industrie européenne des avions militaires, de combat et de reconnaissance" est bel et bien cassée.

 

Au début de l'année 2007, la guerre des drones s'intensifie. Thales et Dassault Aviation, qui a dû mal à digérer ses démêlés avec EADS, proposent à la DGA au printemps deux projets de drone, l'un à court terme pour satisfaire les besoins opérationnels de l'armée française, et l'autre à long terme, qui serait le concurrent de l'Advanced UAV. En vain. La DGA maintient sa confiance à EADS. Et tord le bras à Thales pour qu'il reste dans l'Advanced UAV et surtout qu'il ne fasse pas capoter le programme. La ministre de la défense aurait eu recours à la pression sur d'autres programmes en cours de discussions entre la DGA et Thales, explique-t-on alors dans les milieux de la défense. Ce qui ravit EADS, où on explique que Thales a été "remis à son rang d'équipementier, son rôle normal dans les systèmes".

 

Dassault Aviation lance un projet de drone MALE concurrent

 

A la veille du salon aéronautique du Bourget, en juin 2007, Charles Edelstenne ne décolère pas sur le dossier drone Male. "Le budget français, déjà contraint, va servir à dupliquer hors de France des compétences qui existent déjà en France, explique-t-il alors lors d'une conférence de presse. Je le déplore et les leçons des programmes en coopération ne sont pas apprises". Et le PDG de Dassault Aviation annonce avoir conclu une coopération sur un drone MALE avec Thales qui, lui, reste plutôt discret sur ce projet.

 

Et pour cause... On apprendra plus tard que Dassault Aviation et Thales ont remis en novembre une proposition non sollicitée engageante pour fournir à la France un système de drones de surveillance, élaboré à partir d'une plate-forme israélienne (Heron TP fabriqué par IAI), qui pourrait être livré dès 2012, voire 2013. L'espagnol Indra rejoindra le programme, qui sera dévoilé avec beaucoup de jubilation à la presse par Charles Edelstenne en juin 2008.

 

EADS, qui a le soutien de la DGA depuis quatre ans, a quant à lui enfin son projet et ses contributeurs, Allemagne, Espagne et France. Le groupe européen propose de reprendre dans son projet de drone MALE les technologies développées par le biais du démonstrateur allemand Barracuda. Le projet d'EADS prévoit de lancer dans un premier temps un drone de surveillance, puis de reconnaissance pour le besoin de l'armée allemande. La signature était attendue au début du salon du Bourget. Mais c'était sans compter sur les lenteurs administratives du ministère de la Défense allemand.

 

Le 22 juin 2007, la DGA publie un communiqué sur une coopération entre la France, l'Allemagne et l'Espagne. Les trois pays "s'accordent sur un arrangement technique pour une phase de réduction de risques d'un Advanced-UAV". Ce qui sera confirmé quelques mois plus trad en décembre avec la notification à EADS par la France, l'Allemagne et l'Espagne d'un contrat d'études de réduction de risques pour l'Advanced UAV, un programme qui pèse 2,8 milliards d'euros, dont environ 1,3 milliard pour le développement partagé à parts égales. Les trois pays ont exprimé un besoin de quinze systèmes (six respectivement pour la France et l'Allemagne, trois pour l'Espagne). Ce drone est désormais attendu à l'horizon 2015 pour équiper les trois armées.

 

Nouveau président de la République, nouvelle donne

 

Avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée en 2007, le projet drone MALE va entrer dans une période de calme plat... qui annoncera de nouvelles de turbulences. Le lancement d'un grand programme de drone européen est désormais suspendu en France aux conclusions du Livre blanc sur la défense, qui ne sera finalement dévoilé qu'en juin 2008. En clair, le besoin opérationnel de ce système devra être démontré par le Livre blanc, puis entériné par le ministère de la Défense. Et ce même si les trois pays partenaires du programme Advanced UAV (Allemagne, Espagne et France) viennent de notifier fin 2007 à EADS en tant que maître d'oeuvre un contrat de réduction de risques d'une durée de quinze mois d'un montant de 60 millions d'euros (20 millions par pays). Pour autant, le programme drone tombe un peu dans l'oubli des décideurs politiques. Plus personne ne semble pressé.

 

EADS se rappelle toutefois au bon souvenir du ministère de la Défense lors du salon du Bourget 2009. Le président exécutif du groupe européen, Louis Gallois, un rien requinqué après avoir enfin livré en juin 2008 le drone Male SIDM (intérimaire), rappelle à la France qu'elle "a besoin d'un drone". "Même s'il y a le SIDM (Harfang) qui fonctionne déjà en Afghanistan, il faut d'ores et déjà préparer la génération suivante. Le programme Advanced UAV répond aux besoins européens. Nous souhaitons une décision aussi vite que possible. C'est une coopération européenne qui peut, au-delà de l'Espagne, la France et l'Allemagne, inclure la Turquie". Et d'estimer que l'Advanced UAV devrait être disponible en 2015-2016.

 

Drone de malheur pour EADS

 

Fin 2009, les premières rumeurs sur un lâchage d'EADS commencent à circuler. Le groupe européen est au bord de perdre un contrat estimé à 2,9 milliards d'euros portant sur le développement d'un programme de drone de théâtre Male, rebaptisé Talarion (ex-Advanced UAV) et l'achat des systèmes. « Plus personne n'a envie de le faire », affirme-t-on alors à La Tribune. Pourquoi ? Hors de prix, trop risqué, assurent des sources concordantes. D'autant que la loi de programmation militaire (LPM) n'a prévu sur 2009-2014 que 139 millions d'euros pour le segment Male. Peu, trop peu pour lancer ce programme.

 

Plus tard, le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, expliquera que "l'opération a été arrêtée parce qu'elle conduisait à un objet trop volumineux qui ne correspondait pas aux besoins de l'armée française. La première partie du travail sur Talarion portait sur la création d'un porteur. Or cette opération, qui aurait été intégralement réalisée en Allemagne, nous aurait conduits jusqu'en 2017. Se posait aussi la question de la participation de notre industrie à la réalisation des capteurs. Nous n'avons donc pas poursuivi cette opération. Cela n'a d'ailleurs laissé aucune séquelle dans les relations entre l'Allemagne et la France".

 

EADS est encore dans le flou début 2010 même si le groupe pressent certaines menaces. Si l'Allemagne, la France et l'Espagne ne passent pas de commandes fermes pour cet avion sans pilote d'ici à l'été, "nous devrons geler ce programme", déclare en janvier 2010 au Financial Times Deutschland, le responsable de la branche défense d'EADS, Stefan Zoller, qui entretient de très mauvais rapport avec la France, notamment la DGA, ainsi qu'avec Dassault Aviation.

 

Le patron d'EADS Défense a sa part de responsabilité dans le fiasco du Talarion. "Il n'a jamais voulu écouter le client français", explique-t-on à "La Tribune". C'est d'ailleurs, à cette époque qu'une option américaine (Predator Reaper) est pour la première fois envisagée par Paris. En juin 2010, le ministre de la Défense, Hervé Morin, confirme à "La Tribune" que la France regarde bien le programme Predator.  "J'ai appelé Robert Gates pour lui demander d'accueillir Laurent Collet-Billon chez General Atomics afin que ce groupe puisse répondre aux questions que nous nous posons. Nous avons déjà acheté aux Américains des matériels stratégiques comme les avions Awacs ou les Hawkeye. Il faut arriver à concilier les besoins opérationnels, les moyens budgétaires fixés par la LPM et la volonté de soutenir l'industrie française. Encore une fois, il s'agit d'explorer toutes les options possibles et d'en écarter aucune".

 

Nicolas Sarkozy siffle la fin de la partie

 

Le changement de cap de Paris est dicté par la crise financière qui fait des ravages et  impacte  les budgets, dont celui de la défense. Surtout, cette décision brise les derniers espoirs d'EADS de lancer le Talarion. La DGA, furieuse de sa coopération avec EADS, en rajoute au coeur de l'été une louche sur les déboires du programme Talarion : "la problématique du drone MALE est simple, la première proposition française est à 1,5 milliard d'euros alors que le drone Predator américain coûterait autour de 700 millions d'euros. Il me semble qu'il y a une contradiction pour un industriel (EADS, Ndlr) à demander à l'État de l'aider à exporter ses matériels et, dans le même temps, de lui proposer d'acheter un produit qui coûte 800 millions d'euros de plus qu'un produit étranger concurrent".

 

Quatre solutions alternatives sont alors envisagées : l'achat de drones américains Predator, une offre commune de Dassault Aviation et Thales, ou de Dassault avec IAI sur la base des Harfang, ainsi qu'une éventuelle coopération entre Dassault Aviation et les Britanniques avec le Telemos. En novembre 2010, la France et le Royaume-Uni annoncent un appel d'offre de drones en 2011 pour une livraison entre 2015 et 2020, suivi d'un projet de recherche commun à partir de 2012 pour créer un drone nouvelle génération après 2030.

 

Au début de l'année 2011, la messe est dite pour EADS, qui continuera pourtant à se battre pour imposer sa solution. A raison car entre Londres et Paris, les relations sont tout aussi compliqués qu'entre Berlin et Paris sur les drones. Au Bourget 2011, les Britanniques ont d'ailleurs salement cassé l'ambiance en demandant pratiquement la veille de l'inauguration du salon à Nicolas Sarkozy de ne pas mentionner la concrétisation de leur alliance. Ce qui a enlevé à ce dernier le plaisir d'annoncer une avancée notoire de l'axe franco-britannique dans un domaine de la défense, le point fort de son discours. Pourtant, une dizaine de jours avant le Bourget, le ministre de la Défense britannique, Liam Fox, avait donné son accord à son homologue français Gérard Longuet. Mais Liam Fox n'avait pas le feu vert du Chancelier de l'Échiquier, qui ne dispose pas des budgets pour lancer le programme de drone Telemos (surveillance et reconnaissance) . Londres ne voulait pas d'une crise ministérielle ouverte.

 

Ce n'est en juillet 2011 que la France choisit officiellement l'industriel qui fabriquera le drone MALE intérimaire. Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, décide lors du Comité ministériel d'investissement (CMI) l'entrée en négociations avec Dassault Aviation. L'avionneur devra fournir aux armées françaises en 2014 un système de drones, baptisé Voltigeur, selon le communiqué du ministère de la Défense. Un choix qui devrait permettre à l'avionneur "de commencer à structurer une filière industrielle en préparation du futur système de drone Male franco-britannique". Dans la foulée, Israël Aerospace Industries (IAI) vend à la France la plate-forme Héron TP, qui sera francisée par Dassault Aviation, pour environ 500 millions de dollars, selon des responsables d'IAI. Une décision beaucoup trop tardive : le programme ne sera pas sécurisé au moment de la prochaine élection présidentielle.

 

Le nouveau ministre Jean-Yves Le Drian rebat à nouveau les cartes

 

En février 2012, Cassidian est tout prêt de jeter l'éponge et annonce son intention de mettre fin au programme Talarion, après avoir échoué dans l'obtention d'un soutien financier des acheteurs potentiels. Mais nouveau coup de théâtre. Le nouveau ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, décide lors de sa première conférence de presse une "remise à plat" du dossier sur les drones. Il doit "avant le 14 juillet" confirmer ou changer d'orientation la politique en la matière. Un énième stop and go.

 

Mais en juillet, point de décision. De nouvelles rumeurs remettent en piste l'idée de l'achat du drone américain Predator Reaper. Jean-Yves Le Drian, semble effectivement s'acheminer vers un achat américain, ce qui serait dans son esprit une solution intérimaire. "Il n'y a pas actuellement d'offre nationale ou européenne disponible sur le marché en matière de drones. Il faut faire des choix et préparer des alternatives, avec des perspectives européennes", a-t-il expliqué lors de l'été 2012 aux députés de la commission de la défense. Jean-Yves Le Drian prépare déjà les esprits à un achat sur étagère de drones américains.

 

Paris et Berlin se rapprochent

 

Pour EADS, cela marque la fin de l'histoire du Talarion. Fin juillet, le groupe européen annonce que le programme, n'ayant trouvé aucun acheteur ferme, est abandonné. Il est même présenté comme European UAS sur le site de la société et lors de salons. EADS, qui a perdu beaucoup d'argent sur ce projet, peut encore espérer faire fructifier les compétences acquises lors du développement du Talarion. Notamment dans le cadre de la coopération franco-allemande initiée en septembre 2012 par Paris et Berlin.

 

Les deux capitales se sont mises d'accord sur un "ensemble commun de besoins opérationnels clés" dans le domaine du drone Male. Les deux nations évalueront la possibilité d'une coopération opérationnelle comme étape intermédiaire. La France et l'Allemagne s'efforceront d'harmoniser les structures et les processus nécessaires afin de permettre aux deux pays de lancer la réalisation de ce projet. De son côté, Paris veillera à ce que ce travail soit pleinement cohérent avec les engagements pris entre la France et le Royaume-Uni sur ce sujet dans le cadre du traité de Lancaster House. Ils ont également pour objectif "d'approfondir les possibilités d'une coopération européenne", selon le communiqué du ministère de la Défense.

 

Dans une interview accordée en septembre à La Tribune, le secrétaire d'Etat à la Défense allemand, Stéphane Beemelmans, explique la portée de cet accord : "nous allons étudier les possibilités de réalisation d'un drone commun sur la base de spécifications militaires communes. L'idée est d'avoir un drone disponible à l'horizon 2020-2023. Deuxième nouveau volet, nous voulons étudier la création d'une unité franco-allemande de drones qui couvrirait la période intermédiaire jusqu'en 2022/2023, et qui mettrait en commun les travaux effectués sur les drones jusqu'ici, et se poursuivrait probablement après l'entrée en service d'un nouveau drone commun".

 

Discussions entre les Etats-Unis et la France

 

Dans le même temps, la France se rapproche des Etats-Unis pour une éventuelle acquisition de Reaper. "Le ministère de la Défense a entamé à cette fin des discussions informelles avec l'industriel américain General Atomics, fabricant du fameux drone, a expliqué en octobre Laurent Collet-Billon aux députés de la commission de la défense de l'Assemblée nationale. Si nous voulons doter nos forces très rapidement de moyens opérationnels, la seule source, ce sont les Etats-Unis, avec tous les inconvénients connus, notamment en matière de maîtrise des logiciels et de certains capteurs".

 

Le Royaume-Uni et l'Italie possèdent déjà des drones de General Atomics. L'Allemagne a déposé en janvier 2012 une demande de FMS - Foreign Military Sale - pour l'acquisition de Reaper. "L'Allemagne et la France ont du reste engagé une réflexion, en cohérence avec nos travaux avec le Royaume-Uni, sur la possibilité d'entreprendre en commun une démarche d'européanisation des équipements et, progressivement, du drone", rappelle à l'automne 2012 Laurent Collet-Billon.

 

Des Reaper dans l'armée de l'air française

 

Quel drone MALE équipera l'armée de l'air française et surtout quand pourra-t-elle les avoir ? Car le temps presse. Un contrat semble proche. L'armée de l'air en a besoin très rapidement pour le Mali en complément des deux vieux-jeunes drones Harfang d'EADS (drones francisés à partir d'une plate-forme israélienne Heron développée par IAI au début des années 90) mise en service seulement en juin 2008. Une plate-forme déjà dépassée en raison des atermoiements du ministère de la Défense, puis du retard du programme qui devait être livré initialement en 2003. "Les drones de surveillance, Harfang et SDTI, sont aujourd'hui frappés d'obsolescence", a reconnu publiquement la semaine dernière le ministère de la Défense.

 

La France est donc aujourd'hui pris au piège de son indécision. Car l'armée de l'air veut disposer avant la fin de l'année de ce type de matériels que les industriels français n'ont évidemment pas aujourd'hui en catalogue. Et pour avoir des Reaper opérationnels avant la fin de l'année, Paris ne pourra compter que sur des matériels... non francisés. Donc sous le contrôle de Washington, qui autorisera ou non certaines missions. "La nécessité d'une acquisition à brève échéance et d'une utilisation opérationnelle immédiates sont confirmées pour la surveillance et l'observation de la bande sahélienne et ne permettent pas le développement d'un nouveau programme", a expliqué le ministère de la Défense. Selon nos informations, la France devrait recevoir avant la fin de l'année deux drones Reaper et une station de contrôle au sol pour les employer au Mali. Le contrat pourrait être signé de façon imminente. Pour le ministère de la défense, cela ne fait aucun doute. Et peu importe si les Etats-Unis auront un oeil sur ce que font les Français. "C'est déjà le cas avec les Awacs (les avions radars français, ndlr), non ?", rappelle une source proche du dossier.

 

En outre, "dans les réflexions, il est apparu nécessaire de franciser la charge utile (les liaisons de données et les capteurs spécifiques)", a précisé l'hôtel de Brienne. Mais ce ne sera que dans un deuxième temps avec l'achat d'un second lot : au total, la France pourrait acheter quatre Predator Reaper. Car il faut en moyenne entre deux et quatre ans pour franciser les Reaper (capteurs, et liaisons satellitaires notamment), selon le degré de francisation. Soit au mieux en 2015 si Paris obtient le feu vert du Congrès américain cette année, voire début 2014.

 

Dassault et EADS prêts à coopérer

 

Aujourd'hui, Dassault Aviation et EADS sont prêts à coopérer, explique-t-on à La Tribune. Le départ de Stefan Zoller du groupe européen a semble-t-il pacifié quelque peu leurs relations houleuses. "Si une demande existait, il n'y aurait pas de problème pour faire un drone entre les industriels. Bae Systems, EADS et Dassault pourraient trouver un terrain d'entente dès lors que les pays auraient émis un besoin commun", a récemment assuré le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, soulignant que les industriels discutaient déjà entre eux. Il a souligné que, sur ce point, aucun besoin n'a pour l'heure été défini. "Je n'ai pas vu de besoins communs exprimés vers nous (industriels) qui couvrent les besoins allemands, français et britanniques. Cette demande n'existe pas", a-t-il commenté. Le patron de Cassidian, Bernhard Gerwert, a assuré mi-mai de son côté que "nous avons besoin d'un programme de drones armés, pour que l'Europe s'affranchisse des Américains et des Israéliens. Si nous ne le lançons pas, c'est mort pour nous".

 

Pour l'heure, les deux industriels, Dassault Aviation et EADS, lorgnent la francisation des drones que va acheter la France. Le patron d'EADS, Tom Enders, a confirmé en mars dernier son intérêt pour les opérations de francisation du drone américain Reaper si la France validait cette option. Nous avons fait savoir au gouvernement français que nous étions intéressés par la francisation de ce drone, a-t-il expliqué aux sénateurs. Le groupe européen a déjà francisé les drones Harfang (plate-forme israélienne Eagle One). C'est le cas également d'Eric Trappier a indiqué supposer "une certaine francisation" des drones qui seront achetés, "c'est-à-dire avec une capacité d'être opérés de France et en France pour les problèmes de fréquences" aériennes. Il a rappelé que Dassault Aviation avait déjà travaillé avec les Israéliens sur le drone Heron TP et était capable de le franciser. "Cette offre avait été discutée à une certaine époque et est toujours valide", a-t-il fait valoir.

 

Jean-Yves Le Drian à la manoeuvre

 

Jean-Yves Le Drian est prêt à emprunter cette voix... mais dans un second temps. Il y a une dizaine de jours au "Grand rendez-vous Europe1-Itélé-Le Parisien, il a justifié l'achat par la France de deux drones aux Etats-Unis en expliquant que la France avait "raté le rendez-vous des drones" et confirmé des discussions également avec Israël pour l'achat d'autres appareils. La France doit notamment acheter deux drones de surveillance Reaper aux USA pour une livraison avant la fin 2013 afin de soutenir ses opérations au Mali. "La France a regardé chez les deux pays proposant des solutions MALE sur le marché, les Etats-Unis, avec le drone Reaper, et Israël avec le Heron-TP. La discussion est plus avancée du côté américain, dans la mesure où le drone Reaper semble répondre plus immédiatement aux principaux besoins français", a confirmé le minsitère de la Défense.

 

Interrogé sur le nombre de drones que la France comptait acquérir, le ministre n'a pas souhaité répondre. "Il nous en faut quelques uns mais je ne vais pas livrer ici les discussions que nous avons avec les uns et les autres. Dans le livre blanc de la Défense, on en annonce douze", a-t-il rappelé en précisant qu'il s'agissait de drones d'observation mais pas armés. Le Livre blanc fixe une cible à 30 drones tactiques et 12 drones MALE. "Seulement, il n'y en a pas" de disponible tout de suite, a-t-il regretté. "Alors qu'est-ce-qu'on fait ? On attend que peut-être un jour certains industriels décideront d'agir d'ensemble pour le produire ? Mais ça sera quand ? Dans dix ans. Mais il y a une urgence et j'assume cette responsabilité", a lancé le ministre de la Défense tout en précisant qu'il s'agit pour la France d'une solution provisoire.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 16:55
Second Airbus Military A400M for French Air Force runs engines

Second Airbus Military A400M for French Air Force runs engines (c) Airbus Military

 

Madrid,  24 May 2013 EADS group

 

The second production Airbus Military A400M has successfully completed its first engine runs as it begins final preparation for its maiden flight later this month. The aircraft, known as MSN8, is now undergoing taxying trials outside the A400M Final Assembly Line in Seville, Spain.

 

Airbus Military expects to complete four A400M aircraft in 2013 and will deliver MSN8 to the French Air Force in the third quarter of the year.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 20:50
EADS continuera de coopérer avec l'Allemagne sur un drone

27/05 LesEchos.fr (reuters)

 

EADS et son partenaire américain Northrop Grumman ont annoncé lundi qu'ils poursuivraient leur coopération avec le gouvernement allemand sur un projet de drone dont Berlin avait pourtant annoncé l'abandon il y a quelques jours.

 

Les autorités allemandes avaient annoncé il y a deux semaines renoncer à l'idée d'acheter et de modifier des drones de reconnaissance Euro Hawk en raison du coût jugé trop élevé de leur adaptation aux normes européennes à respecter pour obtenir l'autorisation de vol.

 

L'affaire a suscité de vives critiques sur le gaspillage de l'argent du contribuable allemand, un débat malvenu à quatre mois des élections pour la chancelière Angela Merkel et son ministre de la Défense, Thomas de Maiziere.

 

Dans un communiqué commun, EADS et Northrop Grumman assurent qu'ils poursuivent les travaux avec l'Allemagne dans le but de résoudre tous les problèmes.

 

"L'équipe présentera un projet bon marché et réalisable pour mener à bien les tests de vol de l'appareil initial et la production éventuelle du système complet de quatre appareils supplémentaires", explique le communiqué.

 

Ils ont qualifié d'"inexactes" les informations selon lesquelles le système de contrôle en vol du drone serait défectueux et son coût de certification excessif.

 

Des estimations réalisées par le gouvernement estiment entre 500 et 600 millions d'euros les dépenses à engager pour obtenir la certification du drone en Europe, sans garantie que ce feu vert soit obtenu.

 

Le ministère allemand de la Défense s'est refusé à tout commentaire sur le communiqué d'EADS et Northrop.

 

Berlin avait prévu un budget de 1,2 milliard d'euros pour l'achat et le développement de ces drones.

 

L'Allemagne n'est pas le seul pays d'Europe dans lequel les drones posent problème: en France, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé la semaine dernière avoir engagé des discussions avec les Etats-Unis et Israël pour l'achat de drones de surveillance, jugeant que "la France a raté le rendez-vous des drones".

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 18:50
EuroHawk GmbH, Northrop Grumman and EADS Statement on the Euro Hawk Program

FALLS CHURCH, Va. – May 27, 2013 GLOBE NEWSWIRE

 

EuroHawk GmbH, Northrop Grumman Corporation (NYSE:NOC) and EADS have released the following statement on the Euro Hawk program:

 

    "EuroHawk GmbH, Northrop Grumman and EADS remain fully committed to the Euro Hawk program of record, and the critical capabilities the system will provide the German armed forces and its allies.

 

    "The full Euro Hawk system, including the mission control system and the sensor, has performed flawlessly and safely throughout the entire flight test program.

 

    "Media reports that indicate there are challenges with the aircraft's flight control system, as well as excessive costs associated with completing airworthiness certification, are inaccurate.

 

    "EuroHawk GmbH will continue to work with the customer to address any concerns they may have with the system; and the team will provide an affordable and achievable plan to complete flight testing of the initial asset and the eventual production and fielding of the full system of four additional aircraft."

 

Northrop Grumman is a leading global security company providing innovative systems, products and solutions in unmanned systems, cyber, C4ISR, and logistics and modernization to government and commercial customers worldwide. Please visit www.northropgrumman.com for more information.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 17:50
Euro Hawk décollage de la BA De de Manching 11.01.2013 photo EADS - CAssidian

Euro Hawk décollage de la BA De de Manching 11.01.2013 photo EADS - CAssidian

May 27, 2013 defense-unmanned.com

(Source: Deutsche Welle German radio; published May 25, 2013)

 

De Maiziere's Euro Hawk Problems Drone On

 

Defense Minister Thomas de Maiziere says there were clear grounds for Germany to cancel orders for the Euro Hawk drones. But as questions mount, some say the minister's arguments don't hold up.

 

 

What did German Defense Minister Thomas de Maiziere know about the Euro Hawk problems? And why did he choose to stop the project? As the debate on Germany's decision to cancel its drone program drags on, more and more questions are coming to the fore.

 

The minister initially stated he would not make a public statement before June 5 when the Defense Ministry's report was due to be published. But now, in an interview with German public broadcaster Deutschlandfunk, he said he - as the minister in charge - was responsible for what went wrong despite the fact that he hadn't been informed of all the details concerning the project.

 

"With dimensions like this, it's impossible," he said. "You have to keep in mind that we spend more than 5 billion euros ($6.5 billion) on planned purchases each year."

 

He also dismissed criticism as to why he didn't put on the brakes on the Euro Hawk project sooner saying, "If we were to pull the plug on every complicated purchase every time there is a problem we wouldn't have any defense projects at all."

 

Will the defense minister's arguments hold?

 

According to Michael Brzoska, professor at the University of Hamburg's Institute for Peace Research and Security Policy, de Maiziere's claims are hardly convincing. It was nothing new that a drone of Euro Hawk size would require approval to be used in German airspace.

 

"It would have been reasonable to check this more thoroughly," Brzoska told DW. "Apparently authorities had simply hoped for the best - and then failed."

 

The defense minister's own defense was also problematic when it comes to addressing the issue that ultimately led to axing the project. The argumentation seemed to make sense at first: The drone lacked a collision protection system it would require for approval to operate in German airspace. Costs would have skyrocketed if this feature would have been added on so the entire project was stopped.

 

However, Global Hawk manufacturer Northrop Grumman has dismissed such claims - the US company went on to say that it had not yet officially been told that the German government had cancelled its order. The only source of information was media reports, company spokesman Tim Painter said.

 

"The reports we've read in the media are in fact baseless claims," he said. In principle, all Hawk models had been equipped with the necessary technology, but the models that had been delivered to Germany so far did not include that bit of hardware - as explicitly requested by German officials.

 

However, all necessary slots are there which makes it quite easy to expand the drones. "It would be as easy as plugging a CD changer into the trunk of your car if your car was prewired for a CD changer," Painter explained.

 

The German Defense Ministry has claimed additional costs of 500 million euros ($647 million) would have been necessary to upgrade the drones. That figure is by far too high, according to Northrop Grumman, but the company refused to give an estimate based on its own calculations.

 

Missing features and data

 

As the German Defense Ministry's reasons for canceling the Euro Hawk project don't make sense for the US manufacturer - are they simply excuses? Brzoska said that might be the case since there are Euro Hawk models that do possess this collision protection system. And it would not be difficult to add this feature to models that have been operating without it so far.

 

"But you'll need data that the US manufacturer doesn't like to share since it affects the drone's control system - that's very likely the problematic issue here," Brzoska said. "From a US standpoint, it's considered a secret. That's why it wasn't so easy to combine this collision protection system with transforming [the Global Hawk] into the Euro Hawk."

 

But the missing anti-collision system is only one of many problems in regards to the drone. Even if one were to find a solution, Brzoska said he doubts the Euro Hawk will get approved to operate in shared airspace frequented by normal air carriers in Germany.

 

"Other issues concern secure data transmission: Can you control the drone over a long period of time, or isn't there the danger of losing them," Brzoska added. "That could be a risk not only for civilian aviation, but also for [people on the ground] if they were to crash."

 

No easy feat for German defense ministers

 

It's no surprise to Brzoska that the defense minister's bright career has been tarnished. Some of his predecessor had to deal with troubled defense projects as well.

 

"Such projects are always very complex and come with several problems," Brzoska said. "And then it's the minister of course who has to take responsibility, even if he might not have been informed in depth."

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 07:56
François Hollande favorable à des alliances industrielles européennes

24 mai 2013 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

ANALYSE  Le président de la République veut faire évoluer les participations de l’Etat dans les groupes de défense français et favoriser des regroupements à l’échelle européenne.

 

A l’occasion de son discours à l’Institut des hautes études de Défense nationale, François Hollande chef des armées, a tenu à rassurer la communauté militaro-industrielle sans cacher toutefois sa volonté d’impulser de grands changements. D’une part, le chef de l’état s’est dit en effet bien décidé à "préserver notre industrie de Défense". Pour cela, le pays maintiendra le niveau du budget de la Défense à 31,4 milliards d’euros en 2014 comme en 2012 et 2013 et également celui de l’effort en recherche et développement. Il a également affirmé qu’"aucun grand programme (Rafale, hélicoptère d’attaque Tigre et de transport NH90, sous-marins Barracuda et système Félin d’équipement du fantassin, ndlr) ne serait arrêté". Les industriels craignent toutefois une réduction du volume des commandes ou leur étalement dans le temps.

 

"Des champions européens"

 

D’autre part, le chef de l’Etat n’a pas caché son objectif de restructurer en profondeur le tissu industriel français. "Les participations de l’Etat doivent évoluer. Des alliances industrielles doivent être conclues à l’échelle européenne. (…) C’est un enjeu de compétitivité. (…) Il faut être capable sur les principaux domaines de l’industrie de défense d’avoir des champions européens. C’est déterminant", a-t-il insisté sans préciser de calendrier. A la fois actionnaire stratégique (direct ou indirect) et premier client des groupes de Défense (Dassault Aviation, DCNS, EADS, MBDA, Nexter, Safran, Thales…), l’Etat veut désormais enclencher une restructuration industrielle d’ampleur. L’exécution de cet objectif ne sera pas simple toutefois. En avril dernier, la Cour des comptes avait critiqué son action en tant qu’actionnaire des principaux groupes de défense hexagonaux. En 2010, dans un souci de rationalisation, l’Etat avait alors été incapable d’imposer un rapprochement majeur entre Thales et Safran, deux entreprises pourtant sous son contrôle. Les alliances européennes qui nécessiteront l’accord des autres Etats s’annoncent encore plus complexes à mettre en œuvre.

 

"Chacun veut prendre la place principale"

 

L’échec retentissant de la fusion entre EADS et le britannique BAE, en octobre 2012, qui aurait donné naissance au premier groupe mondial de défense et d’aéronautique, a été dû en partie au véto de la chancelière Angela Merkel qui craignait des restructurations trop brutales en Allemagne. François Hollande est bien conscient des écueils qui l’attendent, déjà dans le domaine de la coopération au niveau des Etats eux même : "Chacun veut prendre la place principale, ce qui rend difficile la solution". Toutefois, il tient à ouvrir une nouvelle étape de l’Europe de la Défense. Le contexte économique de récession pourrait être son premier atout : contraints d’optimiser leur budget de Défense, les pays européens risquent le décrochage par rapport aux autres puissances étrangères. Ainsi les dépenses militaires de la région Asie-Pacifique viennent de dépasser celles du vieux continent.

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 12:55
EADS celebrates 60 years of Patrouille de France (c) EADS

EADS celebrates 60 years of Patrouille de France (c) EADS

 Provence, France,  25 May 2013 EADS

 

Patrouille de France, the legendary French flight demonstration team celebrated its 60th anniversary today at its base in Salon-de-Provence. The Patrouille de France boasts a rich heritage of spectacular flight demonstrations and has enthused millions of spectators and aviation enthusiasts worldwide at air shows and other events over the last sixty years.

EADS is proud to have played a part in the squadron’s legacy and to take part in the celebrations, by participating in the APPAF display with the Fouga CM 170 “Magister” F-AZZP, the team’s main display aircraft for 16 years. The twin-jet aircraft was also used by the French Air Force for regular pilot training.

The Fouga Magister was replaced by the Alpha Jet as the main flight display aircraft in 1980. It made its final appearance in a Patrouille de France display on 16 September 1980 at Salon-de-Provence, France.

Note for photo editors: A high resolution version of the photograph can be downloaded from the Media Centre of the EADS website, www.eads.com/media

Video: http://youtu.be/hxoqXIkdCew

About EADS

EADS is a global leader in aerospace, defence and related services. In 2012, the Group – comprising Airbus, Astrium, Cassidian and Eurocopter – generated revenues of € 56.5 billion and employed a workforce of over 140,000.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 17:50
Crédits Airbus Military

Crédits Airbus Military

 

16.05.2013 EADS

 

The second production Airbus Military A400M has successfully completed its first engine runs as it begins final preparation for its maiden flight later this month.

The aircraft, known as MSN8, is now undergoing taxying trials outside the A400M Final Assembly Line in Seville, Spain.

Airbus Military expects to complete four A400M aircraft in 2013 and will deliver MSN8 to the French Air Force in the third quarter of the year

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 16:35
photo Gordon_Zammit

photo Gordon_Zammit

LEIDEN, Netherlands, May 24 (UPI)

 

With South Korea edging closer to deciding on a contractor for its $7.3 billion KF-X fighter program, a European competitor is dangling a new carrot to its bid.

 

EADS, based in the Netherlands and part of the consortium that builds the Eurofighter Typhoon, says if the aircraft is chosen to replace South Korea's antiquated F-4 and F-5 fleets, it will invest $2 billion "and its technology in the KF-X to help Korea to become a fighter jet producer."

 

The announcement follows that of Eurofighter, which promised to assemble 53 of 60 aircraft to be produced in South Korea. It's estimated the local assembly would lead to creation of 50,000 jobs.

 

EADS has also said it would build a maintenance repair and overhaul facility for the aircraft in South Korea and an aerospace software center.

 

"If Korea chooses Eurofighter as its next generation fighter jet and EADS invests more than 2 trillion KRW [$2 billion] in the KF-X program, it will bring bigger economic effect than the SURION and Korea will be the fifth country [that] produces Eurofighter, high-level fighter jets," EADS said.

 

"It will also create strong political and military ties with Europe."

 

SURION is a Korean utility helicopter developed by Korea Aerospace Industries with technology obtained from Eurocopter, an EADS subsidiary headquartered in France.

 

"The SURION raised Korea to the 11th helicopter manufacturer in the world," EADS said, and created 25,000 jobs.

 

In its news release, EADS emphasized its business ties to the country. KAI, it noted, has supplied parts for Airbus aircraft since 1998.

 

Airbus, located in France, is another EADS subsidiary.

 

Other competitors for the KF-X contract are U.S. companies Lockheed Martin and Boeing. Lockheed is offering its F-35 Lightning II fighter while Boeing is offering its F-15 Silent Eagle.

 

A news report from Seoul says the country's Defense Acquisition Program Administration expects to make a final decision on a contractor next June.

 

"The price negotiations have been completed and we don't plan to have another round of negotiations," DAPA spokesman Baek Yoon-hyeong told a news briefing. "We plan to conduct the auction within June."

 

Meanwhile, the U.S. Defense Security Cooperation Agency reports the South Korean government has requested possible procurement of weapons in support of a "potential Direct Commercial Sale" of F-15 SE aircraft.

 

The package, if approved by Congress and if it goes through, would include associated equipment, parts, training and logistical support.

 

The deal would be worth $823 million.

 

Among items requested: Advanced Medium Range Air-to-Air Missiles, Joint Directed Attack Munition Tail Kits, small diameter bombs, general purpose bombs, AIM-9X-2 (Blk II) tactical missiles, containers, missile support and test equipment, provisioning, spare and repair parts.

 

"The proposed sale will provide the ROK with aircraft weapons for the F-15SE," the agency said. "These aircraft and weapons will provide the ROK with a credible defense capability to deter aggression in the region and ensure interoperability with U.S. forces."

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:50
Allemagne : Un demi-milliard envolé, mais pas de drone

22.05.2013 Anne Le Touzé - dw.de

 

En Une des journaux, la polémique autour du projet d'équipement de l'armée allemande en drones Euro Hawks que Berlin vient d'abandonner. Le ministre de la Défense Thomas de Maizière est sous le feu de la critique.

 

Les appareils n'ont pas obtenu la certification des autorités aériennes européennes. Berlin a engagé beaucoup d'argent et le ministre de la Défense Thomas de Maizière est sur la sellette car son ministère semble avoir été au courant des difficultés depuis plusieurs années.

 

Il y a quelques mois, écrit die tageszeitung, ils représentaient encore le grand espoir de l'aviation allemande. Les drones, c'est l'avenir, disait-on alors. Un prix raisonnable, une technologie efficace permettant d'éviter des pertes humaines et un outil idéal pour le repérage, les bombardements ciblés et les combats aériens. Aujourd'hui, le rêve est devenu un cauchemar, remarque le quotidien.

 

Il ne faut pas réduire l'affaire des drones à Thomas de Maizière, estime la Süddeutsche Zeitung. C'est une honte pour le ministère de la Défense en tant qu'institution et pour son système d'attribution des marchés. Le processus d'achat des Euro Hawks a duré près de dix ans, il a donc connu de nombreux ministres de la Défense, sociaux-démocrates comme conservateurs. Cela dit, souligne le journal, la responsabilité de Thomas de Maizière pourrait être en cause si les accusations de l'opposition se confirment et que le ministre a bel et bien dissimulé des problèmes dont il aurait eu connaissance depuis longtemps.

 

La Frankfurter Allgemeine Zeitung rappelle que c'est Thomas de Maizière lui même qui a appuyé sur le frein, tout en sachant que les retombées financières et politiques seraient forcément liées à son nom. Le quotidien ne se fait pas de souci pour le ministre de la Défense qui continue de bénéficier de la confiance de la chancelière.

 

Pour le Main-Post de Würzburg, cela ne fait aucun doute: Thomas de Maizière doit démissionner. Il fut un temps, on le voyait succéder à Angela Merkel à la chancellerie. Mais un ministre qui doit répondre d'un tel aveuglement semble tout aussi inapte aux vols au long cours que ses prédécesseurs, estime le quotidien.

 

Que le ministre chute ou non, les dommages chiffrés à plusieurs centaines de millions d'euros, eux, resteront, déplorent les Kieler Nachrichten. C'est déjà suffisamment grave et ce qu'il faut éviter, c'est que la classe politique ne retienne rien des erreurs du passé.

 

La Neue Osnabrücker Zeitung résume: la question qui compte, c'est de savoir comment ce désastre a pu être possible et qui y a participé. Mais plus important encore, il faut réfléchir aux moyens de mettre en place un contrôle pour éviter à l'avenir un tel gaspillage d'argent public.

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 06:00
Le drone de surveillance Predator B MQ-9 Reaper fabriqué par l'américain General Atomics. L'Hexagone pourrait acquérir d'ici à la fin de l'année deux de ces appareils pour des missions de renseignement. - photo General Atomics Aeronautical Systems

Le drone de surveillance Predator B MQ-9 Reaper fabriqué par l'américain General Atomics. L'Hexagone pourrait acquérir d'ici à la fin de l'année deux de ces appareils pour des missions de renseignement. - photo General Atomics Aeronautical Systems

21/07 par Yann VERDO - lesechos.fr

 

La France va acheter deux drones américains de surveillance. Jean-Yves Le Drian estime que la France a raté le rendez-vous des avions sans pilote.

 

Le pays du Rafale a-t-il raté le rendez-vous des drones, ces avions sans pilote dont l'usage a changé l'art de la guerre ? C'est du moins ce que pense le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui l'a déclaré sans ambages ce week-end au « Grand Rendez-vous Europe 1-iTélé-"Le Parisien" ».

 

Le ministre, qui avait rencontré son homologue américain, Chuck Hagel, vendredi à Washington, a confirmé être entré en négociations avec le Pentagone pour l'achat de deux drones de surveillance « Reaper » fabriqués par l'entreprise américaine General Atomics. Ces deux appareils devraient être livrés non armés à la France d'ici à la fin de l'année et seraient aussitôt déployés au Mali pour des missions de renseignement exclusivement, mais les experts soulignent qu'ils pourraient être aisément transformés en drones tueurs par la suite.

 

Le ministre a également confirmé que des négociations parallèles étaient en cours avec Israël, le seul autre pays construisant des drones avec les Etats-Unis. Il n'a pas précisé le nombre d'avions sans pilote dont l'armée française souhaiterait rapidement se doter auprès des deux puissances étrangères. Dans un récent Livre blanc, il était recommandé que la France, qui dispose actuellement de 4 drones d'observation, porte rapidement le nombre de ces engins à douze.

 

L'opération « Harmattan » engagée il y a deux ans en Libye et celle actuellement en cours au Mali ont clairement montré que l'armée française était dépendante des renseignements récoltés par les drones américains. La faute d'un virage stratégique mal négocié dans les années 1990, notamment en raison d'un manque de coopération sur ce sujet entre les industriels français. Résultat : ni Dassault Aviation ni EADS ne fabrique aujourd'hui leurs propres drones. Ceux utilisés actuellement au Mali ont été simplement adaptés aux besoins de l'armée française par EADS à partir de drones acquis dans les années 1990 auprès de l'armée israélienne.

 

Une solution d'urgence

 

Dans ce contexte, la commande passée auprès du Pentagone et celle en discussion avec Tel-Aviv apparaissent donc comme une solution d'urgence. Une position d'ailleurs pleinement assumée par Jean-Yves Le Drian qui a déclaré que Paris ne pouvait se permettre d'attendre dix ans de plus que nos champions industriels se décident enfin à agir ensemble. Et qui a mis publiquement la pression sur les dirigeants des groupes concernés pour qu'ils oublient leurs rivalités et travaillent de concert sur ce dossier. « Il faut aujourd'hui que, sur notre demande, les industriels français et européens se mettent en relation pour élaborer ce que pourra être demain le drone de nouvelle génération », a déclaré Jean-Yves Le Drian, ajoutant que celui-ci ne devrait pas être uniquement français mais franco-germano-britannique.

 

Aux Etats-Unis, première puissance militaire au monde, les drones ont changé le visage de la guerre. Soit grâce aux renseignements qu'ils permettent de collecter en zone ennemie, soit du fait de leur usage pour les « assassinats ciblés » de dirigeants d'Al-Qaida ou d'autres mouvements terroristes. Chaque mardi, Barack Obama rencontre ses experts du contre-terrorisme pour réviser la « kill list ». Seul le Congrès est informé des frappes effectuées, mais les observateurs indépendants estiment que le nombre d'activistes ainsi éliminés au Pakistan et au Yemen s'est fortement accru depuis 2009, date de l'arrivée à la Maison-Blanche de Barack Obama.

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 12:50
L'Allemagne renonce à une commande de drones Euro Hawks d'une valeur de plus de 1 milliard d'euros

15/05 Par Bruno Trevidic – LesEchos.fr

 

Nouveau revers pour les activités drones d'EADS, déjà très compromises après l'échec du programme Talarion. Berlin a annoncé hier l'annulation d'une commande de cinq drones Euro Hawks, d'une valeur de plus de 1 milliard d'euros. Bien que fabriqués par l'américain Northrop Grumman, ces drones de haute altitude dédiés à la surveillance électronique devaient être reconfigurés par le groupe européen.

 

Un premier appareil avait été livré à l'Allemagne, qui a déjà dépensé 508 millions d'euros sur ce programme. Berlin explique sa décision par l'impossibilité d'obtenir la certification des autorités aériennes européennes. Une explication peu convaincante. Mais, quoi qu'il en soit, ce nouvel abandon enlève à Cassidian, la branche défense d'EADS, le peu de commandes qui lui restaient dans les drones.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 10:50
photo EDA 2013

photo EDA 2013

10 mai 2013 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

Le PDG du groupe EADS, Tom Enders, a demandé aux principaux membres du comité exécutif de prendre directement en charge des zones géographiques afin d'établir des partenariats industriels et technologiques plus directs avec les pays clients.

 

Plus de méga ventes d'hélicoptères, d'avions, de matériel d'armement sans contreparties industrielles dignes de ce nom exigées par les pays acheteurs. EADS en tire les conclusions avec le toilettage de son organisation, le premier depuis la mise en place de la nouvelle gouvernance adoptée en mars dernier. Son PDG Tom Enders a décidé de mieux cibler les pays émergents et les grands pays clients en confiant à chacun de ses lieutenants de son comité executif une zone géographique.

 

Solidifier les relations avec les BRIC

 

Ainsi Fabrice Brégier patron d'Airbus sera en charge de représenter l'ensemble des activités d'EADS en Chine, l'un des tout premiers marchés pour l'avionneur pour les 20 ans à venir ; Bernhard Gerwert, patron de Cassidian, la branche défense du groupe, aura en charge l'Inde, qui enchaine la signature de grands contrats d'armements ; le patron d'Eurocopter Guillaume Faury se focalisera sur le Brésil ; le patron d'Astrium, François Auque, sur la Russie... "Il s'agit d'internationaliser un peu plus le groupe et de confier aux membres du comité exécutif des responsabilités plus importantes", explique-t-on du côté du groupe européen d'aéronautique et de défense. Avec un responsable par zone clairement identifié agissant pour l'ensemble des filiales d'EADS, il devrait être plus simple de coordonner leurs actions et d'établir avec les pays clients des partenariats industriels et technologiques de long terme.

 

Cette réorganisation devrait renforcer la politique d'internationalisation déjà engagée par les différentes filiales du groupe. Airbus vient d'inaugurer le mois dernier une chaîne d'assemblage d'A320 américaine près du port de Mobile (Alabama). Il espère ainsi réduire son retard commercial sur Boeing aux États-Unis. L’avionneur a appliqué la même recette avec succès qu'en Chine où il assemble désormais 4 appareils par mois à Tianjin. Eurocopter avait déjà montré le chemin : son usine américaine basée à Colombus dans le Mississippi a déjà livré aux armées américaines plusieurs centaines d'hélicoptères légers suite à un contrat de 2 milliards de dollars remporté en 2006. L'hélicoptériste est également présent au Mexique à travers une usine d'assemblage et sa filiale Helibras.

 

Les commandes suivent

 

Cette internationalisation accélérée se traduit déjà dans le carnet de commandes du groupe : à fin 2012, l'Europe ne compte plus que pour 22% des commandes, contre 35% pour l'Asie Pacifique, 18% pour l'Amérique du Nord, 17% pour le Moyen-Orient...

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 16:50
Cybersécurité : Cassidian blinde son portefeuille

29/04/2013 Nabil Bourassi – LaTribune.fr

 

La filiale d'EADS spécialisée dans les solutions de protection informatique de pointe rachète Arkoon Network Security, éditeur de solutions de protection réseau. Avec cette deuxième opération en quelques mois, le groupe tente de se constituer un portefeuille d'expertises sur un marché qui croit au rythme de 10% par an.

 

Pour son premier anniversaire, Cassidian CyberSecurity, filiale d'EADS, s'offre Arkoon Network Security et se renforce sur le marché européen des systèmes de protection informatique "haut-de-gamme". Arkoon Network Security est un "acteur majeur européen reconnu en matière de sécurité des réseaux, de protection des systèmes d'information et de confidentialité des données". Pour Jean-Michel Orozco, président de Cassidian CyberSecurity, cette acquisition vise à proposer une "offre de cybersécurité globale" qui "doit nécessairement s'appuyer sur une gamme de produits et solutions étendue afin d'être en mesure de répondre aux besoins des clients".

 

Deux acquisitions en un an

 

L'opération valorise Arkoon Network Security à 18,55 millions d'euros soit une prime de 46% par rapport à son cours de vendredi (le cours de l'action a été suspendu ce matin). Cassidian CyberSecurity s'empare des 83,9% du capital détenus par les actionnaires principaux, et envisage de monter par la suite à 100% du capital à travers une offre publique d'achat simplifié et le cas échéant à une procédure de retrait obligatoire.

 

En novembre dernier, Cassidian CyberSecurity avait procédé à une première acquisition en rachetant 100% de Netasq, également spécialisé dans la sécurité des réseaux informatiques. Moins d'un an après sa création par le groupe d'aéronautique et de défense européen EADS, Cassidian CyberSecurity élargit ainsi son portefeuille de compétences.

 

Enjeux colossaux

 

EADS se dote ainsi d'une expertise sur le marché très porteur de la cybersécurité qui complète ses prestations de services à destination des grands comptes. Espionnage, sabotage, vol de données... Pour les entreprises, les enjeux financiers et stratégiques de la cybersécurité sont colossaux. Les entreprises françaises d'importances vitales (infrastructures ferroviaires, télécoms, nucléaires ou industrie militaire...) pourraient d'ailleurs être contraintes par des normes réglementaires renforcées en termes de protection informatique, sous l'égide de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'informations (ANSSI).

 

Symantec, un éditeur de solutions de protection informatique grand public, a estimé le coût de la cybersécurité en 2012 à 110 milliards de dollars. Cassidian CyberSecurity estime la croissance potentielle de ce marché à 10% par an...

 

Pour aller plus loin:

>> Cyber-espionnage: la Chine s'intéresse-t-elle à EADS?

>> Les systèmes informatiques des entreprises de plus en plus vulnérables

>> Cyber-guerre: Comment la France se protège

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 10:55
La France vend 2,1% d'EADS pour 707 millions d'euros

 

26 avril 2013, Usinenouvelle.com (Reuters)

 

BOURSE  L'Etat français a annoncé, vendredi 26 avril, avoir cédé environ 17,6 millions d'actions, représentant près de 2,1% du capital du groupe d'aérospatiale et de défense, pour 707 millions d'euros, dans le cadre de la réorganisation du capital du groupe.

 

La France, qui a récolté 1,19 milliard d'euros à la suite de deux cessions de participations consécutives, a ramené ses droits de vote dans la maison-mère d'Airbus à 12%, conformément à l'accord passé le 5 décembre par les principaux actionnaires du groupe, précise le ministère de l'Economie et des Finances dans un communiqué.

 

Des traders ont indiqué à Reuters qu'UBS avait été chargé de vendre 2,1% du capital d'EADS pour un prix final de 40,10 euros par titre, contre 40,20 euros initialement évoqué.

 

EADS, qui opère sa transformation la plus spectaculaire depuis sa création en 2000, a abandonné l'imbroglio passé de son actionnariat, la France et l'Allemagne ne devant plus détenir chacun que 12% du capital, l'Espagne 4% et son flottant devant être porté d'environ 50% à 72% du capital.

 

"Faisant suite à la cession par Sogepa à EADS le 16 avril dernier d'environ 13 millions d'actions EADS pour un montant de 483 millions d'euros, dans le cadre du programme de rachat d'actions mis en oeuvre par la société, cette opération a ramené la participation de Sogepa à 12% des droits de vote", indique précise le ministère de l'Economie et des Finances.

 

EADS n'a souhaité faire aucun commentaire.

 

La transaction de ce jour a toutefois été réalisée à un prix supérieur de 7,4% par rapport à l'opération de mi-avril, qui portait sur 1,56% du capital et s'était déroulée à 37,35 euros par action.

 

Le mois d'avril a également été marqué par les sorties de Daimler et de Lagardère du capital d'EADS.

 

"La sortie des actionnaires historiques touche désormais à sa fin avec la cession par l'Etat français des derniers titres non pactés. A ce jour, seulement 1,2% du capital pouvant être cédé librement reste encore dans les mains des Etats français et espagnols", commente dans une note Oddo Securities.

 

"Toutefois, compte tenu des mouvements récents, nous pensons que ces cessions seront décalées dans le temps. De l'autre côté, EADS conserve encore la capacité de racheter environ 6,1% de son capital (l'équivalent de 22 jours de bourse) ce qui soutiendra le cours dans les prochaines semaines", ajoute le broker.

 

En Bourse, l'action EADS recule de 1,62% à 39,99 euros vers 10h00 dans des volumes représentant déjà 51% de ceux réalisés en moyenne sur une séance complète au cours des trois derniers mois. Au même moment, l'indice CAC 40 lâche 0,56%.

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 07:55

Footage: Jean-François BRAMARD (GoPro, ground camera) & Evert CLOETENS (Cineflex) Editing: Leslie SINOPOLI ©EUROCOPTER, April 2013

 

25/04/2013 Par lefigaro.fr (AFP)

 

Ce nouveau système sans pilote pourra être proposé en option pour n'importe quel appareil de série du fabricant.

 

C'est une première européenne. Eurocopter a fait voler en public aujourd'hui un de ses appareils, un EC145, sans aucun pilote à bord, une innovation technologique pour le constructeur d'hélicoptères.

 

L'appareil a décollé à 14H15 de la base militaire d'Istres (sud-est de la France). Il a atterri, sans encombres, près de 40 minutes plus tard. Au sol, une «station» guidait le déroulement du vol. D'environ quatre tonnes, ce biturbine est habituellement utilisé par la gendarmerie nationale et la sécurité civile.

 

Le programme, baptisé «AFlight», a été lancé secrètement en septembre 2011. Deux tout premiers vols d'essais loin des regards avaient eu lieu avant celui d'aujourd'hui, a révélé Roland Gassenmayer, directeur du projet.

 

«Nous avons ouvert une nouveau chapitre de notre histoire», a commenté Jean-Brice Dumont, directeur du programme Recherche et Développement, estimant que le système développé par Eurocopter était unique en son genre, l'appareil pouvant être utilisé soit en mode pilote, soit en mode sans pilote.

 

Utilisé sans pilote, il est capable de changer de route en cours de vol. Ce nouveau système de véhicules sans pilote pourra être proposé en option pour n'importe quel appareil de série du fabricant.

 

Le coût de développement d'AFlight, «purement confidentiel», n'a pas été dévoilé mais M. Dumont a souligné qu'il avait été entièrement autofinancé par Eurocopter, filiale du groupe européen de défense et d'aéronautique EADS.

 

25 avril 2013 Eurocopter


Eurocopter launched in early April a series of flights for a new rotary-wing solution that will expand the mission capabilities of Eurocopter helicopters. The optionally piloted vehicle (OPV) program, which was conducted at the French Air Force base in Istres, France, was revealed on April 25 during a demonstration flight.


This unmanned demonstration -- similar to the previous flights-- used a four-dimensional flight plan that was uploaded to the helicopter. After an automatic takeoff, the EC145 flew the circuit via multiple pre-programmed waypoints, during which the helicopter performed a mid-route hover to deploy a load from the external sling. The EC145 continued on a return route segment representing a typical observation mission, followed by an automatic landing. Visibility during the EC145's unmanned flights was provided to the ground station via onboard cameras.

With this capability fully validated, Eurocopter is now positioned to pursue OPV flight capabilities for its product line of light, medium and heavy-lift helicopters -- enabling these rotorcraft to be flown by pilots or in an unmanned mode.

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 07:50
UK MoD Confirms A400M, UAV Cost Overruns

April 23, 2013 defense-aerospace.com

(Source: House of commons; posted April 23, 2013)

 

The House of Commons Hansard (official bulletin) has published the following ministerial answer:

 

Angus Robertson: To ask the Secretary of State for Defence which projects being delivered for his Department by (a) Babcock, (b) Boeing, (c) Cobham, (d) the European Aeronautic Defence and Space Company, (e) Finmeccanica, (f) General Dynamics, (g) Kelloggs-Brown-Root, (h) Lockheed Martin (i) Marshall Aerospace, (j) Northrup Grumman, (k) Rolls-Royce, (l) Thales and (m) Ultra Electronics are running over budget; and by how much in each case. [128063]

 

Substantive answer from Mr Dunne to Angus Robertson:

 

I am writing in full response to the answer I gave on 26 November 2012, Official Report, column 22W, regarding the question you asked about Ministry of Defence (MOD) projects being delivered by a list of named companies that are running over budget.

 

The following table details the three projects being delivered by those named contractors that are currently assessed as running over budget.

 

Contractor/Project name/Cost variation as at March 2013 (£ million)

-- Airbus Ltd (EADS): A400M: +£770 million

-- Northrop Grumman: Sentry Mode S Identification Friend or Foe: +£6 million

-- Thales UK Ltd: Watchkeeper: +£57 million

 

For the purpose of answering this question, my officials have examined all Category A-D equipment acquisition projects, but limited to those showing a variance of more than £1 million against their approval costs, 50% confidence figure. It is also limited to those projects where the named company is listed as the prime contractor or where projects are being delivered by subsidiaries of the named companies. It does not include support projects. This was necessary to avoid significantly exceeding the disproportionate cost threshold limit for answering parliamentary questions.

 

This approach means that there are some differences between the above table and the list provided to you in my answer of 6 November 2012, Official Report, column 519W, for example the inclusion of the A400M supplied by Airbus Ltd. as a subsidiary of EADS. The differences are due to the filters placed upon the data as explained above, as well as the passage of time.

 

It should be noted that the cost variation quoted is assessed against MOD project approval figures, which represent the total MOD costs for any particular project. They therefore do not necessarily reflect contractual obligations. Project performance can be affected by a number of reasons, not all of which are in the contractor's control.

 

I apologise for the time it has taken to get this information to you but its compilation has involved a significant amount of work and there was also a need to consult the companies concerned.

 

 

(EDITOR’S NOTE: The above figures are the same as those reported in January by the UK National Audit Office, i.e. a cost overrun of £770 million on the A400M, despite the number of aircraft having been reduced from 25 to 22, and a slippage of 73 months compared to the original schedule. The first A400M is due to be delivered (to France) in May 2013, and the first Royal Air Force aircraft is due in 2015.

As for Watchkeeper UAV, MoD was quoted by Flightglobal as having acknowledged that one-third of the planned 54-aircraft fleet had been delivered, plus 9 of 15 planned ground stations. It said MoD declined to state where the aircraft are being held, while “prime contractor Thales UK didn't respond to requests to comment.”)

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 07:00
Assemblée : auditions sur la conduite des programmes d’armement en coopération

25 avril 2013 comptes-publics.fr

 

Jeudi 25 avril 2013, la mission d’évaluation et de contrôle de l’Assemblée nationale mène des auditions sur le thème : « La conduite des programmes d’armement en coopération » de dirigeants du groupe EADS (programmes A400M et NH90) (9h).

Assemblée : auditions sur la conduite des programmes d’armement en coopération

Sont entendus : Marwan Lahoud, directeur général délégué d’EADS, président d’EADS France, Dominique Maudet, directeur général exécutif d’Eurocopter, et Cédric Gautier, directeur du programme A 400M, président d’Airbus Military France.

Assemblée : auditions sur la conduite des programmes d’armement en coopération
Assemblée : auditions sur la conduite des programmes d’armement en coopération

 

La mission auditionne ensuite Antoine Bouvier, président-directeur général de MBDA (10h30).

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 14:55
le-caiman-et-le-tigre-en-vol-a-valence – photo GAMSTAT P.Gillis

le-caiman-et-le-tigre-en-vol-a-valence – photo GAMSTAT P.Gillis

Apr. 23, 2013 - By PIERRE TRAN – Defense News

 

More on the Way? Eurocopter's outgoing CEO says he believes France will buy additional NH90 tactical transport helicopters, though perhaps fewer than planned. (EUROCOPTER)

 

MARIGNANE, FRANCE — Outgoing Eurocopter Chief Executive Lutz Bertling said he is “pretty confident” France will come through with an order for more NH90 Army helicopters, but the number of units might be smaller than expected.

 

Bertling’s prediction came after the company warned the government that failing to buy a second batch of 34 helicopters would cost France €35 million (US $45 million) — and some 1,000 jobs.

 

“I’m pretty confident this contract will come,” Bertling said at a farewell press lunch at the company’s headquarters just outside Marseilles, in southern France, on April 17. “We’re facing risk without this order.”

 

On the Tiger attack helicopter, Eurocopter on April 19 formally handed over the first of 40 hélicoptère d’appui et destruction (close support) versions to the Direction Générale de l’Armement procurement office. The version is armed with the Hellfire missile.

 

And on April 25, an undisclosed technology demonstrator is due to make a first test flight at the government’s Istres test center.

 

Under the NH90 contract, the French Defense Ministry had until the end of March to firm up an option to order 34 NH90 tactical transport helicopters, or pay the cash penalty.

 

But the date went by without a decision, raising concern within Eurocopter, the helicopter division of EADS.

 

The programs were years late, with contract dates unachievable, but the company failed to tell the clients, he said. That meant a government minister would mislead the parliament by saying the helicopters would enter service in a year’s time, and then have to go back to correct the statement.

 

A lack of transparency added a “personal problem,” he said. It is important to tell the truth, which did not solve the problem but made mitigation of risk easier, he said.

 

The NH90 is of great operational significance, a senior analyst said.

 

“With the NH90, the Army enters a new dimension regarding its air assault/air mobility capabilities,” Luc Viellard, strategic studies and solutions director at consultancy Cie Européenne d’Intelligence Stratégique.

 

The new helicopters have improved piloting and navigation capabilities, and their greater range means less refueling and therefore fewer logistical needs, he said.

 

The Mali campaign this year showed the French Army’s aging fleets of Pumas and Cougars need frequent refueling, with fuel tanks being flown or trucked in, he said. The age of the fleet also means high maintenance costs.

 

Looking back on his time as Eurocopter CEO, Bertling said the French and German decisions to deploy the Tiger and NH90 in Afghanistan were trigger events that changed the way the firm worked. For instance, Eurocopter would work on quality assurance and hand over aircraft to procurement officials who would duplicate the process.

 

The Afghanistan deployment brought the company and procurement offices “out of our silos” to work closely together to deliver at 100 percent quality, as the company and government officials knew the aircraft and crews would soon be flying in combat, Bertling said.

 

Bertling said he regrets waiting a couple of years before reorganizing the company around a stronger customer focus, sales support and an integrated global supply chain.

 

After the 2008 financial crisis, Bertling waited until the end of 2010 to early 2011 to commission independent studies from consultants Boston Consulting Group and Booz Allen Hamilton to see if Eurocopter had the right structure to do business in constrained markets. Those studies led to the current organization.

At a unit price of €28.6 million for a basic version of NH90, an order for 34 helicopters could be worth €972 million.

 

A small reduction from 34 would pose no problem, Bertling said, but a business needs a minimum number to make sense.

 

“It’s very simple,” Bertling said, adding that there is a need for the helicopter but the French government is deciding on defense spending, which will set priorities on requirements. The order would go ahead once budget decisions have been taken, he said.

 

A lack of transparency on two key military programs posed problems when Bertling took up the top job six and a half years ago. The previous management “had not given an appropriate level of transparency on the NH90 and the Tiger,” he said.

 

Looking ahead, Bertling said he sees the need for optionally manned air systems, greater speed — as seen in the US Joint Multi-Role Helicopter program — and affordability.

 

On affordability, it is one thing for four-star generals to say they want equipment that delivers 80 percent of requirements, but down the command chain, the one-star officer still writes specifications for the 100 percent solution, Bertling said.

 

Dual civil and military use would boost affordability, he said. While attack helicopters would be exclusively military, lower specification civil aircraft could be fitted with mission systems, he said.

 

There are, however, basic design differences between a civil aircraft such as the EC175, which has a long cabin, and military needs. The military wants a wide cabin for door gunners, he said.

 

Bertling leaves Eurocopter at the end of April to become president and chief operating officer of Bombardier’s trains business, based in Berlin.

 

His successor at Eurocopter is Guillaume Faury.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 13:35
Défense : Bercy promet-il au ministère de la Défense de la monnaie de singe ?

 

23/04/2013 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Lors du conseil de défense portant sur les crédits alloués à la défense sur les six prochaines années, Bercy a fait état de 1,9 milliard d'euros de ressources exceptionnelles pour compléter le budget de 2014 de l'Hôtel de Brienne. Sauf qu'il y a de grandes chances qu'elles ne soient pas au rendez-vous dès 2014.

 

De la monnaie de singe... C'est ce qu'on pense dans les armées quand on évoque les ressources exceptionnelles (REX) sorties du chapeau du ministère du Budget pour tenter de rogner sur les dépenses des armées lors du dernier conseil de défense le 10 avril. Rappel des faits : le Budget souhaite attribuer à la défense en 2014, un budget de 29,5 milliards d'euros et de le compléter si possible avec 1,9 milliard de REX. Pour le ministère de la Défense, qui pensait avoir gagné l'arbitrage du président de la République, la pilule est dure avaler. Car François Hollande a promis le 28 mars de maintenir le budget de la Défense tout au long de la prochaine Loi de programmation militaire (2014-1019) au niveau de celui de 2013. Soit 31,4 milliards d'euros par an. D'où la colère de Jean-Yves Le Drian. "Le ministre était furax", confirme-t-on à La Tribune.

 

Quelles pourraient être les ressources exceptionnelles ? Bercy évoque des cessions immobilières, la vente de nouvelles bandes de fréquences hertziennes, voire des participations dans les entreprises publiques pour abonder le budget 2014. "Tout le défi est de crédibiliser la LPM et de la sincériser", explique-t-on au  ministère de la Défense. Pour autant, ces opérations de cessions seront très difficiles à mener dans un laps de temps aussi rapide. Comme la Cour des comptes a pu le constater par le passé. Cette ressource est "incertaine dans son montant et dans son calendrier de réalisation, faisant peser un risque sur l'exécution de la loi de programmation militaire dès sa construction", avaient estimé les sages de la rue Cambon à propos de la LPM actuelle. La preuve par quatre : les prévisions de la loi de programmation militaire (LPM) prévoyaient 1,64 milliard d'euros en 2009, 1,26 milliard en 2010 et 570 millions en 2011 de ressources exceptionnelles (cessions immobilières et ventes de bandes de fréquences). A l'arrivée, avec l'exécution des bugdets, la défense a pu récupérer seulement 560 millions (contre 1,64 milliard) en 2009, 200 millions (contre 1,26 milliard) en 2010 et 220 millions contre (570 millions) en 2011. Soit à peine 980 millions d'euros contre un montant attendu de 3,47 milliards.

 

Des cessions très tardives de bandes de fréquences

 

La cession des bandes de fréquence hertzienne devait procurer des recettes de 1,45 milliards d'euros entre 2009 et 2011 (600 millions en 2009, 600 millions en 2010 et 250 millions en 2011) : 1,05 milliard de ventes des bandes de fréquence utilisées par les programmes Felin et Rubis et à hauteur de 400 millions d'euros de l'usufruit des satellites Syracuse dans le cadre de l'opération Nectar, abandonnée en mai 2012. Mais, entre 2009 et 2011, seuls 89 millions d'euros de recettes liées à la cession des bandes de fréquence ont pu être utilisés au profit du ministère de la Défense. Soit un écart de 1,35 milliard d'euros par rapport à la prévision de la LPM. "Le retard pris par le processus de cession des bandes de fréquence a conduit à une absence de recettes en 2009 et en 2010", a rappelé dans son rapport la Cour des comptes. Un processus long et complexe qui ne s'improvise pas.

 

En 2011, les premières recettes générées par la vente des bandes de fréquence du système Rubis ont été engrangées pour un montant de 936 millions. Soit un montant supérieur au montant de 450 millions attendu à ce titre par le ministère de la défense. Toutefois, leur arrivée tardive en fin d'exercice n'a permis leur utilisation que d'un montant de 89 millions d'euros au profit du budget de la défense en 2011, l'utilisation du solde de 847 millions ayant été reportée sur 2012. Au premier trimestre 2012, les bandes de fréquence du système Félin ont été cédées pour un montant de 1,42 milliard, également supérieur à la prévision de 600 millions d'euros. Au total, les cessions des bandes de fréquence des systèmes Félin et Rubis ont permis d'engranger une recette totale de 2,356 milliards d'euros, soit un montant très supérieur à la prévision initiale de 1,450 milliard. Dès 2012, la défense a eu l'autorisation de consommer 1,1 milliard d'euros de recettes exceptionnelles.

 

Des recettes immobilières très incertaines

 

Les recettes immobilières devaient rapporter 2,02 milliards d'euros entre 2009 et 2012. L'examen des données d'exécution montre que le montant qui a pu être utilisé au profit de la défense sur la période s'est limité à 894 millions (560 millions en 2009, 204 en 2010 et 130 en 2011). Ce qui a créé un écart de 1,15 milliard par rapport aux prévisions de la LPM. Selon la Cour des comptes, "l'essentiel des recettes attendues doit provenir de la cession des emprises parisiennes du ministère dont l'horizon a été reporté à 2013 et qui demeure incertaine, tant dans son calendrier de réalisation que dans son montanté. Et de rappeler que "les recettes attendues de la cession de l'hôtel de la Marine ne devraient finalement pas être au rendez-vous, ce bien devant finalement être conservé dans le giron de l'Etat". Enfin, concernant les opérations réalisées en province, certaines cessions ont été effectuées à l'euro symbolique, afin de compenser l'impact territorial des restructurations en cours et de prendre en compte les problématiques de dépollution. D'autres sites ne trouvent pas preneur, ce qui oblige le ministère à continuer à les gérer, même s'ils ne sont plus employés. Sans compter que le ministère de la Défense est prié de participer à la politique en faveur du logement social... en donner certaines emprises.

 

Au 31 décembre 2008, le tableau général des propriétés de l'Etat (TGPE) évaluait les biens immobiliers relevant du ministère de la défense (ce qui comprenait encore la gendarmerie, dont les immeubles ont été transférés au ministère de l'intérieur à compter du 1er janvier 2009) à plus de 330.000 hectares de superficie d'emprise, dont plus de 5.400 hectares de superficie utile, pour une valeur de l'ordre de 16 milliards d'euros hors gendarmerie. Selon les comptes de l'Etat pour 2008, le ministère de la défense représente 43 % de la valeur de marché du parc immobilier contrôlé par l'Etat, telle qu'établie par France Domaine, et 33 % si l'on retient le périmètre hors gendarmerie, loin devant le ministère des finances (13 %) et celui des affaires étrangères (10 % en incluant les biens détenus par l'Etat à l'étranger).

 

La vente des participations de l'Etat à manier avec précaution

 

Pour préserver le budget de la Défense, les sénateurs mais aussi l'Agence des participations de l'Etat (APE) appellent à vendre des participations de l'Etat dans les entreprises publiques de défense. Pour autant, Bercy a fait le plus facile et a donc coupé l'herbe sous les pieds du ministre de la Défense, qui voulait à son arrivée impulser une politique industrielle, en vendant 3,12 % de Safran (448,5 millions d'euros) et 1,56 % d'EADS (482,7 millions). L'Etat actionnaire gère aujourd'hui un ensemble de participations directes - DCNS (63,98 %), SNPE (100 %), Nexter (100 %), Thales, Safran, EADS -  et indirectes - Dassault Aviation et MBDA -, qui s'élevaient au total à 12,25 milliards d'euros au 22 octobre 2012, selon la Cour des comptes.

 

Si l'Etat vend tout ou partie de sa participation dans Thales (27 %), il risque de mettre en péril l'équilibre actionnarial qu'il a conclu avec Dassault Aviation (26 %) dans le cadre d'un pacte d'actionnaires. En revanche, l'Etat peut vendre des actions EADS pour atteindre le plancher de 12 %, un accord conclu avec EADS en décembre dernier. Il peut vendre encore une participation de 1,44 %. C'est peu, trop peu pour boucler les fins de mois du budget de la défense. Le groupe européen vient déjà de conclure un contrat de rachat d'actions avec l'Etat français portant sur l'acquisition d'un bloc de 1,56 % d'actions EADS pour un montant de 482,7 millions d'euros. Reste Safran (27,08 % après la cession des 3,12 %). L'Etat ayant déjà bêtement perdu le contrôle de Safran, il pourrait poursuivre son désengagement. Mais avec quelle stratégie ?

 

Enfin, DCNS et Nexter, SNPE devant rejoindre le giron de Nexter sous peu. Une éventuelle cession de tout ou partie de la participation de l'Etat dans DCNS impose au gouvernement d'avoir une véritable stratégie industrielle pour ce groupe performant à l'export et de lui offrir une visibilité méritée. D'autant que la majorité précédente a jeté le groupe naval dans les bras de Thales (35 %). Le groupe d'armement terrestre Nexter pourraient intéresser des groupes allemands (Rheinmetall, Krauss-Maffei) mais pas AB Volvo, qui ne veut pas devenir un fabricant de munitions. Quel sera la position de Thales ? Il pourrait être poussé à reprendre Nexter mais le gouvernement devra convaincre la direction du groupe d'électronique et, surtout, Dassault Aviation. 

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 11:00
European Defence Matters: Report on the European Defence Agency Annual Conference
 

The annual conference of the European Defence Agency - EDA is a landmark occasion for the European Union defense community. The 2013 event, held on 21 March in Brussels, brought together 450 key decision-makers from the EU area and beyond, including Member States, European institutions, research bodies, think-tanks, industry and the media.

Keynote speakers included:
 

  • Herman Van Rompuy, President of the European Council,
  • Cathy Ashton, Head of the EDA,
  • Alan Shatter, TD Irish Minister for Justice, Equality and Defense representing the EU presidency,
  • Claude-France Arnould, Chief Executive of the EDA.


The European Commission was represented by Daniel Calleja Crespo, Director General of the Directorate General Enterprise and Industry.

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 16:51
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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 18:50

ATALANTE_helice_duc-380a2.jpg

L’hélice composite Duc Hélices sur le drone Atlante

d’EADS-Cassidian

 

2 avril Aerobuzz.fr

 

Duc Hélices qui a bâti sa notoriété dans le monde de l’aviation ultra-légère vient de mettre le pied sur un nouveau marché prometteur en équipant le nouveau drone Atlante de Cassidian (groupe EADS). Après trois années de développement, le drone a effectué son premier vol, avec succès, le 28 février 2013 à Castro de Rei, en Espagne.

 

Drone-Atlante.jpg

Le drone Atlante de Cassidian, équipé d’une l’hélice Duc,

a réalisé le 28 février 2013, son premier vol sur

l’aérodrome de Rozas, (Espagne).

 

Doté des technologies de toute dernière génération (automatisation, capteurs, systèmes de protection, etc.) développées par l’industrie espagnole, le drone Atlante a été conçu conformément aux normes applicables aux avions pilotés (navigabilité et de certification), qui lui permettent d’opérer dans l’espace aérien civil. L’Atalante est un drone tactique capable d’effectuer des missions tant civiles que militaires, dont la surveillance urbaine et rurale, la recherche et le sauvetage, les missions de secours en zones sinistrées ou lors d’incendies de forêt, et le contrôle d’événements sportifs. Il peut en outre décoller et atterrir sur des pistes non aménagées ou être lancé par des catapultes.

 

Le partenariat avec EADS à travers sa filiale Cassidian, ouvre de nouvelles perspectives à Duc Hélices qui annonce sa participation au salon Aero 2013 (24-27 avril) à Friedrichshafen.

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