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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 17:55
VBMR Griffon et EBMR Jaguar (Crédit Nexter/Renault Trucks Defense/Thales)

VBMR Griffon et EBMR Jaguar (Crédit Nexter/Renault Trucks Defense/Thales)

 

27/10 Anne Bauer, Les Echos

 

Depuis l’annonce du programme Scorpion, Nexter , Thales et Renault Trucks Defense s’organisent pour livrer au plus vite.

 

Il y a près d’un an, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, donnait le coup d’envoi au programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre. Le but ? Remplacer des blindés de transport et de combat de 40 ans d’âge qui, malgré leur solidité, s’épuisent désormais à grande vitesse. Il s’agit surtout d’offrir aux groupements techniques interarmes, le plus petit groupement autonome de combat à terre, un système d’interconnexion digne du XXIe siècle. « Une entrée dans l’ère du numérique », s’enthousiasme Jean-Pascal Laporte, en charge du programme chez Thales. « Si ça marche en 2018, on sera bien en avance sur les Américains, qui tardent à mettre au point leur futur “combat systems” ».

Depuis le lancement de Scorpion, dont le coût est évalué à 8 milliards d’euros, peu de nouvelles ont filtré. « Nous sommes dans les temps et dans les budgets pour la sortie des prototypes en 2016, les tests en 2017 et les premières livraisons en 2018 des nouveaux blindés multirôles, les Griffon, et en 2020 des futurs blindés de reconnaissance et de combat, les Jaguar », assure Jean-François Pellarin, directeur des blindés multirôles chez Nexter. Après avoir dépensé 200 millions d’euros en frais d’études, le gouvernement a inscrit 950 millions pour aller au lancement de la production.

 

Problèmes de maintenance

A Satory, non loin du siège de Nexter, trois entreprises – Nexter, Thales, et Renault Truck Defense – se sont regroupées et mènent les dernières mises au point dans un bâtiment qui ne paie pas de mine. Ensemble, les ingénieurs des trois sociétés peaufinent un système global et structurant, quasi 100 % made in France. A l’instigation de la Direction générale de l’armement (DGA), les entreprises ont mis de côté leur rivalité pour mettre en commun leur savoir-faire et définir un nouveau système de combat collaboratif, où les militaires, qu’ils soient à pied, dans un blindé de transport ou de combat, connaissent en permanence les positions de leur groupement.

Un système qui oublie aussi les références à la guerre froide, même si le char Leclerc est maintenu et même rénové, pour s’adapter au combat de mouvement, y compris en milieu urbain. Un système qui prend aussi en compte dès son lancement deux dimensions essentielles des armées : la maintenance du matériel et la formation des soldats.

Alors que la moitié quasiment des blindés français sont hors service, le plus souvent pour des problèmes de maintenance, et que le coût d’entretien d’un blindé représente plusieurs fois son prix d’acquisition, la DGA a inscrit dans son contrat avec le trio d’industriels un objectif de disponibilité au kilomètre parcouru. Si le véhicule tourne moins que prévu, Nexter, Thales, et Renault subiront des pénalités. A l’inverse, ils auront des bonus. « Ce système, qui couvrira une quinzaine d’années, est une grande innovation contractuelle », souligne Jean-François Pellarin, même si les montants des bonus et malus sont encore âprement négociés avec la DGA.

Cette dernière a aussi exigé de faciliter la formation des soldats. Alors que les armées ont un très grand turnover, avec des besoins de formation de 100 jours par homme et par an en moyenne, il est demandé d’utiliser au maximum la simulation embarquée, la réalité augmentée et l’intelligence artificielle pour entraîner les militaires dans des cabines embarquées plutôt que lors de coûteuses manœuvres sur le terrain. De 2018 à 2033, le groupement d’entreprises devra livrer 1.668 Griffon et 248 Jaguar. Chacun ayant défini ses points forts (Nexter sur les systèmes d’armes et les véhicules, Renault Trucks Defense sur les moteurs et les roues, Thales sur l’électronique), les trois entreprises sont engagées dans une course de vitesse, car plus vite les prototypes seront là, plus grandes seront les chances d’exporter. Une nécessité pour Nexter, dont le carnet de commandes connaît un passage à vide.

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 18:55
Metravib, leader mondial de leader mondial de la détection acoustique de tir, s’expose à DSEI 2015

Metravib, leader mondial de leader mondial de la détection acoustique de tir, s’expose à DSEI 2015

 

16 septembre, 2015 Nathan Gain (FOB)

 

La grande famille du programme Scorpion s’est récemment agrandie avec l’arrivée toute fraîche d’un petit nouveau : Metravib. Leader mondial de la détection de tir acoustique, la société lyonnaise équipera les futurs VBMR (Véhicule Blindé Multi Rôle) Griffon et EBRC (Engin Blindé de Reconnaissance et de Combat) Jaguar avec le système SLATE (Système de Localisation Acoustique de Tireur Embusqué).

 

Afin de correspondre aux requêtes notifiées par la DGA, SLATE est appelé à dépasser technologiquement les autres membres de la gamme de détecteurs acoustiques déjà proposée par Metravib. Non content de reprendre les forces de ses systèmes frères, SLATE intègrera également deux nouvelles capacités : la détection de tirs simultanés et la détection du mode de tir (rafale, automatique, coup par coup). De même, les différents systèmes sont appelés à communiquer entre eux au travers du BMS des futurs Jaguar et Griffon.

 

La phase de développement de cette version musclée du SLATE devrait commencer peu après DSEI et s’étaler sur une période de deux ans, pour logiquement aboutir en 2018 avec les premières livraisons de série.

 

SLATE protégera bientôt les futurs VBMR Griffon et EBMR Jaguar appelés à moderniser la cavalerie de l’armée de Terre (Crédit: RTD/Nexter Systems/Thales)

SLATE protégera bientôt les futurs VBMR Griffon et EBMR Jaguar appelés à moderniser la cavalerie de l’armée de Terre (Crédit: RTD/Nexter Systems/Thales)

 

Si Metravib, programme sensible oblige, reste discret sur les détails de ce contrat, les rumeurs de vente de « centaines de systèmes » circulent dans les arcanes de DSEI.

 

« Le système SLATE a démontré en opérations être un capteur d’agression majeur et incontournable qui doit équiper tout blindé d’un standard moderne. La capacité de ce détecteur à être couplé à l’armement pour permettre sa mise en direction rapide n’est plus à démontrer. Enfin, les informations fournies par le SLATE peuvent être automatiquement transmises par le système d’information du blindé à d’autres échelons. Pour toutes ces raisons, le SLATE a gagné, sur les théâtres d’opérations, l’estime et la confiance des équipages blindés français, » a récemment témoigné le Général Charles Beaudouin, directeur de la STAT (Section Technique de l’Armée de Terre), à l’occasion de la livraison de 60 systèmes SLATE additionnels à l’armée de Terre.

 

« Scorpion », inscrit dans le cadre du projet armée de Terre 2020, assurera dés 2018 le renouvellement des capacités médianes du combat de contact autour des VBMR Jaguar et EBRC Griffon. Il intègre également la mise en réseau future de tous les systèmes en usage au niveau tactique, ainsi que la rénovation du char Leclerc. Outre Metravib, le GME « Engins Blindés Multi-Rôles –EBMR », est également constitué des géants de la défense Nexter Systems, Renault Trucks Défense et Thales.

 

Ambitieux, visionnaire, innovant…nombreux sont les qualificatifs associés au programme Scorpion. Le qualifier également de « rassembleur » est plus que jamais indiqué, tant celui-ci contribue, mois après mois, à mettre à profit l’ensemble du savoir-faire de l’industrie de défense française.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 14:55
Une nouvelle menace : le VBCI T40

 

24 février, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

Enfin ! Le VBCI entre dans la cour des grands, dans la catégorie des véhicules de combat d’infanterie les plus puissants au monde ! En passant d’un canon de 25mm à un 40mm complété par deux missiles anti-char, c’est un nouveau monde qui s’ouvre pour le VBCI et pour toute l’armée française !

 

Au cours du salon IDEX 2015, qui se tient du 22 au 26 février à Abu Dhabi, Nexter expose fièrement un VBCI, couleur sable, équipée de l’impressionnante tourelle T40. Celle-ci est dotée du canon de 40mm de CTA International, utilisant des munitions télescopées, et deux lance-missiles anti-char positionnés de part et d’autre de la tourelle. Ces lanceurs seront armés par des MMP, missiles qui ont effectué leurs premiers tirs réels il y a quelques jours. La tourelle T40 devrait offrir plus de souplesse dans l’usage du feu. Le canon de 40mm est suffisant pour traiter la plupart des véhicules de combat d’infanterie ou des transports de troupes blindés, voire des chars de combat par l’arrière ou les flancs, et les missiles anti-char permettent de détruire les véhicules lourds à distance de sécurité. Les EBRC Jaguar devraient remplacer les AMX-10RC et les ERC-90 Sagaie, armé respectivement d’un canon de 105mm et d’un canon de 90mm.

 

Nexter Systems at İDEX 2015 - photo LB

Nexter Systems at İDEX 2015 - photo LB

Si les VBCI français ne seront probablement pas, à court terme, rééquipés de cette tourelle, cette démonstration de Nexter nous permet de découvrir « en vrai » la tourelle qui équipera les futurs EBRC Jaguar français ainsi que les SCOUT du programme britannique FRES.

 

Avec cette tourelle, et les véhicules qui les porteront, l’armée française disposera enfin d’un véhicule de combat apte au combat de haute intensité, face à une menace lourde. Le pendant français des Bradley américains et BMP 2 russes, tous deux entrés en service dans les années 80 et équipé d’un canon automatique et de missile antichar, aura mis du temps à arriver. Jusque-là, la cavalerie française était contrainte d’entretenir plusieurs type de véhicule : un véhicule canon (AMX-10 RC, ERC -90, AMX-10 P,…) et un véhicule porte missile (VAB HOT, VAB Milan).  Le Jaguar permettra une rationalisation du parc (pratique en cette période de restriction budgétaire) qui s’accompagnera d’une diminution du parc. En 2014, l’armée française aligne environ 256 AMX-10RC, 110 ERC-90 et 140 VAB lance-missile, soit près de 500 véhicules qui seront remplacé par moins de 250 Jaguar. Le matériel qui doit être remplacé accuse un certain âge mais il faudra encore le faire tenir jusqu’à l’arrivée de la relève. Mais quid du matériel des unités prépositionné en Afrique ? La situation sécuritaire dans certaines régions africaines ne risque pas de s’améliorer de sitôt, et l’opération Serval a démontré la nécessité de maintenir des forces prêtes à intervenir rapidement depuis leur camp de base. Mais est-ce que les Jaguars flambant neuf iront s’user sur les pistes africaines ? Les 10RC et Sagaie ont probablement encore de beaux jours devant eux…

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 13:56
Nexter Roanne : « le programme Scorpion assure un socle d'activité »

 

09 février 2015 - Aline VINCENT – L’Essor

 

Le 5 décembre dernier, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian annonçait la signature du contrat Scorpion. Il est confié au GME (Groupement momentané d'entreprise) comprenant Nexter Systems, Renault Truck Défense et Thales. Incidences pour le site de Nexter de Roanne. Entretien avec André Marcon, directeur du site.

 

Récemment, des interrogations sur la charge de travail à moyen terme pour le site roannais avaient surgi. Quelles incidences aura pour Roanne le programme Scorpion annoncé le 5 décembre par le ministre de la Défense ?

 

Scorpion assure un socle d'activité à long terme à l'établissement de Roanne. Il porte sur 1 668 véhicules Griffon ou VBMR pour véhicules blindés multirôles, et 248 Jaguar ou EBRC pour Engins blindés de reconnaissance. La cadence moyenne sera de 90 véhicules par an pour le premier et 24 pour le second. La ligne SMS (Structures mécano soudées Ndlr) se développe sur plus de 5 000 m2. La ligne d'intégration occupe 3 000 m2. Le programme s'étalera sur 16 ans. Un impact significatif. Une partie des salariés de notre bureau d'études (160 salariés au total Ndlr) a déjà commencé à travailler dessus, notamment la structure mécano-soudée, l'architecture générale étant bien entendu réalisée en amont. Les premières livraisons interviendront en 2018 pour s'étaler jusqu'en 2033. Le site roannais est chargé de l'ingénierie, la définition des outillages, l'usinage, la protection des surfaces, le montage, l'intégration, en particulier la motorisation et l'électronique … jusqu'aux essais.

 

En attendant que Scorpion soit arrivé en pleine puissance, où en sont les programmes en cours, le VBCI et l'Aravis ?

 

Nous venons juste de livrer le dernier des 630 VBCI. Toutefois, cette activité n'est totalement pas terminée puisqu'une mission démarre sur des évolutions spécifiques portant sur certaines fonctionnalités. On cherche notamment à accroître sa capacité « d'emport » de charges importantes. Nous travaillons également actuellement sur la production de contrats à l'export avec l'Aravis et le Caesar qui vont se dérouler sur 2015 et une partie de 2016.

 

Vous êtes donc assuré d'avoir de la charge de travail pour les 800 salariés que compte le site de Roanne jusqu'en 2033 ?

 

En additionnant ces différents programmes, notre charge est sécurisée pour l'ensemble de l'usine, en 2015. Pour 2016 et 2017, nous espérons répondre à d'autres contrats exports non encore en vigueur à ce jour. On a une grande quantité de prospects sur nos produits pointus, modernes et attractifs. C'est le cas par exemple de l'Aravis 4X4, du Titus en 6X6 et du VBCI en 8X8 ou encore de l'artillerie Caesar 155 mm... Des prospects viennent régulièrement visiter notre site. Le programme Scorpion va représenter un tiers de l'activité de l'usine. L'impact sera de l'ordre de 250 emplois. D'autres contrats de moindre ampleur viendront compléter l'activité, la révision générale approfondie du char Leclerc en fait partie. Nous assurons aussi une importante activité d'assistance et de soutien pour nos clients. Ce SAV comprend la gestion et la livraison de pièces de rechange et des missions d'assistance et d'entretien de parcs de véhicules chez le client. Le tout concerne environ 200 personnes. En cas de sous-charge également sur l'établissement, nous ne serions pas sans solution. Nous pourrions faire appel à l'adaptabilité du personnel entre ces différentes missions. L'important et constant effort de formation de Nexter, qui va bien au-delà des obligations légales, nous offre cet atout. Chez Nexter, la gestion prévisionnelle des compétences est un axe fort, un véritable outil de pilotage et d'échange avec nos partenaires sociaux.

 

Scorpion ?

 

Nexter Roanne : « le programme Scorpion assure un socle d'activité »

Le GME (Groupement momentané d'entreprises) Scorpion comprend Nexter Systems, Renault Truck Défense et Thales Le GME est basé à Satory, siège de Nexter Systems. Les deux véhicules commandés sont le VBMR et L'EBRC. Le véhicule blindé multirôles baptisé Griffon, remplacera le VAB. Véhicule 6X6 de transport de troupes (24,5 t avec moteur 400 CV).Il sera décliné en plusieurs variantes en fonction des missions (génie, poste de commandement, artillerie...) et doté d'un tourelleau. L'EBRC, engin blindé de reconnaissance et de combat, appelé Jaguar, remplacera l'AMX 10 RC, l'ERC 90 Sagaie et l'AMX 10 HOT. Véhicule 6X6 de 25 t avec moteur de 490 CV, il sera le char léger de l'armée de terre (puissance de feu, protection et mobilité). La tourelle intégrera deux hommes. Il mettra en œuvre le tout nouveau calibre de 40 mm CTA très innovant et compact.

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 08:55
démonstrateur de Renault Trucks Defense (Photo RTD)

démonstrateur de Renault Trucks Defense (Photo RTD)

 

17.12.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Les blindés vieillissants des régiments de l’armée de terre vont être remplacés par une nouvelle génération de véhicules. Les livraisons commenceront vers 2018.

 

En 1976 et en 1977, l’armée de terre française avait le sourire : elle commençait à percevoir des véhicules de l’avant blindé (VAB) et des blindés de reconnaissance ERC 90 (surnommé Sagaie) et AMX 10RC. Des matériels modernes et performants qui allaient devenir les bêtes de somme des déploiements tricolores. Quarante ans plus tard, VAB (plus de 3 000 en parc en 2012), ERC 90 (152 en parc) et AMX 10RC (256 en parc) sont toujours d’attaque. Enfin presque… 

L’âge pèse et le rythme soutenu des opérations extérieures (opex) exténue les hommes mais aussi les matériels. >>> lire la suite

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 20:55
Lancement du programme Scorpion de modernisation de l'armée de terre

Le véhicule blindé multi-rôles (VBMR) et l'engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC). Nexter Systems / Renault Trucks Defense / Thales

 

09 décembre 2014 par  Jacques Marouani - electroniques.biz

 

La première tranche du contrat, d’un montant de 752 millions d’euros, a été attribué à Nexter, Thales, et Renault Trucks Defense. Le programme fait aussi intervenir le groupe Safran pour l’optronique, et MBDA pour le Missile moyenne portée.

 

Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian vient de donner le coup d’envoi du programme Scorpion de modernisation de l’armée de Terre en attribuant la première tranche d’un contrat d’un montant de 752 millions d’euros à Nexter, Thales, et Renault Trucks Defense. Les trois industriels devront développer, d’ici à 2018, deux véhicules, le VBMR (Véhicule blindé multirôles) et l’EBRC (Engin blindé de reconnaissance et de combat).

 

Il s’agit de la première étape d’un programme estimé à 5 milliards d’euros, qui s’étendra jusqu’en 2025. Il vise à un renouvellement de matériels à bout de souffle, en service depuis des décennies.

 

Pendant la phase de développement, le plan de charge de ce contrat représentera près de 1 000 emplois directs hautement qualifiés. Il sera de plus de 1700 emplois directs en phase de production.

 

Préparé par la Direction générale de l’armement (DGA), le marché comprend le développement et l’acquisition de 1 722 véhicules blindés multi rôles (VBMR), baptisés Griffon, destinés à remplacer les Véhicules de l’avant blindé (VAB) ; le développement et l’acquisition de 248 engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC), baptisés Jaguar, destinés à remplacer les chars légers AMX10RC et Sagaie, ainsi que les VAB HOT ; l’acquisition des systèmes de soutien et de formation associés.

 

Conformément à la loi de programmation militaire, la livraison des premiers VBMR est prévue en 2018, celle des premiers EBRC en début de période suivante.

 

Outre Nexter, Thales et RTD, le programme fait aussi intervenir le groupe Safran pour l’optronique, et pour l’armement de l’EBRC, CTA International pour le canon de 40 mm CTA et MBDA pour le Missile moyenne portée (MMP).

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 08:56
Présentation du programme Scorpion (video - Armée de Terre)


5 déc. 2014  Armée de Terre

 

Intégré dans le projet armée de Terre 2020, SCORPION vise à renouveler, à compter de 2018, les capacités médianes du combat de contact autour de deux plateformes : le VBMR (Véhicule Blindé Multi Rôle) GRIFFON et l’EBRC (Engin Blindé de Reconnaissance et de Combat) JAGUAR. Ce projet cible également l’unique système d’information du combat SCORPION (SICS) pour la mise en réseau de tous les systèmes produisant un effet tactique sur le terrain.
SCORPION intègre également la rénovation du char LECLERC et prend en compte d’emblée (facteur innovant) le système de préparation opérationnelle (simulation) et le soutien.

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 17:56
Annonce du premier marché du programme SCORPION

 

05/12/2014 Armée de Terre

 

Le 5 décembre 2014, à l’occasion de sa visite à  la 27e brigade d’infanterie de montagne à Varces, Monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a annoncé le premier marché du nouveau programme de l’armée de Terre, SCORPION, qui tend à moderniser les capacités de combat médianes du groupement tactique interarmes.

 

«  La modernisation et le renouvellement des équipements de nos forces de contact sont une nécessité pour le maintien de nos capacités d’action » a indiqué Monsieur Le Drian.

 

Intégré dans le projet armée de Terre 2020, le programme SCORPION vise donc à renouveler, à compter de 2018, les capacités médianes du combat de contact autour de deux plateformes  : le VBMR (véhicule blindé multi rôle) GRIFFON et l’EBRC (engin blindé de reconnaissance et de combat) JAGUAR. Ce projet cible également l’unique système d’information du combat SCORPION (SICS) pour la mise en réseau de tous les systèmes produisant un effet tactique sur le terrain.

SCORPION intègre aussi la rénovation du char Leclerc et prend en compte d’emblée (facteur innovant) le système de préparation opérationnelle (simulation) et le soutien.

 

4 axes majeurs fondent les principes de ce projet  :

    Optimiser les capacités médianes de combat des GTIA engagés au contact direct de l’adversaire  grâce à une amélioration de la protection, de la mobilité, de l’autonomie et de l’agilité tactique qui concourent à l’efficacité opérationnelle ainsi qu’à l’optimisation de la préparation opérationnelle.

    Renouveler les plateformes de combat majeures des GTIA en recherchant un maximum de communalités entre le VBMR et l’EBRC tout en maintenant les capacités du char de combat Leclerc.

    Mettre en cohérence les capacités du GTIA en fédérant les plateformes et les combattants autour d’un unique système d’information et de communication (SICS), qui permettra le partage immédiat de l’information, le combat collaboratif et l’optimisation de la préparation opérationnelle.

    Garantir un système de soutien optimisé en développant des systèmes modulaires pour réduire l’empreinte logistique sur les théâtres

 

Performances, système de préparation opérationnelle innovant et réaliste, soutien performant et optimisé dès sa conception et combat de contact intégré et réactif  ; autant d’éléments permettront une montée en puissance cohérente et inscrite dans le projet de l’armée de Terre, prévu en deux étapes  : SCORPION étape 1 de 2014 à 2025 et SCORPION étape 2 à partir de 2023.

 

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 16:55
Armement : le contrat Scorpion enfin dompté

L'armée de terre doit acquérir 92 VBMR au cours de la période de la loi de programmation militaire (LPM) sur un objectif de 2.080 blindés

 

05/11/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les trois industriels participants au programme Scorpion (Nexter, Renault Trucks Défense, Thales) et la direction générale de l'armement (DGA) ont signé le contrat. Une commande de 6,5 milliards d'euros sur 18 ans.

 

Selon des sources concordantes, les trois industriels participants au programme Scorpion (Nexter, Renault Trucks Défense, Thales) et le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ont signé le contrat. Un programme très important dans le cadre de la modernisation des équipements de l'armée de terre d'une valeur de 6,5 milliards d'euros sur une période de 18 ans. Le contrat est actuellement à l'étude à Bercy et devrait être notifié d'ici à la fin de l'année, vraisemblablement début décembre comme le souhaiterait le ministère de la Défense.

Le programme Scorpion, qui a pour objectif de renouveler et moderniser les moyens des Groupements tactiques interarmes (GTIA) de l'armée de terre, est crucial pour Nexter ainsi que la filière de l'armement terrestre : 6,5 milliards sur 18 ans, dont 1 milliard dans l'actuelle loi de programmation militaire (LPM). Avec ce programme, Nexter devrait empocher environ la moitié des 6,5 milliards d'euros pour le développement et la fabrication de 2.080 véhicules blindés multirôles (VBMR), un véhicule 6x6 de 18-19 tonnes, et de 248 Engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC) ainsi que des tranches de soutien. La part de Renault Trucks Défense (RTD) devrait s'élever quant à elle entre 2,4 et 2,8 millliards d'euros.

 

Scorpion, un programme dédié à l'armée de terre

Le cœur du programme Scorpion permettra l'intégration de tous les systèmes d'information existant actuellement en un seul. Il deviendra à terme le système des systèmes d'information permettant à tous les éléments du GTIA de dialoguer selon un même langage et une même procédure. Mais c'est aussi une nouvelle génération de systèmes d'armements comme le successeur des antiques VAB (Véhicule de l'avant blindé), "le chameau" de l'armée de Terre vieux de 40 ans en 2016.

Ainsi, le Véhicule blindé multirôles (VBMR), un véhicule 6x6 de 18-19 tonnes, vaudra grand maximum 1 million d'euros TTC l'unité, hors tourelleau. L'armée de terre doit acquérir 92 VBMR au cours de la période de la loi de programmation militaire (LPM) sur un objectif de 2.080 blindés au total. Ils seront livrés à compter de 2018. En novembre 2011, Nexter Systems et Renault Trucks Defense avaient conclu un accord de coopération en vue d'apporter une solution unique lors de la consultation pour le programme VBMR, destiné à assurer le rééquipement des forces françaises en véhicules blindés multi-rôles de classe moyenne.

 

Modernisation des chars Leclerc

Elle doit également disposer des EBRC, qui sera équipé, avait précisé en juin dernier le ministre de la Défense, "du nouveau missile moyenne portée (...), le MMP et du canon de 40 mm télescopé", pour renouveler l'actuel parc de véhicules blindés AMX 10RC, ERC 90 et VAB Hot. L'objectif à terme est fixé à 248 pièces.

Scorpion prévoit également la modernisation de 200 chars Leclerc avant 2025. Car, selon Jean-Yves Le Drian, Scorpion "permettra de maintenir la capacité du char Leclerc jusqu'en 2040, en l'intégrant à la manœuvre des GTIA". Un marché qui devrait être passé en 2015. Enfin, les premiers missiles MMP, fabriqués par MBDA, devraient être livrés en 2017 de façon à éviter une rupture capacitaire dans le domaine des missiles tactiques du combat débarqué.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 07:55
Le calibre de 40 mm CTA est qualifié

La tourelle T40 de Nexter qui équipera l’EBRC, présentée à Eurosatory (crédits: G Belan)

 

17 juin, 2014

 

CTA International (Joint-Venture 50/50 entre le britannique BAE Systems et le groupe français NEXTER), en charge du nouveau calibre franco-britannique CTA (Cased Telescoped Ammunition) de 40 mm vient d’annoncer la qualification de son canon et  de sa cartouche. La qualification a été délivrée conjointement par le Ministère de la Défense Britannique (MoD) et par la Direction Générale de l’Armement (DGA) côté français.

 

Pour l’instant seules la cartouche flèche et celle d’exercice ont été qualifiées. Les autres types de munitions seront qualifiées dans les deux années à venir.

 

Cette qualification permet à la fois aux programmes Scout et WCSP britanniques de débuter les phases de démonstration avec des tirs en tourelles habitées ainsi que d’engager les tirs de dérisquage pour le programme EBRC français. CTA International a déjà livré les armes pour les phases de démonstration britannique et française et s’apprête à livrer les munitions.

 

Rappelons que le 40 mm CTA est un nouveau type de munition innovante. Son concept consiste à placer le projectile au cœur du chargement propulsif, ce qui permet, à performance égale, de réduire de manière importante le volume de la cartouche par rapport à une munition traditionnelle.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 10:34
Eurosatory 2014-  SCORPION 3/3

 

17.06.2014 ministère de la défense

 

Présentation du programme SCORPION

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 10:31
Eurosatory 2014-  SCORPION 2/3

 

 

17.06.2014 ministère de la défense

 

Présentation du programme SCORPION

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 10:28
Eurosatory 2014 - SCORPION 1/3

 

17.06.2014 ministère de la défense

 

Présentation du programme SCORPION

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 11:00
photo MinDefFR

photo MinDefFR

 

16/06/2014 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr


Dans un entretien au Figaro, Christian Mons, président du GIcat, le syndicat patronal de l'armement terrestre et aéroterrestre, appelle à la modernisation des équipements de l'armée de terre, notamment en blindés et en drones tactiques.

 

Le Figaro. - Dans quel contexte dans lequel s'ouvre cette nouvelle édition d'Eurosatory?

 

Christian Mons. - Eurosatory est le premier salon mondial de la défense terrestre et aéroterrestre. Nous y recevons de plus en plus d'exposants étrangers. Cette année 15 entreprises japonaises sont présentes pour la première fois sur un total de 1500 exposants. En France, notre environnement est marqué par un budget militaire encore sujet à risque, en raison d'un budget très contraint et qui reste trop faible pour répondre aux ambitions affichées de la France dans le Livre blanc de la défense.

 

L'armée de Terre apparaît comme le parent pauvre de la défense. Que coûte-t-elle vraiment au budget militaire général?

L'armée de Terre qui engage 80 % des effectifs sur le terrain, et est en première ligne dans les opérations extérieures (type Mali ou Centrafrique) ne reçoit que 20 % des crédits d'équipement et de maintenance soit un peu moins de 2 milliards pour ce qui concerne les équipements sur les10 à 11 milliards d'euros par an d'investissement pour l'équipement des forces hors maintenance (MCO). L'armée de terre a pourtant gagné en technicité et en complexité et revendique un budget plus important.

 

Espérez-vous le lancement du programme Scorpion et de l'appel d'offres pour les drones tactiques en 2014?

Scorpion est un programme fondamental pour l'équipement des Groupements tactiques inter armes (GTIA) il est fondamental pour les industriels plateformistes dont l'encéphalogramme est plat. Ce sont 25 000 emplois directs et indirects qui sont en jeu dans la filière. Nexter par exemple, sans scorpion, aurait un plan de charge famélique pour 2015.

Ce programme représente 5 milliards d'euros sur dix ans avec notamment la livraison de nouveaux blindés VBMR pour remplacer les véhicules de l'avant blindés (VAB) et EBRC les engins de reconnaissance et de combat afin de renouveler des flottes vieillissantes. Nous espérons qu'au moins une première tranche de Scorpion sera notifiée dès 2014. Tout comme nous attendons le lancement de l'appel d'offres pour de nouveaux drones tactiques afin de remplacer le Sperwer obsolescent.

 

L'encéphalogramme de la consolidation européenne est également plat…

La France a entamé une première phase de consolidation. Panhard et Auverland se sont mariés puis se sont rapprochés de Renault Trucks Defense qui avait au paravent absorber Acmat. Nexter a repris récemment Eurenco consolidant ainsi la filière munition Mais au niveau européen, on n'en est nulle part! Il existe beaucoup trop d'acteurs en Europe qui se concurrencent à l'export alors que de nouveaux rivaux émergent en Turquie, Afrique du Sud, Israël, Corée… avec des prix plus bas, avantagés par une base de coûts plus faible que la notre. Même si nos industriels ont des arguments à faire valoir en terme de qualité et d'excellence technique la concurrence est rude.

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 16:55
Interview: Nexter Chairman and CEO Philippe Burtin

 

Jun. 14, 2014 - By PIERRE TRAN  - Defense News

 

Philippe Burtin, chairman and CEO of French company Nexter, recently received some good news: Defense Minister Jean-Yves Le Drian said the French Army’s long-awaited Scorpion modernization program will finally be launched this year.

 

The Scorpion project brings in much-needed development work on two key vehicles — the engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC), a fighting vehicle to replace the AMX 10RC and ERC 90; and the véhicule blindé multirole (VBMR), a troop carrier taking over for the aging véhicule avant blindé (VAB). A little-expected boon will be parallel studies for a planned modernization of the Leclerc tank, which neatly ties the engineer’s work on the turrets of the light and heavy combat vehicles.

 

The last of the 630 vehicles for the French véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI) program will roll off the line in 2015, keeping pressure on Nexter to win export contracts for the infantry fighting vehicle which has seen action in Afghanistan and Mali.

 

Meanwhile, Burtin gives a hint of the need to address the European legal framework, seen as vital to allow a possible cross-border deal with partners that is considered vital for the future.

 

Q. President François Hollande has assured the French defense budget is safe from cuts and will follow the multiyear budget law. Do you feel reassured?

 

A. The prime minister, president and defense minister confirmed the outlook for the multiyear budget law. The minister then confirmed orders for the [Multi-Role Tanker Transport] and Scorpion. There was also a call for the ministry to improve program management. We are satisfied.

 

The defense industry has shown solidarity and we remain vigilant. What’s at stake is the ability to maintain the armed forces’ capability to remain operational and meet the operations contract. What’s at stake is control on the ground, to be in the first wave.

 

And there is defense of jobs. Last year there was realization of the 165,000 defense industry jobs and the impact on the ground. So the Scorpion program is effectively confirmed for 2014. We have a stake in the game.

 

Q. How do you see the global market?

 

A. We are very concerned about the international side. When I meet the authorities, parliamentarians and media, I talk about how defense companies must immediately press ahead on the international front. I know there is worry about the French forces and their equipment, but I stress that defense industry is looking at the international market. There’s an active market. There’s still a slow bureaucratic process but one which remains active. In Europe, even if we say there is a slowdown, there are significant opportunities such as Denmark, which is looking to order artillery and armored vehicles, and Poland, which offers significant opportunities.

 

Q. What is the outlook for the new troop carrier?

 

A. In the Scorpion project, there are digital communications following last year’s contract for the software defined radio, a significant system. That’s what we’ll put on board our vehicles to make a digitized battlefield. For us, there is [the véhicule blindé multirole (VBMR), engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC)] and the upgrade of the Leclerc.

 

Interview: Nexter Chairman and CEO Philippe Burtin

 

Don’t forget the Leclerc. It’s a very important program. During the budgetary talks last year, I pointed out the Leclerc remains a power weapon. The president’s decision confirmed the Leclerc is part of defense and deterrence. We have submitted our offer for version 2, to modernize 201 Leclerc tanks. We expect a launch decision this year; I can’t comment on the contract value. We will install the Scorpion digital information systems, upgrade survivability and the attack system with a remotely operated turret, and program munitions and other new ammunition.

 

Q. What’s the timing of the troop carrier and fighting vehicle?

 

A. We will begin with [VBMR] development and then manufacture in the next budget law. That is part of the synchronization of Scorpion. We will work on the VBMR and EBRC together under the same constraints. We will have slightly longer development for EBRC as we have a more complex tank than the VBMR utility vehicle.

 

There is also the funding schedule. We hope to start delivery of 92 VBMRs in 2018, and start in 2020 for EBRC. That will reflect the time needed for development and also the delay in funding. For us, this is the industrial base for the next 10 years. That’s what’s at stake for Nexter, and for [Renault Trucks Defense] too, though I think they’ll explain that themselves.

 

Q. What’s your 10-year business model? What about merging with Renault Trucks Defense?

 

A. We set out our business model for five years. One builds a business model from the market. We are, and will remain, a specialist in land systems; it’s the core business. From that, our leading business model is to deliver high-performance systems, try to broaden the range and to make it competitive.

 

Interview: Nexter Chairman and CEO Philippe Burtin

 

Our model, before talking about partnership and mergers, is internal growth. To prepare for the future, 18 percent of annual sales is invested in innovation, half of which is from company funds. There is development of the company’s potential and products. We presented a new product, Titus, at [Defense and Security Exhibition International] and eight months later, we have already delivered a demonstration abroad and are preparing for two more. We have requests. What clients say is, “it’s great.” It’s a concept we’ve developed, a six-wheeled vehicle with high mobility.

 

Q. What are the foreign prospects in view of Canada’s rejection of Nexter for its close combat vehicle?

 

A. Canada was five years’ work for nothing.

 

The markets are very active. There are four important targets for us — Denmark, Qatar, a [Middle East country that Nexter has agreed not to identify publicly] and India. We are very active on these markets, whether it be vehicles, artillery or maintenance. Last year we created Nexter Systems India, and continue to develop our partnerships. We formed partnerships with Raytheon, Bombardier and Prevost in Canada. We’re pursuing the same approach with Danish and Polish companies. We’ll probably sign at Eurosatory a partnership for the mounted gun system artillery for India and confirm a tripartite partnership.

 

Caesar châssis Ashok Leyland (crédits Nexter)

Caesar châssis Ashok Leyland (crédits Nexter)

 

Q. Nexter sales fell in 2013 and 2012. What are the growth prospects?

 

A. We are a company on “project contracts,” we are not on steady volume like the car industry. We are like others in the defense industry, apart from the manufacturers of essential equipment. As you win contracts, or fewer contracts, so your sales will fluctuate. We are above €900 million. With the new group structure, we will be at €1.3 billion. That will be a figure including Eurenco, Macer and Simmel. The deals are done.

 

We are continuing to work on other projects. We’re in talks to buy Paul Boyé [a supplier of service uniforms and nuclear, bacteriological, radiation and chemical protection gear]. The company works closely with Sagem on the Felin combat gear. The deal should close in 2014. We’re an active group and growing, with the 2014 sales target of €1.3 billion and 2,400 staff.

 

Q. Why the acquisitions in the munitions sector?

 

A. We are the fourth European player in munitions, with annual sales of €400 million, 1,000 staff, and three firms outside Nexter Munitions which keep their own brands, product range and are coordinated to develop synergies. There is enthusiasm to compete with BAE Systems, Nammo and Rheinmetall. We seek savings in research and development, common purchase of supplies, and strengthened competitiveness through mutual benefits. Munitions contribute some 31 percent of group sales and we now supply land, air and naval munitions. The acquisition delivers a full product range and has world presence. The companies are in good health. Chemring sold to repay its debt and focus on core business. The companies have prospects and positive results. Nexter’s policy is to post 10 percent annual operating profit right from the start. Nexter won the competition to buy Chemring’s two subsidiaries; we bid the right price.

 

Q. What about consolidation in the European defense industry?

 

A. Everyone talks to everyone else. The game goes on, with the shareholders’ constant support to develop discussions in Europe, to create a European leader under European shareholder control, which maintains and strengthens our autonomy of equipment. That is the objective. It’s not for tomorrow. The Europeans are working on it, not just the French.

 

Q. What about a partnership with the Germans, Rheinmetall and Krauss-Maffei Wegmann?

 

A. The discussions continue with the Europeans. The construction of Europe takes time. But it’s a passionate subject. When one is building a European defense it is an entirety about the company, market and regulation of the company. The company has to find its business interest. The market has to open. There are the two [European armaments] directives. For European defense to advance, there has to be progress in Europe for the companies, markets and law. Scorpion was a France special. Time has been given to build the company, market and laws which apply. Of the two [European] directives, one refers to cross-border transfer of technology. So the defense company must be a European company and know under which body of law [it] works: How will it transfer the products and components? The Europeans are working on it; it’s reassuring. We, the Europeans, are working on the future of European defense

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 15:55
Armement : les priorités du nouveau chef d'état-major des armées

Toute encoche sur les ressources de la loi de programmation militaire prévues entamerait inévitablement la cohérence du modèle des armées, estime le nouveau chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers

 

11/03/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Programme Scorpion pour l'armée de terre, avions ravitailleurs et A400M pour l'armée de l'air et un groupe aéronaval pour la marine. Ce sont les priorités en matière d'équipements du nouveau chef d'état-majors des armées, le général Pierre de Villiers.


 

Quelles sont les priorités du nouveau chef d'état-major des armées (CEMA), le général Pierre de Villiers, en matière d'équipements miliaires ? Auditionné par les parlementaires le 26 février - soit moins de quinze jours après sa prise de fonction, le nouveau CEMA a donné "en simplifiant à l'extrême" ses priorités en matière de programme 146 (équipements). Pour l'armée de terre, il privilégie le programme Scorpion. Notamment l'engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC) et le véhicule blindé multi-rôle (VMBR). En outre, il a évoqué le missile moyenne portée (MMP) de MBDA et le programme Contact pour la radio (Thales), déjà commandé.

L'armée de terre doit acquérir des VBMR afin de remplacer les VAB (Véhicule de l'avant blindé) "à bout de souffle" selon les termes du général Pierre de Villiers (92 sur la période pour un objectif de 2.080, livrés à compter de 2018), des EBRC pour renouveler l'actuel parc de véhicules blindés AMX 10RC, ERC 90 et VAB Hot. L'objectif à terme est fixé à 248 pièces. Enfin le programme Scorpion prévoit la modernisation de 200 chars Leclerc avant 2025. Les premiers systèmes MMP devraient être livrés en 2017 de façon à éviter une rupture capacitaire dans le domaine des missiles tactiques du combat débarqué.

 

Éviter des ruptures de capacité

S'agissant de l'armée de l'air, le général Pierre de Villiers a comme priorité les avions ravitailleurs MRTT et l'avion de transport A400M, dont deux exemplaires ont déjà été livrés à l'armée française. Pour la marine, il veut disposer d'un "groupe aéronaval digne de ce nom, bien protégé par-dessus, par-dessous et en surface, ainsi que les moyens d'assurer l'action de l'Etat en mer sans oublier les forces sous-marines".

Le général de Villiers veut "éviter les ruptures temporaires de capacité" dans ces domaines. "Nous serons vigilants sur le VBMR puisque le VAB est à bout de souffle - ce qui impose un tuilage, comme pour les avions Transall avec les A400M, ou les frégates anti-sous-marines avec les frégates FREMM", a-t-il assuré. Et de rappeler que "toute encoche sur les ressources prévues entamerait inévitablement la cohérence du modèle, compromettrait le succès de la réforme et s'exercerait au détriment de la finalité opérationnelle. L'exécution conforme de la loi de programmation militaire est donc primordiale. Elle l'est pour l'efficacité de nos armées. Elle l'est aussi - tout est lié - pour le moral du personnel, qui y voit une juste reconnaissance de son engagement pour la Nation".

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 12:55
Scorpion, le programme de blindés emblématique d'une défense sous contrainte budgétaire

 

19 février 2014 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

A l'occasion de son bilan annuel 2013, la DGA a confirmé le lancement du programme phare de l'armement terrestre cette année. Toutefois la livraison des premiers blindés n'interviendra qu'en 2018 et au compte-gouttes.

 

Scorpion, le programme de renouvellement des blindés de l'armée, sort enfin de terre. Et plus que timidement. A l'occasion de la présentation du bilan annuel de la DGA (direction générale de l'armement), intervenue le mardi 18 février, le délégué général pour l'armement Laurent Collet-Billon a souligné qu'il faisait partie des grands programmes lancés en 2014 au même titre que les commandes pour l'avion ravitailleur MRTT ou le quatrième sous-marin d’attaque Barracuda. "Le cahier des charges a été envoyé aux industriels", a-t-il précisé.

 

Il s'agit d'un contrat emblématique pour les industriels de l'armement avec la commande de 2080 véhicules blindés multirôles (VBMR) et 248 engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC). Selon le quotidien Les Echos du 16 janvier, le montant de l'appel d'offres associé atteindrait environ 2 milliards d'euros et la compétition serait franco-française, restreinte à Nexter, Renault Trucks Defense et Thales. Des précisions que la DGA n'a ni démenti ni confirmé. Mais c'est largement en deçà de la copie initiale du programme. En 2009, quand Hervé Morin était encore ministre de la Défense, il était prévu un investissement de 5 milliards d'euros d'ici à 2020. Les industriels s'étaient même pris à rêver tablant sur la création de 5 000 voir 10 000 emplois sur 10 ans, soit la durée du programme !

 

Des travaux d'études

 

Les premières livraisons pour le VBMR n'interviendront qu'en toute fin de la loi de programmation militaire : ainsi seulement 92 véhicules seront livrés sur 2018/2019. Pour les EBRC, l'armée ne réceptionnera son matériel qu'après 2019. Pendant longtemps, ils devront se contenter de travaux d'études... déjà engagés en partie suite aux multiples reports du programme. "Concernant les livraisons du VBMR en 2018, il faut prendre en considération le fait que nous sommes déjà 'lancés'. Nous travaillons en effet, tout comme Renault Trucks Défense, sur ce sujet depuis 2010. Nous avons réalisé des travaux préliminaires et nous avons d’ores et déjà une solution technique, qui est une solution commune", précisait en septembre dernier, Philippe Burtin, président de Nexter devant la commission de la Défense de l'Assemblée nationale.

 

Au delà du programme Scorpion, Nexter pourrait bénéficier de commandes pour son VBCI de la part de... l'armée anglaise. Laurent Collet-Billon a en effet précisé qu'il conditionnait l'achat de drones de surveillance britannique, les Watchkeeper fabriqués par la filiale anglais de Thales au Royaume-Uni, à l'achat de VBCI français.

 

Le programme Scorpion n’est pas le seul à être affecté par les contraintes budgétaires qui frappe la défense. La DGA a renégocié les principaux contrats des grands programmes (Rafale, frégates multi-missions, sous-marins d’attaque, équipements du fantassin…), aboutissant au mieux  à un étalement du calendrier des livraisons, au pire à une révision à la baisse des commandes.

 

Au total, en 2013, la direction général de l'armement a procédé pour 10,8 milliards d'euros de paiements à l'industrie.

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 17:55
VBMR + EBRC = EBMR

 

4 février, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

L’équation Scorpion n’est pas simple! Ce n’est pas deux mais un seul appel à candidatures qu’a lancée la DGA le 20 décembre dernier, pour, pourtant, deux véhicules distincts. D’un coté le VBMR (véhicule Blindé Multi-rôles) qui doit remplacer les VAB. De l’autre, l’EBRC (Engin Blindé de Reconnaissance et Combat), remplaçant des AMX10RC et ERC90 Sagaie.

 

Ainsi, cette consultation, qui serait restreinte au seul consortium français constitué de Nexter, Renault Trucks Defense (RTD) et Thales, porte sur une seule base roulante commune, baptisée l’EBMR (Engin Blindé Multi Rôle), qui devra se décliner en deux programmes VBMR et EBRC.

 

Cette base roulante unique sera un 6X6 de la classe des 20 tonnes, avec un blindage de niveau 4 et une vétronique similaire. En bref, le consortium industriel français a donc la tâche de trouver le maximum de communalités entre les deux véhicules, afin de jouer sur l’effet de série et ainsi d’économiser sur le développement, la production mais aussi la maintenance des flottes de blindés Scorpion.

 

Alors que l’EBRC sera un char léger (canon de 40 mm CTA et missile MMP) dédié à la cavalerie, le VBMR sera lui décliné en de multiples versions (mortier embarqué…), dont la plus importante sera celle Infanterie.

 

Donc, bien que d’architectures très différentes (tourelle pour l’EBRC, large volume intérieur pour le VBMR…), les deux blindés auront le maximum de composants en communs. Le défi pour l’équipe industrielle est aussi là.

 

Aller vite

 

Ce programme EBMR sera également un défi dans le temps. L’objectif est d’obtenir une notification pour la fin de l’année pour disposer d’un prototype du VBMR dès 2017 et une livraison pour 2018 (on évoque une soixantaine de véhicules).

 

« Scorpion est essentiel et majeur pour l’armée de terre » confiait le général Ract Madoux à quelques journalistes le 21 janvier dernier « avoir les VBMR d’ici quatre ans et l’EBRC d’ici 6 ans est un véritable défi ». Les premières livraisons de l’EBRC sont attendues pour 2020.

 

Aller vite, car « Les VAB et AMX10RC sont usés jusqu’au bout » indiquait le chef d’état-major de l’armée de terre.

 

2080 VBMR et 248 EBRC doivent êtres livrés. Soit un marché total de près de 3 milliards d’euros ! L’objectif étant d’atteindre un coût d’acquisition de 1 million d’euros par VBMR et de 3 millions l’unité pour l’EBRC, selon nos sources.

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 15:35
Blindés : l’armée lance un appel d’offres de plus de 2 milliards d’euros

L’appel d’offres prévoit la construction de 2.080 blindés de transport de troupe pour remplacer les VAB fortement éprouvés en opérations extérieures, comme actuellement en Centrafrique

 

16/01 Par Alain Ruello - Les Echos

 

EXCLUSIF Le ministère de la Défense a envoyé un appel d’offres restreint à Nexter, Renault Trucks Defense et Thales. Objectif : fabriquer 2.300 blindés d’infanterie dans le cadre du programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre.

 

Le grand programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre vient de franchir une étape importante. La DGA a lancé l’appel d’offres pour la fabrication des 2.300 blindés prévus pour remplacer les Véhicules de l’avant blindé (VAB), Sagaie et autres AMX 10 RC qui plient sous le poids de l’âge. Le marché est évalué à plus de 2 milliards d’euros. De quoi aiguiser les appétits des industriels européens. Par les quantités en jeu, il s’agit du plus gros appel d’offres sur le Vieux Continent, et même dans le monde. Sauf que l’histoire est en partie déjà écrite puisque tout est fait pour que le marché n’échappe pas au trio Nexter-Renault Trucks Défense-Thales.

Au lieu d’un appel d’offres européen ouvert, la DGA a en effet opté pour une consultation restreinte envoyée aux trois champions français de l’armement terrestre, a-t-on appris de sources concordantes. Elle s’est pour cela retranchée derrière l’article 346 du traité européen qui permet à un pays de  privilégier son industrie sous couvert d’enjeux de souveraineté nationales. « Tout État membre peut prendre les mesures qu’il estime nécessaires à la protection des intérêts essentiels de sa sécurité et qui se rapportent à la production ou au commerce d’armes, de munitions et de matériel de guerre », y est-il écrit.

La France peut-elle réellement faire jouer des considérations de sécurité d’approvisionnement dans le cas du programme Scorpion ? Pour ce qui est des 2.080 véhicules blindés multi-rôles (VBMR) prévus pour remplacer les vénérables VAB, on peut en douter puisqu’il s’agit de véhicules de transport de troupes faiblement armés qu’on trouve sur étagères partout dans le monde. L’argument est plus crédible s’agissant des 248 EBRC (engins blindés de reconnaissance de combat, qui remplaceront les Sagaie et AMX-10 RC), puisque on a affaire à des d’engins fortement armés.

 

Protéger les plans de charges des industriels français

 

photo EMA

photo EMA

Contactée, la DGA n’a pas souhaité commenter. Et pour cause. Dans le landerneau militaire, chacun sait que, sans être complètement infondé, l’argument de la souveraineté en cache un autre, impossible à mettre sur la place publique : il faut protéger les plans de charge des industriels nationaux. Nexter est en mal de succès à l’export pour son VBCI après l’annulation de l’appel d’offres canadien . Renault Trucks défense aussi est à la peine. Par la diversité de son portefeuille de produits, Thales pourrait passer à côté de Scorpion, mais ses activités terrestres en France en prendraient quand même un coup.

L’appel d’offres restreint cache donc un acte de protectionisme économique, sans que ce soit infamant, mais qui met à mal les discours officiels en faveur de l’Europe de la Défense. Après tout, l’Allemagne ne fait pas autrement : tous ses blindés son « made in Germany ». «On serait bien stupides si on était les seuls en Europe à ne pas le faire. On connaît les limites de l’Europe de la Défense », résume sans fard un bon connaisseur du dossier.

Dès lors, la discrétion de la DGA est compréhensible pour éviter de susciter le recours d’un industriel européen, ce qui ne manquerait pas de retarder encore plus le programme Scorpion. La Commission ou un autre Etat membre pourrait aussi porter l’affaire devant la cour de justice européenne s’ils estiment que la France fait un usage abusif de l’article 346... On verra. En attendant Nexter, RTD et Thales vont devoir s’entendre pour répondre de manière conjointe à l’appel d’offres. « Les discussions vont bon train », confirme-t-on aux « Echos ».

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:55
Les Spahis devraient échapper à la rigueur de la Loi de programmation militaire

l01/10/2013 ledauphine.com

 

On devrait savoir cette semaine quel est le régiment de cavalerie qui sera dissous par le ministre de la Défense, au nom de la rigueur imposée à la Loi de programmation militaire (LPM). A priori, ce ne sera pas le 1er Régiment de Spahis, basé à Valence. Et l’unité ne sera pas appelée non plus à rejoindre un autre quartier, dans une autre ville, comme un autre régiment de cavalerie va devoir le faire d’après les informations données à la commission de la Défense du Sénat la semaine dernière par le général Ract-Madoux, chef d’État-major de l’armée de Terre.

 

En clair, la LPM ne devrait pas affecter la base de défense de Valence. Il est vrai que la décision aurait été un crève-cœur pour le général Ract-Madoux, qui fut le 1995 à 1997 le chef de corps du 1er Régiment de Spahis, l’unité la plus décorée de l’Arme blindée Cavalerie… La LPM devrait d’ailleurs engager plus avant encore la réflexion sur le matériel qui succédera à l’AMX 10 RCR, dont les Spahis sont dotés.

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:56
Démonstration dynamique, échelon blindé, le Leclerc et le VBCI (Crédits S. Lafargue ECPAD)

Démonstration dynamique, échelon blindé, le Leclerc et le VBCI (Crédits S. Lafargue ECPAD)

RTD comme Nexter ont un besoin vital d’accrocher la fabrication des futurs blindés de transport de troupes VBMR (remplaçant des VAB) et EBRC

 

19/09 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Soutenu par l’Etat actionnaire, le patron du fabricant de blindé refuse tout rapprochement qui exclurait l’activité armement et munitions.

 

Philippe Burtin, le PDG de Nexter, a laissé peu d’espoir mercredi soir à l’offre de rapprochement que lui a fait un jour plus tôt Gérard Amiel, son alter ego de Renault Trucks Défense, la division défense du fabricant de camions éponyme (groupe Volvo). Pour qu’un projet d’alliance puisse aboutir, a-t-il expliqué placidement devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, il faut que ce projet considère le groupe dans son ensemble. Sinon, rien ne se fera.

 

Pour Philippe Burtin en effet, pas question de démanteler Nexter entre blindés d’un côté, armement et munitions de l’autre. « Même s’il est organisé en filiales, le groupe est intégré, et les bureaux d’études travaillent main dans la main », a-t-il expliqué aux parlementaires qui l’entendaient pour débattre de la loi de programmation militaire. Du côté de l’Etat, actionnaire à 100 %, on partage le même point de vue : découper Nexter « est inenvisageable. On ne fait pas son marché chez Nexter », assure-t-on aux « Echos ». Fermez le ban !

 

Image sociale

 

Le problème, c’est que Renault Trucks Défense, qui comprend les marques Renault trucks, Acmat et Panhard, ne veut pas reprendre les activités armement et munitions pour deux raisons : c’est un secteur dans lequel il n’est pas, et dans lequel Volvo ne veut pas investir pour ne pas heurter son image sociale vis-à-vis de ses actionnaires. Autre frein à tout projet de rapprochement : la volonté de l’Etat de garder un contrôle sur Nexter.

 

La proposition de Renault Trucks Défense risque donc de connaître le même sort qu’en 2011. Gérard Amiel connaissant parfaitement les lignes rouges pour Nexter et l’Etat, on peut donc se demander pourquoi il a remis le sujet sur la table. Venu lui aussi présenter sa vision de la loi de programmation, il a mis en avant les « cinq années blanches » qui se dressent devant son entreprise, qui doivent amener à « avoir le courage d’explorer toutes les possibilités de maintenir l’activité ». « Si le paysage industriel est inchangé durant les cinq années de traversée du désert que nous impose la loi de programmation, nous pourrons nous attendre à des conséquences graves sur la pérennité des sites, sur l’emploi, et sur le maintien des compétences industrielles », a-t-il ajouté.

 

Scorpion en toile de fonds

 

Nexter : fin de non-recevoir à Renault Trucks Defense

Derrière ces propos, il y a bien sûr les attentes du grand programme Scorpion de modernisation de l’armée de terre. Même si la loi de programmation a étalé le calendrier et les cibles visées, RTD comme Nexter ont un besoin vital d’accrocher la fabrication des futurs blindés de transport de troupes VBMR (remplaçant des VAB) et EBRC (remplaçant des AMX 10RC et Sagaie).

 

Les deux industriels ont conclu un accord pour répondre ensemble à l’appel d’offres VBMR, mais cet accord prend fin en fin d’année. Gérard Amiel a-t-il ressorti la carte du rapprochement de peur que Nexter décide finalement de faire cavalier seul ? Ou de peur qu’il préfère jouer une carte franco-allemande, comme la rumeur le laisse entendre ? « Nous devrions plus tôt réunir nos forces au niveau français (...) et, une fois unis, nous serions beaucoup plus en mesure de mener des opérations de rapprochement avec des acteurs européens », a-t-il plaidé.

 

Vu de l’Etat, si on envisage bien une alliance Nexter-RTD, c’est plutôt pour le programme Scorpion, et pas forcément au niveau capitalistique.

présentation du Titus par Philippe Burtin  à DSEI (crédits G Belan)

présentation du Titus par Philippe Burtin à DSEI (crédits G Belan)

Commission de la défense : Programmation militaire: M. Philippe Burtin, pdt de Nexter

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 11:55
Armée de terre : questions pour un Scorpion

17.09.2013 Vincent Lamigeon, grand reporter à Challenges - Supersonique



Scorpion. Le seul nom concentre toutes les attentes de l’armée de terre. Toutes les craintes, aussi, si cet énorme programme de plusieurs milliards d’euros venait à être raboté, reporté ou vidé de sa substance. De quoi s’agit-il ? Le programme Scorpion vise à la fois à renouveler et moderniser les véhicules blindés de combat français, donc beaucoup datent des années 70-80, et à optimiser la mise en réseau des systèmes d’information et de combat. Reporté à plusieurs reprises, enterré par certaines versions du Livre Blanc, le programme a finalement été préservé par la loi de programmation militaire (LPM), qui commence à être examinée par le Parlement.

Dans le détail, les véhicules blindés multirôles (VBMR) remplaceront l'actuel véhicule de transport de troupes protégé VAB (véhicule de l'avant blindé). Les engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC) succéderont, eux, aux actuels blindés légers AMX 10 RC et Sagaie. Le char Leclerc aura droit à une rénovation, et le développement du système  d'information et de combat de Scorpion (SICS) doit être lancé. La LPM prévoit 92 livraisons de VBMR sur la période 2044-2019. Quant à l’EBRC, il fera l’objet « des premières commandes » sur la période.

De fait, il y a urgence pour des matériels mis à rude épreuve par les OPEX type Afghanistan et Mali, et plus largement par des décennies d'interventions françaises. « Les moyens de combat « médians » (VAB, blindés légers de types AMX 10RC et ERC90 Sagaie) sont devenus un sujet de préoccupation croissante en raison de leur âge et de leur obsolescence opérationnelle, écrivaient les députés Yves Fromion et Gwendal Rouillard en juillet dans leur rapport sur la revue capacitaire des armées. Un nouveau report du programme Scorpion entraînerait une rupture temporaire de capacités.» Et de dégainer deux graphiques, reproduits ci-dessous, mettant en évidence les trous capacitaires ces prochaines années suite aux obsolescences des VAB, ERC90 et AMX10RC.

 

Rupture capacitaire 1.JPG

 

Rupture capacitaire 2.JPG



Le problème, c’est que si la LPM devrait bien confirmer le programme, l’armée de terre devra encore attendre un moment ses nouveaux matériels. Les premières livraisons de l’EBRC sont prévues à partir de 2020. Et si la période 2014-2019 devrait bien voir les premières livraisons de VBMR, certains industriels ne croient guère au calendrier prévu. « L’appel d’offres du VBMR n’est pas encore lancé, or un programme d’armement, c’est huit à dix ans minimum, assurait ainsi Christian Mons, président du Cidef (Conseil des industries de défense françaises). La date de 2018 n’est pas réaliste, on sera au moins à 2022 ou 2023. »

Ce n’est pas la seule question sur Scorpion. Quelle seront les cibles de commandes finales ? On évoque 1700 VBMR et 250 EBRC, avec des cibles intermédiaires respectives de 1000 VBMR et 125 EBRC en 2025. L’appel d’offres, prévu en 2014, intègrera-t-il les champions étrangers de l’armement terrestre, comme BAE, General Dynamics, Krauss Maffei ou Patria ? Quel partenariat potentiel entre les industriels français ? Nexter et Renault Trucks Défense ont signé un accord fin 2011 pour faire une offre commune pour le VBMR, mais cet accord expire fin 2013. Une chose est certaine : l’avenir de l’industrie d’armement terrestre française dépend largement des réponses à ces questions.

 

(Photo XP2, démonstrateur de Nexter pour le VBMR, copyright Nexter)

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 15:55
la tourelle T40 en essais sur un châssis d’AMX 10RC préfigure celle de l’EBRC, mais on est encore loin d’un modèle définitif… (photo Frédéric Lert)

la tourelle T40 en essais sur un châssis d’AMX 10RC préfigure celle de l’EBRC, mais on est encore loin d’un modèle définitif… (photo Frédéric Lert)

01.07.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

« Nous avons les briques technologiques, nous maîtrisons l’architecture du système, nous maîtrisons la vétronique, nous avons le canon de 40mm qui convient, nous avons le démonstrateur de levée de risque avec la tourelle T40… Nous avons les moyens, la compétence et la volonté : nous sommes prêts ».

 

L’industriel de Satory n’y va pas par quatre chemins pour expliquer à ses visiteurs, parlementaires, opérationnels ou journalistes, qu’il est prêt, bien calé dans les starting blocks pour donner à la France, et à d’autres si affinités, le véhicule « roue-canon » du 21ème siècle. En l’absence d’un programme de développement, Nexter multiplie les études amont pour bien évaluer les enjeux techniques et industriels et commencer à réfléchir aux bonnes réponses. Il faudra faire vite si l’objectif d’une première livraison en 2020 et la fabrication des 125 premiers véhicules (sur les 250 pressentis pour équiper les armées françaises) d’ici 2025 doit être tenu. A commencer par la commande d’un prototype que l’industriel souhaite voir inscrite dans la prochaine loi de programmation militaire. Recevant quelques invités triés sur le volet, Nexter a détaillé quelques-uns de ses choix techniques autour d’une maquette de grande taille préfigurant ses options techniques. Pour respecter le devis de masse, 25 tonnes en ordre de combat avec un système anti-RPG, le recours au châssis du VBCI, trop lourd, est exclu. L’EBRC sera bien un 6×6 dont les essieux avant et arrière seront directionnels. Le compartiment moteur sera dimensionné pour une large gamme de moteurs, Nexter citant en exemple celui du VBCI ou celui du Porteur Polyvalent Terrestre tout juste entré en service. Le constructeur annonce également une importante capacité d’évolution avec une réserve de masse de deux tonnes, un volume d’1m3 gardé en réserve et une puissance électrique de 9 à 10 kW permettant de faire face à l’ajout de futurs équipements.

 

C’est bien évidemment autour de la tourelle que se focalisent également bon nombre d’études, avec déjà de nombreuses itérations entre les maquettes exposées sur les salons ou montrées sous le manteau…

 

Pour Nexter, le mot clef est « modularité », avec l’idée de proposer différents niveaux de capacités offensives et de protection suivant le client final. Car bien entendu, la tourelle de l’EBRC sera déclinée pour pouvoir être embarquée sur différents véhicules porteurs, 6×6, 8×8 ou même engin chenillé. La solution aujourd’hui retenue est l’accrochage d’une rampe double de missiles à gauche de la tourelle dans un caisson protégé, découvert simplement au moment du tir. A droite de la tourelle, Nexter évoque la possibilité d’installer un armement non létal ou à létalité réduite utilisable après les combats,  pendant les phases de « stabilisation ». Détecteurs de départ de coup, brouilleurs anti-missiles seront également installés sur la tourelle. Mais à l’instar des missiles et de l’armement non létal, ils pourront en être absent sur une version « low cost » de la tourelle.

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 16:55
AMX-10 - photo Marine nationale QM1 Simon Ghequière

AMX-10 - photo Marine nationale QM1 Simon Ghequière

27.06.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

L’EBRC, Engin Blindé de Reconnaissance au Combat, est un élément essentiel du programme Scorpion, lui-même placé au cœur de l’armée de Terre pour les trente années à venir. Une armée de Terre à présent bien fixée sur ce qu’elle attend de son futur véhicule de combat, destiné à remplacer les ERC-90 (Panhard) et autres AMX-10RC (GIAT/Nexter) à l’horizon 2020. Des véhicules qui ont montré au cours des dernières décennies  l’excellence de leur choix techniques, et en particulier tout l’intérêt qu’il pouvait y avoir à marier la roue et le canon. Mais les dernières opérations, et en particulier Serval au Mali, ont également rappelé les limites de ces véhicules datant des années 70.

photo Sirpa Terre

photo Sirpa Terre

On le sait bien, l’ERC90 Sagaie n’a bénéficié que d’une remotorisation depuis son entrée en service. Le véhicule reste inapte au combat de nuit et ne garantit à ses occupants qu’une protection contre les lance-pierres, soft gun autres fusils de chasse.

Photo Sirpa-Terre

Photo Sirpa-Terre

L’AMX 10RC offre un plus grand pouvoir de destruction et une meilleure protection pour son équipage depuis qu’il a bénéficié des kits de protections développés pour le théâtre afghan. Mais ses optiques sont vieillissantes et si les équipages soulignent qu’ils peuvent « vivre et durer » dans la tourelle, ils sont également prompts à rappeler les températures supérieures à 60°C qui y ont été enregistrées pendant Serval… Pour l’ ERC-90 comme pour l’ AMX-10RC, la conclusion qui s’impose est donc la même : le blindé de moyen tonnage sur roues présente donc un excellent compromis en terme de mobilité et de puissance de feu. Mais il est plus que jamais nécessaire de préparer l’avenir en tenant compte des contraintes opérationnelles nouvelles et en tirant profit des technologies actuelles.

Les grandes lignes de l’EBRC sont aujourd’hui figées : il s’agira d’un 6×6 avec un équipage de trois hommes dont deux en tourelle. La masse maximale ne devra pas dépasser 25 tonnes pour préserver la mobilité tactique et la capacité à être transporté facilement par un A400M. Comme pour tout programme de véhicule, la masse et le gabarit imposé par l’aérotransport entrent bien évidemment en conflit avec les ambitions du cahier des charges : l’armée de Terre veut un véhicule offrant plus de protection, de mobilité et de puissance de feu que les engins actuels. L’EBRC devra être capable de parcourir de longues distances en totale autonomie, tout en restant discret, polyvalent et capable de « réversibilité ». Derrière ce mot barbare se cache la capacité de répondre indifféremment à des situations de combat ou de maintien de la paix.

la tourelle T40 (photo G. Belan)

la tourelle T40 (photo G. Belan)

Une quadrature du cercle qui trouve un début de réponse dans le choix de l’armement principal : un canon automatique de 40mm développé par CTAI (co-entreprise entre Nexter et BAE). Compacte et très puissante, la munition télescopée de 40mm développée pour la nouvelle arme pourra engager la plupart des cibles blindées. Les engins les plus lourds seront traités par les missiles emportés en tourelle, offrant une capacité anti-char à longue portée (4000m). En étant visuellement moins agressif que le 90mm ou 105mm, le canon de 40mm est également vu comme une bonne réponse à la question de la réversibilité. Il contribuera également fortement au respect du devis de masse. FOB détaillera prochainement quelques-unes des solutions présentées par Nexter, pour qui l’EBRC constitue un enjeu industriel majeur.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 22:55
la tourelle T40 sur un châssis d’AMX10RC (photo Frédéric Lert)

la tourelle T40 sur un châssis d’AMX10RC (photo Frédéric Lert)

13.06.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

Après un peu plus de deux ans de gestation, Nexter a présenté récemment à quelques officiels réunis à Satory la tourelle T40 abritant le canon de 40mm à munition télescopée. Canon qui est, rappelons le, un développement franco-anglais au sein de la co-entreprise CTAI réunissant Nexter et BAE. Si ce canon de 40mm est destiné à équiper Outre-Manche le FRES et le Warrior modernisé, la tourelle T40 est elle plus particulièrement tournée vers le futur EBRC. Un sujet sur lequel FOB reviendra prochainement.

 

Nexter ne dispose pour l’heure que d’une seule tourelle complète, aujourd’hui montée sur un chassis d’AMX10RC. Mais l’industriel compare volontiers cette tourelle à la partie émergée d’un iceberg dont la partie cachée serait constituée de nombreuses briques technologiques testées dans les établissements du groupe. Le rôle de la T40 est de valider l’intégration du canon, de la vétronique et d’aider in fine les opérationnels à spécificier les missions et les caracatéristiques du futur EBRC avec les fonctions qu’ils voudront, ou pas, voir embarquées sur la tourelle. La T40 montée sur le chassis d’AMX10RC apparaît étonnemment spacieuse. Une douzaine de caméras montées sur ses flancs offre aux deux hommes présents en tourelle une vision panoramique sur 360°, présentée sur de larges écrans couleurs. Une étude poussée d’ergonomie devra préciser les limites à ne pas franchir en matière de présentation de l’information. Si la T40 offre une ouverture exceptionnelle sur l’environnement extérieur, gare à l’effet inverse qui consisterait à submerger d’informations les opérateurs, jusqu’à obtenir un effet inverse à celui recherché.

 

La largeur du futur EBRC passée de 2m25 en début de programme à 2m80 aujourd’hui est une des raisons expliquant le volume intérieur généreux. Une impresssion d’espace renforcée par le positionnement de l’armement principal très en avant (rendu possible par la rotation de la chambre) et qui ne vient pas encombrer l’espace intérieur. Le choix d’une chambre tournante ajoute également beaucoup de simplicité à l’arme de 40mm dont le fonctionnement reste entièrement mécanique. Avec à la clef pour le tireur la possibilité, en mode dégradé, d’alimenter l’arme manuellement et de tirer « à la ficelle » au coup par coup, sans aucun apport d’énergie. La chambre tournante rejette l’étui de la munition sur le côté et évite toute éjection de gaz dans la tourelle. Nexter compte beaucoup sur l’efficacité de l’arme de 40mm dont l’architecture particulière, avec un axe d’introduction des munitions identiques à celui de la rotation de l’arme, facilite aussi le chargement quel que soit le site de l’arme. Résultat, un pointage possible à +75° ce qui en fait une arme redoutable en combat urbain ou contre les hélicoptères et autres drones. La T40 a déjà à son actif un drone cible abattu à une distance de 1100m avec une munition d’exercice. La munition télescopée apporte un autre avantage essentiel : l’absence de maillon entre les obus, des maillons responsables sur les autres armes de 50% des incidents de tir.

 

La tourelle montée sur l’AMX10RC a jusqu’à présent tiré au coup par coup. Elle va maitenant recevoir un chargeur de 60 coups et participera à des essais constructeur de tirs en rafale. A la mi-décembre, la T40 dotée de sa conduite de tir complète sera remise à la DGA qui l’utilisera pour la qualification des munitions de 40mm et en particulier de la version Airburst qui reste la plus complexe. Le calendrier actuel prévoit la qualifiation de l’airburst en 2015 et celle de la munition explosive en 2014. La munition d’entrainement et la munition flèche devraient quant à elle être qualifées dans les jours à venir.

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