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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 15:50
photo Airbus

photo Airbus

 

12 septembre 2014, Usinenouvelle.com (Reuters)

 

Le président exécutif d'Airbus, Thomas Enders, critique les restrictions qu'impose le gouvernement allemand sur les exportations de biens de défense et juge que cette position est susceptible de dissuader les sociétés internationales de coopérer sur de futurs projets.

 

"Quand il s'agit de défense et de politique de sécurité, ce que le gouvernement allemand dit et ce qu'il fait sont deux choses très différentes", affirme Thomas Enders dans une déclaration envoyée à Reuters.

 

Le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel, qui veut durcir les règles pour l'exportation d'armement vers les zones sensibles, a déclaré en août aux industriels du secteur que leur avenir dépendait d'une consolidation avec leurs pairs européens. Pourtant, selon un article de Die Zeit publié la semaine dernière, il préférerait voir le groupe de défense Krauss-Maffei Wegmann (KMW) se rapprocher de son compatriote Rheinmetall plutôt que de fusionner avec le français Nexter.

 

En outre, Berlin bloquerait actuellement un contrat de missiles de MBDA au Qatar en n'autorisant pas le transfert de pièces détachées de l'Allemagne vers la France, apprend-on de sources du secteur de la défense. Le quotidien Les Echos a fait état de ce blocage le 10 septembre. Airbus détient 37,5% de MBDA, le missilier dont BAE Systems et Finmeccanica sont également actionnaires.

 

Conséquences sur l'emploi

 

Thomas Enders, qui a supervisé la restructuration du capital d'Airbus Group pour limiter l'influence des Etats français et allemand, dit que les restrictions à l'exportation pèseront sur l'emploi en Allemagne. Il ajoute que la politique de Berlin pourrait freiner le développement secteur en Europe. "Alors qu'on parle sans cesse de davantage de coopération et de consolidation du secteur de la défense en Europe, on s'attaque à des décennies de coopération franco-allemande."

 

L'industrie de la défense en Allemagne emploie environ 80 000 personnes, avec des exportations en hausse de 24% à 5,85 milliards d'euros en 2013. Cette envolée des ventes à l'étranger a décidé le ministre allemand de l'Economie à freiner les exportations d'armes vers des pays comme le Qatar et l'Arabie Saoudite, dont les achats contribuaient à faire du pays le troisième exportateur d'armement au monde.

 

L'Allemagne va plus loin que Bruxelles

 

Les entreprises allemandes ont déjà reproché à la politique de Sigmar Gabriel d'avoir entrainé le rejet de milliers de licences d'exportation d'armes et Rheinmetall a lancé un avertissement sur ses résultats après le blocage par Berlin d'un accord pour la vente d'équipements de simulation de combat à la Russie.

 

Le gouvernement allemand est ainsi allé plus loin que les sanctions décidées par l'Union européenne à l'encontre de la Russie pour son rôle dans le crise ukrainienne. D'après le texte de ces sanctions, l'embargo sur les exportations d'armes vers la Russie n'est pas rétroactif et ne concerne donc pas des contrats déjà signés.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 11:50
photo EDA - 2013

photo EDA - 2013

 

01/05/2014 VH - midi-pyrenees.france3.fr avec AFP

 

Les programmes internationaux de défense, comme l'avion de transport A400M ou l'hélicoptère NH90, sont une "horreur" à gérer en raison de la confrontation des intérêts politiques nationaux avec les besoins des industriels, a jugé le patron d'Airbus Tom Enders.

 

"Pour la majorité des acteurs dans l'industrie, les programmes multinationaux sont devenus une horreur parce qu'ils sont très, très difficiles à gérer sur le plan industriel et sur le plan politique", a-t-il affirmé lors d'une intervention devant l'Atlantic Council, un cercle de réflexion de Washington consacré aux questions transatlantiques.

 


Les seuls exemples positifs sont lorsqu'il y a un client principal et un industriel en position de pouvoir choisir librement les fournisseurs, a jugé M. Enders, qui a évoqué les programmes A400M et NH90 comme des "catastrophes" de ce point de vue.

Le programme d'hélicoptère moyen NH90 regroupe un consortium comprenant Airbus, Fokker et AgustaWestland. Pour cet hélicoptère, acheté notamment par la France, l'Allemagne, l'Australie ou encore les Pays-Bas, "nous avons plus de versions que de clients nationaux, imaginez comme cela est efficace", a déploré M. Enders.

Quant à l'A400M, il aura fallu dix ans pour que les sept pays partenaires (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg et Turquie) viennent à bout des retards et des surcoûts. Une partie de ces difficultés est due au choix d'imposer un consortium européen qui n'avait aucune expérience pour développer les moteurs de l'appareil au lieu de décider de s'en remettre à un fournisseur expérimenté, mais extérieur, selon M. Enders.
 

Tom Enders a notamment mis en garde contre la répétition de telles erreurs si l'Europe devait un jour lancer un programme de drones, un vieux serpent de mer.

Après de nombreuses années dans le secteur, je suis déterminé, en tout cas pour ma société, à ne jamais plus me lancer dans un tel programme consciemment


Le patron d'Airbus a par ailleurs dénoncé la gestion "inefficace" des programmes d'achats en Europe, malgré l'existence de l'Organisation conjointe de coopération en matière d'armement (Occar), un organisme intergouvernemental censé faciliter la gestion des grands programmes d'armement. "Mais les pays maintiennent un contrôle étroit sur l'Occar, les directeurs nationaux pour les acquisitions surveillent jalousement l'Occar pour qu'elle ne devienne pas réellement efficace", a-t-il dénoncé, tout en regrettant la fragmentation de la défense européenne.

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 21:50
La stratégie de Tom Enders, président d'Airbus Group, récompensée

 

15 mars 2014 par  Jacques Marouani - electroniques.biz

 

Michel Pébereau, président d’honneur de BNP Paribas, président du Jury du prix du stratège organisé chaque année par notre confrère "Les Echos", a remis ce prix à Tom Enders, président d’Airbus Group.

 

Le prix du stratège récompense chaque année la stratégie industrielle et financière jugée la plus pertinente de l’année écoulée. Suite aux conséquences de la non fusion avec le groupe britannique BAE et du changement de gouvernance d’EADS, Tom Enders, lauréat de l'année 2013, a entrepris une revue de sa stratégie, qui s’est traduite par deux décisions importantes. D’une part, le groupe a regroupé Airbus Military, Astrium et Cassidian au sein d’une même division « défense et espace ». D'autre part, il a décidé pour optimiser son intégration et sa cohésion de changer son nom et celui de ses divisions et d’adopter la marque Airbus, mondialement reconnue.

 

Pour la branche défense et espace, les choix stratégiques sont la réponse à l’évolution du marché qui se caractérise par une stabilisation et, même une réduction des budgets défense et espace dans les pays occidentaux. Airbus Group pense que cette restructuration permettra d’optimiser l’accès au marché, de réduire les coûts et globalement d’améliorer la compétitivité du groupe. Elle donnera également une meilleure visibilité du leader européen de l’espace et de la défense.

 

Autre fait marquant, Tom Enders a localisé le nouveau siège social à Toulouse, bastion de l’industrie aéronautique européenne et des sites du groupe, dans l’optique d’une meilleure intégration des équipes.

 

L’innovation est également l’une des clés de son succès. Elle mobilise un budget substantiel de 3 milliards d’euros par an, s’appuie sur des équipements ultra modernes, fait appel aux technologies les plus avancées et demeure résolument orientée vers l’excellence scientifique et la protection environnementale (éco-efficience). L’internationalisation est l’autre moteur de sa réussite. Elle repose sur de solides implantations dans les pays occidentaux, aux Etats Unis et en Chine et porte de plus en plus sur les marchés émergents, à l’image de l’Asie, du Moyen-Orient et de l’Amérique Latine.

 

Airbus Group aujourd’hui est l’un des tout premiers acteurs au monde de l’industrie aéronautique et spatiale. Ses positions sont particulièrement fortes dans les domaines de l’aviation commerciale, avec Airbus (co-leader mondial), de la défense et l’espace, avec Airbus Defence and Space (leader européen), et dans les hélicoptères, avec Airbus Helicopters (leader mondial).

 

Le groupe a enregistré en 2013 un chiffre d’affaires de 59,256 milliards d’euros (+5%), et dégagé un résultat opérationnel de 2,661 milliards d’euros (+24%) et un bénéfice net de 1,465 milliard d’euros (+22%).

 

La hausse de ses ventes atteste à la fois du dynamisme de son principal marché (essor de l’aviation commerciale), de l’attractivité et la richesse de son offre et de l’efficacité de son outil industriel (adaptation des cadences de production, …). Elle s’appuie sur un niveau record du carnet de commandes et s’inscrit par là même dans la durée.

 

Airbus Group (ex EADS), né du rapprochement, en 2000, de l’allemand Dasa, du français Aerospatiale-Matra et de l’espagnol Casa, demeure un modèle de coopération technologique et de construction industrielle à l’échelle européenne. Nellie Kroes, la vice-présidente de la Commission européenne en charge de l'innovation en parle-t-elle pas d'un "Airbus des chips" en souhaitant et en encourageant une réussite analogue pour l'industrie de la micro- et nanoélectronique ?

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 12:50
Airbus Group voit loin pour le plus grand profit de ses actionnaires

 

26 février 2014 par Pierre Sparaco

 

En 2013, le chiffre d’affaires d’EADS, devenu depuis Airbus Group, a progressé de 5 %, pour atteindre 59,3 milliards et le bénéfice net, en hausse de 22 %, est passé à un milliard et demi. Malgré les contraintes qui pèsent sur les dépenses militaires mondiales, le nouveau groupe vise une rentabilité exemplaire pour le secteur de 7 à 8% du chiffre d’affaires.

 

C’est beaucoup plus qu’un simple changement de nom, mais beaucoup moins qu’une nouvelle stratégie : l’Airbus Group est bel et bien devenu une entreprise « normale », comme se plaît à le rappeler chaque fois qu’il le peut son président exécutif, Tom Enders. Les gros ennuis font partie du passé, les interférences politiques sont dorénavant moindres, la rentabilité progresse et, surtout, le carnet de commandes atteint près de 687 milliards d’euros, une situation tout à fait exceptionnelle.

En 2013, le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 5 %, pour atteindre 59,3 milliards et le bénéfice net, en hausse de 22 %, est passé à un milliard et demi, malgré le poids de charges exceptionnelles. Du coup, il est tout à fait possible que la rentabilité passe bientôt à 7 ou 8 % du chiffre d’affaires, estimation confirmée par Harald Wilhem, impassible directeur financier.

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En 2013, Airbus a enregistré un nouveau record pour le secteur avec 1 503 commandes commerciales nettes (2012 : 833 commandes nettes). Airbus Group

 

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Pour Airbus Group, 2013 a été marqué par le premier vol de l’A350XWB Airbus Group

Il ne faudrait pas pour autant en conclure hâtivement que tout va pour le mieux au sein du groupe européen. Certes, sa « visibilité » est excellente mais les soucis, grands et petits, sont néanmoins nombreux. Ainsi, on comprend que l’A350 XWB (déjà plus de 1.000 heures de vol) tient les délais, un exploit, Qatar Airways recevra bien son premier avion dès la fin de cette année mais les coûts ne sont pas respectés. Autre sujet de préoccupation, désormais mis sur la place publique, les ventes de l’A380 sont à la traîne, malgré les succès accumulés chez Emirates. Commentaire de Tom Enders : « nous devons vendre, vendre, vendre l’A380 ». Un credo qui, apparemment, n’était plus tout à fait de mise depuis un certain temps.

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En 2013, les livraisons d’Eurocopter (aujourd’hui Airbus Helicopters) ont augmenté pour atteindre 497 appareils (2012 : 475 appareils). Airbus Group

L’A400M, pour sa part, poursuit son chemin mais la Turquie refuse de prendre livraison de son premier avion, pour des raisons obscures, de « marchandage » de dernière heure, laisse entendre Tom Enders, visiblement très agacé. Côté militaire, toujours, l’Eurofighter est devenu une autre raison d’inquiétude, le ministère allemand de la Défense ayant décidé de sabrer dans la tranche 3 de son contrat d’achat. Et l’ex-Eurocopter est récemment sorti d’une mauvaise passe.

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Les deux premiers A440M ont été livrés à l’armée de l’air française en 2013. Airbus Group

Enfin, pour la première fois, lors de la conférence de presse tenue à Toulouse mercredi matin, il a été question de l’hypothétique 90 places que voudrait lancer rapidement ATR. On le sait, Finmeccanica/Alenia Aermacchi voudrait aller de l’avant sans plus attendre tandis que l’Airbus Group estime qu’il est urgent d’attendre. Marwan Lahoud, le numéro 2 du groupe, a donné une explication claire qu’on n’attendait plus : ATR est « enfin » rentable, a-t-il déclaré en substance, et il s’agit de jouir de ce moment positif. Sous-entendu, il sera toujours temps, plus tard, de voir s’il convient d’élargir la gamme au-delà de l’ATR 72.

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Au cours du quatrième trimestre 2013, le 400ème appareil du programme Eurofighter Typhoon a été livré à l’armée de l’air allemande  Airbus Group

La gamme A320 se porte bien, elle va monter davantage en cadence (46 avions par mois), l’A330 connaît une profitable prolongation de carrière grâce à de nouvelles versions mais, dans l’immédiat, il n’est pas question de le remotoriser.

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En 2013, les prises de commandes d’Astrium (désormais intégrée à la Division Airbus Defence and Space) ont nettement progressé à 6,2 milliards d’euros (2012 : 3,8 milliards d’euros). © Airbus Group

La restructuration, qui concerne essentiellement Astrium et Cassidian, est en bonne voie, confirmant implicitement que l’Airbus Group vise une rentabilité exemplaire. Le ton est apaisé, les jours heureux s’annoncent, semble-t-il. A condition, bien sûr, que la conjoncture reste porteuse, malgré les contraintes qui pèsent sur les dépenses militaires mondiales.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 08:20
O'Keefe to Step Down from Airbus Group Inc.

Airbus Group Inc. CEO Sean O'Keefe, left, will step down effective March 1 and be replaced by Allan McArtor, the company announced on Tuesday. O'Keefe, who survived a plane crash in 2010, is leaving to deal with long-term medical issues related to the crash.

 

Jan. 7, 2014 - By PAUL McLEARY  - Defense News

 

McArtor to be New CEO of Airbus in the US

 

WASHINGTON — Sean O’Keefe, longtime CEO of the North American arm of Airbus Group, will step down March 1 to deal with medical issues. He will be succeeded by Allan McArtor, currently the chairman of Airbus Americas, the firm announced.

 

In a statement, O’Keefe said he decided to relinquish his position as CEO of Airbus Group Inc. in order to address ongoing medical issues that stemmed from injuries suffered in a 2010 plane crash, which also took the life of former Alaska Sen. Ted Stevens.

 

“I have been wrestling with continued medical challenges,” O’Keefe said. “Just recently I underwent another surgical procedure to correct ongoing, but new complications resulting from the aircraft accident in Alaska, which I was fortunate to survive. While the outcome of this latest surgery is positive, it’s evident that the new complications will preclude the devotion of my best efforts to the duties of CEO of Airbus Group, Inc. Following reliable medical advice, it is increasingly apparent that I need to focus on a more aggressive rehabilitation regime.”

 

O’Keefe won’t fully leave the company, however. In a statement, the company said he will continue “on special assignment to oversee and facilitate the compliant transition of the company’s ongoing security agreement with the Department of Defense to the new US Group structure.”

 

Over the past several years, O’Keefe had taken a prominent role in the fight to stop the congressionally-mandated budget cuts under sequestration, heading up to Capitol Hill on several occasions to testify forcefully against the cuts.

 

In the summer and fall of 2012, O’Keefe — who had served in the federal government under both Bush administrations — was also widely considered to be on the short list for another nomination if Mitt Romney won the White House. Last month, O’Keefe was No. 87 on Defense News’ list of the 100 Most Influential People in US Defense for 2013.

 

O’Keefe was appointed CEO of then-EADS North America in November 2009, and then assumed the additional responsibilities of chairman of the board in January 2011.

 

“Sean has made significant contributions to the Airbus Group during his tenure as CEO of EADS North America, now Airbus Group, Inc., for which I am extremely grateful” said Tom Enders, CEO of Airbus Group.

 

“These included leading the company during the tanker replacement competition, increasing our reputation with the US government and expanding our market presence in North America. I am pleased he stays with us for a while on special assignment and I wish him all the best for his medical recovery,” he added.

 

Enders also praised McArtor’s 13 years of service to the company, saying that “his previous government and private sector experience will be an invaluable asset to Airbus Group.”

 

McArtor’s current division, Airbus Americas, is Airbus Group’s commercial aircraft sector in North and South America.

 

Before coming aboard in 2001, McArtor — a 1964 Air Force Academy graduate and Thunderbirds pilot — led the Federal Aviation Administration, was founder and CEO of Legend Airlines and a senior member of the FedEx executive team.

 

“Allan’s extensive public and private sector experiences, particularly in his present capacity as a leader of the Airbus commercial enterprise in the Americas, make him ideally suited to assure a seamless transition,” O’Keefe said. “His insightful perspective on the commercial and government markets uniquely equip him to lead and support the Airbus Group’s enterprise in the US and Americas. I look forward to serving with him as we move forward to achieve this important organizational transformation.”

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 12:50
L’Europe de la Défense, un concept à réinventer

 

19.12.2013 Helen Chachaty journal-aviation.com

 

L’Europe de la Défense, concept censé définir une stratégie de défense globale, est régulièrement fustigée, tant du côté politique que du côté industriel. Si des études sont menées et si quelques progrès sont à noter dans le domaine de la coopération, les chantiers restent nombreux. Car au-delà des belles déclarations politiques, il s'agit à présent de mettre en route des projets concrets afin de (re-)lancer une Europe de la Défense qui semble au point mort et incapable d'avancer. Deux prises de position sur cette thématique permettent de constater le blocage actuellement existant.

 

Du côté des plus virulents, on retrouve Tom Enders, PDG d’EADS (futur Airbus Group). Celui-ci n’hésite pas, lorsque l’occasion se présente, à déplorer le manque de volonté et d’engagement politique lorsqu’il s’agit de coopérer à l’échelle européenne. « Arrêtez de publier des déclarations d’intentions et passez à l’action. » Si les relations entre les militaires et l’industrie sont « toujours bonnes », c’est du côté de l’échelon politique que vient le blocage, notamment en raison des ressources budgétaires contraintes de la quasi-totalité des pays.

 

Un avis renforcé par l’échec à l’automne 2012 de la fusion entre BAE Systems et EADS. « L’industrie a tenté, le politique s’est interposé » a déclaré Tom Enders lors de la conférence annuelle de l’Agence européenne de Défense. Les réticences - notamment de l’exécutif allemand - avaient empêché les deux géants de l’aéronautique de s’unir pour créer un grand groupe, qui aurait ainsi pu concurrencer plus directement un géant américain tel que Boeing. « Major Tom » avait par ailleurs profité de la cérémonie de livraison du premier A400M à Séville en septembre dernier pour enjoindre les chefs d’État à se saisir de manière concrète de questions fondamentales telles que la création d’une autorité européenne de certification militaire.

 

La sphère politique ne se montre toutefois pas moins critique lorsqu’il s’agit d’évoquer la coopération en matière de Défense à l’échelle européenne. « Impasse conceptuelle », situation « contre-productive », tels sont les mots que l’on peut trouver dans le rapport d’information de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat. Présenté en juillet, le texte appelle les dirigeants à se saisir à bras le corps de ces questions, en proposant notamment un renforcement de la BITD, ou encore la formation d’un « Eurogroupe de Défense », afin de renforcer les coopérations bilatérales ou multilatérales dans des domaines clés.

 

Le sénateur Daniel Reiner déplore quant à lui un manque de « souffle européen », qui s’est éteint, alors que l’UE en a pourtant « bien besoin ». Il se montre également plutôt prudent quant à l’issue du Conseil européenne qui se tient ces jours-ci à Bruxelles : « On en attend de moins en moins, il y a de belles déclarations, mais on attend des prises de décision concrètes ».

 

Focus : L'Europe de la Défense attend son heure

Les chantiers de l’Europe de la Défense

 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 17:50
EADS : Tom Enders présente la facture à l’Allemagne

 

09 décembre 2013 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com



L’Allemagne supportera la majeure partie de la restructuration de la branche défense du groupe d'aéronautique européen EADS. Les dépenses militaires du pays y sont passées sous la barre des 1% du PIB.

 

L’Allemagne paie au prix fort la réorganisation d’EADS, donnant naissance à la nouvelle branche Défense et Spatial. Au total, le groupe a annoncé 5800 suppressions de postes dont 2 600 chez Cassidian et 2 500 chez Astrium. Sur le plan géographique, près de 2500 sont supprimés en Allemagne contre 1440 en France (le reste des postes étants supprimés en Espagne et au Royaume-Uni). Les salariés Outre-Rhin avaient senti venir le coup : ils étaient plus de 20 000 à défiler le 28 novembre dernier sur plusieurs sites du groupe pour s’opposer à la restructuration. Tom Enders, le PDG du groupe, avait préparé ses compatriotes, s’exprimant à plusieurs reprises dans les médias allemands en promettant une restructuration draconienne.

 

Des budgets européens en baisse de 13 %

Sans conteste, l’Allemagne est rattrapée par son opposition en octobre 2013, à la fusion entre EADS et le britannique BAE. Alors en pleine période électorale et soucieuse de préserver les emplois menacés en Bavière par une telle opération, Angela Merkel avait opposé un "nein" au projet au grand dam de la direction d’EADS. Or cette alliance avec le champion britannique de la défense lui aurait potentiellement ouvert les portes du marché américain, premier marché mondial pour les équipements militaires où BAE a réussi une belle percée. Sans ce débouché et devant faire face à la baisse des budgets européens de la défense - de 13% entre 2010 et 2012 sur les équipements de défense sur le périmètre de l’Union européenne (source IRSEM) - la restructuration, retardée un temps, devenait inévitable.

 

Sous-investissement en équipements de défense

L’Allemagne paie également son sous-investissement en équipements de défense. Elle a ainsi revu à la baisse ses commandes d’A400M et d’hélicoptères militaires auprès d’Airbus Military et d’Eurocopter, et tiré une croix sur son programme de drones de surveillance. Un coup dur pour EADS qui concentre le gros des troupes de sa division Espace et Defense en Allemagne avec 17000 salariés. Les dépenses militaires du pays sont ainsi passées sous la barre dde 1% du PIB, soit deux fois moins que la norme préconisée par l’Otan (2% du PIB). Pour comparaison, la France a limité les dégâts avec un effort de dépense à 1,4% du PIB, protégeant ainsi sa base industrielle. Côté allemand, Enders s’est plaint des milliards d’euros de commandes partis en fumée. Et selon lui son groupe ne pouvait pas "amortir ces annulations facilement ni réaffecter les sites et capacités à d'autres tâches".

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 12:50
EADS chief warns jobs cuts coming in defence unit

 

November 26th, 2013 defencetalk.com (AFP)

 

A reduction in defence orders will have an impact on jobs in EADS’s defence unit, the head of the European aerospace giant said in an interview published Monday.

 

Tom Enders told vbw-Unternehmenmagazin, the magazine of the Bavarian economic federation, that “if defence orders are cancelled or reduced as has happened in Germany in recent years, an impact on production and employment cannot be avoided.”

 

Enders’s comments follow a report by the German news agency DPA last week that EADS is considering cutting the workforce by 20 percent, or 8,000 employees. The group will be renamed Airbus Defence and Space next year as it reorganises.

 

EADS said no numbers have been decided, but Enders has previously said drastic measures were needed to secure the future of the division.

 

The restructuring is seen as unavoidable after the failed plan to merge with Britain’s defence firm BAE Systems last year.

 

That was shelved after objections from government stakeholders, notably Germany, which worried it would cause considerable layoffs.

 

Enders said the outlook is not rosy for defence manufacturers due to the high value of the euro and the eurozone debt crisis pushing countries to cut back on acquisitions of new equipment.

 

Enders told the Bavarian magazine that EADS had lost over the past few years orders worth several billion euros just in Germany that the company had thought were certain.

 

He said EADS cannot absorb that without making changes at the affected sites. He did not go into details.

 

The German newspaper Suedeutsche Zeitung reported Monday that a defence factory of EADS’s Cassidian unit located north of Munich would be closed with activities shifted to another facility in Bavaria, where EADS employs some 16,000 people.

 

An EADS spokesman declined to comment on the report, telling AFP that it would not make detailed announcements on its plans before informing its European works council, which meets in Munich on December 9.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 08:50
photo EDA

photo EDA

November 13, 2013 defense-aerospace.com

(Source: Wall Street Journal; published Nov. 12, 2013)

 

EADS: CEO Says Restructuring Plans Will Involve Job Cuts (excerpt)



PARIS -- Job cuts stemming from the planned restructuring of European Aeronautic Defence & Space Co. will mainly affect the group's defense, security and space businesses that are being molded together, the company's chief executive told employee representatives Tuesday.

Faced with shrinking government spending on defense and space, the company said this year that it would have to reshape its profile in these areas to eliminate overlaps, create synergies and prevent an erosion of its competitiveness.

But Chief Executive Tom Enders stopped short of providing any details during a special meeting of the company's European works committee, according to labor representatives who took part in the meeting at the headquarters of Airbus, EADS's commercial aircraft unit, in Toulouse, France. (end of excerpt)


Click here for the full story, on the 4-Yraders website.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:51
L’A400M, une réussite européenne… et des leçons pour l’avenir

01.10.2013 Helen Chachaty à Séville et Orléans - journal-aviation.com

 

A400M, Airbus Military, EADS, Armée de l'air, Europe,Défense, Danjean, OCCAR,

 

Les officiels semblaient s’être donné le mot à Séville et à Orléans le 30 septembre, ne tarissant pas d’éloges lors des cérémonies célébrant l’arrivée officielle (l’avion ayant déjà été livré le 1er août à la DGA et le 2 août à l’armée de l’air) de l’A400M d’Airbus Military au sein des forces aériennes françaises.

 

« Je voudrais saluer la démarche européenne qui a rendu possible l’A400M. Avec la livraison se concrétise une réussite politique, celle de la mise en place d’une coopération européenne qui a rassemblé sept pays » a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian à Séville, ajoutant ensuite que « cette réussite confirme que nous n’appelons pas seulement de nos vœux l’Europe de la Défense, mais que nous la construisons par des actes, par des projets, qui peuvent peut-être prendre du temps mais dont la réussite est manifeste et permet d’aborder avec optimisme les enjeux de demain ».

 

Même son de cloche chez Airbus Military. Son CEO Domingo Ureña-Raso a affirmé que la cérémonie espagnole célébrait la « consolidation d’un grand défi », mais aussi la célébration de ce que l’Europe était capable de réaliser lorsque les nations travaillaient en coopération. « Seul, aucun pays n’aurait pu le faire. Avec l’A400M, nous jouons en première ligue dans la Défense. »

 

Le directeur adjoint de l’OCCAR, Eric Huybrechts encensait également la coopération européenne : « Il y a de l’espoir pour que la coopération en Europe se renforce et soit le moyen le plus rentable de combler des lacunes capacitaires avec des équipements de premier plan. C’est une nouvelle ère de la coopération dans le domaine de l’aviation militaire. […] Le programme A400M démontre clairement ce que peut réaliser la coopération européenne. »

 

Le prince Felipe des Asturies a lui aussi déclaré que ce programme était une réussite, qui « contribue à construire une Europe forte avec une influence internationale réelle et crédible ». Il a décrit l’A400M comme un « magnifique produit de la coopération européenne ».

 

Des propos très élogieux et optimistes, de mise pour ce genre de cérémonie officielle, mais qui laissent de côté les difficultés passées du programme. Celles-ci ont toutefois été relevées par le CEO d’EADS Tom Enders, qui, comme à son habitude, a osé le franc-parler. Après avoir parlé d’une journée placée sous le signe de la « fierté » et de la « joie », Tom Enders a salué le soutien « personnel » du roi Juan Carlos « même dans les heures les plus sombres du programme en 2009 et en 2010 ». Le PDG du groupe européen d’aéronautique et de Défense a décrit les dix années passées du programme A400M comme n’étant « certainement pas une balade dans un parc », ni pour les industriels, ni pour les clients.

 

Il ne s’est pas étendu sur les difficultés connues de tous, mais a lancé quelques pistes sur les leçons à retenir de la « saga A400M » : « Les industriels, les politiques et les leaders militaires devront éviter de répéter les erreurs que nous avons faites pour l’A400M : des délais irréalistes et des fonds insuffisants dès les débuts du programme, des exigences qui parfois vont au-delà des capacités physiques ». Le grand patron d’EADS a également mis l’accent sur la nécessité de constituer une autorité européenne de certification militaire, qui serait le pendant de l’AESA pour l’aéronautique civile. Enfin, il a émis le souhait que ces problématiques soient évoquées lors du prochain Conseil européen de décembre 2013, consacré aux questions de Défense.

 

Un point de vue partagé par Arnaud Danjean, président de la sous-commission « sécurité et défense » du Parlement européen, qui a salué la franchise du PDG : « Il a eu le mérite de faire un discours qui pose les enjeux pour le futur ». L’eurodéputé affirme lui aussi que l’A400M « reste un succès, malgré les aléas », inhérents à tout programme ambitieux. Il renchérit sur les paroles prononcées par Tom Enders un peu plus tôt, assurant lui aussi qu’il faut « rationaliser les prises de décision, envisager un maître d’œuvre unique pour tout programme à dimension européenne ».

 

Revenant sur le passé, Arnaud Danjean analyse les difficultés du programme A400M : « Il y a eu beaucoup de perte de temps au début et trop d’ambition sur les délais par exemple, mais c’était surtout lié à la volonté politique. » Il salue toutefois cette première livraison, assurant que la France pouvait « se satisfaire d’avoir un si bel avion » et qu’il ne fallait pas s’attarder sur le passé : « c’est l’avenir qui est important, il faut apprendre de ses erreurs », rejoignant ainsi le discours de Tom Enders sur les écueils à éviter pour les futurs programmes européens.

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 15:50
En vidéos : la conférence de Tom Enders sur l'aéronautique transatlantique
27.09.2013 AEROCONTACT TV
 
Thomas Enders, président exécutif d'EADS, a profité d’une conférence organisée par l'European American Press Club à Paris le 26 septembre pour exposer sa vision sur les perspectives de la coopération transatlantique dans le secteur aéronautique et spatial.

Vous retrouverez ci-dessous les principales séquences de son intervention (en anglais).
- See more at: http://www.journal-aviation.com/actualites/24315-en-videos-la-conference-de-tom-enders-sur-l-aeronautique-transatlant#sthash.JtnzTfwZ.dpuf
 

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 16:20
Le tropisme transatlantique du président d’EADS

27 septembre 2013 blog.hajnalka-vincze.com

 

En parlant des perspectives de « l’aéronautique transatlantique », Tom Enders joue cartes sur table maintenant. Dès le départ, son intention d'évincer les Etats européens d'EADS et son désir de le transformer en une compagnie de facto américaine formaient un tout inséparable. C'est logique, ce sont les deux faces de la même médaille. Comme noté auparavant, « moins il y a d’interférence étatique (européenne) dans une entreprise, plus il lui sera facile d’accepter celle, extrêmement étendue, rigoureuse et exclusive, des pouvoirs washingtoniens ; c’est le prix à payer d’avance pour être présent sur le marché de défense américain. »

 

Le rêve d'Enders est donc la transatlantisation croissante du secteur, il n'y a là rien d'original. A relire l'excellent papier de Jean-Paul Hébert et Yves Bélanger « Vers une transatlantisation des industries de défense? » de 2003, où les auteurs notent déjà que « En fait, un nombre croissant d’analystes se demande si la base industrielle de défense ne serait pas engagée dans un processus de mondialisation / transatlantisation aussi inévitable qu’irréversible. » D’autant plus que « La sensibilité des dirigeants des firmes européennes d'armement aux impératifs stratégiques est aujourd'hui bien différente de ce qu'elle était auparavant, conséquence de la privatisation généralisée et de la priorité donnée maintenant à la valeur pour l'actionnaire avant toute autre considération. »

 

Ajoutons que, après les restructurations gigantesques de sa base industrielle de défense, l’Amérique voit d’un très mauvais œil que l’Europe, qui devrait normalement être « la prochaine étape », nourrisse quelques (bien maigres) velléités d’indépendance. Et c’est à ce moment que les industriels (disons plutôt financiers-gestionnaires, du type Enders) entrent en jeu. Pour Hébert et Bélanger : « Les firmes américaines, qui occupaient, jusqu’à récemment, au moins la moitié du marché européen, ne souhaitent aucunement voir se fermer ce marché. Parallèlement, les firmes européennes caressent ouvertement l’idée de s’implanter sur le lucratif marché intérieur américain ». Quelle coïncidence heureuse.

 

En avant, donc, pour les fusions, rachats d’entreprises et autres rapprochements transatlantiques. Dans la mesure du possible, c’est-à-dire à sens unique pour ce qui est du contrôle effectif. Pour illustration, les membres non-Américains de la direction d’un groupe avec filiale aux USA, Tom Enders y compris, doivent se contenter de recevoir les résultats financiers. Les technologies, les produits, les programmes leur restent invisibles, comme l’avait très bien décrit l’ancien patron de BAE. Pas de surprise donc si Enders met beaucoup d’espoir dans les négociations de libre-échange transatlantique, qu’il souhaite voir aboutir à des règles d’investissements dans les entreprises US qui seraient « moins restrictives ».

 

On le comprend, même si on ne peut pas s’y souscrire. En réalité, à défaut d’une préférence européenne pour nos achats militaires et d’un retour marqué de l’Etat dans nos entreprises stratégiques, les restrictions US constituent notre dernier garde-fou. Car si nos firmes pouvaient accéder au marché américain plus facilement, toutes s’y précipiteraient immédiatement, et deviendraient de facto américaines en peu de temps.

 

A part cela, le raisonnement d’Enders comporte deux erreurs de taille. Premièrement, lorsqu’il reprend à son compte le mantra qui fustige la fragmentation en Europe et présente les consolidations comme la solution aussi désirable qu’inévitable. Or, sur ce point, son contradicteur n’est personne d’autre que le directeur général de Dassault Aviation. Dans un papier publié en janvier, celui-ci démonte le mythe de la taille critique, en citant de nombreux exemples observés en Amérique. Surtout, il y substitue le pragmatisme de la coopération qui a, entre autres, l’avantage de ne pas « figer définitivement la situation ». Un avantage à ne pas négliger alors que l’échiquier mondial est en pleine mutation.

 

Deuxièmement, Enders a raison de « se montrer beaucoup plus sceptique » quant aux perspectives d'un marché commun transatlantique dans le secteur de la défense, du fait que « les USA et l’Europe ne partagent pas les mêmes intérêts géostratégiques ». Mais si c’est vrai (et ça l’est) il y aurait beaucoup d’autres conséquences à en tirer pour le patron d’EADS. Et toutes dans le sens inverse de ce qu’il s’acharne à faire. Vu que l’aéronautique dans son ensemble, avec l’espace bien entendu, sont des secteurs tout aussi essentiels pour la souveraineté que la défense proprement dit, comment justifier vouloir les incorporer dans un système transatlantique (dominé et contrôlé par l’Amérique) alors que, de son propre aveu, nous ne partageons pas les mêmes intérêts géostratégiques. Enigme.

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 16:50
photo EDA 2013

photo EDA 2013

16/06/2013 latribune.fr(Reuters)

 

Dans un entretien au Sunday Times, le président exécutif d'EADS estime, au sujet du projet de fusion avorté avec BAE Systems, que cette "opportunité identifiée il y a un an a disparu pour des années."

 

Thomas Enders, le président exécutif d'EADS, exclut toute nouvelle tentative de rapprochement avec le britannique BAE Systems, dans un entretien au Sunday Times, estimant que les deux groupes ont tourné la page après l'échec du projet initié l'an dernier.

"Cette fenêtre a été refermée", a-t-il dit dans cet entretien publié à la veille de l'ouverture du Salon aéronautique du Bourget. "Les deux entreprises sont allées de l'avant. L'opportunité que nous avions identifiée il y a un an a disparu pour des années."

 

Le projet de fusion entre EADS et BAE, qui aurait créé un champion européen de l'aéronautique et de la défense, a été abandonné en octobre dernier faute d'avoir surmonté les obstacles politiques qui lui étaient opposés, notamment par l'Allemagne.

 

Dans l'entretien au Sunday Times, Thomas Enders explique également que le conseil d'administration d'EADS étudiera le mois prochain le cas de Cassidian, la filiale de défense du groupe. Mais il assure: "Nous ne sommes pas en train de nous désengager de la défense."

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 10:50
photo EDA 2013

photo EDA 2013

10 mai 2013 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

Le PDG du groupe EADS, Tom Enders, a demandé aux principaux membres du comité exécutif de prendre directement en charge des zones géographiques afin d'établir des partenariats industriels et technologiques plus directs avec les pays clients.

 

Plus de méga ventes d'hélicoptères, d'avions, de matériel d'armement sans contreparties industrielles dignes de ce nom exigées par les pays acheteurs. EADS en tire les conclusions avec le toilettage de son organisation, le premier depuis la mise en place de la nouvelle gouvernance adoptée en mars dernier. Son PDG Tom Enders a décidé de mieux cibler les pays émergents et les grands pays clients en confiant à chacun de ses lieutenants de son comité executif une zone géographique.

 

Solidifier les relations avec les BRIC

 

Ainsi Fabrice Brégier patron d'Airbus sera en charge de représenter l'ensemble des activités d'EADS en Chine, l'un des tout premiers marchés pour l'avionneur pour les 20 ans à venir ; Bernhard Gerwert, patron de Cassidian, la branche défense du groupe, aura en charge l'Inde, qui enchaine la signature de grands contrats d'armements ; le patron d'Eurocopter Guillaume Faury se focalisera sur le Brésil ; le patron d'Astrium, François Auque, sur la Russie... "Il s'agit d'internationaliser un peu plus le groupe et de confier aux membres du comité exécutif des responsabilités plus importantes", explique-t-on du côté du groupe européen d'aéronautique et de défense. Avec un responsable par zone clairement identifié agissant pour l'ensemble des filiales d'EADS, il devrait être plus simple de coordonner leurs actions et d'établir avec les pays clients des partenariats industriels et technologiques de long terme.

 

Cette réorganisation devrait renforcer la politique d'internationalisation déjà engagée par les différentes filiales du groupe. Airbus vient d'inaugurer le mois dernier une chaîne d'assemblage d'A320 américaine près du port de Mobile (Alabama). Il espère ainsi réduire son retard commercial sur Boeing aux États-Unis. L’avionneur a appliqué la même recette avec succès qu'en Chine où il assemble désormais 4 appareils par mois à Tianjin. Eurocopter avait déjà montré le chemin : son usine américaine basée à Colombus dans le Mississippi a déjà livré aux armées américaines plusieurs centaines d'hélicoptères légers suite à un contrat de 2 milliards de dollars remporté en 2006. L'hélicoptériste est également présent au Mexique à travers une usine d'assemblage et sa filiale Helibras.

 

Les commandes suivent

 

Cette internationalisation accélérée se traduit déjà dans le carnet de commandes du groupe : à fin 2012, l'Europe ne compte plus que pour 22% des commandes, contre 35% pour l'Asie Pacifique, 18% pour l'Amérique du Nord, 17% pour le Moyen-Orient...

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 16:50
EDA Sums Up Annual Conference

 

March 25, 2013 defense-aerospace.com

(Source: European Defence Agency; issued March 22, 2013)

 

European Defence Matters

 

Five hundred key decision makers from the European Union defence community, including Member States, European institutions, research bodies, think-tanks, industry and the media, along with 17 high-level speakers, met at the annual conference of the European Defence Agency (EDA) yesterday in Brussels to discuss how Europe can enhance its capabilities at a time of decreasing defence budgets.

 

“When in November 2011 Defence Ministers approved eleven Pooling & Sharing priorities they sent a clear signal that, in times of austerity, complex operations and highly advanced technology, acting together is essential if Europe is to preserve and develop the capabilities it requires,” said Claude-France Arnould, Chief Executive of the EDA, introducing the event.

 

The European Council will discuss defence topics during its December 2013 summit; conference speakers and delegates agreed that this meeting will have to take critical decisions on finance and empowering European institutions to speed initiatives such as Pooling & Sharing if Europe is to meet its defence and security commitments.

 

But the gap between the political rhetoric on cooperation and the speed with which it is being introduced by national administrations was a key feature of the debate at the EDA annual conference, entitled “European Defence Matters.”

 

Capability gap

 

“We face critical capability gaps,” according to Cathy Ashton, head of the EDA, who underlined what could be done through successful EU cooperation in defence. She also mentioned the efforts of EU operations, such as seeing piracy drop by 95% over the last three years in Somalia, while over 3,000 Somali troops have been trained.

 

“If current trends continue by 2017 we risk losing 17% of the European expenditures since the economic crisis started,” said Mr Van Rompuy, President of the European Council. It was a strong message echoed by many speakers, with serious consequences for the European defence industrial base. “My main concern is not so much CSDP as such or “EU defence”, but rather the state of defence in Europe. That's how Presidents and Prime Ministers look at these issues together” declared President Van Rompuy. “The same goes for their joint responsibility for our continent's defence; there also, decisions in one country, will affect others. There is too little public awareness of this, and in that respect precisely, Presidents and Prime Ministers are uniquely placed to convince a wider public opinion, and thereby to set things into motion. (…) Upon receiving the Nobel Peace Prize in Oslo last December, [European leaders] said the European Union stands by those in pursuit of peace and human dignity. To fulfil such responsibilities, we should make sure we have the means at our disposal.”

 

“For the defence dimension of our discussion in December, for me the important thing is to make concrete progress on three key issues: (1) priorities for future investment and equipment procurement; (2) strengthening our industrial base, so that it remains competitive and innovative; (3) and finally, the preparation and availability of forces.” stated the President of the European Union.

 

Industrial base

 

According to Tom Enders, Chief Executive of EADS, unless serious action is taken Europe risks losing key elements of its defence industrial base as skilled personnel either leave or transfer to civil industry. “We are facing a challenge of political drift,” said Mr Enders, “it is unlikely that EADS which was formed in 1999 could be created in 2013.”

 

“The biggest threat to European defence today is shrinking budgets. We need some light from Heads of States.” said Mr Danjean. So what are the options? According to Claude France Arnould, Chief Executive of the EDA it would be unrealistic to expect a 20% increase in the budget of the EDA - but if more Member States came forward to support individual Pooling & Sharing programmes that would be an excellent start. “Money is not just the only sign of support,” said Ms Arnould.

 

Concurring with Tom Enders saying that more money should be given to EDA, Mr Klich, Senator of the Republic of Poland and former Minister of Defence also stated “But I have doubts about the current budget of the EDA”, suggesting that as the EDA was the only European organisation actively working to increase defence cooperation it would need more resources to undertake its role.

 

Success in cooperation

 

Many speakers pointed out some of the success stories of what has been achieved through cooperation in recent years. General de Rousiers, Chairman of the Military Committee of the EU, gave the example of the European air transport command which had been created in a relatively short time and the working being undertaken to exploit civil observation satellite assets for military operations. “Pooling & Sharing is one of the greatest European defence achievements of the last two to three years,” said Mr Klich.

 

The priorities for European defence leaders were also discussed – Mr Missiroli, Director of the European Institute for Security Studies suggested these were securing the European homeland, securing the European neighbouring areas, securing global commerce and ensuring access to energy. Delegates also discussed the “quick wins” which the European Council could sanction such as improving military access to space resources, coordinating cyber defence activities, opening access to remotely piloted air systems (RPAS) in the European sky and developing air to air capabilities through Pooling & Sharing.

 

“Cooperation between NATO ACT and EDA is essential and well-functioning” said General Palomeros, NATO’s Supreme Allied Commander Transformation. “There is a pressing need to balance defence commitments from both sides of the Atlantic, and European partners will need to deliver their full share in capabilities.” In some areas, such as developing a single European requirement for an RPAS MALE system, European defence departments have already missed the boat, but in others, such as the A400M military transport, consolidated capability requirements had delivered positive results.

 

But not all European states faced the same problems. Mr Krystowski, CEO of Poland’s BUMAR group clearly said some states in central and Eastern Europe had different defence priorities to those in the West and a more vibrant economy which should be taken into account.

 

Task force on defence

 

A critical input into the Council’s meeting later this year will come from the European Commission’s task force looking at bolstering the continent’s defence industrial and technological sector. Mr Calleja, Director General of the Enterprise and Industry Directorate General of the European Commission underlined some of the priorities already identified by the task force, including enhancing the common security and defence policy, building a strong industrial base, strengthening the internal defence market, developing an industrial base to include SMEs and their access to finance and improving R&T levels of funding. Another priority was energy conservation. “Europe’s military spends around €1 billion a year on energy,” he said, “the same as a small European state.”

 

Despite the problems the EDA has made significant progress over the last year in meeting capability gaps through Pooling & Sharing, said Peter Round, Director Capabilities at the agency. Ten Member States are now working on a joint procurement programme to acquire urgently needed air-to-air refuelling assets in the long-term. A further procurement initiative was underway to access satellite communications services from the civil sector for a range of operational needs. Another multi-national initiative has been launched to provide medical hospitals for troops in the field.

 

“We must now close the gap between rhetoric and reality” concluded Claude-France Arnould.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 16:50
European Defence Matters

Brussels | Mar 22, 2013 European Defence Agency

 

Five hundred key decision makers from the European Union defence community, including Member States, European institutions, research bodies, think-tanks, industry and the media, along with 17 high-level speakers, met at the annual conference of the European Defence Agency (EDA) yesterday in Brussels to discuss how Europe can enhance its capabilities at a time of decreasing defence budgets.

 

http://farm9.staticflickr.com/8508/8578981321_0e0402f779.jpg

Claude-France Arnould, Chief Executive of the EDA

 

“When in November 2011 Defence Ministers approved eleven Pooling & Sharing priorities they sent a clear signal that, in times of austerity, complex operations and highly advanced technology, acting together is essential if Europe is to preserve and develop the capabilities it requires,” said Claude-France Arnould, Chief Executive of the EDA, introducing the event.

 

The European Council will discuss defence topics during its December 2013 summit; conference speakers and delegates agreed that this meeting will have to take critical decisions on finance and empowering European institutions to speed initiatives such as Pooling & Sharing if Europe is to meet its defence and security commitments.

 

But the gap between the political rhetoric on cooperation and the speed with which it is being introduced by national administrations was a key feature of the  debate at the EDA annual conference, entitled “European Defence Matters.” 

Capability gap

http://farm9.staticflickr.com/8241/8580081414_48710bd6de.jpg

Cathy Ashton, head of the EDA

 

“We face critical capability gaps,” according to Cathy Ashton, head of the EDA, who underlined what could be done through successful EU cooperation in defence. She also mentioned the efforts of EU operations, such as seeing piracy drop by 95% over the last three years in Somalia, while over 3,000 Somali troops have been trained.

 

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Mr Van Rompuy, President of the European Council

 

“If current trends continue by 2017 we risk losing 17% of the European expenditures since the economic crisis started,” said Mr Van Rompuy, President of the European Council. It was a strong message echoed by many speakers, with serious consequences for the European defence industrial base. “My main concern is not so much CSDP as such or “EU defence”, but rather the state of defence in Europe. That's how Presidents and Prime Ministers look at these issues together” declared President Van Rompuy. “The same goes for their joint responsibility for our continent's defence; there also, decisions in one country, will affect others. There is too little public awareness of this, and in that respect precisely, Presidents and Prime Ministers are uniquely placed to convince a wider public opinion, and thereby to set things into motion. (…) Upon receiving the Nobel Peace Prize in Oslo last December, [European leaders] said the European Union stands by those in pursuit of peace and human dignity. To fulfil such responsibilities, we should make sure we have the means at our disposal.”

 

“For the defence dimension of our discussion in December, for me the important thing is to make concrete progress on three key issues: (1) priorities for future investment and equipment procurement; (2) strengthening our industrial base, so that it remains competitive and innovative; (3) and finally, the preparation and availability of forces.” stated the President of the European Union.

Industrial base

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Tom Enders, Chief Executive of EADS

 

According to Tom Enders, Chief Executive of EADS, unless serious action is taken Europe risks losing key elements of its defence industrial base as skilled personnel either leave or transfer to civil industry. “We are facing a challenge of political drift,” said Mr Enders, “it is unlikely that EADS which was formed in 1999 could be created in 2013.”

 

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Mr Danjean, chairman of Subcommittee on Security and

Defence- EU Parliament

 

“The biggest threat to European defence today is shrinking budgets. We need some light from Heads of States.” said Mr Danjean. So what are the options? According to Claude France Arnould, Chief Executive of the EDA it would be unrealistic to expect a 20% increase in the budget of the EDA - but if more Member States came forward to support  individual Pooling & Sharing programmes that would be an excellent start.  “Money is not just the only sign of support,” said Ms Arnould.  

 

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Mr Klich, Senator of the Republic of Poland

 

Concurring with Tom Enders saying that more money should be given to EDA, Mr Klich, Senator of the Republic of Poland and former Minister of Defence also stated “But I have doubts about the current budget of the EDA”, suggesting that as the EDA was the only European organisation actively working to increase defence cooperation it would need more resources to undertake its role.

Success in cooperation

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General de Rousiers, Chairman of the EUMC

 

Many speakers pointed out some of the success stories of what has been achieved through cooperation in recent years. General de Rousiers, Chairman of the Military Committee of the EU, gave the example of the European air transport command which had been created in a relatively short time and the working being undertaken to exploit civil observation satellite assets for military operations. “Pooling & Sharing is one of the greatest European defence achievements of the last two to three years,” said Mr Klich.

 

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Mr Missiroli, Director of the EUISS

 

The priorities for European defence leaders were also discussed – Mr Missiroli, Director of the European Institute for Security Studies suggested these were securing the European homeland, securing the European neighbouring areas, securing global commerce and ensuring access to energy. Delegates also discussed the “quick wins” which the European Council could sanction such as improving military access to space resources, coordinating cyber defence activities, opening access to remotely piloted air systems (RPAS) in the European sky and developing air to air capabilities through Pooling & Sharing.

 

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General Palomeros, NATO’s SACT

 

“Cooperation between NATO ACT and EDA is essential and well-functioning” said General Palomeros, NATO’s Supreme Allied Commander Transformation. “There is a pressing need to balance defence commitments from both sides of the Atlantic, and European partners will need to deliver their full share in capabilities.” In some areas, such as developing a single European requirement for an RPAS MALE system, European defence departments have already missed the boat, but in others, such as the A400M military transport, consolidated capability requirements had delivered positive results.

 

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Mr Krystowski, CEO of Poland’s BUMAR group

 

But not all European states faced the same problems. Mr Krystowski, CEO of Poland’s BUMAR group clearly said some states in central and Eastern Europe had different defence priorities to those in the West and a more vibrant economy which should be taken into account.

Task force on defence

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Mr Calleja, Director General of the Enterprise and Industry

Directorate General

 

A critical input into the Council’s meeting later this year will come from the European Commission’s task force looking at bolstering the continent’s defence industrial and technological sector. Mr Calleja, Director General of the Enterprise and Industry Directorate General of the European Commission underlined some of the priorities already identified by the task force, including enhancing the common security and defence policy, building a strong industrial base, strengthening the internal defence market, developing an industrial base to include SMEs and their access to finance and improving R&T levels of funding. Another priority was energy conservation. “Europe’s military spends around €1 billion a year on energy,” he said, “the same as a small European state.” 

 

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Peter Round, Director Capabilities

 

Despite the problems the EDA has made significant progress over the last year in meeting capability gaps through Pooling & Sharing, said Peter Round, Director Capabilities at the agency. Ten Member States are now working on a joint procurement programme to acquire urgently needed air-to-air refuelling assets in the long-term. A further procurement initiative was underway to access satellite communications services from the civil sector for a range of operational needs. Another multi-national initiative has been launched to provide medical hospitals for troops in the field.

 

“We must now close the gap between rhetoric and reality” concluded Claude-France Arnould. 

 

More information:
  • Alan Shatter: Speech EDA Conference
  • Speech by Herman Van Rompuy, Council President
  • Speech by Catherine Ashton, High Representative of the Union for Foreign Affairs & Security Policy, Vice-President of the European Commission and Head of the European Defence Agency.
  • Welcome by Claude-France Arnould
  • Pictures on Flickr
  • Event summary on Storify

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