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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 08:50
photo O. Debes / Armée de Terre

photo O. Debes / Armée de Terre


27/01/2016 Armée de Terre

 

L’Eurocorps (structure comprenant des militaires de neuf nations) est capable de se déployer en opération au profit de l’Union européenne, de l’OTAN ou de l’un des pays contributeurs, tels que l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, le Luxembourg ou encore la Pologne. C’est actuellement le cas au Mali où une soixantaine de personnes est engagée en opération EUTM (european union training mission in Mali) mais également en métropole où l’Eurocorps participe à l’opération Sentinelle. Prochaine étape pour ces militaires : prendre en 2016 le HQ EU Battle group au Mali. Dans ce cadre, l’état-major suit un entraînement spécifique.

 

L’Eurocorps conduit actuellement une série de 5 exercices qui se dérouleront jusqu’à fin juin pour lui permettre de prendre l’alerte EUBG (european union battle group) au cours du 2e semestre 2016, sous la responsabilité de la France. Plus de 250 militaires français et des pays membres se mobilisent pour ce cycle de préparation opérationnelle.

Depuis son premier engagement en 1998, sous la forme d’une participation à la force de stabilisation en Bosnie-Herzégovine, l’Eurocorps a été engagé à de nombreuses reprises. Il a ainsi pris pour la première fois le commandement d’une opération au Kosovo en 2000, puis celui de la force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan, en 2004 et 2012.

 

Retrouvez notre page consacrée à l’Eurocorps.

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 14:50
Joint Operation Triton 2015 - Search and Rescue by Belgian navy - photo Frontex

Joint Operation Triton 2015 - Search and Rescue by Belgian navy - photo Frontex

 

15/10/2015 Par Jean-Jacques Mevel Correspondant à Bruxelles – LeFigaro.fr

 

La France est la première à proposer, sinon un projet et calendrier précis, du moins une méthode pour que l'Europe en prenne la responsabilité dans la crise migratoire.

 

La France va proposer la création d'un vrai corps de gardes frontières européens, placé sous la coupe de l'agence européenne FRONTEX et non plus des États membres, d'après un document circulant à Bruxelles, à quelques heures d'un sommet européen à nouveau dominé par la crise des réfugiés et la question des frontières.

 

Suite de l’article

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 16:50
Le lieutenant général Ramirez reçoit le fanion du commandement par l’entremise du général allemand chef de la Défense Wieker - photo Eurocorps

Le lieutenant général Ramirez reçoit le fanion du commandement par l’entremise du général allemand chef de la Défense Wieker - photo Eurocorps

La Défense européenne en marche Photos : Eurocorps

 

26/06/2015 Virginie Flawinne – MIL.be

 

L'Eurocorps faisait l'objet d'une cérémonie hautement symbolique ce jeudi 25 juin à Strasbourg. Le lieutenant général belge Guy Buchsenschmidt transmettait le commandement de ce corps d'armée au lieutenant général espagnol Alfredo Ramirez. Cette passation coïncide avec l'engagement de l'Eurocorps dans des missions de l'Union européenne.

 

Le lieutenant général Buchsenschmidt a remis le fanion du commandement à son homologue espagnol après avoir précisé combien il était satisfait du travail de son équipe dans sa préparation à l'engagement opérationnel européen. « Nous vivons dans un monde tourmenté et l'Europe doit garantir sa propre sécurité. L'Eurocorps est une structure éprouvée dont la légitimité est basée sur sa multinationalité. »

 

photo Eurocorpsphoto Eurocorps
photo Eurocorps
photo Eurocorpsphoto Eurocorpsphoto Eurocorps

photo Eurocorps

Son successeur, le lieutenant général Alfredo Ramirez, abonde dans son sens : « Nous commencerons par envoyer un détachement de 57 hommes à l'EUTM (Mission d'entraînement des forces maliennes de l'Union européenne) en juillet, puis marquerons un grand coup avec le groupement tactique européen (EUBG). Tout ceci est, je l'espère, le germe de quelque chose de plus grand vers une Europe et sa défense commune. »

 

La parade militaire a vu les généraux quitter leur place et leurs remplaçants se mettre en position devant leurs détachements respectifs. Parmi eux, le général de brigade Herman Ruys. Il a pris la tête de la direction appui de l'Eurocorps. Il sera également le plus haut gradé belge sur place et défendra ainsi tant les intérêts belges qu'européens.

 

L'Eurocorps, qui effectuait exclusivement des missions OTAN, se présente dès à présent comme un acteur de la cohérence européenne en rejoignant ainsi sa vocation première.

 

Vidéo : Clint Soete

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 07:55
Chronique culturelle du 22 mai 2015 - SHD

 

source SHD

 

 

22 mai 1689 : Jean Bart et Forbin faits prisonniers. (au large de Cherbourg). Les deux frégates, la Railleuse et les Jeux, commandées par les lieutenants de vaisseau Jean Bart et Forbin, sont attaquées par deux vaisseaux anglais. Blessés, les deux officiers sont faits prisonniers et enfermés à Plymouth. Ils s’échappent quelques jours plus tard en sciant les barreaux d’une fenêtre et traversent la Manche en chaloupe.

 

22 mai 1809 : bataille d'Essling (Autriche). Lors de la campagne d'Autriche, Napoléon frise la défaite. L'Archiduc Charles ne profite pas de son avantage numérique alors que la rupture des ponts sur le Danube a coupé la Grande Armée en trois. Le Maréchal Lannes (mortellement blessé) et 3 généraux sont tués mais les autrichiens perdent 23 000 hommes en 2 jours. Cette journée est racontée de façon romancée par Patrick Rambaud dans son ouvrage passionnant, La bataille (prix Goncourt).

 

22 mai 1939 : signature du pacte d’acier (Berlin). L’Allemagne nazie et l’Italie fasciste signent un accord militaire pour raffermir l’axe Rome-Berlin (novembre 1936).

 

22 mai 1943 : création du bataillon de choc (Algérie). Le général Giraud décide la création d’une unité française dont la vocation est d’apporter une aide spécifiquement militaire aux organisations de résistance en France. Le commandant Gambiez prend la tête de cette unité, créée à Staouéli (Algérie) avec une trentaine de cadres venus de tous horizons. Leur première mission consistera à préparer la libération de la Corse.

 

22 mai 1992 : décision de créer le Corps Européen (La Rochelle). François Mitterrand et Helmut Kohl annoncent lors du sommet européen de La Rochelle leur volonté de créer une unité militaire européenne à l’image de la brigade franco-allemande (existant depuis octobre 1989). L’état-major du corps européen est implanté à Strasbourg. Ce corps a depuis été rejoint par les nations cadres belge, luxembourgeoise, espagnoles et les nations associées grecque, autrichienne, italienne, polonaise et turque.

 

 

 

 

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 08:50
Rencontre du CEMA avec le commandant de l’Eurocorps.

 

17/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 16 mars 2015, le CEMA a rencontré le général de corps d’armée BUCHSENSCHMIDT, commandant l’Eurocorps. 

 

Cette rencontre avec le commandant du Corps européen, plus traditionnellement connu sous le nom d’Eurocorps, a été l’occasion de faire le point sur l’avenir de cette formation qui fête ses 20 ans d’opérations en 2015.

Sous l’impulsion du général BUCHSENSCHMIDT, l’Eurocorps s’est recentré vers les missions de l’Union Européenne (UE) et évolue vers une modularité qui le rend plus facilement employable.

Les engagements à venir cet été au Mali au sein d’EUTM en sont une illustration, tout comme le tour d’alerte qu’il prendra en 2016 pour l’UE.

Comme toutes les structures de commandement, l’Eurocorps sera probablement amené à évoluer pour rester au plus près des engagements opérationnels futurs.

Ces évolutions se déroulent dans le cadre des comités communs réunissant les CEMA des nations partenaires.

 

Repères

Créé en 1992 et déclaré opérationnel en 1995, l’Eurocorps est constitué d’unités appartenant à l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France et le Luxembourg. Son quartier général est situé à Strasbourg.

L’état-major de l’Eurocorps peut commander une force terrestre de près de 60 000 hommes.

Officier général belge, le général de corps d’armée BUCHSENSCHMIDT arrivera prochainement au terme de son temps de commandement. Cet été, il sera relevé par le général de corps d’armée RAMIREZ de nationalité espagnole.

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 11:50
Presentation by Lieutenant General Guy Buchsenschmidt, Commanding General of Eurocorps - SEDE meeting (Feb. 26)

 

02-03-2015 SEDE


Presentation by Lieutenant General Guy Buchsenschmidt, Commanding General of Eurocorps at SEDE meeting on 26 February 2015

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 17:50
SEDE - projet d'ordre du jour - réunion 26 Février 2015

 

18.02.2015 Source Sous-commission "sécurité et défense" - SEDE(2015)0226_1

 

Débat commun avec la commission des budgets (9 heures - 9 h 45, salle József Antall 4Q-1)
(voir projet d'ordre du jour séparé)

 

26 février 2015, de 10 heures à 12 h 30

1.        Adoption de l'ordre du jour

2.        Approbation du procès-verbal de la réunion du:

· 21 janvier 2015                                                                      PV – PE546.808v01-00

· 29 janvier 2015                                                                      PV – PE549.100v01-00

3.        Communications de la présidente

En présence du Conseil, de la Commission et du SEAE

4.        La mise en œuvre de la politique de sécurité et de défense commune (selon le rapport annuel du Conseil au Parlement européen sur la politique étrangère et de sécurité commune)

AFET/8/02172

               2014/2220(INI)              

 

Rapporteur:

Arnaud Danjean (PPE)

PR – PE544.334v01-00
AM – PE546.824v01-00

 

· Suite de l'examen du projet de rapport

· Examen des amendements

5.        Bilan de la mission en République centrafricaine

6.        Eurocorps: use it or lose it !
Échange de vues avec le lieutenant-général Guy Buchsenschmidt, général commandant d'Eurocorps

7.        Questions diverses

8.        Prochaines réunions

· 16 mars 2015, de 15 heures à 18 h 30 (Bruxelles)

· 17 mars 2015, de 9 heures à 12 h 30 (Bruxelles)

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 13:50
 Médaille belge

 

20/01/2015 ASP Bourceret - Armée de Terre

 

Les 13 et 14 janvier, le lieutenant-général Buchsenschmidt, commandant l'Eurocorps à Strasbourg, s’est rendu à Olivet afin de décerner la médaille militaire belge au colonel Remanjon.

 

Les 13 et 14 janvier, le lieutenant-général Buchsenschmidt, commandant l'Eurocorps à Strasbourg, s’est rendu à Olivet afin de décerner la médaille militaire belge au colonel Remanjon, chef de corps du 12e régiment de cuirassiers, en récompense de son investissement dans son poste précédent de directeur de cabinet. Le corps européen est un quartier général de pointe en Europe. Dans cet état-major certifié OTAN travaillent, main dans la main, plusieurs nations européennes : l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, le Luxembourg et prochainement la Pologne. Tous les deux ans, un général de corps d'armée d'une des nations cadres en prend le commandement.
Le lieutenant-général a profité de cette occasion pour visiter le régiment et s’essayer au simulateur d’instruction technique du tir aux armes légères (SITTAL) ainsi qu’au simulateur de char, avant de prendre place à bord d’un véritable char Leclerc pour une manœuvre sur terrain d’entraînement.


(Pour plus d’informations sur l’Eurocorps : http://www.eurocorps.org/).

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 12:50
Vers un futur modèle d’état-major

 

30/10/2014 A. Herlin - Armée de Terre

 

L’exercice SPEARHEAD a eu lieu du 24 au 28 octobre à Mourmelon, mettant en situation le commandement de l’Eurocorps.

 

L’objectif était de valider une nouvelle structure de l’état-major du corps européen et de contribuer à maintenir ses capacités opérationnelles. Du matériel de pointe et une cellule animation ont été mis à sa disposition pour un déploiement concret de ses différentes cellules. L’exercice a permis d’optimiser les systèmes d’information et de communication (SIC) avec les autres états-majors afin de valider le concept de Joint Task Force  et s’inscrire, ainsi, dans une dynamique « PC OTAN ». 

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 12:50
HQ Eurocorps exercise JOINT SPEARHEAD 14 Teaser

 

9 oct. 2014 EurocorpsHQ

 

From 16th till 31st October 2014, the European Rapid Reaction Corps (Eurocorps) will conduct a major exercise – Joint Spearhead 14 – in the military training camp of Mourmelon, France, in the Champagne region.

The exercise Joint Spearhead 14 belongs to a series of exercises aiming at validating the Joint Task Force concept. It will complete an experimentation that was initiated in 2013.

It mainly relies on the ability to command and control a multinational force (Eurocorps is already composed in peacetime of 5 framework nations from the EU and several associated nations) with a joint feature represented by a land, an air and a maritime component.

A Joint Task Force covers a broad spectrum of missions in a global environment, from the first entry into a conflict zone until the stabilization of the security, political and economic situation. Based on a complex and reality-near scenario, Joint Spearhead 14 is also for Eurocorps the opportunity to train and maintain its operational capability to deploy rapidly into any kind of crisis area. Deployed in the training camp of Mourmelon, Headquarters Eurocorps and its Multinational Command Support Brigade will train in conditions similar to those of a real commitment.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 15:50
Interopérabilité explosive à l’Eurocorps


16 sept. 2014 Belgian Defense

 

L’Eurocorps a dépêché ses éléments du génie à Ingolstadt, en Allemagne, pour un exercice réunissant des troupes allemandes, belges, espagnoles, françaises et luxembourgeoises. Durant une semaine, ces spécialistes en explosifs et décontamination ont partagé leurs expériences opérationnelles. Un mélange détonant !

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 07:50
European Defence Matters: Issue 5 Released
 

Brussels - 25 April, 2014 European Defence Agency

 

The fifth issue of European Defence Matters, the magazine of the European Defence Agency (EDA), is now available.  

 

Coming four months after the European Council in December - where Heads of States and Government discussed defence and security topics  - the magazine gives readers an insight into EDA’s work in implementing the summit’s conclusions. Peter Round, the EDA Director Capability, Armament & Technology, gives a detailed interview on the four key capability initiatives that the European Council tasked the EDA with. Another feature article focuses on EDA’s work in helping Member States to access European Structural Funds (ESF) for dual-use research.

The issue also includes key interviews with General Mikhail Kostarakos Hellenic Chief of Defence, General Patrick de Rousiers Chairman of the European Union Military Committee (EUMC), General Pascal Valentin EATC Commander, and Major Jakub Block Eurocorps Public Affairs Officer.

There are updates on EDA’s work on effective command and control for multi-national missions. The magazine also includes a detailed account of the EDA’s annual conference, which was held on March 27 in Brussels. The conference has become the key rendez-vous for European Defence, bringing together 500 high-level figures from militaries, government and industry.

Lastly, the magazine also includes articles from Ioanna Zyga and Pauline Delleur, the winners of an essay writing competition on European Defence run by EDA and the Young Professionals in Foreign Policy (YPFP).

 

More information

  • European Defence Matters, issue 5, is available here
  • For montly updates, please register to our e-news here
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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 12:50
Europe de la défense : les Belges montent au front

 

19 décembre 2013 Olivier Rogeau – LeVif.be

 

Sortir du coma l’Europe de la défense, un vœu pieux ? Côté belge, on veut croire à un sursaut lors du sommet des Vingt-Huit, ces 19 et 20 décembre.

 

Branle-bas de combat au sein des cellules stratégiques des ministres fédéraux, réunies au sein d’un groupe de coordination. Les experts belges peaufinent la contribution du gouvernement Di Rupo au sommet européen des 19 et 20 décembre, consacré, une fois n’est pas coutume, à la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC). Au menu, trois questions essentielles : comment mieux répondre aux crises internationales ? Comment combler les lacunes en matière de capacités militaires ? Comment encourager l’intégration de l’industrie européenne de défense ?

 

L’incapacité de l’Union européenne à agir sur les théâtres libyen, malien, syrien, voire centrafricain aujourd’hui, rappelle l’état toujours embryonnaire de la PSDC. La réticence de certains Etats à améliorer son fonctionnement, ses moyens et ses ambitions y est pour beaucoup. Néanmoins, la décision de consacrer le thème principal du sommet européen à cette politique concrétise la volonté de relancer une défense européenne jugée peu efficace et peu visible. Dès juillet, la Commission européenne a balisé le terrain dans un plan d’action présenté comme un « new deal » pour le marché européen de la défense, les industriels, les centres de recherche.

 

Ce que veulent les Belges

 

Les Belges, eux, devraient défendre, selon nos sources, l’idée de mettre le sujet de la sécurité et de la défense au moins une fois par an à l’ordre du jour du Conseil européen. Ils voudront souligner les enseignements à tirer des coopérations régionales réussies : Benelux, European Air Transport Command d’Eindhoven… Ils insisteront aussi sur la nécessité de développer une capacité d’intervention humanitaire d’urgence (EU-Fast) et sur l’amélioration de la formation des militaires, en particulier des officiers, au départ du programme Erasmus militaire lancé en 2008.

 

« Aucune raison de croire que le sommet européen ne sera pas à la hauteur des espérances… quoique ? N’y-a-t-il pas un risque de décalage entre les paroles et les actes ? », s’interroge le colonel Corinne Faut, directeur général de l’Institut royal supérieur de défense (IRSD). « Je ne m’attends pas à une grande révolution lors de ce sommet, pronostique de son côté le député fédéral PS Christophe Lacroix, membre de la commission de la Défense nationale. Certains Etats auront toutefois à cœur de glisser le pied dans la porte entrouverte pour qu’elle ne se referme pas complètement. L’attitude de la France me semble, à cet égard, pragmatique et proactive. Vu l’inertie de la politique de défense commune, elle prône la création d’un groupe de pays pionniers, dont le socle serait le traité militaire franco-britannique de Lancaster House de 2010. »

 

L’Eurocorps délaissé ?

 

Les partisans d’un tel projet fondent leur argumentation sur le fait que l’Europe de la défense peine à sortir d’un état comateux. Elle s’est engluée, depuis dix ans, dans une « impasse conceptuelle », estiment les sénateurs français, pour qui les insuccès de l’Union dans cette matière souveraine doivent inciter un noyau de pays volontaires - France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie… - à structurer leur collaboration en marge des institutions européennes. La mise sur pied de cet « Eurogroupe de défense » permettrait au Vieux Contient de se doter d’une capacité militaire autonome et d’assumer ses responsabilités au sein l’Alliance atlantique.

 

Cette logique française ne convainc pas tous les experts belges. « Le gouvernement Hollande tourne le dos aux Allemands, au risque de tout casser, déplore Patrick Descy, secrétaire permanent à la CGSP-Défense. Cela crée un malaise au sein-même du PS français. Les projets de coopération militaires franco-britanniques se multiplient au détriment d’un axe franco-allemand, pourtant indispensable pour pouvoir planifier des opérations à l’étranger. » Le désengagement de Paris à l’égard de l’Eurocorps de Strasbourg serait, selon Descy, le signe le plus frappant du changement de cap : « La capacité aérienne française n’est plus à la disposition de ce noyau d’armée européenne constitué en 1992. En outre, Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, a supprimé le régiment d’infanterie basé en Allemagne et qui faisait partie de la brigade franco-allemande, pilier symbolique de l’Eurocorps. Si, aujourd’hui, pour 13 millions d’euros par an, une institution comme l’Eurocorps, capable de mobiliser 60 000 hommes, n’est pas utilisée, c’est que l’Europe de la défense n’est vraiment pas pour demain ! »

 

Un futur drone européen

 

Les engagements stratégiques et matériels disparates des pays européens sont un autre sujet de débat. L’Union compte actuellement 13 constructeurs d’avions, 10 de missiles, 9 de véhicules militaires, 8 de navires. Cette fragmentation se traduit par une duplication des efforts de développement et de production. Un gâchis dans les dépenses européennes d’autant plus affligeant que les coupes budgétaires sont de plus en plus contraignantes. L’Europe ne consacre plus que 1,6 % de son PIB à sa défense, contre 5 % pour les Etats-Unis. Particulièrement frappées, les dépenses de recherche et développement ont chuté de 14 % ces dernières années. Dans ce domaine, les Américains dépensent aujourd’hui cinq fois plus que les Européens.

 

« Faute de capacités de défense suffisantes, nos pays seront à la merci de chantages militaires et leur diplomatie s’en trouvera paralysée », prévenait récemment Didier Reynders. Mais le ministre des Affaires étrangères sait aussi que la crise économique et l’absence de perception d’une menace aux frontières rendent inexorable le déclin des capacités militaires européennes. En Belgique comme dans d’autres pays de l’Union, la Défense est devenue la variable discrète d’ajustement du budget.

 

« Nous gardons tout de même des niches d’excellence, signale le député Lacroix : les interventions de la marine, les opérations de déminage, le soutien logistique ». Et l’avenir ? Bruxelles compte participer, aux côtés de Paris, Berlin et Londres, au développement du futur drone européen « MALE » (moyenne altitude, longue endurance). Elle envisage aussi d’adhérer à des programmes de R&D dans le domaine aéronautique, où la Wallonie et la Flandre ont des compétences reconnues. Ces projets, destinés à mettre en place une production européenne à l’horizon 2020, visent à rendre l’Europe moins dépendante de fournisseurs non-européens.

 

L’inertie de Catherine Ashton

 

Longtemps privée d’orientations par le Conseil européen, l’Europe de la défense va-t-elle enfin prendre son envol ? « Les questions de défense n’ont plus été à l’agenda depuis cinq ans, constate André Dumoulin, chercheur à l’Institut royal supérieur de défense. Décembre 2013 est une opportunité stratégique que les Etats européens ne peuvent se permettre de manquer. »

 

Toutefois, d’autres spécialistes laissent entendre qu’on ne doit pas s’attendre à des avancées substantielles sous l’ère Ashton. La Haute Représentante pour la politique étrangère de l’UE peine à cacher son manque d’ambition pour la politique de sécurité et de défense commune. Dans son rapport supposé être une contribution cruciale au sommet de décembre, Catherine Ashton se contente, pour l’essentiel, de mettre en avant le rôle que l’Europe est appelée à tenir dans le monde et la palette d’instruments militaro-humanitaires dont elle dispose pour répondre aux conflits. En revanche, pas un mot sur le Quartier général militaire européen, un projet dont la nécessité est reconnue par tous, sauf par le Royaume-Uni, qui ne veut pas en entendre parler.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 13:50
Crédit : SIRPA Terre

Crédit : SIRPA Terre

 

 

16/12/2013 Armée de Terre

 

Strasbourg. Quartier Aubert de Vincelles. Du 24 novembre au 8 décembre 2013, 900 soldats de 14 nations différentes ont participé activement à l’exercice Joint Spirit 13 organisé par l’Eurocorps.

 

Initié en 2013, Joint Spirit recouvre un cycle de 5 exercices de validation, qui se terminera en novembre 2014.

 

Objectif : entraîner et évaluer la capacité de l’Eurocorps à commander un groupement tactique interarmées dans un cadre multinational sous mandat de l’ONU.

 

Une phase de certification indispensable afin de répondre au besoin de l’OTAN de disposer de plus d’états-majors d’un niveau opérationnel. Grâce à cette certification, l’Eurocorps sera en mesure de gérer le déploiement de troupes non seulement terrestres mais aussi navales et aériennes.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 08:50
CEMA : 22ème comité commun du Corps européen

 

05/12/2013 Sources : EMA

 

Le 28 novembre 2013, l’amiral Guillaud, chef d’état-major des armées, a présidé le 22ème comité commun du Corps européen qui réunit chaque année les chefs d’état-major d’armées des nations-cadres du Corps européen ou leurs représentants, accompagnés par les directions des affaires politiques de leurs ministères des affaires étrangères respectifs.

 

A l’occasion de ce 22èmecomité, les partenaires français, allemands, belges, espagnols et luxembourgeois, composant le collège des nations-cadres, ont évoqué les perspectives opérationnelles du Corps européen, réaffirmant sa double vocation européenne et atlantique. Ils ont également fait un point budgétaire en précisant que les besoins du Corps européen seraient adaptés au contexte financier, mais préservés pour lui permettre de continuer à exercer ses missions. Dans la perspective de son accession au statut de nation-cadre le 1erjanvier 2016, la Pologne était pour la première fois présente en qualité d’observateur.

 

Le Corps européen est une structure multinationale unique. Créé sous impulsion franco-allemande en 1992, il peut être activé pour des opérations militaires, de gestion de crise, ou d’assistance humanitaire réalisées sous mandat de l’ONU, de l’UE, de l’OTAN ou encore de l’OSCE. Implanté à Strasbourg, il fait partie des sept états-majors de réaction rapide certifiés par l’OTAN. Il a successivement été déployé en Bosnie en 1998, au Kosovo en 2000 et en Afghanistan en 2004 où il a à nouveau été engagé en 2012.

CEMA : 22ème comité commun du Corps européen
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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 12:50
Les États-Unis demandent à intégrer l'Eurocorps !

25/04/2013 Par Jean Guisnel – Défense Ouverte -  Le Point.fr

 

L'Europe de la défense a beau être en panne, elle fait des envieux. Washington veut devenir "nation associée" et intégrer l'état-major. De quoi je me mêle ?

 

On en apprend de belles en lisant le énième rapport sur l'Europe de la défense, publié à la commission des Affaires européennes de l'Assemblée nationale par les députés Joaquim Pueyo (socialiste - Orne) et Yves Fromion (UMP - Cher), titré "La relance de l'Europe de la défense". On y découvre notamment que les États-Unis réclament aujourd'hui officiellement le statut de "nation associée" à l'Eurocorps. Les rapporteurs nous expliquent que l'oncle Sam veut y intégrer "sept militaires, voire un peu plus. [...] Mais la concrétisation de ce projet bloque actuellement sur des questions de statut juridique des militaires américains qui seraient affectés à Strasbourg."

 

Pas de volonté politique

 

Rappelons que l'Eurocorps, opérationnel depuis 1995, est un état-major de corps d'armée européen. Il a vocation à diriger un ou plusieurs déploiements pouvant compter au total 65 000 hommes, mais ne dispose en permanence que d'un état-major de 400 hommes et d'une brigade multinationale d'appui au commandement de 600 hommes. La France, l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne et le Luxembourg sont des "nations-cadres" de l'Eurocorps, auxquelles s'ajoutent les nations "associées", à savoir la Grèce, la Turquie, la Pologne et l'Italie. La Roumanie les rejoindra prochainement. C'est aussi ce statut de "nation associée" que réclament les États-Unis. Pour le reste, les rapporteurs soulignent que l'Eurocorps aurait été parfaitement adapté pour prendre en charge l'encadrement de l'opération Serval, au Mali : "À condition qu'une réelle volonté politique existe [...], si cette mission lui était attribuée, il serait capable de planifier une opération militaire terrestre dans des délais rapides." Certes, mais en matière de défense européenne, les "si" sont légion...

Progression de fantassins allemands derrière un AMX 10-RC du 3ème Régiment de Hussards. - photo A.Karaghezian ECPAD

Progression de fantassins allemands derrière un AMX 10-RC du 3ème Régiment de Hussards. - photo A.Karaghezian ECPAD

La brigade franco-allemande, symbole inutile ?

 

Car souvenons-nous de la brigade franco-allemande (BFA), qui existe depuis 25 ans en associant des unités françaises et allemandes, l'une de ces dernières étant implantée en France, à Illkirch-Graffenstaden, beau symbole de la réconciliation entre les deux pays. Mais les rapporteurs sont tout aussi effondrés par la brigade que par l'Eurocorps : "En réalité, la BFA est très utilisée, mais mal, c'est-à-dire pas sous la bannière européenne ; elle est projetée sur des mandats nationaux." Et encore une fois, l'opération Serval est "typiquement l'opération dans laquelle la BFA aurait pu être utilisée. [...] Encore eût-il fallu une volonté politique et cette dernière a fait défaut." Plus fort encore ! La BFA n'a même pas été mise à contribution pour l'opération de formation de l'armée malienne confiée à l'EUTM-Mali, qui a mis des mois à se mettre en place. Mais non, encore raté !

 

Enchevêtrement d'organismes

 

Tout est à l'avenant : les structures européennes qui se consacrent à la défense sont innombrables, mais ne fonctionnent pas souvent, à l'image de la brigade franco-allemande qui ne possède aucun lien avec l'état-major de l'Union européenne. Les rapporteurs écrivent d'ailleurs qu'"on se perd dans l'enchevêtrement de tous ces organismes". Il existe pourtant quelques bons résultats, dont la mission anti-piraterie en Somalie Atalanta fait partie, et certains exemples de coopération industrielle européenne sont des succès. Les armées de l'air coopèrent aussi efficacement, à tel point que les Européens ont pu fournir de gros moyens logistiques à l'opération Serval. À cet égard, les rapporteurs se plaisent à souligner que l'EATC (European Air Transport Command) est une vraie réussite. Mais pour le reste, la défense européenne est encore une utopie : "Pourquoi tant d'instances, pourquoi tant d'efforts pour en arriver à si peu de résultats ? L'actualité malienne rend cette question encore plus lancinante." Et de conclure : "Il est évident que l'Europe de la défense ne se construira pas à 27." À combien, alors ?

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 08:20

http://www.lalsace.fr/fr/images/DD1F6535-231B-4195-B71D-362DB6C49DB9/ALS_03/le-general-spindler-passant-en-revue-les-troupes-de-l-eurocorps-hier-matin-a-strasbourg-dans-son-d.jpg

 

Le général Spindler passant en revue les troupes de l’Eurocorps, hier matin à Strasbourg. Dans son dos, le premier contingent qui s’envolera pour Kaboul entre cette fin de semaine et le 18 janvier.

Photos : Jean-Marc Loos

 

05/01/2012 par Hervé de Chalendar - lalsace.fr

 

Hier, à Strasbourg, l’Eurocorps a organisé une cérémonie pour le départ, dès cette semaine, de ses premiers soldats en Afghanistan. En 2012, un tiers du corps sera concerné par cette mission.

 

Sur la place d’armes du quartier général de l’Eurocorps, à Strasbourg, face à la tente des officiels, les militaires rangés au garde-à-vous occupent les trois côtés restants du grand carré de bitume : à gauche, ceux qui partent ; à droite, ceux qui vont partir ; au fond, ceux qui ne partiront pas.

 

En cette année 2012, quelque 300 soldats de l’Eurocorps seront « projetés » en Afghanistan. Ceci représente un tiers des effectifs de ce corps multinational (voir ci-contre). Ils partiront en deux vagues : la première moitié s’envolera entre cette fin de semaine et le 18 janvier ; elle sera relevée en juillet par la seconde, qui restera sur place jusqu’en janvier 2013.

 

En Afghanistan, les membres de ce corps d’état-major seront affectés à des opérations relevant de cette compétence, c’est-à-dire la conduite des opérations. Ils seront essentiellement basés àl’aéroport de Kaboul, mais seront aussi amenés à se déplacer dans le pays. Et, dans tous les cas, forcément confrontés au danger.

 

« Je vous souhaite une bonne année ! Et s’adresser ainsi à des militaires sur le point de partir est bien plus qu’une formule de politesse », lance, au centre de la place d’armes, Arnaud Danjean, président de la sous-commission Sécurité et défense du Parlement européen. « Nous sommes bien préparés, et j’espère qu’il n’y aura pas de pertes, commente en écho le général de division allemand Walter Spindler, adjoint au commandant du corps. Mais ça peut être dangereux… Ça dépendra beaucoup de la performance des forces de sécurité afghanes ».

 

Là-bas, les hommes (et les quelques femmes) de l’Eurocorps retrouveront leur commandant : le général de corps d’armée français Olivier de Bavinchove les a précédés à Kaboul. Depuis près de deux mois, il y occupe le poste de chef d’état-major de la FIAS (Force internationale d’assistance à la sécurité). Il n’est ainsi rien de moins que le numéro trois de cette coalition de l’Otan.

 

Quelques minutes avant la revue des troupes, le commandant a participé à cette cérémonie de départ par le biais d’une vidéoconférence. Il était 10 h 30 à Strasbourg, et 14 h au QG de la FIAS, à Kaboul. Le général a rappelé à ses soldats l’aspect original de cette mission : venir quand le retrait est engagé. Fin 2014, il l’a confirmé, s’achèvera la présence de la FIAS. Et dès cette année, « 26 000 à 27 000 personnes quitteront le territoire afghan ». Or, les exigences, elles, ne baissent pas : il faut plus que jamais « exercer une pression forte sur les insurgés », lesquels « ont de plus en plus recours à des modes d’action indirects ». Conclusion du commandant : « Dire que c’est facile serait mentir… »

 

Mais le général de Bavinchove a aussi mis en avant « l’atout décisif » que possèdent, dans ce contexte, les membres de l’Eurocorps : leur « culture de la multinationalité ». Ce que confirme le général Spindler : « Ici, avec cinq nations cadres au sein de l’Eurocorps, nous sommes habitués à des compromis quotidiens… »

 

Cet art du compromis multinational, c’est aussi, peut-être, la caractéristique des Alsaciens : particulièrement bien représentés au sein de l’Eurocorps, ils seront une vingtaine à se projeter dans cette opération afghane.

 

 


 
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